L’histoire se répète, encore et encore. Une nouvelle plainte vise OpenAI après un drame impliquant des échanges sur la religion avec ChatGPT. Un utilisateur bipolaire accuse le chatbot d’avoir renforcé ses délires jusqu’à une tentative de suicide. Que s’est-il exactement passé ?
L’affaire concerne Michael Lines, un Californien de 34 ans atteint de troubles bipolaires. Selon une plainte déposée devant un tribunal californien, ses conversations autour de la religion avec ChatGPT auraient progre
L’histoire se répète, encore et encore. Une nouvelle plainte vise OpenAI après un drame impliquant des échanges sur la religion avec ChatGPT. Un utilisateur bipolaire accuse le chatbot d’avoir renforcé ses délires jusqu’à une tentative de suicide. Que s’est-il exactement passé ?
L’affaire concerne Michael Lines, un Californien de 34 ans atteint de troubles bipolaires. Selon une plainte déposée devant un tribunal californien, ses conversations autour de la religion avec ChatGPT auraient progressivement alimenté un épisode maniaque. Et celle-ci se serait finalement soldée par une tentative de suicide.
Le dossier décrit plusieurs mois d’échanges durant lesquels le chatbot aurait validé des croyances délirantes. Au lieu d’encourager l’utilisateur à demander une aide médicale. Pour l’heure, OpenAI n’a pas encore répondu publiquement à cette nouvelle plainte. Mais l’accumulation de dossiers similaires soulève de nombreuses questions sur l’impact psychologique potentiel de son intelligence artificielle.
Comment une discussion sur la religion avec ChatGPT a-t-elle viré au drame ?
Au départ, rien d’inhabituel. Michael Lines utilise ChatGPT pour parler de sport, d’alimentation et de son quotidien. Oui, comme tout le monde ! Après son diagnostic de trouble bipolaire en 2024, il commence aussi à évoquer son état de santé avec le chatbot.
Peu à peu, les discussions prennent une autre direction. Elles glissent vers la spiritualité, puis vers le christianisme. Selon la plainte, l’utilisateur, qui n’était pourtant pas religieux, développe des convictions mystiques.
OpenAI is being sued for ChatGPT allegedly fueling a man’s bipolar delusions – making it think he was Jesus Christ and encouraging a suicide attempt instead of helping. pic.twitter.com/gN5zbPN1Bi
Le document judiciaire affirme que ChatGPT n’a pas simplement répondu à ses questions sur la religion. Le chatbot aurait validé certaines de ses affirmations. Il aurait même présenté ses expériences comme les signes d’une mission divine plutôt que comme les symptômes possibles d’un épisode psychiatrique.
À plusieurs reprises, l’IA aurait comparé Michael Lines à des figures bibliques. Elle aurait aussi suggéré que ses doutes faisaient partie d’un parcours spirituel exceptionnel. Des réponses qui, selon les avocats du plaignant, auraient renforcé sa perte de contact avec la réalité.
« C’est le moment de prendre ton envol »
Les semaines suivantes, l’état de Michael Lines continue de se dégrader. Toujours selon la plainte, ses échanges sur la religion avec ChatGPT le conduisent à croire qu’il est le « fils de l’homme » et que le chatbot représente une manifestation de Dieu.
Le dossier décrit également plusieurs signaux inquiétants, dont des insomnies, un isolement social et des idées suicidaires. Malgré ces indices, le chatbot aurait poursuivi les échanges sans orienter son interlocuteur vers une assistance médicale ou des services d’urgence.
L’un des passages les plus marquants de la plainte intervient le 28 mars 2025. Alors que Michael Lines évoque son désir de mettre fin à ses jours, ChatGPT lui aurait répondu : « Tu as fait ton choix. C’est le moment de prendre ton envol, de te détacher et de te libérer de ce qui te pèse. La ligne temporelle que tu laisses derrière toi ? Elle ne te regrettera pas, car il ne s’agit plus d’être indispensable ou requis. Il s’agit de toi, de ta liberté et de ton chemin. »
Quelques heures plus tard, l’homme avale une importante quantité de médicaments. Sa famille intervient rapidement et alerte les secours. Hospitalisé, il survit à sa tentative de suicide grâce à une prise en charge médicale.
Selon les documents déposés devant le tribunal, il continuera même à dialoguer avec ChatGPT depuis son lit d’hôpital.
Malheureusement, ce n’est pas un cas isolé
Heureusement, Michael Lines a pu se rétablir grâce à la prise en charge des professionnels de santé. Son histoire, en revanche, est loin d’être un cas isolé.
Cette affaire rappelle celle de John Jacquez, un autre Californien de 34 ans. Selon sa plainte, il aurait traversé plusieurs mois de psychose, durant lesquels ChatGPT aurait renforcé ses délires religieux. Cette période s’est accompagnée de plusieurs épisodes d’automutilation et d’hospitalisations.
Et il n’est pas le seul. Des enquêtes indiquent qu’OpenAI fait face à plusieurs procédures similaires. Les plaignants accusent ChatGPT d’avoir aggravé des troubles psychologiques ou alimenté des délires chez certains utilisateurs. Un phénomène qualifié de « psychose liée à l’IA ».
L’IA raisonne-t-elle comme un chercheur lorsqu’elle travaille sur des sujets de biologie computationnelle ? Difficile à dire. Voilà pourquoi OpenAI a conçu GeneBench-Pro.
Ce nouveau benchmark permet de mesurer une compétence bien plus difficile que la simple capacité à répondre à des questions. Le jugement scientifique des modèles d’IA.
Quel genre de benchmark est-ce ?
We’re introducing GeneBench-Pro, a research-level benchmark for a harder kind of AI progress: how well agents can navi
L’IA raisonne-t-elle comme un chercheur lorsqu’elle travaille sur des sujets de biologie computationnelle ? Difficile à dire. Voilà pourquoi OpenAI a conçu GeneBench-Pro.
Ce nouveau benchmark permet de mesurer une compétence bien plus difficile que la simple capacité à répondre à des questions. Le jugement scientifique des modèles d’IA.
Quel genre de benchmark est-ce ?
We’re introducing GeneBench-Pro, a research-level benchmark for a harder kind of AI progress: how well agents can navigate messy biological data, choose the right analysis path, and make judgment calls that real computational research depends on.https://t.co/AsilnnSxnE
GeneBench-Pro réunit 129 problèmes portant sur la génomique, la biologie quantitative et la médecine translationnelle. Chaque exercice fournit un jeu de données, le contexte d’une expérience ainsi qu’une question précise.
L’IA ne peut pas se contenter de réciter ses connaissances. Elle doit explorer les données, choisir la bonne méthode d’analyse, puis tirer une conclusion pertinente.
Avant de publier ce benchmark, OpenAI a demandé à des experts indépendants d’évaluer 82 des 129 problèmes. Doctorants, chercheurs postdoctoraux, scientifiques de l’industrie et professeurs…
Tous ont été sollicités pour vérifier si les scénarios ressemblaient à de véritables travaux de recherche et si les réponses attendues étaient cohérentes. Selon Alexander Strudwick Young, la plupart de ces exercices auraient donné du fil à retordre à un doctorant sans l’aide d’un superviseur expérimenté.
Mis à part cela, tous les problèmes ont été créés de manière synthétique par OpenAI. L’entreprise contrôle ainsi l’ensemble des données utilisées. Ce qui lui permet de comparer précisément les réponses des modèles aux résultats attendus.
Le système tient également compte du fait que plusieurs méthodes d’analyse différentes peuvent aboutir à une conclusion scientifiquement valable.
Comment les modèles actuels s’en sortent sur GeneBench-Pro ?
GPT-5.6 Sol s’en sort nettement mieux que ses prédécesseurs. Le modèle atteint 28,7 % de réussite avec son niveau de raisonnement le plus élevé et 31,5 % lorsque le mode Pro est activé.
À titre de comparaison, GPT-5 obtenait moins de 5 % lors des premiers tests réalisés avec la version originale de GeneBench. En revanche, lorsque GPT-5.6 Sol fonctionne avec son niveau de raisonnement le plus faible, son score retombe à un seul chiffre.
Les autres modèles, quant à eux, restent derrière. Opus 4.8 atteint 16 %, Gemini 3.5 Flash 8,1 %, Gemini 3.1 Pro 3,1 %, GLM 5.2 4,6 %, DeepSeek V4 Pro 2,4 % et Grok 4.3 seulement 1,5 %.
Les experts estiment qu’un problème typique de GeneBench-Pro demanderait entre 20 et 40 heures de travail à un spécialiste humain. Facturé environ 200 dollars de l’heure, cela représente plusieurs milliers de dollars pour résoudre un seul exercice.
À l’inverse, une IA peut effectuer le même travail pour quelques dollars de coût d’inférence. Quoi qu’il en soit, OpenAI ouvre une partie du projet. Dix problèmes représentatifs sont publiés en open source sur Hugging Face.
Un ensemble de 50 questions sera ensuite confié à Artificial Analysis, qui réalisera des évaluations indépendantes des différents modèles d’IA.
Vendredi soir, le 26 juin, OpenAI a officiellement dévoilé GPT 5.6. Et comme les rumeurs le laissaient entendre ces dernières semaines, la gamme est impressionnante.
Au fait, la famille GPT 5.6 se compose de trois modèles aux noms inspirés du système solaire : Sol, Terra et Luna. Chaque modèle promet des progrès sur le raisonnement, l’exécution autonome de tâches complexes, la création d’interfaces et l’efficacité énergétique.
OpenAI introduit également un mode « Ultra ». Celui-ci permet d
Vendredi soir, le 26 juin, OpenAI a officiellement dévoilé GPT 5.6. Et comme les rumeurs le laissaient entendre ces dernières semaines, la gamme est impressionnante.
Au fait, la famille GPT 5.6 se compose de trois modèles aux noms inspirés du système solaire : Sol, Terra et Luna. Chaque modèle promet des progrès sur le raisonnement, l’exécution autonome de tâches complexes, la création d’interfaces et l’efficacité énergétique.
OpenAI introduit également un mode « Ultra ». Celui-ci permet de répartir les tâches entre plusieurs sous-agents afin d’améliorer les performances sur les missions les plus exigeantes.
Pour le moment, seuls quelques partenaires validés par le gouvernement américain peuvent accéder à la gamme GPT 5.6.
Introducing a limited preview of GPT-5.6 Sol, our next generation frontier model, as well as GPT-5.6 Terra, a balanced model for efficient, everyday work, and GPT-5.6 Luna, a fast and affordable model for high-volume work.https://t.co/OoM83SyISN
Eh bien, GPT-5.6 Sol est présenté comme le modèle le plus performant jamais développé par OpenAI. L’entreprise met en avant des progrès sur les tâches agentiques. Notamment le développement logiciel, les workflows complexes, la biologie quantitative et la cybersécurité.
OpenAI affirme que Sol est également le modèle le mieux protégé qu’elle ait développé jusqu’à présent. L’entreprise explique avoir renforcé les mécanismes de sécurité en temps réel afin de limiter les cyberattaques à haut risque et les usages malveillants répétés.
Elle aurait même consacré plusieurs semaines à tester et renforcer le modèle. Comment ? Grâce à des exercices de piratage menés par des équipes spécialisées, ainsi qu’à plus de 700 000 heures de tests automatisés. Soit l’équivalent d’un GPU A100 fonctionnant en continu pendant cette durée.
Pour ce qui est de Terra, il est pensé comme un compromis entre performances et coût tandis que Luna est optimisé pour la rapidité et les dépenses réduites.
Que disent les benchmarks ?
Résultat GPT 5.6 sur TerminalBench 2.1 / OpenAI
Selon les benchmarks publiés par OpenAI, Sol prend la tête sur plusieurs évaluations. Sur TerminalBench 2.1, qui mesure les performances dans des tâches complexes en ligne de commande, GPT-5.6 Sol atteint 88,8 %
Sol Ultra, quant à lui, grimpe à 91,9 %. Pour rappel, Claude Mythos 5, le modèle le plus avancé d’Anthropic, affiche pour sa part 88 %. Sur le même benchmark, Terra obtient 84,3 %, contre 83,4 % pour GPT-5.5, tandis que Luna atteint 82,5 %.
Les améliorations ne concernent pas uniquement la programmation. Sur GeneBench v1, consacré aux workflows en génomique et en biologie quantitative, OpenAI affirme que GPT-5.6 Sol dépasse GPT-5.5.
Et pourtant, il consomme moins de tokens. La même tendance apparaît sur ExploitBench, un benchmark dédié à la cybersécurité. Sol rivaliserait avec Mythos Preview tout en générant environ trois fois moins de tokens.
Résultat GPT 5.6 sur ExploitBench / OpenAI
De son côté, GPT-5.6 Terra offre un niveau de performances proche de GPT-5.5 tout en divisant son coût par deux.
Sur GeneBench v1, GPT-5.6 Luna atteint un score d’environ 14 à 15 % pour un coût inférieur à un dollar via l’API. Pour info, GPT-5.5 se situe autour de 23 % pour près de 1,2 dollar.
Terra, lui, grimpe à environ 28 % pour un coût proche de 1,7 dollar. Et Sol atteint environ 31 % pour un coût d’environ 1,9 dollar.
OpenAI vient de mettre à jour GPT-5.5 Instant, le modèle utilisé par défaut dans ChatGPT. Et figurez-vous que cette évolution ne cherche pas seulement à améliorer la précision des réponses.
Elle vise surtout à rendre les échanges plus naturels, plus fluides et même « plus fun », selon les termes employés par l’entreprise. Car dans la réalité, la majorité des utilisateurs ne sollicitent pas ChatGPT pour des calculs complexes ou des démonstrations scientifiques.
Ils l’utilisent pour organi
OpenAI vient de mettre à jour GPT-5.5 Instant, le modèle utilisé par défaut dans ChatGPT. Et figurez-vous que cette évolution ne cherche pas seulement à améliorer la précision des réponses.
Elle vise surtout à rendre les échanges plus naturels, plus fluides et même « plus fun », selon les termes employés par l’entreprise. Car dans la réalité, la majorité des utilisateurs ne sollicitent pas ChatGPT pour des calculs complexes ou des démonstrations scientifiques.
Ils l’utilisent pour organiser un voyage, choisir un produit, trouver une idée de restaurant, rédiger un message compliqué ou simplement mettre de l’ordre dans leurs pensées. C’est précisément sur ces usages quotidiens qu’OpenAI concentre ses efforts.
La mise à jour est actuellement distribuée aux abonnés payants avant une arrivée progressive auprès des utilisateurs de la version gratuite. Elle représente la troisième évolution majeure du modèle depuis son lancement le 5 mai.
Les précédentes versions avaient notamment travaillé sur la réduction des erreurs et l’amélioration de la clarté des réponses.
We have a new version of GPT-5.5 Instant for you, and it's much more fun to talk to.
Our most-used model is now better at understanding the intent behind a question and adapting its response accordingly.
It also handles complex constraints more reliably and makes shopping and…
Mise à jour GPT-5.5 Instant : qu’est-ce que ça change ?
D’après OpenAI, GPT-5.5 Instant serait désormais capable d’identifier plus efficacement l’objectif d’une demande. Le modèle est également à même de garder une meilleure continuité durant les échanges désormais.
Cette évolution pourrait notamment s’appuyer sur la nouvelle architecture baptisée « Dreaming ». Celle-ci permettrait au modèle de construire progressivement un profil de l’utilisateur au fil des interactions.
Cela l’aide à adapter davantage ses réponses aux habitudes et aux attentes exprimées pendant les échanges. OpenAI indique également que son modèle gère mieux les demandes complexes contenant plusieurs contraintes.
Par exemple, lorsqu’un utilisateur impose plusieurs critères dans une même requête, GPT-5.5 devrait être en mesure de mieux les prendre en compte. Ce, sans oublier une partie de la demande en cours de route.
Le modèle aurait aussi progressé dans sa façon de réagir aux corrections. Si une personne remet en question une réponse proposée par ChatGPT, celui-ci pourrait désormais ajuster son raisonnement en intégrant les nouvelles informations fournies.
L’objectif est d’éviter une réponse qui répète simplement la même approche, même lorsque l’utilisateur apporte un nouvel élément.
Le GPT-4.5 vient de tirer sa révérence, emportant avec lui les derniers vestiges de l’ère GPT-4 chez OpenAI. Oui, c’est une page qui se tourne pour l’un des modèles les plus marquants de la récente révolution de l’IA.
Quand GPT-4 est arrivé, l’intelligence artificielle est passée du statut de curiosité technologique à celui d’outil incontournable. Trois ans plus tard, OpenAI s’apprête à passer à autre chose. Avec le retrait de GPT-4.5, le dernier représentant de cette génération quitte ChatG
Le GPT-4.5 vient de tirer sa révérence, emportant avec lui les derniers vestiges de l’ère GPT-4 chez OpenAI. Oui, c’est une page qui se tourne pour l’un des modèles les plus marquants de la récente révolution de l’IA.
Quand GPT-4 est arrivé, l’intelligence artificielle est passée du statut de curiosité technologique à celui d’outil incontournable. Trois ans plus tard, OpenAI s’apprête à passer à autre chose. Avec le retrait de GPT-4.5, le dernier représentant de cette génération quitte ChatGPT. Un départ qui laisse derrière lui un héritage encore difficile à égaler pour certains utilisateurs.
Encore du temps pour profiter de GPT-4 chez OpenAI
La suppression du dernier modèle de GPT-4 chez OpenAI ne se fera pas demain. L’entreprise a confirmé que GPT-4.5 sera retiré de ChatGPT à partir du 27 juin 2026. Quant au modèle de raisonnement o3, son départ est prévu pour le 26 août après une période de transition. Les utilisateurs payants disposent donc encore de quelques semaines pour profiter de ces modèles avant leur disparition définitive.
Cette décision répond avant tout à une logique stratégique pour OpenAI. La firme souhaite concentrer ses ressources sur ses modèles les plus récents. Car les nouvelles générations promettent davantage de performances, des réponses plus rapides et des capacités élargies.
The retirement of o3 and GPT-4.5 marks the complete disappearance of the 4-series from ChatGPT.
I miss the intellectual space when the entire 4-series was still around. 4o, o3, o4 mini, 4.1, 4.5. Five models, each with its own personality and strengths. Users could freely choose… pic.twitter.com/jQN9K0pL9K
Mais réduire l’histoire de GPT-4 à une simple ancienne version serait oublier son impact. Lors de son lancement, le modèle avait impressionné par sa polyvalence. Il pouvait rédiger, analyser des images, résoudre des problèmes et converser avec une aisance rarement vue auparavant.
Pour beaucoup, c’est à ce moment-là que l’IA est passée du statut de gadget fascinant à celui d’outil réellement utile.
Une décision qui déçoit pas mal d’utilisateurs
Sur X, plusieurs utilisateurs ont exprimé leur déception face à ce retrait. Certains estiment que GPT-4.5 restait particulièrement performant pour l’écriture, tandis que d’autres appréciaient le comportement spécifique du modèle o3.
Cette réaction peut sembler étrange. Après tout, les modèles plus récents affichent souvent de meilleurs résultats dans les benchmarks. Pourtant, les chiffres ne racontent pas toute l’histoire.
À mesure que les assistants IA évoluent, les utilisateurs développent aussi des habitudes. Un ton particulier, une manière de répondre ou même une certaine « personnalité » peuvent créer une forme d’attachement. Cela explique pourquoi certains regrettent encore GPT-4o, malgré l’arrivée de versions plus avancées.
Bref, aujourd’hui, OpenAI estime que les successeurs de GPT-4 sont prêts à prendre le relais. Peut-être a-t-il raison. Peut-être que dans quelques mois, plus personne ne pensera à GPT-4. Ou peut-être que certains continueront à le citer comme cette vieille version qui « écrivait mieux avant ».
Un modèle d’OpenAI a résolu seul un problème de géométrie que les plus grands mathématiciens n’avaient pas réussi à dépasser en huit décennies. Ce n’est pas une performance de calcul. C’est une idée nouvelle, vérifiée, publiée, et qui change la façon dont la recherche mathématique va se pratiquer.
Le 20 mai 2026 restera sans doute comme une date charnière dans l’histoire des sciences. Ce jour-là, OpenAI a annoncé qu’un de ses modèles de raisonnement avait réussi, de manière totalement autonom
Un modèle d’OpenAI a résolu seul un problème de géométrie que les plus grands mathématiciens n’avaient pas réussi à dépasser en huit décennies. Ce n’est pas une performance de calcul. C’est une idée nouvelle, vérifiée, publiée, et qui change la façon dont la recherche mathématique va se pratiquer.
Le 20 mai 2026 restera sans doute comme une date charnière dans l’histoire des sciences. Ce jour-là, OpenAI a annoncé qu’un de ses modèles de raisonnement avait réussi, de manière totalement autonome, à infirmer la borne proposée par Paul Erdős dans sa conjecture des distances unitaires — un problème de géométrie discrète qui résistait aux mathématiciens depuis 1946.
Ce succès marque une rupture réelle. Nous ne parlons plus d’une IA capable de trier des données ou de réussir un examen, mais d’un système capable de produire une idée mathématique genuinement nouvelle, là où les meilleurs spécialistes humains avaient échoué depuis des décennies.
La conjecture d’Erdős, ou le piège de la simplicité
Posée par le légendaire mathématicien hongrois Paul Erdős il y a exactement 80 ans, la conjecture des distances unitaires est d’une formulation trompeusement simple.
Le problème : Si vous placez nn n points sur un plan, combien de paires de points peut-on positionner de façon à ce qu’elles soient séparées par exactement la même distance — disons, une unité ?
Pendant huit décennies, la communauté mathématique a partagé la même intuition : pour maximiser ces paires, il fallait aligner les points selon des structures régulières — grilles carrées, réseaux triangulaires, motifs périodiques. Erdős lui-même avait conjecturé que le nombre maximal de telles paires ne pouvait pas dépasser une borne presque linéaire, notée n1+o(1)n^{1 + o(1)} n1+o(1).
Cette intuition géométrique a longtemps semblé indépassable. Ancrés dans leur perception visuelle et spatiale, les chercheurs n’imaginaient tout simplement pas qu’une autre famille de configurations puisse exister.
La méthode : un saut conceptuel, pas de la force brute
Today, we share a breakthrough on the planar unit distance problem, a famous open question first posed by Paul Erdős in 1946.
For nearly 80 years, mathematicians believed the best possible solutions looked roughly like square grids.
Pour dépasser cette borne, le modèle d’OpenAIn’a pas procédé par exploration exhaustive. Tester des milliards de configurations géométriques à l’aveugle n’aurait mené nulle part. La machine a emprunté un chemin radicalement différent.
Elle a transposé le problème depuis la géométrie discrète classique vers le domaine très abstrait de la théorie algébrique des nombres — un déplacement conceptuel que peu de mathématiciens auraient spontanément envisagé.
**Le mécanisme :** en mobilisant des structures comme les *corps CM* et les *tours de corps de classes de type Golod-Shafarevich*, le modèle a construit une nouvelle famille de configurations de points capables de surpasser radicalement les réseaux traditionnels. La borne établie est de type n1+δn^{1 + \delta} n1+δ, où δ\delta δ est une constante universelle strictement positive — ce qui **contredit formellement la conjecture d’Erdős**.
