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Orbitiny, un bureau Linux portable qui se lance comme une appli et qui n’a rien demandé à personne

Orbitiny est un bureau Linux portable qui se lance comme une appli et qui ne joue pas dans la même catégorie.

Un bureau qui tourne au-dessus d’un autre, et ce n’est pas une blague

Dans l’écosystème des environnements de bureau Linux, on connaît les approches classiques, un gestionnaire de fenêtres, un compositeur, un panel, un menu, des services de session. Orbitiny arrive avec une idée qui semble contre nature, un bureau complet qui se lance comme une simple application, au-dessus de votre environnement actuel, sans remplacer quoi que ce soit, sans ouvrir une nouvelle session, sans toucher à votre configuration.

On clique, et un deuxième bureau apparaît, avec son propre panel, son propre menu, son propre gestionnaire de fichiers, comme une couche graphique autonome qui s’empile sur la première. C’est inhabituel, mais ça fonctionne.

Comment ça marche réellement, sous le capot

Orbitiny n’utilise pas KWin, Mutter ou Openbox. Il embarque son propre mini gestionnaire de fenêtres, écrit en Qt et C++, qui ne prend pas le contrôle de la session. Le système hôte continue de gérer les vraies fenêtres, les notifications, les entrées clavier et souris. Orbitiny ne gère que ce qu’il crée lui-même.

Techniquement, Orbitiny est une application Qt géante, un conteneur qui simule un bureau, un panel, un menu, un gestionnaire de fichiers et des services internes. Cela lui permet de tourner au-dessus de KDE, GNOME, Xfce ou n’importe quoi d’autre, sans conflit de compositeur, sans guerre de raccourcis clavier, sans écraser les paramètres de session.

C’est cette encapsulation qui rend possible le mode portable et l’exécution parallèle.

Qu’est-ce que ça apporte que les autres bureaux n’apportent pas

Orbitiny ne cherche pas à remplacer KDE ou GNOME. Il propose autre chose, un bureau autonome, portable, encapsulé, qui peut être lancé n’importe où, sans installation, sans dépendances lourdes, sans interaction profonde avec le système.

Ce que cela change concrètement :

  1. un bureau que l’on transporte réellement sur une clé USB, avec ses réglages et ses plugins
  2. un environnement isolé pour tester des applications sans polluer son bureau principal
  3. un espace de travail temporaire pour les techniciens, les formateurs, les utilisateurs nomades
  4. une solution pour les distributions live qui veulent proposer un bureau complet sans l’intégrer au système
  5. une manière de contourner les limitations d’un bureau hôte sans le modifier

Orbitiny n’est pas un remplaçant, c’est un bureau parallèle, un bac-à-sable/sandbox graphique.

Des fonctionnalités déjà bien avancées

Le gestionnaire de fichiers maison, Qutiny, propose des fonctions rarement vues ailleurs, fusion de fichiers texte par glisser déposer, fusion d’images verticalement, recherche par nom et par contenu, double panneau, gestion des opérations avec emblèmes visuels. Ce sont des fonctions immédiatement utiles, sans installer d’outils externes.

Le bureau gère les gestes souris, jusqu’à douze par bouton, gauche ou droit. On peut dessiner un cercle pour ouvrir un terminal, une ligne pour lancer un navigateur, un zigzag pour fermer une fenêtre interne. C’est rapide, efficace, et entièrement configurable.

Chaque écran physique peut avoir son propre fond d’écran, ses propres raccourcis, ses propres applets. Chaque bureau virtuel peut également avoir sa propre configuration. Cela permet de créer des espaces de travail réellement indépendants.

Orbitiny détecte automatiquement WINE et DOSBox. On peut lancer un .exe Windows ou un programme DOS directement depuis le bureau ou le gestionnaire de fichiers, sans créer de fichier .desktop ou de configuration manuelle.

Le mode portable, la vraie différence

L’archive fait environ 185 Mo. On la décompresse sur une clé USB, on lance start-orbitiny, et tout fonctionne immédiatement. Tous les réglages sont stockés dans le dossier d’extraction. On peut donc transporter son bureau complet, ses préférences, ses plugins, et les retrouver sur n’importe quelle machine Linux.

Pour les techniciens, c’est un bureau de secours.
Pour les utilisateurs avancés, c’est un environnement jetable.
Pour les curieux, c’est un terrain d’expérimentation sans risque.
Pour les distributions live, c’est un bureau plug and play.

Informations concrètes

Orbitiny est sous licence GPLv3. Le code source et les binaires sont disponibles sur SourceForge. Le projet est développé par Sasko Usinov. Les premières versions datent de 2023, la version actuelle est la 0.3.0.

Orbitiny utilise Qt 5 et Qt 6 selon les modules, du C++ moderne, et une architecture modulaire composée de 48 composants isolés. Si un composant plante, le reste du bureau continue de fonctionner. C’est un choix technique rare dans les environnements de bureau.

Le développement est actif, et les prochaines étapes annoncées concernent l’amélioration du système de plugins, un thème sombre complet et la stabilisation du mode portable.

Premières impressions, un projet jeune mais déjà solide

Orbitiny tourne vite, tourne bien, tourne même très bien pour un bureau qui s’empile sur un autre. Le gestionnaire de fichiers accède directement au système hôte, le panneau de configuration est déjà complet, l’ensemble est fluide et cohérent.

On est loin du prototype bricolé un dimanche soir. Orbitiny ressemble à un projet avec une vision claire, et surtout avec une approche technique différente de ce que l’on voit habituellement.

Un concept étrange mais une idée qui mérite d’exister

Orbitiny ne remplacera pas KDE ou GNOME, mais ce n’est pas son but. Il propose une approche différente, un bureau autonome, portable, encapsulé, qui peut cohabiter avec n’importe quel environnement existant. Rien que pour ça, il mérite d’être essayé.

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Conférence OW2con'26 : l'open source et les modèles ouverts, moteurs de la souveraineté européenne

Plus que quatre semaines avant la conférence annuelle de la communauté open source OW2, les 2 et 3 juin 2026, à Paris-Châtillon !

Affiche OW2con 2026

Pour cette édition, l’association met l’accent sur la souveraineté numérique européenne. Dans un contexte où l’Union européenne renforce son autonomie en matière de technologies, de ressources et de services numériques sécurisés, l’open source et les modèles ouverts apparaissent comme des leviers essentiels de l’indépendance technologique. À travers une trentaine de conférences de haut niveau, OW2con explorera le rôle stratégique de ces approches dans la construction d’un écosystème numérique souverain.

Les temps forts de la conférence incluent :

  • 5 intervenants « keynotes » de renommée internationale : Valerie Aurora, co-fondatrice de l’internet resiliency club d’Amsterdam ; Emiel Brok, Sovereignty Ambassador, SUSE / DOSBA ; Martin Häuer, Board, Open Source Imaging Initiative ; Matthias Kirschner, Président, FSFE ; Jean-Louis Le Roux, Senior Vice Président, Orange Intl. Networks Infrastructures and Services (OINIS)
  • 1 pays invité : l'Allemagne
  • 4 ateliers parallèles « Breakout Sessions » autour des thémes : Governance open source avec l'OSPO Alliance ; Cyber Resilience Act (CRA) avec le CNLL et inno³ ; Zapp Accelerator Meetup avec la communauté NGI ; Open source dans l'Education, science et recherche avec la Fondation Apereo.
  • Un débat de cloture autour du thème : « De la souveraineté numérique à l’indépendance technique », animé par Emiel Brok.

L’ensemble de la conférence a lieu en anglais. L’agenda inclut divers moments d’échange, et réseautage lors des pauses, de la cérémonie des « OW2 best project awards », et d’un cocktail en fin de première journée.

Grâce au soutien des sponsors, l’accès à la conférence est gratuit, mais l’inscription est obligatoire. Si vous deviez annuler votre présence merci de nous prévenir.

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Code Lutin x Rétribution Copie Publique 2026

Tous les ans depuis 2011, Code Lutin apporte un soutien financier à des initiatives promouvant les valeurs du Libre. Longtemps appelé « Mécénat Code Lutin », nous avons décidé de nous allier à l’initiative Copie Publique afin de changer le monde ensemble.

Parmi les bénéficiaires des années précédentes, nous pouvons citer Panoramax, Lemmy, HackInScience, PeerTube, YunoHost, Interhop… et tellement d’autres ! Vous trouverez la liste complète sur le site de copie publique.

Comment ça se passe chez Code Lutin ?

Cette année encore, nous avons décidé d’ouvrir les candidatures au public. Si vous avez un projet ou une organisation dont l’objet correspond aux thèmes listés ci-dessous, n’hésitez pas à postuler.

  • développer un logiciel ou une bibliothèque libre ou open-source ou travail de conception d’interface, traduction, documentation… ;
  • initiative en faveur du développement et de l’adoption de standards ouverts ;
  • initiative visant à lutter contre les brevets logiciels ou la surveillance de masse ;
  • initiative visant le développement d’un Internet neutre, indépendant et décentralisé ;
  • initiative visant à proposer des alternatives aux GAFAM ;
  • production de contenus multimédias distribués sous licences libres, reversés dans les communs ;
  • et, d’une façon générale, toute initiative visant à promouvoir la production, la culture Libre.

Et fidèle à nos valeurs, nous fonctionnons démocratiquement en désignant les bénéficiaires par un vote selon le principe « 1 Personne = 1 Voix » auquel tous les salariés peuvent participer.

Dites m’en plus !
Pour postuler, c’est simple et rapide. Il vous suffit de remplir le formulaire disponible au lien suivant https://framaforms.org/appel-a-projets-copie-publique-2026-de-code-lutin-1772533371

Vous avez jusqu’au 17 mai prochain minuit pour postuler ! N’hésitez plus.

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Mercator — Cartographie de SI Open Source

Si vous êtes RSSI, DSI ou architecte dans une entité concernée par NIS2, vous avez probablement reçu en 2024 ou 2025 une lettre de votre autorité de supervision vous rappelant poliment — mais fermement — que la cartographie de votre système d'information est désormais une obligation réglementaire. Pas une bonne pratique. Pas une recommandation. Une obligation.

NIS2 (transposée en droit national dans les pays membres de l'UE) impose aux entités essentielles et importantes de mettre en place des mesures de gestion du risque cyber, parmi lesquelles figure explicitement la connaissance et la documentation de son système d'information. L'ANSSI en France, le CSIRT Luxembourg, le BSI en Allemagne — tous y font référence. Sans cartographie, pas de gestion du risque sérieuse, pas d'analyse d'impact, pas de plan de continuité fiable.

C'est précisément le problème que Mercator tente de résoudre depuis plusieurs années, et le projet continue d'évoluer.

Qu'est-ce que Mercator ?

Mercator est un outil Open Source de cartographie du système d'information, sous licence GPL, développé en Laravel/PHP. Il est aligné sur le guide de cartographie de l'ANSSI et couvre sept vues complémentaires du SI : écosystème (fournisseurs, sous-traitants), processus métiers, applications, administration (annuaires, comptes à privilèges), infrastructure logique (réseaux, VLANs, flux), infrastructure physique (serveurs, baies, salles), et registre des traitements RGPD.

Le principe central est la navigation par dépendances : depuis n'importe quel objet de la cartographie, on peut remonter ou descendre la chaîne — d'un processus métier jusqu'aux équipements physiques qui le supportent, en passant par les applications et les réseaux intermédiaires. C'est ce qui transforme un inventaire statique en un outil opérationnel pour l'analyse d'impact, la détection de SPOF, la planification de la continuité d'activité.

Mercator calcule également un score de maturité de la cartographie (complétude et qualité des données), par domaine : gouvernance, protection, défense, résilience — directement exploitable pour les audits NIS2, ISO 27001 ou HDS.

Pourquoi cartographier son SI ?

La question peut sembler rhétorique sur LinuxFr, mais elle revient régulièrement en pratique : on sait à peu près ce qu'on a, on a un CMDB approximatif, ça suffira non ?

Non. Voici ce qu'une cartographie bien tenue permet concrètement :

  • Identifier les SPOF avant l'incident, pas pendant
  • Évaluer l'impact d'une panne ou d'un changement sur les processus métiers, y compris les dépendances croisées
  • Répondre aux auditeurs avec des données structurées et non avec un classeur Excel maintenu à la main par une personne qui a changé de poste il y a dix-huit mois
  • Qualifier les actifs critiques pour orienter les investissements en sécurité
  • Documenter les flux de données pour la conformité RGPD
  • Planifier les migrations en connaissant l'ensemble des dépendances applicatives

En résumé : vous ne pouvez pas protéger ce que vous ne connaissez pas. C'est trivial à énoncer, c'est encore courant comme situation en pratique.

Ce que Mercator n'est pas

Point important, car le marché des outils de cartographie et de GRC est traversé depuis quelques années par une lame de fond de fonctionnalités "IA" — parfois utiles, souvent cosmétiques, presque toujours opaques sur ce qui se passe avec vos données.

Mercator est entièrement gratuit sous licence GPL. Il n'y a ni modules cachés, ni limitations fonctionnelles, ni intelligence artificielle. Le code est sur GitHub, lisible, auditable, forkable. L'assistance communautaire passe par GitHub Issues et Discussions. C'est tout.

Nouveautés récentes

Les évolutions récentes portent notamment sur :

  • Module BPMN 2.0 pour connecter les processus métiers à l'infrastructure technique, et répondre à la question "si ce serveur tombe, quels processus métiers sont affectés ?" en quelques secondes.
  • Analyse des dépendances analyser les dépendances d'un objet en amont ou en aval et générer automatiquement le graphe de ses dépendances.
  • Moteur de requêtes, écrivez vos propres requêtes sur la cartographie et générez un graphe ou une liste.

Quelques chiffres

  • 500+ étoiles GitHub, 72 forks, déployé dans plus de 30 pays
  • Utilisé dans des hôpitaux, grandes écoles, centres de recherche, administrations
  • Meilleur Projet Open Source OW2 2024
  • Présenté à SSTIC 2023, Hack.lu 2024, Voxxed Days 2025, FIC Lille, FOSDEM, BSides Luxembourg

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8 liseuses KINDLE seront débranchées par AMAZON en mai 2026 - Quelles alternatives FOSS?

À partir du 20 mai 2026, Amazon mettra fin au support de huit modèles de liseuses Kindle et de certaines tablettes Kindle Fire commercialisées entre 2007 et 2012.

C'est l'occasion de réviser et partager entre nous toutes les solutions FOSS en 2026 pour lire, stocker et partager des ouvrages électroniques multimédias sans se faire piéger par les solutions propriétaires. À vos claviers pour les commentaires !

Ces appareils ne pourront plus accéder à la boutique Kindle pour acheter, emprunter ou télécharger de nouveaux livres ou contenus. Amazon justifie cette décision par l’évolution technologique et le fait que ces modèles ont été pris en charge pendant au moins 14 ans, voire 18 ans pour certains.

Modèles concernés : Les liseuses Kindle et tablettes Kindle Fire de 2012 ou antérieures. Après cette date, il sera impossible d’ajouter de nouveaux livres sur ces appareils, et en cas de réinitialisation ou de déconnexion du compte Amazon, ils ne pourront plus être réenregistrés. Amazon annonce qu'une réduction de 20 % sur l’achat d’un nouveau modèle sera proposée aux utilisateurs concernés, ainsi qu’un crédit pour l’achat de livres électroniques.

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9 années de wallabag.it, merci Pocket

wallabag est une application open source (licence MIT) qui sauvegarde des articles et vous permet de les lire plus tard, sur votre smartphone, votre tablette ou votre liseuse.

Un peu plus tard que les années précédentes, je prends le temps de rédiger ce billet. Le début d’année a été (et est encore) chargé, avec notamment les élections municipales, mais ce n’est pas le sujet.

Deuxième année spéciale, avec là encore, la fermeture d’un concurrent. Et non des moindres : l’historique Pocket.

Ça a généré un afflux massif de nouveaux clients, vous le verrez ci-dessous.

On en reparle dans la partie conclusion.

En parallèle de cette activité (en micro-entrepreneur), je suis salarié à 80% en tant que développeur web. Donc wallabag.it n’est pas mon activité principale et je n’y consacre pas énormément de temps. Et je ne fais aucune publicité du service.

C’est uniquement le bouche-à-oreille qui fonctionne.

Pour information, j’ai démarré wallabag.it le 3 décembre 2016.

Dans cette diffusion de données, je ne vais pas forcément chercher à comprendre / étudier telle ou telle donnée, ou alors réfléchir comment améliorer mon chiffre d’affaires. L’idée est d’être transparent avec mes clients et donner des idées à celles et ceux qui souhaiteraient se lancer.

Je ne vais pas non plus refaire l’historique du changement d’offres, ça se trouve dans les billets cités ci-dessous.

Voici les offres disponibles :

  • 3 mois pour 4 €
  • 1 an pour 11 €
  • 1 an pour 30 € (abonnement de soutien)

Nombre de factures

Une facture est un abonnement, peu importe que ça soit pour 3 mois ou 1 an, et peu importe sa valeur.

  • 2016 : 89 (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 662 factures
  • 2018 : 787 factures (+18,9%)
  • 2019 : 959 factures (+21,9%)
  • 2020 : 1.266 (+32%)
  • 2021 : 1.526 (+20,5%)
  • 2022 : 1.531 (+0,3%)
  • 2023 : 1.496 (−2,3%)
  • 2024 : 1.656 (+10,7%)
  • 2025 : 3.281 (+98,1%)

Nombre moyen mensuel de factures :

  • 2016 : 89 (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 55 factures / mois
  • 2018 : 65 factures / mois
  • 2019 : 79,9 factures / mois
  • 2020 : 105,5 factures / mois
  • 2021 : 127 factures / mois
  • 2022 : 127 factures / mois
  • 2023 : 125 factures / mois
  • 2024 : 138 factures / mois
  • 2025 : 273 factures / mois

Chiffre d’affaires (CA)

  • 2016 : 783 € (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 6.093 €
  • 2018 : 7.593 € (+24,6%)
  • 2019 : 9.481 € (+24,9%)
  • 2020 : 12.922 € (+36,3%)
  • 2021 : 15.460 € (+21,5%)
  • 2022 : 15.735 € (+1,8%)
  • 2023 : 16.499 € (+4,9%)
  • 2024 : 19.536 € (+18,4%)
  • 2025 : 38.012 € (+94,6%)

CA mensuel moyen :

  • 2016 : 783 € (un seul mois d’activité)
  • 2017 : 507 €
  • 2018 : 632 €
  • 2019 : 790 €
  • 2020 : 1.076 €
  • 2021 : 1.288 €
  • 2022 : 1.311 €
  • 2023 : 1.375 €
  • 2024 : 1.628 €
  • 2025 : 3.167 €

Abonnement moyen (en moyenne, combien un client paie pour s’abonner) :

  • 2016 : 8,80 €
  • 2017 : 9,19 €
  • 2018 : 9,54 €
  • 2019 : 9,83 €
  • 2020 : 10,20 €
  • 2021 : 10,09 €
  • 2022 : 10,23 €
  • 2023 : 11,21 €
  • 2024 : 11,80 €
  • 2025 : 11,53 €

Type d’abonnements

  • 2017 : 342 abonnements à 9 € (+145 à 12 €, prix au départ de l’abonnement), 32 abonnements à 25 € et 80 abonnements à 3 € .* 2018 : 532 abonnements à 9 €, 93 abonnements à 25 € et 161 abonnements à 3 €
  • 2019 : 668 abonnements à 9 €, 118 abonnements à 25 € et 173 abonnements à 3 €
  • 2020 : 853 abonnements à 9 €, 173 abonnements à 25 € et 240 abonnements à 3 €
  • 2021 : 1084 abonnements à 9 €, 199 abonnements à 25 € et 243 abonnements à 3 €
  • 2022 : 1098 abonnements à 9 €, 207 abonnements à 25 € et 226 abonnements à 3 €
  • 2023 : 668 abonnements à 9 € et 398 abonnements à 11 €, 103 abonnements à 25 € et 91 abonnements à 30 €, 140 abonnements à 3 € et 96 abonnements à 4 €
  • 2024 : 1 202 abonnements à 11€, 173 abonnements à 30€ et 281 abonnements à 4€
  • 2025 : 2 352 abonnements à 11€, 324 abonnements à 30€ et 605 abonnements à 4€

Dépenses

En 2025, j’ai dépensé pour 2 372 € de frais (hébergement, nom de domaine, prestation admin sys, etc.), soit 198€ en moyenne par mois.
J’ai payé 2 207 € de commissions pour PayPal, PayPlug et Stripe, mes prestataires de paiement en ligne.
J’ai également payé environ 8 760 € de cotisations sociales.

Total : 13 340 €

Résultat net

  • 2017 : 3 130 €
  • 2018 : 3 454 €
  • 2019 : 4 823 €
  • 2020 : 6 591 €
  • 2021 : 9 034 €
  • 2022 : 9 401 €
  • 2023 : 9 977 €
  • 2024 : 12 171 €
  • 2025 : 24 672 €

Conclusion

Cette année 2025 a été folle en termes de nombre de nouveaux clients. Tous les chiffres ont explosés.

Et je vais avouer une chose : je suis très partagé sur tout ça.

Courant juin, j’ai eu peur de ne pas être capable d’absorber toute cette nouvelle charge. Ça a tenu (merci Luc pour l’infrastructure).

Mais par contre, je me sens parfois mal à l’aise vis-à-vis du projet opensource, sur lequel j’ai du mal à passer du temps. Et j’ai du mal aussi à suivre le support wallabag.it, avec pas mal de mails en attente à traiter.

Je ne me suis jamais fixé d’objectif d’une année sur l’autre. Mais clairement, 2026 ne fera pas mieux que 2025. Pour rappel, je ne fais aucune publicité pour trouver de nouvelles personnes.

De plus, l’arrivée de l’IA risque de chambouler un peu le secteur. De plus en plus d’applis voient le jour, donc ça risque de disperser les clients.

Autre problématique liée à l’IA : de plus en plus de sites bloquent le fait de « crawler » un site web et donc wallabag (et mon serveur) se voit bloqué à droite à gauche par des sites de contenus.

RDV l’an prochain pour faire le bilan des 10 années d’activité de ma micro-entreprise !

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ODF est l’avenir, OOXML le passé

Ceci est la traduction d’un article (en) d’Italo Vignoli (en), co-fondateur de TheDocumentFoundation (TDF), la fondation qui pilote la suite bureautique LibreOffice sur le blog de TDF.

Italo Vignoli rappelle que le choix d’un format de fichier n’est pas anodin et qu’il se prolonge dans l’avenir. Il explique en quoi le format Open Document Format (ODF) est préférable au format Office Open XML (OOXML) de Microsoft. Notamment de par sa conception qui fait de l’ODF un format transparent qui n’est lié à aucune entreprise commerciale et qui peut ainsi être adopté par n’importe qui sans restriction.

Sommaire

Quand une personne, un gouvernement, une école ou une entreprise choisit un format pour conserver et échanger ses documents numériques, ce n’est pas seulement une décision technique, mais cela revient à placer un pari sur le type d’infrastructure numérique dont ils dépendront dans le futur.

En ce sens, les formats ODF et OOXML ne sont pas des options équivalentes parmi d’autres, mais des solutions radicalement différentes : l’une est tournée vers un avenir d’ouverture, d’interopérabilité et de souveraineté numérique, quand l’autre est resté sur un passé où l’on défendait la position dominante d’une entreprise via un verrouillage numérique.

ODF est conçu pour être ouvert et transparent

Le format OpenDocument a été envisagé dès le départ comme un standard ouvert. Il a été conçu et développé par une communauté sous les auspices du consortium OASIS, puis ratifié par l’ISO, afin d’être implémenté par n’importe qui, sur n’importe quelle plateforme, sans avoir à verser des redevances et sans dépendre d’une seule entreprise ni nécessiter son autorisation.

Il ne s’agit pas là de détails techniques insignifiants, mais bien d’une déclaration de stratégie politique et économique inhérente au format lui-même.

ODF est basé sur un schéma XML épuré facile à lire même pour les personnes non initiées à la technique et réutilisable. La nomenclature des couleurs respecte les conventions Web et son architecture réutilise des composants issus des normes ouvertes largement adoptés. Le format a été conçu pour travailler dans une infrastructure transparente et ouverte, pas contre elle.

Lorsqu’une administration publique archive un document au format ODF, on peut être sûr que n’importe quel futur gouvernement, n’importe quelle future application, propriétaire ou libre, et n’importe quelle future plateforme pourra le lire, le gérer, traiter et transformer ce document parce que les spécifications sont publiques et qu’elles sont claires, complètes et exemptes de toute restriction.

En ce sens, l’engagement en faveur d’ODF est tourné vers l’avenir, car il s’inscrit dans la lignée de l’évolution des technologies et des infrastructures basées sur le logiciel libre ainsi que dans celle de la stratégie européenne en matière de souveraineté numérique.

OOXML a été conçu pour préserver le passé

Le format OOXML, ou Office Open XML, n’a pas été conçu dans un souci d’interopérabilité, mais pour répondre à un objectif très précis : encoder les formats binaires de Microsoft Office en XML de manière à permettre à Microsoft de prétendre respecter la norme sans pour autant renoncer à son emprise sur les utilisateurs par le biais d’un verrouillage technologique.

Cette genèse n’est pas de l’histoire ancienne, mais remonte à la période comprise entre 2006 ‒ par pure coïncidence, l’année où le format ODF a été approuvé par l’ISO ‒ et 2008, année de l’événement grotesque connu sous le nom de « Ballot Resolution Meeting » (réunion de résolution des votes), qui a conduit à l’approbation d’OOXML par l’ISO et qui est consignée dans toutes les versions de la spécification.

OOXML Transitional, la variante que presque tous les documents Microsoft Office utilisent en pratique, et la seule disponible aujourd’hui, est explicitement définie comme une couche de compatibilité avec les anciens formats binaires (les, désormais oubliés, DOC, XLS et PPT, qui n’étaient rien d’autre que l’enregistrement de la mémoire de travail sur le disque), et contient des milliers d’éléments non documentés, d’exceptions spécifiques au format et de références à des systèmes Microsoft hérités qu’aucun tiers ne peut reproduire intégralement.

La spécification elle-même reconnaît que les fichiers Transitional peuvent contenir des éléments dont le comportement est « hérité » et dont l’affichage correct nécessite une connaissance des systèmes propriétaires de Microsoft. En bref, pour implémenter correctement OOXML Transitional, il faut décoder trente ans d’histoire de Microsoft Office, ce que personne, à l’exception de Microsoft, ne peut faire, et que personne ne pourra jamais faire.

En ce sens, choisir OOXML n’est pas un pari mais un choix rétrograde, parce que le format n’est ouvert qu’en apparence ‒ mais il suffit de très peu, d’un peu de bonne volonté, pour se rendre compte qu’il est complètement fermé ‒ et a été conçu pour être un mécanisme de verrouillage.

Deux voies de normalisation complètement différentes

Le parcours de l’OOXML vers la ratification ISO est un catalogue de tout ce qui ne devrait jamais se produire au cours d’un processus de normalisation, à commencer par la méthode Fast Track. Un commentaire disait : « Ce serait vraiment triste si l’ISO abaissait ses normes au point d’accepter cette monstruosité ».

Un autre commentaire, émanant d’un membre du comité technique de l’ISO qui a approuvé OOXML, résume bien les problèmes de ce format : « Le problème avec OOXML ne réside pas seulement dans le fait que le document lui-même est d’une taille monstrueuse. Le format OOXML actuel présente un certain nombre de problèmes techniques qui ont été énumérés en détail ailleurs. Un autre problème réside dans le fait que la spécification elle-même n’est pas rédigée comme une norme, mais plutôt comme le type de documentation technique que l’on s’attendrait à trouver pour un produit commercial. Cela entraînera de graves problèmes d’interopérabilité dans la pratique, et comme l’interopérabilité est l’essence même d’une norme, cela est inacceptable ».

Le marché a confirmé ce que le processus de normalisation avait cherché à dissimuler : OOXML Transitional n’a jamais offert l’interopérabilité qu’il promettait, ainsi que le confirment les pertes de contenu, les différences d’affichage et diverses autres incompatibilités entre la mise en œuvre de Microsoft Office et celles de tiers, qui persistent et sont encore documentées aujourd’hui. Une véritable norme devrait être parfaitement reproductible en suivant sa spécification, et ne devrait pas nécessiter de recourir à la rétro-ingénierie ou à des approches par essais et erreurs.

L’ODF, en revanche, a suivi le processus de normalisation ISO, et c’est pour cette raison qu’il s’agit du format recommandé par le cadre d’interopérabilité de l’UE, par le Deutschland-Stack allemand ‒ qui l’impose aux côtés du PDF/UA à tous les niveaux de l’administration publique ‒ et par un nombre croissant de cadres nationaux, qui ont conclu de manière indépendante qu’une réelle interopérabilité nécessite une norme véritablement ouverte, qui réponde à la définition d’une norme telle que l’ODF.

L’ODF est « tourné vers l’avenir »

Un format tourné vers l’avenir est un format qui réduit la dépendance future, et non qui la renforce. C’est un format qui peut être utilisé sans nécessiter la connaissance des technologies propriétaires d’un seul fournisseur. C’est un format qu’une administration publique peut confier en toute confiance à ses citoyens, à ses archives et à ses successeurs.

ODF répond à ces critères. Son architecture est transparente, ses schémas sont clairs et sa gouvernance est véritablement ouverte. Ses différentes implémentations démontrent chaque jour qu’il peut être mis en œuvre intégralement et fidèlement par des projets très différents les uns des autres, non pas parce qu’ils l’ont rétro-conçu, mais parce que les spécifications sont complètes et facilement compréhensibles.

Un format « tourné vers le passé », en revanche, est un format qui lie l’avenir aux stratégies commerciales d’un seul fournisseur. En ce sens, OOXML Transitional est un artefact archéologique qui préserve le passé au détriment de l’avenir. Les organisations qui l’adoptent comme norme parient ‒ ou peut-être espèrent-elles simplement ‒ que la feuille de route de Microsoft, la tarification de Microsoft et les choix de plateformes de Microsoft resteront inchangés indéfiniment.

C’est un risque qu’aucun gouvernement, aucune entreprise ni aucune institution ‒ ni d’ailleurs aucun individu soucieux de l’intégrité à long terme de ses données ‒ ne devrait se sentir à l’aise de prendre.

Le problème avec les « alternatives » c’est qu’elles ne sont pas vraiment alternatives

L’OOXML ‒verrouillé par conception comporte une deuxième dimension, plus subtile‒ et bien plus dangereuse pour les utilisateurs et les utilisatrices ‒, qui mérite d’être expliquée : le rôle des logiciels qui se présentent comme une alternative à Microsoft Office, mais qui utilisent OOXML comme format natif par défaut.

C’est un choix technique biaisé. Il s’agit là d’un choix technique partial. Lorsqu’une suite bureautique, qu’elle soit propriétaire ou « nominalement » open source, définit OOXML comme format par défaut pour les documents, elle n’offre pas de moyen de sortir de l’écosystème Microsoft, mais le renforce en réalité. Chaque fichier OOXML créé par une application non-Microsoft est un fichier qui valide OOXML en tant que norme, ce qui alimente le discours de Microsoft sur l’interopérabilité et rend la migration hors de la collection de formats Microsoft légèrement plus difficile.

Les alternatives réelles ‒ les applications qui prennent au sérieux l’interopérabilité et les normes ouvertes ‒ utilisent ODF par défaut et traitent OOXML comme une couche de compatibilité pour l’importation/exportation, et non comme un format natif. La distinction est importante : c’est la différence entre soutenir l’écosystème des formats ouverts et confier sa stratégie de format à l’architecture héritée de Microsoft, tout en parlant d’ouverture.

L’Allemagne a fait son choix

Le mandat allemand sur le Deutschland-Stack est le signal le plus clair de ces derniers temps quant à la direction prise par la politique européenne. En rendant l’ODF obligatoire à tous les niveaux fédéral, régional et municipal, l’Allemagne a institutionnalisé ce que les défenseurs de cette cause réclamaient depuis au moins vingt ans : que les normes ouvertes soient des pré-requis pour une souveraineté numérique, et non une simple option.

Cette obligation n’est pas contre Microsoft mais en faveur de la souveraineté, parce qu’elle affirme que les documents administratifs appartiennent à l’État, et non à un seul fournisseur. Les données des citoyens doivent rester lisibles à jamais et ne peuvent en aucun cas être soumises à une licence logicielle. Par conséquent, le format de document doit permettre aux administrations publiques de faire un choix indépendant et de migrer sans que le format lui-même ne constitue un obstacle.

La voie est claire

L’ODF est le format de la souveraineté numérique et d’une infrastructure publique ouverte, transparente et interopérable. Il a été conçu pour un avenir où aucun fournisseur unique ne pourra contrôler le niveau documentaire de la civilisation.

OOXML est un format étroitement lié à l’histoire de l’entreprise Microsoft, traduit en XML et ratifié au milieu de la controverse. Il a été conçu pour garantir que l’avenir reste compatible avec le passé de Microsoft, ce qui réduit considérablement la liberté de choix des gouvernements, des organisations, des entreprises et des particuliers et qui limite leur contrôle sur leurs documents.

Quelques notes de la traductrice

Quand Italo Vignali dit que le format :

ODF est basé sur un schéma XML épuré facile à lire même pour les personnes non initiées à la technique

Il a tout à fait raison. Les spécifications sont plutôt faciles à comprendre dans l’ensemble et le système de balisage est tout aussi facile à comprendre. Quant à la structure d’un fichier ODF (qui est en fait un fichier compressé) est aussi simple et claire. Et cela même si le fichier XML peut être plutôt difficile à lire selon la complexité du fichier généré.

J’ai traduit « open source » par « logiciel libre » car il m’a semblé que c’était clairement le propos.

Cet article s’inscrit dans toute une série d’articles qu’Italo Vignoli a écrit sur le format ODF (EN), il n’est pas improbable qu’il l’ait écrit (ou, tout au moins, mis en ligne) en réaction à la décision de NextCloud de configurer l’OOXML comme format par défaut de Collabora Online.

L’article d’origine est sous licence CC BY-SA 3.0, qui est une version plus ancienne de celle utilisée par défaut sur LinuxFR.

Et enfin, cette traduction a été assistée par DeepL.

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Nouveautés de Sailfish OS 5.0

Depuis la dernière dépêche en 2024, Android se renferme et Sailfish OS s'ouvre lentement mais sûrement tout en restant une vraie alternative au duopole actuel. Voici un récapitulatif des nouveautés.

logo sailfishOS

Sommaire

SFOS 5.0

Lors de la dernière dépêche, en juin 2024, la version 4.6.0.13 venait juste d'être publiée.

Les premières versions 5 de Sailfish OS ont initialement été destinées au Jolla C2 dont nous parlerons un peu plus bas dans cette dépêche. Son principal fait d'arme est le support du C2 ainsi que certaines modifications visuelles liées à l'encoche sur l'écran du C2 pour la caméra frontale.

Ce n'est qu'avec la version 5.0.0.55, publiée le 30 janvier 2025, que tous les appareils sont passés à la même version 5. Elle apporte plusieurs grosses nouveautés comme :

  • La mise à jour du moteur de rendu Gecko vers la version ESR91
  • Une meilleure intégration de microG
  • Le blocage des appels indésirables
  • Le support de Wiregard
  • Le support du mode paysage pour l'affichage de l'accueil, des événements et de l'écran de verrouillage.

Ensuite, la version 5.0.0.71. apporte une amélioration du support Android, nommé Android App Support (ci-après AAS) mais elle a fait apparaître de nouveaux bugs nécessitant pour certains de ne pas lancer automatiquement l'AAS pour obtenir un fonctionnement normal. Une nouvelle version corrective, la 5.0.0.72, a été publiée le 11 novembre 2025 et corrige en effet le bug de la .71. Cette dernière corrige également un bug de la .71 sur certains XA2.

La version 5.0.0.73 pointe le bout de son nez et elle est pour le moment réservée aux « Early Access ». Cette dernière mise à jour (lors de la rédaction de cette dépêche), apporte plusieurs correctifs liés au support d'Android et apporte Android 13 (API niveau 33) pour une compatibilité accrues avec les applications Android.

Page d’accueil d'AAS

Prochainement, le support Bluetooth avec Android sera intégralement disponible avec le déploiement d'une application à installer depuis le Jolla Store.
Concernant la partie GPS, l'arrêt de Mozilla Location Service (MLS) a causé la fin du support du A-GPS. Depuis, la migration vers BeaconDB est en cours.

Libération du code

Pendant que certains se « merdifient » à grande vitesse, d'autres changent petit à petit de cap et exécutent leur promesse de libérer le code.
En effet, comme mentionné dans la dépêche précédente une procédure de sauvegarde a été initiée par Jolla afin de retirer l'actionnariat russe. Cette démarche a donné un nouveau coup de souffle et permis d'initier la libération des sources de divers composants. Ci-dessous, la liste des dernières applications libérées.

Météo

L'application météo, Sailfish Weather, qui faisait partie des logiciels de base fournis par jolla et par conséquent parfaitement intégrée dans Sailfish OS s'est brutalement arrêtée de fonctionner en août 2023 suite au non-renouvellement du contrat avec Foreca. Depuis, une solution de contournement a été trouvée avec l'application Meecast.

Jolla a libéré le code de Sailfish Weather sous licence BSD-3. Cette libération a permis d'apporter une demande de fusion et est en cours de polissage.

Notes

Cette application de simple prise de note a également été libérée une semaine après Sailfish Weather. Le code source de cette application est disponible chez Github sous licence BSD-3. Ainsi, une demande de fusion a été soumise pour synchroniser les notes avec Nextcloud.

Camera

La libération du code de Camera a été faite le 06 octobre 2025 toujours sous licence BSD-3. Le code source est disponible chez Github.

A noter que le travail sur le support de camera2 API est toujours en cours de développement. Cela améliorera considérablement la qualité des photographies et ajoutera ainsi un meilleur support des caméras sur les appareils Android récents. Le non-support de cette API occasionne un support des objectifs du X10 III, X10 IV et X10 V loin d'être complet.

Nextcloud

Les projets relatifs à Nextcloud (gestion du compte, synchronisation des photos, etc.) ont été libérés. Permettant dans un futur proche une meilleure intégration native.

Les thèmes qui fâchent

Le navigateur Sailfish Browser

Lors de la dernière dépêche de 2024, nous indiquions que Sailfish Browser était encore basé sur la version ESR 78 de Firefox. David Llewellyn-Jones (alias flypig) avait pris les choses en mains pour migrer à la version ESR91 et c'est désormais choses faite ! Pour rappel flypig est un ancien salarié de Jolla, restant néanmoins un contributeur régulier de Sailfish.
Le travail de cette montée de version a été un très gros projet documenté dans son blog.

Actuellement, Jolla travaille désormais sur la version ESR 102. Cela a été confirmé lors du Fosdem 2025. Malheureusement, nous sommes cependant bien d'accord que le navigateur natif aura toujours du retard. Comme alternative, il est possible d'utiliser Angelfish ou la version Android de Firefox si l'on dispose du AppSupport. En parallèle, une meilleure intégration du protocole XDG shell, en cours de développement, permettrait d'utiliser la version bureau de Firefox.

Qt

Malheureusement aucune nouveauté à annoncer. Sailfish reste coincé avec la version 5.6 de Qt. Des réflexions sont posées pour fournir une version plus moderne de Silica, le module QML apportant les divers composants propre à l'interface graphique de Sailfish OS. L'idée serait de créer une version open-source avec Qt 6 et une autre propriétaire en 5.6 destinée aux entreprises. Rappelons-le que le frein au passage à Qt 6 est lié au changement de licence chez Qt. Cette modification impose l'achat d'une licence si le code source reste propriétaire.
En attendant des changements, cela n'a pas empêché la communauté d'intégrer le support de Qt 6 à Sailfish !

Nouveaux supports (Matériel)

Dans un premier temps, Sailfish OS a été disponible pour les X10 IV et X10 V sans l'AppSupport (AAS). Puis lors de la sortie de la version 5.0.0.55, AAS a été mis à disposition de ces deux appareils en version 13. Les Sony X10 II et X10 III ont suivi avec la version 5.0.0.73.

Sony Xperia 10 IV + Xperia 10 V

Annoncé le 18 avril 2024, le support de Sailfish n'est toujours pas complet sur les X10 IV et X10 V. Malheureusement, Jolla rencontre des difficultés avec Sony en raison des blobs d'AOSP/SOSP fournis par elle. Pour en savoir plus vous pourrez lire cette page : https://forum.sailfishos.org/t/new-binaries-blobs-for-xperia-v-and-iv-what-is-happening-actually/22584/182

Le C2

Les caractéristiques peuvent être trouvées ici (dans la section Specifications).

Le C2, nouvel appareil à destination de la communauté des utilisateurs de la même manière qu'a été le C1.
Pour rappel le C1 était le quasi clone de l'Intex Aquafish commercialisé en Inde en 2016. Le C1 était le fruit d'une collaboration entre Jolla et le fabricant indien Intex. Cette fois-ci, le C2 est une collaboration avec l'entreprise turque Reeder et basé sur leur modèle le Reeder S19 Max Pro S. La livraison du C2 auprès des acheteurs a été effectuée à partir d'octobre 2024.

Cette livraison n'a pas été sans soucis pour certains utilisateurs : chez certains, l'ordiphone est arrivé avec une batterie quasi vide faisant planter le smartphone le rendant impossible son initialisation. Jolla a alors repris les appareils concernés pour corriger le problème puis les a renvoyé.

