L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et STATION F annoncent un partenariat stratégique visant à stimuler l’innovation et à renforcer les liens entre l’Europe et l’Afrique. Baptisé NextAfrica, ce programme de six mois ambitionne d’accompagner et d’accélérer les start-ups internationales souhaitant se développer sur le marché africain, notamment dans les domaines de la Greentech, l’Agritech et la Healthtech, alignés sur la vision et l’expertise de l’UM6P.
Une synergie unique entre l’Europ
L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et STATION F annoncent un partenariat stratégique visant à stimuler l’innovation et à renforcer les liens entre l’Europe et l’Afrique. Baptisé NextAfrica, ce programme de six mois ambitionne d’accompagner et d’accélérer les start-ups internationales souhaitant se développer sur le marché africain, notamment dans les domaines de la Greentech, l’Agritech et la Healthtech, alignés sur la vision et l’expertise de l’UM6P.
Une synergie unique entre l’Europe et l’Afrique
Ce partenariat offre aux start-ups un cadre privilégié combinant mentorat, financement, accompagnement technique et accès aux marchés africains. Il s’appuie sur l’excellence scientifique et les infrastructures de l’UM6P, permettant aux entrepreneurs de bénéficier d’un savoir-faire local essentiel pour leur expansion en Afrique. Les start-ups pourront ainsi échanger avec les chercheurs et experts de l’université, qui leur offriront une compréhension approfondie des enjeux économiques et technologiques spécifiques au continent.
Par ailleurs, leur intégration à STATION F, le plus grand campus de startups au monde, leur garantira une exposition à un écosystème dynamique et interconnecté, favorisant les synergies avec des investisseurs, partenaires et experts européens. Ce double ancrage permettra aux entrepreneurs de solidifier leur présence à la fois sur les marchés africains et européens.
Un programme d’accélération de référence
Chaque année, NextAfrica accompagnera une vingtaine de startups spécialisées en Greentech et Healthtech à travers un programme intensif de six mois. Celui-ci combinera une immersion au sein de STATION F à Paris, où elles bénéficieront d’un accès privilégié aux ressources du campus et à un réseau international d’entrepreneurs et d’investisseurs, ainsi que des résidences périodiques sur le campus de l’UM6P au Maroc. Cette approche leur permettra non seulement de développer leurs projets dans un environnement entrepreneurial de premier plan, mais aussi de tester et d’adapter leurs innovations aux réalités et besoins spécifiques du marché africain.
Les candidatures pour rejoindre la première promotion sont d’ores et déjà ouvertes.
Hicham El Habti, Président de l’UM6P, souligne :
“Cette alliance avec STATION F reflète notre ambition de connecter les talents africains et européens dans un écosystème entrepreneurial de premier plan. En mettant en commun nos ressources, nous donnons aux startups les moyens d’adresser les défis technologiques, économiques et environnementaux de l’Afrique, tout en consolidant un pont d’innovation entre les deux continents.”
Une vision stratégique pour l’innovation africaine
Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des capacités d’innovation en Afrique, un continent qui présente des opportunités majeures, mais également des défis spécifiques nécessitant des solutions adaptées. En combinant l’expertise de STATION F en matière d’accélération et l’ancrage africain de l’UM6P, NextAfrica se positionne comme un levier stratégique pour les entrepreneurs souhaitant s’implanter durablement sur ces marchés.
Roxanne Varza, Directrice de STATION F, conclut :
“Nous sommes ravis d’accueillir l’UM6P à STATION F. Ce partenariat renforce notre engagement dans des secteurs clés comme la Greentech et la Healthtech, tout en approfondissant notre lien avec le Maroc, qui est déjà le troisième pays le mieux représenté à STATION F.”
Systematic Paris-Region, pôle européen du numérique et des DeepTech, a dévoilé hier la promotion 2024 de ses Champions, son label premium décerné chaque année à des PME en hyper croissance. Probabl, Quandela, Scalinx, Sekoia.io et Uavia rejoignent ainsi le cercle élitiste des Champions du Pôle qui compte désormais 73 entreprises innovantes, incarnant la DeepTech européenne dans toute sa diversité et son ambition.
Le label « Champion du Pôle » : un tremplin pour l’avenir
Ce label premium vise à a
Systematic Paris-Region, pôle européen du numérique et des DeepTech, a dévoilé hier la promotion 2024 de ses Champions, son label premium décerné chaque année à des PME en hyper croissance. Probabl, Quandela, Scalinx, Sekoia.io et Uavia rejoignent ainsi le cercle élitiste des Champions du Pôle qui compte désormais 73 entreprises innovantes, incarnant la DeepTech européenne dans toute sa diversité et son ambition.
Le label « Champion du Pôle » : un tremplin pour l’avenir
Ce label premium vise à accélérer la croissance des membres « pré-ETI » deeptech du pôle. Il offre aux lauréats une visibilité accrue et un accès préférentiel aux ressources stratégiques de l’écosystème DeepTech. Au-delà de l’accompagnement financier, il favorise leur mise en réseau avec des acteurs clé de l’innovation européenne, tout en renforçant leur capacité à attirer des talents.
Les Champions du Pôle illustrent l’avenir de la Deep Tech européenne : pragmatisme, ambition globale, et modèles économiques durables.
Un processus de sélection rigoureux et exigeant
Le label « Champion du Pôle » repose sur une analyse approfondie des candidatures, avec deux axes principaux :
Les enjeux de développement : les défis auxquels ils seront confrontés pour poursuivre leur croissance ;
Les apports attendus : le soutien spécifique qu’ils espèrent obtenir du pôle, de l’écosystème et du jury.
Les cinq Champions du Pôle 2024 se démarquent par leur potentiel d’innovation, leur croissance forte et régulière, leur développement à l’international et l’ambition de leurs dirigeants.
Sous la présidence de Fadwa Sube, vice-présidente de Systematic, le jury a évalué des critères variés : croissance du chiffre d’affaires, qualité des solutions technologiques, stratégies de financement, ambition internationale, et capacité des dirigeants à mobiliser des talents.
Elle affirme :
“C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous dévoilons la 13ème promotion 2024 des champions. Ces PME sont porteuses de technologies de pointe, démontrant l’excellence et la force d’innovation de la Deep Tech française. Ce millésime 2024 est celui de la maturité et de la consolidation. Ces 5 Champions adressent toujours les sujets stratégiques, critiques de la DeepTech européenne : Quantique, Cyber, Semi-conducteurs, Drones, Open Source en s’appuyant évidemment sur les moteurs DATA et IA. Cette année, ils abordent leurs marchés et écosystèmes avec plus de pragmatisme, de sens du réel et de créativité dans la structuration de leurs modèles économiques et leur gouvernance !”
Les lauréats 2024
Probabl : Démocratiser l’IA et la science des données
Spin-off d’Inria, Probabl s’impose comme un acteur majeur de la science des données en s’appuyant sur la renommée de scikit-learn, bibliothèque open source comptabilisant plus de 2,2 milliards de téléchargements. Leur mission : améliorer la productivité dans l’étape précédant la mise en production des modèles de machine learning.
