La grève devrait bien avoir lieu chez Samsung en Corée du Sud, à partir du 21 mai 2026. Ce bras de fer social pourrait provoquer une perturbation globale, avec une paralysie possible de la production des puces essentielles au fonctionnement de l'intelligence artificielle.
La grève devrait bien avoir lieu chez Samsung en Corée du Sud, à partir du 21 mai 2026. Ce bras de fer social pourrait provoquer une perturbation globale, avec une paralysie possible de la production des puces essentielles au fonctionnement de l'intelligence artificielle.
Tesla a publié ses résultats pour le quatrième trimestre et l'ensemble de l'exercice 2025. Si le géant de l'électrique fait face à un ralentissement de son cœur de métier automobile, ses activités d'énergie et ses avancées dans l'intelligence artificielle dessinent les contours d'une mutation profonde.
Tesla a publié ses résultats pour le quatrième trimestre et l'ensemble de l'exercice 2025. Si le géant de l'électrique fait face à un ralentissement de son cœur de métier automobile, ses activités d'énergie et ses avancées dans l'intelligence artificielle dessinent les contours d'une mutation profonde.
Le géant du jouet Mattel s’offre une cure de modernité. En intégrant l’IA d’OpenAI, le fabricant de Barbie prépare une nouvelle génération d’expériences autour du jeu. Ces expériences mêleront innovation technologique et franchises cultes.
Mattel s’est imposé comme un empire de l’enfance, mais lorgne désormais vers des horizons bien plus larges. En s’associant à OpenAI, l’entreprise entend intégrer l’IA générative dans la création de jouets et de contenus dérivés. Cette initiative confirme un
Le géant du jouet Mattel s’offre une cure de modernité. En intégrant l’IA d’OpenAI, le fabricant de Barbie prépare une nouvelle génération d’expériences autour du jeu. Ces expériences mêleront innovation technologique et franchises cultes.
Mattel s’est imposé comme un empire de l’enfance, mais lorgne désormais vers des horizons bien plus larges. En s’associant à OpenAI, l’entreprise entend intégrer l’IA générative dans la création de jouets et de contenus dérivés. Cette initiative confirme une stratégie plus large, déjà amorcée avec le succès du film Barbie en 2023. Elle vise à faire renaître des marques iconiques sous un nouveau jour.
Des produits physiques aux expériences enrichies
L’accord va au-delà de simples gadgets connectés. Il prévoit une intégration profonde de l’IA dans tout le cycle de développement, y compris le design, le contenu et l’interaction. Josh Silverman, directeur de la franchise chez Mattel, affirme que l’IA concernera « tout le spectre des produits physiques et certaines expériences ».
Cette collaboration vise aussi à faciliter le processus créatif en interne. Les équipes de Mattel bénéficieront d’un accès à ChatGPT Enterprisepour accélérer l’idéation et expérimenter de nouveaux concepts, notamment en matière de narration ou d’interactivité.
Un usage encadré et sans concession sur la propriété intellectuelle
Mattel tient néanmoins à rassurer sur l’utilisation de ses marques. Aucune concession de licence n’est accordée à OpenAI. L’entreprise garde un contrôle total sur ses franchises, de Barbie à Hot Wheels, en passant par UNO et Les Maîtres de l’Univers. Silverman précise : « L’objectif est d’améliorer l’engagement des fans de manière sûre, réfléchie et responsable. »
Une première création conjointe sera dévoilée plus tard dans l’année. Pour l’instant, ni Mattel ni OpenAI ne donnent de détails précis. Mais les ambitions sont posées : renforcer l’attachement aux marques et redéfinir la manière de jouer.
Le divertissement comme terrain d’expansion pour l’IA
Cette initiative signe aussi une entrée plus affirmée d’OpenAI dans le secteur du divertissement. Après avoir signé avec des éditeurs de presse et des plateformes technologiques, l’entreprise explore de nouveaux usages dans l’univers du jouet, du cinéma et du jeu vidéo.
Mattel développe actuellement plusieurs adaptations cinématographiques, dont Polly Pocket, Hot Wheels ou Barney. L’IA pourrait donc servir à dynamiser les scénarios, enrichir les dialogues ou concevoir des contenus interactifs, autant dans les films que dans les jouets.
Une mission assumée : enrichir le jeu avec sens et intelligence
Pour Mattel, ce partenariat incarne une volonté forte : transformer le jeu en expérience enrichie. « L’IA a le pouvoir d’élargir la portée de nos marques », affirme Silverman. Il ajoute : « Nous voulons inspirer, divertir et innover. »
Qu’il s’agisse d’une Barbie qui converse comme un vrai personnage grâce à l’IA d’OpenAI, ou d’une application intuitive pour accompagner les enfants dans leurs aventures, l’avenir du jouet semble bien décidé à parler le langage de l’IA.
Le jeudi 28 novembre dernier, lors de l’événement Impact PME, Antoine Armand, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, et Clara Chappaz, secrétaire d’État chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, ont lancé l’appel à manifestation d’intérêt “IA au service de l’efficience”. Initialement prévue pour le 31 décembre 2024, la date de soumission a été repoussée au 15 janvier 2025.
L’IA représente une opportunité stratégique pour stimuler la croissance économique en augment
Le jeudi 28 novembre dernier, lors de l’événement Impact PME, Antoine Armand, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, et Clara Chappaz, secrétaire d’État chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, ont lancé l’appel à manifestation d’intérêt “IA au service de l’efficience”. Initialement prévue pour le 31 décembre 2024, la date de soumission a été repoussée au 15 janvier 2025.
L’IA représente une opportunité stratégique pour stimuler la croissance économique en augmentant la compétitivité, l’innovation et la productivité dans de nombreux secteurs mais son adoption est freinée par des préoccupations liées à son fonctionnement.
Piloté par la DGE, l’AMI vise à recueillir des exemples concrets d’intégrations réussies de l’IA afin de renforcer la confiance, offrir des perspectives pratiques et motiver d’autres organisations à adopter la transformation par l’IA.
Les projets lauréats seront mis en avant lors du Sommet pour l’action sur l’IA qui se déroulera les 10 et 11 février 2025, bénéficiant ainsi d’une visibilité internationale.
Qui peut candidater ?
L’AMI est ouvert à l’ensemble des entreprises (microentreprises, PME, ETI incluses), administrations publiques et organisations internationales qui ont mis en œuvre des projets d’IA visant à améliorer la compétitivité, les capacités d’innovation et la productivité de l’une des thématiques prioritaires : l’IA pour l’administration publique, l’IA pour les entreprises ou l’IA pour l’industrie.