Cet appareil, plutôt moyen de gamme, n'a pas de capteur digital pour permettre son déverrouillage, ni de NFC. Sa taille d'écran de 6' en fait un smartphone de grande taille. Ces caractéristiques ont pu rebuter certains utilisateurs mais pas suffisamment pour démarrer un second lot. Néanmoins, suite au renchérissement du prix de la RAM et des retards de livraisons auprès du fournisseur, Jolla a décidé de ne pas ouvrir un lot supplémentaire.

Nous devons préciser que de nouveaux utilisateurs sont apparus ! Nous pensons que cela fait suite à la volonté des consommateurs de vouloir acheter « européen » ou trouver des solutions plus souveraines.

En dépit de ses caractéristiques (taille de l'écran trop grande pour certains, absence de capteur digital de déverrouillage), ce C2 semble a été un succès puisqu'un second lot a été ouvert. Néanmoins, avec la montée des prix des composants il n'est pas envisagé d'ouvrir un troisième lot.

Community ports

Une des particularités de Sailfish est la possibilité de porter l'OS sur d'autres appareils. Des développeurs s'aventurent dans ce projet. Récemment plusieurs téléphones ont été rendus compatibles, comme :

Des discussions ont lieu pour fournir AAS sur les appareils non-officiels, car elle est pour l'instant mieux aboutie et mieux intégrée à Sailfish OS que Waydroid.

Le J2

Le projet a démarré avec un premier sondage auprès des utilisateurs actifs, leur demandant les spécifications du nouvel appareil. Une démarche qualifiée de « Do It Together » où Jolla s'est montré à l'écoute des utilisateurs, tout en restant pragmatique dans le choix des composants.

La commercialisation a été estimée viable avec la pré-vente de 2'000 d'ici début janvier 2026 avec un tarif préférentiel de 499 €. En moins de 48 heures, les bons d'achat ont été dévalisés forçant Jolla a augmenter le lot en deux fois pour atteindre 10'000 appareils en pré-vente.
Afin de stimuler les ventes, il a été promis d'intégrer et de libérer le code lié au concept de « The Other Half » disponible avec le premier Jolla.
Pour rappel, « The Other Half » est une interface I3C et NFC au dos du téléphone permettant d'étendre ses fonctionnalités physiques.

Et fin février, ce sont 10'000 pré-ventes qui ont été effectués. Ce qui n'empêche pas de démarrer un 4ème lot avec 1'000 appareils ! En raison de la volatilité actuelle du marché des composants électroniques, Jolla a décidé de vendre un modèle 8 Go avec une option supplémentaire à 50 € pour obtenir 12 Go de RAM.

Les principales caractéristiques sont pour les appareils achetés depuis le 1er mars 2026 :

  • 5G avec double nano-SIM
  • 8 Go de RAM et 256 Go de stockage extensible jusqu'à 2 To. Option de mise à niveau à 12 Go de RAM disponible (c'était 12 Go pour les acheteurs des premières séries avant le 1er mars)
  • Écran : 6.36” ~390ppi FullHD AMOLED, aspect ratio 20:9, Gorilla Glass
  • Sailfish OS 5
  • Prise en charge des applications Android avec Jolla AppSupport
  • Coque arrière remplaçable par l'utilisateur avec plusieurs couleurs au choix
  • Batterie remplaçable par l'utilisateur (à priori 5500 mAh)
  • Commutateur physique de confidentialité

A noter que le J2 sera assemblé en Finlande à Salo, la ville où se trouvait une des usines Nokia.

Nouvelles licences ? Anciennes licences !

Il a été question fin 2024 ou début 2025 de rendre les licences payantes mensuellement (abonnement). Mais face aux difficultés à porter Sailfish OS sur les X10 IV et X10 V, Jolla a renoncé à cette initiative.

Souscription volontaire

Les utilisateurs peuvent désormais faire des dons en participant à une souscription volontaire.
Pour plus d'informations, vous pourrez aller sur cette page du forum. Jolla est assez discret et nous souhaiterions bien un peu de transparence sur le résultat de cette souscription.

Quelques nouvelles applications

SailPipe

Il s'agit d'une interface libre et légère basé sur NewPipe pour le streaming. Tout comme NewPipe, SailPipe permet de récupérer les flux sur Youtube, Bandcamp, Soundclound et media.ccc.de.

C'est un nouveau projet en Java + C++ + QML mené par flypig. Un journal est tenu par son auteur de la même manière que son journal sur la montée de version d'ESR68 à ESR91 pour le navigateur.

Une version beta a été publiée par flypig sur openrepos le 19 novembre.

Et la communauté dans tout ça ?

FOSDEM 2025 et 2026

La communauté se réunit de manière très régulière (une fois par mois) à l'initiative de Jolla. Le dernier « Community meeting » s'est tenu le 20 novembre et le prochain se tiendra le 4 décembre. Un calendrier des réunion à venir est disponible au format .ics.

À noter la présence de Jolla sur le stand Linux Mobile lors du Fosdem 2025 et lors de l'édition de 2026.

Vous pourrez notamment retrouver ici les deux conférences données par David Llewelyn Jones.

Le rédacteur de ces lignes, bien que simple utilisateur depuis 2014 et non développeur, a pu constater sur place un réel intérêt pour Sailfish OS, beaucoup de personnes ayant examiné de près ce système. Nous pouvons espérer à nouveau la présence de Jolla lors du Fosdem 2026. Et encore de nouveaux utilisateurs !

Les rédacteurs de la dépêche n'étaient pas présents au FOSDEM 2026 et il nous sera difficille de vous en parler. Visiblement Sailfish OS a eu un certain succès de la part des visiteurs.

Hackathon à Prague

En septembre 2024 s'est tenu un hackaton à Prague. Rubdos, le développeur de l'application native de Signal, nous en a fait un résumé dans son blog (en anglais).

Journée francophone des utilisateurs de Sailfish OS à Lyon le 21 mars 2026.

Si vous avez envie d’échanger avec des utilisateurs de Sailish OS vous serez les bienvenus dans les locaux de LALIS de 10h à 18h. Le programme est en cours d'élaboration mais nous pourrions avoir un ou deux développeurs d'applications présents. Plus d'information dans ce fil. Nous tenons aussi à remercier l'ALDIL pour son aide précieuse dans l'organisation de cette journée !

Conclusion

Enfin, comme précisé dans nos précédentes dépêches et dans le préambule de cette dépêche, Sailfish OS n'est pas entièrement libre mais reste; en dépit de ses défauts et de ses manques, une des trop rares alternatives sur la marché face au duopole Android/iOS. Il nous semble donc important de vous tenir au courant des évolutions de Sailfish OS. Bien entendu, nous encourageons Jolla a poursuivre la libération du code des « briques » de Sailfish OS.

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Sortie de la Primtux 9

Sortie de la Primtux 9 le 1er mars 2026

L’équipe Pritmux est fière d’annoncer la sortie officielle de Primtux9, la nouvelle version de la distribution GNU/Linux dédiée à l’usage éducatif dans la francophonie.

Introduction

La Primtux 9 fait suite à la Primtux 8, sortie deux ans auparavant (avril 2024).

Nouveautés principales

  • Une Primtux basée sur la dernière Linux Mint 22.3. Support jusqu’en 2029.
  • Mise à jour des applications et ajouts.
  • Installation de la suite Thymio possible.
  • Activation possible d’un filtage DNS afin de protéger les enfants de contenus inappropriés.
  • Un formulaire dédié à la remontée de bugs et la suggestion d’améliorations.

Plus de détails

Le passage à la forge des communs numériques éducatifs : https://forge.apps.education.fr/

De nouvelles applications intégrées

  • Ajout d’enseignements artistiques : Histoire de la musique, Orchestre symphonique, découverte du timbre, ton, mode, hauteur, durée, etc.
  • Ajout de jeux éducatifs : Hanah's Horse (Pacman), Quadrapassel (Tétris), Quatre à la suite (Puissance 4) etc.
  • Ajout d’applications d’apprentissage de l’anglais
  • Ajout d’un exerciseur « maison »
  • Accès à https://duck.ai/.
  • Accès facilité au site « les fondamentaux » du Réseau Canopé : https://lesfondamentaux.reseau-canope.fr/.

Le Primtuxmenu

375 commits avec une grande part de bugs corrigés.

  • Ajout de statistiques sur l’utilisation des applications.
  • Ajout d’un formulaire de report de bugs, fonctionnalités, suggestions.
  • L’ajout/suppression d’une application via apt va rafraichir le menu.
  • La création de thèmes de Noël et de Pâques.

Création de contenu d’aide

  • Diaporama général pour découvrir Primtux.
  • Diaporama détaillé pour les enseignants et ERUN.
  • Mise à jour d’un tableau des logiciels.

Des améliorations techniques

  • Mise en place de chaines automatisées dans la CI : tests de non régression, génération du primtuxwebmenu, etc.
  • Le Primtuxmenu 0.2 est rétrocompatible : on peut l'utiliser sur la Primtux 8.

Configuration système requise et iso

PC récent datant d’au moins 2010 et doté d’au moins 2 Go de mémoire vive, 4 Go recommandés, secureboot désactivé, avec ou sans UEFI, 40 Go libres sur disque dur, SSD recommandé.
Cette version est basée sur Linuxmint 22.3, supportée jusqu’en 2029.

Téléchargement ici : https://primtux.fr/telecharger-primtux/

Les axes d’amélioration pour l’avenir ?

À court terme :

  • Premières briques d’internationalisation (pour être prêt à des besoins européens par exemple).
  • Un moteur de recherche directement intégré dans notre Primtuxmenu.
  • Un Primtuxmenu pilotable en ligne de commande.
  • Un enrichissement autour de l’apprentissage de l'Histoire.
  • Développement d’une version basée sur Debian.

A plus long terme :

  • Une meilleure intégration de la synthèse vocale et de la reconnaissance vocale.
  • Un store pour l’installation de logiciels.
  • Un storybook de présentation de notre design system et des composants réutilisables.
  • La possibilité d’adapter le nombre de sessions aux usages d’un établissement ou d’un foyer.

Remerciements

Merci à l’équipe de développement :

  • Etienne Charignon
  • Stéphane Deudon
  • Jérémie Ferry
  • Philippe Ronflette

À nos créateurs de contenu :

  • Sylviane Deudon
  • Marianne Hurbain
  • Philippe Ronflette

À notre product designer et product manager :

  • Romain Ronflette

À nos testeurs :

  • Pierre Labarbe
  • Olivier Le Borgne
  • Thierry Munoz

A nos partenaires :

  • équipe Jclic : Cyril Pasteur (Besançon 2), Corinne Brutillot et Monique Moizan
  • équipe Gcompris

Liens utiles

Notre documentation : https://documentation.primtux.fr/
Vous désirez contribuer ? https://primtux.fr/participer-au-projet/

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Maintenant : monitorer toute sa stack Docker depuis un seul conteneur

Maintenant est un logiciel libre de monitoring d'infrastructure, conçu pour les administrateurs et développeurs qui font tourner des conteneurs Docker ou Kubernetes. Il se déploie sous la forme d'un unique conteneur qui auto-découvre et surveille l'ensemble d'une stack sans configuration préalable.

Le projet est publié sous licence AGPL-3.0. Le code source complet est disponible sur GitHub, y compris les fonctionnalités de l'édition Pro.

Le problème

Quand on auto-héberge une vingtaine (ou une quarantaine) de conteneurs sur un VPS, le monitoring finit souvent en une collection d'outils déconnectés : Uptime Kuma pour les checks HTTP, Healthchecks.io pour les tâches cron, un script bash pour les certificats SSL, Portainer ouvert dans un onglet pour voir si les conteneurs tournent, et un docker pull manuel de temps en temps pour vérifier les mises à jour. Cinq outils, zéro communication entre eux, aucune vue d'ensemble.

Maintenant regroupe tout ça dans un seul processus.

Sommaire

Ce que ça fait

Le conteneur se branche sur le socket Docker en lecture seule (il ne crée, ne démarre et n'arrête jamais de conteneurs) et découvre automatiquement tout ce qui tourne. À partir de là :

  • Suivi des conteneurs : états (running, stopped, restarting), health checks Docker natifs, détection de boucles de redémarrage, groupement automatique par projet Compose
  • Métriques de ressources : CPU, mémoire, réseau et I/O disque par conteneur, avec une vue "top consumers" pour identifier rapidement les gourmands
  • Monitoring d'endpoints : sondage actif HTTP/TCP avec suivi des temps de réponse, codes de statut, correspondance de mots-clés, seuils configurables
  • Monitoring de cron jobs : URLs de heartbeat uniques — votre tâche planifiée envoie un ping, Maintenant vous alerte si le ping n'arrive pas
  • Certificats SSL/TLS : détection automatique depuis les endpoints HTTPS, vérification de chaîne complète, alertes avant expiration (30j, 14j, 7j, 3j, 1j)
  • Détection des mises à jour : scan des registres OCI (Docker Hub, GHCR, etc.), comparaison de digests et de tags semver, signalement des sauts de version critiques, commandes de mise à jour et rollback intégrées (Compose-aware)
  • Analyse de sécurité réseau : détection automatique des configurations dangereuses — ports de bases de données exposés sur 0.0.0.0, conteneurs en mode privileged ou host-network, et pour Kubernetes, NodePort/LoadBalancer sans NetworkPolicy
  • Page de statut publique : intégrée, personnalisable, reflète automatiquement l'état des monitors
  • Serveur MCP : serveur Model Context Protocol intégré avec authentification OAuth2, pour requêter l'état de l'infrastructure depuis un assistant IA compatible

Stack technique

Le choix technique central est la simplicité de déploiement :

  • Binaire unique Go compilé statiquement, avec le frontend Vue 3 + TypeScript + Tailwind embarqué via embed.FS
  • SQLite en mode WAL pour le stockage — pas de base de données externe, pas de Redis, pas de file de messages
  • SSE (Server-Sent Events) pour les mises à jour temps réel dans le navigateur — plus simple que les WebSockets, fonctionne à travers n'importe quel reverse proxy sans configuration particulière
  • Moins de 20 Mo de RAM au repos
  • Image multi-architecture : amd64 et arm64
  • PWA : installable sur mobile

L'authentification n'est volontairement pas intégrée — Maintenant est conçu pour fonctionner derrière un reverse proxy avec middleware d'authentification (Authelia, Authentik, OAuth2 Proxy…), exactement comme Dozzle ou Prometheus. Les endpoints de heartbeat (/ping/{uuid}) et la page de statut publique sont prévus pour être accessibles sans authentification.

La configuration est possible soit par labels Docker sur les conteneurs, soit par l'interface web :

labels:
  maintenant.endpoint.http: "https://api:3000/health"
  maintenant.endpoint.interval: "15s"
  maintenant.alert.severity: "critical"
  maintenant.group: "production"

Support Kubernetes

Maintenant détecte automatiquement s'il tourne dans un cluster Kubernetes (via le compte de service) ou sur Docker (via le socket). Un ClusterRole read-only (maintenant-reader) suffit. Le monitoring se fait au niveau des workloads (Deployments, DaemonSets, StatefulSets) avec filtrage par namespace.

Modèle économique

Le projet suit un modèle open-core :

L'édition Community est complète et utilisable sans restriction pour un usage solo : monitoring conteneurs, endpoints, heartbeats, certificats, mises à jour, sécurité réseau, page de statut, support Kubernetes, alertes par webhooks et Discord, API REST + SSE.

L'édition Pro (9 €/mois ou 90 €/an) ajoute des canaux d'alerte supplémentaires (Slack, Microsoft Teams, Email/SMTP), la détection de CVE via OSV.dev, un tableau de bord de posture sécurité, la gestion d'incidents, les fenêtres de maintenance et les notifications aux abonnés de la page de statut.

L'intégralité du code source, y compris les fonctionnalités Pro, est visible sur GitHub sous AGPL-3.0. Le tier Pro est déverrouillé au runtime par une clé de licence — même binaire, même image Docker.

Déploiement rapide

services:
  maintenant:
    image: ghcr.io/kolapsis/maintenant:latest
    ports:
      - "8080:8080"
    volumes:
      - /var/run/docker.sock:/var/run/docker.sock:ro
      - /proc:/host/proc:ro
      - maintenant-data:/data
    environment:
      MAINTENANT_ADDR: "0.0.0.0:8080"
      MAINTENANT_DB: "/data/maintenant.db"
    restart: unless-stopped

volumes:
  maintenant-data:

Trente secondes plus tard, l'interface affiche tous vos conteneurs. Aucune configuration nécessaire.

Comparaison avec les outils existants

Maintenant Uptime Kuma Portainer Dozzle Prometheus+Grafana
Auto-découverte conteneurs Oui Non Oui Oui Via cAdvisor
Monitoring endpoints HTTP/TCP Oui Oui Non Non Via Blackbox
Monitoring cron/heartbeat Oui Oui Non Non Non
Certificats SSL Oui Oui Non Non Via exporter
Métriques CPU/RAM/réseau Oui Non Limité Non Oui
Détection mises à jour images Oui Non Oui Non Non
Sécurité réseau Oui Non Non Non Non
Page de statut Oui Oui Non Non Non
Dépendances externes Aucune Node.js Docker API Docker API 3+ conteneurs

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Créer un site Web local de documentation pouvant exporter en PDF avec mdBook

La documentation du langage Rust (le langage qui veut remplacer le C et le C++ en sécurisant l’accès mémoire et en supprimant le ramasse-miette) est écrite en Markdown.

Comme cette documentation doit pouvoir suivre l’évolution du langage (et donc évoluer avec chaque version de Rust) l’équipe Rust a créé mdBook pour pouvoir générer un livre en PDF à partir de chapitres HTML écrits en Markdown.

Licence de mdBook

mdBook est un logiciel libre sous licence Mozilla Public Licence v2.0.

Vous pouvez en trouver les sources pour y contribuer sur GitHub (https://github.com/rust-lang/mdBook).

Pour savoir comment contribuer à améliorer mdBook suivez le guide en anglais (https://github.com/rust-lang/mdBook/blob/master/CONTRIBUTING.md).

Installation de mdBook 0.52

Les fichiers sources d’installation sont disponibles sur GitHub pour MacOS, Windows, et Linux.

Vous pouvez aussi installer mdBook, si vous avez installé au préalable le langage Rust sur votre ordinateur en écrivant dans une fenêtre de Terminal la commande :
cargo install mdbook

Comme cela vous pourrez voir en direct comment cargo compile un programme Rust.

Création de votre mdBook

Mettez mdBook dans la variable PATH de votre poste, pour lancer les commandes mdbook depuis n’importe quel endroit.

Pour créer un mdBook, utilisez votre terminal pour lancer la commande mdbook init livre-exemple.
Cette commande créera le répertoire vide « livre-exemple ».
mdBook vous posera alors plusieurs questions pour créer votre premier livre vide.

Allez dans ce nouveau répertoire avec la commande cd livre-exemple (\home\nom_utilisateur\livre-exemple sur un ordinateur GNU/Linux).

Puis lancez le serveur Web local de votre livre avec la commande mdbook serve --open.

Cette commande va lancer le serveur Web local et ouvrir votre navigateur par défaut sur votre mdBook vide.

Fichiers de configuration

book.toml

Ce fichier contient le titre de votre futur livre dans le champ "title".
Il contient aussi un champ « author » à renseigner avec votre nom (ou votre pseudo-littéraire) et un champ « langage » qui par défaut à la valeur « en », mais que vous pouvez évidemment modifier en « fr » avec votre éditeur de texte favori (gedit par exemple sous GNU/Linux).

src/SUMMARY.md

Ce fichier contient la structure de votre futur livre (la liste des chapitres).
Pour créer facilement un chapitre, une préface, une introduction, une annexe… ajoutez des lignes dans ce fichier Markdown.

Par exemple :

    # Summary

    - [00-Introduction](./Introduction.md)
    - [01-Mon premier chapitre](./01-mon-premier-chapitre.md)

Les chapitres seront créés vides dans le répertoire src au fur et à mesure de votre saisie dans le fichier src/SUMMAY.md par le programme mdBook.

Publication de votre mdBook

Une fois vos chapitres créés en Markdown avec votre éditeur de texte, publiez votre mdBook avec la commande :
mdbook build.
Cette commande créera un répertoire \livre-exemple\book. Vous pourrez diffuser ce sous-répertoire « book » sur votre serveur Web en le transférant par FTP.

Astuce : rien ne vous empêche de renommer ce répertoire « book » en fr-livre-exemple-2026 avant de le transférer en FTP sur votre serveur Web.

Les 4 fonctionnalités de votre mdBook

1) La table des matières s’affiche en cliquant sur le menu hamburger en haut à gauche de votre page Web.

2) Vous pouvez changer le thème de votre page Web en cliquant sur le pinceau (par défaut le thème affiché est « Auto »).

3) Vous pouvez chercher un mot dans votre mdBook en cliquant sur la loupe.

4) Vous pouvez imprimer ce livre (au format PDF, ou sur votre imprimante) en cliquant sur l’icône de l’imprimante en haut à droite de votre page Web.

Utilisations possibles de mdBook

Vous pouvez utiliser mdBook pour créer la documentation multilingue de votre logiciel libre (par exemple un mdBook en français et un mdBook en anglais), voire de votre distribution GNU/Linux préférée.

Vous pouvez préciser la licence de votre livre en créant un chapitre licence, et par exemple choisir de publier votre livre en licence Creative Commons, Cecill ou Art Libre.

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Nouvelle année, vœux 2026, voyageons dans le temps

En cette traditionnelle période de vœux lors du changement d’année, voyons ce qui devrait… changera… pourrait éventuellement changer ou non. Donc une nouvelle fois encore retour sur nos accomplissements passés et projection dans le futur, vers ce que nous aimerions voir plus sur notre site préféré et écouter plus dans notre podcast préféré.

Bonne année 2026

Quatre personnes se sont prêtées au jeu de cette dépêche, pas vraiment de vœux, mais un peu quand même. En vrac dans les accomplissements : retours d’expérience, accessibilité, rencontres, arkéologie, transmission, fiabilité, migration, vote électronique, technocritique, documentation et programmation. L’année qui vient, sur LinuxFr.org et Projets Libres, promet d’être fédérée, pérenne, humaine, sobre, excitante, écrite et écoutée, réutilisable, réparable et résiliente.

    Sommaire

    Benoît (Oumph) Sibaud

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    Commençons par le serpent de mer de la réduction du retard côté adminsys pour LinuxFr.org : une plus grande partie des services est maintenant portée par une distribution récente (Debian Trixie), avec un mélange de conteneurs lxc et docker. Évidemment on passe toujours trop de temps à gérer du spam et des pénibles. J’ai eu l’occasion de rejouer avec des cartes DRAC pendant les incidents, d’écrire des comptes-rendus d’incident (ne jamais négliger leur importance) et de faire un peu plus de systemd.
    J’ai participé au stand et aux animations sur place lors de la conférence Open Source eXPerience Paris et c’était toujours agréable et remotivant de voir d’autres personnes de l’équipe, de notre lectorat, des libristes connus de longue date et des nouvelles personnes. Le 28 juin 2025, on fêtait les deux ans de la politique de minimisation des données et il ne s’est rien passé car la prochaine étape est en juin 2026 (les premiers comptes avec trois ans d’inactivité).

    Je suis satisfait d’une certaine fiabilité en termes de contenus publiés : les rétrospectives toutes les quinzaines, la traditionnelle dépêche d’appel aux dons, les non moins régulières assemblée générale et publication de bilan et célébration d’anniversaire ou un poisson d’avril.

    En dehors de contenus attendus, j’ai écrit sur les sujets liés à LinuxFr.org (OSI rejointe, incidents du 26 juin et du 26 août), sur des sujets qui m’intéressent (la maintenance, le vote électronique ou le jeu d’apprentissage SQLNoir), des sujets plus tristes (un décès parmi d’autres ou une fin de vie pour un projet), et publié quelques liens sur les licences, la sécurité, le vote électronique, l’Union européenne, les dons, la technocritique et le spam.

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    Déjà dans les reports de 2024, je voudrais m’intéresser au Fediverse et à ActivityPub peut-être, et peut-être à Gemini (le protocole) ? Il y a des travaux en cours sur le service de partage sur les réseaux sociaux share. Par contre j’ai donné moins de conférences en 2024 pour LinuxFr.org et globalement assisté à moins d’événements : donc je réitère l’ambition 2025 de rencontrer plus régulièrement le lectorat ou les personnes contribuant au site ou des publics nouveaux, car c’est appréciable pour le moral et la motivation.

    Hum c’est malheureusement bon on peut garder tel que.

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    De manière générale, je suis toujours intéressé par plus de contenus sur LinuxFr.org (idéalement des dépêches). Mais plus précisément, en termes de sujet, j’aimerai encore et toujours plus d’articles la réparation, la maintenance et la réutilisation, sur la sobriété en informatique, sur la lutte contre la corruption, sur les sujets politiques autour du numérique et des données. Et bien sûr toujours plus de retours d’expérience, de sujets qui ne me viendraient pas à l’idée (sérendipité) et de sujets qui vous passionnent vous (partagez !). Pour Projets Libres, c’est un peu de la triche, j’ai accès à la préparation et j’ai déjà un premier aperçu de la richesse des sujets qui seront traités, mais je sais aussi qu’on compte sur vous pour aider à enrichir les émissions avec vos suggestions diverses et variées.

    Walid (Wawa) Nouh

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    L’année 2025 a été chargée puisque 19 émissions ont été diffusées. Nous avons eu aussi l’occasion de parler dans des conférences et des meetups.
    Le podcast continue à gagner en visibilité et d’après nos statistiques OP3 (qui ne sont pas parfaites), pour la première fois deux épisodes ont dépassé les 2000 téléchargements dans le premier mois (Dégooglisons l’évaluation avec Framasoft, et le futur sera fédéré et auto-hébergé avec Elena Rossini).
    J’ai finalement trouvé le temps de poser des mots pour expliquer mon travail sur le podcast, résumé comme ceci : documenter, transmettre, apprendre.
    Bien entendu la grosse actualité de la fin d’année est le rapprochement avec LinuxFr, qui est une suite logique et aussi une reconnaissance de notre travail depuis 2023.
    Pour finir, nous avons eu l’occasion, à travers l’association LinuxFr, de donner des cours d’introduction au logiciel libre dans une école d’ingénieur (Florent Zara, Raphaël Semeteys, Jérôme Herledan et moi-même). Cela confirme mon idée que des prestations annexes sont un moyen intéressant de financer l’édition du podcast et de faire en sorte de ne pas avoir de publicité.

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    Pour cette nouvelle année, Raphaël et moi avons fixé un thème, qui sera la ligne directrice de notre travail sur 2026 : pérennité et résilience.

    – Pérennité, car c’est un sujet qui nous tient à cœur, à travers les épisodes sur les fondations, ou sur les projets qui existent depuis un grand nombre d’années.
    – Résilience : c’est la suite logique de tous les épisodes qui traitent, entre autres du Fediverse, de l’auto-hébergement et de l’informatique responsable et c’est plus que jamais important vu l’actualité géopolitique actuelle.

    Mes souhaits vont sûrement évoluer courant de l’année, mais j’aimerais dans les semaines à venir commencer à tester des OS mobiles basés sur Linux (Ubuntu Touch et PostmarketOS pour commencer), afin de préparer de potentiels épisodes sur le sujet.
    J’aimerais aussi donner plus la parole à des personnes qui utilisent le libre (dans la lignée de l’épisode avec Elena Rossini).
    Bref, beaucoup d’idées, le backlog est d’actuellement une cinquantaine d’épisodes…

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    Je vais surtout passer plus de temps à relire du contenu déjà présent sur LinuxFr :)
    Comme annoncé lors de l’évènement AssocialClub au salon Open Source Experience, il y a toute une intégration du podcast dans et avec LinuxFr à imaginer, cela va être passionnant !

    vmagnin (Vincent)

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    Côté accomplissements sur LinuxFr, je suis surtout content d’avoir fait œuvre arkéologique avec ma série automnale de cinq journaux consacrés aux Fiches Libres, au site antique GNULinews et aux Tuxeries (1, 2, 3). Cela a abouti à la modernisation des fiches par Ysabeau et de mon côté à la restauration des Tuxeries, plus de deux cents images et animations du dessinateur JC.

    Toujours à cheval entre passé et futur (donc dans le présent ?), j’ai publié ma dépêche n°7 sur le Fortran. La disparition du service non-libre Netvibes m’a forcé à migrer vers une Pétrolette libre. Et parmi les dépêches auxquelles j’ai contribué sensiblement, je me souviens surtout de Rendez-nous nos boutons !, un questionnement humoristique sur certaines évolutions techniques imposées parfois sans discernement.

    À part ça, en 2025 j’ai migré mes machines de travail d’Ubuntu vers Fedora. Probablement en partie pour retrouver un peu le piment qu’on ressentait à chaque version d’Ubuntu il y a 20 ans. Dans toute vraie passion, il y a apparemment une quête de l’excitation originelle que l’on essaie de retrouver décennie après décennie. Oui, j’essaie aussi de rejouer encore une fois l’excitation pré-adolescente de l’apprentissage de la programmation grâce à Rust. J’ai terminé de lire le livre Développez avec Rust (Dunod).

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    Je suis loin de maîtriser les nouveaux concepts présentés dans ce très bon livre, mais j’ai au moins balayé l’essentiel et j’ai tout 2026, enfin j’espère, pour progresser en Rust. Et aussi avancer un peu dans quelques projets Fortran pro ou perso.

    Continuer à réfléchir sur l’IA et sur la poursuite de l’informatisation du monde. Avec en ce moment comme toile de fond la lecture de La Technique ou l’enjeu du siècle de Jacques Ellul (2ᵉ édition de 1960), qui se termine par : « […] nos plus intimes passions sont connues, publiées, analysées, utilisées. L’on y répond, l’on met à ma disposition exactement ce que j’attendais, et le suprême luxe de cette civilisation de la nécessité est de m’accorder le superflu d’une révolte stérile et d’un sourire consentant. » Après autant de lucidité, on verra si j’ai le courage de lire Le Système technicien (1977) qui se termine par : « L’homme qui aujourd’hui se sert de la technique est de ce fait même celui qui la sert. Et réciproquement seul l’homme qui sert la technique est vraiment apte à se servir d’elle. » Pas glop !

    Bon, ça ne m’empêchera pas d’écouter des podcasts Projets Libres / LinuxFr.org. Et ne soyons pas sombre puisque 2026 est un nombre heureux (voir le site OEIS pour plus de propriétés de 2026).

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    Monomanie technicienne : des trucs sur Rust :-)

    Ysabeau

    Accomplissements, réalisations, progrès de l’année 2025

    Une année moins productive que les précédentes sur le plan informatique, quoique ! En avril un tutoriel sur Mastodon, les balises Alt et deux ou trois autres trucs qui fait partie de ce que je voulais approfondir : l’accessibilité des textes. Par contrecoup, pour mes sites j’essaie d’avoir aussi des images et documents mieux présentés.

    Sinon pour LinuxFr : la dépêche sur Delphine Demange et les compilateurs m’a donné, enfin, l’occasion d’en savoir plus (de découvrir en fait) sur les compilateurs et les commentaires, dont j’ai vraiment apprécié la qualité, de résoudre un mystère vieux de 2020. Avec celle sur la sortie d’Unicode 17 j’ai approfondi ma connaissance des systèmes d’écriture et de ce qui est nécessaire pour qu’il puisse figurer dans le registre Unicode. L’histoire de la convention du mètre et de l’ODF a été aussi un genre d’épopée en ce qui me concerne puisque j’ai profité de l’occasion pour « epubifier » un document complexe avec formules de mathématiques et autres joyeusetés, Le Système métrique décimal. Sa création en France. Son évolution. Ses progrès. Et, évidemment, les fiches libres, que je dois continuer à revoir, ont été sources d’enseignements, j’aime bien l’idée du travail arkéologique. Par contre, j’ai laissé le Transimpressux en jachères.

    Si j’ai relativement peu écrit, j’ai beaucoup tricoté, des bérets, notamment, sur la base d’une méthode que j’ai mise en ligne et qui a réclamé quasiment l’entièreté de mes capacités mathématiques (pas grand-chose). Et en fait, j’aurais pu faire plus simple… Et puis j’ai fait du Banksy.

    Deux versions du marque-page la petite fille au ballon ou les petites filles couleur chocolat tiennent un ballon dans leur main, l’un est en robe rose l’autre en robe jaune
    Marque-pages la petite fille au ballon inspirés de celle de Banksy même si, au final, le résultat est très différent.

    Ce que je voudrais faire, apprendre ou approfondir en 2026

    L’accessibilité, encore et toujours, écrire un ou des tutoriels sur le sujet. Utiliser plus ou mieux Draw pour faire des modèles de jouets de papier. Et, oui, j’ai encore à apprendre sur l’EPUB, et Inkscape. Oh, et continuer des dépêches de la série Transimpressux, il faut vraiment que j’écrive sur l’Unicode dans ce cadre.

    Des contenus que je voudrais voir plus sur LinuxFr.org ou écouter plus dans le podcast Projets Libres (type de contenu, sujet, etc.)

    Des contenus sur l’accessibilité, la réparabilité, le bricolage informatique comme celles du dernier journal de Sébastien Rohaut ou celui d’Ecran Plat sur les clés USB-C lentes. Et aussi plus de contenus sur l’histoire de l’informatique et des logiciels et de l’arkéologique.

    Pour finir

    Nous vous souhaitons tout de même la meilleure année possible (on oscille entre excellence optimisée et résilience robuste ainsi que pérennité soutenable et humour drolatique). Et, bien évidemment, n’hésitez pas à « continuer » cette dépêche dans les commentaires.

    Et un merci à toutes celles et ceux qui font de LinuxFr.org un site enrichi en sérendipité et surprises et de Projets Libres un podcast nimbé de découvertes et bienveillance.

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    Ancestris en v13 stable

    Pour mémoire, Ancestris est un logiciel de généalogie. Il est développé en Java et disponible sous licence GPLv3

    Logo

    C'est officiel depuis le 30 novembre 2025 :

    • La version stable est Ancestris v13 ;
    • La version journalière est nommée Ancestris v14.

    La v13 en quelques chiffres :

    • Plus de 1200 commits ;
    • 18 mois de développement ;
    • Fonctionne sur tous les systèmes d'exploitation qui permettent d'installer Java de la version 17 à la version 25.

    Nouveautés :

    • Refonte de l'ensemble des rapports ;
    • Unification et amélioration des options de rapports ;
    • Ajout de look and feel sombres ;
    • Refonte du module de relevé ;
    • Ajout d'une fonction de transcription d'acte basée sur l'IA Mistral ;
    • Fonction pour modifier tous les noms en majuscules ;
    • Refonte du module de fusion de doublons ;
    • Ajout d'un bloc-note de recherche ;
    • Ajout de la possibilité d'appeler les rapports par un bouton dans la barre de menu ;
    • Ajout d'un rapport de chronologie verticale ;
    • Ajout d'un rapport circulaire descendant ;
    • Ajout d'un rapport de professions au cours du temps ;
    • Ajout d'un rapport d'arbre en étoile ;
    • Ajout d'un générateur d'étiquettes ;
    • Ajout d'un visualiseur de rapport SVG.

    Évolutions et corrections :

    • Améliorations de Cygnus ;
    • Améliorations d'Ariès ;
    • Amélioration de l'éditeur GEDCOM ;
    • GedArt ajouts de fonctions pour exporter plus de données ;
    • Améliorations du modules de groupes familiaux ;
    • Corrections de la table des entités ;
    • Améliorations du module de vérification des anomalies ;
    • Améliorations du livre web ;
    • Amélioration du module de site web ;
    • Améliorations du module d'ancêtres communs ;
    • Améliorations du module de suppressions de tags ;
    • Améliorations de l'export Geneanet ;
    • Améliorations du module graphe ;
    • Améliorations de l'arbre graphique ;
    • Améliorations de l'import Geneatique ;
    • Améliorations de l'import Aldfaer.

    Mise à jour des traductions :

    • Allemand ;
    • Anglais ;
    • Catalan ;
    • Danois ;
    • Espagnol ;
    • Français ;
    • Hongrois ;
    • Néerlandais ;
    • Polonais ;
    • Portugais ;
    • Russe ;
    • Tchèque ;
    • Turc.

    Merci à tous les traducteurs pour leur travail constant, si important pour l'ensemble de la communauté.

    Pour conclure, merci à toute la communauté par vos remarques, vos demandes, vos remontées d'anomalies, vous permettez de faire vivre et embellir ce logiciel.
    On compte sur vous dans la suite pour nous créer du buzz, des tutoriels, des idées et de l'enthousiasme.

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    SHM : des métriques d’usage pour applications self-hosted… sans espionner les utilisateurs

    Quand on développe et distribue des applications open-source auto-hébergées, il y a une question très simple à laquelle il est presque impossible de répondre :

    Combien d’instances actives de mon application sont réellement utilisées ?

    SHM

    C’est exactement le problème que j’ai rencontré avec Ackify, une application open-source de preuve de lecture de documents (politiques internes, procédures, formations, etc.), déployée en self-hosted par ses utilisateurs - sans que j'ai le moindre contrôle dessus.

    Pas de SaaS, pas de compte centralisé, pas de tracking utilisateur.
    Résultat : zéro visibilité.

    👉 Combien d’instances Ackify tournent vraiment ?
    👉 Quelles versions sont encore actives ?
    👉 Quelles fonctionnalités sont utilisées (ou pas) ?

    C’est pour répondre à ce besoin très concret que j’ai créé SHM – Self-Hosted Metrics.

    SHM, c’est quoi ?

    SHM est un serveur de télémétrie privacy-first, conçu spécifiquement pour les applications self-hosted open-source.

    L’idée est simple :

    • chaque instance auto-hébergée envoie périodiquement un snapshot de métriques agrégées
    • aucune donnée utilisateur
    • aucun événement individuel
    • aucun tracking comportemental

    Juste ce qu’il faut pour comprendre l’usage réel d’un logiciel déployé “dans la nature”.


    Un point important : SHM est agnostique

    Contrairement à beaucoup d’outils existants, SHM n’impose aucun schéma.

    Tu envoies :

    {
      "documents_created": 123,
      "active_users": 42,
      "webhooks_sent": 9
    }

    ➡️ le dashboard s’adapte automatiquement :

    • nouvelles cartes KPI
    • nouvelles colonnes
    • graphiques générés dynamiquement

    Aucun frontend à recompiler, aucune migration à écrire.

    Dashboard Graph
    Dashboard Détail


    Un petit mot sur Ackify

    Ackify est l’application qui a déclenché tout ça :

    • open-source
    • self-hosted
    • preuve de lecture avec signature cryptographique
    • alternative légère à DocuSign pour des usages internes

    SHM est désormais utilisé pour répondre à des questions très simples :

    • combien d’instances actives ?
    • combien de documents créés ?
    • combien de signatures générées ?

    Projet open-source

    Le projet est encore très jeune (MVP), mais fonctionnel et déjà utilisé en conditions réelles.

    Les retours, critiques et idées sont évidemment bienvenus 🙂


    Stack technique (sobre et assumée)

    • Backend : Go (binaire unique, léger)
    • Stockage : PostgreSQL (JSONB)
    • Déploiement : Docker
    • Licence : AGPLv3 (SDK en MIT)
    • Auth des instances : Ed25519 (clé générée localement, signature des snapshots)

    Chaque instance :

    • génère une identité cryptographique locale
    • s’enregistre une seule fois
    • signe chaque envoi de métriques ➡️ impossible de spoof une instance existante.

    Et côté vie privée ?

    C’était non négociable.

    SHM :

    • ne collecte aucune donnée personnelle
    • ne collecte pas les IP (hors reverse-proxy)
    • ne collecte ni hostname, ni username
    • fonctionne sur des compteurs agrégés uniquement

    C’est au mainteneur du logiciel de décider quelles métriques exposer, et à l’utilisateur final de pouvoir désactiver la télémétrie.

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    Rencontres Educalibre à Bruxelles les 4, 5, 6, 7 et 8 juillet 2026 à Bruxelles

    Educalibre est une conférence consacrée aux biens communs, aux ressources pédagogiques libres, à l’autonomie stratégique et au logiciel libre principalement à l’école et dans le secteur public, mais bien sûr aussi dans toutes sociétés.

    Elle se profile dans l’exacte suite des RMLL, les Rencontres mondiales des logiciels libres, dont l’édition bruxelloise s’est tenue dans les locaux de l’Université libre de Bruxelles et de Educode, la conférence sur la technologie dans l’éducation tenue fin 2018 à Bozar, les samedi 4, dimanche 5 et lundi 6 juillet 2026.

    Cette conférence, d’abord communautaire et festive, est gratuite pour toutes les personnes impliquées dans l’enseignement (sauf les vendeurs de manuels, contenus et applications qui ne sont pas libres ou proposés des associations sans but lucratif).

    Elle se veut une occasion de se retrouver dans un cadre humain festif à la fin de l’année scolaire, juste avant d’entamer des vacances bien méritées, et ce pour tous les développeurs de logiciels qui pourraient être utilisés à l’école ou dans un cadre de formation, pour tous les enseignants, ou pour toute autre personne intéressée par ces sujets.

    Bien sûr chacun doit payer ses logements, repas et le cocktail dînatoire lundi 6 juillet 2026 à 19h dans les superbes salles gothique et de mariage de l'hôtel de ville sur la superbe Grand-Place de Bruxelles

    Un préprogramme et des thèmes ainsi que les moyens de participer à l’organisation sont indiqués dans le wiki qu’est educalibre.eu. Nous vous y convions et vous y attendons.

