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    Plusieurs médias, dont Condé Nast et le magazine Forbes, ont accusé Perplexity AI de plagiat et d’utiliser sans autorisation leurs contenus pour alimenter ce que la start-up appelle “son moteur de réponse conversationnel”. Dow Jones, la société mère du Wall Street Journal, et NYP Holdings, Inc, filiale de News Corp qui publie le New York Post, ont déposé lundi dernier plainte contre elle “pour violation massive des droits d’auteur en copiant illégalement des contenus protégés pour générer des ré

Perplexity AI face à de nouvelles plaintes d’organes de presse américains

24 octobre 2024 à 11:00

Plusieurs médias, dont Condé Nast et le magazine Forbes, ont accusé Perplexity AI de plagiat et d’utiliser sans autorisation leurs contenus pour alimenter ce que la start-up appelle “son moteur de réponse conversationnel”. Dow Jones, la société mère du Wall Street Journal, et NYP Holdings, Inc, filiale de News Corp qui publie le New York Post, ont déposé lundi dernier plainte contre elle “pour violation massive des droits d’auteur en copiant illégalement des contenus protégés pour générer des réponses aux utilisateurs”.

Créée en août 2022 par Aravind Srinivas, anciennement chercheur chez OpenAI et DeepMind, Denis Yarats, Johnny Ho et Andy Konwinski, Perplexity AI, voulait, avec “Ask” lancé le mois de décembre suivant, proposer une alternative au moteur de recherche de Google. La start-up affirme avoir atteint 10 millions d’utilisateurs actifs mensuels et répondu à plus d’un demi-milliard de requêtes en 2023.

L’interface de recherche, un chatbot similaire à ChatGPT ou Bing Copilot, utilisait dans un premier temps GPT 3.5 d’OpenAI et Microsoft Bing pour fournir ses réponses. Perplexity a ensuite développé son propre index de recherche et construit ses propres LLM. En novembre dernier, la start-up a introduit les LLM PPLX “on line” disponibles sur l’API qui exploitent Internet pour fournir des réponses en temps réel et s’appuient sur les modèles open source Llama 2 70B et mistral-7b.

Les réponses formulées sous forme de résumé citent leurs sources, permettant ainsi de vérifier leur véracité, mais, dans leur plainte, Dow Jones et NYP Holdings accusent Perplexity de détourner les revenus des éditeurs en encourageant les utilisateurs à “sauter les liens” vers les sites originaux.

En août dernier, la start-up a annoncé Perplexity Publishers, un programme de partage de revenus, mais ce dernier et les citations de sources, sont des mesures jugées insuffisantes par les plaignants. Ils reprochent également dans leur plainte les hallucinations du moteur de recherche :

“En plus d’utiliser le travail protégé par le droit d’auteur des plaignants pour développer un produit de substitution qui reproduit ou imite le contenu original des plaignants, Perplexity nuit également aux marques des plaignants en attribuant faussement aux plaignants certains contenus que les plaignants n’ont jamais écrit ou publié”.

News Corp dit avoir contacté en juillet dernier la start-up pour tenter de trouver un terrain d’entente, comme il l’a fait avec OpenAI, mais ne pas avoir reçu de réponse. Les plaignants demandent donc au tribunal de lui enjoindre de cesser de copier leurs contenus protégés par le droit d’auteur sans autorisation. Ils réclament également des dommages-intérêts pouvant aller jusqu’à 150 000 dollars par infraction.

Pour l’instant, Perplexity AI n’a pas commenté cette actualité.

Perplexity AI face à de nouvelles plaintes d'organes de presse américains
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  • GenAI : le nombre d’étudiants britanniques utilisant l’IA pour tricher est en hausse
    Les étudiants d’aujourd’hui ont grandi avec Internet et les réseaux sociaux. Alors que l’IA générative s’est imposée elle aussi dans leur quotidien, la plateforme d’IA AIPRM a voulu savoir dans quelle mesure ils s’en servaient au Royaume-Uni pour tricher. Christopher Cemper, fondateur et PDG de LinkResearchTools, Link Detox et URLinspector, est un expert reconnu dans le domaine de l’optimisation des moteurs de recherche (SEO) et du marketing numérique. Il a lancé AIPRM (AI Prompt Repository Mana

GenAI : le nombre d’étudiants britanniques utilisant l’IA pour tricher est en hausse

Par : Thomas Calvi
25 septembre 2024 à 10:05

Les étudiants d’aujourd’hui ont grandi avec Internet et les réseaux sociaux. Alors que l’IA générative s’est imposée elle aussi dans leur quotidien, la plateforme d’IA AIPRM a voulu savoir dans quelle mesure ils s’en servaient au Royaume-Uni pour tricher.