Projets attendus
Les organisations intéressées sont invitées à soumettre leurs contributions pour examen dans ces trois domaines thématiques et sous-thèmes, y compris mais sans s’y limiter :
IA pour les entreprises
Cette thématique explore comment l’intelligence artificielle peut transformer les opérations commerciales dans les organisations :
Service client alimenté par l’IA ;
Automatisation et optimisation des processus ;
Gestion des connaissances ;
Analyse prédictive et prévisions.
IA pour l’industrie
Cette thématique explore comment l’intelligence artificielle peut augmenter la productivité et améliorer la durabilité dans diverses industries (par exemple, la fabrication, le transport, l’énergie, la santé) :
Robotique intelligente dans la fabrication ;
Améliorations du contrôle de la qualité ;
Maintenance prédictive ;
Réduction de la consommation d’énergie et optimisation des ressources ;
Réduction des émissions de CO₂ ;
Automatisation des tâches difficiles ou dangereuses.
IA pour l’administration publique
Cette thématique explore comment l’intelligence artificielle peut fondamentalement améliorer les opérations gouvernementales et les services publics :
Chatbots pour les services aux citoyens ;
Détection de la fraude ;
Planification urbaine;
Réponse et gestion des urgences et des catastrophes.
Les critères de l’AMI
Les projets déposés devront remplir plusieurs critères :
avoir dépassé la phase d’expérimentation ou la phase pilote ;
être en phase de déploiement, d’industrialisation ou de passage à l’échelle, avec des résultats concrets et mesurables ;
être facilement transférables et utiles pour d’autres organisations, avec des exemples concrets et des métriques.
Mercredi dernier, l’EICAR (École Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation) a inauguré, sur son campus parisien, le “Lab EICAR : IA & Cinéma”, un espace dédié à l’exploration des interactions entre l’IA et les industries du cinéma et de l’audiovisuel. Lancé en partenariat avec le médiaClub, Écran Total, Tech Cannes et Ynov Campus, ce lab prend la forme d’un cycle de conférences trimestrielles, dédiées aux applications de l’IA tout au long de la chaîne de création.
L’école in
Mercredi dernier, l’EICAR (École Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation) a inauguré, sur son campus parisien, le “Lab EICAR : IA & Cinéma”, un espace dédié à l’exploration des interactions entre l’IA et les industries du cinéma et de l’audiovisuel. Lancé en partenariat avec le médiaClub, Écran Total, Tech Cannes et Ynov Campus, ce lab prend la forme d’un cycle de conférences trimestrielles, dédiées aux applications de l’IA tout au long de la chaîne de création.
L’école internationale de cinéma et d’audiovisuel EICAR est un établissement d’enseignement supérieur technique privé, créé en 1972. Sur ses campus de Paris, Lyon, et Montpellier, elle prépare ses étudiants (plus de 60 nationalités) aux métiers de la production audiovisuelle, du cinéma, du son et de la musique.
L’EICAR met particulièrement l’accent sur l’apprentissage par la pratique : les étudiants y réalisent des projets concrets et collaborent sur des tournages encadrés par des professionnels du secteur. Elle propose des formations en français et en anglais, dont des diplômes Bachelor et Master reconnus par l’industrie.
Alors que l’IA générative remodèle l’industrie audiovisuelle, affectant toutes ses composantes, l’école, avec ce lab, ambitionne de sensibiliser les étudiants de toutes filières, les intervenants, les professionnels ainsi que les acteurs de l’écosystème Tech et Cinéma, aux multiples applications de l’IA et à leurs implications créatives, éthiques, économiques et sociales.
Frédéric Sitterlé, directeur général de l’EICAR, souligne :
“Le Lab IA & Cinéma est bien plus qu’un programme de conférences ; c’est un engagement envers l’innovation et une volonté d’accompagner nos étudiants dans la compréhension des transformations de leur future industrie. En développant cette initiative, EICAR affirme sa position incontournable en tant que lieu de débat et d’innovation pour les métiers du cinéma et de l’audiovisuel aux côtés de partenaires institutionnels et d’entreprises”.
Des masterclass trimestrielles pour sensibiliser et inspirer les talents de demain
Le Lab IA & Cinéma proposera, tout au long de l’année scolaire, un cycle de conférences trimestrielles autour de thématiques variées en lien avec l’IA dans les métiers de l’audiovisuel.
Elles réuniront des professionnels du secteur, scénaristes, réalisateurs, producteurs, diffuseurs et exploitants, autour de sujets tels que l’écriture scénaristique automatisée, la modélisation 3D, la post-production … Le lab a également vocation à préparer les étudiants aux évolutions que l’IA apportera à leurs futures carrières.
La session inaugurale intitulée “IA & Cinéma : Enjeux et perspectives” a exploré les transformations technologiques et éthiques induites par l’IA dans la production audiovisuelle. Parmi les intervenants figuraient Emmanuel R. Goffi, éthicien de l’IA et professeur d’éthique, Jeanne Marchalot, responsable du Story Lab de France Télévisions et Mathieu Crucq, directeur du pôle IA de Brainsonic. La modération était assurée par Christophe Joly, journaliste IT, et l’ouverture de la session par Sarah Lelouch, fondatrice de TechCannes.
La seconde conférence aura lieu le 12 février prochain et s’attardera sur la question de la préproduction. La troisième, prévue le 11 juin suivant, sera dédiée à la post-production et aux effets spéciaux.
En juin dernier, ABBYY, une multinationale spécialisée dans le traitement intelligent des documents et l’automatisation, a mené, en partenariat avec l’institut Opinium, une enquête auprès de 1 200 décideurs informatiques en France, au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne, en Australie et à Singapour. Elle dévoile dans son rapport “ABBYY State of Intelligent Automation : AI Trust Barometer 2024”, les motivations et les inquiétudes des industriels français face à l’adoption de l’IA.
Selon le
En juin dernier, ABBYY, une multinationale spécialisée dans le traitement intelligent des documents et l’automatisation, a mené, en partenariat avec l’institut Opinium, une enquête auprès de 1 200 décideurs informatiques en France, au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne, en Australie et à Singapour. Elle dévoile dans son rapport “ABBYY State of Intelligent Automation : AI Trust Barometer 2024”, les motivations et les inquiétudes des industriels français face à l’adoption de l’IA.
Selon les chiffres d’ABBYY, l’investissement moyen dans l’IA au cours des 12 derniers mois en France a été supérieur à celui des pays étudiés : 811 000 euros alors que la moyenne se situe à 600 000 euros. L’étude révèle que l’innovation technologique et la peur de l’obsolescence sont les principaux moteurs de l’intégration de l’IA.
Le “AI Trust Barometer 2024″ identifie également les principaux domaines d’application de l’IA dans l’industrie française : le marketing et les opérations (40 %), les ventes (39 %), et la conformité (27 %) sont en tête des départements ayant intégré des outils IA, avec des solutions d’automatisation qui transforment progressivement les processus internes et la relation client.
