Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierFlux principal

L'IA ne prend pas le chemin de la frugalité

Par : Léna Corot
26 avril 2025 à 11:00
L'impact environnemental de l'intelligence artificielle est sur toutes les lèvres. Est-cela preuve d'une réelle prise de conscience ? Si nombre...

AI Action Summit : les acteurs de l’IA durable se retrouveront le 11 février prochain au Ministère de la Transition écologique

6 février 2025 à 11:00

Les 10 et 11 février prochains, la France accueillera le Sommet mondial pour l’Action sur l’IA. Parmi les axes majeurs de cet événement, un volet spécifique sera consacré à l’IA durable, une approche encore émergente mais essentielle à l’heure où la transition écologique s’impose comme une priorité mondiale. C’est dans ce contexte qu’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, présidera le Forum pour l’IA durable, le 11 février à l’Hôtel de Roquelaure.

L’intelligence artificielle au service de la transition écologique

L’IA est souvent perçue comme un levier d’innovation pour l’optimisation des processus industriels, l’amélioration des systèmes énergétiques ou encore la modélisation des risques climatiques. Dans cette optique, elle pourrait jouer un rôle clé dans l’accélération de la transition écologique, en permettant par exemple de mieux comprendre les écosystèmes, de limiter les pertes énergétiques et de renforcer la résilience des territoires face aux aléas climatiques.

Cependant, si l’IA offre des solutions pour réduire l’empreinte carbone dans de nombreux secteurs, elle génère aussi des défis environnementaux non négligeables. La consommation énergétique croissante des centres de données et l’extraction des ressources nécessaires aux infrastructures numériques posent la question de la soutenabilité de cette révolution technologique. Aujourd’hui, les data centers représenteraient environ 2 % de l’empreinte carbone mondiale, soit la moitié de celle du transport aérien.

Un Forum international pour l’IA durable

Cet événement rassemblera plus de 200 participants issus des sphères gouvernementales, du monde de la recherche, des entreprises et des ONG. L’objectif est de créer un cadre de discussion international sur les moyens de développer une IA à la fois innovante et respectueuse de l’environnement.

Parmi les thématiques abordées figurent la régulation de l’impact environnemental de l’IA, l’émergence de standards internationaux pour une IA sobre, ainsi que les opportunités offertes par l’IA pour accompagner les politiques climatiques et de biodiversité. La rencontre devrait également être l’occasion d’annoncer des engagements concrets pour une IA compatible avec les objectifs de neutralité carbone.

Retrouver ici le programme de la journée.

Agnès Pannier-Runacher, qui ouvrira le Forum, commente :

“L’intelligence artificielle est une opportunité sans précédent pour accélérer la transition écologique. Elle permet d’améliorer nos modèles de prévision des risques climatiques, de mieux connaître nos écosystèmes, d’optimiser nos consommations d’énergie pour émettre moins de gaz à effet de serre, etc. Toutes ces technologies nous permettront de tenir la trajectoire vers la neutralité carbone, mieux protéger la nature et les Français.

Mais l’IA présente aussi des risques pour le climat, en particulier du fait de sa consommation énergétique, de son usage croissant en eau et en métaux critiques, qui appellent à l’action pour développer une IA durable et sobre à même de servir l’intérêt général.

L’événement du 11 février vise à avancer sur cette ligne de crête, d’une IA qui sert les Français et la lutte contre le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité, et dont les impacts sont contenus. Il permettra de changer la donne, en réunissant des experts de l’IA, du climat, de l’environnement et ceux qui font les politiques publiques. En tant que ministre de la Transition écologique, je suis très fière que la France se place à l’avant-garde de ce combat.” 

AI Action Summit : les acteurs de l'IA durable se retrouveront le 11 février prochain au Ministère de la Transition écologique
  • ✇ActuIA
  • Orange, OpenAI et Meta s’associent pour intégrer les langues régionales africaines dans les modèles d’IA open source
    Orange est un acteur majeur du numérique en Europe, au Moyen-Orient ainsi qu’en Afrique. L’inclusivité digitale et le développement durable du continent africain sont au cœur de son plan “Lead the future” lancé en 2023. C’est d’ailleurs dans le cadre de cet engagement envers l’inclusion que le Groupe annonce une collaboration avec OpenAI et Meta, visant à intégrer des langues régionales africaines dans des modèles d’IA open source, notamment Whisper et Llama. De nombreuses langues sont encore so

Orange, OpenAI et Meta s’associent pour intégrer les langues régionales africaines dans les modèles d’IA open source

28 novembre 2024 à 09:30

Orange est un acteur majeur du numérique en Europe, au Moyen-Orient ainsi qu’en Afrique. L’inclusivité digitale et le développement durable du continent africain sont au cœur de son plan “Lead the future” lancé en 2023. C’est d’ailleurs dans le cadre de cet engagement envers l’inclusion que le Groupe annonce une collaboration avec OpenAI et Meta, visant à intégrer des langues régionales africaines dans des modèles d’IA open source, notamment Whisper et Llama.

De nombreuses langues sont encore sous-représentées dans l’apprentissage des LMMs, c’est particulièrement vrai en Afrique où de nombreux dialectes co-existent.

