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  • L'association OpenStreetMap France - Podcast Projets Libres épisode 74
    Nous avons profité du State Of The Map 2026 à Paris (la grande réunion annuelle des contributrices et contributeurs d'OSM) pour interviewer Enzo BRIÈRE, Donat Robaux, Thibaut Maïto et Tony Emery, membres du CA de l'assocation OpenStreetMap France. Dans cet épisode d'un format court, nous abordons ensemble les sujets suivants : quelles sont les missions de l'association ? qui la compose ? quelles sont les volontés de l'équipe pour l'avenir ? quels sont les défis qu'elle rencontre ? Bonne éc

L'association OpenStreetMap France - Podcast Projets Libres épisode 74

L'association OpenStreetMap France - Podcast Projets Libres épisode 74
Nous avons profité du State Of The Map 2026 à Paris (la grande réunion annuelle des contributrices et contributeurs d'OSM) pour interviewer Enzo BRIÈRE, Donat Robaux, Thibaut Maïto et Tony Emery, membres du CA de l'assocation OpenStreetMap France.

Dans cet épisode d'un format court, nous abordons ensemble les sujets suivants :

  • quelles sont les missions de l'association ?
  • qui la compose ?
  • quelles sont les volontés de l'équipe pour l'avenir ?
  • quels sont les défis qu'elle rencontre ?

Bonne écoute !

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  • Aux origines du premier GPU, une bande de copains de l'ENS
    Les travaux d'étudiants de la promotion 1973 de l’École Normale Supérieure (Normale Sup) sont à l'origine de la production, dès 1977, d'une famille de circuits intégrés (CI) dédiés à l'affichage sur écran (à l'époque, cathodique ). Cette dépêche est consacrée à l'un d'entre eux, l'EF9365 (ou le "365" pour les intimes), qui est stricto sensu le premier GPU (excusez-du peu !) et nous verrons pourquoi. Le circuit intégré Thomson-Efcis EF9365 Contrôleur de visualisation graphique,1980

Aux origines du premier GPU, une bande de copains de l'ENS

Les travaux d'étudiants de la promotion 1973 de l’École Normale Supérieure (Normale Sup) sont à l'origine de la production, dès 1977, d'une famille de circuits intégrés (CI) dédiés à l'affichage sur écran (à l'époque, cathodique ).

Cette dépêche est consacrée à l'un d'entre eux, l'EF9365 (ou le "365" pour les intimes), qui est stricto sensu le premier GPU (excusez-du peu !) et nous verrons pourquoi.

l'EF9365

Le circuit intégré Thomson-Efcis EF9365
Contrôleur de visualisation graphique,1980

Les rédacteurs de cette dépêche collaborative remercient :

  • Philippe Matherat, le concepteur de ce composant ! Il a eu la gentillesse de se prêter au jeu en répondant à nos questions et en apportant de nombreuses précisions et anecdotes –les citations dans la dépêche sont intégralement de sa main– ;
  • PulkoMandy, pour son journal d’archéologie informatique sur la thèse de Jean Gastinel. Sans ce journal, cette dépêche n'aurait jamais vu le jour ;
  • Jean-François DEL NERO, développeur de l’émulation du 365 dans Mame, pour les échanges et les apports techniques ;
  • l'équipe de rédaction du magazine Sciences et Avenir, pour l'autorisation de publier des extraits de l'article "le Silicon labo de la rue d'Ulm", n° 455 (Janvier 1985).

Sommaire

Généalogie des puces EFxxxx

Un GPU est un composant informatique (une puce dédiée dans les cartes graphiques des PC ou intégrée au processeur central (CPU) de votre téléphone (soc)) initialement dédiée à l'affichage d'images.

D'abord limité à l'affichage 2D, il a rapidement pris le relais du CPU pour gérer les calculs parallèles de la 3D. Aujourd'hui, cette puissance brute sert autant au traitement vidéo qu'à des domaines bien éloignés des pixels, comme le minage de cryptomonnaies ou l'IA.

Cette bascule technologique a récemment propulsé nVidia, le principal acteur du marché, au sommet de l'économie mondiale.

Pourtant, bien avant cette folie financière et les géants américains ou asiatiques, c'est en France qu'est née cette architecture moderne.

Cette dépêche vous propose de découvrir l'histoire du 365, le premier GPU sur puce unique.

La génèse

Extraits de l'article

Extraits de l'article "le Silicon labo de la rue d'Ulm" de Dominique COMMIOT
© Sciences et Avenir n° 455 (Janvier 1985)
À gauche, Jean GASTINEL devant le bâtiment historique de l'ENS.
À droite, Philippe MATHERAT et un extrait de l'article.

Philippe Matherat avait résumé ainsi le contexte de cette épopée dans l'article de PulkoMandy :

Nous étions une bande de copains, élèves de l’Ecole Normale Supérieure, de la promotion 1973.

L’informatique était balbutiante, les ordinateurs étaient gigantesques (un bâtiment), très rares et très chers. Personne n’envisageait qu’ils puissent être répandus et bon marché.
Les seuls écrans connus étaient ceux de la télévision. Les terminaux informatiques étaient des machines à écrire mécaniques actionnées par des relais électromécaniques. Ces terminaux étaient reliés à des gros ordinateurs distants, par une ligne téléphonique dédiée.
La fréquence d'horloge des ordinateurs les plus puissants était 12 MHz.

Jean Gastinel était le seul de notre promotion qui connaissait un peu ce qui se passait aux Etats-Unis, grâce à son père : Noël Gastinel, qui était professeur à Grenoble et qui avait fait des voyages dans les universités américaines et chez IBM. Il avait fait équiper l’université de Grenoble d’un ordinateur IBM 360/68.
Jean Gastinel, avec Jean-Marc Frailong et Jean-Luc Richier, ont réalisé un ordinateur 12 bits, à base de circuits MSI de Texas-Instruments, dans les années 1973-1975.

Puis Jean-Gastinel s’est lancé dans la conception du circuit d’affichage alpha-numérique, qui a été commercialisé sous le nom de SFF364 puis EF9364 (le changement de nom correspond au changement de nom de la société Sescosem en EFCIS). Cette conception a fait l’objet de sa thèse de 3è cycle.

Depuis cet article, P. Matherat a détaillé :

Quand je suis entré à l’ENS en 1973, il n’y avait pas de labo d’informatique, ni d’électronique. Les disciplines (en sciences) étaient les disciplines classiques de l’université : mathématique, physique, chimie, biologie, etc. Les chercheurs et les élèves avaient accès à un "Centre de calcul", dirigé par Maurice Vallino, qui consistait en un terminal (lecteur de cartes perforée et imprimante) connecté à un ordinateur Univac de l’université d’Orsay par une ligne à 1.200 bits/s, puis plus tard équipé d’un mini-ordinateur CII Mitra 15. Nous avons eu des cours de programmation Fortran par Jacques Arsac. Nous avions aussi accès à une formation en électronique (analogique), dans un local du labo de physique, fait par F. Lenouvel.

Quand Jean Gastinel a souhaité réaliser un ordinateur, associé à J-M Frailong et J-L Richier, ils sont allés à Jussieu, à l’institut de programmation, où il y avait une équipe qui réalisait des montages électroniques, dirigée par Gérard Noguez. Puis, ils ont souhaité continuer à l’ENS, et M. Vallino leur a cédé une petite pièce annexe du Centre de calcul, ainsi qu’un petit budget annuel de 10.000 F. C’est dans cette pièce que Jean a réalisé la maquette du 364, puis j’ai continué là avec la maquette du 365.

Ce que nous appelions "maquette" était le câblage d'une émulation de la future puce à l'aide de circuits MSI existants (des centaines), afin de pouvoir tester en temps réel la conception logique. Il n'existait aucun outil de CAO. Tout était câblé à la main, sans simulation préalable, et notre principal outil était l'oscilloscope pour vérifier les signaux. Avec des fréquences de l'ordre de quelques MHz, il nous fallait un oscilloscope haut de gamme.

Une question de mémoire

Sans la capacité d'Intel à produire en masse des puces DRAM de plus en plus denses, le 365 n'aurait jamais pu exister :

À la suite du 364, j’ai pensé qu’on pouvait faire du graphique : j'ai commencé cette étude en 1976, à l'occasion de mon DEA d'informatique. Il faut bien voir que ceci n’est devenu possible que grâce aux nouvelles mémoires de 4 Kbits, car un affichage 512 x 512 à 1 bit/pixel nécessite 64 boîtiers mémoires de 4 Kbits. En fait cela ne devient raisonnable qu’avec 16 boîtiers de 16 Kbits (soit 32 K octets). Il n’était donc pas possible de faire un GPU avant ces années-là. Mon mérite a été d’avoir le flair de voir qu’une période nouvelle pouvait s’ouvrir, et que les écrans graphiques pouvaient se démocratiser.

Mais utiliser 32 K octets rien que pour l'écran paraissait délirant, à une époque où la mémoire "centrale" utilisée par le CPU pour son programme et ses données ne dépassait pas 4 ou 8 K octets. Quand à vouloir faire de la couleur avec 3 bits par pixel, là j'étais vraiment pris pour un fou. Songez qu'un adressage sur 16 bits (cas des microprocesseurs de l'époque) ne permet pas de dépasser 64 K (= 216 ).

Dates de sortie des DRAM Intel

Le marché aux puces des seventies
Naissance et évolution des composants DRAM

Notez bien que, à l'époque, la capacité de ces mémoires s'exprime en bits (non pas en octets), et par un simple « K » : ce k majuscule vaut 1 024 bits (le kibibit actuel) et non 1 000. Pour résumer et par exemple, il faut traduire 16K par 2 kio.

Pourquoi cette augmentation de la capacité de la RAM à cette époque ?

Les circuits de RAM nécessitent un très grand nombre de transistors, mais sont très répétitifs : ils coûtent donc relativement peu cher à concevoir, mais demandent une chaîne de production de semi-conducteurs de très bonne qualité. Les fabricants de semi-conducteurs Japonais sont ceux qui vont le mieux maîtriser ce type de produit, fournissant des composants de plus en plus grande capacité à des prix écrasant la concurrence américaine. Intel ne s'en remettra qu'avec de grosses difficultés. Un autre fondeur de RAM américain, Mostek, n'y survivra pas et sera revendu à Thomson-CSF, qui rentabilisera largement son investissement en exploitant les brevets ainsi rachetés.

Le plastique, c'est fantastique

En creusant le sujet de ces premières mémoires vives, on comprend qu'il y a eu une autre évolution importante : le choix du matériau pour le boîtier.

Les boîtiers des premiers CI (dont la référence est préfixée par "C" ou "D") étaient en céramique : c'était coûteux mais dans les début des années 70 seul ce matériau répondait aux besoins de dissipation thermique et d'étanchéité.
Au départ, les fabricants avaient du mal à stabiliser le plastique, car l'humidité finissait par s'infiltrer par capillarité le long des pattes en métal, provoquant la corrosion de la puce.
Pour protéger la puce, il lui a été ajouté une couche (au nitrure de silicium), dite "de passivation", qui permet le contact avec le plastique.
Plus tard dans la décennie (à partir des puces 16K soit vers 1977), la transition vers le plastique s'opère massivement, leur référence est alors préfixée par "P".
Le moulage plastique a permis de produire des puces à la chaîne à un prix dérisoire par rapport au processus artisanal du boîtier céramique multicouche.

La production

L'histoire industrielle du fondeur

  • 1969 : Création de Sescosem (Société Européenne de Semiconducteurs et de Microélectronique), filiale de Thomson-CSF.  
    Selon Wikipedia : Thomson-CSF est le résultat de la fusion réalisée en 1968, du groupe électronique Thomson (filiale de Thomson-Brandt) et de la Compagnie générale de télégraphie sans fil (CSF). Leurs filiales dédiées aux circuits intégrés, respectivement SESCO et COSEM, sont donc fusionnées pour devenir SESCOSEM.
  • 1976 : Sescosem devient EFCIS (Étude et Fabrication de Circuits Intégrés Spéciaux). C'est à ce moment précis que la référence change : le SFF364 devient l'EF9364.
  • 1983 : Thomson-CSF réorganise ses activités. EFCIS est intégrée au sein de la branche Thomson Semiconducteurs. C'est l'époque de la grande offensive sur le marché grand public avec le Minitel et les ordinateurs (Alice, VG5000) utilisant les dérivés comme l'EF9345.
  • 1987 : Thomson Semiconducteurs fusionne avec la branche composants de l'italien SGS (Société Générale Semiconduttori). Naissance de SGS-Thomson Microelectronics.
  • 1998 : SGS-Thomson est renommé STMicroelectronics (ST), le nom que nous connaissons aujourd'hui : une multinationale franco-italienne de droit néerlandais.

Fabrication de transistors à la COSEM

Fabrication de circuits à la COSEM
source https://aconit.inria.fr/omeka/items/show/681 E. Gillet, Les transistors, ces magiciens.
Gamma Presse, 1964. Crédits photo : René Bouillot.

Dates de production

Chronologiquement, Sescosem ou EFCIS ne faisaient pas de tels chips pour écrans avant que les élèves de l’ENS lui en apportent :

  • En premier, Jean Gastinel a conçu le circuit alphanumérique EF9364, de 16 lignes de 64 caractères, qui est sorti vers 1977.
  • Ensuite, j’ai conçu le premier chip graphique EF9365, de 512x512 pixels, qui est sorti vers 1980, avec sa variante EF9366 (balayage non-entrelacé).
  • Le circuit 9367 est une variante du 9365, avec des performances augmentées.
  • Les circuits du genre 9345 sont postérieurs au 9365, ils utilisent les éléments de base des circuits précédents, et ont été demandés par les concepteurs du minitel, qui sont donc des copies, variantes, des circuits conçus par les élèves de l’ENS.

Généalogie des puces EFxxxx

Chronologie de mise sur le marché
des puces EF9xxx et quelques consœurs

La petite famille

L'EF9364, le précurseur

L'année dernière, PulkoMandy a exhumé la thèse de Jean Gastinel "Conception et intégration d'un terminal alphanumérique", qui pose avant l'heure les bases du Minitel et qui est aussi à l'origine de l'aîné de la famille : l'EF9364 est un contrôleur vidéo purement alphanumérique (affichage de 16 lignes de 64 caractères).

Cette thèse est une véritable pépite pour les férus d’archéologie informatique, on y trouve notamment tous les détails sur la réalisation du CI :

Ajout d'un masque

fig 1.10 - Dessin final des cinq masques superposés - Chapitre 1 fig 4.2 Montage des "puces", Chapitre III "Intégration du circuit "VISU" de la thèse

Ce composant est prévu pour réaliser un terminal passif, sans microcontrôleur. Avant son arrivée, toute la logique vidéo des terminaux était implémentée par de la logique discrète: une centaine de puces électroniques étaient nécessaires. Les autres composants d'un terminal, comme le modem et le contrôleur de clavier, bénéficiaient déjà de solutions intégrées. Ce composant rend donc possible la construction d'un terminal à très bas coût avec quelques dizaines de composants.

Il implémente tout de même des fonctionnalités de défilement de l'affichage, de déplacement du curseur, et d'effacement partiel (tout l'écran visible, la ligne courante, depuis le curseur jusqu'à la fin de la ligne). Ces fonctionnalités sont similaires à ce qui se fait sur les terminaux de l'époque (VT52 chez DEC, ADM-3A, …). Cependant, les générations suivantes de terminaux à partir du VT100 choisiront plutôt d'utiliser un microprocesseur.

La génération des caractères proprement dit est effectuée par un composant séparé appelé générateur de caractères. Il s'agit dans le cas le plus simple d'une ROM programmée avec une police bitmap de taille fixe.

Pour les nostalgiques du rendu d'affichage alphanumérique (le seul proposé par cette puce) sur un écran de l'époque, vous pouvez essayer cool-retro-term (lien qui devrait être sponsorisé par le SNOF)

capture cool-retro-term

Simulation d'affichage sur tube cathodique
        par cool retro term, à la EF9364
(alphanumérique, 64 colonnes x 16 lignes)

L'EF9365

Second de la famille, c'est l'objet de notre dépêche : voir la section suivante qui lui est dédiée.
Nous passons souvent sous silence le EF9366, qui est très proche du 365, mais les 2 sorties sont vraiment concomitantes.

En fait, les 9365 et 9366 sont sortis en même temps, c’est moi qui avais fait la modification qui supprime l’entrelacement (pour le 9366), car le premier client (Secapa), qui avait travaillé sur la maquette de simulation du 365, ne supportait pas le clignotement de l’affichage 512x512. Pour moi, l’intérêt était d’avoir une résolution élevée, et je conseillais d’utiliser un CRT avec des phosphores plus rémanents. Mais les CRT les moins chers (TV) avaient des phosphores rapides.

Nous passons aussi sous silence le EF9367, sorti plus tard, proche du 365 mais supportant des résolutions supérieures.

Le NEC µPD7220 : le cousin Japonais

Ce composant n'est pas compatible avec la série EF9365. Cependant, il a un fonctionnement assez similaire. Commercialisé en décembre 1981, il a été développé à partir de 1979, et probablement inspiré par la présentation du travail sur le 365 au SIGGRAPH en 1978.

En plus des lignes, rectanges et textes, il peut tracer des cercles, arc de cercles et autres courbes. Il est également prévu pour s'interfacer avec un contrôleur DMA, ce qui facilite l'échange de données avec le CPU de contrôle.

Le design de NEC a également été produit par Intel, qui continuera à faire évoluer cette famille de composants. C'est donc un ancêtre des GPU Intel toujours en production aujourd'hui.

L'EF9340 et 9341

Ces deux composants sont au cœur des premiers modèles de Minitel, il s'agit d'une adaptation "low cost" et d'un retour au mode alphanumérique. Ils sont conçus en 1980-1981.

Les premiers prototypes du Minitel utilisent des circuits de chez TI (que l'on retrouvera également dans l'ordinateur Exelvision EXL100). Mais les modèles de production se tournent vers une solution "made in France". Thomson EFCIS se charge de la conception de ces circuits qui sont fournis à Alcatel pour la fabrication du Minitel.

Réponse à appel d'offre du Minitel mentionnant les circuits VIN et GEN : la visualisation est confiée à deux circuits spécialisés VIN et GEN, chargés des signaux de base de temps et de la synthèse des caractères.

Ils sont associés à un microprocesseur, faisant du Minitel un terminal "intelligent" capable de réaliser certaines fonctions en autonomie, sans avoir besoin de communiquer chaque appui de touche du clavier au serveur central.

Ils ajoutent également un mode "semi-graphique" : il ne permet pas d'afficher des pixels, mais propose des 'briques', de 2x3 éléments, pré-dessinées dans la ROM du processeur.
On économise ainsi drastiquement la RAM qui coûtait, déjà, cher…
Le prix unitaire d'une RAM Intel 2107 (de 4K, soit 512 octets) était, à sa sortie en 1974, de 50 $ => avec l'inflation cumulée et la conversion, cela représente environ 295€ de 2026.

Exemple de [caractères semi-graphiques](https://en.wikipedia.org/wiki/Thomson_EF9345)

Exemple de caractères semi-graphiques
              autorisés par L'EF9345
       Page 84 du Databook Thomson.

En plus du Minitel, ces composants seront également utilisés par Philips dans les consoles Videopac Plus, ce qui sera la première étape dans la conception du VG5000 dont on reparle au chapitre suivant.

L'EF9345, la cheap chip

Le composant EF9345 regroupe dans une seule puce les fonctionnalités du générateur de caractères et du contrôleur de timing vidéo (GEN et VIN, qui étaient auparavant deux composants séparés).
Cette photo zoomable du cœur de silicium du composant (die shot) montre bien cet assemblage.
Cela a permis de réduire le coût de production du Minitel et a également été utilisé dans quelques micro-ordinateurs personnels : l’Alice chez Matra ou le VG5000 chez Philips.

Captures de US Rallye

Captures de US Rallye, le Gran Turismo de 1984

Ici, la puce ne sait pas ce qu'est un pixel : elle manipule une grille de caractères (25 lignes de 40 ou 80 colonnes).

Pour afficher une lettre ou un bloc de couleur (le fameux mode mosaïque), le processeur principal envoie juste un code d'un octet en RAM. C'est une ROM interne à la puce d'affichage qui se charge ensuite de traduire cet octet en points lumineux à l'écran.

C’était une astuce pour économiser la mémoire, mais impossible de tracer une ligne fine ou de faire bouger un élément au pixel près : on est condamnés à déplacer des blocs rigides sur une grille fixe. Au mieux, certains caractères peuvent être redéfinis, pour afficher un logo ou une image simple.

La suite pour ST

Pour ST Microelectronics, l'histoire des composants graphiques continue encore quelques années après la commercialisation de la série EF936x. Bien que les composants graphiques n'ont pas eu le volume de production de la version alphanumérique (surtout portée par le Minitel), ils ont trouvé une utilisation dans l'informatique scientifique et les appareils de mesure nécessitant la visualisation de données : spectromètres, analyseurs de spectre, ainsi que des réalisations spécifiques (cartes graphiques en kit Elektor pour machines CP/M à bus S-100).

L'offre sera complétée par l'EF9369, un circuit permettant de gérer une palette de 16 couleurs parmi 4096. Ce circuit est conçu au départ pour le micro-ordinateur Thomson TO9, mais finit par rejoindre le catalogue public de EFCIS puis de SGS-Thomson.

En parallèle, SESCOSEM avait signé un contrat avec Motorola lui permettant de produire en France des composants conçus par Motorola (permettant de rassurer les acheteurs qu'il s'agissait de productions locales). SGS-Thomson se retrouve donc à produire à la fois la famille 93xx mais aussi le EF6845, le contrôleur d'écran de la famille 68xx de Motorola. Ce contrat devait comprendre toutes les futures puces de la famille 68xx conçues par Motorola, mais cela finira mal, puisque Motorola refusera de fournir les masques nécessaires à la production du processeur 68020.

En fonction des demandes de clients, de nouveaux composants sont réalisés avec des adaptations simples (changement de timings vidéo pour afficher plus de pixels) ou plus poussés. C'est le cas de la famille TS68483 (surnommé AGAC, Advanced Graphic and Alphanumeric Controller) disponible en 1987.

Il s'agit d'une version améliorée du 9365 avec:

  • une interface 16 bits avec le processeur, adapté à l'utilisation avec un 68000 par exemple.
  • Des fonctions supplémentaires : tracé de courbes, cercles, remplissage de zones…
  • Meilleure intégration : il n'y a plus besoin d'un séquenceur et de registres à décalage externes.
  • Configuration logicielle de la résolution d'écran vidéo

Ce composant trouve également une utilisation dans des systèmes militaires, pour lesquels il existe une version "durcie", plus résistante (gamme de températures acceptables par exemple).

Plus tard (en 1995-1997), c'est également ST qui fabrique les premières puces conçues par nVidia: NV1 STG2000 puis RIVA 128. Pour la première, le principe est similaire à ce qui avait été fait pour le EF9365 : ST assure la production et la commercialisation en son nom propre (on trouve donc des datasheets ne mentionnant pas du tout nVidia). Pour la seconde génération, ST ne se charge que de la fabrication, les datasheets (et les puces elle-mêmes) font apparaître les logos des deux entreprises. Malheureusement pour ST, ce partenariat n'ira pas plus loin, et les puces nVidia des générations suivantes seront produites exclusivement par TSMC.

ST la suite

STG2000 (ST) RIVA 128 (ST) RIVA TNT (TSMC)
logo de ST seul deux logos côte à côte logo nVidia seul

Le génie de l'EF9365

Un vrai framebuffer

Ce composant ne se limite plus à une RAM de stockage des caractères, il dispose d'une RAM de pixels dédiée (le framebuffer) qu'il gère de manière autonome.

De ce point de vue c’est vraiment le premier chip qu’on peut qualifier de "graphique", car les autres étaient appelés "alphanumériques" ou "alpha-mosaïques".

La grosse différence entre les deux est que "graphique" suppose de pouvoir accéder à un pixel particulier, alors que les autres n’accèdent qu’à un "caractère", les pixels d’un caractère étant définis secondairement par une ROM.

Autrement dit, la RAM d’un chip graphique est une RAM de pixels (beaucoup plus grosse, par exemple 512x512), alors que dans le cas alpha-xxx c’est une RAM de caractères (16x80 par exemple).

Il faut bien voir que cette chronologie est liée à la sortie des puces mémoires de Intel : Les puces de 4 K bits ne sont apparues que vers 1974. Avant, il était impossible de faire du vrai "graphique". Il aurait été trop compliqué de stocker chaque point de l’image individuellement : en télévision, le signal vidéo était analogique, et les magnétoscopes à bande magnétique enregistraient le signal video analogique.

L'idée de stocker une image matricielle (point par point) dans une mémoire vive pour l'afficher à l'écran n'était pas nouvelle (par exemple: Evans & Sutherland Shaded Picture System qui faisait déjà du rendu 3D en 1973, premiers "frame buffers" dès 1969 chez Bell Labs, mais ce sont des solutions complexes et coûteuses). On peut également mentionner le CDP1861 de chez RCA: il s'agit d'un framebuffer mais avec une résolution de seulement 64x128 pixels (et encore, il est parfois exploité en 32x64 pixels pour économiser de la mémoire). L'EF9365 marque une rupture historique : c'est le premier processeur graphique commercialisé de manière monolithique (sur une seule puce) conçu pour piloter un framebuffer géométrique de manière autonome. Il gère non seulement le framebuffer et l'affichage à l'écran, mais aussi des fonctions de tracé de lignes et de caractères. C'est donc le premier processeur graphique à proposer une forme d'accélération matérielle sur un système à framebuffer.

L'actualisation de l'image à l'écran utilise seulement 57 % du temps (64 cycles sur 112 cycles de l'horloge externe continue).
Le temps restant est libre pour l'écriture et la mise à jour de l'image : il est possible d'écrire un point par cycle libre, ce qui donne un temps moyen de 1,3 µs par point. Dans les cas où il y a beaucoup d'informations à afficher d'un coup, il est également possible de désactiver l'affichage pendant la préparation de l'image puis de le réactiver ensuite. Malheureusement, cela ne se prête pas trop à la réalisation d'animations complexes.

La décharge du CPU pour certaines tâches

C'est ce qui définit ce composant comme le premier GPU de l'histoire : son auteur lui a câblé des registres pour prendre en charge des fonctionnalités qui déchargent le CPU (processeur central) sur des opérations graphiques !

Exemples de programmes en langage MPL qui montrent la simplicité d'utilisation

Le tracé de lignes

Le CPU peut par exemple demander à l'EF9365 de dessiner un trait d'un point A à un point B et revenir aussitôt à sa tâche. L'EF9365 prend alors le relais de manière totalement autonome. Il calcule les coordonnées intermédiaires en interne et écrit directement les pixels en RAM, à une vitesse folle pour l’époque : jusqu'à un million et demi de points par seconde, traçant une diagonale complète en moins de 700 microsecondes.

Tracer une ligne

L’algorithme de tracé de segment de Bresenham
Présentation SIGGRAPH'78, page 5

Traitements hardware sur les caractères

Redimensionnement matériel (jusqu'à 16x)

Auparavant, pour doubler la taille d'une police ou d'un motif, on demandait au processeur principal de recalculer tous les points. L'EF9365, lui, gère cela en toute autonomie via deux registres internes dédiés aux facteurs d'échelle : CZX (Zoom en X) et CZY (Zoom en Y).

Le processeur graphique possède un compteur de pas pour dessiner le caractère pixel par pixel à partir de sa ROM interne.
Quand le zoom est activé (par exemple à 4×), au lieu d'incrémenter l'adresse de destination dans le framebuffer à chaque pixel lu, l'EF9365 va répéter la même valeur de pixel sur la ligne 4 fois de suite en horizontal avant de passer au pixel suivant. Pour la verticale, il va répéter la même ligne complète du caractère 4 fois de suite dans la mémoire d'écran.

L'avantage : comme les zooms X et Y sont indépendants, on peut appliquer un zoom 2× en largeur et 4× en hauteur. Cela permettait de faire instantanément des effets de texte étiré, condensé ou géant sans aucun calcul pour le CPU.

L'effet Italique

L'inclinaison n'est pas stockée dans une ROM ; elle est calculée « à la volée » lors de l'écriture dans la RAM de pixels.
Pour incliner un bloc de pixels, il faut appliquer un décalage horizontal progressif à mesure que l'on monte en hauteur.
À chaque fois que le générateur passe à la ligne supérieure (Y+1) pour dessiner le caractère, il ajoute automatiquement un offset fixe (un décalage d'un pixel) sur l'axe horizontal (X).

Le caractère est littéralement « cisaillé » géométriquement pendant qu'il est écrit dans le framebuffer. On obtient un effet italique parfait et fluide, directement câblé dans le silicium.

La seule inclinaison possible est 45 degrés (voir la notice page 21).
C’est beaucoup plus simple ainsi à réaliser en hardware. Je m’étais posé la question de faire tous les angles, mais j’avais abandonné.

Autres fonctionnalités

L'EF9365 marque d'autres évolutions technologiques novatrices…

Il intègre notamment un mécanisme de masquage d'écriture par plan.
En verrouillant certains plans de la RAM, il pouvait dessiner ou effacer des éléments au pixel près sans jamais altérer le fond de l'image, jetant les bases de la gestion matérielle des calques.

Il propose un module de pointillés gérés au pixel individuel (une aubaine pour la CAO industrielle).

Son interface de bus universelle est capable de dialoguer nativement aussi bien avec un Z80 qu'un Motorola 6809.

et… concrètement ?

Jean-François Del Nero a produit une démonstration des capacités de rendu du 365 sur le Squale, un micro-ordinateur de 1984 qui exploitait ce composant.
Ci-après quelques extraits, très saccadés (export gif oblige), presque fidèles (cherchez l'intrus !) :

[Une démo du 365 ](https://i.imgur.com/7RXP1ze.gif)

En plus de son travail de conservation du Squale, avec l'association MO5.com (qui tient un musée permanent du jeu vidéo à Arcueil), Jean-François Del Nero a aussi contribué à son émulation dans le projet Mame, et a notamment écrit le driver du 365.
Nous avons pu reprendre le code source de sa démo, la modifier, la recompiler, et simuler le rendu du 365 grâce à Mame. Avis aux développeurs fullstack en manque d'exotisme: ici, pas de conteneurs Docker ni de dépendances npm !

Est-ce vraiment le premier GPU ?

Nous avons retenu les quatre critères suivants pour distinguer le 365 des premiers contrôleurs d'affichage sur une seule puce, comme le Motorola 6845 ou l'Atari Antic, qui gèrent la synchronisation du flux vidéo et le rafraîchissement de l'écran, sans intervenir dans le dessin des formes.
Le processeur 365 :

  1. est une puce unique (LSI/VLSI) : ce n'est pas une carte remplie de circuits TTL discrets comme sur les gros systèmes vectoriels des années 70 (Evans & Sutherland, Imlac) ;
  2. déleste le CPU de tâches coûteuses en ressources : le CPU n'écrit pas les pixels un par un en VRAM. Il envoie une commande de haut niveau au 365 telle que : « trace une ligne de (X1,Y1) à (X2,Y2) », et repasse à autre chose ;
  3. dispose d'un moteur d'exécution algorithmique dédié, hardware (en silicium) : il embarque en dur l'algorithme de tracé/moteur de rendu (rasterizer) ;
  4. gère en toute indépendance la mémoire vidéo (Framebuffer/VRAM) : le 365 contrôle l'accès, le rafraîchissement et la modification de la VRAM de façon indépendante.

Et le libre dans tout ça ?

Quittons la technique pour nous intéresser à un autre aspect des travaux de l'équipe : la diffusion de ses travaux.

Vous pourriez être étonnés qu’un circuit produit par un industriel puisse être public, dans ses moindres détails. Je dois vous raconter une anecdote :

Notre petit groupe d’élèves de l’Ecole Normale Supérieure considérait que ses productions, financées par les pouvoirs publics, devaient profiter à tout le monde. Mais cela posait un problème à l’industriel (Thomson-CSF qui avait pour filiale la société Thomson-EFCIS), qui voulait protéger son produit par des brevets. Il a été convenu que Thomson-CSF déposerait des brevets au plus tard la veille de ma soutenance de thèse. Ainsi, les brevets pouvaient être valides car ne portaient pas sur un design public.

Ma thèse a été soutenue le 19 mai 1978, et les brevets avaient été déposés le 18 mai (US4286264, US4297694, US4311998, US4266253).
Ils décrivent aussi en détails le fonctionnement du circuit, mais dans le langage juridique spécifique des brevets.

En août de la même année, l'architecture du 365 est présentée lors de la conférence SIGGRAPH 78. La liste d'articles soumis à cette conférence permet de se faire une idée des évolutions en cours dans le monde des graphismes générés par ordinateur à l'époque. On y trouve la description d'autres systèmes matériels et logiciels, des algorithmes en 2D ("How to color in a coloring book", un algorithme de remplissage de zones délimitées par des traits) et en 3D, des discussions sur les choix d'espaces de couleurs, ainsi que des exemples de mises en application (par exemple pour les simulateurs de vol de la navette spatiale américaine).

Ensuite, EFCIS a beaucoup utilisé le dessin des masques du 365 pour sa communication car c’était le seul design qui était public.
Nous n’étions pas dans l’état d’esprit de créer une start-up autour de nos designs, dans le but de gagner de l'argent. Nous nous imaginions qu’il était possible de concevoir des circuits dans un contexte académique, en étant juste payés par nos salaires, puis de les céder à un industriel pour la suite. C’était une erreur car ça ne pouvait pas fonctionner, principalement parce que l’industriel a besoin de définir sa stratégie de ligne de produits avec ses arguments marketing.
Le contrat passé entre EFCIS et l’Ecole Normale Supérieure a servi à rémunérer l’ENS, qui s’en est servi pour créer le premier labo d’Informatique de l’ENS (le LIE), et je n’ai rien reçu personnellement. Je considérais que j’avais été payé par mon salaire d’élève de l’ENS.

Dans les années 1970, nous avions l’idée naïve que les innovations techniques entraînaient des innovations sociales au sens d’une amélioration des conditions de vie pour tous, à l’image de la bagnole qui s’était démocratisée et qui était synonyme de libération. Nous ne faisions pas de grande différence entre acteurs publics et acteurs privés, et nous avions l’impression que tout était publié, ne serait-ce que par les brevets, qui ne faisaient que protéger ceux qui avaient davantage investi. En revanche, nous étions sensibles à la question de la propriété industrielle, et nous pensions que ce qui avait été développé par des fonctionnaires était la propriété de l’état (ce qui d’ailleurs est la loi), et que les universitaires ne pouvaient que publier sans restrictions. (En tant qu'élèves de l’ENS, nous étions fonctionnaires et universitaires.)…

Le 365 a-t-il fait un flop ?

Clairement non, car l'EF9365 ne mesure pas ses performances en FLOPS (Floating-point Operations Per Second) : il ne manipule aucune virgule flottante (ni même de calculs en nombres réels).
Blague d'informaticien mise à part, le 365 a certes ouvert la voie à une longue lignée de composants, qui domine aujourd'hui l'actualité de la tech, mais il n'a pas eu le succès commercial de ses descendants, et l'expérience de la rue d'Ulm a tourné court.