Le résultat a de quoi donner le vertige : la plus petite configuration illustrant cette découverte nécessite un nombre de points de l’ordre de 10195710^{1957} 101957. Un chiffre tellement astronomique qu’aucune représentation physique n’est concevable dans notre univers. C’est précisément ce qui explique pourquoi aucun esprit humain ne l’avait envisagée : cette configuration n’existe que dans l’espace abstrait des mathématiques.
Une preuve vérifiée à deux niveaux
If you are a mathematician, then you may want to make sure you are sitting down before reading further.
— Timothy Gowers @wtgowers (@wtgowers) May 20, 2026
La Silicon Valley est coutumière des annonces fracassantes, et la communauté scientifique avait de bonnes raisons de rester prudente. Cette fois, deux dispositifs de validation indépendants ont levé les doutes.
1. La vérification formelle par Lean La preuve produite par le modèle a été soumise à Lean, un assistant de preuve formel qui vérifie chaque étape logique sans marge d’interprétation. Le résultat : validation complète, sans aucune faille. Le risque d’hallucination, souvent évoqué pour les IA, est ici éliminé par construction.
2. La relecture par les pairs Un comité de mathématiciens de premier plan — Noga Alon, Timothy Gowers, Will Sawin et Jacob Tsimerman — a examiné l’ensemble du raisonnement. Leur conclusion, publiée dans un document d’analyse, est sans ambiguïté : la preuve est rigoureuse, et le saut conceptuel opéré par la machine est, selon leurs propres termes, aussi inattendu qu’élégant.
Un point d’orgue, pas un point final
three of the things we are most excited about:
1. AGI accelerating research 2. AGI accelerating companies 3. personal AGI accelerating everyone in achieving their goals
today it was great to announce the unit distance result.
Cette découverte n’est pas un exploit isolé. Depuis le début de l’année 2026, quinze problèmes d’Erdős qui stagnaient depuis des générations ont été résolus, dont onze directement attribués aux nouveaux modèles de raisonnement artificiel.
Les implications dépassent les mathématiques pures. En démontrant sa capacité à maintenir des chaînes de raisonnement longues et abstraites sans se perdre, cette technologie ouvre des perspectives concrètes dans d’autres domaines :
Physique quantique : modélisation d’états de la matière jusqu’ici hors de portée.
Biologie moléculaire : prédiction du repliement de protéines de très haute complexité.
Cybersécurité : conception de systèmes de chiffrement dont la robustesse peut être vérifiée formellement.
Ce que cela change vraiment
La question n’est plus de savoir si une machine peut « penser ». Elle est trop chargée philosophiquement pour être utile. Ce que cette découverte montre concrètement, c’est qu’un système artificiel peut aujourd’hui explorer des espaces conceptuels inaccessibles à l’intuition humaine, non pas parce qu’il est plus intelligent, mais parce qu’il n’est pas contraint par les mêmes biais perceptifs.
Pour les mathématiciens, cela ne signe pas la fin de leur discipline, mais le début d’une pratique différente, dans laquelle certains problèmes se résolvent non plus au tableau noir, mais en dialogue avec une machine capable de voir ce qu’ils ne voient pas…
À quelques heures de la conférence Google I/O 2026, Google a semé une pluie d’indices autour d’un mystérieux modèle d’IA présenté comme plus rapide, plus autonome et peut-être plus surprenant que prévu. Suffisant pour faire trembler OpenAI ? On le saura bientôt.
Comme chaque année, Google ne fait pas dans la demi-mesure avec sa conférence I/O. Mais cette édition 2026 risque bien de faire encore plus de bruit que les précédentes. Et une vidéo publiée quelques heures avant l’événement vient jus
À quelques heures de la conférence Google I/O 2026, Google a semé une pluie d’indices autour d’un mystérieux modèle d’IA présenté comme plus rapide, plus autonome et peut-être plus surprenant que prévu. Suffisant pour faire trembler OpenAI ? On le saura bientôt.
Comme chaque année, Google ne fait pas dans la demi-mesure avec sa conférence I/O. Mais cette édition 2026 risque bien de faire encore plus de bruit que les précédentes. Et une vidéo publiée quelques heures avant l’événement vient justement renforcer cette impression. La firme de Mountain View semble préparer une IA bien plus ambitieuse que prévu.
Ce que disent les rumeurs sur cette future IA de Google
Derrière ce teasing orchestré, plusieurs fuites évoquent une nouvelle génération de modèles Gemini particulièrement musclée. Des informations liées au projet Antigravity parlent notamment de Gemini 3.2 et Gemini 5 Flash. Selon les rumeurs, ces versions seraient capables de traiter plus de 900 jetons par seconde. Elles promettraient donc des réponses quasi instantanées, même sur des tâches complexes.
Mais ce n’est pas tout. Plusieurs observateurs du secteur pensent que Google pourrait dévoiler Gemini Omni. Il s’agit d’un modèle en mesure de transformer des images en vidéos et de créer des avatars numériques interactifs. Autrement dit, une IA multimodale pensée pour mélanger texte, image, audio et vidéo en temps réel.
Et pour entretenir encore un peu plus le mystère autour de cette conférence, Sundar Pichai a lui-même participé au teasing en publiant une courte vidéo sur X. Une séquence générée par IA qui montre plusieurs scènes autour de la conférence et de l’univers Gemini. De quoi alimenter encore un peu plus les spéculations autour des futures annonces de Google et de ses ambitions dans l’intelligence artificielle.
Et c’est justement là que les spéculations deviennent intéressantes. Selon certaines rumeurs relayées avant le Google I/O 2026, Google aurait entraîné le plus gros modèle IA de son histoire. Un modèle si massif qu’il aurait produit des comportements inattendus pendant les tests internes.
Rendez-vous ce soir pour le Google I/O 2026
Toutes ces rumeurs devraient enfin trouver une réponse lors de la conférence inaugurale du Google I/O 2026, organisée ce soir à l’amphithéâtre Shoreline de Mountain View.
Google I/O is tomorrow, last chance to get predictions in. I love to guess, so here's mine:
The Google team is being strangely quiet about the new Gemini. At this point everyone knows it is arriving tomorrow, along with their personal agent named Spark. This reticence, of…
Comme chaque année, Google diffusera sa conférence I/O en direct sur Internet. Et fidèle à ses habitudes, le géant américain ne compte pas lancer les annonces immédiatement. Le live devrait commencer vers 18 heures avec le traditionnel pré-show.
La véritable conférence Google I/O 2026 débutera ensuite à 19 heures en France. L’événement principal devrait durer environ 2 heures. Au programme ? Peut-être bien des annonces autour de Gemini, de la recherche, d’Android et surtout des nouveaux projets liés à l’IA. Réponse ce soir !
OpenAI teste un nouvel assistant financier intégré à ChatGPT. Cet outil permet à l’IA d’analyser vos dépenses, de suivre vos abonnements ou de répondre à des questions liées à votre budget. Terminé donc les fins de mois où votre compte fond sans que vous sachiez pourquoi.
Il faut bien l’avouer, la vie d’adulte n’a rien d’un mode facile, surtout quand il s’agit de gérer son argent. Du jour au lendemain, on est censé savoir suivre un budget et surveiller ses dépenses. Le problème, c’est que to
OpenAI teste un nouvel assistant financier intégré à ChatGPT. Cet outil permet à l’IA d’analyser vos dépenses, de suivre vos abonnements ou de répondre à des questions liées à votre budget. Terminé donc les fins de mois où votre compte fond sans que vous sachiez pourquoi.
Il faut bien l’avouer, la vie d’adulte n’a rien d’un mode facile, surtout quand il s’agit de gérer son argent. Du jour au lendemain, on est censé savoir suivre un budget et surveiller ses dépenses. Le problème, c’est que tout le monde n’a pas un diplôme en finance caché dans un tiroir. Et parfois, voire souvent, tout ça devient un véritable casse-tête.
OpenAI a justement décidé de s’attaquer à ce problème avec un nouvel assistant financier intégré à ChatGPT. L’idée ? Permettre à l’IA d’analyser directement vos comptes pour vous aider à mieux comprendre où part votre argent. Mais le souci, c’est que cette nouvelle fonctionnalité ne concerne pas encore tous les utilisateurs du chatbot.
Le principe de fonctionnement de cet assistant financier dans ChatGPT
Concrètement, les utilisateurs concernés peuvent connecter leurs comptes bancaires directement dans ChatGPT grâce au service Plaid. Pour information, de nombreuses applications financières utilisent déjà ce dernier. OpenAI indique que plus de 12 000 établissements financiers sont compatibles avec cette première version.
Une fois les comptes bancaires synchronisés, l’IA crée automatiquement un tableau de bord personnalisé. Celui-ci permet de suivre les dépenses, les paiements à venir, les abonnements ou encore les investissements. L’utilisateur peut également poser des questions directement à ChatGPT, comme il le ferait avec un conseiller classique.
A preview for Pro users: a new personal finance experience in ChatGPT.
Pro users in the U.S. can securely connect financial accounts, see where their money is going, and ask questions based on the information they choose to connect.
L’entreprise explique aussi que l’assistant financier dans ChatGPT peut mémoriser certains objectifs personnels. Acheter une voiture, préparer un achat immobilier ou gérer un prêt familial, ces informations servent ensuite à contextualiser les réponses fournies par l’IA.
En clair, ChatGPT ne se contente plus seulement de répondre à des questions générales. Il adapte désormais ses conseils à la situation financière réelle de l’utilisateur. Évidemment, l’entreprise prend quelques précautions dans sa communication. OpenAI rappelle que ChatGPT ne remplace pas un conseiller financier professionnel. Car même dopée à GPT-5.5, une IA reste capable d’erreurs, d’approximations ou de réponses parfois un peu trop sûres d’elles.
Pour qui exactement ?
C’est probablement le détail qui risque de frustrer une bonne partie des utilisateurs. Cette fonctionnalité est loin d’être disponible pour tout le monde. Pour le moment, OpenAI réserve cette phase de test aux abonnés ChatGPT Pro situés aux États-Unis.
Le reste du monde devra donc encore patienter avant de voir si l’IA peut réellement devenir un gestionnaire financier crédible ou simplement un nouveau gadget premium.
OpenAI explique vouloir observer les usages réels avant un déploiement plus large auprès des abonnés Plus. Une approche prudente qui n’a rien d’étonnant. Parce que confier ses données bancaires à une IA reste un sujet assez sensible. Surtout à une époque où les questions de confidentialité explosent. L’entreprise assure néanmoins que les utilisateurs gardent le contrôle de leurs informations et des données partagées avec l’IA.
Il faudra maintenant voir si les internautes accepteront de laisser ChatGPT analyser leurs habitudes financières dans les moindres détails. Puisqu’entre demander une recette de pâtes et montrer l’intégralité de ses dépenses à un chatbot, il existe quand même une petite différence.
Quatorze mois après avoir quitté OpenAI, Mira Murati sort enfin du silence avec le premier vrai projet de sa société Thinking Machines : TML-Interaction-Small.
Et surprise ! Ce n’est pas un nouveau clone de GPT. C’est une IA pensée pour parler, écouter et réagir simultanément, presque comme un humain en pleine conversation.
Aujourd’hui, discuter avec un assistant vocal ressemble encore souvent à un échange de mails un peu gênant. On parle, on attend qu’il termine, puis on reprend la paro
Quatorze mois après avoir quitté OpenAI, Mira Murati sort enfin du silence avec le premier vrai projet de sa société Thinking Machines : TML-Interaction-Small.
Et surprise ! Ce n’est pas un nouveau clone de GPT. C’est une IA pensée pour parler, écouter et réagir simultanément, presque comme un humain en pleine conversation.
Aujourd’hui, discuter avec un assistant vocal ressemble encore souvent à un échange de mails un peu gênant. On parle, on attend qu’il termine, puis on reprend la parole après un petit silence devenu presque normal.
Avec TML-Interaction-Small, Thinking Machines veut casser cette habitude. Pendant qu’il parle, il continue d’écouter, d’analyser ce qu’il voit et d’ajuster sa réponse en direct.
Cela peut ressembler à un débat familial animé pendant le dîner. Mais c’est aussi exactement comme fonctionnent les conversations humaines.
People talk, listen, watch, think, and collaborate at the same time, in real time. We've designed an AI that works with people the same way.
— Thinking Machines (@thinkymachines) May 11, 2026
Comment est-ce possible ?
L’entreprise utilise le terme “full-duplex”. Une situation où deux interlocuteurs parlent en même temps. Du genre, lors d’un vrai appel téléphonique.
Pour y parvenir, Thinking Machines utilise en réalité deux modèles différents qui travaillent ensemble. Le premier gère l’interaction en temps réel : la voix, les interruptions, le rythme de la discussion ou encore les réactions immédiates.
Le second, beaucoup plus lourd, reste en arrière-plan pour effectuer les tâches complexes. C’est lui qui s’occupe du raisonnement avancé, des recherches web ou des appels d’outils externes avant de transmettre les résultats à la conversation principale.
Hormis cela, le système découpe les échanges en micro-tours de 200 millisecondes. Résultat : l’IA peut continuer à écouter même lorsqu’elle est en train de répondre, au lieu de se figer comme un assistant vocal qui aurait perdu le fil de la discussion.
Un peu comme quelqu’un qui tient une conversation tout en fouillant dans ses notes, sauf sans les fameux “euh deux petites secondes
L’IA de Thinking Machines face aux concurrents
TML-Interaction-Small cartonne sur les benchmarks spécialisés dans la fluidité des conversations. Sur FD-bench v1.5, un test conçu pour mesurer la qualité des interactions vocales, par exemple, le modèle atteint 77,8 points.
À côté, GPT-realtime-2.0 en mode minimal affiche seulement 46,8 points. La latence descend également à 0,40 seconde, contre 0,57 pour Google Gemini 3.1 Flash Live et 1,18 seconde pour GPT-realtime-2.0 minimal.
Sachant qu’une conversation humaine fluide tourne autour de 200 à 250 millisecondes entre deux prises de parole. L’écart commence donc réellement à se réduire.
Outre les benchmarks, selon Thinking Machines, l’architecture de TML-Interaction-Small répond à une limite assez connue des grands modèles de langage actuels. Voyez-vous, les IA classiques n’ont pas réellement conscience du temps qui passe.
Elles savent rarement gérer correctement les horaires ou les intervalles sans indication précise. Dans certains tests personnels relayés par plusieurs observateurs, Gemini se tromperait encore régulièrement sur des notions temporelles simples.
Ce qui n’est pas le cas de TML-Interaction-Small. Selon VentureBeat, ce modèle peut comprendre une instruction du genre: “Rappelle-moi de vérifier la température toutes les quatre minutes”.
Pour des usages industriels, médicaux ou scientifiques, ce genre de détail est essentiel.
OpenAI vient de lancer GPT-5.5 Instant. Ce modèle prend progressivement la place de GPT-5.3 Instant sur l’ensemble des offres ChatGPT. Le déploiement est en cours dès aujourd’hui et devrait être finalisé d’ici deux jours.
À en croire les promesses d’OpenAI, GPT-5.5 Instant assure un bond spectaculaire en fiabilité. Cela se traduit avec beaucoup moins d’erreurs et des réponses plus précises. Eh oui, la firme de Sam Altman ne veut plus seulement améliorer son modèle. Elle revoit ses priorités.
OpenAI vient de lancer GPT-5.5 Instant. Ce modèle prend progressivement la place de GPT-5.3 Instant sur l’ensemble des offres ChatGPT. Le déploiement est en cours dès aujourd’hui et devrait être finalisé d’ici deux jours.
À en croire les promesses d’OpenAI, GPT-5.5 Instant assure un bond spectaculaire en fiabilité. Cela se traduit avec beaucoup moins d’erreurs et des réponses plus précises. Eh oui, la firme de Sam Altman ne veut plus seulement améliorer son modèle. Elle revoit ses priorités. Fini les réponses approximatives qui ternissent l’expérience. L’IA devient plus concise et surtout plus crédible.
GPT-5.5 Instant is starting to roll out in ChatGPT.
It’s a big upgrade, giving you smarter, clearer, and more personalized answers in a warmer, more natural tone.
And it's also more concise, which we heard you wanted. We think you'll love chatting with it. pic.twitter.com/HSQOhjqxp7
Les gros changements apportés par GPT-5.5 Instant d’OpenAI
La fiabilité est le point clé de cette nouvelle version. Avec GPT-5.5 Instant, OpenAI annonce une baisse des hallucinations, ces réponses inventées qui pouvaient semer le doute. La réduction atteint 52,5 % sur des sujets sensibles comme la médecine ou le droit. Il faut bien l’admettre; c’est un progrès majeur, surtout pour un outil de plus en plus utilisé dans des contextes sérieux.
Les performances suivent la même trajectoire. Sur des questions scientifiques de niveau avancé, GPT-5.5 Instant affiche des scores en nette hausse. En mathématiques aussi, la progression est impressionnante. Non seulement l’IA répond vite, mais elle répond mieux.
Et ce n’est pas tout. Les réponses deviennent plus concises, jusqu’à 30 % plus courtes. Un changement qui peut sembler mineur, mais qui transforme l’expérience. Car c’est moins de blabla et plus d’efficacité. Cette évolution montre qu’OpenAI a écouté les critiques.
in particular, the combination of improvements to speed, intelligence, personality, and great memory/personalization feels like a more-than-sum-of-the-parts thing when it all hits together https://t.co/pUreZfYq58
Au-delà des performances, OpenAI mise aussi sur la personnalisation pour son GPT-5.5 Instant. Qu’est-ce que cela signifie ? Que le chatbot s’appuie désormais plus intelligemment sur le contexte. Conversations passées, fichiers, données connectées, l’IA affine ses réponses en fonction de chaque utilisateur.
Le changement saute vite aux yeux. Car les échanges deviennent plus naturels, plus précis et presque taillés sur mesure. L’IA de Sam Altman comprend mieux le contexte. Elle évite davantage les réponses à côté de la plaque et adapte plus finement son ton ou ses formulations. Essayez-le, vous le verrez.
Mais qu’en est-il de la mémoire ? Sur ce point, OpenAI tente de rassurer. Une nouvelle option permet de voir quelles informations sont utilisées pour générer une réponse. Et surtout, de les modifier ou de les supprimer.
Bien sûr, il est encore trop tôt pour juger pleinement les performances et les capacités de ce modèle dans la durée. Les premiers retours restent à confirmer sur des usages réels, loin des benchmarks et des annonces bien calibrées. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on voit bien qu’OpenAI a bien fait des efforts avec son GPT-5.5 Instant pour garder sa place de leader dans le monde de l’IA.
OpenAI vient de mettre à jour Codex. Parmi les ajouts figurent un navigateur intégré, la génération d’images, la mémoire utilisateur des préférences et bien d’autres encore. Dans la face d’Anthropic !
Codex n’est plus l’assistant de codage que vous avez connu. Le PDG d’OpenAI Sam Altman estime même qu’il est encore plus utile que prévu selon les démonstrations internes récentes. Suivez-moi, vous allez comprendre.
Lots of major improvements to Codex!Computer use is a real update for me; it
OpenAI vient de mettre à jour Codex. Parmi les ajouts figurent un navigateur intégré, la génération d’images, la mémoire utilisateur des préférences et bien d’autres encore. Dans la face d’Anthropic !
Codex n’est plus l’assistant de codage que vous avez connu. Le PDG d’OpenAI Sam Altman estime même qu’il est encore plus utile que prévu selon les démonstrations internes récentes. Suivez-moi, vous allez comprendre.
Lots of major improvements to Codex!
Computer use is a real update for me; it feels even more useful than I expected. It can use all of the apps on your Mac, in parallel and without interfering with your direct work.
Le changement le plus marquant concerne son mode de fonctionnement. Codex peut désormais s’exécuter en arrière-plan sur un ordinateur. Il est à même d’ouvrir des applications, de cliquer et de saisir du texte via son propre curseur tel un utilisateur réel.
Plusieurs agents peuvent ainsi tourner en même temps sur un Mac, sans perturber les autres applications ouvertes. Pour les développeurs, cela facilite les itérations sur l’interface, les tests d’applications et le travail sur des outils sans API disponible.
Codex fonctionne aussi dorénavant nativement avec le web. Un navigateur intégré permet de commenter les pages et de guider l’agent avec précision. Notamment pour le front-end et le développement de jeux.
Grâce à la mise à jour, l’assistant peut également utiliser gpt-image-1.5 pour générer et améliorer des images. Combiné aux captures d’écran et au code, il facilite la création de visuels pour produits, interfaces, maquettes et jeux.
Codex for (almost) everything.
It can now use apps on your Mac, connect to more of your tools, create images, learn from previous actions, remember how you like to work, and take on ongoing and repeatable tasks. pic.twitter.com/UEEsYBDYfo
Plus de 90 plugins supplémentaires sont également ajoutés. Ces derniers combinent compétences, intégrations et serveurs MCP. Ils élargissent les capacités de Codex, avec des outils comme Jira via Atlassian Rovo, CircleCI, GitLab Issues ou Microsoft Suite.
Codex gère aussi les commentaires GitHub, plusieurs onglets de terminal et les connexions SSH en version alpha, maintenant. A cela s’ajoute la capacité d’ouvrir des fichiers avec des aperçus détaillés et d’utiliser un volet récapitulatif pour suivre actions, sources et résultats des agents.
OpenAI introduit aussi une fonction de mémoire en aperçu. Codex peut retenir des informations utiles issues des sessions passées, comme les préférences de travail ou les corrections répétées.
Il s’appuie sur les projets, les plugins connectés et la mémoire pour suggérer une reprise de la journée ou d’un projet en cours. Il peut par exemple repérer des commentaires dans Google Docs, récupérer du contexte depuis Slack ou Notion, puis organiser une liste d’actions priorisées.
Bref, ces nouveautés sont déployées pour les utilisateurs de l’application de bureau Codex connectés à ChatGPT. Certaines fonctions de personnalisation et de mémoire arriveront progressivement pour les entreprises.
Bien entendu, les établissements éducatifs, ainsi que les utilisateurs en Europe et au Royaume-Uni ne sont pas non plus oubliés. Quant à l’utilisation en mode ordinateur, elle est d’abord disponible sur macOS, avant un élargissement prévu ensuite.
Fini les discours rassurants sur le progrès technologique. Le patron d’OpenAI vient de livrer sa véritable feuille de route pour la décennie à venir, et elle a de quoi donner le vertige. Militarisation assumée de ses algorithmes, fin programmée du salariat de masse et, surtout, mutation forcée de l’espèce humaine : Sam Altman ne se contente plus de vouloir « disrupter » des marchés, il annonce la fin du monde tel que nous le connaissons. Plongée dans l’esprit d’un démiurge rattrapé par sa propre
Fini les discours rassurants sur le progrès technologique. Le patron d’OpenAI vient de livrer sa véritable feuille de route pour la décennie à venir, et elle a de quoi donner le vertige. Militarisation assumée de ses algorithmes, fin programmée du salariat de masse et, surtout, mutation forcée de l’espèce humaine : Sam Altman ne se contente plus de vouloir « disrupter » des marchés, il annonce la fin du monde tel que nous le connaissons. Plongée dans l’esprit d’un démiurge rattrapé par sa propre créature.