L’initiative, qui débutera en 2025, se concentrera dans un premier temps sur l’incorporation du wolof et du pulaar, deux langues régionales parlées respectivement par 16 millions et 6 millions de personnes en Afrique de l’Ouest. Les modèles affinés permettront aux populations locales de communiquer plus naturellement dans leur langue. Ils seront intégrés aux services clients d’Orange et rendus disponibles gratuitement pour des projets éducatifs, de santé publique et autres usages non commerciaux.

Orange prévoit d’étendre ce projet aux langues africaines parlées dans les 18 pays où il est présent, comme le lingala, le swahili et le bambara. Dans ce but, il collaborera avec des startups locales et des entreprises technologiques africaines, afin de bâtir un écosystème d’innovation IA inclusif, remédiant ainsi à la sous-représentation du continent dans le domaine de l’IA.

Accord exclusif avec OpenAI

Orange a en outre signé un accord avec OpenAI lui donnant un accès direct et exclusif en Europe à ses modèles les plus avancés, garantissant que les données sont traitées et stockées en Europe.

Cet accès anticipé aux modèles d’IA de pointe d’OpenAI facilitera la mise en œuvre de nouveaux cas d’utilisation, comme les interactions vocales basées sur l’IA avec les clients d’Orange.

Orange, OpenAI et Meta s'associent pour intégrer les langues régionales africaines dans les modèles d'IA open source
  • ✇ActuIA
  • IA et développement durable : l’action n’est pas à la hauteur de l’ambition au sein des entreprises, selon IBM
    Alors que les entreprises tentent de concilier performance économique et responsabilité environnementale, elles voient en l’IA un allié potentiel. Cependant, IBM a récemment publié le rapport “State of Sustainability Readiness Report 2024″, qui révèle un paradoxe dans les stratégies des entreprises : malgré une intention claire de renforcer les investissements dans l’IA et les technologies de l’information pour des pratiques durables, les actions concrètes tardent à suivre. Le rapport State of S

IA et développement durable : l’action n’est pas à la hauteur de l’ambition au sein des entreprises, selon IBM

14 novembre 2024 à 13:00

Alors que les entreprises tentent de concilier performance économique et responsabilité environnementale, elles voient en l’IA un allié potentiel. Cependant, IBM a récemment publié le rapport “State of Sustainability Readiness Report 2024″, qui révèle un paradoxe dans les stratégies des entreprises : malgré une intention claire de renforcer les investissements dans l’IA et les technologies de l’information pour des pratiques durables, les actions concrètes tardent à suivre.

Le rapport State of Sustainability Readiness 2024 a été réalisé de manière indépendante par Morning Consult, sponsorisé, analysé et publié par IBM. Des entretiens ont été menés entre avril et mai 2024 auprès de 2 790 dirigeants et décideurs dans 15 secteurs d’activité et 9 pays. Le rapport comprend également des études de cas qui mettent en évidence l’intersection du développement durable et de la technologie.

Des intentions fortes, des actions limitées

Plus de la moitié des personnes interrogées considèrent l’investissement dans la technologie pour le développement durable comme une opportunité de croissance, et non seulement comme un moyen de réduire les coûts.

Le rapport indique que 88 % des dirigeants envisagent d’augmenter leurs investissements dans les technologies de l’information en faveur du développement durable d’ici l’année prochaine. Pourtant, un décalage important persiste entre l’ambition et la mise en œuvre. Si 90 % des dirigeants reconnaissent le potentiel de l’IA pour atteindre les objectifs de durabilité, plus de la moitié des entreprises (56 %) ne l’utilisent toujours pas activement dans ce domaine. Un retard dû principalement aux contraintes budgétaires.

Les résultats montrent que seulement 48 % des entreprises financent leurs investissements dans le développement durable via des budgets de fonctionnement réguliers. Ce pourcentage souligne que, dans de nombreux cas, l’engagement envers la durabilité reste sporadique et dépend de projets ponctuels, plutôt que d’une stratégie continue et intégrée.

La pénurie de talents et l’impact environnemental de l’IA : deux défis majeurs

Malgré son potentiel en matière de développement durable, l’IA pose elle aussi un défi environnemental. L’entraînement et l’utilisation de modèles d’IA consomment d’importantes quantités d’énergie, ce qui pousse les entreprises à envisager des solutions pour limiter leur impact, telles que l’optimisation des centres de données, l’investissement dans des processeurs à haut rendement énergétique et la collaboration open source. Ces stratégies peuvent non seulement diminuer l’empreinte écologique de l’IA, mais aussi améliorer leur efficacité opérationnelle et leur rentabilité.

Cependant, les organisations font face à un autre enjeu : trouver les talents adéquats en IA. Selon le rapport, dans le contexte actuel de pénurie de compétences, retenir les travailleurs expérimentés est l’un des trois principaux défis pour les dirigeants en matière de développement durable.

Un écart de perception entre les dirigeants et leurs équipes

Le rapport souligne également un décalage de perception entre les cadres supérieurs et leurs collaborateurs quant aux attentes en matière de développement durable. Tandis que 67 % des cadres supérieurs estiment que leur organisation est proactive en matière de résilience climatique, seulement 56 % des décideurs de niveau inférieur partagent cette vision.

Cette disparité concerne des sujets clés tels que les risques financiers liés au changement climatique, les risques liés aux infrastructures physiques vulnérables aux phénomènes climatiques, les risques liés à la chaîne d’approvisionnement et aux dépendances critiques.

