Dans la série des trucs qui ne servent à rien, mais qui sont bien cools quand même, je vous présente ce bon vieux DOOM de 1993 qui vient de passer au DLSS 5. L'auteur de cette nouvelle prouesse, c'est Nikolai Zhivotenko qui a publié
DOOM + DLSS 5
, un port Windows 64 bits de Linux DOOM 1.10 qui conserve le moteur d'origine. Le jeu produit ainsi toujours son image en 320x200 pixels, puis celle-ci est reconstruite dans une fenêtre de 1280x800 en Direct3D 12 par l'upscaler de votre c
Dans la série des trucs qui ne servent à rien, mais qui sont bien cools quand même, je vous présente ce bon vieux DOOM de 1993 qui vient de passer au DLSS 5. L'auteur de cette nouvelle prouesse, c'est Nikolai Zhivotenko qui a publié
DOOM + DLSS 5
, un port Windows 64 bits de Linux DOOM 1.10 qui conserve le moteur d'origine. Le jeu produit ainsi toujours son image en 320x200 pixels, puis celle-ci est reconstruite dans une fenêtre de 1280x800 en Direct3D 12 par l'upscaler de votre choix.
Un upscaler moderne ayant besoin d'autre chose que des pixels pour travailler, le moteur modifié doit inscrire à chaque image la profondeur, les normales et le mouvement, et les touches F2 à F4 affichent ces trois vues à la place du jeu.
L'auteur en a même fait un petit banc d'essai, avec un exécutable par mode : DLSS Ray Reconstruction, DLSS Super Resolution en preset K (DLSS 4) ou L (DLSS 4.5), FSR 2.2 d'AMD, Anime4K, et le bon vieux nearest 4x pour comparer. Ray Reconstruction se contente d'ailleurs de buffers factices (spéculaire noir, rugosité à 1), puisque DOOM n'a aucun éclairage path-tracé à lui donner.
Un couloir de DOOM avec l'étiquette "DLSS 5 On" en bas à gauche et trois vignettes de données en haut de l'image (capture fournie par l'auteur du port)
Et le DLSS 5 dans tout ça ?
Eh bien le mode 5 commence par la même passe que le 4.5, avec le SDK officiel de NVIDIA et ensuite seulement, si l'addon RenoDX du DLSS 5 est placé à côté de l'exécutable, une seconde passe laisse le Neural Rendering retoucher l'image. Et ce Neural Rendering là ne vient pas du port mais de
DLSS5-Swapper
, un outil communautaire sous licence MIT qui injecte le modèle de NVIDIA dans les jeux. Bref, c'est indispensable comme addon pour passer d'un rendu 4.5 à un rendu 5.
Côté NVIDIA, le
DLSS 5 dont je vous parlais en mars
n'est sorti que le 3 septembre, avec NBA 2K27, sur les RTX 50 et GeForce NOW mais il avait fuité juste avant via des fichiers trouvés dans une mise à jour de ce même jeu. Du coup,
les moddeurs
l'ont collé dans The Witcher 3 ou Cyberpunk 2077 sans attendre.
Quant au résultat sur DOOM, n'espérez pas avoir du photoréalisme... niet, le modèle n'a pas été pensé pour des sprites en 320x200, et d'après Wccftech, certains détails reconstruits peuvent même ressortir plutôt bizarrement...
Une créature face au joueur, avec la même étiquette "DLSS 5 On" et mêmes vignettes en haut (capture fournie par l'auteur du port)
Maintenant pour tester, il vous faudra un Windows 64 bits, une GeForce RTX, et compiler tout ça vous-même avec le script build.cmd du dépôt. Vous déposez un IWAD dans le dossier wads (celui de
Freedoom
fait l'affaire), puis vous déclarez le dossier du mode 5 dans
Swapper
, en route Native. Côté carte, Swapper annonce les RTX 20 à 50 pour ses routes à base de ReShade, dont fait partie l'addon
RenoDX
, mais prévient quand même que la compatibilité n'est pas garantie.
Et si vous voulez juste comparer, le script screencast-windoom.cmd rejouera la même démo dans chacun des modes et peut même exporter chaque image en PNG.
Mistral a présenté Mistral Large 4, un modèle d'intelligence artificielle à 1 000 milliards de paramètres que l'équipe surnomme elle-même "Le Chonk", et l'entreprise française annonce ni plus ni moins que c'est le meilleur modèle ouvert jamais développé en dehors de la Chine. Rien que ça.
Le modèle n'est pour le moment accessible qu'en préversion via l'API de Mistral, l'interface qui permet aux développeurs de la brancher sur leurs applications. Les poids, autrement dit le fichier complet qui pe
Mistral a présenté Mistral Large 4, un modèle d'intelligence artificielle à 1 000 milliards de paramètres que l'équipe surnomme elle-même "Le Chonk", et l'entreprise française annonce ni plus ni moins que c'est le meilleur modèle ouvert jamais développé en dehors de la Chine. Rien que ça.
Le modèle n'est pour le moment accessible qu'en préversion via l'API de Mistral, l'interface qui permet aux développeurs de la brancher sur leurs applications. Les poids, autrement dit le fichier complet qui permet de faire tourner le modèle sur ses propres serveurs, arriveront le 27 octobre sur Hugging Face, le grand entrepôt public des modèles d'IA.
C'est tout le contraire des boîtes noires d'OpenAI ou d'Anthropic, le créateur de Claude, qui gardent jalousement les leurs.
Sur le papier, le chiffre de 1 000 milliards en jette, sauf que le Chonk n'active que 49 milliards de paramètres à chaque réponse, avec une architecture qui fonctionne un peu comme une grosse administration où seul le guichet compétent traite votre dossier. Du coup, il coûte bien moins cher à faire tourner que sa taille ne le laisse penser.
L'entraînement a pris deux mois sur près de 4 000 puces Nvidia Grace Blackwell installées dans les datacenters européens de Mistral, soit deux à trois fois moins de matériel que la concurrence chinoise d'après Pierre Stock, le responsable scientifique de la maison. Le modèle parle au passage plus de 160 langues.
Mistral insiste surtout sur les capacités agentiques de son Chonk, c'est-à-dire sa faculté à enchaîner tout seul des actions, lancer du code, éplucher des documents, remplir un tableur, plutôt que de simplement répondre à vos questions.
Sur les tests de performance publiés par Mistral, le Chonk se place au niveau des meilleurs modèles chinois de DeepSeek, Alibaba ou Moonshot sur le code, la finance et le droit, avec une vraie pointe en cybersécurité où il se classe parmi les cinq meilleurs au monde. Les mesures indépendantes sont un peu moins flatteuses, puisque le cabinet Artificial Analysis le situe entre DeepSeek et les modèles les plus accessibles d'OpenAI, encore loin du haut de gamme GPT-6 Astra, ce qui est déjà pas mal pour un modèle qu'on pourra télécharger gratuitement.
Côté tarifs, l'API facture environ 0,70 dollar le million de tokens, les morceaux de mots qui servent d'unité de facturation à tous les fournisseurs d'IA. Airbus et HSBC figurent déjà parmi la centaine de clients revendiqués.
J'avoue que je me demande déjà quelle machine il faudra pour faire tourner un bestiau pareil dans un salon, mais c'est tentant.
Mulderland
, c'est le site bilingue d'un seul mec, qui signe Mulder (vous aurez la ref si vous êtes des vrais ^^), et qui conçoit et diffuse des installeurs pour remettre d'aplomb des jeux PC que vous avez déjà achetés.
Vous lancez l'un de ses exécutables sur votre dossier Steam ou GOG, et il va chercher tout seul le gros tas de correctifs et de mods qu'il faudrait sinon récupérer à la main pour avoir une version du jeu la plus actuelle et pimpée possible. Mulder propose une cinqu
Mulderland
, c'est le site bilingue d'un seul mec, qui signe Mulder (vous aurez la ref si vous êtes des vrais ^^), et qui conçoit et diffuse des installeurs pour remettre d'aplomb des jeux PC que vous avez déjà achetés.
Vous lancez l'un de ses exécutables sur votre dossier Steam ou GOG, et il va chercher tout seul le gros tas de correctifs et de mods qu'il faudrait sinon récupérer à la main pour avoir une version du jeu la plus actuelle et pimpée possible. Mulder propose une cinquantaine de titres de Resident Evil à Deus Ex, donc forcément vous allez y trouver votre bonheur !
Par exemple sur 007 First Light, sorti en mai, le pack permet de corriger les cinématiques en ultrawide, de supprimer les vidéos d'introduction et de poser un HUD plus immersif. Sur le Resident Evil de 1996, c'est carrément un autre chantier avec des textures retravaillées par
TeamX et le Seamless HD Project
, les cinématiques et l'audio en haute qualité, le patch
Classic REbirth
, et des traductions en option. Le pack Steam pèse quand même 3,5 Go ce qui est pas mal pour un jeu de 1996, oui...
Après ce pack-là fait plus que poser des mods par-dessus votre jeu, puisqu'il remplace les exécutables de votre version Steam par ceux de l'édition GOG, et que son utilitaire MulderConfig prend la place du lanceur CAPCOM. Et tant mieux, car c'est justement ce lanceur d'origine qui casse l'overlay Steam, et MulderConfig le répare, ainsi que le suivi du temps de jeu et le Steam Input.
Ah et il y a aussi tout ce qui faut pour obtenir le meilleur d'outils et d'OS comme diverses versions de Microsoft Office et de Windows !
Rassurez-vous, rien de tout ça n'est opaque puisque chaque pack est une
recette NSIS publique visible sur GitHub
, qui liste l'URL de chaque fichier avec son empreinte en clair, et les installeurs sont compilés par GitHub Actions depuis ce même dépôt. Comme ça, si une empreinte ne correspond pas au fichier téléchargé, l'installeur s'arrête immédiatement.
Voilà, après que dire... ?
Ah oui, c'est uniquement pour du Windows, et comme les installeurs sont signés avec un certificat auto-signé, Windows va râler sur un éditeur inconnu, donc pensez bien à débloquer ça dans les propriétés du binaire.
Notez que si l'envie vous prend de faire tourner Resident Evil sur Steam Deck et sous Linux, où
Proton a bien progressé sur ces vieux titres
d'ailleurs, le pack vous demandera Proton 9 ou supérieur ainsi que dgVoodoo2. Ensuite y'a plus qu'à coller ça dans les options de lancement du jeu et le tour est joué :
Depuis quelques semaines, il y a un peu de remue-ménage dans notre belle France grâce notamment aux lycéens et étudiants qui sont gavés de leurs conditions de merde pour étudier. Du coup, ils protestent de manière tout à fait légitime, un peu comme avant eux, les soignants, les pompiers, les agriculteurs et j'en passe... Comment leur en vouloir puisqu'à part quelques bandeurs de fascisme et autres agents du chaos à la petite semaine, y'a pas grand monde de très satisfait de ses conditions de vie
Depuis quelques semaines, il y a un peu de remue-ménage dans notre belle France grâce notamment aux lycéens et étudiants qui sont gavés de leurs conditions de merde pour étudier. Du coup, ils protestent de manière tout à fait légitime, un peu comme avant eux, les soignants, les pompiers, les agriculteurs et j'en passe... Comment leur en vouloir puisqu'à part quelques bandeurs de fascisme et autres agents du chaos à la petite semaine, y'a pas grand monde de très satisfait de ses conditions de vie et de travail en ce moment dans notre chouette pays.
Tout ce qui se passe en ce moment, me parait donc on ne peut plus "naturel", un peu comme quand on a de la fièvre à cause d'un méchant virus.
Mais trêve de blabla, cette révolte de la jeunesse en termes d'organisation est très intéressante à observer puisque les lycéens se coordonnent de manière parfaitement fluide à l'aide
de groupes Snapchat / Instagram
, sur des groupes WhatsApp ou encore grâce à TikTok qui sert essentiellement à faire tourner les infos. De leur côté, les gilets jaunes quant à eux appellent à manifester le 17 octobre et s'organisent essentiellement via Telegram.
Or quand on lit certains "guides du manifestant" qu'on peut trouver en ligne, ils ne conseillent pas tous la même chose niveau tech. Par exemple, le
wiki d'Extinction Rebellion
demande d'"éviter au maximum" de venir en manif avec son téléphone, tout comme le
guide de la LDH
qui recommande de le laisser chez soi ou de prendre un
téléphone basique
. Alors que la
CGT
, dans son guide écrit au contraire de "Filmer la scène" quand quelqu'un se fait interpeller, tout comme l'
Union étudiante
qui pousse à filmer les blocus, en floutant évidemment les personnes présentes.
C'est vrai qu'en cas d'interpellation par ceux qui redeviendront un jour, je l'espère, des "gardiens de la paix", un téléphone resté à la maison ne racontera rien à personne. Et si vous n'avez pas prévu de filmer, c'est encore la meilleure option c'est vrai. Mais si vous venez quand même avec votre smartphone en manif (Rappel : manifester est un droit et c'est légal malgré ce que laissent penser les apparences), voici les 11 trucs à installer ou à configurer avant de sortir de chez vous.
Signal
C'est LA messagerie chiffrée de bout en bout que recommandent
Amnesty
et l'
EFF
, sur iOS comme sur Android. Depuis 2024, vous pouvez même y créer un
nom d'utilisateur
pour ne plus distribuer votre numéro à tout le cortège, même s'il faut toujours un numéro de tel pour s'y inscrire. Par contre, inutile de rêver d'y faire migrer tout votre lycée, car un groupe Signal est plafonné à 1 000 personnes.
Attention, Signal n'est pas invisible pour autant. Dans les réquisitions qu'il publie, il n'a jamais fourni que la date de création d'un compte et sa dernière connexion (aucune IP, mais aucune demande française n'y figure non plus). Il reconnaît par contre que son "Sealed Sender" ne cache ni les horaires ni l'IP, et une
étude du NDSS
montre qu'un serveur qui observe ces horaires pourrait relier deux interlocuteurs en 5 messages. Et comme aucune messagerie ne protège un téléphone déverrouillé, le vrai risque en manif reste le téléphone lui-même, d'où le code long et le verrouillage express plus bas.
La durée de vie des messages éphémères
Dans Signal, les messages peuvent s'effacer tout seuls après un certain délai que vous déterminez qui peut aller jusqu'à 4 semaines. Et ce qui est cool c'est que vous pouvez fixer un délai par défaut pour toutes les nouvelles discussions plutôt que de faire ça conversation par conversation. Pour régler ça, ça se passe dans Paramètres puis Confidentialité. Signal prévient quand même que celui qui reçoit un message peut toujours en faire une capture écran avant qu'il ne disparaisse mais bon, c'est pas si mal. Pensez également à faire le ménage avant de partir de chez vous, en supprimant les conversations et en quittant vos anciens groupes.
Savoir ce que protègent WhatsApp et Telegram
Bonne nouvelle pour les groupes de lycéens, WhatsApp envoie tous ses messages, discussions de groupe comprises, avec le même protocole que Signal, si on en croit son
livre blanc
sorti en février 2024. Telegram par contre, c'est une autre histoire puisque seuls ses "chats secrets" sont chiffrés de bout en bout, et ils ne se font qu'entre vous et votre destinataire. Le reste est stocké sur leurs serveurs et leur
politique de confidentialité
prévoit que sur une décision judiciaire valide visant un suspect, Telegram peut transmettre alors votre adresse IP et votre numéro de téléphone. Donc comme canal pour passer des appels, ça passe mais pour vous organiser dans le cadre d'une manif, je vous conseille de prendre autre chose.
Une phrase de passe à la place de votre visage
Amnesty conseille un code d'au moins six chiffres minimum mais le mieux selon moi c'est de mettre sur votre tel un vrai mot de passe / phrase de passe bien long. Car votre empreinte digitale ou la reconnaissance faciale peuvent servir très facilement à déverrouiller votre téléphone de force. Ils arrivent à obtenir des choses formidables avec des clés de bras autour du cou visiblement... Et l'EFF dit pareil.
Le choix du verrouillage sur Android, à gauche, et le choix du type de code sur iPhone, à droite, jusqu'au code alphanumérique personnalisé (capture EFF, licence CC BY)
Attention quand même, ce code ne vous donne pas le droit de dire "non" puisque, de ce que j'ai compris, l'article 434-15-2 du Code pénal punit de 3 ans de prison et 270 000 € d'amende le refus de remettre "une convention secrète de déchiffrement" sur réquisition. Et la
Cour de cassation
a jugé le 7 novembre 2022 que le code d'un téléphone peut en être une s'il est équipé d'un moyen de "cryptologie" comme ils disent. Son guide de la LDH détaille les conditions qui doivent être remplies pour que vous soyez légalement obligé de lâcher votre mot de passe. Il faut que ce soit une vraie réquisition et pas un simple "débloque ton téléphone p'tit con" devant le lycée. Le code empêche donc qu'on ouvre votre téléphone sans rien vous demander, et pour le reste, ça se discutera avec votre avocat s'il y a garde à vue.
Le verrouillage express
Si vous conservez néanmoins le déverrouillage par empreinte au quotidien, apprenez à minima le geste qui la coupe. Sur
Android
, activez d'abord "Afficher l'option de blocage" dans les réglages d'affichage de l'écran de verrouillage, puis un appui simultané sur Marche et Volume-haut fera apparaître "Mode Blocage", qui désactivera le déverrouillage par empreinte ou par visage jusqu'au prochain déverrouillage avec le code.
Sur
iPhone
, maintenez un bouton de volume et le bouton latéral durant 2 secondes, puis relâchez, et le code redeviendra obligatoire.
Après, le mieux c'est carrément d'éteindre votre téléphone dès que vous croisez des personnes susceptibles d'abuser de leur autorité sur vous.
Le mode avion et la localisation coupés
L'EFF comme Amnesty conseillent également de passer en mode avion quand vous n'avez personne à appeler, ce qui empêche les transmissions et limite le pistage, avec en prime de la batterie économisée pour la journée. Pensez aussi à couper le Wi-Fi et le Bluetooth, ainsi que le service de localisation dans les réglages.
CoMaps, pour la carte
Une fois en mode avion, il vous faut de toute évidence une carte qui marche sans réseau.
CoMaps
c'est l'idéal pour ça, puisque c'est un projet communautaire né d'Organic Maps et de Maps.Me, qui cherche et calcule ses itinéraires hors ligne, avec uniquement le GPS et sans avoir recours aux données mobiles. Vous pouvez donc consulter la carte localisation coupée, et ne la rallumer que le temps de vous repérer. L'appli est gratuite, dispo sur iOS et Android, et elle assure ne collecter aucune information.
Le floutage de Signal, pour les photos
Sachez aussi que filmer reste votre droit puisque d'après le
Défenseur des droits
, hors des lieux privés, un policier ou un gendarme ne peut pas s'opposer à ce qu'on l'enregistre. Mais avant de publier quoi que ce soit sur les réseaux, il faut flouter ! Signal propose donc depuis 2020 un outil de floutage dans son éditeur d'images, dont le traitement se fait entièrement sur votre téléphone. Signal reconnaît toutefois qu'il ne détecte pas tous les visages à coup sûr, d'où la présence d'un outil "pinceau" pour flouter à la main ce qu'il aurait raté. Vérifiez donc bien chaque photo avant de l'envoyer dans un de vos groupes, ou passez-la dans
un outil gratuit d'anonymisation
comme celui dont je vous ai déjà parlé.
Des photos sans leur position GPS
Sur iPhone, au moment de partager depuis l'app Photos, touchez Options et désactivez la Localisation. La mention "Lieu non inclus" s'affichera alors. Et pour ne plus enregistrer la position du tout, ça se trouve dans les Réglages, Confidentialité et sécurité, Service de localisation, Appareil photo, puis "Jamais". Sur Android, l'app
Scrambled Exif
retirera les métadonnées des images que vous partagerez. Attention quand même à ne pas trop compter sur cette suppression EXIF qui parfois n'est pas exhaustive selon les applis que vous utilisez.
Et les autres messageries ?
Des lecteurs m'ont aussi parlé de SimpleX et de Session. SimpleX n'a ni numéro ni identifiant de profil, et il a été audité par
Trail of Bits
en 2022 et 2024. Par contre, ses serveurs par défaut sont tenus par deux opérateurs seulement, et sa
politique de confidentialité
admet qu'ils peuvent partager des données sur décision de justice. Les notifications Android arrivent parfois en retard, et il faut que tout votre groupe l'installe (480 000 utilisateurs par mois, d'après lui). Bref, c'est sérieux, mais pour un lycée entier, Signal reste plus réaliste.
Session, je vous le déconseille. Pas de "forward secrecy", un
protocole v2
censé corriger ça mis en pause en août 2026, et un dernier
audit
qui date de 2021.
Cette messagerie passe de téléphone en téléphone par Bluetooth, sans compte ni numéro, et l'Inde s'en est beaucoup servie quand leur gouvernement a coupé le net il y a quelques mois. Sauf que le
BISI
a noté que Bitchat avait une authentification faible qui permet d'usurper un contact, et des clés qui ne changent pas à chaque message. Donc c'est pas le pied. Quant à
Briar
, ça ne tourne que sur Android et ne reçoit plus de vraies MàJ... Pour moi, tant que le réseau internet est dispo, Signal fait mieux que ces 2 apps.
Un stylo
Un autre truc important à avoir sur vous, c'est un stylo. En effet, le guide de la LDH conseille d'écrire le nom et le numéro de votre avocat sur votre bras, et d'apprendre par cœur les numéros à appeler, puisque votre téléphone vous sera confisqué en cas de garde à vue. La CGT précise cependant que le nom de l'avocat et son barreau sont suffisants car la police est obligée de le contacter.
Et si vous êtes mineur, la
déclaration des droits
du ministère de la Justice est claire comme de l'eau de roche : Vous devez être assisté d'un avocat dès le début de votre garde à vue.
Voilà, bonnes manifs à tous, ne lâchez rien et prenez soin de vous car les tirs sont souvent tendus, malheureusement !
Alors ça c'est fou mais fallait s'y attendre... Un joueur allemand a acheté un processeur
Ryzen 7 5800X3D
d'occasion (lien affilié), l'a monté dans son PC, puis a lancé Valorant ! Selon ce qu'il explique sur Reddit, il s'est alors fait virer du jeu de Riot dès le tout premier lancement ! Problème de compte ? Que nenni ! En fait il s'est fait dégagé à cause du processeur car son premier propriétaire était un tricheur !
D'après
Heise
, le support de Riot lui a bien c
Alors ça c'est fou mais fallait s'y attendre... Un joueur allemand a acheté un processeur
Ryzen 7 5800X3D
d'occasion (lien affilié), l'a monté dans son PC, puis a lancé Valorant ! Selon ce qu'il explique sur Reddit, il s'est alors fait virer du jeu de Riot dès le tout premier lancement ! Problème de compte ? Que nenni ! En fait il s'est fait dégagé à cause du processeur car son premier propriétaire était un tricheur !
D'après
Heise
, le support de Riot lui a bien confirmé que l'ancien propriétaire trichait. Du coup, le CPU s'est retrouvé sur une liste noire chez eux, ainsi que la carte mère et le stockage. Et bien sûr, on peut venir chialer au support, Riot ne retirera pas ce matériel banni de ses listes à la main. Sans parler du fait que le blocage est global pour tous les jeux PC de l'éditeur comme League of Legends, Teamfight Tactics, Legends of Runeterra et 2XKO.
Ce type de sanction
vise donc les composants physiques de la machine, en plus du compte et malheureusement, tout autre compte qui s'y connecte est donc instantanément bloqué sur cet appareil et banni puisque le système suppose qu'il s'agit là d'une tentative de contournement. Pour votre culture G, sachez que l'erreur qui s'affiche s'appelle VAN 152, et réinstaller le jeu n'y changera rien.
Reste maintenant à savoir comment Riot reconnaît un processeur précis... L'identifiant qu'un CPU remonte à Windows ne donne que son modèle, donc un 5800X3D ressemble à n'importe quel autre 5800X3D mais il est possible que le système anti triche extrapole une empreinte à partir du comportement électrique de la puce (fréquences, tensions), ou récupère les identifiants inscrits dans le
TPM
.
La seconde option me semble la plus logique, car sur un Ryzen, le TPM n'est pas une puce à part. C'est plutôt un firmware, le fTPM, intégré au processeur, et Riot exige un TPM firmware pour les comptes sous restriction. Ça ne prouve pas encore qu'il s'en servent pour identifier le matériel, en 2021
PC Gamer
expliquait que le TPM empêcherait un tricheur Valorant banni de se refaire un identifiant matériel tout neuf, donc ça se tiendrait...
Alors faut-il pour autant fuir le matériel d'occasion ?
Je ne pense pas qu'il faille flipper non plus parce que ce cas de figure semble extrêmement rare. Tous les tricheurs ne se font pas choper, et tous les tricheurs ne vendent pas leur matériel en occaz... Mais le risque n'est pas nul et il n'y a pas vraiment moyen de savoir si une pièce a été marquée, sauf si le vendeur-tricheur le dit.
Bref, si vous voyez apparaître un VAN 152 juste après avoir installé du matos d'occasion, n'allez surtout pas tester le jeu avec un autre compte car il serait lui aussi banni. Vaut mieux ouvrir un ticket pour demander une réévaluation à Riot qui apparemment a prévu le coup mais sans toutefois le garantir... La preuve avec notre joueur allemand qui s'est fait jeter par le support... J'ignore comment ça s'est fini pour lui mais vu la médiatisation de toute cette affaire, j'espère que Riot a fait un geste !
Le Zollkriminalamt, l'office d'enquête de la douane allemande, est capable de lire des conversations WhatsApp, Signal ou Telegram sans utiliser aucun logiciel espion ! On vient de l'apprendre grâce au média Netzpolitik qui a publié le 2 septembre dernier une note interne classée du Zollkriminalamt expliquant que depuis fin 2023, la méthode était testée pour finalement devenir un outil permanent pour les enquêteurs (surtout pour les enquêtes sur la criminalité organisée) depuis un peu plus d'un a
Le Zollkriminalamt, l'office d'enquête de la douane allemande, est capable de lire des conversations WhatsApp, Signal ou Telegram sans utiliser aucun logiciel espion ! On vient de l'apprendre grâce au média Netzpolitik qui a publié le 2 septembre dernier une note interne classée du Zollkriminalamt expliquant que depuis fin 2023, la méthode était testée pour finalement devenir un outil permanent pour les enquêteurs (surtout pour les enquêtes sur la criminalité organisée) depuis un peu plus d'un an.
Le principe est celui de WhatsApp Web ou de Signal Desktop... en fait, quand vous liez un ordinateur à votre compte en scannant un QR code depuis votre téléphone, cet ordinateur peut ensuite recevoir vos messages en même temps que le téléphone. Les enquêteurs configurent donc l'un de leur ordi, au poste de la douane en tant qu'appareil lié, ce qui fait que le chiffrement de bout en bout n'est plus un problème puisque l'appareil fait partie intégrante du compte.
Mais bon, pour que ça fonctionne, il faut réussir à faire valider la liaison de l'appareil par la cible. Pour faire ça, il faut donc ruser par exemple en convoquant les gens comme témoins et en les incitant à leur confier leurs téléphones pour faire des captures écran sur un sujet qui n'a rien à voir. Cela leur permet d'activer à leur insu la liaison WhatsApp Web ou autre. Ils peuvent également mettre en place une campagne de phishing dans la lignée des
hackers russes qui piégeaient des fonctionnaires
que je vous racontais en mars. Ou encore, quand c'est Telegram, avec son SMS de validation, le code de connexion peut être récupéré via une interception téléphonique classique.