La peur de l’obsolescence : premier facteur de motivation
Alors que la technologie évolue à une vitesse inédite, 63 % des industriels français expriment leur crainte de se voir dépassés s’ils ne s’adaptent pas à l’IA. Ce chiffre souligne la pression constante qui pèse sur les entreprises pour maintenir leur compétitivité. Selon ABBYY, l’IA est devenue un élément clé pour garantir l’efficacité : 52 % des répondants, indiquent l’amélioration des performances et du service client comme des objectifs prioritaires. La pression exercée par les clients s’avère également significative, 38 % des répondants affirmant que les attentes de leurs consommateurs les poussent à investir dans l’IA.
Des décideurs confiants dans les modèles de langage
Une large majorité des leaders informatiques du secteur industriel français (77 %) déclare faire confiance à l’IA pour apporter des avantages à leur entreprise.
Ils accordent une confiance élevée aux grands modèles de langage (LLM), plébiscités par 84 % des répondants pour leur fiabilité et leur efficacité. Les petits modèles de langage (SLM) bénéficient eux aussi d’une confiance notable (80 %), en partie en raison de leur capacité à répondre à des besoins spécifiques tout en limitant certains risques associés aux LLM.
Les outils basés sur l’IA générative, tels que les chatbots et assistants numériques, sont parmi les plus utilisés, reflétant un engouement croissant pour des solutions capables d’automatiser et de personnaliser les interactions avec les clients. Si 82% des répondants français déclarent utiliser ChatGPT, plus de la moitié utilise des outils d’IA spécifiques, tels que le traitement intelligent des documents (IDP).
Des freins persistants à l’adoption de l’IA
Malgré cette forte adoption, l’étude met en lumière plusieurs inquiétudes. Le risque d’utilisation abusive de l’IA est cité comme l’une des principales préoccupations (38 %). Le manque de talents et de compétences (34 %), les complexités techniques (29 %) et les enjeux de conformité juridique (31 %) sont d’autres freins majeurs. De plus, 49 % des décideurs s’inquiètent des menaces pour la cybersécurité et la protection des données, tandis que 40 % expriment des doutes quant à la fiabilité des informations fournies par l’IA.
Une croissance des investissements en 2025
En dépit de ces défis, 87 % des décideurs informatiques prévoient de renforcer leurs budgets IA pour l’année à venir, 22 % d’entre eux comptent d’ailleurs augmenter leurs investissements de 21 à 30 %. Ces prévisions reflètent la confiance croissante en l’IA, soutenue par des résultats concrets que 80 % des entreprises affirment déjà observer.
Vers une IA responsable ?
Un autre aspect de cette adoption de l’IA est la dimension éthique. Si 81 % des industriels français se disent convaincus de respecter les réglementations en vigueur, seulement 43 % des entreprises ont mis en place des politiques internes claires pour encadrer l’usage de l’IA par leurs équipes de production et de conformité. ABBYY souligne que ce besoin de formaliser des lignes directrices internes devient crucial pour gagner la confiance des utilisateurs et des clients.
Maxime Vermeir, Senior Director of AI Strategy chez ABBYY, commente :
“Il est révélateur que les responsables informatiques de l’industrie préfèrent les petits modèles de langage, probablement en raison des informations erronées associées à l’IA générative. Cela indique une maturation du marché, avec une intégration croissante d’outils spécialisés comme le traitement intelligent des documents (IDP) dans les stratégies d’IA. Les industriels peuvent ainsi combiner l’IA spécialisée avec des solutions basées sur des grands modèles de langage (LLM) pour répondre à des besoins spécifiques, renforçant la confiance. Cependant, le manque d’expertise en mise en œuvre de l’IA demeure une préoccupation, risquant de freiner leur progression. Pour y remédier, ils devraient former leurs employés et recruter des spécialistes en IA, afin de maximiser les avantages de cette technologie”.
Etude ABBYY : la crainte d'être dépassés pousse les industriels français à adopter l'IA
La rentrée est là, et le nouveau numéro du magazine ActuIA est prêt à vous accompagner dans cette période de renouveau. Que vous le choisissiez en version numérique ou papier, il sera la lecture idéale pour tous les professionnels et passionnés de l’IA, que ce soit à la maison, au bureau, ou même dans les transports !
Ce numéro, bientôt disponible, vous propose un retour sur les temps forts de l’été avec nos traditionnelles rubriques : un condensé des actualités marquantes, les levées de fonds,
La rentrée est là, et le nouveau numéro du magazine ActuIA est prêt à vous accompagner dans cette période de renouveau. Que vous le choisissiez en version numérique ou papier, il sera la lecture idéale pour tous les professionnels et passionnés de l’IA, que ce soit à la maison, au bureau, ou même dans les transports !
Ce numéro, bientôt disponible, vous propose un retour sur les temps forts de l’été avec nos traditionnelles rubriques : un condensé des actualités marquantes, les levées de fonds, notre rubrique pop culture pour stimuler votre curiosité, mais aussi des dossiers d’analyse essentiels sur l’impact de l’IA dans le secteur professionnel, et les enjeux cruciaux de l’IA en Russie. Ne manquez pas cette occasion de rester informé et inspiré pour cette nouvelle saison !
Actualités Une revue de toutes les actualités de ces derniers mois : droit, éthique, santé, projets de recherche, business… Retrouvez toutes les informations qu’il ne fallait pas louper ce dernier trimestre en France comme à l’étranger.
Levées de fonds Une sélection de levées de fonds récentes dont bien évidemment celle de Spotlight Medical, enrichie d’une analyse de Stéphane Nachez, Directeur de la publication d’ActuIA.
Adopter l’IA ? Oui, mais avec optimisme Jean-Marc Bonnet, Sales Technology Director chez Teradata, nous apporte son regard sur l’intégration de l’IA dans les entreprises.
Altair : un pionnier au cœur de l’intégration de l’IA Interview de François Weiler, Président d’Altair France. Découvrez comment Altair transforme l’intégration de l’IA et accompagne les entreprises dans leurs décisions stratégiques à travers des solutions pragmatiques et sur-mesure.
L’IA et l’éducation : Qu’en est-il ? Focus sur les formations et les ressources mises en place par la région académique PACA afin d’acculturer les enseignants aux systèmes d’IA, avec Romain Estampes, Chargé de mission à la DRANE PACA (Délégation régionale académique au numérique éducatif).
L’intelligence artificielle au service du droit : méthodes, outils et enjeux
Dr. William Babonnaud, Dr. Alexandra Benamar, Dr. Sophie Fayad du Centre R&D de Talan, vous font découvrir les outils d’IA développés au service du domaine juridique.
La « passe beauty » : le photoshop du cinéma Dans cet article de la rubrique Pop culture, notre journaliste, Amira Hadak, vous propose une analyse des usages de l’IA dans le cinéma.