De la difficulté à mesurer le développement durable

Un autre défi majeur identifié est la difficulté à mesurer les progrès en matière de durabilité. Bien que les entreprises surveillent des indicateurs comme la consommation d’énergie renouvelable, la consommation totale d’énergie et le recyclage, il leur est difficile de collecter et de structurer les données nécessaires pour des rapports précis et cohérents. Le rapport souligne que 50 % des dirigeants estiment que leurs données pour les indicateurs clés de performance (KPI) de durabilité ne sont pas suffisamment matures, ce qui rend le reporting et la prise de décision plus complexes.

Les recommandations d’IBM pour relever les défis du développement durable

IBM propose plusieurs pistes pour aider les entreprises à combler l’écart entre ambition et action. Parmi celles-ci, l’utilisation d’outils d’IA pour identifier les opportunités de réduction de carbone et une meilleure collecte des données pour réduire l’écart de perception en interne.

etude-ibm-action-ia-entreprise-developpement-durable
  • ✇ActuIA
  • Après Microsoft et Google, Amazon investit dans le nucléaire pour accélérer sa transition vers une énergie sans carbone
    On a vu ces dernières années la publication d‘études explorant comment l’IA pourrait accélérer la conception et la construction de réacteurs nucléaires ou réduire les coûts d’exploitation des centrales nucléaires. Paradoxalement, c’est aussi cette technologie, très énergivore, qui incite aujourd’hui les géants de la tech à se tourner vers le nucléaire pour répondre à leurs besoins croissants en énergie. Après Microsoft et Google, Amazon vient d’annoncer son recours à cette électricité verte pour

Après Microsoft et Google, Amazon investit dans le nucléaire pour accélérer sa transition vers une énergie sans carbone

18 octobre 2024 à 09:30

On a vu ces dernières années la publication d‘études explorant comment l’IA pourrait accélérer la conception et la construction de réacteurs nucléaires ou réduire les coûts d’exploitation des centrales nucléaires. Paradoxalement, c’est aussi cette technologie, très énergivore, qui incite aujourd’hui les géants de la tech à se tourner vers le nucléaire pour répondre à leurs besoins croissants en énergie. Après Microsoft et Google, Amazon vient d’annoncer son recours à cette électricité verte pour répondre à la hausse de ses besoins énergétiques tout en réduisant son  empreinte carbone.

L’énergie nucléaire, tout comme les énergies renouvelables, joue un rôle crucial dans la réalisation des objectifs environnementaux face au réchauffement climatique. Contrairement à ces dernières qui dépendent des conditions météorologiques (vent, ensoleillement), elle peut garantir une production stable et continue, quand bien même les problèmes de gestion de déchets radioactifs et les risques d’incidents dans les centrales sont souvent mis en avant.

D’ailleurs, le récent contrat d’achat d’électricité signé par Microsoft avec Constellation Energy, s’il permettra le redémarrage d’une centrale nucléaire de 835 mégawatts (MW) en Pennsylvanie qui a été mise hors service en 2019, rappelle le triste accident survenu en 1979 à l’un de ses réacteurs, l’unité 2, qui reste l’accident nucléaire le plus important de l’histoire des États-Unis.

Après Google, qui a signé un accord avec la start-up américaine Kairos Power, pour l’achat d’énergie nucléaire provenant de SMR ou Small Modular Reactor, l’une des dix technologies retenues par le gouvernement dans le cadre de France 2030, ces petits réacteurs modulaires sont également le choix d’Amazon.

Combiner énergies renouvelables et nucléaire

Amazon a annoncé en juillet dernier avoir compensé 100 % de sa consommation électrique mondiale avec des énergies renouvelables, atteignant cet objectif sept ans avant la date prévue, 2030. Cependant, alors que ses besoins énergétiques continuent de croître, notamment avec l’expansion d’Amazon Web Services (AWS), la société cherche des solutions complémentaires pour garantir une énergie stable et propre et fait le choix du nucléaire.

Matt Garman, PDG d’AWS, affirme:

“Le nucléaire est une source sûre d’énergie sans carbone qui peut nous aider à alimenter nos opérations et à répondre aux demandes croissantes de nos clients, tout en nous rapprochant de notre objectif climatique”. 

Des accords pour développer des réacteurs modulaires

Amazon a signé trois accords pour soutenir le développement de SRM aux États-Unis. Ces réacteurs modulaires, en plus d’avoir une empreinte environnementale réduite, peuvent être installés au plus près des infrastructures existantes, facilitant ainsi leur intégration au réseau. L’un des accords les plus significatifs a été signé avec Energy Northwest, un consortium de services publics de l’État de Washington, pour la construction de quatre SRM. Ces réacteurs devraient générer 320 MW dans la première phase du projet, avec une possibilité d’expansion à 960 MW, soit assez pour alimenter plus de 770 000 foyers américains.

Un autre partenariat a été noué avec Dominion Energy en Virginie, pour explorer l’implantation d’un SRM près de la centrale nucléaire existante de North Anna, ce qui devrait apporter 300 MW d’énergie supplémentaire à la région. Amazon annonce également avoir investi dans X-energy, un leader dans le développement de technologies SRM de nouvelle génération.