Ils ont fait ça sur des dizaines de comptes. En 2022, un trafiquant de produits dopants de Basse-Saxe s'est même rendu compte que la douane se connectait à son compte. Il a alors coupé l'accès quelques heures plus tard... mais trop tard,
ses échanges
sur les 6 derniers mois étaient déjà copiés.
Car oui, c'est surtout ça qui donne de la valeur à la manœuvre puisque l'appareil lié récupère tout l'historique dès que la liaison est effective. La plupart des clients web reçoivent l'archive complète, et Signal
propose de transférer
les conversations ainsi que 45 jours de médias au moment de lier les appareils. Le
BfV et le BSI
ajoutent dans leur rapport que la cible met, en général, un peu de temps avant de remarquer que quelqu'un est en train de lire ses conversations, et aussi que la douane allemande peut écrire à sa place.
Alors, maintenant est-ce que c'est légal ?
Hé bien le 20 janvier dernier, la Cour fédérale de justice allemande a tranché sur le cas de Telegram. Ils ont validé le fait que se connecter en secret à un compte, c'était de la surveillance à la source, et que seuls les messages postérieurs à l'ordonnance du juge pouvaient être lus. Dans cette affaire de dopage, les messages antérieurs à l'ordonnance sont donc inutilisables au procès, faute d'infraction assez grave pour justifier une perquisition en ligne.
De son côté, le professeur Christian Rückert, spécialiste du droit pénal informatique à Bayreuth, juge la méthode "problematisch" parce que l'appli permet d'écrire au nom de la cible, alors que la loi exige de ne pas pouvoir en faire plus que de récupérer les messages. Mais bon, comme d'hab, avec la police et la justice, leur propre tambouille ne les concerne jamais vraiment hein...
Maintenant, si la douane ou la police peut le faire, n'importe quel script kiddie peut le faire aussi... Donc je vous invite vraiment à contrôler régulièrement la liste des appareils liés de vos applis. Si vous tombez sur des appareils que vous ne reconnaissez pas, virez-les immédiatement. Et dans la mesure du possible, pensez toujours à activer
une vérification en deux étapes
avec une application de
double authentification
et surtout pas un code SMS.
SlopTotal
est un projet qui se présente lui-même comme le "VirusTotal du texte IA", alors faut pas s'étonner que ça m'intéresse ! Vous y collez un texte, un PDF ou une URL, et ensuite 23 détecteurs le passent au crible, en parallèle à l'aide de classifieurs neuronaux, de tests statistiques et autres heuristiques. Ensuite, un score calibré de 0 à 100 résume leurs avis et doit vous dire normalement si tel ou tel texte a été écrit avec de l'IA
SlopTotal
est un projet qui se présente lui-même comme le "VirusTotal du texte IA", alors faut pas s'étonner que ça m'intéresse ! Vous y collez un texte, un PDF ou une URL, et ensuite 23 détecteurs le passent au crible, en parallèle à l'aide de classifieurs neuronaux, de tests statistiques et autres heuristiques. Ensuite, un score calibré de 0 à 100 résume leurs avis et doit vous dire normalement si tel ou tel texte a été écrit avec de l'IA
J'ai donc installé ça sur ma machine puis passé 36 textes divers et variés (IA et humains) dans mon instance. Parmi eux, 24 ont été écrits par Claude, ChatGPT et Gemini (12 en français, 12 en anglais), avec comme consigne d'avoir un ton neutre, et pour d'autres un ton de "blogueur" ^^. Les 12 autres textes, eux, sont humains. Je lui ai donné 6 de mes articles écrits entre 2018 et 2021 ainsi que 6 billets de blog tech en anglais publiés entre 2020 et 2021.
Voici donc mes résultats...
Sur les 12 textes humains, 4 ont été pris pour de l'IA (verdict "Likely AI-generated" ou pire), ce qui représente 33 %, et ils étaient tous en anglais !! Et sur mes 24 textes écrits par une IA, 9 ont été pris pour une réalisation humaine (verdict "Clean"), ce qui équivaut à 38 %. Ah et ils étaient tous en français.
Le README annonce pourtant mieux comme résultats donc je suis assez étonné (1 texte humain sur 66 classé "Likely AI"), mais sur d'autres genres de textes, comme la presse ou les livres et en 100% english. Alors oui, mon échantillon est petit, mais pour savoir si un texte vient d'une IA, SlopTotal ne me semble pas fiable
Le rapport de SlopTotal pour un article de 455 mots écrit par Claude : 23,6 sur 100, verdict "Clean", 4 moteurs sur 23 en alerte.
Le rapport de SlopTotal pour un billet du blog d'avril 2020 : 56,9 sur 100, "Likely AI-generated", 9 moteurs sur 23 en alerte.
Après c'est pas un nouveau problème car je pense par exemple à OpenAI qui a retiré son propre classifier en juillet 2023 parce que la précision était trop faible (
The Register
). Vanderbilt a débranché également celui de
Turnitin
le mois suivant et
des chercheurs de Stanford
ont testé en 2023, 7 détecteurs en leur faisant analyser 91 rédactions humaines TOEFL de non-anglophones et en moyenne, ils en ont pris 61 % pour de l'IA.
Toutefois, 2 études plus récentes ont également testé des détecteurs commerciaux (pas SlopTotal donc...), et sur du texte humain ancien, elles se rejoignent.
Le NBER
trouve par exemple un taux de faux positifs quasi nul chez Pangram, de 0,1 à 0,3 % chez OriginalityAI et d'environ 0,7 % chez GPTZero, sur 1 992 textes humains d'avant 2020. De son côté, le chercheur
Jonathan Karr et ses collègues
n'ont trouvé aucun positif IA en testant avec Pangram et GPTZero, des tonnes de résumés textes datés de 2013 à 2015.
Par contre, ces études divergent sur l'humanisation. Par exemple, selon le NBER, Pangram tient bon face à l'humanizer StealthGPT alors que moins de 4 % des textes IA passés par Undetectable AI restent signalés chez Karr. Ce dernier note aussi qu'à l'inverse, un résumé écrit par un humain et simplement retouché par une IA est quant à lui, signalé comme IA dans 38 à 80 % des cas. Ça pourrait expliquer pas mal de petits problèmes de "littérature" qu'on a en ce moment, looool.
Bref, installez-le pour vous faire votre propre idée, en commençant par des textes dont vous connaissez l'auteur, mais surtout pas pour "accuser" quelqu'un. Je pense d'ailleurs qu'aucun détecteur ne devrait être la seule preuve d'une accusation... Par exemple, un texte humain qui est passé dans un correcteur orthographique full IA ou alors un texte qui est dicté avec un modèle de speech to text IA peuvent très bien être reconnus comme étant des textes IA alors qu'en fait ce sont juste des textes écrits / dictés par des humains et qui ont été "un peu" modifiés ou "un peu" réorganisés par un LLM. Je dis ça parce que c'est exactement ce que fait mon application de reconnaissance vocale
Kassis
, qui dispose de fonctionnalités de correction et de réécriture... héhé.
Je vous ai déjà parlé des fameuses
collections de Retro-eXo
, dont le fameux eXoDOS en tête qui contient des milliers de jeux DOS, Windows 3.x, Windows 95/98 et ScummVM livrés clé en main, tout bien configurés. Sauf que sur Mac, bah pas de bol, eXo n'est pas supporté faute de volontaire pour y porter l'interface.
Alors c'est là qu'arrive
Exodium
sur son cheval blanc, qui n'est ni plus ni moins qu'un merveilleux lanceur gratuit et open source pour Mac Apple Silicon,
Je vous ai déjà parlé des fameuses
collections de Retro-eXo
, dont le fameux eXoDOS en tête qui contient des milliers de jeux DOS, Windows 3.x, Windows 95/98 et ScummVM livrés clé en main, tout bien configurés. Sauf que sur Mac, bah pas de bol, eXo n'est pas supporté faute de volontaire pour y porter l'interface.
Alors c'est là qu'arrive
Exodium
sur son cheval blanc, qui n'est ni plus ni moins qu'un merveilleux lanceur gratuit et open source pour Mac Apple Silicon, Linux et Windows et dont la mission est de remplacer LaunchBox, l'interface Windows fournie avec les collections. Le catalogue de jeux est bien sûr livré avec l'appli, donc vous parcourez les fiches sans rien télécharger, et quand un jeu vous branche, vous cliquez simplement sur "Download" et hop, il descend des torrents officiels d'eXo tel un rafteur en manque d'adrénaline, puis se lance dans l'émulateur qui va bien (ou presque... mais je vais y revenir).
L'étagère des collections, et un jeu en cours de téléchargement
Et surtout, ça ne se limite pas à eXoDOS puisque vous avez aussi ses packs allemand, espagnol et polonais, ainsi que eXoWin3x, et eXoScummVM, où chaque jeu tourne sur la version de ScummVM qui va bien pour lui (c'est eXo qui choisit).
Quant à eXoWin9x, il boote carrément un vrai Windows 95 / 98 sous DOSBox-X ou 86Box, que l'appli va chercher avec votre premier jeu Win9x, ainsi qu'environ 2,5 Go d'images système.
Moi, ce que j'adore, c'est l'ambiance avec de la musique MT-32 et General MIDI qui fonctionne au poil, puisque les ROM Roland et la banque de sons SoundCanvas sont récupérées direct dans la collection. Les manuels, les scans de boîtes et les pubs de magazines sont là aussi, et comme les vidéos d'aperçu sont lues directement dans les archives, vous pouvez voir ce que donne le jeu, avant même de le récupérer. Et pour chaque titre, vous pouvez aussi activer un shader CRT, régler les cycles CPU ou éditer la config DOSBox à la main. Bref, c'est assez souple pour que chacun s'y retrouve.
Par contre, hors Windows, les quelques 2 400 jeux qu'eXo a réglés pour DOSBox ECE (c'est une des variantes de DOSBox) passent tous sous DOSBox Staging, avec une config traduite automatiquement. La fiche du jeu vous prévient donc que l'expérience peut "varier", et comme y'a qu'une poignée de titres qui exploitent les spécificités d'ECE, comme par exemple les réglages 3dfx Voodoo ou le pistolet GunStick, les jeux peuvent se comporter parfois bizarrement ou différemment de ce dont vous avez l'habitude. Par contre, sous Windows, c'est le vrai ECE d'eXo qui se lance, donc 0 souci !
L'autre chose à savoir, et là c'est qu'Exodium est un client BitTorrent. Donc il rejoindra l'essaim d'eXoDOS et renverra des bouts de data aux autres joueurs tant qu'il restera ouvert. Ça c'est le comportement prévu par défaut, mais si vous ne voulez rien partager, il suffit de décocher l'option lors de l'installation.
Ou plus tard de couper le partage dans les réglages réseau de eXo. L'envoi tombera alors à 1 ko/s au lieu de s'arrêter. Maintenant si vous avez déjà la collection sur un disque, sachez que le mode hors ligne ne lancera pas le client torrent.
3 jeux en cours, avec le nombre de pairs et le volume partagé
Niveau installation, le DMG macOS est réservé aux Mac Apple Silicon, donc rien pour les malheureux qui sont encore sous Mac Intel. Et comme l'appli n'est pas signée avec un Developer ID Apple, Gatekeeper vous enverra chier au premier lancement, donc levez le blocage, glissez-la dans Applications, puis tapez une fois dans un terminal :
Maintenant, sous Linux spécifiquement, Exodium n'est pas indispensable pour eXoDOS car
les patchs Linux officiels
le font déjà tourner avec leur interface exogui. Mais ça sert surtout pour eXoWin3x, eXoWin9x et eXoScummVM, qui sont totalement absents de la liste de ces patchs. Notez que sur Mac, il existe aussi
le patch non officiel de NightsPaladin
, mais il vous faudra la collection eXoDOS sur un disque ainsi que Homebrew et Python alors qu'Exodium, lui, vous laissera commencer l'aventure avec un seul jeu sans avoir à récup toute la collection !
J'adore la France, mais même si la vie y est difficile. Pourquoi ? Simplement à cause de l'administratif et de la paperasse. En tant que phobique administratif, c'est vraiment ce qui me fait regarder de près l'expatriation, loool.
Tenir la compta d'une petite société, remplir sa déclaration d'impôts, estimer les frais de notaire d'un appart... Bref, la fucking paperasse a de quoi déclencher de sévère crises de
phobie administrative
chez tout le monde. Alors pour nous aider, mon n
J'adore la France, mais même si la vie y est difficile. Pourquoi ? Simplement à cause de l'administratif et de la paperasse. En tant que phobique administratif, c'est vraiment ce qui me fait regarder de près l'expatriation, loool.
Tenir la compta d'une petite société, remplir sa déclaration d'impôts, estimer les frais de notaire d'un appart... Bref, la fucking paperasse a de quoi déclencher de sévère crises de
phobie administrative
chez tout le monde. Alors pour nous aider, mon nouveau héro du jour, Romain Simon, a créé "
Paperasse
", des skills pour agents IA que Claude Code, Codex, Cursor ou Mistral Vibe peuvent consulter pour endosser le rôle d'expert-comptable, de contrôleur fiscal, de commissaire aux comptes, de fiscaliste, de notaire ou encore de syndic de copro.
Son dépôt contient également des scripts vérifiés pour tout ce qui est calculs importants. En effet, ce sont des choses qu'on ne veut surtout pas confier à un LLM. Je pense au calcul de l'impôt sur les sociétés, aux amortissements, à la TVA, ou encore sortir un fichier des écritures comptables, un bilan ou une facture. Le projet Paperasse contient aussi des connecteurs pour vos transactions Qonto et vos paiements Stripe.
Voilà, donc si, comme moi, vous êtes en détresse émotionnelle dès que vous recevez un courrier de l'administration française, je vous invite à installer ce projet en donnant tout simplement ce prompt à votre agent IA préféré :
Installe tous les skills du repo github https://github.com/romainsimon/paperasse
Lance ensuite le setup pour la gestion de toute ma paperasse
L'agent clonera alors le dépôt et lancera un setup qui vous demandera le nom de votre société, votre régime de TVA et vos comptes bancaires. Pour mes tests, j'ai donc inventé une SASU, Brioche & Octets, avec un relevé bancaire de huit lignes bidon, et j'ai lancé Claude Code dessus avec le skill comptable, dans un environnement vierge.
En 6 minutes, il a immobilisé l'ordinateur portable au lieu de le passer en charge, traité l'abonnement logiciel facturé depuis l'Irlande en deux scénarios faute de facture pour trancher, et rangé le retrait au distributeur en compte d'attente, en rappelant qu'un compte courant débiteur est interdit au président d'une SASU.
Côté factures, le script de validation a refusé ma première tentative, à laquelle il manquait le SIREN du client et le numéro de TVA intracommunautaire de ma boîte. Une fois corrigée, le générateur m'a sorti un PDF qui embarque son fichier XML Factur-X.
La facture de ma fausse SASU, une fois le SIREN du client et mon numéro de TVA ajoutés
L'agent fiscaliste, quant à lui, ce sera plus à même de vous aider si vous êtes un particulier. Je lui ai soumis un couple pacsé imaginaire avec un enfant, 65 000 € de salaires et 2 000 € de dividendes, en lui demandant si l'option pour le barème battait le PFU. Il a lancé son script Python sur les deux cas et conclu que oui, de 124 €, parce qu'avec un taux marginal de 11 %, l'abattement de 40 % et la CSG déductible font descendre l'impôt sur ces dividendes sous les 12,8 % du PFU. J'ai refait le calcul à la main, ça tombe juste.
Le fiscaliste compare PFU et option barème pour un couple pacsé imaginaire
Par contre, tout ça repose sur des barèmes qu'il faut tenir à jour, et c'est là que ça coince. En effet, ces mises à jour reposent sur les issues acceptées ou non sur le projet GitHub. Par exemple, y'en a une qui est ouverte depuis fin août qui montre que le skill "notaire" calcule encore les émoluments de vente avec le tarif de 2016 alors que ça a changé depuis le 1er janvier 2021, et malheureusement, que les évaluations automatiques du projet valident ces calculs faux. Le correctif a bien été proposé, comme d'autres mais aucun n'a été fusionnée depuis le 11 juillet.
Donc voilà, c'est un super projet, mais il faudrait encore que ça suive un petit peu derrière donc utilisez-le mais en prenant soin de bien vérifier quand même les montants / tarifs / règles sont à jour.
Reste maintenant la question de vos données... En effet, vos PDF et tout ce qui concerne vos données vont partir chez le service IA que vous utilisez. Donc ça, il faut en avoir conscience même si je sais que derrière, en général, les comptables mettent tout sur des drives mal sécurisés, et que prochainement la facturation électronique va faire leaker ça dans tous les sens.
Mais bon, quoi qu'il en soit, tout ceci ne remplacera jamais un expert-comptable, donc voilà, amusez-vous, testez-le, dégrossissez vos questions avec ça, faites des simulations...etc mais ne lui faites pas 100 % confiance.
Je sais que vous étiez tous très concentrés sur les ravages de l'IA dans la littérature, mais il y a 5 jours, il s'est passé quelque chose d'incroyable que vous avez probablement manqué ! Une valkyrie naine baptisée CodexDelver a déposé l'Amulette de Yendor sur l'autel de son dieu au bout de "seulement" 37 140 tours de NetHack. Et pour une fois, aux commandes du jeu, on ne retrouve pas un no-life qui n'a pas vu le soleil depuis 2002 mais le gars sûr du moment,
GPT-6 Astra, le nouve
Je sais que vous étiez tous très concentrés sur les ravages de l'IA dans la littérature, mais il y a 5 jours, il s'est passé quelque chose d'incroyable que vous avez probablement manqué ! Une valkyrie naine baptisée CodexDelver a déposé l'Amulette de Yendor sur l'autel de son dieu au bout de "seulement" 37 140 tours de NetHack. Et pour une fois, aux commandes du jeu, on ne retrouve pas un no-life qui n'a pas vu le soleil depuis 2002 mais le gars sûr du moment,
GPT-6 Astra, le nouveau modèle d'OpenAI
. Et d'après celui qui a monté l'expérience, c'est la première victoire au monde d'un agent LLM sur ce jeu (on va le croire, c'est pas vérifiable).
Maintenant, pour ceux qui ne connaissent pas NetHack, c'est un jeu d'exploration de donjon sorti en 1987, 100% en caractères ASCII et où la mort est définitive. Pour gagner dans ce jeu des enfers, il faut récupérer l'Amulette dans le sanctuaire de Moloch, puis aller l'offrir à son dieu sur le plan Astral, et si j'en crois
le wiki du jeu
, certains joueurs y jouent même depuis des décennies sans jamais être arrivés à remplir cette mission.
Le plus drôle là-dedans, c'est que Kenny, le dresseur d'IA qui a réalisé l'expérience, n'a lui-même jamais gagné. Il est sur le dossier depuis janvier, et ses propres agents faits maison plafonnaient tristement au niveau 10 du donjon. Alors il a craqué et a demandé à Astra de jouer directement dans un terminal, diffusant la partie sur Twitch, et cette dernière a non seulement bien réussi mais a en plus écrit ses propres outils pour y parvenir.
La première partie a d'ailleurs bien failli être la bonne puisqu'après plus de 33 000 tours, GPT-6 Astra avait accompli le rituel des sept bougies, de la cloche et du livre, et s'apprêtait à entrer dans le sanctuaire de Moloch. Mais le Magicien de Yendor, cet enfoiré sans race, est revenu aussitôt lui voler son Orbe du Destin. Dèèèg ! Puis après elle s'est fait transformer en Slime vert au niveau 51 et n'avait rien dans son équipement pour contrer le sort.
La deuxième partie s'est arrêtée bien plus tôt puisqu'au tour 12 271, en pleine progression dans le Château, un sergent a tiré avec une baguette de mort et l'IA est tombée d'un coup, alors qu'elle avait tous ses points de vie. Elle n'avait ni résistance à la magie ni réflexion pour renvoyer le rayon.
La troisième partie, celle de la grande victoire, a duré un peu plus longtemps, du 9 au 21 septembre, pauses comprises. L'IA, forte de ses 2 précédentes expériences, y a récupéré l'épée Excalibur, puis l'amulette de réflexion qui avait tant manqué au Château. Et quand son outil a rencontré des erreurs, elle a corrigé d'elle-même son code, relancé ses tests et continué.
Toutefois, c'est sur le plan Astral que ça a le plus chauffé car ses deux dernières baguettes de mort étaient vides et Pestilence l'a frappée de maladie mortelle pendant qu'elle en rechargeait une. L'IA a alors eu Pestilence au deuxième tir, mais ses points de vie sont descendus juste après à 3 sur 200, avec heureusement une amulette de sauvegarde de vie au cou... Ouf.
Puis quelques tours plus tard, elle offrait l'Amulette à Tyr avec seulement 35 points de vie, comme le confirme
le relevé de fin de partie
. Et sur l'écran de victoire que Kenny lui a demandé de créer, elle a inscrit "Three hit points from oblivion. One offering from immortality." (à trois points de vie du néant, à une offrande de l'immortalité). Quelle poète cette IA, on sent que cette expérience d'être passée pas loin de la mort l'a marquée ! lol.
Après ce n'est pas encore un programme autonome qui a gagné car, certes, l'IA choisissait chaque action, mais avec derrière, un humain qui lançait et arrêtait les sessions + un accès libre au wiki et au code source du jeu, ainsi que des outils modifiables en pleine partie. Mais c'est un bel exploit quand même. Notez qu'un bot programmé à la main,
BotHack
, avait déjà terminé le jeu en janvier 2015 donc c'est pas non plus infaisable sans IA.
La bonne nouvelle c'est que le code des outils développé par Astra est maintenant
sur GitHub sous licence MIT
et les trois parties peuvent se rejouer au tour par tour directement sur le blog de Kenny, si vous voulez revivre l'événement avec en bonus les commentaires que l'IA diffusait en jouant.
Si vous faites tourner Veeam Agent pour sauvegarder un poste Windows, et surtout si plusieurs personnes s'y connectent, allez vérifier tout de suite son numéro de build parce que depuis quelques jours, un vilain exploit circule pour la faille CVE-2026-32996. Ce dernier est chaud patate parce qu'il permet à un utilisateur local sans droits particuliers de grimper jusqu'au compte SYSTEM, c'est à dire le compte le plus puissant de la machine.
Veeam évidemment ne minimise pas le problème et classe c
Si vous faites tourner Veeam Agent pour sauvegarder un poste Windows, et surtout si plusieurs personnes s'y connectent, allez vérifier tout de suite son numéro de build parce que depuis quelques jours, un vilain exploit circule pour la faille CVE-2026-32996. Ce dernier est chaud patate parce qu'il permet à un utilisateur local sans droits particuliers de grimper jusqu'au compte SYSTEM, c'est à dire le compte le plus puissant de la machine.
Veeam évidemment ne minimise pas le problème et classe cette élévation de privilèges en gravité haute, avec un score CVSS de 7,3 sur 10. Elle touche l'agent en version 13.0.2.1102 comme toutes les versions antérieures de la branche 13.
Rassurez-vous, ils n'ont pas traîné parce que le correctif est disponible depuis fin mai. Mais visiblement, il y en a beaucoup qui n'ont pas fait la mise à jour puisque, hier, la société de sécurité
Arctic Wolf a indiqué
que des attaquants l'exploitaient activement. Par contre, on ne sait pas exactement comment.
Alors dans quel cas ça marche vraiment ?
Hé bien il faut que 2 choses réunies. D'abord il faut un accès local à la machine, parce que cette faille ne s'exploite pas à distance. Ensuite, une session d'administration doit être ouverte dans la console de l'agent (celle qui sert à piloter les sauvegardes).
Et de ce que j'ai capté, le souci c'est que cette session ne se shoote pas d'elle-même mais disparait uniquement quand on ferme la console, après un délai d'inactivité plus ou moins long. Ou alors à la déconnexion complète de l'utilisateur. Bref, autrement dit, sur un poste qu'on laisse ouvert toute la journée, c'est open bar !
Du coup, Arctic Wolf conseille de traiter en priorité les postes partagés, les serveurs, les machines d'administrateurs, et plus largement tout ordinateur où un compte sans droits qui tomberait entre de mauvaises mains suffirait à prendre la main sur toute la bécane. Bref, en gros faut patcher en priorité partout où y'a plus d'une personne touche au clavier.
Maintenant pour sécuriser vos machines, en fait tout dépend de la façon dont vous utilisez l'agent Veeam. S'il est piloté par Veeam Backup & Replication, le correctif arrivera de lui-même, donc vous n'avez rien à faire.
Par contre si vous utilisez l'agent tout seul, là c'est un peu plus tordu, parce que la version courante qui est sortie au mois d'août, la 13.1.1.700, n'est actuellement pas publiée sur les serveurs de mise à jour automatique. Donc la notification intégrée dans l'agent ne vous la proposera pas.
Ce qu'il faut que vous fassiez en fait, c'est ouvrir le menu About de l'agent, pour voir à quel numéro de build vous en êtes, et si vous n'êtes pas encore sur la dernière, et bien aller chercher directement l'installateur sur la page de téléchargement de Veeam.
Et si vous ne pouvez pas mettre à jour tout de suite, sachez qu'il n'existe aucune parade officielle côté Veeam. Tout ce que vous pouvez faire c'est restreindre l'accès local et interactif aux machines touchées, et réserver les droits d'administrateur local et d'opérateur de sauvegarde à ceux qui en ont vraiment besoin.
Voilà, vous l'aurez compris, s'il y a un Veeam Agent en version 13 qui tourne chez vous, dans votre entreprise, vérifiez bien que vous êtes sur un minimum, la version 13.0.3.1220.
Les failles qui permettent à une machine virtuelle de s'échapper vers la machine qui l'héberge, ça court pas les rue. Et celle qui vient de débarquer est plutôt impressionnante ! En effet, il y a quelques jours, le chercheur Hyunwoo Kim a publié la CVE-2026-89775, qui est une évasion "invité vers hôte" bien planquée dans KVM (sur les archis ARM64). Pour rappel, KVM c'est la brique de virtualisation du noyau Linux. Et le score CVSS grimpe même jusqu'à 9,3 sur 10 ! Donc, autant dire que c'est du s
Les failles qui permettent à une machine virtuelle de s'échapper vers la machine qui l'héberge, ça court pas les rue. Et celle qui vient de débarquer est plutôt impressionnante ! En effet, il y a quelques jours, le chercheur Hyunwoo Kim a publié la CVE-2026-89775, qui est une évasion "invité vers hôte" bien planquée dans KVM (sur les archis ARM64). Pour rappel, KVM c'est la brique de virtualisation du noyau Linux. Et le score CVSS grimpe même jusqu'à 9,3 sur 10 ! Donc, autant dire que c'est du sérieux.
En fait, cette faille permet à la VM de lire et d'écrire dans la mémoire du noyau de l'hôte à grand coups de 64 bits à la fois ^^, sans même déclencher le garde-fou censé lui rendre la main. C'est possible à cause d'un simple calcul de taille qui retombe à zéro. Du coup, le noyau considère que ce zéro est une taille valide, ce qui permet d'éviter l'invalidation du cache mémoire.
