Le vote du budget supplémentaire a acté ce lundi 28 septembre au conseil municipal de Strasbourg un « coup de frein » pour mettre fin à la « surchauffe » financière. Pour éviter d’aller dans le mur, comme l’a souligné l’audit, Catherine Trautmann veut redresser la barre en corrigeant la copie du budget primitif hérité de ses prédécesseurs, et se laisser des marges de manœuvre.
Les réactions en bref, au lendemain du débat sur le règlement intérieur qui a conduit les trois groupes d'opposition à quitter l'hémicycle du conseil municipal de Strasbourg.
Comme on pouvait s’y attendre, le rapport de l’audit qui pointe la situation de « surchauffe financière » de la Ville de Strasbourg a été diversement analysé. « L’envolée de la dette », la « dégradation de la capacité de désendettement » et « l’épargne nette » qui s’effondre, pointées par le rapporteur, ont donné lieu à des interprétations contraires.
Des monticules de terre ont été disposés fin août le long de la route de la Fédération, à proximité immédiate du campement Krimmeri, dans le quartier de la Meinau. Pour les associations et collectifs, il n’y a pas de doute : il s’agit pour la municipalité strasbourgeoise d’empêcher l’installation de nouvelles tentes.
Le déclaratif plombé de gravité de la maire de Strasbourg sur une situation catastrophique des finances de la Ville et de l’Eurométropole (EMS) vendredi 18 septembre, n’a pas manqué de générer son lot de commentaires virulents en retour. Avec en filigrane, la peur d’un mandat pour rien.
Discret depuis son échec aux municipales, Jean-Philippe Vetter (LR) fait sa rentrée politique avec son mouvement Aimer Strasbourg ce dimanche 6 septembre au Parc de Pourtalès. Il y exprimera son refus d’une opposition systématique, sa volonté de se rendre utile, voire de ne pas voter contre le budget. La proposition est sur la table de la maire, à condition de s’entendre sur trois axes qu’il considère comme prioritaires.
Une couverture de l’agenda culturel des médiathèques a été modifiée en catastrophe, a révélé fin août Rue89 Strasbourg. Problème : nombre d’exemplaires déjà imprimés, avec la mention “Stop génocide” dans un coin du dessin, auraient fini au pilon. Censure politique ou erreur de validation ? Le premier adjoint évoque une maladresse d’un agent.
Quatre mois après le vote à l’unanimité d’une motion au conseil municipal de Schiltigheim pour demander à l’Eurométropole de préempter le site Heineken, les deux élus insoumis persistent et signent.