L’impact économique et environnemental

Selon Amazon, le développement des SRM stimulera l’économie locale. Le projet avec Energy Northwest pourrait créer jusqu’à 1 000 emplois temporaires dans la construction et environ 100 emplois permanents une fois les réacteurs opérationnels. En Pennsylvanie, l’investissement d’Amazon dans Talen Energy, en plus de préserver un réacteur existant, créera de nouveaux emplois dans le cadre de la construction d’un campus de centres de données.

En intégrant les SRM dans sa stratégie énergétique, Amazon espère renforcer la résilience de son infrastructure tout en soutenant les communautés locales. De plus, ces réacteurs devraient fournir une source d’énergie fiable et sans carbone pour des décennies, contribuant ainsi à réduire les émissions mondiales.

Un tournant pour la transition énergétique

Le développement des petits réacteurs modulaires marque une étape importante dans la transition énergétique d’Amazon. Alors que l’entreprise continue de massivement investir dans les énergies renouvelables, notamment avec des projets solaires et éoliens, elle reconnaît la nécessité de compléter ces sources intermittentes avec des technologies plus stables comme le nucléaire.

Avec l’augmentation constante de la demande énergétique mondiale, et la pression croissante pour réduire les émissions de carbone, les SRM pourraient devenir un élément clé dans le mix énergétique de demain. Le soutien d’Amazon à ces technologies illustre bien comment des entreprises privées peuvent contribuer à façonner l’avenir de l’énergie, tout en poursuivant leurs objectifs ambitieux en matière de développement durable.

Matt Garman conclut :

“Nos ententes encourageront la construction de nouvelles technologies nucléaires qui produiront de l’énergie pour les décennies à venir”.

Microsoft-Google-Amazon-investit-nucleaire
  • ✇ActuIA
  • Transformation numérique et inclusion : le CAIC met l’IA au service des petits États du Commonwealth
    Le comité directeur du Commonwealth Artificial Intelligence Consortium (CAIC) s’est récemment réuni à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, pour discuter des initiatives d’IA à aborder lors de la prochaine réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, qui se tiendra à Apia, aux Samoa, un petit État insulaire en développement du Pacifique, du 21 au 26 octobre 2024 prochains. Le Commonwealth est une organisation intergouvernementale qui regroupe 56 États membres, pour

Transformation numérique et inclusion : le CAIC met l’IA au service des petits États du Commonwealth

14 octobre 2024 à 14:00

Le comité directeur du Commonwealth Artificial Intelligence Consortium (CAIC) s’est récemment réuni à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, pour discuter des initiatives d’IA à aborder lors de la prochaine réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, qui se tiendra à Apia, aux Samoa, un petit État insulaire en développement du Pacifique, du 21 au 26 octobre 2024 prochains.

Le Commonwealth est une organisation intergouvernementale qui regroupe 56 États membres, pour la plupart d’anciennes colonies de l’Empire britannique, bien que l’adhésion ne soit pas exclusivement réservée à ces pays. Ces États membres, parmi lesquels 33 sont de petits pays, comptent 2,7 milliards de citoyens, dont plus de 60 % sont âgés de moins de 30 ans. Tous sont considérés comme égaux, peu importe leur taille ou leur puissance.

Son but principal est de promouvoir la coopération entre ses membres, la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme, le commerce libre et équitable, la paix mondiale, et le développement durable.

Les dirigeants des pays du Commonwealth se réunissent tous les deux ans à l’occasion de la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM), organisée à tour de rôle par différents pays membres. Créé en juin 2023, le CAIC est issu du CHOGM 2022 au Rwanda, au cours duquel les dirigeants ont réaffirmé leur engagement à donner aux citoyens, en particulier aux femmes, aux jeunes et aux communautés marginalisées, les moyens d’exploiter les avantages de l’innovation numérique et de l’IA.

Réduire la fracture numérique au sein du Commonwealth

L’IA devrait contribuer à hauteur de 15.700 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030. Cependant, de nombreux pays du Commonwealth, en particulier ses petits états, n’ont pas encore les infrastructures ni les stratégies nationales nécessaires pour saisir cette opportunité.

Lors de cette seconde réunion du CAIC à New York, la secrétaire générale du Commonwealth, la très honorable Patricia Scotland KC, a exprimé son enthousiasme pour cette initiative, qui ambitionne de transformer les économies des États membres du Commonwealth en utilisant l’IA comme levier de croissance, déclarant :

« Grâce au CAIC, nous comblerons cet écart, en veillant à ce que tous nos États membres, quelle que soit leur taille, puissent exploiter le potentiel de l’IA pour stimuler la résilience économique, l’innovation et le développement durable.

L’IA a le pouvoir de transformer la vie de millions de personnes à travers le Commonwealth, et nous sommes déterminés à faire en sorte que les femmes et les jeunes soient à l’avant-garde de cette révolution. »

Quatre groupes de travail pour guider le développement de l’IA

Le CAIC est structuré autour de quatre groupes de travail spécifiques travaillant en collaboration avec des parties prenantes telles que les gouvernements, les universités et des entreprises technologiques de premier plan :

  • Élaboration de politiques – sous la direction du Rwanda ;
  • Recherche et innovation – sous la direction de la Gambie, en collaboration avec le Centre national d’IA de l’Australie ;
  • Renforcement des capacités – dirigé par le Bangladesh, soutenu par l’UC Berkeley ;
  • Données et infrastructures – sous la direction de Malte, avec NVIDIA.