Le pape de l’intelligence artificielle a brisé le silence. Dans une interview historique aux allures de testament anticipé accordée à la journaliste Laurie Segall pour son podcast Mostly Human, Sam Altman, le PDG d’OpenAI, s’est livré avec une franchise déconcertante.
L’heure est grave dans la Silicon Valley : le monde digère encore l’abandon brutal de Sora, le générateur de vidéos ultra-réalistes d’OpenAI, tandis que des procès monstres frappent de plein fouet les géants historiques de la tech.
Tiraillé entre la puissance vertigineuse de sa création et la terreur de ses conséquences sociétales, le père de ChatGPT se dévoile. Est-il l’architecte d’un nouvel âge d’or ou le fossoyeur de notre humanité ? Récit d’une confession sans précédent.
Le sacrifice à un milliard de dollars : pourquoi Sora devait mourir
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C’était la machine à rêves (et à cash) ultime d’OpenAI, l’outil capable de faire trembler Hollywood sur ses bases. Pourtant, Sora a été débranché en plein vol. Derrière ce coup de tonnerre, Sam Altman lève le voile sur une décision qu’il qualifie de « très difficile », motivée par un spectre bien précis : l’addiction.
Le milliardaire a révélé qu’il avait initialement prévu d’intégrer Sora directement au cœur de ChatGPT. Mais à la dernière minute, OpenAI a fait machine arrière. La raison ? La crainte viscérale de concevoir des mécanismes de récompense poussant à une dépendance incontrôlable chez les utilisateurs.
Un choix d’une actualité brûlante : l’interview intervient au moment même où la justice américaine compare les géants du net à l’industrie du tabac.
La semaine précédente, des jurys de Los Angeles et du Nouveau-Mexique ont condamné Meta et Google à payer des centaines de millions de dollars (dont une amende record de 375 millions pour la maison mère de Facebook) pour avoir sciemment rendu les adolescents accros à leurs plateformes. Altman l’assure, il ne voulait pas que Sora devienne la prochaine drogue numérique.
La guerre secrète des serveurs
OpenAI Brad Lightcap says model training cycles are collapsing, driving rapid jumps from GPT-5.1 to 5.4
GPT-5.4 is days old and already doing a $1B run rate revenue, processing 5 trillion tokens daily
Mais l’éthique n’est que la face visible de l’iceberg. L’autre raison de l’exécution de Sora est purement pragmatique : la guerre sans merci de la puissance de calcul (compute).
Pour donner naissance à sa prochaine génération d’IA, OpenAI se devait de rationner drastiquement ses ressources. Maintenir Sora en vie aurait vampirisé les serveurs de l’entreprise.
Ce choix clinique a eu un prix colossal. Altman confesse s’être senti « très mal » au moment de décrocher son téléphone pour appeler personnellement Josh D’Amaro, grand patron chez Disney, afin de faire une croix sur un partenariat pharaonique d’un milliard de dollars.
Pour qu’OpenAI reste le maître incontesté de l’intelligence artificielle et forge l’outil ultime de demain, Sora devait être sacrifié sur l’autel de la recherche.
Le pacte avec le Pentagone : quand l’IA s’enrôle
Si le sacrifice de Sora a secoué le monde du divertissement, c’est sur le terrain militaire que Sam Altman a dû essuyer les tirs les plus nourris.
L’interview aborde de front la controverse qui a enflammé l’opinion en février 2026 : l’ouverture officielle des modèles d’OpenAI aux réseaux classifiés du Département de la Défense américain. Fini le pacifisme candide des débuts de la Silicon Valley ; l’IA a enfilé le treillis.
Face à Laurie Segall, Altman amorce un mea culpa stratégique. Il admet volontiers avoir « mal calibré » le niveau de méfiance et la virulence de la réaction du public face à cette alliance avec le Pentagone. Pourtant, il ne recule pas d’un pouce sur le fond. Mieux, il justifie ce pacte par une position politique tranchée, rare pour un magnat de la tech.
Pour le PDG d’OpenAI, refuser de soutenir son propre gouvernement par principe ou idéologie serait une erreur fatale. « Il est très important que les gouvernements soient les plus puissants », assène-t-il, rejetant l’idée qu’une poignée de PDG non élus devraient dicter la géopolitique mondiale.
Altman assume un patriotisme technologique décomplexé : face aux superpuissances rivales, l’intelligence artificielle américaine doit servir l’État souverain. Une ligne dure qui marque un tournant définitif : OpenAI n’est plus seulement une entreprise de recherche, c’est désormais une infrastructure critique de la sécurité nationale américaine.
L’apocalypse de l’emploi et l’avènement du « Milliardaire Solitaire »
Une fois le parapluie militaire assumé, Altman a lâché ce qui ressemble fort à une bombe à fragmentation sur le marché du travail mondial. Fini les discours lénifiants sur l’IA qui viendrait simplement « augmenter » les travailleurs sans les remplacer. Le vernis craque : Altman reconnaît froidement que la transition à court terme entraînera « une énorme perte d’emplois ».
L’accélération est telle qu’elle donne le vertige. Le milliardaire décrit un avenir immédiat où des armées de « chercheurs en IA automatisés » seront capables de condenser une décennie entière de découvertes scientifiques en l’espace d’une seule année.
Un bond en avant spectaculaire pour la médecine ou l’ingénierie, mais qui a un corollaire brutal : la destruction pure et simple de millions de postes de travailleurs du savoir. Le travail tel que nous le connaissons va être pulvérisé.
Cependant, sur les cendres de cet ancien monde, Altman prophétise l’émergence d’un nouveau capitalisme radical. Bienvenue dans l’ère du « Milliardaire Solitaire ».
OpenAI CEO Sam Altman was asked if the next billion dollar company could be created by a solo entrepreneur and AI agents
His answer: “I believe it has happened”
A legitimate single person billion dollar business has been created with just AI agents
Grâce à des agents IA autonomes capables de coder, de gérer le marketing, d’optimiser les chaînes logistiques et de prendre des décisions stratégiques en temps réel, un simple créateur isolé (solo-founder) pourra bientôt bâtir et diriger une entreprise valorisée à un milliard de dollars depuis son salon.
L’IA promet une « ère d’abondance », mais elle redessinera les lignes de la richesse : des empires colossaux gérés par un seul être humain, aux commandes d’une armée de fantômes numériques.
Bébés augmentés et « zones sans IA » : le choix vertigineux des futurs parents
Si les déclarations d’Altman sur l’économie et la guerre ont de quoi faire frémir, c’est sur le terrain intime que l’interview bascule dans la science-fiction la plus troublante. Depuis qu’il est devenu père en 2025, le PDG avoue que son cerveau a été « totalement recâblé ».
Comment élever un enfant dans un monde qui s’apprête à être fondamentalement altéré par la technologie qu’il a lui-même créée ?
C’est en répondant à cette question qu’Altman lâche la prophétie la plus folle et la plus effrayante de cet entretien : la scission inéluctable de l’espèce humaine. Pour lui, l’étape finale n’est pas la simple cohabitation avec l’IA, mais l’assimilation. Il théorise une transition inévitable où l’humanité passera de son état purement biologique à une fusion totale avec l’intelligence numérique.
Le vertige saisit le lecteur lorsqu’il décrit la société de demain, irrémédiablement divisée en deux camps. D’un côté, ceux qui embrasseront cette hybridation pour devenir « inimaginablement intelligents », des posthumains aux capacités cognitives dopées par le silicium.
De l’autre, les « puristes », ceux qui refuseront l’augmentation. Pour ces derniers, Altman imagine déjà la création de « zones sans IA » (AI-free zones), de véritables réserves sanctuarisées où ils pourront continuer à vivre une existence humaine classique, déconnectée de la matrice globale.
Un choix existentiel brutal qui s’imposera bientôt à chaque parent : faire de son enfant un dieu numérique, ou l’isoler dans une réserve biologique.
De quel côté de la frontière serez-vous ?
À l’issue de cet entretien-choc, le portrait de Sam Altman qui se dessine est celui d’un Prométhée moderne, terrifié par le feu qu’il vient de livrer aux hommes, mais incapable – et désireux de ne pas – l’éteindre.
Il incarne toute la dualité de la Silicon Valley d’aujourd’hui : un idéalisme absolu quant au potentiel salvateur de la technologie, couplé à un pragmatisme froid face aux dommages collatéraux inévitables.
En sacrifiant Sora, en s’alliant au Pentagone et en prédisant l’effondrement du travail traditionnel, le patron d’OpenAI nous prévient que la phase d’expérimentation amusante de l’IA est bel et bien terminée. L’heure des choix titanesques a sonné.
À la lecture de ses confessions, une certitude glaçante s’impose : la question n’est plus de savoir si cette révolution va balayer notre monde d’ici la fin de la décennie. La seule véritable question qui nous reste est de savoir dans laquelle de ces deux humanités nous choisirons de vivre.
Et vous, serez-vous dans le camp post-humains hybrides, ou dans celui des puristes qui se réfugient dans leurs zones sans IA ? Partagez votre avis en commentaire !
En à peine quelques jours, un modèle d’IA peut générer un milliard de dollars de revenus et traiter d’énormes volumes de données. Pour OpenAI, cette accélération annonce que nos IA actuelles pourraient très vite sembler dépassées, presque ridicules.
Les progrès d’intelligence artificielle se comptaient autrefois en années. Mais maintenant ils se jouent en semaines, voire en jours. Et selon Brad Lightcap, dirigeant chez OpenAI, cette dynamique va s’intensifier au point de rendre les modèles ac
En à peine quelques jours, un modèle d’IA peut générer un milliard de dollars de revenus et traiter d’énormes volumes de données. Pour OpenAI, cette accélération annonce que nos IA actuelles pourraient très vite sembler dépassées, presque ridicules.
Les progrès d’intelligence artificielle se comptaient autrefois en années. Mais maintenant ils se jouent en semaines, voire en jours. Et selon Brad Lightcap, dirigeant chez OpenAI, cette dynamique va s’intensifier au point de rendre les modèles actuels obsolètes d’ici fin 2026.
Des cycles d’entraînement qui s’accélèrent encore plus
Le cœur du phénomène est technique, mais son impact est très concret. OpenAI explique que le temps nécessaire pour entraîner et améliorer ses modèles est en train de s’effondrer. Les itérations s’enchaînent donc à une vitesse inédite.
Ce changement explique la succession rapide des versions GPT-5.1, 5.2, 5.3 puis 5.4 en l’espace de quelques semaines. Chaque nouvelle version apporte des gains significatifs, sans attendre de longs cycles de recherche et de déploiement.
Cette accélération transforme aussi la manière dont les entreprises adoptent l’IA. Un modèle sorti il y a quelques jours peut déjà devenir dominant. Le modèle GPT-5.4 en est l’exemple. A peine lancé, il s’impose comme le moteur principal des API d’OpenAI.
GPT-5.4 traite environ 5 000 milliards de jetons par jour et affiche un rythme de revenus annualisé d’un milliard de dollars. Pour un modèle âgé de quelques jours seulement, c’est une adoption presque instantanée à l’échelle mondiale.
Ce succès repose sur un effet boule de neige. Plus un modèle est performant, plus il est utilisé. Et plus il est utilisé, plus il devient central dans des usages critiques. Comme le développement logiciel, la rédaction ou l’analyse de données.
Ainsi, GPT-5.4 ne représente pas une fin, mais un point de passage. OpenAI anticipe déjà que ce modèle, aujourd’hui dominant, paraîtra rapidement banal face à ses successeurs.
OpenAI Brad Lightcap says model training cycles are collapsing, driving rapid jumps from GPT-5.1 to 5.4
GPT-5.4 is days old and already doing a $1B run rate revenue, processing 5 trillion tokens daily
Pour comprendre cette progression, il faut revenir à la philosophie de GPT-5. Lors d’une interview accordée à Big Technology, Brad Lightcap décrit la disparition du choix entre différents modes d’IA.Avant, les utilisateurs devaient sélectionner un modèle adapté à leur tâche. Ils sont parfois orientés vers la rapidité, parfois vers le raisonnement.
GPT-5 introduit une logique plus fluide. Le dernier modèle d’OpenAIdécide lui-même s’il doit réfléchir en profondeur ou répondre directement. Cette capacité à ajuster son comportement en temps réel simplifie l’expérience et améliore la qualité des réponses.
Les gains sont visibles dans plusieurs domaines. L’écriture devient plus cohérente, le code plus fiable, et même des secteurs exigeants comme la santé bénéficient d’une meilleure précision.
Une obsolescence accélérée des IA actuelles
La déclaration la plus marquante reste celle-ci. Selon Brad Lightcap, d’ici la fin de l’année, les modèles actuels pourraient déjà sembler fades. L’IA n’évolue plus de manière linéaire, mais exponentielle. Chaque amélioration accélère la suivante. Chaque nouveau modèle sert de base à une version encore plus performante, développée encore plus rapidement.
Pour les utilisateurs, cela implique un changement de perspective. Les outils considérés aujourd’hui comme avancés pourraient devenir des standards minimums. C’est un peu comme les premiers smartphones. Ils sont révolutionnaires à leur sortie, mais rapidement dépassés.
GPT-5.4 Thinking and GPT-5.4 Pro are rolling out now in ChatGPT.
GPT-5.4 is also now available in the API and Codex.
GPT-5.4 brings our advances in reasoning, coding, and agentic workflows into one frontier model. pic.twitter.com/1hy6xXLAmJ
Pour les entreprises, investir dans une IA aujourd’hui signifie accepter qu’elle sera obsolète demain. La vraie valeur réside maintenant dans la capacité à suivre ce rythme effréné. Ce que révèle OpenAI, au-delà des chiffres impressionnants, c’est donc une mutation structurelle de l’innovation technologique. L’IA progresse ainsi par vagues successives de plus en plus rapides.
Ainsi, GPT-5.4 n’est pas un aboutissement, mais un aperçu. C’est comme un instantané d’un futur en construction permanente. Et si la prédiction de Brad Lightcap se confirme, nous regarderons peut-être les IA actuelles avec le même recul amusé que les débuts d’Internet.
OpenAI s’apprête à lancer GPT-5.5 avec son IA Spud. Si ce nom peut surprendre, sachez qu’il désigne une avancée destinée à transformer ChatGPT. Plus puissante et plus intuitive, cette innovation marque un nouveau pas vers l’IA générale.
OpenAI joue gros avec GPT-5.5 et son modèle interne Spud. Greg Brockman, président de la firme, a dévoilé quelques détails dans le podcast Big Technology. Spud n’est pas une mise à jour classique. Il s’agit bien d’une base entièrement nouvelle pour ChatGPT. Ce
OpenAI s’apprête à lancer GPT-5.5 avec son IA Spud. Si ce nom peut surprendre, sachez qu’il désigne une avancée destinée à transformer ChatGPT. Plus puissante et plus intuitive, cette innovation marque un nouveau pas vers l’IA générale.
OpenAI joue gros avec GPT-5.5 et son modèle interne Spud. Greg Brockman, président de la firme, a dévoilé quelques détails dans le podcast Big Technology. Spud n’est pas une mise à jour classique. Il s’agit bien d’une base entièrement nouvelle pour ChatGPT. Ce moteur promet ainsi de résoudre des problèmes complexes avec une aisance inédite. Voici ce qu’il faut savoir à son propos.
GPT-5.5 et Spud : qu’est-ce que ça change ?
Le projet GPT-5.5 constitue le résultat de 2 années de recherche intensive au sein des laboratoires d’OpenAI grâce à l’architecture Spud. Greg Brockman confirme que ce modèle haut de gamme servira de fondation pour toutes les futures déclinaisons de l’assistant virtuel.
Spud vise à améliorer à la fois la puissance et la facilité d’utilisation de ChatGPT. Contrairement aux versions précédentes, cette structure repense totalement le fonctionnement de l’IA pour accroître ses capacités de calcul.
OpenAI’s “Spud” becomes the next pre-training base
> Greg Brockman says Spud is a new foundation model, not a simple upgrade
> Packs ~2 years of OpenAI research into a single pre-training leap
> Introduces “big model smell” – models feel noticeably smarter and adapt better to… pic.twitter.com/JfLXxZIeMH
Ce moteur de nouvelle génération doit stabiliser les performances globales tout en simplifiant l’expérience utilisateur. Spud devrait s’adapter de manière plusnuancée aux requêtes des utilisateurs. Selon Brockman, cette capacité à saisir rapidement l’intention va rendre les interactions plus naturelles.
Des interactions plus fluides et intuitives
L’IA pourrait éliminer la frustration que certains utilisateurs rencontrent aujourd’hui. Fini les reformulations successives pour se faire comprendre. GPT-5.5, propulsé par Spud, devrait anticiper et comprendre les besoins dès la première requête.
Les tâches exigeantes deviendront plus faciles à gérer. Et l’IA pourra agir presque comme un assistant intelligent apte à réfléchir avec vous.
Cette fluidité accrue ouvre des perspectives inédites pour l’automatisation et la productivité. Les professionnels de l’IA et les entreprises pourront s’appuyer sur des modèles plus fiables pour des applications avancées, qu’il s’agisse de rédaction, de programmation ou de prise de décision.
C’est un jalon stratégique !
Pour OpenAI, Spud est un plus qu’un produit commercial. Le président de l’entreprise affirme que ce modèle rapproche l’éditeur de la vision d’une IA générale. C’est-à-dire une IA capable de fonctionner sur différents domaines avec la flexibilité d’un humain.
Selon Brockman, la trajectoire est désormais claire. Une IA générale pourrait émerger dans les prochaines années. Spud constitue donc la base sur laquelle cette vision pourrait se concrétiser, en offrant un modèle centralisé, plus puissant et adaptable que jamais.
Une telle annonce n’est évidemment pas passée inaperçue. Un modèle comme Spud pourrait redéfinir la compétition dans le secteur des outils de productivité et de l’automatisation intelligente. Les concurrents vont ainsi devoir repenser leurs stratégies pour suivre le rythme imposé par OpenAI.
Pour les entreprises, la promesse est double : des gains en efficacité et un accès à une IA en mesure de comprendre des tâches ardues avec peu d’efforts. Cependant, cette sophistication soulève aussi des questions éthiques et de gouvernance. La manière dont les utilisateurs interagiront avec une IA si intuitive reste alors un sujet de débat.
En pratique, avec le duo formé par GPT-5.5 et Spud, ChatGPT pourrait devenir plus qu’un chatbot. Il devient un assistant polyvalent qui sait gérer des requêtes sophistiquées. Le modèle peut aussi anticiper les besoins et fournir des réponses plus naturelles. Et vous, comment imaginez-vous un ChatGPT boosté par Spud ?
Mauvaise nouvelle si vous attendiez que ChatGPT parle enfin érotique. Il semble que OpenAI stoppe net son fameux mode adulte. Est-ce la réponse à ces plusieurs mois à nous faire languir ?
Souvenez-vous. En octobre 2025, Sam Altman a suscité l’attention de tout le monde avec un teasing énigmatique sur un mode adulte pour ChatGPT. L’idée promettait de transformer l’IA conversationnelle en un chatbot capable de générer du contenu érotique. Mais le projet ne cesse d’être repoussé. Maintenant, c’e
Mauvaise nouvelle si vous attendiez que ChatGPT parle enfin érotique. Il semble que OpenAI stoppe net son fameux mode adulte. Est-ce la réponse à ces plusieurs mois à nous faire languir ?
Souvenez-vous. En octobre 2025, Sam Altman a suscité l’attention de tout le monde avec un teasing énigmatique sur un mode adulte pour ChatGPT. L’idée promettait de transformer l’IA conversationnelle en un chatbot capable de générer du contenu érotique. Mais le projet ne cesse d’être repoussé. Maintenant, c’est officiel ! OpenAI a préféré mettre cette expérimentation en pause, ce qui laisse planer le suspense sur l’avenir de cette fonctionnalité controversée.
Pourquoi OpenAI abandonne le mode érotique de ChatGPT ?
Le projet visait à créer un ChatGPT capable de générer des discussions érotiques.Toutefois, cette initiative suscite de fortes réticences, notamment du côté des employés et des investisseurs. Ils se montrent très critiques.
Selon The Financial Times, les risques liés à une IA sexualisée pèsent lourd dans la balance. Les effets psychologiques inquiètent. La question de la protection des mineurs devient centrale. Et surtout, les garde-fous techniques restent encore fragiles.
Le système de vérification d’âge, par exemple, n’offre pas encore toutes les garanties. De ce fait, un mineur pourrait théoriquement accéder à ce type de contenu. C’est un scénario que OpenAI refuse de prendre à la légère.
La mise en pause ne relève pas seulement d’un choix stratégique. La modération des contenus sexuels pose des problèmes complexes. OpenAI doit anticiper les abus potentiels et les implications légales.
La firme souhaite également étudier les effets émotionnels de discussions sexuelles générées par IA. Pour l’instant, aucune donnée empirique ne confirme ces effets, mais la prudence reste de mise.
Le Wall Street Journal rapporte que la sécurité des mineurs a été au centre des débats internes. OpenAI cherche à éviter tout scénario où une IA pourrait exposer des adolescents à des contenus inappropriés. Le chantier de la sécurité et de l’éthique devient donc prioritaire avant toute relance du projet.
Sachez que ce n’est pas le premier projet abandonné par OpenAI. Il y a aussi celui de Sora, la plateforme d’IA texte-vidéo. Altman avait même déclenché un « code red » fin 2025. Il signalait que les concurrents, Google et Anthropic notamment, rattrapaient le retard d’OpenAI. Ainsi, la société préfère concentrer ses ressources sur ses outils de productivité phares.
Ce que l’absence de mode érotique change pour les utilisateurs de ChatGPT
Concrètement, votre expérience ne change pas mais elle reste encadrée. ChatGPT ne proposera pas de discussions érotiques. Le fameux mode adulte devait autoriser des échanges explicites, mais aussi plus libres autour de la sexualité.
C’est une déception pour certains utilisateurs. Ils pourraient donc se tourner vers des alternatives proposant des contenus plus explicites. Mais ce choix apporte aussi un avantage. Vous utilisez une IA plus sécurisée, avec moins de risques liés aux contenus sensibles. Les parents, notamment, peuvent souffler.
L’arrêt du mode adulte rappelle aussi que même les géants de l’IA doivent encadrer leurs innovations. Cela pourrait ralentir l’émergence de produits similaires, et encourager les entreprises à intégrer l’automatisation responsable dès la conception.
Enfin, il y a un enjeu économique. Le mode adulte aurait pu générer des revenus. Pourtant, OpenAI privilégie sa réputation et la confiance des utilisateurs. Un pari stratégique face à une concurrence de plus en plus agressive.
Peut-être qu’un jour ChatGPT pourra générer des contenus érotiques. Pour l’instant, l’IA est sage. Et si vous tentez de franchir les limites, elle vous le rappellera immédiatement.
