Dans la perspective du Sommet pour l’action sur l’IA qui se déroulera à Paris les 10 et 11 février prochains, le gouvernement a lancé fin novembre dernier les défis “Convergence IA”. L’association EdTech France et les lauréats de l’AMI “Démonstrateurs de l’enseignement supérieur” (DemoES) sont les porteurs du défi “l’IA au service de la performance éducative”, l’un des 35 sélectionnés.
Soutenu par le Secrétariat Général pour l’Investissement, ce défi valorise l’excellence de la recherche et de
Dans la perspective du Sommet pour l’action sur l’IA qui se déroulera à Paris les 10 et 11 février prochains, le gouvernement a lancé fin novembre dernier les défis “Convergence IA”. L’association EdTech France et les lauréats de l’AMI “Démonstrateurs de l’enseignement supérieur” (DemoES) sont les porteurs du défi “l’IA au service de la performance éducative”, l’un des 35 sélectionnés.
Soutenu par le Secrétariat Général pour l’Investissement, ce défi valorise l’excellence de la recherche et de l’entrepreneuriat français ainsi que la force de la collaboration de ces deux écosystèmes. Lancé officiellement le 11 décembre 2024, il présentera les premières actions initiées au Grand Palais le 10 février prochain, notamment :
le prototypage d’un RAG pour les établissements d’enseignement supérieur basé sur la solution RAGaRenn expérimentée actuellement à l’Université de Rennes. Cet agent conversationnel, conçu dans le cadre de son projet AIR, l’un des lauréats DemoES, est mis à disposition des enseignants volontaires. Utilisant la technique du RAG (retrieval augmented generation) pour produire des réponses fiables à partir de sa base documentaire interne, l’outil, développé avec des modèles d’IA open source, notamment ceux de Mistral AI, vise à offrir un équilibre entre performance et consommation énergétique ;
l’élaboration d’une charte des usages des IA génératives dans l’enseignement et d’une méthodologie de mesure d’impact des solutions d’IA destinées à l’apprentissage ;
les porteurs du défi organiseront le lendemain une table ronde de haut niveau pour échanger sur l’efficacité des IA dans l’apprentissage.
En amont du Sommet, ils proposeront le 5 février “un café IA” pour échanger sur “les enseignants augmentés par l’IA”. Par ailleurs, pour mener à bien leur projet dans ce laps de temps restreint, ils ont invité les personnes intéressées par le sujet de l’IA dans l’éducation à apporter leur contribution. Elles peuvent s’inscrire via ce formulaire .
La dynamique collective qui voit le jour autour de ce défi perdurera au-delà du Sommet : un rendez-vous sera organisé chaque année afin de favoriser les rencontres, les connexions et les enrichissements mutuels.
Pearltrees, un des leaders français des solutions numériques éducatives, annonce le lancement de l’expérimentation de son nouvel outil d’IA dédié aux enseignants. Conçue pour alléger la charge de travail des enseignants et intégrée à la plateforme Pearltrees Éducation dès janvier 2025, cette IA souveraine a pour objectif d’accompagner 120 000 professeurs en leur fournissant des solutions adaptées et personnalisées.
Lancée en 2019, Pearltrees est une plateforme collaborative de curation de conten
Pearltrees, un des leaders français des solutions numériques éducatives, annonce le lancement de l’expérimentation de son nouvel outil d’IA dédié aux enseignants. Conçue pour alléger la charge de travail des enseignants et intégrée à la plateforme Pearltrees Éducation dès janvier 2025, cette IA souveraine a pour objectif d’accompagner 120 000 professeurs en leur fournissant des solutions adaptées et personnalisées.
Lancée en 2019, Pearltrees est une plateforme collaborative de curation de contenu web. A l’intersection des technologies cloud, IA et des réseaux sociaux grand public, elle est aujourd’hui utilisée par plus de 10 millions de personnes dans le monde.
Pearltrees Éducation, sa version SaaS dédiée aux établissements scolaires, est utilisée par plus d’un tiers des professeurs et des élèves des collèges et des lycées français, soit près d’1.3 million de personnes.