Points forts : son approche open source, son modèle économique SaaS, et sa vision audacieuse soutenue par des investisseurs stratégiques comme Mozilla Ventures.
“Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié le fait que Probabl soit une Entreprise à Mission dans l’Open Source et l’IA. Probabl propose une refondation totale de l’infrastructure et l’ADN de l’édifice « start-up » innovante. Il a également souligné l’excellence de la recherche de l’Inria et la vocation d’un projet développant un actif majeur pour une « Science des Données Française », mais aussi et surtout la vision, l’audace, le chemin de vie de Yann Lechelle et sa connaissance intime du numérique et de ses chaînes de valeur depuis les années 80.”
Leader dans le calcul quantique, Quandela conçoit des solutions adaptées aux besoins industriels : ordinateurs quantiques prêts à l’emploi, accès cloud aux processeurs et services d’algorithmes quantiques.
Points forts : l’excellence scientifique alliée à une approche pragmatique à étapes, étroitement liée aux besoins client.
“Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié la parfaite alliance entre l’excellence scientifique au plus haut niveau mondial dans le « quantique » et le pragmatisme et l’humilité de Valérian Giesz et son équipe. Il a aussi souligné l’approche « step by step » très attentive aux besoins des clients et la construction terrain et opérationnelle de l’offre et de la roadmap.”
Scalinx : Optimiser la connectivité physique-numérique
Spécialisée dans les circuits intégrés mixtes et RF, Scalinx propose la technologie SCCORE™, permettant de réduire les coûts et la consommation énergétique dans des secteurs stratégiques comme la défense, l’aérospatial et les communications.
Points forts : un positionnement central répondant aux besoins critiques en performance et décarbonation, avec des partenariats stratégiques comme ceux avec Thales ou Nokia.
“Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié le combo microprocesseur x data x décarbonation, ainsi que son positionnement central au cœur des besoins colossaux en performance, sécurité et efficacité énergétique pour les acteurs stratégiques de la défense, du spatial, de l’automobile et de la 5G et 6G. Elle a également souligné l’excellence de son équipe « semiconducteurs.”
Sekoia.io : Maîtriser les cybermenaces grâce à l’IA
Sekoia.io, société européenne de technologies de cybersécurité, est leader en détection et réponse s’appuyant sur l’IA et le renseignement cyber (CTI). Sa mission : fournir aux entreprises et organisations publiques les meilleures capacités de protection contre les cyberattaques.
Points forts : une plateforme SOC interopérable et conforme aux standards techniques internationaux, qui permet aux équipes de sécurité de se concentrer sur des missions à haute valeur ajoutée. Leur campagne de désinfection du malware PlugX, saluée par le FBI en 2025, illustre leur impact mondial.
“Le jury des Champions 2023 a particulièrement apprécié la maturité d’une offre cyber complète, en mode SaaS, opérationnelle pour les SI, la très belle croissance en termes de nombre de clients, d’actifs protégés, de partenaires et clients partout dans le monde et son très fort potentiel de passage à l’échelle.”
Uavia : Révolutionner la robotique autonome
Leader européen du logiciel, de la data et de la cybersécurité appliqués à la robotique, Uavia développe des solutions de drones autonomes répondant aux enjeux de protection des populations, de souveraineté et d’environnement.
Points forts : une plateforme indépendante du hardware permettant des opérations temps réel. Son projet SIMEA, primé France 2030, illustre son rôle clé dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
“Le jury des Champions 2024 a particulièrement apprécié l’offre plateforme complète intégrée clé en main, son équipe chevronnée et des fondateurs et actionnaires engagés pour une souveraineté opérationnelle dans le marché ultra critique et compétitif des drones. Ajoutons à cela un écosystème dense, diversifié et international.“
Le 11 février prochain, Station F accueillera le Business Day, une journée dédiée aux opportunités offertes par l’IA pour le développement et la transformation des entreprises. Organisée dans le cadre du Sommet pour l’action sur l’IA, cette journée réunira les grands acteurs internationaux de l’intelligence artificielle et l’écosystème tech français.
Organisé avec le soutien de la Direction générale des entreprises, en particulier de la Mission French Tech qui lui est rattachée, le Business Day
Le 11 février prochain, Station F accueillera le Business Day, une journée dédiée aux opportunités offertes par l’IA pour le développement et la transformation des entreprises. Organisée dans le cadre du Sommet pour l’action sur l’IA, cette journée réunira les grands acteurs internationaux de l’intelligence artificielle et l’écosystème tech français.
Organisé avec le soutien de la Direction générale des entreprises, en particulier de la Mission French Tech qui lui est rattachée, le Business Day fera partie intégrante du programme officiel du Sommet.
L’événement rassemblera en un même lieu des initiatives menées par quatre acteurs majeurs de l’écosystème technologique français : Bpifrance, France Digitale, Numeum et Station F. Il impliquera également une douzaine d’associations sectorielles françaises et européennes ainsi qu’une dizaine de partenaires internationaux.
Quatre axes stratégiques pour l’avenir des entreprises
Le programme de la journée s’articulera autour de 4 grands axes :
Valorisation des cas d’usage prometteurs de l’IA : les entreprises mettront en avant leurs solutions concrètes, notamment les lauréats de l’Appel à Manifestation d’Intérêt « AI for Efficiency » de la Direction générale des entreprises ;
Débats sectoriels et stratégiques : des tables rondes discuteront des opportunités offertes par l’IA dans différents secteurs et des enjeux qui y sont associés, notamment l’éthique et la transformation des métiers ;
Mobilisation des acteurs du financement public et privé (venture capitalists, limited partners) sur les technologies d’IA ;
Rencontres d’affaires : cet espace d’échange favorisera la mise en relation entre start-ups, investisseurs et grandes entreprises pour encourager la contractualisation et les investissements stratégiques.
Des interventions de conférenciers de renom de l’écosystème français et international compléteront ce programme.
Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique :
“Je me réjouis de la dynamique collective qui a mené à l’organisation du Business Day, qui témoigne de l’envie qu’ont les acteurs économiques de se saisir du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle. Dans le cadre de cette journée, la part belle sera faite aux exemples d’applications concrètes et à la valorisation des solutions que proposent nos entreprises – je pense en particulier aux start-ups de la French Tech – mais aussi les entreprises européennes et internationales”.
La French Tech Grand Paris et le Digital Medical Hub de l’AP-HP (Assistance Publique–Hôpitaux de Paris) annoncent le lancement de l’appel à candidatures pour la troisième édition du programme HIIT (Health Innovation Intensive Training), un programme d’accompagnement gratuit visant à soutenir la croissance et l’émergence de 24 jeunes pousses prometteuses du secteur MedTech.
Le programme HIIT vise à fournir aux start-ups les ressources, expertises et réseaux nécessaires pour transformer des idées
La French Tech Grand Paris et le Digital Medical Hub de l’AP-HP (Assistance Publique–Hôpitaux de Paris) annoncent le lancement de l’appel à candidatures pour la troisième édition du programme HIIT (Health Innovation Intensive Training), un programme d’accompagnement gratuit visant à soutenir la croissance et l’émergence de 24 jeunes pousses prometteuses du secteur MedTech.