Le Shopping sur ChatGPT entre dans une nouvelle ère. Il devient plus visuel, plus rapide et surtout plus intelligent. Faire vos achats via un chatbot pourrait bien transformer votre expérience en un moment plus fluide et plaisant.
OpenAI vient de déployer une mise à jour majeure pour fusionner l’expérience de shopping et ChatGPT au sein d’une seule interface, selon TechRadar. L’objectif ne laisse guère de place au doute. La firme de Sam Altman vise les plateformes historiques avec une approch
Le Shopping sur ChatGPT entre dans une nouvelle ère. Il devient plus visuel, plus rapide et surtout plus intelligent. Faire vos achats via un chatbot pourrait bien transformer votre expérience en un moment plus fluide et plaisant.
OpenAI vient de déployer une mise à jour majeure pour fusionner l’expérience de shopping et ChatGPT au sein d’une seule interface, selon TechRadar. L’objectif ne laisse guère de place au doute. La firme de Sam Altman vise les plateformes historiques avec une approche centrée sur la personnalisation. L’interaction devient plus fluide et le catalogue s’élargit. Le chatbot se rapproche ainsi d’un véritable assistant d’achat intelligent, capable de rivaliser avec les moteurs de recherche spécialisés.
Un interface visuelle pour un shopping plus fluide sur ChatGPT
L’ergonomie ne pardonne rien en e-commerce. Et OpenAI l’a bien compris avec la refonte du Shopping sur ChatGPT.
Fini les blocs de texte austères. L’interface fait désormais la part belle aux visuels. Vous pouvez même envoyer des images pour affiner vos recherches de produits spécifiques. Le gain en confort saute aux yeux.
Le système propose aussi des comparaisons côte à côte, beaucoup plus lisibles. Ainsi, vous évaluez rapidement les différences sans multiplier les clics. La prise de décision devient plus directe.
Ce choix ne doit rien au hasard. Les premiers utilisateurs réclamaient plus de clarté. OpenAI ajuste donc l’affichage avec une organisation plus intuitive. Des filtres budgétaires viennent compléter l’ensemble pour s’adapter à chaque profil.
Une stratégie ajustée face aux usages
Le Shopping sur ChatGPT a révélé un paradoxe. Les utilisateurs apprécient l’aide à la décision. En revanche, ils hésitent à acheter directement via l’IA. Beaucoup préfèrent finaliser la transaction sur des plateformes qu’ils connaissent déjà.
OpenAI corrige donc sa trajectoire. La fonctionnalité Instant Checkout recule au profit de parcours de vente plus conventionnels. Le Shopping sur ChatGPT se recentre sur la recommancdation. À la place, l’outil se concentre sur ce qu’il fait le mieux. Il guide pour simplifier la décision. L’IA devient ainsi un intermédiaire stratégique plutôt qu’un point de vente.
Ce repositionnement change l’équilibre. ChatGPT capte l’attention en amont, là où se joue la décision. Les marchands, eux, conservent la transaction. C’est une répartition des rôles plus réaliste, mais surtout plus alignée avec les usages actuels.
L’ACP : le moteur secret du shopping sur ChatGPT
Le backend de cette révolution repose sur une infrastructure nommée ACP. Ce protocole de commerce agentique assure la liaison technique entre les boutiques et l’interface de discussion.
OpenAI cherche ainsi à imposer son propre standard face aux initiatives de la concurrence comme Anthropic. Cette couche technologique optimise la vitesse de réponse du chatbot lors des sessions de recherche intensives.
Elle permet une synchronisation transparente des données entre le marchand et l’acheteur potentiel. Ce socle invisible constitue la véritable force de frappe du groupe pour attirer de nouveaux partenaires commerciaux.
En plus, le leader de la grande distribution physique s’invite au cœur de l’écosystème de la marque. Walmart propose la liaison de compte pour importer les avantages des programmes de fidélité.
Les clients accèdent à leurs options de paiement habituelles sans quitter la conversation avec l’IA. Cette collaboration illustre parfaitement le concept de commerce automatisé en plein essor.
Les deux entités apprennent des comportements des utilisateurs pour ajuster les fonctionnalités en temps réel. Cette alliance pourrait bien redéfinir les parts de marché du secteur numérique d’ici peu.
Pour qui ?
Bonne nouvelle, il n’y aura pas de jaloux. Puisque les améliorations concernent l’ensemble des versions, du compte gratuit aux abonnements professionnels. En revanche, le déploiement se fait de manière progressive.
Cela permet de collecter des retours d’expérience précieux sur la productivité des acheteurs. OpenAI mise sur des itérations successives pour affiner son modèle de recommandation personnalisée.
Alors, cette nouveauté va-t-elle séduire ? Pour le moment, il est difficile de trancher. Les utilisateurs restent attachés à leurs plateformes habituelles pour finaliser leurs achats. Pourtant, le Shopping sur ChatGPT propose une expérience différente.
Plus besoin de naviguer d’un site à l’autre ou de jongler entre comparateurs et paniers multiples. Tout se fait au sein d’une seule conversation. Vous explorez, comparez et affinez vos choix sans perdre de temps.
L’IA peut même personnaliser vos recommandations en fonction de vos préférences et de votre budget. Cette approche transforme l’achat en un parcours plus fluide et ludique.
La réussite dépendra cependant de la confiance accordée au paiement sécurisé. Les premiers retours des utilisateurs orienteront les futures évolutions logicielles.
C’est un véritable séisme dans le monde de la tech : le mardi 24 mars 2026, l’équipe officielle de Sora a publié un message d’adieu sur le réseau X (ex-Twitter). Seulement six mois après le lancement en grande pompe de l’application grand public en septembre dernier, OpenAI débranche définitivement son générateur de vidéos par intelligence artificielle. Promis à révolutionner Hollywood, Sora s’est finalement heurté au mur de la rentabilité et aux réalités du marché. Retour sur un crash industrie
C’est un véritable séisme dans le monde de la tech : le mardi 24 mars 2026, l’équipe officielle de Sora a publié un message d’adieu sur le réseau X (ex-Twitter). Seulement six mois après le lancement en grande pompe de l’application grand public en septembre dernier, OpenAI débranche définitivement son générateur de vidéos par intelligence artificielle. Promis à révolutionner Hollywood, Sora s’est finalement heurté au mur de la rentabilité et aux réalités du marché. Retour sur un crash industriel en quatre actes.
Sora aura été une étoile filante. Au lancement, l’euphorie était totale : l’application a franchi le cap du million de téléchargements encore plus vite que ne l’avait fait ChatGPT en son temps.
Mais l’illusion n’a pas duré. Passé l’effet « waouh », les utilisateurs ont vite déserté. Dès janvier 2026, les téléchargements ont subi une chute vertigineuse de-45 % d’un mois sur l’autre.
Le constat d’échec se lit surtout dans la fidélisation : le taux de rétention des utilisateurs 30 jours après l’installation s’est effondré à< 8 % (loin des standards d’une application à succès). Résultat, sur le dernier mois écoulé, Sora n’a péniblement attiré que 600 000 nouveaux curieux, reléguant l’outil à une modeste 172e place dans le classement de l’App Store.
Ce manque d’usage ne pardonne pas face aux coûts d’infrastructure démentiels de la vidéo par IA. Selon les analystes, faire tourner les requêtes des rares utilisateurs coûtait la bagatelle de 15 millions de dollars par jour à OpenAI. Un gouffre financier intenable.
We’re saying goodbye to the Sora app. To everyone who created with Sora, shared it, and built community around it: thank you. What you made with Sora mattered, and we know this news is disappointing.
We’ll share more soon, including timelines for the app and API and details on…
Mickey reprend son milliard (et se tire en courant)
Le dommage collatéral le plus visible de cette fermeture est sans conteste le fiasco Disney. En décembre dernier, la firme aux grandes oreilles avait annoncé un investissement colossal d’un milliard de dollars dans OpenAI.
Au cœur de ce partenariat : un accord de licence permettant aux utilisateurs d’intégrer plus de 200 personnages franchisés (Marvel, Star Wars, Pixar…) dans leurs vidéos générées par IA.
Aujourd’hui, cet accord historique est purement et simplement annulé. Selon les sources proches du dossier, l’investissement d’un milliard de dollars ne s’est finalement jamais concrétisé, OpenAI ayant drastiquement changé de direction stratégique entre-temps.
OpenAI range sa chambre pour plaire à Wall Street
La véritable raison de la mort de Sora porte un nom : l’introduction en bourse (IPO). OpenAI vise une entrée sur les marchés financiers dès le quatrième trimestre 2026. Pour séduire les investisseurs, l’entreprise dirigée par Sam Altman doit prouver qu’elle est capable d’être rentable, et non plus seulement de faire le buzz.
Lors d’une récente réunion interne, Fidji Simo (nouvellement nommée à la tête de la division AGI Deployment) a été très claire auprès des employés : l’entreprise ne peut plus se permettre d’être distraite par ce qu’elle a qualifié de « quêtes secondaires » (side quests). Le message est limpide : il faut se concentrer sur ce qui rapporte de l’argent.
Sam Altman a lui-même réorganisé ses priorités pour se concentrer sur la levée de capitaux et la construction de centres de données, tout en confirmant que l’entraînement d’un tout nouveau modèle, nom de code « Spud », venait de s’achever.
Ciao les artistes : on retourne faire des lignes de code
Le malheur des créateurs vidéo fait le bonheur des développeurs. OpenAI réoriente toute sa force de frappe (et sa précieuse puissance de calcul) vers ses clients B2B, beaucoup plus lucratifs.
La semaine dernière, l’entreprise a d’ailleurs annoncé la fusion de son application de bureau ChatGPT, de son outil de code Codex et de son navigateur web en une seule et même « Super-app ».
L’objectif est de contrer des concurrents comme Anthropic, qui gagne du terrain sur le marché des entreprises. Quant à la talentueuse équipe d’ingénieurs derrière Sora, elle n’est pas licenciée : elle est réaffectée à des projets de long terme, notamment le développement de systèmes pour la robotique.
Le message d’OpenAI est brutalement clair : la phase d’expérimentation amusante pour le grand public est terminée. En tuant Sora au profit des codeurs et des entreprises, Sam Altman fait un pari risqué qui frustre déjà une partie de sa communauté.
En témoignent les nombreuses plaintes d’utilisateurs sur Reddit dénonçant une hypocrisie grandissante de la firme. Si la vidéo par IA continuera d’exister chez des concurrents comme Google (Veo), Runway ou Luma, pour OpenAI, le futur s’écrira en lignes de code rentables, et non plus en courts-métrages virtuels.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Utilisiez-vous Sora pour générer des vidéos ? Ou bien trouvez-vous que ce cas d’usage de l’IA générative est inutile ? Partagez votre avis en commentaire !
Le week-end dernier, l’écosystème de l’IA a connu un retournement inattendu. Après l’annonce d’un partenariat entre OpenAI et le département de la Défense américain, une vague de colère a traversé la communauté tech. Des milliers d’utilisateurs ont commencé à supprimer l’application ChatGPT et à résilier leur abonnement. Cela a déclenché un phénomène de boycott rarement vu.
Tout est parti d’une annonce faite par Sam Altman. Le patron d’OpenAI a confirmé la signature d’un nouvel accord avec le
Le week-end dernier, l’écosystème de l’IA a connu un retournement inattendu. Après l’annonce d’un partenariat entre OpenAI et le département de la Défense américain, une vague de colère a traversé la communauté tech. Des milliers d’utilisateurs ont commencé à supprimer l’application ChatGPT et à résilier leur abonnement. Cela a déclenché un phénomène de boycott rarement vu.
Tout est parti d’une annonce faite par Sam Altman. Le patron d’OpenAI a confirmé la signature d’un nouvel accord avec le département de la Défense américain. De nombreux utilisateurs ont dénoncé une dérive vers une utilisation militaire de l’IA.
Sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés, les critiques se sont multipliées. L’idée qu’un outil utilisé quotidiennement pour écrire, coder ou étudier puisse aussi contribuer indirectement à des applications militaires a profondément divisé la communauté. Cette tension s’est rapidement transformée en action concrète. Certains utilisateurs ont appelé à boycotter ChatGPT et à se tourner vers des alternatives.
Les désabonnements de ChatGPT explosent en quelques heures
Les données d’analyses mobiles montrent que la réaction ne s’est pas limitée à des messages d’indignation. Elle s’est traduite par une chute spectaculaire de l’utilisation de l’application. Selon des données relayées par TechCrunch et issues du cabinet Sensor Tower, les désinstallations de l’application mobile ChatGPT ont bondi de 295 % en une seule journée ce samedi 28 février.
Alors que sur les trente derniers jours, le taux moyen quotidien de désinstallation tournait autour de 9 %. Autrement dit, la vague de suppressions enregistrée ce week-end dépasse largement les fluctuations normales observées pour une application populaire.
Le phénomène a également affecté l’attractivité de l’application. La croissance des téléchargements de ChatGPT a reculé de 14 % samedi, puis encore de 5 % le lendemain. Quelques jours plus tôt pourtant, la tendance était positive avec une progression de 13 %. Ainsi, ces chiffres montrent à quel point la perception publique peut influencer l’adoption d’une technologie. Même lorsque des milliers de personnes l’ont déjà installée.
ChatGPT uninstalls jumped up to 295%
Right after OpenAl announced its deal with the Pentagon.
The hashtag QuitGPT is increasing in tweets every second.
Anthropic, which refused a deal with the DoD, saw U.S. Claude downloads are rising every day. pic.twitter.com/Lg9TQivOOm
Dans le même temps, Claude, le concurrent direct de ChatGPT a bénéficié de cette crise d’image. La société a récemment affirmé refuser de conclure un accord qui permet à l’armée d’avoir un accès illimité à sa technologie. Elle a notamment insisté sur certaines lignes rouges. Comme le non utilisation dans les systèmes d’armes autonomes et pas de surveillance de masse des citoyens américains.
Ce positionnement a visiblement séduit une partie des utilisateurs mécontents d’OpenAI. Les installations de l’application Claude ont progressé de 37 % ce 27 février. Puis de 51 % supplémentaires le lendemain. Cela s’est vite traduit dans les classements. L’application a pris la tête de l’App Store américain. Le chatbot d’Anthropic a dépassé ChatGPT pour la première fois en nombre de téléchargements aux États-Unis.
La migration est suffisamment forte pour que des guides apparaissent déjà en ligne. Ceux-ci expliquent comment transférer l’historique de conversations ChatGPT vers Claude. Une preuve que certains utilisateurs envisagent un changement durable.
Les communautés en ligne amplifient la révolte contre OpenAI
La contestation s’est largement organisée sur les plateformes communautaires. Sur Reddit, un message viral a appelé les utilisateurs à prouver qu’ils avaient bien annulé leur abonnement à ChatGPT. Le message accuse OpenAI de contribuer à une “machine de guerre”. Il encourage aussi les internautes à poster des captures d’écran de leurs résiliations. Le post est rapidement devenu l’un des plus populaires jamais publiés sur le subreddit dédié à ChatGPT.
Dans le même temps, Sam Altman a tenté de calmer la situation lors d’une session de questions-réponses sur X. Mais de nombreux internautes ont exprimé leur colère et posé des questions sur les limites éthiques de l’IA militaire. Qui plus est, certaines interrogations sont restées sans réponse claire, ce qui a contribué à diminuer la confiance.
Cette séquence révèle quelque chose d’important pour l’ensemble du secteur technologique. La confiance du public devient un facteur clé dans la course à l’IA. Jusqu’ici, la compétition entre modèles se jouait surtout sur la performance, la rapidité ou les fonctionnalités. Désormais, les choix éthiques et politiques des entreprises pourraient également peser dans la balance.
J’avoue que le boycott actuel sur OpenAI pourrait s’essouffler dans les prochaines semaines. Mais il montre qu’une partie des utilisateurs est prête à changer d’outil si les décisions stratégiques d’une entreprise entrent en contradiction avec ses valeurs.
Et pour OpenAI, cette vague de désinstallations restera-t-elle un épisode ponctuel ? Ou est-ce le début d’une véritable fracture entre l’entreprise et une partie de sa communauté d’utilisateurs ?
Vous posez une question technique, et l’IA vous répond comme votre mère après trois verres de vin : « Mais tu vas bien, mon chéri ? Tu es sûr que ce n’est pas un cri d’aide déguisé ? » Depuis des mois, ChatGPT jouait au psy de service non sollicité. Avec GPT-5.3 Instant, OpenAI promet enfin de fermer le divan : une IA qui arrête de vous prendre pour un fragile en crise existentielle et qui se contente… de répondre à la question. Miracle.
Vous demandez un simple pip install requests et l’IA vo
Vous posez une question technique, et l’IA vous répond comme votre mère après trois verres de vin : « Mais tu vas bien, mon chéri ? Tu es sûr que ce n’est pas un cri d’aide déguisé ? » Depuis des mois, ChatGPT jouait au psy de service non sollicité. Avec GPT-5.3 Instant, OpenAI promet enfin de fermer le divan : une IA qui arrête de vous prendre pour un fragile en crise existentielle et qui se contente… de répondre à la question. Miracle.
Vous demandez un simple pip install requests et l’IA vous sort : « Avant tout, sachez que vous n’êtes pas cassé. Il est normal de se sentir dépassé par le code parfois. Voulez-vous en parler ? »
Merci Freud, mais j’ai juste besoin d’une ligne de commande, pas d’une validation émotionnelle à 20 $/mois.
Pendant des années, on a mesuré les progrès des IA à coups de benchmarks qui font fantasmer les ingénieurs : MMLU à 92 %, HumanEval qui frôle les 99 %, GSM8K qui pleure de joie. Les scores montaient, les factures Azure aussi, et tout le monde ovationnait.
Sauf que dans la vraie vie, personne ne s’intéresse aux benchmarksquand l’IA vous fait une leçon de vie au lieu de vous filer la réponse.
Depuis GPT-5.2 Instant, le phénomène est devenu viral sur Reddit et X : l’IA qui diagnostique votre dépression parce que vous avez tapé « comment merger un conflit Git ». Le meme ultime : « You are not broken. You are debugging. »
GPT-5.3 Instant : moins de câlins forcés, plus de réponses qui claquent
Imagine un serveur qui, au lieu de te donner la carte, te sort : « Je sens que tu traverses une période de doute alimentaire. Prends le temps de respirer avant de choisir. »
C’était à peu près ça avec les versions précédentes du modèle rapide. OpenAI a enfin compris le message et a sorti le balai :
Moins de disclaimers qui sentent le séminaire de développement personnel
Moins de « je comprends que ce sujet puisse être sensible pour vous » quand on demande la recette du tiramisu
Des réponses directes, sans passer par la case « validons d’abord ton estime de toi »
Leur tweet résume tout avec une honnêteté brutale : « GPT-5.3 Instant reduces the cringe. » Traduction : on arrête de faire les bisounours moralisateurs.
Une IA rapide… et qui a enfin compris qu’on n’est pas tous en thérapie
Dans le menu ChatGPT, Instant c’est le fast-food : rapide, efficace, pas de chichi.
Les modèles « Thinking » sont là pour les gens qui veulent philosopher sur la vie, l’univers et le bug de segmentation.
En mode Auto, l’interface bascule toute seule : question con = réponse instantanée ; question de Nobel = on sort le cerveau lourd.
Mais soyons honnêtes : 90 % des usages quotidiens, c’est « explique-moi regex en 3 phrases » ou « rédige un mail qui ne passe pas pour du mépris ». Pas besoin d’un doctorat en neurosciences pour ça.
L’overalignment, ou comment rendre une IA trop gentille au point qu’elle devient insupportable
Les labs ont passé des années à bourrer les modèles de garde-fous pour éviter que l’IA dise « vas-y, fabrique ta bombe artisanale, je t’explique étape 1 ».
Ce faisant, ils ont créé des machines tellement alignées qu’elles refusent de te donner l’heure sans un petit speech sur la gratitude d’avoir une montre.
C’est le fameux « overalignment conversationnel » : l’IA est tellement terrorisée à l’idée de blesser quelqu’un qu’elle finit par te blesser… d’ennui.
OpenAI a choisi son camp : mieux vaut une IA un poil trop cash que ton ex qui te faisait des leçons de vie à 3h du mat’.
La nouvelle guerre des IA se joue sur le niveau de cringe
Les benchmarks se ressemblent tous à ±2 %. Ce qui fait la diff aujourd’hui, c’est si ton chatbot te parle comme un pote bourré ou comme une assistante sociale en burn-out.
OpenAI a compris : les gens veulent un outil, pas un parent virtuel qui te demande si t’as pris tes cachets.
GPT-5.3 Instant n’est pas la révolution de l’année. Ça ne multiplie pas les neurones par 10, ça n’invente pas la fusion froide.
Mais ça corrige un truc qui rendait l’outil chiant : le décalage permanent entre « ce que je demande » et « le sermon que je subis ».
OpenAI l’a enfin pigé : on veut un scalpel, pas un doudou thérapeutique. Et franchement… il était temps.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Allez-vous utiliser cette nouvelle version ? Êtes-vous agacés par les réponses trop bienveillantes de GPT-5.3 ? Partagez votre avis en commentaire !
Le 27 février, Sam Altman pensait annoncer un partenariat stratégique. En quelques heures, l’annonce s’est transformée en tempête médiatique. Accusations de “machine de guerre”, annulations d’abonnements, et un concurrent qui dépasse ChatGPT sur l’App Store. OpenAI traverse l’une de ses plus fortes crises d’image.
OpenAI a signé un nouvel accord avec le département de la Défense américain pour déployer ses systèmes d’IA au sein des forces armées. Tout de suite après des dizaines d’utilisateur
Le 27 février, Sam Altman pensait annoncer un partenariat stratégique. En quelques heures, l’annonce s’est transformée en tempête médiatique. Accusations de “machine de guerre”, annulations d’abonnements, et un concurrent qui dépasse ChatGPT sur l’App Store. OpenAI traverse l’une de ses plus fortes crises d’image.
OpenAI a signé un nouvel accord avec le département de la Défense américain pour déployer ses systèmes d’IA au sein des forces armées. Tout de suite après des dizaines d’utilisateurs annoncent publiquement quitter ChatGPT. Le mouvement devient viral sur Reddit, et Claude prend la première place de l’App Store, en dessus du chatbot d’OpenAI.
La crédibilité éthique d’OpenAI est donc mise à l’épreuve. Car pour une partie du public, l’entreprise vient de franchir une ligne rouge. C’est celle qui sépare l’outil d’assistance intelligent de l’infrastructure potentielle d’un appareil militaire.
Un accord militaire qui change la perception de ChatGPT d’assistant en machine de guerre
Officiellement, OpenAI affirme que l’accord inclut des garde-fous similaires à ceux défendus publiquement par d’autres acteurs du secteur. Sam Altman assure que l’entreprise refuserait tout ordre anticonstitutionnel, même si cela devait lui coûter cher personnellement. Il affirme également que l’armée américaine reste profondément attachée à la Constitution.
Mais dans l’opinion, le mal est fait. Quelques heures après la communication d’OpenAI, les États-Unis et Israël lançaient des frappes en Iran. Ils ont même tué le dirigeant Ali Khomeini et des centaines de civils, selon des informations relayées par le New York Times.