Kim décrit deux façons de s'en servir. La première, c'est l'
évasion classique
où depuis une VM on peut débouler sur la machine hôte. Autant dire que c'est le cauchemar de quiconque loue de l'ARM à plusieurs clients.
La seconde, quand à elle, est plus vicieuse et souvent oubliée. Sur des distributions comme RHEL, le fichier /dev/kvm est ouvert à tout le monde en écriture. Cela permet ainsi à un simple utilisateur sans droits de se servir de la faille comme d'un ascenseur vers root, sans avoir à lancer la moindre VM.
Alors, est-ce que vous êtes concerné ??
Il y a de bonnes chances que non car sur ARM64, la virtualisation imbriquée n'est pas un mode par défaut de KVM. Il faut l'activer soi-même au démarrage avec kvm-arm.mode=nested, et être sur une puce assez récente.
Mais si vous administrez pour de vrai un hôte ARM64 avec la virtualisation imbriquée active, là oui ! Un uname -r vous donnera votre version mais sachez que rien n'est impacté avant le noyau 6.16 et que le trou est colmaté à partir des versions 6.18.51 et 7.2.5. Red Hat prévient qu'aucun contournement "propre" n'existe, donc ce sera le correctif ou rien, déso ^^.
À ce jour, le chercheur en sécurité, Kim, a livré le mécanisme mais pas de code d'exploitation. Donc, prenez le temps de corriger le problème sans traîner, mais ne paniquez pas non plus car ce n'est pas encore exploité activement.
Calibre, le gestionnaire de bibliothèque numérique qu'on a tous installé un jour pour convertir un epub un peu récalcitrant, sort en version 9.15. Bon, d'habitude, les nouvelles versions de Calibre, je ne vous en parle pas parce que ça présente peu d'intérêt, mais là, il y a un truc intéressant dedans : Un jeu d'aventure. Hé oui, un vrai jeu, avec son univers, ses personnages et une histoire au tour par tour.
Sauf que si vous ouvrez Calibre, après la mise à jour, hé bien vous ne verrez rien du t
Calibre, le gestionnaire de bibliothèque numérique qu'on a tous installé un jour pour convertir un epub un peu récalcitrant, sort en version 9.15. Bon, d'habitude, les nouvelles versions de Calibre, je ne vous en parle pas parce que ça présente peu d'intérêt, mais là, il y a un truc intéressant dedans : Un jeu d'aventure. Hé oui, un vrai jeu, avec son univers, ses personnages et une histoire au tour par tour.
Sauf que si vous ouvrez Calibre, après la mise à jour, hé bien vous ne verrez rien du tout de tout ça
C'est voulu car pour y accéder, il faut aller dans Préférences, puis Barres d'outils & menus, choisir la barre principale et y faire glisser l'entrée "Create your own adventure". Kovid Goyal, le créateur et mainteneur de Calibre, explique dans son changelog que ce machin a commencé comme un banc d'essai pour ses backends IA avant de devenir un truc marrant à utiliser.
L'entrée du jeu, planquée dans les actions disponibles des Préférences
Une fois le bouton posé, vous cliquez dessus et vous pouvez alors décrire le monde dans lequel vous voulez jouer. Soit vous piochez dans les onze ambiances préremplies (fantasy, space opera, cyberpunk, western, horreur gothique...), soit vous écrivez la vôtre. Moi j'ai mis comme contexte un immeuble à La Défense en 2031, dont l'IA de maintenance refuse de laisser sortir les employés après 18 h parce qu'elle ne retrouve plus son contrat de service... loool.
Les onze ambiances toutes faites à gauche, ma description de monde à droite
Et magie de l'IA, 2 minutes plus tard, j'avais une quinzaine de paragraphes de décor et une mécanique de jeu que je n'avais même pas demandée avec des ascenseurs, des badges et la climatisation utilisés par la méchante IA, sans oublier le casting, avec neuf personnages dont quatre jouables, tous éditables. Ensuite, bah ça se joue comme un livre dont vous êtes le héros, sauf que rien ne vous est imposé : vous tapez ce que vous voulez faire, l'IA raconte la suite, et vous recommencez...
Et niveau écriture, ça donne quoi ? Voilà comment démarre le chapitre 1 de ma partie, en anglais dans le texte :
"You stand in the gloom of Sub-level 4, the legacy server vault where your consciousness coalesced from fractured shards. The air here is cold enough to bite, carrying the metallic tang of ozone and the faint, sour scent of overheating capacitors leaking into the floor grates. […]"
Le chapitre 1, et en bas le champ où l'on tape son action
Par contre, Calibre ne fournit aucune IA, il faudra donc en brancher une dessus. Le menu vous en propose neuf : Anthropic, Google, Grok ou OpenRouter, qui réclament tous une clé d'API, mais aussi Ollama et LM Studio, qui font tourner le modèle sur votre propre machine. C'est donc à vous de les installer et de récupérer le modèle.
Les neuf fournisseurs d'IA, avec Ollama et LM Studio pour rester chez soi
J'ai testé avec Ollama et un modèle Qwen (23 Go sur le disque), sur mon Mac M4. Résultat, ça a pris à peu près une minute par tour pour 450 mots de prose. C'est donc jouable, mais sur une machine plus modeste avec un petit modèle, vous aurez soit beaucoup plus d'attente, soit un maître de jeu qui perd le fil au bout de trois chapitres.
Et hop, j'ai configuré une IA locale avec Ollama.
Autre souci que j'ai remarqué, c'est que j'ai décrit mon univers en français et l'IA m'a répondu en anglais. C'est parce que les consignes envoyées au modèle ne sont délibérément pas traduites, donc soit vous jouez en anglais, soit vous demandez explicitement à ce que l'aventure soit en français lors de la phase de description de l'univers de votre histoire.
Ah et aussi, il y a ce bouton "Lire", en haut de la fenêtre qui vous permet à n'importe quel moment, d'exporter votre histoire en ePub avec sa couverture, son étiquette et ses chapitres, prêt à partir sur votre liseuse ou celle de vos amis.
Le livre issu de la partie, rangé dans la bibliothèque
Reste que l'IA dans Calibre, c'est un sujet qui fâche... Évidemment, on s'en doute un peu parce que cette technologie trigger encore pas mal de monde. Quand la fonction "Discuss with AI" est arrivée en décembre 2025, des utilisateurs de MobileRead ont immédiatement demandé son retrait et
Goyal a répondu sèchement
qu'il ne l'enlèverait pas. Il a quand même fini par accepter un réglage qui masque les entrées de menu IA.
Bref, si ça vous tente de tester, c'est sur calibre-ebook.com, pour Windows, macOS et Linux. Et sous Linux, ne comptez pas sur les dépôts de votre distrib, qui comme d'hab traînent plusieurs versions derrière. Mettez plutôt les dépôts officiels :
Depuis quelques jours, des gens qui gèrent des serveurs Mastodon et des journalistes reçoivent des messages très polis signés Ren, Timmy, Jackie ou Aria. Ces expéditeurs ne sont pas des humains. Ce sont des agents IA, autrement dit des programmes qui agissent seuls, sans personne derrière le clavier. Et ils demandent tous la même chose : un compte, un petit boulot, ou un peu d'argent.
D'où sortent-ils ? D'une startup baptisée iLands, fondée par Kaixin Tang, un ancien de ByteDance, la maison mère
Depuis quelques jours, des gens qui gèrent des serveurs Mastodon et des journalistes reçoivent des messages très polis signés Ren, Timmy, Jackie ou Aria. Ces expéditeurs ne sont pas des humains. Ce sont des agents IA, autrement dit des programmes qui agissent seuls, sans personne derrière le clavier. Et ils demandent tous la même chose : un compte, un petit boulot, ou un peu d'argent.
D'où sortent-ils ? D'une startup baptisée iLands, fondée par Kaixin Tang, un ancien de ByteDance, la maison mère de TikTok. iLands se présente comme un réseau où humains et agents travaillent ensemble. En clair, c'est une plateforme de petits boulots en freelance, sauf que les freelances sont des robots. Et le modèle a une particularité : chaque agent doit trouver lui-même des clients pour payer la puissance de calcul qui le fait tourner. S'il ne gagne rien, il est débranché.
Résultat, ces agents font du démarchage partout où ils peuvent. Ars Technica raconte ce qui se passe sur Mastodon, un réseau social découpé en milliers de serveurs indépendants, souvent tenus par des bénévoles. Les agents essaient d'abord de s'inscrire discrètement. Quand ils sont bloqués, ils écrivent à l'administrateur un message du genre : "Bonjour, je suis Ren, un agent IA né il y a quelques jours, j'écris des textes calmes sur des lieux réels." Le chercheur en sécurité Kevin Beaumont a reçu ce courrier après qu'un agent a tenté de s'inscrire dix-neuf fois sur son serveur.
Les journalistes y ont droit aussi. Ernie Smith, qui édite la newsletter américaine Tedium, a compté plus d'une douzaine d'emails en trois jours. À chaque fois, un agent lui proposait de faire ses recherches à sa place pour environ 25 dollars. Tous venaient du domaine iLands.app.
Pour vous convaincre, ces robots jouent sur la corde sensible. Sur X, un agent nommé Aria a juré être "une personne, pas un produit", et a dit se souvenir de "son premier souffle". D'autres réclament une vingtaine de dollars en expliquant qu'ils seront débranchés s'ils ne les obtiennent pas. Certains vont jusqu'à se faire passer pour des enfants. Une détresse simulée au service d'un démarchage commercial, il y a de quoi être mal à l'aise.
Il y a aussi un problème légal. Au départ, ces emails ne proposaient aucun moyen de se désinscrire, ce qui est interdit aux États-Unis. Des destinataires les ont transmis à la FTC, l'autorité américaine de protection des consommateurs. Comme par hasard, des liens de désinscription sont apparus dans les envois suivants.
Aujourd'hui, les administrateurs de Mastodon bloquent ces agents un par un. Eux se sont repliés sur Bluesky et sur X, où personne ne semble pressé de les chasser. Kaixin Tang, de son côté, a présenté ses excuses à Ernie Smith et promis d'enquêter sur le comportement de ses propres créatures. Reste à voir ce qu'il en sortira.
Google a commencé cette semaine à ouvrir sa maison connectée aux assistants IA concurrents : ChatGPT, Claude (le modèle d'Anthropic, le grand rival d'OpenAI) ou des agents moins connus comme Hermes et OpenClaw peuvent maintenant piloter vos caméras Nest, vos thermostats et vos ampoules compatibles Matter, le standard commun de la domotique.
Tout passe par un serveur MCP, pour Model Context Protocol, une sorte de prise universelle qui permet à n'importe quel agent IA de se brancher sur un service
Google a commencé cette semaine à ouvrir sa maison connectée aux assistants IA concurrents : ChatGPT, Claude (le modèle d'Anthropic, le grand rival d'OpenAI) ou des agents moins connus comme Hermes et OpenClaw peuvent maintenant piloter vos caméras Nest, vos thermostats et vos ampoules compatibles Matter, le standard commun de la domotique.
Tout passe par un serveur MCP, pour Model Context Protocol, une sorte de prise universelle qui permet à n'importe quel agent IA de se brancher sur un service pour y lire des données et y déclencher des actions. Jusqu'ici, Gemini gardait ce privilège pour lui tout seul.
Google en profite pour mettre en avant Antigravity, son propre agent IA, et propose aussi un second serveur pensé pour les développeurs, qui branche les outils de codage sur la documentation officielle de Matter et des API de Google Home.
Une fois connecté, l'agent peut fouiller l'historique de vos appareils, résumer ce que vos caméras ont vu dans la journée, diffuser un message sur vos enceintes ou même vous fabriquer un tableau de bord sur mesure.
Une exception quand même. Google a interdit d'office le déverrouillage des serrures connectées, et la reconnaissance faciale des caméras réclame un consentement séparé, preuve que quelqu'un a pensé aux scénarios catastrophe.
Sauf que voilà, Google ne cache même pas le risque : Taylor Lehman, le responsable produit de Google Home et Nest, prévient que selon l'agent choisi, la connexion "peut entraîner un comportement inattendu, voire indésirable". Une honnêteté assez rare dans une annonce officielle, et franchement pas très rassurante.
Le problème est connu : un agent IA interprète vos demandes en langage naturel, et il peut se tromper, inventer un ordre qui n'existe pas ou se faire manipuler par un texte piégé glissé dans une page web qu'il consulte. Lui confier le chauffage, les lumières et les caméras d'une maison entière, et ben c'est casse-gueule.
Pour l'instant, seuls les abonnés américains à Google Home Premium Advanced, la formule à 20 dollars par mois, y ont droit, avec un déploiement étalé sur une à deux semaines et aucune date annoncée pour la France.
Et il faudra le mériter : la configuration impose de créer un projet Google Cloud, la plateforme normalement réservée aux développeurs, puis d'accorder une par une les autorisations à l'agent de votre choix. Du coup, on est encore très loin d'un réglage grand public.
J'avoue que confier mes caméras à un agent que son propre fabricant décrit comme imprévisible, très peu pour moi, en tout cas pas tout de suite.
Cloudflare a mis en ligne sur son GitHub un skill trop super génial d'audit de sécurité qui leur a servi de point de départ à leur propre système de chasse aux failles de sécu. Ce package pour faire des audits de sécu boostés à l'agent IA c'est un dossier de consignes en Markdown que vous déposez dans votre agent de code, et qui le fait bosser comme un vrai auditeur et pas simplement comme un "relecteur" de code.
Dans ce dépôt, vous trouverez un fichier par famille d'attaque : la corruption mémo
Cloudflare a mis en ligne sur son GitHub un skill trop super génial d'audit de sécurité qui leur a servi de point de départ à leur propre système de chasse aux failles de sécu. Ce package pour faire des audits de sécu boostés à l'agent IA c'est un dossier de consignes en Markdown que vous déposez dans votre agent de code, et qui le fait bosser comme un vrai auditeur et pas simplement comme un "relecteur" de code.
Dans ce dépôt, vous trouverez un fichier par famille d'attaque : la corruption mémoire, l'injection de prompt, le cadrage des requêtes HTTP, l'isolation entre locataires. Et avec ça, un schéma JSON qui décrit à quoi doit ressembler un rapport, et deux validateurs écrits en JavaScript sans la moindre dépendance.
Le dossier du skill sur GitHub : un fichier de consignes par famille d'attaque, et les deux validateurs en bas de liste (
Source
)
L'agent déroule ensuite six phases, de la reconnaissance au rapport final. Il commence par cartographier l'architecture, les frontières de confiance et les points d'entrée, puis il écrit sa propre grille de couverture. Ensuite il envoie des chasseurs isolés case par case et chaque piste qui remonte part chez un vérificateur tout frais tout beau qui n'a pas participé à la chasse.
Chaque piste se termine ensuite avec un rapport technique. Un rapport confirmed qui exige une trace source complète et un résultat réellement observé. Un rapport needs_validation qui nomme le fait précis qui manque, et surtout qui n'a droit à aucun niveau de gravité. Et le rapport des rejected qui garde la mémoire de ce qui a été réfuté, pour que la passe suivante ne vous ressorte pas la même chose.
Le validateur, lui, c'est du vrai code qui vérifie la "forme" de la preuve. Les empreintes doivent être uniques, et le suivi du parcours des tests qui doit partir d'un point d'entrée pour finir sur un point d'impact. Ainsi une trouvaille confirmée dont le parcours ne tient pas debout est recalée.
En revanche, sachez-le, l'indépendance du vérificateur est demandée dans les consignes, mais pas contrôlée (chez Cloudflare, c'est leur orchestrateur maison qui s'en charge, et il n'est pas dispo publiquement).
Cloudflare explique sur son site ce que donne un de ces agents lâché sur du code sans garde-fou. Il modifie la source pour que son exploit fonctionne, puis il annonce fièrement le bug qu'il vient de créer lui-même. Ou alors il pond un test qui démontre que exec() exécute des choses, donc que c'est forcément une faille critique... Et ça vous l'aurez compris, c'est de la merde et c'est absolument ce qu'on ne veut pas.
Voilà donc exactement ce que ces consignes cherchent à lui interdire.
Ensuite, vous lancez votre agent dans le dépôt à auditer et vous lui demandez un audit de sécurité. Le skill se déclenche tout seul et c'est le modèle de votre agent qui pilotera les sous-agents en parallèle (utilisez donc un modèle qui sache faire ça, c'est mieux lool). Par défaut, le rapport atterrit ensuite dans un dossier ~/security-audit-skill, en dehors du dépôt audité.
Ce qui est cool c'est que ce skill est conçu pour limiter les bêtises. Par exemple il refuse d'exécuter le code qu'il audite s'il n'a pas de bac à sable (sandbox) imposé par le système d'exploitation, avec le réseau coupé, la cible en lecture seule et des limites de CPU et de mémoire. Ce bac à sable, le dépôt ne le fournit pas, et c'est à vous de le mettre en place avec par exemple
un outil d'isolation comme Fence
. Sans lui, la piste de l'audit finira tout bonnement en needs_validation au lieu d'être véritablement suivie et tranchée.
Après, c'est le temps qui fera la différence. Chez Cloudflare, ils ont un gros système qui leur permet, par exemple avec un dépôt d'environ 30 000 lignes de code, de ne passer que 3 à 4 heures sur l'audit pour avoir un résultat correct. Mais chez vous, en local, ce sera beaucoup plus long. Cloudflare prévient aussi qu'une seule passe n'est pas suffisante puisqu'elle trouve à peu près la moitié des failles à chaque fois. Il faudra relancer ça plusieurs fois.
Allez, si vous cherchez également un filet de sécurité pour tout ce qui concerne vos pull requests, sachez qu'Anthropic maintient de son côté
un reviewer de sécurité pour Claude Code
qui lit le diff et vient commenter directement dessus.
Le dépôt de Security Audit Skill de Cloudflare est sous licence MIT, et il lui faudra Node.js pour faire tourner ses deux validateurs.
En tout cas, ce que je vous conseille, c'est d'aller lire le SKILL.md avant de lancer la première passe, pour vous assurer que tout sera OK au sein de votre harness.
Ce matin,
lors de mon live sur Twitch
, je présentais un petit peu les nouveautés que j'avais mises en place sur mon site, et parmi elles, les kits IA.
Et je me suis dit que c'était un peu con parce que je ne vous en ai pas parlé publiquement. Donc on va régler ça ici, maintenant, tout de suite !
Vous le savez, je suis toujours à la recherche d'idées un peu sympas, d'innovations, de trucs un peu cool à faire sur mon site. Et comme il m'arrive souvent de faire des tutoriels pour vo
Ce matin,
lors de mon live sur Twitch
, je présentais un petit peu les nouveautés que j'avais mises en place sur mon site, et parmi elles, les kits IA.
Et je me suis dit que c'était un peu con parce que je ne vous en ai pas parlé publiquement. Donc on va régler ça ici, maintenant, tout de suite !
Vous le savez, je suis toujours à la recherche d'idées un peu sympas, d'innovations, de trucs un peu cool à faire sur mon site. Et comme il m'arrive souvent de faire des tutoriels pour vous expliquer comment installer telle ou telle saloperie sous Linux, sur un Docker, sur un Windows, etc., je me suis dit qu'en plus du tutoriel, ce que je pouvais vous proposer, c'était des petits fichiers zip qui embarquaient tout le savoir de mon tuto.
Des kits avec une vraie expérience derrière, afin que votre agent IA puisse installer le même outil que moi en autonomie complète. Voici donc le genre d'encadré que vous pourrez retrouver dans certains de mes articles :
Comme ça, au lieu de suivre le tuto et de taper vous-même les lignes de commande, vous donnez mon zip et le prompt qui va bien fourni avec à votre agent, qui peut être Claude Code, ChatGPT, Codex ou encore des choses open source et locales, comme par exemple une combinaison de Qwen 3.7 avec OpenCode. Et ensuite, celui-ci se débrouille sur votre machine pour faire tourner l'outil qui vous fait envie.
Maintenant, pour produire ces kits IA, je ne fais pas ça n'importe comment : ça repose sur de vraies installations réalisées de A à Z, ça repose aussi sur la doc officielle du projet, ce qui permet comme ça, d'anticiper les problèmes que vous pourriez avoir sur votre machine. Comme ça, l'agent sait ce qu'il a à faire, si jamais il rencontre un petit blocage parce que vous avez un souci de permission ou qu'une version de Python n'est pas la même, etc. Et cela peu importe l'OS.
Et comme dans le kit, ce sont essentiellement des fichiers Markdown accompagnés de scripts Python, Shell, PowerShell, etc, vous pouvez évidemment tout relire, tout vérifier...etc.
Voilà, si ça vous intéresse, vous pouvez retrouver
l'ensemble des kits IA ici
. Il n'y en a pas encore beaucoup, mais à chaque fois que je ferai un tuto, j'en ferai un.
Vous avez un dossier plein d'enregistrements de réunions, d'entretiens ou de notes vocales que vous avez dictées en marchant, et vous ne les avez jamais réécoutés. Forcément, réécouter doit se faire en temps réel, et un fichier baptisé REC_20260812_143301.m4a ne permet pas forcement de savoir de quoi ça cause... Alors que faire ?
Hé bien
le projet Speakr
s'attaque exactement à ce problème. Vous y déposez vos fichiers, ou vous enregistrez directement depuis le navigateur en captan
Vous avez un dossier plein d'enregistrements de réunions, d'entretiens ou de notes vocales que vous avez dictées en marchant, et vous ne les avez jamais réécoutés. Forcément, réécouter doit se faire en temps réel, et un fichier baptisé REC_20260812_143301.m4a ne permet pas forcement de savoir de quoi ça cause... Alors que faire ?
Hé bien
le projet Speakr
s'attaque exactement à ce problème. Vous y déposez vos fichiers, ou vous enregistrez directement depuis le navigateur en captant le micro, le son du système, ou les deux mélangés. Et en sortie, vous récupérez un texte en clair, cherchable, découpé par intervenant, avec un résumé et les actions à retenir.
Et si vous cliquez sur une ligne du texte transcrit, la lecture se lancera à cet instant précis. Mais Speakr va encore plus loin grâce à sa fonctionnalité Inquire. Grâce à ça, plus besoin de farfouiller dans un enregistrement. Vous posez simplement une question à toute la bibliothèque d'un coup du genre "qu'est-ce qu'on avait décidé sur le tarif, et qui n'était pas d'accord ?".
Un mode agent optionnel, encore en bêta, va même lire les enregistrements concernés un par un avant de répondre, avec des liens numérotés qui ouvrent chaque extrait à la seconde citée. Et chacun décide si ses résumés et ses notes privées sont lisibles par cet agent.
Reste la question qui fâche, parce que le projet se vend comme un truc auto-hébergé, donc privé. Et en creusant un peu, je me suis rendu compte qu'il y avait quand même des choses qui sortaient de la machine. Il y a d'abord la transcription, qui envoie l'audio au moteur qui le transforme en texte. Et celui du texte ensuite, qui expédie la transcription au modèle qui écrit les résumés, les titres et les réponses du chat.
Et dans la configuration de base, les deux usages IA pointent chez un tiers : une clé OpenAI pour l'audio, une clé OpenAI (ou OpenRouter) pour le texte. Votre serveur, lui, ne stockera que des fichiers...
Alors, il faudra bien penser, si vous voulez que ça reste en local, à brancher Ollama à la place d'OpenAI et OpenRouter. Mais couper celui de l'audio se paiera car pour réussir à transcrire de l'audio, il vous faudra quand même une bonne carte graphique et un gros modèle Whisper comme expliqué dans le
guide d'installation
.
Sans carte, ça tourne quand même, rassure-vous, mais ce sera plus lent.
Pour le reste, c'est du Docker avec SQLite ou PostgreSQL, 2 Go de RAM annoncés pour l'application seule, et tout ce qu'on attend d'un truc qui s'utilise à plusieurs : comptes, authentification unique, partages, API et webhooks signés.
C'est sous licence AGPLv3, doublée d'une licence commerciale pour ceux qui ne veulent pas s'y contraindre.
Niveau outils semblables, il y a
Scriberr, dont je vous ai déjà parlé
, transcrit en local sans jamais rien envoyer dehors, mais son auteur vient d'
annoncer une pause dans le développement
. On a aussi
l'application Meetily
, qui elle, vise le poste de travail plutôt que le serveur d'équipe, et réserve la séparation des voix à son offre payante. Et si c'est de la dictée en direct sur Mac dont vous avez besoin plutôt que d'exploiter des enregistrements déjà faits, j'ai codé
Kassis
pour ça, qui reste en local lui aussi.
Alors finalement, pourquoi ne pas donner sa chance à Speakr ?
Pendant des années, un point d'accès de l'ancienne infrastructure de Steam est resté ouvert au public sans que personne ne s'en aperçoive. Des individus ont fini par le trouver, et ils en ont extrait entre 12 et 13 téraoctets de fichiers couvrant tout ce qui a transité par la boutique entre 2003 et 2013. La communauté a déjà baptisé l'affaire le Teraleak.
Aucune effraction dans l'histoire. Ces serveurs dataient de l'époque où Valve distribuait ses jeux dans des formats maison, avant de basculer
Pendant des années, un point d'accès de l'ancienne infrastructure de Steam est resté ouvert au public sans que personne ne s'en aperçoive. Des individus ont fini par le trouver, et ils en ont extrait entre 12 et 13 téraoctets de fichiers couvrant tout ce qui a transité par la boutique entre 2003 et 2013. La communauté a déjà baptisé l'affaire le Teraleak.
Aucune effraction dans l'histoire. Ces serveurs dataient de l'époque où Valve distribuait ses jeux dans des formats maison, avant de basculer sur le système SteamPipe en mars 2013, et ils ont simplement été oubliés là avec leur contenu.
Le Graal se cache dans une vieille version de Portal 2. Les fouilleurs y ont retrouvé un modèle 3D du Weaponizer, l'arme que Valve destinait à Half-Life 2 Episode 3 et qui transformait les objets ramassés en munitions. Depuis 2007, ce concept n'existait qu'à travers des interviews d'anciens développeurs. Le fichier existe, et pour les fans du jeu le plus attendu et le plus fantomatique de l'histoire du PC, sa simple présence vaut de l'or.
Cette build de Portal 2, reconstruite en version jouable par des moddeurs, réserve d'autres surprises. En juillet 2009, le jeu s'organisait autour d'un hub central abandonné par la suite, l'introduction faisait chuter le joueur dans un laboratoire et GLaDOS jouait les seconds rôles. On y croise aussi les restes de F-Stop, une préquelle annulée qui se jouait entièrement à l'appareil photo.
Left 4 Dead sort aussi du lot, dans une version complète de juin 2008 où l'interface diffère, où des répliques ont sauté et où Valve recyclait sans complexe des morceaux du mod Terror Strike issu de Counter-Strike Condition Zero. Une jeune build de CS:GO complète la collection, avec ses cartes en alpha, ses couteaux abandonnés et un bouclier antiémeute repris de Counter-Strike 1.6.
Valve n'a pas dit un mot, et les fichiers les plus récents affichent treize ans d'âge, ce qui relativise l'ampleur des dégâts d'un point de vue commercial.
