Tramway arrêté, musées fermés, magasins barricadés : ce qui est prévu à Strasbourg pour la manifestation du 24 octobre





© A Strasbourg, l’œuvre Notre-Dame fête ses 800 bougies avec une exposition


© Quartier Gare-Laiterie : « Sécurité et mixité » au cœur des enjeux de la place Hans-Arp


© « Je veux la sortir du placard ! » : cette urbaniste du CNRS rêve d'un « musée » pour la chimiste Marguerite Perey

Vous avez raison, je ne suis pas là par l’effet du hasard. La culture fait partie de ma vie depuis mes plus jeunes années. J’ai eu la chance d’avoir une mère artiste et passionnée de culture. Elle m’a emmené pour la première fois dans les musées à l’âge de trois ans. Un peu plus tard, j’ai pu découvrir avec elle les ballets russes au théâtre du Châtelet. Elle a réussi à désacraliser tout ça très vite pour que je ne ressente aucune limite à ce que je voyais. En même temps, elle-même peignait et sculptait. Dès tout petit, j’ai baigné dans cet univers créatif, très vite elle m’a acheté des toiles et des pinceaux pour que je puisse peindre à ses côtés. J’ai rapidement adoré ça. La culture a toujours habité mon quotidien et, depuis très longtemps, je ne peux pas me rendre dans une ville sans aller dans un musée ou à l’opéra, s’il y en a un… Enfin, élu en 2020, j’ai candidaté pour occuper certains postes réservés à l’opposition et je me suis retrouvé administrateur de la HEAR, de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg et de l’Opéra du Rhin, par exemple. Avec Catherine Trautmann, nous nous étions promis de ne pas reproduire les erreurs des autres et donc de ne pas parler de poste avant le soir du second tour. On s’est dit gagnons d’abord et on verra bien ensuite pour l’attribution des responsabilités. Deux jours après la victoire, Catherine m’a spontanément dit qu’elle me voyait bien à la Culture. Je lui ai dit tout de suite que j’étais d’accord. Tout cela n’a pas pris trente secondes…
©Tobias Canales
En ce qui nous concerne, nous ne voulons pas faire de la culture une variable d’ajustement. Aujourd’hui, le budget de la culture à Strasbourg, c’est un peu moins de 100 millions d’euros, dont 45 millions de subventions à des acteurs du territoire, ce qui est énorme. En outre, ce sont 900 agents qui, au sein de la collectivité, travaillent dans ce domaine. Strasbourg reste aujourd’hui, par dépense par habitant, la première des grandes villes de France, hors Paris bien sûr, en termes d’engagement sur la culture. Cet engagement, on souhaite le pérenniser et même le renforcer. Ce sont des choix budgétaires qui seront faits quand on aura enregistré les résultats de l’audit financier actuellement en cours de réalisation. Nous n’ignorons rien des difficultés rencontrées dans beaucoup de secteurs culturels, notamment ce point important qu’est la diminution constante de la marge artistique quand, à côté, il faut subir toutes les hausses de la vie courante. Il y a là un grand sujet sur la précarité culturelle, la précarité des artistes. Enfin, il y a aussi une insuffisance flagrante en matière de lieux de création et de diffusion, que ce soit dans le théâtre, les arts graphiques, la musique… Donc, on voit bien que tenir notre rang et rester présent ne suffit plus. Alors, on va lever beaucoup plus de fonds européens et, comme nous l’avons promis durant la campagne, nous allons créer un vrai service municipal du mécénat qui va aider les acteurs culturels à se rapprocher des mécènes. Nous collecterons les fonds venant du privé et les redistribuerons aux acteurs culturels. C’est innovant, de mémoire je n’ai pas le souvenir qu’on ait déjà initié ça à Strasbourg, en dehors bien sûr du mécénat sur les grands projets.
D’abord, en accord avec la direction de l’Opéra et celle du Ballet, on a repoussé d’un an le calendrier qui avait été annoncé car, vraiment, il nous fallait le temps de bien évaluer l’ensemble du dossier tel qu’il avait été appréhendé par l’ancienne équipe municipale. En fait, cette équipe s’était contentée de faire réaliser des études préalables et de poser l’hypothèse de l’utilisation du palais des Fêtes pendant les travaux. On a donc repoussé d’un an le départ de l’Opéra de son bâtiment pour ne pas fragiliser sa programmation. Nous avons voulu sécuriser l’institution. Au jour où nous parlons, quatre équipes d’architectes et de programmateurs travaillent sur ce projet. Je vous épargne les détails de procédure, mais leurs projets finaux complets seront remis en mars 2027. Nous choisirons au mois de juin suivant, avec un critère déterminant : celui de la jauge de la nouvelle salle, de façon à pouvoir conserver la belle dynamique de succès public de l’Opéra du Rhin et l’excellence de cette extraordinaire maison. Cela étant dit, ce report d’un an nous donne aussi quelques mois pour voir si l’on trouve un autre endroit que le Palais des Fêtes comme lieu de repli. Avec les services, nous étudions toutes les alternatives possibles. Tout est ouvert et j’estime que l’on s’est ainsi donné tous les moyens d’oeuvrer dans l’intérêt de l’institution…
Certainement pas. Et je ne reviendrai même pas sur toutes ces opportunités ratées ces dernières années, de la Fondation Gandur, prête à s’installer à Strasbourg, à la Maison européenne du dessin de presse avec le fonds Wolinski, sans parler de quelques legs qui nous étaient destinés. Au contraire de ce qui s’est alors passé, on a su être réactifs pour rafler le marché international du film documentaire à Marseille. Nous avons récupéré un événement qui réunit 2 000 professionnels venus de 60 pays et ainsi prouvé que quand on veut on peut ! Et puisque vous évoquez les grands projets, j’en profite pour vous annoncer que nous travaillons déjà activement sur celui d’une grande exposition artistique de portée internationale. Nous avons inscrit au prochain contrat triennal un budget permettant d’organiser, en 2029, une exposition de rang mondial. Strasbourg retrouve donc l’ambition culturelle qu’elle mérite… ←
©Tobias Canales