Christopher Cemper, fondateur et PDG de LinkResearchTools, Link Detox et URLinspector, est un expert reconnu dans le domaine de l’optimisation des moteurs de recherche (SEO) et du marketing numérique. Il a lancé AIPRM (AI Prompt Repository Manager) pour répondre à la demande croissante d’outils capables de faciliter l’interaction avec les modèles d’IA générative comme ChatGPT.

L’objectif de la plateforme, développée par les experts de LinkResearchTools  et URLinspector, est de permettre à ses utilisateurs d’optimiser leur utilisation de ce modèle ainsi que celle de Claude, Midjourney et DALL-E 3, en proposant une gestion efficace des prompts. Elle donne accès à plus de 4 000 invites, vérifiées et approuvées par la communauté, facilitant la création de contenu marketing, de vente, d’exploitation, et d’assistance à la clientèle.

Étudiants de l’enseignement supérieur et tricherie avec la GenAI

Le recours à la tricherie n’est pas nouveau, souvent motivé par une pression pour obtenir de bons résultats, une mauvaise gestion du temps, ou un manque de compréhension des attentes académiques. Elle englobe divers comportements, tels que la demande d’aide à un parent ou un ami pour rédiger un devoir, la copie sur un autre élève, l’achat de dissertations, l’utilisation d’outils ou de notes interdits lors des examens, ou encore le copier-coller sur Internet.

Les enseignants ont habituellement recours à des logiciels pour déceler le plagiat des textes publiés sur le web, mais détecter un contenu généré par l’IA lorsque l’étudiant a ajouté quelques touches personnelles est beaucoup plus ardu, ce qui avait d’ailleurs amené certaines écoles à interdire ou à limiter l’utilisation de ChatGPT .

Des études ont révélé qu’aujourd’hui les étudiants utilisent fréquemment la GenAI dans le cadre de leurs études (86 %), plus de la moitié (54 %) y ayant recours chaque semaine, notamment pour la production de contenu sans attribution, une nouvelle forme de tricherie. Les écoles ont investi dans des logiciels de détection de génération par l’IA, mais ceux-ci peuvent manquer de fiabilité.

L’enquête d’AIPRM

Alors que selon une étude de l’Université de Stanford, plus d’un étudiant sur six admet avoir triché, AIPRM a envoyé plus de 150 demandes d’accès à l’information aux universités britanniques pour découvrir combien d’étudiants ont été pris en flagrant délit de tricherie à l’aide de l’IA au cours des deux dernières années, et où ces infractions sont les plus fréquentes.

Les résultats, provenant des 80 universités disposant de données, montrent que plus de quatre universités sur cinq (82,5 %) ont enquêté sur l’utilisation abusive de l’IA.

Les étudiants de Birmingham City University sont ceux qui ont eu le plus recours à l’IA pour tricher, avec 402 cas au cours des deux dernières années académiques. L’université est celle qui a le plus souffert de l’essor de la GenAI, avec 307 de ces cas survenus en 2022/2023. En comparaison, Birmingham Newman University n’a signalé aucune infraction.

Juste derrière Birmingham City, l’Université de Leeds Beckett a infligé 395 pénalités aux étudiants tricheurs. Parmi ces cas, 205 proviennent de l’année universitaire 2023/2024, indiquant que l’utilisation de l’IA pour tricher est en augmentation dans cette université.

L’Université de Coventry a rapporté 231 sanctions pour utilisation de l’IA, l’Université Robert Gordon 211, suivie de l’Université de Hull avec 193 pénalités. À l’opposé, des universités britanniques comme Cambridge, le Conservatoire royal d’Écosse, l’Université de Londres, l’Université de Gloucestershire, et le Royal College of Art n’ont signalé aucune sanction.

Universités Nombre de sanctions
Birmingham City University 402
Leeds Beckett University 395
Coventry University 231
Robert Gordon University 211
University of Hull 193
Birkbeck, University of London 147
Leeds Trinity University 119
University of Lincoln 82
University of Kent 74
Abertay University 72

Comment utiliser l’IA de manière éthique dans les études

Christopher C. Cemper commente les résultats de l’enquête et explique comment utiliser l’IA de manière éthique dans les études universitaires :

 “Utilisez l’IA comme un ami ou un assistant, mais pas comme un substitut pour rédiger votre travail. L’IA peut être une excellente ressource pour trouver des recherches académiques, générer des idées et résumer des articles. Cependant, assurez-vous que le travail reste le vôtre et qu’il conserve son originalité. Par exemple, l’IA peut vous aider avec la grammaire et le style d’écriture, mais ne l’utilisez pas pour rédiger un article ou une section entière de votre devoir”. 

“Utilisez l’IA comme un guide pour améliorer vos compétences, mais veillez toujours à appliquer vos propres capacités de réflexion critique et à ajouter une touche humaine. Cependant, ne présentez pas le travail produit par l’IA comme le vôtre ou sans attribution appropriée, sinon vous risquez de lourdes sanctions pour plagiat”. 

GenAI : le nombre d'étudiants britanniques utilisant l'IA pour tricher est en hausse
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