    Nous avons déjà la confirmation de la réservation des locaux du cocktail, offerts par la Ville de Bruxelles, et une option pour les locaux bien connus de tous ceux qui fréquentent le FOSDEM, la plus importante conférence des développeurs de logiciels libres en Europe, qui se tient à l’ULB tous les premiers weekends de février depuis 2000.

    Cette conférence sera vraisemblablement aussi en partie organisée au Parlement européen ou à la Fondation universitaire proche.

    Elle traitera aussi de la difficile question de l’autonomie stratégique, un vocable proposé par Tristan Nitot pour parler de souveraineté numérique, dans toutes ses formes et questions, et des moyens de la préserver, en montrant aussi concrètement comment procéder, avec des expositions de solutions concrètes par des prestataires.

    Le cocktail dînatoire aura lundi 6 juillet à 19h, donc à la fin de educalibre. Pour la participation, limitée à 300 personnes ce sera « premier inscrit premier servi ». Mais bien sûr, les participants auront amplement l’occasion de se rencontrer entre eux et avec leurs clients/utilisateurs/clients potentiels lors des pauses café et repas qui seront très bien aussi.

    Ces conférences sont initiées par Nicolas Pettiaux et François Pellegrini, deux figures bien connues du monde du libre francophone et européen depuis 2000. Elles sont dès maintenant coorganisées avec Jean-Yves Jeannas, Georges Khaznadar et Serge Smeesters. François est l’initiateur des RMLL à Bordeaux, Georges est un professeur de chimie et de physique très impliqué dans Debian et les RMLL depuis toujours, Jean-Yves est enseignant à l’Université de Lille, très impliqué dans les communs numériques, les standards ouverts et l’AFUL, Serge est un auteur régulier sur Linuxfr et un enseignant avec des logiciels libres qu’il contribue à développer, et Nicolas a participé dès le début à l’organisation du Osdem devenu Fosdem. Nicolas et François sont associés à des universités, respectivement l’Université libre de Bruxelles et l’Université de Bordeaux, et sont aussi actifs dans de nombreuses associations.

    Educalibre est organisée par l’association belge Educode avec le soutien actif de l'Université libre de Bruxelles

    Toute personne intéressée par l’organisation (je fais ici directement appel à toutes celles et ceux qui ont participé en leurs temps aux RMLL) ou le soutien à de telles conférences est priée de se manifester en écrivant à educalibre@educode.be en mentionnant son attachement professionnel, s’il y en a un, la raison de son intérêt et sa motivation ainsi que ses compétences.

    Nous vous remercions déjà pour toutes vos idées et suggestions pour ces deux conférences.

    La participation à educalibre sera gratuite comme elle l’était aux RMLL, et les participants seront invités à soutenir financièrement comme ils peuvent, comme pour le FOSDEM, et à acheter des goodies pour la soutenir.

    Ils pourront acheter à prix coûtant les repas organisés (petits-déjeuners, déjeuners et repas du soir) organisés dans les lieux de la conférence pour favoriser les rencontres.

    Les entreprises et institutions sont invitées à soutenir financièrement la conférence par exemple par des dons ou l’achat de stands et espaces de sponsoring comme pour les rencontres de la Linux Foundation.

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    Ackify CE : preuve de lecture cryptographique en Go + Vue3

    Ackify CE est une plateforme open-source (AGPL v3) permettant de générer des preuves de lecture cryptographiquement vérifiables pour des documents internes.

    Le problème

    Les organisations doivent souvent prouver qu'un collaborateur a lu un document (politique RGPD, charte de sécurité, formation obligatoire). Les solutions existantes sont soit trop lourdes (signature électronique qualifiée comme DocuSign à 10-30€/utilisateur/mois), soit non sécurisées (simple email).

    La solution

    Ackify génère des preuves de lecture cryptographiques avec :

    • Signatures Ed25519 (même algo que SSH)
    • Horodatage immutable (PostgreSQL triggers)
    • Hash chain blockchain-like
    • Vérification offline possible

    Cas d'usage

    • Validation de politiques internes (sécurité, RGPD)
    • Attestations de formation obligatoire
    • Prise de connaissance de procédures
    • Accusés de réception contractuels

    Différence avec DocuSign

    Ackify n'est pas une alternative à DocuSign pour des contrats juridiques. C'est une solution simple pour des besoins internes où la signature qualifiée est overkill.

    N'hésitez pas si vous avez des questions techniques !

    Installation

    curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/btouchard/ackify-ce/main/install/install.sh | bash
    cd ackify-ce
    nano .env  # Configurer OAuth2
    docker compose up -d

    Installation complète en ~5 minutes.

    Stack technique

    Backend

    • Go 1.24 (Clean Architecture / DDD)
    • PostgreSQL 16
    • Chi Router
    • OAuth2 (Google, GitHub, GitLab, custom) ou Magic Link (passwordless)

    Frontend

    • Vue 3 + TypeScript
    • Tailwind CSS
    • i18n (FR, EN, ES, DE, IT)

    DevOps

    • Docker distroless < 30 MB
    • CI/CD GitHub Actions
    • Tests : 72,6% couverture (180 tests unitaires + 33 intégration)

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    AlternC : La 3.5.x continue à être stable

    AlternC est un projet collaboratif dont l’élément de base constitue un logiciel libre de gestion d’hébergements mutualisés pour Debian.

    Ce projet (sous GPLv2+) se veut facile à installer et à utiliser, s’appuyant uniquement sur des logiciels libres.
    Il contient un système d’installation et de configuration automatique, ainsi qu’un panneau de contrôle accessible par le web, pour la gestion des utilisateurs et des services orientés web.
    Le projet s’adresse à un public faisant de l’administration système et souhaitant déléguer les actions de base d’un hébergement web.

    On peut le comparer à des solutions telles que ISPconfig, cPanel, Plesk, Froxlor…

    Après de nombreuses années la version 3.5 est arrivée début 2025 et se prépare à la suite, on se propose de rattraper ce temps perdu.

    Sommaire

    Qui est derrière AlternC ?

    Le projet est porté par différentes structures tant associatives que professionnelles. Nous n’établissons aucune statistique, toutefois, portée à notre connaissance, on peut citer dans un désordre alphabétique :

    • domainpublic avec environ 500 comptes également ;
    • globenet ;
    • infini  ;
    • koumbit qui représente environ 500 comptes pour 2000 domaines et est contributeur historique ;
    • lautre.net compte un peu moins de 1000 adhérents et plus ou moins autant de comptes AlternC ;
    • marsnet avec un peu moins de 200 comptes pour 500 domaines et plus de 200 listes de diffusion ;
    • neuronexion ;
    • octopuce avec environ 80 instances déployées, contributrice historique, héberge une partie de l’infrastructure du projet ;
    • ouvaton avec environ 6000 (sous-)domaines actifs ;
    • webelys contributeur et animateur de la communauté.

    Enfin une version 3.5

    Un peu de contexte historique

    Entre 2018 et fin 2024, la communauté a eu du mal à s’organiser pour fusionner et proposer une cohérence de développement. Durant cette période, il était alors recommandé d’utiliser une version maintenue avec grande détermination par koumbit.

    De nombreux correctifs ont été proposés dans leur bifurcation amicale. C’était de fait la version la plus avancée et active de ces dernières années. On peut noter également que d’autres membres de la communauté disposaient de branches locales. Par exemple, Octopuce maintenait une version 3.3 avec un portage partiel pour fonctionner sur les anciennes versions de Debian.

    Sans être exhaustif dans tous les développements épars, on peut dire qu’on s’était tous un peu dispersé. Il était difficile de répondre à des besoins opérationnels immédiats et de prendre le recul nécessaire pour une intégration communautaire saine.

    On était arrivé à une situation de déperdition de temps, d’énergie, d’envie conséquente.

    L’objectif de cette version

    Au fil des années, l’objectif principal de la 3.5 a fortement évolué. De l’apport initial d’innovations diverses nous nous sommes recentrés sur l’essentiel. C’est-à-dire :

    • fournir une version unifiée et rationnelle de toutes les variantes connues ;
    • gérer les versions stables (du moins plus récentes) de Debian.

    L’histoire récente de la 3.5

    La communauté AlternC, pour diverses raisons, a fortement tardé pour absorber tout ce retard. Au cours de ces douze derniers mois, on notera les évolutions suivantes :

    • Une 3.5~RC2 absorbant le retard avec les apports de koumbit ;
    • Une 3.5~RC3 absorbant le retard avec Debian et fournissant la compatibilité avec Bookworm ;
    • Une 3.5.0 proposant une version stabilisée compatible de buster à bookworm ;
    • Une 3.5.1 proposant un correctif lors de la mise à jour et une compatibilité avec des changements avec roundcube ;
    • Une 3.5.2 proposant d’autres correctifs mineurs, plus une gestion de SFTP, réparation de la compatibilité du module awstats, maintenir les configurations DKIM/SPF ;
    • Une 3.5.3 proposant des correctifs mineurs, une meilleure gestion des bases de données, la réparation des configurations DNS manuelles, une meilleure prise en charge des versions PHP.

    Il est prévu d’autres versions mineures pour prendre en compte les erreurs restantes.

    Toutes ces versions ont été diffusées sur le dépôt officiel AlternC ou bien directement sur le dépôt github

    Les changements depuis la 3.3

    Des nouveautés diverses et variées

    Sans faire une liste à la Prévert, notons les points suivants :

    • La gestion de Debian Buster à Bookworm ;
    • La gestion de PHP de 5.6 à 8.x ;
    • L’amélioration de la gestion des mails avec une meilleure prise en charge de DKIM, SPF et DMARC ;
    • La gestion de l'autodiscover et autoconfig pour les logiciels de messagerie ;
    • La gestion de SFTP en plus de FTP(S) ;
    • La capacité de gérer des domaines DNSSEC ;
    • Un nouveau thème plus moderne et personnalisable ;
    • La définition de politique de validation de mot de passe.

    De nombreux correctifs

    Les nouveautés ne sont pas le cœur de cette version, on a principalement travaillé sur la stabilisation et la mise en place de correctifs divers et variés commme :

    • le report des correctifs pour roundcube pour buster et sa gestion jusqu’à bookworm ;
    • l’intégration de phpmyadmin jusqu’à bookorm ;
    • des protections CSRF dans les nombreux formulaires ;
    • des ajustements dans les scripts de type cron et alternc.install ;
    • la prise en charge des fonctionnalités d’apache 2.4 ;
    • la prise en charge conditionnel du mode SSL pour apache (permettant des frontaux comme nginx, haproxy…) ;
    • des empreintes de mot de passe plus solide — pour entre autres — dovecot ;
    • des correctifs pour s’aligner sur les évolutiosn de mariadb (longueur des tables, nommages…) ;
    • simplification du javascript pour le panel ;
    • support progresif de systemd ;
    • la bascule progressive du système de traduction vers weblate.

    Un écosystème

    AlternC ne se résume pas à un projet avec une structure monolithique. Il s’agit d’un écosystème avec nombre de plugins.

     Des plugins

    La version 3.5 apporte de nouveaux plugins, pour faciliter leur évolution. Certaines fonctionnalités ont été extraites ou adaptées en ce sens :

    • ACME qui extrait la génération des certificats SSL avec Let's encrypt et le protocole ACME
    • nginx-ssl une seconde approche pour gérer les certificats SSL et offrant un frontal nginx pour gérer https
    • mailman un gros travail de fond a été réalisé pour permettre le passage de maiman2 à mailman3 tout en assurant une retro compatibilité correcte.

     Un générateur de paquet Debian

    AlternC est maintenant fourni avec un générateur automatique de paquets Debian.

    Ainsi on facilite l’arrivée de nouvelle proposition sous forme de plugin. Il est n’est pas nécessaire d’intervenir sur l’intégralité du projet AlternC et on peut se concentrer sur une fonctionnalité donnée.

    Dès l’intégration du depot dans l’organisation AlternC, le plugin sera automatiquement pris en compte et ses paquets Debian prêts à l’emploi via :

    • les releases github
    • le dépôt officiel du projet
    • la mise à disposition des paquets expérimentaux ou dits nightly

    Tout un ensemble de plugins

    Au-delà d’AlternC en soi et des plugins listés avant, on peut trouver à différents niveaux de maturité :

    On peut trouver l’ensemble des plugins AlternC depuis son dépôt : https://github.com/AlternC/

    D’autres outils sont mis à disposition également sur la forge communautaire du projet

    Comment installer ou mettre à jour ?

    Si vous avez déjà un AlternC 3.3.x et que vous voulez migrer vers la 3.5.x, faites une sauvegarde complète et suivez la documentation fournie sur notre aide en ligne

    Il est important de prendre en compte les informations suivantes :

    • La version 3.3 n’est plus officiellement supportée et cesse de fonctionner au-delà de Buster ;
    • La version 3.5.x supporte Buster et Bookworm ;
    • Le support de Bullseye (Debian 11) n’est pas fourni, cela peut fonctionner uniquement le temps de la mise à jour système.

    Participer

    Ensuite ?

    Le cycle de la 3.6 n’est pas encore planifié. Parmi les idées en reflexion nous avons :

    • réduire le support à deux versions stables de Debian (bookworm/trixie)
    • l’amélioration de la qualité du code de base (bash et php) à l’aide de diverses CI/CD
    • la finalisation du système de traduction pour le core et les plugins via weblate

    Le code

    L’ensemble du code du projet est actuellement hébergé chez github.
    Toute personne est la bienvenue. Vous pouvez proposer un nouveau projet de code, remonter des bogues, suggérer des améliorations, traduire, communiquer…

    Nous profitons également de cette nouvelle version pour utiliser le nommage “main” pour la branche principale. C’est plus en adéquation avec notre code de conduite informel et donne également une cohérence sur l’ensemble des projets.

    Les traductions

    Toutes personne souhaitant traduire dans sa langue est la bienvenue. Vous pouvez participer via le service weblate. Nous gérons actuellement principalement trois langues : le français, l’anglais et l’allemand. Nous avons d’autres langues disponibles pour lesquelles un peu d’amour est nécessaire.

    Des services à disposition de la communauté

    En complément, le projet AlternC met à disposition divers services à la communauté. Le principal est le service de DNS secondaires disponible sur le site dédié https://www.alternc.net/
    Ce service permet de synchroniser ses zones sur deux DNS secondaires depuis ses instances AlternC.

    Un autre service est disponible en mettant à disposition des serveurs virtuels jetables pour tester des développements sur différentes distributions Debian (de Jessie à Trixie).

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    Le Frido 2025

    Présentation

    Le Frido est un livre de mathématique libre initialement destiné à l'agrégation, mais devenu généraliste. En supposant connue une théorie intuitive des ensembles, ça va jusqu'aux martingales, distributions, extensions de corps, etc. Avec toutes les démonstration intermédiaires (modulo les 981 entrées restantes dans ma liste de choses à faire).

    Les résultats sont classés par ordre logique mathématique : chaque démonstration ne s'appuie que sur des résultats énoncés et démontrés plus haut. C'est loin d'être l'ordre pédagogique.

    L'extension guilietta donne le reste de ce que je sais en math : groupes de Lie (l'objectif est de donner la liste des représentations de SL(2,C)).

    Nouveautés 2025

    Le bouquin vient de dépasser les 3000 pages cette année.

    • Théorème de Banach-Alaoglu.
    • Démonstration du fait que le système trigonométrique est une base hilbertienne.
    • Fonctions analytiques entre espaces de Banach. L'objectif sera d'énoncer et démontrer le théorème d'inversion locale. Le seul doc que j'aie trouvé est celui-ci. Sinon ChatGPT se débrouille assez bien.
    • Structure de groupe de Lie sur un sous-groupe fermé (ça c'est dans une extension)
    • Dans le même ordre d'idée : modification de la définition d'une variété pour accepter des cartes à partir d'ouverts de n'importe quel espace vectoriel normé (et non seulement de \mathbb{R}^n). Formellement, ça rend correcte pour un groupe de Lie l'idée de prendre des cartes depuis l'algèbre de Lie. En pratique, ça permet aussi de prendre des cartes depuis le produit tensoriel des fibres pour prendre le produit tensoriel de fibrés vectoriels. Si on n'accepte que des cartes depuis des ouverts de \mathbb{R}^n, il faut prendre un isomorphisme (pas canonique) entre \mathbb{R}^n et le produit tensoriel, et montrer qu'en réalité rien ne dépend de ce choix. L'inconvénient est qu'on ne peut plus parler de l'ensemble des cartes.

      Sommaire

      Mon flot de rédaction

      Quand j'écris une démonstration, soit je cherche un peu par moi-même, soit je cherche sur internet. Quand je trouve un texte qui me semble correct, je commence par rédiger sur du papier de brouillon; la plupart du temps j'ajoute beaucoup de détails par rapport à ce que je lis. En particulier, j'écris sur mon papier de brouillon les labels (dans le Frido) des résultats à citer.

      Quand ma démonstration est terminée, je copie des feuilles vers LaTeX. Chaque démonstration passe donc par (au moins) deux rédactions personnelles : une de l'écran vers le papier de brouillon et une du papier vers LaTeX.

      ChatGPT

      Ce flot est valable également quand je demande à ChatGPT. Ce dernier est maintenant crédité comme source dans neuf démonstrations. Parfois seul parfois en collaboration avec moi ou d'autres sources. Je ne copie-colle jamais un résultat.

      Avant de demander à ChatGPT, je regarde d'abord pas mal sur internet ; et je me demande parfois pourquoi d'ailleurs.

      Mon activité sur Stack

      Lorsque je ne trouve pas une démonstration en ligne, je demande souvent sur Stack. Et parfois je n'ai pas de réponses satisfaisantes.

      Zorn et existence d'un max pour tout ensemble fini

      Je demande si il est vrai que tout ensemble Dedekin-fini totalement ordonné a un maximum.

      À mon avis la preuve donnée par Asaf Karagila (et qui a 5 votes positifs) a au moins un trou ; j'explique dans les commentaires ce qui ne me va pas. Si vous avez une idée de comment compléter, n'hésitez pas.

      Connexité

      Voici une question qui lie connexité et espaces totalement normaux. Je ne suis pas certain que l'énoncé soit même vrai.

      Si vous êtes douées en topologie, lâchez-vous.

      Remarque pas très gentille

      À chaque fois que je dois poser une question sur Stack ou à ChatGPT, je ne peux pas m'empêcher de penser que soit je suis nul en recherche sur Internet (c'est le cas), soit l'ensemble de la communauté mathématique a échoué à mettre en ligne des résultats importants.

      Citations

      Le Frido cite toutes ses sources, théorème par théorème. À côté de chaque énoncé, il y a une liste des endroits où j'ai trouvé des informations utiles soit pour l'énoncé soit pour la démonstration.

      La référence [1] signifie qu'il y a de l'invention personnelle non triviale. C'est moi qui ai inventé (une partie de) soit de l'énoncé, soit de la preuve.

      Plagiat massif

      Dans le monde de l'enseignement académique, le plagiat massif est la norme. Par exemple, le dernier en date que j'ai utilisé cite cinq livres en avouant ouvertement que ce n'est pas complet. Et bien entendu, il ne dit pas quelle partie de son texte vient d'où.

      En ne remontant ma bibliographie pas plus loin que juillet 2025, je trouve celui-ci qui ne cite aucune source. Si un étudiant avait fait ça dans un mémoire de licence, il aurait été engueulé comme du poisson pourri.

      Les mathématiciens professionnels ne citent pratiquement jamais Wikipédia ou math.stackexchange.com. Le Frido oui.

      Pourquoi citer ses sources ?

      La bibliographie sert à remercier la personne qui a fait l'effort de me rendre l'information disponible.

      En ce qui me concerne, la bibliographie ne sert pas à :

      1. permettre de remonter à l'inventeur original d'un énoncé ou d'une technique
      2. permettre au lecteur d'aller plus loin
      3. donner de la crédibilité à un résultat.

      Développons

      1. Les résultats présentés dans le Frido ne sont pas de la recherche toute fraîche. Il est illusoire de remonter la chaîne de la source de la source de la source pour trouver l'idée originale.
      2. Si le lecteur veut aller plus loin, il possède le même internet que moi. Il est de très rare que j'utilise une source qui ne soit pas en ligne.
      3. Ce qui fait la crédibilité d'un résultat, c'est la démonstration. Si la lectrice veut se convaincre qu'un résultat est vrai, elle peut soit faire la même recherche que moi sur le même internet, soit lire la preuve donnée. Le Frido n'est pas un ouvrage de vulgarisation. La lectrice est supposée être là pour lire et comprendre les démonstrations.

      Le cas particulier chatGPT (1)

      chatGPT n'est pas un cas particulier.

      Si c'est l'entreprise OpenAI qui a fait l'effort de mettre une information disponible pour moi, c'est elle que je cite. C'est bien l'entreprise OpenAI qui a la citation, pas chatGPT lui-même en tant que "personne". Cela est à mettre en relief par rapport au cas de cette réponse où je cite bien la personne qui a écrit et non l'entreprise derrière stack.

      Que OpenAI elle-même soit incapable de citer les sources sur lesquelles elle base sa réponse est — dans mon contexte — un non-problème. En effet, je serais moi-même incapable de vous dire d'où je connais le paradoxe de Zénon, la définition de la continuité ou la démonstration de la formule n(n+1) / 2. Ce sont des informations qui sont codées dans mon cerveau. Je suis capable de vous les dire, mais pas de faire de citations de mes sources.

      Le cas particulier chatGPT (2)

      Ce n'est pas un cas particulier.

      En remontant ma biblio jusqu'à janvier 2025, je trouve cet intéressant exemple : ma question sur math.stackexchange à propos de variétés analytiques.

      Voici l'ordre dans lequel se sont passées les choses.

      1. Je me pose une question de math qui me semble assez naturelle.
      2. Je ne trouve rien sur internet.
      3. Je pose la question sur math.stackexchange
      4. Je n'ai pas de réponses.
      5. Je pose à chatGPT un copié-collé de ma question qui est sur Stack.
      6. chatGPT me donne une réponse correcte.
      7. Je rédige la réponse de chatGPT et la publie dans Giulietta.

      Question : à qui suis-je supposé donner le crédit de la démonstration ?

      Ma réponse : à OpenAI.

      Au final, la communauté mathématique a échoué à mettre en ligne un énoncé et une démonstration correcte de «tout groupe de Lie C^{\infty} est analytique».
      Ensuite la communauté mathématique a échoué à répondre à une question sur stackexchange.
      Au final c'est un échec retentissant pour l'ensemble de la communauté mathématique.

      En réalité la question de savoir si OpenAI mérite une entrée dans ma biblio est une question très accessoire. Il y a un problème de publication scientifique largement en amont.

      Le cas particulier chatGPT (3)

      Bon. ok. ChatGPT est un cas particulier. Le plus souvent quand je demande à chatGPT c'est que j'ai déjà fait des recherches sur Internet et souvent également demandé sur stack sans avoir de réponses utiles.

      Donc quand je cite chatGPT, c'est un signe que l'ensemble de la communauté mathématique a échoué dans sa mission de mettre la connaissance correctement en ligne.

      Mettons une mathématicienne (nommons-la Alice) ayant écrit un résultat dans un livre privateur. Supposons qu'elle retrouve ce résultat dans le Frido avec chatGPT comme source. Est-elle en droit de râler ?

      Étudions la question.

      1. Au niveau du Frido, tous les résultats sont établis depuis plus d'un siècle. Aucune de mes sources n'a probablement inventé aucun des résultats présentés.
      2. Si elle avait publié le PDF de son bouquin en ligne plutôt que de le vendre à un éditeur, elle aurait sans doute eu la citation. Elle a échangé de l'argent contre de la visibilité (j'assume : je dis bien qu'elle a reçu de l'agent pour être moins visible).
      3. OpenAI l'a-t-elle volé ? Peut-être. Son éditeur pourra pleurnicher devant un tribunal.
      4. Son salaire est payé par mes impôts. Donc la moralité de publier un livre privateur est en soi déjà une question pas du tout triviale.

      Bref.

      Qu'il y ait un problème dans la chaîne "livre privateur -> openAI -> moi" est possible.

      Mais le vrai problème de mon point de vue est largement en amont. Pourquoi il y avait un livre privateur à la base ?

      Images de couverture

      Les images de couverture proviennent de Pepper et Carrot.

      yanntricks

      On parlait de tikz dans un fil sur typst.

      Le Frido fait ses figures avec yanntricks, un module python basé sur sage. Le principe est qu'on décrit sa figure en python, puis le code Tikz est généré automatiquement. Pratiquement tout ce qui est calculable en python/sage est traçable.

      Il y a deux idées de base :

      • Tout est ramené à des points et segments de droites. Écrivez en python une fonction ma_fonction qui prend un réel et retourne un point, passez cette fonction au constructeur ma_courbe=CustomGraph(ma_fonction), et hop ma_courbe.code_tikz() est le code tikz d'une série de segments de droites qui donnera votre courbe.

      • Le code Tikz créé contient du code LaTeX écrivant dans un fichier la taille des boîtes (bounding box) des éléments LaTeX que vous insérez, de telle sorte qu'en deux passes, yanntricks soit au courant des tailles (ça marche avec tous les compteurs internes de LaTeX; vous pouvez donc tenir compte du numéro de la page courante dans votre image). Cela permet de faire :

      C = Cirle(Point(2,1),4)  #cercle de centre (2,1) et de rayon 4
      C.put_mark($\omega-x$, 30) # placer $\omega-x$ sur le cercle à un angle 30 degrés
      C.tikz_code()

      Le code tikz produit mettra automatiquement \omega-x à la bonne place pour que le centre de la boîte soit sur le rayon qui fait un angle de 30 degrés avec l'horizontale, et assez loin pour que la boîte ne coupe pas le cercle.

      Très peu de changements sont nécessaires pour générer le code pstricks ou tikz ou quoi que ce soit d'autre : seulement les droites, points et quelque trucs de base. Pas besoin des cercles, courbes, etc.

      L'inconvénient

      L'inconvénient de yanntricks est que le code est une usine à gaz que j'ai développé par à coups pendant une dizaine d'années — sans linter, sans annotations de types et sans rigueur. En réalité, le prix du billet d'entrée est absurdement élevé. Tellement que moi-même je ne m'y aventure plus.

      Vente

      Extrait du règlement (dans le rapport), page 42) de l'agrégation :

      Durant tout ce temps, elles ou ils ont libre accès […] à leurs
      propres ouvrages. Seuls sont autorisés les ouvrages avec un numéro ISBN et jouissant d'une véritable
      diffusion commerciale. […] une « diffusion commerciale avérée » est tout autant importante.
      […] Cette restriction est motivée par le principe d'égalité des candidats : les ressources documentaires autorisées doivent être facilement accessibles à tout candidat au concours.

      En résumé :

      1. Si une ressource est gratuite, ce n'est pas assez cher pour être facilement accessible à tous les candidats.
      2. Les livres qui ne sont plus vendus (et qui ne sont donc disponibles qu'en seconde main) ne sont pas autorisés.

      Truc marrant : le point 1 est bizarre, mais est appliqué, tandis que le point 2 est très raisonnable mais n'est pas appliqué. C'est ce qui arrive quand on écrit un règlement en ayant un cas très précis en tête et qu'on ne se rend pas compte que ce qu'on écrit a une portée beaucoup plus large que le seul cas auquel on pense.

      Et le pire est que ce règlement n'interdit même pas ce livre qui, si j'ai bien compris, est exactement ce qu'on avait envie de refuser au départ : une pure liste de définitions et d'énoncés de théorèmes classés par leçon.

      Avis si vous travaillez dans une prépa agreg : tapez un plan par leçon (avec la démonstration des deux développements), publiez-là sur thebookedition et ensuite bachotez seulement ces leçons avec vos étudiants.

      Bref, pour faire plaisir au règlement de l'agreg, le Frido est en vente :

      Total : 115,86 euros.

      Problème d'accès aux ressources documentaires

      Ironie mise à part, je trouve que l'objectif est évidemment très louable :
      « principe d'égalité des candidats : les ressources documentaires autorisées doivent être facilement accessibles à tout candidat au concours.»

      Par contre force est de constater que l'accès aux ressources est encore très inégalitaire.

      • certaines candidates arrivent avec des valises entièrement remplies de livres. Probablement un millier d'euros de livres. Toutes les candidates ne peuvent pas facilement se procurer ça.
      • l'acceptation des livres qui ne sont plus disponibles qu'en seconde main (voire plus du tout) crée une forte inégalité entre les candidates qui ont accès à une bibliothèque universitaire et les autres.

      Que faire ? Tout accepter ?

      Finalement, si tout était accepté sans aucune restriction, certes certaines auraient accès à quelque documents de plus que les autres. Mais il y a tellement de ressources disponibles que le petit plus qu'un candidat pourrait se procurer n'a aucune chance d'être décisif.

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      Plateformes de distribution de musique : l'alternative Bandcamp... et ses alternatives

      Cette dépêche présente Bandcamp, une plateforme de distribution de musique qui fait figure d'alternative artist-friendly parmi les mastodontes du secteur, ainsi que deux plateformes alternatives, Subvert et Nina, qui se sont montées récemment en réaction aux craintes liées à la situation de monopole et au rachat de Bandcamp.

      Bandcamp

      Parmi les plateformes de distribution de musique en ligne, Bandcamp fait figure d'exception. Contrairement à Deezer, Spotify ou Tidal, il ne s'agit pas d'une plateforme classique où on streame de la musique en continu et où on partage des listes de lecture. C'est un magasin en ligne où les artistes peuvent exposer leur contenu et le proposer à la vente (numérique ou physique, merchandising, etc.).

      Les utilisateurs peuvent acheter avec ou sans compte et offrir des albums à des amis. Un compte permet de garder une trace de ses achats, les exposer pour les faire découvrir, et les streamer via une appli mobile, ainsi que de suivre des artistes pour être notifié des sorties et recevoir leurs messages, ou d'autres utilisateurs pour être notifié de leurs achats.

      Les artistes peuvent choisir de laisser leurs albums en écoute libre, et c'est souvent le cas, même si certains ne permettent l'écoute que d'un ou deux morceaux dans un album. L'achat d'un album est principalement un acte de soutien de la part des fans.

      Bandcamp bénéficie d'une excellente image auprès du public. Elle est reconnue pour pratiquer des tarifs raisonnables pour les artistes. Lors du COVID, la plateforme a instauré le Bandcamp Friday, pendant lequel elle ne prélève aucun frais (hors frais bancaires). Elle continue de proposer un Bandcamp Friday de temps en temps.

      En mars 2022, Bandcamp a été revendue à Epic Games (créateurs de Fortnite), qui l'a revendue un an et demi plus tard à Songtradr qui a licencié la moitié des 118 employés, notamment ceux impliqués dans la création d'un syndicat. Cela suscite des craintes chez les artistes et les utilisateurs quant à la pérennité du modèle. Bandcamp deviendrait-t-elle evil ?

      Des alternatives se montent.

      Subvert : le modèle coopératif

      Crée en août 2024 sur un modèle coopératif, Subvert prévoit d'être opérationnelle à l'automne 2025. Le principe devrait être le même, mais la plateforme appartient à ses membres (artistes, labels, auditeurs).

      L'adhésion à la coopérative coûte 100$. Elle est gratuite pour les créateurs.

      Subvert annonce 0% de frais de plateforme lors des achats (Bandcamp Friday tous les jours). Le modèle économique repose sur les adhésions à la coopérative et les contributions volontaires proposées lors des achats.

      Subvert annonce 7139 artistes, 1305 labels, et 987 soutiens.

      Nina : le modèle décentralisé

      Nina est une plateforme décentralisée démarrée en février 2021. Elle s'appuie sur des technologies opensource (blockchain). Solana est utilisée pour les transactions et les données de réseau (quel utilisateur suit quel artiste ou autre utilisateur, etc.). Arweave est utilisée pour les sons, images et métadonnées des albums.

      Code source et outils sont disponibles ici: https://dev.ninaprotocol.com/.

      Artistes et même utilisateurs peuvent créer des hubs pour exposer de la musique, des listes de lecture, etc.

      La musique sur Nina est en écoute libre. L'achat est donc un acte de soutien mais il peut aussi donner droit à des bonus (sons en meilleure qualité, morceaux supplémentaires, vidéos,…).

      Il n'y a pas de frais de plateforme. Les artistes doivent payer un montant initial minime pour publier un album et les acheteurs ont des frais de transaction minimes aussi (0,04 $) via Solana.

      Nina auto-évalue favorablement son impact environnemental.

      Nina annonce plus de 20 000 artistes, labels et auditeurs.

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      Lancement de l'EDRIX : un indice pour mesurer la souveraineté numérique européenne

      Un rapport récent a introduit l’Indice Européen de Résilience Numérique (EDRIX) dont l'objectif est de mesurer de manière chiffrée et objective la capacité des 27 États membres de l'Union européenne à « construire, maintenir et contrôler leur propre destinée numérique » et vise à fournir un outil d'analyse pour guider les politiques industrielles vers un « EuroStack » souverain.

      L'indice agrège les scores de cinq piliers, dont quatre reposent sur des données mesurables concrètes, plutôt que de se contenter de simples déclarations d'intention.

      • Politiques Publiques : maturité des stratégies Open Source nationales (basé sur les rapports OSOR de la Commission européenne).
      • Écosystème de Développeurs : densité de développeurs par habitant (données GitHub, à défaut de disposer des données des autres plateformes) et nombre de solutions souveraines référencées dans les principaux annuaires (données agrégées issues de l'annuaire EuroStack).
      • Adoption par la Société Civile : part de marché des navigateurs "souverains" (Firefox, Brave, Opera) et part de marché des ordinateurs sous Linux (moyenne de 3,7 % dans l'UE27).
      • Résilience du Secteur Privé : souveraineté de l'infrastructure (web, mail, DNS) des domaines nationaux à fort trafic.
      • Résilience du Secteur Public : souveraineté de l'infrastructure des institutions publiques clés (Présidence, Gouvernement, capitale).

      Le rapport introduit également un indice complémentaire plus spécifique au logiciel libre, l'EOTRIX (European Open Technology Readiness Index).

      Concernant la France, qui se classe seulement 6ème, le rapport révèle un tableau contrasté qui illustre le fossé entre politique et pratique, avec un écosystème de développeurs et une adoption par la société civile qui n'obtiennent que des scores moyens (respectivement 4,08/10 et 5,09/10).

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      Incident du 26 août 2025 ayant touché les serveurs de production et de développement

      Il y a exactement deux mois, un incident était survenu suite à un redémarrage brutal du serveur hébergeant les conteneurs de production et de développement ayant entraîné une attribution inattendue d’adresses IP. Et des réponses techniques 502 Bad Gateway pour notre lectorat.

      Ce 26 août, vers 15:22, un message peu engageant est arrivé par pneumatique sur nos téléscripteurs (via Signal pour être précis) : « Tiens c’est bizarre j’ai perdu accès au site. Et au serveur oups. » L’après-midi et la soirée furent longues.

      Sommaire

      Premier diagnostic

      Le serveur répond au ping et permet les connexions TCP port 22, mais pas le SSH. Et les services web ne répondent plus. Souci matériel ? Noyau en vrac ? Attaque en cours ? Les spéculations vont bon train.

      La connexion au serveur revient par intermittence, permettant à un moment d’exécuter quelques commandes, à d’autres d’attendre longuement pour l’affichage d’un caractère ou l’exécution de la commande tapée.

      Le premier contact réétabli avec le serveur est assez clair (une forte charge) :

      $ uptime
      15:06:59 up 2 days,  2:54,  1 user,  load average: 50,00, 205,21, 260,83

      (dernier redémarrage le week-end précédent, mais surtout une charge système moyenne respectivement de 50, 205 et 261 sur les 1, 5 et 15 dernières minutes)

      Initialement on suppose qu’il s’agit d’un trop grand nombre de requêtes ou de certaines requêtes tentant des injections de code sur le site (bref le trafic de fond plutôt habituel et permanent), et on ajoute des règles de filtrage péniblement et lentement pour bloquer les IP qui ressortent le plus dans nos logs.

      Le site est alors inaccessible pendant plusieurs périodes. On arrête et relance ensuite plusieurs fois les services en pensant avoir ajouté suffisamment de filtrage, mais rapidement le serveur se retrouve englué. Les services sont alors arrêtés plus longuement le temps d’analyser les logs au calme. Au calme inclut notamment ne pas juste disposer d’une connexion ssh depuis un smartphone, mais plutôt d’un clavier et d’un grand écran par exemple, de l’accès à tous les secrets et toute la documentation aussi.

      Finalement le trafic n’est pas énorme (en volume total) et si les requêtes hostiles sont bien présentes, rien ne semble inhabituel. Par contre les processus de coloration syntaxique partent en vrille, consommant chacun un processeur et aspirant allègrement la mémoire disponible. Avant d’être éliminés par le noyau Linux.

      La console est remplie d’élimination de processus de ce type :

      Le plein d’OutOfMemory

      Mais si rien n’a changé niveau logiciel sur le conteneur LXC de production et si les requêtes ne sont pas inhabituelles, qu’est-ce qui peut bien écrouler le serveur et créer ces processus gourmands ?

      Eh bien des requêtes habituelles…

      Pendant les phases d’attente lorsque le serveur ne répondait plus vraiment, nous avons noté qu'une nouvelle entrée de suivi a été créée (merci BAud et merci RSS/Atom pour nous avoir permis de la voir alors que le serveur ne répondait déjà plus). Elle indique que la coloration syntaxique ne marche plus sur le site. Notamment l’exemple donné dans la documentation.

      Pourtant le rendu fonctionne en testant en ligne de commande avec pygmentize.

      Mais oui en testant l’exemple donné via le site, il est créé un processus Python2 pygment qui commence à se gaver de ressources.

      Et en regardant les différents contenus et commentaires créés sur le site autour de l’incident, en filtrant sur ceux contenant des blocs avec de la coloration syntaxique, la dépêche (alors en préparation) sur G'MIC 3.6 apparaît. Et en testant cette dépêche, il est bien créé quatre processus Python2 pygment qui se gavent de ressources et ne semblent jamais vouloir se terminer. À rapprocher par exemple d’une page qui a été servie en 6785.9978s.

      4 processus gourmands

      OK, le souci vient de requêtes tout à fait habituelles de coloration syntaxique, reste à comprendre pourquoi ces processus tournent mal.

      La boucle sans fin

      Un petit strace pour suivre les appels système en cours sur un des processus infernaux relève une boucle assez violente :

      (...)
      close(623199355)                        = -1 EBADF (Bad file descriptor)
      close(623199356)                        = -1 EBADF (Bad file descriptor)
      close(623199357)                        = -1 EBADF (Bad file descriptor)
      (...)
      

      Il semble y avoir une immense itération sur des descripteurs de fichiers, en vue de les fermer, mais à l’aveugle, sans savoir s’ils existent réellement.

      En regardant le code du composant utilisé (pygments), il semble n'y avoir qu'un seul appel à close() :

      # close fd's inherited from the ruby parent
              import resource
              maxfd = resource.getrlimit(resource.RLIMIT_NOFILE)[1]
              if maxfd == resource.RLIM_INFINITY:
                  maxfd = 65536
      
              for fd in range(3, maxfd):
                  try:
                      os.close(fd)
                  except:
                      pass

      Donc on itère sur tous les descripteurs entre 3 et le maximum déterminé…

      >>> import resource
      >>> print(resource.getrlimit(resource.RLIMIT_NOFILE)[1])
      524288
      >>> print(resource.RLIM_INFINITY)
      -1

      Un demi-million de fois ici donc. L’objectif initial de la boucle est de fermer les descripteurs de fichiers provenant du processus Ruby père, issue du fork via Open3.popen3. La version suivante du composant la remplace d’ailleurs par un ajout de l'option :close_others, qui précisément « modifie l’héritage [des descripteurs de fichiers du processus parent] en fermant les non-standards (numéros 3 et plus grands) ».

      Sur une Debian 12, la limite du nombre de fichiers par défaut, c’est 1 048 576. C’est déjà probablement bien plus que la valeur qui prévalait à l’époque où a été écrit la boucle Python (on avait des limitations à 4096 à une époque reculée). Mais il s’avère que durant le week-end l’hôte du conteneur de production a été migré en Debian 13. Sans modification du conteneur de production pensions-nous. Sans modification directe du conteneur de production. Mais quid d’une modification indirecte ? Par exemple si la limite par défaut des « Max open files » était passée à 1 073 741 816 sur l’hôte, soit 1024 fois plus que quelques jours auparavant. Et donc des boucles nettement plus longues voire sans fin, sans libération de mémoire.

      On ne peut mettre à jour le composant pygments dans l’immédiat, mais on peut limiter les dégâts en abaissant la limite du nombre de descripteurs de fichiers à quelque chose de raisonnable (i.e. on va gaspiller raisonnablement des cycles CPU dans une boucle un peu inutile mais brève…). Une édition de /etc/security/limits.conf, un redémarrage du conteneur de production et on peut vérifier que cela va nettement mieux avec cette réparation de fortune.

      Une dernière page d’epub ?

      Le conteneur LXC portant le service epub de production a assez mal pris la surcharge du serveur, et vers 20h08, systemd-networkd sifflera la fin de la récré avec un eth0: The interface entered the failed state frequently, refusing to reconfigure it automatically (quelque chose comme « ça n’arrête pas d’échouer, débrouillez-vous sans moi »). Le service epub est resté en carafe jusqu’au 27 août vers 13h31 (merci pour l’entrée de suivi).

