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Hier — 22 mai 2026Flux principal

Ce robot bienveillant utilise l’IA pour ausculter les plantes et détecter leur stress

Au Chelsea Flower Show 2026, l’Université de Lincoln a décroché une médaille d’argent avec PhenAIx, un robot dopé à l’IA qui ausculte les plantes. Cela peut notamment aider les chercheurs à repérer les variétés les plus résistantes face au changement climatique.

À partir d’avant-hierFlux principal

Sous pression, Whoop annonce son « Doctolib » et une mise à jour de son IA

Whoop ajoute des consultations vidéo avec des médecins dans son application et muscle son IA. La société valorisée à 10,1 milliards de dollars semble être légèrement paniquée, entre son procès contre Bevel et l'incursion de Google dans son pré carré.

ChatGPT, Gemini et Claude auraient expliqué comment créer des armes biologiques

Malgré les verrous de sécurité instaurés par les fleurons de l’intelligence artificielle, leurs chatbots ont fourni des protocoles détaillés pour concevoir et propager des armes biologiques. 

« Une sorte de blocage mental » : un amateur armé de ChatGPT résout un problème mathématique vieux de 60 ans

Montage ChatGPT maths

Un amateur de 23 ans a réussi à résoudre une énigme mathématique vieille de 60 ans grâce à une simple conversation avec ChatGPT. En contournant les biais académiques traditionnels, le modèle GPT-5.4 Pro prouve que l'IA est capable de fulgurances créatives.

Comment une fausse maladie a trompé les chatbots et infiltré la littérature scientifique

santé médecine

La bixonimanie n’existe pas, mais des articles de blogs et des prépublications sur cette maladie inventée par une chercheuse en médecine ont suffi à tromper plusieurs intelligences artificielles conversationnelles et à s’introduire dans un article scientifique officiel, soulevant d'inquiétantes questions sur la vérification des données à l’ère de la démocratisation de l’IA.

Balcon ou toit : Zendure a forcément une batterie intelligente pour vous faire économiser sur votre facture d’électricité [Sponso]

Cet article a été réalisé en collaboration avec Zendure

Avec sa dernière génération d'appareils Zendure renforce sa gamme et promet encore plus d'économies sur vos factures d'électricité, et ce, quelle que soit la surface de votre logement. Le constructeur vous permet de vous équiper du meilleur à partir de 719 euros en promotion.

Cet article a été réalisé en collaboration avec Zendure

Il s’agit d’un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l’entité Humanoid xp. L’équipe éditoriale de Numerama n’a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.

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Coup de génie de Google sur la RAM, la propulsion nucléaire arrive & le reboot de Harry Potter – le récap’ de la semaine

Nasa fusée nucléaire

Cette semaine était une semaine de grandes annonces : la NASA fait le pari de la propulsion nucléaire pour aller sur Mars, avec une mission attendue pour 2028. Google, de son côté, a développé un algorithme qui pourrait, in fine, régler la crise de la mémoire vive (RAM). Et puis il y a eu la sortie de la première bande-annonce du reboot de Harry Potter.

TRIBE v2 : Meta lance une IA capable de simuler les réactions du cerveau

Le 26 mars 2026, Meta a dévoilé TRIBE v2, un modèle open source capable de prédire « la réaction du cerveau humain à presque tous les sons et images ». Son objectif : reproduire, sans passer par un scanner, les schémas d’activité cérébrale déclenchés par des contenus visuels, sonores ou textuels.

C’est quoi TERAFAB, le nouveau projet d’Elon Musk qui réunit Tesla et SpaceX pour la première fois ?

Quelques semaines après avoir annoncé la fusion de SpaceX et xAI, Elon Musk dévoile TERAFAB, un projet de méga-usine de semi-conducteurs pour rendre ses entreprises indépendantes en puces. La promesse est ahurissante… mais semble difficilement tenable en l'état.

AlphaGenome de DeepMind : quel impact sur la recherche des mutations génétiques ?

adn génome

Comment une simple variation d'ADN peut-elle nous rendre malades ? Pour le comprendre, l'IA AlphaGenome modélise la complexité génétique à une échelle inédite. Moins révolutionnaire qu'AlphaFold mais plus précis, ce modèle marque une étape clé pour la recherche fondamentale.