© La Société des amis des arts et musées de Strasbourg organise une vente aux enchères caritative en soutien aux jeunes artistes





© Anna Sommer et l’art du découpage pas sage au musée Tomi-Ungerer à Strasbourg
Envie d’une escapade culturelle à Strasbourg cet été ? Le Château Vodou reste ouvert tous les jours de 14h à 18h, jours fériés compris. Installé dans un ancien château d’eau de 1878, à dix minutes à pied de la gare, ce musée privé abrite la plus grande collection d’objets vodou au monde. Le temps d’une […]
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© Une grève dans les musées perturbe les Journées du patrimoine


© Le peintre français Simon Hantaï exposé au musée Burda à Baden-Baden : le parti pris des plis


© Les Musées de Strasbourg dévoilent leur nouvelle saison
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© Du Minitel au cloud Rainbow : une histoire technologique régionale

À Strasbourg, comme dans beaucoup d’autres villes, l’accès à la culture est devenu un enjeu majeur. Je me souviens d’une discussion passionnée dans un café, où un groupe de passionnés partageait son désir ardent de rendre l’art, la musique, et la littérature accessibles à tous, sans distinction. Ce désir ardent est palpable, surtout quand on constate à quel point certaines populations, souvent marginalisées, se heurtent à des barrières évitables. C’est ici que des acteurs locaux, divers et engagés, apportent leur pierre à l’édifice culturel, chacun avec ses motivations et son histoire unique.
Ce mouvement citoyen, basé sur la solidarité et l’inclusion, fait exploser les stéréotypes et nous rappelle que la culture n’est pas un bien de luxe, mais un droit fondamental. J’ai rencontré l’un de ces groupes le mois dernier, et leur élan m’a donné envie de partager leur histoire.
Strasbourg est une ville riche en histoires, en témoignages vibrants de son passé et en innovations culturelles. On y trouve des institutions comme le Palais de la Musique et des Congrès, le Musée Alsacien, et bien d’autres qui ponctuent le paysage culturel. Le Festival Européen de la Photographie est, par exemple, une belle occasion de célébrer l’art sous toutes ses formes.
Cependant, derrière cette façade artistique, se cachent des défis d’accès non négligeables. Les habitants des quartiers défavorisés, par exemple, souffrent souvent d’un manque d’information, de moyens financiers, ou tout simplement d’un accès limité aux événements culturels. Je ne peux m’empêcher de penser à ces enfants qui, au lieu de découvrir la magie d’un concert, restent à l’écart, leurs rêves d’artistes s’éteignant lentement.
Cette réalité, bien que difficile, constitue un terreau fertile pour l’engagement de nombreux Strasbourgeois. C’est un appel à la mobilisation, pour faire de la culture un bien commun. Les efforts pour favoriser l’accès à la culture se multiplient, mais il reste encore beaucoup à faire.