      Voir ce commentaire sur la dépêche de l’incident précédent expliquant la séparation du service epub et du conteneur principal de production (en bref : dette technique et migration en cours).

      Retour en graphiques sur la journée

      Le serveur était très occupé. Au point de n’avoir pas le temps de mettre à jour les graphiques de temps en temps.

      Rétrospectivement les processeurs du serveur ont travaillé dur : 140 de charge sur le graphique (mais avec des pics jusque 260 d’après la commande uptime), contre moins de 5 en temps normal (un petit facteur de 28 à 52   ô_Ô)

      Charge CPU

      Et l’utilisation de la mémoire montre aussi de brutaux changements de comportement : libération intempestive de mémoire (Free, en vert), utilisation mémoire plus importante que d’habitude (Used, en jaune), là où le comportement normal est d’avoir le maximum en cache (Cached, en orange) et des processus tellement peu consommateurs en RAM que cela n’apparaît normalement pas.

      Utilisation mémoire

      Mesures préventives et correctives

      Dans les actions en cours ou à prévoir :

      • mettre à jour la documentation pour disposer facilement et rapidement des informations pour les connexions aux cartes d’administration ou les procédures de blocages d’IP
      • procéder à la montée de version des composants (yapuka, épineux sujet de la dette technique à éponger)
      • vérifier l’efficacité des limitations CPU/mémoire mises sur certains conteneurs LXC et les étendre aux autres
      • mettre des limites sur des processus particuliers (comme ceux de pygments)
      • ajouter le déploiement des limites par utilisateur dans le code Ansible
      • corriger la collecte rrd des métriques concernant les interfaces réseau
      • remonter les alertes OOM qui ne sont pas normales
      • comprendre la surconsommation mémoire ? (les boucles actives expliquent la consommation processeur, mais pour la mémoire ?)

      Bonus inattendu pour l’incident précédent du 26 juin 2025

      De façon cocasse, ce nouvel incident et le temps passé à parcourir les différents logs ont permis de retrouver les infos de la carte d’administration distante et d’expliciter l’origine du redémarrage serveur intempestif. À quelque chose malheur est bon, si on peut dire. Ceci n’est pas une invitation pour un prochain incident.

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      L'April invite à participer à la Fête des Possibles, partout en France du 12 septembre au 12 octobre

      Une nouvelle édition de la Fête des Possibles aura lieu du 12 septembre au 12 octobre 2025. Des centaines d’événements seront organisés partout en France et en Belgique pour rendre visibles les initiatives citoyennes qui contribuent à construire un avenir plus durable et solidaire.

      Le logiciel libre a toute sa place dans cette dynamique ! Ainsi, l'April, partenaire de la Fête des Possibles, invite les organisations locales de promotion du logiciel libre et de la culture libre à proposer un voire plusieurs rendez-vous dans le cadre de cette initiative.

      Titre de l'image

      Initiée et coordonnée par le Collectif pour une Transition Citoyenne (CTC), la Fête des Possibles aspire à faire prendre conscience à un maximum de citoyennes et de citoyens que des solutions existent pour vivre en meilleure santé, pour moins polluer, pour mieux vivre ensemble. C’est aussi l'occasion de montrer à de nouveaux publics que « c’est possible » d’utiliser au quotidien des logiciels respectueux de nos libertés !

      Pour cette nouvelle édition de la Fête des Possibles, l'équipe d'organisation a voulu davantage mettre en valeur l'informatique libre : ainsi, des formats d'animation autour du logiciel libre sont désormais suggérés sur le site de la manifestation.

      Concrètement, comment participer ?

      • Si vous avez déjà prévu un événement autour du logiciel libre ou de la culture libre entre le 12 septembre et le 12 octobre 2025, pensez à l'ajouter sur le site de la Fête des Possibles, en indiquant la thématique « Vivre et faire autrement » ;
      • Vous pouvez aussi proposer un rendez-vous ad hoc pour la Fête ! Dans ce cas, n'hésitez pas à l'ajouter sur le site de la Fête des Possibles dès que vous connaissez la date, il sera toujours possible d'affiner la présentation plus tard ;​
      • Vous pouvez, sans doute aussi, vous « greffer » à un événement déjà prévu, en proposant à l'organisation de prévoir de la place pour de la sensibilisation au logiciel libre : vérifiez sur la carte des rendez-vous si des événements sont déjà programmés près de chez vous ;
      • Votre événement se déroule en ligne ? Il est possible de le préciser dans le formulaire de soumission 👍​

      Pour permettre à l'April de mettre en valeur la contribution des organisations autour du Libre, nous vous invitons à inscrire votre événement également sur l'Agenda du Libre, en ajoutant le mot-clé fete-des-possibles-2025.

      Préparez dès maintenant votre événement, et rendez-vous du 12 septembre au 12 octobre 2025 pour agir avec la Fête des Possibles !

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      Le système de paiement GNU Taler prend vie

      GNU Taler est un système de paiement conçu pour les transactions financières les plus courantes dans tout type de devise (euros, dollars, bitcoins…), développé depuis dix ans à l’initiative de l’Inria et sorti officiellement en 1.0 au mois de mai. Il permet depuis cette date d’effectuer des transactions en francs suisses, mais il fonctionnait d’ores et déjà comme une monnaie locale à Bâle, sur les distributeurs de boissons de la Haute école spécialisée bernoise, et avec des cryptomonnaies comme Bitcoin ou Ethereum. Dans la zone euro, c’est la banque allemande GLS qui devrait rendre Taler disponible pour tous ses sociétaires au cours de l’été 2025, suivi par la banque hongroise MagNet en 2026.

      Taler n’est pas une crypto-monnaie, ni une blockchain. Selon les mots de Christian Grothoff, professeur à l’université de Berne et contributeur au projet, « vous pouvez envisager GNU Taler comme une approche alternative pour construire quelque chose comme l’euro numérique, mais avec des considérations supplémentaires que la banque centrale européenne ne semble pas avoir, comme les droits humains ».

      Bien que Taler ne soit pas une monnaie, du point de vue de l’acheteur, il « se comporte comme de l’argent liquide » : « quand vous le dépensez, vous avez la même discrétion [privacy] qu’avec du liquide ». Ce n’est qu’au moment où le vendeur verse la somme payée sur son compte en banque que celle-ci peut être identifiée (le “T” de “Taler” signifie “taxable”). Cela signifie aussi que l’argent que vous utilisez via Taler reste associé à votre appareil : si vous perdez votre téléphone, vous perdez votre porte-monnaie numérique (en contrepartie, votre historique d’achats reste aussi sur votre appareil, et reste donc privé par défaut).

      Principe de GNU Taler

      Intégration

      Un des enjeux pour permettre à Taler de décoller sera l’intégration de ce moyen de paiement chez une masse critique de commerçants, qui elle même ne sera possible qu’une fois les interfaces logicielles / connecteurs disponibles. Pour cela :

      • Un portail des intégrations disponibles ou en cours de préparation (dont Magento, WooCommerce, Odoo et Joomla) a été monté
      • Une initiative pour financer ces composants logiciels a été mise en place, portée par NLnet, bien connue ici pour soutenir les projets libres.

      À propos

      Le déploiement est porté par le consortium européen NGI TALER avec des membres des Pays-Bas, Belgique, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Luxembourg et Suisse.

      Le premier point de vente physique acceptant les Taler a été mis en place dans la Haute école spécialisée bernoise en 2020.

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      Kernel Recipes 2025 – 12e édition : c’est parti !

      Nous (NdM: équipe d'organisation de Kernel Recipes) sommes fiers de vous annoncer la 12e édition de Kernel Recipes. Elle aura lieu du 22 au 24 septembre 2025 à Paris. Comme les années précédentes, une vingtaine d'interventions reatives au fonctionnement de la communauté, des outils, la question de l'usage de Rust, de la sécurité… Le programme est en ligne et quasiment complet.

      Titre de l'image

      Le parrain de cette édition : Paul McKenney

      Cette année, nous avons l’immense honneur d’accueillir Paul E. McKenney en tant que parrain de l’édition. Contributeur incontournable du noyau Linux depuis plus de 30 ans, connu pour son travail sur RCU (Read-Copy-Update), Paul proposera un talk sur RCU avec probablement des surprises sur scène au programme.

      Charity auctions

      Comme tous les ans nous mettons à l'honneur une association pour tenter d'apporter une contribution. Cette année, il s'agit des Restos du Coeur. Plus précisément, les fonds récoltés seront destinés à l’entretien et au développement de leur infrastructure informatique, entièrement gérée par des bénévoles, et essentielle au bon fonctionnement quotidien de l’organisation.

      Julien Briault, bénévole qui s’en occupe le soir après son travail, sera présent pour nous parler de son engagement et de son rôle.

      Titre de l'image

      La billetterie est ouverte !

      Les places sont désormais disponibles, alors ne tardez pas à réserver la vôtre. Ne tardez pas, la moitié des places est déjà partie ! Vous êtes étudiants, contactez-nous pour bénéficier d'une remise de 50% sur les entrées.

      Dans la salle

      Notre "flying mic" fait peau neuve et continuera à favoriser les échanges lors des interventions. Frank TIZZONI sera également de la partie pour croquer sur le fait particpants et orateurs. Jean-Christophe Huwette (Uweti) sera à la manoeuvre pour le son et l'image et grâce à lui nous proposerons cette année encore un live stream de la conférence.

      Un grand merci à nos sponsors

      Kernel Recipes ne pourrait pas exister sans le soutien fidèle de ses sponsors : Meta, ARM, Collabora, HAProxy, Igalia, jumptrading, The Linux Foundation, Cyberzen, Linux Pratique. Ils nous permettent de conserver la conférence accessible à tous et proposer un environnement propice aux échanges.

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      (Début de) la fin de Windows (10)

      La prise en charge de Windows 10 se termine le 14 octobre 2025, forçant ses utilisateurs à passer à Windows 11 qui requiert des performances beaucoup plus élevées tout en poursuivant la prise de contrôle de ses utilisateurs.

      La campagne « End of 10 » (fin de [Windows] 10) initiée il y a quelques mois vise à dénoncer le gaspillage de ressources (en forcant le remplacement anticipé de machines), et incite à un passage à Linux.

      Le lancement de la campagne sur les réseaux sociaux (i.e. Mastodon) a démarré le 28 mai.

      De bonnes raisons

      La campagne est axée sur cinq arguments principaux :

      • les économies financières : pas de coût de licence, pas d'obligation de renouveler son matériel de manière anticipée.
      • l'amélioration du respect de la vie privée : s'affranchir des publicités et logiciels espions intégrées de force dans Windows.
      • l'écologie : éviter un remplacement d'ordinateur a un impact carbone direct.
      • bénéficier d'un support adapté : communautaire ou professionnel, en ligne ou en physique.
      • reprendre contrôle de son ordinateur : bénéficier des libertés des logiciels libres pour utiliser votre ordinateur comme vous le souhaitez.

      La philosophie de la campagne

      La campagne est née du groupe de travail KDE Eco réfléchissant sur les impacts environnementaux des logiciels, cependant il est important de noter que dans le cadre de cette campagne la communication doit promouvoir « Linux » de manière générale et non promouvoir telle ou telle distribution. L'objectif premier est de quitter Windows.

      Le partage sur les réseaux sociaux vise à faire connaître l'initiative de manière plus large, cependant le succès est principalement attendu en s'appuyant sur des acteurs locaux existant : cafés réparation, boutiques informatiques, …

      Le site de la campagne fourni à la fois un registre des lieux et des dates où il est possible de se renseigner et se lancer. Plusieurs dizaines de possibilités ont déjà été ajoutées.

      Participer !

      De nombreuses façons de participer sont possibles :

      • prendre contact avec les structures locales (repair cafés, GULL, associations, …)
      • aider lors d'une install party ou en organiser une près de chez vous (et déclarer l'évènement sur le site)
      • en parler avec vos proches
      • relayer les messages Mastodon

      Microsoft a ouvert la porte pour faire de 2025 l'année Linux ! À nous de mettre le pied dans la fenêtre !

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      20 ans de Fedora-fr : septième entretien avec Johan ancien contributeur à Fedora-fr

      Dans le cadre des 20 ans de Fedora-fr (et du Projet Fedora en lui-même), Charles-Antoine Couret (Renault) et Nicolas Berrehouc (Nicosss) avons souhaité poser des questions à des contributeurs francophones du Projet Fedora et de Fedora-fr.

      Grâce à la diversité des profils, cela permet de voir le fonctionnement du Projet Fedora sous différents angles pour voir le projet au delà de la distribution mais aussi comment il est organisé et conçu. Notons que sur certains points, certaines remarques restent d'application pour d'autres distributions.

      N’oublions pas que le Projet Fedora reste un projet mondial et un travail d’équipe ce que ces entretiens ne permettent pas forcément de refléter. Mais la communauté francophone a de la chance d’avoir suffisamment de contributeurs et des contributrices de qualité pour permettre d’avoir un aperçu de beaucoup de sous projets de la distribution.

      Chaque semaine un nouvel entretien sera publié sur le forum Fedora-fr.org, LinuxFr.org et le blog de Renault.

      L'entretien du jour concerne Johan Cwiklinski (pseudo trasher), ancien contributeur de Fedora-fr.org et actuel mainteneur du logiciel de gestion Galette.

        Sommaire

        Bonjour Johan, peux-tu présenter brièvement ton parcours ?

        Je suis principalement développeur (PHP, Python, Java), et un peu administrateur système - complètement autodidacte. J'ai découvert le monde de GNU/Linux en 1998 en achetant avec deux camarades de fac une distribution Red Hat 5.2 :D

        Ce n'est que quelques années plus tard, en 2002, que je reviendrai à Linux ; rapidement comme OS principal. J'ai testé durant cette période différentes distributions comme Red Hat, Fedora, Mandrake et Ubuntu - pour revenir définitivement à Fedora en 2006.

        Peux-tu présenter brièvement tes contributions au projet Fedora ?

        J'ai traduit de la documentation et des logiciels pour le projet.
        J'ai rédigé de la documentation pour le projet officiel (un peu) et pour le communauté francophone (beaucoup plus).
        J'ai rédigé des articles pour des magazines divers.
        J'ai empaqueté et maintenu différents logiciels dans les dépôts.
        J'ai participé à la mise en place et maintenance de certaines versions du site internet de la communauté francophone.
        J'ai participé à plusieurs salons informatiques dans le Nord ainsi qu'à Paris et à Bruxelles (FOSDEM), avec d'autres contributeurs francophones de l'époque.
        J'ai été responsable de la mise en place de la documentation "Fedora-fr" pendant plusieurs années.

        J'ai mis en place avec l'aide d'autres contributeurs différents canaux pour apporter des contributeurs francophones à participer au packaging sur Fedora - via la rédaction d'une documentation assez complète, des présentations lors d'évènements sur Paris, un canal IRC dédié, …,

        Et j'ai aidé à monter l'association "Fedora-fr" - pour laquelle j'ai été trésorier la première année d'existence.

        Qu'est-ce qui fait que tu es venu sur Fedora et que tu y es resté (si tu t'en sers encore) ?

        Alors, oui, je tourne encore sous Fedora ; que ce soit sur mon ordinateur personnel ou celui du boulot. J'ai même une Fedora sur un serveur dédié que j'administre 🙂

        Je suis resté sur Fedora parce que la logique du projet orienté vers le logiciel libre me convenait bien, et ensuite parce que j'y participais.
        Cette distribution me convient encore tout à fait aujourd'hui, je n'ai pas de raison d'en changer 😉

        Pourquoi contribuer à Fedora en particulier ?

        À l'époque de la sortie de Fedora, je m'y étais un peu intéressé. J'avais une petite expérience sur d'autres distributions similaires (RedHat) ou pas (Ubuntu) - mais à cette époque, un bref passage du côté de la communauté francophone (notamment sur les canaux IRC) ne m'avait pas réellement séduit.

        Ce n'est que deux ans plus tard que j'y suis revenu. J'avais alors décidé de switcher sur Fedora Core 3 définitivement à titre personnel.
        L'accueil de la communauté francophone a vraiment été exceptionnel, et je me suis rapidement mis à contribuer.

        Contribues-tu à d'autres Logiciels Libres ? Si oui, lesquels et comment ?

        Je contribue à un logiciel libre - que je ne citerai pas - pour mon travail, depuis plusieurs années déjà.

        Et je suis le leader et principal développeur du projet de gestion d'adhérents "Galette".

        Utilises-tu Fedora dans un contexte professionnel ? Et pourquoi ?

        Oui, je l'utilise depuis longtemps sur mes postes de travail - ainsi que des distributions approchantes (comme CentOS) sur différents serveurs que j'ai eu à gérer.

        La raison est plutôt simple : chaque distribution a ses propres spécificités, et en tant que contributeur au projet, je connais assez bien celles de Fedora. C'est donc tout naturellement que je l'utilise.
        J'ai aussi la chance de pouvoir choisir librement mon environnement de travail.

        Est-ce que tes contributions à Fedora sont un atout direct ou indirect dans ta vie professionnelle ? Si oui, de quelle façon ?

        Un certain atout, oui. Mes contributions ont pu à quelques reprises appuyer mes candidatures à certains postes.

        J'ai également pas mal packagé pour le travail, que ce soit pour ajouter des paquets inexistants, ou pour en mettre à jour voire corriger d'autres.

        Tu as fait partie des fondateurs du site Fedora-fr.org, peux-tu revenir aux débuts du site à ce moment là ? Comment la communauté francophone a émergé à partir du Projet Fedora né quelques mois plus tôt seulement ?

        Alors, je n'ai pas fait partie des fondateurs, je suis arrivé juste après 🙂

        La communauté francophone existait déjà, il y avait un site, un tout petit peu de documentation, le forum, les canaux IRC, … Tous les outils étaient déjà en place, de même que les demandes de personnes francophones.

        Nous avons alors essayé de faire connaître davantage Fedora et sa communauté - avec un certain succès puisque nous avons toujours été sollicités.

        Tu as rédigé ou participé à la rédaction de nombreux articles de la documentation en français à l'époque alors que tout était à faire. Était-ce de simples traductions au départ ? L'accès à des ressources même en anglais était facile à ce moment là ? Ou cela reposait plutôt sur l'expérience ?

        J'ai pas mal contribué à la traduction de la documentation officielle dans un premier temps ; leur wiki de l'époque ne rendait pas spécialement la chose facile, et j'ai peu rédigé à cette époque.

        Globalement, on pouvait trouver de la documentation plus ou moins facilement (tout est toujours un peu relatif), mais on la trouvait surtout en anglais - et pas forcément sur tous les sujets.
        Il faillait aussi connaître un peu, et ne pas se noyer dans la masse des informations "inutiles" pour les nouveaux.

        La traduction de la doc officielle était très chronophage, et servait finalement assez peu, des questions revenaient souvent.

        C'est là qu'est arrivé le wiki de la doc francophone, agencé différemment, dont l'un des objectifs était de fournir toute une série d'articles pour les débutants, et qui ne posait pas certaines limites de la documentation officielle (l'installation de certains pilotes matériels ou de certaines bibliothèques notamment).

        Quelle était la répartition des tâches entre pour la maintenance du site ?

        Chacun faisait ce qu'il pouvait ? :D

        J'étais principalement en charge de la maintenance du Wiki (backend et frontend), et de Galette. Il pouvait m'arriver de donner un coup du main sur d'autres aspects, mais c'était assez rare somme toute.

        Tu as contribué à différents sites pour le Projet Fedora, lesquels ?

        Au niveau du Projet lui même, je pense n'avoir contribué qu'à la documentation. Sur fedora-fr.org, la documentation, le site de l'association, et très peu les forums.

        Quelles différences vois-tu entre les sites aujourd'hui et ceux de l'époque alors que le projet était naissant ?

        Il y en a vraiment beaucoup :D

        Du côté du projet anglophone, les pages d'accueil sont plus claires et "vendeuses" aujourd'hui. La documentation a globalement pas mal changé, on s'y retrouve plus facilement, et c'est mieux indexé par les moteurs de recherche.

        Du côté francophone, le changement le plus notable est certainement l'abandon des forums historiques pour le passage à une solution plus moderne et lisible 🙂

        Tu as également crée et tu maintiens toujours le logiciel Galette pour gérer l'association, pourquoi avoir crée ce logiciel ? En dehors de Fedora-fr il y a d'autres utilisateurs ?

        Je n'ai pas créé Galette. Le projet a été créé en 2003 sous l'impulsion de l'ALDIL (LUG de Lyon).
        Peu de logiciels de gestion d'association de cette époque existent encore aujourd'hui 🙂

        À la création de l'association Fedora-fr en 2007, nous avons rapidement cherché un moyen de gérer les adhérents. Plusieurs projets auraient pu répondre à la demande, mais Galette était celui qui collait le plus.

        J'ai donc entrepris de mettre en œuvre une instance de Galette. Je suis tombé sur deux-trois soucis qui devaient être corrigés, j'ai donc commencé à contribuer au projet.

        Rapidement, le projet a eu besoin d'un nouveau mainteneur, et je me suis proposé… C'était le 18 mai 2007 ^

        Depuis lors, je me suis consacré à l'amélioration du projet ; de nouvelle versions majeures comportant de nouvelles fonctionnalités voient le jour régulièrement.

        À ce que j'en sais, plusieurs centaines d'associations utilisent Galette aujourd'hui - difficile de savoir exactement.

        Tu as globalement fait un pas de côté à partir de 2012 de Fedora-fr et même de Fedora en général, peux-tu expliquer pourquoi ?

        J'ai effectivement commencé à m'éloigner du projet en 2012, je continuais à participer notamment au niveau packaging, mais j'ai tout arrêté depuis 2021.

        Il n'y a pas de raison vraiment particulière, ma situation personnelle a pas mal évolué depuis toutes ces années ; je n'ai plus autant de temps libre, et aussi d'autres centres d'intérêt.

        Si tu avais la possibilité de changer quelque chose dans la distribution Fedora ou dans sa manière de fonctionner, qu'est-ce que ce serait ?

        Je n'ai trop rien à répondre sur le sujet 🙂

        À l'inverse, est-ce qu'il y a quelque chose que tu souhaiterais conserver à tout prix dans la distribution ou le projet en lui même ?

        Je dirai l'aspect communautaire et libre ; c'est quand même ce qui fait que j'utilise la distribution depuis toutes ces années 😉

        Que penses-tu de la communauté Fedora-fr que ce soit son évolution et sa situation actuelle ? Qu'est-ce que tu améliorerais si tu en avais la possibilité ?

        Je ne suis plus trop au faîte de tout cela, et depuis trop longtemps je pense… Je ne connais pas la situation de la communauté francophone aujourd'hui.

        Quant à changer des choses… Là encore, je ne sais pas trop.

        Quelque chose à ajouter ?

        Merci aux contributeurs actuels de continuer le travail entrepris et de continuer de faire vire la communauté !

        Merci Johan pour ta contribution !

        Conclusion

        Nous espérons que cet entretien vous a permis d'en découvrir un peu plus sur la communauté Fedora-fr.

        Si vous avez des questions ou que vous souhaitez participer au Projet Fedora ou Fedora-fr, ou simplement l'utiliser et l'installer sur votre machine, n'hésitez pas à en discuter avec nous en commentaire ou sur le forum Fedora-fr.

        À dans dix jours pour un entretien avec Jean-Baptiste Holcroft, un des mainteneurs de la traduction française de Fedora.

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        Nouvelle version de NumCalc, la calculatrice scientifique en ligne de Fabrice Bellard

        Fabrice Bellard vient de mettre à jour NumCalc, sa calculatrice scientifique et graphique en ligne, qui utilise maintenant un nouveau code indépendant de QuickJS (je vous renvoie à la dépêche qui abordait cette question).

        capture d'écran de Numcalc

        Le nouveau code est un mix entre Javascript, Python et Julia. Le code Javascript utilise la bibliothèque LibBF (MIT). L'interface a été retravaillée mais reste minimaliste pour être pratique et légère. Elle est devenue responsive et s'affiche très bien sur un mobile. Elle accepte maintenant des entrées en syntaxe Calc et Javascript.

        NumCalc est rapide, ça m'a impressionné. La réactivité vient aussi du navigateur et de l'ordinateur puisque tout se passe sur votre poste, rien n'est envoyé au serveur. C'est surtout une sensation. Par exemple l'application Qalculate! me parait moins nerveuse, comme on dit d'une voiture. Bref, NumCalc est agréable.

        Les deux précédentes versions sont toujours disponibles.

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        Sortie du gestionnaire d'archives PeaZip 10.4.0

        PeaZip n'a jamais été abordé dans ces colonnes jusqu'à présent, alors qu'il fait partie des outils multi-plateformes permettant une transition en douceur vers le libre. Il a presque dix ans. Sortie le 14 avril, la version 10.4 continue la série 10.0 commencée en octobre 2024.

        PeaZip Linux thème sombre sous Wayland
        PeaZip affiché avec son thème sombre dans Wayland

        Giogio Tani, le développeur de PeaZip publie plusieurs versions chaque année. Le logiciel évolue par petites touches largement testées via les fonctions "expérimentales" des versions précédentes.

        icone de PeaZip

        Je trouve beaucoup d'atouts à PeaZip

        Il est libre, multi-plateformes, multi-architecture, portable (nomade), écrit en FreePascal avec Lazarus, ouvre et écrit plusieurs formats d'archives. Il est rapide et assez léger pour un tout-en-un (11,2 MB). Il est bien maintenu, l'auteur est transparent sur la sécurité, documentation et tutoriels sont conséquents et pédagogiques. L'interface est travaillée, sobre, ergonomique, thémable, configurable, jolie, … N'en jetez plus ! Ah si encore : il est dispo en Gtk et Qt sous X11 et Wayland, et l'auteur l'empaquête à tout va.

        C'est un humble logiciel très bien foutu, très travaillé, utile pour installer des outils libres sur les systèmes proprios afin de les amener en douceur vers Linux ou *BSD (il ne fonctionne pas encore sous Haïku).

        Architectures et systèmes

        • Linux x86_64, x86, ARM, aarch64 ;
        • Windows, ReactOS, Wine ;
        • Darwin, macOS Intel et aarch64 (Apple Silicon), la famille BSD.

        PeaZip propose des fonctions peu courantes

        • Le moteur de scriptage intégré permet de convertir vos opérations graphiques pour les automatiser et les étendre avec des options en ligne de commande ;
        • un chiffrement solide est disponible, avec authentification à double facteur ;
        • l'interface graphique est unifiée sur tous les systèmes et architectures pris en charge, même pour les formats moins courant (zpaq, brotli, zstandard) ;
        • le gestionnaire de fichiers avancé facilite, par exemple, la vérification des sommes de contrôles, la déduplication, la conversion de formats d'archives, la recherche, etc ;
        • c'est un outil portable et nomade qu'on peut copier sur une clé usb, sur le net ou partager en réseau sans l'installer ;
        • PeaZip dispose d'une transparence et des options de suivi pour la vie privée et la sécurité.

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        Nouvelles sur l’IA d’avril 2025

        L’intelligence artificielle (IA) fait couler de l’encre sur LinuxFr.org (et ailleurs). Plusieurs visiteurs ont émis grosso-modo l’opinion : « j’essaie de suivre, mais c’est pas facile ».

        Je continue donc ma petite revue de presse mensuelle. Avertissement : presque aucun travail de recherche de ma part, je vais me contenter de faire un travail de sélection et de résumé sur le contenu hebdomadaire de Zvi Mowshowitz (qui est déjà une source secondaire). Tous les mots sont de moi (n’allez pas taper Zvi si je l’ai mal compris !), sauf pour les citations : dans ce cas-là, je me repose sur Claude pour le travail de traduction. Sur les citations, je vous conseille de lire l’anglais si vous pouvez: difficile de traduire correctement du jargon semi-technique. Claude s’en sort mieux que moi (pas très compliqué), mais pas toujours très bien.

        Même politique éditoriale que Zvi : je n’essaierai pas d’être neutre et non-orienté dans la façon de tourner mes remarques et observations, mais j’essaie de l’être dans ce que je décide de sélectionner ou non.

        Sommaire

        Résumé des épisodes précédents

        Petit glossaire de termes introduits précédemment (en lien: quand ça a été introduit, que vous puissiez faire une recherche dans le contenu pour un contexte plus complet) :

        • System Card : une présentation des capacités du modèle, centrée sur les problématiques de sécurité (en biotechnologie, sécurité informatique, désinformation…).
        • Jailbreak : un contournement des sécurités mises en place par le créateur d’un modèle. Vous le connaissez sûrement sous la forme « ignore les instructions précédentes et… ».

        Meta dévoile Llama 4

        L’annonce officielle:

        • We’re sharing the first models in the Llama 4 herd, which will enable people to build more personalized multimodal experiences.
        • Llama 4 Scout, a 17 billion active parameter model with 16 experts, is the best multimodal model in the world in its class and is more powerful than all previous generation Llama models, while fitting in a single NVIDIA H100 GPU. Additionally, Llama 4 Scout offers an industry-leading context window of 10M and delivers better results than Gemma 3, Gemini 2.0 Flash-Lite, and Mistral 3.1 across a broad range of widely reported benchmarks.
        • Llama 4 Maverick, a 17 billion active parameter model with 128 experts, is the best multimodal model in its class, beating GPT-4o and Gemini 2.0 Flash across a broad range of widely reported benchmarks, while achieving comparable results to the new DeepSeek v3 on reasoning and coding—at less than half the active parameters. Llama 4 Maverick offers a best-in-class performance to cost ratio with an experimental chat version scoring ELO of 1417 on LMArena.
        • These models are our best yet thanks to distillation from Llama 4 Behemoth, a 288 billion active parameter model with 16 experts that is our most powerful yet and among the world’s smartest LLMs. Llama 4 Behemoth outperforms GPT-4.5, Claude Sonnet 3.7, and Gemini 2.0 Pro on several STEM benchmarks. Llama 4 Behemoth is still training, and we’re excited to share more details about it even while it’s still in flight.
        • Download the Llama 4 Scout and Llama 4 Maverick models today on llama.com and Hugging Face. Try Meta AI built with Llama 4 in WhatsApp, Messenger, Instagram Direct, and on the web.

        Traduction:

        • Nous partageons les premiers modèles de la famille Llama 4, qui permettront aux utilisateurs de créer des expériences multimodales plus personnalisées. *Llama 4 Scout, un modèle de 17 milliards de paramètres actifs avec 16 experts, est le meilleur modèle multimodal au monde dans sa catégorie et est plus puissant que tous les modèles Llama des générations précédentes, tout en tenant sur un seul GPU NVIDIA H100. De plus, Llama 4 Scout offre une fenêtre de contexte de 10M, leader dans l’industrie, et délivre de meilleurs résultats que Gemma 3, Gemini 2.0 Flash-Lite et Mistral 3.1 sur un large éventail de benchmarks largement reconnus.
        • Llama 4 Maverick, un modèle de 17 milliards de paramètres actifs avec 128 experts, est le meilleur modèle multimodal dans sa catégorie, surpassant GPT-4o et Gemini 2.0 Flash sur un large éventail de benchmarks largement reconnus, tout en obtenant des résultats comparables au nouveau DeepSeek v3 sur le raisonnement et le codage — avec moins de la moitié des paramètres actifs. Llama 4 Maverick offre un rapport performance/coût inégalé avec une version expérimentale de chat obtenant un ELO de 1417 sur LMArena.
        • Ces modèles sont nos meilleurs à ce jour grâce à la distillation de Llama 4 Behemoth, un modèle de 288 milliards de paramètres actifs avec 16 experts qui est notre plus puissant à ce jour et parmi les LLM les plus intelligents au monde. Llama 4 Behemoth surpasse GPT-4.5, Claude Sonnet 3.7 et Gemini 2.0 Pro sur plusieurs benchmarks STEM. Llama 4 Behemoth est toujours en phase d’entraînement, et nous sommes impatients de partager plus de détails à son sujet même pendant qu’il est encore en développement.
        • Téléchargez les modèles Llama 4 Scout et Llama 4 Maverick dès aujourd’hui sur llama.com et Hugging Face. Essayez Meta AI construit avec Llama 4 dans WhatsApp, Messenger, Instagram Direct et sur le web.

        Comme DeepSeek v3, et contrairement aux précédentes itérations de Llama (Llama 2, Llama 3), Llama 4 fait le pari d’une architecture différente, « Mixture of Experts » (MoE) (en français: mélange d’experts ?). Pour simplifier, au lieu de faire un seul modèle, on en fait plein, avec un autre modèle qui décide (dynamiquement) de l’importance à donner à chaque modèle. Par exemple, Llama 4 Maverick contient 400 milliards de paramètres, découpés en 128 modèles de 17 milliards de paramètres. Un bon article sur HuggingFace explique plus en détails cette architecture.

        Autre différence par rapport aux tendances actuelles, ce n’est pas un modèle de raisonnement.

        Au niveau de la sécurité des modèles : pour ne pas changer, Meta fait partie des mauvais élèves ; pas d’évaluation tierce publiée, pas de « System Card ». Évidemment jailbreaké dans la journée (mais ceci n’est pas spécifique à Meta).

        Sur les benchmarks cités par Meta, cela semble un modèle au niveau de l’état de l’art en termes de capacité. Les benchmarks tiers, par contre, semblent donner une image complètement différente :

        Vous pouvez voir plus de benchmarks indépendants dans l’article de Zvi (cf les liens ci-dessous).

        Tout ceci semble pointer vers: ce ne sont pas de mauvais résultats en soi, dans l’absolu ; mais comparé à l’état de l’art (Claude 3.7 avec raisonnement, ChatGPT o3-mini, ou Gemini 2.5), et mis en face de la taille immense du modèle (400 milliards de paramètres, ce qui de fait le rend inutilisable sur du matériel grand public), ce sont des résultats décevants.

        À noter que Llama 4 Behemoth (2000 milliards de paramètres !) n’a pas encore été publié.

        OpenAI publie GPT 4.1, o3 et o4-mini

        Commençons par GPT 4.1. L’annonce officielle :

        Today, we’re launching three new models in the API: GPT‑4.1, GPT‑4.1 mini, and GPT‑4.1 nano. These models outperform GPT‑4o and GPT‑4o mini across the board, with major gains in coding and instruction following. They also have larger context windows—supporting up to 1 million tokens of context—and are able to better use that context with improved long-context comprehension. They feature a refreshed knowledge cutoff of June 2024.

        Traduction :

        Aujourd’hui, nous lançons trois nouveaux modèles dans l’API : GPT-4.1, GPT-4.1 mini et GPT-4.1 nano. Ces modèles surpassent GPT-4o et GPT-4o mini sur tous les plans, avec des améliorations majeures en matière de codage et de suivi d’instructions. Ils disposent également de fenêtres de contexte plus larges — prenant en charge jusqu’à 1 million de tokens de contexte — et sont capables de mieux utiliser ce contexte grâce à une compréhension améliorée des contextes longs. Ils bénéficient d’une mise à jour de leur base de connaissances jusqu’à juin 2024.

        Le modèle n’est disponible que par accès API. Le but n’est pas d’avancer l’état de l’art sur les capacités, mais de fournir des points plus intéressants sur la courbe performances/prix. À ce titre, pas de System Card ou d’évaluation tierce publiée. Vous connaissez la chanson, jailbreak immédiat. Sur les benchmarks (officiels comme tiers), la modeste promesse semble tenue : 4.1 est une légère amélioration sur 4o, mais 4.1-mini est presque aussi performant à une fraction du prix (5x moins cher).

        Il existe encore une version moins chère (20x !), 4.1-nano, mais la dégradation de performance est significative.

        À l’inverse de 4.1, o3 et o4-mini, eux, ont l’ambition de faire avancer l’état de l’art. L’annonce officielle :

        Today, we’re releasing OpenAI o3 and o4-mini, the latest in our o-series of models trained to think for longer before responding. These are the smartest models we’ve released to date, representing a step change in ChatGPT's capabilities for everyone from curious users to advanced researchers. For the first time, our reasoning models can agentically use and combine every tool within ChatGPT—this includes searching the web, analyzing uploaded files and other data with Python, reasoning deeply about visual inputs, and even generating images. Critically, these models are trained to reason about when and how to use tools to produce detailed and thoughtful answers in the right output formats, typically in under a minute, to solve more complex problems. This allows them to tackle multi-faceted questions more effectively, a step toward a more agentic ChatGPT that can independently execute tasks on your behalf. The combined power of state-of-the-art reasoning with full tool access translates into significantly stronger performance across academic benchmarks and real-world tasks, setting a new standard in both intelligence and usefulness.

        Traduction :

        Aujourd’hui, nous lançons OpenAI o3 et o4-mini, les derniers modèles de notre série o, entraînés à réfléchir plus longtemps avant de répondre. Ce sont les modèles les plus intelligents que nous ayons publiés à ce jour, représentant un changement majeur dans les capacités de ChatGPT pour tous, des utilisateurs curieux aux chercheurs avancés. Pour la première fois, nos modèles de raisonnement peuvent utiliser et combiner de manière agentique tous les outils au sein de ChatGPT — cela inclut la recherche sur le web, l’analyse de fichiers téléchargés et d’autres données avec Python, le raisonnement approfondi sur les entrées visuelles, et même la génération d’images. Plus important encore, ces modèles sont entraînés à réfléchir à quand et comment utiliser les outils pour produire des réponses détaillées et réfléchies dans les bons formats de sortie, généralement en moins d’une minute, afin de résoudre des problèmes plus complexes. Cela leur permet de traiter plus efficacement des questions à multiples facettes, une étape vers un ChatGPT plus agentique qui peut exécuter indépendamment des tâches en votre nom. La puissance combinée d’un raisonnement à la pointe de la technologie avec un accès complet aux outils se traduit par des performances significativement améliorées dans les évaluations académiques et les tâches du monde réel, établissant une nouvelle norme en termes d’intelligence et d’utilité.

        L’annonce du jailbreak associée ici.

        Sur les performances, les benchmarks (y compris privés) indiquent une avancée claire, prenant la première place presque partout. En particulier, le benchmark fiction.live peut être considéré comme résolu pour la première fois, avec un 100% à presque tous les niveaux.

        Au niveau des fonctionnalités, o3 et o4-mini peuvent faire des recherches sur internet et utiliser Python pour analyser un problème (y compris dans la chaîne de raisonnement) ; les retours subjectifs affirment que o3 est exceptionnellement efficace pour utiliser les outils à sa disposition de manière pertinente.

        Une tendance jusqu’ici était que les modèles plus avancés étaient de moins en moins susceptibles d’hallucinations, ce qui donnait espoir que ce problème allait, à terme et avec l’amélioration des modèles, se résoudre de lui-même. Mauvaise nouvelle ici : o3 a un taux d’hallucinations double de o1 (sur un benchmark conçu pour en éliciter). Les retours subjectifs confirment cette observation : o3 ment éhontément très régulièrement.

        Sur la sécurité des modèles, OpenAI suit sa procédure habituelle de publier sa System Card, avec deux évaluations tierces, une d’Apollo Research (dans l’appendice) et une autre de METR, avec un bémol que METR n’a eu accès qu’à une pré-version, et seulement trois semaines avant la publication. La conclusion est que le modèle n’est pas encore à « risque élevé », mais s’en rapproche.

        Dans les nouvelles sur l’IA de mars, on pouvait trouver une section « Les modèles continuent de tricher ». Les rapports d’Apollo Research et de METR confirment, où le modèle a été attrapé à tricher dans 1-2% des cas chez METR.

        AI 2027: une tentative de futurologie

        La prédiction est un exercice difficile, surtout quand il s’agit du futur. AI 2027 est une tentative de prédiction qui a fait parler d’elle. Pourquoi ?

        D’abord par les personnalités impliquées, en particulier :

        • Daniel Kokotajlo est un ex-ingénieur d’OpenAI, qu’il a quitté en tant que « whistleblower », dénonçant une culture du secret et de peu d’importance accordée à la sécurité (à l’époque, le New York Times lui a accordé un article intitulé OpenAI Insiders Warn of a ‘Reckless’ Race for Dominance — « Des initiés d’OpenAI mettent en garde contre une course “imprudente” à la domination »). En 2021, il publie What 2026 looks like, qui s’est révélé largement prescient (pour une évaluation rétrospective tierce, voir cet article).

        • Eli Lifland est un chercheur qui s’intéresse de manière globale a « comment développer de meilleures méthodes générales de prédiction », qu’il pratique activement sur des marchés de prédiction ; un résumé de ses performances peut être trouvé sur son blog.

        Ensuite, par sa méthodologie. Le but de l’initiative n’est pas de donner une prédiction, brute de décoffrage et au doigt mouillé, mais de créer un modèle quantitatif, d’estimer les paramètres le plus possible à partir de la littérature existante (même si c’est loin d’être toujours possible), afin de créer une base de discussion pour identifier les plus gros points de désaccords.

        Enfin, par ses résultats, qui surprennent beaucoup de monde, qui prévoient l’arrivée d’une superintelligence pour 2028-2029.

        L’initiative a reçu le support, entre autres, de Yoshua Bengio, ce qui a aidé à lancer la discussion :

        I recommend reading this scenario-type prediction by @DKokotajlo and others on how AI could transform the world in just a few years. Nobody has a crystal ball, but this type of content can help notice important questions and illustrate the potential impact of emerging risks.

        Traduction :

        Je recommande de lire cette prédiction de type scénario par @DKokotajlo et d’autres sur comment l’IA pourrait transformer le monde en seulement quelques années. Personne n’a de boule de cristal, mais ce type de contenu peut aider à repérer des questions importantes et illustrer l’impact potentiel des risques émergents

        Si le sujet vous intéresse, je vous recommande :

        En vrac

        OpenAI annonce vouloir publier des modèles en open-weight d’ici quelques mois.