SpaceX, xAI et X fusionnent : on vous explique le plan d’Elon Musk

Pour 250 milliards de dollars, Elon Musk rachète xAI à Elon Musk. Le milliardaire vient d'opérer un des deals financiers les plus intéressants de la décennie : SpaceX (spatial + Starlink), xAI (Grok) et X (ex-Twitter) sont désormais réunis au sein d'un même groupe. La prochaine étape est l'introduction de cette valeur unique en bourse, qui pourrait générer des milliards de dollars en quelques heures.

Horloge de l’Apocalypse 2026 : il ne reste que 85 secondes avant minuit

Réglée à 85 secondes de minuit le 27 janvier 2026, l’Horloge de l’Apocalypse n’a jamais été aussi proche du seuil symbolique de la catastrophe, selon le Bulletin of the Atomic Scientists. L’organisation alerte sur l’escalade des rivalités entre grandes puissances, la fragilisation des accords internationaux et les risques conjugués du nucléaire, du climat et de l’intelligence artificielle.

Que sont les xénobots, ces robots biologiques qui bouleversent les frontières entre vivant et machine ?

xénobot

Les xénobots attirent aujourd’hui l’attention. Cette nouvelle catégorie de « robots vivants », fabriqués à partir de cellules d’amphibien et conçus grâce à des algorithmes, est capable de se déplacer, de se réparer et même, dans certaines expériences, de se reproduire en assemblant de nouveaux agrégats cellulaires. Ces entités questionnent la frontière entre machine et organisme. Des études récentes détaillent mieux leur fonctionnement moléculaire et ravivent les débats éthiques sur le contrôle de ces formes de vie programmables.

Cette IA a résolu un problème mathématique ouvert depuis 45 ans

Le modèle d’IA GPT-5.2 Pro a résolu plusieurs problèmes de mathématiques, dont l’un, le 11 janvier 2026, était resté ouvert depuis 45 ans. Plus que le résultat, c’est la méthode — associant humains, assistant de preuve Lean et système d’IA Aristotle — qui pourrait transformer la pratique de la démonstration mathématique.

GTA 6, iPhone Fold et guerre Google/ChatGPT : nos 10 prédictions pour la tech en 2026

Peut-on prédire l'avenir ? À quelques heures du coup d'envoi du CES 2026, le grand événement mondial qui devrait marquer le début de la nouvelle année pour l'actualité high-tech, Numerama vous propose ses prédictions sur les tendances des prochains mois. Impossible de prédire les actualités chaudes, évidemment, mais certaines choses importantes devraient arriver en 2026.

Une question à ChatGPT consomme-t-elle vraiment autant que 24h d’une ampoule allumée ?

électricité ampoule

Une simple question posée à ChatGPT consomme-t-elle vraiment autant d'énergie qu'une ampoule laissée allumée toute une journée ? C'est l'affirmation choc entendue récemment dans l'émission C à vous. Si l'image marque les esprits, est-elle valable techniquement ?

Une IA « féminine » serait-elle plus digne de confiance (et plus exploitable) ?

Une expérience sur le rapport qu'entretiennent des individus avec des avatars créés par intelligence artificielle montre que les biais liés aux genres ne disparaissent pas, même lorsque les interactions ont lieu avec des IA, du moment qu'elles sont labellisées comme étant des femmes.

Ce robot aide les archéologues de Pompéi à reconstituer des fresques brisées en milliers de morceaux

Après 4 années, le projet RePAIR s'achève. Son objectif était d'aider les archéologues en permettant la reconstitution des fresques de Pompéi, qui sont en morceaux, grâce à un robot et à l'intelligence artificielle.

« C’est l’histoire d’un mec… » Pourquoi les IA ne comprennent pas toujours les blagues ?

Malgré les perfectionnements récents, les intelligences artificielles génératives ne semblent pas toujours saisir l'humour. En revanche, elles trouvent toujours des justifications pour imaginer qu'une blague est drôle, même quand cela n'en est pas.

Cette carte de la Voie lactée rassemble plus de 100 milliards d’étoiles

Vue de la Voie Lactée simulée avec 100 milliards d'étoiles

Une simulation assistée par une intelligence artificielle a dévoilé une nouvelle carte de la Voie lactée, plus précise que jamais. Le résultat contient 100 milliards d'étoiles et leur évolution sur 100 000 ans.

