Pour la première visite officielle d'un président américain en Chine depuis 2017, Donald Trump arrive à Pékin avec une délégation de 17 patrons, dont Tim Cook (Tim Apple, dans le texte), Elon Musk et, à la toute dernière minute, Jensen Huang, l'iconique boss de Nvidia. La composition de l'équipe en dit long sur l'objectif de ce voyage.
Pour la première visite officielle d'un président américain en Chine depuis 2017, Donald Trump arrive à Pékin avec une délégation de 17 patrons, dont Tim Cook (Tim Apple, dans le texte), Elon Musk et, à la toute dernière minute, Jensen Huang, l'iconique boss de Nvidia. La composition de l'équipe en dit long sur l'objectif de ce voyage.
Selon une enquête de Wired publiée le 1er mai 2026, un réseau de groupes financés par la « dark money » américaine rémunérerait des influenceurs pour promouvoir l’IA made in USA tout en alimentant la peur de la Chine.
Selon une enquête de Wired publiée le 1er mai 2026, un réseau de groupes financés par la « dark money » américaine rémunérerait des influenceurs pour promouvoir l’IA made in USA tout en alimentant la peur de la Chine.
Après avoir fait trembler la Silicon Valley en janvier 2025, le laboratoire chinois DeepSeek publie DeepSeek-V4-Preview, une famille de deux modèles open weight capables de rivaliser avec les meilleurs modèles propriétaires américains pour une fraction de leur coût. DeepSeek relance la guerre technologique entre les États-Unis et la Chine à un moment où la Maison-Blanche dénonce les pratiques des laboratoires chinois.
Après avoir fait trembler la Silicon Valley en janvier 2025, le laboratoire chinois DeepSeek publie DeepSeek-V4-Preview, une famille de deux modèles open weight capables de rivaliser avec les meilleurs modèles propriétaires américains pour une fraction de leur coût. DeepSeek relance la guerre technologique entre les États-Unis et la Chine à un moment où la Maison-Blanche dénonce les pratiques des laboratoires chinois.
Dans un document officiel publié le 10 avril 2026, la Chine a détaillé son plan d'action pour faire de l'intelligence artificielle un pilier de son système éducatif, de l'école primaire aux formations professionnelles.
Dans un document officiel publié le 10 avril 2026, la Chine a détaillé son plan d'action pour faire de l'intelligence artificielle un pilier de son système éducatif, de l'école primaire aux formations professionnelles.
L’Université de communication de Chine a engagé une vaste réorganisation de son offre de formation, en supprimant 16 filières de premier cycle pour 2025-2026 et en lançant de nouveaux cursus liés à l’intelligence artificielle, a révélé un représentant de l’université début mars.
L’Université de communication de Chine a engagé une vaste réorganisation de son offre de formation, en supprimant 16 filières de premier cycle pour 2025-2026 et en lançant de nouveaux cursus liés à l’intelligence artificielle, a révélé un représentant de l’université début mars.
Le 19 mars 2026, le département américain de la Justice a inculpé trois personnes liées à Super Micro Computer, un fabricant californien de serveurs coté en bourse. Leur crime présumé : avoir orchestré un vaste réseau de contrebande de semi-conducteurs à destination de la Chine, principal rival technologique des États-Unis.
Le 19 mars 2026, le département américain de la Justice a inculpé trois personnes liées à Super Micro Computer, un fabricant californien de serveurs coté en bourse. Leur crime présumé : avoir orchestré un vaste réseau de contrebande de semi-conducteurs à destination de la Chine, principal rival technologique des États-Unis.
Dans une série de tweets publiés sur X le 23 février 2026, l'entreprise américaine Anthropic, conceptrice des modèles de langage Claude, accuse plusieurs sociétés chinoises d'attaques par distillation. Comprenez : avoir élaboré leurs modèles en se basant sur les résultats produits par les siens.
Dans une série de tweets publiés sur X le 23 février 2026, l'entreprise américaine Anthropic, conceptrice des modèles de langage Claude, accuse plusieurs sociétés chinoises d'attaques par distillation. Comprenez : avoir élaboré leurs modèles en se basant sur les résultats produits par les siens.