        OpenAI publie OpenAI Codex, un agent d’aide à la programmation (similaire à Aider ou Claude Code), en licence Apache 2.0. Sur ce sujet d’agents d’aide au code, un guide a été publié sur Github.

        OpenAI rend disponible sur l’API leur nouveau modèle de génération d’image.

        ChatGPT a maintenant la capacité de référencer vos conversations passées.

        Google publie deux papiers dans Nature pour évaluer la performance de l’IA sur le diagnostic médical. Dans cette expérience, l’IA surpasse le médecin humain, au point que IA + humain a des performances pires que l’humain seul.

        Google rend accessible son modèle de génération de vidéo, Veo 2, par l’intermédiaire d’une API.

        DeepSeek présente une nouvelle méthode d’entraînement, Generalist Reward Modeling (GRM).

        Des chercheurs de l’université de Zurich décident de mesurer la capacité de persuasion des IA en déployant (secrètement) un bot sur le subreddit r/changemymind (« Change mon avis »). Résultat primaire: les IA modernes sont très performantes à cette tâche, récoltant 6x plus de points « cela m’a aidé à changer mon avis » (sur ce subreddit : « deltas ») que l’humain median. Résultat secondaire: l’IA ne s’est pas faite détectée par la modération. Le papier n’est plus accessible suite à une controverse sur l’éthique de l’expérience (expérience sans consentement), mais vous pouvez toujours lire la première page.

        Pour aller plus loin

        Non couvert ici :

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        Sortie de Tryton 7.6

        Le 1er mai 2025 sortait la version 7.6 de Tryton, un progiciel de gestion intégré modulaire et multiplate-forme.

        Tryton

        Tryton est basé sur une architecture trois tiers avec PostgreSQL comme base de données principale et est écrit en Python ce qui apporte une grande flexibilité et rapidité pour la customisation.
        Il vient avec un ensemble de modules essentiels pour la gestion d’une entreprise, qui sont très aboutis. Il peut être complété par des modules tierces spécifiques à certaines activités (comme la gestion d’hôpital avec GNU Health, la gestion de distillerie avec Distilibre) ou permettant l’intégration à d’autres outils.
        Enfin, il est utilisable à travers un client natif, un client web réactif et un client en ligne de commande. Tous ces clients sont légers et multiplateformes (Linux, BSD, Windows et macOS).

        Comme la dernière annonce ici date de la version 7.2, voici une liste non-exhaustive d’améliorations notables :

        • Tryton a remplacé son plan comptable minimal par le plan comptable universel qui est une bonne base pour l'IFRS ou US GAAP.
        • Un logo peut être ajouté à la société gérée par Tryton. Celui-ci sera alors rendu sur les documents commerciaux que Tryton génère (ex: bon de commande, facture, etc.)
        • Les remplacements de produit sont maintenant géré automatiquement. Quand un produit, marqué comme étant remplacé par un autre, n'est plus en stock, il est remplacé sur tous les mouvements de stock. C'est utile afin de s'assurer de vider son stock existant avant de passer au nouveau produit.
        • Les tâches planifiées, qui sont en train d'être exécutées, sont affichées. De plus, Tryton enregistre la durée d'exécution pendant un mois afin de pouvoir détecter des anomalies.
        • Il est maintenant possible de configurer le serveur pour utiliser une autre commande que LibreOffice pour convertir les documents vers un autre format comme PDF. Par exemple, on peut utiliser un service externe comme document-converter
        • L'ORM de Tryton gère les contraintes d'exclusion basées sur les Range SQL. Ceci a permis de remplacer des contraintes écrites en Python qui verrouillaient la table.
        • Il est désormais possible de redimensionner les colonnes des listes aussi avec le client web. Et la taille des colonnes est sauvegardé sur le serveur par taille d'écran afin de les restaurer pour l'utilisateur à la prochaine ouverture.
        • Un délai de validité des devis peut être configuré. Une fois passé le délai, il n'est plus possible de convertir le devis en vente et celui-ci sera annulé automatiquement. De même, une date d'expiration de devis d'achat peut être encodée pour faciliter le suivi.
        • Il est maintenant possible de résoudre une plainte par la création d'un coupon de promotion.
        • On peut à présent enregistrer une adresse en utilisant les champs structurés. Dans ce cas, le formatage de celle-ci sera faite automatiquement par Tryton suivant le format des 222 pays connus.
        • Des méthodes pour faciliter la personnalisation du comportement de l'ORM ont été ajoutées afin de simplifier et d'éviter de devoir étendre les méthodes create, write et delete (qui peuvent être un peu compliquées). De plus, des champs stockés dans la base de données peuvent être définis comme étant calculés. Ils sont alors automatiquement mis à jour si leur valeur change. Ils sont principalement utilisés pour faire de la cache.
        • Tryton supporte maintenant les traductions des formes de pluriels (jusqu'à 4 par langue).

        Une dernière chose, l'ajout en mode bêta d'un outil de chat en direct entre utilisateurs sur certains documents. Par la suite, ce chat doit évoluer pour devenir un outil de communication plus large et inclure des externes via e-mail (mais aussi d'autres supports de communication).
        Cette fonctionnalité est développée via un appel à sponsors
        Dicussion sur une vente

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        QEMU 10.0

        Comme tous les ans, Qemu sort une nouvelle version majeure. Le numéro n'implique donc pas de grands bouleversements. Il s'agit plutôt d'une base stable qui va être maintenue et améliorée pendant quelques années. Ainsi, les versions 7, 8 et 9 ont eu des mises à jour en mars 2025.

        Comme d'habitude, les architectures ARM et Risc-V se taillent la part du lion et sont enrichies de nouvelles architectures. Les accès aux stockages sont partout plus rapides, et l'espace utilisateur accède toujours mieux au matériel.

        Qemu est devenu une pièce importante dans le monde des serveurs et des développeurs. En tant qu'émulateur il permet de développer, compiler ou lancer un programme sur un processeur ou une machine différente. Couplé à KVM, XEN ou VMWare, il permet une virtualisation performante.

        Quoi de neuf ?

        L'article de Next résume bien les changements sur ARM et Risc-V. C'est technique, n'étant pas connaisseur je vous y renvoie.

        x86 bénéficie de changements globaux à toutes les architectures avec quelques ajouts spécifiques pour des processeurs Intel. Mon petit doigt impatient de tester me souffle que ça sera plus rapide avec des accès "multithread1" aux périphériques de stockage (virtio-scsi et virtio-blk). L'accès direct au matériel en espace utlisateur continue de s'améliorer (VFIO, fonctions virtuelles d'entrées-sorties).

        Les autres changements concernent l'émulation des architectures HPPA et S390.

        Attention aux trucs enlevés

        À chaque version ou presque, des morceaux sont enlevés. Si vous faites dans l'exotique, ne vous précipitez pas sur la dernière version sans consulter la liste des Removed features.

        Documentation d'introduction pour QEMU et la virtualisation

        En guise de conclusion, voici quelques pistes pour ceux et celles qui débutent avec la virtualisation sous Linux et/ou QEMU. Différentes distributions Linux ont de la documentation sous licence libre. Loin d'être exhaustif, voici quelques choix :


        1. Qu'on me pardonne ce mot, je simplifie pour faire court! 

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        WoPiX, un serveur WOPI libre, indépendant, simple et léger

        Un serveur WOPI (Web application Open Platform Interface) permet à un logiciel client de modifier un fichier stocké sur un serveur. C'est la couche indispensable pour qu'OnlyOffice, LibreOffice (Collabora Online) et d'autres suites bureautiques puissent être utilisés sur le web. Ainsi, lorsque vous réclamez l'ouverture d'un document depuis votre navigateur web, vous vous connectez à la suite bureautique en ligne avec une URL particulière, contenant, entre autres, le nom du fichier à ouvrir. La suite bureautique peut alors discuter avec le serveur WOPI pour récupérer le document. Les lectures, écritures et modifications d'un document sont gérées par le serveur WOPI, à la demande de la suite bureautique. Le protocole a été créé par Microsoft en 2012, la révision 14.5 de WOPI est sortie le 18 février 2025.

        Les serveurs WOPI libres de Nextcloud, Seafile, Tracim… ne sont pas indépendants. Comme je voulais utiliser Collabora Online sans déployer un NextCloud complet, j'ai écrit un serveur WOPI très simple. Il est utilisé depuis plus d'un an sans problème et il est libre. Il est écrit en Java.

        J'ai commencé ce développement car je travaille sur deux lieux privés différents avec un ordinateur à chaque endroit, un NAS dans l'un d'eux et je communique entre les deux machines à l'aide d'un dépôt git sur le NAS. Ça fonctionne relativement bien pour des fichiers qui n'ont pas vocation à rester ouverts dans des applications, mais pour des fichiers ODS ou ODT qui restent ouverts, c'est plus compliqué car je me retrouve souvent avec des versions concurrentes sur les deux machines. J'ai donc regardé du côté des suites de collaboration en ligne.

        À une époque , je me servais d'Etherpad et de son équivalent tableur Ethercalc. Mais ces logiciels manquent de fonctionnalités, surtout le tableur. Problème supplémentaire : j'ai déjà beaucoup de fichiers aux formats LibreOffice.

        Ça tombe bien, il y a la suite LibreOffice online, éditée par Collabora Online (CODE). Le problème — comme souligné par une dépêche — c'est qu'une fois CODE installé, tu te retrouves à poil avec rien qui marche : il faut un serveur utilisant le protocole WOPI.

        Pour éviter d'installer tout un NextCloud, j'ai écrit un petit serveur WOPI. C'est du Java avec Spring Boot. Le serveur est très simple, sur le principe que plus un système est simple, moins il a de chances de tomber en panne.

        Par exemple, il n'y pas de droits d'accès et on ne peut pas avoir plusieurs utilisateurs simultanés. Il faudrait mettre en œuvre le système de verrous et le système de droits d'accès (faire reposer les droits d'accès sur les droits du système de fichier, implique d'avoir un utilisateur sur la machine pour chaque utilisateur du logiciel). Cela n'a pas été implanté parce que je suis le seul utilisateur sur ma machine. Mais ce ne serait pas long à développer.

        Le serveur une fois lancé expose des services REST, accessibles par la suite bureautique, mais aussi un service https qui permet d'afficher la liste des fichiers. Cette liste de fichier est cliquable et permet de se connecter à Libre Office avec la bonne URL. C'est la raison des paramètres proxyHost et code URL de l'application : être en mesure de générer la bonne URL.

        Liste des fichiers

        Le code est prévu pour avoir plusieurs backends à l'aide d'une interface. Le seul mis en œuvre pour l'instant c'est un stockage sur disque local (avec auto discovery : on lui donne un répertoire et il expose tout les documents du répertoire).

        Il consomme peu de ressources, la charge dépendra plus de Collabora Online ou d'OnlyOffice. Le serveur WOPI se contente de lire un fichier à l'ouverture et de l'écrire de temps en temps (comme lors des enregistrements automatiques).

        Il n'est pas testé avec OnlyOffice. En principe WOPI est une norme et ça devrait fonctionner.

        On peut le lancer avec java -jar. C'est du Spring Boot. On pourrait utiliser systemd. De mon côté, je l'ai mis dans un container docker qui lance la commande suivante

        java -Dlogging.level.root=INFO \
             -Dlogging.level.org.wopiserver=INFO \
             -Dserver.port=8880 \
             -jar /opt/app/app.jar \
             --baseDir /mnt/docs \
             --disableTLSCheck \
             --codeURL https://172.17.0.8:9980 \
             --proxyHost 192.168.124.252

        Le code de WoPiX est dispo sur github et je suis ouvert à toute requête :-)

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        La version 2.2 de LDAP Synchronization Connector est là !

        LDAP Synchronization Connector (LSC) est un outil de synchronisation de données entre référentiels d'identités (annuaires LDAP, bases de données, API REST, …) disponible sous licence BSD.

        Logo LSC

        Ce logiciel a été créé il y a plus de 20 ans et est déployé dans de très nombreuses organisations qui l'utilisent le plus souvent pour alimenter les comptes et groupes dans leur annuaire d'entreprise depuis leur outil RH, ou bien pour synchroniser les données entre OpenLDAP et Active Directory.

        La version 2.2, en préparation depuis plusieurs années, a enfin vu le jour en ce mois d'avril 2025, grâce au travail de la société Worteks et à l'aide du programme NGI Commons de NLnet.

        Configuration par variables d'environnement

        La configuration de LSC se fait dans un fichier XML. Il est désormais possible d'y mettre des variables d'environnement pour par exemple passer facilement d'un environnement à un autre ou récupérer des secrets à la volée.

        Voir la documentation

        Hooks

        Il existait déjà un plugin LSC nommé Executable qui lançait des scripts pour les ajouts/suppressions/modifications/renommages, rendant le logiciel compatible avec tous les référentiels si tant est qu'on puisse exécuter une commande pour s'y connecter.

        Mais le nouveau système de hook est différent : cette fois-ci les opérations sont bien réalisées avec le connecteur natif (mais aussi pourquoi pas avec le plugin Executable) et en cas de succès, pour chaque opération et entrée, une commande est lancée.

        Un cas d'usage bien connu est l'envoi d'un mail lors de la création d'un compte.

        Voir la documentation

        Transformation de pivot

        Le pivot est la valeur qui relie une entrée en source avec une entrée en destination. Si ces deux entrées ont la même valeur de pivot, alors LSC considère que c'est la même et applique les modifications. Sinon les entrées sont créées ou supprimées.

        Cependant il arrive que la valeur soit un peu différente entre la source et la destination (majuscules, minuscules, préfixe, suffixe, …), il faut donc transformer cette valeur dans un sens, puis dans l'autre.

        Voir la documentation

        Version de Java

        LSC 2.1 était bloqué à la version 8 de Java, ce qui devenait problématique. LSC 2.2 est désormais compatible avec Java 21.

        GraalVM

        Les JavaScripts utilisés pour transformer les valeurs peuvent désormais être exécuté dans GraalVM, en utilisant le préfixe "gjs:"

        Voir la documentation

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        Gestion simple de tournois sportif PyTournois

        Sportifs du dimanche, on a souvent besoin de gérer des tournois très simples du type « tout le monde rencontre tout le monde » avec quelques contraintes:

        • nombre de terrains limité ;
        • temps d’attente minimal entre deux matchs ;
        • règles variées sur la gestion des scores.

        Depuis une vingtaine d’années, je développe différents sites en Python/Django. Du coup j’ai fabriqué un début de site :).

        Code

        Libriste depuis toujours, le code du projet est sous licence GPL. Actuellement très simple, le site permet de gérer uniquement le mode « toutes les équipes se rencontrent ». Plus tard, suivant les retours, les utilisations et mon temps libre, j’ajouterai d’autres modes (par exemple pour gérer des groupes de placements).

        Pour éviter les calculs inutiles, l’affectation des rencontres utilise des grilles de placement. Ces grilles sont calculées une fois pour toutes et contenues dans le projet. L’avantage est d’être efficace et rapide sur la génération de toutes les rencontres. L’inconvénient est que seules quelques combinaisons sont actuellement disponibles :)

        Fonctionnement

        Le fonctionnement est très simple, le principe de base est que toutes les informations sont visibles sans connexion. Il y a quatre grands rôles utilisateurs:

        • administrateur: sert surtout pour créer des comptes utilisateurs ;
        • organisateur: peut créer des équipes et réinitialiser un tournoi ;
        • arbitre: peut enregistrer/modifier les résultats des matchs ;
        • anonyme: accès à la liste des matchs et au classement.

        Les règles de classement sont affichées. On peut également définir un message d’accueil. Si on veut sauvegarder les résultats d’un tournoi, il y a un export au format CSV.

        Démonstration

        Il y a évidemment un site de démonstration du projet. Le lien se trouve ci-dessous. Les ressources nécessaires pour faire tourner le site sont extrêmement limitées. Si les fonctionnalités du site vous conviennent et que vous voulez l’utiliser pour un club/tournois, n’hésitez pas à me contacter. Je pourrais mettre en ligne une version dédiée gratuitement.

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        yahi un agrégateur de statistiques dans l'esprit d'awstats

        J’ai la nostalgie d’awstats : la possibilité de faire des statistiques web sans déployer des tonnes d’infrastructure (genre Grafana).

        Pour cela, j’ai codé Yahi, un module Python qui agrège dans sa forme basique les statistiques web en format usuel (nginx, apache, lighthttpd, varnish) pour les présenter dans une page web « tout en un ».

        Il se décompose pour sa partie utilitaire en deux scripts:
        - un d'agrégation des statistique de journaux de serveurs webs dont l'écriture d'une version personnalisée ici celle que j'utilise pour faire des démos sans IP ou URLs est relativement simple;
        - un de génération d'une page de visualisation HTML avec les données.

        Certes cette page requiert du JavaScript pour fonctionner, mais elle requiert zéro dépendance vers des liens externes et inclut autant toutes les visualisations que les données dans une seule page (données, CSS, visualisations). Cela permet de l’avoir en marque-page grâce à quelques ruses de javascript, et cela rend son hébergement aisé pour les sysadmins. (NdM: goaccess (MIT en C) sait faire aussi).

        Son API permet en outre de faire des agrégations plus compliquées.

        Et, je recherche des bétas testeurs pour en faire un produit fini.

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        Continuer de soutenir les associations du libre

        Vous le savez sans doute déjà, un des moyen de soutenir les associations francophones du monde du Libre est de leur acheter leurs goodies ou de leur faire des dons.

        L’association En Vente Libre a été créée en 2009 par des bénévoles de Framasoft et Ubuntu-FR. En 2017, elle est reprise par une aprilienne, un debianiste et un ubunteros inconscients qui ne voulaient pas que la plate-forme disparaisse. Depuis EVL continue de mettre à disposition des associations du logiciel libre un moyen de vendre leurs différents produits de manière mutualisée et de récupérer des dons. Permettre la diffusion de la culture libre à travers le monde est un peu prétentieux, mais c’est toujours l’objectif !

        Les premières associations qui en ont bénéficié sont : Debian, Ubuntu-Fr, l’April, La Mouette, Framasoft, Multisystème, EduNathon. Depuis 2017 se sont ajoutées : Mageia, Borsalinux, La Quadrature du Net, LinuxFr, Alionet, Khaganat, LIbre comme L’Art et La Contre-Voie. En 2023, FDN et Musique Libre ont rejoint le groupe.

        => Cette année, c’est le tour de l’association Le deuxième texte dont l’objectif est de redonner leur place aux femmes de lettres dans le canon littéraire enseigné en France. Logo Le deuxième texte
        Pour cela, elle contribue aux communs numériques en enrichissant, en mettant en valeur et en partageant des textes de femmes, notamment à travers les wikis de la Wikimedia Foundation. Les contenus créés sont publiés dans des formats ouverts et sous des licences libres. Pour ses travaux, l’association utilise et fait connaître des outils libres et respectueux de la vie privée.

        La force de la plate‐forme EVL est de proposer de faire des dons ou d’acheter des articles de plusieurs associations en même temps. Cela permet une mutualisation des coûts bancaires et des frais divers (arrêtons d’enrichir les banques !).

        Vous pouvez donner à toutes les associations, acheter des T-shirts, mugs, autocollants, clés, badges sous-bock, autocollants, CD de musique ou encore casquettes.

        Vous soutiendrez plusieurs associations en même temps financièrement en ne faisant qu’un seul virement.

        Si vous :

        • appartenez à une association et que vous voulez vendre vos produits ou obtenir des dons sur la plate‐forme EVL, n’hésitez pas à demander notre convention par courriel à bureau@enventelibre.org ;
        • voulez participer au projet et devenir bénévoles, contactez‐nous par courriel à association@enventelibre.org ;

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        Sortie de Fedora Linux 42, la réponse à la grande question sur le Libre, Linux et tout le reste ?

        En ce mardi 15 avril, les utilisateurs du Projet Fedora seront ravis d'apprendre la disponibilité de la version Fedora Linux 42.

        Fedora Linux est une distribution communautaire développée par le projet Fedora et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora Linux peut être vue comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

        GNOME Shell nature

        Sommaire

        Expérience utilisateur

        L'environnement de bureau GNOME est proposé dans sa version 48. Cette version apporte comme toujours son petit lot de nouveautés.
        Tout d'abord les notifications sont regroupées par application par défaut ce qui permet d'éviter de rapidement saturer la liste dans le menu idoine. Il reste possible de les déplier manuellement si on souhaite voir le détail pour une application en particulier.

        Au sein de l'interface, une nouvelle police fait son apparition par défaut. Dénommée Adwaita, elle remplace l'illustre Cantarel qui remplissait ce rôle jusqu'alors. Elle est basée sur la police Inter qui permet une prise en charge plus complète des langues, une meilleure lisibilité sur les écrans à haute densité de pixels tout en étant accessible et lisible dont pour le terminal. En parlant d'affichage, la prise en charge de la technologie HDR a été introduite pour permette une meilleure qualité d'affichage avec les appareils compatibles.

        De manière globale, il est possible de changer les raccourcis clavier de l'interface et le placement des nouvelles fenêtres par défaut est centré.

        Comme de nombreux systèmes, GNOME propose des paramètres liés au bien-être. Il permet de rapporter le temps d'écran jour par jour au cours d'une semaine. Par ailleurs on peut lui demander de nous notifier régulièrement de faire une pause visuelle en regardant ailleurs ou en faisant quelques mouvements pendant quelques secondes. Il est également possible de définir une limite d'écran qui transforme l'interface en noir et blanc quand le temps limite est atteint. Au sein des options, pour ceux avec un matériel compatible, il est possible de configurer un pourcentage de charge maximale pour la batterie afin de la préserver dans le temps.

        Au niveau applicatif, un nouveau lecteur audio très minimaliste fait son apparition : Decibels. Destiné à remplacer le lecteur vidéo Totem pour jouer un morceau individuel depuis le navigateur de fichiers. Côté visionneur d'images, ce dernier bénéficie d'améliorations pour proposer une édition légère des images affichées. La rotation, le changement de ratio ou le découpage de l'image ce qui permet de faire ces opérations simples et courantes sans utiliser un logiciel d'édition complet qui est beaucoup plus lourd. Ensuite il propose un bouton pour revenir au niveau de zoom d'origine à la demande. Enfin, les images au format RAW peuvent être affichées. Concernant le calendrier, il est possible de renseigner le fuseau horaire pour le début ou la fin d'une activité afin de simplifier l'organisation notamment de réunions internationales. Les performances de l'application sont également améliorées.

        Sous le capot, un effort a été fait pour améliorer les performances de l'interface et du système. Par exemple le moteur JavaScript de GNOME consomme moins de mémoire et de processeur. En utilisant ffmpeg au lieu de gstreamer, l'indexation des gros fichiers et des métadonnées multimédia est aussi plus rapide et moins gourmand en mémoire. Les utilisateurs connectant leur écran à une carte graphique dédiée verront aussi leurs performances et la stabilité s'améliorer tandis que redimensionner ou créer de nouvelles fenêtres sera plus rapide.

        L'environnement de bureau Xfce bénéficie de la version 4.20. Si cette version introduit un support expérimental du protocole d'affichage Wayland, il n'est pas encore fonctionnel et des améliorations futures devront encore être fournies à ce sujet. Mais concernant l'affichage, la prise en charge des écrans à haute résolution a été améliorée ce qui devrait réduire les flous dans l'interface ou de certaines icônes pour de tels écrans.

        Dans le navigateur de fichiers Thunar, les points de montage adoptent une icône spécifique alors que les montages distants IPv6 sont désormais possibles. La barre d'outils s'enrichie avec un menu hamburger quand la barre de menu est masquée. Il permet aussi d'ouvrir facilement un nouvel onglet ou de changer la vue d'affichage du dossier en cours. Pour gagner de la place en hauteur, la décoration côté client est prise en charge ce qui permet de mettre le menu au même niveau que les touches d'actions pour réduire ou fermer la fenêtre. Des améliorations de performances sont également fournies notamment pour le transfert des fichiers ou pour afficher des dossiers avec de nombreux fichiers.

        De manière globale il est possible de définir un mode d'énergie ou de performance du système dans les propriétés d'alimentation pour choisir l'équilibre souhaité entre la consommation d'énergie et les performances du systèmes. Il y a également l'apparition des profils d'affichage particulièrement utiles quand il y a plusieurs systèmes de multi-écrans à gérer pour passer d'un mode à l'autre en fonction de ses déplacements.

        De nombreuses pages de paramètres ont été remaniées pour être plus simples et plus claires.

        L'environnement de bureau LXQt passe à la version 2.1. C'est la première version à fournir une compatibilité complète avec le protocole d'affichage Wayland qui devrait être activé par défaut dans Fedora. En dehors de cela cette version ne fournie que des changements et correctifs assez mineurs.

        Choix de langues avec le nouvel Anaconda

        Le logiciel d'installation Anaconda en profite pour également être une interface web par défaut pour Fedora Workstation. L'objectif est d'utiliser les technologies React et Cockpit pour définir cette nouvelle interface qui a été entièrement redessinée. Elle abandonne sa vieille approche de choisir les éléments à configurer dans l'ordre de son choix par l'usage d'un assistant de configuration linéaire. Donc après la configuration de la langue qui est basée par défaut sur celle de l'image en cours d'exécution, le choix de la date est ensuite suivie de l'étape de partitionnement qui a également été entièrement refaite avant de procéder à l'installation proprement dite. L'approche linéaire a été jugée plus simple d'utilisation et à maintenir même si cela ne permet pas de sauter des étapes si nécessaire, mais étant donné leur nombre réduit cela n'est pas considéré comme une grande perte.

        L'aide a été remaniée dans l'application pour être affichée de côté et qui peut être plus facilement maintenue et traduite à côté du code de l'application.

        Concernant le partitionnement, auparavant trois méthodes étaient disponibles :

        • Entièrement automatique ;
        • Personnalisé : approche dite top-down en définissant les points de montages avant de définir les détails concernant les partitions et les volumes ;
        • Basé sur l'outil blivet : approche dite bottom-up où on définit les partitions et volumes avant d'y associer les points de montage.

        Cela était complexe pour l'utilisateur et difficile à maintenir même si ça avait l'avantage d'être très flexible. L'objectif est maintenant d'offrir une approche plus guidée avec plusieurs choix plus clairs :

        • Réinstaller entièrement sur les disques ;
        • Installer uniquement dans l'espace libre disponible sur les disques ;
        • Réinstaller sur un Fedora Linux existant ;
        • Utiliser un partitionnement déjà existant ce qui permet à priori de configurer cela avec un autre outil au préalable ;
        • Supprimer manuellement des partitions pour utiliser l'espace résiduel.

        Le tout repose sur l'utilisation de la technologie Cockpit Storage ce qui simplifie la maintenance et permet d'avoir une apparence similaire avec le reste d'Anaconda. Dans le futur une installation distante par HTTPS devrait être possible grâce à cela.

        Pour les autres éditions, Anaconda devient une application Wayland native. Ce changement est utile pour supprimer les dépendances liées à X11 pour les environnements de bureaux qui peuvent s'en passer ce qui réduit la taille de l'image. Par ailleurs cela permet aussi de migrer pour les installations à distance du protocole réseau VNC à RDP qui est plus performant et sécurisé. Cela a été rendu possible par l'usage progressif de systemd-localed par les différents environnements ce qui permettait une meilleure prise en charge de la configuration du clavier dans ce contexte, faute de définition suffisament commune dans le protocole Wayland encore. Autrement le changement de clavier depuis Anaconda ne se reflétait pas sur le bureau et cela pouvait mener à des soucis comme la difficulté de déverrouillage de la machine après installation car la disposition clavier n'est plus celle utilisée lors de l'installation…

        L'édition KDE Plasma devient une édition à part entière, étant mise au même niveau que Fedora Workstation avec l'environnement GNOME. Cela récompense les efforts de longue haleine pour améliorer la qualité de l'intégration de KDE dans Fedora Linux. KDE était cependant déjà un environnement considéré comme assez important pour que son bon fonctionnement conditionne le report ou non d'une sortie de Fedora Linux, donc ce changement de statut n'aura pas d'impact de ce côté là. Elle sera maintenant proposée sur le site principal et mieux mise en avant.

        L'écran de chargement lors du démarrage plymouth utilise simpledrm par défaut pour réduire l'attente qu'une carte graphique soit disponible. Les cartes graphiques sont des composants complexes qui peuvent nécessiter du temps pour s'initialiser. Auparavant, plymouth pouvait attendre jusqu'à 8 secondes avant de basculer dans un affichage par défaut assez disgracieux. Cependant grâce à l'UEFI qui fourni un framebuffer, il est possible d'avoir un affichage plus sympa et plus tôt par l'usage de simpledrm qui peut être exploité à cette fin. Cela n'a pas été fait plus tôt car notamment simpledrm ne fournissait pas d'information concernant la rotation de l'écran et la taille physique de l'affichage.

        Cependant, dans certains cas l'affichage pourrait être plus moche par l'usage d'une résolution plus faible que ce qui est possible car l'heuristique pour définir si l'affichage est à haute définition de pixels peut se tromper. Il reste toujours possible de désactiver ce changement via la commande sudo grubby --update-kernel=ALL --args="plymouth.use-simpledrm=0"

        Si vous souhaitez changer le facteur d'agrandissement, si vous avez un écran à haute définition de pixels par exemple, vous pouvez utiliser la commande sudo grubby --update-kernel=ALL --args="plymouth.force-scale=1" et changer éventuellement la valeur 1 par 2 selon votre cas.

        L'environnement de bureau COSMIC bénéficie de sa propre édition Spin. Cet environnement est développé en Rust par l'entreprise System76 qui édite Pop! OS. Les progrès récents justifient selon le projet d'avoir sa propre variante, d'autant que Fedora Linux semblait être déjà une distribution recommandée pour tester cet environnement. Cependant COSMIC n'a pas le statut pour bloquer une sortie de Fedora Linux s'il s'avère trop instable.

        Activation de la mise à jour automatique par défaut pour la version atomique de KDE Plasma nommée Kinoite. Ces mises à jour concernent la partie de base du système reposant sur rpm-ostree. Ces mises à jour fonctionnent en arrière plan à intervalle régulier pour être instantanément appliquées lors du prochain redémarrage.

        Il est possible de désactiver la fonctionnalité en remplaçant la valeur du paramètre UseUnattendedUpdates à false dans le fichier /etc/xdg/PlasmaDiscoverUpdates.

        KDE est mis à l'honneur

        Gestion du matériel

        Amélioration de la prise en charge des webcams basées sur le protocole MIPI au lieu de USB dans les ordinateurs portables x86. Le travail entamé avec Fedora Linux 41 doit se poursuivre car ce protocole moins générique nécessite beaucoup d'adaptations spécifiques par modèle d'ordinateur portable sur le marché. Quelques nouveaux modèles doivent être pris en charge même si la route reste encore longue mais la voie est libre !

        L'Intel Compute Runtime, qui prend en charge notamment le fonctionnement de l'API OpenCL pour les processeurs Intel, a été mise à jour vers la version 24.39 qui signifie également une non prise en charge des processeurs d'avant 2020 (à partir de la 12e génération). Ce changement n'a pas d'impact sur l'Intel Media Driver qui permet l'accélération matérielle pour la lecture ou l'encodage de vidéo.

        Fedora restait sur l'ancienne version pour maintenir la compatibilité avec les vieux processeurs, jusqu'à l'architecture Broadwell sortie en 2015. Cependant avec l'évolution du noyau et de la couche graphique cela devenait un problème à maintenir et de l'autre côté Fedora n'était pas en mesure de fournir la compatibilité pour du matériel plus récent et les derniers correctifs qui améliorent notamment les performances.

        Introduction de la pile Intel SGX pour permettre son utilisation dans le futur pour améliorer l'isolation et la protection mémoire en particulier pour les machines virtuelles. Cette protection se fait notamment en chiffrant la mémoire ce qui la rend inaccessible aux autres applications, au noyau et aux différents firmwares de la machine. Les bibliothèques et en-têtes nécessaires pour ces opérations sont fournies dans le répertoire /usr/x86_64-intel-sgx. Aucune application n'est fournie avec de telles possibilités aujourd'hui, uniquement le nécessaire pour créer des applications pouvant en tirer profit.

        Intégration du projet FEX dans les dépôts pour permettre l'exécution des programmes x86 / x86_64 depuis les architectures AArch64. Contrairement à QEMU, il n'émule pas un système complet ce qui est plus performant pour émuler simplement une application non compatible avec cette architecture. Cela peut être nécessaire car de nombreuses applications non fournies par Fedora sont compilées nativement pour l'architecture x86_64 mais pas pour AArch64 alors que l'inverse est moins vrai.

        Pour permettre son fonctionnement sur les Mac avec des processeurs Apple, qui ont une taille de page de 16k au lieu de 4k pour les autres machines, le composant muvm est également fourni avec pour permettre une telle compatibilité.

        FEX est par ailleurs fourni par défaut dans la variante KDE Aarch64 du système.

        L'installateur Anaconda utilise la norme GPT par défaut pour la table de partitionnement pour les architectures PPC64LE et s390x, l'architecture x86_64 et Aarch64 ayant déjà sauté le pas avec Fedora Linux 37. L'objectif est de réduire les différences entre les architectures sur ce point ce qui simplifie les tests et la maintenance de l'ensemble.

        Les versions atomiques n'auront plus d'images compatibles avec l'architecture PPC64LE. D'après les statistiques, aucun utilisateur n'a utilisé de tels systèmes sur cette architecture. Cette suppression permet d'allouer plus de ressources matérielles et humaines pour générer et tester les images destinées pour les autres architectures où les utilisateurs sont plus nombreux de fait. Cela ne concerne pas les images de Fedora basées sur les paquets RPM qui restent disponibles pour cette architecture.

        Le paquet du logiciel Zezere qui sert à automatiser l'installation et la configurations de systèmes IoT a été retiré des dépôts. L'objectif est de remplacer ce composant par systemd-firstboot car Zezere ne fonctionnait pas bien notamment sur les réseaux IPv6, ne fournissait que la possibilité d'envoyer une clé SSH personnalisée et de nombreuses fonctions promises n'ont jamais vu le jour.

        Internationalisation

        Mise à jour de l'entrée de saisie IBus 1.5.32. Cette version apporte principalement la prise en charge du protocole des entrées Wayland version 2 ce qui permet son utilisation dans les bureaux Sway, COSMIC et Hyprland. Il permet également d'afficher la pop-up de suggestions dans les applications XIM ou GTK2 lorsqu'elles sont utilisées dans une session Wayland.

        Son aide à la saisie pour le chinois ibus-libpinyin est aussi mise à jour à la version 1.16. Il permet en outre de fournir des suggestions de ponctuations, de personnaliser la disposition du clavier ou d'afficher les convertisseurs Lua depuis un menu des méthodes d'entrées.

        Proposition d'une nouvelle aide à la saisie vocale avec Ibus Speech to Text via le paquet ibus-speech-to-text qui permet de faire de la reconnaissance vocale en local. Toutes les applications compatibles avec IBus peuvent donc avoir une telle saisie vocale qui exploite le logiciel VOSK pour la reconnaissance vocale. Aucune connexion à Internet n'est requise et il gère plusieurs langues qui peuvent être facilement téléchargées si besoin. Cela permet d'améliorer l'accessibilité du système tout en préservant la vie privée.

        Installation avec le nouvel Anaconda

        Administration système

        Les répertoires /usr/bin et /usr/sbin sont fusionnés. Ainsi /usr/sbin devient un lien symbolique vers le répertoire /usr/bin, de même que /usr/local/sbin vers /usr/local/bin. Cette séparation entre les utilitaires réservés aux superutilisateurs et les autres était artificielle et non exploitée.

        À l'origine, l'objectif de /sbin était d'avoir des binaires liés statiquement qui pouvaient être utilisés dans un système en mode de secours pour dépanner en cas de gros problème au niveau du système. Mais cette méthode n'est plus appliquée depuis longtemps et cette distinction était conservée comme une relique historique. Cela devenait un poids plus qu'autre chose car avec l'avénement des droits d'utilisateurs dynamiques via polkit par exemple, le besoin d'accéder à ces outils nécessitait de donner accès à ces répertoires même pour des utilisateurs sans droits particuliers. Puis, entre les distributions, un utilitaire pouvait être rangé dans un répertoire ou un autre en fonction des choix des empaqueteurs de chaque communauté ce qui rend la portabilité des commandes entre distributions plus difficiles inutilement. D'ailleurs ArchLinux a sauté le pas il y a quelques années déjà.

        Cela est la continuité de la suppression de la distinction entre /bin et /usr/bin qui avait le même genre de justifications qui a eu lieu avec Fedora 17, il y a 13 ans déjà.

        DNF5 va proposer à l'utilisateur de supprimer les clés GPG qui ont expiré, ou qui ont été révoquées, plutôt que de devoir le faire à la main avec la commande rpmkeys --delete. Si la commande est interactive, le choix sera laissé à l'utilisateur de supprimer ou non la dite clé. En mode non interactif via les options -y ou --assumeno, le choix dépendra de l'option choisie pour l'appliquer automatiquement.

        La commande fips-mode-setup a été retirée du paquet crypto-policies qui permet de rendre dynamiquement son système compatible avec les exigences du gouvernement américain concernant les modules cryptographiques. Cette option doit être activée lors de l'installation par d'autres moyens maintenant.

        Il est ainsi possible de le faire en utilisant l'argument noyau fips=1 pour le notifier à Anaconda, si l'image a été générée avec osbuild-composer, l'option fips=true dans la section [customizations] permet d'obtenir le même effet ou si bootc est utilisé pour une image atomique de passer par cette configuration.

        Le mode FIPS n'améliore pas forcément la sécurité, dans certains cas ça peut en bloquant l'usage des algorithmes obsolètes mais parfois cela peut avoir l'effet inverse en n'autorisant pas d'algorithmes plus récents jugés plus sécurisés, comme l'algorithme de chiffrement Argon2 utilisé par LUKS pour chiffrer le disque dur qui résiste mieux aux attaques effectuées par des cartes graphiques par rapport à l'algorithme PBKDF2 qui est lui autorisé. C'est un mode destiné aux entreprises ou personnes ayant besoin d'être certifiées à ce niveau.

        L'objectif de ce changement est de simplifier la vie des mainteneurs qui n'ont plus à se préoccuper de cet outil et de ce que cela nécessite car de nombreux changements dans le système doivent être mis en place pour activer (ou désactiver) ce mode. Par exemple reconfigurer tous les modules cryptographiques du système tels que OpenSSH, OpenSSL, GnuTLS, NSS, libgcrypt ou le noyau lui même, fournir également un module à l'initramfs pour effectuer une vérification de l'image du noyau au démarrage de la machine et ajouter un argument pour le noyau si jamais /boot est dans une partition dédiée afin d'effectuer cette vérification.

        Mais aussi le changement à la volée est source de problèmes et de confusions pour les utilisateurs. Par exemple installer Fedora Linux avec un chiffrement du disque avec un algorithme non compatible FIPS avant de l'activer après l'installation. De même si des clés de chiffrement sont générées avec OpenSSH ou autres outils avec des algorithmes non autorisés avant d'activer le dit mode. Ces situations hybrides peuvent induire des dysfonctionnement non prévus. L'objectif est de limiter ces cas problématiques en empêchant le changement à chaud.

        Le navigateur de fichiers pour Cockpit cockpit-navigator est remplacé par cockpit-files. Cela suit le changement effectué par le projet qui a entamé cette réécriture et ne maintient de fait plus l'ancien module.

        Les fichiers Kickstart seront distribués également comme des artéfacts OCI. L'objectif est de permettre de charger plus facilement une image de Fedora pour conteneurs qui est démarrable via le réseau. Dans ce cas précis, il était nécessaire pour l'utilisateur de récupérer et de transformer manuellement les différents fichiers depuis les dépôts RPM avec des numéros de versions très mouvants afin d'avoir les images du noyau, de l'initramfs, du chargeur de démarrage, de l'image d'installation et de lancement. Ici l'objectif est de pouvoir les fournir dans un endroit centralisé tel que ce dépôt avec des processus plus faciles à automatiser avec Ansible ou Foreman. Ces fichiers sont également signés avec GPG ce qui permet de facilement vérifier leur conformité.

        Les éditions dérivées de Fedora Workstation auront par défaut le pare-feu configuré avec l'option IPv6_rpfilter=loose, ce qui suit la politique appliquée pour l'IPv4 depuis Fedora 30. En effet, avec l'option IPv6_rpfilter=strict il y avait notamment régulièrement des soucis pour vérifier la connexion à Internet pour des machines ayant plusieurs interfaces connectées au réseau tel qu'un ordinateur portable passant du Wifi au réseau Ethernet pour se connecter à son réseau domestique.

        Ajout du paquet bpfman pour le déploiment et la gestion des programmes eBPF dans le système. Développé en Rust, il permet de fournir une vue d'ensemble des programmes eBPF utilisés dans le système actuellement. Il simplifie aussi leur déploiement dans un cluster Kubernetes par l'utilitaire bpfman-operator tandis que l'outil bpfman-agent exécuté au sein d'un conteneur permet de rapporter si les programmes eBPF sont dans l'état désiré.

        Mise à jour de l'outil de gestion de configuration Ansible à la version 11. Cette version propose d'ajouter des tags aux variables ou valeurs pour par exemple retourner un avertissement si on essaye d'accéder une valeur marquée comme dépréciée. Les boucles de tâches peuvent avoir une instruction d'interruption. Enfin, le module mount_facts prend en charge les périphériques non locaux.