Suncatcher, le plan spectaculaire de Google pour une énergie solaire illimitée

Suncatcher

Google aussi rêve d'espace. Littéralement. L'entreprise américaine a dévoilé début novembre 2025 le projet Suncatcher. L'idée ? Lancer des data centers dédiés à l'IA en orbite autour de la Terre. Malgré les défis, la société américaine y croit et ne voit pas d'obstacle absolu.

Google présente une IA pour accélérer la recherche contre le cancer

Dans le cadre d'une collaboration avec l'Université Yale, Google a lancé le 15 octobre 2025 un nouveau modèle de 27 milliards de paramètres conçu pour comprendre le langage des cellules individuelles. Une avancée qui ouvre une nouvelle piste de thérapie contre le cancer.

Derrière le Nobel de physique, la consécration de Google : c’est le cinquième prix de l’entreprise américaine

Google Nobel

On connait Google pour ses produits et services grand public, mais l'entreprise est aussi très active dans la recherche fondamentale. Au point, d'ailleurs, que certains employés actuels ou passés ont fini par avoir un prix Nobel. En l'espace de deux ans, la firme de Mountain View est passée de zéro à cinq Nobel. Signe de son implication dans la tech de pointe.

Bye bye Bowser, Starship prête à décoller, une IA qui parle comme un humain — le récap’ de la semaine

Nintendo perd « son » Bowser, avec le départ de Doug à la présidence de Nintendo of America. Starship, de son côté, est prête à s'envoler pour son 11e test. Google, pour sa part, continue de progresser sur son modèle d'IA Gemini. Voilà trois des actualités de la semaine, que vous avez peut-être manquées !

Et si on rendait les IA méchantes pour mieux les contrôler ensuite ?

orangina rouge méchant

Les intelligences artificielles (IA) génératives conversationnelles sont nombreuses à déraper si on n'y prend pas garde. Cependant, d'aucuns pensent qu'en leur apprenant à être méchantes, elles pourraient finalement rester plus gentilles.

Une IA aide à faire parler les secrets des pierres antiques

Publiée le 23 juillet 2025 dans la prestigieuse revue Nature, cette étude est pour le moins surprenante. Réunissant des chercheurs de l'Université de Nottingham et Google DeepMind, une nouvelle IA vu le jour dans le but de mieux comprendre les textes latins antiques.

Une IA pour réduire sa facture d’électricité : voici Zenki, pour optimiser la gestion d’énergie du foyer [Sponso]

Cet article a été réalisé en collaboration avec Zendure

En France et en Europe, de plus en plus de foyers se tournent vers les dispositifs d’autoconsommation d’énergie et s'équipent de panneaux solaires et de batteries de stockage. La société Zendure dévoile aujourd’hui une brique logicielle complémentaire : une IA qui s’occupe de piloter les économies d’énergie.

Cet article a été réalisé en collaboration avec Zendure

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ChatGPT ramollit-il votre cerveau ?

Utiliser ChatGPT diminue-t-il votre capacité de réflexion ? Une première étude menée au sein du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) avance des éléments qui vont dans ce sens. Est-ce suffisant pour sonner l'alarme ?

Fonte des glaces : l’IA, l’alliée que personne n’attendait ?

Des chercheurs de l'Université de Standford ont publié une étude mettant en avant, grâce à un modèle d'intelligence artificielle, des propriétés physiques fondamentales de la glace en Antarctique. Cette étude permet d'anticiper la fonte de la calotte glaciaire, nécessaire en ces temps de changement climatique.

Cette entreprise française révolutionne la veille scientifique et technique grâce à l’IA [Sponso]

Cet article a été réalisé en collaboration avec TKM

Grâce à sa base de données bibliographiques fournie, l’entreprise TKM rend l’agrégation de contenu scientifique et de brevets accessible à tous les professionnels. Mieux, grâce à l'intelligence artificielle, l’entreprise permet d’effectuer veille technologique, état de l’art ou simple recherche, de manière extrêmement poussée, sans y passer des heures.

Cet article a été réalisé en collaboration avec TKM

Il s’agit d’un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l’entité Humanoid xp. L’équipe éditoriale de Numerama n’a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.