Le programme HIIT vise à fournir aux start-ups les ressources, expertises et réseaux nécessaires pour transformer des idées prometteuses en solutions concrètes. Placée sous le Haut patronage du président de la République Emmanuel Macron et parrainée par le député Paul Midy, l’édition 2025 bénéficie du soutien de partenaires stratégiques tels que le ministère de la Santé, l’Hôtel-Dieu et PariSanté Campus.
Alexandra André, Directrice Générale de la French Tech Grand Paris, souligne l’importance de ce programme :
“Accompagner les startups de la santé, c’est investir dans l’avenir de la médecine… Dans un contexte où l’innovation, portée par l’intelligence artificielle et les technologies numériques, redessine les contours de la santé, notre mission est d’accélérer leur impact pour répondre aux enjeux sociétaux et médicaux de demain”.
Lucas Thiery, co-fondateur du Digital Medical Hub, ajoute :
“À une époque où l’intelligence artificielle et les innovations numériques redéfinissent les frontières de la médecine, nous devons être des acteurs de pointe pour façonner l’avenir des soins. Le programme HIIT incarne cette vision: un travail pluridisciplinaire qui rassemble chercheurs, entrepreneurs et soignants pour transformer les avancées technologiques en solutions concrètes et durables, au service des patients et de ceux qui les accompagnent au quotidien”.
Une expérience enrichissante et personnalisée
Cette 3ème édition se déroulera sur une session de cinq jours, du 19 au 23 mai 2025. Les matinées seront dédiées à des conférences, des tables rondes et des retours d’expérience, les après-midi à des ateliers personnalisés. Des intervenants de renom partageront leur expertise, orientant les projets vers des défis concrets tout en offrant aux participants un accès privilégié à leurs écosystèmes.
Les thématiques clés abordées lors de cette édition incluent:
Collaboration avec les utilisateurs (patients et soignants) ;
Contraintes réglementaires (marquage CE, SMQ, AI Act) ;
Accès au marché (remboursement, modélisation des prix) ;
Politiques de santé et feuilles de route du numérique ;
Financement (dilutifs et non dilutifs).
Des opportunités au-delà du programme
Le programme HIIT ne s’arrête pas à la session intensive de mai. Plusieurs temps forts, tels que la soirée partenaires lors de l’annonce des lauréats, et des événements pour les alumni, seront organisés tout au long de l’année pour consolider les relations au sein de cette communauté dynamique.
Qui peut candidater ?
Cet appel à candidatures est ouvert aux startups francophones de la e-santé en phase préclinique, présentant un fort potentiel de développement. Les entreprises intéressées peuvent soumettre leur candidature jusqu’au 28 février 2025.
La nouvelle promotion du HIIT sera annoncée le 10 mars 2025 lors du salon MedInTechs, au Parc Floral de Paris.
La start-up girondine Keysom annonce avoir finalisé une levée de fonds de 4 millions d’euros auprès des fonds French Tech Seed, gérés pour le compte de l’État par Bpifrance dans le cadre de France 2030, IRDI Capital Investissement, via son fonds IRDINOV 3 dédié aux deeptech situées en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, Xplore By Épopée Gestion, EuroBIM, et des business angels qui la soutiennent depuis ses débuts. Cet investissement lui permettra, entre autres, d’accélérer le développement de Keyso
La start-up girondine Keysom annonce avoir finalisé une levée de fonds de 4 millions d’euros auprès des fonds French Tech Seed, gérés pour le compte de l’État par Bpifrance dans le cadre de France 2030, IRDI Capital Investissement, via son fonds IRDINOV 3 dédié aux deeptech situées en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, Xplore By Épopée Gestion, EuroBIM, et des business angels qui la soutiennent depuis ses débuts. Cet investissement lui permettra, entre autres, d’accélérer le développement de Keysom Studio, une plateforme no- code de conception d‘architectures processeur sur mesure, à destination des acteurs du semi-conducteurs et des systèmes embarqués.
Si Keysom, basée à Pessac, près de Bordeaux, a été cofondée en 2022 par Cyril Sagonero, Luca Testa, Jérémie Crenne et Fabrice Bonnet, leur solution innovante est le fruit de quatre années de R&D. Leur objectif était d’apporter aux industriels une alternative performante et écologique aux processeurs prêts à l’emploi, omniprésents sur le marché. Pour eux :
“Capables de gérer une multitude de tâches, ces produits « sur étagère » sont la solution par défaut des industriels pressés de se positionner sur le marché”.
Une rupture dans le marché des semi-conducteurs
Les processeurs génériques présentent des inconvénients notables en termes de coût, de performance et de gaspillage énergétique : 50% des fonctionnalités ne seront jamais exploitées au cours de la vie du processeur. Le développement de puces personnalisées, vers lesquelles de plus en plus d’industriels aimeraient désormais se tourner, est quant à lui, lent et très coûteux.
Keysom relève ce défi en leur offrant la possibilité de concevoir un processeur sur mesure en seulement quelques itérations simples et rapides, sans les contraintes techniques habituelles liées au développement. Keysom Studio permet de tester, modifier et optimiser une très grande variété d’architectures complexes afin d’offrir à chaque client une solution unique, entièrement adaptée à ses besoins.
Luca Testa, cofondateur et directeur des opérations de Keysom, souligne :
“Là où les industriels paient des processeurs génériques surdimensionnés, générateurs de coûts et de gaspillage énergétique, un processeur sur-mesure utilise moins de matière première (ici le silicium), entraînant des coûts de production moindres et des procédés de fabrication simplifiés. Dans un contexte où la demande de semi-conducteurs ne cesse d’augmenter, réduire la surface de silicium par puce est un atout stratégique majeur. Notre logiciel permet d’explorer jusqu’à 12 millions de combinaisons de processeurs pour y parvenir”.
Une expansion internationale et de nouvelles ambitions
Cette levée de fonds est une étape importante pour Keysom, elle lui permettra de renforcer son expansion en France, mais également à l’international. Une partie des fonds sera consacrée au recrutement d’experts en R&D et de profils commerciaux qualifiés afin de soutenir l’innovation et la croissance de la deeptech qui entend continuer à démocratiser l’accès à des outils de pointe au plus grand nombre.
De leur côté, les investisseurs, à l’instar de Bpifrance, croient fermement au potentiel de Keysom pour redéfinir l’industrie des semi-conducteurs.