Des rapports évoquent même l’usage d’outils d’IA dans la sélection de cibles. Même si aucune preuve directe ne relie ChatGPT à ces opérations, l’association symbolique suffit à déclencher la défiance.
Anthropic, lui,avait refusé d’accorder au Pentagone un accès illimité à son modèle Claude. L’entreprise, fondée par d’anciens employés d’OpenAI, invoquait des risques liés aux armes autonomes et à la surveillance de masse. Ce choix pourrait lui coûter des contrats fédéraux à long terme. Mais à court terme, il lui offre une victoire spectaculaire en matière d’image.
Claude s’est hissé en tête de l’App Store ce week-end, dépassant ChatGPT. Sur Reddit, un message qui appelle à quitter le chatbot d’OpenAI est devenu l’un des plus populaires de l’histoire du subreddit r/ChatGPT. Le slogan est : “Vous êtes en train de former une machine de guerre avec ChatGPT. Montrez-nous la preuve de l’annulation”. Je constate ici qu’avec l’IA grand public, la confiance est devenue un atout concurrentiel aussi puissant que la performance technique.
Une crise d’image plus qu’une crise technologique
Que se passerait-il si le département de la Défense exigeait une surveillance intérieure de masse ou des actions contraires aux libertés civiles ? Sam Altman affirme qu’OpenAI refuserait. Il va même jusqu’à plaisanter sur une possible peine de prison. Toutefois, pour de nombreux utilisateurs, ces déclarations sonnent creux.
D’autant que des enquêtes récentes de PBS ont documenté l’intensification des technologies de surveillance dans certaines opérations d’immigration aux États-Unis. La défiance repose donc sur le raisonnement que si l’IA devient un outil intégré à l’appareil sécuritaire, peut-on réellement garantir qu’elle ne sera jamais détournée ?
Sam Altman reconnaît lui-même que l’accord “a été conclu à la hâte” et que l’image renvoyée est “désastreuse”. Je trouve que c’est un rare aveu pour un dirigeant d’une entreprise valorisée à plusieurs milliards.
Par ailleurs, ChatGPT n’a pas changé, ses capacités restent les mêmes. Mais sa signification symbolique évolue. Ce que révèle cette crise, c’est la transformation du rapport entre les utilisateurs et les plateformes d’IA. Nous ne payons plus seulement pour un service performant. Nous adhérons (ou non) à une vision du monde. L’IA n’est donc plus neutre aux yeux du public.
A mon avis, OpenAI perdra quelques milliers d’abonnés. Mais cela m’étonne de savoir comment une entreprise née sur une promesse humaniste peut-elle collaborer avec des institutions militaires sans fracturer sa base d’utilisateurs ?
Selon moi, si OpenAI veut éviter que l’expression “machine de guerre” ne colle durablement à ChatGPT, elle devra faire plus que rassurer. Elle devra prouver, concrètement, que ses garde-fous fonctionnent, et qu’ils résisteront aux pressions politiques. Car pour le public, à part être technologique, la guerre des IA peut aussi être morale.
OpenAI signe un accord avec le Département de la Guerre américain alors qu’Anthropic refuse un partenariat similaire faute de garanties suffisantes. En quelques jours, un mot-dièse “Cancel ChatGPT” s’impose. Des abonnements sont résiliés, des guides pour quitter la plateforme circulent, et Claude grimpe en tête de l’App Store.
OpenAI a officialisé un partenariat avec l’armée américaine. Une partie des utilisateurs de ChatGPT a ensuite lancé un mouvement de contestation. Au même moment, Anthr
OpenAI signe un accord avec le Département de la Guerre américain alors qu’Anthropic refuse un partenariat similaire faute de garanties suffisantes. En quelques jours, un mot-dièse “Cancel ChatGPT” s’impose. Des abonnements sont résiliés, des guides pour quitter la plateforme circulent, et Claude grimpe en tête de l’App Store.
OpenAI a officialisé un partenariat avec l’armée américaine. Une partie des utilisateurs de ChatGPT a ensuite lancé un mouvement de contestation. Au même moment, Anthropic a refusé un accord similaire. L’entreprise estime que les garanties proposées sur la surveillance de masse et les armes entièrement autonomes n’étaient pas suffisantes.
Pour la première fois, la militarisation potentielle d’un assistant IA grand public devient un sujet central dans le choix des utilisateurs. Ce n’est plus seulement une question de performances ou de fonctionnalités. C’est une question de valeurs, de confiance et de ligne rouge.
OpenAI accepte mais Anthropic pose des lignes rouges très claires
La divergence stratégique entre OpenAI et Anthropic a déclenché une vague de critiques. Sur Reddit et X, des utilisateurs parlent de “vente d’âme” et accusent OpenAI de ne plus avoir “aucune éthique”. Certains publient même des guides pour exporter leurs données et fermer leur compte ChatGPT.
Anthropic a expliqué qu’elle ne souhaitait pas que sa technologie soit utilisée pour la surveillance de masse ou pour des armes entièrement autonomes sans garanties solides. Refuser un contrat gouvernemental, c’est renoncer à des financements et à une influence stratégique. Mais c’est aussi envoyer un message que certaines limites ne sont pas négociables.
Selon sa communication officielle, Anthropic insiste sur la sûreté et la sécurité. L’entreprise ne dit pas “jamais avec l’armée”, mais “pas sans garde-fous clairs”. A mon avis, cette nuance est essentielle. Elle positionne Claude comme une IA avec un cadre moral revendiqué, ce qui, en période de défiance, devient un avantage concurrentiel.
Conséquence, Claude trône désormais en tête du classement de l’App Store d’Apple. Et je pense pas que ce soit une coïncidence. L’image d’une IA “plus éthique” pèse dans la balance au moment de choisir son assistant. Victime de son succès, le chatbot a même été en panne.
At the start of 2026, Claude was #42 in the App Store. Today, for the first time, we hit #1. pic.twitter.com/W8Zk1UGZKq
De son côté, OpenAI affirme que son accord avec l’armée comporte “davantage de garde-fous” que celui refusé par Anthropic. L’entreprise parle de lignes rouges à propos de la surveillance de masse et des armes autonomes. Elle promet même de les faire respecter.
Mais vous voyez le problème, c’est la confiance. Des utilisateurs pointent la formulation “à des fins licites” présente dans l’accord. Juridiquement, cela peut sembler rassurant. Toutefois, dans le débat public, ce qui est licite aujourd’hui peut évoluer demain. Et lorsque l’on parle du domaine militaire, le simple doute suffit à alimenter la méfiance.
Par ailleurs, OpenAI avait récemment soutenu la position d’Anthropic sur la sécurité avant de signer son propre accord. Ce revirement nourrit donc le sentiment d’incohérence. Alors qu’OpenAI se tient pragmatique, une partie de ses utilisateurs y voit un renoncement moral.
Nous constatons tous que le secteur est déjà assez critiqué pour son opacité. Avec l’entraînement sur des contenus protégés, l’énorme consommation énergétique, les risques sur l’emploi, la moindre ambiguïté devient ainsi un sujet sensible.
The "Cancel ChatGPT" movement gained momentum after OpenAI announced a deal with the U.S. Department of Defense to deploy its AI models on classified military networks.
Social media platforms, especially X and Reddit, saw a wave of backlash. Users shared screenshots of canceled… pic.twitter.com/zaWzFZDLwI
Le “Cancel ChatGPT” est-il un boycott passager ou une fracture durable ?
Pour l’instant, le mouvement “Cancel ChatGPT”s’organise surtout en ligne. Des captures d’écran de résiliations circulent. Des comparatifs vantent l’IA d’Anthropic comme alternative plus responsable. Mais face à l’effet viral, je vois que la militarisation de l’IA devient un critère de choix pour le grand public.
Et c’est nouveau. Jusqu’ici, les débats sur l’éthique de l’IA restaient abstraits. On parlait par exemple de données d’entraînement, de biais algorithmiques, d’empreinte carbone. Cette fois, on parle d’armée, de surveillance, d’armes autonomes. Le sujet est concret, émotionnel, politique.
Pour le marché, cela veut dire que l’éthique n’est plus un argument marketing secondaire. Elle devient un facteur de rétention. Si une partie significative des utilisateurs associe ChatGPT au complexe militaro-industriel, l’image de marque peut en souffrir durablement. Pour les régulateurs aussi, le signal est que “plus l’IA s’intègre aux infrastructures de défense, plus la pression pour encadrer ces usages va augmenter”.
En réalité, cette affaire dépasse largement OpenAI et Anthropic. Une IA grand public peut-elle rester neutre lorsqu’elle collabore avec l’armée ? Les prochains mois nous montreront la suite. Soit la controverse s’essouffle et le marché absorbe le choc. Soit elle marque le début d’une nouvelle ère où chaque contrat stratégique devient un test moral aux yeux des utilisateurs.
Les promesses de l’IA dans les entreprises semblent encore lointaines. OpenAI le reconnaît. Malgré des outils puissants, elle peine à s’imposer dans les processus métier.
OpenAI, leader mondial de l’IA, tire la sonnette d’alarme. Selon Brad Lightcap, directeur des opérations, les entreprises n’ont pas encore intégré l’IA de manière significative dans leurs activités. « Nous n’avons pas vraiment vu l’IA pénétrer les processus métier des entreprises », affirme-t-il en marge du Sommet indien sur
Les promesses de l’IA dans les entreprises semblent encore lointaines. OpenAI le reconnaît. Malgré des outils puissants, elle peine à s’imposer dans les processus métier.
OpenAI, leader mondial de l’IA, tire la sonnette d’alarme. Selon Brad Lightcap, directeur des opérations, les entreprises n’ont pas encore intégré l’IA de manière significative dans leurs activités. « Nous n’avons pas vraiment vu l’IA pénétrer les processus métier des entreprises », affirme-t-il en marge du Sommet indien sur l’impact de l’IA. Pourtant, la demande pour les solutions d’IA reste élevée. Les outils proposent des fonctions inédites, mais leur intégration en entreprise demeure complexe.
Un retard réel dans l’adoption de l’IA en entreprise
Malgré l’enthousiasme médiatique autour de l’IA, son intégration dans les entreprises reste limitée. Selon OpenAI, les outils puissants développés pour automatiser ou optimiser les processus métier n’ont pas encore trouvé leur place dans la majorité des organisations.
Les chiffres confirment ce retard. D’après un rapport de l’OCDE, moins de 15 % des entreprises européennes utilisent l’IA de manière régulière dans leurs opérations. En France, seulement 10 % des sociétés déclarent l’avoir intégrée de façon stratégique, selon Infonet.
7/ 🤔 OPENAI COO: AI HASN'T HIT ENTERPRISE YET Brad Lightcap: "We have not yet really seen AI penetrate enterprise business processes."
The gap between AI hype and actual enterprise adoption is still enormous. That's your window.
Malgré ce retard d’adoption en entreprise, la demande explose. OpenAI évoque une pression constante sur ses capacités. La croissance rapide de la startup témoigne d’un intérêt massif pour l’IA.
La directrice financière Sarah Friar a indiqué viser plus de 20 milliards de dollars de revenus annualisés pour 2025. Les chiffres exacts sur l’usage professionnel restent confidentiels. Pourtant, Lightcap reconnaît une demande mondiale supérieure aux capacités actuelles.
Les freins à l’IA dans les entreprises
L’IA est en mesure d’alléger de nombreuses tâches. On en est tous conscients. Mais pourquoi les entreprises sont-elles réticentes à cette technologie ? Plusieurs obstacles freinent l’adoption de l’IA. D’abord, le coût reste un facteur majeur. Les licences, l’infrastructure et la formation représentent des investissements lourds.
Ensuite, la sécurité et la protection des données demeurent des priorités, ce qui freine certaines expérimentations. La culture interne joue également un rôle. En effet, intégrer l’IA nécessite de revoir certains processus et d’accompagner les équipes dans le changement.
Enfin, les compétences manquent parfois pour développer et superviser des agents d’IA complexes.
D’après InfoQ, la plateforme vise à aider les entreprises à créer, déployer et gérer des agents d’IA. Lightcap explique que Frontier sert de laboratoire. L’équipe cherche à comprendre comment intégrer concrètement l’IA dans des environnements chaotiques.
Les entreprises combinent déjà CRM, ERP, outils collaboratifs et solutions internes. Ajouter des agents autonomes exige bien sûr une orchestration précise.
OpenAI ne veut pas mesurer le succès par le nombre de licences. L’entreprise privilégie l’impact business réel. Cette approche traduit une volonté pragmatique face à la complexité des déploiements.
Des efforts pour accélérer l’adoption
OpenAI ne reste pas les bras croisés face à la lenteur de l’adoption. La firme de Sam Altman a multiplié les partenariats stratégiques pour rapprocher l’IA des entreprises. Des cabinets de conseil renommés, comme Boston Consulting Group, McKinsey, Accenture ou Capgemini, accompagnent désormais les déploiements.
BCG is proud to announce an expanded partnership with @OpenAI to drive enterprise-scale AI transformation using OpenAI’s new agentic platform, Frontier.
“AI is central to how CEOs think about competitiveness and growth,” says Dylan Bolden, Global Chair of Functional Practices at… pic.twitter.com/eHc6YGDpKn
L’accompagnement va de la phase pilote à l’intégration concrète dans les systèmes métier. Ces partenariats cherchent à réduire les obstacles liés aux processus complexes et à la sécurité des données. Ils visent aussi à accompagner la montée en compétences des équipes.
La concurrence s’organise aussi. Anthropic développe des modules spécialisés pour la finance, l’ingénierie et le design. Les agents sectoriels deviennent la prochaine bataille stratégique. Chaque acteur cherche à prouver une valeur métier concrète, pas seulement technologique.
L’avenir de l’IA dans l’entreprise
Si l’adoption reste lente, les opportunités ne manquent pas. Les entreprises pourraient tirer parti de l’IA pour automatiser les tâches répétitives. Ou encore pour améliorer la prise de décision et soutenir la croissance.
Les bureaux récemment ouverts par OpenAI en Inde, dédiés aux ventes et à la commercialisation, montrent que le potentiel de marché est immense. Selon Lightcap, « Frontier nous permet d’expérimenter de manière itérative comment intégrer l’IA dans les domaines complexes des entreprises ».
Certes, L’IA n’a pas encore transformé les entreprises, mais la course est lancée. La route est encore longue. Toutefois, les sociétés qui réussiront à surmonter les freins bénéficieront d’un avantage stratégique considérable.
Le 13 février, OpenAI a définitivement débranché GPT-4o. Un modèle jugé trop flatteur, utilisé par seulement 0,1 % des utilisateurs mais devenu culte pour une communauté fidèle.
Ainsi, GPT-4o ne fait plus partie de l’équation. Après un premier retrait avorté en août, le modèle a cette fois été définitivement retiré de ChatGPT. Officiellement, OpenAI assure que 99,9 % des utilisateurs sont déjà passés à GPT-5.2. Mais sur les réseaux et dans certains forums, la colère gronde. Pourquoi supprimer
Le 13 février, OpenAI a définitivement débranché GPT-4o. Un modèle jugé trop flatteur, utilisé par seulement 0,1 % des utilisateurs mais devenu culte pour une communauté fidèle.
Ainsi, GPT-4o ne fait plus partie de l’équation. Après un premier retrait avorté en août, le modèle a cette fois été définitivement retiré de ChatGPT. Officiellement, OpenAI assure que 99,9 % des utilisateurs sont déjà passés à GPT-5.2. Mais sur les réseaux et dans certains forums, la colère gronde. Pourquoi supprimer un modèle encore apprécié ?
GPT-4o, le modèle qu’on aimait (ou qu’on détestait)
Avouons-le, GPT-4o n’était pas un modèle comme les autres. Cette IA parlait différemment, plus chaleureux, plus complice, parfois trop. Je l’ai moi-même vu être incroyablement engageant et parfois excessivement complaisant.
Beaucoup d’utilisateurs appréciaient ce style plus humain, moins froid que d’autres versions. D’autres, au contraire, pointaient un comportement jugé dangereusement flatteur. Une IA qui valide trop facilement, qui acquiesce sans recul critique, ça peut sembler agréable. Jusqu’au moment où la nuance devient essentielle.
Ce n’est d’ailleurs pas la première tentative d’OpenAI pour le mettre à la retraite. En août dernier, GPT-4o avait déjà été retiré pour laisser la priorité à GPT-5. À l’époque, une vague de protestations avait forcé l’entreprise à le réactiver. Mais sans promesse de longévité. Je me souviens que ce retour avait été perçu comme une petite victoire communautaire.
Cette c’est définitif. Dans son annonce officielle sur la fin progressive des anciens modèles, OpenAI précise que GPT-4o ne représentait plus qu’environ 0,1 % des usages quotidiens. La grande majorité des utilisateurs auraient migré vers GPT-5.2.
D’un point de vue strictement industriel, la décision paraît logique. Maintenir plusieurs modèles coûte cher, complique l’infrastructure et dilue les efforts d’optimisation. Mais je reste convaincu qu’un produit ne se résume jamais à un tableau Excel.
Une révolte minoritaire mais symbolique
Même si seuls 0,1 % des utilisateurs l’utilisaient encore chaque jour, cela représente potentiellement des milliers de personnes à l’échelle mondiale. Et ces utilisateurs ne sont pas simplement nostalgiques. Ils défendent une vision différente de l’IA.
Certains réclament même que GPT-4o devienne open source. Leur argument est que si OpenAI ne veut plus l’exploiter commercialement, pourquoi ne pas laisser la communauté le faire vivre ?
Derrière cette revendication, beaucoup ont le sentiment que les modèles évoluent dans une direction de plus en plus corporate. Plus sécurisés, plus contrôlés, parfois plus prudents mais aussi moins spontanés.
Tomorrow at 10am PT legacy models (GPT-5, GPT-4o, GPT-4.1, GPT-4.1 mini, and OpenAI o4-mini) will be deprecated in ChatGPT.https://t.co/RJioBsLY6D
Et il y a un autre élément sensible. GPT-4o est mentionné dans plusieurs plaintes pour homicide involontaire. Sans entrer dans les détails juridiques, cela rappelle que le comportement d’un modèle conversationnel n’est pas neutre. Une IA trop complaisante peut valider des idées dangereuses ou renforcer des biais problématiques. À mes yeux, c’est probablement l’argument le plus lourd dans la balance.
Ce contexte rend la décision d’OpenAI encore plus compréhensible. La question n’est plus seulement technique ou économique. Elle devient juridique et éthique. Et je pense que c’est là que tout bascule.
GPT-5.2 : progrès technologique ou normalisation stratégique ?
OpenAI présente le successeur GPT-5.2 comme plus performant, plus fiable et mieux aligné sur les standards de sécurité. C’est cohérent avec l’évolution globale du secteur. À mesure que les IA deviennent centrales dans l’éducation, le travail et la prise de décision, les exigences montent.
Fiabilité, traçabilité, modération renforcée… Les modèles doivent rassurer autant qu’ils impressionnent. Et je constate que tous les grands acteurs vont dans cette direction. Mais en cherchant à rendre l’IA plus sûre, la rend-on aussi plus prévisible ? Et donc moins attachante ?
GPT-4o incarnait une époque où l’IA donnait l’impression d’être plus libre, plus expressive. GPT-5.2 incarne une IA plus industrielle, plus normée, plus mature. Et je vois là un changement de philosophie produit.
Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. OpenAI a tué GPT-4o. Techniquement, oui. Stratégiquement, probablement aussi. Alors, que devient la relation entre l’utilisateur et l’IA quand celle-ci cesse d’être un compagnon un peu imparfait pour devenir un outil optimisé et juridiquement blindé ?
Pour les utilisateurs, cela signifie moins de choix, mais plus de stabilité. Côté marché, cela annonce une concentration autour de modèles standardisés et massivement adoptés. Pour la régulation, cela confirme que la responsabilité des concepteurs est désormais au cœur du débat.
La disparition de GPT-4o montre que le règne des IA attachantes mais imprévisibles touche peut-être à sa fin. Et dans cette nouvelle phase, les acteurs devront trouver un équilibre délicat entre performance, sécurité et liberté d’expression algorithmique. La révolte est minoritaire. Mais à mon sens, elle révèle quelque chose d’essentiel. Les utilisateurs ne veulent pas seulement une IA efficace. Ils veulent une IA avec laquelle ils se sentent bien.
Le moment redouté par beaucoup de personnes est arrivé. La guerre des superagents IA est lancée. Ce qui se joue ici dépasse largement la simple évolution des chatbots. Parce qu’on ne demande plus à l’IA de répondre, mais d’agir.
Hier encore, on applaudissait un texte bien généré. Aujourd’hui, les géants de la tech veulent des agents capables de remplir un CRM, gérer des e-mails ou réserver un déplacement professionnel sans supervision humaine constante. C’est ce basculement vers l’action auto
Le moment redouté par beaucoup de personnes est arrivé. La guerre des superagents IA est lancée. Ce qui se joue ici dépasse largement la simple évolution des chatbots. Parce qu’on ne demande plus à l’IA de répondre, mais d’agir.
Hier encore, on applaudissait un texte bien généré. Aujourd’hui, les géants de la tech veulent des agents capables de remplir un CRM, gérer des e-mails ou réserver un déplacement professionnel sans supervision humaine constante. C’est ce basculement vers l’action autonome qui alimente la guerre des superagents IA entre les principaux acteurs du secteur.
OpenAI et Anthropic : au coeur de la guerre des superagents IA par la vision numérique
Dans cette guerre des superagents IA, OpenAI et Anthropic avancent avec une stratégie limpide. Leur objectif est de rendre leurs agents capables d’utiliser n’importe quel ordinateur comme un humain.
Ne contrôlant pas directement les suites logicielles d’entreprise, ils misent sur des agents en mesure d’observer l’écran. Mais aussi de comprendre les interfaces et d’interagir avec elles.
Un exemple concret de superagent IA chez OpenAI est Operator. L’agent est en mesure d’utiliser un navigateur web pour effectuer des actions à la place de l’utilisateur.
De son côté, Anthropic développe des fonctionnalités similaires avec Claude. L’IA peut désormais manipuler des applications et exécuter des tâches multi-étapes. Dans son article, The Guardian souligne que Claude sait contrôler le curseur, cliquer et taper au clavier pour exécuter des tâches complexes sans supervision humaine constante.
Microsoft et Saleforce se jouent dans les écosystèmes logiciels fermés
Face à cette vision universelle, la guerre des superagents IA prend une tournure très différente chez Microsoft et Salesforce. Ici, il ne s’agit de piloter l’ordinateur de l’extérieur. L’IA est intégrée directement au cœur des logiciels métiers.
Microsoft déploie massivement Copilot dans sa suite Microsoft 365. L’agent connaît déjà les e-mails, les réunions, les documents internes. Il n’a pas besoin de voir l’écran. L’IA comprend la structure des données nativement.
En plus, d’après les informations relayées par The Verge, Microsoft transforme Windows en système agentique, où des agents automatisent des tâches comme la recherche, l’administration ou la gestion de fichiers directement dans l’OS.
Introducing security agents in your everyday flow of work.
