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  • ✇Korben
  • Nitter et XCancel sont morts, et l'explication est dans leur code
    Le 24 août dernier, X Corp. a envoyé une lettre de mise en demeure au développeur de Nitter et une autre à celui de XCancel (une instance célèbre de Nitter). Le délai accordé était très court (environ 24h), et depuis, les deux services sont hors ligne. Alors que s'est-il passé ? Nitter, c'était sept ans de travail bénévole pour lire les posts publics de Twitter puis de X sans avoir besoin de compte, sans pub, sans JavaScript et surtout sans laisser son adresse IP à Elon Musk et ses sbires. On re

Nitter et XCancel sont morts, et l'explication est dans leur code

Par : Korben ✨
2 septembre 2026 à 10:51

Le 24 août dernier, X Corp. a envoyé une lettre de mise en demeure au développeur de Nitter et une autre à celui de XCancel (une instance célèbre de Nitter). Le délai accordé était très court (environ 24h), et depuis, les deux services sont hors ligne.

Alors que s'est-il passé ?

Nitter, c'était sept ans de travail bénévole pour lire les posts publics de Twitter puis de X sans avoir besoin de compte, sans pub, sans JavaScript et surtout sans laisser son adresse IP à Elon Musk et ses sbires. On remplaçait x.com par nitter.net dans l'URL, et on lisait ce qui nous intéressait. Y'avait même des extensions de redirection automatique qui le faisaient pas à notre place. Et XCancel qui venait de fêter ses 2 ans, c'était tout pareil !

Aujourd'hui la page d'accueil de XCancel affiche ces 4 lignes qui disent en gros que le service est arrêté jusqu'à nouvel ordre. Celle de Nitter n'est pas plus bavarde et son mainteneur, zedeus, cherche un avocat et refuse de commenter.

Notez qu'aucun tribunal n'a été saisi et qu'une simple lettre a suffi.

Ce que X reproche à ces 2 services, c'est un "usage illicite et un contournement de son API", plus une violation du Texas Harmful Access by Computer Act et du Lanham Act. TechCrunch, qui a pu lire le courrier , rapporte une accusation plus précise qui est que Nitter aurait accédé à des comptes X et à des jetons de session pour récupérer le contenu en douce.

Aux États-Unis, en tout cas, "aspirer" des pages web publiques n'a rien de criminel. Mais le problème, c'est que Nitter ne fonctionne plus comme ça depuis des années. Si on analyse son code, on se rend compte que depuis que Twitter a supprimé les comptes invités début 2024, Zedeus, le développeur de Nitter, a mis en place un tout autre système.

Pour contourner les limites imposées par X.com, il a développé un script tools/get_session.py qui prend en arguments un identifiant X, un mot de passe, un secret à double facteur et un chemin de fichier.

Et là-dedans, il embarque en dur une paire de clés API, se déclare auprès des serveurs de X comme LE client Twitter officiel pour Android en version 10.21 tournant sur un OnePlus A3010, fait passer le flux de connexion par cloudscraper, génère le code à double facteur à la volée, et récupère un jeton OAuth qu'il écrit ensuite dans un fichier.

Au niveau des identifiants, c'est l'hébergeur de l'instance qui les fournit puisque depuis la coupure de 2024, faire tourner Nitter imposait de le relier à un vrai compte X. On est donc très loin du robot anonyme qui lit une page publique. C'est un client officiel simulé, avec des identifiants valides, et c'est exactement ça que la lettre de mise en demeure décrit.

Donc voilà, le problème est bien plus compliqué que du scraping simple. Ce sera donc à un juge de trancher sur le fond.

Depuis, le dépôt GitHub est passé en lecture seule, archivé et selon Zedeus, d'autres instances ont reçu des courriers du même genre. De son côté, X ne s'est pas encore exprimé publiquement sur cette affaire.

Reste la question qui nous intéresse : On fait comment pour lire la merde fasciste de X sans compte maintenant ? Bah honnêtement, y'a pas grand-chose... Moi, je vous recommande d'arrêter d'aller là-dessus pour votre propre bien-être. Mais si vraiment vous êtes accro, le pont ActivityPub bird.makeup répond toujours présent et permet de suivre un compte X public depuis Mastodon. Toutefois, il ne vous affichera pas un fil de discussion direct dans le navigateur comme le faisait XCancel ou Nitter.

Après pour un post précis, il reste éventuellement la Wayback Machine, à condition que quelqu'un ait archivé le tweet avant. Sinon, bah faudra vous reconnecter sur X à l'ancienne avec votre compte...