Une réponse aux besoins croissants de l’éducation
Les enseignants du secondaire font face à des défis croissants : hétérogénéité des niveaux des élèves, augmentation des tâches administratives et exigences accrues en termes de personnalisation des apprentissages. L’IA Pearltrees est pensée comme un assistant pédagogique : elle propose aux enseignants des outils tels que des éléments ou plans de cours, des exercices différenciés ou des QCM.
Ces outils visent à libérer du temps aux enseignants, leur permettant ainsi de se consacrer pleinement à une pédagogie adaptée aux besoins de chaque élève.
Une mise en place progressive et collaborative
Pour garantir son efficacité, l’IA Pearltrees est testée selon une approche en deux étapes :
Phase Alpha (janvier à novembre 2024) : une version initiale a été testée par une vingtaine d’enseignants issus de disciplines variées. Cette phase a validé la capacité de l’IA à répondre aux attentes des professeurs tout en confirmant son potentiel.
Phase Beta (novembre 2024 à janvier 2025) : Une version plus avancée, intégrée dans l’interface de la plateforme Pearltrees. est actuellement testée dans 39 établissements scolaires en France. Les retours des enseignants permettront d’affiner les fonctionnalités de l’outil.
Cette seconde phase vise à s’assurer que l’IA, dans ce contexte d’utilisation réel, est à la fois compréhensible et utilisable en autonomie par les enseignants. Si c’est le cas, l’IA Pearltrees sera généralisée à la fin janvier 2025, offrant ainsi ses bénéfices à plus de 120 000 enseignants, soit un tiers des professeurs du secondaire en France.
Des retours d’utilisateurs prometteurs
Les premiers utilisateurs saluent les atouts de l’IA Pearltrees. Pascal Pannier, professeur-documentaliste, se dit conquis par sa simplicité d’accès et la pertinence des contenus produits. Pour Vincent Sallent, seul professeur de physique-chimie dans un petit collège, “C’est comme si je travaillais avec un collègue, ce qui pour moi est très appréciable”.
Patrice Lamothe, PDG et cofondateur de Pearltrees conclut :
“L’intégration de l’IA Pearltrees s’inscrit dans la mission fondamentale de Pearltrees : offrir aux enseignants les meilleures technologies pour organiser et partager la connaissance”.
Le ministère de l’Éducation du Québec a récemment publié le guide “L’utilisation pédagogique, éthique et légale de l’intelligence artificielle générative”. Ce document propose au personnel enseignant, mais également aux élèves des pistes de réflexion et d’action quant à l’utilisation responsable de la GenAI.
Ce guide, qui s’appuie sur des initiatives préexistantes, comme le rapport « Prêt pour l’IA » du Conseil de l’innovation du Québec, s’inscrit dans une démarche globale visant à doter le mili
Le ministère de l’Éducation du Québec a récemment publié le guide “L’utilisation pédagogique, éthique et légale de l’intelligence artificielle générative”. Ce document propose au personnel enseignant, mais également aux élèves des pistes de réflexion et d’action quant à l’utilisation responsable de la GenAI.
Ce guide, qui s’appuie sur des initiatives préexistantes, comme le rapport « Prêt pour l’IA » du Conseil de l’innovation du Québec, s’inscrit dans une démarche globale visant à doter le milieu éducatif d’outils pratiques et d’une vision stratégique pour une IA au service de la mission éducative.
Selon le ministère de l’Éducation québécois, l’utilisation responsable de la GenAI par le personnel enseignant doit être complémentaire au développement des compétences professionnelles et de la compétence numérique. Il estime donc qu’une attention particulière doit être portée à la formation du personnel enseignant à cette technologie.
Le guide propose trois critères pour une utilisation judicieuse de l’IA générative dans un contexte éducatif : la pertinence pédagogique, les principes éthiques et les obligations légales. Pour chaque critère, il explicite différents enjeux et suggère une liste de questions pour soutenir les réflexions. Chacune des sections traite des implications liées à la compétence numérique.
Pertinence pédagogique
La GenAI doit soutenir le développement de compétences et l’acquisition de connaissances : le guide invite le personnel éducatif à réfléchir sur sa valeur pédagogique, que ce soit pour son propre profit ou pour celui des personnes apprenantes. Inspirée du “Guide d’intégration de l’IA pour les écoles” du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick (2024), cette réflexion pédagogique doit être structurée en trois temps : avant, pendant, et après son utilisation.