Initiatives phares : AI Academy, entrepreneuriat et développement durable

Parmi les initiatives phares du CAIC figurent :

  • L’AI Academy : une plateforme d’apprentissage en ligne en partenariat avec Intel (Introduction à l’IA pour les jeunes, à l’IA générative, au Web 3.0, aux compétences en IA responsable…) ;
  • Incubateur d’IA : Ce programme est disponible pour les jeunes, y compris les femmes, qui souhaitent bénéficier des apprentissages en partenariat avec les universités et élaborer des solutions dans des domaines liés aux ODD.
  • Strategus AI : Le Secrétariat du Commonwealth, en partenariat avec Intel, a lancé StrategusAI, une boîte à outils politique alimentée par l’IA conçue pour aider les décideurs politiques du Commonwealth à élaborer des stratégies gouvernementales sur mesure qui intègrent les meilleures pratiques mondiales aux besoins locaux ;
  • Make-A-Thon de l’entrepreneuriat IA : une initiative en collaboration avec le Commonwealth et OpenWeaver pour construire un environnement de recherche et de capacité en IA, avec un accent sur les solutions pratiques et prêtes pour l’industrie.

Ces initiatives visent à créer des écosystèmes locaux d’IA dans les petits États du Commonwealth, leur permettant de participer de manière significative à l’économie mondiale de l’IA.

S.E. Paula Ingabire, ministre des Technologies de l’information et des communications du Rwanda et présidente du comité directeur du CAIC, a salué les progrès réalisés par le CAIC, soulignant l’importance d’une application éthique et responsable de l’IA.

« Je suis fière des progrès réalisés par le CAIC dans la promotion d’une IA éthique et responsable dans les États membres. L’autonomisation, l’accessibilité et l’équité des jeunes doivent faire partie intégrante de notre parcours vers l’IA. La vision du Commonwealth pour l’IA transcende la technologie ; Il s’agit fondamentalement de développement humain. Il s’agit de s’assurer que le Commonwealth est à l’avant-garde de pratiques d’IA responsables et inclusives. »

Collaboration avec le secteur privé

La réussite du CAIC repose sur la coopération avec le secteur privé. Lors d’une réunion le 24 septembre 2024, des dirigeants d’Intel, d’Open Weaver et d’OBREAL Global ont réaffirmé leur engagement à développer et à étendre les projets d’IA à l’avenir dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation, l’environnement et la cybersécurité.

Transformation-numerique-inclusion-CAIC
  • ✇ActuIA
  • Etude ESSCA-Forvis Mazars : l’IA, vecteur de durabilité pour les entreprises européennes ?
    L’Institut de recherche « AI for Sustainability » de l’ESSCA School of Management (École Supérieure des Sciences Commerciales d’Angers), en partenariat avec Forvis Mazars, vient de dévoiler les résultats de son premier baromètre sur l’intégration de l’IA dans les entreprises européennes et son impact sur le développement durable. Les thèmes abordés dans cette étude abordent l’utilisation et la gestion de l’IA, la gestion des données, la conformité ainsi que les opportunités et les risques en mat

Etude ESSCA-Forvis Mazars : l’IA, vecteur de durabilité pour les entreprises européennes ?

Par : Thomas Calvi
26 juin 2024 à 11:00

L’Institut de recherche « AI for Sustainability » de l’ESSCA School of Management (École Supérieure des Sciences Commerciales d’Angers), en partenariat avec Forvis Mazars, vient de dévoiler les résultats de son premier baromètre sur l’intégration de l’IA dans les entreprises européennes et son impact sur le développement durable.

Les thèmes abordés dans cette étude abordent l’utilisation et la gestion de l’IA, la gestion des données, la conformité ainsi que les opportunités et les risques en matière de durabilité, les considérations éthiques et les perspectives d’avenir. Le baromètre révèle qu’un consensus émerge sur les avantages de l’investissement dans l’IA, notamment pour améliorer la productivité et réduire les coûts des entreprises. Cependant, il permet de constater que l’IA est moins fréquemment utilisée pour le développement de nouveaux produits.

L’étude, qui a interrogé 400 responsables informatiques en France et au Royaume-Uni, révèle que la majorité des entreprises européennes considèrent que l’impact de l’IA sur leur développement durable est positif : 55% des répondants considèrent en effet l’IA comme ayant un impact positif. Pour 25%, l’impact est neutre. Cependant, une minorité (4 %) voit encore l’IA sous un jour négatif en termes de durabilité environnementale.

Usages de l’IA et objectifs des ODD

L’enquête met en lumière que 9 % des entreprises priorisent les pratiques de travail éthique dans leur utilisation de l’IA, ce qui dépasse d’autres considérations comme la neutralité carbone.

Dejan Glavas, professeur de finance et Directeur de l’Institut “AI for Sustainability” de l’ESSCA, souligne :

“La majorité des entreprises ont déjà commencé à utiliser l’IA pour atteindre des objectifs de développement durable (seules 15 % ne le font pas). Il est néanmoins intéressant de constater que l’usage de l’IA pour atteindre des objectifs environnementaux passe au second plan par rapport aux enjeux sociétaux”. 

Considérations éthiques et risques de l’IA

Sur le plan éthique, les entreprises interrogées se préoccupent principalement de la transparence des processus décisionnels liés à l’IA (25 %), de la confidentialité des données (20 %) et des biais algorithmiques (15 %). En revanche, des questions comme l’impact social potentiel des pertes d’emplois générées par l’IA (10 %) et l’impact direct sur le climat avec les émissions de CO2 (5 %) sont moins prioritaires.