Source : Techdirt

  • ✇Korben
  • BrowserWing - Laissez l'IA prendre le contrôle de votre navigateur
    Vous rêvez de pouvoir dire à une IA "va sur ce site, remplis ce formulaire avec mes infos, et clique sur le gros bouton rouge" et que ça se fasse tout seul pendant que vous allez vous chercher un café ? Hé bien c'est exactement la promesse de BrowserWing , un petit outil open source qui fait le pont entre vos modèles de langage (via les API d'OpenAI, Claude, DeepSeek...) et votre navigateur Chrome ou Chromium. En fait BrowserWing va enregistrer vos actions dans le navigateur (clics, saisies, na

BrowserWing - Laissez l'IA prendre le contrôle de votre navigateur

Par : Korben
9 février 2026 à 10:33

Vous rêvez de pouvoir dire à une IA "va sur ce site, remplis ce formulaire avec mes infos, et clique sur le gros bouton rouge" et que ça se fasse tout seul pendant que vous allez vous chercher un café ? Hé bien c'est exactement la promesse de BrowserWing , un petit outil open source qui fait le pont entre vos modèles de langage (via les API d'OpenAI, Claude, DeepSeek...) et votre navigateur Chrome ou Chromium.

En fait BrowserWing va enregistrer vos actions dans le navigateur (clics, saisies, navigation), les transformer en scripts, puis les convertir en commandes MCP (Model Context Protocol). Pour ceux qui débarquent, le MCP c'est le nouveau standard qui permet aux IA de discuter avec des outils externes. Vraiment c'est super pratique comme protocole. Je l'utilise tous les jours, et je vous recommande vraiment de vous y intéresser.

Du coup, grâce à ça, vos agents IA peuvent ensuite rejouer ces actions. C'est comme si vous créiez des macros pour le web, mais intégrables dans un flux piloté par l'intelligence artificielle.

Attention toutefois, on est sur une version très précoce (v0.0.1), donc le jeu de commandes est encore limité et les choses peuvent bouger mais l'idée est là...

Voilà, c'est parfait pour simplifier l'automatisation de toutes ces tâches répétitives et reloues qu'on se cogne quotidiennement sur le web. On peut envisager du scraping, du remplissage de formulaires, ou même des workflows qui enchaînent plusieurs sites et l'avantage par rapport à un script Selenium ou Playwright classique, c'est que l'IA peut potentiellement mieux digérer les petits changements visuels et comprendre le contexte de la page.

Comment l'installer sans se brûler les ailes

Pour tester la bête, vous avez deux options. La plus simple, c'est de récupérer le binaire précompilé directement sur la page Releases du projet GitHub. Vous prenez celui qui correspond à votre OS, et hop, c'est parti.

Sur Linux ou macOS :

chmod +x ./browserwing
./browserwing --port 8080

Sur Windows :

./browserwing.exe --port 8080

Une fois que le serveur tourne, il suffit d'aller sur http://localhost:8080 pour accéder à l'interface. Pour les plus barbus qui aiment bien compiler eux-mêmes (je sais qu'il y en a parmi vous), c'est aussi possible via un petit make install et make build-embedded, à condition d'avoir Go 1.21+ et pnpm 9 sous le coude.

Le futur de la navigation assistée ?

Une fois l'interface lancée, le workflow est plutôt intuitif. Vous ouvrez un navigateur piloté par BrowserWing, vous cliquez sur "Enregistrer", et vous faites votre petite popote habituelle. Une fois fini, l'outil vous génère un script que vous pouvez éditer visuellement avant de le transformer en commandes MCP exploitables par n'importe quel agent compatible.

Le truc vraiment cool, c'est que BrowserWing gère la persistance des cookies entre les sessions. Ça veut dire que vous pouvez automatiser des actions sur des sites où vous devez être connecté sans avoir à vous retaper l'authentification à chaque fois. L'IA peut ensuite combiner plusieurs scripts et prendre des décisions en fonction du contenu de la page. C'est plus souple qu'un script codé en dur qui panique au moindre popup inattendu.

Bref, si vous passez vos journées à faire du copier-coller entre des sites web ou que vous voulez voir ce que l'automatisation par IA a vraiment dans le ventre (même si c'est encore "work in progress"), allez jeter un œil à BrowserWing. C'est sous licence MIT, c'est gratuit, et ça pourrait bien vous sauver quelques heures de vie par semaine à l'avenir. D'ailleurs, ça me rappelle un peu ce que je vous disais sur Chrome-GPT à l'époque, mais en beaucoup plus moderne grâce au MCP.