En France et à l'époque, il était difficile de faire dialoguer recherche, industrie et financement public.

…Mais nous n’avions pas compris les particularités de ce secteur. D’une part, les usines qui fabriquent des circuits intégrés coûtent extrêmement cher. D’autre part ce secteur était appelé à un développement exponentiel, non anticipé : la plupart des hauts responsables de l’époque pensaient que les ordinateurs seraient achetés par 100 entreprises, voire 1000, mais ne concerneraient pas le grand public. Ensuite, le coût des développements logiciels devenait lui aussi très élevé. À l’époque les plus gros logiciels n’étaient pas très complexes. Et on n’avait pas compris la relation étroite entre les logiciels et les architectures matérielles. On n’avait pas compris non plus que de prendre un monopole sur un OS était un enjeu stratégique.

Toutes ces contraintes (et d’autres que j’oublie), que nous n’avions pas comprises, faisaient que nous pensions naïvement que nous pouvions faire un développement dans notre coin, sans nous occuper du marché, mais uniquement de la performance technique, et le publier, puis dans un second temps le proposer à un industriel qui aurait les moyens de le commercialiser. L’idée sous-jacente étant que si le design était performant alors il y aurait forcément un industriel pour le vendre. C’était une grande ignorance des contraintes industrielles et des questions de marketing.

Le cœur du problème ne résidait pas dans un manque de compétences (le génie des étudiants de l'ENS en est la preuve) mais dans l'incapacité des grands capitaines d'industrie français (notamment chez Thomson) à anticiper la révolution de l'ordinateur personnel et du logiciel. Confortés dans leur monopole, ils ont ignoré le virage que les États-Unis et le Japon prenaient à pleine vitesse :

Je pense maintenant que dans le contexte des années 1970-80 en France, il n’y avait pas vraiment de possibilité pour aller plus loin. Les deux milieux, universitaires et industriels, ne se parlaient vraiment pas. Personne en France, ni chez les gouvernants, ni chez les universitaires, ni chez les industriels, ne voyaient ce qui se préparait. Nous, à 20-25 ans, nous comprenions le retard technologique de la France, ne serait-ce qu'en lisant les docs des puces que nous achetions, mais il était nié par les plus hauts responsables. Les dirigeants de Thomson disaient : "Quand il y aura vraiment un marché pour ça, nous serons en mesure de produire".

En 1984, lors d'un voyage aux États-Unis et d'une visite au mythique Xerox PARC, le chercheur français découvre un autre monde. Un monde où l'innovation de rupture n'est pas confinée aux laboratoires, mais propulsée par le capital-risque, les pépinières d'entreprises et une compréhension systémique du couple matériel/logiciel :

À un moment, au début des années 80, nous parlions avec Gastinel de monter notre boîte. Mais nous étions incompétents pour ça, nous n’avions aucune conscience des difficultés, il n’y avait pas du tout l’esprit "start-up", le capital-risque n’existait pas, les pépinières d’entreprises n’existaient pas, nous n’avions aucune connaissance de la façon dont les boîtes pouvaient se créer et croître aux USAs, nous n’avons appris ce contexte que beaucoup plus tard.

Je suis allé aux USAs en 1984 pour la conférence Siggraph (à Minneapolis) et à cette occasion après je suis passé à Xerox-Parc où j’avais un ami français (Louis Monier, plus tard créateur de Altavista chez DEC). J’y ai découvert un monde insoupçonné chez nous, avec toutes leurs innovations depuis 20 ans, et j’ai rapporté leurs publications. Pourtant cela était connu (mais pas par nous), c’était à la base du Lisa et du Macintosh de Apple, sorti cette année-là. À Parc, j’y ai rencontré Franck Crow, un anglais, un grand nom du graphique (connu en particulier pour l’anti-aliasing) qui m’a félicité pour le 365, je n’en revenais pas. J’ai compris après qu’il avait été un reviewer pour mon article de 1978, avec un avis très favorable. En 1984, il avait connaissance du minitel, sorti peu avant, et m’a dit : "Nous aux USAs, nous n’avons pas été capables de faire ça". Il faut dire que c’était avant qu’Internet se répande, avec des possibilités infiniment supérieures. Internet existait depuis plusieurs années chez Xerox, mais ne pouvait pas se répandre dans le grand public avant l’existence des ordinateurs individuels.

Les pouvoirs publics français se sont parfois immiscés dans ces choix industriels : citons la nationalisation de Thomson-CSF en 1982 et le plan "Informatique pour tous" en 1985 (un investissement énorme, estimé à 1,8 milliard de francs, soit 600 millions d'euros rapportés à aujourd'hui). Pourtant, la théorie du ruissellement n'a pas très bien fonctionné alors avec les labos de recherche ou les pépites industrielles en devenir : en témoignent le départ d'une grande partie de la bande de copains vers les US ou l'échec du Squale, dont la production s'est limitée à quelques centaines d'unités.
La capitalisation boursière de STMicroelectronics (ex-SGS-Thomson) est, en 2026, 70 fois inférieure à celle de nVidia.

En fait je crois que en France, à cette époque, les choses ne pouvaient venir que d’en haut : le nucléaire, le concorde, le minitel. Le minitel a été réalisé par des gens du corps des mines et du corps des télécom (comme son nom l’indique). les choses ne pouvaient venir que des grands corps de l’état.
Notre activité, initiée par Jean Gastinel, était plutôt folle par sa liberté, et transgessive. Le climat à l’ENS, peu après 1968 où cette école avait été au cœur des événements, était très libre, nous avions vraiment la possibilité de faire n’importe quoi, sans contrôle. Jean avait entendu parler par son père de ce qui se passait aux USAs. Et ce qui se passait en Silicon-valley aussi était fait dans un cadre très libre lié à la contre-culture des hippies (mais ça, nous ne le savions pas).

Une anecdote : au début des années 80, nous avons développé un réseau local Ethernet (alors sur câble co-axial de gros diamètre), pour relier nos Thémis réalisées en 10 exemplaires. Et nous avons eu besoin de passer sous la rue d’Ulm pour connecter le laboratoire de biologie. C’était interdit par le monopole des télécoms. En outre, le protocole de transfert par paquets était refusé car concurrent du protocole des P&T. Il nous a fallu enfreindre la loi pour passer un câble en douce.
Tout ça a basculé peu de temps après, après l’explosion de l’usage des ordinateurs individuels et de leurs applications.

Pour être tout-à-fait honnête, et rendre à César…, je dois mentionner que notre équipe a été reconnue par le CNRS en 1982, où nous avons obtenu des postes et des crédits pour continuer. Il y a eu une croissance jusqu'à 10 personnes en 1985, mais la plupart des membres de l'équipe sont partis chez Xerox en 1986.

Avec le recul je dirais : on peut faire de grandes choses quand on est très peu nombreux, ça devient plus difficile lorsqu'il faut gérer la croissance…

Le hasard du calendrier a voulu que la publication de cette dépêche coïncide avec un anniversaire : il y a 50 ans débutait l'étude du 365, avec le DEA de P. Matherat :)
Pour celles et ceux qui s’intéresseraient à ses publications ou à la suite de ses travaux, c'est consultable ici.

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  • Multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !
    Bonsoir à toutes et à tous ! Après un démarrage « maladroit » en avril dernier (en clair on s’est pris une volée de bois vert 😂), nous avons revu drastiquement notre « copie » et nous sommes fiers de vous présenter notre nouveau site et ses nouvelles ressources. Notre objectif reste le même : multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier ! Le Libre, on en parle beaucoup tout comme la souveraineté numérique mais concrètement la route est longue, trop longue et parfois in

Multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !

Bonsoir à toutes et à tous !

Après un démarrage « maladroit » en avril dernier (en clair on s’est pris une volée de bois vert 😂), nous avons revu drastiquement notre « copie » et nous sommes fiers de vous présenter notre nouveau site et ses nouvelles ressources.

Notre objectif reste le même : multiplier par 4 et en 4 ans l’adoption de Linux chez le particulier !

Le Libre, on en parle beaucoup tout comme la souveraineté numérique mais concrètement la route est longue, trop longue et parfois inaccessible pour des populations loin des grandes métropoles où l’on trouve désormais de nombreuses associations et collectivités qui promeuvent et qui portent assistance à la population pour faire revire leur PC et entrer dans un monde numérique plus « juste » et plus respectueux de notre vie privée et de notre planète.

Certains disent que le PC est mort, mais nous, nous le pensons pas ! Cette machine à écrire des temps modernes a du sens : le partage des savoirs et des savoir-faire, la création. De part leur essence, la plupart des distributions GNU/Linux respectent l’utilisateur, ne sont pas intrusives et permettent d’utiliser des machines devenues obsolètes aux yeux des GAFAM. D’après HOP, 55 % des PC sous Windows 10 sont directement concernés par l’incompatibilité quant à l’utilisation de Windows 11. Nous souhaitons prouver qu’une alternative existe et qu’elle n’a rien à envier aux GAFAM !

Notre modèle est basé sur une association et, OUI on parle « argent » dès la page d’accueil du site, car nous rémunérons nos linuxAngels pour leur travail qui consiste à aller chez le particulier et à effectuer une migration de Microsoft Windows vers Linux Mint qui est la distribution que nous avons choisie avec son environnement Cinnamon.

Bien évidement, nous recherchons des linuxAngels, des ami·e·s (assos, gulls, collectifs…) qui parlent de nous et qui nous aideraient à relever ce défi mais aussi des collectivités pour réaliser des projets à grande échelle, etc.

Voilà !

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  • Podcast Projets Libres épisode 71 : LaSuite.coop, faire un commun autour de la Suite de la DINUM
    Découvrez la coopérative LaSuite.coop, qui s'est donné pour objectif de bâtir un commun numérique autour de LaSuite, de la DINUM (Direction interministérielle du numérique de l'état français). Avec Bertille Mazari, cofondatrice et directrice générale de lasuite.coop, et Timothée Gosselin, cofondateur et président du CA de Lasuite.coop, nous faisons un panorama de ce projet citoyen : comment LaSuite.coop est-elle née ? quels liens entretient l'équipe de LaSuite.coop avec la DINUM ? comment f

Podcast Projets Libres épisode 71 : LaSuite.coop, faire un commun autour de la Suite de la DINUM

LaSuite.coop, faire un commun autour de la Suite de la DINUM
Découvrez la coopérative LaSuite.coop, qui s'est donné pour objectif de bâtir un commun numérique autour de LaSuite, de la DINUM (Direction interministérielle du numérique de l'état français).

Avec Bertille Mazari, cofondatrice et directrice générale de lasuite.coop, et Timothée Gosselin, cofondateur et président du CA de Lasuite.coop, nous faisons un panorama de ce projet citoyen :

  • comment LaSuite.coop est-elle née ?
  • quels liens entretient l'équipe de LaSuite.coop avec la DINUM ?
  • comment fédérerent-ils les acteurs de la vie civile pour en faire un projet de société ?
  • comment l'équipe est-elle accompagnée dans ce projet ?

Vous pouvez écouter l'épisode en audio ou lire sa transcription en texte (une traduction automatique en anglais est aussi disponible).

Pour améliorer la qualité de notre production, nous sommes preneurs de vos retours dans les commentaires :

  • qu'est-ce que vous avez aimé dans cet épisode ?
  • qu'est-ce que vous amélioreriez ?

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Podcast Projets Libres saison 4 épisode 19 : surveiller les grandes plateformes grâce à Open Terms Archive

Titre de l'image

Comment rendre plus transparents les changements des conditions d'utilisation des grands services numériques ?
Pour ce nouvel épisode sur les communs numériques, nous partons à la découverte d'Open Terms Archive !

Open Terms Archive permet de suivre et alerter des changements qui se cachent dans ces documents peu compréhensibles.

Avec Sydney Wheeler et Matti Schneider nous revenons sur :

  • la genèse du projet
  • sa gouvernance et sa communauté
  • son fonctionnement
  • ses défis de structuration après sa phase d'incubation au sein du ministère des affaires étrangères jusqu'à janvier 2026
  • son utilisation en dehors de la France

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  • Revue de presse de l’April pour la semaine 25 de l’année 2026
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [ZDNET] La Commission européenne a reculé sur le logiciel libre, critiquent les libristes [Next] Mastodon se lance dans les newsletters [Sud Ouest] Saint-Loubès: les logiciels libres s'invitent à la médiathèque [ZDNET]

Revue de presse de l’April pour la semaine 25 de l’année 2026

Par : echarp
22 juin 2026 à 14:20

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] La Commission européenne a reculé sur le logiciel libre, critiquent les libristes

✍ Thierry Noisette, le dimanche 21 juin 2026.

Bien qu’il marque des progrès, le projet de règlement européen publié par la Commission de Bruxelles a reculé, en particulier sur le principe du ’libre par défaut’, dénoncent le CNLL et l’April. La bataille va s’engager dans le ’trilogue’ avec le Parlement européen et le Conseil.

Et aussi:

[Next] Mastodon se lance dans les newsletters

✍ Mathilde Saliou, le jeudi 18 juin 2026.

Outre des collections, la version 4.6 de Mastodon propose des newsletters, une fonctionnalité qui permettra aux internautes de suivre les travaux des…

[Sud Ouest] Saint-Loubès: les logiciels libres s'invitent à la médiathèque

✍ Jean-Pierre Nowak, le jeudi 18 juin 2026.

Des bénévoles de l’Association bordelaise des utilisateurs de logiciels libres et de Libre Tic ont animé un atelier pour présenter les avantages de l’informatique ouverte aux usagers de Saint-Loubès

[ZDNET] L'arrivée d'Euro-Office 1.0 sème la zizanie dans le monde de l'open source: «La compatibilité n'est pas synonyme de souveraineté»

✍ Steven Vaughan-Nichols, le mardi 16 juin 2026.

La nouvelle alternative open source basée sur le cloud à Microsoft 365 et Google Workspace est désormais disponible. Les partisans de LibreOffice critiquent vivement sa dépendance vis-à-vis des formats de documents Microsoft.

[Silicon.fr] L'open source n'est plus 'gratuit par défaut'

✍ Philippe Leroy, le mardi 16 juin 2026.

Utiliser un modèle open source implique désormais de comprendre son entraînement, de documenter précisément son usage, de garantir sa conformité avec les exigences réglementaires selon la classification du système.

Et aussi:

[cio-online.com] Open Source: la Cnaf s'engage dans le projet Catala de l'Inria

✍ Emmanuelle Delsol, le lundi 15 juin 2026.

L’administration va contribuer au projet Open Source pour améliorer son moteur de règles et traduire le droit en code pour le calcul des prestations.

[Basta!] «Se soucier des usagers»: un fournisseur d'accès à Internet citoyen veut reprendre SFR à la place de Bouygues, Free et Orange

✍ Rachel Knaebel, le vendredi 12 juin 2026.

Bouygues, Free et Orange ont annoncé un accord pour reprendre, et démanteler, l’entreprise SFR. Il y avait pourtant une offre alternative, à 1 euro, venue d’un fournisseur d’accès à Internet associatif, comme il en existe des dizaines en France.

[Les Numeriques] Je me suis passé de Google pendant un mois grâce à /e/OS et au Fairphone 6: la vie privée à portée de clics

✍ Corentin Bechade, le vendredi 12 juin 2026.

Il n’y a pas qu’iOS et Android dans la vie. Si Google et Apple ont largement vampirisé le marché mobile, il existe une alternative européenne plus respectueuse de vos données personnelles et de votre vie privée: /e/OS. Après un mois d’utilisation, voici mon avis sur cet OS entièrement émancipé des géants du web.

[cio-online.com] Walter Arnaud devient Dinum ; l'Etat accélère dans la création de l'Ariane

✍ Reynald Fléchaux, le vendredi 12 juin 2026.

Les deux chargés de mission, censés repenser les rôles de la Dinum et de la DITP, en prennent la tête, suite au conseil des ministres du 10 juin. Le signe de la volonté du gouvernement d’accélérer dans la reprise en main de la stratégie numérique de l’Etat.

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  • Estampille : l'outil de gestion de tests ultra léger.
    Voici Estampille. Estampille vise à remplacer les fichiers tableurs partout où l’installation d’une suite complète de tests (Squash, HPALM…) n’est pas possible. Il est distribué sous licence GNU GPL. Cet outil permet de rédiger des cas de test composés de pas de tests. Il permet d’exécuter manuellement ces cas de test autant de fois que nécessaire. Un cas de test peut être appelé dans d’autres cas de tests pour factoriser la rédaction des cas. Les résultats d’exécution sont exportables sous for

Estampille : l'outil de gestion de tests ultra léger.

Voici Estampille. Estampille vise à remplacer les fichiers tableurs partout où l’installation d’une suite complète de tests (Squash, HPALM…) n’est pas possible. Il est distribué sous licence GNU GPL.

Cet outil permet de rédiger des cas de test composés de pas de tests. Il permet d’exécuter manuellement ces cas de test autant de fois que nécessaire. Un cas de test peut être appelé dans d’autres cas de tests pour factoriser la rédaction des cas. Les résultats d’exécution sont exportables sous forme de dossiers PDF.
Enfin une page de statistiques offre une vue générale de l’avancement des tests.

Contrairement aux suites logicielles de tests existantes, Estampille n’a pas besoin de base de données, ni de serveur dédié. Les tests et exécutions de tests sont stockées sous la forme de fichiers JSON partageables facilement ; que ce soit par courriel, répertoire réseau partagé, synchronisation cloud, etc.

Cet outil ultra léger (<300 ko tests unitaires compris) est écrit en python et utilise flask pour présenter l’interface graphique sur le navigateur web. Il fonctionne indifféremment sous Linux ou Windows.

Voilà déjà la fin d’une dépêche courte pour un outil simple qui répond à un besoin concret.

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  • 🏆 Meilleures contributions LinuxFr.org : les primées de mai 2026
    Nous continuons sur notre lancée de récompenser celles et ceux qui chaque mois contribuent au site LinuxFr.org (dépêches, commentaires, logo, journaux, correctifs, etc.). Vous n’êtes pas sans risquer de gagner un livre des éditions Eyrolles, ENI et D-Booker. Voici les gagnants du mois de mai 2026 : Jehan, pour son « commentaire sur le journal : [LinuxFr] Confiance, IA et contenu » ; Jérôme Flesch, pour son journal « Auto-héberger ses IA » ; volts, pour sa dépêche « Veille communautaire sur

🏆 Meilleures contributions LinuxFr.org : les primées de mai 2026

Par : Florent Zara
18 juin 2026 à 12:48

Nous continuons sur notre lancée de récompenser celles et ceux qui chaque mois contribuent au site LinuxFr.org (dépêches, commentaires, logo, journaux, correctifs, etc.). Vous n’êtes pas sans risquer de gagner un livre des éditions Eyrolles, ENI et D-Booker. Voici les gagnants du mois de mai 2026 :

Les livres gagnés sont détaillés en seconde partie de la dépêche. N’oubliez pas de contribuer, LinuxFr.org vit pour vous et par vous !

Les livres 📚 sélectionnés

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Certaines personnes n’ont pas pu être jointes ou n’ont pas répondu. Les lots ont été réattribués automatiquement. N’oubliez pas de mettre une adresse de courriel valable dans votre compte ou lors de la proposition d’une dépêche. En effet, c’est notre seul moyen de vous contacter, que ce soit pour les lots ou des questions sur votre dépêche lors de sa modération. Tous nos remerciements aux contributeurs du site ainsi qu’aux éditions Eyrolles, ENI et D-Booker.

Logo éditions ENI Logo éditions Eyrolles Logo éditions B-BookeR
     

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  • Revue de presse de l’April pour la semaine 23 de l’année 2026
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Les Numeriques] Ce navigateur open source ferme ses contributions, le code généré par IA sème trop le chaos [Le Monde.fr] L’association HOP obtient un procès contre le fabricant d’imprimantes Epson [Les Numeriques] 'Ar

Revue de presse de l’April pour la semaine 23 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Les Numeriques] Ce navigateur open source ferme ses contributions, le code généré par IA sème trop le chaos

✍ Nassim Chentouf, le dimanche 7 juin 2026.

Le code généré par IA sème le chaos chez Ladybird, navigateur open source. Résultat, c’est la fin des contributions extérieures. Il n’y aura que les responsables du projet qui pourront toucher au code.

[Le Monde.fr] L’association HOP obtient un procès contre le fabricant d’imprimantes Epson

Le mardi 2 juin 2026.

Une première audience aura lieu à Nanterre le 2 juillet, huit ans après la plainte déposée par Halte à l’obsolescence programmée (HOP). L’association reproche notamment au constructeur de réduire à dessein la durée de vie de ses cartouches d’encre.

[Les Numeriques] 'Argent public, code public': le logiciel libre devient prioritaire, l'Europe veut en finir avec Microsoft dans ses administrations

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 1 juin 2026.

La Commission européenne élève le logiciel libre au rang d’instrument de politique industrielle, au même titre que les semi-conducteurs. Le CNLL salue l’ambition, mais pointe un budget qui frise l’anecdotique.

Et aussi:

[ZDNET] La sécurité open source est dans un état déplorable: IBM et Red Hat parient que 5 milliards de dollars et 20 000 ingénieurs pourront y remédier

✍ Steven Vaughan-Nichols, le lundi 1 juin 2026.

Le projet Lightwell est une initiative basée sur l’IA visant à détecter et à corriger les failles de sécurité dans les logiciels libres à une échelle industrielle. Voici ce que nous savons à ce jour.

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  • Sortie de Crème CRM en version 2.8
    Le 7 avril 2026 est sortie la version 2.8 du logiciel de gestion de la relation client Crème CRM (sous licence AGPL-3.0). Au programme notamment, de nombreuses améliorations autour des droits, l’épinglage de fiches et des totaux calculés dans les vues en liste. Les nouveautés sont détaillées dans la suite de la dépêche. lien nᵒ 1 : Site officiellien nᵒ 2 : Démo en lignelien nᵒ 3 : Le dépôt de sourcelien nᵒ 4 : Images Docker de démoSommaire Description du logiciel Principales nouveautés de l

Sortie de Crème CRM en version 2.8

Le 7 avril 2026 est sortie la version 2.8 du logiciel de gestion de la relation client Crème CRM (sous licence AGPL-3.0).

Icone de Crème CRM

Au programme notamment, de nombreuses améliorations autour des droits, l’épinglage de fiches et des totaux calculés dans les vues en liste. Les nouveautés sont détaillées dans la suite de la dépêche.

Sommaire

Description du logiciel

Crème CRM est un logiciel de gestion de la relation client, généralement appelé CRM (pour Customer Relationship Management). Il dispose évidemment des fonctionnalités basiques d’un tel logiciel :

  • un annuaire, dans lequel on enregistre contacts et sociétés : il peut s’agir de clients, bien sûr, mais aussi de partenaires, prospects, fournisseurs, adhérents, etc. ;
  • un calendrier pour gérer ses rendez‐vous, appels téléphoniques, conférences, etc. ; chaque utilisateur peut avoir plusieurs calendriers, publics ou privés ;
  • les opportunités d’affaires, gérant tout l’historique des ventes ;
  • les actions commerciales, avec leurs objectifs à remplir ;
  • les documents (fichiers) et les classeurs.

Crème CRM dispose en outre de nombreux modules optionnels le rendant très polyvalent :

  • campagnes de courriels ;
  • devis, bons de commande, factures et avoirs ;
  • tickets, génération des rapports et graphiques…

L’objectif de Crème CRM est de fournir un logiciel libre de gestion de la relation client pouvant convenir à la plupart des besoins, simples ou complexes. À cet effet, il propose quelques concepts puissants qui se combinent entre eux (entités, relations, filtres, vues, propriétés, blocs), et il est très configurable (bien des problèmes pouvant se résoudre par l’interface de configuration) ; la contrepartie est qu’il faudra sûrement passer quelques minutes dans l’interface de configuration graphique pour avoir quelque chose qui vous convienne vraiment (la configuration par défaut ne pouvant être optimale pour tout le monde). De plus, afin de satisfaire les besoins les plus particuliers, son code est conçu pour être facilement étendu, tel un cadriciel (framework).

Du côté de la technique, Crème CRM est codé notamment avec Python/Django et fonctionne avec les bases de données MySQL, SQLite et PostgreSQL.

Principales nouveautés de la version 2.8

Voici les changements les plus notables de cette version :

Meilleure synchronisation avec les sorties de Django

C’est une version plus petite qu’à l’accoutumée (Creme 2.7 est sortie le 2 septembre 2025 et nous sortons une version par an). Cela nous permet de nous caler enfin sur les cycles de sortie de Django (dont les versions LTS—gérée pendant 3 ans—sortent en avril une fois tous les 2 ans) et donc éviter d’avoir des périodes où une version de Crème CRM est encore gérée mais pas la version de Django sous-jacente.

Améliorations des droits

Les utilisateurs peuvent avoir plusieurs rôles. Il arrive que des personnes aient plusieurs casquettes, et finissent par posséder plusieurs utilisateurs, se connectant avec le bon utilisateur en fonction des tâches à effectuer. Mais c’est un peu contraignant de devoir à chaque fois se déconnecter puis se reconnecter (et ça peut aussi être gênant d’avoir plusieurs utilisateurs pour une seule identité). Un utilisateur peut désormais posséder plusieurs rôles, et peut passer de l’un à l’autre sans devoir se déconnecter. Voir ce lien pour plus de détails.

Sélection d’un de ses rôles dans me menu principal

Les rôles peuvent désormais être désactivés. De manière générale, on essaie d’ajouter, au fur et à mesure des versions, la possibilité pour les différents objets que les utilisateurs peuvent supprimer de pouvoir d’abord passer par un état “désactivé”. Cela permet de tester un certain temps si un objet ne manque pas au final ; s’il y a un souci on peut revenir en arrière. C’est donc au tour des rôles d’avoir une telle fonctionnalité.

Les rôles gèrent maintenant les types de fiches qu’on peut lister, et 2 permissions spéciales peuvent être données : administration des utilisateurs & des rôles (il fallait être super-utilisateur pour les administrer dans les versions précédentes).

Épinglage de fiche

Vous pouvez désormais épingler les fiches auxquelles vous accédez souvent, pour aller dans leur vue détaillée.

Bouton d’épinglage dans l’entête d’une fiche

Vous pouvez accéder aux dernières fiches épinglées dans l’entrée de menu « Accès rapide » ; cette entrée remplace l’entrée qui proposait uniquement les fiches visitées récemment, et propose ces dernières ainsi que les fiches épinglées :

Entrée « Accès rapide » dans le menu

Totaux calculés dans les vues en liste

Certaines colonnes de vue en liste affichent désormais des totaux calculés sur toutes les fiches de cette liste :

  • la somme et la moyenne des totaux (avec et sans TVA) des Factures/Devis/Avoirs/Bons de commande.
  • la somme et la moyenne des chiffres d’affaires estimé & final des opportunités d’affaire.

Amélioration des champs personnalisés

Les champs personnalisés (les champs de fiches ajoutés par les utilisateurs) peuvent posséder :

– une description ; celle-ci est utilisée notamment dans les formulaires afin de donner plus de détails aux utilisateurs sur le sens dudit champ.
– une valeur par défaut, utilisée à la création de nouvelles fiches ; voir ce lien pour plus de détails.

Quelques autres améliorations notables

  • L’éditeur de texte HTML (utilisé pour les corps HTML d’e-mail par exemple) a subi une grosse mise-à-jour (l’interface est bien plus légère et moderne maintenant), et est utilisé à plus d’endroits.
  • On peut désormais télécharger plusieurs Documents, Factures ou Devis en une fois sous forme d’archive zip.

Le futur

La prochaine version devrait être la 3.0, et se concentrera sur une grosse revisite de l’interface graphique. À l’année prochaine !

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  • Revue de presse de l’April pour la semaine 17 de l’année 2026
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [JHM] Gull 52, l'association qui veut développer le logiciel libre [clubic.com] Euro-Office vs OnlyOffice: le conflit qui pourrait redéfinir les limites du logiciel libre [ZDNET] «C'est comme donner les plans d'une cham

Revue de presse de l’April pour la semaine 17 de l’année 2026

Par : echarp
27 avril 2026 à 14:48

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[JHM] Gull 52, l'association qui veut développer le logiciel libre

✍ Ervan Couderc, le jeudi 23 avril 2026.

L’association Gull 52 est mobilisée par la Ville de Saint-Dizier à l’occasion de la Semaine du numérique. Ses membres défendent un apprentissage du numérique sans restriction et un nouveau regard sur l’obsolescence du matériel informatique.

Et aussi:

[clubic.com] Euro-Office vs OnlyOffice: le conflit qui pourrait redéfinir les limites du logiciel libre

✍ Naïm Bada, le mercredi 22 avril 2026.

La licence open source la plus utilisée au monde contient une ambiguïté vieille de 18 ans. Il a fallu un fork européen pour la faire exploser.

[ZDNET] «C'est comme donner les plans d'une chambre forte»: pourquoi l'IA a poussé cette entreprise à abandonner l'open source

✍ Steven Vaughan-Nichols, le mardi 21 avril 2026.

Cal fait passer son programme open source phare à un modèle propriétaire, car elle ne peut pas faire face aux risques liés au piratage de son code source par l’IA.

Et aussi:

[cio-online.com] L'Etat sur Linux? La Dinum rejoue le numéro du village gaulois

✍ Reynald Fléchaux, le mardi 21 avril 2026.

Avec Securix et Bureautix, la Direction interministérielle du numérique veut basculer d’ici fin de l’année ses 250 PC sur NixOS. En espérant faire tache d’huile au sein de l’administration d’Etat, au sein de laquelle coexistent d’autres initiatives sur le poste de travail Linux.

Et aussi:

[20 minutes online] Dépendance numérique: la Suisse cherche à s'affranchir de Microsoft

Le dimanche 19 avril 2026.

À peine Microsoft 365 déployé, les autorités fédérales étudient déjà des alternatives, dans un contexte où l’Europe se montre vulnérable face aux décisions de Washington.

[Les Numeriques] Le Fairphone 3 part à la retraite après 7 ans de prise en charge… mais le libre prend la relève

✍ Corentin Bechade, le vendredi 17 avril 2026.

Commercialisé pour la première fois en 2019, le Fairphone 3 va cesser de recevoir des mises à jour logicielles dès le mois de juin prochain. La fin d’une longue carrière. Heureusement, des solutions alternatives existent.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

Podcasts Projets Libres saison 4 épisode 14 : FPOSM, la fédération des professionnels d'OpenStreetMap

Projets Libres x FPOSM : la fédération des professionnels d'OpenStreetMap

Découvrez la fédération des professionels d'OpenStreetMap, le seul regroupement d'entreprises au monde reconnu par la fondation OpenStreetMap.

Avec Marina Petkova et Florian Lainez, nous abordons les sujets suivants :

  • Comment s'est formée la fédération ?
  • Qui la compose, quelles sont ses valeurs et quelle est sa gouvernance ?
  • Quelles sont les coopérations à l'intérieur de la fédération ainsi qu'à l'extérieur ?
  • Quelles sont ses actions ?
  • L'état de l'Opendata en France
  • Sa participation au State of the map 2026
  • bien plus encore

Bonne écoute ou lecture !

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  • Revue de presse de l’April pour la semaine 4 de l’année 2026
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [clubic.com] 'Si nous voulons des logiciels libres, nous devons les payer' - Interview CryptPad [clubic.com] Booster l'open source: Bruxelles reçoit des centaines de réponses pour faire avancer le projet [Le Monde Infor

Revue de presse de l’April pour la semaine 4 de l’année 2026

Par : echarp
26 janvier 2026 à 15:28

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[clubic.com] 'Si nous voulons des logiciels libres, nous devons les payer' - Interview CryptPad

✍ Guillaume Belfiore, le dimanche 25 janvier 2026.

Des suites bureautiques alternatives, il en existe plusieurs. Mais au-delà du modèle open source, la promesse d’un environnement collaboratif entièrement chiffré reste très rare. C’est sur ce point que l’entreprise française CryptPad entend se différencier.

[clubic.com] Booster l'open source: Bruxelles reçoit des centaines de réponses pour faire avancer le projet

✍ Guillaume Belfiore, le lundi 19 janvier 2026.

Lancée début janvier, la consultation publique sur l’open source européen n’est pas passée inaperçue. Celle-ci a collecté déjà près de 600 réponses en seulement quelques jours, émanant d’organisations, de sociétés ou de citoyens.

[Le Monde Informatique] La Dinum davantage impliquée dans les achats IT de l'Etat

✍ Reynald Fléchaux, le lundi 19 janvier 2026.

Une circulaire en préparation doit renforcer le poids de la DSI de l’Etat dans les achats numériques du secteur public. Et les transformer en levier de souveraineté.

[l'Humanité.fr] Comment s'émanciper des GAFAM? (1/2) (€)

✍ Magali Garnero, le mercredi 14 janvier 2026.

Leurs milliards de profits financent un lobbying contre toute réglementation. S’en libérer, c’est reprendre le contrôle sur nos outils et nos données.

Voir aussi:

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  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Revue de presse de l’April pour la semaine 2 de l’année 2026
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Le Monde.fr] «Les Gafam ont colonisé progressivement nos imaginaires» (€) [Le Monde.fr] «La domination de la Chine dans l'IA open source est un défi pour les Etats-Unis» (€) [EurActiv] La Commission européenne veut com

Revue de presse de l’April pour la semaine 2 de l’année 2026

12 janvier 2026 à 14:29

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Le Monde.fr] «Les Gafam ont colonisé progressivement nos imaginaires» (€)

✍ Fabrizio Defilippi, le samedi 10 janvier 2026.

TRIBUNE. L’essor de l’intelligence artificielle, et avec elle d’images produites rapidement, a entraîné un appauvrissement de la créativité en ligne, au point de susciter une vague de nostalgie pour le Web tel qu’il existait auparavant, souligne Fabrizio Defilippi, spécialiste des cultures numériques, dans une tribune au «Monde».

[Le Monde.fr] «La domination de la Chine dans l'IA open source est un défi pour les Etats-Unis» (€)

✍ Alexandre Piquard, le jeudi 8 janvier 2026.

CHRONIQUE. La concurrence entre modèles propriétaires et modèles ouverts et gratuits d’intelligence artificielle est au cœur de l’affrontement économique et idéologique entre l’Amérique de Trump et la Chine de Xi Jinping, explique Alexandre Piquard dans sa chronique.

Et aussi:

[EurActiv] La Commission européenne veut commercialiser l'open source pour en faire un levier de souveraineté numérique FR

✍ Maximilian Henning, le mercredi 7 janvier 2026.

La Commission européenne entend renforcer la souveraineté numérique de l’UE en favorisant la commercialisation des logiciels open source développés en Europe, selon une consultation publiée mardi 6 janvier.

[ZDNET] Linux sera invincible en 2026

✍ Steven Vaughan-Nichols, le lundi 5 janvier 2026.

Linux et l’open source s’apprêtent à connaître une année faste, avec la croissance de PDM sur les ordinateurs de bureau, la montée en puissance de Rust et toujours plus de sécurité.