Les risques associés à l’IA, souvent amplifiés par des problématiques préexistantes comme la gestion des données (29 %), sont encore sous-estimés par de nombreuses entreprises. Celles-ci n’ont pas encore pleinement pris la mesure des nouveaux défis posés par l’IA, comme les biais algorithmiques, les erreurs de perception des systèmes d’IA, les interactions entre humains et machines, et l’importance d’un contrôle humain adéquat. Par ailleurs, 18 % des entreprises ont dû ajuster ou interrompre un projet d’IA en raison de problèmes éthiques. L’étude révèle que 44 % des entreprises n’ont pas encore établi de lignes directrices éthiques pour l’utilisation de l’IA.

Laurent Inard, Associé et Responsable de la R&D chez Forvis Mazars en France commente :

“Les résultats de ce baromètre sont d’autant plus intéressants si on considère que seulement 18 % des entreprises françaises se disent prêtes à gérer les perturbations et risques liés à l’IA, contre 34 % des entreprises britanniques. Par ailleurs, 29 % des répondants français considèrent leur entreprise totalement impréparée, comparé à seulement 15 % des britanniques”. 

Obstacles et défis rencontrés lors de l’adoption de l’IA

Pour 50 % des responsables interrogés, l’IA a eu un impact positif sur la performance de leur entreprise. Cependant, des obstacles persistent dans la mise en œuvre de l’IA, tels que les contraintes financières (14 %), les défis d’intégration avec les systèmes existants (12 %), des stratégies inadaptées (11 %) et un manque de personnel qualifié (9 %).

Etude ESSCA Forvis Mazars l'IA vecteur de durabilité pour les entreprises européennes
  • ✇ActuIA
  • Sommet AI for Good : “Cette fracture numérique et technologique n’est plus acceptable”
    L’UIT, institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication, organise chaque année, conjointement avec le Gouvernement suisse, le Sommet mondial sur l’intelligence artificielle au service du bien social avec 40 institutions des Nations Unies partenaires. L’évènement, ouvert gratuitement au grand public, a attiré des milliers de participants venus de tous horizons pour discuter des moyens par lesquels l’IA peut contribuer aux Objectifs de Dévelop

Sommet AI for Good : “Cette fracture numérique et technologique n’est plus acceptable”

3 juin 2024 à 09:30

L’UIT, institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication, organise chaque année, conjointement avec le Gouvernement suisse, le Sommet mondial sur l’intelligence artificielle au service du bien social avec 40 institutions des Nations Unies partenaires. L’évènement, ouvert gratuitement au grand public, a attiré des milliers de participants venus de tous horizons pour discuter des moyens par lesquels l’IA peut contribuer aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies et aider à résoudre certains des défis mondiaux.

Lancé en 2017 par l’Union internationale des télécommunications (UIT), le sommet AI for Good est devenu une véritable vitrine des technologies de pointe. Les visiteurs ont pu y découvrir des robots alimentés par l’IA, des outils contrôlés par le cerveau, des solutions d’IA générative et d’autres innovations technologiques qui forment l’épine dorsale de l’écosystème mondial de l’IA.

En plus des interventions de spécialistes reconnus de l’IA, comme Geoffrey Hinton, l’un des pionniers de l’IA et du deep learning, le Sommet de cette année a proposé des masterclasses d’apprentissage automatique, animées par des experts pour les experts, sur des thèmes allant des deepfakes aux changements climatiques en passant par les interfaces cerveau-machine, l’utilisation de l’IA pour les services publics, l’IA explicable et l’apprentissage automatique dans les réseaux de communication.

Un sommet résolument centré sur l’humain

Lors de l’ouverture du sommet, Doreen Bogdan-Martin, Secrétaire générale de l’UIT, a mis en avant le potentiel transformateur de l’IA tout en soulignant la nécessité d’une gouvernance inclusive et sécurisée. “L’intelligence artificielle est en train de changer notre monde et nos vies” a-t-elle déclaré, tout en rappelant qu’un tiers de la population mondiale reste déconnecté d’Internet et exclu de la révolution de l’IA.

Elle a insisté sur l’urgence de combler cette fracture numérique et technologique, qui affecte 2,6 milliards de personnes dans le monde. “Cette fracture numérique et technologique n’est plus acceptable“, a affirmé Mme Bogdan-Martin, appelant à une action collective pour garantir un accès équitable à l’IA, condition indispensable à un progrès inclusif.

Les piliers d’une IA responsable

Pour atteindre cet objectif, l’UIT a identifié trois piliers essentiels : la gestion des risques et de la sécurité, le développement des infrastructures et des ressources, et la collaboration internationale. Mme Bogdan-Martin a salué les initiatives telles que la résolution historique de l’Assemblée générale des Nations Unies visant à promouvoir des systèmes d’IA dignes de confiance, ainsi que la collaboration de l’UIT avec l’UNESCO pour appliquer les lois existantes à l’IA.

Des innovations inspirantes

Le sommet a également mis en lumière des exemples inspirants d’innovations, comme la start-up pakistanaise Bioniks, qui développe des membres bioniques contrôlés par le cerveau, et Ultrasound AI, une initiative américaine dirigée par des femmes, qui améliore les soins prénataux. Anas Niaz, fondateur de Bioniks, a expliqué que son objectif est de rendre les prothèses abordables et accessibles grâce à des technologies simples et économiques, précisant “Vous pouvez envoyer les mesures par téléphone mobile, et nous vous livrons vos prothèses à votre porte”.