Un immense merci à Lorenper pour le partage de cette pépite !

  • ✇Korben
  • Comment bloquer les crawlers IA qui pillent votre site sans vous demander la permission ?
    Vous en avez marre de voir GPTBot, ClaudeBot et toute la bande de crawlers IA se servir sur votre site comme dans un buffet à volonté ? Perso, j'utilise Cloudflare qui propose des options pour ça directement mais tout le monde n'utilise pas ce service. Du coup ce projet ai.robots.txt est super pratique pour ceux qui gèrent leur propre serveur et qui veulent reprendre le contrôle sur ce qui se fait aspirer. L'idée c'est de maintenir sur Github une liste exhaustive de tous les crawlers liés à l'IA

Comment bloquer les crawlers IA qui pillent votre site sans vous demander la permission ?

Par : Korben
15 décembre 2025 à 13:11

Vous en avez marre de voir GPTBot, ClaudeBot et toute la bande de crawlers IA se servir sur votre site comme dans un buffet à volonté ? Perso, j'utilise Cloudflare qui propose des options pour ça directement mais tout le monde n'utilise pas ce service. Du coup ce projet ai.robots.txt est super pratique pour ceux qui gèrent leur propre serveur et qui veulent reprendre le contrôle sur ce qui se fait aspirer.

L'idée c'est de maintenir sur Github une liste exhaustive de tous les crawlers liés à l'IA, que ce soit pour entraîner des modèles ou alimenter des moteurs de recherche IA. On y retrouve les suspects habituels comme GPTBot (OpenAI), Claude-Web (Anthropic), Google-Extended, meta-externalagent, mais aussi des trucs plus obscurs comme img2dataset ou laion-huggingface-processor qui servent à aspirer des images.

Le truc cool, c'est que le projet ne se contente pas juste de fournir un robots.txt à copier-coller. Y'a aussi des fichiers de config prêts à l'emploi pour Apache (.htaccess), Nginx, Caddy et même HAProxy. Du coup vous pouvez carrément renvoyer une erreur HTTP aux crawlers au lieu de juste leur dire "non" poliment via robots.txt (qu'ils ignorent parfois de toute façon, les malotrus).

Pour Nginx par exemple, vous récupérez le fichier nginx-block-ai-bots.conf et vous l'incluez dans votre config de virtual host. Le fichier contient une regex qui matche tous les User-Agent connus des crawlers IA. Même principe pour Apache avec le .htaccess, ou pour HAProxy où vous ajoutez quelques lignes dans la section frontend pour détecter et bloquer ces bots.

Le projet est maintenu activement par une communauté de contributeurs qui surveille les nouveaux crawlers qui débarquent et dès qu'un nouveau bot IA se pointe, la liste est mise à jour et les fichiers de config sont regénérés automatiquement via GitHub Actions.

Après, le robots.txt ça reste un "gentlemen's agreement" et y'a que les crawlers sympas le respectent... Les autres font semblant de pas le voir. A voir maintenant si c'est une bonne idée ou pas de bloquer ces crawlers...

C'est à vous de voir mais si vous n'aimez pas l'IA je pense que vous adorerez cette liste de blocage . Après si vous vous inquiétez sur votre audience votre référencement et compagnie, peut-être que vous voulez quand même récupérer un peu de trafic en provenance de ces chatbots IA.

Donc à vous de voir...

  • ✇Korben
  • Perplexity AI se fait choper la main dans le sac avec ses bots masqués qui contournent les règles
    Perplexity AI s’est fait épingler par Cloudflare, pris la main dans le sac à contourner allègrement les règles du web avec leurs bots masqués. Et le plus fort dans tout ça c’est qu’ils nient tout en bloc. L’affaire a éclaté quand Cloudflare, qui s’occupe d’un cinquième du trafic internet mondial, a décidé de fouiner un peu dans les pratiques suspectes de certains bots IA. Et le verdict est tombé assez rapidement : Perplexity a recours à des crawlers furtifs qui se font passer pour de véritables

Perplexity AI se fait choper la main dans le sac avec ses bots masqués qui contournent les règles

Par : Korben
4 août 2025 à 17:09

Perplexity AI s’est fait épingler par Cloudflare, pris la main dans le sac à contourner allègrement les règles du web avec leurs bots masqués. Et le plus fort dans tout ça c’est qu’ils nient tout en bloc.