Avant l’utilisation de la GenAI :
Identifier les objectifs pédagogiques spécifiques que l’IA générative peut soutenir (par exemple : différenciation pédagogique, soutien aux élèves avec des besoins particuliers, enrichissement du contenu éducatif, etc.) ;
Former le personnel enseignant et les apprenants à une littératie de l’IA pour en garantir une utilisation responsable et critique ;
Vérifier la conformité de l’outil choisi (âge minimal requis, objectifs pédagogiques spécifiques, sécurité, respect des principes éthiques et légaux).
Questions clés :
Pourquoi et comment sera-t-elle utilisée (planification, différenciation, etc.) ?
Le personnel enseignant et les apprenants, disposent-ils des compétences numériques nécessaires ?
Pendant l’utilisation :
Effectuer un suivi de la pertinence des contenus générés (alignement avec les objectifs, engagement des apprenants, correction des biais ou inexactitudes) ;
Ajuster au besoin l’utilisation de la GenAI pour s’adapter aux défis ou limites identifiées.
Questions clés :
L’IA générative, répond-elle aux objectifs fixés ?
Les apprenants, sont-ils motivés et engagés ?
Après l’utilisation :
Évaluer les résultats obtenus et réfléchir à des ajustements nécessaires ;
Partager les expériences pour améliorer l’intégration future.
Questions clés :
Les objectifs pédagogiques, ont-ils été atteints ?
Quels défis et réussites ont été identifiés ?
Assistance pour l’évaluation des apprentissages
Le guide rappelle que l’IA peut aider dans la conception, la rétroaction et l’évaluation des apprentissages, mais ne doit pas remplacer le jugement professionnel du personnel enseignant.
Automatisation partielle pour gagner du temps, tout en validant manuellement les résultats.
Précautions nécessaires :
Vérifier l’exactitude des contenus générés ;
Garantir la confidentialité des données des apprenants ;
Respecter la propriété intellectuelle des travaux des apprenants.
Principes éthiques
Le document met en avant cinq principes fondamentaux pour une utilisation responsable : sobriété numérique, explicabilité, équité, inclusion et agentivité. Ces valeurs visent à maintenir l’intégrité intellectuelle et l’autonomie professionnelle des enseignants tout en préparant les apprenants aux défis technologiques émergents.
Sobriété numérique : Réduire l’utilisation excessive de l’IA générative pour minimiser l’impact environnemental ;
Qualité : Vérifier la qualité des contenus générés pour éviter les erreurs factuelles ;
Équité et inclusion : Assurer que l’IA ne marginalise pas certains groupes et qu’elle représente diverses perspectives ;
Transparence et explicabilité : Utiliser l’IA de manière transparente et comprendre ses limites en matière d’explicabilité ;
Agentivité : Maintenir l’autonomie professionnelle du personnel enseignant et éviter une dépendance excessive à l’IA générative.
Obligations légales relatives à l’usage de l’IA générative
L’accent est également mis la sécurité de l’information et la conformité légale, notamment en matière de droits d’auteur et de protection des renseignements personnels. Le guide recommande de :
Sécurité de l’information : Ne pas fournir d’informations sensibles, confidentielles ou personnelles sans validation ;
Protection des renseignements personnels : Respecter les lois sur la protection des données personnelles ;
Droits d’auteur : S’assurer de respecter les droits d’auteur.
Pour la délégation sénatoriale à la prospective, tous les secteurs d’activité seront bouleversés par l’IA générative et le secteur public n’y fera pas exception. “IA et éducation”, est l’une des cinq thématiques de son programme de travail 2024, “L’intelligence artificielle et l’avenir du service public”. Pour les rapporteurs, il ne s’agit plus de décider si l’IA doit être intégrée dans l’éducation, elle y a déjà fait irruption, mais de savoir comment accompagner son développement et répondre a
Pour la délégation sénatoriale à la prospective, tous les secteurs d’activité seront bouleversés par l’IA générative et le secteur public n’y fera pas exception. “IA et éducation”, est l’une des cinq thématiques de son programme de travail 2024, “L’intelligence artificielle et l’avenir du service public”. Pour les rapporteurs, il ne s’agit plus de décider si l’IA doit être intégrée dans l’éducation, elle y a déjà fait irruption, mais de savoir comment accompagner son développement et répondre aux défis qu’elle pose.