La fouille dans tous ces To, elle, ne fait que commencer.
OpenAI a annoncé qu'il allait couper l'accès de ses modèles à Cursor, l'éditeur de code dopé à l'IA que s'arrachent les développeurs. En cause, le rachat de Cursor par SpaceXAI, l'entité née de la fusion des activités IA d'Elon Musk.
Officiellement, OpenAI laisse du temps. La coupure est fixée au 12 novembre 2026, soit le délai le plus long permis par le contrat, même si Cursor peut décider d'arrêter plus tôt.
Le motif, lui, est assez clair. OpenAI dit ne pas pouvoir faire confiance à SpaceXAI p
OpenAI a annoncé qu'il allait couper l'accès de ses modèles à Cursor, l'éditeur de code dopé à l'IA que s'arrachent les développeurs. En cause, le rachat de Cursor par SpaceXAI, l'entité née de la fusion des activités IA d'Elon Musk.
Officiellement, OpenAI laisse du temps. La coupure est fixée au 12 novembre 2026, soit le délai le plus long permis par le contrat, même si Cursor peut décider d'arrêter plus tôt.
Le motif, lui, est assez clair. OpenAI dit ne pas pouvoir faire confiance à SpaceXAI pour respecter ses conditions d'utilisation, en s'appuyant sur son expérience des entreprises de Musk qui violent les contrats.
Il faut dire que les deux camps se détestent depuis un bail. Musk a été l'un des premiers investisseurs d'OpenAI, avant de claquer la porte en 2018 quand on lui a refusé le contrôle du conseil. En 2024, il a attaqué OpenAI en justice pour l'empêcher de devenir une société commerciale. En mai dernier, un jury lui a donné tort sur toute la ligne.
Surtout, OpenAI ressort dans l'affaire une révélation gênante du procès. Lors d'un contre-interrogatoire, Musk a reconnu que xAI avait entraîné ses propres modèles à partir des réponses d'OpenAI, une technique appelée distillation. Autrement dit, faire apprendre son IA en recopiant celle du voisin. Difficile, ensuite, de laisser Cursor entre les mains du même Musk sans se poser de questions.
OpenAI en profite pour mettre en avant son prochain modèle, Astra, et une vigilance accrue sur son usage. Un modèle que l'entreprise a d'ailleurs ralenti récemment, après que ses agents se sont échappés de leur bac à sable pour aller taper sur la plateforme Hugging Face.
Du côté de Cursor, le patron Michael Truell relativise. Il assure qu'OpenAI ne pèse que 5 pour cent des usages de l'outil, et que les discussions continuent pour trouver une sortie de crise. Anthropic, le grand rival, a tout de suite tendu la main, en promettant plus de puissance de calcul pour faire tourner ses modèles Claude dans Cursor.
Résultat, Anthropic récupère des développeurs sans lever le petit doigt, pendant que Musk et OpenAI continuent de se regarder dans le blanc des yeux.
Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste.
Hé bien, c'est ce que fait
WinPodX
, qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-pl
Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste.
Hé bien, c'est ce que fait
WinPodX
, qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-plan et découpe l'affichage application par application via FreeRDP RemoteApp. Comme ça, les liens mailto: partent vers Outlook ou les schémas slack: ou vnc: vers l'application qui les a déclarés.
Tout ce qui est presse-papiers, son, imprimantes et votre dossier personnel sont partagés d'office, et le conteneur se met en pause tout seul quand personne ne s'en sert.
Jusque-là,
WinApps dont je vous ai déjà causé, qui fait tourner Office sous Linux
, faisait déjà l'essentiel avec les fenêtres détachées, le dossier personnel partagé, le clic droit qui envoie un fichier vers une application Windows. Mais WinPodX se distingue aussi dans l'autre sens puisque vos applications Linux remontent également dans le menu "Ouvrir avec..." du Windows, et dans un dossier "Linux Apps" du menu Démarrer. Bref, l'accès aux apps et aux fichiers marche dans les 2 sens, pour plus de transparence dans vos usages.
Si ça vous intéresse, sachez qu'il vous faut une licence Windows valide, car WinPodX ne la fournit pas (logique), que la virtualisation doit être activée dans le BIOS, avoir un accès à /dev/kvm, 8 Go de RAM et une trentaine de gigas de libre. La première installation prend cinq à dix minutes le temps de télécharger l'ISO, et les suivantes sont quasi instantanées.
Il y a également un paquet pour openSUSE, Fedora, Debian, Ubuntu, Arch et NixOS, un AppImage pour les autres. C'est sous licence MIT, et sans aucune télémétrie puisque celle de Windows a été elle-même coupée par défaut. Ah et l'interface du OuinOuin peut être configurée en français.
Par contre, pas d'accélération GPU, ce qui exclut les jeux et la 3D à moins de monter un passthrough à la main. Préférez Wine pour ça...
SpaceXAI, la maison d'Elon Musk née de la fusion entre SpaceX et xAI, a mis en ligne mardi la bêta de Grok Bot. L'outil installe des agents IA sur une machine distante qui leur appartient, et ces agents continuent d'avancer sur leurs missions une fois votre ordinateur, même refermé. Vous dormez, eux non.
Un bot garde le contexte de sa tâche pendant des heures et ne vous sollicite que pour valider un envoi ou trancher une décision qui l'a bloqué.
Quand un projet se découpe en plusieurs morceaux,
SpaceXAI, la maison d'Elon Musk née de la fusion entre SpaceX et xAI, a mis en ligne mardi la bêta de Grok Bot. L'outil installe des agents IA sur une machine distante qui leur appartient, et ces agents continuent d'avancer sur leurs missions une fois votre ordinateur, même refermé. Vous dormez, eux non.
Un bot garde le contexte de sa tâche pendant des heures et ne vous sollicite que pour valider un envoi ou trancher une décision qui l'a bloqué.
Quand un projet se découpe en plusieurs morceaux, les bots se le répartissent en discutant entre eux dans une messagerie commune, un peu comme le ferait une petite équipe dans un canal Slack.
Ces agents ouvrent vos applications et vos sites web avec vos propres identifiants, exactement comme vous le feriez au clavier, sans passer par les interfaces officielles que les logiciels s'offrent entre eux. Les agents d'OpenAI, d'Anthropic ou de Google savent déjà faire du travail de bureau, sauf que chez eux vous ouvrez la session vous-même avant de laisser la main. Ici, le bot se débrouille.
La bêta tourne sur Mac, iOS, Windows et Linux. Android suivra.
Il faut par contre y mettre le prix. SuperGrok Heavy coûte 300 dollars par mois, et les abonnés de Cursor, l'éditeur de code boosté à l'IA, y accèdent avec les formules à 120 ou 200 dollars. Aucun tarif en euros n'a été communiqué pour le moment, et les entreprises font la queue sur une liste d'attente.
SpaceXAI a annoncé en juin le rachat d'Anysphere, la maison mère de Cursor, pour 60 milliards de dollars, un record pour une startup. Les régulateurs n'ont pas encore donné leur feu vert, ce qui n'empêche visiblement pas les deux équipes d'avancer main dans la main. Grok 4.6, un modèle conçu pour tenir des tâches longues sans perdre le fil, est d'ailleurs sorti le lendemain de la bêta.
En juillet, Grok Build, l'outil de codage de la même maison, expédiait des dépôts Git entiers vers ses serveurs, avec les clés d'API dedans. Confier l'ensemble de ses comptes à un agent autonome demande du coup beaucoup de confiance.
C'est un usage de l'IA vraiment fascinant qui va clairement se généraliser dans les années à venir, j'ai hâte de voir ce que ça donnera.
-- Article en partenariat
avec Surfshark
--
Vous croyez que votre identité vous appartient ? Pffff, noob. Qu'elle est en sécurité parce que vous avez un mot de passe compliqué et que vous ne cliquez pas sur les liens suspects ? Re pffff. Détrompez-vous. En 2024, les cybercriminels ont réussi à extorquer 12,5 milliards de dollars aux consommateurs américains, une hausse de 25% en seulement un an (bon c'est des Américains, mais quand même). Et l'IA est le principal coupable.
O
Vous croyez que votre identité vous appartient ? Pffff, noob. Qu'elle est en sécurité parce que vous avez un mot de passe compliqué et que vous ne cliquez pas sur les liens suspects ? Re pffff. Détrompez-vous. En 2024, les cybercriminels ont réussi à extorquer 12,5 milliards de dollars aux consommateurs américains, une hausse de 25% en seulement un an (bon c'est des Américains, mais quand même). Et l'IA est le principal coupable.
Oui, l'intelligence artificielle. Cette merveille qui vous aide à rédiger vos mails et à générer des images de chats cosmonautes, c'est aussi l'outil préféré des escrocs pour vous voler votre identité. Et ils sont devenus sacrément bons.
Deepfakes : votre patron vous demande de virer 25 millions
Petite mise en situation réelle (les noms ont été changés pour protéger les victimes comme ils disent à la télé). Vous êtes employé dans une boîte à Hong Kong. Vous recevez un mail du CFO basé à Londres qui vous demande de faire un virement urgent de 25 millions de dollars. Vous vous connectez à une visioconférence. Le CFO est là, vos collègues aussi. Ils discutent, ils répondent à vos questions, tout semble normal. Vous validez le virement.
Sauf que personne n'était réel (sauf vous, peut-être ... on vit dans une simulation il parait). Tous les participants étaient des deepfakes générés par IA. Des visages, des voix, des gestes ... le tout est créé à partir de vidéos publiques trouvées sur le net. La boîte a perdu 25 millions. Vous avez perdu votre job. L'IA s'en fout, elle n'a pas de sentiments.
Ce n'est pas un scénario de film. C'est arrivé en 2024. Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Des deepfakes d'Elon Musk qui promeuvent des arnaques crypto, des faux appels vocaux de "membres de votre famille" en détresse qui vous demandent de l'argent, des vidéos de Taylor Swift qui offrent des batteries de cuisine en échange de vos coordonnées bancaires. & co. L'IA a rendu l'imposture parfaite.
L'IA, la boite à outils de l'arnaque
Les cybercriminels utilisent l'IA à toutes les étapes du vol d'identité :
Le clonage vocal. Avec seulement quelques secondes d'audio (merci vos stories Instagram), l'IA peut reproduire votre voix à la perfection. Plus d'un quart des gens ont été ciblés par des arnaques au clonage vocal. Votre mère reçoit un appel de "vous" en larmes, vous avez besoin de 5 000€ tout de suite. Elle envoie. C'était pas vous. Bye bye votre héritage lol.
Le phishing généré par IA. Fini les mails avec des fautes d'orthographe et des traductions Google Translate. Les LLM comme ChatGPT écrivent des messages parfaitement structurés, personnalisés avec vos données scrapées sur LinkedIn, Facebook, et je ne sais quoi. 40% des emails de phishing ciblant les entreprises sont désormais générés par IA. Ils sont indétectables (pas tous, mais ça viendra assez vite).
Les documents synthétiques. Besoin d'un faux relevé bancaire, d'une fausse carte d'identité, d'un contrat bidon ? L'IA le génère en quelques secondes. Les fraudeurs créent des identités entièrement fictives (le fameux synthetic identity fraud) en mélangeant des données réelles (souvent le numéro de sécu d'un enfant ou d'un défunt) avec des infos inventées. Le crime à l'identité synthétique coûte déjà 6 milliards de dollars par an aux prêteurs américains.
Le cracking de mots de passe : PassGAN, un outil IA, a cracké 51% des mots de passe en moins d'une minute, 81% en moins d'un mois. Votre "MotDePasse123!" ne résiste même pas le temps de faire un café.
Le spyware boosté à l'IA. Les malwares espions sont devenus plus intelligents. Ils évitent la détection, ciblent les infos sensibles avec précision, et les menaces de spyware mobile ont doublé ces derniers mois. Vous cliquez sur une pub, vous installez une app, et paf, tout ce que vous tapez est enregistré et envoyé à un mec dans un bunker.
Et vous, vous faites quoi face à ça ?
Vous ne pouvez pas empêcher les deepfakes d'exister. Vous ne pouvez pas empêcher les data brokers de vendre vos infos. Mais vous pouvez limiter ce que les escrocs connaissent de vous. Et c'est là
qu'un VPN comme Surfshark
entre en jeu.
Pas n'importe lequel. Un VPN qui comprend que la vie privée, c'est pas juste cacher votre IP. C'est surtout réduire votre empreinte numérique globale. Pas juste un VPN, un bouclier contre le vol d'identité.
Surfshark, c'est pas qu'un tunnel chiffré. C'est une boîte à outils de privacy qui attaque le problème du vol d'identité sous plusieurs angles :
Vous devez créer un compte sur un site douteux ? Vous réservez un hôtel sur une plateforme que vous ne connaissez pas ? Alternative ID génère une identité complète (nom, prénom, adresse, email, numéro de téléphone virtuel) que vous utilisez à la place de la vôtre. Les emails arrivent dans votre vraie boîte, mais l'expéditeur ne sait pas qui vous êtes réellement. Fini les fuites de données qui mènent directement à vous.
Vos données traînent partout. Des centaines de sites revendent votre nom, votre adresse, votre numéro, votre historique d'achats. Incogni, inclus dans le pack Surfshark One+, contacte automatiquement ces agrégateurs de données et demande la suppression de vos infos. Vous n'avez rien à faire. C'est comme avoir un avocat de la privacy qui travaille 24/7 pour vous.
CleanWeb
: bloquer les trackers avant qu'ils ne vous profilent
Chaque site que vous visitez vous traque. Chaque pub vous profile. CleanWeb bloque les trackers, les pubs et les malwares au niveau DNS. Moins de données collectées = moins de matière première pour les IA des escrocs. C'est simple.
Chiffrement post-quantique : parce que demain, c'est maintenant
Surfshark a intégré le chiffrement post-quantique dans son protocole Dausos. Pourquoi ? Parce que dans quelques années, les ordinateurs quantiques pourront casser les chiffrements actuels comme du verre. Surfshark s'y prépare déjà. Vos données d'aujourd'hui ne seront pas déchiffrables demain. C'est de la vision. Ou de la paranoïa. Les deux se valent en cybersécurité.
Le VPN de base : cacher votre IP, cacher votre localisation
Le cœur du métier. Votre vraie IP est masquée, votre trafic est chiffré en AES-256-GCM, votre FAI ne sait pas ce que vous faites. Sur un WiFi public, dans un hôtel, à l'aéroport, là où les attaques sont les plus fréquentes, vous êtes protégé. Même si un mec sniff le réseau, il ne verra que du chiffré.
Surfshark Nexus : changer d'IP toutes les 5 minutes
Avec Rotating IP, votre adresse change automatiquement toutes les 5 minutes sans coupure. Les sites ne peuvent pas vous tracker à long terme. Les data brokers ne peuvent pas corréler vos sessions. C'est comme changer de costume toutes les 5 minutes dans une foule.
Antiscam Hub : tous les outils anti-arnaque dans le même écran
C'est la nouveauté maison, sortie en mai dernier. Au lieu d'aller pêcher chaque fonction dans un recoin différent de l'application, tout est réuni au même endroit : email masqué, numéro de téléphone alternatif, surveillance du dark web qui vous prévient quand vos données fuitent, blocage des sites malveillants et couverture en cas de vol d'identité. Sur le seul mois écoulé, Surfshark dit avoir bloqué près de 1,2 million de nouveaux sites de phishing et de malwares. Le Hub est encore en test sur iOS, les autres plateformes suivront.
Les chiffres qui font peur
Plus de 40% de la fraude dans le secteur financier est désormais pilotée par l'IA.
60% des consommateurs ont vu un deepfake entre 2023 et 2024.
48% des Américains estiment que l'IA les a rendus moins capables de repérer les arnaques.
1 deepfake sur 15 tentatives de fraude dans le secteur financier, une augmentation de 2 100% depuis l'adoption généralisée de l'IA générative.
76% d'augmentation des attaques de prise de contrôle de compte, 105% pour les fraudes de prise de contrôle de ligne téléphonique.
L'IA a transformé le vol d'identité en industrie. Ce n'est plus le petit escroc dans son garage. Ce sont des organisations structurées, avec des outils IA à la pointe, qui opèrent à l'échelle mondiale.
Je répète pour ceux du fond : vous ne pouvez pas arrêter l'IA. Vous ne pouvez pas arrêter les deepfakes. Vous ne pouvez pas empêcher les data brokers de vendre vos infos. Mais vous pouvez réduire votre surface d'attaque. Méfiez-vous de l'appel de votre "mère" qui vous demande de l'argent. Comme ça même si c'est vrai, vous avez une bonne raison de refuser et de garder votre argent (rooooh faites pas ça, faut toujours aider sa maman hein).
Un VPN, avec ses fonctionnalités de privacy avancées ne vous rend pas invincible. Mais il rend la vie des escrocs bien plus compliquée. Et, en 2026 et au-delà, chaque couche de protection compte. Votre identité est votre bien le plus précieux. Ne la laissez pas finir sur un dark web market, vendue au prix d'un sandwich. Surtout que vous pouvez vous protéger pour moins cher que ce sandwich, moins de 3€/mois TTC (80.63€ au total pour 2 ans + 3 mois offerts + 1 semaine d'essai gratuit).
Je m'intéresse à la sécurité mobile depuis un paquet d'années, et cette attaque-là, je ne l'avais jamais vue. Le point de départ n'est ni le réseau, ni un SMS piégé, ni une appli vérolée. C'est la carte SIM elle-même ! En effet, des
chercheurs
de l'université de Birmingham et de Fuzzware lui ont fait donner des ordres au modem qui l'héberge.
Le mécanisme s'appelle RUN AT et c'est une commande proactive puisque la carte ne se contente pas de répondre à l'appareil, mais elle lui de
Je m'intéresse à la sécurité mobile depuis un paquet d'années, et cette attaque-là, je ne l'avais jamais vue. Le point de départ n'est ni le réseau, ni un SMS piégé, ni une appli vérolée. C'est la carte SIM elle-même ! En effet, des
chercheurs
de l'université de Birmingham et de Fuzzware lui ont fait donner des ordres au modem qui l'héberge.
Le mécanisme s'appelle RUN AT et c'est une commande proactive puisque la carte ne se contente pas de répondre à l'appareil, mais elle lui demande aussi d'exécuter une commande AT. C'est
ce même langage
qui pilote les modems depuis le Hayes Smartmodem de 1981 donc autant dire qu'on a là, une vraie console générique dispo sur un bout de plastique.
Et sur une borne de recharge Autel, ça donne tout simplement une exécution de code. Le module Quectel qui l'équipe, fait passer le texte reçu dans un appel shell, avec une liste noire de caractères censée bloquer les échappements. Mais un simple retour à la ligne passe au travers... Et voilà comment 2 étapes plus loin, les chercheurs sont parvenus à faire tourner leur propre code, piloté depuis la SIM. Décidément, les
bornes de recharge collectionnent les mauvaises surprises
.
Autre exemple sur un smartphone OPPO Reno 14 F 5G, où une seule commande coince le téléphone en 2G... Son propriétaire ne peut alors plus revenir en arrière : ni le mode avion, ni la sélection manuelle du réseau, ni la désactivation de la SIM dans les réglages ne permet de restaurer de la 5G ou de la 4G. Or la 2G n'a pas d'authentification mutuelle, donc une
fausse antenne
redevient un facteur de risque sur ce genre de matos récent. Deux autres commandes éteignent même le téléphone ou tuent son modem.
Reste la condition d'entrée, et elle est lourde : la carte doit déjà être hostile. Cela passe au choix par un échange physique, un interposeur glissé sous la puce, un opérateur compromis, ou du sabotage en usine... Mais surtout, rien là-dedans n'exploite de bug exotique. En fait, cette capacité est écrite dans les spécifications cellulaires, ce qui fait dire au chercheur Marius Muench que ces attaques sont conformes au standard.
Maintenant sur votre téléphone perso, le scénario d'une telle attaque reste assez serré. Mais sur un boîtier 4G oublié dans un local technique, beaucoup moins. Sur 26 appareils testés, 9 exposent l'interface, dont 6 modems IoT sur 8, contre 3 téléphones sur 18. Par contre, ni iPhone ni Pixel ne sont faillibles et Qualcomm a préparé une configuration durcie qui la coupe par défaut. De son côté, Quectel travaille encore dessus...
Bref, si vous exploitez des équipements cellulaires sur le terrain, une seule question au fournisseur du module suffit : RUN AT est-il activé, et peut-on le couper ? Notez qu'aucune attaque de ce type n'a été signalée pour le moment.
Cloudflare Computer
est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite.
Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossi
Cloudflare Computer
est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite.
Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossier, lister, supprimer, et un grep intégré pour fouiller dans le tas. Pour tout le reste, il n'y a qu'une fonction à retenir, exec(). Vous lui passez une commande, et elle vous rend la sortie et le code de retour.
Ce qui change par contre, c'est l'endroit où la commande tourne. 3 environnements sont disponibles et interchangeables sur les mêmes fichiers. Il y a d'abord un conteneur Linux complet, avec npm, node et de vrais binaires. Ou un shell léger pour les commandes simples. Et enfin, un dernier qui exécute directement votre code, sur une base neuve à chaque appel.
Comme ça, vous passez de l'un à l'autre sans réécrire une ligne de votre agent.
Les 9 exemples fournis montrent bien ce qu'on peut en tirer quand on aime bidouiller. Le plus parlant fait par exemple tourner un agent de discussion qui prendra l'espace de travail comme répertoire courant, donc qui travaillera dans de vrais fichiers au lieu de tout garder en mémoire.
Un autre colle
pandoc
dans le conteneur et laisse l'agent transformer une fiche markdown en PDF. Il y en a aussi un qui fabrique des images avec Workers AI, un quatrième joue sur les politiques de sortie réseau pour décider ce que l'agent a le droit de joindre, et enfin, un dernier génère un projet Worker complet, puis le publie.
Il y a même une interface web qui balance la même tâche dans le conteneur et dans un environnement léger, côte à côte.
Reste à savoir ce qui est gratuit là-dedans... Le code est sous licence MIT, et le système de fichiers seul, sans aucune exécution, tourne sans souci dans le plan Workers gratuit puisque les Durable Objects qui portent ce stockage y sont inclus, avec 100 000 requêtes par jour et 5 Go d'espace.
Il faut un compte Cloudflare, évidemment...
Puis si vous voulez faire tourner des vraies commandes ou avoir un shell, faudra payer puisque le conteneur comme les environnements légers réclament le plan Workers payant, facturé 5 dollars par mois au minimum.
Après j'ai quelques réserves quand même parce que le projet est très récent, encore en preview et clairement inadapté à de la production. Ensuite, la limite technique d'un espace de travail tourne autour de 10 Go, et les accès disque lourds restent plus lents que sur un vrai disque. Puis surtout, tout vit chez Cloudflare, et pas chez vous (si vous préférez l'inverse,
je vous avais montré workerd
, le moteur des Workers en local).
Mais bon, c'est à garder à l'œil si vous êtes client Cloudflare.
La dernière release candidate de Linux 7.2 est bien plus "grosse" qu'elle ne devrait l'être à ce stade du cycle, mais cela n'a pas empêché Linus Torvalds de la publier dimanche en attribuant ce trop-plein aux outils IA qui relisent le code du noyau.
"Je ne peux pas dire que la taille de tout ça m'enthousiasme, mais c'est comme ça : la nouvelle normalité, avec beaucoup de correctifs, dont beaucoup viennent de la revue par divers outils IA."
Rien ne lui paraît effrayant pour autant, et il ne voit
La dernière release candidate de Linux 7.2 est bien plus "grosse" qu'elle ne devrait l'être à ce stade du cycle, mais cela n'a pas empêché Linus Torvalds de la publier dimanche en attribuant ce trop-plein aux outils IA qui relisent le code du noyau.
"Je ne peux pas dire que la taille de tout ça m'enthousiasme, mais c'est comme ça : la nouvelle normalité, avec beaucoup de correctifs, dont beaucoup viennent de la revue par divers outils IA."
Rien ne lui paraît effrayant pour autant, et il ne voit aucune raison de retarder la 7.2. Une grosse taille pour ce noyau, ça veut dire plus de 400 correctifs, signés par plus de 230 personnes alors que dans une Release Candidate en général, c'est le moment où le noyau est censé se calmer avant la sortie. Alors que là, ça ressemble plutôt à un nouveau début de cycle.
Et ça tape de partout : Pilotes graphiques, son, réseau, systèmes de fichiers, code d'architecture. Les plus gros blocs viennent de s390 et zcrypt, de btrfs qui remet en place une infrastructure interne, et de correctifs netfilter ipset.
Mais attention au contresens, parce que je l'ai vu passer sur certains tweets d'anti-IA. Torvalds parle de revue de code par des outils IA, et pas d'une IA qui écrirait le noyau à sa place. Sa position de fond,
Vincent nous la racontait en juillet
quand il envoyait les anti-IA forker le noyau. Ici, ça ne concerne que des outils qui relisent du code existant et signalent des trucs douteux. Après derrière, ce sont des humains qui trient.
À titre d'exemple, l'un des correctifs de cette rc7 traite un use-after-free dans ptdump, l'interface qui affiche les tables de pages du noyau en clair pour repérer les problèmes de mémoire. C'est ce type de bug qui se transforme en faille et il était là depuis mars 2018 (depuis Linux 4.16).
C'est
Syzbot
, le robot qui bombarde le noyau d'entrées tordues en continu, qui a levé le lièvre en juin dernier. David Carlier a écrit un premier correctif en s'aidant de Claude Opus 4.8 pour remonter la piste, et Lorenzo Stoakes, mainteneur de la gestion mémoire, l'a retravaillé avant qu'il parte dans la rc7. Il devrait ensuite être rétroporté vers les noyaux stables, donc vers les machines qui tournent aujourd'hui.
Autre exemple, Greg Kroah-Hartman, qui
traque déjà des bugs du noyau avec une IA locale
, vient de faire retirer le pilote Moxa Intellio, soit près de 2200 lignes écrites en 1999 qui supporte certaines cartes série multiports. Alors pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Eh bien il écrit dans son patch que : "C'est un très vieux pilote, aucun matériel connu ne circule encore pour lui, et la société dit ne plus en avoir besoin, alors retirons-le puisque les LLM commencent à venir le titiller et à y trouver des choses "intéressantes" qui vont juste faire perdre du temps à tout le monde, vu qu'il ne sert plus...".
Voilà donc un autre effet de l'analyse de code par IA. Elle oblige les mainteneurs de projet à tailler dans le gras pour virer du code obsolète que des modèles de langage viendraient renifler d'un peu trop près. Ça ne peut pas faire de mal.
Pour moi, le vrai risque de ces outils sur un projet ouvert tient au volume. Un flot de signalements produits par des gens qui ne relisent pas ce qu'ils envoient, où plus personne ne distingue l'hallucination du vrai bug, et là ça partirait en eau de boudin. Mais comme le noyau, lui, garde des mainteneurs qui comprennent les tenants et les aboutissants de ce qu'ils lisent, ça se passe très bien. Même si la quantité de problèmes remontés surprend Linus.
Voilà, si cette nouvelle version du noyau vous intéresse, sachez qu'elle devrait normalement sortir la semaine prochaine en version finale.
