Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal
  • ✇ActuIA
  • Transformation numérique et inclusion : le CAIC met l’IA au service des petits États du Commonwealth
    Le comité directeur du Commonwealth Artificial Intelligence Consortium (CAIC) s’est récemment réuni à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, pour discuter des initiatives d’IA à aborder lors de la prochaine réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, qui se tiendra à Apia, aux Samoa, un petit État insulaire en développement du Pacifique, du 21 au 26 octobre 2024 prochains. Le Commonwealth est une organisation intergouvernementale qui regroupe 56 États membres, pour

Transformation numérique et inclusion : le CAIC met l’IA au service des petits États du Commonwealth

14 octobre 2024 à 14:00

Le comité directeur du Commonwealth Artificial Intelligence Consortium (CAIC) s’est récemment réuni à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, pour discuter des initiatives d’IA à aborder lors de la prochaine réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, qui se tiendra à Apia, aux Samoa, un petit État insulaire en développement du Pacifique, du 21 au 26 octobre 2024 prochains.

Le Commonwealth est une organisation intergouvernementale qui regroupe 56 États membres, pour la plupart d’anciennes colonies de l’Empire britannique, bien que l’adhésion ne soit pas exclusivement réservée à ces pays. Ces États membres, parmi lesquels 33 sont de petits pays, comptent 2,7 milliards de citoyens, dont plus de 60 % sont âgés de moins de 30 ans. Tous sont considérés comme égaux, peu importe leur taille ou leur puissance.

Son but principal est de promouvoir la coopération entre ses membres, la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme, le commerce libre et équitable, la paix mondiale, et le développement durable.

Les dirigeants des pays du Commonwealth se réunissent tous les deux ans à l’occasion de la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM), organisée à tour de rôle par différents pays membres. Créé en juin 2023, le CAIC est issu du CHOGM 2022 au Rwanda, au cours duquel les dirigeants ont réaffirmé leur engagement à donner aux citoyens, en particulier aux femmes, aux jeunes et aux communautés marginalisées, les moyens d’exploiter les avantages de l’innovation numérique et de l’IA.

Réduire la fracture numérique au sein du Commonwealth

L’IA devrait contribuer à hauteur de 15.700 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030. Cependant, de nombreux pays du Commonwealth, en particulier ses petits états, n’ont pas encore les infrastructures ni les stratégies nationales nécessaires pour saisir cette opportunité.

Lors de cette seconde réunion du CAIC à New York, la secrétaire générale du Commonwealth, la très honorable Patricia Scotland KC, a exprimé son enthousiasme pour cette initiative, qui ambitionne de transformer les économies des États membres du Commonwealth en utilisant l’IA comme levier de croissance, déclarant :

« Grâce au CAIC, nous comblerons cet écart, en veillant à ce que tous nos États membres, quelle que soit leur taille, puissent exploiter le potentiel de l’IA pour stimuler la résilience économique, l’innovation et le développement durable.

L’IA a le pouvoir de transformer la vie de millions de personnes à travers le Commonwealth, et nous sommes déterminés à faire en sorte que les femmes et les jeunes soient à l’avant-garde de cette révolution. »

Quatre groupes de travail pour guider le développement de l’IA

Le CAIC est structuré autour de quatre groupes de travail spécifiques travaillant en collaboration avec des parties prenantes telles que les gouvernements, les universités et des entreprises technologiques de premier plan :

  • Élaboration de politiques – sous la direction du Rwanda ;
  • Recherche et innovation – sous la direction de la Gambie, en collaboration avec le Centre national d’IA de l’Australie ;
  • Renforcement des capacités – dirigé par le Bangladesh, soutenu par l’UC Berkeley ;
  • Données et infrastructures – sous la direction de Malte, avec NVIDIA.