La thématique “IA et éducation” a été confiée à Bernard Fialaire (RDSE, Rhône) et Christian Bruyen (LR, Marne). Ils soulignent dans le rapport qu’ils ont présenté le 30 octobre dernier, le potentiel de l’IA pour l’accès au savoir et les apprentissages mais également le besoin de lignes directrices claires.
Les sénateurs écrivent :
“Qu’il s’agisse de personnaliser l’enseignement en l’adaptant à l’élève ou d’épauler les enseignants dans la conception des cours et l’évaluation des apprentissages, les cas d’usage de l’IA dans l’éducation sont nombreux. Cependant, faute de cadre structuré, l’appropriation de ces outils par les acteurs du système éducatif, enseignants, élèves, établissements, loin d’être systématique, apparaît encore très inégale”.
L’IA, pour un parcours scolaire personnalisé
Les jeunes ont très vite adopté les outils de GenAI. Un sondage réalisé auprès de lycéens scolarisés en région Nouvelle-Aquitaine révèle ainsi que plus de 90 % des élèves de seconde les ont déjà utilisés comme aide aux devoirs. Une étude récente de Digital Education Council a démontré que l’IA est désormais perçue comme une composante indispensable des études universitaires. ChatGPT est aujourd’hui l’outil d’IA le plus utilisé par les élèves quel que soit leur niveau d’études.
Selon les rapporteurs, l’IA pourrait permettre de personnaliser les cours en fonction du profil de chaque élève. Dans le cadre de cet apprentissage “adaptatif”, “les connaissances de l’élève, ses appétences, ses capacités, mais également, s’agissant notamment de l’apprentissage des langues, son contexte socio-culturel, peuvent être mieux pris en compte”.
L’IA peut aider les enseignants à identifier les difficultés d’apprentissage et ainsi lutter contre le risque de décrochage scolaire. Un tableau de bord permet aux enseignants
d’organiser et de suivre les apprentissages en classe et à la maison en gardant une vue
d’ensemble des travaux effectués par les élèves et de leur progression. Les sénateurs donnent pour exemple l’outil de remédiation en français et en mathématiques “MIA Seconde”, développé par EvidenceB.
Pour eux, l’approche personnalisée est très prometteuse, ils commentent :
“L’enseignant peut rendre le processus d’apprentissage plus ludique en s’appuyant, pour chaque élève, sur le juste équilibre entre un exercice trop facile, facteur de démotivation, et un exercice trop difficile, source de découragement. Il s’agit de viser la zone proximale de développement (ZPD), c’est-à-dire l’espace cognitif situé entre la zone d’autonomie et la zone de rupture, dans lequel l’élève reste mobilisé, car il se sent capable de réussir une tâche avec une aide appropriée”.
Intégration et préoccupations éthiques
L’IA pourrait également alléger la charge de travail des enseignants, notamment en automatisant certaines tâches administratives et répétitives, leur permettant de se concentrer davantage sur la pédagogie et les élèves qui connaissent le plus de difficultés.
Christian Bruyen et Bernard Fialaire soulignent également son potentiel prometteur pour un apprentissage plus inclusif : les élèves en situation de handicap, grâce à des fonctionnalités comme les sous-titres, les traducteurs en langue des signes ou les lecteurs d’écran, peuvent poser des questions et communiquer comme les autres apprenants. Ils évoquent notamment les applications développées afin d’aider les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) à communiquer plus aisément et à favoriser leur concentration.
Leur rapport salue l’engagement de la France en matière d’IA dans l’éducation, via le programme France 2030 et des initiatives comme OpenLLM France, lauréat de l’AAP “Communs Numériques pour IA Générative”, dont l’objectif est de développer un LLM totalement ouvert dédié à l’éducation. Cependant, ils rappellent les questions éthiques soulevées par des technologies plus controversées, comme celles analysant la participation et la concentration des élèves via des capteurs physiologiques.