[France Info] Arrêter la dépendance à Google: Côte-d'Or Street, première numérisation des routes proposée par un département, 'un véritable enjeu de souveraineté'

✍ Auberi Verne, le mercredi 31 décembre 2025.

Le Département de Côte-d’Or a lancé, fin décembre, son propre service de navigation virtuelle sur le réseau routier. Une façon d’assurer son indépendance face à l’hégémonie du géant Google Street View.

Et aussi:

[ZDNET] Libre et open source express (1/2): dons aux assos, exclusion numérique, Acteurs du Libre, Science ouverte, collectivités

✍ Thierry Noisette, le mardi 30 décembre 2025.

En bref. Et vous, qui soutenez-vous? Ce que peuvent faire les entreprises contre l’exclusion numérique, par Emmaüs Connect. Lyon, Grenoble et d’autres villes, retours d’expérience sur l’adoption de solutions libres

Et aussi:

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  • Statistiques 2025 du site LinuxFr.org
    2025 est amené son lot de changements : un trafic en hausse principalement en raison des moteurs de recherche et d’IA et du spam, plus de contenus publiés mais moins de commentaires. Que cela ne nous empêche pas de revenir sur l’année passée, l’activité du site LinuxFr.org, les détails des changements en termes de trafic Web, de contenus créés, de commentaires déposés, de navigateurs utilisés, d’utilisation des fonctionnalités du site, de contribution au code, etc. Bref, quelles sont les tendanc

Statistiques 2025 du site LinuxFr.org

2025 est amené son lot de changements : un trafic en hausse principalement en raison des moteurs de recherche et d’IA et du spam, plus de contenus publiés mais moins de commentaires. Que cela ne nous empêche pas de revenir sur l’année passée, l’activité du site LinuxFr.org, les détails des changements en termes de trafic Web, de contenus créés, de commentaires déposés, de navigateurs utilisés, d’utilisation des fonctionnalités du site, de contribution au code, etc. Bref, quelles sont les tendances ?

Le site rend accessible un grand nombre de statistiques (faites‑vous plaisir si vous souhaitez vous plonger dedans, c’est fait pour) ; cette dépêche résume les variations constatées en 2025.

Nb: le podcast Projets Libres fournit aussi des statistiques publiques.

Sommaire

Statistiques Web

La comparaison des statistiques annuelles (voir 2024 et 2025, les deux comportant des effets de bots bourrins visiblement) montre un quasi doublement des visites, hausse des consultations (pages, fichiers) et des hits (notamment l’effet des bots pour l’intelligence artificielle), avec un passage à ~996 000 hits par jour et ~149 800 visites par jour, le tout pour ~1,77 Tio par mois.

Statistiques Web 2025

Le nombre de contenus publiés en un an augmente de 10 %. Le nombre de commentaires publiés en un an diminue cette année de 3%.

Trafic de LinuxFr.org normalisé, entre 2002 et 2025

Contenus

Au 31 décembre 2025, le site comportait environ 123 820 contenus publiés répartis ainsi :

  • 28 185 dépêches :
    • 386 dépêches publiées en 2025 (➡️, 383 en 2024),
    • la taille moyenne (en code Markdown, hors images donc) des dépêches a encore très nettement augmenté, battant le précédent record de 2019 ;
  • 40 701 journaux (↗️, 409 en 2024 et 460 en 2025),
  • 41 047 entrées de forums (↘️, 458 en 2024 et 406 en 2025),
  • 11 140 liens (↗️,2050 en hausse par rapport aux 1714 en 2024),
  • 475 sondages (10 en 2024 et 7 en 2025),
  • 159 pages de wiki (5 en 2024 et 2 en 2025).

Pour la première année, le pic de publication des contenus se confirme le mercredi. Ce qui continue à différer désormais du pic de modération, voir la partie Modération plus bas).

Un jour de semaine compte 64 % de publications en plus qu’un jour de week-end.

La publication sous licence Creative Commons By-SA se fait par défaut depuis les dix ans de CC, fin 2012 pour les dépêches (permet explicitement une rédaction collaborative ou un renvoi en re‐rédaction) et les journaux (qui peuvent être convertis en dépêches) : tout naturellement, on retrouve 97 % de dépêches et 99 % des journaux sous cette licence au final (les autres étant notamment sous licence Art Libre ou autre, au choix de l’auteur).

Les dépêches collaboratives (et pas uniquement celles réattribuées à l’utilisateur Collectif) sur de multiples sujets sont toujours à compter parmi les vraies réussites du site ; nous sommes cependant toujours à la recherche de volontaires pour couvrir les nombreux sujets qui n’ont pu être abordés. Une liste des thèmes récurrents sur LinuxFr.org peut donner des idées de participation : si une dépêche n’a pas été créée dans les temps, tout inscrit peut la démarrer dans l’espace de rédaction.

Concernant la visibilité par contenu (analyse sur décembre 2023) : les journaux ont jusqu’à deux fois moins de visibilité que les dépêches (faites des dépêches…) et les liens ont beaucoup moins de visibilité que les journaux et les dépêches (préférez donc faire des dépêches ou des journaux, pour la visibilité).

Modération

Le temps moyen passé entre la création d’une dépêche (en rédaction ou directement envoyée en modération) et sa modération et publication est de 600 (!) heures (contre 309 h en 2023 et 337 h en 2024) ; la mesure du temps passé uniquement en modération n’est pas actuellement disponible (et la modération retient volontairement des dépêches non urgentes pour réguler la publication) ; le temps médian est descendu à 22 heures. Il y a des demandes de statistiques dans le suivi, envoyez les demandes d’intégration Git (pull‐requests). ;-)

Le jour préféré de modération a priori des contenus est toujours le mardi pour les dépêches et le lundi pour les sondages.

Commentaires

Au 31 décembre 2025, le site comporte 1,97 million de commentaires. Le nombre de commentaires publiés en un an baisse cette année de 3 % pour arriver à 31 011.

Il y a désormais, en moyenne, 24 commentaires par journal (29 en 2023 et 29 en 2024), 9 par dépêches (9 en 2023 et 9 en 2024), 47 par sondage (54 précédemment, mais très dépendant des sondages considérés), 9 par entrée de forum (7 en 2023 et 8 en 2024), 2 par entrée de suivi, 6 par lien (contre 7 en 2023 et 7 en 2024) et une poignée par page wiki.

Le jour préféré pour commenter reste le mercredi, et un jour de semaine compte deux fois plus de commentaires qu’un jour de week-end.

Notes

Il n’y a (toujours) pas de statistiques disponibles concernant les notes. Les entrées de suivi sur les statistiques n’ont pas avancé.

Néanmoins diverses statistiques concernant la notation sur les contenus et les commentaires ont été données en juin 2021, avec des graphes.

Étiquettes (tags)

Au 31 décembre 2025, le site comporte :

  • 16 502 étiquettes, dont 13 594 étiquettes publiques (contre 12 867 fin 2024) ;
  • 195 491 saisies d’étiquettes (étiquetées en moyenne treize fois pour les étiquettes publiques et cinq fois pour les étiquettes privées) ;
  • les étiquettes sont réparties ainsi par contenu :
    • 68 367 pour les dépêches,
    • 54 720 pour les journaux,
    • 31 732 pour les forums,
    • 38 903 pour les liens,
    • 835 pour les pages wiki,
    • 397 pour les sondages,
    • 537 pour le système de suivi des défauts et évolutions.

Plus de détails dans la dépêche de février 2022 À propos des étiquettes sur le site LinuxFr.org.

Depuis le début du site, on constate en moyenne 5 étiquettes par page wiki, 3,5 par lien, 2,4 par dépêche, 1,3 par journal, 0,8 par sondage, 0,8 par entrée de forum et 0,3 par entrée du suivi.

Le jour préféré pour apposer des étiquettes est le lundi (biais de la création initiale des étiquettes), suivi du samedi.

Il y a plusieurs biais concernant les étiquettes :

  • beaucoup ont été et sont ajoutées automatiquement ;
  • le thème mobile par défaut ne montre pas les étiquettes (sauf à basculer son Firefox en « Version ordinateur » ou équivalent sur un autre navigateur).

Équipe de bénévoles

Il y a actuellement 4 personnes pour l’administration du site, 11 pour la modération, 6 pour l’animation de l’espace de rédaction et 2 pour la maintenance qui font tourner ce site. Pour mémoire, il s’agit de bénévoles plus ou moins disponibles et donc absolument pas de 23 équivalents temps plein pour jargonner comme une entreprise. Merci pour le travail accompli.

Code et développement

Au 31 décembre 2025, le système de suivi de défauts et de demandes d’évolutions contient 285 entrées ouvertes (contre 269 en 2024). On voit assez rapidement un manque de développeurs apparaître. En 2025, il y a eu 34 entrées ouvertes (contre 54 en 2024) : 20 entrées encore ouvertes venant s’ajouter à celles datant d’avant, 12 corrigées et 2 déclarées invalides. On peut noter que ceux qui ouvrent le plus d’entrées sont des membres actuels ou anciens de l’équipe du site.

C’est Bruno qui garde le record de correction d’entrées. Merci aussi à Adrien Dorsaz. Le temps moyen de résolution est de 164 jours (contre 166 précédemment). La moitié des entrées fermées ont été traitées en moins de sept jours. On ressent donc toujours un besoin de nouveaux contributeurs côté code.

La charge moyenne sur le serveur est de 1,4 sur la machine actuelle (baptisée oups). La charge minimale a été de 0,8 et la maximale de 3,6.

La consommation mémoire est restée stable (en dépit de la perte d’une barrette de mémoire). Le trafic réseau sur la partie Web uniquement est en croissance à 9,1 Mbit/s sortants.

Comptes utilisateur

Au 31 décembre 2025, sur les 53 375 comptes utilisateur valides existants, 2 215 ont été utilisés au cours des trois derniers mois, dont 31 % (-2) ont déjà rédigé des dépêches, 41 % (-4) des journaux, 42 % (-3) des entrées de forums, 10 % (-1) des entrées dans le système de suivi, 17 % des liens (=) et 2 % une page de wiki ; 80 % (-7) ont écrit des commentaires et 48 % (-4) étiqueté des contenus ; 32 % (-1) ont contribué sur au moins une dépêche ; 24 % (-3) des comptes actifs ont indiqué un site personnel, 8 % (=) un identifiant XMPP, 6 % (+1) une adresse Mastodon, 28 % (-1) un avatar et 6 % (=) une signature.

Côté utilisation des fonctionnalités, 14 % (=) ont demandé à ne pas afficher les contenus avec une note négative, 8 % (-1) ont demandé le tri chronologique en page d’accueil, 5 % (-1) à ne pas voir les avatars, 4 % (-1) à afficher la tribune dans une boîte latérale et 3 % (=) à ne pas voir les signatures, et à peine quelques pourcents ont changé les contenus par défaut en page d’accueil (souvent pour retirer les sondages et ajouter les journaux). Peu de feuilles de style CSS du site sont utilisées : quatre visiteurs sur cinq utilisent celle par défaut ; il est facile d’en changer avec le lien Changer de style. En janvier 2024, il n’y avait pas de rupture générationnelle marquée entre les comptes 1999 et 2024 en termes d’utilisations des fonctionnalités.

Seuls huit comptes ont un karma négatif et zéro ont un karma nul, soit 0 % des visiteurs actifs ; 18 % des comptes actifs durant les trois derniers mois ont été créés en 2025 (+8 points, avec probablement un biais dû aux spammeurs).

32 % (+2) des visiteurs actifs ont une adresse de courriel GMail, 11 % (-1) chez Free, 3 % (-1) chez LaPoste, 3 % (=) chez Yahoo, 3 % (=) chez Hotmail ou Outlook et 2 % (=) chez Orange ou Wanadoo.

Les visiteurs actifs ont des adresses XMPP chez jabber.fr, gmail.com, im.apinc.org, jabber.org, movim.eu et chapril.org notamment. Et des adresses Mastodon chez mastodon.social, piaille.fr, mamot.fr, framapiaf.org, pouet.chapril.org et mastodon.tetaneutral.net notamment.

2025 correspond aussi au second anniversaire de la mise à place des nouvelles règles de pérennité des comptes LinuxFr.org et données à caractère personnel.

Soucis divers

Le compteur d’années sans mises en demeure reçues passe à quatre (après deux mises en demeure en 2019 et une en 2020, voir la dépêche sur la no 3 en attendant la publication d’informations sur les no 4 et 5). Mais un courriel d’avocat est néanmoins arrivé dans l’année 2025.

/ Only five formal notices in the default \
\   install, in a heck of a long time!    /
 -----------------------------------------
   \
    \
        .--.            / Ouep...  \
       |o_o |           \ Euh coin /
       |:_/ |            ----------
      //   \ \              \ 
     (|     | )               \
    /'\_   _/`\                \ >()_
    \___)=(___/                   (__)__ _

Depuis la création du site, statistiques liées au légal (dans les sens liés à la force publique ou à du juridique) :

  • cinq mises en demeure reçues (pour zéro assignation) ;
  • une réquisition judiciaire reçue (qui au final ne nous concernait pas, mais a donné l’occasion de discuter avec la police nationale) ;
  • un cas d’usurpation d’identité et de harcèlement type « revenge porn » (discussion avec la gendarmerie nationale).

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  • Lancement de la Journée d'Indépendance Numérique (DI-DAY) suite au 39c3
    Beaucoup de nos services numériques du quotidien sont propulsés en partie voire entièrement par les GAFAM. Les risques de cette dépendance s'illustrent de plus en plus fréquemment dans l'actualité : représailles envers l'ex-Commissaire européen Thierry Breton et des ONG luttant contre la désinformation en ligne, clôture de la boite de courriel du procureur de la Cour Pénale Internationale, … Ces vulnérabilités mettent en danger le fonctionnement des démocraties européennes. On peut être tenté

Lancement de la Journée d'Indépendance Numérique (DI-DAY) suite au 39c3

Beaucoup de nos services numériques du quotidien sont propulsés en partie voire entièrement par les GAFAM. Les risques de cette dépendance s'illustrent de plus en plus fréquemment dans l'actualité : représailles envers l'ex-Commissaire européen Thierry Breton et des ONG luttant contre la désinformation en ligne, clôture de la boite de courriel du procureur de la Cour Pénale Internationale, …

Ces vulnérabilités mettent en danger le fonctionnement des démocraties européennes.

On peut être tenté d'attendre une nouvelle législation européenne, cependant le carburant de ces plateformes est en premier lieu nos données personnelles : quitter ces plateformes réduit à la fois notre exposition personnelle et notre contribution collective à ce système néfaste.

C'est le sens de l'appel lancé à Hambourg lors du 39ème CCC : le 4 janvier (puis chaque 1er dimanche du mois), faites migrer vos connaissances d'une des plateformes et faites le savoir en utilisant les mots clés #DiDay ou #iDidIt sur le Fediverse.

Cet appel est soutenu notamment par Wikimedia, Nextcloud et Mastodon, et l'information a été relayée par la 1ère chaîne de TV allemande. Espérons que des acteurs de l'espace francophone s'y joignent rapidement !

Linux est bien sûr une des alternatives, dont la progression est en bonne voie « grâce » à Microsoft (mouvement qui s'inscrit parfaitement dans les initiatives existantes Adieu Windows ou End Of 10). Mais l'initiative concernent tous les services dépendants de ces plateformes toxiques : messageries instantanées, stockage en ligne, librairies en lignes, … dont la gratuité ou les prix au rabais reposent sur l'exploitation de nos données personnelles.

Le succès dépend donc de vous qui lisez cet article, et des relais « physiques » qui pourront accompagner ces migrations : cafés réparation, GULLs, librairies physiques, bibliothèques, … mois après mois !

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  • SHM : des métriques d’usage pour applications self-hosted… sans espionner les utilisateurs
    Quand on développe et distribue des applications open-source auto-hébergées, il y a une question très simple à laquelle il est presque impossible de répondre : Combien d’instances actives de mon application sont réellement utilisées ? C’est exactement le problème que j’ai rencontré avec Ackify, une application open-source de preuve de lecture de documents (politiques internes, procédures, formations, etc.), déployée en self-hosted par ses utilisateurs - sans que j'ai le moindre contrôle de

SHM : des métriques d’usage pour applications self-hosted… sans espionner les utilisateurs

Quand on développe et distribue des applications open-source auto-hébergées, il y a une question très simple à laquelle il est presque impossible de répondre :

Combien d’instances actives de mon application sont réellement utilisées ?

SHM

C’est exactement le problème que j’ai rencontré avec Ackify, une application open-source de preuve de lecture de documents (politiques internes, procédures, formations, etc.), déployée en self-hosted par ses utilisateurs - sans que j'ai le moindre contrôle dessus.

Pas de SaaS, pas de compte centralisé, pas de tracking utilisateur.
Résultat : zéro visibilité.

👉 Combien d’instances Ackify tournent vraiment ?
👉 Quelles versions sont encore actives ?
👉 Quelles fonctionnalités sont utilisées (ou pas) ?

C’est pour répondre à ce besoin très concret que j’ai créé SHM – Self-Hosted Metrics.

SHM, c’est quoi ?

SHM est un serveur de télémétrie privacy-first, conçu spécifiquement pour les applications self-hosted open-source.

L’idée est simple :

  • chaque instance auto-hébergée envoie périodiquement un snapshot de métriques agrégées
  • aucune donnée utilisateur
  • aucun événement individuel
  • aucun tracking comportemental

Juste ce qu’il faut pour comprendre l’usage réel d’un logiciel déployé “dans la nature”.


Un point important : SHM est agnostique

Contrairement à beaucoup d’outils existants, SHM n’impose aucun schéma.

Tu envoies :

{
  "documents_created": 123,
  "active_users": 42,
  "webhooks_sent": 9
}

➡️ le dashboard s’adapte automatiquement :

  • nouvelles cartes KPI
  • nouvelles colonnes
  • graphiques générés dynamiquement

Aucun frontend à recompiler, aucune migration à écrire.

Dashboard Graph
Dashboard Détail


Un petit mot sur Ackify

Ackify est l’application qui a déclenché tout ça :

  • open-source
  • self-hosted
  • preuve de lecture avec signature cryptographique
  • alternative légère à DocuSign pour des usages internes

SHM est désormais utilisé pour répondre à des questions très simples :

  • combien d’instances actives ?
  • combien de documents créés ?
  • combien de signatures générées ?

Projet open-source

Le projet est encore très jeune (MVP), mais fonctionnel et déjà utilisé en conditions réelles.

Les retours, critiques et idées sont évidemment bienvenus 🙂


Stack technique (sobre et assumée)

  • Backend : Go (binaire unique, léger)
  • Stockage : PostgreSQL (JSONB)
  • Déploiement : Docker
  • Licence : AGPLv3 (SDK en MIT)
  • Auth des instances : Ed25519 (clé générée localement, signature des snapshots)

Chaque instance :

  • génère une identité cryptographique locale
  • s’enregistre une seule fois
  • signe chaque envoi de métriques ➡️ impossible de spoof une instance existante.

Et côté vie privée ?

C’était non négociable.

SHM :

  • ne collecte aucune donnée personnelle
  • ne collecte pas les IP (hors reverse-proxy)
  • ne collecte ni hostname, ni username
  • fonctionne sur des compteurs agrégés uniquement

C’est au mainteneur du logiciel de décider quelles métriques exposer, et à l’utilisateur final de pouvoir désactiver la télémétrie.

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  • Podcast Projets Libres : centraliser les données de transport et décarboner les déplacements
    Afin d'accélérer la décarbonation de nos déplacements et faciliter le report modal, l'État français dispose d'un point d'accès national (le PAN) qui centralise toutes les données de transport et les mets à disposition d'un écosystème riche et diversifié de réutilisateurs, dont les grands calculateurs d’itinéraires. Découvrez avec Maxime Siret, son responsable : l'histoire et le fonctionnement du PAN ce que sont les startups d'état incubées à la Direction interministérielle du numérique (DINU

Podcast Projets Libres : centraliser les données de transport et décarboner les déplacements

Afin d'accélérer la décarbonation de nos déplacements et faciliter le report modal, l'État français dispose d'un point d'accès national (le PAN) qui centralise toutes les données de transport et les mets à disposition d'un écosystème riche et diversifié de réutilisateurs, dont les grands calculateurs d’itinéraires.

Découvrez avec Maxime Siret, son responsable :

  • l'histoire et le fonctionnement du PAN
  • ce que sont les startups d'état incubées à la Direction interministérielle du numérique (DINUM) et leurs fonctionnements
  • l'environnement dans lequel le PAN évolue
  • qui sont les producteurs et réutilisateurs des données
  • comment le PAN facilite le dialogue entre les acteurs
  • la mesure de l'impact du PAN
  • les défis à venir

Bonne écoute.
Une transcription est aussi disponible.

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  • Sortie du jeu Bim! en version 12
    Bim! est un jeu libre (code AGPL3 et assets CC-by-sa 4.0) multijoueur de type dernier survivant, et qui se joue uniquement en ligne. Il n’est disponible que pour les systèmes Android. Le jeu est développé depuis plus de deux ans. Jusque-là restreint à quelques pays sur le PlayStore, la sortie de la version 12 marque la mise à disposition de l’app à tous les pays en mode tests ouverts ; c’est-à-dire que vous pouvez installer l’app et même laisser des commentaires mais ceux-ci ne seront pas visib

Sortie du jeu Bim! en version 12

Bim! est un jeu libre (code AGPL3 et assets CC-by-sa 4.0) multijoueur de type dernier survivant, et qui se joue uniquement en ligne. Il n’est disponible que pour les systèmes Android.

Le jeu est développé depuis plus de deux ans. Jusque-là restreint à quelques pays sur le PlayStore, la sortie de la version 12 marque la mise à disposition de l’app à tous les pays en mode tests ouverts ; c’est-à-dire que vous pouvez installer l’app et même laisser des commentaires mais ceux-ci ne seront pas visibles dans le PlayStore.

En plus du PlayStore, le jeu est disponible sur GitHub, F-Droid, et d’autres magasins alternatifs.

La suite de la dépêche présente les nouveautés des versions publiées depuis la dernière communication en ces pages, soit les versions 11 et 12.

Bim est multijoueur pour jouer avec ses amis

Sommaire

Bim! est un jeu « à la bomberman ». Deux à quatre joueurs sont dans une arène, le dernier survivant a gagné. Pour combattre, les joueurs posent des bombes dont ils peuvent augmenter la puissance en trouvant les améliorations disséminées dans l’arène. De plus, d’autres bonus peuvent être découverts pour faire varier l’expérience de jeu.

Un pilier dans la création de ce jeu est de proposer aux joueurs de partager un bon moment d’amusement avec d’autres personnes. C’est pourquoi il ne propose aucun mode hors-ligne ni de bots en guise d’adversaires.

Le jeu est disponible en allemand, anglais, brésilien, breton, français, portugais, et turc.

Historique du développement

Le développement du jeu a été régulièrement conté dans des journaux sur LinuxFr.org, au rythme d’un journal toutes les deux versions. J’en profite pour remercier profondément tous ceux qui ont testé ou commenté jusqu’ici :)

Le premier journal, dix mois après la création du dépôt, intitulé Bim! On parle de dev de jeu mobile, de gestion de projet, de dépendances, etc., présente le début du projet, les choix de technos, la mise en place d’outils de dev, et le chemin pour arriver à une première application et un environnement de dev robuste. Au final on obtient une application humble sur laquelle on va pouvoir construire, et bien qu’elle soit en mode texte le mode de jeu en réseau est déjà fonctionnel.

Première version avec gameplay, dans un terminal Première version de l’app graphique
Première version avec gameplay, dans un terminal Première version de l’app graphique

Dans le deuxième journal, Dev update du jeu Bim!, on présente les résultats d’une première version graphique, et des problèmes liés à la gestion de sticks logiciels. Des assets temporaires sont utilisés en attendant de valider le fonctionnel.

Capture de la version de Bim! lors du second journal

Le troisième journal, Bim! Ça joue là, marque la mise à disposition du premier APK. Les joueurs peu regardants sur l’esthétique du jeu peuvent faire des matchs.

Capture de la version de Bim! lors du troisième journal
Clique sur l’image pour voir une vidéo du jeu.

Le quatrième journal, Version 2 de Bim!, avec des menus, présente l’interface des premiers menus. L’interface du jeu lui-même est toujours à base de placeholders mais les menus s’approchent d’une esthétique convenable. On y parle aussi de réglages liés au jeu en réseau.

Capture de la version de Bim! lors du quatrième journal

Dans le cinquième journal, Sortie de Bim! en version 3 pour les fêtes, on parle de l’arrivée de l’écran de paramétrage, ainsi que de réglages graphiques suite à des sessions de tests avec joueurs. C’est aussi dans cette version qu’est introduite l’enregistrement des parties sur le serveur afin d’aider à déboguer a posteriori.

Écran des paramètres Interface de visualisation des parties enregistrées
Écran des paramètres Interface de visualisation des parties enregistrées

Le sixième journal, De beaux graphismes dans la version 4 de Bim!, marque un tournant avec le remplacement des assets du jeu par des graphismes convenables. Ça change tout. L’avatar du joueur, la bombe, les flammes, et les caisses sont le résultat d’une commande à Aryeom. Pour le reste c’est de mon fait, parfois avec des ressources libres trouvées sur le web. On y parle aussi de conso mémoire, d’équité dans la répartition des bonus, et de recherche graphique.

Capture d’une partie Recherche d’adversaire
Capture d’une partie Recherche d’adversaire

La version présentée dans le septième journal, Sortie de Bim! en version 6, est la première à ne plus utiliser d’éléments graphiques provisoires. C’est aussi celle qui introduit le mode de jeu avec brouillard de guerre.

Capture de la version du septième journal
Clique sur l’image pour voir une vidéo du jeu.

Dans la version du huitième journal, Ça bouge dans Bim! en version 8, les joueurs sont enfin animés. C’est aussi une version qui contient des contributions externes, notamment le bonus d’invisibilité. Enfin, les joueurs gagnent maintenant des pièces en jouant, leur permettant d’acheter les modes de jeu supplémentaires.

Animations du personnage Vidéo du bonus d’invisibilité
Animations du personnage Vidéo du bonus d’invisibilité

Enfin, le neuvième et dernier journal en date, Sortie de Bim! en version 10, avec un bouclier et des stats, marque l’arrivée du bonus « bouclier » ainsi que d’une refonte graphique des bonus. Cette version est aussi la première à proposer une boutique ainsi qu’à présenter les stats de jeu au joueur. Enfin, grâce à Weblate des contributeurs à travers le monde ont pu proposer de nouvelles traductions.

Boutique Statistiques Bonus
Boutique Statistiques Bonus

Nouveautés des versions 11 et 12

Il n’y a qu’une nouveauté de gameplay dans ces versions, il s’agit d’une modification du comportement des flammes pour qu’elles puissent se croiser. Auparavant une flamme qui en rencontrait une autre était bloquée, ce qui réduisait de fait son pouvoir de destruction. Dorénavant elles s’étendront jusqu’au prochain obstacle solide. Cela rend les fins de parties et les mêlées vachement plus fun.

Capture avec intersection des flammes

Du côté des outils j’ai intégré l’instrumentalisation avec Tracy, et j’ai commencé à faire quelques mesures de perf, pour voir où le jeu se situe. Très sympa comme outil, ça me permet de prendre des mesures par frame et de regarder comment l’application se comporte. Il y a aussi la possibilité de tracer des données personnalisées, ce dont je me sers pour suivre le trafic réseau.

Utilisation de Tracy

Sur cette frame on a une petite pile d’appels (c’est moi qui indique manuellement quelles fonctions doivent être mesurées) qui correspond à l’update du jeu. En rouge on a l’étape de synchronisation avec le serveur, où on joue ce qu’il nous a envoyé pour ensuite simuler les itérations locales. En bleu on a la préparation de l’affichage. Tout cela est inclus dans la section « update », qui contient d’autres trucs non tracés et prend donc une milliseconde sur mon Pixel 3a. Sur la droite il y a une section « draw » qui n’a pas de pile d’appels. Il s’agit de l’affichage proprement dit, géré par Axmol. Ça prend donc 14 ms, ce qui est un peu trop à mon goût. Il faudra que je creuse.

Nouveautés sur le serveur

Le serveur de jeu maintient maintenant des statistiques d’activité sur une fenêtre glissante, à savoir le nombre de parties jouées et le nombre de joueurs connectés. Ces deux métriques sont disponibles en instantané, sur la dernière heure, les 24 dernières heures, et les 30 derniers jours. Ces statistiques sont disponibles dans les logs du serveur mais aussi à la demande des clients.

Ce travail est basé sur une contribution de HanevyN. Dans le cadre de l’utilisation de Bim! comme outil d’apprentissage du C++ présenté dans le journal sur la version 8, cette personne avait choisi la tâche d’intégrer des statistiques au serveur. Le problème à résoudre était mal spécifié, mais nous avons trouvé une reformulation plus réaliste qui a ensuite bien occupé ce contributeur. Lorsqu’il n’a plus pu se charger de ce développement j’ai pris la suite pour le finaliser et l’intégrer au dépôt.

Nouveautés sur le client.

Les transitions entre les écrans sont maintenant animées ! C’est vachement plus agréable. Avec l’arrivée d’animations dans les menus j’ai dû remettre le framerate à 60 dans ces derniers parce que sinon c’était trop saccadé.

Affichage de statistiques du serveur

Autre nouveauté sur le client, il affiche maintenant une statistique du serveur. À l’origine de cette fonctionnalité il y a une demande d’un utilisateur reçue par courriel :

Bim is such a great game, but sometimes I join for a casual match, and there is no one playing. Sometimes I sit in the lobby for 2 minutes to check if someone else's game ends and join them, but it would be even greater to have a games in progress count in the lobby.

Le problème de cette personne est qu’elle lance une recherche d’adversaire et la laisse tourner sans jamais voir de joueur la rejoindre. C’est très frustrant en effet. Cette personne propose d’avoir une indication sur l’écran principal de l’application du nombre de parties en cours.

C’est quelque chose que j’avais auparavant refusé de faire, car la plupart du temps cela affichera zéro, et si c’est zéro sans doute que les joueurs qui ouvrent l’app ne vont pas tenter de lancer un match, ce qui ne va pas aider à faire monter le compteur.

Cependant, suite à ce message, j’ai réfléchi à la possibilité de suggérer l’activité sur le serveur mais de manière toujours positive. L’idée est d’indiquer le nombre de parties en cours mais de se rabattre sur une indication du nombre de joueurs connectés s’il n’y a pas assez de matchs en cours. Et s’il n’y a pas trop de joueurs, alors on se rabat sur des mesures agrégées sur la dernière heure, puis les 24 dernières heures, puis les 30 derniers jours. Ça tombe bien, j’avais toutes ces mesures sur le serveur !

Ça me semble être un bon compromis. On ne voit pas qu’il n’y a personne, mais on voit que le jeu n’est pas à l’abandon.

Boutons pour la boutique et les stats sur le lobby.

J’ai fait pas mal d’UI dans ces versions à commencer par ajouter un bouton permettant d’accéder à la boutique et un autre pour afficher les statistiques du joueur. Auparavant on accédait à la première en cliquant sur le solde de pièces et les secondes étaient affichées directement sur l’écran principal.

Le plus simple pour moi, quand je dois faire ce genre de bouton, est de commencer par des croquis pour dégrossir les idées.

Des croquis

En haut à gauche on voit la base du bouton. L’icône est trop petite, et le libellé trop rigide ; je l’ai donc incliné (c’est une des lignes directrices que j’applique pour l’interface, d’avoir des inclinaisons, pour donner un sentiment de dynamisme). Pour l’icône je me suis posé plein de questions sur la taille du store, la forme de la porte, les proportions… D’où le lot de croquis.

Pour l’icône des statistiques c’était plus simple, il y avait moins de questions. Enfin, il y a surtout eu des questions de couleurs mais ça je ne le travaille pas sur le carnet.

Au final ça donne ça. J’ai peut-être fait un peu de zèle pour l’icône de la boutique, sans doute que je voulais impressionner mon enfant qui me regardait dessiner dans GIMP (ça a marché :)).

Icône de la boutique

Intégration d’un outil d’analytics

L’application Android intègre maintenant une remontée de statistiques anonymes sur son utilisation. L’outil que j’ai choisi est PostHog, qui a le bon goût d’être libre, auto-hébergeable, de proposer le stockage des données en Europe, d’avoir une offre gratuite, et de permettre une remontée des statistiques sans identification de l’utilisateur.

Grâce à cet outil j’ai maintenant une idée de ce qu’il se passe sur le client ; notamment le nombre d’utilisateurs par jour, ou encore la proportion de joueurs qui cherchent et trouvent un adversaire.

Écran de sélection des fonctionnalités de jeu.

Le déblocage et la sélection des fonctionnalités de jeu se faisaient auparavant sur l’écran de recherche d’adversaire. Les joueurs pouvaient activer la chute de blocs, les boucliers, le brouillard, ou encore l’invisibilité depuis cet endroit. Dans la nouvelle version cette sélection se fait maintenant sur un écran dédié, accessible depuis le lobby. De plus, seules deux options peuvent être activées par joueur. Cela permettra d’avoir un peu plus de variété et de surprise dans les matchs en combinant les fonctionnalités activées par les uns et les autres.

Cet écran a été un très gros chantier, avec pas mal de code qui n’était pas prêt mais que je ne le savais pas et que donc j’ai dû m’interrompre plein de fois pour préparer ce code que j’aurais dû écrire en amont. Galère.

Déjà sur les croquis ont voit que ça n’allait pas être simple.

Encore des croquis

J’avais envisagé une vue grille (en haut à gauche) pour ensuite m’orienter sur une liste de fiches présentant chaque fonctionnalité (milieu gauche). J’avais besoin d’emplacements où poser les éléments sélectionnés par le joueur, que je mettais en haut sur les croquis, sans trop savoir s’ils allaient être en ligne ou en pyramide, inclinés ou horizontaux.

Étonnamment dès lors que j’ai ouvert GIMP pour faire une maquette j’ai abandonné l’idée des fiches en faveur de la grille. La longue liste de fiches m’a semblé soudain peu attrayante par rapport à une grande grille qui montrerait au premier coup d’œil la variété de l’offre.

J’ai ajouté une zone de présentation de chaque fonctionnalité ainsi qu’une petite notice explicative, et j’ai fait beaucoup d’essais pour déterminer la couleur des contours des boutons.

Essais

Et au final, quand j’ai mis ça dans l’application, eh bien j’ai jeté la petite explication pour la fusionner dans la nouvelle boîte de présentation des fonctionnalités ! On avance clairement à tâtons sur cet écran.