Keysom redéfinit la conception des processeurs avec un outil no-code et boucle une levée de fonds de 4M€
En ligne avec l’intervention en Serbie d’Emmanuel Macron fin août, la nomination de Clara Chappaz en tant que Secrétaire d’Etat Chargée de l’Intelligence Artificielle et du Numérique, fait écho à l’ambition d’un « modèle mixte public-privé » pour le développement de l’IA, dans le contexte de l’action publique française. Coïncidence ? En aucun cas. Cohérence ? Sans aucun doute. Ayant déployé de multiples tactiques de structuration et de croissance sur l’échiquier des start-ups françaises, elle ap
En ligne avec l’intervention en Serbie d’Emmanuel Macron fin août, la nomination de Clara Chappaz en tant que Secrétaire d’Etat Chargée de l’Intelligence Artificielle et du Numérique, fait écho à l’ambition d’un « modèle mixte public-privé » pour le développement de l’IA, dans le contexte de l’action publique française. Coïncidence ? En aucun cas. Cohérence ? Sans aucun doute. Ayant déployé de multiples tactiques de structuration et de croissance sur l’échiquier des start-ups françaises, elle apparait aujourd’hui comme un symbole de diversité dans le monde de la tech et du numérique français.
Si « d’ici 2025, l’IA et le BD pourraient augmenter la productivité des entreprises françaises de 10% » (source : PWC), il est aisé d’imaginer que le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a encore fort à faire. Heureusement, l’appellation même de cette entité et la nomination récente de Clara Chappaz soulignent un positionnement de l’action publique en ligne avec la philosophie de nombreux acteurs liés à l’IA (Deepmind, Meta, OpenAI, Mistral AI ou Hugging Face). En d’autres termes, innover et relever les défis liés à l’IA (notamment sa fiabilité technologique) via la recherche scientifique.
Pour ce faire, adopter, utiliser et industrialiser l’IA demande un ancrage double : une perspective micro via les projets et métiers liés, mais aussi une perspective macro : globale et évolutive de l’IA. De même, le collaboratif, l’acculturation, la formation et les investissements sont primordiaux pour y parvenir. Compétences et enjeux qui ne sont pas sans rappeler ce que le quotidien de Clara Chappaz à la Mission à la French Tech demandait déjà. Alors que croissance, emplois, innovation, transition écologique et diversité constituaient le fer de lance de sa Mission à la French Tech, la nomination récente de Clara Chappaz apparait comme une voie de continuité voire d’accomplissement de ceux-ci. Mieux encore, les problématiques combinant souveraineté, éthique, réglementation et normalisation ne sont plus de lointains horizons. Ils sont maintenant intrinsèques à la nouvelle sphère publique et au Ministère qu’elle a intégrée.
Parallèlement, le souvenir de « l’objectif de 25 licornes fixés pour 2025 » (source : France Digitale, les Echos Start-Up) est bien loin aujourd’hui, puisqu’il a été largement dépassé. A ce titre, la conjoncture positive et dynamique d’innovation insufflée par la French Tech se poursuit hors de ses murs, au sein du Ministère. Dans ce contexte, une nouvelle mission pour les acteurs publics comme pour les acteurs privés est mise en lumière et ne peut être ignorée : la nécessité de contribuer au développement des start-ups françaises pour favoriser l’essor de l’écosystème tech français à l’échelle nationale et à l’international. Dans ce contexte, le salon Big Data & AI Paris favorise la convergence entre ces écosystèmes via un village start-ups au cœur du salon. Aussi, le salon devient la consécration d’un espace qui met en exergue des start-ups comme LightOn, Giskard ou Biolevate pour d’avantage montrer leur expertise auprès des entreprises, entités privées et publiques. A ce titre, échange, business et partenariats sur le long terme sont facilités et constituent une première voie pour la mission édictée par Clara Chappaz.
Samedi dernier, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, a annoncé la nomination de Clara Chappaz au Secrétariat d’État chargé de l’Intelligence artificielle et du Numérique dans le gouvernement de Michel Barnier. Cette décision marque une première : l’intégration officielle de l’IA dans un portefeuille ministériel. Elle a été largement saluée par l’écosystème des start-ups françaises, d’autant plus que, Clara Chappaz, forte de son expérience à la tête de la Mission French Tech, a déjà pro
Samedi dernier, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, a annoncé la nomination de Clara Chappaz au Secrétariat d’État chargé de l’Intelligence artificielle et du Numérique dans le gouvernement de Michel Barnier. Cette décision marque une première : l’intégration officielle de l’IA dans un portefeuille ministériel. Elle a été largement saluée par l’écosystème des start-ups françaises, d’autant plus que, Clara Chappaz, forte de son expérience à la tête de la Mission French Tech, a déjà prouvé son engagement auprès d’elles.
Clara Chappaz succède donc à Marina Ferrari, secrétaire d’État chargée du Numérique depuis le 9 février 2024. Par contre, elle ne sera pas placée sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances, mais sous celle du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dirigé par Patrick Hetzel, depuis ce 21 septembre. Un choix stratégique qui souligne l’importance de la recherche dans le développement de l’IA et des technologies numériques.
La nouvelle secrétaire d’État sera confrontée à des enjeux de taille, notamment les difficultés de financement auxquelles sont confrontées de nombreuses start-ups françaises. Le développement de l’IA et la nécessité de soutenir cette transition technologique par des investissements adaptés seront au cœur de son mandat.
Diplômée de l’ESSEC et de la Harvard Business School, Clara Chappaz, aujourd’hui âgée de 35 ans, est au fait des problématiques de l’entrepreneuriat. En 2017, lors de sa seconde année de Master en administration des affaires (MBA) à Harvard, elle a cofondé Lullaby, une start-up dédiée aux vêtements de seconde main pour enfants.
Elle a ensuite occupé des postes de direction chez Lyst, une entreprise londonienne de mode en ligne, puis chez Vestiaire Collective, licorne basée à Paris, spécialisée dans l’achat et dans la vente de vêtements et accessoires de mode de luxe d’occasion.
Elle a quitté ce dernier poste en octobre 2021 pour succéder le 1er novembre suivant à Kat Borlongan à la direction de la Mission French Tech, contrat de 3 ans qu’elle a décidé de ne pas renouveler. À cette fonction, selon ses dires, “l’aventure la plus excitante de ma vie professionnelle”, elle a fortement contribué au développement de l’écosystème des start-ups françaises, que ce soit via des programmes sectoriels ou le programme d’accélération French Tech 2030.
Lutter contre la sous-représentation de femmes dans l’écosystème de la Tech a été l’une de ses priorités. En mai 2022, la Mission French Tech lançait le Pacte Parité, auquel ont adhéré aujourd’hui plus de 700 start-ups, s’engageant à ce que 20% des membres de leur conseil d’administration soient des femmes d’ici 2025 et 40% d’ici 2028, et à former leurs dirigeants sur les enjeux de la diversité et la lutte contre les discriminations et le harcèlement.
C’est également sous sa direction que l’initiative French Tech Finance Partners a été lancée en janvier 2023 pour renforcer les investissements dans les startups françaises en réunissant des acteurs clés de l’investissement.
Aujourd’hui, elle se déclare prête pour cette nouvelle aventure, postant sur LinkedIn :
“Après 3 années à diriger La French Tech au sein du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, je suis ravie de poursuivre mon engagement au service de l’action publique sur ces sujets majeurs que sont le numérique et l’intelligence artificielle”.