Outre des craintes pour l’avenir de leur profession, le rapport met en évidence le manque de confiance des enseignants vis à vis des outils d’IA:
“Nombre d’acteurs soulignent le manque de preuves scientifiques sur les apports pédagogiques de l’IA et l’efficacité des outils disponibles pour faire progresser les élèves et les accompagner vers la réussite”.
Les deux sénateurs proposent donc de mieux accompagner les enseignants, de structurer l’intégration de l’IA dans les programmes scolaires et d’assurer une évaluation indépendante des outils IA.
Trois axes principaux pour une intégration réussie
Accompagnement et cadre d’usage : Offrir aux enseignants un soutien dans l’utilisation de l’IA, en leur fournissant un cadre d’usage structuré et des outils adaptés ;
Former à l’IA et favoriser l’émergence d’une culture citoyenne de l’IA: Inclure l’IA dans les programmes de formation initiale et continue des enseignants et des cadres éducatifs, particulièrement les inspecteurs, et l’intégrer comme compétence dans le certificat numérique PIX ;
Évaluation et recherche : Mettre en place une évaluation indépendante et créer un observatoire de l’IA pour approfondir les études sur son impact en milieu scolaire.
rapport du Sénat recommande un cadre d’usage pour mettre l’IA au service de l’école
La rentrée est là, et le nouveau numéro du magazine ActuIA est prêt à vous accompagner dans cette période de renouveau. Que vous le choisissiez en version numérique ou papier, il sera la lecture idéale pour tous les professionnels et passionnés de l’IA, que ce soit à la maison, au bureau, ou même dans les transports !
Ce numéro, bientôt disponible, vous propose un retour sur les temps forts de l’été avec nos traditionnelles rubriques : un condensé des actualités marquantes, les levées de fonds,
La rentrée est là, et le nouveau numéro du magazine ActuIA est prêt à vous accompagner dans cette période de renouveau. Que vous le choisissiez en version numérique ou papier, il sera la lecture idéale pour tous les professionnels et passionnés de l’IA, que ce soit à la maison, au bureau, ou même dans les transports !
Ce numéro, bientôt disponible, vous propose un retour sur les temps forts de l’été avec nos traditionnelles rubriques : un condensé des actualités marquantes, les levées de fonds, notre rubrique pop culture pour stimuler votre curiosité, mais aussi des dossiers d’analyse essentiels sur l’impact de l’IA dans le secteur professionnel, et les enjeux cruciaux de l’IA en Russie. Ne manquez pas cette occasion de rester informé et inspiré pour cette nouvelle saison !
Actualités Une revue de toutes les actualités de ces derniers mois : droit, éthique, santé, projets de recherche, business… Retrouvez toutes les informations qu’il ne fallait pas louper ce dernier trimestre en France comme à l’étranger.
Levées de fonds Une sélection de levées de fonds récentes dont bien évidemment celle de Spotlight Medical, enrichie d’une analyse de Stéphane Nachez, Directeur de la publication d’ActuIA.
Adopter l’IA ? Oui, mais avec optimisme Jean-Marc Bonnet, Sales Technology Director chez Teradata, nous apporte son regard sur l’intégration de l’IA dans les entreprises.
Altair : un pionnier au cœur de l’intégration de l’IA Interview de François Weiler, Président d’Altair France. Découvrez comment Altair transforme l’intégration de l’IA et accompagne les entreprises dans leurs décisions stratégiques à travers des solutions pragmatiques et sur-mesure.
L’IA et l’éducation : Qu’en est-il ? Focus sur les formations et les ressources mises en place par la région académique PACA afin d’acculturer les enseignants aux systèmes d’IA, avec Romain Estampes, Chargé de mission à la DRANE PACA (Délégation régionale académique au numérique éducatif).
L’intelligence artificielle au service du droit : méthodes, outils et enjeux
Dr. William Babonnaud, Dr. Alexandra Benamar, Dr. Sophie Fayad du Centre R&D de Talan, vous font découvrir les outils d’IA développés au service du domaine juridique.
La « passe beauty » : le photoshop du cinéma Dans cet article de la rubrique Pop culture, notre journaliste, Amira Hadak, vous propose une analyse des usages de l’IA dans le cinéma.