L’affaire a éclaté quand Cloudflare, qui s’occupe d’un cinquième du trafic internet mondial, a décidé de fouiner un peu dans les pratiques suspectes de certains bots IA. Et le verdict est tombé assez rapidement : Perplexity a recours à des crawlers furtifs qui se font passer pour de véritables navigateurs afin de s’emparer du contenu des sites web, même lorsque les propriétaires ont dit non par le biais du fameux fichier robots.txt.

Ce qui rend cette histoire encore plus énervante, c’est la technique utilisée. Plutôt que d’employer leur user agent officiel “PerplexityBot”, les bots se déguisent en Chrome sur Windows 10.

Cloudflare a mené ses propres expériences pour prouver la manœuvre. Ils ont conçu un site web accessible uniquement aux vrais user agents Chrome et Firefox, tout en bloquant explicitement PerplexityBot via le robots.txt. Les bots officiels de Perplexity sont bien arrêtés, mais étrangement, quand un utilisateur fait une requête sur Perplexity.ai, le contenu est tout de même récupéré.

Comment ? Et bien grâce à des crawlers masqués, utilisant des ASN (Autonomous System Numbers) différents et des user agents trafiqués.

La défense de Perplexity ? Un véritable morceau de bravoure. Leur PDG, Aravind Srinivas, affirme qu’ils ne contournent pas le robots.txt, mais qu’ils recourent à des “fournisseurs tiers” pour le crawling. En gros, “C’est panoupanous, c’est les autres.” Sauf qu’il ne veut pas révéler l’identité de ces mystérieux partenaires, prétextant un accord de confidentialité. Pratique, non ?

Le problème dépasse largement le cadre de Perplexity car Wired et le développeur Robb Knight avaient déjà mené l’enquête en juin 2024 et découvert des indices similaires. Amazon Web Services a même lancé une investigation pour vérifier si Perplexity bafoue leurs conditions d’utilisation. Et en juin 2025, la BBC a menacé de poursuites judiciaires, exigeant que Perplexity cesse de scraper leur contenu et efface toutes les données collectées.

Pour situer l’ampleur du phénomène, Cloudflare a déterminé que les bots IA représentent désormais 5% de tout le trafic bot identifié. OpenAI avec GPTBot est en tête, suivi de… PerplexityBot en neuvième position. Mais ça, c’est uniquement pour ceux qui jouent cartes sur table. Combien passent sous le radar avec des identités truquées ?

La technique de contournement est d’ailleurs assez rusée car quand vous demandez à Perplexity d’explorer une URL spécifique, leur système prétend agir “au nom de l’utilisateur”, comme si vous copiez-collez vous-même le contenu. Sauf qu’en réalité, c’est un bot automatisé qui s’en charge, en utilisant des headless browsers pour paraître plus légitime.

TollBit, une startup spécialisée dans les accords de licence IA, a révélé que plus de 50 sites web choisissent délibérément d’ignorer le protocole robots.txt. Et surprise, selon une enquête de Business Insider, OpenAI et Anthropic (les créateurs de Claude) figureraient parmi eux. Mais au moins, ils ne se cachent pas derrière des user agents falsifiés.

Ce qui m’agace vraiment dans cette histoire, c’est l’hypocrisie ambiante. D’un côté, ces entreprises IA nous vendent du rêve sur l’éthique et la transparence et de l’autre, elles emploient des méthodes dignes de hackers des années 2000 pour aspirer du contenu sans permission. Et pendant ce temps, les créateurs de contenu se retrouvent pillés sans compensation.

Cloudflare propose bien quelques solutions pour se protéger, notamment leur outil AI Bots qui permet de gérer finement l’accès des différents crawlers IA. Ils ont aussi mis au point un “Bot Score” qui évalue la légitimité du trafic sur une échelle de 1 à 99. Plus le score est bas, plus y’a de chances que ce soit un bot. Les crawlers masqués de Perplexity obtiennent généralement un score en dessous de 30.

Donc, si vous gérez un site web, je vous recommande vivement de scruter vos logs. Repérez les schémas suspects du genre une même IP qui enchaîne les requêtes, des user agents identiques mais aux comportements différents, ou des accès à des URLs jamais publiées.

Quoiqu’il en soit, si même les plus grandes entreprises IA ne respectent pas des règles basiques comme le robots.txt, qu’est-ce qui les empêchera demain de franchir d’autres limites ?

C’est bien dommage, je trouve…

Source

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