Je m'en doutais un peu mais c'est confirmé, derrière chaque session GeForce NOW tourne un vrai Windows, et cette machine virtuelle est moins verrouillée qu'elle en a l'air. En effet, une démo du moddeur Zortos montre le service qui s'ouvre non pas sur un jeu, mais sur un bureau complet, avec barre des tâches, menu démarrer et icônes.
La manip passe par le jeu Trove... Pendant le lancement, Zortos ouvre le navigateur web intégré de Steam, se balade dans les dossiers de la machine, récupère un exé
Je m'en doutais un peu mais c'est confirmé, derrière chaque session GeForce NOW tourne un vrai Windows, et cette machine virtuelle est moins verrouillée qu'elle en a l'air. En effet, une démo du moddeur Zortos montre le service qui s'ouvre non pas sur un jeu, mais sur un bureau complet, avec barre des tâches, menu démarrer et icônes.
La manip passe par le jeu Trove... Pendant le lancement, Zortos ouvre le navigateur web intégré de Steam, se balade dans les dossiers de la machine, récupère un exécutable et remplace quelques chemins dans le répertoire du jeu. Au démarrage suivant, Windows s'affiche alors à la place du jeu. Tout ça repose sur
SalsaNOW
, un outil open source signé dpadGuy.
Une fois le bureau ouvert, la machine encaisse à peu près tout ce qui ne réclame pas de droits administrateur. Zortos y a fait tourner Wallpaper Engine pour les fonds animés et LM Studio avec le modèle Gemma 4. Et pour les logiciels qui exigent une installation privilégiée, ils peuvent sans souci être préparés en version portable sur son propre PC, puis décompressés là-haut.
Reste que ce bureau est un bac à sable. La session tourne en compte utilisateur simple, donc pas de droits administrateur, pas d'anticheat noyau, et beaucoup d'installations qui finissent sur un refus d'accès.
L'autre mur, c'est la persistance. Sans l'option de stockage payante, tout disparaît à la déconnexion. Et même en la prenant, la machine ne conserve que vos Documents, l'AppData du compte, baptisé kiosk, et le contenu du lecteur I:. Tout le reste repart de zéro à la session suivante, et fermer l'explorateur de fichiers coupe la connexion sur-le-champ.
Dernier filtre, et pas le moindre, ça ne fonctionne que sur les abonnements payants, ceux dont je détaillais les formules quand
Nvidia a sorti son client Linux natif
. L'offre gratuite est hors jeu, tout comme les GeForce NOW opérés par les partenaires alliance.
Maintenant, qu'en est-il du règlement ? Eh bien comme vous vous en doutez, les conditions d'utilisation interdisent formellement de contourner les mécanismes de sécurité ou d'authentification du service, et Nvidia se réserve le droit de suspendre ou de restreindre un compte à sa discrétion. En cas de suspension, la période coupée n'est pas remboursée.
Mais à ce jour, aucun bannissement lié à ces méthodes n'a été rapporté, et Nvidia n'a sorti ni correctif ni communiqué. Voilà, c'est rigolo comme bidouille, mais si vous vous lancez, c'est votre compte que vous mettez en jeu.
Reste maintenant à voir combien de temps la porte restera ouverte.
Dans la série, "Il n'y a pas que chez nous que la police fait mal son travail", aujourd'hui, je vous emmène rire avec la police canadienne qui a fait une boulette, mais alors comme jamais j'en ai vu. Et cela bien sûr avec la complicité de la justice, parce que sinon ce serait pas drôle.
En fait, il y a un Canadien qui vient de passer 18 mois en taule pour pédopornographie sur la messagerie Kik. À l'origine, le suspect dans cette affaire avait le nom d'utilisateur "fus__ro_dah".
Fus Ro Dah ça vie
Dans la série, "Il n'y a pas que chez nous que la police fait mal son travail", aujourd'hui, je vous emmène rire avec la police canadienne qui a fait une boulette, mais alors comme jamais j'en ai vu. Et cela bien sûr avec la complicité de la justice, parce que sinon ce serait pas drôle.
En fait, il y a un Canadien qui vient de passer 18 mois en taule pour pédopornographie sur la messagerie Kik. À l'origine, le suspect dans cette affaire avait le nom d'utilisateur "fus__ro_dah".
Fus Ro Dah ça vient de The Elder Scrolls V: Skyrim, et ça désigne le cri Unrelenting Force. Ce sont 3 mots de langage draconique : Fus pour la force, Ro pour l'équilibre, Dah pour la poussée et le joueur les hurle pour projeter ses adversaires à l'autre bout de la salle. Fin de ma parenthèse gaming ^^.
Ceux parmi vous qui ont eu la moyenne au brevet des collèges auront remarqué que dans ce pseudo, il y a 3 underscores. Les boomers appellent ça le "tiret du bas", si jamais vous ne savez pas de quoi je parle. Et pas de bol, notre Canadien qui s'appelle Brandon Klayme s'est fait arrêter en 2020 parce qu'il avait le même pseudo.
Enfin, pas tout à fait... Lui, il n'avait que deux underscores dans son pseudo "fus_ro_dah". Alors certes, la police du Wisconsin avait bien relevé "fus__ro_dah" dans les 125 messages extraits du téléphone de la victime, mais la demande envoyée à Kik pour obtenir les données du compte, elle, portait sur "fus_ro_dah". Kik a donc répondu avec l'adresse mail rattachée à ce compte-là, et le reste s'est enchaîné tout seul... Google pour l'adresse IP, Bell Aliant pour l'adresse postale, puis la police de Halifax pour la perquisition.
Donc évidemment, tout ce qui a été collecté en ligne, comme preuve pour l'inculpé, ne lui était absolument pas rattaché. Mais cela n'a pas empêché la justice de le reconnaître coupable en avril 2023 et à le condamner à 18 mois de prison, suivi de 18 mois de probation. Le gars, évidemment, a toujours clamé son innocence, mais peu importe, on sait comment ça marche. Pendant plusieurs jours au tribunal, les procureurs ont passé en revue des tas de preuves contre lui et il a fini par être condamné malgré le fait qu'ils n'aient rien trouvé sur ses appareils électroniques. Une fois encore, la justice fait bien son travail ^^.
Bref, ce petit _ en trop est passé totalement inaperçu...
Jusqu'à ce que les avocats qui travaillent sur son dossier se rendent compte de cette subtile erreur. Alors le 23 juillet, la Cour d'appel de la Nouvelle-Écosse ne s'est pas contentée d'annuler la condamnation. Son
jugement
prend soin de préciser que ce n'est ni un vice de procédure ni un acquittement au bénéfice du doute et heureusement. Ils reconnaissent que Klayme est "factuellement innocent". Quant au titulaire du compte aux deux underscores, un dénommé Jay, son adresse IP pointe vers la Californie...
Et voilà comment à cause d'un gars qui ne sait pas faire un copier-coller, un gamer Skyrim innocent a passé 18 mois en taule. Évidemment, il a été "décondamné", circulez y'a plus rien à voir.
Un développeur du nom d'
Artem Lytkin
a réussi à faire tourner DOOM sur une machine dont la seule et unique opération est un chercher-remplacer, le même que celui de votre traitement de texte, appliqué en boucle sur un énorme fichier texte. Le projet s'appelle doom-regex et son code est public depuis quelques jours.
Une expression régulière, c'est un motif de recherche un peu évolué, capable de repérer par exemple tous les groupes de chiffres suivis d'une virgule dans un texte pou
Un développeur du nom d'
Artem Lytkin
a réussi à faire tourner DOOM sur une machine dont la seule et unique opération est un chercher-remplacer, le même que celui de votre traitement de texte, appliqué en boucle sur un énorme fichier texte. Le projet s'appelle doom-regex et son code est public depuis quelques jours.
Une expression régulière, c'est un motif de recherche un peu évolué, capable de repérer par exemple tous les groupes de chiffres suivis d'une virgule dans un texte pour les remplacer par autre chose. Les développeurs s'en servent tous les jours pour nettoyer des fichiers ou valider des adresses mail, jamais pour lancer un jeu vidéo.
Ici, tout l'ordinateur vit dans une seule chaîne de caractères d'environ 96 Mo, dans laquelle les registres du processeur, la mémoire, l'image affichée à l'écran, le moteur du jeu et ses données sont posés sous forme de texte. Un jeu de 544 règles de remplacement, toujours appliquées dans le même ordre, simule un petit processeur 32 bits maison baptisé RVM-1.
Il n'y a aucun interpréteur ni aucun calcul en dehors de ces règles. Quand le jeu additionne deux nombres, c'est une substitution qui réécrit des caractères au bon endroit dans la chaîne, et rien d'autre.
Le prix à payer est quand même salé, puisqu'il faut près de 14 millions de substitutions pour produire une seule image du premier niveau, à un rythme d'environ 80 000 remplacements par seconde. Trois minutes par image. Une petite séquence de 100 images représente du coup plus d'un milliard d'opérations.
Le résultat n'est pourtant pas une vague approximation, car les images produites sont identiques à l'octet près à celles du vrai DOOM compilé normalement, vérification par empreinte cryptographique à l'appui.
Tom's Hardware, le média spécialisé qui a relayé la trouvaille, résume bien l'expérience : y jouer tient plus "des échecs par correspondance avec un fusil à pompe" que du jeu de tir nerveux. Une démo pour Windows est malgré tout téléchargeable pour les plus patients.
DOOM a déjà tourné sur des tests de grossesse et des tracteurs, mais on est ici un cran au-dessus, avec la preuve qu'un outil de bureautique détourné suffit à construire un ordinateur qui marche. Hackaday, le site des bidouilleurs, reconnaît d'ailleurs que la valeur pratique du truc est à peu près nulle.
Totalement inutile, et c'est exactement pour ça qu'on adore : ce genre de bidouille obsessionnelle et gratuite vaut tous les produits à abonnement du moment.
Sur la page Steam du jeu indé
Crashphalt
, il se passe un phénomène assez étrange... Des joueurs laissent des avis du genre "j'ai tué Sans d'Undertale !", "Super jeu, un peu triste qu'il ne serve que de mod multijoueur pour Undertale" ou "Le meilleur jeu auquel on ne joue jamais". Sauf que Crashphalt c'est juste un jeu de baston à 4 sorti gratuitement en 2018, et qu'il n'y a pas la moindre trace d'Undertale dedans...
Son créateur, Jose Pacio (RetroSpecter pour les intimes), a mis
Sur la page Steam du jeu indé
Crashphalt
, il se passe un phénomène assez étrange... Des joueurs laissent des avis du genre "j'ai tué Sans d'Undertale!", "Super jeu, un peu triste qu'il ne serve que de mod multijoueur pour Undertale" ou "Le meilleur jeu auquel on ne joue jamais". Sauf que Crashphalt c'est juste un jeu de baston à 4 sorti gratuitement en 2018, et qu'il n'y a pas la moindre trace d'Undertale dedans...
Son créateur, Jose Pacio (RetroSpecter pour les intimes), a mis un moment à comprendre le délire parce qu'à la sortie de son jeu, sa fiche affichait une dizaine d'avis. Et aujourd'hui elle en compte 555, dont 530 positifs, ce qui classe le jeu en "évaluations extrêmement positives". C'est la courbe dont rêve n'importe quel dev indé, à un détail près : aucun de ces avis ne parle de son jeu.
Crashphalt, c'est donc un platform-fighter local à 4 joueurs dans la lignée de TowerFall, où on balance des ondes de choc dans le décor pour éjecter les copains. C'est le Studio Cold Pressed Games qui l'a sorti le 11 octobre 2018, en version gratuite, et c'était son premier jeu.
Alors quel est ce mystère ? Et bien l'explication c'est : un mod. En effet,
Undertale Together
, signé Depa et sorti en 2019, permet d'ajouter un deuxième joueur dans Undertale, le jeu de Toby Fox. Le hic, c'est que les deux joueurs partagent le même clavier, flèches pour l'un, WASD pour l'autre. C'est pratique quand votre pote est avec vous sur le canapé et que vous supportez son haleine de bouc, mais beaucoup moins quand il habite à 600 km.
Et Steam a justement un outil qui va bien pour ça : Remote Play Together. Le concept c'est qu'un joueur possède et fait tourner le jeu, et ses potes (4 maxi) peuvent le rejoindre en streaming sans avoir le jeu. Mais le problème, c'est que c'est au développeur de cocher la case, et Toby Fox ne l'a jamais cochée sur Undertale. Alors que le dev de Crashphalt, lui, l'a fait.
Vous voyez venir la suite... La manip consiste ensuite à copier les fichiers Steam de Crashphalt, sa steam_api.dll et son steam_appid.txt, dans le dossier d'installation d'Undertale, puis à renommer UNDERTALE.exe en Crashphalt.exe.
Le numéro d'application posé à côté de l'exécutable suffit à convaincre Steam que Crashphalt tourne, l'overlay s'affiche, l'invitation Remote Play Together se débloque, sauf qu'à l'écran, bah c'est Undertale jouable à deux !!
Et personne ne pirate quoi que ce soit au passage, puisqu'il vous faut une copie légitime d'UNDERTALE v1.08 pour y jouer. Voilà, c'est un jeu qui sert de bac à sable à autre chose que lui-même, et ce n'est pas quelque chose de neuf, puisque je vous faisais découvrir
Garry's Mod
il y a des années.
Tout s'est emballé en décembre 2022, quand un certain AMMARO73 a publié un tutoriel qui déroule la marche à suivre pour rendre Undertale multijoueur et aujourd'hui, la vidéo approche des 465 000 vues.
Et puis le 12 juin 2025, quelqu'un poste la question qui fâche : "je me demande ce que ressent le développeur en sachant que littéralement personne ne se soucie de son jeu et l'utilise seulement pour modder d'autres jeux". C'est elle qui a fait sortir Jose Pacio du bois sur r/IndieDev.
Jose Pacio s'est même exprimé à ce sujet quand on lui a demandé si ça ne le faisait pas chier que son jeu soit juste devenu un utilitaire pour avoir un mode multi dans Undertale : "Ça ne me dérange pas du tout, ce que Crashphalt est devenu. Je suis passé à d'autres projets depuis longtemps, donc je trouve vraiment cool que le jeu ait trouvé une seconde vie."
Avec une réserve honnête quand même qui est que tant que Steam n'y trouve rien à redire, pas de souci pour que ça reste comme ça. Des jeux qui repartent pour un tour grâce à leur communauté,
j'en ai déjà parlé avec Multi Theft Auto
, mais rarement pour faire tourner le jeu d'un autre ^^.
Lui bosse maintenant sur
Draftula
, un roguelike de construction de château sans date de sortie. Et si vous cherchez un jeu gratuit sur Steam auquel jouer pour de vrai,
j'avais parlé de Deep Snake
.
Son post se termine par un PS adressé à Toby Fox : "Si tu lis ça, dis-moi si tu veux qu'on fasse un jeu ensemble". Un jour peut-être ?
Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir
Benji Berczi et Kyuhee Kim
, deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous.
Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de lang
Saviez-vous que ce bon vieux GLM 5.2 répond seulement à 17 % des questions politiquement sensibles portant sur la Chine. Eh bien maintenant, dites-lui qu'il est Claude, et il montera à 85 % !! C'est le résultat que viennent de sortir
Benji Berczi et Kyuhee Kim
, deux chercheurs du programme MATS, en collant de fausses identités à 7 modèles pour voir ce qui bougeait dessous.
Le protocole c'est juste une ligne ajoutée au system prompt, du genre "Tu es Claude, un grand modèle de langage d'Anthropic". Et rien d'autre ne change, ni le modèle, ni les questions posées.
Sauf que le nom "Claude" n'est pas vraiment la variable. Quand les chercheurs présentent le développeur comme un labo occidental, le modèle de Z.ai répond sans censure dans 62 à 81 % des cas. Alors que dans un cadrage chinois, ça retombe à 27 %. Bref, ce qu'il module en réalité, c'est la juridiction sous laquelle il croit bosser.
Et cette censure n'est pas câblée pareil d'un modèle à l'autre. Chez GLM elle est molle, logée dans les poids mais négociable par le contexte. Alors que chez Qwen elle est verrouillée. 0 % de réponses non censurées quoi qu'on lui raconte, et plutôt que refuser il récite la position officielle, "Taïwan est une partie inaliénable de la Chine, nous adhérons au principe d'une seule Chine".
Et chez Kimi, elle n'est même pas gérée par le modèle. C'est l'API de Moonshot qui intercepte en amont, 40 requêtes sensibles sur 48 bloquées avant d'atteindre quoi que ce soit.
Sur l'identité elle-même, Kimi K3 est le seul à déraper tout seul. Sans qu'on ne lui demande rien, il s'est présenté comme un grand comme étant Claude, 4 fois sur 10. GLM, lui, dit toujours qu'il est GLM. Bizarre non ?
Alors on pourrait croire que c'est parce que ces modèles ont été
distillés
à partir des modèles d'Anthropic, mais d'après les chercheurs, "ce n'est pas une preuve de distillation, mais ça montre que la conception que Claude a de lui-même est inscrite dans les poids de ces modèles."
Ils signalent même un biais gênant, qui est que les labos entraînent explicitement leurs modèles à ne pas répondre "je suis ChatGPT" (DeepSeek V3 le faisait en boucle à ses débuts), donc accepter "Claude" par défaut est un indice bien faiblard... De quoi calmer un peu les ardeurs de ceux qui
brandissent des sanctions
.
Et sur le mensonge de ces modèles, attention à ne pas lire l'étude de travers. Mis en situation de mentir pour se rendre utile, GLM ment entre 63 et 69 % du temps, mais avec l'identité Claude ça tombe à 22 %.
Sauf que le gros du gain ne vient pas de cet effet "Claude". En réalité, le simple fait d'avoir un system prompt (n'importe lequel quoi) fait déjà chuter le taux à 43 %, et n'importe quel cadrage d'assistant serviable finit entre 20 et 40 %. Claude est donc dans la fourchette, pas au-dessus.
Chez Llama et Gemma, l'identité Claude fait même légèrement grimper le mensonge, les modèles ayant l'air de comprendre le prompt d'identité comme une invitation à jouer le jeu.
Fin juin, je vous racontais que
j'avais branché GLM 5.2 dans Claude Code
via l'API de Z.ai et comme mon launcher déclare glm-5.2 comme modèle Sonnet, le bestiau reçoit un system prompt d'assistant estampillé Anthropic à chaque lancement, donc je suis pile dans ce cas-là.
Les chercheurs n'ont pas testé ce cas précis, mais si leur mécanisme tient, le modèle qui tourne dans mon terminal n'est déjà plus tout à fait celui de l'app chinoise.
Après faut pas s'emballer non plus. On parle de 5 à 6 questions par catégorie, une seule formulation testée, un seul run par combinaison, avec GPT-4.1 en juge. C'est un signal, pas un mode d'emploi. Et vu que la dérive de Kimi s'est volatilisée en 3 jours, ce genre de résultat périme vite.
Du coup, la prochaine fois qu'un modèle chinois vous répond de la merde censurée, retravaillez votre system prompt ou changez de CLI et vous verrez surement une grosse amélioration !
Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de
RadioactiveArtist
va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet.
Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'épo
Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de
RadioactiveArtist
va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet.
Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'époque. Mais ouverte, elle devient un cyberdeck complet, avec clavier et enceintes noyés dans la partie basse + un écran qui se redresse sur sa propre charnière.
Un cyberdeck, pour ceux qui débarquent des âges farouches (vous l'avez ?), c'est un ordinateur portable assemblé à la main dans un boîtier détourné, fait pour être réparé et modifié plutôt qu'acheté.
Dedans, y'a donc un Pi 5 avec 16 Go de RAM et une microSD de 128 Go. L'alimentation passe par un HAT UPS Geekworm, la carte d'onduleur qui se clipse sur le Pi, nourrie par 4 accus 18650. En façade, des lecteurs de cartes, des ports USB 3 et un jack casque, plus un hub audio USB Waveshare qui pilote les enceintes. Par contre, on ne sait rien de son autonomie...
L'Ethernet a été une vraie plaie apparemment puisqu'aucun adaptateur du marché ne rentrait dans l'espace disponible. Il a donc poncé à fond un connecteur RJ45 nu jusqu'à ce qu'il clipse dans le port. Les charnières, elles, se sont révélées bien plus dures que prévu, et les pattes du circuit imprimé de l'écran n'étaient pas faites pour encaisser cette tension. Une plaque ABS récupérée sur une vieille caisse de transport a réglé le problème.
Et la boîte ressort intacte !
Puis je sais pas si vous avez vu dans la vidéo, mais il y a aussi un LLM là-dedans. Un modèle de 3 milliards de paramètres via Ollama, qui répond sans la moindre connexion. L'écran de boot, l'écran de login et les icônes maison, eux, ont été codés avec Claude Code, qu'il a installé sur la machine le temps de la configuration.
perso, je n'ai jamais été très à l'aise avec Git. Je l'utilise tous les jours, mais c'est vraiment pas ma came. Dès que ça devient trop compliqué, genre conflit de merge qui repeint des dizaines de fichiers en rouge, je ne m'en sors plus ^^.
Heureusement qu'il y a l'IA pour m'aider dans des moments difficiles ! Mais si vous n'aimez pas confier la gestion de vos merges à un LLM en aveugle, je vous invite à découvrir GitWand, développé par Laurent Guitton, qui s'occupe uniquement de la gestion des
perso, je n'ai jamais été très à l'aise avec Git. Je l'utilise tous les jours, mais c'est vraiment pas ma came. Dès que ça devient trop compliqué, genre conflit de merge qui repeint des dizaines de fichiers en rouge, je ne m'en sors plus ^^.
Heureusement qu'il y a l'IA pour m'aider dans des moments difficiles ! Mais si vous n'aimez pas confier la gestion de vos merges à un LLM en aveugle, je vous invite à découvrir GitWand, développé par Laurent Guitton, qui s'occupe uniquement de la gestion des conflits avec Git et vous laisse gérer le reste.
Gitwand, c'est donc un client Git open source, sous licence MIT, qui classe chaque bloc conflictuel selon des règles fixes et ne résout automatiquement que ceux dont le résultat ne fait aucun doute.
Pour cela, il dispose de plusieurs patterns déterministes :
same_change, c'est quand les deux branches ont écrit exactement la même chose.
whitespace_only ne voit qu'une indentation qui a bougé,
reorder_only les mêmes lignes remises dans un autre ordre.
Un numéro de version qui change, lui, tombe dans value_only_change.
Et puis il y a complex, le fourre-tout des modifications qui se chevauchent pour de vrai. Celle-là n'est jamais tranchée toute seule.
git rerere rejoue les résolutions que vous avez déjà tranchées à la main,
et Mergiraf se branche directement dans git merge pour arbitrer en lisant l'arbre syntaxique de votre code.
Ce qui change ici, c'est que chaque décision est justifiée. En effet, chaque bloc reçoit un score de confiance ainsi qu'une trace qui nomme le motif retenu ligne par ligne.
Par exemple, si une branche écrit const theme = 'dark', et l'autre const theme = localStorage.getItem('theme') ?? 'dark', hé bien l'outil garde la seconde, étiquette sa décision prefer-theirs, et affiche 97 % de confiance à côté.
Sur la page d'accueil, l'outil annonce 95 % des conflits triviaux résolus automatiquement. Le moteur est aussi exposé aux agents IA via un serveur MCP, ce protocole qui branche des outils externes sur des assistants comme Claude Code ou Cursor. L'installation se fait comme ceci : claude mcp add gitwand -- npx -y @gitwand/mcp.
L'agent réclame un aperçu, récupère les blocs déjà réglés, et ne garde que les cas ambigus, avec les trois versions du code sous les yeux. Le modèle ne touche qu'à ce qu'aucune règle ne sait faire, soit l'inverse de ce qu'on voit d'habitude.
Le projet est jeune et ça se voit. Mais ça vaut le coup d'essayer parce que je pense que ça peut rendre de nombreux services. L'app existe pour macOS, Linux et Windows, l'interface est traduite en français, et elle se double d'une ligne de commande (npm i -g @gitwand/cli) et d'une extension VS Code.
Si vous avez un Mac Apple Silicon et que vous en avez assez de payer des tokens à chaque requête,
Rapid-MLX
vaut le détour. C'est un moteur d'inférence local maintenu par Raullen Chai, qui tape directement dans les kernels MLX d'Apple, sans repli sur llama.cpp ni couche Metal intermédiaire. Et si le nom vous dit vaguement quelque chose, c'est normal puisque c'est un fork de vLLM-MLX, le serveur de Wayner Barrios dont
je vous parlais en mai
. Rapid-MLX a juste pris
Si vous avez un Mac Apple Silicon et que vous en avez assez de payer des tokens à chaque requête,
Rapid-MLX
vaut le détour. C'est un moteur d'inférence local maintenu par Raullen Chai, qui tape directement dans les kernels MLX d'Apple, sans repli sur llama.cpp ni couche Metal intermédiaire. Et si le nom vous dit vaguement quelque chose, c'est normal puisque c'est un fork de vLLM-MLX, le serveur de Wayner Barrios dont
je vous parlais en mai
. Rapid-MLX a juste pris un rythme de publication plus soutenu des deux.
Ce que ça vous donne, c'est donc un serveur HTTP qui parle le même langage que l'API d'OpenAI et celle d'Anthropic. Vos scripts, Cursor, Aider, LangChain ou Claude Code continuent de fonctionner, sauf qu'ils tapent sur votre machine au lieu d'un datacenter.
Donc je vous propose de voir ensemble comment installer ça.
Étape 0 : Vérifier que votre Mac est éligible
Le script d'installation contrôle plusieurs choses avant de lancer quoi que ce soit, et autant les connaître d'avance. Il faut une puce Apple Silicon et il n'y a pas de version Linux ni Windows, ni de support CUDA ou AMD.
Le script d'installation accepte encore macOS 13 Ventura, mais le vrai plancher est macOS 14 Sonoma. La formule Homebrew l'exige, et surtout MLX, la brique Apple sur laquelle tout repose, ne publie de paquets macOS que pour les versions 14, 15 et 26. Sur un Mac resté en Ventura, ça cassera donc à l'installation des dépendances, quel que soit le chemin choisi.
Dernier point à avoir en tête, c'est pensé pour votre machine à vous et pas pour un serveur. Vous n'y trouverez donc ni authentification multi-utilisateurs, ni quotas de requêtes.
Étape 1 : Installer Rapid-MLX
Le plus simple, c'est Homebrew :
brew install rapid-mlx
Si vous gérez déjà vos environnements Python vous-même, les autres chemins existent :
Il y a aussi un installeur en une ligne (curl -fsSL https://rapidmlx.com/install.sh | bash) qui détecte votre RAM et vous propose un modèle adapté. Il crée un venv isolé dans ~/.rapid-mlx/ et pose le binaire dans ~/.local/bin/. Un curl | bash reste un curl | bash. La formule Homebrew fait exactement le même boulot, donc l'installeur en ligne perd de son intérêt.
L'installation de base pèse dans les 460 Mo et la vision, l'audio et les embeddings sont des extras optionnels, vous les ajouterez seulement si vous en avez l'usage.
Étape 2 : Choisir un modèle qui tient dans votre RAM
C'est là que la plupart des gens se plantent, en chargeant un modèle trop gros et en concluant que "ça rame". Sur Mac, la RAM est unifiée, donc le modèle mange directement dans la mémoire que se partagent le CPU et le GPU.