L’intelligence artificielle pour mieux comprendre notre planète Plongez au cœur des sciences de la Terre avec Dr. Delouche Estelle du Centre R&D de Talan. Cette dernière vous expliquera comment l’IA peut s’avérer très utile dans le domaine de la géophysique.
Sélection du comité scientifique Zoom sur deux publications scientifiques qui ont retenu l’attention de notre comité scientifique au cours des derniers mois.
Téléphones portables, Education & Interdictions : Ce que nous enseigne l’IA ! En cette rentrée 2024, certains établissements scolaires ont banni les téléphones portables. Laurence Vanin, philosophe et essayiste, s’exprime sur le sujet en détaillant les raisons de ces interdictions de plus en plus présentes dans le cadre scolaire.
IA et emploi : la grande inconnue Dans ce dossier, nous abordons l’IA au sein du monde du travail. Entre des entretiens avec Cyril Dallois, Secrétaire national de l’Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens (UGICT), et Yann Ferguson, Sociologue à INRIA et Directeur scientifique du LaborIA, et des analyses des différents terrains explorer par l’IA dans le secteur professionnel, l’adoption de l’IA par les entreprises n’aura plus de secret pour vous ! Emmanuelle Blons, Auteure, conférencière et spécialiste de la transformation digitale et des RH Belkacem Laïmouche, Pilote du groupe « Ressources Humaines » du Hub France IA viennent compléter le dossier.
Confiance.ai propose une méthodologie outillée au service du développement d’une IA industrielle et responsable Focus sur Confiance.ai, le livrable technologique du défi sur l’IA vérifiable et certifiable. Juliette Mattioli (Thales), Morayo Adedjouma (CEA), Raphael Braud (IRT SystemX), Bertrand Braunschweig (IRT SystemX), Loic Cantat (IRT SystemX), Philippe Dejean (IRT Saint Exupéry), Ingrid Fiquet (Sopra Steria), Rodolphe Gelin (Renault), Joseph Machrouh (Thales), Karla Quintero (IRT SystemX), Boris Robert (IRT Saint Exupéry), et Fabien Tschirhart (IRT SystemX), nous apportent leurs connaissances sur ce programme de recherche français sur l’IA de confiance.
Parole d’experts
Ce numéro met en lumière trois experts en intelligence artificielle. Découvrez les expertises de Sandrine Henry, Data Analyst et consultante chez Pragma 9, Julien Briot-Hadar, Auteur, formateur et conférencier expert en compliance et de Mélanie Lopez Malet, Senior data scientist.
L’IA russe à la croisée des chemins
« Celui qui dominera l’IA dominera le monde », a déclaré Vladimir Poutine, en 2017. Placé au cœur de la vision russe du pouvoir mondial, l’IA est perçue comme un levier de compétitivité économique, mais aussi comme un outil crucial pour asseoir la puissance géopolitique du pays. Ce dossier vous fera découvrir la route empruntée par la Russie dans cette course mondiale à l’intelligence artificielle ainsi que les défis auxquels le pays se heurte. Un article complété par une proposition de trois personnalités russes à suivre.
Vous êtes un étudiant en informatique, tout frais, tout nouveau, et on vous balance des exercices de programmation à faire. Panique à bord !
Mais attendez, c’est quoi ce truc là-bas ?
Ah bah oui, c’est ChatGPT, votre nouveau meilleur pote ! Il est capable de résoudre vos exos en deux temps trois mouvements, grâce à des techniques de traitement du langage naturel (NLP) et d’analyse de langage de programmation, mais attention, c’est pas si simple.
Des chercheurs ont voulu creuser la
Vous êtes un étudiant en informatique, tout frais, tout nouveau, et on vous balance des exercices de programmation à faire. Panique à bord !
Mais attendez, c’est quoi ce truc là-bas ?
Ah bah oui, c’est ChatGPT, votre nouveau meilleur pote ! Il est capable de résoudre vos exos en deux temps trois mouvements, grâce à des techniques de traitement du langage naturel (NLP) et d’analyse de langage de programmation, mais attention, c’est pas si simple.