Initiatives phares : AI Academy, entrepreneuriat et développement durable

Parmi les initiatives phares du CAIC figurent :

  • L’AI Academy : une plateforme d’apprentissage en ligne en partenariat avec Intel (Introduction à l’IA pour les jeunes, à l’IA générative, au Web 3.0, aux compétences en IA responsable…) ;
  • Incubateur d’IA : Ce programme est disponible pour les jeunes, y compris les femmes, qui souhaitent bénéficier des apprentissages en partenariat avec les universités et élaborer des solutions dans des domaines liés aux ODD.
  • Strategus AI : Le Secrétariat du Commonwealth, en partenariat avec Intel, a lancé StrategusAI, une boîte à outils politique alimentée par l’IA conçue pour aider les décideurs politiques du Commonwealth à élaborer des stratégies gouvernementales sur mesure qui intègrent les meilleures pratiques mondiales aux besoins locaux ;
  • Make-A-Thon de l’entrepreneuriat IA : une initiative en collaboration avec le Commonwealth et OpenWeaver pour construire un environnement de recherche et de capacité en IA, avec un accent sur les solutions pratiques et prêtes pour l’industrie.

Ces initiatives visent à créer des écosystèmes locaux d’IA dans les petits États du Commonwealth, leur permettant de participer de manière significative à l’économie mondiale de l’IA.

S.E. Paula Ingabire, ministre des Technologies de l’information et des communications du Rwanda et présidente du comité directeur du CAIC, a salué les progrès réalisés par le CAIC, soulignant l’importance d’une application éthique et responsable de l’IA.

« Je suis fière des progrès réalisés par le CAIC dans la promotion d’une IA éthique et responsable dans les États membres. L’autonomisation, l’accessibilité et l’équité des jeunes doivent faire partie intégrante de notre parcours vers l’IA. La vision du Commonwealth pour l’IA transcende la technologie ; Il s’agit fondamentalement de développement humain. Il s’agit de s’assurer que le Commonwealth est à l’avant-garde de pratiques d’IA responsables et inclusives. »

Collaboration avec le secteur privé

La réussite du CAIC repose sur la coopération avec le secteur privé. Lors d’une réunion le 24 septembre 2024, des dirigeants d’Intel, d’Open Weaver et d’OBREAL Global ont réaffirmé leur engagement à développer et à étendre les projets d’IA à l’avenir dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation, l’environnement et la cybersécurité.

Transformation-numerique-inclusion-CAIC
  • ✇ActuIA
  • Femmes et IA : l’intelligence artificielle reflète les biais de la société
    À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Délégation aux droits des femmes, la Délégation à la prospective et l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) ont organisé hier un colloque intitulé “Femmes et IA : briser les codes”. Selon le Rapport de l’UNESCO sur la science de 2021, intitulé “Pour être intelligente, la révolution numérique devra être inclusive”, les femmes ne représentaient que 22 % des professionnels de l’IA en F

Femmes et IA : l’intelligence artificielle reflète les biais de la société

8 mars 2024 à 13:55

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Délégation aux droits des femmes, la Délégation à la prospective et l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) ont organisé hier un colloque intitulé “Femmes et IA : briser les codes”.

Selon le Rapport de l’UNESCO sur la science de 2021, intitulé “Pour être intelligente, la révolution numérique devra être inclusive”, les femmes ne représentaient que 22 % des professionnels de l’IA en France et 33,3 % de la population dans les recherches scientifiques.

Une forte sous-représentation (20%) dans les écoles d’ingénieurs et du numérique était également constatée, due principalement à des stéréotypes de genre amenant les jeunes filles à se tourner au lycée vers des études littéraires, paramédicales ou sociales.

Ce colloque a été l’occasion de dresser un état des lieux de la place des femmes dans les métiers de l’IA, des raisons de leur sous-représentation et de donner des pistes pour y remédier.