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Stargate : le projet IA pharaonique des USA à 500 milliards de dollars promet des miracles médicaux

ChatGPT OpenAI

Les États-Unis ont dévoilé le projet Stargate, qui rassemble des investisseurs et des géants de la tech. Les partenaires promettent de mobiliser 500 milliards de dollars pour bâtir des infrastructures de pointe pour l'intelligence artificielle. Celle-ci, ont-ils dit, servira entre autres à révolutionner la santé.

« ChatGPT m’a dit que… » : c’est une erreur de croire que l’on discute avec l’IA

ChatGPT OpenAI chatbot

Le point fort de ChatGPT, c’est de nous donner l’impression de discuter avec un autre être qui penserait de la même manière que nous. Mais ces apparences nous induisent en erreur, car la conception de l’IA induit un comportement très différent du nôtre. Là où nous croyons lire un discours raisonné, il ne s’agit que d’une production très intuitive.

Quand la psychologie sert à décrypter le raisonnement de ChatGPT

En thérapie

Les grands modèles de langage comme ChatGPT, développés par la société OpenAI, montrent des capacités impressionnantes mais imprévisibles. Des outils de psychologie cognitive révèlent que ces IA peuvent présenter des biais de raisonnement similaires à ceux des humains, mais aussi des capacités surpassant parfois les nôtres.

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  • Neurosciences : des chercheurs créent un rat virtuel pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau
    Les humains et les animaux contrôlent leurs mouvements de manière très précise. Pour mieux comprendre comment ils y parviennent, des neuroscientifiques de l’Université de Harvard et des chercheurs de DeepMind, le laboratoire d’IA de Google, ont créé un rat virtuel qu’ils ont entraîné à imiter les mouvements de “vrais” rats en utilisant l’apprentissage par renforcement profond (deep RL). Dirigée par le professeur Bence Ölveczky du Département de biologie organique et évolutive de Harvard, l’équip

Neurosciences : des chercheurs créent un rat virtuel pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau

14 juin 2024 à 11:00

Les humains et les animaux contrôlent leurs mouvements de manière très précise. Pour mieux comprendre comment ils y parviennent, des neuroscientifiques de l’Université de Harvard et des chercheurs de DeepMind, le laboratoire d’IA de Google, ont créé un rat virtuel qu’ils ont entraîné à imiter les mouvements de “vrais” rats en utilisant l’apprentissage par renforcement profond (deep RL).

Dirigée par le professeur Bence Ölveczky du Département de biologie organique et évolutive de Harvard, l’équipe de recherche a développé un modèle numérique biomécaniquement réaliste d’un rat. En utilisant des données à haute résolution enregistrées à partir de vrais rats, ils ont entraîné un réseau neuronal artificiel pour contrôler le corps virtuel dans un simulateur physique appelé MuJoco, (Multi-Joint Dynamics with Contact) qui intègre des forces telles que la gravité et d’autres interactions physiques.

Prédictions précises de l’activité neuronale

Bence Ölveczky, expert dans l’entraînement des “vrais” rats à des comportements complexes pour étudier leurs circuits neuronaux, commente :

“Les chercheurs ont découvert que les activations dans le réseau de contrôle virtuel prédisaient avec précision l’activité neuronale mesurée à partir du cerveau de vrais rats produisant les mêmes comportements”.

Ajoutant :

“L’exploit représente une nouvelle approche pour étudier comment le cerveau contrôle le mouvement, en tirant parti des progrès de l’apprentissage par renforcement profond et de l’IA, ainsi que du suivi des mouvements 3D chez les animaux se comportant librement”.

Une collaboration fructueuse avec DeepMind

La collaboration avec DeepMind a été déterminante dans le succès de cette recherche, ce que reconnaît volontiers Bence Ölveczky :

“DeepMind avait développé un pipeline pour entraîner les agents biomécaniques à se déplacer dans des environnements complexes. Nous n’avions tout simplement pas les ressources nécessaires pour effectuer des simulations comme celles-ci, pour entraîner ces réseaux”.

Pour Matthew Botvinick, co-auteur et directeur principal de la recherche chez Google DeepMind, travailler avec les chercheurs de Harvard a également été “une opportunité vraiment excitante”.

Il déclare :

“Nous avons beaucoup appris du défi de la construction d’agents incarnés : des systèmes d’IA qui doivent non seulement penser intelligemment, mais aussi traduire cette pensée en action physique dans un environnement complexe. Il semblait plausible que l’adoption de cette même approche dans un contexte de neurosciences puisse être utile pour fournir des informations sur le comportement et le fonctionnement du cerveau”.