Dans une lettre envoyée le 17 février 2026, Netflix menace ByteDance de poursuites judiciaires immédiates contre son outil d’IA vidéo Seedance 2.0. La plateforme accuse le géant chinois d’avoir permis la reproduction massive et non autorisée de ses licences phares, de Stranger Things à Bridgerton, et lui donne trois jours pour se conformer à ses exigences.
Dans une lettre envoyée le 17 février 2026, Netflix menace ByteDance de poursuites judiciaires immédiates contre son outil d’IA vidéo Seedance 2.0. La plateforme accuse le géant chinois d’avoir permis la reproduction massive et non autorisée de ses licences phares, de Stranger Things à Bridgerton, et lui donne trois jours pour se conformer à ses exigences.
Le 15 février 2026, Alibaba a présenté Qwen 3.5, une nouvelle version de son grand modèle d’IA pensée pour « l’ère des agents ». Une annonce stratégique dans la course chinoise à l’IA.
Le 15 février 2026, Alibaba a présenté Qwen 3.5, une nouvelle version de son grand modèle d’IA pensée pour « l’ère des agents ». Une annonce stratégique dans la course chinoise à l’IA.
Début février 2026, le groupe chinois ByteDance a dévoilé Seedance 2.0, son nouveau modèle de génération vidéo par IA. Capable de produire image, son, voix et musique dans un même pipeline, l’outil impressionne autant par ses performances techniques que par sa stratégie de déploiement grand public.
Début février 2026, le groupe chinois ByteDance a dévoilé Seedance 2.0, son nouveau modèle de génération vidéo par IA. Capable de produire image, son, voix et musique dans un même pipeline, l’outil impressionne autant par ses performances techniques que par sa stratégie de déploiement grand public.
La Chine aurait autorisé la start-up d'IA chinoise DeepSeek a acquérir des puces H200 de Nvidia, selon un article de Reuters daté du 28 janvier 2026. En parallèle, ByteDance, Alibaba et Tencent auraient également reçu une autorisation similaire, pour plus de 400 000 GPU H200.
La Chine aurait autorisé la start-up d'IA chinoise DeepSeek a acquérir des puces H200 de Nvidia, selon un article de Reuters daté du 28 janvier 2026. En parallèle, ByteDance, Alibaba et Tencent auraient également reçu une autorisation similaire, pour plus de 400 000 GPU H200.
Le 27 décembre 2025, l’administration chinoise du cyberespace a publié une liste de règles encadrant davantage le comportement des assistants d’IA. Dans ce texte, une attention particulière est accordée aux personnes âgées ainsi qu’aux mineurs.
Le 27 décembre 2025, l’administration chinoise du cyberespace a publié une liste de règles encadrant davantage le comportement des assistants d’IA. Dans ce texte, une attention particulière est accordée aux personnes âgées ainsi qu’aux mineurs.
Coup de théâtre dans la guerre des semi-conducteurs : Donald Trump a donné le 8 décembre 2025 son feu vert à l’exportation des H200 de Nvidia vers la Chine. Une ouverture inattendue, qui pourrait bien rebattre les cartes pour les deux camps.
Coup de théâtre dans la guerre des semi-conducteurs : Donald Trump a donné le 8 décembre 2025 son feu vert à l’exportation des H200 de Nvidia vers la Chine. Une ouverture inattendue, qui pourrait bien rebattre les cartes pour les deux camps.
Dans une étude publiée le 13 novembre 2025, la société américaine Anthropic met en lumière ce qu’elle considère comme « la première campagne de cyberespionnage orchestrée par IA ». Dans cette opération, attribuée à un acteur chinois, les outils d’intelligence artificielle ne servent plus seulement d’appuis, mais jouent un rôle autonome dans différentes phases de l’attaque.