Des chercheurs ont voulu creuser la question et voir comment ces générateurs de code IA influencent vraiment l’apprentissage des étudiants et pour cela, ils ont réalisé 2 études. Dans la première, ils ont pris 69 étudiants, des novices complets en Python et les ont séparés en deux groupes : Ceux qui utiliseront l’IA et ceux qui coderont à l’ancienne sans IA.
Durant 7 sessions, ils leur ont donné des exos à faire. Les Jedis boostés à l’IA avaient accès à un générateur de code basé sur Codex, un modèle d’apprentissage automatique qui utilise le NLP et l’analyse de langage de programmation pour générer du code à partir des entrées des utilisateurs. Les autres, eux, devaient se débrouiller.
Résultat des courses ?
Les dev augmenté à l’IA ont cartonné ! Ils ont fini 91% des tâches contre 79% pour les autres. En plus, leur code était beaucoup plus correct. Toutefois, sur les tâches où il fallait modifier du code existant, les deux groupes étaient au coude à coude. Ensuite, ils ont fait passer des tests de connaissance aux étudiants, sans l’IA. Et là, surprise ! Les deux groupes ont eu des scores similaires. Mais quand ils ont refait les tests une semaine plus tard, les étudiants du goupe boosté à l’IA ont mieux retenu ce qu’ils avaient appris.
Dans la deuxième étude, les chercheurs ont analysé comment les étudiants utilisaient vraiment le générateur de code. Et là, révélations ! Certains en abusaient grave, genre copier-coller direct la consigne sans réfléchir. Pas cool ! 😅 Mais d’autres étaient plus malins et s’en servaient pour décomposer le problème en sous-tâches ou vérifier leur propre code.
Alors, que faut-il en retenir ?
Et bien que l’IA peut être un super outil pour apprendre à coder, mais à condition savoir l’utiliser intelligemment. C’est pourquoi les concepteurs d’outils et les profs doivent encourager une utilisation responsable et auto-régulée de ces générateurs de code. Sinon, c’est le drame assuré !
Pour ma part, vous le savez, le développement, c’est pas mon truc. Mais depuis que l’IA a débarqué dans ma vie, « sky is the limit » et ça m’aide énormément. Et comme ces étudiants, si je pose mon cerveau que je passe en mode copié-collé IA, à la fin, je vais avoir du caca. Mais si je comprends ce que je veux faire, si je maitrise mon code plus comme un chef de projet bien technique et bien c’est redoutablement efficace. Et ce qui est encore plus cool, c’est que j’apprends plein de trucs. On dit souvent qu’il faut forger pour devenir forgeron. Et bien là c’est le cas, car je ne m’encombre plus des problématiques de syntaxe, et je construis brique par brique mes outils en comprenant tout ce que je fais. Donc l’IA pour développer, oui !! Mais en laissant le cerveau allumé.
En tout cas, une chose est sûre, c’est en train de révolutionner l’apprentissage du code. Ça promet pour le futur mais faudra veiller à ce que les étudiants apprennent vraiment à faire les choses et ne deviennent pas des zombies du copier-coller (on avait déjà le souci avec StackOverflow, cela dit…).
Une étude de GoStudent, licorne européenne EdTech et l’un des principaux fournisseurs de soutien scolaire, avait révélé l’an passé que 57% des jeunes Français aimeraient apprendre grâce à l’IA dans les cinq années à venir. Sa dernière étude montre que seulement 11% ont accès à cette technologie à l’école et que la France prend du retard par rapport à ses voisins européens sur la formation et l’éducation à l’IA, ce qui pourrait créer, dans le futur, des inégalités sur le marché du travail.
Pour
Une étude de GoStudent, licorne européenne EdTech et l’un des principaux fournisseurs de soutien scolaire, avait révélé l’an passé que 57% des jeunes Français aimeraient apprendre grâce à l’IA dans les cinq années à venir. Sa dernière étude montre que seulement 11% ont accès à cette technologie à l’école et que la France prend du retard par rapport à ses voisins européens sur la formation et l’éducation à l’IA, ce qui pourrait créer, dans le futur, des inégalités sur le marché du travail.