Personnalisation des parties

Il faut savoir qu’il y a aussi beaucoup d’animations liées aux interactions sur cet écran, mais évidemment ça ne se voit pas sur les images :)

Quelques statistiques

À chaque communication je présente quelques statistiques du jeu. Comme d’habitude je vais sortir des graphiques à partir des logs du serveur, mais cette fois j’ai aussi des mesures intégrées au client grâce à PostHog ; je vais donc pouvoir sortir quelques graphes supplémentaires. Commençons par le nombre de joueurs par jour :

Nombre de joueurs par jour

On y voit clairement le déploiement des deux mises à jour. Dès lors que ça arrive sur F-Droid il y a plein de joueurs qui débarquent. Ensuite voici le nombre de parties par jour (logs serveur) :

Nombre de parties par jour

Une chouette info que me donnent les mesures sur le client est la proportion de joueurs qui lancent une recherche d’adversaire et trouve effectivement quelqu’un :

Proportion de joueurs qui lancent une recherche d’adversaire et trouve effectivement quelqu’un

Sur un autre graphe que je n’affiche pas ici, j’apprends que les joueurs restent en moyenne 17 secondes sur la recherche d’adversaire avant de laisser tomber.

En termes de répartition du nombre de joueurs par partie, cela donne :

Nombre de joueurs Nombre de parties
2 708
3 182
4 42

Et enfin, pour la répartition des joueurs par pays, on a :

Répartition des joueurs par pays

Ce sera tout pour cette fois. On se retrouve en match :)

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  • Revue de presse de l’April pour la semaine 43 de l’année 2025
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Le Monde.fr] David Monniaux, directeur de recherche au CNRS: «Que se passerait-il si Trump ordonnait aux Gafam de cesser leurs services cloud à l'égard de nos gouvernements?» (€) [Next] Municipales: une dizaine d'assoc

Revue de presse de l’April pour la semaine 43 de l’année 2025

Par : echarp
29 octobre 2025 à 08:55

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Le Monde.fr] David Monniaux, directeur de recherche au CNRS: «Que se passerait-il si Trump ordonnait aux Gafam de cesser leurs services cloud à l'égard de nos gouvernements?» (€)

✍ David Monniaux, le dimanche 26 octobre 2025.

TRIBUNE. Dans une tribune au «Monde», le chercheur souligne les dangers de la dépendance numérique européenne à l’égard des géants du Web, soumis à la législation américaine.

L’auteur de l’article a publié le texte de sa tribune avec des notes de bas de page donnant plus de contexte https://filesender.renater.fr/?s=download&token=4e04dc3a-d695-40ec-9515-762694126479

[Next] Municipales: une dizaine d'associations proposent 10 mesures de «désescalade numérique»

✍ Mathilde Saliou, le jeudi 23 octobre 2025.

Aux côtés de l’ingénieur Philippe Bihouix, de la journaliste Célia Izoard ou du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, des associations, des coopératives et divers spécialistes des enjeux de sobriété numérique appellent les candidats aux municipales 2026 à se positionner en faveur d’une «désescalade numérique».

[clubic.com] La France, premier pays à investir dans Matrix, le protocole libre sur lequel repose sa messagerie sécurisée

✍ Alexandre Boero, le mardi 21 octobre 2025.

La Direction interministérielle du numérique annonce mardi devenir le premier État partenaire de la Fondation Matrix, qui est derrière le protocole open source qui fait fonctionner Tchap, la messagerie instantanée sécurisée des agents publics.

[Les Echos] Le cloud et l'open source au secours de la conception des puces électroniques

✍ Frank Niedercorn, le mardi 21 octobre 2025.

Kepler une jeune entreprise francilienne développe une nouvelle approche pour concevoir les circuits intégrés sur un marché aujourd’hui contrôlé par trois mastodontes du logiciel.

[01net.] Fin de Windows 10: les naufragés de Windows 11 migrent vers Linux

✍ Geoffroy Ondet, le lundi 20 octobre 2025.

La fin officielle du support de Windows 10 a poussé les naufragés dont le PC est incompatible avec Windows 11 à se tourner vers Linux. Et certaines distributions rencontrent un succès inespéré.

Et aussi:

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  • CryptPad et Decidim présentés au prochain webinaire de la série "Open Source by OW2"
    Dans le cadre de sa série de webinaires "Open Source by OW2", la parole sera donnée aux projets CryptPad et Decidim, le jeudi 6 novembre à 16h00. Cette série de webinaires « Open Source by OW2 » est dédiée aux innovations open source, aux projets et à la communauté OW2, ainsi qu’aux opportunités de financement open source dont le programme européen NGI. Découvrez de nouveaux projets, des technologies, de l’innovation, des modèles ouverts au sens large (science/données/matériel/éducation/norme

CryptPad et Decidim présentés au prochain webinaire de la série "Open Source by OW2"

23 octobre 2025 à 09:34

Dans le cadre de sa série de webinaires "Open Source by OW2", la parole sera donnée aux projets CryptPad et Decidim, le jeudi 6 novembre à 16h00.

Webinar 6

Cette série de webinaires « Open Source by OW2 » est dédiée aux innovations open source, aux projets et à la communauté OW2, ainsi qu’aux opportunités de financement open source dont le programme européen NGI. Découvrez de nouveaux projets, des technologies, de l’innovation, des modèles ouverts au sens large (science/données/matériel/éducation/normes/protocoles/etc.), mais aussi des biens communs numériques, des financements, des modèles économiques, de la coopération et de l’impact social. Chaque webinaire mettra en avant un projet OW2 et un projet financé par NGI.

Agenda :

  • 16h00 : Introduction par Catherine Nuel, Chargée de communication OW2
  • 16h05 : CryptPad, la suite bureautique entièrement open source et chiffrée de bout en bout, présentée par David Benqué, XWiki.
  • 16h25 : Decidim, la plateforme de démocratie participative open source, soutenue par NGI-Zero Commons, présentée par Bertille Mazari, Open Source Politics.
  • 16h40 : Conclusion

L’inscription est gratuite mais obligatoire. Les présentations ont lieu en anglais. N’hésitez pas à diffuser l’invitation pour la session du 6 novembre.

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  • Interminable liste de terminaux
    Ah, la ligne de pêche Maginot commande ! Que ce soit pour gérer ses fichiers, récupérer des commits, lancer une compilation, se connecter à un serveur, redémarrer un service, consulter les logs, voire contrôler la musique, afficher des images, cette interface reste en 2025 exceptionnellement boomer rapide et même parfois confortable. Sans compter que le terminal est l'endroit où lancer des applications dédiées, pour lire ses mails ou un million d'autres choses. Bref rappel avant se lancer dans

Interminable liste de terminaux

Ah, la ligne de pêche Maginot commande ! Que ce soit pour gérer ses fichiers, récupérer des commits, lancer une compilation, se connecter à un serveur, redémarrer un service, consulter les logs, voire contrôler la musique, afficher des images, cette interface reste en 2025 exceptionnellement boomer rapide et même parfois confortable.

Sans compter que le terminal est l'endroit où lancer des applications dédiées, pour lire ses mails ou un million d'autres choses.

Bref rappel avant se lancer dans de longues comparaisons

  • TTY vient de teletypewriter. Si vous tapez (Xorg comme Wayland) Control + Alt + F3 par exemple, vous vous retrouverez devant une invite de commande.
  • pts/pty : quand vous ouvrez un terminal

L'invite de commande pourra bénéficier d'un shell personnalisé. Le bureau permettra l'usage d'un terminal.

    Sommaire

    Le jeu de les shells

    Le shell est un interpréteur de commande. On peut simplement lancer une commande pour consulter l'état du système (top, ps), déplacer un fichier (mv), … Ou combiner des commandes, écrire des scripts basés sur des conditions et des variables, … Donc comme l'explicite le manuel GNU, un shell unix est la fois un interpréteur de commande et un langage de programmation.

    La plupart des distributions utilisent par défaut "Bash", mais il est possible de changer de shell, par exemple interactivement en utilisant la commande chsh ("change shell"), ou en modifiant les paramètres d'un terminal en particulier, ou d'un multiplexeur, ou encore plus globalement en modifiant le shell par défaut d'un user (faites un peu attention dans ce cas — les shells ne sont pas tous compatibles, ne tombez pas !).

    Les shells tombent

    Les scripts précisent aussi quel shell invoquer… Si je prends un tuto sur un shell au hasard, voici ce que je vais trouver

    #!/bin/bash
    # This script will take an animated GIF and delete every other frame
    # Accepts two parameters: input file and output file
    # Usage: ./<scriptfilename> input.gif output.gif

    Attention : ce script référence explicitement /bin . Pas 100% sûr que bash y soit installé. Une solution peut être d'utiliser env.

    #!/usr/bin/env bash

    Hormis interpréter les commandes tapées, le shell affiche également un prompt invitant à taper une commande. Quelque chose comme cela :

    [goat@arch:~]$ 
    

    Pour la partie prompt, certains shells vont autoriser un peu de paramétrage, ou l'on peut même installer des plugins pour enrichir les possibilités, comme avec powerline ou même le liquid prompt présenté ici même par son auteur Dolmden.

    On peut aussi trouver un prompt comme starship qui est utilisable avec les différents shells.

    De la préhistoire au Bash

    Pour l'histoire, le premier shell Unix date de 1971, puis le Bourne Shell (sh), du nom de son auteur, apparait en 1977. Beaucoup de fonctionnalités sont déjà présentes : il est scriptable (on peut définir un script avec des conditions dont la si laide esac, définir des boucles, …), les processus peuvent être contrôlés, il est possible de définir des alias, …

    Bourne Shell implémente la norme POSIX que d'autres shells respectent. La licence du Bourne Shell est débatue (avec une certaine vigueur sur Wikipédia!) , en tout cas son code est ici.

    KORN shell n'était, au départ, pas open source - le code n'est libéré que dans les années 2000. Korn Shell implémente les fonctionnalités du Bourne Shell mais ajoutera d'autres éléments, comme des raccourcis vi/emacs, ou comme les tableaux

    $ typeset -A age
    $ age[bob]=42
    $ age[alice]=31
    $ print ${age[bob]}
    42
    

    GNU BASH : /bin/bash

    GNU Bash

    B.A.S.H. = Bourne Again Shell (superbe jeu de mots avec Born Again Shell). Bash implémente la norme POSIX… et un peu plus.

    GNU bash connait une première release en 1989. Il reprendra à son compte des fonctionnalités trouvées jusqu'ici dans de précédents shells, y compris Korn Shell. Bash reste le shell interactif par défaut sur de nombreuses distributions. Il fut le shell sous MacOS.

    Anecdote - quel est le plus gros programme bash que vous connaissiez ? nb, qui propose de gérer vos notes en mode texte (org, markdown, etc), est principalement composé d'un script .sh de … 26736 lignes. Je vous laisse partager vos trouvailles en commentaire !

    DASH : le Debian Almquist shell est renommé ainsi en 1997. Debian l'adopte par défaut pour les scripts, tandis que le shell interactif des utilisateurs reste bash. Ubuntu y passe par défaut sur la 6.10. Dash est léger et performant. Moins de dépendances égal plus de sécurité.

    ZSH

    ZSH ZSH sort en 1990. Toujours compatible avec la norme POSIX, Zsh va améliorer de bien pratiques fonctionnalités d'auto-complétion : appuyez sur <TAB> et Zsh complète pour vous.

    Mais bien plus largement, Zsh va atteindre le paroxysme en terme de fonctionnalités. Tout existe dans Zsh.

    Zsh est connu pour proposer de très nombreuses possibilités de configuration. Ses plugins se comptent par centaine — y compris plusieurs gestionnaires de plugins… Mais un outil très utilisé pour le configurer sort du lot : Oh my zsh, qui permet de gérer plus de 300 plugins ainsi que de nombreux thèmes.

    FISH

    Fish

    Fish pour "Friendly Interactive Shell", date de 2005. C'est un shell non POSIX - certaines fonctionnalités ne seront pas compatibles. Un script bash ne marchera pas forcément.

    Ce shell se veut demander peu de configuration - il est prêt à l'emploi. Choix appréciable quand on peut déjà passer tant de temps à configurer d'autres choses (distro, bureaux, nano, terminaux..)  !

    Il suffit de l'installer pour avoir

    • une coloration syntaxique indiquant quelle commande est valide
    • suggestions : en tapant, on obtient des candidats que l'on peut auto-compléter

    Fish est également scriptable et se veut proposer un syntaxe plus saine. À vous de tester (mais vous ne codez qu'en Rust, n'est-ce pas ?)

    Le gros point de Fish à mon sens, c'est de proposer une configuration par défaut déjà utilisable, comme le fait de se baser sur les pages man ainsi que sur l'historique pour proposer l'auto-complétion. Oubliez les heures passées à configurer - je ne sais pas si Fish a le plus de chevaux dans le moteur, mais avec lui vous êtes déjà prêts à partir.

    Petite fonctionnalité sympa, taper fish_config ouvre une page ouaibe. On peut alors prévisualiser les thèmes, personnaliser le prompt, visualiser les fonctions et variables, consulter l'historique et les raccourcis claviers. Fish a un mode vi.

    Fish a été réécrit en Rust entre 2022 et 2024.

    Ravissant multiplex, 200 mètres carrés

    Gnu Screen

    Ok donc nous avons un shell à choisir, y compris le prompt et il faudra le lancer dans un terminal, mais avant ça, si on avait un gestionnaire de fenêtre dans le gestionnaire de fenêtre ? C'est bien comme cela qu'est présenté GNU Screen, qui gère des fenêtres, typiquement de terminaux. C'est un multiplexeur, en français : la possibilité d'ouvrir plusieurs terminaux dans un seul terminal. GNU Screen sait lister les terminaux ouverts, passer de l'un à l'autre, en tuer… Comme souvent, le wiki arch détaille bien notre affaire concernant screen. Mais GNU Screen est un vieux de la vieille, qui date de 1987.

    Tmux

    Plus souvent cité de nos jours, Tmux (2007) propose des raccourcis à la Emacs ou à la Vim, un menu graphique, des splits verticaux ou horizontaux.

    Zellij

    Il existe d'autres multiplexeurs. On peut citer par ex. Zellij, orienté développeurs, qui affiche une barre de statut, peut afficher les raccourcis claviers…

    Envolez-vous vers un nouveau terminal

    Le choix d'un terminal pourra définir l'apparence de votre interface, comment vous gérez le multi-fenêtre et/ou multi-onglet, la capacité à rechercher, copier-coller, les raccourcis clavier, peut être même comment accéder aux emplacements, vous connecter en ssh.

    Certains terminaux proposent un mode inspiré de Guake (première release 2007), lui même inspiré du terminal dans Quake : le terminal est toujours ouvert et dispo, mais caché et l'appui d'un raccourci clavier le fera apparaître. Le temps de taper trois commandes et le même raccourci le fera disparaître. À voir ce qui se fait encore sous Wayland, je vois par ex. qu'il y a encore une extension GNOME.

    La console sur le bureau

    Première piste : tout simplement utiliser la terminal qui vient avec son bureau, si l'on en utilise un. Évidemment le premier avantage sera une bonne intégration, mais en pratique ?

    Nous verrons aussi plus bas certains terminaux qui sont le terminal par défaut de gestionnaires de fenêtre, mais il s'agit simplement d'un choix par défaut et pas d'une affiliation ni d'une intégration particulière, donc pas de raison de les mentionner ici.

    Console (GNOME)

    Le terminal par défaut a changé sous GNOME 42 (euh bah oui c'était y'a un moment), pour devenir GNOME Console (anciennement Kings Cross Station d'où kgx — j'ai cherché l’exécutable un moment…). Assez peu de fonctions particulières mais : devient rouge lorsqu'on est connecté en root ou violet en ssh, envoie une notif quand une longue commande se termine, sympa. Un bouton de recherche un peu étonnant peut s'avérer pratique. Clairement la logique est d'afficher peu de boutons, peu de choix, et d'investir sur des options par défaut qui fonctionnent. Je ne vais pas retenir Console pour mon usage mais je trouve qu'effectivement c'est un terminal élégant.

    Pour changer le shell de Console, il faudra passer par l'éditeur dconf et modifier l'option org.gnome.Console.shell.

    Certaines distributions ont préféré maintenir gnome-terminal, plus complet, mais gnome-terminal est resté Gtk3 (alors que kgx est bien Gtk4).

    Petite note sur kgx et gnome-terminal : ces terminaux sont basés sur la libvte dont dépendent d'autres terminaux GTK. Voici quelques exemple cités par une page du wiki gnome :

    On pourrait y ajouter Lxterminal (merci à Impromptux).

    Konsole

    Konsole

    Le choix logique pour le bureau KDE. En termes de fonctionnalités, c'est l'artillerie lourde. Multi-profils, signets, multiplexeur, prévisualisation d'images. Konsole est intégrée dans plusieurs applications KDE.

    Pour changer le shell de Konsole, vous pouvez passer par le menu Settings > Configure Konsole > Profiles .

    C'est le moment de mentionner Qtermwidget : ce widget fut originellement basé sur Konsole et servit à développer Qterminal.

    xfce-terminal

    Terminal par défaut du bureau Xfce. Il dépend et hérite de libvte. Il est en Gtk3.

    • Permet plusieurs onglets
    • Intégration avec un gestionnaire de fichiers (ouverture dans le répertoire courant du terminal)
    • Prévention de collage dangereux : quand ça contient un retour chariot, ouvre une popup qui permet d’inspecter et modifier le contenu dangereux.
    • Permet d’envoyer un signal au processus en cours
    • Permet d’avoir une console rapide à la Guake
    • Permet de colorer les onglets manuellement.

    Il est possible de changer le shell dans les préférences.

    Terminology

    Terminology

    Ce terminal sort en 2013, il fait partie du bureau Enlightenment Je pense que c'est le premier terminal à pouvoir afficher des images. Il est possible d'avoir des informations en survolant une URL. Une barre de progression s'affiche durant l’exécution de commandes. Les performances sont au rendez-vous. (Subjectif - serait-ce tout simplement la meilleure appli e17?)

    Emacs et (Neo)Vim

    Mais plutôt que d'utiliser le terminal intégré à son environnement de bureau, pourquoi ne pas utiliser directement celui intégré à son éditeur de texte? Un bon éditeur de texte en effet a forcément son bon terminal. Même Vim? Et oui. C'est donc une solution de lancer le terminal depuis l'éditeur de texte, par exemple pour reproduire les fonctionnalité d'une IME vivre sa vie entière en mode texte.

    Emacs

    Démarrons tout de même par Emacs, où la prise en charge du terminal est plus ancienne.

    Emacs a… 4 terminaux, pourquoi faire simple. 4 terminaux ? Non pas vraiment : 2 shell et 2 terminaux. Il peut y en avoir plus.
    En fait, puisqu'on peut, malgré la rumeur, bel et bien éditer du texte dans emacs, pourquoi ne pas gérer ses commandes au même endroit ? On peut même s'amuser à gérer ses fichiers dans dired, ses processus, finalement un peu tout l'aspect système.

    Mastering Emacs le développe mieux que moi mais vous aurez donc plusieurs possibilités sous Emacs :

    2 SHELLS

    • eshell, le plus emacsien des 2 : un shell 100% implémenté en elisp (!!!). On peut faire beaucoup de emacs dedans , mais tout ne fonctionnera pas. Ne lancez pas journalctl dedans ^^
    • shell. Même chose, ne lancez pas journalctl…

    2 TERMINAUX

    • term / ansi-term. Cette fois c'est vraiment un terminal, mais… lent.
    • vterm. Ok cette fois c'est vraiment un terminal, et ça utilise une bibliothèque en C derrière, donc ouf un vrai terminal Emacs existe bel et bien. Attention vterm a besoin d'une bibliothèque.

    Oui je pense qu'il y a vraiment des utilisateurs du terminal sous Emacs. Et il est possible de trouver de petits benchmarks sur les réseaux comme par exemple reddit.

    Vim

    Qui a dit que vim n'était pas bloated et ne pouvait pas gérer cela? (À sa défense vim ne gère pas encore l'email.. ) Vim prend en charge le terminal depuis la version 8.1. Pour changer le shell dans vim, ajouter cette commande dans le fichier de config

    :set shell=/usr/bin/zsh
    

    Les indies

    Pourquoi utiliser le terminal de son bureau, ou de son éditeur de texte, alors que l'on peut utiliser un million d'autres ? Bienvenue dans la jungle. Ne m'en voulez pas si votre petit favori n'est pas listé ici, mais rajoutez sa description en commentaire - il a existé de bien trop nombreux concurrents, et même en se limitant aux projets actifs la liste est bien trop longue. La liste ici pourrait compléter cette dépêche.

    Je rappelle que sont listés ici les terminaux qui sont proposés par défaut sous certains gestionnaires de fenêtre, le parti pris étant que dans ce cas il n'y ait pas d'intégration particulière, contrairement par exemple au terminal KDE.

    Enfin la liste se veut à moitié lister les terminaux populaires actuels, à moitié lister quelques terminaux plus pour un intérêt historique, mais cette dépêche n'étant pas une thèse cette volonté sera assez peu rigoureuse.

    Blackbox

    Blackbox terminal n'est pas affilié à GNOME ni un terminal officiel mais est développé avec cet environnement en tête. Il utilise Gtk4.

    Ptyxis

    Là c'est un cas à part : pour reprendre sans recul le readme.md :

    A modern terminal emulator built for the container era.
    Seamlessly navigate between your host system and local containers like Podman,
    Toolbox, and Distrobox with intelligent detection and a beautiful, responsive
    GNOME interface.

    L'intérêt est donc d'intégrer les conteneurs de toutes sortes pour y accéder rapidement (et les définir rapidement).

    Ptyxis

    Il semblerait qu'il puisse devenir le terminal par défaut sous Ubuntu (25.10?).

    St

    La philosophie de st, dont la première release, 0.1, est de 2017, c'est de rester simple et léger - le point que son site discute, c'est le nombre de lignes de codes limité que devrait avoir un terminal. Son auteur serait fainéant ? Ce terminal sous licence MIT/X Consortium s'apparente à mon sens à un reliquat du passé : il tourne sur X et uniquement sur X (oui, oui je sais pour Xwayland). Néanmoins il m'a paru logique de le citer ici.

    Kitty

    Kitty a une place importante car il a légué quelque chose aux successeurs… Il implémente en effet des extensions venant étendre le protocole historique.

    Ce terminal tourne sous Python et requiert OpenGL. Malgré son âge (première release 2017), c'est le choix par défaut pour Hyprland.

    Kitty offre une tonne de raccourcis claviers, gère les onglets/fenêtres, peut afficher des images, sait afficher des notifications et bien d'autres choses. En terme de philosophie, il se veut orienté power-user.

    Alacritty

    Alacritty se veut un terminal simple et est écrit en Rust. Il est sortit en 2017. Alacritty respecte XDG en cherchant en priorité un fichier de config $XDG_CONFIG_HOME/alacritty/alacritty.toml.

    C'est le terminal par défaut pour au moins deux gestionnaires de fenêtre Wayland très différents l'un de l'autre : Wayfire et Niri.

    • vi mode : appuyez sur control + shift + space et vous passez dans le mode "normal" de vi (par opposition au mode insertion). Les touches au lieu de permettre de taper du texte, permettront alors de se déplacer, sélectionner du texte, le copier…
    • ctrl shift o pour afficher des "hint" sur les URL, ce qui permet de les activer en 1 touche
    • recherche normal (ctrl shift f ) , recherche vi
    • multi fenêtre (spawn new instance)
    • theme https://github.com/alacritty/alacritty-theme

    Pas d'onglet, pas de split — utiliser un multiplexeur au besoin.

    Foot

    Ce serait un peu le successeur de St, au sens où il est codé en C et les premières fonctionnalités mises en avant sont la légèreté et la performance, mais en natif Wayland. Pour autant Foot n'est pas avare sur certaines fonctionnalité. Sa première release est de 2019. C'est le terminal par défaut pour Sway, Dwl.

    Il faudra le configurer à l'aide d'un fichier texte, et foot respectant XDG, ce sera ici $XDG_CONFIG_HOME/foot/foot.ini. Foot propose pas mal de raccourcis claviers, dont le même Hint mode que Alacritty : taper Ctrl Shift O .

    Au cas où il ne serait pas assez léger, Foot propose un mode serveur.

    Wezterm

    De nouveau un terminal en Rust. Wezterm se veut complet, et cross-platform. Il affiche des images, gère les hyperliens, la connexion en SSH avec un client intégré, fait office de multiplexeur.

    Il se configure en Lua.

    Ghostty

    Ghostty

    Ghostty est sous licence MIT. LWN l'a présenté. Il s'agit d'une application récente, début en 2022, v1.0 fin 2024.

    Une barre gtk4 permet d'afficher les onglets, d'en créer un nouveau. Sympatique fonction, ghostty +list-keybinds --default montre toutes les options (et un raccourci permet d'éditer le fichier de config). On peut aussi lister les thèmes avec ghostty +list-themes.

    Peut afficher des gifs, comme Kitty.

    Ghostty se veut un compromis entre la vitesse, les fonctionnalités, l'interface, et cross-platform. Il se veut agréable sans avoir besoin de modifier le paramétrage par défaut. Et il est petit, le paquet Debian par exemple fait 113 Ko.

    Vous pouvez changer le shell sous Ghostty :

    ~/.config/ghostty/config:
    command = /usr/local/bin/fish --login --interactive
    
    

    De plus Ghostty intègre des fonctionnalités "Shell-integration".

    Rio

    (2022)
    https://github.com/raphamorim/rio
    vi mode, hyperlinks, images,

    Le shell peut être modifié dans la config, plusieurs exemples sont fournis

    [shell]
    program = "pwsh"
    args = ["-l"]

    Warp

    Alors là on bascule du côté obscur de l'IA !… et du proprio. Warp est d'abord une entreprise, qui a souhaité réimaginer un outil des développeurs - le terminal. Ce terminal, écrit en Rust, ne sera pas open source : https://github.com/warpdotdev/Warp/discussions/400

    À la première ouverture, Warp suggère d'ouvrir un compte « pour bénéficier de toutes les fonctionnalités ». Ensuite, on ne se trouve pas directement dans une console mais Warp propose plutôt d'ouvrir / cloner un projet. Un raccourci permet cependant de lancer une session normale…
    … Si ce n'est qu'outre des commandes, on peut taper des phrases ! En passant par Claude pour les interpréter… L'IA peut également suggérer des commandes en se basant sur votre historique. Tout ceci peut être désactivé dans les paramètres. Les fonctionnalités IA requièrent une connexion Internet.

    J'ai par exemple testé "Install Wave term from the internet". Warp a commencé par vérifier s'il y avait une commande de disponible "yay", mais cette commande n'était pas dispo sur mon système. Il a alors intelligemment testé d'autres gestionnaires de AUR et a trouvé que paru était installé. De là, il a découvert waveterm dans les dépôts AUR et m'a suggéré d'utiliser paru -S waveterm-bin (control+entrée pour valider, et gogogo). Une fois ces folies passées, on revient à une expérience normale où la commande se déroule (pensez à lire les AUR avant d'installer aveuglément !)

    Quand vous parcourez un projet, Warp peut indexer ces projets pour améliorer les suggestions.

    Au lieu d'utiliser votre clavier pour taper, Warp peut reconnaître votre voix. Outre des commandes ou des phrases, il est possible de commencer par un "/" pour taper une "slash command".

    Il y a également des fonctionnalités d'équipe, notamment une fonctionnalité de collaboration en temps réel. Certaines fonctionnalités sont payantes.

    Warp propose un certain nombre de fonctionnalités classiques : personnalisation du prompt, apparence, raccourcis claviers, …

    L'entreprise fournit un benchmark où Warp s'en sortirait aussi bien que Kitty ou Alacritty sur vtebench

    WaveTerm

    Waveterm est un peu la réponse open source à Warp (Apache 2.0).

    Quand on l'ouvre la première fois, c'est la foire ! à gauche, le panneau invite de commande qui occupe un tiers de l'écran.
    Tiers du milieu : en haut la consommation du CPU (hein?). Au milieu, un bout de page internet (hein?). En bas, un explorateur de projet. Tiers à droite : en haut, des raccourcis clavier qui s'affichent. Au milieu, un bout de doc sur Wave. En bas, une invite pour Wave IA. Bien sûr il s'agit d'une démo et il sera possible de personnaliser ce qui est visible au démarrage. Il est également possible lorsqu'on utilise un des "blocs" de le passer en mode "pleine fenêtre" puis le réduire par la suite.

    Bon, testons l'invite IA en demandant d'installer… Warp! Il commence par m'expliquer les différentes méthodes d'install en fonction de l'OS (ah ! il n'a pas détecté…). J'explique que j'utilise Arch et il me dit d'utiliser un AUR helper ou de cloner le dépôt du AUR. Mais il ne détecte pas si j'ai paru ou yay ou autre.

    On peut utiliser d'autres modules IA. Wave inclut également un explorateur de fichiers.
    Les paramètres se gèrent bloc par bloc - on paramètre d'un côté les blocs que l'on souhaite au démarrage, de l'autre pour un bloc donnée, par exemple les préférences.

    3. Liens

    Norme POSIX sur le shell

    https://linuxfr.org/news/gameshell-apprendre-les-rudiments-du-shell-en-s-amusant

    Bref cours sur le shell

    Cours plus complet sur le Bourne Shell

    Revue de fish :

    Autre revue de Fish

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    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Sortie de Crème CRM en version 2.7
      Le 2 septembre 2025 est sortie la version 2.7 du logiciel de gestion de la relation client Crème CRM (sous licence AGPL-3.0), un peu plus d’un an après Creme 2.6 (5 août 2024). Au programme notamment, le passage à Django 5.2, les types de fiches personnalisés et un système de processus automatisés. Les nouveautés sont détaillées dans la suite de la dépêche. lien nᵒ 1 : Site officiellien nᵒ 2 : Démo en lignelien nᵒ 3 : Le dépôt de sourcelien nᵒ 4 : Images Docker de démoSommaire Description du

    Sortie de Crème CRM en version 2.7

    Le 2 septembre 2025 est sortie la version 2.7 du logiciel de gestion de la relation client Crème CRM (sous licence AGPL-3.0), un peu plus d’un an après Creme 2.6 (5 août 2024).

    Icone de Crème CRM

    Au programme notamment, le passage à Django 5.2, les types de fiches personnalisés et un système de processus automatisés. Les nouveautés sont détaillées dans la suite de la dépêche.

    Sommaire

    Description du logiciel

    Crème CRM est un logiciel de gestion de la relation client, généralement appelé CRM (pour Customer Relationship Management). Il dispose évidemment des fonctionnalités basiques d’un tel logiciel :

    • un annuaire, dans lequel on enregistre contacts et sociétés : il peut s’agir de clients, bien sûr, mais aussi de partenaires, prospects, fournisseurs, adhérents, etc. ;
    • un calendrier pour gérer ses rendez‐vous, appels téléphoniques, conférences, etc. ; chaque utilisateur peut avoir plusieurs calendriers, publics ou privés ;
    • les opportunités d’affaires, gérant tout l’historique des ventes ;
    • les actions commerciales, avec leurs objectifs à remplir ;
    • les documents (fichiers) et les classeurs.

    Crème CRM dispose en outre de nombreux modules optionnels le rendant très polyvalent :

    • campagnes de courriels ;
    • devis, bons de commande, factures et avoirs ;
    • tickets, génération des rapports et graphiques…

    L’objectif de Crème CRM est de fournir un logiciel libre de gestion de la relation client pouvant convenir à la plupart des besoins, simples ou complexes. À cet effet, il propose quelques concepts puissants qui se combinent entre eux (entités, relations, filtres, vues, propriétés, blocs), et il est très configurable (bien des problèmes pouvant se résoudre par l’interface de configuration) ; la contrepartie est qu’il faudra sûrement passer quelques minutes dans l’interface de configuration graphique pour avoir quelque chose qui vous convienne vraiment (la configuration par défaut ne pouvant être optimale pour tout le monde). De plus, afin de satisfaire les besoins les plus particuliers, son code est conçu pour être facilement étendu, tel un cadriciel (framework).

    Du côté de la technique, Crème CRM est codé notamment avec Python/Django et fonctionne avec les bases de données MySQL, SQLite et PostgreSQL.

    Principales nouveautés de la version 2.7

    Voici les changements les plus notables de cette version :

    Le passage à Django 5.2

    La nouvelle version LTS (Long Time Support, car maintenue pendant 3 ans) du cadriciel Web est sortie en avril 2025.

    Pour les personnes qui déploient Creme, cela implique de nouvelles versions minimales :

    • La version minimale de Python est maintenant la 3.10
    • Pour les systèmes de gestion de base de données (SGBD) les versions minimales sont SQLite 3.31, MySQL 8.0.11, PostgreSQL 14 & MariaDB 10.5.

    Python 3.13 est désormais géré officiellement.

    Les types de fiches personnalisés

    Il a bien sûr toujours été possible de créer ses propres types de fiches (entités) via du code (c’est même plutôt simple, notamment grâce aux outils que fournis Django).
    Mais ici il s’agit de créer des types de manière visuelle, via l’interface de configuration. Pour créer un nouveau type il suffit de lui donner un nom (genre “Boutique”), ainsi que son nom au pluriel (donc “Boutiques” dans notre exemple). Ensuite des champs personnalisés peuvent être ajoutés, comme pour n’importe quel type de fiche. Et évidemment vous pouvez utiliser derrière tous les outils de configuration classiques pour construire l’interface qui vous convient (blocs, boutons, formulaires, menu…).

    Techniquement, les tables correspondant aux types sont en fait toutes créés dès l’installation (mais seuls les types activés sont visibles) ce qui permet de fonctionner sereinement même sur les SGBD ne gérant pas les transactions de schéma. C’est pourquoi le nombre de types personnalisés est limité (à 20 en l’occurrence, cela devrait être largement suffisant en pratique).

    Ce nouveau système était attendu depuis longtemps, et devrait encore un peu abaisser la barrière d’entrée en permettant d’éviter d’écrire du code dans pas mal de cas.

    Création d’un nouveau type de fiche

    Les processus automatisés

    Ce nouveau système permet de programmer des actions qui seront effectuées de manière automatique lorsque certains évènements se produisent. Pour mieux comprendre les possibilités offertes, voici un processus créé lors de l’installation de Creme 2.7 : lorsqu’une fiche Opportunité d’affaire est modifiée et que son nouveau statut est un statut considéré comme gagné, alors la société cible de l’Opportunité devient cliente (si elle ne l’était pas déjà évidemment).

    Dans cette première version, les évènements qui peuvent déclencher un processus sont :

    • une fiche est créée
    • une fiche est modifiée
    • une propriété (il s’agit d’une sorte de tag) est ajoutée à une fiche
    • une relation est ajoutée entre 2 fiches

    Les actions actuellement disponibles sont :

    • ajouter une propriété
    • ajouter une relation
    • envoyer un courriel

    Cette version initiale nous a demandé pas mal de travail afin de trouver une conception satisfaisante, mais de nombreuses améliorations sont d’ores et déjà prévues (notamment les évènements temporels & une action qui peut modifier une fiche).

    Les processus automatisés étaient, à l’instar des types personnalisés, très attendus ; et combiner ces 2 nouveaux systèmes ouvre pas mal de perspectives.