Dans une étude publiée le 13 novembre 2025, la société américaine Anthropic met en lumière ce qu’elle considère comme « la première campagne de cyberespionnage orchestrée par IA ». Dans cette opération, attribuée à un acteur chinois, les outils d’intelligence artificielle ne servent plus seulement d’appuis, mais jouent un rôle autonome dans différentes phases de l’attaque.
Pour sa série, M. Chen a eu recours à différents logiciels d'IA : ChatGPT (inaccessible en Chine sans VPN) pour le scénario, Midjourney pour les images fixes, KlingAI pour les transformer en vidéo et Suno pour la bande-son. Seuls le montage et le doublage ont été réalisés par des humains. L'IA "réduit considérablement le coût de production et accélère tout le processus", explique à l'AFP Odet Abadia, enseignante à l'école de cinéma Shanghai Vancouver, à Shanghai.
# création fonds et décors
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Pour sa série, M. Chen a eu recours à différents logiciels d'IA : ChatGPT (inaccessible en Chine sans VPN) pour le scénario, Midjourney pour les images fixes, KlingAI pour les transformer en vidéo et Suno pour la bande-son. Seuls le montage et le doublage ont été réalisés par des humains. L'IA "réduit considérablement le coût de production et accélère tout le processus", explique à l'AFP Odet Abadia, enseignante à l'école de cinéma Shanghai Vancouver, à Shanghai.
Reflection AI, start-up fondée par deux anciens de DeepMind, a levé 2 milliards de dollars le 9 octobre 2025. Soutenue par Nvidia et les principaux fonds américains, elle veut concurrencer DeepSeek, l’IA open source chinoise devenue incontournable, et faire de l’open source un atout stratégique pour l’industrie américaine.
Reflection AI, start-up fondée par deux anciens de DeepMind, a levé 2 milliards de dollars le 9 octobre 2025. Soutenue par Nvidia et les principaux fonds américains, elle veut concurrencer DeepSeek, l’IA open source chinoise devenue incontournable, et faire de l’open source un atout stratégique pour l’industrie américaine.
Les autorités chinoises ont annoncé cette semaine interdire aux géants comme ByteDance et Alibaba d’acheter certaines puces Nvidia. Selon elles, l'entreprise américaine aurait « violé la loi anti-monopole ». Une décision qui rappelle l’embargo américain contre Huawei.
Les autorités chinoises ont annoncé cette semaine interdire aux géants comme ByteDance et Alibaba d’acheter certaines puces Nvidia. Selon elles, l'entreprise américaine aurait « violé la loi anti-monopole ». Une décision qui rappelle l’embargo américain contre Huawei.
Désormais concurrencé par OpenAI et ses modèles open weight (gpt-oss), le géant chinois de l'intelligence artificielle vient de publier un nouveau modèle de langage : DeepSeek-V3.1. Il s'agit d'une évolution de DeepSeek-V3, son LLM phare, qui remplace aussi DeepSeek-R1.
Désormais concurrencé par OpenAI et ses modèles open weight (gpt-oss), le géant chinois de l'intelligence artificielle vient de publier un nouveau modèle de langage : DeepSeek-V3.1. Il s'agit d'une évolution de DeepSeek-V3, son LLM phare, qui remplace aussi DeepSeek-R1.
Les tensions commerciales entre Washington et Pékin sur la question cruciale des semi-conducteurs n'en finissent plus. Nvidia se retrouve cet été au cœur des soupçons : la Chine exige des « preuves de sécurité convaincantes » concernant ses puces H20, soupçonnées d’abriter des portes dérobées.
Les tensions commerciales entre Washington et Pékin sur la question cruciale des semi-conducteurs n'en finissent plus. Nvidia se retrouve cet été au cœur des soupçons : la Chine exige des « preuves de sécurité convaincantes » concernant ses puces H20, soupçonnées d’abriter des portes dérobées.
Alors que l’essor de l'IA générative bouscule les cadres juridiques, Donald Trump prend position : pas question de freiner l’innovation avec des considérations sur le droit d’auteur. Le président plaide au contraire pour un usage souple des contenus protégés, pour préserver l’avance technologique des États-Unis.