Pour les chercheurs comme pour les sénateurs, si l’IA est  une source de « progrès , elle constitue « un sujet de préoccupation majeure », notamment au regard des enjeux de parité puisqu’elle « génère, diffuse, amplifie et reproduit les inégalités de genre ». Surmonter les préjugés et les biais qui empêchent les femmes de choisir et d’accéder aux métiers de l’IA, alors que cette dernière pourrait améliorer l’inclusion et la parité, est aujourd’hui impératif.

Après un discours d’ouverture de Gérard Larcher, Président du Sénat, rappelant que si les femmes représentent 40% des effectifs des enseignements de spécialité en maths, elles ne sont que 14% à opter pour les sciences informatiques et numériques, 13% pour les sciences de l’ingénieur, Dominique Vérien, Présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat, a souligné que les stéréotypes étaient bien “ancrés”.

Trois tables rondes ont été organisées :

Pourquoi si peu de femmes dans les métiers de l’IA ?

Cette table ronde a été animée par Laure Darcos, avec comme intervenants :

  • Elyes Jouini, professeur des universités en économie et mathématiques, titulaire de la chaire Unesco « Femmes et Science » à l’Université Paris-Dauphine;
  • Sarah Cohen-Boulakia, professeure des universités, chercheuse au LISN (Laboratoire interdisciplinaire des sciences du numérique), directrice-adjointe de l’institut DATAIA de l’Université Paris-Saclay ;
  • Hélène Deckx van Ruys, directrice RSE et copilote du groupe Femmes et IA au Laboratoire de l’égalité.

L’IA est-elle sexiste ?

Cette seconde table ronde a été animée par Stéphane Piednoir, Président de l’OPECST. Sont intervenues :

  • Tanya Perelmuter, co-fondatrice et directrice de la stratégie et des partenariats de la Fondation Abeona (collectif pour une IA responsable et inclusive), rapporteure générale du rapport Algorithmes : contrôle des biais SVP de l’Institut Montaigne ;
  • Jessica Hoffmann, chercheuse dans l’équipe PAIR (People + AI Research) de Google ;
  • Marine Rabeyrin, responsable du groupe Femmes & IA du Cercle InterL, Directrice Europe-Afrique-Moyen-Orient Segment Éducation chez Lenovo

11h00 – Troisième table ronde
Animée par Christine Lavarde, présidente de la délégation à la prospective

Comment faire de l’IA un atout pour l’égalité femmes-hommes ? 

Cette dernière table ronde a été animée par Christine Lavarde, Présidente de la délégation à la prospective. Y ont participé :

  • Laure Lucchesi, spécialiste des politiques publiques du numérique, ex-directrice d’Etalab (Chief Data & IA Officer auprès du Premier ministre) ;
  • Sasha Rubel, responsable des politiques publiques en IA Europe-Afrique-Moyen-Orient chez Amazon, membre du réseau d’experts de l’OCDE sur l’IA ;
  • Nozha Boujemaa, vice-présidente IA chez Décathlon, membre du comité interministériel de l’intelligence artificielle générative.

Femmes et IA L’intelligence artificielle reflète les biais de la société
  • ✇ActuIA
  • Comment Deloitte entend réduire la fracture numérique et favoriser l’inclusion des personnes handicapées avec PairD
    Après avoir déployé en octobre dernier DARTbot, un chatbot d’entreprise basé sur l’IA générative pour l’audit, l’amélioration de l’expérience client et de la productivité, le cabinet Deloitte a développé PairD, une plateforme basée elle-aussi sur la GenAI. Engagée en faveur de l’inclusivité, la société a décidé d’offrir à l’organisation caritative Scope un accès gratuit au chatbot. Développée par l’AI Institute de Deloitte, PairD est une plateforme interne d’IA générative conçue pour aider les e

Comment Deloitte entend réduire la fracture numérique et favoriser l’inclusion des personnes handicapées avec PairD

24 janvier 2024 à 10:00

Après avoir déployé en octobre dernier DARTbot, un chatbot d’entreprise basé sur l’IA générative pour l’audit, l’amélioration de l’expérience client et de la productivité, le cabinet Deloitte a développé PairD, une plateforme basée elle-aussi sur la GenAI. Engagée en faveur de l’inclusivité, la société a décidé d’offrir à l’organisation caritative Scope un accès gratuit au chatbot.