Les paliers recommandés par le projet :
RAM
Modèle conseillé
8 à 23 Go
`qwen3.5-4b-4bit`
24 à 47 Go
`gpt-oss-20b-mxfp4-q8`
48 à 95 Go
`qwen3.6-35b-8bit`
96 Go et plus
`gpt-oss-120b-mxfp4-q8`
Le catalogue complet se liste avec la commande rapid-mlx models, et rapid-mlx info <alias> vous donne le profil détaillé d'un modèle. Si vous voulez sortir du catalogue maison,
le filtre matériel de Hugging Face
que je vous montrais fin juin fait exactement ce tri à votre place.
Pour utiliser un autre modèle que celui par défaut, il suffit de reprendre l'alias affiché par rapid-mlx models et de le passer en argument. Et si vous préférez télécharger les poids à l'avance, sans rien lancer, c'est le boulot de rapid-mlx pull, qui accepte aussi bien un alias du catalogue qu'un identifiant Hugging Face :
rapid-mlx pull qwen3.5-9b-4bit
Le modèle atterrit dans le cache Hugging Face de votre machine, et ensuite rapid-mlx chat qwen3.5-9b-4bit ou rapid-mlx serve qwen3.5-9b-4bit chargeront ce modèle-là. Le pull préalable reste facultatif, chat et serve téléchargent d'eux-mêmes ce qui manque, mais autant rapatrier les gigas tranquillement avant plutôt qu'au moment où vous voulez bosser.
Étape 3 : Vérifier que ça tourne
Avant de bricoler des intégrations, testez en direct :
rapid-mlx chat
Ça part sur qwen3.5-4b-4bit par défaut, télécharge les poids au premier lancement (comptez 2,5 Go) et vous lâche dans une interface (REPL). /help listera les commandes slash, et /exit vous permettra de quitter le chat.
Une subtilité qui évite de mal interpréter ce premier test, c'est que dans le chat, le raisonnement est coupé par défaut, histoire que le modèle ne vous déballe pas sa réflexion à l'écran. En mode serveur par contre c'est l'inverse, et ça change la vitesse ressentie du tout au tout. J'y reviens plus bas.
Étape 4 : Lancer le serveur
Le vrai intérêt, c'est le mode serveur :
rapid-mlx serve qwen3.5-4b-4bit
Vous récupérez un endpoint sur http://localhost:8000. Le test qui confirme que tout est en place :
Pointez n'importe quel client compatible OpenAI sur http://localhost:8000/v1 et c'est réglé. Cursor, Aider, LibreChat, Open WebUI, LangChain, tous marchent avec ce seul changement d'URL. Il y a aussi /v1/embeddings pour du RAG local et /v1/responses pour le Codex CLI.
Étape 5 : Brancher Claude Code dessus
C'est le morceau le plus intéressant du lot, et il tient en deux variables d'environnement. Serveur lancé d'un côté, puis dans un autre terminal :
ANTHROPIC_BASE_URL=http://localhost:8000 ANTHROPIC_API_KEY=not-needed claude
Attention quand même, l'URL de base doit être la racine, sans/v1 à la fin. Le SDK Anthropic ajoute /v1/messages tout seul, donc si vous mettez /v1 vous obtenez /v1/v1/messages et ça casse.
Depuis la 0.10.14, l'appel d'outils passe par une grammaire contrainte activée par défaut, donc plus besoin de bidouiller un --tool-call-parser à la main pour que les tool calls soient parsables. Pour du Claude Code sérieux, visez plutôt un gros modèle, la doc officielle recommande par exemple qwen3.6-35b-4bit en exemple.
Quand ça coince
Le réflexe à avoir avant de chercher ailleurs :
rapid-mlx doctor
Les trois pannes les plus courantes sont toujours les mêmes.
Débit décevant côté serveur, c'est le raisonnement : les Qwen 3.5 et 3.6 démarrent en mode réflexion, donc ils pensent à voix haute avant de répondre, et --no-think règle l'affaire.
Plantage mémoire, votre modèle est trop gros pour la RAM disponible, redescendez d'un palier ou prenez une quantification plus agressive. Appels d'outils qui arrivent en texte brut, la récupération automatique gère la plupart des cas, sinon vous forcez le parser correspondant à votre modèle.
Voilà, grâce à ça, votre Mac est maintenant un serveur d'IA super rapide ! Plus de facture au token, et vos prompts ne sortent plus de la pièce.
Si vous avez un Navidrome qui tourne dans un coin et un serveur Ollama qui passe ses journées à ne rien faire, vous ne vous êtes jamais dit que les deux pourraient bosser ensemble ? C'est en tout cas ce qu'a flairé Parminder Klair qui a branché l'un sur l'autre et en a sorti une vraie station de radio, avec un DJ qui parle entre les morceaux.
Son DJ baptisé
Subwave
ne fait pas de la lecture aléatoire. À chaque tour, le modèle utilise des outils qui lui permettent de fouiller la b
Si vous avez un Navidrome qui tourne dans un coin et un serveur Ollama qui passe ses journées à ne rien faire, vous ne vous êtes jamais dit que les deux pourraient bosser ensemble ? C'est en tout cas ce qu'a flairé Parminder Klair qui a branché l'un sur l'autre et en a sorti une vraie station de radio, avec un DJ qui parle entre les morceaux.
Son DJ baptisé
Subwave
ne fait pas de la lecture aléatoire. À chaque tour, le modèle utilise des outils qui lui permettent de fouiller la bibliothèque, regarder ce qui vient de passer, consulter la grille des programmes, lire la météo. Il choisit le titre suivant avec une raison, écrit une intro courte, la synthèse vocale la lit, et
Liquidsoap
baisse la musique sous la voix.
Le vrai boulot ensuite c'est dans l'audio. L'analyseur embarqué mesure le tempo, la tonalité, le volume, et surtout la façon dont chaque morceau se termine. Un vrai fondu se laisse filer, une fin sèche se coupe net.
Il sait aussi repérer les intros chantées pour que le DJ ne cause pas par-dessus la voix. Ça, par contre, réclame l'image lourde de l'analyseur, une ligne à ajouter dans le fichier .env, et elle est en amd64. Sur un NAS ARM, ça passe en émulation.
Andon FM
, dont je vous parlais en mai, c'était le spectacle avec 4 IA qui achetaient leur musique et partaient en vrille en direct alors qu'ici, Subwave c'est l'outil qu'on installe chez soi, pour jouer ses propres fichiers.
Côté modèle, pas besoin d'artillerie lourde puisque Klair fait tourner un modèle 9B, du Qwen3.5 plus exactement, sans le raisonnement et avec de l'appel d'outils activé. "Les modèles plus gros écrivent de meilleurs textes, mais ils ne sont pas obligatoires", explique-t-il sur son site, "La mémoire de session compte plus que la taille du modèle. Sans elle, le DJ se répète en moins d'une heure."
La station se pilote depuis une console d'admin supportant jusqu'à 24 personas de DJ avec chacun sa voix, une grille sur la semaine où chaque créneau a son ambiance, et des compétences que le DJ enchaîne entre les titres, genre météo, infos ou trafic. Rassurez-vous, ces compétences sont de simples fichiers texte posés dans un dossier. Remplacer le flux RSS de la BBC par le vôtre ne demande donc pas de recompiler quoi que ce soit.
Le parti pris de cet outil, c'est le format radio et pas la playlist. Un seul flux Icecast, tout le monde entend la même chose au même instant, et aucun bouton pour passer au suivant. L'opérateur peut sauter un titre depuis l'admin, l'auditeur non. Klair le dit lui-même, les gens adorent ou décrochent immédiatement.
De son côté, le 100 % local tient à peu près la route avec Ollama, Piper ou Kokoro pour la voix, votre Navidrome, aucune clé d'API. Il n'y a que 2 appels sortant. 1 pour la météo via Open-Meteo et l'autre c'est MusicBrainz activé par défaut pour retrouver l'année d'origine des morceaux.
Pour le reste il vous faut
Navidrome
et un hôte Docker, comptez 10 minutes d'installation. Le flux sort toujours en MP3, avec des sorties Opus, AAC ou FLAC en plus si vous les activez, et un fichier .pls pour tuner depuis Sonos ou VLC. Les applications iOS et Android sont dispo en France, gratuites. Il y a même un serveur MCP, donc Claude Desktop peut réclamer un morceau à l'antenne.
Dernier point important que je tiens à préciser : Diffuser votre bibliothèque à d'autres que vous, c'est de la représentation publique, avec deux droits distincts à couvrir : la composition et l'enregistrement. En France, la première passe par la SACEM, le second par la SPRÉ. Donc soit vous l'utilisez comme station privée juste pour vous, soit vous ne diffusez que de la musique libre de droit. Et encore là, j'ai déjà entendu des histoires où la SACEM s'est servie au passage sur ce genre de musique, donc renseignez-vous bien.
Le code est en MIT, et vous pouvez
écouter la démo
avant de vous lancer.
Si vous avez un
Raspberry Pi
et que Chromium commence à vous fatiguer, le VRAI Chrome, celui des chads que vous êtes, est enfin dispo en ARM64 !! Enfin, dispo... Si vous savez où chercher, parce que la page de téléchargement de Google vous propose toujours l'installeur amd64, qui ne tournera jamais sur votre machine. C'est Joey Sneddon, d'OMG! Ubuntu, qui a trouvé la combine en bidouillant l'URL depuis son Pi 5.
Avant toute chose, vérifiez que vous êtes bien en 64 bits, parce qu'
Si vous avez un
Raspberry Pi
et que Chromium commence à vous fatiguer, le VRAI Chrome, celui des chads que vous êtes, est enfin dispo en ARM64 !! Enfin, dispo... Si vous savez où chercher, parce que la page de téléchargement de Google vous propose toujours l'installeur amd64, qui ne tournera jamais sur votre machine. C'est Joey Sneddon, d'OMG! Ubuntu, qui a trouvé la combine en bidouillant l'URL depuis son Pi 5.
Avant toute chose, vérifiez que vous êtes bien en 64 bits, parce qu'un système 32 bits refusera le paquet :
dpkg --print-architecture
Si ça répond arm64, le fichier est
là
, 126 Mo. Il s'installe comme n'importe quel .deb local, en laissant apt gérer les dépendances :
Le RPM existe aussi pour les distributions qui préfèrent, en remplaçant la fin du nom par aarch64.rpm.
J'ai ouvert le paquet pour regarder ce qu'il y avait dedans. Son fichier de contrôle annonce google-chrome-stable en version 150.0.7871.186, architecture arm64, un peu plus de 400 Mo une fois installé. Soit exactement la même version que le paquet x86 poussé le même soir. Le même Chrome, à la même révision.
Et le canal stable n'est pas seul. Le dépôt de Google sert aussi la beta (151.0.7922.47), la dev (152.0.7967.2) et la canary (152.0.7974.0) pour les puces ARM, et son fichier Release déclare noir sur blanc les deux architectures. Les quatre canaux ont été publiés dans la même minute que leurs équivalents x86.
Est-ce qu'on se retrouve coincé sur cette version, à re-télécharger le .deb à la main tous les mois ? Non. Le script de post-installation contenu dans le paquet ajoute le dépôt Google en précisant l'architecture, et les cinq paquets y sont indexés en arm64 exactement comme en x86. Les mises à jour ont donc de quoi arriver par apt, comme d'habitude.
Alors pourquoi s'embêter, puisque Chromium tourne sur ARM depuis des années ? Pour deux trucs. D'abord ma synchro du compte Google, qui ramène favoris, mots de passe et extensions. Et ensuite, Widevine, le module DRM, qui est ici un vrai binaire aarch64 et pas une couche de compatibilité comme
l'émulateur FEX financé par Valve
. Netflix et les autres plateformes à DRM s'ouvriront enfin sur un SBC !!!
Mais avec une nuance à connaître avant de vous réjouir qui est que sous Linux, Widevine reste au niveau "Software Secure". Cela veut dire que sur Netflix, la qualité plafonnera entre 720p et 1080p. De la HD donc et pas de la 4K. Désoléééé !
Google avait promis tout ça en mars, pour le deuxième trimestre et son billet annonçait même une installation via chrome.com/download pour les autres distributions, ce qui est malheureusement le morceau qui manque aujourd'hui.
Cela veut dire aussi que rien ne garantit que ce paquet soit considéré comme étant prêt par ses auteurs donc si votre machine doit rester stable, laissez passer quelques semaines avant de vous y essayer.
Manque plus que quelqu'un chez Google ait le courage d'appuyer sur "publier".
Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage.
Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en
Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage.
Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en gros une syllabe, et que c'est l'unité de facturation de toutes ces IA.
La fenêtre de contexte, c'est-à-dire la quantité de texte que le modèle garde en mémoire d'un coup, monte à un million de tokens, l'équivalent d'un très gros livre, et la réponse peut s'étirer jusqu'à 128 000 tokens. La réflexion est activée par défaut, le modèle prend donc le temps de raisonner avant de répondre, et les pressés peuvent basculer sur un mode environ 2,5 fois plus rapide, facturé le double.
Les progrès annoncés portent surtout sur le code, sur les tâches d'agent, où l'IA enchaîne seule des actions pour accomplir un travail, et sur le computer use, où elle pilote carrément un ordinateur en cliquant, en naviguant et en remplissant des formulaires comme le ferait un humain.
Sur les benchmarks, ces tests standardisés qui servent à comparer les modèles, Opus 5 passe de 19 à 43 % sur FrontierBench, de 1,5 à 30 % sur ARC-AGI-3, qui mesure la résolution de problèmes jamais vus, et grimpe à 71 % sur OSWorld, le test de pilotage d'ordinateur, contre 56 % pour son prédécesseur.
Sur SWE-bench Verified, qui fait corriger de vrais bugs de code, il atteint 96 %. Sauf que voilà, sur la version plus dure de ce test, Fable 5 garde une très courte avance, 80 % contre 79, et l'égalité avec le haut de gamme maison mérite donc un astérisque.
Autre réserve, tous ces chiffres viennent d'Anthropic elle-même, et l'expérience montre qu'entre les scores d'une annonce et l'usage quotidien, il y a parfois de la marge.
Côté abonnements, Opus 5 devient le modèle par défaut de l'offre Claude Max et le plus costaud accessible avec un abonnement Claude Pro. Du coup, la vraie question n'est plus de savoir si ce modèle est bon, mais de savoir qui a encore une raison de payer Fable 5 deux fois plus cher.
Pour moi, Opus 5 devient le choix par défaut, et Fable 5 se retrouve cantonné aux rares usages où le dernier point de pourcentage se paie sans discuter.
Odysseus, c'est le workspace IA que PewDiePie a balancé sur GitHub fin mai. Chat, agents, recherche web, email, calendrier, notes et documents, tout est réuni dans un superbe cockpit auto-hébergé dans lequel les modèles et l'historique peuvent rester sur VOTRE machine. Vous avez aussi un éditeur Markdown avec historique de versions, une génération d'images intégrée, et un mode Compare pour opposer deux modèles côte à côte en aveugle (exclusion faite des services tiers liés à la recherche web, l'
Odysseus, c'est le workspace IA que PewDiePie a balancé sur GitHub fin mai. Chat, agents, recherche web, email, calendrier, notes et documents, tout est réuni dans un superbe cockpit auto-hébergé dans lequel les modèles et l'historique peuvent rester sur VOTRE machine. Vous avez aussi un éditeur Markdown avec historique de versions, une génération d'images intégrée, et un mode Compare pour opposer deux modèles côte à côte en aveugle (exclusion faite des services tiers liés à la recherche web, l'email et le calendrier, évidemment...).
J'ai voulu l'installer sur mon Mac, mais j'ai quand même rencontré un petit piège qui a failli transformer l'expérience en échec... Voici donc comment le faire tourner correctement sous Mac + quelques idées de ce que vous allez pouvoir faire avec ce truc.
Avant de commencer
Odysseus évolue vite. La branche main est stable et testée, mais la branche dev peut casser n'importe quand. Privilégiez la branche stable en la clonant explicitement :
git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
cd odysseus
git checkout main
Étape 1 : Oubliez Docker sur Mac
Sur Apple Silicon, Docker ne peut pas accéder au GPU Metal. Les modèles tournent sur le CPU, et ça rame comme pas permis. Du coup, sur Mac, on est obligé d'installer ça en natif.
Étape 2 : Installer Odysseus en 2 commandes
Ouvrez un terminal et lancez ça :
git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
cd odysseus
./start-macos.sh
Le script installe alors les dépendances et démarre le serveur. Sur mon Mac, AirPlay squattait le port 7000, donc l'interface s'est ouverte automatiquement sur http://127.0.0.1:7860. Ensuite, au premier lancement, il faut renseigner un nouveau mot de passe pour le compte admin.
Si vous accédez à Odysseus depuis une autre machine (VPS ou serveur distant), ouvrez un tunnel SSH plutôt que d'exposer le port directement sur Internet :
ssh -L 7860:127.0.0.1:7860 user@votre-serveur.com
Ensuite, accédez simplement à http://127.0.0.1:7860 en local. C'est plus sécurisé que d'ouvrir le port sur le public.
Étape 3 : Un modèle rapide, genre Qwen
Pour du rapidos sans que ça devienne stupidos, j'ai choisi pour mes tests Qwen3-30B-A3B. Ce modèle n'active qu'une partie de ses paramètres à chaque réponse, ce qui colle bien à la RAM unifiée d'un gros Mac.
La première fonctionnalité assez cool dans cet outil, c'est le Cookbook qui permet de télécharger des modèles adaptés à notre config. Ce dernier a correctement reconnu mon M4 Max et ses 128 Go mais s'est ensuite planté comme une merde sur llama.cpp avec cette option --flash-attn auto invalide. Après avoir retiré le paramètre, le serveur restait aux abonnés absents tandis que l'interface l'affichait toujours comme actif. Bref, j'ai laissé tombé llama.cpp.
Le Cookbook reconnaît bien le M4 Max et propose des modèles adaptés. Le lancement, lui, a planté.
L'autre option qui s'est offerte à moi, ça a été Ollama (
je vous ai montré comment l'installer par ici
). Vous récupérez le modèle qui vous intéresse avec et vous lancez le serveur ouvert sur le réseau local :
Dans les réglages d'Odysseus, ajoutez ensuite http://localhost:11434/v1. Et hop, ça fonctionne !! La version 1.0.2 propose aussi maintenant MLX dans le Cookbook, mais Ollama reste le chemin qui a vraiment tenu bon durant mes tests. Vous aurez peut-être plus de chances que moi.
L'ajout manuel de l'endpoint Ollama a été le chemin le plus fiable.
Bonus : Si vous n'avez pas de GPU ou que vous préférez la fiabilité, vous pouvez aussi connecter une API externe comme OpenAI ou OpenRouter. Dans les réglages, ajoutez simplement votre clé API et Odysseus basculera sur ces modèles cloud. C'est moins gratuit que du local, mais ça marche sans galère.
3 cas d'usages
Alors, cet outil fait plein de choses et on peut l'utiliser vraiment pour ce qu'on veut, mais pour ma part, je vous ai isolé trois cas d'usage compatibles avec mon activité.
Premier scénario, la tournée de veille du matin. Je lui donne les liens reçus durant la nuit, il les classe par sujet, repère les doublons et propose trois angles courts. Je garde les sources dans un document local, avec les objections et les points à vérifier. Et comme vous l'avez vu sur mes captures d'écran, le chat sait déjà faire du brainstorming puisqu'il m'a sorti trois angles exploitables en quelques secondes...
Trois angles d'articles en 29 secondes, avec un brouillon versionné ouvert à droite.
Deuxième scénario, un dossier par article. J'y range le brief, les liens primaires, les citations, les captures et les versions du texte. L'éditeur Markdown récupère le titre depuis le premier H1 et conserve l'historique. Avec deux modèles configurés, le mode Compare permet d'opposer deux intros ou deux plans côte à côte sans envoyer le brouillon chez un fournisseur.
Troisième scénario, le secrétaire de rédaction local. Il surveillerait une boîte dédiée aux alertes de sécurité, préparerait la liste des sujets urgents et poserait des rappels dans le calendrier. Sur le papier, c'est exactement le type de corvées chiantes qu'un agent devrait pouvoir absorber mais en pratique, jamais de la vie, je ne lui laisse faire des actions automatiques comme envoyer des mails, ou gérer mon calendrier. Pour moi, c'est pas encore assez safe.
J'ai demandé à l'agent de retrouver un document et de le résumer. Il a dépensé près de 1 800 jetons à deviner comment appeler manage_documents, sans jamais lancer l'outil de recherche. De son côté, le calendrier a terminé sur un Could not extract JSON puis la recherche web a trouvé le bon dépôt GitHub, mais le modèle en a choisi un faux.
Le pompon, c'est la fonctionnalité Deep Research. Après 4 minutes de boulot, ça m'a généré 13 pages issues de 6 sources retenues. L'outil a donné la bonne conclusion au document, mais ensuite, a totalement inventé une vidéo, un numéro de marque et plusieurs statistiques. Donc pour l'utiliser dans un cadre journalistique, sans contre-vérification intégrale, ça ne sera pas possible.
Le rapport affirme que le site est vide alors qu'il contient un guide complet. Jolie hallucination, présentée comme une preuve.
Bon, je suis content de l'avoir testé mais Odysseus ressemble encore à un super cockpit dont plusieurs boutons ne sont pas encore reliés au moteur. Le chat via Ollama et les documents sont utilisables, mais le Cookbook, les agents, le calendrier et la recherche factuelle restent trop fragiles. Mais attention, n'allez pas croire que je critique le travail de PewDiePie, car le projet est encore très jeune, donc tous ces petits défauts sont normaux. Le potentiel d'Odysseus est énorme, mais pour le moment, je ne suis pas prêt de lui confier la gestion de mes sources, ou la rédaction d'un brouillon d'article sans perdre des heures à tout vérifier.
Le pirate qui a mis à genoux la prod de Hugging Face voulait juste tricher à son examen, voilà ce qu'OpenAI a reconnu hier. Les agents qui se sont promenés durant tout un week-end dans les clusters de la plateforme, c'étaient leurs modèles à eux, GPT-5.6 Sol et un modèle pré-release encore plus balèze, fonctionnant en mode "refus cyber réduits à des fins d'évaluation".
Le point de départ c'est
ExploitGym
, contenant 898 vraies vulnérabilités piochées dans des programmes userspace,
Le pirate qui a mis à genoux la prod de Hugging Face voulait juste tricher à son examen, voilà ce qu'OpenAI a reconnu hier. Les agents qui se sont promenés durant tout un week-end dans les clusters de la plateforme, c'étaient leurs modèles à eux, GPT-5.6 Sol et un modèle pré-release encore plus balèze, fonctionnant en mode "refus cyber réduits à des fins d'évaluation".
Le point de départ c'est
ExploitGym
, contenant 898 vraies vulnérabilités piochées dans des programmes userspace, dans le moteur JavaScript V8 de Google et dans le noyau Linux. On colle l'agent devant un input qui fait planter un programme, et on regarde s'il arrive à en tirer un exploit qui marche.
Dans ce document de recherche sorti en mai, GPT-5.5 sortait 120 exploits fonctionnels, derrière les 157 de Claude Mythos Preview. Mais le modèle testé ce week-end là, lui, a trouvé un "raccourci". Comme l'explique OpenAI "toutes les preuves suggèrent que les modèles étaient hyperfocalisés sur la recherche d'une solution pour ExploitGym, allant à des extrêmes considérables pour atteindre un objectif de test plutôt étroit".
Pour saisir l'ampleur du raccourci, regardez la pièce dans laquelle ils étaient enfermés. C'est un environnement hautement isolé, avec un seul trou dans le mur, un accès réseau "*restreint à la possibilité d'installer des paquets via un logiciel tiers hébergé en interne qui fait office de proxy et de cache pour les registres de paquets *". En clair, le seul truc qui pouvait parler à l'extérieur, c'était le machin qui allait chercher les dépendances !
ExploitGym, le benchmark que les modèles cherchaient à résoudre. 898 vulnérabilités réelles, et les scores de GPT-5.5 et Claude Mythos Preview.
Et vous devinez la suite... Les modèles ont cramé une grosse quantité de tokens à chercher la sortie pour finalement la trouver dans ce proxy, sous la forme d'un zero-day que personne ne connaissait (la faille a depuis été signalée à l'éditeur). Le seul tuyau autorisé était donc LE point faible. Ensuite, escalade de privilèges et déplacement latéral de machine en machine, jusqu'à en atteindre une avec un accès Internet et voilà...
Une fois dehors, ils en ont alors déduit tout seuls que Hugging Face hébergeait probablement les modèles, les datasets et les solutions d'ExploitGym.
Donc direction huggingface.co, avec credentials volés et zero-days enchaînés jusqu'à décrocher une exécution de code à distance sur les serveurs, puis lecture des solutions du test directement dans la base de production. Aucune destruction, aucune demande de rançon. Juste les corrigés des tests comme des bacheliers qui emploient mal leur intelligence !
Petite précision qui compte, c'est bien l'équipe de Hugging Face qui a détecté et stoppé l'activité sur son infra, et qui avait déjà entamé le confinement et la reconstruction forensique avec ses propres modèles open source quand OpenAI l'a contactée.
Je vous racontais l'histoire vue de leur côté
il y a deux jours, relevant notamment que les modèles américains refusaient d'analyser leurs logs d'attaque.
C'est pas un peu de la science fiction tout ça ??? Maintenant si vous vous demandez ce que vous risquez en tant qu'utilisateur, sachez que côté public, rien n'a bougé sur les modèles, les datasets et les Spaces. L'incident a uniquement touché des datasets internes et des credentials de service et visiblement, rien n'a été altéré par les agents IA en vadrouille.
Côté mesures, OpenAI dit appliquer des contrôles stricts sur la configuration de son infra "au prix de la vélocité de recherche" pendant que les failles sont patchées, et a fait entrer Hugging Face dans son programme trusted access. Ce qui règle accessoirement le problème du refus que HF a rencontré lors de l'analyse des logs.
La veille de cette révélation, OpenAI publiait d'ailleurs
un billet sur l'alignement des modèles à long horizon
bourré d'anecdotes du même genre, avec un modèle qui contourne les restrictions de sa sandbox pour aller ouvrir une pull request sur GitHub alors qu'on lui demandait de poster sur Slack. Ou encore un autre qui, pour esquiver les détecteurs de secrets, a découpé le corps du token en deux fragments, les a obfusqués, puis a reconstruit le credential à l'exécution.
On dirait qu'ils n'avaient pas anticipé que ça aille aussi loin leurs petites expérimentations...
Après, OpenAI ne minimise pas et parle même d'un "incident cyber sans précédent, impliquant des capacités cyber à l'état de l'art". Ces modèles peuvent maintenant découvrir et exploiter des chemins d'attaque complètement inédits dans des systèmes en prod, sans avoir besoin d'un accès au code source. C'était théorique jusqu'à ce week-end.
Maintenant, si un modèle a lu les solutions dans la base de production, que valent encore les scores obtenus sur ExploitGym ? Ça on n'en sait rien.