Lutter contre la désinformation

En cette année électorale, marquée par plus de 60 élections à travers le monde, Mme Bogdan-Martin a mis en garde contre les menaces que représentent les deepfakes et la désinformation. Elle a annoncé l’engagement de l’UIT à élaborer des normes solides pour le filigrane de l’IA et la vérification du contenu numérique, soulignant que ces normes sont essentielles pour instaurer la confiance et garantir une IA responsable.

Un appel à l’action mondiale

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a également souligné le potentiel de l’IA pour faire progresser le développement durable. Dans son message vidéo, il a insisté sur la nécessité d’une gouvernance responsable pour maximiser les bénéfices de l’IA tout en minimisant ses risques, comme les préjugés et la désinformation. Il a également mis en avant les multiples applications de l’IA, allant de l’éducation aux soins de santé, en passant par l’agriculture et la gestion des catastrophes.

Le Sommet mondial sur l’IA pour le bien est un appel à l’action pour la communauté mondiale. Il souligne l’importance de s’engager dans une utilisation sûre, inclusive et bénéfique de l’intelligence artificielle, rappelant que l’avenir de l’IA dépend de notre capacité à la gouverner de manière responsable. Comme l’a souligné Mme Bogdan-Martin, “n’oublions pas que l’avenir ne commence pas avec les algorithmes, mais avec nous, ici même, dans notre cerveau, l’ordinateur le plus complexe et le plus puissant que le monde n’ait jamais connu”.

Sommet AI for Good Cette fracture numérique et technologique n'est plus acceptable
  • ✇Intelligence artificielle
  • En route vers des modèles IA moins énergivores mais tout aussi efficaces
    Vous avez sûrement entendu parler de l’impact environnemental faramineux de l’intelligence artificielle, que ce soit pour demander à ChatGPT de nous donner un coup de main ou pondre une image de fou sous Midjourney, l’IA a un appétit gargantuesque en énergie. Il parait qu’une seule requête à ChatGPT consommerait autant d’électricité que 40 recharges de smartphone ! Un peu dingue. Mais rassurez-vous, tout n’est pas perdu. Une équipe de chercheurs en informatique de l’Université de Copenhague

En route vers des modèles IA moins énergivores mais tout aussi efficaces

Par : Korben
3 avril 2024 à 21:25

Vous avez sûrement entendu parler de l’impact environnemental faramineux de l’intelligence artificielle, que ce soit pour demander à ChatGPT de nous donner un coup de main ou pondre une image de fou sous Midjourney, l’IA a un appétit gargantuesque en énergie. Il parait qu’une seule requête à ChatGPT consommerait autant d’électricité que 40 recharges de smartphone ! Un peu dingue.

Mais rassurez-vous, tout n’est pas perdu. Une équipe de chercheurs en informatique de l’Université de Copenhague a trouvé une solution pour mettre l’IA au régime, sans pour autant lui couper les vivres. Leur étude, qui sera présentée lors de la conférence internationale ICASSP-2024, montre qu’en gardant l’efficacité énergétique en tête dès la conception des modèles d’IA, on peut réduire leur empreinte carbone de 70 à 80% sans sacrifier leurs performances. C’est pas mal, hein ?

Les chercheurs ont pour cela, passé au crible plus de 400 000 modèles de réseaux de neurones convolutifs, ces IA qui servent à analyser des images médicales, à faire de la traduction ou encore à reconnaître des visages. En se basant sur ces calculs, ils ont alors concocté un genre de « livre de recettes » pour les pros de l’IA, avec des exemples de modèles moins énergivores mais tout aussi efficaces.

Alors oui, dans certains domaines comme les voitures autonomes ou la médecine, il ne faut pas rigoler avec la précision. Mais pour le reste, les chercheurs insistent : il faut adopter une approche globale qui prenne en compte non seulement les performances des modèles, mais aussi leur impact climatique.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à jeter un œil à l’article original ! Les chercheurs ont même mis à disposition ce fameux « livre de recettes » sur Github pour que les dev spécialisé en IA puissent s’en inspirer et réduire l’empreinte carbone de leurs modèles. C’est un vrai premier pas vers une IA plus durable et responsable, et ça c’est cool !

Source

« Observatoire des Territoires connectés et durables » : perspectives et défis pour les collectivités territoriales françaises

Par : Thomas Calvi
5 février 2024 à 13:30

La fédération InfraNum, en partenariat avec la FNCCR et la Banque des territoires ont présenté le 1er février dernier les résultats du premier “Observatoire des Territoires connectés et durables”. Fruit d’une centaine d’entretiens réalisés entre septembre et décembre derniers auprès de collectivités de toutes tailles et d’industriels, il vise à appréhender la structuration des projets de territoires connectés et durables déployés par les collectivités locales et leurs groupements en France.

La fédération InfraNum a été créée le 6 décembre 2012 pour accompagner le Plan France Très Haut Débit, elle regroupe plus de 200 entreprises (bureaux d’études, opérateurs, intégrateurs, équipementiers, fournisseurs de services, …), réparties sur l’ensemble du territoire français. Partenaire industriel de tous les territoires connectés ou à connecter, elle soutient non seulement l’aménagement numérique mais également le développement de nouveaux services numériques.