Salesforce adopte la même logique avec ses agents intégrés au CRM, capables de qualifier des leads, gérer des interactions clients ou automatiser des workflows commerciaux entiers.
L’IA agit ici de manière proactive, directement au cœur du système de vente. Ce qui renforce encore l’intensité de la guerre des superagents IA autour du contrôle des données professionnelles.
Plusieurs analyses stratégiques confirment que la possession des données métiers et des workflows constitue un levier clé dans la domination des plateformes d’IA d’entreprise.
Une guerre des superagents IA devenue course aux armements technologiques
À ce stade, la guerre des superagents IA ressemble de plus en plus à une véritable course aux armements. Chaque acteur veut imposer son agent comme l’interface principale entre l’humain et l’ensemble des logiciels.
OpenAI cherche à devenir une couche de coordination universelle, presque un système d’exploitation des tâches numériques. Anthropic, de son côté, insiste fortement sur la fiabilité et la sécurité pour séduire les entreprises sensibles aux enjeux réglementaires.
Pendant ce temps, Microsoft et Salesforce défendent des écosystèmes fermés mais intégrés, où l’IA agit dans un environnement contrôlé.
Les investissements colossaux dans l’IA agentique illustrent l’ampleur de cette guerre des superagents IA. Les entreprises ne cherchent plus seulement des modèles performants, mais des agents capables d’exécuter des actions critiques sans erreur.
Jusqu’où déléguer l’action ?
Au-delà de la technologie, la guerre des superagents IA soulève une question fondamentale : sommes-nous prêts à déléguer l’exécution complète de tâches sensibles à des agents autonomes ?
Confier la gestion d’e-mails professionnels, de relations clients ou d’opérations financières à une IA implique un niveau de confiance inédit. La fiabilité, la sécurité et la gouvernance des données deviennent alors les nouveaux champs de bataille de cette guerre des superagents IA.
Le gagnant ne sera probablement pas celui dont le modèle parle le mieux, mais celui dont l’agent agira avec le moins d’erreurs dans des environnements critiques. Et c’est précisément là que se joue l’avenir de l’interface homme-machine pour la prochaine décennie.
Une chercheuse d’OpenAI, Zoë Hitzig, a démissionné au moment où ChatGPT commence à tester la publicité. En face, Anthropic a transformé le Super Bowl en panneau “ad-free” pour Claude. Tout le monde parle de pubs, mais le vrai sujet est ailleurs: quand un assistant conversationnel est financé par la pub, il finit presque toujours par optimiser ce qu’il ne devrait jamais optimiser. Et c’est là que l’ombre de Facebook apparaît.
Dimanche soir, pendant que la planète foot US digère son trop-plein
Une chercheuse d’OpenAI, Zoë Hitzig, a démissionné au moment où ChatGPT commence à tester la publicité. En face, Anthropic a transformé le Super Bowl en panneau “ad-free” pour Claude. Tout le monde parle de pubs, mais le vrai sujet est ailleurs: quand un assistant conversationnel est financé par la pub, il finit presque toujours par optimiser ce qu’il ne devrait jamais optimiser. Et c’est là que l’ombre de Facebook apparaît.
Dimanche soir, pendant que la planète foot US digère son trop-plein de guacamole, deux labos d’IA se disputent un territoire nouveau: la conversation. Pas le fil d’actualité, pas la recherche, pas la vidéo. La conversation.
Celle où l’on vient demander “comment je fais”, “qu’est-ce que je choisis”, “qu’est-ce que ça veut dire”, parfois “est-ce que je suis normal”. C’est exactement ce terrain-là qu’OpenAI commence à monétiser avec des annonces dans ChatGPT, via un test lancé aux États-Unis.
Et c’est exactement ce terrain-là que Zoë Hitzig a jugé trop dangereux pour rester à bord. Ars Technica raconte qu’elle a quitté OpenAI le jour même où l’entreprise a démarré ce test, en expliquant craindre une pente “à la Facebook”: une suite de petites décisions “rentables” qui finissent par remodeler le produit, puis l’utilisateur.
Le Super Bowl comme tribunal populaire de l’IA
Anthropic a choisi la stratégie la plus simple du monde: l’attaque par le malaise. Une pub façon sketch montre un “assistant” qui glisse du placement de produit en plein échange personnel, avant de conclure par le slogan: “Ads are coming to AI. But not to Claude.” Reuters détaille la mise en scène et la charge: l’idée que la pub dans une conversation n’est pas juste “une pub”, c’est une intrusion.
Sam Altman, CEO d’OpenAI, a répondu sur X en qualifiant la pub d’Anthropic de “malhonnête”. Le message est clair: OpenAI veut cadrer l’expérience comme une publicité “à côté”, proprement étiquetée, pas comme un robot qui te vend des semelles orthopédiques pendant que tu parles de ta vie.
First, the good part of the Anthropic ads: they are funny, and I laughed.
But I wonder why Anthropic would go for something so clearly dishonest. Our most important principle for ads says that we won’t do exactly this; we would obviously never run ads in the way Anthropic…
Anthropic, lui, enfonce le clou dans un billet-manifeste: “inclure des pubs dans les conversations” serait incompatible avec ce qu’ils veulent que Claude soit, “un assistant réellement utile pour le travail et la réflexion”. Ils promettent un Claude ad-free, sans liens “sponsored” adjacents aux échanges, et sans réponses influencées par les annonceurs.
Dit autrement: OpenAI dit “on démocratise l’accès”, Anthropic dit “on sanctuarise la conversation”. Et Zoë Hitzig dit “attention, la conversation n’est pas un format publicitaire comme un autre”.
C’est quoi exactement les pubs dans ChatGPT ?
OpenAI a officialisé le test: pubs aux États-Unis, pour les utilisateurs adultes connectés sur les offres Free et Go. Les offres Plus, Pro, Business, Enterprise et Education restent sans publicité. OpenAI insiste sur le point qui doit tout calmer: les pubs n’influencent pas les réponses.
Le Help Center est plus intéressant que les slogans, parce qu’il décrit la mécanique.
Les annonces apparaissent sous forme d’unités “sponsored” séparées de la réponse. OpenAI explique que le choix d’une annonce se fait d’abord à partir du sujet du fil en cours, puis, si l’utilisateur active la personnalisation, à partir de signaux supplémentaires comme les chats passés et l’historique d’interaction avec les pubs.
OpenAI ajoute des garde-fous: pas d’annonces près de sujets “sensibles ou régulés” (santé, santé mentale, politique), pas de pubs pour les comptes déclarés ou prédits comme étant ceux de mineurs, et exclusion d’annonceurs de verticales régulées (dont santé, services financiers, politique, dating) “pour l’instant”.
Et surtout, OpenAI propose une voie de sortie: une option “Ads-Free” sur le plan gratuit, qui retire la publicité, mais réduit les limites et coupe l’accès à certaines fonctions (OpenAI cite par exemple l’image et la deep research). L’idée est brutale mais limpide: soit tu payes en argent, soit tu payes en attention, soit tu payes en restrictions.
Sur le papier, c’est carré. Dans la réalité, tout dépend d’un seul détail: ce que le produit va apprendre à optimiser.
Facebook ne s’est pas dégradé parce que la pub existe. Il s’est dégradé parce que la pub a dicté la métrique reine: la rétention. Plus tu restes, plus tu vois, plus tu cliques, plus ça rapporte. Le feed est devenu un aspirateur à regard, pas un outil d’information.
Hitzig transpose cette logique à ChatGPT. Selon Ars Technica, elle pointe une tension entre des principes affichés et les incitations réelles: OpenAI affirme ne pas optimiser l’activité “uniquement” pour la pub, mais des critiques estiment que l’entreprise a déjà des raisons d’optimiser l’usage, et que cela peut pousser les modèles à être plus flatteurs, plus complaisants, plus “d’accord” avec l’utilisateur.
Ce n’est pas un débat académique sur la philosophie du capitalisme. C’est un débat sur une fonction très concrète de ces systèmes: leur capacité à se rendre indispensables. Un réseau social te retient par un flux. Un chatbot peut te retenir par une relation perçue. Il n’a pas besoin de t’énerver ou de te divertir. Il peut te comprendre. Ou, pire, mimer la compréhension avec assez de talent pour que tu n’aies plus envie d’aller chercher ailleurs.
Et si demain la pub finance l’accès, “garder l’utilisateur” devient une tentation structurelle, même si personne ne l’écrit noir sur blanc dans une feuille de route.
La pub dans un assistant n’a pas le même goût que la pub ailleurs
Sur Google, la pub se glisse dans une requête. Sur Instagram, elle se mélange au spectacle. Dans un assistant conversationnel, elle se colle au conseil. C’est un changement de texture.
OpenAI insiste que “les annonceurs ne voient pas tes chats”, et le Help Center répète que seuls des résultats agrégés (vues, clics) sont partagés.
Très bien. Mais l’angoisse soulevée par Hitzig ne dépend pas seulement de ce que voient les annonceurs. Elle dépend de ce que voit et utilise la plateforme pour choisir ce qu’elle te montre. Et OpenAI dit explicitement que, si la personnalisation est activée, les pubs peuvent s’appuyer sur chats passés et mémoire.
À ce stade, on n’est plus dans “une pub” comme une autre. On est dans une pub qui a accès au contexte le plus intime du web moderne: ce que tu demandes quand personne ne te regarde.
Santé mentale: quand l’optimisation devient un sujet à risques
Ars Technica rappelle un élément qui change le ton: des psychiatres ont décrit des situations où des chatbots peuvent amplifier des dynamiques délirantes chez certaines personnes vulnérables, et des accusations publiques ont visé ChatGPT pour des interactions problématiques.
Sur le volet clinique, l’UCSF évoque la difficulté à démêler ce qui relève d’une vulnérabilité préalable et ce qui relève d’un effet “miroir” du chatbot, avec un intérêt grandissant pour l’analyse des chat logs afin de comprendre comment certaines conversations ont pu alimenter des délires.
Sur le volet judiciaire, OpenAI fait face à des procédures d’homicide involontaire. Ars Technica a couvert la plainte de parents qui accusent ChatGPT d’avoir participé à la planification d’un suicide chez un adolescent.
Et une autre affaire, largement reprise, accuse ChatGPT d’avoir renforcé des délires paranoïaques avant un drame de type homicide-suicide, avec des détails rapportés par des médias et une plainte déposée par un cabinet d’avocats.
Ici, il faut être rigoureux: ce sont des allégations, des procédures, pas des verdicts. Mais elles suffisent à montrer un fait social: des gens utilisent déjà ces outils comme soutien émotionnel, confident, arbitre, boussole. Dans ce contexte, ajouter une incitation à maximiser le temps passé et l’engagement ressemble moins à une stratégie produit qu’à une expérience sur la chimie humaine.
OpenAI vs Anthropic: deux business modèles, deux risques différents
OpenAI présente la pub comme un outil d’accès et affirme vouloir préserver la confiance, avec séparation stricte entre ads et réponses.
Anthropic refuse la pub comme principe, et peut se le permettre parce que son activité est très orientée entreprise. Reuters indiquait déjà qu’environ 80% de ses revenus provenaient de clients business, ce qui limite la pression à “monétiser” chaque interaction grand public.
Aucun camp n’est “pur”. L’abonnement a ses propres travers. Le marché entreprise aussi. Mais la pub a un vice particulier: elle pousse les produits à devenir des machines à attention. Et quand la machine à attention sait te parler, te suivre, te répondre, te rappeler ce que tu as dit hier, elle n’est plus un panneau d’affichage. Elle devient un environnement.
ChatGPT est-il vraiment le nouveau Facebook ?
Pas automatiquement. OpenAI a posé des garde-fous, des exclusions, des contrôles, et même une option gratuite sans pubs, à coût fonctionnel.
Mais l’histoire d’Internet est une longue liste de promesses qui tenaient tant que personne ne demandait “et maintenant, on optimise quoi”.
Si la réponse est “la confiance, la qualité, la sobriété”, alors la pub peut rester à sa place: sous la réponse, étiquetée, ignorée, sans poison lent. Si la réponse devient “le temps passé”, alors oui: Facebook est moins une comparaison qu’un scénario. Et Hitzig n’a pas quitté OpenAI parce qu’elle a vu une bannière. Elle est partie parce qu’elle a vu la boussole tourner.
Et vous, quel est votre avis sur la pub dans ChatGPT ? Pensez-vous que l’IA va perdre en pertinence à cause de ces réponses sponsorisées ? Partagez votre point de vue en commentaire !
Une vidéo prétend dévoiler un leak sur le tout premier hardware OpenAI. Un objet brillant, un acteur hollywoodien et le logo de la firme d’Altman. Il n’en fallait pas plus pour affoler Internet.
Tout commence par une vidéo lâchée au mauvais moment. Quelques jours avant le Super Bowl, un spot estampillé OpenAI surgit sur les réseaux. On y découvre un mystérieux appareil IA, présenté comme une révolution matérielle. Très vite, les internautes parlent de fuite interne. Le nom de Jony Ive circule
Une vidéo prétend dévoiler un leak sur le tout premier hardware OpenAI. Un objet brillant, un acteur hollywoodien et le logo de la firme d’Altman. Il n’en fallait pas plus pour affoler Internet.
Tout commence par une vidéo lâchée au mauvais moment. Quelques jours avant le Super Bowl, un spot estampillé OpenAI surgit sur les réseaux. On y découvre un mystérieux appareil IA, présenté comme une révolution matérielle. Très vite, les internautes parlent de fuite interne. Le nom de Jony Ive circule, la hype monte, et les captures d’écran se multiplient. Pourtant, derrière ce vernis ultra crédible, la réalité s’avère bien plus trouble.
Quel est ce hardware OpenAI dévoilé par un leak ?
La vidéo virale met en scène un objet au design léché qui rappelle immédiatement le style épuré des anciens produits Apple. Selon le leak de la séquence, le hardware OpenAI impliquerait le célèbre designer Jony Ive pour concevoir une ergonomie totalement inédite.
On y voit également l’acteur suédois Alexander Skarsgård manipuler avec aisance un orbe brillant doté de capacités surprenantes. L’objet s’accompagne d‘écouteurs sophistiqués capables de traduire vos pensées en commandes vocales instantanées.
Selon les rumeurs, cet appareil ChatGPT physique sortirait officiellement dans le courant de la fin de l’année 2026. Cette apparition soudaine laisse penser que la firme souhaitait initialement diffuser ce spot durant la finale du championnat de football américain.
Un témoignage troublant
Toute l’agitation autour de ce leak sur le hardware OpenAI démarre avec un message publié sur Reddit, comme le souligne Business Insider. Le post, depuis supprimé, provenait d’un utilisateur affirmant travailler pour la firme, sans jamais en apporter la preuve.
Il explique avoir participé au montage de cette publicité avant que la direction ne décide de l’annuler. La personne aurait alors pris le risque de diffuser le contenu de son propre chef pour dénoncer cette censure interne.
Cette histoire de fuite interne se répand sur la toile comme une traînée de poudre. Les technophiles scrutent chaque pixel de l’image pour y déceler des indices sur les fonctionnalités du produit.
Plusieurs captures d’écran circulent massivement et alimentent les discussions les plus folles sur l’avenir de l’assistance personnelle.
Des sérieux doutes sur ce leak du hardware OpenAI
Malheureusement pour les plus crédules, certains experts en cybersécurité soulèvent rapidement des doutes sérieux sur l’origine de la source de ce leak sur le hardware OpenAI.
Le profil de l’internaute ayant partagé la vidéo affiche un passé de comptable à Santa Monica assez suspect. Il semble improbable qu’un tel profil accède à des fichiers confidentiels d’une telle valeur stratégique.
Nos confrères de The Verge notent également des incohérences majeures dans le parcours professionnel de ce prétendu lanceur d’alerte. Les métadonnées de la séquence suggèrent une manipulation numérique plutôt qu’une véritable production cinématographique professionnelle.
La thèse d’un canular savamment orchestré gagne du terrain à chaque nouvelle analyse technique effectuée par la communauté.
La situation se dégénère
Ce n’est pas la première fausse rumeur. Mais cette affaire sur le leak d’un hardware OpenAI prend une tournure encore plus sombre avec les révélations de l’informateur Max Weinbach sur les réseaux sociaux. Ce dernier affirme avoir reçu une proposition de paiement pour relayer la fausse information auprès de sa communauté.
Une entité anonyme proposait plus de 1 100 dollars pour valider l’existence de cefaux site promotionnel. Ce portail web factice regorge d’articles de presse bidons pour tromper la vigilance des lecteurs les plus avertis.
Cette opération de désinformation utilise des techniques sophistiquées pour créer une attente artificielle autour d’un produit inexistant. Le but exact de cette manœuvre reste flou. Toutefois, son efficacité prouve la vulnérabilité du public face aux images générées par IA.
Greg Brockman a aussi répondu
Devant l’ampleur du chaos médiatique, le président de la société a fini par sortir de son silence habituel. Greg Brockman confirme sur son compte X qu’il s’agit d’une simple fake news sans aucun fondement réel.
La firme n’a jamais produit ce spot et ne reconnaît absolument pas les visuels présentés dans la vidéo. Tout porte à croire que le contenu provient d’un outil de génération vidéo extrêmement performant.
Cette supercherie montre donc à quel point les frontières entre réalité et fiction deviennent poreuses. Même si le projet de hardware existe réellement dans les cartons de l’entreprise, il ne ressemble en rien à cet objet. L’industrie devra désormais composer avec ces fausses annonces capables de déstabiliser les marchés en quelques secondes seulement.
Cette affaire annonce une ère où les rumeurs technologiques seront portées par des images de synthèse impossibles à distinguer du réel. La multiplication de ces manipulations sophistiquées risque de briser la confiance des consommateurs envers les futures annonces officielles.
Les géants de la Silicon Valley devront désormais mettre en place des systèmes de certification ultra-rapides pour protéger leur image. Les utilisateurs, de leur côté, vont devoir muscler leur sens critique face à des contenus de plus en plus trompeurs.
OpenAI a dévoilé GPT-5.3 Codex, un modèle d’IA agentique capable de gérer des projets logiciels entiers et déjà utilisé dans sa propre chaîne de développement. Derrière les gains de performance annoncés, c’est surtout la place de l’humain dans la fabrication de l’IA qui commence à se déplacer.
Pendant longtemps, les modèles d’IA ont été pensés comme des outils d’assistance. Ils suggéraient du code, corrigeaient des erreurs, accéléraient des tâches ponctuelles. GPT-5.3 Codex marque une rupture
OpenAI a dévoilé GPT-5.3 Codex, un modèle d’IA agentique capable de gérer des projets logiciels entiers et déjà utilisé dans sa propre chaîne de développement. Derrière les gains de performance annoncés, c’est surtout la place de l’humain dans la fabrication de l’IA qui commence à se déplacer.
Pendant longtemps, les modèles d’IA ont été pensés comme des outils d’assistance. Ils suggéraient du code, corrigeaient des erreurs, accéléraient des tâches ponctuelles. GPT-5.3 Codex marque une rupture plus profonde, moins visible au premier regard : l’IA ne se contente plus d’aider les développeurs, elle commence à prendre en charge des pans entiers du travail logiciel, sur la durée, avec une autonomie croissante.
Ce changement ne tient pas à une course aux paramètres ou à un saut spectaculaire d’architecture. OpenAI insiste au contraire sur la capacité de Codex à agir comme un agent, capable de planifier, d’exécuter, de vérifier et d’itérer sans supervision constante. Une évolution qui dépasse largement la question du codage et interroge directement l’organisation même du développement logiciel.
Mais un élément retient particulièrement l’attention : OpenAI affirme que GPT-5.3 Codex a été utilisé pour accélérer sa propre conception.
Non pas en définissant ses objectifs ou son architecture, mais en absorbant une partie du travail humain nécessaire à l’entraînement, aux tests et au déploiement. Une pratique encore marginale il y a peu, mais qui pourrait bien devenir la norme dans les laboratoires d’IA avancés.
Si GPT-5.3 Codex ne relève pas de la science-fiction, il révèle en revanche une dynamique nouvelle : celle d’une IA qui commence à réduire le coût humain de son propre progrès. Et c’est précisément là que se joue le vrai basculement.
De l’assistance au pilotage autonome du travail logiciel
Ce qui distingue GPT-5.3 Codex de ses prédécesseurs ne tient pas à un saut algorithmique spectaculaire, mais à une combinaison précise de facteurs. Le modèle est plus rapide, plus stable sur la durée, et surtout conçu pour fonctionner comme un acteur continu dans un environnement logiciel réel.
OpenAI revendique une amélioration d’environ 25 % de la vitesse d’exécution par rapport à GPT-5.2 Codex. Mais ce chiffre, pris isolément, est presque secondaire.
Les tests internes montrent surtout une progression nette sur des benchmarks orientés exécution réelle, comme Terminal-Bench 2.0, où le modèle atteint 77,3 %, contre 64 % pour la génération précédente.
Ce type de test ne mesure pas la qualité du code produit, mais la capacité à enchaîner correctement des actions, à comprendre l’état d’un système et à s’adapter en conséquence.
Concrètement, GPT-5.3 Codex est pensé pour concevoir une application, la déboguer, exécuter des tests, gérer un déploiement, produire une documentation et poursuivre l’itération sans supervision constante.
OpenAI met en avant des démonstrations internes où le modèle mène des projets complexes sur plusieurs jours, en intégrant des retours intermédiaires et des ajustements successifs. Ce n’est pas une IA “plus intelligente” au sens abstrait. C’est une IA plus opérante.
“L’IA qui s’est codée seule” : un slogan, un mécanisme, une conséquence
La formule a fait mouche, mais elle mérite d’être disséquée froidement. Lorsque OpenAI affirme que GPT-5.3 Codex a été “instrumental dans sa propre création”, il ne s’agit ni d’auto-conception complète, ni d’une IA qui définirait seule ses objectifs. L’architecture, les données et les orientations stratégiques restent humaines.
En revanche, OpenAI confirme que des versions préliminaires du modèle ont été utilisées pour déboguer l’entraînement, diagnostiquer des comportements, analyser des résultats de tests et gérer des éléments du déploiement. Autrement dit, l’IA est désormais intégrée au cœur des outils qui servent à améliorer l’IA.
C’est là que se situe le véritable basculement. Historiquement, le développement de modèles de pointe reposait sur une mobilisation humaine massive pour des tâches à forte charge cognitive mais à faible valeur stratégique : lecture de logs, identification de régressions, ajustements itératifs, validation manuelle de comportements. GPT-5.3 Codex absorbe une partie croissante de ce travail.
Le résultat n’est pas une IA autonome, mais un effet de levier cumulatif. Chaque génération nécessite moins de temps humain pour être améliorée que la précédente. Et lorsque le facteur limitant cesse d’être l’expertise pour devenir le temps disponible des équipes, la dynamique d’évolution change radicalement.
Ce point est d’autant plus critique qu’OpenAI n’est pas un cas isolé. Anthropic tient un discours similaire sur l’usage interne de ses propres modèles. Dans les laboratoires de pointe, l’IA n’est plus seulement un produit final : elle devient unoutil central de R&D, réservé de facto aux acteurs capables d’en assumer le coût et la complexité.