Le groupe que j’ai rencontré est composé de personnes aux horizons variés. Il y a Clara, une ancienne professeure d’art dramatique, qui a décidé de se battre pour donner une voix à ceux qu’on oublie souvent. Son flair pour le théâtre est contagieux et elle en parle avec une passion qui illumine la pièce. À ses côtés, Alex, bénévole dans plusieurs associations culturelles, raconte qu’il a eu une révélation en voyant un enfant s’émerveiller devant une œuvre d’art.
Chacun d’eux a une histoire, une motivation profonde. Émilie, par exemple, se souvient des séances de cinéma gratuites de son enfance, un moment où elle aurait aimé partager ses expériences avec d’autres. Ces souvenirs sont des parcelles du puzzle qui expliquent leur engagement. Les témoignages résonnent avec une authenticité saisissante, un mélange de fierté et de vulnérabilité. M’asseoir à leur table pour écouter leurs récits, c’était comme être dans une bulle de sincérité.
Ces mots me hantent, car ils résument bien les aspirations de ce groupe. Ils ne cherchent pas seulement à apporter de l’art, mais à tisser des liens, à créer des passerelles entre les gens. Chaque engagement individuel contribue à une vision collective, celle d’une culture vivante et accessible.
Le dynamisme de ce groupe se manifeste à travers des initiatives diverses. Ils organisent des ateliers d’écriture, des spectacles de rue gratuits, et même des visites de musées ouvertes à tous, quel que soit le budget. Une des activités qui m’a particulièrement touché est celle qui invite des artistes locaux à partager leur savoir-faire à des jeunes en difficulté. En témoignant de leurs expériences, ces artistes offrent un reflet de ce qu’est la réussite, mais aussi de la persévérance.
Les retours des bénéficiaires sont élogieux. Un jeune homme, que j’ai croisé lors d’un spectacle, m’a dit : “C’était comme une bouffée d’air, une évasion.” Des mots simples, mais chargés de sens, qui révèlent l’impact de ces initiatives sur leur quotidien. J’ai moi-même ressenti l’énergie bouillonnante dans l’air, agitée par la musique et les rires, et je me suis demandé combien d’autres moments comme ceux-là se profilent à l’horizon.
L’écho de ces initiatives se propage dans la ville, nourrissant un espoir collectif d’un avenir où l’accès à la culture ne sera plus une question de classe sociale. En participant à ces événements, les Strasbourgeois se réunissent, dépassant les différences et établissant des connexions autour de l’art.
Ce mouvement ne s’étend pas qu’à ce groupe, c’est un véritable travail d’équipe qui implique d’autres acteurs. Des collaborations avec des sociétés locales, des organisations à but non lucratif et même des écoles ont vu le jour. Une chose que j’ai trouvée inspirante est la manière dont chacun apporte son expertise, créant ainsi une synergie nouvelle, presque magique. J’ai vu des partenaires émerger, chacun partie prenante dans cette aventure culturelle. Il est évident qu’ensemble, ils peuvent réaliser bien plus que chacun d’eux seul.
Les témoignages de ces partenaires ajoutent une couche enrichissante. Un directeur d’école m’a confié qu’il constate une réelle amélioration dans l’engagement des élèves depuis le lancement de ces initiatives. Pour lui, “l’accès à la culture, c’est l’accès à un monde meilleur.” Je ne peux qu’acquiescer, car cette vision partagée par plusieurs facettes de la société strasbourgeoise est porteuse d’espoir. Ces collaborations mettent en évidence des bénéfices croisés, permettant à tous d’enrichir leur horizon culturel.
Ces alliances transversales sont cruciales pour optimiser l’impact des actions menées. Ensemble, ils tracent un avenir culturel plus équitable, prête à répondre aux attentes d’un public de plus en plus diversifié.