Alors que l’essor de l'IA générative bouscule les cadres juridiques, Donald Trump prend position : pas question de freiner l’innovation avec des considérations sur le droit d’auteur. Le président plaide au contraire pour un usage souple des contenus protégés, pour préserver l’avance technologique des États-Unis.
Depuis le retour de Donald Trump, l'action Nvidia a perdu 20 % de sa valeur (-35 % pendant la crise des tarifs douaniers). Jensen Huang, son patron, alerte le président américain : la Chine n'est pas en retard sur l'IA et une guerre commerciale ne fera que renforcer la concurrence.
Depuis le retour de Donald Trump, l'action Nvidia a perdu 20 % de sa valeur (-35 % pendant la crise des tarifs douaniers). Jensen Huang, son patron, alerte le président américain : la Chine n'est pas en retard sur l'IA et une guerre commerciale ne fera que renforcer la concurrence.
Phénomène du début d'année 2025 avec son modèle de réflexion R1, l'entreprise chinoise DeepSeek vient de publier DeepSeek-V3-0324. Ce nouveau LLM open source concurrence GPT-4o et GPT-4.5. Avec 685 milliards de paramètres, il pourrait s'imposer comme une nouvelle offensive de la Chine sur l'intelligence artificielle.
Phénomène du début d'année 2025 avec son modèle de réflexion R1, l'entreprise chinoise DeepSeek vient de publier DeepSeek-V3-0324. Ce nouveau LLM open source concurrence GPT-4o et GPT-4.5. Avec 685 milliards de paramètres, il pourrait s'imposer comme une nouvelle offensive de la Chine sur l'intelligence artificielle.
Nous voici dans le 67ième épisode de Quantum, le podcast de l’actualité quantique. Dans cet épisode, où je suis toujours en compagnie de Fanny Bouton d’OVHcloud, nous allons revenir sur le centenaire du quantique à l’Unesco, sur deux voyages de Fanny au Canada puis aux Émirats Arabes Unis, sur diverses annonces, dont celles de Quandela, […]
Nous voici dans le 67ième épisode de Quantum, le podcast de l’actualité quantique. Dans cet épisode, où je suis toujours en compagnie de Fanny Bouton d’OVHcloud, nous allons revenir sur le centenaire du quantique à l’Unesco, sur deux voyages de Fanny au Canada puis aux Émirats Arabes Unis, sur diverses annonces, dont celles de Quandela, […]
Au-delà des débats qu’il a pu susciter, les performances du modèle DeepSeek R1, doté de capacités de raisonnement avancées, ont surpris les experts. Alors qu’il a été présenté fin janvier, l’industrie automobile chinoise s’en est très vite emparée. Du fournisseur de technologies de mobilité ECARX aux constructeurs eux-mêmes à l’image de Geely ou BYD, il a été intégré pour des applications variées allant de l’assistance à la conduite à l’amélioration des interactions entre conducteurs et véhicule
Au-delà des débats qu’il a pu susciter, les performances du modèle DeepSeek R1, doté de capacités de raisonnement avancées, ont surpris les experts. Alors qu’il a été présenté fin janvier, l’industrie automobile chinoise s’en est très vite emparée. Du fournisseur de technologies de mobilité ECARX aux constructeurs eux-mêmes à l’image de Geely ou BYD, il a été intégré pour des applications variées allant de l’assistance à la conduite à l’amélioration des interactions entre conducteurs et véhicule.
Geely : une expérience de conduite connectée
Geely, acteur majeur de l’automobile chinoise avec des marques comme Smart, Volvo ou Zeerk, a été le premier à annoncer intégrer DeepSeek-R1 pour perfectionner Xingrui, le LLM au coeur de son système “Full-Domain AI for Smart Vehicles” présenté en janvier dernier au CES 2025.
Cette intégration permet d’améliorer la reconnaissance vocale, l’analyse des images et la gestion des données en temps réel. L’objectif est de fluidifier l’interaction entre les conducteurs et leurs véhicules, tout en optimisant la prise de décisions en temps réel, notamment pour les systèmes d’aide à la conduite.