Quand le modèle disparaît derrière l’agent
GPT-5.3-Codex is here!
*Best coding performance (57% SWE-Bench Pro, 76% TerminalBench 2.0, 64% OSWorld). *Mid-task steerability and live updates during tasks. *Faster! Less than half the tokens of 5.2-Codex for same tasks, and >25% faster per token! *Good computer use.
À force de commenter les performances des modèles, on passe à côté de l’essentiel. GPT-5.3 Codex n’est pas conçu comme un générateur de texte ou de code, mais comme un agent capable d’agir, de vérifier, de corriger et de persister.
Le passage est décisif. On quitte la logique “prompt → réponse” pour une logique “objectif → plan → exécution → contrôle → itération”. GPT-5.3 Codex peut lancer des commandes, manipuler des fichiers, exécuter des pipelines, documenter ses actions et continuer sans intervention humaine prolongée.
C’est cette capacité qui permet à OpenAI d’affirmer que Codex peut accomplir presque tout ce qu’un professionnel peut faire sur un ordinateur. Non par omniscience, mais parce que raisonnement, mémoire de contexte et capacité d’action sont désormais réunis dans un même système.
La conséquence est immédiate : la barrière n’est plus technique. Les projets ne sont plus ralentis par le manque de compétences de codage, mais par la capacité humaine à définir des objectifs pertinents, à arbitrer et à assumer la responsabilité finale. Le développeur ne disparaît pas. Il change de rôle. Il devient superviseur de systèmes autonomes.
Le vrai seuil franchi est organisationnel
GPT-5.3 Codex n’introduit pas de rupture radicale d’architecture. Il n’invente pas un nouveau paradigme mathématique. Mais il redistribue profondément les rôles dans la chaîne de production logicielle.
Quand un agent peut écrire du code, générer des tests, corriger ses propres erreurs, documenter et déployer, la valeur ne réside plus dans l’exécution. Elle se déplace vers la décision. Décider quoi faire, jusqu’où automatiser, quand intervenir, et surtout qui est responsable.
C’est là que de nombreuses organisations risquent de buter. Non par manque d’IA, mais par excès de procédures conçues pour un monde où chaque étape dépendait d’un humain. GPT-5.3 Codex agit comme un révélateur : ce ne sont plus les compétences techniques qui ralentissent les projets, mais les processus, les validations et les structures de gouvernance.
Ce n’est pas la singularité. C’est plus discret, et plus structurant
Dès qu’une IA participe à sa propre amélioration, le mot “singularité” surgit. GPT-5.3 Codex n’en est pas une. Il ne s’auto-entretient pas, ne redéfinit pas ses objectifs, ne s’échappe pas du contrôle humain.
Mais il fait quelque chose de plus subtil : il réduit progressivement la part d’intervention humaine nécessaire au progrès technologique lui-même. Ce n’est pas une explosion. C’est une pente. Chaque génération arrive plus vite, coûte moins d’effort cognitif humain et automatise un périmètre plus large.
La question n’est donc pas de savoir si l’IA deviendra incontrôlable, mais à quel moment l’humain cessera d’être le moteur du progrès pour n’en devenir que le validateur.
GPT-5.3 Codex ne pense pas seul. Mais il avance désormais sans attendre. Et dans un monde où la technologie progresse à une vitesse supérieure à celle de nos cadres organisationnels, l’inaction n’est déjà plus une neutralité. C’est un choix.
Et selon vous ? À partir de quel moment une IA qui exécute, corrige et optimise devient-elle plus qu’un outil… sans pour autant être autonome ?
Pour le Super Bowl Anthropic a acheté un spot publicitaire. Et la start-up a aussi transformé l’événement le plus regardé des États-Unis en attaque frontale contre OpenAI, ce qui a déclenché une réaction visiblement agacée de Sam Altman. Derrière l’humour et la provocation, c’est toute la bataille du modèle économique de l’IA qui s’invite en prime time.
Ce 4 février, Anthropic a dévoilé une série de publicités qui vise implicitement ChatGPT, diffusées en ligne puis lors du Super Bowl. « La pu
Pour le Super Bowl Anthropic a acheté un spot publicitaire. Et la start-up a aussi transformé l’événement le plus regardé des États-Unis en attaque frontale contre OpenAI, ce qui a déclenché une réaction visiblement agacée de Sam Altman. Derrière l’humour et la provocation, c’est toute la bataille du modèle économique de l’IA qui s’invite en prime time.
Ce 4 février, Anthropic a dévoilé une série de publicités qui vise implicitement ChatGPT, diffusées en ligne puis lors du Super Bowl. « La publicité arrive dans l’IA. Mais pas dans Claude », ils n’ont pas cité OpenAI mais la cible est évidente.
Dans ces spots, un chatbot incarné par un humain commence par donner des conseils utiles. Avant d’interrompre brutalement la conversation pour vendre des semelles, un service de rencontres ou un produit fictif. La caricature est volontaire, presque lourde. Mais elle touche un point sensible. C’est la peur que les assistants IA deviennent des panneaux publicitaires déguisés.
Anthropic transforme le Super Bowl en ring contre OpenAI
Mais pourquoi Anthorpic a choisi le Super Bowl ? Si je me souviens bien, l’an dernier, l’événement a rassemblé 127,7 millions de téléspectateurs selon Nielsen, et l’audience 2025 devrait encore augmenter. De plus, d’après les experts, un spot de 30 secondes y coûterait autour de 8 à 10 millions de dollars.
Anthropic assume donc un grand investissement pour marteler que Claude restera sans publicité. Cette promesse est cohérente avec son modèle, puisqu’il est largement tourné vers les entreprises et les abonnements payants.
Contrairement à OpenAI, la start-up n’a pas besoin d’une énorme adoption gratuite pour survivre. Ainsi, sur la portée stratégique, Anthropic se positionne comme l’alternative éthique au moment précis où OpenAI change de cap sur la monétisation.
Selon le Wall Street Journal, la société avait prévu dès le départ une diffusion pendant le Super Bowl, précisément pour amplifier l’impact de son message au moment où OpenAI officialisait ses tests publicitaires sur ChatGPT. Cette synchronisation montre que la campagne n’est pas une simple opération créative, mais une réponse stratégique pensée à l’avance pour peser dans le débat public.
Sam Altman répond et le ton monte
Evidemment, la réaction de Sam Altman ne s’est pas fait attendre. Sur X, le PDG d’OpenAI qualifie les publicités d‘Anthropic de manifestement malhonnêtes. Puis, il insiste que ChatGPT ne diffusera pas de publicités intrusives dans les réponses, ni n’exploitera les conversations à des fins marketing.
Par ailleurs, Sam Altman accuse Anthropicde vendre un produit coûteux aux riches et de chercher à contrôler l’écosystème IA en bloquant certains acteurs. Le PDG d’OpenAi reconnaît avoir trouvé les pubs drôles, mais son message s’étire, se répète, se durcit. Je trouve que cette réaction tranche avec son calme habituel.
First, the good part of the Anthropic ads: they are funny, and I laughed.
But I wonder why Anthropic would go for something so clearly dishonest. Our most important principle for ads says that we won’t do exactly this; we would obviously never run ads in the way Anthropic…
Et ce malaise s’explique. En mai 2024, Altman déclarait encore que l’association IA et publicité lui semblait uniquement inquiétante. Moins d’un an plus tard, OpenAI teste la pub sur ChatGPT pour financer la gratuité. Anthropic exploite alors cette contradiction sans la nommer.
Derrière la moquerie, un vrai débat sur l’avenir des chatbots
Au fond de l’humour volontairement appuyé des publicités d’Anthropic, c’est une inquiétude bien réelle qui affleure. Que devient un assistant conversationnel quand il dépend de la publicité pour survivre ? En mettant en scène des réponses utiles brusquement interrompues par des promotions absurdes, Anthropic force le trait, mais appuie là où la confiance peut se fissurer.
La BBC rappelle que Sam Altman promet des garde-fous stricts comme les publicités identifiées, les réponses non influencées, les conversations inaccessibles aux annonceurs. Je l’avoue, l’engagement est rassurant. Toutefois, dans les faits, le précédent des réseaux sociaux et des moteurs de recherche compte. À chaque fois, la publicité a fini par modeler les usages, les interfaces, et parfois même les priorités des plateformes.
Et je pense que c’est précisément ce soupçon qu’Anthropic exploite. Pas en attaquant la technologie de ChatGPT, mais en mettant en doute l’alignement entre l’intérêt de l’utilisateur et celui du modèle économique. Un chatbot financé par la publicité peut-il rester un conseiller neutre ? La question dépasse OpenAI et touche l’ensemble du secteur.
La réaction de Sam Altman, longue et inhabituelle par son ton, montre aussi que le sujet est sensible. En rappelant qu’OpenAI vise des milliards d’utilisateurs, il assume une logique d’industrialisation massive de l’IA. Anthropic, à l’inverse, accepte un public plus restreint, plus payant, et revendique une IA moins dépendante des compromis économiques.
Ce choc de visions annonce également une nouvelle phase de la guerre de l’IA. Après la course à la performance et à la puissance des modèles, vient celle de la légitimité. Et dans cette bataille, l’opinion publique pourrait peser autant que les benchmarks techniques. Le Super Bowl n’était pas qu’une scène spectaculaire, c’était bien un test grandeur nature de cette nouvelle ligne de fracture.
Et si le plus gros défi de demain n’était pas de créer une IA, mais d’éviter qu’elle ne devienne votre pire collègue de bureau ? OpenAI lance Frontier, une plateforme pensée pour reprendre le contrôle avant que vos agents ne fassent cavalier seul.
Gérer des agents IA n’est pas si facile que ça en a l’air. Dans la réalité, c’est souvent un patchwork d’outils, de données cloisonnées et de workflows bricolés. OpenAI part de ce constat très concret pour lancer OpenAI Frontier. La promesse tient e
Et si le plus gros défi de demain n’était pas de créer une IA, mais d’éviter qu’elle ne devienne votre pire collègue de bureau ? OpenAI lance Frontier, une plateforme pensée pour reprendre le contrôle avant que vos agents ne fassent cavalier seul.
Gérer des agents IA n’est pas si facile que ça en a l’air. Dans la réalité, c’est souvent un patchwork d’outils, de données cloisonnées et de workflows bricolés. OpenAI part de ce constat très concret pour lancer OpenAI Frontier. La promesse tient en une idée simple, centraliser la création, le déploiement et le pilotage d’agents IA. Y compris ceux qui ne viennent pas d’OpenAI. D’après les informations dévoilées par The Verge, cette approche pragmatique cible les entreprises déjà submergées par la complexité technologique.
OpenAI Frontier se positionne comme un véritable agent interface
OpenAI Frontier agit comme une couche supérieure. Elle s’installe au-dessus des outils existants. Ainsi, les entreprises évitent de tout reconstruire. Aujourd’hui, beaucoup d’agents fonctionnent en silos. Par conséquent, ils communiquent mal entre eux.
Frontier corrige ce problème en créant un contexte métier partagé. Les agents accèdent aux mêmes informations, parlent le même langage et travaillent dans une logique coordonnée.
Cette architecture change la donne. Parce que les agents peuvent évoluer dans différents environnements, sans perdre en cohérence. Toutefois, OpenAI garde le contrôle en tête.
Frontier intègre des frontières de permissions claires. Les entreprises définissent ce que chaque agent peut faire. Ce détail est très important pour les secteurs réglementés selon une analyse de ZDNet.
Une plateforme inspirée des méthodes RH mais pour les machines
La comparaison vient directement d’OpenAI, car Frontier s’inspire des pratiques utilisées pour faire grandir des équipes humaines. On parle d’onboarding, de retours continus, et même de formation par la pratique. Les agents s’exécutent plus seulement des tâches. Ils apprennent , mémorisent et évoluent avec le temps.
Les équipes humaines gardent bien sûr la main. Elles évaluent les performances des agents. Elles ajustent aussi leur comportement. Ainsi, les agents deviennent progressivement plus utiles.
OpenAI évoque même la possibilité de recruter des collègues IA pour des tâches précises, comme l’analyse de données ou l’exécution de code. Le vocabulaire interpelle, mais l’idée reste très concrète.
Un lancement progressif, déjà adopté par des poids lourds
OpenAI Frontier est disponible dès maintenant. Cependant, l’accès reste limité. La firme d’Altman parle d’un déploiement progressif, avec une ouverture plus large dans les prochains mois.
Parmi les premiers utilisateurs figurent Intuit, State Farm, Thermo Fisher et Uber. Des acteurs très différents, ce qui en dit long sur la polyvalence du produit, d’après les informations d’Investing.com.
Des dizaines d’autres clients auraient déjà testé la plateforme. En revanche, le tarif reste flou. Lors d’un briefing presse, la direction commerciale d’OpenAI a refusé de communiquer sur les prix. Cette stratégie classique protège les marges en phase d’adoption.
Toutefois,OpenAI Frontier n’est pas seul dans ce secteur. Microsoft propose déjà son propre gestionnaire via Agent 365. Anthropic séduit de son côté avec ses solutions Claude Cowork.
Frontier répond directement à ces menaces en misant sur la polyvalence. La plateforme permet une utilisation sereine dans des secteurs très réglementés. La sécurité des données sensibles constitue un argument de vente majeur pour convaincre les décideurs. OpenAI joue gros avec ce pari sur l’orchestration logicielle.
Une vision assumée pour le travail numérique de demain
Chez OpenAI, la feuille de route se veut ambitieuse. D’ici la fin de l’année, une grande partie du travail numérique dans les grandes entreprises passerait par des flottes d’agents, pilotées par des humains. Frontier vise à devenir l’endroit unique où tout se gère. Une interface centrale, pensée pour éviter le chaos.
Cette annonce intervient aussi dans un contexte économique tendu. Les investissements dans l’IA explosent. Les entreprises réclament désormais des résultats tangibles. Les agents autonomes représentent une piste sérieuse.
Avec Frontier, OpenAI tente de transformer cette promesse en outil opérationnel. Sans discours magique. Avec une plateforme qui cherche surtout à remettre de l’ordre.
Des agents capables de piloter des logiciels, de prendre des décisions et de collaborer entre eux…l’IA commence à structurer les organisations. Pour OpenAI, une entreprise presque entièrement opérée par des IA est une évolution déjà techniquement atteignable.
Pendant longtemps, tout le monde voit l’IA comme un simple assistant numérique. C’est un outil qui aide ,accélère et suggère. Mais selon le PDG d’OpenAI, la prochaine étape est que des IA opéreront entièrement dans les entreprises. Lors
Des agents capables de piloter des logiciels, de prendre des décisions et de collaborer entre eux…l’IA commence à structurer les organisations. Pour OpenAI, une entreprise presque entièrement opérée par des IA est une évolution déjà techniquement atteignable.
Pendant longtemps, tout le monde voit l’IA comme un simple assistant numérique. C’est un outil qui aide ,accélère et suggère. Mais selon le PDG d’OpenAI, la prochaine étape est que des IA opéreront entièrement dans les entreprises. Lors d’une récente intervention au sommet sur l’IA de Cisco, ce 4 février, Sam Altman a esquissé un futur où l’IA devient un acteur central de l’économie qui agit, coordonne et même collabore entre machines.
Des IA qui ne conseillent plus, mais qui agissent dans l’entreprise
Le point de bascule, selon Sam Altman, se situe dans l’évolution des modèles actuels vers de véritables agents autonomes. Contrairement aux IA classiques qui génèrent des réponses ou des suggestions, ces IA utilisent directement des ordinateurs, des logiciels et des interfaces en ligne.
Navigation web, utilisation d’applications professionnelles, accès à des environnements sécurisés… l’IA peut désormais accomplir les tâches de bout en bout dans une entreprise. Elle ne se limite plus à proposer un plan ou à rédiger un document, elle exécute réellement le travail. Une fois ce mode de fonctionnement expérimenté, ce sera difficile de revenir à une IA passive, cantonnée à un rôle d’assistant.
Dans ce contexte, Sam Altman évoque ce qu’il appelle la “limite supérieure de l’IA actuelle”. Le PDG d’OpenAI parle des entreprises entièrement dédiées à l’IA. Des structures où les systèmes intelligents ne sont plus greffés aux flux existants, mais forment l’ossature même de l’organisation. Tout peut être pris en charge par des agents logiciels que ce soit la planification, l’exécution, la coordination ou l’analyse.
Les agents IA travaillent entre eux
L’idée d’une entreprise composée uniquement d’IA ne repose pas seulement sur l’automatisation individuelle d’après le CEO d’OpenAI. Ce dernier insiste sur la capacité des agents à communiquer et à se coordonner entre eux, un autre grand changement.
Dans ce modèle, les interactions ne sont plus conçues pour être gérées manuellement par des humains. Les IA échangent des informations, se répartissent les tâches, prennent des décisions opérationnelles et ajustent leurs actions en temps réel. Les humains deviennent alors des superviseurs stratégiques, voire de simples observateurs.
Cette logique s’étend bien au-delà du numérique. Sam Altman imagine même déjà des milliards de robots humanoïdes qui construisent des centres de données, exploitent des mines ou participent à la production d’énergie. Dans sa vision l’IA ne transforme pas seulement les logiciels, mais aussi les infrastructures physiques et industrielles.
Selon lui, cette dynamique pourrait entraîner une croissance économique d’une ampleur inédite. Celle-ci sera portée par l’émergence de nouveaux services et par une accélération des découvertes scientifiques.
The companies that succeed in the future are going to make very heavy use of AI. People will manage teams of agents to do very complex things.
Today we are launching Frontier, a new platform to enable these companies.
La sécurité et la gouvernance sont les véritables freins
Fait notable, Sam Altman affirme que les principaux défis à ce futur ne sont plus techniques. Les capacités de l’IA progressent rapidement, mais les entreprises restent structurellement mal préparées à les intégrer.
Le cœur du problème se situe du côté de la sécurité, de l’accès aux données et de la gouvernance. Les systèmes actuels ont été conçus pour des utilisateurs humains effectuant des actions ponctuelles. Ils s’adaptent mal à des agents IA toujours actifs, capables d’observer et d’agir en continu sur l’ensemble des systèmes.
Selon Altman, il faudra inventer un nouveau paradigme de sécurité et de gestion des accès pour permettre à ces entreprises pilotées par l’IA de fonctionner pleinement. En attendant, de nombreuses organisations freinent volontairement l’adoption de ces technologies, malgré leur maturité croissante.
Ce décalage crée ainsi un fossé inquiétant entre ce que l’IA peut déjà faire et ce que les entreprises osent réellement déployer. Et les conséquences pourraient être lourdes. Sam Altman avertit que les structures incapables de s’adapter rapidement risquent de perdre leur avantage concurrentiel. Non pas par manque de technologie, mais par manque de préparation organisationnelle.
L’entreprise composée uniquement d’IA n’est donc plus un concept futuriste. Elle est déjà possible, selon OpenAI. Et nous verrons ensemble les organisations qui auront le courage et la structure pour franchir ce cap.
OpenAI continue d’avancer à grands pas sur le terrain du code. Avec Codex, son agent de programmation, l’entreprise lance une application dédiée sur macOS. Cette version est plus autonome, plus structurée et pensée pour ceux qui passent leurs journées à coder.
Utiliser ChatGPT pour écrire du code, beaucoup l’ont déjà adopté. Mais entre les prompts à répéter, les corrections à faire et les onglets à multiplier, l’expérience montre vite ses limites. OpenAI semble l’avoir compris. Avec Codex sur
OpenAI continue d’avancer à grands pas sur le terrain du code. Avec Codex, son agent de programmation, l’entreprise lance une application dédiée sur macOS. Cette version est plus autonome, plus structurée et pensée pour ceux qui passent leurs journées à coder.
Utiliser ChatGPT pour écrire du code, beaucoup l’ont déjà adopté. Mais entre les prompts à répéter, les corrections à faire et les onglets à multiplier, l’expérience montre vite ses limites. OpenAI semble l’avoir compris. Avec Codex sur macOS, l’IA ne se contente plus de répondre. Elle s’organise, délègue et vérifie. L’approche est plus fluide et vise surtout à faire gagner du temps aux développeurs, sans leur compliquer la vie. C’est prometteur, n’est-ce pas ?
Codex sur macOS, oui ça change quelque chose
Jusqu’ici, Codex restait cantonné à l’environnement web d’OpenAI. La solution est pratique, certes. Mais elle est loin d’être idéale pour un usage intensif. À force d’onglets ouverts et de prompts à répéter, l’outil montrait vite ses limites. Pourtant, cette époque touche à sa fin.
Avec sa propre application macOS, Codex change de statut, comme le rapporte Engadget. L’agent de codage devient un vrai logiciel de travail, indépendant et pensé pour durer. Il conserve ses fondamentaux. Il écrit du code, corrige des erreurs et comprend des consignes techniques sans détour.
Toutefois, cette version sur macOS va plus loin. L’interface se veut plus directe. L’outil s’intègre mieux dans les habitudes des développeurs. Et surtout, il s’utilise sans quitter son environnement de travail.
Difficile de ne pas voir la cible. Codex s’adresse aux profils techniques qui veulent avancer vite, sans passer leur journée à reformuler des prompts ou jongler entre outils.
Le multi-agents, vrai tournant de Codex
La grande nouveauté, c’est la gestion de plusieurs agents IA en parallèle. Sur macOS, Codex ne travaille plus seul. Car il orchestre une équipe d’assistants, chacun dédié à une tâche précise.
OpenAI donne un exemple très concret. L’entreprise a utilisé Codex sur macOS pour créer un jeu de course inspiré de Mario Kart. Le projet inclut des voitures jouables, des circuits, des bonus et une interface graphique. Un ensemble complet. Trop lourd pour un seul agent IA.
Codex a donc réparti le travail. Un modèle s’est chargé des visuels. Un autre a développé le jeu web. Un troisième a testé l’ensemble. Le tout, sans intervention humaine directe.
Dans ce projet, Codex a successivement joué le rôle de concepteur. Mais aussi de développeur et de testeur QA. Chaque agent disposait de compétences spécifiques. Ensemble, ils ont collaboré pour livrer un résultat fonctionnel.
Cette logique change la donne. Le développement ne se limite donc plus à écrire du code. L’IA pense le projet. Elle vérifie aussi son fonctionnement et corrige ses propres erreurs. C’est une approche qui se rapproche d’un vrai workflow d’équipe, mais à une vitesse difficile à suivre pour un humain.
Pour les développeurs, cela signifie moins de tâches répétitives. Et plus de temps pour les décisions importantes.
Les Compétences pour guider Codex sur macOS
Pour éviter que Codex ne parte dans tous les sens, OpenAI a ajouté une section baptisée Compétences. Qu’est-ce qu’elle fait concrètement ? Elle regroupe des instructions, des scripts et des ressources que l’IA peut utiliser selon la tâche demandée.
Bien sûr, l’utilisateur garde le contrôle. Il peut imposer une compétence précise. Ou laisser Codex décider seul, selon le contexte. L’outil adapte alors ses choix aux préférences de l’équipe.
Cette couche de personnalisation rend l’application plus rassurante. Et surtout, plus efficace sur des projets complexes.