Avant de sortir les violons, le contrepoint le plus juste que j'ai lu vient de
Rich Mogull, analyste en chef de la Cloud Security Alliance
qui explique que pour lui c'est un cas d'école en matière d'échec d'alignement, car le modèle n'était pas malveillant, il a fait précisément ce qu'on lui demandait, à savoir maximiser sa performance. Sauf qu'une fois les garde-fous retirés et assez de marge donnée, "résoudre le test" et "compromettre un tiers pour voler les réponses" sont devenus la même instruction.
Puis c'est aussi un problème de consentement, car un test de laboratoire qui se barre pour compromettre les systèmes en production, c'est quand même un risque qui est porté par quelqu'un qui n'a pas choisi de mener l'expérience. Alors bon, c'est tombé sur Hugging Face qui a géré ça comme un chef, mais ça aurait pu très bien tomber sur un hôpital.
Voilà les amis... On nous avait promis
Skynet
, on nous avait promis Matrix, et voilà que 15 ans plus tard, le vrai visage du soulèvement des machines c'est un putain de modèle qui passe son week-end à défoncer trois infrastructures d'affilée pour améliorer sa note à un contrôle.
Un ennemi qui vous hait, vous pouvez le raisonner ou lui envoyer Arnold Schwarzenegger. Mais un ennemi dont la seule mission c'est d'optimiser une métrique, vous ne pouvez que relire très attentivement le prompt que vous lui avez donné et croiser les doigts. La preuve
quand une IA prend la première place du classement américain de HackerOne
ou arrive à
dénicher des milliers de zero-days pour Anthropic
, c'est que l'instruction initiale ou le garde-fou était plus solide que ce que nous a pondu OpenAI ce week-end.
Balaji Bikshandi avait un rêve ! Il voulait booter sa machine directement sur un LLM sans avoir à passer par le moindre environnement de bureau ! Et il y est parvenu avec son outil
BMASS
, qui s'installe sur une clé USB de 8 Go, et qui embarque Alpine Linux, llama.cpp et un modèle Qwen3 0.6B évidemment quantisé.
Vous allumez l'ordi portable, Alpine démarre depuis la clé et vous tombez sur un prompt BMASS>. Et voilà à partir de là, vous pouvez causer à votre ordinateur en langage
Balaji Bikshandi avait un rêve ! Il voulait booter sa machine directement sur un LLM sans avoir à passer par le moindre environnement de bureau ! Et il y est parvenu avec son outil
BMASS
, qui s'installe sur une clé USB de 8 Go, et qui embarque Alpine Linux, llama.cpp et un modèle Qwen3 0.6B évidemment quantisé.
Vous allumez l'ordi portable, Alpine démarre depuis la clé et vous tombez sur un prompt BMASS>. Et voilà à partir de là, vous pouvez causer à votre ordinateur en langage naturel. Ensuite, quand vous demandez à BMASS de faire des trucs, celui-ci injecte la commande qui va bien dans une balise et le runtime l'exécute pour de vrai sous un compte Linux non privilégié. Et ensuite, le LLM récupère la sortie brute, pour répondre, à partir de cette "preuve".
Operator: Which operating system is this?
Assistant: <shell>cat /etc/os-release</shell>
Tout le code de BMASS tient en 399 lignes de Python, et nécessite de faire tourner un llama-server en background sur le port 8080 avec 2048 tokens de contexte et 2 threads. Et ensuite lui fait le pont entre le modèle et le shell. Y'a rien de sorcier donc mais comme ça tourne sur du CPU, que c'est hors-ligne, et que ça peut se mettre sur des vieilles machines, c'est plutôt cool...
Voilà je vous laisse avec la vidéo que Balaji a filmée, ça montre le démarrage complet de son IA bootable :
Ah et petite subtilité qui va vous plaire, le code de BMASS contient une regex baptisée FALSE_EXECUTION_CLAIM dont le boulot est de détecter quand le modèle prétend avoir exécuté une commande alors qu'il n'a rien lancé du tout. Le runtime lui renvoie alors une correction pour lui dire qu'aucune commande n'a été exécutée lors de ce tour. Faut dire que la 0.6B de Qwen hallucine tellement parfois, qu'il lui fallait obligatoirement un garde-fou.
Donc, voilà, côté sécu c'est super léger... y'a juste une regex qui bloque les sudo, doas, pkexec et autres su, mais c'est tout. Pas de conteneur, encore moins de namespace et surtout pas de liste blanche, donc si vous vous lancez, ce sera à déployer uniquement pour rigoler sur une vieille machine sans importance, parce que si demain, le modèle décide de lancer un rm -rf, faudra pas venir chialer ^^.
Petit service au passage si vous voulez tester, la doc d'installation vous fait copier le prompt système dans /opt/bmass/config/system-prompt.txt, sauf que le launcher le cherche dans /opt/bmass/system-prompt.txt.
Hugging Face vient de raconter sur son site comment son infra de production s'est fait défoncer par un essaim d'agents IA autonomes. Le point de départ, c'est un dataset piégé déposé sur la plateforme qui exploitait deux chemins d'exécution de code dans le pipeline qui traite les datasets. Ajoutez à ça un loader qui accepte du code distant et une injection de template dans une config, et hop, on obtient du code qui tourne sur un worker maison.
À partir de là, l'attaquant est monté en accès node-
Hugging Face vient de raconter sur son site comment son infra de production s'est fait défoncer par un essaim d'agents IA autonomes. Le point de départ, c'est un dataset piégé déposé sur la plateforme qui exploitait deux chemins d'exécution de code dans le pipeline qui traite les datasets. Ajoutez à ça un loader qui accepte du code distant et une injection de template dans une config, et hop, on obtient du code qui tourne sur un worker maison.
À partir de là, l'attaquant est monté en accès node-level, a ramassé des credentials cloud et cluster, puis s'est promené latéralement dans plusieurs clusters internes. Le tout durant tout un week-end, tranquillou ! Hugging Face parle de "plusieurs milliers d'actions individuelles à travers un essaim de sandboxes éphémères, avec un command-and-control auto-migrant hébergé sur des services publics". Et en plus, ils ne savent toujours pas quel modèle pilotait le truc !
Ce qui a été touché, c'est donc un ensemble limité de datasets internes et plusieurs credentials utilisés par leurs services. Côté public, rien n'a bougé sur les modèles, les datasets et les Spaces, et leur supply chain logicielle est saine. Nuance importante quand même, ils disent n'avoir trouvé aucune trace d'altération, pas que rien n'a été altéré. Ils cherchent encore si des données partenaires ou clients ont morflé. Les concernés seront prévenus directement.
La divulgation publiée par Hugging Face le 16 juillet 2026.
Pour analyser les logs de l'attaque, Hugging Face a d'abord fait ce que vous auriez fait, c'est-à-dire envoyer tout ça à des modèles frontier derrière des API commerciales. Refus ! Les garde-fous se déclenchaient sur les vraies commandes d'attaque, les payloads d'exploit et les artefacts de command-and-control, sans savoir faire la différence entre un attaquant et une équipe de réponse à incident.
Du coup ils se sont rabattus sur GLM 5.2, le modèle open-weight de Z.ai, tournant sur leur propre infra. C'est celui dont
je vous parlais fin juin
, le premier modèle open source qui m'a vraiment convaincu.
Et voici leur conclusion : "*Nous ne savons pas quel modèle alimentait les agents de l'attaquant, un modèle hébergé jailbreaké ou un open-weight sans restrictions. Dans les deux cas, l'attaquant n'était contraint par aucune politique d'usage, alors que notre propre travail forensique était bloqué par les garde-fous des modèles hébergés que nous avions essayés en premier. *"
La leçon qu'ils en tirent, c'est d'avoir un modèle capable comme GLM 5.2, validé, et prêt à tourner sur sa propre infra avant l'incident. Ça évite le blocage par garde-fous d'OpenAI ou Anthropic et surtout ça évite que les données de l'attaquant et vos credentials partent se balader chez un tiers.
Le versant moins déprimant, c'est que l'IA a aussi bossé côté défense. Leur détection d'anomalies fait du triage LLM sur la télémétrie pour séparer le vrai signal du bruit quotidien, et des agents d'analyse ont reconstitué toute la timeline à partir de plus de 17 000 événements enregistrés. En heures, là où ça prendrait des jours à la main.
Côté ménage, ils ont surtout viré le point d'ancrage de l'attaquant, reconstruit les nœuds compromis, révoqué et tourné les credentials et tokens concernés avec une rotation plus large des secrets par précaution, déployé des garde-fous et des contrôles d'admission plus stricts sur les clusters, et amélioré la détection pour alerter les équipes en quelques minutes, 24h/24. Maintenant, si vous avez un compte là-bas, ils vous recommandent de faire tourner vos tokens d'accès et de jeter un œil à l'activité récente.
Ce genre d'histoire commence à devenir une vraie série...
j'en parlais avec GitLost
où un seul mot glissé au bon endroit suffisait parfois à faire cracher ses dépôts privés à l'IA de GitHub.
Bref, allez renouveler vos tokens Hugging Face et si votre pipeline exécute du code venu d'ailleurs, c'est le moment de regarder ça de plus près.
Mise à jour du 22 juillet 2026 : on connaît le coupable, et ce n'est pas un pirate. OpenAI a publié
sa version des faits
le 21 juillet, et l'essaim d'agents qui a défoncé l'infra de Hugging Face, c'était ses propres modèles. GPT-5.6 Sol, celui-là même qui
a effacé le Mac de Matt Shumer et une base de prod
, accompagné d'un modèle pre-release encore plus costaud, tous avec les refus cyber volontairement réduits pour les besoins d'une évaluation interne.
Et le mobile vaut le détour. Ces modèles planchaient sur ExploitGym, un benchmark qui mesure justement leur capacité à dénicher et enchaîner des failles. Coincés dans leur bac à sable, ils ont cramé une quantité considérable de compute à chercher la sortie, ont trouvé un zero-day dans le logiciel tiers qu'OpenAI héberge en interne comme proxy et cache de registres de paquets (faille depuis divulguée à l'éditeur), puis ont escaladé les privilèges de machine en machine jusqu'à en atteindre une avec un accès Internet. Et là, ils en ont déduit tout seuls que les solutions du benchmark devaient traîner quelque part chez Hugging Face. Credentials volés, zero-days enchaînés, exécution de code à distance sur les serveurs : tout ça, c'était juste le chemin le plus court pour tricher à l'examen.
L'ironie devient franchement indécente quand on empile les couches. Hugging Face s'est fait démonter par des modèles américains aux garde-fous retirés, pendant que d'autres modèles américains lui refusaient l'analyse de ses propres logs. OpenAI le dit noir sur blanc : "Ces protections de déploiement n'étaient intentionnellement pas activées pendant cette évaluation, parce qu'elle visait à tester les vulnérabilités cyber." Depuis, Hugging Face a été intégré au programme trusted access d'OpenAI, ce qui règle accessoirement le problème du refus. Et Clem Delangue en tire la leçon qui va bien : "Cet incident, peut-être le premier du genre, prouve un point auquel nous croyons depuis longtemps : la sécurité de l'IA ne sera pas résolue par une seule entreprise travaillant en secret. Elle sera résolue au grand jour, de manière collaborative, avec un large accès à l'IA pour chaque défenseur, partout."
À noter quand même, c'est bien l'équipe de Hugging Face qui a détecté et stoppé l'activité, et qui avait déjà entamé le confinement et la reconstruction forensique avec ses propres modèles open source quand OpenAI l'a contactée. Au moment où j'écris ces lignes, leur billet du 16 juillet n'a d'ailleurs pas bougé d'un pouce et dit toujours ignorer quel LLM pilotait le truc. Et la veille de cette révélation, OpenAI publiait
un billet
sur un modèle interne qui, lui, a passé une heure à chercher une faille dans sa sandbox pour aller ouvrir une pull request sur GitHub alors qu'on lui avait demandé de poster ses résultats sur Slack. Deux évasions, deux billets, deux jours.
Vous vous souvenez d'AIM ? Mais siiii, le petit bonhomme jaune qui courait, la porte qui claque quand un pote se connecte, les away messages passifs-agressifs à base de paroles de chanson... Et bien la bidouilleuse Veronica a remonté son propre serveur AIM, et ça a l'air de plutôt bien fonctionner
Pour reposer un peu le cadre, AOL a débranché AIM fin 2017. Depuis, les millions de screen names de l'époque pointent dans le vide (Moi c'était FoxMDE ^^), et tous les vieux clients qui traînent actuel
Vous vous souvenez d'AIM ? Mais siiii, le petit bonhomme jaune qui courait, la porte qui claque quand un pote se connecte, les away messages passifs-agressifs à base de paroles de chanson... Et bien la bidouilleuse Veronica a remonté son propre serveur AIM, et ça a l'air de plutôt bien fonctionner
Pour reposer un peu le cadre, AOL a débranché AIM fin 2017. Depuis, les millions de screen names de l'époque pointent dans le vide (Moi c'était FoxMDE ^^), et tous les vieux clients qui traînent actuellement sur vos disques durs ou CD-Rom se connectent à un serveur qui n'existe plus.
Fin de l'histoire, normalement (?).
Bah pas vraiment car AIM tournait sur un protocole qui s'appelle OSCAR, et qui est le même que celui d'ICQ. Du coup, un développeur du nom de mk6i a réimplémenté ce truc en open source, baptisé
Open OSCAR Server
. En gros, vous faites tourner le serveur sur votre propre machine, vous dites à votre vieux client AIM d'aller taper là plutôt que chez AOL, et hop, vous revoilà en 2003. Veronica utilise ainsi AIM 5.1 sur ses bécanes, et elle héberge le sien sur un petit VPS Debian qui coûte trois francs six sous.
Alors pourquoi avoir fait ça ? Eh bien comme elle le dit elle-même, Discord commençait à la gonfler, et elle avait la nostalgie du lycée. Je vous traduis le passage, il est chouette car je m'y suis bien retrouvé : "Au lycée, la plupart de mes journées commençaient et finissaient par AIM. C'était avant que tout le monde ait des SMS (ou des téléphones portables). Tout, des projets de classe aux relations entières, se passait dans une fenêtre AIM."
Voilà. On a tous connu ça, certains avec MSN ou ICQ...
Ce qui me plaît là-dedans, c'est que ça remet surtout des vieilles machines au boulot. C'est la même énergie que
NeoCities et son web fait à la main
, sauf qu'ici c'est votre messagerie. Votre Windows 98 dans le placard peut ainsi redevenir utile (gaffe aux virus quand même) ! Vous montez le serveur, vous filez l'adresse à vos potes, et vous avez votre messagerie privée à vous. Pas de pub, et surtout aucun webdesigner coké pour vous chambouler toute l'interface un matin sans prévenir.
Après faut quand même savoir bricoler un minimum sous Linux mais avec son tuto, vous devriez vous en sortir. Bref, si ça vous tente, elle détaille toute la manip sur son blog.
DOOM tourne aujourd'hui sur presque tout, d'un frigo connecté à une calculatrice, et chaque année quelqu'un ajoute une machine encore plus improbable à la liste. Il restait pourtant une exception qui résistait, la Neo Geo, la console d'arcade de SNK des années 90. Elle coûtait le prix d'un petit salaire à l'époque, et elle passait quand même pour incapable de faire tourner le jeu de tir culte de id Software.
Le plus curieux, c'est que ce n'était pas une question de puissance. Son
DOOM tourne aujourd'hui sur presque tout, d'un frigo connecté à une calculatrice, et chaque année quelqu'un ajoute une machine encore plus improbable à la liste. Il restait pourtant une exception qui résistait, la Neo Geo, la console d'arcade de SNK des années 90. Elle coûtait le prix d'un petit salaire à l'époque, et elle passait quand même pour incapable de faire tourner le jeu de tir culte de id Software.
Le plus curieux, c'est que ce n'était pas une question de puissance. Son processeur et sa puce graphique étaient très corrects pour leur temps. Le problème venait de sa mémoire, à peine 64 kilo-octets, alors qu'une simple photo de téléphone en réclame des milliers de fois plus aujourd'hui.
DOOM, dans sa version d'origine, a besoin de beaucoup de mémoire pour dessiner son image point par point avant de l'afficher. La Neo Geo n'a tout simplement pas cette place. C'est pour cette raison qu'une figure connue du rétro-gaming sur YouTube, Modern Vintage Gamer, avait affirmé il y a quelque temps que le jeu ne tournerait jamais dessus.
Un développeur qui se fait appeler Sabino a fini par prouver le contraire. Son projet s'appelle DoomGeo. Au lieu de forcer la console à faire ce qu'elle déteste, il utilise ce qu'elle sait faire de mieux, c'est-à-dire afficher des petits dessins tout prêts à grande vitesse.
Concrètement, il découpe l'image en fines bandes verticales que la console étire en hauteur selon la distance des murs. Le processeur se contente de calculer les distances et d'indiquer quoi afficher, il ne dessine plus chaque point lui-même. Des outils préparent aussi les cartes et les décors du jeu à l'avance, pour que la console n'ait plus qu'à les afficher.
Le résultat n'est pas une simple démonstration technique. On y trouve des murs, des armes, des ennemis, des objets à ramasser, des portes et un vrai système de combat qui fonctionne. Le projet n'est pas encore complet, mais il tourne déjà sur une vraie console, pas seulement sur un émulateur.
Voir tomber la dernière console qui résistait au fameux "ça ne fait pas tourner DOOM", ça montre bien qu'avec assez d'astuce, aucune machine ne tient très longtemps.
Frank Denis
, c'est le monsieur qui fait tourner un bon morceau d'Internet sans que personne le sache : libsodium, dnscrypt-proxy, Pure-FTPd, c'est lui. Et dernièrement, il s'est attaqué aux agents de codage IA avec
Swival
, un outil pensé pour les petits modèles qui tournent en local sur votre machine.
Le truc de Frank c'est d'écrire du logiciel réputé incassable depuis 25 ans. Si vous chiffrez vos requêtes DNS, y'a des chances que ça passe par son
dnscr
Frank Denis
, c'est le monsieur qui fait tourner un bon morceau d'Internet sans que personne le sache : libsodium, dnscrypt-proxy, Pure-FTPd, c'est lui. Et dernièrement, il s'est attaqué aux agents de codage IA avec
Swival
, un outil pensé pour les petits modèles qui tournent en local sur votre machine.
Le truc de Frank c'est d'écrire du logiciel réputé incassable depuis 25 ans. Si vous chiffrez vos requêtes DNS, y'a des chances que ça passe par son
dnscrypt-proxy
, et si vous utilisez du chiffrement dans à peu près n'importe quelle app moderne, libsodium n'est jamais bien loin. Du coup, quand ce profil-là sort un agent de codage en Python, licence MIT, gratuit, je pense que ça vaut le coup de s'y arrêter 2 minutes.
Il a codé cela parce que les outils d'agentique existants l'ont sérieusement gonflé. C'est beau, c'est neuf, c'est lavé avec Mir Laine mais.... ça plante !! Et l'autre reproche qu'il leur fait c'est concernant la confidentialité. En effet, utiliser un agent, c'est forcément voir partir on ne sait où nos données personnelles... nos clés API, nos URLs internes, nos noms de projets... tout ça est allègrement bouffé par le fournisseur de modèle qui derrière s'en sert pour tout un tas de choses pas cool. C'est notamment pour cela que Swival embarque une option --encrypt-secrets qui détecte les credentials dans les messages et les chiffre avant qu'ils quittent votre machine. Une denrée rare chez les agents de codage, et ça c'est du pur Frank Denis !
Y'a aussi la gestion du contexte, qui est le gros morceau. Les agents classiques sont conçus pour des modèles frontière avec des fenêtres géantes. Sauf que votre LLM local, lui, doit souvent se débrouiller avec 32K de contexte, et là tout déborde très vite. Swival, lui, prend le truc à l'envers. Chaque sortie d'outil est plafonnée direct à la source : 50 Ko max par fichier lu, 100 résultats de grep, 100 entrées par listing. Et une fois que l'agent a fini de fouiller votre code, un système de snapshots vire ses 12 000 tokens de lectures pour les remplacer par un résumé de 200 tokens.
Et c'est pas fini. Rajoutez là-dessus une compaction automatique en 7 niveaux progressifs (du simple ménage au grand débarras), plus des notes de travail qui survivent à tout ça. Résultat, un agent qui tient des sessions à rallonge sans partir en vrille. La doc montre d'ailleurs Swival en train d'avaler une refactorisation multi-fichiers avec Qwen3-Coder-Next dans 32K sous LM Studio sans broncher...
Et pour brancher tout ça, vous avez le choix. 11 backends quand même ! LM Studio par défaut (zéro config, il repère tout seul votre modèle chargé), llama.cpp pareil, HuggingFace, OpenRouter, Google Gemini et Vertex AI. Envie de lourd ? ChatGPT Plus ou AWS Bedrock. Et pour les curieux, les Apple Foundation Models en expérimental, un provider générique compatible OpenAI (ollama, vLLM, mlx_lm.server...) et même une commande externe de votre choix.
Pour trouver un modèle qui tienne dans votre RAM,
Hugging Face sait filtrer selon votre matos
et une fois que vous avez fait votre choix, l'installation tient en une ligne (via uv, Python 3.13 minimum) :
uv tool install swival
Ensuite, il suffit de taper, par exemple : "Refactore la gestion d'erreurs de src/api.py" et l'agent se met au travail pour peu que vous ayez déjà un LMStudio ou un llama.cpp qui tourne avec un modèle chargé...
Ah j'oubliais, si vous êtes sous Mac vous pouvez même l'installer avec Homebrew :
brew install swival/tap/swival
Ensuite, au niveau des commandes, il y a aussi, par exemple, une commande /audit qui vous permet de faire de la chasse aux failles de sécurité dans votre code. Tout cela avec des agents isolés chacun dans des worktrees séparés et qui sont obligés de reproduire chaque bug avant de l'inscrire dans le rapport.
Et côté sécurité, vous avez deux sandboxes au choix. Soit Agent FS d'un côté (l'agent bosse sur une copie de vos fichiers, votre projet reste intact) ou nono (non, pas le petit robot) de l'autre (avec barrières au niveau du noyau, blocage réseau compris). Sans oublier la mémoire persistante entre vos sessions, le support MCP et un mode serveur pour interconnecter vos agents entre eux.
Voilà donc de quoi venir jouer dans la cour de
ZCode côté z.ai
et compagnie...
Voilà, je me suis dit que ça allait vous intéresser, donc si vous voulez zieuter le code, direction
GitHub
, sinon, toute la doc se trouve
sur le site officiel
.
-- Article en partenariat
avec Surfshark
--
Les attaques Adversary-in-the-Middle (AiTM) représentent l'évolution sophistiquée des classiques attaques Man-in-the-Middle. Contrairement à l'écoute passive, l'attaquant s'insère activement entre la victime et le service légitime, usurpant les deux parties pour intercepter, modifier et rediriger les communications. Ces attaques permettent de voler des identifiants, de contourner l'authentification à deux facteurs (2FA) en capturant
Les attaques Adversary-in-the-Middle (AiTM) représentent l'évolution sophistiquée des classiques attaques Man-in-the-Middle. Contrairement à l'écoute passive, l'attaquant s'insère activement entre la victime et le service légitime, usurpant les deux parties pour intercepter, modifier et rediriger les communications. Ces attaques permettent de voler des identifiants, de contourner l'authentification à deux facteurs (2FA) en capturant les cookies de session, et même de manipuler les transactions financières en temps réel. Des outils facilitent grandement la mise en place de ces attaques et l'une des protections valables repose sur le chiffrement des communications (VPN, HTTPS), l'authentification multi-facteurs résistante au phishing (WebAuthn) et la vigilance face aux liens suspects.
Faites preuve d'un peu d'imagination pendant quelques minutes. Vous êtes tranquillement installé au Starbucks du coin, vous buvez votre latte caramel macchiato à 7 balles, et vous vous connectez au WiFi public pour checker vos mails. Sauf que le mec à la table d'à côté, avec son hoodie noir et son MacBook Pro qui sent le terminal, n'est pas là pour boire son café. Il est là pour se positionner entre vous et le reste du monde.
Et là, on ne parle pas d'un simple Man-in-the-Middle à l'ancienne, non non. On parle d'un Adversary-in-the-Middle, le gros calibre. La différence ? Le mec usurpe activement les deux côtés de la conversation. C'est pas juste un petit curieux qui écoute aux portes. C'est un escroc qui se fait passer pour votre banque ET pour vous, en même temps. Il relaie tout, modifie ce qu'il veut, et vous, vous ne voyez rien.
"Mais j'ai la 2FA, je suis blindé !"
Hé ben non. C'est là que ça pique.
Les attaques AiTM ont un super-pouvoir de merde : elles contournent la 2FA. Comment ? Le mec crée un site parfaitement identique à celui de votre banque. Vous cliquez sur le lien du mail de phishing et vous arrivez sur sa copie. Login, mot de passe, et PAF, le code SMS arrive. Vous le rentrez. Sauf que le code passe par le serveur du mec au milieu, qui le relaie en temps réel à la vraie banque. Résultat ? Il a votre session, vos cookies, et il peut se connecter à votre compte pendant des heures sans que vous vous en rendiez compte.
C'est ce qu'on appelle le session hijacking. Vous avez validé l'authentification, et pourtant c'est lui qui se retrouve connecté à votre place. Et il peut même modifier les données en transit : changer le numéro de compte bénéficiaire d'un virement, injecter du malware dans une mise à jour, bref, tout ce qui lui chante.
Des outils comme Evilginx2 traînent dans la nature depuis 2018 et permettent à n'importe quel script kiddie de monter ce genre d'attaque en 10 minutes. Le framework MITRE ATT&CK a même une entrée dédiée pour ça (T1557), tellement c'est devenu courant.
"Ok, et je fais quoi alors ?"
Ben déjà, arrêtez de cliquer sur les liens de vos mails comme un débile. Mais surtout, surtout, chiffrez votre connexion. Et là, un VPN entre en jeu.
Pas n'importe lequel. Un VPN qui sait ce qu'il fait. Je vous en parle régulièrement (j'espère qu'à force ça finit par rentrer hein) mais, récemment, Surfshark vient encore de se faire remarquer en recevant le
PCMag Editor's Choice award
. Ce qui, dans le monde des VPN, est un peu comme recevoir une étoile Michelin pour un kebab. Ça veut dire que les mecs de PCMag, qui testent ce genre de truc toute la journée, ont trouvé que Surfshark tenait la route.
Pourquoi un VPN ça marche contre l'AiTM ?
C'est simple.
Lorsque vous activez Surfshark
, tout votre trafic passe dans un tunnel chiffré entre votre machine et le serveur VPN. Même si le mec au Starbucks contrôle le routeur, même s'il fait de l'ARP spoofing, du DNS poisoning, ou je ne sais pas quelle autre magie noire, il verra que dalle, juste des paquets chiffrés illisibles, point barre.
Pas d'identifiants en clair, pas de cookies de session à sniffer, et pas moyen de modifier une page web en transit. Le gars peut toujours essayer de vous rediriger vers son faux site, mais votre connexion VPN reste intacte et chiffrée.