Claire Chappaz nommée à la tête du nouveau Secrétariat d'État chargé de l'Intelligence artificielle et du Numérique
Le rapport “State Of The Media” de Cision, acteur majeur de l’industrie des médias et des relations publiques, dresse un panorama des défis rencontrés par les journalistes de divers secteurs et en explore les répercussions pour les équipes de relations médias. Cette année, sa quinzième édition met en lumière les spécificités des journalistes Tech face à leurs homologues d’autres secteurs, en s’appuyant sur les réponses de 3 016 journalistes de 19 marchés différents, dont 500 provenant des secteu
Le rapport “State Of The Media” de Cision, acteur majeur de l’industrie des médias et des relations publiques, dresse un panorama des défis rencontrés par les journalistes de divers secteurs et en explore les répercussions pour les équipes de relations médias. Cette année, sa quinzième édition met en lumière les spécificités des journalistes Tech face à leurs homologues d’autres secteurs, en s’appuyant sur les réponses de 3 016 journalistes de 19 marchés différents, dont 500 provenant des secteurs de la technologie et de l’ingénierie.
Les principaux défis : crédibilité, audience et IA
En 2024, les journalistes Tech partagent avec leurs homologues des autres secteurs les mêmes préoccupations fondamentales. Cependant, certaines nuances apparaissent dans les priorités :
Maintien de la crédibilité et lutte contre les fake news – Un défi majeur pour tous, avec 43 % des journalistes Tech et 42 % des autres secteurs qui y accordent une importance primordiale ;
Adaptation aux changements de comportements de l’audience – 41 % des journalistes Tech et d’autres secteurs estiment nécessaire de suivre l’évolution des modes de consommation des médias ;
Déclin de la publicité et des revenus – Ce point est légèrement plus préoccupant pour la Tech (36 %) que pour les autres secteurs (34 %) ;
Manque de personnel – Une préoccupation récurrente pour 35 % des journalistes Tech, contre 36 % pour leurs homologues ;
Emergence de l’IA – Les journalistes de la Tech accordent une attention particulière à l’essor de l’IA, qu’ils considèrent comme le cinquième défi le plus important : 28 % contre 26% pour leurs confrères ;
Concurrence des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux, un défi moindre pour la Tech (24 % contre 28 % pour les autres).
Journalistes et utilisation de l’IA
Selon le rapport de Cision, le taux d’adoption de l’IA reste faible pour l’ensemble de la profession, bien que les journalistes Tech soient les plus enclins à utiliser cette technologie. Interrogés sur leur utilisation des outils d’IA générative tels que ChatGPT ou Gemini de Google, 49 % d’entre eux affirment ne pas y avoir recours du tout contre 53 % de leurs confrères. Tous secteurs confondus, les journalistes ne sont que 12 % à faire un usage régulier de la GenAI, 7 % à le faire souvent dans le secteur de la Tech contre seulement 5 % pour leurs homologues.
Les journalistes utilisent l’IA principalement pour :
Rechercher des sujets (26 % Tech vs 23 % autres secteurs) ;
Créer des supports multimédias (12 % Tech contre 8 % autres secteurs) ;
Inspirer de nouvelles idées et structurer les sujets (14 % et 20 % dans la Tech, des pourcentages proches des autres secteurs).
Un usage plus intensif des réseaux sociaux
Les journalistes Tech sont les plus grands utilisateurs des réseaux sociaux : près de 98 % les utilisent dans le cadre de leur travail. Si le classement des trois premiers usages est identique pour les deux groupes, ils placent la veille de l’information en 4ème position
alors que leurs confrères préfèrent le réseautage.
L’an passé, les usages prioritaires ont été les suivants :
Publier et mettre en avant du contenu (76 % pour la Tech contre 71 % pour les autres secteurs) ;
Obtenir des informations (71 % vs 67 %) ;
Echanger avec leur public (65 % vs 63 %) ;
Faire de la veille (62 % pour la Tech, soit 8 points de plus que leurs confrères) ;
Faire du réseautage (59 % vs 55 %) ;
S’informer sur les sujets tendance (“trending topics”) (55 % vs 54 %) ;
Contrôler ou vérifier des informations (53 % vs 51 %) ;
Se connecter avec des experts et demander des interviews (52 %, soit 5 points de plus que les autres secteurs).
LinkedIn, plateforme privilégiée des journalistes Tech
Cision a interrogé les journalistes sur leurs activités prévues sur les plateformes. Pour ceux de la Tech, LinkedIn, avec 51 %, sera la plateforme de prédilection alors que leurs homologues penchent pour Instagram (44 %). YouTube est également en forte progression chez les journalistes Tech, avec 33 % d’entre eux prévoyant de l’utiliser davantage, contre 28 % dans les autres secteurs.
Les journalistes Tech et les communicants : une relation exigeante
Les journalistes Tech sont plus sollicités que les autres. En effet, 22 % d’entre eux reçoivent plus de 151 sollicitations par semaine, contre 15 % pour l’ensemble de la profession. Cependant, ces sollicitations sont jugées non pertinentes par près de 72 % des journalistes Tech, une tendance similaire aux autres secteurs. Malgré tout, les journalistes Tech montrent un intérêt accru pour certains types de contenus, notamment :
Les communiqués de presse (77 %, soit 4 points de plus que la moyenne) ;
Les rapports de recherche originaux (68 % contre 61 % pour les autres secteurs) ;
Les interviews d’experts (52 %, un écart de 8 points par rapport aux autres secteurs).
Les informations exclusives sont également appréciées par les 2 groupes (55 %).
Les journalistes Tech sont également plus nombreux à considérer les contenus fournis par les communicants comme une source d’inspiration pour leurs sujets. Les communiqués de presse (72 %), les experts du secteur (56 %), et les courts pitchs par mail (52 %) sont pour eux les trois sources les plus utiles, suivis de la newsroom de l’entreprise (39%).
Après une deuxième journée de VivaTech riche en émotion avec notamment la présence d’Elon Musk qui nous a laissé la petite phrase du jour : “My biggest hope in one word would be Mars. My biggest fear in one word: AI.”, voici la troisième journée ! ActuIA, en partenariat avec la chaîne officielle VivaTech News, est fière de vous proposer une retransmission en direct de cet événement majeur. Connectez-vous sur notre site pour vivre une expérience immersive et informative, confortablement installé
Après une deuxième journée de VivaTech riche en émotion avec notamment la présence d’Elon Musk qui nous a laissé la petite phrase du jour : “My biggest hope in one word would be Mars. My biggest fear in one word: AI.”, voici la troisième journée ! ActuIA, en partenariat avec la chaîne officielle VivaTech News, est fière de vous proposer une retransmission en direct de cet événement majeur. Connectez-vous sur notre site pour vivre une expérience immersive et informative, confortablement installé chez vous ou au bureau.
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Clipperton a publié récemment un rapport sur l’état du financement de la Health Tech en Europe au premier trimestre 2024. Basé sur une analyse approfondie des principaux facteurs ayant façonné le marché en 2023, il met en lumière les indicateurs les plus révélateurs et identifie les tendances à suivre ainsi que les perspectives pour l’année 2024.