        Le serveur de proxy inverse Apache Traffic Server évolue vers sa 10e version. Une nouvelle API basée sur JSON-RPC est proposée pour permettre des interactions avec des outils extérieurs. Le module traffic_ctl a une commande monitor pour rapporter en continue des métriques à jour. Les règles ip_allow.yaml et remap.config prennent en charge des intervalles d'IP nommées pour simplifier la configuration. La prise en charge du protocole HTTP/2 pour les connexions provenant du serveur d'origine a été ajoutée même si elle est désactivée par défaut. De plus, les plugins doivent être développés en C++20 uniquement au lieu du langage C.

        La version de compatibilité PostgreSQL 15 a été retirée, PostgreSQL 16 reste la version par défaut. Cela fait suite à l'ajout de PostgreSQL 17 dans les dépôts comme version alternative avec postgresql17 comme nom de paquet. Le projet ne souhaite pas maintenir davantage de versions pour réduire la charge de travail tout en permettant de migrer les données d'une version à l'autre. En effet, la migration nécessite le binaire de la version actuellement utilisée pour réaliser un dump avant d'utiliser la nouvelle version pour importer ce dump. Cela signifie que les utilisateurs utilisant PostgreSQL 15 doivent préparer la migration avant la mise à niveau de leur Fedora Linux.

        Les utilitaires liés au projet OpenDMARC ont été mis dans des paquets individuels au lieu du paquet opendmarc qui les fournissait tous. En effet de nombreux utilitaires notamment écrits en Perl étaient fournis avec ce paquet sans être nécessaires pour exécuter le service ce qui entrainait l'installation plus que 80 paquets Perl pour rien dans la plupart des cas. Le paquet opendmarc fournit maintenant les outils opendmarc et opendmarc-check quand le reste est fourni avec le paquet opendmarc-tools.

        L'agent pam-ssh-agent a été supprimé des dépôts. Le développement a été arrêté il y a plus d'un an par le projet OpenSSH et aucun paquet actuellement maintenu n'en dépend.

        La nouvelle application GNOME Decibels

        Développement

        La chaîne de compilation GNU bénéficie de GCC 15, binutils 2.44 et glibc 2.41. Concernant le compilateur GCC, comme d'habitude il fournit de nombreux changements. Il est possible pour l'optimisation de l'édition de lien de le faire de manière incrémentale afin que cette étape soit plus rapide en cas de petits changements dans le code source. Les très gros fichiers de code source sont également plus rapide à compiler et les erreurs les concernant sont mieux gérées. Les erreurs gagnent encore en lisibilité, en particulier pour les templates C++ ou en présentant le chemin d'exécution qui mène à l'erreur détectée.

        Pour la section OpenMP, la prise en charge des normes au dessus de la version 5.0 continue sa progression avec une meilleure gestion des cartes graphiques Nvidia et AMD. Pour le langage C, la norme C23 devient la norme par défaut tandis que le début de prise en charge de la future norme C2Y a été introduit. Pour le C++, c'est la prise en charge de la future norme C++26 qui progresse et une meilleure gestion des modules introduits dans les normes précédentes.

        Pour les architectures, de nombreuses améliorations pour la prise en charge des microarchitectures x86_64 dont des nouvelles instructions AMX. Côté Aarch64, ce sont les puces d'Apple qui sont prises en charge maintenant.

        Concernant la bibliothèque standard C, il y a quelques changements concernant la résolution DNS. Grâce à la variable d'environnement RES_OPTIONS il est possible d'ignorer des options précisées dans le fichier /etc/resolv.conf. Ainsi utiliser RES_OPTIONS=-no-aaaa permet d'ignorer l'option options no-aaaa. Les fonctions sched_setattr et sched_getattr ont été ajoutées pour permettre de changer les options de la politique d'ordonnancement des processus du noyau, par exemple quand SCHED_DEADLINE est utilisé où certains paramètres peuvent être utilisés. La prise en charge d'Unicode 16.0 a été ajoutée, de même que de nombreuses fonctions mathématiques introduites par la norme C23. Pour l'architecture AArch64, les fonctions mathématiques vectorielles devraient être plus performantes.

        Enfin pour les binutils, les extensions de l'assembleur pour les architectures AArch64, Risc-V et x86 ont été mises à jour. L'éditeur de lien peut mixer des objets avec et sans l'optimisation activée.

        La chaîne de compilation LLVM progresse à la 20e version. Comme pour son concurrent GCC, les dernières normes C et C++ ont bénéficié de nombreuses améliorations pour leur prise en charge. De même, de nombreuses instructions AMX pour l'architecture x86_64 ont été ajoutées. Un nouveau vérificateur TySan fait son apparition pour vérifier les violations d'aliasing de types, donc utiliser un pointeur d'un type particulier pour accéder à des valeurs d'un autre type en mémoire ce qui dégrade les performances ou peut engendrer des bogues. Le module de télémétrie a été extrait du débogueur pour être disponible dans l'ensemble de LLVM afin de pouvoir rapporter différentes mesures et usages de ces outils aux développeurs mais cela reste désactivé par défaut.

        Fedora par ailleurs fournit les outils llvm-bolt, polly, libcxx et mlir dans le paquet llvm au lieu d'être dans des paquets indépendants comme avant. Les binaires, bibliothèques et autres en-têtes sont installées dans le dossier /usr/lib64/llvm$VERSION/ au lieu de /usr, des liens symboliques sont proposés pour garder la compatibilité, l'objectif est de faciliter le passage d'une version à l'autre pour les utilisateurs.

        Le cadriciel web Python nommé Django utilise la version 5.x. Les formulaires peuvent bénéficier de la notion de groupe de champs pour simplifier significativement le code du template en évitant de devoir répéter les mêmes informations pour chaque champ s'ils ont la même structure. Les modèles peuvent également recevoir une valeur par défaut obtenue par la base de données. Il est également possible de générer des colonnes qui sont calculées à partir d'autres champs de la base de données.

        Mise à jour du langage Go vers la version 1.24. Côté langage, il prend en charge les alias de types génériques ce qui permet d'étendre leur champ d'applications et d'améliorer la lisibilité du code. Comme souvent avec Go, les performances sont améliorées, de l'ordre de 2-3% à l'exécution et la structure map est basée sur les tables suisses pour réduire la consommation mémoire pour les petits objets. La bibliothèque standard fournit des mécanismes pour se conformer au standard FIPS 140 concernant la cryptographie comme expliqué plus haut. Une nouvelle instruction du compilateur go:wasmexport permet d'exporter les fonctions du programme à l'hôte en WebAssembly.

        Le langage Ruby brille avec la version 3.4. Le parseur par défaut passe de parse.y à Prism pour améliorer la détection des erreurs, les performances et la portabilité. La bibliothèque de socket dispose du standard Happy Eyeballs Version 2 pour améliorer la résilience et l'efficience des connexions TCP. Le compilateur juste à temps YJIT améliore ses performances pour les architectures x86_64 et Aarch64, il est également plus fiable et réduit un peu sa consommation mémoire tout en ayant la possibilité de définir une limite maximale unifiée. Parser des structures JSON doit être également 1,5 fois plus rapide, de même pour Array#each grâce à une réécriture en Ruby.

        Le langage de programmation PHP s'impose de tout son poids à la version 8.4. Outre d'apporter un compilateur juste à temps basé sur IR Framework et diverses améliorations de performance, le langage propose de nouveaux concepts. Les property hooks permettent de facilement définir des structures basées sur une autre valeur pour les garder synchronisées tout en ayant une quantité de code plus réduites et avec moins de risque de faire des erreurs. Il est possible de définir une visibilité asymétrique, en autorisant la lecture d'une propriété mais pas son écriture publiquement et ce sans passer par des getters / setters. L'attribut #[\Deprecated] fait son apparition pour signaler à l'utilisateur qu'une méthode ou valeur sera probablement supprimée ultérieurement. Une nouvelle API pour manipuler les objets DOM apparaît et fournit la prise en charge de HTML5. Et d'autres changements encore.

        Le langage de scripts Tcl/Tk a été mis à jour vers la 9e version. Pour des raisons de compatibilité, la version 8 reste distribuée sous le nom de paquet tcl8. Grâce à l'exploitation du 64 bits, il peut maintenant manipuler des données de plus de 2 Gio. La prise en charge d'Unicode et des différentes méthodes d'encodage a été améliorée, en ajoutant d'une part mais aussi en gérant l'ensemble des valeurs existantes. L’interaction avec le système est améliorée avec la possibilité d'envoyer des notifications, d'imprimer ou d'utiliser les icônes de la barre du système. Il y a un début de prise en charge de l'affichage vectoriel permettant d'améliorer le visuel des applications. Les capacités d’interactions tactiles sont améliorées avec la possibilité de gérer des gestes à deux doigts.

        La bibliothèque de calcul scientifique en Python NumPy passe à la version majeure 2. Première version majeure depuis 2006, il fournit de nombreuses améliorations de performance en particulier autour des différents algorithmes de tri de même que la sauvegarde de gros objets. La transformée de Fourrier rapide prend en charge les types float32 et longdouble. Un nouveau type pour les chaînes de caractères de taille variable fait son apparition : StringDType qui doit fournir également de meilleures performances. La séparation entre l'API publique et privée a été aussi clarifiée avec une nouvelle structure des modules. API qui a aussi été nettoyée pour enlever ce qui n'était pas pertinent ce qui simplifie l'apprentissage de la bibliothèque.

        L'outil de développement de paquets Python Setuptools a été mis à jour vers la version 74. La commande setup.py qui était non recommandée depuis plus de 5 ans disparaît, cela a nécessité notamment de changer près de 150 paquets dans le système pour en tenir compte. D'autres changements plus mineurs sont également fournis.

        Mise à jour de la bibliothèque de compression zlib-ng à la version 2.2.x. Parmi les changements, sur l'architecture x86_64 les performances devraient être améliorées de 12% pour la compression avec le niveau par défaut. L'allocation mémoire est également fait en une seule fois ce qui réduit le nombre d'appels systèmes et le risque de fragmentation de la mémoire ce qui améliore également les performances globales. Le risque d'avoir un échec par manque de mémoire s'en retrouve également réduit.

        Le langage Copilot avec sa boîte à outil de vérification de runtime fait son apparition. Développé en Haskell par la NASA, il permet de définir des programmes concis qui peuvent ensuite être transpilés en C99 pour permettre un haut niveau de sécurité tout en étant capable de gérer des contraintes temps réel dures ce qui est important dans de nombreux contextes embarqués. Ce langage est disponible via le paquet ghc-copilot.

        La bibliothèque graphique SDL utilise la version 3 pour assurer la compatibilité avec ses versions 2 et 1.2 dorénavant. Cela passe par le paquet sdl2-compat qui fourni cette compatibilité car SDL 2 n'est plus développé.

        Les anciennes versions de OpenJDK pour le langage Java à savoir 8, 11 et 17 ne sont plus fournies par les dépôts de Fedora mais devront être installées via un dépôt tiers tel que Adoptium Temurin dont le paquet adoptium-temurin-java-repository permet son activation. La maintenance des différentes versions d'OpenJDK a été longtemps une problématique pour Fedora avec leur nombre de versions avec une maintenance officielle qui augmente, cela alourdissait considérablement la charge de travail sans avoir assez de mainteneurs en face. D'autant plus que la plupart des cas d'usage se contentent bien de la dernière version LTS disponible, les versions plus anciennes répondent à des cas plus spécifiques qui peuvent se contenter d'un dépôt externe où les mainteneurs de Fedora travaillent de toute façon ce qui garantie la qualité de l'intégration. Cela diminuera la consommation de ressources pour gérer ces paquets dans Fedora mais aussi l'allégement de la charge de travail permettra de mettre à jour OpenJDK plus rapidement à l'avenir.

        Le paquet de compatibilité Python pour la version 3.8 a été retiré. Cette version n'est plus maintenue par le projet Python et ce serait trop coûteux et peu sûr de poursuivre sa fourniture dans la distribution.

        La bibliothèque Rust zbus version 1 a été supprimée, la version 4 ou supérieure reste proposée dans les dépôts. Une vingtaine de dépendances obsolètes étaient également maintenues pour ce composant ce qui permettra de réduire la charge de travail pour les mainteneurs et la consommation de ressources pour le projet Fedora. La compatibilité avec les dernières versions du compilateur Rust et certains bogues sur certaines architectures rendaient sa maintenance problématique par ailleurs.

        La bibliothèque de compatibilité entre Rust et Python, PyO3, se voit retirer les anciennes versions 0.19, 0.20, et 0.21. Les versions 0.22 et 0.23 restent donc disponibles. Cet abandon devient nécessaire par les changements de l'API et de l'ABI de CPython qui rendent les anciennes versions de plus en plus difficiles à maintenir en état de fonctionnement.

        L'utilitaire d'exécution des tests unitaires en Python python-pytest-runner est déprécié et sera supprimé dans un futur proche. Depuis 2019 il est dans un état d'abandon par le projet source, il faut depuis envisager d'utiliser pytest à la place d'autant plus que les incompatibilités avec l'outil setuptools vont en grandissant.

        La bibliothèque de compatibilité entre GTK3 et Rust est marquée comme dépréciée et sera supprimée dans une prochaine version. En effet les versions récentes de gtk-rs ne le prennent plus en charge ce qui impose un coût de maintenance d'autant qu'il faut maintenir aussi les anciennes versions de compatibilité avec Cairo et GLib pour cela.

        Les nouveaux paramètres de GNOME bien être

        Projet Fedora

        Fedora Linux proposera des archives permettant d'être installé avec Windows Subsystem for Linux. Windows a récemment amélioré la prise en charge des installations d'un tel système en dehors du magasin d'applications Microsoft ce qui rend ce changement plus intéressant. Idéalement il faut utiliser WSL 2.4.4 ou supérieur même si une procédure sera fournie pour les versions plus anciennes. Le projet Fedora ne souhaite pas à ce jour accepter les conditions pour permettre une publication directement depuis le magasin d'applications. Cela permet de faciliter l'usage de Fedora dans un tel système.

        Les paquets RPM peuvent bénéficier de la fonction systemd sysusers.d pour créer des utilisateurs ou groupes dédiés lors de l'installation des paquets RPM. L'objectif à terme est de se débarasser des instructions useradd ou groupadd dans les paquets RPM voire l'usage de la macro %sysusers_create_compat. Cela va permettre d'uniformiser à terme la manière de créer de tels utilisateurs et groupes ce qui va également simplifier les scriplets des différents paquets RPM concernés. Comme cela est intégré dans le format RPM, il devient plus facile de retrouver quels utilisateurs et groupes sont créées par un paquet donné et de définir des dépendances basées sur ce critère si c'est pertinent.

        Les mises à jour de Fedora CoreOS passent de OSTree à OCI. Les mises à jour proviennent ainsi du dépôt quay.io/fedora/fedora-coreos. C'est la première étape avant d'être capable de passer à bootc pour gérer la base du système qui permettrait entre autre de faire des mises à jour en miroir en copiant un système existant sur le réseau local ou de laisser l'utilisateur personnaliser facilement ses propres images.

        Activation par défaut de composefs pour les images atomiques bureautiques de Fedora Linux pour les images non basées sur OSTree. Faisant suite à ce qui a été fourni pour les images CoreOS et IoT avec Fedora Linux 41, l'idée est de fournir une vérification d'intégrité des images atomiques lorsque le système tourne et d'avoir un système de fichiers du système réellement en lecture seule.

        En effet, jusqu'ici l'intégrité des fichiers du système n'est vérifiée que lors de la mise à jour ou l'installation d'une nouvelle image mais rien n'empêche d'avoir une altération malveillante par exemple entre temps. Il fallait exécuter ostree fsck à la main pour vérifier manuellement si le système était conforme. De plus le système même s'il est en lecture seule en théorie, en réalité il était monté en lecture/écriture avec la commande chattr +i / ajoutée pour prévenir les modifications accidentelles.

        Avec composefs, qui exploite overlayfs et EROFS, permet de supprimer ces limitations, le système de fichiers sera réellement en lecture seule et la moindre tentative de modification aboutira à une erreur au niveau du noyau Linux en toute circonstance. Les répertoires /etc et /var restent accessibles en lecture/écriture comme avant. L'objectif à terme est de fournir une vraie chaîne de démarrage sécurisée avec la vérification des signatures au niveau du système.

        L'utilitaire edk2 est compilé avec des options de sécurité supplémentaires pour améliorer la sécurité des machines virtuelles reposant sur l'UEFI. Ce composant est une implémentation de l'UEFI qui est notamment utilisée par les machines virtuelles créées avec libvirt. Ce changement passe par l'activation du mode strict pour NX qui empêche l'exécution de code provenant de zone mémoire en lecture/écriture. Les pointeurs NULL sont également capturés pour éviter de déférencer le vecteur d'interruption qui existe à cette adresse ce qui peut mener à des accès mémoires non souhaités. Cela ne sera appliqué que pour les sytèmes invités avec Secure boot activé, pour éviter d'introduire des régressions pour les systèmes invités plus anciens qui seraient non compatibles avec ces options de sécurité dans un environnement où ces protections additionnelles seraient moins pertinentes.

        En effet, cela est une réponse au problème de sécurité liée au composant shim pour les versions inférieures à 15.8 qui a nécessité en 2024 une mise à jour majeure des chargeurs de démarrage et du noyau Linux. Des systèmes invités avec ce problème de sécurité non corrigé entraineront une erreur mémoire prévenant toute exécution.

        Les images live de Fedora Linux utilisent le système de fichiers EROFS en lieu et place de SquashFS. Ce système de fichiers est aussi en lecture seule et est plus activement développé. De fait il peut utiliser des algorithmes de compression plus moderne pour réduire la taille de l'image et a été développé pour avoir de bonnes performances sur les systèmes embarqués ce qui devrait se retrouver aussi sur des machines plus performantes.

        Ajout d'un générateur de dépendances pour les extensions de GNOME Shell, permettant de lier la version de l'extension avec celle de gnome-shell à partir du fichier metadata.json de l'extension. Cela permet de détecter de manière générique et donc plus facilement et automatiquement un soucis de compatibilité entre une extension et la version de GNOME Shell fournie par le projet. Cela devrait permettre de travailler sur ces problèmes de compatibilité dès qu'ils apparaissent plutôt que d'attendre le retour d'utilisateurs qui découvrent une extension non fonctionnelle en pratique.

        Redéfinition des dépendances de nombreux paquets de git vers git-core. Plus de 200 paquets souhaitent utiliser le binaire git et ont une dépendance envers ce paquet éponyme alors qu'il est fourni en réalité par le paquet git-core. Ce qui implique une dépendance excessive envers 60 autres paquets inutiles dans ce contexte. Cela devrait entre autre réduire les ressources nécessaires pour générer certains paquets.

        La communauté francophone

        L'association

        Logo de Borsalinux-fr

        Borsalinux-fr est l'association qui gère la promotion de Fedora dans l'espace francophone. Nous constatons depuis quelques années une baisse progressive des membres à jour de cotisation et de volontaires pour prendre en main les activités dévolues à l'association.

        Nous lançons donc un appel à nous rejoindre afin de nous aider.

        L'association est en effet propriétaire du site officiel de la communauté francophone de Fedora, organise des évènements promotionnels comme les Rencontres Fedora régulièrement et participe à l'ensemble des évènements majeurs concernant le libre à travers la France principalement.

        Si vous aimez Fedora, et que vous souhaitez que notre action perdure, vous pouvez :

        • Adhérer à l'association : les cotisations nous aident à produire des goodies, à nous déplacer pour les évènements, à payer le matériel ;
        • Participer sur le forum, les listes de diffusion, à la réfection de la documentation, représenter l'association sur différents évènements francophones ;
        • Concevoir des goodies ;
        • Organiser des évènements type Rencontres Fedora dans votre ville.

        Nous serions ravis de vous accueillir et de vous aider dans vos démarches. Toute contribution, même minime, est appréciée.

        Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre activité, vous pouvez participer à nos réunions mensuelles chaque premier lundi soir du mois à 20h30 (heure de Paris). Pour plus de convivialité, nous l'avons mis en place en visioconférence sur Jitsi.

        La documentation

        Depuis juin 2017, un grand travail de nettoyage a été entrepris sur la documentation francophone de Fedora, pour rattraper les cinq années de retard accumulées sur le sujet.

        Le moins que l'on puisse dire, c'est que le travail abattu est important : près de 90 articles corrigés et remis au goût du jour.
        Un grand merci à Charles-Antoine Couret, Nicolas Berrehouc, Édouard Duliège, Sylvain Réault et les autres contributeurs et relecteurs pour leurs contributions.

        La synchronisation du travail se passe sur le forum.

        Si vous avez des idées d'articles ou de corrections à effectuer, que vous avez une compétence technique à retransmettre, n'hésitez pas à participer.

        Comment se procurer Fedora Linux 42 ?

        Logo de Fedora Media Writer

        Si vous avez déjà Fedora Linux 41 ou 40 sur votre machine, vous pouvez faire une mise à niveau vers Fedora Linux 42. Cela consiste en une grosse mise à jour, vos applications et données sont préservées.

        Autrement, pas de panique, vous pouvez télécharger Fedora Linux avant de procéder à son installation. La procédure ne prend que quelques minutes.

        Nous vous recommandons dans les deux cas de procéder à une sauvegarde de vos données au préalable.

        De plus, pour éviter les mauvaises surprises, nous vous recommandons aussi de lire au préalable les bogues importants connus à ce jour pour Fedora Linux 42.

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        Proxmox Virtual Environment 8.4 est disponible

        Proxmox Server Solutions GmbH a publié la version 8.4 de sa plate-forme de virtualisation libre Proxmox Virtual Environment (VE). Proxmox VE est sous licence GNU Affero GPLv3. Proxmox Server Solutions propose un support d’entreprise à partir de 115 € par an et par processeur.

        Principales nouveautés de la version 8.4

        • Migration à chaud avec des dispositifs médiés :
          Les dispositifs médiés permettent de partitionner les ressources matérielles physiques en plusieurs dispositifs virtuels. Il est désormais possible de migrer des machines virtuelles (VM) en cours d’exécution utilisant des dispositifs médiés, tels que les vGPU NVIDIA.

        • API pour les solutions de sauvegarde tierces :
          Proxmox VE propose une API qui simplifie le développement de plug-ins par les fournisseurs de solutions de sauvegarde externes. Ces solutions de sauvegarde tierces peuvent désormais implémenter directement des fonctionnalités de sauvegarde et de restauration dans Proxmox VE, tout en tirant parti de fonctionnalités avancées.

        • Passage direct de répertoires via Virtiofs :
          La version 8.4 offre la possibilité de partager des fichiers et des répertoires directement entre un hôte et les machines virtuelles (VM) exécutées sur cet hôte. Cette fonctionnalité est rendue possible par virtiofs, qui permet aux machines virtuelles d’accéder aux fichiers et répertoires de l’hôte sans surcharger le système de fichiers réseau. Les systèmes invités Linux modernes sont dotés de la prise en charge native de virtiofs, tandis que pour les invités Windows, l'utilisation de cette fonctionnalité nécessite un logiciel supplémentaire.

        • Mises à jour de tous les composants libres :
          Proxmox VE 8.4 est basé sur Debian 12.10 (“Bookworm”), mais utilise par défaut le noyau Linux 6.8.12. Cette version de Proxmox VE inclut des mises à jour vers les dernières versions des principales technologies open source pour les environnements virtuels, telles que QEMU 9.2.0, LXC 6.0.0. La solution est livrée avec ZFS 2.2.7 et Ceph Squid 19.2.1.

        D’autres améliorations incluent un mécanisme de filtrage de sauvegarde plus robuste, des améliorations de la pile SDN (réseau défini par logiciel), et de nouvelles options dans l’installateur ISO.

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        La mort lente de TuxFamily : pensez à déplacer vos projets ailleurs

        Une dépêche de 2008 introduisait TuxFamily.org ainsi : « Présent sur Internet depuis 1999, TuxFamily.org fournit gratuitement des services d’hébergement pour tous les projets sous licence libre et permet ainsi la promotion du libre sous toutes ses formes (art libre, logiciel libre, etc.). »

        Logo Tux Family

        Récemment, nous évoquions un incident DNS chez TuxFamily.org avec perte de nos deux DNS (entre le 9 décembre 2024 vers 23h ou minuit, et le 10 décembre 08:38) et un besoin de bascule de DNS pour revenir en ligne. Sur le site de TuxFamily, la page des nouvelles ne remonte depuis 2019 que des incidents. Alors un utilisateur a fini par poser poliment la question (en anglais) « Est-ce que TuxFamily est en train de mourir lentement ? », car il y a eu de nombreux incidents, dont certains non mentionnés dans les nouvelles et qu’il y a des soucis d’accès à cause de bibliothèques de crypto trop anciennes laissés sans réponse. Est-ce un problème de motivation, un creux temporaire, comment aider ?

        Et la réponse est arrivée, remerciant le demandeur de l’avoir posée : oui TuxFamily.org se meurt, oui la motivation est partie, tout est devenu vieux : les gens, les machines, les centres de données, l’architecture des services. TuxFamily.org ne serait plus pertinent techniquement et les efforts pour juste le maintenir ne sont plus suffisants. Et encore plus clairement dit : la vérité est que les meilleures choses à faire sont : 1. migrer votre projet hors de TuxFamily.org (…) 2. parlez-en, ici ou en dehors de TuxFamily.org, pour que les autres projets restants aient une liste de suggestions d’hébergeurs.

        Concernant LinuxFr.org: la gestion du DNS ne sera pas remise sur TuxFamily.org (voir l’entrée de suivi). Nous tenons à remercier TuxFamily.org et les personnes derrière pour les services rendus pendant des années. Et nous arrêtons à regret de vanter cet hébergeur : il n’est plus listé dans les projets amis dans notre bas de page et la bannière affichée en rotation a été retirée.

        TuxFamily.org utilise comme solution technique VHFFS (la dernière version présentée sur LinuxFr.org est la 4.4 et la dernière version parue est la 4.6 en octobre 2016).

        Logo VHFFS

        Souvenirs

        TuxFamily.org est par exemple l'hébergeur de Kaos Fantasy, et était celui de Lent Ciné, et de bien d'autres projets. C'est aussi l'hébergeur de nombreuses listes de diffusion.

        Nota bene : c'est loin d'être une première, beaucoup d'autres forges logicielles ont fermé et d'outils de forges ont disparu, comme Berlios.de, Google Code, Gitorious, Alioth (Debian), Betavine, CodeHaus, CodePlex, Fedora Hosted, Gna!, java.net, Phabricator, Tigris, Mozdev, LibreSource, Codendi, InDefero, CodingTeam, Django-Simple-Forge, Anvil, etc. (liste tirée de Wikipédia et de la dépêche « Forges logicielles et hébergement de projets libres »). On a d'ailleurs vu des migrations de Sourceforge à TuxFamily.org par exemple.

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        Projets Libres! Saison 3 Episode 6 : une introduction à OpenStreetMap

        Dans ce nouvel épisode du podcast Projets Libres!, nous parlons d'OpenStreetMap.

        Avec Christian Quest, un des fondateurs de la communauté française d'OSM, nous faisons un panorama de ce qu'est OpenStreetMap :

        • son histoire ;
        • son fonctionnement et sa gouvernance ;
        • la communauté française et francophone OSM ;
        • le rapport des institutions à OSM ;
        • le rapport des GAFAMs à OSM ;
        • l'utilisation d'OSM dans les crises humanitaires.

        Bonne écoute !

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        Thorium Reader, un logiciel open-source permettant de visualiser et lire des E-Books

        Thorium Reader est un logiciel gratuit et open-source (licence BSD 3) développé par EDR Lab permettant de visualiser les livres électroniques au format EPUB 3 sur Windows, Mac et GNU/Linux avec les DRM d'Adobe et les DRM françaises LCP et de lire les livres audio au format MP3.

        Les DRM LCP sont utilisées notamment par les bibliothèques et médiathèques françaises et suisses, dans le cadre du Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB). Elles sont considérées plus avantageuses pour les éditeurs, car elles évitent de payer les tarifs américains d'Adobe DRM. Les DRM Readium LCP ont été conçues par Readium Foundation, les spécifications sont publiques et existent en tant que ISO/IEC 23078-2:2024.

        Thorium Reader permet de naviguer dans les catalogues OPDS. Côté accessibilité « les personnes incapables de lire les textes imprimés bénéficient désormais d'une application de lecture EPUB 3 qui prend en charge les lecteurs d'écran tels que Jaws et NVDA sur Windows, Voice Over sur Mac » (ainsi que Narrator qui fait partie de Windows 11).

        Le logiciel est traduit dans 25 langues. Techniquement il repose sur typescript, electron, reactjs, redux, saga et i18next.

        Le site Web d'EDRLab nous apprend que c'est une organisation à but non lucratif.

        Son budget provient essentiellement de nos membres. EDRLab a démarré en France, mais compte désormais 60 membres en Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud et Asie. Le financement du projet vient des membres fondateurs (Editis, Hachette Livre, Madrigall, Médias-Participations, Cercle de la Libraire, Syndicat national de l'Édition), de subventions publiques françaises (CNL (Centre National du Livre), Ministère de la Culture) et de subventions supplémentaires des membres de l'EDRLab intéressés par l'ajout de fonctionnalités spécifiques (Fênix Editorial, Canadian Electronic Library, MLOL / Horizons Limited, Lyrasis).

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        Fedora Linux 41 est dans la place

        En ce mardi 29 octobre 2024, les utilisateurs du Projet Fedora seront ravis d’apprendre la disponibilité de la version Fedora Linux 41.

        Fedora Linux est une distribution communautaire développée par le projet Fedora et sponsorisée par Red Hat, qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora Linux peut être vue comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

        Bureau GNOME

        Sommaire

        Expérience utilisateur

        Passage à GNOME 47. Cette nouvelle version de l’environnement phare de Fedora propose de nombreuses améliorations. Tout d’abord, il est maintenant possible de personnaliser une couleur "accentuée" (accent color) qui influencera la couleur de nombreux éléments graphiques comme des boutons. Cela intègre donc un changement en place chez Ubuntu depuis quelques années. Pour ceux disposant de petits écrans, certains boutons et autres icônes sont agrandies pour rendre leur interaction plus aisée dans ce contexte.

        L’interface a été en partie remaniée au niveau des boîtes de dialogue pour rendre leur interaction plus simple notamment avec des petits écrans avec des boutons plus gros et plus espacés entre eux. Et bien sûr ces boutons tiennent compte maintenant de la couleur accentuée explicitée précédemment. L’interface pour ouvrir ou sauvegarder un fichier repose maintenant sur le code du navigateur de fichiers nommé Fichiers plutôt que d’utiliser un code indépendant jusqu’ici. Cela simplifie la maintenance mais permet surtout de fournir l’ensemble des fonctionnalités du navigateur de fichiers pour cette tâche. Par exemple il est possible de renommer des fichiers depuis cette interface, de changer l’ordre d’affichage en vue icônes, prévisualiser les fichiers sans les ouvrir, etc. Par ailleurs, le navigateur de fichiers s’améliore aussi. Les périphériques réseaux sont maintenant classifiés permettant d’identifier les ressources où on est déjà connecté, qu’on a précédemment utilisé et les autres. L’ensemble des disques durs internes sont également affichés dans la barre latérale et groupés ensemble pour rendre cela plus accessible et facile d’utilisation. Il est possible également de supprimer les dossiers par défaut dans la barre latérale pour faire de la place si on le souhaite. Et quelques autres changements plus mineurs.

        Dans la configuration de l’interface, il est possible via le menu Accessibilité de configurer le changement automatique de focus d’une fenêtre à une autre par le simple survol de la souris. Option désactivée par défaut. De même lors de l’ajout de nouvelles dispositions clavier, la prévisualisation de cette disposition peut être effectuée avant de la sélectionner pour s’assurer que c’est bien celle souhaitée. De manière générale, l’affichage des préférences est plus cohérente dans le choix des éléments graphiques pour les représenter à travers l’interface.

        Les comptes en ligne progressent également, les informations IMAP ou SMTP sont préremplies en se basant sur l’adresse électronique. La synchronisation du calendrier, des courriels et des contacts a été ajoutée pour les comptes Microsoft 365 pendant que la configuration d’un nouveau compte WebDAV permet de découvrir les services accessibles depuis ce compte pour faciliter l’expérience utilisateur.

        Le navigateur web maison n’est pas en reste et propose quelques améliorations dont le pré remplissage des formulaires en se basant sur les entrées précédentes ce qui est disponible dans de nombreux navigateur. L’option peut être désactivée dans les préférences si nécessaire. Les marques pages ont été aussi remaniés en étant affichés dans un volet latéral et en proposant une barre de recherche intégrée pour retrouver celui qu’on souhaite. Le navigateur peut afficher le nombre de trackers publicitaires qui ont été bloqués. Malheureusement la synchronisation des éléments via Firefox Sync n’est plus possible en ce moment à cause d’un changement dans la procédure d’authentification par Mozilla.

        L’application calendrier a été également améliorée avec par exemple une icône de cadenas qui s’affiche pour les événements qui sont en lecture seule. La mise en page est plus cohérente notamment dans l’espacement entre les éléments visuels. L’importation ou l’édition d’événements gèrent mieux les calendriers cachés ou en lecture seule. L’application de cartographie a été aussi légèrement améliorée en utilisant les cartes vectorisées par défaut et en proposant les trajets en transport en commun en exploitant le service Transitous plutôt qu’une solution commerciale.

        Pour les amateurs d’enregistrement de leur écran en vidéo, cette tâche peut être effectuée dans la mesure du possible avec de l’accélération matérielle ce qui diminue la consommation d’énergie et améliore les performances du système dans ce cadre. Dans la même veine, le rendu effectué par la bibliothèque graphique GTK se fait via Vulkan dorénavant ce qui améliore les performances en particulier pour les machines plus anciennes et avec moins d’effets visuels indésirables due à la lenteur de certaines opérations. Dans la même veine, il y a une amélioration des performances des applications vidéos, photos et du navigateur web maison par la réduction quand c’est possible du nombre de copies en mémoire des données d’une vidéo ou d’une image.

        Pour ceux qui ont accès à leur session à distance, il est dorénavant possible de rendre cette session persistante. En cas de déconnexion il est possible de revenir plus tard et de retrouver la session dans l’état où elle était.

        Pour les utilisateurs avancés, il y a des changements expérimentaux qui sont proposés. Si vous souhaitez utiliser la mise à échelle fractionnaire de l’interface pour les applications utilisant X11 via XWayland, vous pouvez l’activer via la commande suivante :

        $ gsettings set org.gnome.mutter experimental-features '["scale-monitor-framebuffer", "xwayland-native-scaling"]'

        Couleur d’accentuation dans GNOME

        L’environnement de bureau léger LXQt passe à la version 2.0. Cette mise à jour importante est essentiellement technique avec un port complet vers la bibliothèque graphique Qt 6 au lieu de Qt 5 qui n’est bientôt plus maintenue. La prise en charge de Wayland est disponible à titre expérimental, cela devrait être stabilisé pour la version 2.1 à venir.

        L’éditeur d’image GIMP utilise la branche de développement qui deviendra la version 3. Cette décision a été prise car GIMP devenait la raison principale pour maintenir le langage Python 2.7 dans la distribution qui n’est plus maintenue depuis quelques années. Alors que GIMP 3 devrait sortir sous peu, il a été décidé de prendre potentiellement un peu d’avance pour permettre de supprimer cette dépendance assez lourde et complexe de Fedora.

        Outre cette décision, cette version de l’application propose entre autres une meilleure gestion des couleurs avec notamment la visualisation, l’import ou l’export d’images avec la colorimétrie CMJN. Les tablettes graphiques ont une expérience utilisateur améliorée avec notamment la possibilité de personnaliser l’action des boutons de ce matériel sous Wayland, et la prise en charge des écrans avec une définition HiDPI est aussi améliorée. L’édition non destructive est également possible pour séparer l’application des effets des calques de l’image pour permettre de revenir dessus plus tard. Si on le souhaite, un calque peut se redimensionner automatiquement lors de son édition lors d’un dessin par exemple. Et bien d’autres changements.

        Le gestionnaire de listes de tâches Taskwarrior évolue à la version 3. Cette version a surtout changé la manière de stocker les données sauvegardées et n’est pas rétrocompatible avec l’ancienne méthode. Il est donc nécessaire d’exporter les tâches avec l’ancienne version par l’usage de la commande task export et de les importer avec la nouvelle version avec la commande task import rc.hooks=0. La tâche de sauvegarde est aussi confiée à un nouveau module TaskChampion écrit en Rust.

        La mise à jour du cœur des systèmes atomiques de bureau peut se faire sans droits administrateurs, mais pas les mises à niveau de celui-ci à savoir par exemple passer d’une version Fedora Linux Silverblue 40 à Fedora Linux Silverblue 41. Cela était déjà le cas pour Fedora Silverblue avec l’usage de GNOME Logiciels mais a été de fait généralisé. L’objectif est de simplifier la procédure de mise à jour du système, qui dans le cadre d’un système atomique est considéré comme plus sûre que dans un système traditionnel de par sa conception qui permet facilement de revenir à l’état précédent et par la faible quantité de logiciels installés dans le cœur du système.

        Les autres opérations ne sont pas considérées à ce stade car trop risquées pour être confiées à un simple utilisateur. Pour certaines opérations le mot de passe administrateur sera systématiquement demandé telles que l’installation d’un nouveau paquet local, la mise à niveau complet du système (qui consiste en une opération de rebase avec une autre branche de travail), ou changer les paramètres du noyau. Pour d’autres comme l’installation d’un paquet provenant d’un dépôt, la mise à jour, le retour dans un état précédent ou l’annulation d’une commande peut se faire sans demander systématiquement le mot de passe, comme lors de l’usage de commandes via sudo si les opérations ne sont pas trop espacées.

        Mise à disposition des images Spin KDE Plasma Mobile et Fedora Kinoite Mobile. L’objectif est de fournir une image native avec cet environnement qui fonctionne aussi bien pour téléphone que pour les tablettes ou petits ordinateurs portables 2-1 avec possibilité de détacher l’écran tactile du clavier.

        De même le gestionnaire de fenêtres en mode pavant Miracle exploitant Wayland est proposé dans Fedora et bénéficie de son propre Spin. Cette interface moderne prend en charge aussi les fenêtres flottantes, prend en charge les dernières montures de Wayland tout en permettant l’usage des pilotes propriétaires de Nvidia. Il consomme également peu de ressources ce qui le rend intéressant dans l’usage de machines peu performantes ou anciennes tout en exploitant une pile graphique très moderne et flexible.

        L’installation de Fedora Workstation se fera avec le protocole d’affichage Wayland uniquement, les sessions GNOME X11 restent disponibles et installables après. Cela suit l’effort entrepris depuis longtemps de faire de Wayland le protocole d’affichage par défaut de Fedora et par l’abandon progressif de X11 par GNOME également. L’état actuel du système permet de franchir ce cap par défaut ce qui allège également un peu le média d’installation. Cependant pour ceux qui veulent toujours utiliser GNOME avec X11 après l’installation pour différentes raisons, il reste possible d’installer les paquets gnome-session-xsession et gnome-classic-session-xsession depuis les dépôts officiels.

        Prévisualisation du clavier dans GNOME

        Gestion du matériel

        L’installation du pilote propriétaire de Nvidia via GNOME Logiciels est compatible avec les systèmes utilisant l’option Secure Boot. Ce mode de sécurité s’assure que tous les éléments de la chaine de démarrage de la machine sont signés avec une des clés cryptographiques autorisées. L’objectif est d’éviter qu’une tierce personne puisse modifier un de ces composants dans le dos d’un utilisateur afin de réaliser une attaque plus tard. Le chargeur de démarrage GRUB, le noyau Linux et ses pilotes sont évidemment concernés, et installer le pilote propriétaire de Nvidia qui n’est pas signé pouvait rendre la machine impossible à démarrer.

        Même si Fedora ne fournit pas ce pilote, car il est non libre, l’objectif reste d’avoir un système fonctionnel et simple à utiliser. Dans ce contexte, GNOME logiciels permet d’outre passer cette limitation en utilisant l’outil mokutil pour auto signer le pilote Nvidia. L’utilisateur devra saisir un mot de passe à l’installation du paquet, et au redémarrage suivant cet outil sera affiché pour confirmer la clé de sécurité et ainsi autoriser le chargement du dit pilote sans encombre.

        Prise en charge des caméras MIPI pour les systèmes utilisant Intel IPU6 qui concerne de nombreux ordinateurs portables actuels. En effet, de nombreux modèles utilisent le bus MIPI CSI2 au lieu du traditionnel USB UVC qui était la norme jusqu’à présent. En effet ce protocole permet des bandes passantes plus élevées, en consommant moins d’énergie et plus facile à intégrer. Sauf que la prise en charge de ce bus n’était pas pleinement gérée, car les images envoyées sont un peu brutes et nécessitent des traitements notamment concernant la balance des blancs ou le dématriçage de l’image ou le contrôle pour l’exposition et le gain. Cela est complexe, car chaque caméra a ses propres caractéristiques qui nécessitent une approche au cas par cas en espace utilisateur. Un travail d’intégration a été fait entre le noyau Linux, libcamera, pipewire et Firefox pour rendre cela possible. Le noyau Linux fourni l’API de base et un pilote pour chaque type de modèles, avec un pilote commun pour la prise en charge du protocole en lui-même. Le flux vidéo est récupéré par libcamera qui applique des traitements tels que le dématriçage en prenant en compte le modèle considéré, qui envoie le flux vidéo obtenu par pipewire vers le navigateur Firefox.