Des modèles de dynamique inverse

L’étudiant diplômé Diego Aldarondo a travaillé avec les chercheurs de DeepMind pour entraîner le réseau neuronal à implémenter des modèles de dynamique inverse, une hypothèse selon laquelle notre cerveau calcule la trajectoire nécessaire pour accomplir une tâche motrice. Lorsque l’on veut prendre quelque chose, par exemple une tasse de café, le cerveau calcule la trajectoire que le bras doit suivre qu’il traduit en commandes motrices.

De même, sur la base de données provenant de rats réels, le réseau a été alimenté par une trajectoire de référence du mouvement souhaité et a appris à produire les forces pour le générer. Cela a permis au rat virtuel d’imiter un large éventail de comportements, même ceux sur lesquels il n’avait pas été explicitement formé.

Applications futures

Ces simulations ouvrent la voie à une nouvelle ère de neurosciences virtuelles, où les animaux simulés par l’IA peuvent servir de modèles pratiques et transparents pour étudier les circuits neuronaux et les maladies neurologiques. Alors que le laboratoire d’Ölveczky s’intéresse aux questions fondamentales sur le fonctionnement du cerveau, la plateforme pourrait être utilisée, par exemple, pour concevoir de meilleurs systèmes de contrôle robotique.

La prochaine étape consistera à donner au rat virtuel l’autonomie nécessaire pour résoudre des tâches complexes, similaires à celles rencontrées par de vrais rats, ce qui permettra d’enrichir la compréhension des algorithmes d’apprentissage et de la dynamique du cerveau.

Bence Ölveczky conclut :

“D’après nos expériences, nous avons beaucoup d’idées sur la façon dont ces tâches sont résolues et comment les algorithmes d’apprentissage qui sous-tendent l’acquisition de comportements qualifiés sont mis en œuvre. Nous voulons commencer à utiliser les rats virtuels pour tester ces idées et aider à faire progresser notre compréhension de la façon dont les cerveaux réels génèrent un comportement complexe”.

Références de l’article :

Université de Harvard : “Les chercheurs créent un rongeur virtuel réaliste” ScienceDaily, 11 juin 2024. www.sciencedaily.com/releases/2024/06/240611130418.htm

“Un rongeur virtuel prédit la structure de l’activité neuronale à travers les comportements”Nature, 2024 ; DOI : 10.1038/s41586-024-07633-4

Auteurs :

Diego Aldarondo, Josh Merel, Jesse D. Marshall, Leonard Hasenclever, Ugne Klibaite, Amanda Gellis, Yuval Tassa, Greg Wayne, Matthew Botvinick, Bence P. Ölveczky.

Neurosciences des chercheurs créent un rat virtuel pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau
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  • UNESCO et neurotechnologies : vers l’élaboration d’un cadre éthique mondial pour 2025
    Les travaux sur les implications éthiques des neurotechnologies menés en 2021 par l’UNESCO ont souligné la nécessité d’un modèle de gouvernance mondiale solide. Cette semaine, 24 experts internationaux chargés de rédiger un projet de cadre éthique, nommés par Audrey Azoulay, la Directrice générale de l’UNESCO, se réunissent pour la première fois dans les bureaux de l’Organisation à Paris. Les troubles neurologiques représentent désormais la principale cause de maladie et d’invalidité à l’échelle

UNESCO et neurotechnologies : vers l’élaboration d’un cadre éthique mondial pour 2025

24 avril 2024 à 15:00

Les travaux sur les implications éthiques des neurotechnologies menés en 2021 par l’UNESCO ont souligné la nécessité d’un modèle de gouvernance mondiale solide. Cette semaine, 24 experts internationaux chargés de rédiger un projet de cadre éthique, nommés par Audrey Azoulay, la Directrice générale de l’UNESCO, se réunissent pour la première fois dans les bureaux de l’Organisation à Paris.

Les troubles neurologiques représentent désormais la principale cause de maladie et d’invalidité à l’échelle mondiale : une personne sur huit vit avec un trouble mental ou neurologique, ce qui représente près d’1/3 des dépenses de santé dans les pays développés et une charge très lourde pour les pays à faible ou moyen revenu. Ce fardeau est d’ailleurs appelé à s’alourdir dans les prochaines décennies avec le vieillissement de la population mondiale, le nombre de personnes de plus de 65 ans devant doubler d’ici à 2050.