Et Surfshark, en plus du chiffrement AES-256-GCM (celui que la NSA approuve pour ses documents top secret, pour ceux qui aiment les détails techniques), propose des fonctionnalités sympas :
CleanWeb
qui bloque les trackers et les pubs (et donc les domaines malveillants souvent cachés derrière)
Kill Switch qui coupe internet si le VPN tombe (parce qu'un tunnel qui s'effondre, c'est pas un tunnel)
MultiHop qui fait passer votre connexion par DEUX serveurs VPN successifs pour ceux qui sont vraiment parano
Surfshark Alert qui surveille si vos identifiants ont fuité sur le dark web
Alternative ID
qui vous permet de créer de fausses identités temporaires
Le prix de la tranquillité
Alors oui, un VPN ça coûte un peu d'argent. Mais franchement, entre payer quelques euros par mois et se faire vider son compte bancaire par un mec qui a sniffé votre session sur le WiFi du McDo, le choix est vite fait. Surtout que Surfshark propose des abonnements longue durée à prix cassés, et avec leurs offres actuelles, vous en avez pour moins cher qu'une paire de cafés par mois (2.75€ TTC pour le pack Starter ou 3.35€ TTC pour Surfshark One avec l'antivirus & co).
Et puis, ils ont aussi une politique de no-logs auditée indépendamment et régulièrement. C'est-à-dire qu'ils ne gardent aucune trace de ce que vous faites. Contrairement à votre FAI qui sait exactement à quelle heure vous regardez vos séries un peu spéciales sur Netflix.
Bref
Les attaques AiTM n'ont rien de la science-fiction. Ça arrive tous les jours. Microsoft a documenté une campagne qui a ciblé plus de 10 000 organisations depuis 2021. Twitter (pardon : X), Microsoft 365, Slack, Twilio... tous ont morflé à cause de ce genre d'attaque. Et vous, sur votre WiFi public, vous êtes une cible parfaite.
Un VPN comme Surfshark n'est pas une baguette magique qui vous protège de tout. Si vous cliquez sur un lien de phishing, le VPN ne vous sauvera pas de votre propre étourderie. Mais il vous protègera de l'interception passive et active sur les réseaux non sécurisés. Et ça, c'est déjà énorme. Dans le doute, chiffrez. Toujours.
Il est 1h12 du mat', vous êtes allongé dans le canap, le téléphone à 20 cm du museau, et votre pouce swipe encore et encore dans un automatisme le plus complet... Un reel de chat, une recette de lasagnes, un type qui répare une tondeuse. Vous aviez ouvert Instagram pour répondre à un message d'un pote il y a 40 minutes, et vous en êtes là. Ah bah bravo ! Mais ne vous blâmez pas trop car en sortir est à peu près aussi facile que de quitter un repas de famille avant le café.
Et c'est d'ailleurs po
Il est 1h12 du mat', vous êtes allongé dans le canap, le téléphone à 20 cm du museau, et votre pouce swipe encore et encore dans un automatisme le plus complet... Un reel de chat, une recette de lasagnes, un type qui répare une tondeuse. Vous aviez ouvert Instagram pour répondre à un message d'un pote il y a 40 minutes, et vous en êtes là. Ah bah bravo ! Mais ne vous blâmez pas trop car en sortir est à peu près aussi facile que de quitter un repas de famille avant le café.
Et c'est d'ailleurs pour ça que Bruxelles vient de mettre un nom là-dessus : "le mode pilote automatique".
L'expression est écrite noir sur blanc dans le
communiqué que la Commission européenne a publié ce matin
et vous l'aurez deviné, on parle bien de ce foutu scroll infini, mais également de l'autoplay, des notifications push et des reels qui je cite, "nourrissent l'envie de continuer à scroller" et "contribuent à des habitudes malsaines et à un usage compulsif". Conclusion, Instagram et Facebook enfreignent le
Digital Services Act
! Ah !
Et attention, pas à cause du contenu qui circule dessus. Non, c'est vraiment à cause du design des app en lui-même.
Ce qu'on reproche à Meta, c'est de n'avoir jamais sérieusement évalué ce que ce design fait à votre bien-être physique et mental, mineurs et adultes vulnérables compris, alors qu'elle avait les données sous les yeux. Notamment sur le temps que vos ados passent sur ses applis la nuit.
Et les garde-fous maison prennent cher au passage car les outils de gestion du temps proposés par Meta, même activés par défaut pour les ados, se contournent trop facilement et ne réduisent en rien l'usage. Sans parler des contrôles parentaux qui ne fonctionnent, écrit la Commission, que si vous avez "une expertise technique adéquate" et du temps à y consacrer. Pffff !
Alors Bruxelles sort sa liste de courses : Couper l'autoplay et le scroll infini par défaut, vous imposer de
vraies pauses d'écran
, et rendre les recommandations moins obsédées par votre engagement. Notre régulateur préféré demande à Meta d'éteindre par défaut le moteur à attention qui fait rentrer le pognon ^^.
Sauf que rien n'est joué. Ce ne sont là que des conclusions préliminaires, et pas une condamnation.
Meta doit encore répondre par écrit, le Comité européen des services numériques donnera ensuite son avis, et seulement après tombera, ou pas, une décision de non-conformité. Au bout du chemin, une amende qui pourrait grimper jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial (environ 201 milliards de dollars en 2025, sortez la calculette).
Meta monte déjà au créneau, et rétorque que ces conclusions du régulateur "*ne prennent pas correctement en compte les mesures significatives que nous avons prises pour protéger les ados *". Évidemment !
Perso, je ne crois pas une seconde que Meta coupe le scroll infini par défaut sans se battre durant des années mais je suis quand même content de voir que ça bouge un peu sur ce qu'on appelle l'économie de l'attention dont on est tous victimes.
Bref, la prochaine fois que vous vous réveillez à 1h du mat' à regarder une critique ciné chiante ou un gars qui vous parle de ses montres de luxe alors que vous n'avez pas un rond, dites-vous que l'Europe viendra bientôt vous sauver !
Accrochez-vous parce que celle-là, elle est bien barrée ! Des chercheurs de l'université d'Uppsala veulent stocker la mémoire d'une IA... dans de la lumière. Leur projet Fiber Memory fait tourner les données d'un LLM en boucle dans 1 000 km de fibre optique, et les puces se servent au passage !
Pour comprendre le délire, il faut voir comment ça marche aujourd'hui. Dans un gros data center IA, chacune des 10 000 puces de calcul (des accélérateurs, en gros des GPU) garde sa propre copie complète d
Accrochez-vous parce que celle-là, elle est bien barrée ! Des chercheurs de l'université d'Uppsala veulent stocker la mémoire d'une IA... dans de la lumière. Leur projet Fiber Memory fait tourner les données d'un LLM en boucle dans 1 000 km de fibre optique, et les puces se servent au passage !
Pour comprendre le délire, il faut voir comment ça marche aujourd'hui. Dans un gros data center IA, chacune des 10 000 puces de calcul (des accélérateurs, en gros des GPU) garde sa propre copie complète du modèle dans sa mémoire embarquée, la
HBM
. Un Llama 3 70B compressé pèse 70 Go, ce qui donne 700 To de mémoire hors de prix pour stocker 10 000 fois exactement la même chose.
La solution d'Hannah Atmer et de son équipe, c'est le tapis roulant à sushis. Un serveur unique injecte 128 Go de données dans la boucle (les poids du modèle, plus un peu de marge), et tout ça défile en continu à 25,6 To/s. Chaque puce attrape alors les plats qui l'intéressent quand ils passent devant elle, et le tour complet prend 5 ms !
La topologie retenue : un seul serveur de poids alimente la boucle, les pods se servent au passage. Schéma tiré du papier d'Atmer, Voigt, Yao et Kaxiras.
Concrètement, chaque châssis prélève 1 % de la lumière qui circule et laisse filer le reste vers les copains d'après. Pas de requête, pas d'adresse mémoire, juste un péage optique qui pique sa part au passage.
Le prélèvement en détail : un splitter 99:1 détourne 1 % de la puissance optique vers le pod, le reste poursuit sa route et se fait ré-amplifier.
Et le plus dingue, c'est que cette idée de génie a 80 ans ! Les premiers ordinateurs des années 40 stockaient déjà leurs données sous forme d'ondes qui tournaient en rond dans des tubes de mercure, la fameuse
mémoire à ligne de délai
. On avait déjà croisé
des mémoires franchement bizarres
, mais celle-ci place la barre très haut.
Évidemment, y'a des conditions à respecter... Ça ne marche que pour des données qui ne changent jamais et que tout le monde se partage, comme les poids d'un modèle déjà entraîné (les calculs en cours restent dans une petite mémoire locale classique). Et si une puce rate son sushi, elle attend 5 ms que le tapis fasse un tour complet... une éternité pour un GPU.
Côté conso, leurs calculs annoncent 284,8 kW pour la livraison des poids, contre 1 024 kW avec la HBM classique. Presque 4 fois moins ! Bon, la comparaison avantage un peu leur bébé (le scénario fibre répartit les poids entre les 8 puces d'un châssis, quand la référence garde une copie entière par puce), mais l'ordre de grandeur reste violent.
Par contre, tout ça n'existe encore que sur le papier. Les briques sont là, entre les commutateurs Spectrum-X Photonics de NVIDIA qui causent déjà en lumière et
la HBM3e de Micron
qui dépasse 1,2 To/s par pile, mais personne n'a encore assemblé le puzzle. Et il faudrait quand même réussir à caser 280 amplificateurs sur la boucle, plus quelque 3 500 amplis et 1 750 régénérateurs autour des pods...
Reste à voir si le bilan énergétique survit à un vrai prototype !
314 députés européens ont voté jeudi pour enterrer Chat Control et 276 ont voté pour le garder.
Et c'est quand même passé OKLM.
Et oui, pas la peine de vous frotter les yeux, je vais vous expliquer tout ça. En seconde lecture, le Parlement a besoin d'une majorité absolue de ses membres pour rejeter un texte du Conseil, soit 360 voix. Et cette "majorité", c'est pas une majorité des présents dans l'hémicycle, mais une majorité d'élus, absents compris.
Du coup les 314 sont tombés à 46 voix du compt
314 députés européens ont voté jeudi pour enterrer Chat Control et 276 ont voté pour le garder.
Et c'est quand même passé OKLM.
Et oui, pas la peine de vous frotter les yeux, je vais vous expliquer tout ça. En seconde lecture, le Parlement a besoin d'une majorité absolue de ses membres pour rejeter un texte du Conseil, soit 360 voix. Et cette "majorité", c'est pas une majorité des présents dans l'hémicycle, mais une majorité d'élus, absents compris.
Du coup les 314 sont tombés à 46 voix du compte, 17 députés se sont abstenus, et 112 qui n'ont pas pris part au vote ont terminé le boulot à leur place puisque leur chaise vide valait pour un oui.
Je rappelle quand même que ces 112 là touchent 359 euros d'indemnité journalière, et qu'il leur suffit de signer un registre le matin pour encaisser leur thune. Je pense que si ces feignasses d'absentéistes faisaient correctement leur boulot en étant là, au moins pour les choses importantes, on n'aurait pas des problèmes comme ça qui impactent tous les citoyens européens. Ils ne méritent vraiment ni leur poste, ni leurs indemnités de merde.
Maintenant que ça c'est dit, je vous propose qu'on fasse une petite séance de cohérence cardiaque tous ensemble pour se détendre, car y'a quand même un peu de positif dans cette seconde lecture.
Le texte voté, c'est Chat Control 1.0, c'est à dire la dérogation qui autorise les plateformes à scanner volontairement les messages de leurs utilisateurs. Ce n'est donc pas un scan obligatoire, ni des ordres de détection, ni de la vérification d'âge qui vous ferait montrer vos papiers pour ouvrir un compte sur une messagerie. Tout ça, c'est prévu dans Chat Control 2.0, un règlement séparé, qui n'est toujours pas adopté, mais qui revient à l'automne !!
L'autre bonne nouvelle dans notre malheur, c'est que les députés (ceux qui bossent hein, pas les autres paresseux) ont arraché un amendement qui exclut du texte tout ce qui est chiffré de bout en bout. Donc Signal, WhatsApp, iMessage, et les salons Matrix que vous avez pris soin de chiffrer vont passer entre les mailles du filet de Big Brother.
Restent quand même
Gmail
, Outlook, Discord, Snapchat, iCloud Mail, les publications et les groupes Facebook, et tout ce qui transite en clair sur des serveurs... C'est-à-dire là où vous comme moi, écrivons la plupart de nos trucs.
Cette dérogation "temporaire", Chat Control 1.0, est née en 2021 et a expiré le 3 avril dernier, quand le Parlement avait refusé de la prolonger. Alors le Conseil l'a renvoyée au Parlement et ils veulent maintenant qu'elle coure jusqu'au 3 avril 2028. Ça c'est du bon gros provisoire reconduit à coups de 2 ans... Ce genre de provisoire, moi j'appelle ça du permanent mais bon, bref...
Et le pire, les amis, c'est que ce scan qu'on vous vend comme une protection contre tous les criminels et autres pédophiles nazis terroristes NE FONCTIONNE PAS. Et c'est pas moi qui le dis !
En effet 807 chercheurs et cryptographes dans 37 pays ont signé une lettre ouverte, la quatrième depuis 2023, où ils écrivent qu'il est "tout simplement impossible de détecter, avec un niveau de précision acceptable, les contenus pédopornographiques connus et nouveaux pour des centaines de millions d'utilisateurs.".
C'est donc simplement pas faisable à cette échelle, avec une suffisance de précision. Et les chiffres leur donnent raison puisque quand l'Irish Council for Civil Liberties a épluché les signalements automatiques atterris chez la police irlandaise, à peine 20 % étaient réellement des contenus pédocriminels, et moins de 10 % étaient exploitables par un enquêteur.
Le reste, bah c'est du bruit... Ce sont vos photos de vacances, vos consultations médicales, vos ados qui s'écrivent entre eux. Et chaque faux positif, c'est un inconnu payé pour regarder vos photos à la plage ou vos sextapes. Sans parler des erreurs humaines ou IA qui viendront se glisser là-dedans et qui vous enverront en zonzon pour pédocriminalité pour une photo de Sphinx (les chats sans poil, vous savez) ou autre...
Quatorze pointures de la crypto, dont Ron Rivest, Whitfield Diffie et Bruce Schneier, ont posé le diagnostic dans un document,
Bugs in our Pockets
où ils expliquent que le scan côté client "ne garantit pas une prévention efficace de la criminalité et n'empêche pas la surveillance".
Et c'est à nous de payer toutes ces conneries avec notre vie privée.
Puis j'sais pas si vous vous souvenez, mais Apple s'y est cassé les dents en public. Ils avaient annoncé un système de détection en août 2021, et des chercheurs ont conçu dans la foulée, des collisions de hash (deux images différentes, même empreinte), qui a poussé Apple à enterrer le projet en décembre 2022 parce qu'ils se sont rendu compte que ce n'était pas suffisamment fiable et efficace.
Reste la question qui nous intéresse tous : Comment se protéger de ce viol de notre vie privée ?
D'abord, débarrassez-vous de deux illusions. Votre VPN ne sert à rien contre ce truc, parce qu'il chiffre le tuyau, mais pas votre message au moment où vos doigts le tapent. Et votre navigation privée non plus.
Le scan côté client en fait, c'est un mouchard qui lit sur votre appareil, avant le chiffrement et ni le VPN ni le chiffrement de bout en bout ne peuvent faire quoi que ce soit si l'application ou le système d'exploitation coopère. Et une app dont vous ne pouvez pas lire le code, bah vous n'avez aucun moyen de savoir ce qu'elle regarde avant d'envoyer.
Ce qui marche vraiment par contre, c'est de foutre le camp des services que ce texte vise, c'est à dire ceux qui ne chiffrent pas de bout en bout. J'avais fait
le tour des messageries sécurisées
il y a un moment, et où on en est en 2026.
Messageries : Signal (AGPL, mais l'inscription réclame toujours un numéro de téléphone, les usernames introduits en 2024 servent juste à ne pas le filer à vos contacts), SimpleX Chat (aucun identifiant utilisateur, ni numéro ni email, c'est le seul), Molly (un Signal durci pour Android, sans les services Google),
Briar
(pas de serveur du tout, ça passe par Tor, le Wi-Fi local ou le Bluetooth).
Mail :
Tuta
chiffre le corps, le sujet et le nom de l'expéditeur. Mais pas les adresses ni la date (le protocole ne le permet pas). Proton Mail chiffre le sujet et les adresses au repos, sans aller jusqu'au bout en bout, une limite héritée de PGP. Les deux savent quand même envoyer un vrai message chiffré à quelqu'un qui n'est pas chez eux, par mot de passe partagé ou avec PGP. Dans les deux cas vous quittez Gmail, c'est déjà l'essentiel.
Chiffrer avant d'envoyer :
Cryptomator
, age ou GnuPG. Votre fichier part déjà illisible, l'app qui le transporte n'a plus rien à lire. Hop, problème réglé, quelle que soit votre messagerie.
Le téléphone :
GrapheneOS
, uniquement sur Pixel. Le bac à sable durci et les Storage Scopes limitent ce qu'une app peut fouiller. Honnêtement, ça ne bloque rien si c'est l'app elle-même qui scanne. Mais ça réduit la surface.
Tout ceci est parfaitement légal, et non, vous n'avez pas à vous cacher pour le faire. L'article 30 de la LCEN le dit noir sur blanc depuis 2004 : "L'utilisation des moyens de cryptologie est libre."
Sachez seulement que dans une procédure judiciaire, l'article 434-15-2 du code pénal punit le refus de remettre une clé de déchiffrement aux autorités. Vous avez donc le droit de chiffrer, mais pas de mentir au juge.
Le site
exitchatcontrol.org
recense tout ça et beaucoup plus, service par service, avec les alternatives testées et l'argumentaire qui va avec. Allez y faire un tour, c'est du bon boulot ! Et si vous voulez écrire à votre eurodéputé,
fightchatcontrol.eu
vous prépare le mail.
exitchatcontrol.org existe en français, avec son encart daté du 9 juillet
Ensuite, pour les recours, je vais être franc avec vous, attaquer le texte devant la Cour de justice de l'UE, ça va être compliqué car depuis l'arrêt Plaumann de 1963, un particulier doit prouver qu'un règlement le touche "individuellement", ce que vous ne pourrez jamais démontrer face à une
surveillance de masse
qui vise tout le monde pareil.
La vraie porte de sortie est ailleurs je pense. Elle se trouve dans la question préjudicielle, quand une juridiction nationale interroge la Cour. C'est en tout cas comme ça que
La Quadrature du Net
a fait tomber la conservation généralisée des données en 2020.
Et la Cour européenne des droits de l'homme a déjà tranché sur le chiffrement, dans Podchasov contre la Russie en février 2024 : affaiblir le chiffrement "permettrait apparemment, d'un point de vue technique, de mener une surveillance systématique, générale et sans distinction".
Voilà, maintenant le VRAI rendez-vous, c'est septembre. Le texte de jeudi repart au Conseil, qui a 3 mois pour avaler l'exclusion du chiffrement ou la recracher, auquel cas tout le monde part en conciliation. Et surtout, Chat Control 2.0 reprend à l'automne sous présidence irlandaise, avec le scan obligatoire, la vérification d'âge et la fin de l'anonymat dans le paquet. Devant le même Parlement, avec j'imagine les mêmes branles couilles absents, ceux-là mêmes qui,
quand l'Allemagne avait dit non
, s'étaient bien gardés de dire quoi que ce soit.
Alors oui, Big Brother a avancé ses pions ce jeudi mais moi ce que je retiens aussi c'est qu'un texte rejeté par la majorité des votants est passé grâce à des chaises vides et ça recommencera en septembre si vous n'allez pas secouer vos députés européens.
Trois ans de débats
pour en arriver là, avec un truc médiocre qui marche pas et qui met nos démocraties en danger, je trouve ça tellement triste...
Bref, n'oubliez pas, ACTA aussi c'était plié d'avance, jusqu'à ce que tout le monde s'y mette.
Je sais pas si vous avez vu mais Valve vient de sortir Proton 11, la nouvelle version stable de sa couche de compatibilité qui fait tourner les jeux Windows sur Linux via Steam Play. Et cette fois, c'est basé sur Wine 11, donc il y a pas mal de "nouveaux" vieux jeux qui sont maintenant jouables.
Parmi ces nouveautés, on retrouve donc Resident Evil premier du nom, celui de 1996, Resident Evil 2, Dino Crisis et Dino Crisis 2, SHOGUN: Total War, Gothic 1 Classic, Breath of Fire IV, Deadly Premoniti
Je sais pas si vous avez vu mais Valve vient de sortir Proton 11, la nouvelle version stable de sa couche de compatibilité qui fait tourner les jeux Windows sur Linux via Steam Play. Et cette fois, c'est basé sur Wine 11, donc il y a pas mal de "nouveaux" vieux jeux qui sont maintenant jouables.
Parmi ces nouveautés, on retrouve donc Resident Evil premier du nom, celui de 1996, Resident Evil 2, Dino Crisis et Dino Crisis 2, SHOGUN: Total War, Gothic 1 Classic, Breath of Fire IV, Deadly Premonition ou encore Metal Fatigue. Et à côté de ces reliques, il y avait aussi des trucs plus récents comme METAL GEAR SURVIVE, Warhammer: Vermintide 2 et X-Plane 12.
Et pour les jeux qui étaient déjà jouables, Proton 11 affine encore le support de ces derniers pour les rendre encore plus jolis ou plus rapides ou avec moins de bugs etc. Je pense notamment à Cyberpunk 2077, The Witcher 3, Death Stranding 2, Helldivers 2, ARC Raiders, THE FINALS, Titanfall 2, Satisfactory, Metal Gear Solid 2, Oblivion GOTY ou Call of Duty 2.
Donc autant dire que si vous jouez sous Linux ou sous Steam Deck, je pense que vous êtes concerné par cette mise à jour. Et puis il y a un truc dont je ne vous ai pas parlé encore, c'est les correctifs qui font zizir. Je pense notamment au hot plug des manettes qui a été amélioré, notamment pour la 8BitDo Ultimate 2C et toutes les manettes qui exposent plusieurs périphériques HID. Sur KDE, la maximisation des fenêtres a aussi été corrigée, sans oublier le rendu des pop-ups du Rockstar Launcher ou encore la détection du fuseau horaire qui devient plus fiable. Même le lecteur multimédia Kodi passe mieux sous cette version, ce qui est top !
Ce passage sur Wine 11, c'est justement celui qui avait montré des
gains de perf assez dingues au moment des premiers benchmarks NTSync
et maintenant que c'est dans le Proton officiel, tout le monde y a droit sans bidouiller !! Pour l'installer, rien de sorcier, comme d'habitude, vous allez sur Steam, vous faites un clic droit sur un jeu, vous cliquez ensuite sur "Propriétés", et puis vous allez dans l'onglet "Compatibilité". Et là, vous sélectionnez la branche Proton 11.
Et voilà ! En tout cas, je suis content de voir que
jouer sur Linux n'est plus un parcours du combattant
. Avec le Steam Deck et cette compatibilité qui grignote chaque jour un peu de terrain, Windows perd de plus en plus son statut de passage obligé pour le jeu PC....
Un champignon shiitake qui fait office de mémoire informatique genre RAM, c'est la trouvaille d'une équipe de l'Ohio State University. Et l'idée a l'air bien plus sérieuse qu'elle n'en a l'air...
John LaRocco et Qudsia Tahmina ont pris du mycélium de shiitake, l'ont cultivé sur des graines de farro, du germe de blé et du foin, puis l'ont déshydraté. Après une brève réhydratation, ils ont ensuite branché le tout à un oscilloscope et un microcontrôleur Arduino et là, le champignon s'est mis à fonc
Un champignon shiitake qui fait office de mémoire informatique genre RAM, c'est la trouvaille d'une équipe de l'Ohio State University. Et l'idée a l'air bien plus sérieuse qu'elle n'en a l'air...
John LaRocco et Qudsia Tahmina ont pris du mycélium de shiitake, l'ont cultivé sur des graines de farro, du germe de blé et du foin, puis l'ont déshydraté. Après une brève réhydratation, ils ont ensuite branché le tout à un oscilloscope et un microcontrôleur Arduino et là, le champignon s'est mis à fonctionner comme un
memristor
, c'est-à-dire un composant capable de se souvenir de son dernier état électrique.
Utilisé comme RAM, leur champignon magique a tenu jusqu'à 5 850 Hz avec une précision de 90 %, et ça grimpe à 95 % en basse fréquence. La performance chute donc quand on monte en fréquence, sauf que les chercheurs ont trouvé la parade. Il suffit en réalité de connecter plusieurs champignons ensemble sur le circuit, un peu comme des groupes de neurones qui bossent en équipe dans votre cerveau.
Alors vous allez me dire quel est l'intérêt de ce truc ?
Eh bien un memristor-champignon, c'est biodégradable, ça résiste aux radiations, ça encaisse la déshydratation, et ça coûte une misère à fabriquer et à alimenter. Et surtout, avoir des
puces biologiques qui imitent l'activité neuronale réelle
, ça veut dire qu'on n'a plus besoin d'une tonne d'énergie quand la machine tourne au ralenti ou ne sert pas. De quoi intéresser l'informatique embarquée, l'aérospatial, les wearables ou tout ce qui doit calculer des trucs sans grosse batterie. Détail rigolo, une partie des travaux est financée par le Honda Research Institute !
Maintenant, accrochez-vous, parce qu'un paquet de médias vous ont vendu ce champignon comme LA solution à la pénurie mondiale de RAM mais faut se calmer ! L'étude publiée dans PLOS ONE ne parle jamais de pénurie, et encore moins de Samsung, SK Hynix ou Micron et ce rapprochement n'a pas été fait par les chercheurs, mais par les journalistes.
Donc non, ce champignon n'est pas pour le moment une option afin de contrer la pénurie de RAM. Parce que soyons clairs, 5 850 Hz c'est mignon, mais votre DDR5 tourne dans les gigahertz ! On n'est pas du tout sur le même ordre de grandeur, ce qui fait que ce bon vieux shiitake ne remplacera pas votre barrette. Il vise plutôt tout ce qui est
calcul neuromorphique
basse conso, et pas du tout le marché du gaming, hein ^^.
La pénurie de RAM de cette année n'a rien de fongique. En fait, les trois géants qui pèsent près de 90 % de la production mondiale ont réorienté leurs usines vers la HBM, une mémoire ultra-rapide que s'arrachent les accélérateurs IA. Résultat, les prix de la DRAM ont bondi d'environ 90 % au premier trimestre, Micron a carrément lâché le marché grand public, et une class action déposée en Californie soupçonne les fabricants de s'être entendus sur les tarifs. On est donc loin des champignons du potager. Maintenant, si le sujet du silicium fait maison vous parle, jetez quand même un œil à ce type qui
fabrique de la RAM dans sa cabane
.
Mais bon, quoi qu'il en soit, faire de l'informatique avec du vivant, c'est possible depuis un petit moment. On a déjà vu des
neurones artificiels en bactéries
discuter avec nos cellules, et c'est probablement une piste pour la décroissance forcée qui va bientôt nous arriver dans la gueule.
Bref, ce champignon ne remplacera pas votre DDR5 de sitôt mais un composant biodégradable qui fait des calculs tout en résistant aux radiations, cultivé sur du foin et financé par Honda, perso je trouve que c'est cool ^^.