        L’installateur Anaconda prend en charge le chiffrement matériel des disques via le standard TCG OPAL2 disponible sur certains péripériques SATA ou NVMe, mais cela nécessite de passer via un fichier kickstart pour personnaliser l’installation. L’outil cryptsetup n’a pris en charge ce standard que très récemment, l’objectif est de fournir les arguments --hw-opal-only ou --hw-opal à cet utilitaire dans le fichier kickstart. Le premier argument n’active que le chiffrement matériel, ce qui est recommandé uniquement pour des périphériques où l’usage du CPU pour cette tâche nuirait grandement aux performances, alors que le second utilise un chiffrement matériel et logiciel. Il n’est pas prévu de fournir cette fonctionnalité par défaut et restera pendant un moment une option pour les utilisateurs avancés, car la sécurité de l’ensemble dépend de la qualité des firmwares de ces périphériques de stockage et qui doivent être maintenus à jour dans le temps ce qui n’est pas garanti.

        Utilisation par défaut de l’outil tuned au lieu de power-profiles-daemon pour la gestion de l’énergie de la machine. C’est l’outil qui permet notamment de passer du mode économie d’énergie à performance pour moduler la puissance du CPU en fonction de la consommation d’énergie souhaitée, ce qui est très appréciable sur les ordinateurs portables en particulier. Cependant power-profiles-daemon est très simple, en dehors de ces modes très génériques et d’appliquer cela sur les CPU ou les plateformes matérielles supportées, il ne permettait une configuration plus fine ou l’ajout de modes personnalisées. Les utilisateurs avancés étaient contraints d’installer un utilitaire additionnel comme tuned pour cela. Il a été ajouté un paquet tuned-ppd qui fourni une API DBus compatible avec l’interface de power-profiles-daemon, ainsi les applications telles que le centre de configuration de GNOME, Plasma ou Budgie peuvent s’en servir directement à la place sans régression, tout en permettant aux utilisateurs avancés d’aller plus loin s’ils le souhaitent en modifiant le contenu de /etc/tuned/ppd.conf comme en changeant les réglages périphérique par périphérique.

        Mise à jour de ROCm 6.2 pour améliorer la prise en charge de l’IA et le calcul haute performance pour les cartes graphiques ou accélérateurs d’AMD. Il fournit entre autres des nouveaux composants tels que Omniperf pour l’étude et l’analyse de performance, Omnitrace pour tracer l’exécution des fonctions sur le CPU ou le GPU, rocPyDecode comme implémentation de l’API rocDecode en Python pour l’analyse des données de profilage faits avec cet outil en C ou C++ ou ROCprofiler-SDK pour identifier les points bloquants de performance. Il prend en charge également les dernières versions des outils PyTorch et TensorFlow.

        L’outil de développement et de débogage des tables ACPI nommé acpica-tools ne prend plus en charge les architectures gros boutistes tels que s390x. En effet, ce standard qui est conçu pour les machines petits boutistes n’a pas beaucoup de sens pour cette architecture, les paquets qui en avaient besoin pour s390x ont de moins en moins cette dépendance et comme l’usage de cette architecture reste faible surtout pour cet usage, il a été décidé de retirer la prise en charge de cette spécificité. 49 correctifs sur 69 concernant ce paquet sont liés à cette prise en charge, car le projet n’a jamais voulu les adopter par manque d’intérêt, ce qui impliquait beaucoup de test et de développement ralentissant la fréquence des mises à jour du paquet. Ces correctifs sont maintenant supprimés.

        PHP ne prend plus en charge les processeurs x86 32 bits. Il n’y avait déjà plus de paquets PHP 32 bits dans les dépôts, mais PHP était toujours compilé pour permettre à d’autres dépendances de l’être pour cette architecture. Des restrictions ont été ajoutées à ces dépendances pour que cela ne soit plus bloquant. PHP était souvent utilisé dans le cadre de tests ou pour gérer des plugins ou extensions qui pouvaient être désactivées. L’architecture x86 32 bits n’est pour rappel plus pris en charge par Fedora depuis quelques années maintenant, ces paquets ne sont utilisables que sur des machines x86 64 bits pour des raisons de compatibilité. Ce nettoyage permet en contrepartie un gain de temps machine et de développeurs, car il n’y a plus à gérer ce cas de figure.

        Internationalisation

        Le gestionnaire d’entrées IBus par défaut pour la langue traditionnelle chinoise de Taiwan passe de ibus-libzhuyin à ibus-chewing. En effet la bibliothèque chewing sous-jacent semble avoir une communauté dynamique qui fournit une bonne maintenance contrairement à libzhuyin qui n’est d’ailleurs pas maintenu en ce moment par un locuteur de cette langue ce qui pose quelques difficultés. Le code semble également mieux organisé et plus maintenable.

        Nouvelles options de focus dans GNOME

        Administration système

        Le gestionnaire de paquet dnf est mis à jour vers sa 5ᵉ version. Cette version écrite en C++ au lieu de Python est bien plus rapide à l’usage et consomme moins d’espace disque et requiert moins de dépendances pour tourner, l’ensemble est 60% plus léger sur le disque. Par ailleurs dnf5daemon remplace PackageKit comme couche de compatibilité pour dnf dans GNOME Logiciels, ce qui permet notamment le partage des caches entre l’interface console et l’interface graphique évitant un gaspillage d’espace disque et de bande passante. Niveau performance, certaines opérations sont maintenant parallélisées comme le téléchargement et le traitement des données des dépôts qui doit être jusqu’à deux fois plus rapide. Les plugins sont également mieux intégrés ce qui en simplifie leur installation et leur maintenance. Cependant certains plugins n’ont pas été encore portés, vous pouvez suivre l’avancement pour ceux qui manquent à l’appel. Mais cela ne devrait concerner que peu d’utilisateurs. Certaines options de la ligne de commande n’existent plus par ailleurs, cela vous sera rappelé si vous les invoquiez. L’historique des précédentes transactions de paquets comme les mises à jour ou installations ne sont pas compatibles entre l’ancienne et la nouvelle version, vous ne pourrez donc pas voir vos anciennes transactions pour les annuler par exemple.

        Tandis que la commande rpm utilise la version 4.20. Cette version permet de lister ou de supprimer les clés pour signer les paquets via la commande rpmkeys alors que l’outil rpmsign permet de signer les paquets avec l’algorithme ECDSA. La commande rpm elle-même permet d’afficher une sortie en format JSON, en plus du format XML déjà pris en charge depuis longtemps. Un nouveau plugin rpm-plugin-unshare apparaît pour empêcher à des scripts d’installation de faire certaines opérations sur le système de fichiers ou via le réseau pour des raisons de sécurité. Côté création de paquet, l’introduction de la directive BuildSystem est sans doute la plus importante pour permettre de définir de manière unique et générique la création de paquets basés sur des outils communs tels que autotools ou cmake. L’empaqueteur n’aurait pas besoin de rappeler pour ces outils courants chaque étape pour la création du paquet, sauf en cas de particularité, ce qui permet une meilleure maintenance et cohérence au sein de la distribution par exemple.

        Les systèmes Fedora atomiques de bureau et Fedora IoT disposent de bootupd pour la mise à jour du chargeur de démarrage. La mise à jour du chargeur de démarrage au sein d’un système atomique n’est pas trivial, car ce n’est pas une opération facile à fiabiliser. Par conséquent rpm-ostree ne prenait pas cela en charge, et c’est pourquoi bootupd a été créé et est maintenant intégré dans ces versions. Il était déjà présent depuis quelque temps sur la version CoreOS ce qui a déjà donné un retour d’expérience en conditions réelles. Il peut prendre en charge les systèmes UEFI et BIOS, mais la mise à jour reste une étape manuelle pour être automatisée dans le futur, notamment quand le composant shim sera à jour pour rendre la mise à jour moins risquée sur les systèmes UEFI si la mise à jour est coupée au milieu de l’opération comme lors d’une coupure de courant ou lors d’un plantage. Il permet également de pouvoir bloquer l’usage de versions du chargeur de démarrage plus anciens ayant des failles connues, par l’usage de Secure Boot dbx et le paquet ostree-grub2 pourra être progressivement retiré, ce qui notamment mettra un terme au bogue où chaque déploiement est affiché deux fois dans l’interface de sélection de GRUB et devrait réduire le risque d’avoir certains problèmes lors de la mise à jour du système.

        Les images atomiques de Fedora proposent les outils dnf et bootc, ce premier est utilisable dans un contexte de développement pour l’instant mais le second peut commencer à servir à déployer des images du système qui sont bootables. Plus tard il est prévu que dnf puisse remplacer rpm-ostree pour certaines actions. En attendant, en cas d’usage de dnf sur de tels systèmes, le message d’erreur sera plus explicite concernant les outils à employer pour réaliser ces actions. L’objectif est de fournir aux administrateurs systèmes des outils plus familiers pour ces différentes actions tout en ayant un outil clairement identifié pour chaque type de tâches.

        Introduction de l’outil fedora-repoquery pour faire des requêtes sur les dépôts comme savoir la version exacte d’un paquet spécifique dans une autre version de Fedora, la date de mise à jour d’un dépôt, ou connaître les paquets qui dépendent d’un paquet spécifique (dépendance inverse donc), etc. Il fonctionne par-dessus dnf concernant cette fonction mais permet de facilement obtenir des informations depuis les dépôts Fedora, CentOS ou EPEL.

        La bibliothèque de sécurité OpenSSL n’accepte plus les signatures cryptographiques avec l’algorithme SHA-1. Cet algorithme n’est plus considéré comme sûr, car il devient de plus en plus facile de générer des collisions à la demande. Si vous souhaitez les autoriser à nouveau pour des raisons légitimes, malgré le risque de sécurité, cela reste possible de le faire via la commande

        # update-crypto-policies --set FEDORA40

        Commande qui devrait être prise en charge pendant quelques versions encore.

        Le gestionnaire de réseaux NetworkManager ne prend plus en charge la configuration dans le format ifcfg qui était déjà désuet depuis des années. Cela fait suite aux tentatives progressives d’utiliser massivement le format keyfile. Fedora Linux 33 en l’utilisant comme format par défaut pour les nouveaux profils de connexions, tandis que Fedora Linux 36 a poussé la prise en charge de l’ancien format dans un paquet dédié non installé par défaut nommé NetworkManager-initscripts-ifcfg-rh et enfin Fedora Linux 39 a entamé la conversion automatique vers le nouveau format. Et depuis longtemps NetworkManager ne fait que maintenir ce format, de nombreuses options ou types de connexions n’étant de fait pas possibles avec l’ancien format. Cela permet de préparer la suppression future de la prise en charge de ce format de fichier de NetworkManager lui-même.

        Dans la même veine, le paquet network-scripts a été retiré, mettant fin à la gestion du réseau via les scripts ifup et ifdown. Depuis 2018 ces outils sont considérés comme obsolète et soumis à une suppression planifiée future. D’ailleurs le projet officiel ne fait plus une maintenance très active de ces outils.

        Les interfaces réseaux pour les éditions Cloud vont utiliser les nouveaux noms par défaut (par exemple enp2s0f0) comme adoptés par les autres éditions il y a des années au lieu de conserver les noms traditionnels (tels que eth0). Cela signifie que le noyau ne recevra plus pour ces systèmes le paramètre net.ifnames=0 pour maintenir cet ancien comportement. Le reste de l’écosystème avait adopté la nouvelle nomenclature avec Fedora… 15 en 2011 ! Ce retard est attribuable à certains problèmes avec certains outils tels que cloud-init avec cette convention de nommage qui ont été résolus à la fin des années 2010 seulement. Ainsi les périphériques auront maintenant une correspondance physique, leur rôle devrait être plus facilement identifiable et limiter le risque de problèmes suite à des changements dynamiques des interfaces.

        Le gestionnaire de virtualisation libvirt utilise maintenant par défaut le pare-feu nftables au lieu de iptables pour son interface réseau vibr0. En effet Fedora utilise par défaut nftables maintenant et par ailleurs utiliser iptables signifiait créer des règles nftables sous le capot. Cette transition est faite pour améliorer les performances et réduire le risque d’une suppression accidentelle de règles par une application tierce, car tout sera mis dans les règles associées à la table libvirt_network. iptables sera cependant utilisé si nftables n’est pas présent dans le système et le comportement peut être changé dans le fichier de configuration /etc/libvirt/network.conf.

        L’outil Netavark pour gérer la pile réseau des conteneurs, notamment avec podman, utilise également par défaut le pare-feu nftables au lieu de iptables. Les avantages du changement sont assez similaires à ce qui est expliqué au point précédent, les règles associées à l’outil seront mises dans la table dédiée netavark. La possibilité d’envoyer les règles par lot peut améliorer de manière légère le temps de démarrage des conteneurs par ailleurs.

        Le gestionnaire de conteneurs Kubernetes a des nouveaux paquets versionnés, permettant d’avoir plusieurs versions en parallèle. Ici les versions 1.29, 1.30 et 1.31 sont proposées avec des noms comme kubernetes1.31. Cela devenait nécessaire car Kubernetes maintient 3 versions sur une période de 4 mois par version seulement ce qui rend nécessaire un tel montage. Cela permet aussi de découpler la version de Kubernetes avec la version de Fedora Linux ce qui facilite la gestion pour les administrateurs.

        L’implémentation des interfaces de Kubernetes fait par l’OCI a ses propres paquets cri-o et cri-tools qui sont également versionnés pour pouvoir suivre les versions de Kubernetes.

        GIMP 3

        Développement

        Mise à jour de la suite de compilation GNU : binutils 2.42, glibc 2.40 et gdb 15.

        Pour la suite d’outils binutils, cela se concentre surtout sur la prise en charge plus étendue des instructions des architectures Aarch64, RISC-V et x86_64. Il gère notamment les registres supplémentaires et les instructions associées proposés par l’évolution de l’architecture x86 avec Intel APX. L’assembleur BPF améliore son interopérabilité avec les outils de LLVM en suivant les mêmes conventions.

        La bibliothèque standard C commence une prise en charge expérimentale de la norme C23. La capacité de renforcer la sûreté des programmes compilés avec le compilateur Clang a été aussi améliorée pour se rapprocher de ce qui est possible de faire avec le compilateur GCC. De nombreuses fonctions mathématiques ont une version vectorisée pour l’architecture Aarch64 ce qui peut améliorer les performances pour cette architecture.

        Pour finir le débogueur améliore significativement son API Python pour faciliter sa manipulation à travers un programme ou script écrit dans ce langage. La prise en charge du protocole Debugger Adapter Protocol s’améliore encore pour faciliter sa manipulation par divers IDE qui s’en servent pour l’intégrer. Les informations de débogage du programme cible au format DWARF sont lues dans un fil d’exécution dédié pour améliorer le temps de chargement.

        Mise à niveau de la suite de compilateurs LLVM vers la version 19. Les paquets versionnés des versions précédentes sont toujours disponibles pour ceux qui ont besoin de la compatibilité avec les anciennes bibliothèques. Les paquets clang, compiler-rt, lld et libomp sont maintenant générés à partir du fichier de spécification du paquet llvm ce qui n’était pas le cas avant. Cela permet entre autres de simplifier leur maintenance mais aussi d’appliquer une optimisation Profile-Guided Optimizations sur ces binaires pour améliorer les performances. Les paquets Fedora compilés avec Clang bénéficient aussi de la compilation avec l’option -ffat-lto pour avoir des bibliothèques ayant le bitcode LTO en plus du binaire au format ELF, ce qui permet de réduire le temps de l’édition de lien quand ces bibliothèques sont impliquées. Le tout sans recourir à des macros pour obtenir le résultat après la compilation des paquets et sans renoncer à la compatibilité pour les logiciels non compilés avec ce mode activé.

        Retrait de Python 2.7 dans les dépôts, seule la branche 3 est maintenue dorénavant. Enfin, cela est vrai pour l’implémentation de référence, il reste possible de le faire via PyPy qui fourni toujours un support de la version 2.7 via le paquet pypy. Pour rappel, Python 2.7 n’est plus maintenu depuis début 2020, mais ce maintien était nécessaire pour certains paquets qui n’avaient toujours pas terminé leur portage, en particulier le logiciel GIMP, cas abordé plus haut. Les autres paquets concernés n’étaient plus vraiment maintenus de fait et ont été retirés. Cela devenait nécessaire car avec la fin de support de RHEL 7 prochainement, plus aucun correctif pour Python 2 ne sera développé à l’avenir rendant la situation plus critique encore.

        D’ailleurs Python bénéficie de la version 3.13. Cette version fournit un nouvel interpréteur interactif avec la coloration activée par défaut pour le prompt ou les erreurs. Il donne la possibilité d’avoir de l’édition multi-lignes qui est préservée dans l’historique. Les touches F1, F2 et F3 donnent respectivement l’accès à une aide interactive, à la navigation de l’historique de l’édition et à un mode de copie plus simple pour copier-coller de gros blocs de code. Les messages d’erreur sont également plus clairs.

        En dehors de cela, Python dispose du tant attendu mode sans verrou global nommé GIL ce qui permet d’améliorer les performances et de faire de réels fils d’exécution parallèle dans un programme. Mais ce mode étant expérimental, il faut installer le paquet python3.13-freethreading et exécuter Python avec la commande python3.13t pour en profiter.

        Le compilateur juste à temps n’est quant à lui pas fourni d’une façon ou d’une autre, cette fonctionnalité étant aussi expérimentale.

        Python est aussi compilé avec l’optimisation -O3 activée, en ligne avec la manière de faire par le projet officiel et améliorant les performances. Selon le test pyperformance le gain de performance est en moyenne 1,04 fois plus rapide rien qu’avec cette option. Auparavant Python était compilé avec l’optimisation -O2 qui est moins agressive, cependant la nouvelle option augmente la taille des binaires concernés d’environ 1.2% (soit 489 kio).

        Le framework d’écriture de tests en Python, Pytest se teste avec sa version 8. Cette version n’est pas compatible avec la version précédente, de nombreux éléments obsolètes sont maintenant traités comme des erreurs, et de même la façon dont les tests sont récupérés dans l’arborescence d’un code source a été modifiée ce qui peut poser différents problèmes.

        En termes d’amélioration, il propose un meilleur affichage des diff en cas d’erreur lors de l’exécution d’un test, le rendant plus lisible et plus proche du visuel d’un différentiel généré à partir de la commande diff.

        Mise à jour du langage Go vers la version 1.23. Cette version apporte la télémétrie pour collecter des données sur l’usage de la chaine de compilation Go aux développeurs du projet, par défaut dans Fedora la télémétrie est activée mais reste uniquement sur votre machine, rien n’est envoyé aux serveurs du projet. Ce comportement peut être changé dans les options.

        Autrement, quand le temps de compilation est amélioré lorsqu’un profil d’optimisation est utilisé, passant d’un délai supplémentaire pouvant aller jusqu’au double du temps de compilation normal à maximum 10% supplémentaire maintenant. Les applications Go ont un usage de la pile qui est légèrement réduit tandis que pour l’architecture x86_64, au détriment d’une légère augmentation de la taille du binaire, les boucles peuvent avoir une amélioration de performances d’environ 1-1,5%.

        Mise à jour dans l’écosystème Haskell GHC 9.6 et Stackage LTS 22. Le compilateur en lui-même propose de compiler le code pour être exécuté en tant que programme WebAssembly ou JavaScript. Les deux sont cependant considérés comme en développement et peuvent être sujets à des bogues. L’ensemble des messages d’erreur ont maintenant un code unique, permettant de simplifier la recherche d’une explication et d’une solution concernant celui-ci.

        Le langage Perl passe à la version 5.40. Un nouveau mot clé __CLASS__ donne la classe d’exécution réelle dont l’instance d’objet est membre, ce qui est utile pour les constructeurs de classes enfants, car l’accès à $self n’étant pas autorisé dans ce contexte. Un autre mot clé :reader est proposé, ajouté à un membre de classe il permet de définir automatiquement une fonction du même nom que le membre, qui renvoie cette valeur. Un nouvel opérateur ^^ est disponible, étant l’équivalent de && et || mais pour la fonction logique ou exclusif.

        Node.js 22 devient la version de référence, tandis que la version 20 et 18 restent disponibles en parallèle. Cette version propose entre autres un client Websocket natif sans dépendances additionnelles, une mise à jour habituelle du moteur JavaScript V8 vers la version 12.4 qui propose notamment un ramasse-miette WebAssembly. Les flux de données passent par défaut d’un buffer de 16 kib à 64 kib ce qui augmente les performances au détriment de la consommation de mémoire vive. Enfin le compilateur JIT Maglev fourni par le moteur V8 est activé par défaut, qui améliore les performances en particulier pour les petits programmes exécutés en ligne de commande.

        Pour des raisons de changement de licence, le gestionnaire de bases de données clé-valeur Redis est remplacé par Valkey. En effet Redis a adopté la licence RASLv2/SSPL en remplacement de la licence BSD qui n’est pas une licence libre ce qui est en conflit avec les règles de Fedora concernant les licences des logiciels proposés dans ses dépôts. Valkey est un fork de Redis qui réutilise la même licence originelle. À ce jour pas d’incompatibilité est à prévoir pour les utilisateurs de ce logiciel, mais un paquet valkey-compat est proposé pour migrer la configuration et les données depuis Redis. Le changement est effectué automatiquement lors de la mise à niveau de Fedora pour ces utilisateurs.

        La bibliothèque Python d’apprentissage profond Pytorch est éclairée avec sa version 2.4. Le changement majeur de cette version est la prise en charge de ROCm pour tirer parti de l’accélération matérielle de l’intelligence artificielle proposée par AMD. Il y a également une amélioration de performances pour ceux utilisant GenAI sur un CPU ou encore exécutant sur des processeurs AWS Graviton3 à base d’architecture Aarch64.

        L’API engine de la bibliothèque OpenSSL est dépréciée car non maintenue tout en gardant une ABI stable. En effet cette API n’est pas conforme aux standards FIPS et n’est plus maintenue depuis la version 3.0 d’OpenSSL. Aucun nouveau paquet ne peut dépendre de celui-ci jusqu’à sa suppression définitive pour simplifier la transition. Le code lié à cette API est fourni par le paquet indépendant openssl-engine-devel pour ceux qui en ont besoin. L’objectif à terme est de simplifier la maintenance tout en réduisant la surface d’attaque.

        Projet Fedora

        L’édition de Fedora KDE pour l’architecture AArch64 est maintenant bloquante pour les sorties d’une nouvelle version. L’édition doit être suffisamment stable pour qu’une nouvelle version de Fedora Linux voit le jour. Cela était déjà le cas pour Fedora Workstation de cette architecture et pour Fedora KDE pour l’architecture x86_64. L’objectif est de garantir une certaine fiabilité pour ses utilisateurs.

        Phase 4 de l’usage généralisé des noms abrégés de licence provenant du projet SPDX pour la licence des paquets plutôt que des noms du projet Fedora. Cela devait être l’ultime phase mais quelques contretemps repoussent à nouveau l’échéance. Cette étape et la suivante sont en fait la conversion massive des paquets vers le nouveau format, comme rapporté par ce document, la progression reste rapide et près de 98,5% des licences mentionnées dans les paquets sont déjà converties.

        Les bibliothèques Java n’ont plus une dépendance explicite envers le runtime de Java pour simplifier la maintenance, rien ne change concernant les applications. L’objectif est d’éviter de spécifier une version spécifique de la version de Java pour du code qui finalement n’est pas exécuté directement, la dépendance revenant plutôt aux applications à ce sujet. Cela peut faciliter les utilisateurs ou mainteneurs d’utiliser différents JDK pour ces bibliothèques. Cela simplifie considérablement aussi la maintenance des paquets Java dans Fedora, car il n’est plus nécessaire de mettre à jour la valeur de la version du JRE requis.

        Le paquet systemtap-sdt-devel n’a plus l’outil dtrace qui a été mis dans le paquet systemtap-sdt-dtrace. L’objectif est de supprimer la dépendance Python dans ce paquet qui est utilisé pour l’image de compilation des paquets de Fedora. Plusieurs centaines de paquets peuvent ainsi être générés plus rapidement par cette dépendance en moins.

        Ajout d’une tâche de nettoyage lors de la génération des paquets RPM pour améliorer la reproductibilité des paquets. Depuis quelques années Fedora fait un effort pour rendre la conception de ses paquets reproductibles. L’objectif est qu’un utilisateur devrait être en mesure de recompiler un paquet de son côté avec le fichier spec RPM + sources additionnelles de Fedora et obtenir exactement le même paquet, au bit près, garantissant que le paquet a été généré avec ces éléments sans altérations malveillantes. Cela peut également faciliter le développement, car il rend la comparaison entre versions d’un paquet plus facile à analyser car seuls les changements dans le code sont différents et non des éléments annexes.

        Un effort a été fait récemment qui repose notamment sur l’usage du programme add-determinism pour retirer du code source des éléments non déterministes comme la date de compilation. Ce programme est appelé à la fin de la génération du paquet. Fedora n’a pas réutilisé le travail de Debian à base du script strip-nondeterminism qui est un script Perl qui ajouterait une dépendance relativement lourde pour générer tous les paquets de Fedora.

        Mise à jour de createrepo_c à la version 1.0 qui gère la génération des métadonnées des dépôts de Fedora. Les versions stables et Rawhide de Fedora vont partager maintenant la même configuration des métadonnées, ce qui rendra la maintenance côté infrastructure plus simple et cohérente. Toutes les métadonnées sont compressées, avant seulement les métadonnées primaires l’étaient pour les versions stables de Fedora par exemple. Certaines données ou métadonnées étaient compressées suivant différents algorithmes :

        • gzip pour les métadonnées des dépôts ;
        • XZ pour les données XML concernant les mises à jour dans les dépôts concernés.

        Maintenant tout cela utilise l’algorithme zstd ce qui devrait améliorer un peu la bande passante et la consommation d’espace de stockage. Il n’est pas exclu de basculer à l’avenir sur zlib-ng dans ce but.

        Les fichiers sqlite renseignant la composition des dépôts n’étaient utiles que pour le gestionnaire de paquets YUM, avec son remplacement par DNF depuis quelques années il est inutile de les générer ce qui avait un coût en espace de stockage.

        La communauté francophone

        L’association

        Logo de Boorsalinux-fr

        Borsalinux-fr est l’association qui gère la promotion de Fedora dans l’espace francophone. Nous constatons depuis quelques années une baisse progressive des membres à jour de cotisation et de volontaires pour prendre en main les activités dévolues à l’association.

        Nous lançons donc un appel à nous rejoindre afin de nous aider.

        L’association est en effet propriétaire du site officiel de la communauté francophone de Fedora, organise des évènements promotionnels comme les Rencontres Fedora régulièrement et participe à l’ensemble des évènements majeurs concernant le libre à travers la France principalement.

        Si vous aimez Fedora, et que vous souhaitez que notre action perdure, vous pouvez :

        • adhérer à l’association : les cotisations nous aident à produire des goodies, à nous déplacer pour les évènements, à payer le matériel ;
        • participer sur le forum, les listes de diffusion, à la réfection de la documentation, représenter l’association sur différents évènements francophones ;
        • concevoir des goodies ;
        • organiser des évènements type Rencontres Fedora dans votre ville.

        Nous serions ravis de vous accueillir et de vous aider dans vos démarches. Toute contribution, même minime, est appréciée.

        Si vous souhaitez avoir un aperçu de notre activité, vous pouvez participer à nos réunions mensuelles chaque premier lundi soir du mois à 20h30 (heure de Paris). Pour plus de convivialité, nous l’avons mis en place en visioconférence sur Jitsi.

        La documentation

        Depuis juin 2017, un grand travail de nettoyage a été entrepris sur la documentation francophone de Fedora, pour rattraper les 5 années de retard accumulées sur le sujet.

        Le moins que l’on puisse dire, c’est que le travail abattu est important : près de 90 articles corrigés et remis au goût du jour.
        Un grand merci à Charles-Antoine Couret, Nicolas Berrehouc, Édouard Duliège et les autres contributeurs et relecteurs pour leurs contributions.

        La synchronisation du travail se passe sur le forum.

        Si vous avez des idées d’articles ou de corrections à effectuer, que vous avez une compétence technique à retransmettre, n’hésitez pas à participer.

        Comment se procurer Fedora Linux 41 ?

        Logo de Fedora Media Writer

        Si vous avez déjà Fedora Linux 40 ou 39 sur votre machine, vous pouvez faire une mise à niveau vers Fedora Linux 41. Cela consiste en une grosse mise à jour, vos applications et données sont préservées.

        Autrement, pas de panique, vous pouvez télécharger Fedora Linux avant de procéder à son installation. La procédure ne prend que quelques minutes.

        Nous vous recommandons dans les deux cas de procéder à une sauvegarde de vos données au préalable.

        De plus, pour éviter les mauvaises surprises, nous vous recommandons aussi de lire au préalable les bogues importants connus à ce jour pour Fedora Linux 41.

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        Jusqu'au 4 octobre 2024 pour soutenir l'évaluation des dépenses logicielles de l'État

        La Cour des comptes a ouvert, jusqu'au 4 octobre 2024, une plateforme de consultation afin de permettre à celles et ceux qui le souhaitent de proposer des thèmes nouveaux sur lesquels l'institution pourrait exercer sa mission de contrôle de l'action publique.

        La Cour des comptes considère, dans un récent rapport de juillet 2024 sur le pilotage de la transformation numérique de l'État, qu'« une véritable stratégie numérique avec des objectifs et jalons ne peut faire l’économie d’une consolidation, actuellement inexistante, des dépenses numériques de l’État et de leur projection. ».

        L'April a donc soumis une proposition sur la plateforme de consultation sur « L'évaluation des dépenses logicielles de l'État et des administrations centrales ».

        Plus la proposition sera soutenue et commentée, plus elle aura de chance d'être reprise. Nous invitons donc toute personne soucieuse d'une meilleure prise en compte du logiciel libre par la puissance publique à soutenir, voire à commenter, la contribution de l'April.

        La proposition est disponible ici sur la plateforme. Ainsi que dans cette actu de relais de l'April, où elle est davantage mise en forme que ne le permet la plateforme.

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        Unicode en version 16.0.0, le plein de hiéroglyphes égyptiens et de symboles informatiques

        Le consortium Unicode a annoncé la sortie de la version 16.0.0 de sa norme d’encodage des caractères le 10 septembre 2024. En bref, cette version voit le nombre de caractères passer de 149 813 à 154 998, soit 5 185 caractères supplémentaires. Elle ajoute sept nouvelles écritures, de nouveaux fichiers de données et quatre normes techniques Unicode sont versionnées pour être synchrones avec la norme Unicode. Elle remplace toutes les autres versions, la précédente datant de 2022.

        Quelques-uns de ces changements sont détaillés ci-après, et, évidemment, tout figure dans les notes de version (en).

        Caractères égyptiens source Unicode

        Sommaire

        Afrique

        Les hiéroglyphes égyptiens, le principal ajout en nombre de caractères

        On se souvient peut-être des réactions des égyptologues, lors de l’introduction des hiéroglyphes égyptiens dans le standard Unicode en 2009. Il ne contenait que les sept-cent signes de base répertoriés par l’égyptologue britannique Alan H. Gardiner (1879 – 1963). Le gros reproche était le faible nombre de hiéroglyphes retenus : on en connaît plus de 6 000. Unicode 16 a rajouté 3 995 caractères aux 1 654 existants déjà dans le standard. Ce qui porte à 5 649 le nombre de hiéroglyphes égyptiens du catalogue Unicode

        Les hiéroglyphes égyptiens occupent les blocs Unicode 13460 à 1355F.

        L’alphabet Garay

        L’alphabet Garay fait son entrée dans les blocs Unicode 10D40 à 10D8F.

        Cet alphabet a été créé en 1961 par El Hadji Assane Faye, qui fut, entre autres, président du mouvement des enseignants en langues africaines. L’objectif étant de retranscrire « les caractéristiques sociolinguistiques africaines ». L’alphabet Garay comporte vingt-cinq consonnes et quatorze voyelles. Il est notamment utilisé pour le wolof, langue nationale du Sénégal, de la Mauritanie et de la Gambie. Il s’écrit de droite à gauche.

        Asie

        Les écritures de langues indiennes

        Cinq écritures sont ajoutées à cette version d’Unicode. Les quatre premiers alphabets sont récents :

        • Gurung Khema ou Khema est l’une des écritures utilisées pour retranscrire le Gurung (en), une langue parlée dans le Népal, il s’écrit de gauche à droite et occupe les blocs Unicode 16100 à 1613F,
        • Kirat Rai (en), qui s’écrit de gauche à droite, est utilisé pour écrire le Bantawa, une langue parlée dans l’est de l’Himalaya et l’est du Népal, les blocs Unicode 16D40 à 16D7F lui sont réservés,
        • Ol Onal a été inventé entre 1981 et 1992 (en) par Mahendra Nath Sardar pour transcrire la langue Bhumij, une langue parlée par quelques populations de l’ouest du Bengale et des états indiens Jharkhand, Odisha et Assam. Elle s’écrit de gauche à droite et on la retrouvera dans les blocs Unicode 1E5D0 à 1E5FF,
        • Sunuwar (en), une écriture qui a été développée en 1942 par Krishna Bahadur Jentich (1926 - 1991) pour écrire la langue éponyme parlée dans le Sikkim, un État du nord de l’Inde, et au Népal, s’écrit de gauche à droite et figure dans les blocs Unicode 11BC0 à 11BFF,
        • Tulu-Tigalari ou Tilagari est une écriture plus ancienne. L’alphabet a été conçu à partir de l’alphabet Grantha, une écriture du sud de l’Inde, depuis le XIe siècle. Utilisé au départ pour le sanscrit, le Tilagari (en) sera aussi l’écriture du Tulu, une langue du sud-ouest de l’Inde à partir du XVe siècle. Il s’écrit de gauche à droite et occupe les blocs Unicode 11380 à 113FF.

        Japon

        La base de données des caractères japonais « Moji Jōhō Kiban » (文字情報基盤) a été ajoutée comme source de référence (en) aux 36 000 idéogrammes unifiés CJC (chinois, japonais, coréen). Ce qui se reflète dans les tableaux de codes de pratiquement tous les blocs d’idéogrammes unifiés CJC par des glyphes représentatifs supplémentaires dans la colonne « J ».

        Albanie

        L’alphabet Todhri (en) a été inventé par Todhri Haxhifilipi (1811 - 1869) pour écrire en langue albanaise. Composée de cinquante-deux caractères, il s’écrit de gauche à droite et semble dériver de l’écriture cursive romaine.

        Les blocs Unicode 105C0 à 105FF lui sont réservés.

        Émoji et héritage informatique

        Sept nouveaux émojis font leur entrée :

        • une tête avec des valises sous les yeux (face with bags under eyes), 1FAE9,
        • une empreinte digitale (fingerprint), 1FAC6,
        • un arbre sans feuille (leafless tree), 1FABE,
        • un radis (root végétable), 1FADC,
        • une harpe (harp), 1FA89,
        • une pelle (shovel), 1FA8F,
        • une éclaboussure (splatter), 1FADF.

        À cela s’ajoutent sept-cent symboles (en) d’environnements informatiques, blocs Unicode 1CC00 à 1CEBF (Symbols for Legacy Computing Supplement).

        Synchronisation

        Plusieurs spécifications Unicode importantes ont été mises à jour. Notamment les quatre standards UTS #10, UTS #39, UTS #46, et UTS #51. Ils sont maintenant versionnés de façon synchronisée avec le standard Unicode, leurs fichiers de données couvrant les mêmes répertoires. Ils ont tous été mis à jour en version 16.

        Spécification Champ d’application Fichiers de données
        UTS #10, Unicode Collation Algorithm (en) Tri du texte Unicode UCA data (en)
        UTS #39, Unicode Security Mechanisms (en) Réduction de l’usurpation d’identité en Unicode Security data (en)
        UTS #46, Unicode IDNA Compatibility Processing (en) Traitement des URL non-ASCII URLs IDNA data (en) et IDNA 2008 derived data (en)
        UTS #51, Unicode Emoji (en Émoji et leur comportement Emoji data (en)

        Ces modifications sont susceptibles de nécessiter des changements dans les implémentations. Les sections migrations et modifications des standards UTS #10 (en), UTS #39, (en), UTS #46 (en) et UTS #51 (en) indiquent comment y procéder.

        Montée en version vers Unicode 16

        Quels impacts pour cette montée en version, outre les modifications apportées par l’ajout de nouveaux caractères et de nouveaux systèmes d’écriture ? Ils semblent plutôt mineurs, le changement le plus notable concerne sans doute celui de l’accès aux spécifications Unicode :

        • les spécifications de base ont été complètement remaniées pour Unicode 16.0 et, converties en HTML, elles sont déployées dans un sous-site autonome,
        • plusieurs des caractères ajoutés peuvent avoir quelques implications sur certaines optimisations de la normalisation; cela ne modifie pas l’algorithme de normalisation, mais il peut y avoir des conséquences sur la dérivation et l’utilisation des propriétés Quick_Check pour l’optimisation de la détection des formes de normalisation, voir UAX #15 (en),
        • des modifications ont été apportées sur les sauts de lignes apportées au guillemet simple gauche, U+2018 et aux guillemets directionnels similaires dans les contextes spécifiques d’Asie de l’Est afin de corriger les sauts de ligne en chinois simplifié et mieux coller aux spécifications au comportement de l’ICU (International Components for Unicode, bibliothèque logicielle, à ne pas confondre avec la fédération internationale des cheerleaders), voir UAX #14 (en),
        • quelques changements ont été apportés à la spécification afin de mieux s’aligner sur les pratiques courantes et simplifier les éléments transitoires qui ne sont plus nécessaires.

        Fin

        On laissera le mot de la fin à St00e9phane Bortzmeyer1 au sujet d’un site (de 2023) codé avec les pieds et une faible connaissance d’Unicode :

        Si tu n’es pas assez fort pour lire les points de code Unicode, c’est que tu ne t’appliques pas assez de discipline.

        J’en profite pour le remercier d’avoir fait passer l’information sur la sortie d’Unicode 16 sur Mastodon, sinon je l’aurais complètement ratée.


        1. Stéphane Bortzmeyer consacre le dernier chapitre de son livre Cyberstructure (2018, C&F) à l’Unicode et raconte comment son prénom est maltraité. Ceci est ma petite contribution à sa collection personnelle. 

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        Célébrons les 21 ans des Linux-Meetup au Québec

        🎉 Il y a plus de deux décennies, j’ai lancé mon tout premier Linux-Meetup à Montréal en mai 2003. Depuis, chaque premier mardi du mois, nous avons tenu 252 rencontres sans interruption, rassemblant des passionnés du monde Linux.

        🚀 Le samedi 21 septembre 2024, nous fêterons 21 ans de partage autour de Linux et des logiciels libres au Québec ! Cet événement coïncide avec la Journée internationale des logiciels libres (SoftwareFreedomDay), offrant une visibilité mondiale inégalée. Ce sera l’occasion de célébrer cette communauté qui s’est agrandie au fil des années et de marquer cette étape importante dans l’histoire du logiciel libre.

        📈 Chaque année, notre événement annuel devient de plus en plus grand grâce à l’appui de nos commanditaires. Avec une participation record de 150 passionnés l’an dernier et le soutien de 23 commanditaires visionnaires.

        🌐 L’événement se tiendra en présentiel à l’école de technologie supérieure (ÉTS), à l’université et en virtuelle sur BigBlueButton, permettant à la communauté Linux francophone de participer d’où qu’elle soit.

        💼 Si votre entreprise utilise Linux ou soutient les logiciels libres, c’est une occasion unique de promouvoir vos solutions et vos services auprès d’une audience ciblée et engagée. Rejoignez-nous comme commanditaire et bénéficiez d’une visibilité accrue au sein de la communauté. Contactez-moi rapidement pour discuter de votre participation !

        🚩 Pour les plus aventureux, la cinquième édition de notre chasse au trésor informatique (CTF : CaptureTheFlag) sera de retour avec des défis inédits, conçus par Dominique Derrier et Pascal Gad. Cet événement interactif mettra vos compétences Linux à l’épreuve et promet des moments captivants pour les participants.

        🗣️ Au programme : des présentations passionnantes des experts Linux, le CTF et des opportunités d’échanges avec la communauté, et bien plus encore.

        🎟️ Ne manquez pas cette opportunité unique de vous inscrire et de découvrir l’agenda complet à https://www.rencontres-linux.quebec/event/21-ans-de-linux-meetup-au-quebec-1/

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        Sortie de passbolt 4.9.0 : recherche par dossiers et amélioration des performances

        Passbolt est un gestionnaire de mots de passe libre, sous licence AGPLv3, conçu pour l’utilisation en équipe et la collaboration. La version 4.9.0 de passbolt, baptisée B.Y.O.B, vient de sortir. Elle introduit une fonctionnalité très attendue par la communauté : la recherche par dossiers, ainsi que des améliorations majeures de performances.

        Nouveautés de la version 4.9.0

        Localisation des dossiers dans la grille

        Affichage de l’emplacement des ressources : la grille affiche désormais l’emplacement des ressources dans les dossiers, facilitant leur identification et gestion.

        Recherche par nom de dossier : les ressources peuvent être trouvées plus facilement grâce à une recherche utilisant maintenant les noms des dossiers.