    Un processus automatisé créé par un utilisateur pour les Activités

    La version plus détaillée est ici

    Quelques autres améliorations notables

    • La génération des numéros des Factures/Devis/Bons de commande a été entièrement revue. Elle se configure maintenant depuis l’interface (là où avant on pouvait juste rentrer des préfixes dans le fichier de configuration) et offre de nombreuses options.
    • La configuration des boutons peut désormais se faire par rôle (comme c’était déjà le cas avec les blocs, formulaires, etc.).
    • Les vues de liste & les filtres peuvent être clonés (afin de gagner du temps, plutôt que de partir de zéro).
    • Le calendrier a été mis-à-jour (version 6.1.18 de la bibliothèque JavaScript FullCalendar), et un nouveau bloc permet d’afficher son calendrier sur la page d’accueil.
    • Pas mal de code de suppression a été amélioré, que ça soit pour empêcher plus souvent la suppression à cause de dépendances (plutôt que supprimer des choses en cascade), ou pour mieux afficher lesdites dépendances bloquantes.

    Le futur

    La prochaine version devrait être plus courte que la 2.7 (qui a été un peu plus grosse que prévu à la base), afin de mieux coller aux sorties de Django. À l’année prochaine !

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    • Revue de presse de l’April pour la semaine 37 de l’année 2025
      Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Le Monde.fr] Le Conseil constitutionnel valide la taxe GAFA (€) [cio-online.com] L'Open Source pour rééquilibrer les relations transatlantiques dans le numérique? [Le Temps] D'Apertus à Llama 3, les modèles de langage

    Revue de presse de l’April pour la semaine 37 de l’année 2025

    Par : echarp
    16 septembre 2025 à 08:00

    [Le Monde.fr] Le Conseil constitutionnel valide la taxe GAFA (€)

    ✍ Denis Cosnard, Alexandre Piquard, le vendredi 12 septembre 2025.

    Dans une décision rendue vendredi 12 septembre à la demande du groupe de médias allemand Axel Springer, l’institution confirme la constitutionnalité de la taxe sur les services numériques instaurée en 2019.

    [cio-online.com] L'Open Source pour rééquilibrer les relations transatlantiques dans le numérique?

    ✍ Reynald Fléchaux, le jeudi 11 septembre 2025.

    La Linux Foundation Europe souligne les atouts de l’Open Source pour un continent cherchant à gagner en indépendance par rapport à la technologie américaine. A condition toutefois d’investir pour ne plus seulement être des consommateurs passifs de logiciels libres.

    [Le Temps] D'Apertus à Llama 3, les modèles de langage open source ont un degré d'ouverture très variable (€)

    ✍ Grégoire Barbey, le mercredi 10 septembre 2025.

    L’événement LibreABC à Genève, consacré aux logiciels libres, s’est penché sur la question de l’intelligence artificielle ouverte. Actuellement, la plupart des modèles qui se disent open source ne le sont que très partiellement

    [Journal du Net] Quand un modèle vertueux dérape: la guerre économique autour de l'open source

    ✍ Benjamin Tierny, le mercredi 10 septembre 2025.

    L’histoire récente montre que l’open source est devenu un champ de bataille économique où se jouent des rapports de force brutaux.

    [cio-online.com] Jean-Marie Séguret, DSI de Lyon: «se soustraire de Microsoft impose un travail de fond»

    ✍ Reynald Fléchaux, le lundi 8 septembre 2025.

    La DSI de la ville de Lyon déploie une stratégie visant à renforcer son indépendance. Avec un projet phare: remplacer MS Office sur 80% des postes.

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    • Incident du 26 août 2025 ayant touché les serveurs de production et de développement
      Il y a exactement deux mois, un incident était survenu suite à un redémarrage brutal du serveur hébergeant les conteneurs de production et de développement ayant entraîné une attribution inattendue d’adresses IP. Et des réponses techniques 502 Bad Gateway pour notre lectorat. Ce 26 août, vers 15:22, un message peu engageant est arrivé par pneumatique sur nos téléscripteurs (via Signal pour être précis) : « Tiens c’est bizarre j’ai perdu accès au site. Et au serveur oups. » L’après-midi et la so

    Incident du 26 août 2025 ayant touché les serveurs de production et de développement

    Il y a exactement deux mois, un incident était survenu suite à un redémarrage brutal du serveur hébergeant les conteneurs de production et de développement ayant entraîné une attribution inattendue d’adresses IP. Et des réponses techniques 502 Bad Gateway pour notre lectorat.

    Ce 26 août, vers 15:22, un message peu engageant est arrivé par pneumatique sur nos téléscripteurs (via Signal pour être précis) : « Tiens c’est bizarre j’ai perdu accès au site. Et au serveur oups. » L’après-midi et la soirée furent longues.

    Sommaire

    Premier diagnostic

    Le serveur répond au ping et permet les connexions TCP port 22, mais pas le SSH. Et les services web ne répondent plus. Souci matériel ? Noyau en vrac ? Attaque en cours ? Les spéculations vont bon train.

    La connexion au serveur revient par intermittence, permettant à un moment d’exécuter quelques commandes, à d’autres d’attendre longuement pour l’affichage d’un caractère ou l’exécution de la commande tapée.

    Le premier contact réétabli avec le serveur est assez clair (une forte charge) :

    $ uptime
    15:06:59 up 2 days,  2:54,  1 user,  load average: 50,00, 205,21, 260,83

    (dernier redémarrage le week-end précédent, mais surtout une charge système moyenne respectivement de 50, 205 et 261 sur les 1, 5 et 15 dernières minutes)

    Initialement on suppose qu’il s’agit d’un trop grand nombre de requêtes ou de certaines requêtes tentant des injections de code sur le site (bref le trafic de fond plutôt habituel et permanent), et on ajoute des règles de filtrage péniblement et lentement pour bloquer les IP qui ressortent le plus dans nos logs.

    Le site est alors inaccessible pendant plusieurs périodes. On arrête et relance ensuite plusieurs fois les services en pensant avoir ajouté suffisamment de filtrage, mais rapidement le serveur se retrouve englué. Les services sont alors arrêtés plus longuement le temps d’analyser les logs au calme. Au calme inclut notamment ne pas juste disposer d’une connexion ssh depuis un smartphone, mais plutôt d’un clavier et d’un grand écran par exemple, de l’accès à tous les secrets et toute la documentation aussi.

    Finalement le trafic n’est pas énorme (en volume total) et si les requêtes hostiles sont bien présentes, rien ne semble inhabituel. Par contre les processus de coloration syntaxique partent en vrille, consommant chacun un processeur et aspirant allègrement la mémoire disponible. Avant d’être éliminés par le noyau Linux.

    La console est remplie d’élimination de processus de ce type :

    Le plein d’OutOfMemory

    Mais si rien n’a changé niveau logiciel sur le conteneur LXC de production et si les requêtes ne sont pas inhabituelles, qu’est-ce qui peut bien écrouler le serveur et créer ces processus gourmands ?

    Eh bien des requêtes habituelles…

    Pendant les phases d’attente lorsque le serveur ne répondait plus vraiment, nous avons noté qu'une nouvelle entrée de suivi a été créée (merci BAud et merci RSS/Atom pour nous avoir permis de la voir alors que le serveur ne répondait déjà plus). Elle indique que la coloration syntaxique ne marche plus sur le site. Notamment l’exemple donné dans la documentation.

    Pourtant le rendu fonctionne en testant en ligne de commande avec pygmentize.

    Mais oui en testant l’exemple donné via le site, il est créé un processus Python2 pygment qui commence à se gaver de ressources.

    Et en regardant les différents contenus et commentaires créés sur le site autour de l’incident, en filtrant sur ceux contenant des blocs avec de la coloration syntaxique, la dépêche (alors en préparation) sur G'MIC 3.6 apparaît. Et en testant cette dépêche, il est bien créé quatre processus Python2 pygment qui se gavent de ressources et ne semblent jamais vouloir se terminer. À rapprocher par exemple d’une page qui a été servie en 6785.9978s.

    4 processus gourmands

    OK, le souci vient de requêtes tout à fait habituelles de coloration syntaxique, reste à comprendre pourquoi ces processus tournent mal.

    La boucle sans fin

    Un petit strace pour suivre les appels système en cours sur un des processus infernaux relève une boucle assez violente :

    (...)
    close(623199355)                        = -1 EBADF (Bad file descriptor)
    close(623199356)                        = -1 EBADF (Bad file descriptor)
    close(623199357)                        = -1 EBADF (Bad file descriptor)
    (...)
    

    Il semble y avoir une immense itération sur des descripteurs de fichiers, en vue de les fermer, mais à l’aveugle, sans savoir s’ils existent réellement.

    En regardant le code du composant utilisé (pygments), il semble n'y avoir qu'un seul appel à close() :

    # close fd's inherited from the ruby parent
            import resource
            maxfd = resource.getrlimit(resource.RLIMIT_NOFILE)[1]
            if maxfd == resource.RLIM_INFINITY:
                maxfd = 65536
    
            for fd in range(3, maxfd):
                try:
                    os.close(fd)
                except:
                    pass

    Donc on itère sur tous les descripteurs entre 3 et le maximum déterminé…

    >>> import resource
    >>> print(resource.getrlimit(resource.RLIMIT_NOFILE)[1])
    524288
    >>> print(resource.RLIM_INFINITY)
    -1

    Un demi-million de fois ici donc. L’objectif initial de la boucle est de fermer les descripteurs de fichiers provenant du processus Ruby père, issue du fork via Open3.popen3. La version suivante du composant la remplace d’ailleurs par un ajout de l'option :close_others, qui précisément « modifie l’héritage [des descripteurs de fichiers du processus parent] en fermant les non-standards (numéros 3 et plus grands) ».

    Sur une Debian 12, la limite du nombre de fichiers par défaut, c’est 1 048 576. C’est déjà probablement bien plus que la valeur qui prévalait à l’époque où a été écrit la boucle Python (on avait des limitations à 4096 à une époque reculée). Mais il s’avère que durant le week-end l’hôte du conteneur de production a été migré en Debian 13. Sans modification du conteneur de production pensions-nous. Sans modification directe du conteneur de production. Mais quid d’une modification indirecte ? Par exemple si la limite par défaut des « Max open files » était passée à 1 073 741 816 sur l’hôte, soit 1024 fois plus que quelques jours auparavant. Et donc des boucles nettement plus longues voire sans fin, sans libération de mémoire.

    On ne peut mettre à jour le composant pygments dans l’immédiat, mais on peut limiter les dégâts en abaissant la limite du nombre de descripteurs de fichiers à quelque chose de raisonnable (i.e. on va gaspiller raisonnablement des cycles CPU dans une boucle un peu inutile mais brève…). Une édition de /etc/security/limits.conf, un redémarrage du conteneur de production et on peut vérifier que cela va nettement mieux avec cette réparation de fortune.

    Une dernière page d’epub ?

    Le conteneur LXC portant le service epub de production a assez mal pris la surcharge du serveur, et vers 20h08, systemd-networkd sifflera la fin de la récré avec un eth0: The interface entered the failed state frequently, refusing to reconfigure it automatically (quelque chose comme « ça n’arrête pas d’échouer, débrouillez-vous sans moi »). Le service epub est resté en carafe jusqu’au 27 août vers 13h31 (merci pour l’entrée de suivi).

    Voir ce commentaire sur la dépêche de l’incident précédent expliquant la séparation du service epub et du conteneur principal de production (en bref : dette technique et migration en cours).

    Retour en graphiques sur la journée

    Le serveur était très occupé. Au point de n’avoir pas le temps de mettre à jour les graphiques de temps en temps.

    Rétrospectivement les processeurs du serveur ont travaillé dur : 140 de charge sur le graphique (mais avec des pics jusque 260 d’après la commande uptime), contre moins de 5 en temps normal (un petit facteur de 28 à 52   ô_Ô)

    Charge CPU

    Et l’utilisation de la mémoire montre aussi de brutaux changements de comportement : libération intempestive de mémoire (Free, en vert), utilisation mémoire plus importante que d’habitude (Used, en jaune), là où le comportement normal est d’avoir le maximum en cache (Cached, en orange) et des processus tellement peu consommateurs en RAM que cela n’apparaît normalement pas.

    Utilisation mémoire

    Mesures préventives et correctives

    Dans les actions en cours ou à prévoir :

    • mettre à jour la documentation pour disposer facilement et rapidement des informations pour les connexions aux cartes d’administration ou les procédures de blocages d’IP
    • procéder à la montée de version des composants (yapuka, épineux sujet de la dette technique à éponger)
    • vérifier l’efficacité des limitations CPU/mémoire mises sur certains conteneurs LXC et les étendre aux autres
    • mettre des limites sur des processus particuliers (comme ceux de pygments)
    • ajouter le déploiement des limites par utilisateur dans le code Ansible
    • corriger la collecte rrd des métriques concernant les interfaces réseau
    • remonter les alertes OOM qui ne sont pas normales
    • comprendre la surconsommation mémoire ? (les boucles actives expliquent la consommation processeur, mais pour la mémoire ?)

    Bonus inattendu pour l’incident précédent du 26 juin 2025

    De façon cocasse, ce nouvel incident et le temps passé à parcourir les différents logs ont permis de retrouver les infos de la carte d’administration distante et d’expliciter l’origine du redémarrage serveur intempestif. À quelque chose malheur est bon, si on peut dire. Ceci n’est pas une invitation pour un prochain incident.

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    • Revue de presse de l’April pour la semaine 30 de l’année 2025
      Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Basta!] «Comment résister aux Gafam»: l'écosystème du logiciel libre montre la voie [Courrier international] Un piratage massif menace des dizaines de milliers de serveurs Microsoft [Journal du Net] Pour consolider la

    Revue de presse de l’April pour la semaine 30 de l’année 2025

    28 juillet 2025 à 21:31

    [Basta!] «Comment résister aux Gafam»: l'écosystème du logiciel libre montre la voie

    ✍ Rachel Knaebel, le mercredi 23 juillet 2025.

    Des associations proposent des services pour dire au revoir à Google et Microsoft; des entreprises choisissent de ne travailler qu’avec des logiciels libres. L’écosystème du numérique libéré des Gafam et des licences privées se développe en France. Focus sur quelques initiatives bretonnes.

    [Courrier international] Un piratage massif menace des dizaines de milliers de serveurs Microsoft

    Le lundi 21 juillet 2025.

    Les victimes potentielles sont partout dans le monde. Les hackeurs s’en sont pris à une “importante vulnérabilité” de SharePoint, un logiciel collaboratif du géant américain qu’utilisent des millions d’entreprises et d’administrations dans le monde.

    Et aussi:

    [Journal du Net] Pour consolider la souveraineté numérique, l'open source est indispensable

    ✍ Rémy Mandon, le vendredi 18 juillet 2025.

    L’open source offre un équilibre bénéfique entre innovation et souveraineté, grâce à l’autonomie stratégique que cette approche apporte.

    [Usbek & Rica] Au fait, que sont devenus les fab labs?

    ✍ Pablo Maillé, le jeudi 17 juillet 2025.

    «Que sont-ils devenus?» Pour fêter ses 15 ans, Usbek & Rica revient tout au long de l’été sur des concepts pionniers dans nos pages qui ont pris un coup de vieux… ou pas. Cette semaine, retour sur les fab labs, ces tiers-lieux chargés de réinventer la fabrication de proximité.

    [Les Numeriques] C'est enfin arrivé: Linux dépasse un seuil historique que Microsoft pensait intouchable

    ✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le jeudi 17 juillet 2025.

    Le mot “LINUX” formé de blocs noirs, posé devant une loupe et un carnet fermé. Une image qui symbolise la montée en visibilité du système d’exploitation libre.© SsCreativeStudioEn juin 2025, Linux a dépassé les 5 % de parts de marché sur les ordinateurs de bureau aux États-Unis (contre 1,84 % en juin 2020), et 4,1% à l’international (1,69 % en 2020), selon les dernières données de StatCounter.

    Et aussi:

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    • La pile graphique d’AMD sous Linux est désormais complètement libre
      À l’occasion de la sortie de la version 25.10.1 de la suite Radeon Software for Linux du 21 mai 2025, AMD a annoncé que la série 25.10 est la dernière à livrer des composants logiciels propriétaires. Ces composants propriétaires étaient déjà optionnels depuis bien longtemps, la plupart des utilisateurs de cartes AMD ne s’en servait déjà pas, et le plus grand nombre ignorait peut-être jusqu’à l’existence de certains d’entre eux… Ce jalon est l’accomplissement de 18 années d’un travail acharné c

    La pile graphique d’AMD sous Linux est désormais complètement libre

    À l’occasion de la sortie de la version 25.10.1 de la suite Radeon Software for Linux du 21 mai 2025, AMD a annoncé que la série 25.10 est la dernière à livrer des composants logiciels propriétaires.

    Ces composants propriétaires étaient déjà optionnels depuis bien longtemps, la plupart des utilisateurs de cartes AMD ne s’en servait déjà pas, et le plus grand nombre ignorait peut-être jusqu’à l’existence de certains d’entre eux…

    Ce jalon est l’accomplissement de 18 années d’un travail acharné commencé en 2007 avec la publication de documentations des cartes graphiques ATI après le rachat par AMD… Les plus anciens se souviendront de RadeonHD… Et désormais, ce sont les derniers bouts de logiciel propriétaire qui sont poussés vers la sortie.

    Autocollant LinuxFr.org cartes AMD par Thomas Debesse Nos logiciels libres sont plus sereins lorsqu’ils reposent sur des pilotes libres…

    Sommaire

    L’offre complètement libre de pilotes graphiques AMD sous Linux

    Voici comment se composera très bientôt l’offre officielle de pilotes graphiques AMD pour Linux :

    Noyau Vulkan OpenGL HIP OpenCL
    Linux amdgpu AMD AMDVLK ou Mesa RADV Mesa radeonsi AMD ROCm AMD ROCm

    OpenGL et Vulkan sont des interfaces de programmation (API) graphiques, VA-API est une interface de programmation multimédia, et HIP et OpenCL sont des interfaces de programmation pour le calcul spécialement conçues pour satisfaire aux particularités architecturales des cartes graphiques.

    Il est à noter que même si vous n’utilisez pas la suite Radeon Software for Linux, votre distribution vous fournit déjà le pilote Linux et les pilotes Mesa mentionnés.

    • Pilote noyau
      • Linux amdgpu pour les cartes GCN1 et suivantes (pilote officiel).
    • Pilote graphique Vulkan
      • AMD AMDVLK pour les cartes RDNA1 et suivantes (pilote officiel) ;
      • Mesa RADV, pour les cartes GCN1 et suivantes (pilote officiel).
    • Pilote graphique OpenGL
      • Mesa RadeonSI pour les cartes GCN1 et suivantes (pilote officiel).
    • Pilote multimédia VA-API
      • Mesa RadeonSI pour les cartes GCN1 et suivantes (pilote officiel).
    • Pilote de calcul HIP
      • AMD ROCm pour une sélection de cartes RDNA2 et suivantes (pilote officiel),
        il n’existe pas d’autre implémentation de pilote HIP pour les autres cartes.
    • Pilote de calcul OpenCL
      • AMD ROCm pour une sélection de cartes RDNA2 et suivantes (pilote officiel) ;
      • Mesa RustiCL pour les cartes GCN1 et suivantes.

    Ces pilotes concernent donc les cartes GCN et RDNA. La famille de cartes GCN pour « Graphics Core Next » sont les cartes sorties à partir de la série HD 7000 en 2012, aussi nommées « Southern Islands » et qui ont inspiré le nom du pilote RadeonSI. La famille RDNA pour « Radeon DNA » (ADN Radeon) est une évolution de cette micro-architecture GCN et les cartes RDNA1 commencent avec les modèles RX 5000 en 2019 et les cartes RDNA2 avec les modèles RX 6000 en 2020.

    Le tableau suivant se limite aux générations de cartes graphiques pour lesquelles il existe au moins un pilote fonctionnel faisant partie de la suite officielle Radeon Software for Linux. Il s’agit donc seulement de compatibilité technique. Les générations et modèles officiellement pris en charge par le support commercial d’AMD est évidemment plus restreint, et plus fluctuant, et puis ça dépend de l’API… La compatibilité technique effective intéressera probablement plus le lecteur.

    GCN1 GCN2 GCN3 GCN4 GCN5 RDNA1 RDNA2 RDNA3
    Noyau Linux amdgpu ⭐️ 🐧️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️
    Vulkan AMD AMDVLK ⭐️ ❌️ ❌️ ❌️ ❌️ ❌️ ✅️ ✅️ ✅️
    Vulkan Mesa RADV ⭐️ 🐧️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️
    OpenGL Mesa RadeonSI ⭐️ 🐧️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️
    VA-API Mesa RadeonSI ⭐️ 🐧️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️
    HIP AMD ROCm ⭐️ ❌️ ❌️ ❌️ ❌️ ❌️ ❌️ 🧐️ 🧐️
    OpenCL AMD ROCm ⭐️ ❌️ ❌️ ❌️ ❌️ ❌️ ❌️ 🧐️ 🧐️
    OpenCL Mesa RustiCL 🐧️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️ ✅️

    ✅️ = Pilote fonctionnel.
    🧐️ = Pilote fonctionnel pour une sélection de modèles.
    ❌️ = Pilote non-fonctionnel.
    ⭐️ = Pilote faisant partie de la suite officielle Radeon Software for Linux (pour RADV : après les versions 25.10).
    🐧️ = Pilote empaqueté en standard dans les distributions Linux usuelles.

    La famille de cartes RDNA4 venant tout juste d’être mise sur le marché, conjecturer sa prise en charge est un exercice périlleux. On sait que le pilote ROCm n’est pas encore prêt, par exemple. Il est évident que les prochaines versions de tous ces pilotes les prendront en charge dans un futur proche.

    Les derniers pilotes graphiques AMD propriétaires qui subsistaient encore étaient donc les pilotes OGLP, AMDVLK-Pro, et AMF.

    Maintenant que tout est libre, ce qu’on attend désormais d’AMD est de faire fonctionner leur pilote de calcul HIP et leur pilote de virtualisation graphique GIM sur plus de matériel…

    RADV officiellement supporté

    La phrase est explicite, à partir de la sortie de la suite Radeon Software for Linux en version 25.20, « The Mesa Vulkan driver will be officially supported ». Autrement dit, le pilote Vulkan de Mesa sera officiellement supporté par AMD.

    Le pilote Mesa pour les cartes AMD est RADV, initié originellement par Valve alors qu’AMDVLK était encore propriétaire.

    Cette formulation n’exclut pas le pilote Vulkan libre AMDVLK d’AMD. AMDVLK sera donc très certainement encore supporté comme il l’est déjà.

    Ce qui va changer pour Vulkan concerne AMDVLK-Pro, c’est ce que signifie la phrase « The AMD proprietary OpenGL and Vulkan drivers will no longer be included in the release », qui signifie aussi que le pilote OGLP pour OpenGL est également poussé vers la sortie.

    Ce que support veut dire

    Ce terme de support couvre les paquets de pilotes qu’AMD propose eux-mêmes, par exemple pour Ubuntu, Red Hat Linux Entreprise ou SUSE Linux Enreprise, ce sont les paquets dans le dépôt repo.radeon.com.

    Mais AMD participe déjà activement au développement de pilotes Mesa comme le pilote OpenGL RadeonSI. Apprendre qu’AMD ne fera pas que redistribuer mais supportera officiellement le pilote Mesa RADV dans sa suite de pilotes permet d’espérer une contribution similaire à RADV. En d’autres termes, si un bug affecte RADV, ils pourront considérer qu’il est de leur responsabilité de le corriger dans RADV directement.

    De plus, cela encourage désormais AMD à implémenter la prise en charge des futures cartes directement dans RADV avant que les cartes elles-mêmes ne soient mises sur le marché, ce qui était le principal argument en faveur d’AMDVLK-Pro et AMDVLK comparé à RADV.

    Ainsi, si vous utilisez une carte AMD et quand bien même vous utiliseriez le pilote RADV fourni par votre distribution, vous profiterez des effets de ces travaux de maintenance d’AMD comme vous en profitez déjà pour RadeonSI.

    C’est une très bonne nouvelle pour tout le monde car RADV est le pilote Vulkan installé par défaut (car faisant partie de la suite Mesa) par toutes les distributions Linux… et ce pilote devrait désormais profiter directement des efforts d’AMD.

    Le départ des derniers

    Il est important de noter que parce que ces pilotes en espace utilisateur sont écrits pour fonctionner par-dessus le pilote noyau amdgpu, il reste toujours possible d’utiliser ces pilotes désormais abandonnés, que ce soit OGLP, AMF et AMDVLK-Pro qui nous quittent désormais, ou les plus anciens PAL et ORCA, pour ceux qui recherchent un environnement spécifique tout en utilisant une distribution très récente. Et ce sera probablement encore vrai pendant des années, à condition de conserver votre ancien matériel compatible avec ces pilotes désormais obsolètes.

    En réalité ça fait longtemps qu’il n’est plus nécessaire d’employer un logiciel propriétaire pour utiliser ses cartes graphiques AMD sous Linux. Toutes les API supportées par AMD avaient déjà des implémentations libres depuis longtemps.

    Ce qu’AMD est en train de faire est de se débarrasser définitivement des rares alternatives propriétaires qui survivaient encore…

    Adieu OGLP

    OGLP était jusqu’à maintenant le pilote OpenGL propriétaire d’AMD sous Linux. AMD recommande le pilote libre Mesa RadeonSI pour OpenGL sous Linux depuis très longtemps. Le pilote libre Mesa RadeonSI lui est très supérieur, que ce soit en termes de fonctionnalité, de performance, et de qualité, et AMD contribue directement à ce pilote RadeonSI. Il est très probable que la majorité d’entre vous n’ait même pas connaissance que le pilote OGLP existait, ni même connaissait son nom.

    OGLP proposait une implémentation OpenGL et OpenGL ES.

    Mon expérience dans l’évaluation de pilotes graphiques pour le jeu Unvanquished m’a fait constater que le pilote OGLP présentait les mêmes bugs que le pilote propriétaire AMD pour Windows, Adrenalin. Il est donc extrêmement probable que c’était une simple recompilation du même pilote, mais pour Linux, comme à l’époque de Catalyst et fglrx.

    En effet déjà à l’époque de fglrx pour ATI, et encore aujourd’hui pour Nvidia, les pilotes propriétaires graphiques de ces concepteurs de cartes graphiques sont généralement exactement le même pilote quel que soit le système, avec une couche de compatibilité pour le système, ce qui est logique dans une optique de réduction des coûts de développement.

    OGLP était donc très certainement le pilote OpenGL de la suite fglrx, le pendant Linux du pilote Windows Adrenalin, mais porté pour le pilote noyau libre amdgpu au lieu du pilote fglrx abandonné il y a déjà des années.

    On pourra s’étendre en conjectures sur pourquoi AMD maintenait encore le pilote OGLP jusqu’en 2025, il est probable que celui-ci répondait à des exigences contractuelles professionnelles. Sur le plan technique pendant longtemps le pilote Mesa s’était limité à implémenter seulement le « core profile » d’OpenGL et pas le « compatibility profile » qui pouvait être requis par certaines applications industrielles, et cela justifiait alors l’existence d’un pilote propriétaire pour satisfaire la clientèle. Mais Mesa a depuis implémenté ce « compatibility profile » et ce depuis longtemps désormais, il est donc possible que ne subsistait plus que des exigences contractuelles — peut-être même pas techniques — pour justifier la fourniture de ce pilote OGLP.

    Adieu AMDVLK-Pro

    Le pilote AMDVLK-Pro était en fait le pilote libre AMDVLK amalgamé de composants propriétaires.

    Le pilote AMDVLK est un pilote libre qui implémente l’API graphique Vulkan.

    Contrairement au pilote OpenGL officiel RadeonSI qui est développé en collaboration avec Mesa, le pilote Vulkan AMDVLK est développé exclusivement par AMD, mais c’est tout de même un pilote libre.

    Au tout début AMDVLK était aussi un pilote propriétaire mais conçu dès le départ pour devenir un pilote libre plus tard, avec la promesse qu’il soit libéré un jour. Le pilote AMDVLK, alors qu’il était encore propriétaire, avait permis à beaucoup d’utilisateurs de Linux de profiter des fonctionnalités Vulkan de leurs cartes graphiques AMD sans avoir à attendre un pilote libre, que ce soit AMDVLK lui-même une fois libéré, ou le pilote RADV développé par Mesa.

    Le pilote AMDVLK-Pro était donc en quelque sorte la continuité de ce pilote qui distribuait au plus tôt les fonctionnalités aux utilisateurs, en remettant à plus tard la libération de ces fonctionnalités. Quand AMDVLK avait été libéré, AMDVLK-Pro en était donc devenu la variante propriétaire qui implémentait et distribuait les dernières nouveautés.

    Là encore, il est pertinent de supposer que le pilote AMDVLK est construit sur la même base de code que le pilote Windows. Quand bien même existe désormais le pilote Mesa RADV pour Linux, il est peu probable que le pilote libre AMDVLK disparaisse de l’écosystème Linux de si tôt.

    Peut-être un jour AMDVLK, bien que libre, suivra le sort d’OGLP si un jour AMDVLK n’apportera rien de plus que RADV et ce depuis un temps certain ? L’avenir nous le dira.

    Adieu AMF

    AMF (Advanced Multimedia Framework) s’en ira également, c’est une bibliothèque d’accélération matérielle pour le décodage et l’encodage de formats vidéo. AMD recommande d’utiliser à la place l’implémentation VA-API de Mesa.

    Souvenir des pilotes AMD abandonnés sur le bord du chemin

    Parmi les pilotes AMD propriétaires conçus pour tourner sur le pilote noyau amdgpu, AMD a déjà abandonné ORCA et PAL. C’était des pilotes de calcul OpenCL (conçus pour les cartes GCN 2 à 4 pour ORCA, et GCN 5 pour PAL) qui ont été remplacés par ROCm.

    On peut aussi supposer que PAL et ORCA étaient des portages du pilote OpenCL de Windows mais conçus pour tourner sur le pilote noyau amdgpu à la manière d’OGLP et d’AMDVLK.

    Pour les plus pointilleux, PAL (Platform Abstraction Library) était en fait le nom de la bibliothèque d’abstraction entre le code propriétaire commun et le système Linux, et par métonymie on appelait PAL le pilote OpenCL qui utilise PAL comme interface. Dans la même veine, certains parlent parfois de ROCr OpenCL pour l’implémentation actuelle de OpenCL de la suite ROCm, ROCr étant le ROCm Runtime. Le nom ORCA n’échappe probablement pas à cette règle d’usage, mais je n’ai jamais trouvé d’explication de ce nom (je ne suis même pas sûr que ce soit un acronyme), la chaîne orca était simplement utilisée dans le nom du paquet (par exemple : opencl-orca-amdgpu-pro-icd).

    PAL et ORCA ont longtemps été regrettés, car ils prenaient en charge la totalité des cartes de leurs générations, contrairement à ROCm. On peut lire à ce sujet sur LinuxFr.org l’article de 2022 « OpenCL sous Linux : l’état des pilotes AMD est désormais pire que ce qu’il était à l’époque de fglrx ». Heureusement, Mesa fournit désormais RustiCL qui leur est désormais supérieur sur bien des points. Cela pourrait faire l’objet d’une dépêche à venir… 😉

    Et avant cela, il y a bien longtemps avant de s’embarquer dans son aventure amdgpu, AMD fournissait la suite Catalyst entièrement propriétaire, qui exécutait au-dessus du pilote noyau propriétaire fglrx des pilotes propriétaires OpenGL et OpenCL pour le graphisme et le calcul.

    Mais… et les firmwares ?

    Les micrologiciels (firmwares) des cartes graphiques ne sont toujours pas libres, mais ceux-ci ne s’exécutent pas avec le système d’exploitation de votre ordinateur dans le processeur principal de votre machine, ils s’exécutent dans la carte graphique directement, c’est donc un tout autre sujet.

    Certains réclament aussi la libération de ces micrologiciels, mais d’ici à ce que ce rêve devienne un jour réalité, si ce jour vient un jour, vous savez déjà que votre Linux, lui, il peut déjà prendre en charge toutes les fonctionnalités de votre carte avec des logiciels libres sous Linux.

    Préférer le DisplayPort à l’HDMI pour les très hautes définitions…

    Un petit couac cependant… Les pilotes AMD sous Linux ne peuvent légalement pas implémenter la version 2.1 du protocole HDMI, donc si vous avez besoin d’utiliser des définitions telles que le 4K à 120 Hz ou le 5K à 240 Hz, il faut privilégier le DisplayPort. Ce n’est pas la faute d’AMD : AMD avait en fait implémenté cette prise en charge mais n’a légalement pas le droit de la publier dans un pilote libre. Le HDMI Forum a restreint l'accès public aux spécifications en 2021, et publier cette partie du code du pilote serait contraire à ces nouvelles conditions. Ce code de prise en charge HDMI 2.1 est censé être implémenté dans le pilote noyau amdgpu, et AMD n’a aucune intention d’abandonner son pilote libre, alors que sa stratégie est précisément de tout libérer !

    Prochain objectif : l’universalité du calcul et de la virtualisation ?

    Enfin, je dis que « Linux peut déjà prendre en charge toutes les fonctionnalités de votre carte avec des logiciels libres » mais si vous souhaitez profiter de ROCm et GIM ce n’est vrai qu’à condition de bien choisir votre carte. 😬

    AMD a la volonté d’améliorer la situation de ROCm, tel qu’en témoigne un sondage il y a quelque mois invitant les utilisateurs à exprimer leurs souhaits dans le cadre de l’effort d’AMD d’étendre la prise en charge. Mais ça prend du temps ! Et si, se faire attendre, c’est se faire désirer, il ne faudrait pas trop attendre pour AMD au risque que le désir se détourne vers d’autres propositions.

    Et du côté de la virtualisation de carte graphique (GPU-IOV), le pilote GIM est libre aussi mais la situation est encore pire : il ne prend en charge que deux accélérateurs (ces produits n’ont pas de sortie vidéo)… Certains diront que c’est un progrès car la version précédente ne prenait en charge qu’un seul accélérateur… Il a été annoncé qu’une prise en charge matérielle plus large serait « sur la feuille de route » mais si ça prend le même temps que ROCm ou plus, il faudra se montrer très patient. 😄

    En attendant, on peut célébrer cette victoire : La pile graphique d’AMD sous Linux est désormais complètement libre !

    🥂🍾

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    • Projets Libres! Saison 3 épisode 16 : l'April épisode 1, les grands combats
      Nous continuons notre tour de l'écosystème francophone du logiciel libre. Cette fois-ci, nous nous attardons sur une association emblématique : l'April 💪 📣 Depuis 1996, l'association April défend et promeut les logiciels libres. Acteur incontournable en France, elle a participé à de très nombreux combats (DRM, ACTA, Open Bar/Microsoft, etc.) et a lancé des initiatives comme candidats.fr. Dans ce premier épisode sur l'association, nous revenons avec Jeanne Tadeusz et Frédéric Couchet sur la na

    Projets Libres! Saison 3 épisode 16 : l'April épisode 1, les grands combats

    Nous continuons notre tour de l'écosystème francophone du logiciel libre. Cette fois-ci, nous nous attardons sur une association emblématique : l'April 💪 📣

    Depuis 1996, l'association April défend et promeut les logiciels libres. Acteur incontournable en France, elle a participé à de très nombreux combats (DRM, ACTA, Open Bar/Microsoft, etc.) et a lancé des initiatives comme candidats.fr.