L’intelligence artificielle pour mieux comprendre notre planète Plongez au cœur des sciences de la Terre avec Dr. Delouche Estelle du Centre R&D de Talan. Cette dernière vous expliquera comment l’IA peut s’avérer très utile dans le domaine de la géophysique.
Sélection du comité scientifique Zoom sur deux publications scientifiques qui ont retenu l’attention de notre comité scientifique au cours des derniers mois.
Téléphones portables, Education & Interdictions : Ce que nous enseigne l’IA ! En cette rentrée 2024, certains établissements scolaires ont banni les téléphones portables. Laurence Vanin, philosophe et essayiste, s’exprime sur le sujet en détaillant les raisons de ces interdictions de plus en plus présentes dans le cadre scolaire.
IA et emploi : la grande inconnue Dans ce dossier, nous abordons l’IA au sein du monde du travail. Entre des entretiens avec Cyril Dallois, Secrétaire national de l’Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens (UGICT), et Yann Ferguson, Sociologue à INRIA et Directeur scientifique du LaborIA, et des analyses des différents terrains explorer par l’IA dans le secteur professionnel, l’adoption de l’IA par les entreprises n’aura plus de secret pour vous ! Emmanuelle Blons, Auteure, conférencière et spécialiste de la transformation digitale et des RH Belkacem Laïmouche, Pilote du groupe « Ressources Humaines » du Hub France IA viennent compléter le dossier.
Confiance.ai propose une méthodologie outillée au service du développement d’une IA industrielle et responsable Focus sur Confiance.ai, le livrable technologique du défi sur l’IA vérifiable et certifiable. Juliette Mattioli (Thales), Morayo Adedjouma (CEA), Raphael Braud (IRT SystemX), Bertrand Braunschweig (IRT SystemX), Loic Cantat (IRT SystemX), Philippe Dejean (IRT Saint Exupéry), Ingrid Fiquet (Sopra Steria), Rodolphe Gelin (Renault), Joseph Machrouh (Thales), Karla Quintero (IRT SystemX), Boris Robert (IRT Saint Exupéry), et Fabien Tschirhart (IRT SystemX), nous apportent leurs connaissances sur ce programme de recherche français sur l’IA de confiance.
Parole d’experts
Ce numéro met en lumière trois experts en intelligence artificielle. Découvrez les expertises de Sandrine Henry, Data Analyst et consultante chez Pragma 9, Julien Briot-Hadar, Auteur, formateur et conférencier expert en compliance et de Mélanie Lopez Malet, Senior data scientist.
L’IA russe à la croisée des chemins
« Celui qui dominera l’IA dominera le monde », a déclaré Vladimir Poutine, en 2017. Placé au cœur de la vision russe du pouvoir mondial, l’IA est perçue comme un levier de compétitivité économique, mais aussi comme un outil crucial pour asseoir la puissance géopolitique du pays. Ce dossier vous fera découvrir la route empruntée par la Russie dans cette course mondiale à l’intelligence artificielle ainsi que les défis auxquels le pays se heurte. Un article complété par une proposition de trois personnalités russes à suivre.
Depuis septembre 2019, Liva Ralaivola dirige le département de la Recherche au sein du Criteo AI Lab, le laboratoire d’Intelligence Artificielle de Criteo, qu’il a rejoint en septembre 2018 comme chercheur à temps partiel, partageant alors son activité avec l’université d’Aix-Marseille (AMU).
Ancien chargé de mission IA pour cet établissement en 2018 et membre junior de l’Institut universitaire de France de 2016 à 2019, aujourd’hui en détachement de son poste de professeur à l’AMU, il nous prése
Depuis septembre 2019, Liva Ralaivola dirige le département de la Recherche au sein du Criteo AI Lab, le laboratoire d’Intelligence Artificielle de Criteo, qu’il a rejoint en septembre 2018 comme chercheur à temps partiel, partageant alors son activité avec l’université d’Aix-Marseille (AMU).
Ancien chargé de mission IA pour cet établissement en 2018 et membre junior de l’Institut universitaire de France de 2016 à 2019, aujourd’hui en détachement de son poste de professeur à l’AMU, il nous présente le Criteo AI Lab, créé en juin 2018, composé d’une trentaine de chercheurs et d’une soixantaine d’ingénieurs qui travaillent à développer les capacités en machine learning (ML).
Liva Ralaivola nous parle de son expérience de recherche chez Criteo, leader mondial de la publicité en ligne et acteur-clé de l’écosystème Commerce Media, et la met en regard de son expérience dans le milieu académique.
Dans le cadre des jeux olympiques 2024, nous vous offrons chaque jour un article issu du magazine ActuIA n°4, dont le dossier principal est “Le sport à l’ère de l’IA”. Afin de découvrir le magazine ActuIA, nous vous invitons à vous rendre sur notre boutique. Tout nouvel abonnement d’un an vous donne droit à l’ensemble des archives au format numérique.
En France, le fossé séparant l’univers académique du milieu industriel semble évoluer vers une intense collaboration entre ces deux mondes. Quel type de passerelles établissez-vous chez Criteo pour relever le défi de la recherche dans le milieu industriel ?
Chaque écosystème a ses spécificités qu’il faut appréhender comme un tout et la capacité à s’y épanouir dépend d’un ensemble insécable de facteurs (expérience, envies, personnalité). Pour ma part, je suis très heureux de mon expérience chez Criteo, qui me pose le défi passionnant de maintenir l’équilibre entre des sujets de recherche fondamentale à visée long terme et d’autres de recherche appliquée, plus mouvants, dont les avancées doivent aider à déverrouiller à plus court terme des problématiques métiers. Un cercle vertueux est à entretenir là où les besoins métier alimentent la recherche fondamentale ou appliquée en nouveaux questionnements, dont les réponses doivent garantir en retour à notre infrastructure technologique de rester à la pointe et de bénéficier d’une assise scientifique robuste.
Le milieu académique est quant à lui le poumon de la recherche, c’est là que se développent les travaux les plus prospectifs et en rupture, lesquels bénéficient du dynamisme d’étudiants très bien formés. Les collaborations avec ce monde nous sont donc fondamentales, en ce qu’elles nous permettent d’élargir notre vision du ML pour moi, et pour le Criteo AI Lab en général, il y a une réelle complémentarité à travailler entre la recherche académique et la recherche industrielle.
Parmi les nombreuses passerelles mises en place, citons des co-encadrements de thèses, des postes à temps partiel Université/ Criteo, des postes de chercheurs invités, des enseignements en master, l’organisation de conférences ou workshops scientifiques (e.g. Machine Learning in the Real World, Workshops à NeurIPS, KDD, ICML) ou encore des hackathons ouverts au public sur nos données.
La structure du Criteo AI Lab est-elle semblable à celle des laboratoires universitaires que vous connaissez ?