Le potentiel des neurotechnologies dans le traitement de ces maladies représente une source d’espoir considérable. Cependant pour l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) :

“Etant donné que les neurotechnologies interagissent directement avec le cerveau, qui est au cœur de l’identité, de l’autonomie, de la vie privée et de l’épanouissement de l’être humain, leur progression et leur commercialisation rapides soulèvent des questions éthiques, juridiques et sociétales sans précédent qui appellent une réponse”. 

Alors que l’utilisation des neurotechnologies dans le secteur médical est encadrée par des règles bioéthiques, selon l’UNESCO, le neuromarketing, l’analyse des informations neuronales pour comprendre les préférences et les décisions d’achat des consommateurs, “représente une menace pour l’intimité psychique et la liberté de pensée, mettant ainsi en danger la démocratie et la liberté politique”.

En réponse à l’absence de cadre éthique mondial dans le domaine, Audrey Azoulay a proposé aux 194 Etats membres de l’UNESCO de développer le premier cadre normatif pour assurer la protection des droits humains et des libertés fondamentales, ce qu’ils ont approuvé en novembre dernier.

Un cadre éthique mondial avant fin 2025 ?

La proposition d’un cadre éthique mondial pour les neurotechnologies s’inscrit dans la continuité des précédentes initiatives de l’UNESCO en matière d’éthique scientifique. L’Organisation, qui a joué un rôle pionnier en établissant des cadres mondiaux pour le génome humain (1997), les données génétiques humaines (2003), la bioéthique et les droits humains (2005) et l’IA (2021), a pour projet l’adoption de ce cadre en novembre 2025.

Le groupe d’experts internationaux, nommés par sa directrice générale, se compose de spécialistes de l’IA, des neurosciences, de la psychologie, de l’interface cerveau-machine, des neurotechnologies, de l’éthique et de la bioéthique. Ils proposeront un premier projet de recommandation à l’issue de leur réunion cette semaine à Paris.

Des consultations mondiales, régionales et nationales menées par l’UNESCO débuteront dans les jours suivants et se poursuivront jusqu’en juillet prochain. Elles visent à recueillir les avis d’un large éventail de parties prenantes et à intégrer des perspectives pluralistes dans le projet de recommandation, garantissant ainsi un processus d’élaboration ouvert et inclusif.

Lors d’une seconde réunion en août prochain, les experts intègreront les contributions issues de ces consultations à leur projet de recommandation qui sera communiqué aux Etats membres d’ici septembre 2024, ouvrant ainsi le processus de consultation intergouvernementale qui se déroulera jusqu’en 2025.

Le texte final de la recommandation sera présenté pour adoption en novembre 2025 lors de la 43e session de la Conférence générale.
Audrey Azoulay affirme :

“Les neurotechnologies sont prometteuses pour résoudre de nombreux problèmes de santé. Mais elles peuvent aussi constituer une menace pour les droits humains, la liberté de pensée et la vie privée. Il est urgent d’établir un cadre éthique commun au niveau international, comme l’a fait l’UNESCO pour l’intelligence artificielle en 2021. Il ne peut y avoir de collecte des données neuronales sans droits neuronaux”.

unesco-neurotechnologies

ChatGPT, c’est quoi et comment cela fonctionne ? On a laissé l’IA répondre à la question

ChatGPT OpenAI

ChatGPT est une intelligence artificielle développée par OpenAI, conçue pour comprendre et générer du langage naturel. Derrière ce « chatbot » se cache une IA générative capable de rédiger des textes, répondre à (presque) toutes les questions, organiser des idées, écrire du code, analyser des images ou encore générer des visuels à la demande. Il suffit de lui envoyer une requête — ce qu’on appelle un « prompt » — pour qu’il s’exécute. Et grâce à un mode vocal, il est même possible de discuter avec lui à voix haute, comme avec un véritable assistant.

Cette image en IA d’un pénis démesuré de rat a été validée dans une étude scientifique

Une étude a été retirée précipitamment d'une revue scientifique deux jours après sa mise en ligne. En cause ? Une utilisation mal avisée de Midjourney par les auteurs. Toutes les images ont été générées par IA, avec des problèmes manifestes de légende et de transparence.

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