Mais tout n’est pas rose. Cela dit, les défis ne manquent pas. Le financement est souvent un casse-tête – comment attirer des dons, des subventions ? La bureaucratie, ce mur parfois infranchissable, fait aussi partie du paysage. J’ai entendu des histoires de projets qui n’ont jamais vu le jour à cause de lenteurs administratives. C’est frustrant, presque accablant, ce sentiment de tournis face à ce dédale. Leurs mots, empreints d’inquiétude, me rappellent que bâtir un pont vers l’avenir culturel n’est jamais sans embûches.
Mais, contre toute attente, des solutions émergent. Le groupe a su développer des stratégies innovantes : campagnes de financement participatif, partenariats avec des entreprises locales qui soutiennent leurs efforts. Ces idées, bien que parfois fantasques, deviennent des solutions concrètes. Ce qui brille encore plus, c’est leur capacité à transformer chaque obstacle en opportunité d’apprendre et de grandir. Ils encouragent chacun à considérer non seulement les difficultés, mais aussi les voies potentielles pour avancer.
Ces chiffres, éloquents, posent question – que devrions-nous faire collectivement pour changer cette tendance ? Chaque voix compte, chaque effort compte. La prise de conscience de ces défis peut catalyser un mouvement collectif vers un changement significatif.
En observant ces efforts, je me projette dans un futur radieux où l’accès à la culture à Strasbourg ne sera plus un privilège. Le paysage pourrait évoluer si nous persistons dans cette voie. Les initiatives en cours, qui connaissent déjà un certain succès, pourraient s’épanouir et toucher encore plus de monde. Cette vision commune semble presque tangible. Mais, alors que les temps changent, peut-on espérer que la mobilisation citoyenne continue de croître ?
Il est essentiel de s’attaquer aux racines des disparités culturelles. Les membres de ce groupe partagent de grands souhaits – élargir le répertoire d’activités proposées, inclure davantage de familles, pouvoir toucher les zones les plus isolées de la ville. Entre rêves, doutes et espoirs, la route s’annonce semée d’embûches, mais le chemin est déjà tracé. Réfléchir à des solutions concrètes est primordial pour garantir un accès à la culture pérenne.
Ces objectifs ne semblent plus hors de portée, mais nécessitent un investissement collectif et une volonté indéfectible de faire avancer la cause. Si chacun y met du sien, nous pouvons rêver d’un avenir où la culture appartient réellement à tout le monde.
L’accès à la culture est une question qui touche à notre humanité même. À Strasbourg, les citoyens engagés, avec passion et détermination, se battent pour démolir les murs qui isolent les uns des autres. Ils apportent un souffle nouveau à cette nécessité culturelle, et leur démarche nous rappelle que chacun de nous peut faire une différence.
Je vous invite, chers lecteurs, à tendre la main. Rejoignez ces efforts, participez aux événements, apportez votre soutien, peu importe la forme qu’il prend. Chaque petite action compte dans cette danse collective pour un avenir plus équitable. Une citation résonne particulièrement : « La culture devrait être la clé d’un dialogue commun. » – Émilie. N’attendons pas que la clé soit trouvée, agissons dès maintenant.
Si vous souhaitez vous impliquer, il existe diverses façons de soutenir ce groupe d’engagés. Que ce soit en participant aux événements, en offrant vos compétences, ou simplement en encourageant votre entourage à se joindre à cette belle aventure, chaque action est précieuse. Pour connaître les événements à venir, rendez-vous sur leur page Facebook et rejoignez la communauté qui se bat pour un accès à la culture pour tous. Ensemble, bâtissons un avenir culturel plus inclusif !
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