Développée par l’AI Institute de Deloitte, PairD est une plateforme interne d’IA générative conçue pour aider les employés de l’entreprise dans leurs tâches quotidiennes, notamment la rédaction de contenu, l’écriture de code et la réalisation de recherches en toute sécurité.

L’outil permet également de créer des plans de projet, donne des conseils sur les meilleures pratiques de gestion de projet et suggère la hiérarchisation des tâches. Deloitte l’a déployé auprès de 75 000 employés en Europe et au Moyen-Orient et, dans le cadre de son engagement continu à combler le fossé numérique, fournit un accès et un soutien gratuits à PairD à Scope, un organisme de bienfaisance pour l’égalité des personnes handicapées.

Favoriser l’inclusion des personnes handicapées

Les 800 employés de l’organisation caritative auront accès à PairD courant 2024. Deloitte travaillera en partenariat avec Scope pour les former à l’utilisation de la plateforme, ce qui lui permettra d’appréhender les obstacles auxquels sont confrontées les personnes porteuses de handicap qui ne sont pas nées avec le numérique.

Mark Hodgkinson, PDG de Scope, affirme :

“Près d’une personne sur quatre au Royaume-Uni est handicapée, et nous devons travailler ensemble pour construire une société plus inclusive et plus équitable pour tous. Les personnes handicapées sont souvent reléguées au second plan dans les progrès technologiques, c’est pourquoi nous sommes heureux de travailler avec Deloitte pour éliminer ces obstacles. Il est important que la technologie soit utilisée comme une force pour le bien de tous et nous savons que l’IA peut être un formidable catalyseur pour les personnes handicapées”.

Deloitte a également fait don de plus de 12 000 ordinateurs portables à des écoles, des organismes de bienfaisance et des groupes de réfugiés depuis janvier 2021, afin de les aider à atténuer le déficit de compétences numériques et à surmonter les obstacles à l’éducation et à l’emploi.

Richard Houston, PDG de Deloitte UK et de Deloitte NSE, assure :

“L’IA générative doit être disponible et accessible à tous et les entreprises comme la nôtre doivent veiller à ce que l’adoption de l’IA favorise l’égalité sociale plutôt que d’exacerber les disparités existantes. Mais ce n’est pas seulement une question d’accès à la technologie, c’est aussi l’accès aux compétences nécessaires pour l’utiliser qui créera vraiment des opportunités pour aider à combler le fossé numérique”.

Vers une IA plus inclusive

Cette initiative s’inscrit dans l’objectif plus large de Deloitte de rendre l’accès à l’IA plus inclusif. La société ouvre les candidatures pour son programme Deloitte Digital Connect, visant à aider 30 organismes de bienfaisance et entreprises sociales à accroître leur impact numérique.

Le forum de l’AI Institute de Deloitte joue également un rôle essentiel dans cette mission, connectant chaque dimension de l’écosystème de l’IA, abordant des questions clés telles que les risques, les politiques, l’éthique, l’avenir du travail et les cas d’utilisation de l’IA appliquée.

Costi Perricos, responsable de l’IA générative chez Deloitte, conclut :

“Notre plateforme d’IA générative fait partie des plans d’investissement à long terme dans l’IA, alors que nous continuons d’explorer le potentiel que cette technologie pourrait offrir à notre cabinet, à nos clients et à la société en général. Dans le cadre de notre mission visant à rendre l’accès à l’IA plus inclusif, nous aimerions travailler avec Scope pour explorer comment cela peut bénéficier aux groupes sous-représentés dans notre société, tels que les personnes souffrant de handicaps physiques ou mentaux”.

Comment Deloitte entend réduire la fracture numérique et favoriser l'inclusion des personnes handicapées avec PairD
❌
❌