Créée en 2003 à Paris par Nicolas von Bülow et Stéphane Valorge, Clipperton est une société de banque d’affaires spécialisée dans le conseil aux entrep
Clipperton a publié récemment un rapport sur l’état du financement de la Health Tech en Europe au premier trimestre 2024. Basé sur une analyse approfondie des principaux facteurs ayant façonné le marché en 2023, il met en lumière les indicateurs les plus révélateurs et identifie les tendances à suivre ainsi que les perspectives pour l’année 2024.
Créée en 2003 à Paris par Nicolas von Bülow et Stéphane Valorge, Clipperton est une société de banque d’affaires spécialisée dans le conseil aux entreprises technologiques. Ses 50 experts sectoriels basés à Paris, Berlin et Munich, apportent aux entrepreneurs et investisseurs de la Tech européenne et internationale leurs compétences pour leurs opérations de fusions-acquisitions, de private equity et de levées de fonds. Elle a à ce jour réalisé plus de 400 opérations de premier plan, dont 70 % d’opérations de dimension transfrontalière.
Le rapport sur la Health Tech européenne
Les principaux indicateurs
Les levées de fonds
Parmi les principaux indicateurs présentés par le rapport se trouve une baisse notable du volume des levées de fonds dans la Health Tech européenne, qui a reculé de 18 % entre 2022 et 2023. Cette diminution s’explique pour les experts de Clipperton en partie par la rareté des tours de financement de stade avancé, incitant les startups à privilégier l’atteinte de la rentabilité à un stade précoce. Les montants levés ont également enregistré un recul de 25 % sur la même période, reflétant les ajustements stratégiques des acteurs du secteur.
Évolution des Fusions-Acquisitions
Une autre observation révélatrice concerne le volume des fusions-acquisitions dans la Health Tech européenne, qui a connu un déclin de 30 % entre 2022 et 2023. Cependant, le rapport indique un rebond au premier trimestre 2024, stimulé par un réalignement des stratégies vendeurs/acheteurs. Cette tendance suggère un regain d’intérêt pour les opportunités de consolidation et de croissance externe dans le secteur.
Marché coté
En parallèle, le rapport met en lumière une progression notable du prix des actions des entreprises cotées de la Health Tech européenne (+15 % depuis janvier 2023) ainsi qu’une hausse des multiples de valorisation EV/Rev (+18 % sur la même période). Ces indicateurs reflètent la confiance croissante des investisseurs dans le potentiel de croissance et la rentabilité des acteurs du secteur.
Performance opérationnelle
La technologie de la santé reste une catégorie à forte croissance, avec des entreprises de plus en plus rentables, générant un flux de trésorerie robuste.
Entre 2023 et 2024, le chiffre d’affaires de la Health Tech européenne a enregistré une croissance moyenne de 11 %. En 2024, la marge EBITDA, qui permet d’évaluer la rentabilité des processus opérationnels des entreprises, a enregistré une croissance moyenne pour le secteur de 23 %.
Une nouvelle dynamique du financement et des fusions-acquisitions
Pour les experts de Clipperton :
“Après l’envolée des années 2020 et 2021, le paysage européen du financement est entré dans une phase de retour à la normale caractérisée par une diminution du nombre d’opérations et une diminution de la taille moyenne des tours de table.
A l’inverse, les investissements dans les actifs des technologies de santé se sont maintenus à un niveau stable, avant comme après cette période d’emballement. Un constant notamment lié à la consolidation d’un secteur fragmenté dans lequel nombre d’entreprises de petite taille peinent à fournir des solutions globales et à atteindre la masse critique requise pour leur permettre de pénétrer efficacement les marchés des soins de santé et des sciences de la vie”.
L’IA, levier de transformation de l’écosystème mondial des soins de santé
L’IA représente un potentiel immense dans le domaine de la santé et a ouvert la voie à des avancées significatives dans le diagnostic, le traitement et la gestion des maladies. Grâce à des algorithmes sophistiqués, elle permet une analyse rapide et précise de vastes ensembles de données médicales, améliorant ainsi les capacités de diagnostic des professionnels de la santé et favorisant un dépistage précoce des maladies. De plus, en exploitant des données individuelles telles que les antécédents médicaux et les caractéristiques génétiques, l’IA offre la possibilité de personnaliser les traitements pour chaque patient, ce qui conduit à des soins de santé plus efficaces et à de meilleurs résultats.
Les projections suggèrent une croissance annuelle du marché européen de l’IA appliquée au domaine de la santé de plus de 50 %, passant de 2 milliards de dollars en 2020 à 50 milliards de dollars en 2028.
Les perspectives pour 2024
Selon le rapport, trois perspectives sont à suivre cette année.
La télésanté
Le marché des tests à domicile, des diagnostics et de la surveillance à distance des patients a connu une croissance substantielle pendant la pandémie. L’intérêt pour ces plateformes reste robuste en raison de leur accessibilité, des économies potentielles de coûts et de la scalabilité offertes pour les initiatives de santé publique.
La robotique pour automatiser les workflows
En 2024, les startups continueront d’investir dans le développement de systèmes robotiques non pas pour remplacer les humains mais pour aider les établissements médicaux à automatiser les tâches répétitives et basées sur des règles.
L’intérêt croissant des investisseurs en capital-investissement
Bien que la plupart du secteur de la technologie de la santé n’ait pas encore atteint l’échelle et la rentabilité nécessaires pour attirer des investissements substantiels de la part des entreprises de capital-investissement, il y a une augmentation notable de l’intérêt parmi ces acteurs comme en témoignent de récentes acquisitions, indiquant un point d’inflexion à court terme.
Elaia Partners, l’un des fonds de capital-risque les plus importants d’Europe, a annoncé une première clôture de 60 millions d’euros pour DTS3, la troisième génération de son fonds d’amorçage deeptech. Lancé en partenariat avec PSL et d’autres institutions de recherche européennes, il devrait réunir 120 M€ début 2025 pour soutenir une quarantaine de start-ups deeptech B2B en phase de pré-amorçage ou amorçage de 3 secteurs : l’informatique, l’industrie et les sciences de la vie. Trois d’entre ell
Elaia Partners, l’un des fonds de capital-risque les plus importants d’Europe, a annoncé une première clôture de 60 millions d’euros pour DTS3, la troisième génération de son fonds d’amorçage deeptech. Lancé en partenariat avec PSL et d’autres institutions de recherche européennes, il devrait réunir 120 M€ début 2025 pour soutenir une quarantaine de start-ups deeptech B2B en phase de pré-amorçage ou amorçage de 3 secteurs : l’informatique, l’industrie et les sciences de la vie. Trois d’entre elles ont déjà été identifiées comme prometteuses pour rejoindre le portefeuille Elaia DTS3.