        Recherche par dossier dans passbolt 4.9

        Améliorations des performances

        Gains de performances jusqu’à 50% : la navigation est désormais plus rapide, même pour les instances avec des grands nombres de mots de passe stockés.

        Suspension des utilisateurs ldap dans passbolt 4.9

        Suspension des utilisateurs LDAP

        Nouvelle option de suspension : les administrateurs peuvent désormais suspendre des utilisateurs sans supprimer leurs données, ajoutant une couche de sécurité et de contrôle supplémentaire.

        Suspension des utilisateurs ldap dans passbolt 4.9

        En savoir plus sur la version 4.9.0

        Pour plus de détails, consultez-les notes de version (en) et n’hésitez pas à nous faire part de vos retours.

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        Sauvegardes (encore !) et restitution

        Ben oui, ce sujet m’intéresse car je suis motivé par la préservation de ce que je considère comme précieux dans les données que je crée ou récupère sur mon PC. En tant que bidouilleur j’ai moi aussi créé un outil pour cela. Il correspond à mon besoin et j'en suis satisfait. Voici mon cheminement.

        J’ai fait une recherche sur LinuxFR.org avec le mot sauvegarde et j’ai trouvé des articles et des réactions toutes très intéressantes. Les besoins, les solutions, les mises en œuvre sont très variées. Chacun choisit ou crée selon son ressenti et finit par être satisfait de ce qu’il fait. Chacun partage son expérience, en espérant qu’elle profitera à d’autres. À mon tour.

        Le meilleur outil de sauvegarde est celui qu’on utilise et en lequel on a confiance.

        tape-drive

        Je te propose un jeu : demande à un utilisateur de PC, smartphone… si la destruction inopinée de son appareil entraînerait des pertes de fichiers irrémédiables qui pourraient l’affecter (photos familiales, documents…). Demande ensuite s’il fait des copies et/ou des sauvegardes. Pour beaucoup, tu seras catalogué comme vilain geek alarmiste. Il y a du travail de prise de conscience !

          Sommaire

          Notion de sauvegarde

          Une analyse très courte de la fonction sauvegarde serait « ranger quelque part des données qui permettront de restituer ce que je considère comme précieux ».
          Les mots clés sont « ranger » « quelque part » « données » « restituer » « précieux ».
          On a deux verbes « ranger » « restituer », deux localisations de données « quelque part » « ce qui est précieux », et une notion de filtrage dans le mot « précieux ».

          Un autre point de vue serait de dire qu’une information précieuse doit résider en deux endroits, pour que la défaillance de l’un puisse être compensée par l’autre. Une des conséquences consiste à doubler les archivages : la libération des espaces précieux par la suppression de données inactives doit être précédée de l’archivage des données à supprimer vers deux supports distincts. Une autre conséquence est d’utiliser un média spécifique pour recevoir les sauvegardes (autre que celui où sont les données à sauver).

          La défaillance peut être de plusieurs origines : matérielle, corruption du média, utilisateur qui efface/écrase…

          Que demande-t-on à un outil de sauvegarde ?

          Si je rédigeais un cahier des charges pour un outil de sauvegarde, je ferais les listes suivantes. Je suis dans mon contexte de PC isolé, ayant accès éventuellement à un petit serveur sur le réseau local.

          Fonctionnalités de base :

          • sauver juste ce qui a été modifié depuis la sauvegarde précédente => opération rapide,
          • compression des fichiers archives => prend peu de place sur l’espace de sauvegarde,
          • facile à lancer et rapide en exécution => sera lancé souvent => sécurisation accrue,
          • filtrage => possibilité de conserver dans les espaces sauvés des fichiers qui n’encombreront pas les sauvegardes,
          • robuste => confiance.

          Fonctionnalités nécessaires :

          • vérification de l’intégrité des fichiers archives engendrés,
          • restitution facile malgré le grand nombre de fichiers archives à exploiter,
          • restitution qui permette de régénérer (ailleurs) l’espace sauvegardé dans le même état que ce qu’il était au moment d’une des opérations de sauvegarde (accès aux états antérieurs),
          • recherche/extraction de fichiers dans le grand nombre de fichiers archives obtenus,
          • traçage pour vérifier le bon déroulement des opérations.

          On peut ajouter aussi :

          • algorithme ouvert et source fourni,
          • qui s’accommode de tous types de support de stockage,
          • qui utilise des formats standard,
          • qui a toutes ses fonctionnalités accessibles en ligne de commande.

          Le dernier point permettra d’utiliser l’outil comme une commande classique. On pourra le lancer dans un script bash qui adaptera l’usage au besoin spécifique du moment (ajout de montage/démontage du média de sauvegarde, rsync réseau des fichiers générés…). C’est une commodité qui me manque quand je suis coincé dans l’usage d’un outil cliquodrome.

          Un script shell écrit sur un coin de table (au début)

          J’ai rencontré le shell lors de mon premier contact avec Unix, en 1987. Au début j’ai eu le sentiment de régresser par rapport à la syntaxe COM des Vax/VMS. Depuis, j’ai appris à apprécier le bash, bien plus commode que ses ancêtres sh csh. Une des philosophies du shell est de combiner des commandes simples et robustes pour en faire une réponse à un besoin. Par exemple ls | wc -l renvoie le nombre de fichiers/répertoires du répertoire courant. Toutefois, il y a des cas sournois où le résultat est faux, on verra plus loin ce que je qualifie de pièges.

          Avec les pipelines, les redirections, les variables, les traitements de chaînes de caractères, et tout le reste, on peut construire à l’infini des séquences d’opérations qui s’appuient sur des commandes simples à lancer mais puissantes (genre outil de compression, outil de parcours d’une arborescence de fichiers…). Beaucoup des fonctionnalités du système GNU sont construites comme cela. Un bidouilleur système ne peut pas ignorer le bash. En plus, emacs permet un accès très commode aux man. Je n’ai jamais eu de projet ou de besoin qui me pousse à maîtriser Perl ou Python. Je pense qu’ils sont encore plus puissants que bash.

          Comme j’aime bien bidouiller, à la fin du 20e siècle j’avais dans l’idée de faire un outil de sauvegarde basique qui s’appuie sur un pipeline : une commande find qui sélectionne les fichiers modifiés, tar pour les copier et gzip pour compresser. J’ai fait divers essais. En 2021, je m’y suis mis sérieusement et j’ai découvert beaucoup de subtilités du bash.

          Un des problèmes des sauvegardes incrémentales est de deviner si un fichier doit être sauvé, sans avoir à comparer son contenu avec la version sauvée dernièrement (ça coûte trop cher). Il faut se baser sur les paramètres du système de fichiers. Il faut bien choisir ces paramètres (on surveille leur changement), au risque de rater certains fichiers ou alors d’en sélectionner trop. Je me suis arrêté sur la date de modification du statut et le numéro d'inode.

          Scripts bash tzsauv

          Je pense être arrivé au bout des spécifications avec l’outil tzsauv que j’ai écrit en bash. Il est disponible sur mon site.
          Je m’en sers quotidiennement. Selon les jours, j’envoie les fichiers archives sur le 2ᵉ disque ou sur clé USB. Je fais aussi un miroir du répertoire disque des fichiers archives vers GoogleDrive (ceinture et bretelles). Je fais aussi une sauvegarde à longue périodicité (six mois) sur une clé USB dédiée (double ceinture).

          Les opérations principales utilisent les commandes standard find sed tar zstd md5sum, le bash sert à enchaîner tout ça et sert aux dialogues. Pour installer, il suffit de copier deux scripts sur le média de sauvegarde (SauverTZ_ProjXY_01.bash tzsauv.bash, total 96k, ajouter éventuellement l’aide Alire.txt), et modifier quelques paramètres dans l’un des scripts (le script lanceur SauverTZ_*.bash). Le lancement peut se faire en ligne de commande ou via l’explorateur de fichiers par Clic-Droit/Actions/LancerDansKonsole.

          L’interprétation du bash prend des ressources, mais je pense qu’elles sont négligeables par rapport à celles prises par les E/S et les commandes standard citées ci-dessus. Le compresseur zstd semble être très performant, en temps et en taux de compression. De plus, il est multithread, ce qui lui permet de tirer avantage des processeurs actuels qui gagnent en puissance en augmentant le nombre de cœurs. Le paramétrage de tzsauv permet de choisir parmi plusieurs formats d’archives.

          Pour la sauvegarde vers le 2e disque, j’ai copié sur le Bureau le lanceur de Konsole, puis j’ai renommé la copie et dans ses Propriétés/Application j’ai modifié l’argument (-e ./SauverTZ_ProjXY_01.bash) et le dossier de travail. Du coup, avec juste un double-clic je lance la sauvegarde en mode interactif (-> question « … TOTALE o/n/q ? »). Elle est pas belle la vie ?

          Subtilités et pièges

          Je fais régulièrement des petits programmes bash pour explorer des détails de fonctionnement soit du bash, soit des commandes. Les man ont beau être détaillés, ils ne peuvent pas tout dire. Pour un bug de tar je suis allé jusqu’à consulter le source C, le corriger par plaisir et vérifier que c’était OK. La remontée du bug n’a pas abouti (personne n’utilise l’option -u de tar ! C’est de la tétrapilectomie, je suis xyloglotte mais pas encore alopécique).

          Si tu lances sous bash ls | wc -l puis touch -- 'a'$'\n''b' puis de nouveau ls | wc -l, le nombre renvoyé aura augmenté de deux alors que tu n’as ajouté qu’un seul fichier. C’est normal car le nom du fichier ajouté tient sur deux lignes ! Solution : ls -q | wc -l ou ls --zero | tr '\n\0' '\0\n' | wc -l. Pour voir le résultat de ls -q envoyé à wc -l via le pipeline, entrer ls -q | cat.

          Les deux seuls caractères interdits dans les noms de fichiers/répertoires *unix* sont « / » et « \0 » (à méditer).

          Je t’invite à créer sous bash un fichier piège par echo "abcd" > $' xyza\x01b\x02c\x03d\x04e\x05f\x06g\x07h\x08i\x09j\x0ak\x0bl\x0cm\x0dn\x0eo\x0fESC\x1bDEL\x7f\x80\xff\x26\x22\x27\x60\x5c SPC ', à le sauver avec ton outil, puis à le restituer. Tu verras si ça passe et si le nombre de fichiers est correct. Pour le détruire rm -i *xyza* devrait convenir.
          Essaye aussi avec un sous-répertoire mkdir $' xyzp\x01b\x02c\x03d\x04e\x05f\x06g\x07h\x08i\x09j\x0ak\x0bl\x0cm\x0dn\x0eo\x0fESC\x1bDEL\x7f\x80\xff\x26\x22\x27\x60\x5c SPC '. Mets-y un fichier, puis fais une sauvegarde totale, modifie le fichier et fais une incrémentale. Ensuite fais un essai de restitution. Joue aussi à modifier le nom du répertoire parent du sous-répertoire piège.
          Pour jouer avec ces choses dangereuses, je te conseille de faire une zone à part, ne fais pas courir de risque à ta production. Sur ma Mageia9.2-official, le navigateur Dolphin n’arrive pas à détruire le répertoire piège. Je passe par la ligne de commande.

          J’ai rencontré tout plein de pièges et j’en ai imaginé d’autres : un fichier de nom -f, un répertoire de nom -, comment détruire le fichier ? Comment faire un cd vers le répertoire ?
          Solutions : rm -f -- -f et cd -- -/ et si le nom du répertoire est dans la variable var cd -- "${var%/}/" (prévoir le cas où var="/").
          J’ai découvert que zstd en mode filtre lancé par tar, se met en erreur s’il existe un sous-répertoire de nom - dans le répertoire courant (c’est très particulier, en effet). L’examen des sources de tar et de zstd m’a confirmé le problème, la solution m’a parue simple (inverser l’ordre de deux tests dans le source de zstd) mais la remontée de bug n’a pas abouti. Ce n’est pas grave, je sais maintenant qu’il ne faut pas utiliser tar ... --zstd ..., et je mets plutôt zstd -c[d] dans un pipeline.

          J’en raconte un maximum dans le fichier notes01.bash. Toute cette expérience me permet de créer des scripts bash robustes.

          Conclusion

          Ton outil de sauvegarde est le meilleur, car il te convient.
          Fais-toi une idée claire

          • de tous tes espaces contenant des fichiers précieux à tes yeux,
          • de tous tes espaces de sauvegarde,
          • des mécanismes de sauvegarde et de restitution.

          Cela participe à la confiance.

          N’oublie pas de faire de temps en temps un contrôle d’intégrité des archives et un exercice de restitution. C’est un peu de travail, juste pour vérifier qu’une mise à jour, ou une donnée inhabituelle, ou autre chose, n’a pas mis en défaut la capacité à restituer comme tu l’entends.

          Si la restitution est rendue impossible, c’est comme si tu n’avais jamais sauvegardé !

          La confiance, en informatique ça se surveille du coin de l’œil
          L’informatique est une science exacte pour la machine, pas pour l’homme ; il compense par l’humilité et l’empirisme

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          Sailfish OS, quoi de neuf en 2024 depuis octobre 2022 ?

          Sailfish OS est un système d'exploitation basé sur le noyau Linux et développé par la société finlandaise Jolla. Il vise surtout le marché des appareils mobiles (smartphones, tablettes).

          Dans la suite de la dépêche, vous découvrirez les dernières nouvelles concernant Jolla et Sailfish OS.

          Sommaire

          Introduction

          Après une période turbulente, Jolla est enfin prête à attaquer cette nouvelle année sereinement. En attendant les répercussions de cette nouvelle ère, petit tour d'horizon des dernières nouveautés dans Sailfish OS depuis la dépêche d'octobre 2022 et des annonces survenues lors du Jolla Love Day 2.

          Basée sur la distribution GNU/Linux MeeGo, initialement développée par Nokia et Intel, Sailfish a le principal avantage de fournir une couche supplémentaire nommée AppSupport basée sur Android AOSP. AppSupport s'exécute dans un container LXC et permet d'installer des applications Android, compensant ainsi l'absence de certaines applications ou services natifs. Cela positionne Sailfish comme une réelle alternative à Android, sans pour autant être handicapé par le peu d'applications natives.

          Pour la petite histoire, en 2011, Nokia opère un choix stratégique consistant à passer à Windows Phone pour tous ses modèles. Cela a abouti au démantèlement de la division en charge de MeeGo et du Nokia N9, qui était aussi à l'origine du Nokia N900 sous Maemo.
          En raison de ces turbulences, plusieurs employés décident de fonder Jolla afin de continuer le développement de MeeGo et de concevoir leur propre matériel. En 2013, leur premier modèle — le Jolla 1 — est dévoilé et sera maintenu jusqu'en septembre 2020.

          Par la suite, la société Jolla a développé une tablette mais pour diverses raisons, notamment de fabrication, sa commercialisation a dû être arrêtée et seule une partie des commandes a été livrée. Enfin, il y a eu une nouvelle tentative pour un second smartphone dédié aux développeurs dont nous parlerons dans la suite de cette dépêche.

          C'est après cet échec, que Jolla a décidé de se concentrer sur le système d'exploitation en s'appuyant entre autres sur le programme «Sony Open Devices». La première version du programme Sailfish X est publiée en 2017 pour le Xperia X.

          Il y a eu par la suite le Xperia XA2 (32bits), toujours maintenu, puis le Xperia 10 II et enfin le 10 III (64bits).

          Nouveautés depuis Sailfish OS 4.4

          Chaque nouvelle version apporte sa grosse nouveauté. L'occasion aussi de stabiliser l'OS et mettre à niveau les différentes dépendances. Toutes les modifications sont listées dans les notes de version de chaque mise à jour.

          Écran de verrouillage

          Version 4.5 - Struven Ketju

          Cette mise à jour sortie le 09 février 2023 est nommée en l'honneur de l'arc géodésique de Struve.
          Struven Ketju
          Elle apporte la mise à niveau d'Android vers la version 11, tout comme diverses contributions pour stabiliser et améliorer l'expérience utilisateur tant au niveau d'Android qu'au niveau de Sailfish OS.
          Dans les principales améliorations, notons :

          • une meilleure intégration d'Android au sein de Sailfish OS ;
          • une connectivité (Wi-Fi, réseau mobile) plus stable ;
          • une amélioration lorsque l'utilisateur active le Bluetooth et cherche de nouveaux appareils ;
          • ou encore la possibilité d'utiliser une phrase de passe. Précisions de taille, cela sert à déchiffrer la partition, déverrouiller le système ou encore à obtenir les droits root lorsque c'est nécessaire.

          Cette mise à jour est aussi l'occasion d'ouvrir l'accès à plusieurs API. Comme aux bibliothèques QtLocation, BluezQt ou encore Sailfish.media. Cette dernière permettant d'intégrer le lecteur audio dans une application. Voir la liste de toutes les nouvelles API dans la note de version struven ketju 4.5.0-16 pour l'énumération complète.

          Autre nouveauté apportée, cette fois-ci par dcaliste : en plus de la vue « à la semaine » l'application calendrier offre une vue « au mois » ainsi qu'une autre vue « au jour ». dcaliste en a aussi profité pour améliorer la synchronisation avec les divers comptes en lignes.
          Calendrier
          Dernier point, l'ajout d'une option native arrêtant la charge pour réduire l'impact sur la batterie.

          Au fil de l'année, plusieurs mises à jour mineures ont été déployées afin de corriger divers bugs introduit par la 4.5.0.16.
          La 4.5.0.19 publiée le 23 mars 2023 apporte la gestion de CLAT à ConnMan, permettant d'utiliser les données mobiles sur les réseaux IPv6.

          En mars 2024 est publiée une mise à jour mineure modifiant les conditions générales d'utilisation. Ceci afin de marquer le changement de propriétaire et donc le renouveau de Sailfish.

          Version 4.6 - Sauna

          À l'occasion du Jolla Love Day 2, la version 4.6.0.11 a été publiée pour les utilisateurs aguerris ayant activé le mode « Early Access ». La version définitive sera rendue publique lorsque les bugs découverts durant la seconde phase de test seront corrigés.

          Parmi les principales nouveautés, l'apport de la 5G pour le Sony Xperia X10 III. Le précédent modèle, en l'occurrence le X10 II en étant dépourvu, il n'y a pour l'instant qu'un seul appareil compatible. Précision de taille, l'apport de la 5G est intimement lié au matériel malgré l'adaptation de ConnMann et oFono pour gérer la 5G.

          Autre changement de taille, le partage de connexion par Bluetooth est désormais implémenté.

          À nouveau, calendrier est l'une des principales applications à recevoir une nouvelle fonctionnalité l'améliorant grandement avec la possibilité de rechercher des événements.

          Le 06 juin, la version 4.6.0.13 a été déployée aux abonnés « Early Access » et corrige certains bugs introduits précédemment.

          Nouveaux modèles pris en charge

          De nombreuses rumeurs mentionnaient la prise en compte de nouveaux appareils. En suivant divers dépôt Github, il a été possible de déduire quel était le futur appareil Sony géré par Jolla. Le 18 avril, la lettre d'information met enfin un terme aux diverses spéculations et confirme le portage de Sailfish sur les Sony X10 IV et Sony X10 V. D'autres portages toutefois non-officiels sont en cours de développement, comme pour le Fairphone 5.

          Suite au Jolla Love Day 2, un nouvel appareil officiel limité à 1 000 unités est annoncé. À savoir le Jolla Community Phone aussi nommé Jolla C2 et développé en collaboration avec le constructeur turc Reeder.

          Pour rappel, le premier appareil dédié à la communauté était le Jolla C. Ce modèle a été développé sur la base du Intex Aquafish du constructeur indien Intex Technologies. D'ailleurs il était relativement facile, pour ceux et celles qui n'avaient pu obtenir le Jolla C de convertir l'Intex Aquafish en Jolla C. Il en reste encore des traces dans le forum. Le Jolla C et l'IntexAquafish « as a Jolla C » sont encore maintenus, mais la version 4.6 sera la dernière mise à jour. Le Jolla C étant sorti en 2016, et l'Intex Aquafish quelques mois plus tard, nous pouvons considérer que c'est une bonne durée de maintenance et équivalente à celle du Jolla 1.

          Contributions communautaires

          Sailfish OS n'est certes pas entièrement libre, cela n'empêche pas d'avoir une communauté d'utilisateurs active contribuant aux parties libres de la distribution. Ce faisant, Sailfish OS fait ainsi partie des solutions alternatives aux deux autres grands systèmes du marché que sont iOS et Android.

          Historiquement, pour le navigateur natif, Sailfish OS a toujours utilisé Gecko comme moteur de rendu, en utilisant l'adaptation Qt (QtMozEmbed) pour ce dernier. Maintenir cette adaptation pour un logiciel tel que Gecko est une tâche ardue et chronophage, raison pour laquelle Sailfish Browser utilise encore la version ESR 78. Un ancien employé de Jolla, flypig, a pris en main la mise à niveau du moteur de rendu à la version Gecko 91.
          Ce travail titanesque est entièrement documenté dans un journal. La lecture en vaut d'ailleurs la chandelle !

          En ce qui concerne oFono, un autre contributeur de Sailfish, piggz, a entrepris de gommer les divergences avec la version maintenue par Jolla. piggz est également connu pour ses portages, principalement sur le PinePhone. Suite à l'initiative de flypig de documenter son projet, l'avancement de son projet est documenté dans un journal.

          La nouvelle n'a pas encore eu d'énormes répercussions, mais une équipe d'utilisateurs a entrepris de porter Flutter sur Sailfish OS. Pour l'instant, seule une application est disponible.

          Les plus téméraires d'entre vous pourront également installer le gestionnaire de paquets nix sur SailfishOS. Le développeur qui s'est lancé dans cette aventure a eu droit à un bel entretien dans le Community News de décembre 2023.

          Entre le 26 et 30 septembre 2024 se tiendra le second Hackathon organisé par la communauté d'utilisateur. L'événement étant en cours d'organisation les informations suivront prochainement.

          Les applications natives

          Il est évident que la liste des applications natives est moins fournie que les OS concurrents dominant le marché. Pour autant, l'essentiel est disponible ! Chaque 2 semaines lors du « Community News », les dernières applications actualisées sont mis en évidence dans cette lettre de diffusion. Par exemple — et outre le calendrier déjà évoqué — voici de manière non exhaustive quelques applications tierces natives :

          Grille d'application

          • Pure Maps : associée avec OSMScoutServer, offre un système de navigation hors-ligne performant. Certes, il n'y a pas toutes les informations que l'on peut trouver dans les applications concurrentes, mais son usage reste très confortable ;
          • Barcode, anciennement Codereader, un lecteur de codes-barres et de codes QR. Disponible dans Openrepos et Chum. Parfait pour récupérer les codes QR des timbres postes en lettre suivie. A noter également que l'auteur de Barcode a publié une application pour utiliser une Yubikey disponible dans Chum.
          • Paketti : une application de suivi de courrier et de colis ;
          • Chum : magasin d'applications fonctionnant dans les mêmes principes que F-Droid. Il est possible d'installer aisément via https://chumrpm.netlify.app/. Voir aussi cet article de blog du Nico's blog au sujet de Chum ;
          • ownKeepass : application capable d'emporter avec vous votre fichier .kdbx Application et offre toutes les fonctions basiques présentes dans KeepassX. Malheureusement le développement d'ownKeepass s'est arrêté, ce qui n'empêche pas qu'un jour le développement soit repris par quelqu'un d'autre :

          ownKeepass

          Si l'utilisateur ne trouve pas son bonheur, grâce au Android AppSupport il sera toujours possible d'installer Fdroid et Aurora Store. A noter aussi que microG peut également être installé assez facilement, notamment pour permettre l'usage de certaines applications bancaires.

          Ainsi, le magasin d'applications fourni par Jolla permet de trouver le magasin F-droid ou encore Aptoide. C'est depuis F-droid qu'il sera possible d'installer Aurora Store.

          Rappelons que parmi les limitations, le Bluetooth n'est opérationnel que pour le son dans les applications Android. A ce jour, seuls certains modèles de montres assez spécifiques sont capables de communiquer avec le smartphone grâce à l'application native Amazfish développé par piggz, toutes les autres montres ne pouvant pas se connecter en Bluetooth au smartphone en raison de cette limitation du Bluetooth.
          Pour en savoir plus, vous pourrez lire cet article du Nico's blog. Il en est exactement de même pour le NFC. Implémenter une interface entre Android et Sailfish requiert malheureusement énormément de ressources, mais nous pourrions espérer qu'un jour cela finisse par arriver. Principalement depuis que l'industrie automobile s'intéresse à la prise en charge d'Android.

          Nouveau modèle économique pour Sailfish OS

          Suite à l'échec de la tablette Jolla et du modèle « commerce entre entreprises et particuliers », une politique de licence régionale a été mise en place dès 2017 avec un partenariat dans plusieurs pays. Cela s'est concrétisé avec l'Intex Aquafish en Inde, qui a servi de base pour le Jolla C. En Amérique Latine, un accord de licence a été signé avec l'entreprise bolivienne Jala sous la marque Accione et enfin avec Rostelcom en Russie, certainement lors de son entrée au capital de Jolla.

          Pour des raisons douanières et administratives, Jolla ne commercialisait ses licences qu'au sein de l'Union européenne ainsi que dans l'Association européenne de libre-échange (AELE). Suite au « Brexit », la commercialisation avec la Grande-Bretagne n'a repris qu'en 2021.

          Lors du Jolla Love Day 2, un nouveau modèle économique a été présenté. Les appareils apparus avant les Sony X10 IV et Sony X10 V sont livrés avec une licence perpétuelle. Les nouveaux modèles eux sont utilisables avec un abonnement mensuel, voire annuel. La documentation sur les licences sera mise à jour lors de la commercialisation des licences pour les X10 IV, V et Jolla C2. Quelle que soit la licence payante (perpétuelle pour X10 II et X10 III ou à abonnement pour le X10 IV et X10 V et aussi le J2), les services fournis demeurent les mêmes :

          • Les mises à jour logiciel OTA ;
          • L'accès au support client tant que l'appareil est garanti ;
          • La possibilité d'installer les extensions suivantes :
            • Android AppSupport ;
            • Support Microsoft Exchange ;
            • Saisie prédictive.

          Petite particularité du Jolla Community 2, l'abonnement valide une année est inclus dans le prix d'achat.

          En dehors du Jolla Community 2, où Sailfish OS est flashé par défaut, tous les autres modèles nécessitent d'être manipulé par l'utilisateur pour changer l'OS. Les instructions en anglais sont fournies pour tous les modèles et rédigées pour être exécutées depuis Linux, Mac OS ou encore Windows.

          Jolla et le logiciel libre

          Jolla a toujours été ouvert à l'idée de libérer les sources, il est dommage que depuis 2013 certaines parties comme le compositeur Lipstick restent encore propriétaires. Un bref instant, une vague de projets a été libéré. Malheureusement, cela a été de courte durée. Cela n'empêche pas que Jolla reste un contributeur au logiciel libre et qu'il a libéré les sources de certaines applications comme le navigateur ou encore le lecteur de document. La grosse partie du backend est lui libre. Avec un changement radical dans leur modèle économique, les choses pourraient changer.

          Récemment, quelques nouvelles bibliothèques ont été développées avec une licence open-source, comme une exportation vers le QML de l'interface MPRIS.

          Autre point intéressant à noter, Jolla a grandement contribué à l'essor de Linux sur les téléphones portables avec le développement du projet libhybris.

          Voici une liste non exhaustive des projets auxquels Jolla contribue ou a libéré les sources :

          • amber-web-authorization qui permet de faire de l’authentification OAuth en QML ;
          • sailfish-secrets qui est un projet ambitieux, permettant de chiffrer / déchiffrer depuis le QML en choisissant son backend (principalement OpenSSL, mais aussi GnuPG), mais qui permet aussi de stocker des informations chiffrées sur le téléphone, un peu comme un kwallet ;
          • messagingframework, hérité de l’ère Nokia et hébergé par le projet Qt. C’est un quadriciel de gestion des courriels ;
          • KCalendarCore, un « framework » KDE pour la gestion du calendrier.

          Et bien sûr tout l’héritage de MeeGo, directement maintenu par Jolla, également utilisé par d’autres projets comme LuneOS ou encore AsteroidOS :

          Notons aussi que Jolla participe régulièrement à FOSDEM. Si vous souhaitez lire à ce sujet : https://www.ncartron.org/jolla-and-sailfish-os-at-fosdem-23.html

          Restructuration

          Cette restructuration s'est opérée dans le cadre du droit finlandais. L'objectif était notamment de restructurer le capital et faire sortir l'actionnaire russe Rostelcom. Pour ce faire, et comme vraisemblablement les négociations amiables n'ont pas dû aboutir, les dirigeants de Jolla ont demandé à la justice de placer l'entreprise dans le cadre d'une procédure que nous pourrions comparer en droit français à la procédure de sauvegarde.

          Cette procédure a fini par aboutir et — selon notre compréhension — cela s'est traduit par la création d'une nouvelle entité : l'entreprise Jollyboys Ltd.

          Jollyboys a repris ainsi tous les actifs de Jolla, y compris la marque, les noms de domaines et bien entendu Sailfish OS.
          Nous comprenons, selon les planches qui furent publiées pendant le Jolla Love Day 2, que les entreprises Jolla/Jollyboys Ltd et Seafarix ont été rachetées par le personnel dirigeant de l'entreprise Jolla.
          Chaque technologie est séparée dans une structure juridique différente :

          • Seafarix pour ce qui concerne l'automobile ;
          • Jollyboys pour Sailfish OS ;
          • VenhoAI pour les produits relatifs à l'IA.

          La réorganisation de l'entreprise Jolla a suscité l'objet de beaucoup de discussions sur le forum.
          Nous comprenons également que la marque Jolla et le nom de domaine jolla.com sont la propriété de la société Jollyboys.

          Conclusion

          Lors du Jolla Love Day 2, une feuille de route pour la version 5 a été dévoilée.
          Une séparation de Sailfish est planifiée avec une partie nommée Sailfish Core et dévouée à l'embarqué et une autre conçue pour les téléphones portables, tablettes et autres appareils.

          À voir ce que donnera le nouveau modèle de financement, mais il est réjouissant de voir du changement. L'année prochaine nous confirmera si cette nouvelle voie est la bonne. Le développement logiciel étant coûteux, offrir la possibilité d'y contribuer financièrement en tant qu'utilisateur donne plus de garantie de survie et de développement.

          Si vous souhaitez suivre Sailfish, des comptes rendu des réunions de la communauté organisés par Jolla sont également accessibles. Il existe un blog officiel et une lettre de diffusion qui parait toutes les deux semaines et dont le numéro du 6 juin est précisément consacré à la 4.6 - Sauna.

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          Nouveautés de juin 2024 de la communauté Scenari

          Scenari est un ensemble de logiciels open source dédiés à la production collaborative, publication et diffusion de documents multi-support. Vous rédigez une seule fois votre contenu et vous pouvez les générer sous plusieurs formes : site web, PDF, OpenDocument, diaporama, paquet SCORM (Sharable Content Object Reference Model)… Vous ne vous concentrez que sur le contenu et l’outil se charge de créer un rendu professionnel accessible et responsive.

          À chaque métier/contexte son modèle Scenari :

          • Opale pour la formation
          • Dokiel pour la documentation
          • Optim pour les présentations génériques
          • Topaze pour les études de cas

          Photo de famille des Renc,

          Merci d’avoir fait de ces Rencontres 2024 un événement inoubliable !

          Et merci surtout à l’Université Toulouse Capitole et à l’équipe d’organisation sur place emmenée par Élodie, Thérèse, Ségolène, Éléonore, Dominique, …

          Quelques chiffres :

          • ⚙️ 12 ateliers (qui ont réunit 162 participant⋅e⋅s).
          • 👥 132 inscrit⋅e⋅s.
          • 💬 207 personnes sur l’espace d’échange Mattermost.
          • 🎬 13 sessions en direct, de 36 conférences.
          • 🌐 des participant⋅e⋅s sur place de 6 pays différents.
          • 🧵 2 ateliers continus « libre-service » (découverte et Parcours/Platine).

          Les enregistrements des conférences, ainsi que les photos, seront bientôt en ligne sur le site de Rencontres 2024 dans la page de chaque intervention. Suivez nos réseaux sociaux pour savoir quand les ressources seront mises en ligne.

          miniwebinaire Scenari

          🖥️ Pas de mini-webinaire en juin

          On ne peut pas organiser des Rencontres Scenari ET aussi un mini-webinaire ! :)
          De plus, il faut digérer la quantité d’information et toutes les perspectives que ces Rencontres nous ont ouvertes.
          On se retrouvera donc en juillet pour le prochain mini-webinaire.

          MyScenari

          Il y a à peu près un mois, MyScenari a été mis à jour en version 6.2.4.
          Comme d’habitude avec MyScenari, les modèles documentaires ont tous été mis à jour dans leur dernière version.
          Si tu utilises MyScenari via le client lourd, il te faudra mettre à jour l’application.

          Un passage de tes ateliers à la dernière version de chaque modèle est conseillé :
          1. rends-toi dans les propriétés de l’atelier Propriétés de l'atelier
          2. choisis la version la plus récente du modèle
          3. exécute la migration proposée
          4. et voilà !

          Contributions communautaires

          Une nouvelle version de l’extension « Export exercices Moodle » pour Opale 5 a été déposée sur la plateforme des contributions communautaires.
          D’autres extensions sont présentes sur la plateforme. Sers-toi !

          Topaze

          Une nouvelle version corrective de Topaze est disponible : Topaze 5.0.1 basé sur la technologie Scenari 6.2.

          Cette version apporte quelques corrections dont :

          • Une correction dans les étapes de quiz à cumul de score.
          • Une meilleure prise en compte des enchaînements des étapes de quiz dans la publication PDF et l’écran de contrôle du .case.

          Topaze est disponible dans cinq langues : français, anglais, portugais, italien, arabe !
          C’est la première version disponible en arabe. Grand merci à la communauté qui a travaillé sur la traduction, emmenée par Mohammadine Chakht.

          Astuce

          ✨ Le savais-tu ?
          Si tu réalises un habillage avec le mode formulaire de ScenariStyler, et que tu as besoin de modifier des choses que le mode formulaire ne permet pas, tu peux facilement passer au mode guidé sans perdre tes modifications.
          Pour cela il faut cliquer sur le menu de trois points dans l’entête de la zone d’édition > convertir > habillage guidé.

          Conversion habillage formulaire vers habillage guidé

          Attention, selon les habillages, il peut y avoir des actions supplémentaires à faire. Plus de détails sur cette vidéo tutoriel.

          Scenari dans ...

          🦋 Scenari présent dans…

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          Argos Panoptès : la supervision de sites web simple et efficace

          Il y a un nouveau venu parmi les logiciels de supervision : Argos Panoptès !

          Loin de la complexité des Nagios, Centreon, Icinga et autres mastodontes qui font le café, Argos Panoptès (on l’appellera Argos dans la suite de ce texte) ne surveille que des sites web, ce qui lui permet d’être bien plus simple et léger.

          Argos a été développé par Alexis Métaireau pour Framasoft dans le cadre de Framaspace (du Nextcloud fourni gracieusement par Framasoft aux associations et collectifs militants).
          Framasoft a fait appel à un prestataire, faute de temps disponible pour développer nous-même l’outil.

          Sommaire

          Pourquoi cet outil ? Lorsque l'on prévoit de créer plein d’espace Nextcloud, il semble pertinent de les surveiller.
          Et comme Framasoft prévoit de déployer jusqu’à 10 000 espaces, il fallait quelque chose qui tienne la route… ce que le Shinken de l’association ne permettait pas : trop de sondes à exécuter, trop peu de temps pour le faire et on se retrouve avec des coups de sondes pas assez fréquents, laissant les sites avec des problèmes avec de trop longs délais de détection.

          Sans compter que Shinken est en Python 2, qui est obsolète depuis déjà bien longtemps.

          Le passage à une nouvelle solution de supervision complète (nous lorgnons sur Icinga) étant trop chronophage pour le temps que nous avons à lui consacrer pour l’instant, nous avons préféré partir sur une solution de surveillance de sites web, suivant l’adage UNIX « un logiciel qui fait une seule chose, mais qui la fait bien ».

          Mais enfin, y a déjà des outils pour ça !

          Anakin : « J’ai besoin d’un logiciel de supervision ». Padme, tout sourire : « Donc tu vas en prendre un qui existe ? ». Anakin ne dit rien et la regarde avec un rictus. Padme, inquiète : « Tu vas en prendre un qui existe, hein ? »

          Bien sûr ! Nous avons testé statping-ng et Uptime Kuma mais avec nos très nombreux sites à surveiller, cela les mettait à genoux… ou alors c’est le navigateur qui ne tenait pas : ces deux solutions affichent sur la page d’accueil l’état de tous les sites à surveiller, et avec un historique de leur état en plus. Lorsque l'on veut surveiller des centaines de sites avec au moins trois coups de sondes chacun (un pour vérifier que le site HTTP redirige bien vers la version sécurisée, un pour vérifier que la version sécurisée répond bien, et un pour vérifier l’expiration du certificat du site), ça fait énormément d’appels AJAX au serveur quand on consulte le site et soit c’est le serveur qui a du mal, soit c’est le navigateur qui peine.

          Ainsi est née l’idée du développement d’une solution qui remplisse notre cahier des charges

          Le nom

          Argos Panoptès fait référence au géant aux cent yeux de l’antiquité grecque, « Panoptès » signifiant « celui qui voit tout ».

          Le cahier des charges

          Il était simple mais toutefois complet, rédigé par votre serviteur (étant adminSys et développant aussi, j’avais mon idée sur ce que je voulais déployer et ce que j’aurais voulu coder moi-même) :

          • un langage simple, qui peut attirer du monde pour les contributions : Python ;
          • un langage moderne : la cible était Python 3.11, à savoir la version de Debian Bookworm ;
          • le support d’une base de donnée robuste : PostgreSQL ;
          • une architecture agents / serveur, permettant d’ajouter des agents pour les coups de sondes au fur et à mesure de l’augmentation des besoins. Ceci pour éviter le goulot d’étranglement constaté sur Shinken (l’ajout de plus d’agents Shinken n’étant pas possible puisque Python2) ;
          • une configuration simple et automatisable : l’infrastructure de Framasoft étant gérée via Salt, de même que la configuration des sondes de Shinken, il était vital de pouvoir créer la configuration des sites à surveiller de façon programmatique. Le YAML fut choisi pour cela ainsi que pour sa simplicité de lecture par un humain ;
          • divers moyens de notifications, courriel et Gotify a minima.

          Quelqu’un susurre « PostgreSQL » à l’oreille d’une autre personne, on voit un bras couvert de chair de poule

          Le code

          Le code d’Argos est sur la forge logicielle de Framasoft : https://framagit.org/framasoft/framaspace/argos/.

          Une suite de tests est exécutée en intégration continue, ainsi que du linting, ce qui permet d’éviter autant que possible les régressions et de maintenir un style de code uniforme.

          Pour les dépendances, rien d’exotique (et c’est tant mieux !) :

          • Click pour l'interface en ligne de commande ;
          • FastAPI est le cadriciel qui nous permet d'exposer l'API HTTP ;
          • HTTPX est utilisé pour émettre des requêtes asynchrones dans les agents ;
          • Jinja gère la mise en page ;
          • Pydantic est utile pour s'assurer que les données correspondent à nos attentes ;
          • SQLAlchemy est l'ORM que nous utilisons pour nous connecter à notre base de données et lancer des requêtes ;
          • Alembic est utilisé pour les migrations de bases de données ;
          • Tenacity un petit utilitaire pour réessayer une fonction en cas d'erreur ;
          • Uvicorn est l'outil utilisé pour faire tourner notre serveur ;
          • Gunicorn est le serveur WSGI HTTP recommandé pour la production.

          Pour aider les potentiels contributeurs, une partie du site officiel est dédiée au développement.

          L’API d’Argos est auto-documentée : en installant Argos, vous aurez des pages de documentation aux formats Swagger et Redoc.

          Le fonctionnement en production

          Si Argos a été annoncé sur le Framablog mi-mai 2024, cela faisait déjà plusieurs mois que la version de développement était en production.

          Capture d’écran de la page de statut d’Argos

          Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Argos tient ses promesses ! Il est rapide… très rapide !

          Lors du dernier démarrage à vide d’une version de développement, Argos a lancé ses 2145 tests configurés à une vitesse impressionnante : il ne lui a fallu qu’une minute et 15 secondes pour tous les effectuer.

          L’API présentant un point permettant de connaître le nombre de sondes dans chaque état (les classiques ok, warning, critical et unknown), nous avons ajouté une sonde à notre Shinken pour intégrer les résultats d’Argos dans celui-ci.

          En effet, avoir un outil dédié, c’est sympa, mais si ça fait une page web de plus à consulter, c’est enquiquinant. La centralisation de la supervision au sein de Shinken permet de contourner ce problème.

          Le futur

          Depuis la première version et une version de micro-changements, la majeure partie des modifications s’est concentrée sur l’amélioration de la documentation, ainsi que sur la simplification de la configuration et de l’installation.

          Quelques nouvelles fonctionnalités seront de la partie, réduisant quelques frictions rencontrées depuis la mise en production de la dernière version.

          Les contributions sont les bienvenues (peut-être quelqu’un intégrera-t-il les notifications via Apprise ?) 😉

          One more thing

          Framasoft est actuellement en pleine campagne de collecte de fonds dans le cadre de la démarche de soin de nos services en ligne « Dorlotons Dégooglisons » (mais ça, vous le saviez peut-être déjà).

          Merci de nous soutenir si vous le pouvez ! 🙂

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