Le Criteo AI Lab regroupe une trentaine de chercheurs (le groupe dont je suis responsable) en machine learning (ML), dont dix doctorants, et plus d’une soixantaine d’ingénieurs qui, pour la grande majorité, sont aussi spécialistes du ML – les compétences ML sont d’ailleurs loin d’être concentrées au Lab, des experts en ML opèrent également dans d’autres départements de Criteo. Dans les laboratoires universitaires de mathématiques et d’informatique que j’ai connus, la variété des domaines de recherche était plus grande et la proportion chercheurs/ingénieurs inversée.
Le laboratoire d’Informatique fondamentale de Marseille (aujourd’hui intégré au laboratoire Informatique et Systèmes) que j’ai dirigé comptait par exemple une centaine de scientifiques répartis en sept équipes de recherche (algorithmique, algorithmique distribuée, vérification, calcul naturel, bases de données, ML, traitement automatique de la langue). Les quatre ingénieurs du laboratoire venaient en appui de ces sept équipes qui, de fait, concentraient leurs efforts sur leurs deux missions, incontournables, à savoir la production scientifique et la formation.
Le ratio chercheurs/ingénieurs du Criteo AI Lab nous dote d’un continuum de compétences ML depuis la recherche fondamentale (et la vingtaine de publications associées aux plus grandes conférences ML : ICML, NeurIPS, COLT, AISTATS, KDD…) jusqu’au déploiement logiciel, un savoir-faire essentiel pour Criteo, dont l’avantage compétitif repose sur sa capacité à innover (et donc à transférer la recherche vers les besoins métier et inversement) et à faire fonctionner au quotidien des modèles de ML sur des téraoctets de données.
Cet article est extrait du magazine ActuIA. Afin de ne rien manquer de l’actualité de l’intelligence artificielle, procurez vous ActuIA n°16, actuellement en kiosque et sur abonnement :
Portrait de Liva Ralaivola Une collaboration entre l'univers académique et le milieu industriel
Le plan d’investissement France 2030 a été lancé en octobre 2021 pour permettre à la France et à l’Europe de retrouver leur indépendance sur des industries et des compétences d’avenir. Ce programme d’envergure est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), placé sous l’autorité du 1er Ministre, qui a rendu son rapport d’activité pour l’année 2023 le mois dernier.
France 2030, initialement doté de 30 milliards d’euros, a vu rapidement son budget porté à 54 milliards d’euros p
Le plan d’investissement France 2030 a été lancé en octobre 2021 pour permettre à la France et à l’Europe de retrouver leur indépendance sur des industries et des compétences d’avenir. Ce programme d’envergure est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI), placé sous l’autorité du 1er Ministre, qui a rendu son rapport d’activité pour l’année 2023 le mois dernier.
France 2030, initialement doté de 30 milliards d’euros, a vu rapidement son budget porté à 54 milliards d’euros pour faire de la France un leader mondial. Le plan s’articule autour de 10 objectifs et 6 leviers pour accompagner la transformation de l’économie française vers une croissance plus durable, centrée sur les secteurs d’avenir comme le numérique, l’hydrogène, les batteries, l’espace ou la santé.
Depuis son lancement en 2021, plus de 29,9 milliards d’euros avaient été engagés sur les 54 Mds€ alloués au 31 décembre 2023, soutenant plus de 6000 bénéficiaires, dont 4 200 structures uniques, et plus de 3650 projets qui devraient générer entre 55 000 et 300 000 emplois directs d’ici 2030. Plus de 250 dispositifs avaient été lancés.
Les aides ont été réparties entre les PME et ETI (56 %), les collectivités et les établissements publics (19 %), les grands groupes (16 %) et les personnes physiques, les associations et autres entités (9 %). Par effet de levier, pour chaque euro investi par le programme, 1,3 euros supplémentaires ont été investis, principalement par le secteur privé.
Le bilan de l’année 2023
France 2030 compte déjà de nombreux résultats et impacts concrets dans les domaines de l’IA, du quantique, de la recherche, de l’hydrogène, de mini-lanceurs, des véhicules électriques ou encore de la formation permettant d’évaluer les effets sur tous les territoires. En 2023 :
4 621 demandes de brevets ont été déposés ;
Près de 34 000 places de formations certifiantes et diplômantes ont été créées ;
490 000 véhicules électriques et hybrides ont été produits ;
9 biomédicaments ont été également produits en France ;
82 220 emplois directs ont été créés ou maintenus.
Différentes actions ont été menées et projets ont été soutenus en faveur de :
La décarbonisation de l’industrie et de l’économie : l’émission de CO2 par l’industrie sera réduite de 6 millions de tonnes par an, celle de l’économie de 11 millions de tonnes, à partir de 2030 ;
La capacité d’électrolyse sécurisée, qui sera multipliée par 2,7 d’ici 2030.
Transformer notre économie et renforcer notre compétitivité technologique par l’Intelligence
Artificielle
Le rapport revient sur les projets et actions financés dans le domaine de l’IA dans son pôle “Souveraineté numérique”.
En 2023, la France a consolidé sa position de leader dans le secteur de l’IA, notamment l’IA générative. Ce succès repose sur un écosystème dynamique de recherche et d’innovation, des talents issus de formations d’excellence, et des infrastructures avancées comme les supercalculateurs. La stratégie nationale pour l’IA, lancée en 2018, a d’abord structuré cet écosystème, puis s’est concentrée sur la diffusion de l’IA dans l’économie, dans sa seconde phase.
France 2030 a soutenu des projets prioritaires et stratégiques, de la recherche fondamentale à l’industrialisation, en investissant dans des technologies performantes et en augmentant la puissance de calcul du supercalculateur Jean Zay.Un appel des communs numériques a également été lancé pour soutenir la croissance des acteurs clés de l’IA générative et libérer des bases de données d’apprentissage et de test.
En 2023, des projets structurants ont été financés dans trois domaines prioritaires pour la France et l’Europe :
IA embarquée : Ce volet vient appuyer le Chips Act, la stratégie européenne de développement de composants, les investissements d’industrialisation des composants électroniques au niveau national (2,9 milliards d’euros d‘aide pour l’usine de de semi-conducteurs de Crolles), ainsi que la stratégie d’accélération électronique. 17 projets ont été financés pour renforcer l’expertise française en intégration de l’IA dans les systèmes embarqués ;
IA frugale : Pour favoriser la frugalité des IA en consommation énergétique et en données, un AAP a été lancé dans le cadre du dispositif DIAT (Démonstrateurs d’IA frugale au service de la transition écologique des territoires), afin d’aider les collectivités territoriales à investir dans des technologies efficientes pour assurer leur transition écologique, dans le cadre de projets de villes connectées et de transports intelligents ;
IA de confiance : Au niveau mondial, la France fait parmi des premiers pays à se préoccuper des incidences éthiques et démocratiques des progrès de l’IA, un enjeu pour les industriels français, alors que l’AI Act va prochainement entrer en vigueur.