    Dans ce premier épisode sur l'association, nous revenons avec Jeanne Tadeusz et Frédéric Couchet sur la naissance et les grands combats de l'April.

    Vous apprendrez aussi comment l'association s'est transformée pour devenir plus inclusive et se renouveler.

    Un grand merci à l'April pour tout le travail accompli depuis toutes ces années 😍

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    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Incident du 26 juin 2025 ayant touché les serveurs de production et de développement
      Ayant simultanément ressenti un trouble dans la force, vos administrateurs des serveurs LinuxFr.org ont noté un souci sur le site hier matin. Et d'autres personnes de l'équipe ont aussi signalé le problème (supervision efficace et réactive par le lectorat). Le serveur hébergeant les conteneurs de production et de développement a redémarré (hors de toute opération planifiée) à 06h15 Paris le 26 juin 2025, et contrairement aux redémarrages habituels pour les mises à jour, cela a entraîné un chang

    Incident du 26 juin 2025 ayant touché les serveurs de production et de développement

    Ayant simultanément ressenti un trouble dans la force, vos administrateurs des serveurs LinuxFr.org ont noté un souci sur le site hier matin. Et d'autres personnes de l'équipe ont aussi signalé le problème (supervision efficace et réactive par le lectorat).

    Le serveur hébergeant les conteneurs de production et de développement a redémarré (hors de toute opération planifiée) à 06h15 Paris le 26 juin 2025, et contrairement aux redémarrages habituels pour les mises à jour, cela a entraîné un changement des adresses IP internes des conteneurs de production et de développement, après redémarrage (06h18). Tous les services avaient bien redémarré, mais les accès aux sites web n'étaient plus possibles : le serveur web frontal ne pouvait plus joindre les adresses prévues, aboutissant à des réponses techniques 502 Bad Gateway.

    La correction sur les adresses IP a été faite à 08h08 pour la production et 08h16 pour le développement.

    Les deux autres serveurs hébergés au même endroit n'ont pas été affectés.

      Changement d'adresses IP

      Les conteneurs de production et de développement sont configurés en DHCP et gardent normalement les mêmes adresses sur les redémarrages.

      Exemple de redémarrage propre pour des mises à jours de sécurité :

      mai 24 10:06:08 oups dnsmasq-dhcp[1256]: DHCPREQUEST(lxc0) 192.168.0.2 aa:aa:aa:aa:aa:aa
      mai 24 10:06:08 oups dnsmasq-dhcp[1256]: DHCPACK(lxc0) 192.168.0.2 aa:aa:aa:aa:aa:aa prod
      mai 24 10:06:22 oups dnsmasq-dhcp[1256]: DHCPRELEASE(lxc0) 192.168.0.2 aa:aa:aa:aa:aa:aa
      ---redémarrage---
      mai 24 10:08:57 oups dnsmasq-dhcp[1228]: DHCPDISCOVER(lxc0) 192.168.0.2 bb:bb:bb:bb:bb:bb
      mai 24 10:08:57 oups dnsmasq-dhcp[1228]: DHCPOFFER(lxc0) 192.168.0.2 bb:bb:bb:bb:bb:bb
      mai 24 10:08:57 oups dnsmasq-dhcp[1228]: DHCPREQUEST(lxc0) 192.168.0.2 bb:bb:bb:bb:bb:bb
      mai 24 10:08:57 oups dnsmasq-dhcp[1228]: DHCPACK(lxc0) 192.168.0.2 bb:bb:bb:bb:bb:bb prod
      

      (les IP, MAC et interfaces ont été changées)
      On a demande et attribution de l'IP pour une adresse MAC donnée, puis elle est relâchée à l'arrêt de la machine, puis réattribuée au démarrage.

      Incident :

      juin 26 03:57:46 oups dnsmasq-dhcp[951195]: DHCPREQUEST(lxc0) 192.168.0.2 cc:cc:cc:cc:cc:cc
      juin 26 03:57:46 oups dnsmasq-dhcp[951195]: DHCPACK(lxc0) 192.168.0.2 cc:cc:cc:cc:cc:cc prod
      ---redémarrage---
      juin 26 04:18:42 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPREQUEST(lxc0) 192.168.0.2 dd:dd:dd:dd:dd:dd
      juin 26 04:18:42 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPNAK(lxc0) 192.168.0.2 dd:dd:dd:dd:dd:dd address in use
      juin 26 04:18:46 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPDISCOVER(lxc0) dd:dd:dd:dd:dd:dd
      juin 26 04:18:46 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPOFFER(lxc0) 192.168.0.100 dd:dd:dd:dd:dd:dd
      juin 26 04:18:46 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPREQUEST(lxc0) 192.168.0.100 dd:dd:dd:dd:dd:dd
      juin 26 04:18:46 oups dnsmasq-dhcp[1222]: DHCPACK(lxc0) 192.168.0.100 dd:dd:dd:dd:dd:dd prod
      

      On a demande et attribution de l'IP pour une adresse MAC donnée. Elle n'est pas relâchée à l'arrêt de la machine, n'est pas disponible au redémarrage, et une autre est alors attribuée.

      Nature du redémarrage

      Le redémarrage a été brutal, sans arrêt propre des services. Il ne s'agit donc pas d'un arrêt logiciel propre depuis le serveur.

      La cause possible peut donc être un souci d'instabilité électrique, l'arrêt/extinction physique sur le serveur, un bug ou une faille logicielle, ou encore le redémarrage électrique via la carte d'administration. Cette cause n'est actuellement pas connue.

      Mesures préventives et correctives

      Il pourrait être utile de figer les IP internes et/ou d'assurer la synchronisation/reconfiguration du frontal web.

      Il n'est pas prévu d'avoir de la redondance sur la production à court/moyen terme, donc un souci sur le conteneur de production continuera à avoir un effet visible.

      La supervision peut certainement être améliorée (et l'état des services rendu visible depuis un simple navigateur web).

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      • QEMU 10.0
        Comme tous les ans, Qemu sort une nouvelle version majeure. Le numéro n'implique donc pas de grands bouleversements. Il s'agit plutôt d'une base stable qui va être maintenue et améliorée pendant quelques années. Ainsi, les versions 7, 8 et 9 ont eu des mises à jour en mars 2025. Comme d'habitude, les architectures ARM et Risc-V se taillent la part du lion et sont enrichies de nouvelles architectures. Les accès aux stockages sont partout plus rapides, et l'espace utilisateur accède toujours mieu

      QEMU 10.0

      Comme tous les ans, Qemu sort une nouvelle version majeure. Le numéro n'implique donc pas de grands bouleversements. Il s'agit plutôt d'une base stable qui va être maintenue et améliorée pendant quelques années. Ainsi, les versions 7, 8 et 9 ont eu des mises à jour en mars 2025.

      Comme d'habitude, les architectures ARM et Risc-V se taillent la part du lion et sont enrichies de nouvelles architectures. Les accès aux stockages sont partout plus rapides, et l'espace utilisateur accède toujours mieux au matériel.

      Qemu est devenu une pièce importante dans le monde des serveurs et des développeurs. En tant qu'émulateur il permet de développer, compiler ou lancer un programme sur un processeur ou une machine différente. Couplé à KVM, XEN ou VMWare, il permet une virtualisation performante.

      Quoi de neuf ?

      L'article de Next résume bien les changements sur ARM et Risc-V. C'est technique, n'étant pas connaisseur je vous y renvoie.

      x86 bénéficie de changements globaux à toutes les architectures avec quelques ajouts spécifiques pour des processeurs Intel. Mon petit doigt impatient de tester me souffle que ça sera plus rapide avec des accès "multithread1" aux périphériques de stockage (virtio-scsi et virtio-blk). L'accès direct au matériel en espace utlisateur continue de s'améliorer (VFIO, fonctions virtuelles d'entrées-sorties).

      Les autres changements concernent l'émulation des architectures HPPA et S390.

      Attention aux trucs enlevés

      À chaque version ou presque, des morceaux sont enlevés. Si vous faites dans l'exotique, ne vous précipitez pas sur la dernière version sans consulter la liste des Removed features.

      Documentation d'introduction pour QEMU et la virtualisation

      En guise de conclusion, voici quelques pistes pour ceux et celles qui débutent avec la virtualisation sous Linux et/ou QEMU. Différentes distributions Linux ont de la documentation sous licence libre. Loin d'être exhaustif, voici quelques choix :


      1. Qu'on me pardonne ce mot, je simplifie pour faire court! ↩

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      • WoPiX, un serveur WOPI libre, indépendant, simple et léger
        Un serveur WOPI (Web application Open Platform Interface) permet à un logiciel client de modifier un fichier stocké sur un serveur. C'est la couche indispensable pour qu'OnlyOffice, LibreOffice (Collabora Online) et d'autres suites bureautiques puissent être utilisés sur le web. Ainsi, lorsque vous réclamez l'ouverture d'un document depuis votre navigateur web, vous vous connectez à la suite bureautique en ligne avec une URL particulière, contenant, entre autres, le nom du fichier à ouvrir. La s

      WoPiX, un serveur WOPI libre, indépendant, simple et léger

      Un serveur WOPI (Web application Open Platform Interface) permet à un logiciel client de modifier un fichier stocké sur un serveur. C'est la couche indispensable pour qu'OnlyOffice, LibreOffice (Collabora Online) et d'autres suites bureautiques puissent être utilisés sur le web. Ainsi, lorsque vous réclamez l'ouverture d'un document depuis votre navigateur web, vous vous connectez à la suite bureautique en ligne avec une URL particulière, contenant, entre autres, le nom du fichier à ouvrir. La suite bureautique peut alors discuter avec le serveur WOPI pour récupérer le document. Les lectures, écritures et modifications d'un document sont gérées par le serveur WOPI, à la demande de la suite bureautique. Le protocole a été créé par Microsoft en 2012, la révision 14.5 de WOPI est sortie le 18 février 2025.

      Les serveurs WOPI libres de Nextcloud, Seafile, Tracim… ne sont pas indépendants. Comme je voulais utiliser Collabora Online sans déployer un NextCloud complet, j'ai écrit un serveur WOPI très simple. Il est utilisé depuis plus d'un an sans problème et il est libre. Il est écrit en Java.

      J'ai commencé ce développement car je travaille sur deux lieux privés différents avec un ordinateur à chaque endroit, un NAS dans l'un d'eux et je communique entre les deux machines à l'aide d'un dépôt git sur le NAS. Ça fonctionne relativement bien pour des fichiers qui n'ont pas vocation à rester ouverts dans des applications, mais pour des fichiers ODS ou ODT qui restent ouverts, c'est plus compliqué car je me retrouve souvent avec des versions concurrentes sur les deux machines. J'ai donc regardé du côté des suites de collaboration en ligne.

      À une époque , je me servais d'Etherpad et de son équivalent tableur Ethercalc. Mais ces logiciels manquent de fonctionnalités, surtout le tableur. Problème supplémentaire : j'ai déjà beaucoup de fichiers aux formats LibreOffice.

      Ça tombe bien, il y a la suite LibreOffice online, éditée par Collabora Online (CODE). Le problème — comme souligné par une dépêche — c'est qu'une fois CODE installé, tu te retrouves à poil avec rien qui marche : il faut un serveur utilisant le protocole WOPI.

      Pour éviter d'installer tout un NextCloud, j'ai écrit un petit serveur WOPI. C'est du Java avec Spring Boot. Le serveur est très simple, sur le principe que plus un système est simple, moins il a de chances de tomber en panne.

      Par exemple, il n'y pas de droits d'accès et on ne peut pas avoir plusieurs utilisateurs simultanés. Il faudrait mettre en œuvre le système de verrous et le système de droits d'accès (faire reposer les droits d'accès sur les droits du système de fichier, implique d'avoir un utilisateur sur la machine pour chaque utilisateur du logiciel). Cela n'a pas été implanté parce que je suis le seul utilisateur sur ma machine. Mais ce ne serait pas long à développer.

      Le serveur une fois lancé expose des services REST, accessibles par la suite bureautique, mais aussi un service https qui permet d'afficher la liste des fichiers. Cette liste de fichier est cliquable et permet de se connecter à Libre Office avec la bonne URL. C'est la raison des paramètres proxyHost et code URL de l'application : être en mesure de générer la bonne URL.

      Liste des fichiers

      Le code est prévu pour avoir plusieurs backends à l'aide d'une interface. Le seul mis en œuvre pour l'instant c'est un stockage sur disque local (avec auto discovery : on lui donne un répertoire et il expose tout les documents du répertoire).

      Il consomme peu de ressources, la charge dépendra plus de Collabora Online ou d'OnlyOffice. Le serveur WOPI se contente de lire un fichier à l'ouverture et de l'écrire de temps en temps (comme lors des enregistrements automatiques).

      Il n'est pas testé avec OnlyOffice. En principe WOPI est une norme et ça devrait fonctionner.

      On peut le lancer avec java -jar. C'est du Spring Boot. On pourrait utiliser systemd. De mon côté, je l'ai mis dans un container docker qui lance la commande suivante

      java -Dlogging.level.root=INFO \
           -Dlogging.level.org.wopiserver=INFO \
           -Dserver.port=8880 \
           -jar /opt/app/app.jar \
           --baseDir /mnt/docs \
           --disableTLSCheck \
           --codeURL https://172.17.0.8:9980 \
           --proxyHost 192.168.124.252

      Le code de WoPiX est dispo sur github et je suis ouvert à toute requête :-)

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • La version 2.2 de LDAP Synchronization Connector est là !
        LDAP Synchronization Connector (LSC) est un outil de synchronisation de données entre référentiels d'identités (annuaires LDAP, bases de données, API REST, …) disponible sous licence BSD. Ce logiciel a été créé il y a plus de 20 ans et est déployé dans de très nombreuses organisations qui l'utilisent le plus souvent pour alimenter les comptes et groupes dans leur annuaire d'entreprise depuis leur outil RH, ou bien pour synchroniser les données entre OpenLDAP et Active Directory. La version 2

      La version 2.2 de LDAP Synchronization Connector est là !

      LDAP Synchronization Connector (LSC) est un outil de synchronisation de données entre référentiels d'identités (annuaires LDAP, bases de données, API REST, …) disponible sous licence BSD.

      Logo LSC

      Ce logiciel a été créé il y a plus de 20 ans et est déployé dans de très nombreuses organisations qui l'utilisent le plus souvent pour alimenter les comptes et groupes dans leur annuaire d'entreprise depuis leur outil RH, ou bien pour synchroniser les données entre OpenLDAP et Active Directory.

      La version 2.2, en préparation depuis plusieurs années, a enfin vu le jour en ce mois d'avril 2025, grâce au travail de la société Worteks et à l'aide du programme NGI Commons de NLnet.

      Configuration par variables d'environnement

      La configuration de LSC se fait dans un fichier XML. Il est désormais possible d'y mettre des variables d'environnement pour par exemple passer facilement d'un environnement à un autre ou récupérer des secrets à la volée.

      Voir la documentation

      Hooks

      Il existait déjà un plugin LSC nommé Executable qui lançait des scripts pour les ajouts/suppressions/modifications/renommages, rendant le logiciel compatible avec tous les référentiels si tant est qu'on puisse exécuter une commande pour s'y connecter.

      Mais le nouveau système de hook est différent : cette fois-ci les opérations sont bien réalisées avec le connecteur natif (mais aussi pourquoi pas avec le plugin Executable) et en cas de succès, pour chaque opération et entrée, une commande est lancée.

      Un cas d'usage bien connu est l'envoi d'un mail lors de la création d'un compte.

      Voir la documentation

      Transformation de pivot

      Le pivot est la valeur qui relie une entrée en source avec une entrée en destination. Si ces deux entrées ont la même valeur de pivot, alors LSC considère que c'est la même et applique les modifications. Sinon les entrées sont créées ou supprimées.

      Cependant il arrive que la valeur soit un peu différente entre la source et la destination (majuscules, minuscules, préfixe, suffixe, …), il faut donc transformer cette valeur dans un sens, puis dans l'autre.

      Voir la documentation

      Version de Java

      LSC 2.1 était bloqué à la version 8 de Java, ce qui devenait problématique. LSC 2.2 est désormais compatible avec Java 21.

      GraalVM

      Les JavaScripts utilisés pour transformer les valeurs peuvent désormais être exécuté dans GraalVM, en utilisant le préfixe "gjs:"

      Voir la documentation

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Rendez-nous nos boutons !
        Cette dépêche fait suite à celle sur les interfaces temps réel ainsi qu’a celle sur l’informatique sans écran. C’est une dépêche de réac qui se plaint que c’était bien mieux avant et qu’on ferait bien d’écouter les anciens un peu plus. lien nᵒ 1 : Un brevet de bouton-poussoir de 1883 (US276285A)lien nᵒ 2 : Un brevet de manipulateur de télégraphe de 1863 (US38530A)lien nᵒ 3 : A brief history of the numeric keypadlien nᵒ 4 : Bob Dylan - With God on Our Side (Official Audio)lien nᵒ 5 : The Doors -

      Rendez-nous nos boutons !

      Cette dépêche fait suite à celle sur les interfaces temps réel ainsi qu’a celle sur l’informatique sans écran. C’est une dépêche de réac qui se plaint que c’était bien mieux avant et qu’on ferait bien d’écouter les anciens un peu plus.

      Sommaire

      C’est une note du blog de ploum qui m’a fait réaliser que l’on a besoin de remettre des boutons, des touches, des joysticks, des potentiomètres linéaires et autres boules de pointage (trackball), souris (boutons et molette), manettes… sur nos ordinateurs, télés, ordiphones, bagnoles et autres mixeurs à soupe mouchard. C’est urgent à l’heure où même nos guitares sont menacées par les écrans tactiles. Bref, une bonne interface Humain/Machine passe par un retour tactile de nos actions : on veut des boutons !

      ChatGpt refuse de dessiner les ados boutonneux

      Figure 1 - Refus catégorique de ChatGPT. Peut-être que « Dessine moi un adolescent avec plein de moutons » aurait été mieux accepté. Big Data implique Big Culture, non ?

      Retour vers le futur boutonneux

      Avant de râler et de déclencher la Guerre des boutons, interrogeons-nous sur ces objets du quotidien. On est sérieux à nôtre âge, on n’a plus dix-sept ans.

      Si on considère les touches des claviers d’instruments de musique comme les ancêtres du bouton, alors on peut remonter jusqu’à l’Antiquité et aux premiers orgues : l’hydraule, orgue où l’air est mis sous pression par une chute d’eau, date en effet du IIIe siècle avant notre ère (Ctésibios d’Alexandrie). C’est aussi le premier instrument à clavier. Ses touches avaient probablement des mécanismes très simples et il n’y avait pas de touches blanches et noires, comme dans cette reconstitution d’un orgue antique (avec même le son dans la vidéo). Vers 320-322 de notre ère, Claudien écrit un poème contenant ces vers :

      « Qu’un autre enfantant, par une légère pression, des sons au loin retentissant, modère les mille voix de mille tuyaux d’airain, les fasse tonner sous ses doigts errants, et d’une onde profondément agitée par le jeu du levier, tire d’harmonieuses modulations. » (Panégyrique sur le consulat de Flavius Mallius Theodorus)

      Reconstitution d’un orgue romainFigure 2 - Reconstitution d’un orgue romain. [Source : Wikimedia, domaine public]

      On trouve déjà dans cette description le constat qu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour déclencher des tâches mobilisant une grande puissance. Seize siècles plus tard, en pleine guerre froide et deux ans après la crise des missiles de Cuba, le jeune Bob Dylan (22 ans) chante dans With God On Our Side (The Times They Are A-Changin’, 1964) :

      One push of the button
      And a shot the world wide

      USS Growler launch controlFigure 3 - Tableau de bord des missiles de croisière nucléaires du sous-marin USS Growler (1958-1964). [Source : Wikimedia, licence : CC-BY-SA par Flintmichigan]

      C’est en fait dans les deux dernières décennies du XIXe siècle, avec la diffusion de l’électricité dans les villes, que se produit la grande éruption des boutons. Nous avons bien sûr oublié à quel point c’était magique à l’époque ! Mais on s’inquiète aussi rapidement de l’avènement d’une humanité presse-bouton :

      Plotnick cite un éducateur et activiste de 1916 déplorant que le fait d’appuyer sur un bouton « semble nous décharger de toute nécessité de se sentir responsable quant à ce qui se passe derrière le bouton ».

      Les récits d’anticipation s’en emparent. Par exemple, Edward Morgan Forster publie en 1909 une nouvelle intitulée The Machine Stops (La Machine s’arrête) dans laquelle les êtres humains vivent sous terre isolés chacun dans une pièce, quasiment sans contact physique, la Machine satisfaisant tous leurs besoins :

      Puis elle activa la lumière, et la vue de sa chambre, inondée de lumière et constellée de boutons électriques, la revigora. Il y avait des boutons et des interrupteurs partout - des boutons pour demander de la nourriture, de la musique, des vêtements. Il y avait le bouton du bain chaud, qui faisait surgir du sol une cuve en (faux) marbre, remplie à ras bord d’un liquide chaud et désodorisé. Il y avait le bouton du bain froid. Il y avait le bouton qui produisait de la littérature. Et il y avait bien sûr les boutons qui lui permettaient de communiquer avec ses amis. La chambre, bien que ne contenant rien, était connectée avec tout ce qui lui importait dans le monde. (Version originale en ligne sur The Project Gutenberg et version française éditée par l’échappée)

      C’était mieux avant ! (On était jeune)

      Tout râleur qui tient à sa crédibilité se doit de râler en connaissance de cause. On n’ira donc pas jusqu’à prétendre que c’était mieux sans bouton et on se contentera de notre vécu : c’était mieux avant quand il y avait de vrais boutons ! Qu’on pouvait pressurer et qui faisaient de vrais sons, « des clip, crap, des bang, des vlop et des zip », qui résistaient, qui vibraient, qui glissaient ! Bref, qui nous donnaient des sensations.

      Hard Rock Cafe Florence - Touchscreen with The Doors quoteFigure 4 - Malgré cet appel touchant, les portes de la perception semblent désormais presque fermées. Le monde est devenu plat et lisse ; les êtres humains se sont enfermés dans leur caverne numérique. [Source : Wikimedia, licence : CC-BY par SunOfErat]

      Bien que la technologie des écrans tactiles soit assez ancienne, c’est surtout l’envolée des ventes de smartphones et tablettes autour de 2010 qui va propager les interfaces tactiles à d’autres objets du quotidien : des appareils électroménagers jusqu’aux voitures, pour le meilleur et pour le pire. Probablement parce qu’un écran tactile avec des menus permet de remplacer de nombreux boutons et aussi par effet de mode (ça fait moderne, en attendant les interfaces cérébrales). Dans nos interfaces graphiques, telles que GTK, on retrouve des ersatz de boutons : interrupteurs On/Off, boutons radio (quand on presse sur l’un, l’autre ressort), commutateurs (switches), etc. Mais tout ça manque de relief !

      Sur les lecteurs de K7, on pouvait avoir des boutons poussoir qui remettaient à zéro le compteur (mécanique). Et également des boutons qu’on poussait vers le bas et qui restaient bloqués (lecture) ou non (éjection). Press the Eject and Give Me the Tape est par exemple le titre d’un album live du groupe britannique Bauhaus sorti en 1982.

      RadioShack CTR-119Figure 5 - Un magnétophone : appuie sur Eject et file-moi la K7 ! [Source : Wikimedia, domaine public]

      Sur une chaîne Hi-Fi, on trouve de bons gros boutons cylindriques que l’on peut prendre à pleine main. Ils peuvent être continus (par exemple pour le volume), c’est-à-dire que ce sont des potentiomètres rotatifs, ou à crans (par exemple pour sélectionner une source). Ces gros boutons ont été longtemps également utilisés pour sélectionner les fréquences des stations de radio et ils faisaient bouger un curseur au-dessus des graduations. Sur nos chaînes, on peut aussi avoir des boutons de type manette, avec deux positions ou plus. Sur les radio-K7 on pouvait également rencontrer des potentiomètres linéaires pour régler le volume ou la tonalité. On les utilise aussi sur les égaliseurs, comme ci-dessous.

      Sharp CD-S400 Hi-Fi system, ca. 1993Figure 6 - Une éruption de boutons divers et variés, sensations garanties [source : Wikimedia, licence : CC0].

      Dans la suite de cette dépêche, on va surtout évoquer les boutons poussoir (qu’ils restent bloqués ou non) car ce sont ceux que l’on rencontre le plus dans les interfaces tactiles. Mais le discours serait similaire pour les autres types de boutons.

      Ça change quoi ? Un bouton c’est un bouton, non ?

      Le problème de l’écran tactile, c’est que c’est l’écran qui est tactile, qui touche, qui sent notre doigt. Le doigt, quant à lui, sent juste qu’il a touché une surface, mais il ne sait pas s’il est au bon endroit. L’écran est soi-disant tactile, mais c’est avant tout un écran, ce qui implique la vue. Lorsque l’on touche le bouton avec son doigt, on le cache. Pour savoir s’il on a bien appuyé sur le bouton il faut donc retirer son doigt et regarder à nouveau si le bouton virtuel a changé d’état.

      Du point de vue de l’utilisateur, on a donc plutôt affaire à des « boutons visuels » plutôt qu’à un « écran tactile ». Tout au plus l’émission d’un clic électronique ou d’une vibration non localisée confirmera qu’on a appuyé sur un bouton (parmi d’autres).

      Avec de vrais boutons, c’est du 3D. Si on a mémorisé leur disposition, on peut s’en sortir sans la vue, uniquement au toucher. Intéressant quand on conduit par exemple, les doigts se promènent par exemple sur les six boutons pour choisir la station de radio et trouvent sans problème le troisième bouton. Une personne aveugle sera bien démunie face à un écran tactile. Un bouton mécanique est quant à lui vraiment tactile, c’est-à-dire que les doigts le sentent : le toucher prédomine alors sur la vision. D’ailleurs en français, les « boutons » d’un clavier, qu’il soit musical ou informatique, s’appellent des touches.

      On peut aussi noter que les vrais boutons sont généralement en nombre limité (car ça prend de la place et ça coûte). Ils permettent donc d’effectuer les actions les plus courantes. Les écrans permettent de créer des menus, pour des choix plus complexes. Mais cela peut être redoutable pour certaines personnes âgées, qui n’ont pas été habituées à ces technologies, ou dont les fonctions cérébrales déclinent. Ne parlons même pas des mises à jours logiciels incessantes qui changent l’aspect et la disposition des menus.
      Le pire étant le manque de performance (c'est rarement temps réel) qui nous force souvent à ré-apppuyer pour se retrouver avec un comportement que l'on avait pas prévu quand ça se débloque.

      Autre problème, on a parfois besoin de protéger ses doigts avec des gants, qu’il fasse froid ou qu’on soit en train de faire une activité dangereuse pour les mains. Un bon vieux bouton reste généralement utilisable. Même avec des moufles, on pourra encore y arriver si les boutons ne sont pas trop rapprochés !

      Technician mounting glove on Hoshides EMU during SSATA traning for Expedition 32Figure 7 - Parfois on doit travailler avec des gants, ce qui entraîne une perte au niveau tactile. Il y a vraiment là de quoi faire la moue. [Source : Wikimedia, domaine public]

      Revenons sur le son. Les boutons sur lesquels on appuie émettent souvent un son qui constitue un retour sensoriel supplémentaire qui nous indique si nous les avons correctement enfoncés. Au point que l’on parle de « cliquer » sur le bouton d’une souris plutôt que d’appuyer dessus. On a donc à la fois un retour tactile (une certaine résistance ou vibration) et un retour sonore, en plus de l’éventuel retour visuel si on regarde le bouton.

      Avec un écran dit tactile, le retour tactile est justement bien maigre, on ne fait qu’effleurer les choses : la pression exercée importe peu, la résistance opposée par l’écran sera la même si j’appuie sur le soit-disant bouton ou à côté ! Et le vibreur de mon téléphone fera vibrer tout le téléphone au lieu de ne faire vibrer que l’endroit où j’ai appuyé. Triste topique…

      Le patch de Colombia

      Les constructeurs d'ordiphone s'échinent à virer les boutons de leurs appareils ? Qu'à cela ne tienne, des étudiants de l'Université de Colombia proposent une coque pour en remettre !

      Sans aucune connexion électrique, ces étudiants proposent de faire vibrer le téléphone au moyen de clapet et ressort et de les détecter en utilisant l'accéléromètre.

      Coque_Boutons_Colombia

      Le type de vibration reçue permet à un logiciel de traitement du signal de détecter le type de bouton actionné et ainsi récupérer la fonctionnalité perdue.

      C'est intéressant, mais pourquoi ne pas tout simplement nous rendre nos boutons !

      L’urgence ergonomique

      Nous savons bien que les temps changent, mais il ne faut pas céder à la mode sans raison. L’écran tactile peut être adapté à certaines machines ou situations et pas à d’autres. Faut-il vraiment « être absolument moderne », juste pour le plaisir ? Non, il faut être absolument ergonomique. Alors, si vous ne voulez pas vous faire appeler Arthur, rendez-nous nos bons vieux boutons là où ils sont parfaitement adaptés à nos besoins ! Rouvrons les portes de la perception !

      RimbaudFigure 8 - Un adolescent peut aussi avoir des boutons au niveau de son gilet. De plus, en voilà un qui ne sourit pas et n’a pas l’air niais. Ce qui finalement justifie peut-être le refus de ChatGPT en haut de cette dépêche. [Source : Wikimedia, Étienne Carjat (1871), domaine public]

      Bibliographie

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      • Revue de presse de l’April pour la semaine 14 de l’année 2025
        Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Next] Les droits de douane Trump relancent l'hypothèse d'une taxe GAFAM européenne [01net.] Mozilla présente Thundermail, son «Gmail» sécurisé et respectueux de la vie privée [Silicon] Open Source: le top 5 des compéte

      Revue de presse de l’April pour la semaine 14 de l’année 2025

      Par : echarp
      9 avril 2025 à 13:17

      Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

      [Next] Les droits de douane Trump relancent l'hypothèse d'une taxe GAFAM européenne

      ✍ Alexandre Laurent, le jeudi 3 avril 2025.

      Donald Trump a tenu parole, en annonçant, mercredi, de nouveaux droits de douane exceptionnels, censés favoriser selon lui la réindustrialisation des États-Unis. Si la sidération domine encore sur les marchés financiers, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. L’Europe et la France défendent déjà l’idée de contre-mesures, parmi lesquelles l’hypothèse d’une taxe GAFAM, appliquée sur les flux financiers des géants du numérique, risque de s’imposer comme une évidence.

      [01net.] Mozilla présente Thundermail, son «Gmail» sécurisé et respectueux de la vie privée

      ✍ Geoffroy Ondet, le mercredi 2 avril 2025.

      L’équipe en charge du client de messagerie Thunderbird veut aller plus loin en proposant une plate-forme complète de services Web. Celle-ci intégrera notamment Thundermail, un service de messagerie électronique similaire à Gmail ou Outlook.

      Et aussi:

      [Silicon] Open Source: le top 5 des compétences les plus recherchées

      ✍ Ariane Beky, le mercredi 2 avril 2025.

      2021 serait l’année d’un «rééquilibrage prudent» favorable aux professionnels open source dotés de certifications cloud, selon la Fondation Linux.

      [ZDNET] Contrats Microsoft à l'Éducation nationale et Polytechnique: les protestations continuent

      ✍ Thierry Noisette, le dimanche 30 mars 2025.

      Après le CNLL et le député Philippe Latombe, l’April, la sénatrice Catherine Morin-Desailly et le collectif d’éditeurs #Fab8 dénoncent les nouveaux contrats publics passés avec Microsoft.

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      • Sortie d’AgentJ en 2.1 - Une nouvelle version majeure depuis la 1.6
        AgentJ est une solution anti-spam utilisé pour filtrer et bloquer les messages indésirables (spams) en entrée et en sortie. Ce logiciel est une solution sous licence GNU Affero General Public License V3. Voici une description générale de ses fonctionnalités : Filtrage du spam : Identifie les messages non sollicités ou suspects (spams) à l'aide d'algorithmes qui analysent le contenu, les adresses d'envoi, et d'autres facteurs. Apprentissage automatique : Utilise des techniques d'apprentissag

      Sortie d’AgentJ en 2.1 - Une nouvelle version majeure depuis la 1.6

      AgentJ est une solution anti-spam utilisé pour filtrer et bloquer les messages indésirables (spams) en entrée et en sortie.
      Ce logiciel est une solution sous licence GNU Affero General Public License V3.

      Voici une description générale de ses fonctionnalités :

      • Filtrage du spam : Identifie les messages non sollicités ou suspects (spams) à l'aide d'algorithmes qui analysent le contenu, les adresses d'envoi, et d'autres facteurs.
      • Apprentissage automatique : Utilise des techniques d'apprentissage automatique pour s'adapter aux nouveaux types de spam et améliorer son efficacité au fil du temps.
      • Blocage des adresses : Peut bloquer ou mettre sur liste noire certaines adresses e-mail, domaines, ou adresses IP connues pour envoyer des spams.
      • Authentification humaine : La première fois qu'un nouvel expéditeur vous contacte, un mail de confirmation lui est envoyé pour vérification
      • Rapports et statistiques : Fournis des rapports pour suivre le nombre de spams bloqués, les tendances, et d'autres informations utiles pour les administrateurs.
      • Personnalisation : Permet de définir des règles spécifiques, de créer des listes blanches (whitelist) et noires (blacklist), et d'adapter le niveau de filtrage en fonction des besoins.
      • Gestion multi domaines mail distincts ou miroir.
      • Rapport quotidien pour les utilisateurs qui les informe des mails en attente de déblocage.

      Logo AgentJ
      Cette nouvelle version 2.1 amène son lot d’améliorations, mais elle est surtout marquée par une amélioration majeure : la gestion des mails envoyés / le filtrage de mail en sortie.

      Filtrage de mails en sortie

      Cela permet de gérer l’ensemble du flux de mails sortants.

      Apprentissage des mails sortants

      Cette fonctionnalité permet que, lors d’un envoi de mail par un utilisateur interne, les destinataires (to, cc et cci) soient automatiquement autorisés.
      Nous retrouverons les adresses autorisées comme les adresses actuelles avec comme précision « autorisée par envoi de mail ».

      Paramétrage du taux d’envoi de mail

      L’objectif est de permettre le paramétrage du nombre de mails par heure, par utilisateur. Le paramétrage pourra se faire soit pour le domaine mail, soit pour un groupe d’utilisateur, soit pour un utilisateur.
      Sur un compte utilisateur, il sera indiqué le taux en vigueur et l’usage actuel pour l’utilisateur.

      Alerte sur évènements indésirables

      Cette fonctionnalité permettra de paramétrer un envoi d’alerte à un ou des mails spécifiques.
      Les alertes pourront être envoyées lors des événements suivant :
      • Spam (le niveau considéré comme Spam sera réglable)
      • Virus
      • Dépassement du taux d’envoi

      Recherche de mail

      Nous avons ajouté une recherche de mail avancé pour l’administrateur.

      Recherche mail

      Libération depuis le rapport mail

      Maintenant, il n’est plus nécessaire de se loguer pour libérer un mail depuis le rapport quotidien envoyé par AgentJ un simple clique suffit.