Cofondée en 2002 par Philippe Gire et Xavier Lazarus, Elaia Partners, société française de capital-risque de premier plan spécialisée dans l’économie numérique et la deeptech, investit du pré-amorçage à la série B dans des entreprises technologiques B2B et a 700 millions d’actifs sous gestion. Elle accompagne également les chercheurs pour la mise sur le marché de leur innovation de rupture: en 2018, la société s’associait à l’université Paris Sciences & Lettres pour le lancement du PSL Innovation Fund et développait une stratégie d’investissement early stage multisectorielle dans les domaines d’excellence de PSL : l’IA, les technologies digitales, l’énergie et l’environnement, les matériaux, l’ingénierie biomédicale et les sciences de la vie.
Après Alpha 2, un fonds de 77 millions d’euros lancé en 2020 en partenariat avec Inria, DTS3 prend la relève dans le soutien des startups deeptech en phase de pré-amorçage et amorçage. Elaia a d’ailleurs l’intention d’aller encore plus loin et de couvrir par la suite l’ensemble du cycle de leur développement de la phase d’amorçage à la cotation en bourse et, dans cet objectif, envisage le lancement d’un nouveau fonds de late stage et growth equity avec la société de gestion d’actifs Lazard.
Trois secteurs d’avenir pour le fonds DTS3
Ces secteurs, considérés par Elaia et ses partenaires comme essentiels pour l’avenir de la technologie européenne et de la deeptech, ont été choisis pour leur potentiel de transformation et d’impact. Les investissements dans l’avenir de l’informatique se concentreront sur les innovations en matière d’IA générative, d’IA novatrice, d’infrastructure cloud et de cybersécurité. L’avenir de l’industrie s’intéressera aux technologies de pointe dans les domaines de l’énergie, de la ClimateTech et des nouveaux matériaux, tandis que l’avenir des sciences de la vie comprendra la prochaine génération de biotechnologies, la chimie et la biologie pilotées par l’IA.
“Cette troisième génération de fonds d’amorçage deep tech est le résultat de la confiance continue de nos investisseurs existants, dont beaucoup ont choisi de renforcer notre relation en décidant à nouveau de nous soutenir par l’intermédiaire de ce nouveau fonds. Nous avons déjà fait nos preuves en matière d’investissement et de sortie d’entreprises de deep tech telles que Mablink (rachetée par Ely Lilly), Aqemia ou Alice&Bob. Nous sommes convaincus que la deep tech est portée par l’innovation en matière de recherche et nous sommes fiers de poursuivre nos partenariats avec les principales institutions académiques et de recherche à travers l’Europe dans le cadre de ce nouveau fonds. Notre équipe a déjà identifié les trois premières startups qui rejoindront le portefeuille d’Elaia DTS3, et nous sommes impatients de poursuivre notre soutien à des fondateurs qui innovent pour l’avenir des technologies deep tech à travers l’Europe.”
Xavier Lazarus, cofondateur et Managing Partner d’Elaia, ajoute :
“Ces dernières années, il est apparu de plus en plus évident que l’Europe est en train de devenir un concurrent mondial en matière d’innovation dans la deep tech. Nous devons continuer à soutenir les chercheurs, les innovateurs et les scientifiques européens qui imaginent l’avenir de la technologie pour la prochaine génération. Les sciences de la vie, l’industrie et l’informatique sont au cœur d’une évolution importante et nous sommes ravis d’accompagner les fondateurs qui façonnent leur avenir par l’intermédiaire de DTS3”.
Elaia lance un nouveau fonds à destination des start-ups deeptech
Depuis 1997, l’association France Biotech, hébergée au sein du Parisanté Campus, accompagne les entrepreneurs de l’innovation santé et contribue à faire de la Healthtech une industrie à part entière. Elle vient de publier le “Panorama France HealthTech 2023”, une étude dédiée aux start-up et PME françaises des technologies innovantes de la santé. Si celle-ci met en lumière un réel dynamisme du secteur en France, elle soulève également ses difficultés de financement.
France Biotech a réalisé cett
Depuis 1997, l’association France Biotech, hébergée au sein du Parisanté Campus, accompagne les entrepreneurs de l’innovation santé et contribue à faire de la Healthtech une industrie à part entière. Elle vient de publier le “Panorama France HealthTech 2023”, une étude dédiée aux start-up et PME françaises des technologies innovantes de la santé. Si celle-ci met en lumière un réel dynamisme du secteur en France, elle soulève également ses difficultés de financement.
France Biotech a réalisé cette étude en partenariat avec la Banque Populaire, Bpifrance, Citeline, fournisseur de solutions de business intelligence et d’analyse de données, Euronext, première bourse paneuropéenne, EY, un des leaders de l’audit, du conseil, du droit et des transactions, ainsi que de la fiscalité. Le réseau des pôles de compétitivité et clusters en santé leur a apporté son soutien.
Franck Mouthon, Président de France Biotech, explique :
“Cette 21ème édition du Panorama illustre la résilience et le dynamisme de l’écosystème HealthTech dans un contexte macro-économique difficile, qui a su démontrer sa capacité à innover et à se réinventer. Attirant près de 1,8 Mds d’euros en levées de fonds, la France est le 2ème pays européen en montants levés et nombre d’opérations en capital-risque en 2023. Sur 2024, la feuille de route de France Biotech s’attachera, en plus des autres axes stratégiques, à travailler spécifiquement sur les enjeux de financements sur l’ensemble de la chaîne de valeur, sur les impacts et les défis sociétaux et environnementaux de notre secteur, notamment dans la perspective de la réindustrialisation de nos territoires stimulée par le Plan Innovation Santé France 2030″.
Un écosystème entrepreneurial dynamique
Aujourd’hui, la filière HealthTech française compte environ 2660 entreprises dont 820 biotech, 1393 Medtech et 450 sociétés de numérique en santé et IA, engendrant 60 000 emplois directs et indirects sur le territoire.
Chloé Evans, Adjointe au directeur général, en charge des études sectorielles et des relations internationales, souligne :
“La filière des HealthTech françaises a atteint un nouveau niveau de maturité avec une part de plus en plus importante de sociétés présentes sur les marchés internationaux. Les effectifs de la filière sont également en croissance (+20% d’emplois directs en deux ans) témoignant du dynamisme et de la vitalité du secteur”.
Selon France Biotech, un des premiers constats est une accélération des entreprises en santé numérique : leur nombre a doublé en quatre ans et est passé de 200 en 2019 à 450 en 2023 avec la création de 50 entreprises en 2023. Le nombre d’entreprises au stade de commercialisation augmente et atteint 77% en 2023 ; ces entreprises sont également de plus en plus présentes sur les marchés internationaux. Le principal frein à lever est de trouver un modèle économique pérenne pour les entreprises de ce domaine.
La filière HealthTech gagne en maturité et se professionnalise
Avec un chiffre d’affaires de 1,4 milliards € en 2022 (versus 794 M€ en 2020 soit un taux de croissance annuel moyen de +33%) et plus de 15 000 emplois directs, la filière gagne en maturité et en croissance
Les investissements en R&D marquent aussi une reprise, après une baisse en 2021 avec plus d’1,3 milliards d’euros investis par la filière en 2022. L’écosystème compte plus de 33 entreprises de plus de 100 salariés qui se rapprochent du statut d’ETI. Enfin, une croissance des effectifs de +19% est aussi observée, soit 15 032 emplois directs en 2023 versus 10 639 en 2021.