BYD : l’IA au service de la conduite autonome
BYD(Build Your Dreams), l’un des leaders de l’automobile électrique, a intégré DeepSeek dans son système de conduite autonome de niveau 2 DiPilot (baptisé God’s Eye). Ce système repose sur une IA avancée qui permet une assistance au stationnement et une navigation autonome plus précises. L’objectif est d’améliorer la sécurité et de rendre les véhicules plus intelligents et autonomes, tout en réduisant la dépendance aux infrastructures cloud.
Great Wall Motors : des assistants virtuels améliorés
Great Wall Motors exploite DeepSeek pour entraîner son IA interne avec des données collectées, afin de développer des fonctionnalités proactives pour ses assistants embarqués. Cette approche, qui améliore l’interaction entre les conducteurs et leur véhicule, vise à rendre la conduite plus intuitive et à renforcer l’ergonomie des systèmes d’assistance.
SAIC : une expérience utilisateur plus riche
SAIC a misé sur DeepSeek pour améliorer l’expérience utilisateur de ses véhicules connectés. Son intégration de permet de répondre de manière plus précise et personnalisée aux besoins des conducteurs. Les assistants virtuels de SAIC sont désormais capables d’adapter leurs réponses et recommandations en fonction des habitudes de conduite et des préférences des utilisateurs.
Dongfeng : une conduite plus intuitive
Dongfeng a également adopté DeepSeek pour optimiser ses systèmes d’infodivertissement. Cette intégration permet d’offrir une expérience plus immersive et intuitive, avec une interaction vocale améliorée et des recommandations adaptées aux habitudes des conducteurs. L’objectif est de faciliter l’utilisation des fonctionnalités du véhicule et d’améliorer le confort de conduite.
ECARX : une IA embarquée indépendante du cloud
ECARX, fournisseur de technologies de mobilité, a choisi DeepSeek-R1 pour développer son application d’IA embarquée, ECARX AutoGPT. Cette solution permet d’exécuter des tâches complexes en local, sans dépendance aux ressources cloud. Parmi les bénéfices attendus, on retrouve une meilleure protection des données, une réduction de la latence et une diminution des coûts de transmission et de stockage.
D’autres constructeurs automobiles chinois ont l’intention eux aussi de mettre à jour leur assistant d’IA embarquée avec DeepSeek R1. Le modèle a par ailleurs été rapidement adopté dans d’autres secteurs, notamment par trois des principaux opérateurs de télécommunications : China Mobile, China Telecom et China Unicom.
Les États-Unis vivent-ils un moment Spoutnik avec le modèle de langage chinois DeepSeek, qui s'est montré redoutable dans l'IA ? Peut-être. En tout cas, la Chine a vécu un évènement semblable il y a dix ans. Un « moment AlphaGo ». Et cela pourrait expliquer en partie l'existence de DeepSeek.
Les États-Unis vivent-ils un moment Spoutnik avec le modèle de langage chinois DeepSeek, qui s'est montré redoutable dans l'IA ? Peut-être. En tout cas, la Chine a vécu un évènement semblable il y a dix ans. Un « moment AlphaGo ». Et cela pourrait expliquer en partie l'existence de DeepSeek.
Une formule est depuis peu régulièrement brandie pour décrire la stupeur provoquée par le modèle de langage DeepSeek : « le moment Spoutnik de l'IA ». Cette formule s'inspire d'un évènement clé de la guerre froide et suggère une course à l'intelligence artificielle qui se jouera entre la Chine et les USA.
Une formule est depuis peu régulièrement brandie pour décrire la stupeur provoquée par le modèle de langage DeepSeek : « le moment Spoutnik de l'IA ». Cette formule s'inspire d'un évènement clé de la guerre froide et suggère une course à l'intelligence artificielle qui se jouera entre la Chine et les USA.
Disponible au grand public depuis quelques jours, DeepSeek est déjà interdit en Italie. On ignore pourquoi il n'y est plus accessible, mais tout porte à croire que la CNIL italienne en soit à l'origine. En cause : la gestion des données personnelles de DeepSeek.