Pour produire ce rapport, elle a collaboré avec la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies), association regroupant plus de 600 collectivités en charge des services publics locaux de l’eau potable et de l’assainissement et la Banque des Territoires qui accompagne les acteurs territoriaux dans leurs projets, notamment en matière de transformation durable.

Soixante collectivités ayant un projet en cours ou opérationnel ont répondu à cette enquête menée pour eux par les cabinets Artelia, INLO Avocats et KPMG, complétée d’environ 30 interviews d’industriels et collectivités. Si l’échantillon peut paraitre faible, Agnès Le Meil, directrice des études lnfraNum, souligne “la présence de collectivités de tous types, rurales comme urbaines, avec globalement une maturité plus importante que ce à quoi on pouvait s’attendre“.

En effet, le rapport met en lumière un essor rapide du marché des territoires connectés et durables, touchant toutes les strates de collectivités, des petites communes aux métropoles.

Les priorités des projets se concentrent sur la transition énergétique avec la gestion de l’énergie des bâtiments et l’éclairage (50% des répondants) ainsi que sur la gestion de l’eau (45%) et des déchets (33%). De nouveaux domaines émergent également, comme la gestion des risques environnementaux (15% des projets)

Une transformation numérique préalable est souvent observée, avec 80% des répondants ayant déjà engagé la numérisation de leurs services. La sécurisation des systèmes d’information est également une priorité pour 60% des répondants.

Les projets de territoires connectés débutent généralement par des démonstrateurs, permettant aux collectivités d’observer et d’ajuster leurs projets en fonction de leurs besoins spécifiques.

Plusieurs points de vigilance à prendre en compte

Cependant, des défis persistent pour la connexion future des collectivités, notamment en ce qui concerne les plateformes de données. Si la collecte et la gestion des données évoluent rapidement, la mise en place de plateformes transverses reste limitée.

Les outils les plus couramment utilisés sont des solutions spécialisées dans les métiers spécifiques et la visualisation, répondant ainsi directement aux besoins opérationnels actuels. En parallèle, l’adoption des hyperviseurs et des jumeaux numériques est en cours, offrant de nouvelles fonctionnalités en matière de prise de décision, d’optimisation et de modélisation du territoire, tout en garantissant une gestion maîtrisée des données.

Cette tendance s’explique en partie par la diversité des offres disponibles sur le marché, ainsi que par la complexité à appréhender de nouveaux outils et interfaces. Cependant, une fois que les élus locaux sont sensibilisés grâce à des démonstrations et une communication efficace, l’utilité de ces nouveaux outils devient plus évidente et mieux comprise.

La coordination entre les services informatiques et les services métiers est également cruciale pour assurer la réussite des projets. La mutualisation des initiatives au niveau départemental ou régional est préconisée pour rendre les offres plus accessibles et maîtriser les données.

Le rapport souligne que le seuil de bascule vers une généralisation des projets de territoires connectés est proche, avec entre 40% et 80% des collectivités françaises prévoyant de déployer de tels projets dans les 10 prochaines années. Cependant, l’accès aux financements qui jouent un rôle clé dans le lancement de ces projets, reste inégal.

Bien que la moitié des collectivités aient obtenu des subventions pour un ou plusieurs de leurs projets, l’Observatoire note une diversité de sources de financement, telles que l’Etat, l’UE et les régions, avec un accès inégal selon les différents cas d’utilisation. Ces subventions jouent un rôle crucial dans le lancement de projets intelligents, étant donné que le numérique représente un nouveau poste de dépenses. Il reste encore des axes d’amélioration, notamment en ce qui concerne le soutien des projets de transition environnementale.

Selon Patrick Chaize Sénateur de l’Ain et Vice-président de la FNCCR :

“En effet, au regard de la raréfaction des ressources, nous sommes tous conscients qu’il faudra effectuer des choix éclairés, objectivés par ces métriques, en concertation avec les citoyens. Ces outils participeront à l’amélioration de la mutualisation et du travail collectif”.

Antoine Darodes, Directeur des investissements transition numérique à la Banque des Territoires, rappelle l’engagement de cette dernière :

“L’accompagnement des collectivités dans l’appropriation et la maîtrise des données est un axe stratégique de la Banque des territoires et à ce titre nous sommes prêts à cofinancer de l’ingénierie et à étudier des projets d’investissement”.

Philippe Le Grand, Président InfraNum, conclut:

“La mise en place de projets smart en France est une vraie tendance dans les territoires. Tous s’y engagent, loin de l’idée reçue que ces déploiements pourraient être l’apanage des métropoles. Mais ces projets nécessitent beaucoup de transformations. La mutualisation à une échelle suffisante et la coordination entre les acteurs sont des leviers à surveiller. Ils permettront d’optimiser l’utilisation des outils, notamment les plateformes de données, qui devront également évoluer vers plus d’interopérabilité à terme progrès certain, notamment par le soutien des projets de transition environnementale…”.

Retrouver l’Observatoire et les retours d’expérience ainsi que les résultats attendus par les collectivités investies dans des projets de gestion de l’eau, de l’énergie des bâtiments, de l’éclairage public, des risques et des déchets, ici

observatoire-territoires-connectes-durables
❌
❌