Pour son “Etude GoStudent 2024 sur l’éducation du futur”, réalisée en partenariat avec Edelman Data & Intelligence, 5581 jeunes en Autriche, Allemagne, Espagne, France, Italie et au Royaume-Uni ainsi que leurs parents ont été interrogés entre le 20 octobre et le 13 novembre 2023. L’objectif de cette étude annuelle est d’appréhender les attentes de la nouvelle génération pour sa scolarité et la manière dont elle prépare son avenir.
Les chiffres concernant les 1004 jeunes Français âgés de 10 à 16 ans interrogés et leurs parents révèlent une inquiétude croissante face à des programmes scolaires et des outils d’apprentissage dépassés, qui ne sont plus en phase avec l’évolution du monde et l’avenir du travail.
Alors que les jeunes expriment un vif intérêt pour l’apprentissage des nouvelles technologies à l’école, notamment l’IA, les données révèlent un écart important entre leurs aspirations et la réalité de l’éducation actuelle. Seulement 11% des élèves français ont accès à l’IA à l’école, ce qui place la France en retard par rapport à d’autres pays européens tels que l’Allemagne (38%) et le Royaume-Uni (20%).
Cet écart souligne pour GoStudent l’urgence d’aligner les pratiques éducatives sur les attentes des élèves. D’autant que l’IA est perçue comme un outil pour élargir le champ des apprentissages : selon 7 jeunes sur 10 en France la technologie leur permet d’apprendre tout ce qu’ils veulent, et les plateformes conversationnelles d’IA ont prouvé qu’elles pouvaient aider à expliquer et à maîtriser des sujets complexes.
L’écart d’intérêt entre les filles et les garçons persiste
L’étude révèle que les jeunes en France sont de plus en plus confiants à l’idée de vivre dans un monde entouré de nouvelles technologies (80% en 2024 soit plus de 29% par rapport à 2023).
Alors que l’environnement et le développement durable sont placés en tête du classement des matières les plus importantes pour l’avenir par les jeunes Français, l’IA est en 5ème position, 41% d’entre eux pensent d’ailleurs que leur futur emploi sera directement lié à la technologie.
79% d’entre eux expriment en effet une préoccupation pour l’environnement, sans distinction de genre (78% pour les filles et 80% pour les garçons), comparé à une moyenne de 77% en Europe. Cette nouvelle génération aspire à acquérir les connaissances et compétences nécessaires pour contribuer activement à la construction d’un avenir durable. Dans ce contexte, le développement durable et l’IA ne semblent pas être des sujets distincts, le potentiel de l’IA pour adresser les défis du changement climatique est d’ailleurs reconnu par les dirigeants.
Cependant, alors que les jeunes s’entendent sur le fait que l’apprentissage d’une utilisation efficace de l’IA est crucial, un écart persiste entre les genres : si 31% des garçons âgés de 10 à 16 ans expriment un intérêt pour l’IA, seulement 20% des filles partagent le même enthousiasme.
Un déséquilibre lié, selon GoStudent, à la manière dont l’IA est présentée et notamment enseignée et qui pourrait causer des inégalités d’accès à des emplois liés à l’IA quand cette génération entrera sur le marché du travail.
Plus de confiance du côté des parents
Les parents en France reconnaissent également les avantages de l’IA : 45% d’entre eux estiment qu’il s’agit d’un outil éducatif très efficace. Un chiffre qui montre que la confiance envers cette technologie s’accroît, mais là encore, plus lentement en France que dans le reste de l’Europe, notamment en Allemagne où les parents sont 65% à le penser.
Pour GoStudent, il s’agit d’un vrai défi national que les écoles et les décideurs politiques vont devoir relever pour s’assurer que les enfants en France soient pleinement équipés face à la concurrence européenne sur le monde du travail.
Felix Ohswald, son CEO et cofondateur, conclut :
“Je crois fermement qu’il est de notre devoir de doter la prochaine génération des connaissances et des outils dont elle a besoin pour comprendre et relever les défis de demain. Leurs aspirations ne se limitent d’ailleurs pas à la réussite personnelle, mais visent à rendre le monde meilleur. Alors que notre étude révèle que 88 % des enfants en France âgés de 14 à 16 ans se sentent très à l’aise avec le fait d’apprendre avec des outils numériques, c’est une occasion unique de leur apprendre à naviguer avec l’IA afin qu’ils façonnent un avenir où cette technologie est une force”.