      Amélioration du tableau de bord

      Nous avons amélioré le rendu du tableau de bord des statistiques

      Tableau de bord

      Prévisualisation sécurisée des emails

      Vous pouvez désormais prévisualiser vos emails bloqués avant de décider de les libérer (ou non).

      Prévisualisation mail

      Test de performance

      Nous avons effectué des tests de performance sur un VM avec 4 cœurs et 4 Go de RAM avec les paramétrages par défaut. AgentJ traite 10 000 mails en 11 min. Pour précision, les tests ont été effectués avec l’envoi de mail valides, car ils sont les plus longs en traitement comparé à des spams.

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      • Des nouvelles de Fortran n°6 - décembre 2024
        Que s’est-il passé dans le monde du Fortran depuis décembre 2023 ? Nous avons un centenaire à fêter (non, ce n’est pas le vieux barbu coincé dans la cheminée), ainsi qu’un nouveau Roi (il n’est pas libre, mais tant pis pour lui, il n’avait qu’à choisir de vivre dans une amphore). Sans oublier un artiste octogénaire (on en profite pour explorer les liens entre FORTRAN et art dans les années 60-70). Et on déconstruit enfin un mythe sur les ordinateurs des sondes Voyager. lien nᵒ 1 : Organisation F

      Des nouvelles de Fortran n°6 - décembre 2024

      Que s’est-il passé dans le monde du Fortran depuis décembre 2023 ? Nous avons un centenaire à fêter (non, ce n’est pas le vieux barbu coincé dans la cheminée), ainsi qu’un nouveau Roi (il n’est pas libre, mais tant pis pour lui, il n’avait qu’à choisir de vivre dans une amphore). Sans oublier un artiste octogénaire (on en profite pour explorer les liens entre FORTRAN et art dans les années 60-70). Et on déconstruit enfin un mythe sur les ordinateurs des sondes Voyager.

      Sommaire

      John Backus est né il y a cent ans

      John Backus (1924-2007), père du langage, est né à Philadelphie le 3 décembre 1924. Le site mathématique MacTutor propose une biographie intéressante (en anglais) du mathématicien/informaticien, avec des citations. Par exemple, à propos de ses années dans le secondaire :

      I flunked out every year. I never studied. I hated studying. I was just goofing around. It had the delightful consequence that every year I went to summer school in New Hampshire where I spent the summer sailing and having a nice time.

      Sur le front des compilateurs

      Compilateurs opérationnels

      Le Roi est mort, vive le Roi ! Le compilateur classique Intel ifort n’est plus maintenu à partir d’Intel® Fortran Compiler 2025.0, sorti le 31 octobre 2024. Sa version définitive est la 2021.13. C’est son dauphin Intel ifx, basé sur LLVM, qui prend le relais, après être sorti de sa version beta avec la 2022.0.

      Mais « si je n’étais Intel ifx, je voudrais être GNU Fortran ». Au moins, l’animal est libre, dans l’immensité des savanes. Certains anciens prétendent même en avoir aperçu un assis en tailleur et jouant de la flûte. GFortran, compilateur Fortran de la GCC, en est à la version 14.2. On notera des améliorations concernant OpenMP et OpenACC. Si le compilateur accepte désormais l’option -std=f2023, ne nous réjouissons pas trop vite. Pour l’instant la nouvelle fonctionnalité gérée concerne l’augmentation de la longueur des lignes à 10 000 caractères (au lieu de 132 depuis Fortran 90) et des instructions à un million de caractères (elles peuvent être continuées sur un grand nombre de lignes). À quoi ça sert ? C’est utile pour des codes générés automatiquement.

      En gestation

      Il faut 22 mois de gestation pour un éléphant, mais beaucoup plus pour un nouveau compilateur Fortran ! On doit non seulement implémenter près de 700 pages de norme technique, mais aussi tout un tas de choses externes telles que MPI, OpenMP ou OpenACC pour le calcul parallèle, et gérer de nombreuses architectures matérielles. On comprend donc que les motivations sous-jacentes doivent être puissantes pour s’attaquer à un tel chantier et on comprend pourquoi la plupart des nouveaux compilateurs s’appuient sur l’infrastructure LLVM.

      L’avancée du travail sur le nouveau Flang pour LLVM est décrite dans le dernier Flang Liaison Report au J3 (24/10/2024). Et d’après Phoronix, flang-new a été rebaptisé flang pour la version LLVM 20.1 du printemps prochain, ce qui est de bon augure. Flang est un projet soutenu par NVIDIA et le Département de l’Énergie américain.

      AMD travaille de son côté à sa version Next-gen Fortran compiler permettant le délestage (offloading) des instructions OpenMP sur ses GPU. Bref, c’est chaud dans le monde du calcul parallèle sur processeur graphique !

      Le développement du compilateur LFortran continue. Il passera en version beta quand il sera capable de compiler une sélection de dix bibliothèques Fortran matures : en décembre 2023, il en était à 4/10. Il est désormais à 7/10. Et il a été annoncé en novembre 2024 que LFortran gérait désormais toutes les fonctions intrinsèques de Fortran 2018. Le même blog présente également quelques démos en ligne du back-end WebAssembly de LFortran.

      Fortran 2028

      Alors que les compilateurs n’implémentent pour l’instant que certaines parties de Fortran 2023, la prochaine mouture est déjà en cours d’élaboration. Et on commence à voir l’appellation Fortran 2028 apparaître dans les documents du comité J3 à la place de 202Y. Dans la liste des caractéristiques retenues par le groupe de travail WG5 fin juin, on trouve en particulier :

      • des templates pour la programmation générique ;
      • la gestion des tâches asynchrones ;
      • un pré-processeur Fortran ;
      • la possibilité de définir les KIND utilisés par défaut dans un programme (on pourrait par exemple demander dans le code lui-même que tous les REAL soient considérés comme des REAL64, ou REAL32 ou REAL128).

      La proposition d’ajouter au langage des entiers non signés a disparu (pour l’instant ?), malgré l’option expérimentale -funsigned qui sera disponible dans GFortran 15.

      Communauté Fortran-lang

      Projets Fortran-lang

      L’organisation Fortran-lang est désormais financée par l’organisation américaine à but non lucratif NumFOCUS.

      fpm

      Le gestionnaire de paquets Fortran fpm est disponible en version 0.10.1 depuis mars 2024. Une liste d’environ 300 projets utilisant fpm est disponible ici.

      stdlib

      La bibliothèque standard stdlib est sortie en version 0.7.0 début juillet. Elle apporte entre autres choses les valeurs CODATA 2022 des constantes physiques fondamentales. Ces valeurs, utilisées par tous les physiciens, sont mises à jour par le NIST (National Institute of Standards and Technology) tous les quatre ans, au fil des progrès en métrologie.

      Quelques projets divers

      • Fortitude, un linter écrit en Rust, est disponible en version 0.6.2.
      • Le projet fprettify, un utilitaire de formatage automatique de code Fortran, écrit en Python, a été officiellement adopté par l’organisation Fortran-lang.
      • forgex, un moteur d’expressions régulières entièrement écrit en Fortran, est disponible en version 3.5.

      Art et Fortran

      C’est Noël, on veut ce qui n’a pas de prix, on veut du beau ! Que la technologie serve à faire du beau.

      Earl Einhorn, 81 ans, crée ses images à l’aide de programmes Fortran depuis 1989, et utilise Photoshop pour finaliser les couleurs. Ses œuvres actuelles comportent souvent des visages, leur symétrie facilitant son travail depuis la perte de son œil droit. Vous pouvez voir son travail sur son site. Il y explique qu’actuellement il crée typiquement des images de 12 000 sur 15 000 pixels, ce qui lui permet de les imprimer en 300 PPP pour des tableaux d’environ un mètre de côté.

      Voilà qui peut sembler original, mais dans les années 60-70 de nombreux artistes ont en fait utilisé FORTRAN 1 pour explorer ce que l’ordinateur, machine alors révolutionnaire et rare, pouvait apporter à la musique, aux arts graphiques et à la poésie. Pourquoi FORTRAN ? C’était simplement le langage dominant et facile à apprendre à l’époque, le Python des Beatles !

      En 1963, Iannis Xenakis (1922-2001) publie son livre Musiques formelles : nouveaux principes formels de composition musicale. Le chapitre IV « Musique Stochastique libre, à l’ordinateur » contient le listing du programme en FORTRAN IV utilisé pour générer sur IBM 7090 une œuvre de musique stochastique intitulée ST/10=1,080262. Il est maintenant en ligne sur GitHub. Au fait, bonne écoute !

      Pierre Barbaud (1911-1990) a également utilisé FORTRAN pour composer par exemple une oeuvre de musique électronique intitulée Terra incognita ubi sunt leones (1973). Le début du code est visible ici (hum… que penser de cet appel répété à cette procédure : CALL GIRL(IDIV) ?). Bonne écoute !

      Au niveau des arts graphiques, on pourrait penser que les imprimantes de l’époque étaient rudimentaires, mais ce serait oublier les traceurs (plotters), ou tables traçantes, qui permettaient de tracer des dessins techniques avec précision 2. Les artistes programmeurs (ou programmeurs artistes) vont s’en emparer.

      Dans les années 60, l’artiste japonais Hiroshi Kawano a travaillé sur sa série Artificial Mondrian. Le site du Zentrum für Kunst und Medien Karlsruhe présente son oeuvre KD 52, réalisée en 1969 à l’aide d’un programme en FORTRAN IV pour les formes et peinte ensuite à la gouache. On pourra lire cet article de blog : « The man-machine: Hiroshi Kawano’s algorithmic Mondrian » par Claudio Rivera.

      En 1962, A. Michael Noll (Bell Labs) a commencé à utiliser un Stromberg Carlson SC-4020 microfilm plotter pour faire des dessins abstraits. Un faisceau d’électrons dessinait les formes sur un écran cathodique qui lui-même impressionnait un microfilm. Il rend compte de ses premières expérimentations dans ce mémo daté du 28 août 1962, avec bien sûr un court code FORTRAN.

      On peut également citer l’Allemand Manfred Mohr, né en 1938. Voir son site et l’article de blog « Surveying Manfred Mohr’s Five-Decade Collaboration with the Computer » (2019). Citons aussi le Slovène Edward Zajec (1938 – 2018) dont on peut voir des oeuvres sur cette page. Son assistant Matjaž Hmeljak a continué sa carrière dans l’art génératif au moins jusqu’en 2020.

      Les œuvres de Vera Molnár (1924-2023), pionnière de l’art génératif, ont été exposées à la biennale de Venise en 2022. Elle a écrit en 1974-1976 un programme baptisé Molnart avec son mari :

      François Molnar et moi avons conçu et mis au point un programme souple qui permet une expérimentation picturale systématique. Il est écrit en Fortran pour ordinateur de grande capacité relié à un écran de visualisation et à un traceur.

      Voir également :

      Dans le domaine des arts graphiques, vous trouverez plus d’œuvres numériques réalisées entre 1963 et 1980 à l’aide de FORTRAN sur le site compart.

      Même les poètes ont utilisé FORTRAN. L’écrivain portugais Pedro Barbosa a ainsi publié en 1977 un livre intitulé A literatura cibernética 1. Autopoemas gerados por computador. On peut y lire des extraits de code. Et le poète brésilien Erthos Albino de Souza a utilisé FORTRAN et PL/1 pour créer des poèmes graphiques.

      J. M. Coetzee, prix Nobel de littérature 2003, a commencé sa carrière comme programmeur chez IBM dans les années 60. Il a expérimenté la génération automatique de poésie : « The line generator was composed in a combination of FORTRAN-style pseudocode and assembly code », comme rapporté dans cet article :

      Déconstruction

      Depuis 2013 circulait l’idée que les logiciels internes des sondes spatiales Voyager 1 et Voyager 2, lancées en 1977, avaient été écrits originellement en FORTRAN. Le buzz remonte apparemment à un article intitulé « Interstellar 8-Track: How Voyager’s Vintage Tech Keeps Running » paru dans Wired. Charles A. Measday a publié sur son blog début 2024 un article approfondi intitulé « Voyager and Fortran 5 » qui déconstruit ce mythe urbain. Si une partie des logiciels au sol ont été écrits à l’époque en FORTRAN, les ordinateurs de bord des sondes étaient et sont toujours programmés en assembleur, ainsi qu’à l’aide de séquences de commandes spécifiques aux sondes.

      La citation de Backus

      Terminons en revenant au point de départ de la dépêche, avec une citation de Backus issue d’une de ses dernières interviews en 2006. Voici son bon conseil pour les jeunes :

      Well, don’t go into software. It’s just such a complicated mess that you just frazzle your brains trying to do anything worthwhile.


      1. On écrit le nom du langage en majuscules pour la période avant Fortran 90. ↩

      2. Ce n’est peut-être pas un hasard si le langage Logo, avec sa célèbre tortue, est créé à cette époque (1967). ↩

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      Un webinaire à propos de l’interopérabilité et l’optimisation logistique pour les circuits courts

      Le Data Food Consortium (DFC) organise un nouveau webinaire pour présenter ses avancées et notamment une solution de mutualisation et d’optimisation logistique des circuits courts¹ :

      Le mardi 10 décembre à 13h30 (inscription ci-dessous).

      Ce webinaire inclura une démonstration de l’optimisation d’une tournée de livraison de produits en circuits courts issus de plusieurs plateformes de vente.

      Le Data Food Consortium travaille depuis 2018 à relever ce défi logistique qui pose problème aux circuits courts notamment sur le plan écologique. Effectivement, ces circuits et plus particulièrement ceux de proximité sont constitués d’un maillage de producteurs et productrices sur le territoire. Les livraisons de produits qui ne sont pas mutualisées entraînent une mise en circulation sous-optimale de véhicules. Cela engendre une pollution plus importante, des coûts et du temps de travail supplémentaires.

      La solution qui sera présentée utilise VROOM : « un moteur d’optimisation libre écrit en C++20 qui vise à fournir de bonnes solutions à divers problèmes réels de tournées de véhicules (VRP) dans un petit temps de calcul ». Nous accédons à ce moteur via l’API mise à disposition par la société Verso.

      N’hésitez pas à vous inscrire pour assister au webinaire, en savoir plus et poser des questions si vous le souhaitez.

      Le DFC est une association de loi 1901 qui développe un standard d’interopérabilité libre et ouvert lui-même basé sur des standards existants comme ceux issus du web sémantique. Des acteurs internationaux ont rejoint notre initiative comme au Royaume-Uni, au Canada et en Australie. Plusieurs projets pilotes ont vu le jour en Australie et au Royaume-Uni. En France, des acteurs comme Socleo et CoopCircuit travaillent à la coconstruction et à l’implémentation du standard DFC dans leur solution. L’association DFC est notamment financée par l’ADEME et la région Île-de-France.

      ¹ Circuit court : Les circuits courts désignent les circuits de distribution les plus directs entre producteurs et consommateurs. Ils comptent au maximum un seul intermédiaire.

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      • Revue de presse de l’April pour la semaine 47 de l’année 2024
        Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Le Monde Informatique] La Dinum persiste sur sa suite d'outils collaboratifs [Next] Au Parlement européen, une pétition veut encourager la création d'un Linux souverain [Silicon] Data Privacy Framework: un an après, le

      Revue de presse de l’April pour la semaine 47 de l’année 2024

      Par : echarp
      25 novembre 2024 à 10:26

      [Le Monde Informatique] La Dinum persiste sur sa suite d'outils collaboratifs

      ✍ Reynald Fléchaux, le jeudi 21 novembre 2024.

      Autour d’une authentification unique, la DSI de l’État construit une suite d’outils collaboratifs open source. Une nouvelle entaille sans lendemain dans le monopole d’éditeurs comme Microsoft? Non, assure la Dinum, qui met en avant une démarche structurée et des formes de mutualisation avec l’Allemagne.

      [Next] Au Parlement européen, une pétition veut encourager la création d'un Linux souverain

      ✍ Vincent Hermann, le mardi 19 novembre 2024.

      Un Autrichien anonyme a déposé au Parlement européen une pétition pour encourager le développement d’une distribution souveraine pour le Vieux continent. S’il y a peu de chances qu’elle récolte suffisamment de votes au vu de la complexité du sujet, elle vient mettre le doigt sur de nombreuses problématiques actuelles, dont la dépendance aux grandes sociétés américaines.

      [Silicon] Data Privacy Framework: un an après, les États-Unis invités à corriger le tir

      ✍ Clément Bohic, le mardi 19 novembre 2024.

      Le Comité européen de la protection des données pointe quantité d’insuffisances dans la mise en oeuvre du Data Privacy Framework, successeur du Privacy Shield.

      [ZDNET] Logiciel libre: dix leçons à tirer de sa communauté et qui n'ont rien à voir avec la technologie

      ✍ Jack Wallen, le mardi 19 novembre 2024.

      On pourrait penser que les seuls enseignements à retenir de l’environnement open-source sont d’ordre technique. C’est une erreur. Voici pourquoi.

      [Le Café pédagogique] Educatech: les communs numériques pour la pérennité des ressources

      ✍ Julien Cabioch, le lundi 18 novembre 2024.

      «Les communs numériques constituent l’une des priorités de la stratégie du numérique pour l’éducation». Au salon Educatech, il a aussi été question de l’intérêt des communs numériques pour l’action publique. Alexis Kauffmann (DNE) et Emma Ghariani (DINUM) ont eu un discours incisif sur la question. «De l’argent public pour financer des codes publics», clament-ils.

      Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Revue de presse de l’April pour la semaine 42 de l’année 2024
        Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Le Monde.fr] Lina Khan, la femme qui fait trembler les Gafam (€) [La République] Vie privée, logiciels libres: ce journaliste veut sensibiliser à un usage plus éthique de l'informatique [Next] L'Open Source Initiative

      Revue de presse de l’April pour la semaine 42 de l’année 2024

      Par : echarp
      21 octobre 2024 à 18:50

      Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

      [Le Monde.fr] Lina Khan, la femme qui fait trembler les Gafam (€)

      ✍ Corine Lesnes, le dimanche 20 octobre 2024.

      «L’économie, enjeu d’une Amérique fracturée» (5/5). La présidente de la Federal Trade Commission, l’agence antitrust américaine, combat les grands monopoles. Elle irrite les républicains et participe aux efforts déployés par l’administration Biden pour défendre son action contre l’inflation.

      [La République] Vie privée, logiciels libres: ce journaliste veut sensibiliser à un usage plus éthique de l'informatique

      Le samedi 19 octobre 2024.

      Thierry Pigot, habitant de Samois-sur-Seine et journaliste spécialisé en technologies numériques vient de publier un livre pour simplifier l’informatique du quotidien. Rencontre."> Le directeur général de l’Open Source Initiative (OSI), Stefano Maffulli, critique vertement l’utilisation par Meta du terme «open source» pour qualifier ses modèles d’IA générative Llama. L’OSI attaque Meta alors qu’elle finalise justement sa définition de ce terme employé pour qualifier les modèles d’intelligence artificielle.

      Et aussi:

      [ZDNET] Wordpress: l'écosystème open source s'enfonce dans le conflit

      Le mercredi 16 octobre 2024.

      Une guerre fait rage depuis plusieurs semaines entre le fondateur du projet Matthew Mullenweg et l’un des principaux fournisseurs de site web Wordpress, WP Engine.

      Et aussi:

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      • Sortie de LyX 2.4
        Revenons sur les nouveautés de LyX 2.4 à l’occasion de la sortie de la 2.4.2, qui apporte son lot de correctifs. LyX est un éditeur de documents WYSIWYM (what you see is what you mean) prévu pour l’environnement TeX et disponible sous licence GPL. Contrairement à Word ou LibreOffice, par exemple, l’utilisateur ne voit pas directement à l’écran le même résultat que s’il imprimait le document (WYSIWYG). Ce mécanisme est voulu, car TeX impose de « compiler » les documents avant de les visualiser :

      Sortie de LyX 2.4

      Revenons sur les nouveautés de LyX 2.4 à l’occasion de la sortie de la 2.4.2, qui apporte son lot de correctifs.

      LyX est un éditeur de documents WYSIWYM (what you see is what you mean) prévu pour l’environnement TeX et disponible sous licence GPL. Contrairement à Word ou LibreOffice, par exemple, l’utilisateur ne voit pas directement à l’écran le même résultat que s’il imprimait le document (WYSIWYG). Ce mécanisme est voulu, car TeX impose de « compiler » les documents avant de les visualiser : LyX permet donc de visualiser la sémantique du document avant d’en générer un PDF.

      La version 2.4 est sortie le 1er juin 2024 et apporte un grand lot de nouveautés, après six ans de développement. Cette version est constituée de 8700 commits par 40 personnes et a permis de fermer 800 problèmes connus.

      Logo Lyx

      Fenêtre principale de LyX

      Parmi les changements principaux, LyX utilise désormais UTF-8 en interne pour la représentation des documents, une évolution qui suit de près LaTeX, qui a fait le même mouvement en 2018 (bien après les moteurs modernes comme XeTeX ou LuaTeX).

      Au niveau de l’interface graphique, les thèmes sombres fonctionnent bien mieux qu’avant, notamment au niveau de l’éditeur de formules. Pour Windows, le thème Fusion de Qt est nécessaire pour obtenir une interface sombre.

      Au niveau des exports vers d’autres formats que des dérivés de TeX, LyX 2.4 génère désormais du XHTML 5 (c’est-à-dire du HTML5 mais lisible comme du XML). La sortie DocBook a été entièrement réécrite, de telle sorte qu’elle s’utilise désormais sur la majorité des types de documents LyX (à l’exception notable des présentations Beamer). Précédemment, seuls des documents suivant un modèle spécifique à DocBook pouvaient être exportés en DocBook, mais pas en LaTeX : maintenant, un même document pourra être exporté en DocBook et LaTeX. Cette sortie DocBook a aussi été l’occasion d’implémenter une sortie en ePub 3 (utilisant DocBook et les outils standard de DocBook pour convertir un document en ePub 3).

      Le développement de LyX se poursuit activement, avec la branche 2.5 en préparation parallèlement aux mises à jour de la branche 2.4. Les améliorations et corrections en cours sont détaillées dans le système de suivi du projet, accessible au public.

      Il est remarquable de noter que LyX, lancé initialement en 1995, approche bientôt de ses 30 ans d'existence. Cette longévité témoigne de la qualité et de l'utilité durable de ce logiciel. Il n'a jamais cessé d'évoluer pour répondre aux exigences de ses utilisateurs, en particulier dans le domaine de l'édition scientifique et académique.

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      • Revue de presse de l’April pour la semaine 39 de l’année 2024
        Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [ZDNET] Nations unies: un engagement pour les logiciels libres [Le Temps] Protection des données: les élèves genevois n'ont (presque) plus accès aux logiciels de Microsoft (€) [Next] Entre fermer et partager le code, es

      Revue de presse de l’April pour la semaine 39 de l’année 2024

      Par : echarp
      30 septembre 2024 à 19:51

      Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

      [ZDNET] Nations unies: un engagement pour les logiciels libres

      ✍ Thierry Noisette, le vendredi 27 septembre 2024.

      Le pacte numérique mondial, qui fait partie du Pacte pour l’avenir que vient d’approuver un sommet de l’ONU, s’engage à «développer, diffuser et maintenir» des logiciels open source.

      [Le Temps] Protection des données: les élèves genevois n'ont (presque) plus accès aux logiciels de Microsoft (€)

      ✍ Grégoire Barbey, le mercredi 25 septembre 2024.

      «Le Temps» révèle que le Département de l’instruction publique a renoncé aux services du géant américain depuis la rentrée pour les élèves du cycle d’orientation. Ceux du postobligatoire conservent un accès limité. En cause: un changement dans la politique de l’entreprise

      [Next] Entre fermer et partager le code, est-ce «fair»?

      ✍ Martin Clavey, le mardi 24 septembre 2024.

      Dans le domaine du logiciel libre, la licence d’ouverture du code peut rapidement faire débat. Rejetées par ce milieu qui considère que leurs logiciels ne sont pas assez libres pour être qualifiés d’«open», des startups comme Sentry poussent un nouveau terme: «fair source».

      [Silicon] Transformation numérique de l'État: la Cour des comptes critique la Dinum

      ✍ Clément Bohic, le mardi 24 septembre 2024.

      Créée en 2019, la direction interministérielle du numérique (Dinum) développe les services numériques de l’État. La Cour des comptes s’est penchée sur son fonctionnement et ses réalisations. Et ne ménage pas ses critiques. Silicon vous propose son analyse sur les principaux points saillants.

      Et aussi:

      [Numerama] Qui est Clara Chappaz, la nouvelle secrétaire d'État chargée de l'IA et du numérique?

      ✍ Julien Lausson, le lundi 23 septembre 2024.

      Âgée de 35 ans, Clara Chappaz est le nouveau visage de la politique du numérique en France. Elle prend possession du secrétariat d’État en charge du numérique, au sein du gouvernement de Michel Barnier. L’intelligence artificielle (IA) est particulièrement mise à l’honneur. Mais ce n’est pas la seule chose à noter.

      Et aussi:

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      • Le MMORPG Ryzom fête ses 20 ans !
        En 2004 naquit un jeu au potentiel extraordinaire, sous le regard enthousiaste de ses créateurs. Après une enfance jalonnée d'embûches qui ont forgé son caractère et uni sa communauté, ce jeu convivial, à l'esprit libre, a su évoluer et toujours aller de l'avant grâce à l'implication de ses joueurs. Et aujourd'hui, c'est avec émotion qu'il s'apprête à passer un nouveau cap. Car oui, le temps passe si vite : Ryzom va fêter ses 20 ans ! Pour l'occasion, 20 jours de festivités sont prévues en

      Le MMORPG Ryzom fête ses 20 ans !

      En 2004 naquit un jeu au potentiel extraordinaire, sous le regard enthousiaste de ses créateurs.

      Après une enfance jalonnée d'embûches qui ont forgé son caractère et uni sa communauté, ce jeu convivial, à l'esprit libre, a su évoluer et toujours aller de l'avant grâce à l'implication de ses joueurs.

      Et aujourd'hui, c'est avec émotion qu'il s'apprête à passer un nouveau cap.
      Car oui, le temps passe si vite : Ryzom va fêter ses 20 ans !

      Ryzom fête ses 20 ans en jeu, du 16 septembre au 5 octobre.

      Pour l'occasion, 20 jours de festivités sont prévues en jeu sur l'île des 20 ans, du 16 septembre au 5 octobre 2024.
      De nombreuses surprises sont au programme, ainsi que la venue d'anciens membres de Nevrax, le studio qui a développé le jeu.

      Qu'est-ce que Ryzom ?

      Ryzom est un MMORPG de science-fantasy basé sur un monde vivant unique : une planète-plante aux paysages envoûtants, sauvage, peuplée de mille dangers. Vous pouvez y incarner une des quatre races humanoïdes du jeu, contribuer à la reconquête de leur civilisation perdue et influer sur l'évolution du monde.

      Jeu sandbox au PvP consensuel, au roleplay très présent et à la communauté mature, Ryzom a la spécificité de ne pas limiter ses personnages en classes et dispose d'un système évolué de récolte et d'artisanat. L'alignement des personnages sur une des nations et factions proposées peut évoluer pour mieux suivre le roleplay de chacun.

      Timaris

      Données techniques

      Ryzom est jouable sous Windows, Linux et macOS. Son interface est disponible en allemand, anglais, espagnol, français et russe. Les chats en jeu sont traduits automatiquement dans la langue du client.

      Tarifs

      Ryzom est jouable en version gratuite jusqu'au niveau 125, sans limitation de temps.

      Plusieurs tarifs d'abonnement sont proposés pour accéder à la version complète qui offre la possibilité d'atteindre le niveau 250, davantage de moyens de stockage et double la vitesse d'acquisition des points d'expérience.

      Kami

      Particularité

      Ryzom est l'un des rares MMORPG commerciaux à être entièrement open source, sous licence AGPLv3 : client, serveur, outils et média, ce qui offre aux joueurs une opportunité unique de s'impliquer dans le développement du jeu, notamment à travers des projets libres Ryzom Core et Ryzom Forge.

      Logo de Ryzom Core

      Logo de Ryzom Forge

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      • Revue de presse de l’April pour la semaine 37 de l’année 2024
        Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [franceinfo] Panoramax: le projet citoyen initié par l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) pour ne plus dépendre de Google Street View [InformatiqueNews.fr] L'Open Source en Chiffres [ITf

      Revue de presse de l’April pour la semaine 37 de l’année 2024

      Par : echarp
      16 septembre 2024 à 16:11

      [franceinfo] Panoramax: le projet citoyen initié par l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) pour ne plus dépendre de Google Street View

      ✍ Nicolas Arpagian, le samedi 14 septembre 2024.

      L’IGN fait appel au grand public pour constituer une base de données centralisée de photographies de notre environnement (rues, ronds-points, routes, berges, ponts…) qui soit en libre accès pour créer des services d’intérêt général.

      [InformatiqueNews.fr] L'Open Source en Chiffres

      Le mercredi 11 septembre 2024.

      De l’open source et des chiffres… Beaucoup de chiffres… Le nouveau rapport GitNux 2024 trace un paysage IT dominé par l’open source.

      [ITforBusiness] Vers un retour de l'open source, le vrai?

      ✍ Laurent Delattre, le mercredi 11 septembre 2024.

      Le retour d’Elastic à l’open source marque-t-il le retour de l’open source ou l’arrivée d’un nouvel open source transformé?

      [ITRmobiles.com] Le logiciel libre comme réponse stratégique à l’appel du rapport Draghi pour la compétitivité européenne

      Le mardi 10 septembre 2024.

      Le rapport Draghi, publié le 9 septembre 2024 et intitulé “L’avenir de la compétitivité européenne”, appelle à une transformation profonde de l’économie européenne pour relever des défis critiques: souveraineté numérique, stagnation de l’innovation, et dépendances stratégiques. En tant que porte-parole de la filière française du logiciel libre et du numérique ouvert, le CNLL* affirme que le logiciel libre (aussi appelé open source software ou OSS) est essentiel pour résoudre ces enjeux, en catalysant l’innovation, la croissance économique, et l’autonomie stratégique de l’Europe, explique Stefane Fermigier, co-chairman, qui nous livre son analyse.

      [ZDNET] «Concurrence irresponsable»: le CNLL pilonne la Dinum

      ✍ Thierry Noisette, le lundi 9 septembre 2024.

      S’appuyant sur le rapport de la Cour des comptes sur la Direction interministérielle du numérique, le CNLL dresse un réquisitoire contre sa stratégie en matière de logiciels libres.

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      • Sortie de Crème CRM en version 2.6
        Le 5 août 2024 est sortie la version 2.6 du logiciel de gestion de la relation client Crème CRM (sous licence AGPL-3.0), environ 11 mois après Creme 2.5 (11 septembre 2023). Au programme notamment, un système de notification, des améliorations pour le calendrier ou des filtres réservés aux rapports. Les nouveautés sont détaillées dans la suite de la dépêche. lien nᵒ 1 : Site officiellien nᵒ 2 : Démo en lignelien nᵒ 3 : Le dépôt de sourcelien nᵒ 4 : Images Docker de démoSommaire Description d

      Sortie de Crème CRM en version 2.6

      Le 5 août 2024 est sortie la version 2.6 du logiciel de gestion de la relation client Crème CRM (sous licence AGPL-3.0), environ 11 mois après Creme 2.5 (11 septembre 2023).

      Icône de Crème CRM

      Au programme notamment, un système de notification, des améliorations pour le calendrier ou des filtres réservés aux rapports. Les nouveautés sont détaillées dans la suite de la dépêche.

      Sommaire

      Description du logiciel

      Crème CRM est un logiciel de gestion de la relation client, généralement appelé CRM (pour Customer Relationship Management). Il dispose évidemment des fonctionnalités basiques d’un tel logiciel :

      • un annuaire, dans lequel on enregistre contacts et sociétés : il peut s’agir de clients, bien sûr, mais aussi de partenaires, prospects, fournisseurs, adhérents, etc. ;
      • un calendrier pour gérer ses rendez‐vous, appels téléphoniques, conférences, etc. ; chaque utilisateur peut avoir plusieurs calendriers, publics ou privés ;
      • les opportunités d’affaires, gérant tout l’historique des ventes ;
      • les actions commerciales, avec leurs objectifs à remplir ;
      • les documents (fichiers) et les classeurs.

      Crème CRM dispose en outre de nombreux modules optionnels le rendant très polyvalent :

      • campagnes de courriels ;
      • devis, bons de commande, factures et avoirs ;
      • tickets, génération des rapports et graphiques…

      L’objectif de Crème CRM est de fournir un logiciel libre de gestion de la relation client pouvant convenir à la plupart des besoins, simples ou complexes. À cet effet, il propose quelques concepts puissants qui se combinent entre eux (entités, relations, filtres, vues, propriétés, blocs), et il est très configurable (bien des problèmes pouvant se résoudre par l’interface de configuration) ; la contrepartie est qu’il faudra sûrement passer quelques minutes dans l’interface de configuration graphique pour avoir quelque chose qui vous convienne vraiment (la configuration par défaut ne pouvant être optimale pour tout le monde). De plus, afin de satisfaire les besoins les plus particuliers, son code est conçu pour être facilement étendu, tel un cadriciel (framework).

      Du côté de la technique, Crème CRM est codé notamment avec Python/Django et fonctionne avec les bases de données MySQL, SQLite et PostgreSQL.

      Principales nouveautés de la version 2.6

      Voici les changements les plus notables de cette version :

      Le nouveau système de notification

      Depuis toujours Crème possède un système de Mémentos (Reminders), qui permet de recevoir des e-mails pour vous prévenir d’une échéance. Ce système est utilisé par les Alertes & les ToDos ; par exemple vous recevez un e-mail lorsqu’une Alerte qui vous est attribuée va expirer dans 30 minutes. Et comme vous pouvez créer des Alertes dont la date d’expiration est un champ date de la fiche associée, cela permet par exemple d’être prévenu qu’une activité importante à laquelle vous participez va bientôt avoir lieu.

      Le nouveau système de notification qui a été introduit amène 2 avancées principales :

      • les notifications envoyées ne sont pas limitées à des e-mails, vous pouvez aussi les voir dans votre navigateur (donc sans quitter Crème).
      • si les mémentos ont été retravaillés pour utiliser ce nouveau système, d’autres parties de Crème en profitent aussi. Par exemple, une notification vous est envoyée si un administrateur a changé votre mot de passe ; ou bien quand un job d’import CSV vient de s’achever.

      Une notification web est arrivée

      Chaque notification est associée à un canal, et vous pouvez configurer les canaux pour savoir si la notification est envoyée dans le navigateur, par e-mail ou bien les 2. Si le canal n’est pas obligatoire, vous pouvez aussi choisir de ne pas recevoir les notifications du tout. Chaque utilisateur peut utiliser sa propre configuration si la configuration générale du canal ne lui convient pas.

      La configuration des canaux

      Améliorations du calendrier

      • Le composant JavaScript FullCalendar est passé à la version 5. Même si ce n’est pas la toute dernière version (il faut dire qu’il y a pas mal de changements cassants entre chaque version), on profite de pas mal d’améliorations diverses.
      • Il est maintenant possible de configurer graphiquement le calendrier (premier jour de la semaine, plage horaire, jour travaillés…). Il y a une configuration globale utilisée par tout le monde, mais comme presque toujours dans Creme, il est possible de créer des configurations par rôle.