France 2030 vise également à démocratiser l’IA et, dans ce but, a également soutenu des outils open source comme Scikit-learn, initiée par Inria et seule bibliothèque logicielle européenne sur la science de la donnée dont les fonctionnalités et applications sont améliorées pour fournir aux acteurs industriels une infrastructure technologique souveraine pour l’extraction, la publication, l’échange de leurs données, puis leur exploitation grâce à une large gamme de fonctionnalités. Le programme IA Booster a d’autre part été lancé en juin 2023 pour aider les PME et ETI françaises à intégrer l’intelligence artificielle afin d’améliorer leur compétitivité et moderniser leur production.
Rapport d'activité 2023 de France 2030 déjà de nombreux résultats et impacts concrets
Si vous pensez que la France fait les plus gros investissements dans l'IA en Europe, vous vous trompez. Elle ne figure même pas dans le Top 3 européen.
L'intelligence artificielle redéfinit le paysage économique mondial. Elle émerge comme une force centrale dans le numérique en stimulant l'innovation dans divers secteurs. Malgré cela, son adoption au sein de l'Union européenne reste inégale. Les champions des investissements dans l'IA en Europe se trouvent au sud du continent.
L'industrie
Si vous pensez que la France fait les plus gros investissements dans l'IA en Europe, vous vous trompez. Elle ne figure même pas dans le Top 3 européen.
L'intelligence artificielle redéfinit le paysage économique mondial. Elle émerge comme une force centrale dans le numérique en stimulant l'innovation dans divers secteurs. Malgré cela, son adoption au sein de l'Union européenne reste inégale. Les champions des investissements dans l'IA en Europe se trouvent au sud du continent.
L'industrie de l'intelligence artificielle connaît une très forte croissance. Les prévisions tablent sur plus de 11 trillions d'euros injectés dans l'économie mondiale d'ici 2030.
Certaines études opposent la technologie à la sécurité de l'emploi. Son association à la robotique devrait pourtant créer environ 60 millions de nouveaux emplois d'ici 2025.
Ces barrières à l'expansion européenne de l'IA
La Commission européenne voit très grand pour 2030. Elle ambitionne que 90 % des PME dans son territoire atteignent au moins un niveau basique en matière de numérique.
Par ailleurs, elle vise à ce que 75 % des entreprises européennes adoptent des technologies comme le big data, le cloud computing ou l'intelligence artificielle.
Néanmoins, des barrières entravent une adoption plus large de la technologie de la raison artificielle. Ces obstacles sont principalement l'absence de réglementation, le manque de compétences et le faible niveau de digitalisation des entreprises.
D'autre part, l'Europe veut s'engager dans un effort commun pour rivaliser avec les géants mondiaux de la tech. Elle affiche désormais une volonté plus ferme d'implémenter et de faire progresser l'intelligence artificielle.
Les grandes lignes des investissements vers l'excellence numérique
Les stratégies d'investissement dans l'intelligence artificielle varient considérablement parmi les États membres. Cela va du financement direct au soutien indirect.
En ce qui concerne le financement direct, les investissements vont dans la recherche et dans le développement. Avec un soutien indirect, le financement va dans la numérisation des services publics et des entreprises.
En Espagne, notamment, le Plan de récupération et de résilience alloue des fonds pour l'IA. Il finance le développement des outils IA en espagnol pour la productivité et l'efficacité.
Digital transition is a core EU priority and a central theme of the Next Generation EU recovery instrument. We analyse digital public services in the national recovery and resilience plans. https://t.co/DzkWrTBSOJ
— European Parliamentary Research Service (@EP_ThinkTank) May 7, 2024
D'autre part, en Italie, le Programme stratégique sur l'IA s'aligne sur la stratégie européenne pour l'intelligence artificielle. Ce plan vise à attirer les talents et à renforcer les compétences pour faire de la nation italienne un pôle mondial de la recherche et l'innovation en IA.
Le Danemark peut s'appuyer sur la digitalisation avancée de ses PME pour faciliter l'implémentation de la raison artificielle. Le gouvernement danois peut envisager des réformes pour améliorer l'administration publique.
L'Italie, leader des investissements dans l'IA en Europe
D'après la recherche, le gouvernement italien prévoit d'investir 1,8 milliard d'euros dans des projets en lien avec l'intelligence artificielle. Les Espagnols suivent avec 1,2 milliard d'euros. Notons la place de la France, loin derrière, avec seulement 245,1 millions d'euros.
Les Italiens et les Espagnols représentent 71 % des investissements dans l'IA en Europe, notre le rapport du CCR.
D'autre part, il faut savoir que les États membres allouent en moyenne près de 3 % de leurs fonds de digitalisation aux projets IA. Sur ce critère, les Danois arrivent en tête avec 8,7 %, suivi de l'Espagne (6,4 %) et de l'Irlande (5,2 %).
Les Français restent également très loin des leaders européens sur la part des projets IA dans le fonds de digitalisation. Ils n'y consacrent que 3,17 % du budget.
“Le printemps de l’IA”, une initiative conjointe du pôle de compétitivité PMT et de l’Institut FEMTO-ST, se tiendra pour sa 1ère édition le 20 Juin prochain à la Maison de l’économie, à Besançon, dans le Doubs. Cet événement dédié aux PME industrielles, dont Actu IA est partenaire, vise à créer un espace de dialogue constructif entre scientifiques et acteurs industriels, mettant en lumière les avancées récentes dans le domaine de l’IA et explorant les opportunités qu’elle offre à ces entreprises
“Le printemps de l’IA”, une initiative conjointe du pôle de compétitivité PMT et de l’Institut FEMTO-ST, se tiendra pour sa 1ère édition le 20 Juin prochain à la Maison de l’économie, à Besançon, dans le Doubs. Cet événement dédié aux PME industrielles, dont Actu IA est partenaire, vise à créer un espace de dialogue constructif entre scientifiques et acteurs industriels, mettant en lumière les avancées récentes dans le domaine de l’IA et explorant les opportunités qu’elle offre à ces entreprises.
Pôle de compétitivité labellisé par l’Etat depuis 2005, le PMT a pour mission de catalyser l’innovation, accélérer le business et accompagner les transitions des industries en Bourgogne-Franche-Comté. Pour cette 1ère édition du Printemps de l’IA, il s’est associé à un laboratoire de recherche en sciences et technologies pour l’ingénierie et la communication associé au CNRS, l’Institut FEMTO-ST( Franche-Comté Electronique Mécanique Thermique et Optique – Sciences et Technologies, UMR 6174).
Ce dernier fait d’ailleurs partie du comité scientifique de l’évènement ainsi que le Laboratoire Informatique de Bourgogne (LIB) de l’Université de Bourgogne, le CIAD (Connaissance et Intelligence Artificielle Distribuées), un laboratoire de recherche public de l’Université Bourgogne Franche-Comté et ImVia, un laboratoire de recherche dijonnais spécialisé dans le domaine de l’imagerie et de la vision artificielle.