Disponible au grand public depuis quelques jours, DeepSeek est déjà interdit en Italie. On ignore pourquoi il n'y est plus accessible, mais tout porte à croire que la CNIL italienne en soit à l'origine. En cause : la gestion des données personnelles de DeepSeek.
Les ingénieurs d'OpenAI disent avoir trouvé des preuves que DeepSeek a utilisé la technique de la « distillation des connaissances » pour entraîner son modèle avec ChatGPT. Ses conditions d'utilisation interdisent cette pratique, qui aurait permis au groupe chinois de faire des économies en recopiant les années d'entraînement d'OpenAI.
Les ingénieurs d'OpenAI disent avoir trouvé des preuves que DeepSeek a utilisé la technique de la « distillation des connaissances » pour entraîner son modèle avec ChatGPT. Ses conditions d'utilisation interdisent cette pratique, qui aurait permis au groupe chinois de faire des économies en recopiant les années d'entraînement d'OpenAI.
Après avoir suscité l’attention en décembre dernier avec l’annonce de DeepSeek-V3, son modèle open source éponyme, la start-up chinoise DeepSeek est venue perturber le marché de Wall Street avec le lancement le 20 janvier dernier de DeepSeek-R1. Ce modèle doté de capacités de raisonnement avancées, lui aussi open source et dont le coût d’entraînement a également été drastiquement réduit, alimente désormais son agent conversationnel.
Nvidia a été sans conteste l’entreprise la plus impactée par l
Après avoir suscité l’attention en décembre dernier avec l’annonce de DeepSeek-V3, son modèle open source éponyme, la start-up chinoise DeepSeek est venue perturber le marché de Wall Street avec le lancement le 20 janvier dernier de DeepSeek-R1. Ce modèle doté de capacités de raisonnement avancées, lui aussi open source et dont le coût d’entraînement a également été drastiquement réduit, alimente désormais son agent conversationnel.
Nvidia a été sans conteste l’entreprise la plus impactée par l’arrivée de DeepSeek-R1. Alors que boostée par une demande accrue pour ses GPUs dédiés aux data centers, elle avait détrôné une nouvelle fois Apple en novembre dernier, redevenant l’entreprise la plus cotée en bourse, son action enregistrait hier soir une chute de 16, 86 %, la plus forte baisse depuis 2020. La société, qui a perdu plus de 580 milliards de capitalisation boursière en une seule journée, se retrouve ainsi rétrogradée à la 3ème place du marché, derrière Apple et Microsoft.
DeepSeek, la start-up chinoise qui défie les géants Américains
Alors que la guerre technologique autour de l’IA entre les Etats-Unis et la Chine continue de s’intensifier et que les acteurs de l’IA américains sont prêts à investir des sommes colossales, DeepSeek démontre une fois de plus qu’il est possible de développer à moindre coût des LLMs capables de rivaliser avec les meilleurs modèles américains aux nombres de paramètres impressionnants.
Créée en mai 2023 à Hangzhou, la start-up, dirigée par Liang Wenfeng, est une filiale du fonds spéculatif High-Flyer. Son ambition est la même que celle affichée par OpenAI : développer une IA au service de l’humanité et atteindre l’IAG, des systèmes d’IA qui dépassent les capacités cognitives des êtres humains dans de nombreux domaines.
Tout juste un an plus tard, l’entreprise lançait DeepSeek-V2, un modèle de langage performant proposé à un coût compétitif, déclenchant une guerre des prix sur le marché chinois de l’IA et amenant ses principaux concurrents notamment Zhipu AI, ByteDance, Alibaba, Baidu, Tencent à revoir leurs prix à la baisse.
DeepSeek, son IA conversationnelle, se présente comme une alternative sérieuse aux chatbots occidentaux, surpassant ChatGPT en nombre de téléchargements tant en Chine qu’aux États-Unis. Le chatbot est également disponible sur le site de la start-up.