      La configuration des calendriers du module « Activités »

      Filtres spécifiques aux Rapports

      Les Rapports utilisent généralement un filtre, afin d’affiner leurs résultats. Ces filtres sont les mêmes que ceux qu’utilisent les vues en liste ; par exemple si vous faites un Rapport sur les Devis, il peut utiliser les filtres disponibles sur la liste des Devis.

      Un problème que cela entraîne est que beaucoup d’utilisateurs créent des filtres un peu spécifiques afin de les utiliser dans leurs Rapports, mais ces filtres viennent « polluer » la vue en liste correspondante (car la sélection de filtres proposent de nombreux filtres non pertinents). Afin de corriger ce souci, il est désormais possible de créer des filtres utilisables uniquement dans les Rapports. Les Rapports peuvent bien sûr continuer à utiliser les filtres classiques, mais les filtres spécifiques aux Rapports ne sont pas utilisables dans les vues en liste évidemment.

      La création d’un rapport avec un filtre spécifique sélectionné

      Quelques autres améliorations notables

      • Python 3.12 est officiellement géré.
      • Dans le module facturation, vous pouvez maintenant configurer les statuts sélectionnés par défaut (dans les formulaires), ainsi que les statuts utilisés par les Factures lorsque leur numéro est généré.
      • Un nouveau bouton, qui peut être mis sur la vue détaillée des Contacts, est disponible: « Créer un appel non abouti » (détails).
      • La configuration des blocs d’un rôle peut maintenant être créée en clonant la configuration d’un autre rôle (les rôles pouvant avoir des configurations assez proches, ça peut être un gain de temps appréciable).
      • Les blocs basés sur OpenStreetMap sont maintenant utilisés dans l’installation par défaut (à place de ceux basés sur GoogleMaps).
      • Un rôle «Utilisateur normal» est créé dans les nouvelles installations. Dans la mesure où c’est une bonne chose que tout le monde ne soit pas connecté en tant que super-utilisateur, ce rôle devrait permettre de gagner du temps et servir au moins de base de travail.
      • Un bouton permettant de transformer un simple Contact en utilisateur a été ajouté. Auparavant il fallait fusionner ce Contact avec le Contact automatiquement créé à la création d’un utilisateur.
      • Les Graphes ont reçu de nombreuses améliorations : plus de champs sont disponibles en abscisse, plus de champs sont disponibles pour le filtrage, les couleurs associées aux petits modèles auxiliaires (du genre « Statut ») sont utilisées…
      • La validation des URLs est désormais moins stricte dans les champs informatifs. Cela posait pas mal de problèmes notamment lors des imports, les gens mettant rarement le « http:// » dans leur base de données.

      Le futur

      La prochaine version marquera notamment le passage à Django 5.2, la future LTS qui sortira en avril 2025. À l’année prochaine !

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Agir contre les appels commerciaux
        Sans aucun doute suite à une erreur de votre part, selon les spammeurs, vous avez laissé cochée une case autorisant la transmission de vos coordonnées à des « partenaires », et voilà que vous recevez des appels commerciaux non sollicités. En France, plusieurs dispositifs permettent de prévenir ces appels (pour d’autres pays, on laisse les francophones compléter dans les commentaires). lien nᵒ 1 : Bloctellien nᵒ 2 : SpamBLocker sur githublien nᵒ 3 : SpamBlocker sur f-droidlien nᵒ 4 : Décision de

      Agir contre les appels commerciaux

      Sans aucun doute suite à une erreur de votre part, selon les spammeurs, vous avez laissé cochée une case autorisant la transmission de vos coordonnées à des « partenaires », et voilà que vous recevez des appels commerciaux non sollicités. En France, plusieurs dispositifs permettent de prévenir ces appels (pour d’autres pays, on laisse les francophones compléter dans les commentaires).

      Sommaire

      Bloctel

      Créée en 2016 pour succéder à divers dispositifs pré-existants qui étaient censés limiter le spam téléphonique (liste orange pour interdire l’utilisation de l’annuaire pour collecter un numéro de téléphone, liste Pacitel respectée au bon vouloir des sociétés de démarchage), la plateforme Bloctel permet d’inscrire des numéros dans une liste gérée par un organisme indépendant (tout du moins depuis 2021, auparavant le service était géré par les démarcheurs eux-mêmes…). Les sociétés de démarchage ont l’obligation de transmettre leur liste de prospects à l’organisme, qui les expurgera des numéros dont les titulaires ont demandé le blocage. Une fois son compte créé sur Bloctel, on peut :

      • inscrire ou réinscrire des numéros dans la liste (cette inscription est à renouveler tous les 3 ans),
      • désinscrire des numéros précédemment inscrits,
      • signaler tout appel commercial reçu malgré son inscription dans la liste.

      Maintenir sa propre liste de démarcheurs

      Les ordiphones proposent tous une fonctionnalité de blocage de numéros de téléphone pour lesquels on ne veut pas être contacté. À chaque appel, on peut donc ajouter un numéro dans sa liste de blocage. Cependant, si on n’a pas répondu au téléphone il est difficile de savoir si l’appel manqué était légitime ou non, et donc s’il faut bloquer le numéro ou le rappeler… pour savoir ce qu’il en est, on peut chercher le numéro de téléphone directement dans un (meta-)moteur de recherche, on se verra proposer de nombreux sites qui offrent un espace de commentaires pour chaque numéro.

      L’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a publié le 1ᵉʳ septembre 2023 une liste de numéros que les démarcheurs sont obligés d’utiliser pour émettre des appels : si on reçoit un appel depuis un de ces numéros, on peut considérer que c’est du spam. Cela concerne les numéros commençant par 0162, 0163, 0270, 0271, 0377, 0378, 0424, 0425, 0568, 0569, 0948 ou 0949 en zone +33 (France métropolitaine), 09475 en zone +590 (Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy ), 09478 ou 09479 en zone +262 (La Réunion, Mayotte et autres territoires de l’Océan Indien), 09476 en zone +594 (Guyane) et 09477 en zone +596 (Martinique).

      Utiliser une application

      Des applications peu transparentes

      Il existe dans les magasins d’applications des téléphones Android et Iphone de multiples applications proposant qu’à chaque appel reçu son téléphone aille interroger une base de données sur le web pour identifier s’il s’agit d’un appel commercial puis d’agir en conséquence (rejet de l’appel par exemple). Chaque application peut cumuler plusieurs défauts, comme :

      • être elle-même initiatrice de publicité sur le téléphone (il est dommage de remplacer une forme de spam par une autre…),
      • nécessiter des droits démesurés sur le téléphone (à charge pour l’utilisateur de modifier ces droits si son téléphone et l’application le permettent),
      • manquer de transparence : toutes les informations des appels sont envoyées sur internet, ces données risquent d’être exploitées par d’autres démarcheurs,
      • consommer trop de batterie : l’application nécessite d’être exécutée en arrière plan, la consommation de batterie est donc continue et l’effet peut être significatif en ce qui concerne l’autonomie du téléphone.

      L’application SpamBlocker

      Les utilisateurs d’ordiphones basés sur AOSP (android, /e/, lineageOS, replicant, etc.) peuvent utiliser l’application SpamBlocker qui simplifie le blocage de numéros de téléphone en masse. Il s’agit d’un logiciel libre disponible gratuitement dans le dépôt par défaut de f-droid qui nécessite une liste restreinte de droits, qui n’incluent notamment pas l’accès à internet afin que vos informations personnelles restent en local sur le téléphone. Le blocage en masse de préfixes entiers de numéros de téléphones est rendu possible par la prise en compte des expressions rationnelles, par exemple si on ne veut pas être dérangé en Martinique, il suffit de mettre dans la liste noire l’entrée 5969477.* (les numéros doivent être saisis format international), et décider ce qu’on en fait (rejeter, laisser sonner dans le vide, décrocher/raccrocher). Voici la configuration à mettre en place pour la France métropolitaine :

      capture d’écran de la configuration de SpamBlocker incluant tous les numéros de France métropolitaine

      À l’usage, il n’est pas apparu de baisse d’autonomie d’un téléphone utilisant cette application.

      Et les SMS ?

      Les fonctionnalités de blocage des appels intégrées aux téléphones et à SpamBlocker peuvent aussi s’appliquer aux SMS. Il existe des plages de numéros de téléphone virtuels qu’il peut être tentant de bloquer, mais cela présente un risque de blocage de messages légitimes provenant d’utilisateurs d’applications utilisant de tels numéros. Il n’y a pas (encore ?) en France de norme en ce qui concerne les numéros de démarcheurs par SMS, il est cependant possible :

      • d’être désinscrit de la liste d’un démarcheur en envoyant « STOP » au numéro émetteur d’un de ses SMS,
      • de signaler un spam en transférant le message gratuitement au 33700 (on recevra par la suite un message demandant de préciser l’émetteur et l’heure du message).

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Revue de presse de l’April pour la semaine 29 de l’année 2024
        Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [clubic.com] Cette région française s'affranchit des GAFAM et opte pour des solutions maison [L'OBS] Panne informatique mondiale de Microsoft: de nombreux aéroports touchés, Paris 2024 touché également, d'autres entrepr

      Revue de presse de l’April pour la semaine 29 de l’année 2024

      Par : echarp
      22 juillet 2024 à 19:34

      Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

      [clubic.com] Cette région française s'affranchit des GAFAM et opte pour des solutions maison

      ✍ Mélina Loupia, le vendredi 19 juillet 2024.

      Dans une démarche qui vise à regagner en autonomie et à réduire les coûts liés au fonctionnement de ses collectivités territoriales, une région française a décidé de remplacer les solutions des géants du numérique par des alternatives locales et open source.

      [L'OBS] Panne informatique mondiale de Microsoft: de nombreux aéroports touchés, Paris 2024 touché également, d'autres entreprises impactées

      ✍ Hendrik Schmidt, le vendredi 19 juillet 2024.

      Une panne informatique géante touche de nombreuses entreprises dans le monde, dont les aéroports. Le géant de la tech Microsoft a déclaré vendredi qu’il était en train de prendre des «mesures d’atténuation».

      [Next] La Dinum sous l'œil critique de la Cour des comptes

      ✍ Martin Clavey, le mercredi 17 juillet 2024.

      Cinq ans ou presque après sa création, la Cour des comptes se penche sur la Direction interministérielle du numérique. Elle demande la clarification de sa stratégie et de son budget pour évaluer ses dépenses convenablement. Elle pointe aussi le besoin d’une vigilance dans l’exercice de ses missions historiques que sont la promotion de la donnée publique, assurée par Etalab, et le réseau interministériel de l’État.

      Et aussi:

      [Developpez.com] La Suisse exige que tous les logiciels développés pour le gouvernement soient open source, avec divulgation du code source du logiciel

      ✍ Jade Emy, le mardi 16 juillet 2024.

      La Suisse impose la divulgation du code source des logiciels pour le secteur public, ce qui est une étape importante sur le plan juridique

      [Next] Neutralité du Net: aux États-Unis, une cour d'appel met en pause son retour

      ✍ Sébastien Gavois, le mardi 16 juillet 2024.

      La neutralité du Net aux États-Unis ressemble un peu au jeu du chat et de la souris avec la FCC. Elle a tout d’abord été instaurée sous la présidence de Barack Obama en 2015. Elle a ensuite été supprimée en 2018 lorsque Donald Trump était président et qu’il avait positionné Ajit Pai à la tête de la FCC.

      [ITRmanager.com] Logiciels libres dans l’enseignement scolaire: le CNLL salue une avancée du guide d’accompagnement du programme de technologie

      Le lundi 15 juillet 2024.

      Le Guide d’accompagnement du programme de technologie au cycle 4, daté de février 2024, recommande de “privilégier” les logiciels libres dans de nombreuses activités pédagogiques et technologiques. Stefane Fermigier, du CNLL, Conseil National du Logiciel Libre, se réjouit de cette avancée significative dans l’intégration des logiciels libres au sein des programmes éducatifs français. Toutefois, le CNLL regrette que cette évolution ait nécessité 12 ans et que les recommandations concernant les logiciels libres demeurent principalement confinées à l’enseignement technologique.

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      • Linus Torvalds: comment éviter que RISC-V ne reproduise les erreurs du passé?
        Lors de leur keynote à l'Open Source Summit 2024, Linus Torvalds et Dirk Hohndel ont échangé sur l’avenir des architectures matérielles libres, en particulier RISC-V. Linus, avec son franc-parler habituel, a partagé ses craintes et ses espoirs concernant l’évolution de RISC-V et le rôle crucial que peuvent jouer les communautés open source pour éviter les erreurs passées, notamment dans le développement des plateformes comme ARM et x86. Linus estime qu’il existe un risque majeur que RISC-V répè

      Linus Torvalds: comment éviter que RISC-V ne reproduise les erreurs du passé?

      Lors de leur keynote à l'Open Source Summit 2024, Linus Torvalds et Dirk Hohndel ont échangé sur l’avenir des architectures matérielles libres, en particulier RISC-V. Linus, avec son franc-parler habituel, a partagé ses craintes et ses espoirs concernant l’évolution de RISC-V et le rôle crucial que peuvent jouer les communautés open source pour éviter les erreurs passées, notamment dans le développement des plateformes comme ARM et x86.

      Linus estime qu’il existe un risque majeur que RISC-V répète les erreurs commises par les architectures précédentes, comme lorsqu’ARM est devenu une plateforme serveur et a ignoré en partie les leçons apprises lors du développement de l’architecture x86, notamment en matière de sécurité. Cependant, il reconnaît également que grâce à l’expérience accumulée, ces erreurs ont été corrigées plus rapidement. La question cruciale est à présent de savoir si RISC-V saura tirer parti de cette expérience collective pour éviter ces écueils ou s’il devra traverser les mêmes cycles d’apprentissage douloureux.

      Leçons du passé et rôle des logiciels libres

      Les erreurs évoquées par Linus sont multiples. Il parle notamment des problèmes de compatibilité et d’interopérabilité qui ont compliqué l’adoption de nouvelles architectures matérielles. Il mentionne également le manque de communication entre les concepteurs de matériel et les développeurs de logiciels, créant un fossé qui ralentit l’innovation et entraîne des inefficacités. Enfin, il rappelle que les délais nécessaires pour corriger les erreurs matérielles sont bien plus longs que pour les logiciels, ce qui peut freiner l’évolution des nouvelles technologies.

      Cependant, l’open source présente une opportunité unique pour surmonter ces obstacles. Une architecture matérielle ouverte comme RISC-V permet une transparence totale, où les développeurs de logiciels peuvent intervenir dès les premières phases de conception pour s’assurer que les erreurs du passé ne se reproduisent pas. Cette collaboration précoce entre développeurs matériels et logiciels est essentielle pour anticiper et résoudre les problèmes avant qu’ils ne deviennent des obstacles majeurs.

      L’open source a déjà prouvé sa valeur dans le domaine des logiciels en offrant une flexibilité et une adaptabilité incomparables. Cette même philosophie appliquée au matériel peut accélérer l’innovation et permettre de répondre plus rapidement aux besoins du marché. De plus, une communauté ouverte permet de partager les connaissances et les meilleures pratiques, réduisant ainsi les risques de répéter les erreurs passées.

      Sécurité et architecture matérielle open source

      Un point crucial soulevé par Linus concerne la sécurité, en particulier les défis posés par les failles matérielles et les attaques par canal auxiliaire. Ces vulnérabilités résultent souvent des optimisations dans le silicium, comme l'exécution spéculative, qui peuvent être exploitées pour compromettre la sécurité des systèmes.

      Linus a exprimé sa frustration face à la nature secrète des processus de gestion des failles de sécurité dans le domaine du matériel. Il a souligné que cette opacité empêche de travailler en toute transparence sur ces problèmes intéressants et techniques. Une architecture matérielle open source, comme RISC-V, pourrait potentiellement atténuer ces frustrations en permettant une collaboration ouverte dès le début, facilitant ainsi la détection et la correction rapide des vulnérabilités.

      L’open source offre également un modèle de confiance basé sur la transparence et la vérification par les pairs. Dans le contexte de la sécurité, cela signifie que les failles peuvent être identifiées et corrigées plus rapidement grâce à une surveillance continue et à une coopération étroite entre les développeurs de matériel et de logiciels.

      La vision d’un avenir open source pour le hardware

      L’un des points forts de l’open source est sa capacité à démocratiser l’accès à la technologie. Avec des projets comme RISC-V, il est possible de voir émerger des solutions matérielles qui ne sont pas seulement le produit de quelques grandes entreprises, mais le fruit d’une collaboration globale. Cela peut mener à des avancées significatives non seulement en termes de performances, mais aussi de coûts et d’efficacité énergétique, en offrant des alternatives viables aux architectures propriétaires.

      Linus Torvalds a également évoqué l’évolution des pratiques du développement du matériel. Il y a dix ans, il était difficile de passer de x86 à une autre plateforme, mais aujourd’hui, grâce à l’open source, la transition est beaucoup plus fluide. Les utilisateurs finaux ne se soucient plus de savoir si leur serveur fonctionne sur un processeur Intel, AMD ou ARM ; ce qui compte, c’est que l’infrastructure logicielle soit solide et interopérable.

      Pour que RISC-V réalise pleinement son potentiel, il est donc crucial que les communautés du logiciel et du matériel libres continuent de favoriser une culture de partage et de collaboration. Les développeurs de logiciels doivent être encouragés à s’impliquer dans le processus de conception matérielle, et vice versa. En travaillant ensemble, ils peuvent s’assurer que les erreurs du passé ne se reproduisent pas et que les nouvelles technologies répondent aux besoins réels du marché.

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      • Revue de presse de l’April pour la semaine 22 de l’année 2024
        Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [ZDNET] Libre et open source express: OpenStreetMap, Panoramax, Signal, Murena, mentorat [Siècle Digital] Comment Mistral AI part à la conquête de l'Amérique [Les Echos] Comment créer une communauté puissante et dévelop

      Revue de presse de l’April pour la semaine 22 de l’année 2024

      Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

      [ZDNET] Libre et open source express: OpenStreetMap, Panoramax, Signal, Murena, mentorat

      ✍ Thierry Noisette, le vendredi 31 mai 2024.

      Journées OpenStreetMap. La FAQ de Panoramax. Meredith Whittaker (Signal) et la concentration des IA. Gaël Duval et les smartphones Murena. Plaidoyer pour le mentorat des contributeurs occasionnels.

      [Siècle Digital] Comment Mistral AI part à la conquête de l'Amérique

      ✍ Benjamin Terrasson, le jeudi 30 mai 2024.

      Mistral AI commence a étoffé ses équipes aux États-Unis pour s’imposer sur place en alternative aux IA des géants du web.

      [Les Echos] Comment créer une communauté puissante et développer son business

      ✍ Noémie Kempf, le mardi 28 mai 2024.

      A partir de l’exemple de Linux, Noémie Kempf, autrice du «Pouvoir des communautés»*, explique comment l’approche communautaire peut favoriser le développement de votre entreprise.

      [ZDNET] Bureautique et collaboration: la Dinum déroule La Suite Numérique

      ✍ Louis Adam, le lundi 27 mai 2024.

      Derrière ce terme, la direction interministérielle du numérique regroupe une suite d’outils bureautique et de collaboration à destination des agents publics. Voici ce qu’il contient.

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      • Transférer sa licence Windows dans une VM
        N. D. M. : nlgranger nous explique dans le journal qui est repris pour cette dépêche comment virtualiser un système pré-installé. Son expérience personnelle est relatée ici à la première personne (je). Rappelons aussi à tout hasard que si la licence de ce système d’exploitation propriétaire permet apparemment une utilisation dans le cadre d’une telle virtualisation, celle-ci doit être faite sur une seule instance et sans utilisation comme serveur (ce que rappelle aussi le tutoriel mentionné plus

      Transférer sa licence Windows dans une VM

      N. D. M. : nlgranger nous explique dans le journal qui est repris pour cette dépêche comment virtualiser un système pré-installé. Son expérience personnelle est relatée ici à la première personne (je). Rappelons aussi à tout hasard que si la licence de ce système d’exploitation propriétaire permet apparemment une utilisation dans le cadre d’une telle virtualisation, celle-ci doit être faite sur une seule instance et sans utilisation comme serveur (ce que rappelle aussi le tutoriel mentionné plus loin, mais sur une version précédente du système). Et qu’il n’est possible de faire qu’une « seule copie du logiciel à des fins de sauvegarde ».

      Je viens d’acheter un PC et bien que j’aie fouillé et patienté longtemps, aucune offre sans OS n’arrivait ou ne convenait donc j’ai cédé à la vente forcée d’un PC avec Windows.
      Dans ce petit tutoriel, je vous explique comment déplacer cette licence Windows OEM vers une machine virtuelle (VM) sur le même PC. Si vous avez déjà une licence achetée à part, il vous suffit de la spécifier à l’installation, on s’intéresse ici au cas des licences OEM préinstallées sur la carte mère.
      L’intérêt de déplacer Windows dans une VM, c’est de ne pas bloquer une partie de l’espace disque avec une partition qui ne servira quasiment jamais. Là on peut déplacer l’image disque vers un stockage externe (disque ou clé USB) ou recréer la VM au besoin.
      Dans ce tutoriel j’utilise libvirt via le GUI virt-manager, mais je me suis largement appuyé sur cet excellent tutoriel pour Proxmox d’Oliver Poncet que je vous invite à consulter.
      Je précise immédiatement qu’il n’est pas nécessaire d’avoir gardé le Windows préinstallé sur la machine, ni même de l’avoir démarré une seule fois.

      Dépendances

      Pour parvenir à vos fins, il vous faudra les dépendances suivantes (en espérant ne rien oublier) :

      • dmidecode pour lire les infos de la carte mère
      • libvirt
      • qemu/KVM
      • swtpm pour émuler un TPM
      • edk2-ovmf pour émuler un UEFI avec Secure Boot
      • Le fichier.iso de Windows 11 disponible sur le site de microsoft.

      Sous ArchLinux : pacman – S dmidecode libvirt dnsmasq qemu-desktop swtmp

      J’ai utilisé virt-manager pour me faciliter la vie, j’imagine qu’on peut s’en sortir en ligne de commande directement avec qemu.

      Installation

      Récupérer les informations utiles

      Pour valider automatiquement votre licence, Windows utilise des informations disponibles depuis la carte mère.

      D’abord, le numéro de série, modèle, etc. :

      $ sudo dmidecode
      …
      BIOS Information
          Vendor : LENOVO
          Version : NCCN16WW
          Release Date : 02/02/2024
      …
          BIOS Revision : 1.16
          Firmware Revision : 1.16
      …
      System Information
          Manufacturer : LENOVO
          Product Name : 83E3
          Version : Yoga Pro 7 14AHP9
          Serial Number : 9F5OEMTZ
          UUID : a0a73af8-a886-4fbf-8f0d-5fd32c264a16
          SKU Number : LENOVO_MT_83E3_BU_idea_FM_Yoga Pro 7 14AHP9
          Family : Yoga Pro 7 14AHP9
      

      (j’ai édité le serial et l’uuid)

      Ensuite des informations enregistrées dans des tables ACPI :

      sudo cat /sys/firmware/acpi/tables/MSDM > ~/VMs/MSDM.bin
      sudo cat /sys/firmware/acpi/tables/SLIC > ~/VMs/SLIC.bin

      Créer la VM

      La procédure démarre comme d’habitude, on suit l’assistant de virt-manager jusqu’au moment où il faut bien demander à modifier la configuration avant de démarrer.

      Dans les options du BIOS, choisissez la config avec Secure Boot activé, chez moi le fichier se nomme OVMF_CODE.secboot.4 m.fd.

      Ensuite il faut éditer directement le code XML qui décrit la configuration de la machine. Si c’est la première fois dans virt-manager, il faut cocher une case dans les paramètres de l’appli pour le rendre éditable.

      Pour commencer, modifiez le nœud racine XML pour spécifier le schéma, sinon certaines options seront rejetées :

      <domain type=“kvm” xmlns: qemu='http://libvirt.org/schemas/domain/qemu/1.0'>

      Mettez aussi à jour l’uuid pour qu’il corresponde à celui indiqué par dmidecode:

      <uuid>a0a73af8-a886-4fbf-8f0d-5fd32c264a16</uuid>

      Ensuite, il faut indiquer à qemu d’intégrer les tables ACPI :

      <qemu: commandline>
      <qemu: arg value='-acpitable'/>
      <qemu: arg value='file=/home/ngranger/VMs/MSDM.bin'/>
      <qemu: arg value='-acpitable'/>
      <qemu: arg value='file=/home/ngranger/VMs/SLIC.bin'/>
      </qemu: commandline>

      Puis il faut ajouter les informations de la carte mère :

      <sysinfo type=“smbios”>
      <bios>
      <entry name=“vendor”>LENOVO</entry>
      <entry name=“version”>NCCN16WW</entry>
      <entry name=“date”>02/02/2024</entry>
      <entry name=“release”>1.16</entry>
      </bios>
      <system>
      <entry name=“manufacturer”>LENOVO</entry>
      <entry name=“product”>83E3</entry>
      <entry name=“version”>Yoga Pro 7 14AHP9</entry>
      <entry name=“uuid”>a0a73af8-a886-4fbf-8f0d-5fd32c264a16</entry>
      <entry name=“serial”>9F5OEMTZ</entry>
      <entry name=“family”>Yoga Pro 7 14AHP9</entry>
      <entry name=“sku”>LENOVO_MT_83E3_BU_idea_FM_Yoga Pro 7 14AHP9</entry>
      </system>
      </sysinfo>

      Installation de Windows

      La procédure est désormais habituelle.

      Pour éviter d’avoir à utiliser un compte Microsoft, vous pouvez couper Internet au moment où Windows redémarre pour la configuration du système. Lorsque l’assistant en arrive à la connexion au réseau, tapez Maj-F10 pour ouvrir le terminal et exécutez la commande oobe\BypassNRO. Le PC redémarrera sur un assistant qui rend la connexion facultative.

      Au démarrage, vous pourrez remettre Internet et vérifier que la licence est bien activée.

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      • Plaidoyer pour des interfaces temps réels
        L’informatisation et la mise en réseau des ordinateurs nous ont apporté beaucoup de choses formidables ces trente dernières années. Toute la culture musicale, cinématographique et encyclopédique est désormais à une portée de clic de quiconque. Téléphoner de n’importe où à n’importe qui tout autour de la terre est devenu quelque chose de tellement courant que plus personne ne s’en extasie. Et même si l’interlocuteurice s’exprime dans une autre langue ça n’est presque plus un problème avec les dif

      Plaidoyer pour des interfaces temps réels

      L’informatisation et la mise en réseau des ordinateurs nous ont apporté beaucoup de choses formidables ces trente dernières années. Toute la culture musicale, cinématographique et encyclopédique est désormais à une portée de clic de quiconque. Téléphoner de n’importe où à n’importe qui tout autour de la terre est devenu quelque chose de tellement courant que plus personne ne s’en extasie. Et même si l’interlocuteurice s’exprime dans une autre langue ça n’est presque plus un problème avec les différents services de traduction en ligne que l’on peut avoir.

      Ne parlons même pas de ce mini-ordinateur que presque tout le monde a désormais dans sa poche, équipé d’une chaîne hifi complète, d’un caméscope, d’un appareil photo d’excellente qualité et d’une connexion permanente au réseau mondial.

      Nos logements sont désormais entièrement automatisables et pilotables à distance.

      Je peux avoir de la musique ou la radio quand je veux dans mon casque sans fil grâce à la baladodiffusion.

      Tous ces rêves numériques des années 90 se sont concrètement réalisés aujourd’hui, mais nous avons tout de même perdu quelque chose : le temps réel des interfaces

      N. D. M. : par « temps réel » est ici utilisé dans le sens réponse immédiate humainement parlant, sans latence perceptible, réactives (voir les définitions Wiktionary ou Wikipedia pour temps réel qui, pour l’informatique, vont amener des exigences supplémentaires sur la durée maximale de réponse, la garantie du temps de réponse, etc.

      Sommaire

      Le temps réel des interfaces

      En effet, avec la diffusion du numérique à tous les étages, les interfaces se sont ramollies. Aujourd’hui, lorsque nous appuyons sur un bouton pour jouer une musique, lancer une vidéo ou valider un formulaire sur Internet nous n’avons pas un retour immédiat de cet appui.

      Il s’écoule souvent un temps non négligeable entre l’appui sur ledit bouton et la réaction du système. Ce problème ne se limite pas aux boutons bien sûr, c’est le même problème avec les branchements des chargeurs et autres interfaces USB, HDMI…

      Nous ne sommes jamais immédiatement sûrs que l’action se soit bien passée. Si la réaction met trop de temps à venir (lancement de la musique, icône de mise en charge, validation du formulaire…) nous allons avoir tendance à réessayer au risque de se retrouver avec un « dys »fonctionnement anormal. Le bouton « play » de la musique est également le bouton pause, un ré-appui sur le bouton coupe la musique. Une absence de réaction de l’appareil au branchement va nous amener à débrancher puis rebrancher jusqu’à jeter le câble et en prendre un autre. Un ré-appui sur le bouton du formulaire va en renvoyer un autre, etc.

      Nous parlons bien ici des interfaces qui ne sont pas en temps réel. Cela n’a rien à voir avec la puissance de calcul des machines. Les appareils des années 90 avaient beau avoir des interfaces temps réel, ils n’étaient pas puissants, beaucoup ne disposaient même pas de microprocesseurs.

      Sur mon lecteur de cassettes audio, lorsque j’appuyais sur le bouton « play » le bouton émettait un « clic » bien distinctif et une petite vibration dans le doigt qui m’assurait que mon appui était bien pris en compte. Et si j’étais à la fin de la cassette le bouton remontait immédiatement, je savais instantanément que cela n’avait pas marché et qu’il fallait que j’appuie sur « eject » pour retourner la cassette… ou « rewind » pour rembobiner.

      Lecteur cassettes
      Pour lire ma cassette de petit ours brun, j’appuie sur le triangle et ça fait «clic» instantanément !

      Boite à histoires Yoto
      Alors que pour allumer la boite à histoires, il faut appuyer sur un bouton planqué sur le côté, et attendre plusieurs secondes que l’écran affiche un sourire. Ai-je bien appuyé ? Dois-je retenter ? Y a-t-il suffisamment de batterie pour que j’obtienne une réaction ? Et je ne parle même pas des deux boutons rotatifs rouge qui ne réagissent pas instantanément (en plus celui de gauche est à tourner pour le volume et celui de droite est à CLIQUER pour changer d’histoire…)

      Les télévisions cathodiques des années 70-80 prenaient un certain temps à chauffer avant d’afficher l’image, mais l’appui sur le bouton « on » était marqué par un « clang » bien net, et nous savions que la télé était allumée, nous pouvions attendre d’avoir l’image. Les télés d’aujourd’hui mettent également du temps à s’allumer, mais elles ne signalent pas toujours la bonne réception de notre action sur la télécommande. Et ne parlons même pas des écrans d’ordinateur avec leur interface tactile à la noix (on doit pouvoir parler d'interfaces digitales pour le coup non ?) dont on ne voit même pas où se trouve le bouton.

      Les systèmes sont devenus mous

      Et cette mollesse les rend dysfonctionnels. Je ne compte plus le nombre de fois ou voulant ré-appuyer sur un bouton de validation, j’ai finalement appuyé sur un nouveau bouton venant d’apparaître sous mon doigt/curseur. Sans parler de tous ces systèmes électroniques portables qui prennent un temps dingue avant d’afficher quelque chose quand on appuie sur le bouton “ON”. Systèmes qui ne sont pas toujours réellement éteints d’ailleurs et dont l’appui long… les éteint !
      Ne parlons même pas des systèmes avec boutons rotatifs de type « potards numériques » qui — non contents de générer des rebonds ou de sauter des pas — fonctionnent avec la même mollesse que les boutons « standard ».

      Mais le problème ne se limite pas aux systèmes embarqués. Oh que non ! Toute l’informatique « desktop » et mobile est touchée. Les sites Web ont rouillé avec leurs méga-octets de bibliothèques javascript à télécharger avant de pouvoir appuyer sur le moindre bouton.

      Le réseau étant désormais massivement sans fil (WiFi, GSM, 4g, 5g, gégé, …), l’on ne sait pas toujours pourquoi cette page met tant de temps à se charger. Attention, il n’est pas question ici de vitesse de connexion, mais plutôt d’absence d’indication claire de ce qui est en train de se passer : ai-je déconnecté, ou le lien réseau est-il tout simplement lent ?

      Revenons aux interfaces réactives

      C’est un problème d’ergonomie. Et l’ergonomie est visiblement toujours reléguée en fin de projet «tant qu’on a un truc qui marche». Cependant, on pourrait considérer que non, ça ne marche pas si l’interface est si lente à réagir.

      Je suis persuadé que ce problème n’est pas une fatalité. Il est possible de revenir à des interfaces humain-machine qui soient vraiment temps réel.

      Mais il faut que tout le monde s’y mette.

      • Aux électroniciennes et électroniciens de mettre systématiquement le voyant (ou vibreur, ou son) qui va bien pour signaler le bon branchement du câble, et le bon appui sur le bouton.
      • Aux développeuses et développeurs noyau de soigner l’ordonnanceur pour s’assurer que la partie interface soit bien traitée dans un temps acceptable (moins de 100 ms ?).
      • Aux développeuses et développeurs d’applis de considérer un temps de réaction trop long des interfaces comme un bug qu’il faut corriger.
      • Aux utilisatrices et utilisateurs de ne plus accepter un seul ralentissement de l’interface et remonter systématiquement le problème comme un bug et/ou ne pas acheter/utiliser le produit.

      Manifeste des interfaces temps réel

      Voici donc une proposition/un manifeste de règles pour des interfaces temps réel :

      1. Toute action humaine (appui ou clic-toucher sur un bouton, branchement d’un câble…) doit être validée par un retour en moins de 100 ms par un visuel, un son ou une vibration.
      2. Si le système est bloqué l’utilisateurice doit le savoir. On doit pouvoir faire la différence entre un blocage et un temps de chargement. Un genre de watchdog de l’ergonomie.
      3. On peut certainement ajouter d’autres règles quand on fera des audits ITR (Interfaces Temps Réels) dans les bureaux d’études et de développement des grosses boites.

      Vers un Score-Interfaces-Temps-Réel ?

      Évidement, il est impossible que ces règles s’appliquent du jour au lendemain sur tous les appareils et logiciel du marché. On pourrait inventer un système de notation, à l’image du nutri-score mais pour les interfaces. Par exemple le SITR pour Score-Interfaces-Temps-Réel et développer une appli pour pouvoir récupérer le score des produits qu’on utilise.
      Appli qui aurait le culot d’avoir un mauvais score histoire de faire causer.

      Conclusion

      Pour conclure sur ce manifeste décousu :

      ✊🏼 Oui l’ergonomie est importante !
      ✊🏽 Oui un temps de réaction trop long est un BUG !
      ✊🏿 Oui il faut que ça change !

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