Une journée d’immersion totale dans le meilleur de l’IA
À travers des conférences, des tables rondes, un village exposants et des démonstrations en direct, les participants à l’évènement auront l’occasion de découvrir les multiples facettes de l’IA et d’explorer ses applications concrètes dans le contexte industriel.
Il offrira également aux dirigeants de PME l’opportunité de réseauter avec des professionnels du secteur, d’échanger des idées et de forger des partenariats stratégiques.
Le programme
La journée sera lancée avec le discours d’ouverture de Renaud Gaudillière, Directeur du PMT, et Michaël Gauthier, Directeur de l’Institut Femto-ST.
Christophe Nicolle (Chercheur en Ingénierie des connaissances et du raisonnement artificiel, CIAD) donnera ensuite une conférence sur “L’IA pour les PME industrielles : explication”, une plongée approfondie dans les fondements de l’IA adaptée aux besoins spécifiques des petites et moyennes entreprises industrielles.
Suivra la conférence d‘Éric Leclercq (Responsable du Master 2 Bases de Données Intelligence Artificielle, Laboratoire informatique de Bourgogne), “La data : le carburant de l’IA”, une exploration des nuances et des potentiels de la data en tant que moteur essentiel pour alimenter l’IA
Lors d’une table ronde, Stéphane LUCAS, Dirigeant d’Ardec Industrie, Jean-François PRUGNOT, Président de MyXpression et Raphaël DE MATOS, FCM Digital Transformation Senior Manager de Forvia viendront ensuite témoigner de l’intégration réussie de l’IA dans leurs entreprises et partageront leur “Retour d’expérience sur l’implémentation de l’IA en PME”.
Jean-Gabriel Ganascia (Prix du livre FIC 2022, informaticien et philosophe français, professeur CNRS / Sorbonne Université, Paris) présentera la conférence “Impact humain et sociétal de l’IA sur l’entreprise”, une réflexion approfondie sur les implications
humaines et sociétales de l’IA dans le contexte des entreprises.
Stéphanie Bricq (Directrice Laboratoire ImVia) abordera dans la conférence suivante le sujet de “L’IA & le traitement des images”, un focus sur les applications pratiques du traitement d’images alimenté par l’IA dans le contexte industriel.
La table ronde suivante explorera le thème “IA Générative (ChatGPT, Midjourney, …) : Mythe & réalité ?”, avec la participation de Delphine Martin (MCF de droit privé, Université de Franche-Comté), Thomas Lommatzsch (Directeur AFNOR MEDICAL), Sébastien Henry (Fondateur & Directeur Général Pixee Medical) et René Cotton (Directeur Technique & Cofondateur Wizishop).
Fayçal Boujeema (Technology Strategist et spécialiste de l’IA, Orange Innovation) clôturera la journée avec une conférence sur l’“Empreinte écologique d’une infrastructure IA”.
Pour plus d’informations et pour s’inscrire, cliquer ici.
Le printemps de l’IA le PMT et l'Institut FEMTO-ST donnent rendez-vous aux PME pour découvrir le potentiel transformateur de l'IA
Asystom, start-up toulousaine spécialisée dans la maintenance prédictive pour les équipements industriels, annonce l’ajout d’une application dédiée à la surveillance des vannes à sa solution AsystomPredict. Développée en partenariat avec le site industriel de TotalEnergies à Tempa Rossa, en Italie, elle s’appuie sur l’IA et l’IoT (internet des objets) pour fournir une surveillance en temps réel et autonome des vannes industrielles, en détectant toute fuite interne due à l’usure.
Créée en 2016 pa
Asystom, start-up toulousaine spécialisée dans la maintenance prédictive pour les équipements industriels, annonce l’ajout d’une application dédiée à la surveillance des vannes à sa solution AsystomPredict. Développée en partenariat avec le site industriel de TotalEnergies à Tempa Rossa, en Italie, elle s’appuie sur l’IA et l’IoT (internet des objets) pour fournir une surveillance en temps réel et autonome des vannes industrielles, en détectant toute fuite interne due à l’usure.
Créée en 2016 par Pierre Naccache, Asystom est située au cœur de la région Occitanie, avec un siège social à Castelnaudary et une R&D basée à Toulouse. L’entreprise est spécialisée dans le développement, la fabrication et la commercialisation de solutions de surveillance intelligente pour la maintenance prédictive.
Elle se concentre sur le développement de solutions pour l’Industrie 4.0 combinant capteurs et intelligence embarquée pour prévenir les pannes des équipements industriels et a notamment développé AsystomPredict, une solution complète pour la maintenance prédictive, de la mesure à la visualisation, en passant par l’analyse et la transmission sécurisée des données.
Contrairement aux approches traditionnelles reposant sur des bases de données existantes, son intelligence artificielle auto-apprenante génère ses propres données à partir de capteurs vibratoires et acoustiques. Cette approche novatrice garantit des diagnostics précis et fiables, permettant aux industriels d’anticiper les pannes et d’optimiser leur maintenance.
AsystomPredict – Surveillance de vannes
Les vannes industrielles jouent un rôle crucial dans les processus de production, et leur surveillance est essentielle pour garantir la sécurité, la qualité et l’efficacité des opérations industrielles. Les fuites peuvent en effet avoir un impact significatif sur les dépenses énergétiques, l’efficacité des processus industriels et la préservation de l’environnement.
Le site industriel TotalEnergies de Tempa Rossa était à la recherche d’une solution qui puisse lui fournir une analyse continue de l’état de ses vannes et Asystom d’un partenaire industriel avec lequel elle pourrait mener à bien son projet d’application de surveillance des vannes, elles ont donc décider de collaborer.
AsystomPredict – Surveillance de vannes s’adapte à tout type de vanne et d’industrie, quelle que soit la nature des fluides ou les conditions d’utilisation. Son système de fixation externe, sans aucune intrusion, permet une installation rapide en quelques minutes, même dans des environnements dangereux, offrant ainsi une flexibilité optimale aux opérateurs.
Dès son installation sur la vanne, l’application commence à analyser son fonctionnement, enregistrant les cycles d’ouverture et de fermeture. Après une période d’apprentissage, l’application fournit des informations précises sur l’état de la vanne ainsi que des alertes en cas de suspicion de fuite, permettant ainsi une intervention préventive avant que les problèmes ne s’aggravent.
Les entreprises peuvent ainsi améliorer leur efficacité opérationnelle tout en réduisant leur impact environnemental, contribuant ainsi à un avenir industriel plus durable.