Les entreprises de biotechnologies et de santé numérique représentent la part ayant le plus progressé en termes de produits commercialisés. Les trois-quarts des HealthTech visent les marchés internationaux ; les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni sont les marchés les plus ciblés.
Les sociétés de technologies médicales ont gagné en maturité, par conséquent leurs principales préoccupations aujourd’hui sont leur déploiement à l’international, industrialisation (phase de scale up), financement et contraintes réglementaires (règlement européen relatif aux dispositifs médicaux).
La France, leader en Europe dans le domaine des maladies rares
Daniel Chancellor, Directeur, “Thought Leadership” et Consulting, Citeline souligne :
“Les biotechs françaises sont parmi les leaders en Europe en matière de soutien à l’innovation pour les patients atteints de maladies rares”.
Les entreprises françaises détiennent le plus grand portefeuille de médicaments approuvés pour les maladies rares en Europe, ainsi qu’un vaste « pipeline » où plus de 200 médicaments sont en cours de développement. La grande majorité de ces médicaments (84%) ont été découverts localement, alors qu’ailleurs en Europe, c’est l’acquisition de licences via des partenaires extérieurs qui est favorisée. Par ailleurs, les biotech représentent plus de 70% des projets développés avec une influence dominante au stade pré-clinique.
Chaque année, la France attire un grand nombre d’innovateurs étrangers pour mener des études portant sur les maladies rares. Un essai clinique démarre quasi chaque jour en France ce qui en fait le pays leader européen. Les réseaux d’hôpitaux universitaires jouent un rôle majeur dans l’activité clinique. D’autre part, le premier Plan National des Maladies Rares (PNMR), lancé en 2004, a permis la mise en place d’un dispositif inédit pour accompagner les patients atteints d’une maladie rare.
Cela se traduit par une expertise reconnue au niveau européen et international de sa recherche et médecine d’excellence. Le PNMR 4, lancé en 2024, s’appuiera sur de nouvelles mesures afin d’aller plus loin, notamment sur le volet du diagnostic, mais aussi pour renforcer l’accès aux traitements pour les patients.
Un fort soutien de Bpifrance en 2023 pour la HealthTech
La mobilisation de Bpifrance se traduit par le renforcement de son continuum de soutien pour la filière santé, avec un objectif de 10 Mds€ pour ce secteur clé, mais également par le développement de son offre d’accompagnement. En ce sens, Bpifrance, opérateur clé de France 2030, poursuit le financement de la filière santé avec près d’1,2 milliards d’euros d’aides et d’investissements en 2023 (+19% vs. 2022) dont 674 M€ en financement public (422 M€ d’aide ont été attribués sur le volet dirigé et 252 M€ sur le volet structurel incluant les aides mises en place par les directions régionales) et 509 M€ en investissements. Au total sur 3 ans, Bpifrance a injecté 4,3 milliards d’euros.
Paul-François Fournier, Directeur exécutif Innovation de Bpifrance, explique :
“Nous concentrons tous nos efforts pour soutenir la réindustrialisation du pays qui est une tendance de fond et qui prend une place de plus en plus structurante dans l’écosystème de la santé avec le plan de relance puis l’arrivée du plan stratégique France 2030. Nous sommes en train de déployer ce volet qui va se traduire par la sortie de terre de nouvelles usines, l’arrivée de nouvelles molécules sur le marché. Nous travaillons aussi sur le digital et l’intelligence artificielle qui peuvent être de formidables leviers pour améliorer la compétitivité de la filière et l’efficience des parcours de soin incluant la prévention”.
2023 : une année pleine de défis pour la filière HealthTech : Le financement demeure la principale préoccupation des entrepreneurs
La problématique du financement des entreprises s’est fortement accentuée en 2023 pour les entrepreneurs (63% des entreprises sont en levée de fonds) avec un contexte macroéconomique et financier incertain, la hausse des taux d’intérêt, une sélectivité plus forte des investisseurs. Par conséquent, il est constaté une baisse des niveaux d’investissements en HealthTech : -19% au niveau mondial par rapport à 2022, -19% en Europe en capital-risque.
D’une manière générale, certaines opérations ont été conséquentes pour le secteur mais le nombre de levées de fonds est plus concentré avec des difficultés ressenties pour l’amorçage et les tours A, B. Les entreprises ont eu davantage de difficultés pour se financer et le nombre de liquidations d’entreprises a augmenté (39 biotech en 2023 versus 9 en 2020).
Les entreprises ont dû aussi faire face à des difficultés de trésorerie mais leur niveau est meilleur qu’il y a un an (38% des entreprises en difficulté versus 52% en 2022). La perception de la situation est également meilleure (inflation, financements etc.).
Malgré ces freins, la France demeure dans le peloton de tête des pays européens en 2023 avec des montants levés de 1,8 Mds€ (-32% vs. 2022). Les fonds levés en capital-risque à hauteur de 1 Md€ représentent 55% des sources de financement de la Healthtech en France. Les levées en refinancement sur les marchés boursiers représentent 565 M€ (-13% versus 652 M€ 2022).
Cédric Garcia, associé chez EY, commente :
“La tendance à la réduction des financements dans le domaine de la santé, constatée en 2022 en Europe, a impacté la France en 2023. Cela s’est traduit notamment par des financements plus faibles de la part des capital-risqueurs et de timides introductions en bourse. Par ailleurs, les tensions géopolitiques et l’évolution des taux d’intérêts ont maintenu les volatilités importantes et le scepticisme des investisseurs sur les valeurs technologiques. En revanche, les refinancements secondaires du secteur se sont maintenus à un bon niveau”.
Une autre préoccupation des entrepreneurs est le développement de partenariats industriels qui est clef comme moyen de financement pour la filière. Ainsi, 47% des entrepreneurs privilégient le M&A comme stratégie d’exit. Néanmoins, un tiers des entreprises considère développer leur société jusqu’au marché seuls. Le co-développement avec un industriel fait aussi partie des stratégies envisagées pour 33% des entrepreneurs.
Une reprise timide des introductions en bourse mais une augmentation du nombre de levées secondaires sur les valeurs de la HealthTech
A fin 2023, 123 entreprises HealthTech (dont 70 françaises) sont cotées sur les marchés d’Euronext, et représentent une capitalisation boursière de 42 Mds€. En un an, la capitalisation boursière des HealthTech françaises est restée stable, passant de 6,1 Mds€ à 6 Mds€.
Guillaume Morelli, Head of Listing France, Portugal and Spain, conclut :
“L’année 2023 a été atone en termes de montants levés par le biais d’introduction en Bourse. En revanche, les refinancements des sociétés cotées sont repartis sensiblement à la hausse en volume avec 29 opérations, permettant ainsi d’élargir l’horizon de financement de plus de 40% des membres de la cote française”.