DeepSeek-R1
DeepSeek-R1-Zero et DeepSeek-R1 sont deux modèles de raisonnement de première génération. DeepSeek-R1-Zero, entraîné par apprentissage par renforcement (RL) sans réglage fin supervisé (SFT), a montré de solides performances. Cependant, il présente des défis tels que la répétition sans fin et la mauvaise lisibilité. Pour résoudre ces problèmes, DeepSeek-R1 intègre des données de démarrage à froid avant l’application du RL, atteignant des performances comparables à celles d’OpenAI-o1 dans les tâches mathématiques, de code et de raisonnement.
Pour soutenir la communauté des chercheurs, la start-up a mis DeepSeek-R1-Zero, DeepSeek-R1 et six modèles denses distillés à partir de DeepSeek-R1 basés sur Llama et Qwen en open source. DeepSeek-R1-Distill-Qwen-32B et DeepSeek-R1-Distill-LLama 70B surpassent OpenAI-o1-mini dans divers benchmarks.
Selon la start-up, DeepSeek-R1 aurait été entraîné comme son prédécesseur avec des GPU H 800 que les USA autorisaient NVIDIA à lui vendre jusqu’à l’an passé, une affirmation qui laisse perplexes certains acteurs de l’IA américains qui pensent qu’elle aurait eu accès aux GPU Hopper H100 malgré les restrictions.
Quoiqu’il en soit, ses performances ont surpris les experts. Alexandr Wang, PDG de l’entreprise américaine Scale AI, a déclaré à la CNBC : “Ce que nous avons constaté, c’est que DeepSeek (…) est soit le meilleur, soit au niveau des meilleurs modèles américains”.
Marc Andreessen, qui a investi dans de nombreuses entreprises technologiques à succès, notamment Facebook, Twitter, LinkedIn et GitHub, a, quant à lui, qualifié DeepSeek-R1 de “l’une des percées les plus impressionnantes qu’il ait jamais vues et, en tant que source ouverte, un cadeau profond pour le monde”.
La course à l’IA entre les deux géants que sont les Etats-Unis et la Chine est plus que jamais ouverte…
Aussi performant que le modèle OpenAI-o1 selon les premiers tests, DeekSeek-R1 a pour particularité de coûter 27 fois moins par requête, avec des coûts d'entrainement nettement inférieurs à ceux des grands groupes américains. DeepSeek ne compromet pas seulement la stratégie du créateur de ChatGPT, mais aussi celle des États-Unis.
Aussi performant que le modèle OpenAI-o1 selon les premiers tests, DeekSeek-R1 a pour particularité de coûter 27 fois moins par requête, avec des coûts d'entrainement nettement inférieurs à ceux des grands groupes américains. DeepSeek ne compromet pas seulement la stratégie du créateur de ChatGPT, mais aussi celle des États-Unis.
Numéro 1 des téléchargements sur l'App Store américain, DeepSeek est la première intelligence artificielle générative qui a réussi à détrôner ChatGPT. Derrière elle se cache un modèle open source développé par une entreprise chinoise, qui semble avoir réussi à faire aussi bien qu'OpenAI ou Google, avec beaucoup moins d'argent.
Numéro 1 des téléchargements sur l'App Store américain, DeepSeek est la première intelligence artificielle générative qui a réussi à détrôner ChatGPT. Derrière elle se cache un modèle open source développé par une entreprise chinoise, qui semble avoir réussi à faire aussi bien qu'OpenAI ou Google, avec beaucoup moins d'argent.
On le présente comme le ChatGPT chinois. Son modèle le plus récent lui permettrait de tenir en respect la fine fleur des systèmes d'IA générative. Mais DeepSeek a d'autres limites : on ne peut pas aller trop loin dans les questions sensibles autour de la Chine.
On le présente comme le ChatGPT chinois. Son modèle le plus récent lui permettrait de tenir en respect la fine fleur des systèmes d'IA générative. Mais DeepSeek a d'autres limites : on ne peut pas aller trop loin dans les questions sensibles autour de la Chine.