André Naccache conclut :
“Nous avions depuis plusieurs mois le souhait de démarrer un projet d’application dédiée spécifiquement à la surveillance des vannes, en collaboration avec un acteur industriel. Et nous avons pu mettre en place un échange constructif avec les équipes TotalEnergies, avec l’objectif commun de répondre et de nous adapter à de réels besoins du marché. Nous avions besoin d’un site de production pour tester la faisabilité et les développements de notre nouvelle application. Le site TotalEnergies de Tempa Rossa, en Italie, nous a proposé de travailler ensemble à grande échelle : nous leur fournissions des balises qu’ils pourraient déployer et un support technique. En contrepartie, le site nous donnait accès aux données si précieuses pour la mise au point de notre solution. AsystomPredict – Surveillance de vannes est donc l’illustration parfaite des avantages d’un développement collaboratif avec nos clients, où chacun ressort gagnant. Cette technologie innovante est désormais accessible à tous les acteurs de l’industrie”.
Asystom-ajoute-maintenance-predictive-vannes industrielles à sa solution AsystomPredict
Le 7 mars dernier, lors du Confiance.ai Day 2024, le collectif a annoncé l’ouverture aux communautés scientifiques et industrielles de la méthodologie mise au point ainsi que des composants open source associés. Alors que le programme doit s’achever cette année, les partenaires ont décidé de se concentrer sur l’approfondissement, la pérennisation et l’industrialisation des résultats obtenus. Ils ont également l’intention de créer une fondation afin de fédérer un ensemble d’acteurs à l’échelle i
Le 7 mars dernier, lors du Confiance.ai Day 2024, le collectif a annoncé l’ouverture aux communautés scientifiques et industrielles de la méthodologie mise au point ainsi que des composants open source associés. Alors que le programme doit s’achever cette année, les partenaires ont décidé de se concentrer sur l’approfondissement, la pérennisation et l’industrialisation des résultats obtenus. Ils ont également l’intention de créer une fondation afin de fédérer un ensemble d’acteurs à l’échelle internationale autour d’une feuille de route commune.
Confiance.ai, le plus gros programme de recherche technologique du plan #AIforHumanity, est une initiative majeure qui vise à renforcer le leadership technologique des entreprises françaises dans le domaine de l’IA industrielle. Lancé en 2021 dans le cadre de la Stratégie nationale pour l’intelligence artificielle financée par France 2030, il s’est concentré sur le développement d’une méthodologie de bout en bout et d’une série de composants technologiques open source pour intégrer des IA de confiance dans des systèmes industriels critiques, accessibles sur https://bok.confiance.ai/.
La méthodologie développée offre un guide complet, permettant aux industriels de caractériser et de qualifier la confiance des systèmes intelligents dirigés par les données, et ce, dans n’importe quel secteur d’activité.
Ses 126 composants ont été regroupés en neuf ensembles fonctionnels correspondant à des processus d’ingénierie bien précis : ingénierie de bout en bout, gestion du cycle de vie de la donnée, gestion du cycle de vie des modèles et des composants, évaluation des composants d’IA, déploiement des composants IA, gestion des systèmes d’IA en opération, robustesse, explicabilité et quantification de l’incertitude.
Des secteurs clés tels que l’automobile, l’aéronautique, l’énergie et la défense ont déjà bénéficié des avancées de Confiance.ai. Des entreprises du collectif ont mis en œuvre ces nouvelles méthodologies : elles ont permis à Air Liquide d’améliorer la précision des modèles d’IA pour la gestion de l’inventaire, à Thales de valider et de monitorer les performances des algorithmes de détection d’objets, et à Renault Group de vérifier la qualité des soudures sur ses véhicules.
Confiance.ai, moteur du développement de l’écosystème mondial de l’IA de confiance
Précurseur dans le domaine de l’IA de confiance, en plus de son impact sur l’industrie française, Confiance.ai joue un rôle moteur dans la construction d’un écosystème mondial de l’IA de confiance, en établissant des partenariats avec des initiatives similaires à l’étranger. Il a notamment signé un MoU (Memorandum of Understanding) avec le programme Confiance IA au Québec et en Allemagne avec VDE, l’une des plus importantes organisations technologiques d’Europe.
Juliette Mattioli, Présidente du comité de pilotage de Confiance.ai et Expert sénior en Intelligence Artificielle chez Thales, commente :
“Nous nous sommes attaqués à une problématique particulièrement complexe et ambitieuse. Les résultats obtenus sont en ligne avec nos objectifs et remarquables à plusieurs égards. Tout d’abord, sur le plan humain, nous sommes parvenus à faire collaborer un écosystème hybride composé d’industriels, de scientifiques, de data scientists, d’ingénieurs, etc. Nous avons également relevé un grand nombre de défis scientifiques et technologiques – plus que nous l’avions imaginé – et nous avons été moteur dans de nombreuses d’initiatives au niveau international. Une véritable communauté mondiale autour de l’IA de confiance est en train d’émerger”.
De nouveaux projets en ligne de mire
Alors que le programme Confiance.ai se terminera fin 2024, les partenaires se projettent déjà vers l’avenir. Leurs ambitions se concentrent sur trois axes principaux : approfondir, pérenniser et industrialiser.
Fabien Mangeant, Président du comité de direction de Confiance.ai et Directeur Scientifique Digital d’Air Liquide, explique :
“Il reste encore de nombreux défis scientifiques et technologiques à relever pour que la France maintienne son avance dans le domaine et nous sommes en train de les répertorier. Les sujets du transfert et de la valorisation de nos travaux sont des chantiers prioritaires, tout comme la résolution de nouveaux verrous scientifiques et technologiques”.
Les partenaires du programme ont identifié plusieurs problématiques pour lesquelles il serait opportun de lancer de nouveaux projets de recherche et technologie (R&T), notamment l’IA hybride, les IA génératives telles que le LLM, et la cybersécurité des IA intégrées aux systèmes critiques. Ces nouveaux projets R&T enrichiront les méthodes existantes en les adaptant à de nouveaux domaines d’application.
Un autre objectif majeur est la pérennisation et la diffusion de la méthodologie développée. Cela passe par son ouverture et par le lancement d’une initiative de fondation visant à rassembler des acteurs du monde entier autour d’une feuille de route commune. Cette fondation contribuera à maintenir ce “bien commun numérique” opérationnel et à le faire évoluer grâce aux retours d’expérience et aux propositions d’amélioration. De plus, la formation, notamment à travers le Mastère Spécialisé sur l’IA de Confiance co-conçu avec CentraleSupélec, jouera un rôle essentiel dans l’élévation de la maturité de cette méthodologie.
Enfin, la troisième ambition est l’industrialisation des résultats du programme afin de les rendre utilisables à grande échelle par les ingénieries des entreprises. Cette démarche vise à créer et à mettre à disposition des outils de compétitivité adaptés aux spécificités de chaque entreprise en matière de typologie, de données et de cas d’usage.