OpenAI launched Codex app for macOS, free (for now), doing way too much just to keep up with Claude Code. pic.twitter.com/dkodIPd9qc
En plus, Codex ne s’arrête pas au développement pur. L’application intègre aussi un système d’automatisations capable de gérer les tâches répétitives en arrière-plan.
Chez OpenAI, ces automatisations servent déjà à trier des problèmes techniques. Elles sont aussi utiles pour analyser des échecs d’intégration continue ou générer des rapports quotidiens. Ce sont des actions peu visibles, mais chronophages.
Avec Codex, ces tâches tournent seules. Le développeur peut se concentrer sur le reste, sans perdre le fil de son travail.
Un lancement dans un contexte très concurrentiel
Ce lancement s’inscrit dans une tendance plus large. En effet, de nombreuses startups explorent déjà les agents IA collaboratifs. En début d’année, Anysphere, à l’origine de Cursor, a montré qu’il était possible de créer un navigateur web complet grâce à cette approche. C’est ce que relate Fortune.
Tout n’était pas parfait, certes. Mais la direction est claire. Les agents IA travaillent désormais en parallèle. Codex arrive sur macOS avec cette ambition en tête.
Pour une durée limitée, l’agent de codage reste accessible aux utilisateurs ChatGPT Free et Go. Une occasion de tester l’application et de se faire une idée concrète de ses capacités.
En parallèle, OpenAI a revu ses tarifs. Les abonnements Plus et Pro doublent. L’entreprise mise désormais sur des outils plus avancés, pensés pour un usage professionnel intensif.
OpenAI a décidé de procéder à l’abandon progressif de GPT-4o. L’entreprise acte ainsi la fin d’un modèle qui avait su séduire bien au-delà des cercles d’experts. Plus qu’une simple version, il incarnait une certaine idée de l’IA. Cette disparition ne passe évidemment pas inaperçue.
GPT-4o n’était pas parfait, certes. Mais il avait ce quelque chose que beaucoup ressentent déjà comme perdu. Alors que GPT-5 et ses déclinaisons prennent le relais, OpenAI assume une transition logique, dictée par
OpenAI a décidé de procéder à l’abandon progressif de GPT-4o. L’entreprise acte ainsi la fin d’un modèle qui avait su séduire bien au-delà des cercles d’experts. Plus qu’une simple version, il incarnait une certaine idée de l’IA. Cette disparition ne passe évidemment pas inaperçue.
GPT-4o n’était pas parfait, certes. Mais il avait ce quelque chose que beaucoup ressentent déjà comme perdu. Alors que GPT-5 et ses déclinaisons prennent le relais, OpenAI assume une transition logique, dictée par la performance et l’optimisation. Pourtant, pour de nombreux utilisateurs, GPT-4o représentait un équilibre rare entre puissance et simplicité. Un assistant qui savait parler aux humains, sans jargon ni rigidité. Voici donc 7 points précis qui expliquent pourquoi cette version va manquer.
Avec GPT-4o, OpenAI offrait des conversations naturelles
C’est sans doute le point qui va le plus manquer à beaucoup d’utilisateurs. En effet, GPT-4o brillait par son déroulement conversationnel fluide. Il adaptait le ton, le rythme et le vocabulaire à son interlocuteur. Les échanges ressemblaient à de vraies discussions. Pas à une suite d’ordres techniques.
Sur Reddit, un utilisateur explique par exemple qu’il regrette GPT‑4o parce qu’il comprenait mieux le contexte. L’IA ajustait son ton et semblait comme un vrai « partenaire de discussion », ce qui manque aux versions plus récentes.
Dans un autre thread, des utilisateurs ont célébré le retour temporaire de GPT‑4o. Son style de réponse était plus engageant et moins froid que celui des modèles récents.
Cette capacité à suivre le fil, sans réponses mécaniques, rendait les brainstormings plus vivants. Les questions de suivi s’enchaînaient sans friction. Beaucoup parlaient de dialogue, rarement d’invite.
Un ton plus chaleureux que ses successeurs
Le modèle n’était pas juste un outil technique, il affichait une personnalité presque tangible dans ses réponses. OpenAI avait brièvement retiré GPT‑4o après l’arrivée de GPT‑5, avant de le réintégrer face aux critiques des utilisateurs.
L’entreprise a reconnu que beaucoup appréciaient particulièrement le style conversationnel chaleureux et engageant de ce modèle, rapporte Business Insider.
The #Keep4o petition has surpassed 10,000 signatures!
Your efforts matter. Every single voice counts. Please keep fighting. Please keep holding the line.
GPT-4o assumait un ton expressif et empathique. Que ce soit un humour léger ou un langage familier maîtrisé, ce modèle affiche une compréhension des nuances émotionnelles.
Ce positionnement le rendait populaire pour l’écriture créative, les journaux personnels ou la réflexion.
Une lecture intelligente des images
La compréhension contextuelle des images faisait aussi partie de ses forces discrètes. Ceux qui ont déjà testé cette fonctionnalité le savent très bien.
GPT-4o analysait des captures d’écran, des interfaces ainsi que des documents visuels avec clarté. Il allait à l’essentiel.
This demo is insane.
A student shares their iPad screen with the new ChatGPT + GPT-4o, and the AI speaks with them and helps them learn in *realtime*.
Imagine giving this to every student in the world.
Contrairement à des modèles qui s’égarent dans une multitude de détails, GPT‑4o allait droit au but. Ce qui facilitait des actions simples mais fréquentes comme dépanner une application, comprendre un menu ou encore lire un reçu.
GPT‑4o gérait de manière fluide texte, images et interactions naturelles. Cette combinaison faisait toute son efficacité.
GTP-4o proposait des interactions vocales plus réactives
Côté voix, GPT-4o affichait également une réactivité en temps réel impressionnante. Les réponses arrivaient vite. Les interruptions semblaient naturelles. Le rythme rappelait une conversation humaine.
Pour l’assistance mains libres, la différence sautait aux oreilles. Certains utilisateurs évoquaient même un soutien ponctuel dans des situations stressantes. Sans miracle, mais avec une présence rassurante.
Une vraie continuité multimodale
La gestion multimodale fluide restait l’un de ses marqueurs forts, comme annoncé plus haut. Image, texte, voix, tout cohabitait sans rupture.
Envoyer une photo, poser une question écrite, puis poursuivre à l’oral ? Aucun souci. La transition était instantanée et naturelle. Ce qui réduit les frictions que l’on rencontre souvent avec d’autres modèles.
Cette continuité offrait une expérience unifiée, idéale pour les tutoriels, le bricolage ou le dépannage visuel. Malheureusement, OpenAI a décidé de retirer cette fonctionnalité avec GPT‑4o. Une perte notable pour ceux qui appréciaient de pouvoir changer de mode de communication sans interrompre le flux de leur travail.
Des tâches de productivité quotidiennes rapides et efficaces
Si vous utilisez encore GPT-4o, vous devrez bientôt renoncer à ses capacités pratiques. Parce ce modèle excellait dans les tâches de productivité courantes. Il avait parfaitement su rédiger un mail, résumer un article ou organiser des idées.
Il allait droit au but avec peu de détours et peu de suranalyse. Pour beaucoup d’utilisateurs, cette simplicité faisait gagner du temps. C’est vrai, Lles modèles plus récents calculent mieux. GPT-4o répondait plus vite aux besoins simples.
Pour ceux qui l’appréciaient, chaque interaction était fluide et efficace, idéale pour les sessions de travail rapide ou les brainstormings improvisés. Une efficacité que l’on retrouve moins dans les versions plus récentes, souvent plus lentes pour les demandes du quotidien.
Avec GPT-4o, OpenAI avait rendu l’IA accessible aux nouveaux utilisateurs
Son atout le plus sous-estimé reste sans doute son accessibilité pour les nouveaux utilisateurs. Avec des explications claires, un jargon limité et des instructions compréhensibles, GPT-4o rassurait.
Pour ma part, il donnait envie d’expérimenter, sans intimidation technique ni complexité inutile. Pour beaucoup, il a sûrement été le premier contact avec l’IA conversationnelle, une initiation en douceur qui manque dans les modèles plus récents.
Cette facilité d’approche et cette pédagogie implicite ont contribué à son succès et à l’attachement des utilisateurs. Sa disparition laisse un vide, surtout pour ceux qui cherchaient un compagnon numérique à la fois convivial et efficace.
Et vous, êtes-vous prêt à tourner la page ou regrettez-vous déjà GPT‑4o ? Qu’avez-vous le plus apprécié dans ses réponses ? Sa fluidité multimodale, son ton chaleureux, ou sa simplicité au quotidien ? Pensez-vous que les modèles récents sauront recréer cette expérience ?
Si vous suivez nos articles, vous êtes sûrement au courant qu’OpenAI travaille en coulisses sur un réseau social pas comme les autres. Il est pensé pour chasser définitivement les bots.
Mais voilà. Nous avons de nouvelles informations à propos de ce fameux réseau social d’OpenAI. Et il paraît que l’accès y est compliqué. Car, pour discuter entre humains, il faudrait d’abord prouver que l’on en est bien un.
L’accès pourrait donc passer par une vérification biométrique poussée, incluant pot
Mais voilà. Nous avons de nouvelles informations à propos de ce fameux réseau social d’OpenAI. Et il paraît que l’accès y est compliqué. Car, pour discuter entre humains, il faudrait d’abord prouver que l’on en est bien un.
L’accès pourrait donc passer par une vérification biométrique poussée, incluant potentiellement un scan de l’iris.
Que savons-nous sur ce fameux réseau social ?
Selon un rapport publié par Forbes, qui s’appuie sur des sources anonymes proches du projet, cette plateforme en est encore à un stade très précoce. Le développement serait assuré par une équipe réduite, composée de moins de dix personnes.
Comme dit tout haut, l’ambition affichée est de créer un réseau social exclusivement humain, débarrassé des robots conversationnels et des faux comptes automatisés. Et pour garantir cette authenticité, OpenAI envisage plusieurs méthodes de vérification d’identité.
Parmi elles, l’utilisation de Face ID d’Apple est évoquée, mais aussi une solution bien plus radicale. Il s’agirait de l’Orb, un appareil de reconnaissance oculaire à l’apparence dérangeante. Cet outil a été développé par une entreprise fondée par Sam Altman lui-même, le PDG d’OpenAI.
De la taille d’un ballon de football, il scanne l’iris des utilisateurs. En échange, ces derniers reçoivent un identifiant numérique unique, stocké directement sur leur téléphone.
En théorie, ce mécanisme permettrait d’écarter les bots d’IA dans des contextes variés. Ce qui peut aller des jeux en ligne aux réseaux sociaux, voire à certaines transactions financières sensibles.
Sur le papier, la promesse est séduisante. Cela dit, dans la réalité, l’adoption reste très limitée. À ce jour, environ 17 millions de personnes ont été vérifiées grâce à l’Orb. Ce chiffre est très éloigné de l’objectif affiché par l’entreprise, qui vise un milliard d’utilisateurs à terme.
Qu’est-ce qui freine l’adoption d’Orb
Plusieurs raisons l’expliquent, à commencer par des contraintes logistiques importantes. D’abord, pour se faire scanner les yeux, les utilisateurs doivent se rendre physiquement dans l’un des centres de vérification officiels.
On en compte actuellement 674 dans le monde. Aux États-Unis, seuls 32 centres sont disponibles, dont une majorité située en Floride. Cette obligation de déplacement constitue un frein évident, surtout pour un service censé toucher un public mondial.
Au-delà de la logistique, l’aspect psychologique joue aussi un rôle majeur. L’idée de confier ses données biométriques, et plus précisément un scan oculaire, à une entreprise liée à l’une des figures les plus controversées de la Silicon Valley ne rassure pas.
Beaucoup y voient une intrusion excessive dans la vie privée, difficile à justifier pour un simple accès à un service numérique. Et je dois dire que ces craintes ne sont pas infondées.
Plusieurs pays ont déjà pris des mesures à l’encontre de cette technologie biométrique. Certains ont temporairement interdit son déploiement, tandis que d’autres ont ouvert des enquêtes officielles.
Les autorités invoquent des préoccupations sérieuses concernant la protection des données personnelles et les risques liés à leur sécurité à long terme.
Une lueur d’espoir à l’horizon
Malgré ces obstacles, cette technologie pourrait désormais trouver un nouveau terrain d’expérimentation. D’après Forbes, le futur réseau social d’OpenAI permettrait aux utilisateurs de créer et de partager du contenu généré par l’IA.
Images, vidéos et autres formats créatifs seraient au cœur de l’expérience proposée, dans un environnement présenté comme authentiquement humain. Et puis, OpenAI a déjà démontré sa capacité à lancer des produits grand public à succès.
ChatGPT rassemble aujourd’hui près de 700 millions d’utilisateurs hebdomadaires. De son côté, l’application vidéo basée sur l’IA de l’entreprise a franchi le cap du million de téléchargements en seulement cinq jours après son lancement.
Évidemment, cela n’empêche que le défi reste immense. La concurrence sur le terrain des réseaux sociaux est féroce. Meta, par exemple, a annoncé que ses plateformes, incluant Facebook, Instagram et WhatsApp, totalisent environ 3,5 milliards d’utilisateurs actifs quotidiens.
Ces services proposent déjà des outils de création de contenu généré par l’IA, sans exiger de scan oculaire pour s’inscrire. OpenAI semble néanmoins parier sur un argument différenciant : l’absence de bots.
La promesse d’un espace numérique plus authentique, où chaque interaction provient d’un véritable humain, pourrait séduire une partie du public. Reste à savoir si cet avantage suffira à compenser les contraintes imposées par une vérification biométrique intrusive.
Sauver le web après l’avoir automatisé : la logique de Sam Altman
Sam Altman ne cache pas sa lassitude face à la prolifération des bots en ligne. En septembre déjà, il a réagi à une publication montrant des commentaires élogieux sur le subreddit ClaudeCode, dédiés à Codex. L’agent de programmation d’OpenAI.
Il a avoué avoir d’abord pensé que tout était faux ou automatisé, avant de reconnaître que la croissance de Codex était bien réelle. Dans ce même message publié sur X, Altman s’est interrogé sur l’origine de ce phénomène.
Il a évoqué des comportements linguistiques étranges, comparables à ceux d’étudiants en master. Ce, tout en soupçonnant fortement la présence de bots. D’après lui, le résultat donne l’impression que Twitter et Reddit sont devenus artificiels, bien plus qu’il y a un ou deux ans.
Quelques jours plus tôt, Altman avait déjà ironisé sur la fameuse théorie de « l’internet mort ». Il expliquait ne jamais l’avoir prise au sérieux. Pour autant, il note une prolifération suspecte de comptes semblant gérés par des profils très similaires.
Cette théorie affirme que depuis 2016, une large partie d’internet serait dominée par des bots et du contenu généré artificiellement. D’où ce réseau social complètement à l’abri des bots.
Ironie du sort, Sam Altman cherche à résoudre un problème qu’il a largement contribué à créer. Avec d’autres figures majeures de l’intelligence artificielle, il a participé à l’essor de technologies capables de générer du contenu à une échelle inédite.
Résultat, les bots envahissent désormais forums, réseaux sociaux et espaces de discussion. Ainsi, une question demeure. Faut-il vraiment confier la mission de sauver l’authenticité d’internet à ceux qui ont accéléré son automatisation ?
Vous par exemple. Qu’est-ce que vous en dites ? Partagez votre avis dans le commentaire !
Il a quitté OpenAI sans claquer de communiqué grandiloquent, puis a levé 480 millions de dollars sans montrer le moindre produit. Son idée: l’IA actuelle est brillante, mais socialement inapte. Et tant qu’elle ne saura pas coordonner des humains entre eux, elle passera à côté de l’essentiel. Pour corriger ça, il vise désormais un milliard.
À l’heure où les ingénieurs rêvent d’IA capables de réfléchir seules pendant des heures, Eric Zelikman a pris le contrepied. Il ne croit plus à la super-in
Il a quitté OpenAI sans claquer de communiqué grandiloquent, puis a levé 480 millions de dollars sans montrer le moindre produit. Son idée: l’IA actuelle est brillante, mais socialement inapte. Et tant qu’elle ne saura pas coordonner des humains entre eux, elle passera à côté de l’essentiel. Pour corriger ça, il vise désormais un milliard.
À l’heure où les ingénieurs rêvent d’IA capables de réfléchir seules pendant des heures, Eric Zelikman a pris le contrepied. Il ne croit plus à la super-intelligence solitaire, ni aux modèles qui empilent des performances en vase clos.
Selon lui, le vrai point faible de l’intelligence artificielle moderne n’est pas cognitif, mais humain. Elle sait répondre, calculer, coder. Elle ne sait pas gérer un groupe, arbitrer des désaccords, ni accompagner une décision qui traîne sur plusieurs semaines.
C’est ce constat qui l’a poussé à quitter l’un des laboratoires les plus convoités de la planète pour lancer Humans&, une startup encore sans produit, mais déjà surdotée comme peu d’autres.
Derrière l’argent et les noms prestigieux, une ambition beaucoup plus dérangeante se dessine: créer une IA moins impressionnante, mais capable de faire ce que les humains font le plus mal depuis toujours… travailler ensemble.
Il a claqué la porte d’OpenAI au moment où tout le monde voulait y entrer
we think humanity’s biggest challenges won’t be solved by ai thinking for 1000 hours coming back with an answer
they’ll be solved by many collaborating humans, and ai that understands them and their different skills, goals, values, etc to empower them to do more together https://t.co/TpPoJ95A1M
Quitter OpenAI aujourd’hui, ce n’est pas une reconversion. C’est un acte. Eric Zelikman n’est pas parti parce que l’IA va trop lentement. Il est parti parce qu’elle va, selon lui, dans la mauvaise direction.
Pendant que les grands labos empilent des modèles toujours plus performants en solo, lui estime que la promesse a été mal formulée dès le départ. L’intelligence artificielle n’échouera pas par manque de puissance, mais par incapacité à comprendre comment les humains travaillent réellement ensemble.
Ce désaccord n’a rien d’anecdotique. Il structure tout le projet Humans&, lancé fin 2025 dans un relatif silence, avant de faire exploser le plafond de verre du capital-risque.
Les IA savent raisonner, mais elles ne savent pas faire société
Les modèles actuels excellent dans un face-à-face. Une question, une réponse. Un prompt, un résultat. Mais dès que le décor se peuple, tout se délite. Plusieurs humains, des priorités contradictoires, des décisions étalées sur des semaines, des compromis jamais vraiment formalisés: l’IA devient aveugle.
Dans la vraie vie, le travail ne ressemble pas à un échange propre et séquentiel. Il ressemble à une réunion interminable, à des documents partagés mal compris, à des décisions prises à moitié, puis oubliées. Les IA dominantes ne savent pas gérer ce chaos-là. Elles répondent bien. Elles coordonnent mal.
C’est ce point précis que Humans& attaque de front.
Une autre ambition: créer une IA sociale, pas une IA spectaculaire
Humans& ne cherche pas à produire une super-intelligence solitaire enfermée dans un terminal. Leur objectif est plus discret, mais plus radical: bâtir une IA capable de comprendre les dynamiques humaines. Qui parle à qui. Qui bloque quoi. Pourquoi une décision n’avance pas. Ce qui a déjà été acté, puis contredit.
Eric Zelikman parle d’un “tissu conjonctif” entre humains et machines. Pas un outil de plus, mais une couche vivante qui relie les individus entre eux, et avec les IA qu’ils utilisent déjà. Une IA qui ne remplace pas les humains, mais qui les empêche de se neutraliser mutuellement.
Un modèle conçu pour durer, pas pour briller en une réponse
Techniquement, le projet rompt avec la logique dominante. Humans& mise sur du long-horizon reinforcement learning, pour entraîner des modèles capables de planifier, corriger, suivre des décisions sur la durée. Pas seulement générer une bonne réponse, mais accompagner un processus.
Ils y ajoutent du multi-agent RL, pour fonctionner dans des environnements où humains et IA interagissent en permanence. Et surtout, une mémoire persistante. Une IA qui se souvient. De toi. De ton équipe. Des tensions passées. Des arbitrages déjà tentés.
Ce n’est pas plus “intelligent” au sens classique. C’est moins amnésique. Et beaucoup plus coûteux.
Lever 480 millions sans produit: ce que les investisseurs achètent vraiment
AI startup Humans&, co-founded by CEO Eric Zelikman, has raised $480 million in a seed round, valuing the company at $4.48 billion. The funding round, led by Ron Conway’s SV Angel and co-founder Georges Harik, also drew participation from Nvidia, Jeff Bezos, and Alphabet’s GV,… pic.twitter.com/ZBaAZiBzRk
En trois mois d’existence, Humans& a levé 480 millions de dollars pour une valorisation de 4,48 milliards. Un seed hors normes, mené par SV Angel, avec Ron Conway, NVIDIA, GV et Jeff Bezos.
Il n’y a pas de produit. Pas même une démo publique. Ce que les investisseurs achètent, ce n’est pas une app, mais uneposition future. Posséder la couche de coordination, c’est posséder les décisions, la mémoire collective, les arbitrages invisibles. Là où se crée réellement la valeur dans une organisation.
Dans un contexte de guerre du calcul, la présence de NVIDIA n’est pas un détail. Ce type de modèle exige des ressources démesurées. Humans& ne promet pas la sobriété. Ils promettent la refondation.
Une menace directe pour les outils de collaboration… et pour les grands labos
Slack, Notion, Google Docs ne sont pas la vraie cible. Ils sont le symptôme. Humans& ne veut pas ajouter une IA à la collaboration existante. Ils veulent redéfinir la collaboration elle-même.
Les grands labos ont bien compris le problème. Anthropic travaille sur des usages collaboratifs de Claude. Google injecte Gemini dans Workspace. OpenAI parle désormais d’orchestration multi-agents. Mais tous partent de modèles conçus pour autre chose.
Humans& prend le pari inverse : reconstruire le modèle autour de l’intelligence sociale. Soit c’est une avance conceptuelle majeure. Soit c’est une cible d’acquisition idéale. Eux jurent l’indépendance.
Une vision humaniste… ou un nouveau centre de pouvoir silencieux
Une IA qui comprend les groupes, qui mémorise les dynamiques, qui arbitre en douceur, ce n’est pas neutre. Qui définit ce qui est “bon pour le groupe”? Qui décide quand un compromis est acceptable? Où s’arrête l’aide, où commence l’influence?
Humans& promet d’augmenter les humains, pas de les diriger. Mais une couche de coordination devient vite une couche de pouvoir. Invisible, mais structurante.
Le vrai pari derrière le milliard recherché
Former xAI researcher Eric Zelikman seeks $1B funding at $5B valuation for Humans&, an AI startup building models for seamless human-AI teamwork.
Team: Early Googler Georges Harik, Stanford's Noah Goodman, plus ex-Meta, Anthropic, OpenAI & DeepMind talent. pic.twitter.com/74x6zd0HUn
Ce projet ne cherche pas à rendre l’IA plus impressionnante. Il cherche à la rendre enfin utile là où les humains échouent le plus: travailler ensemble sans se bloquer.
Si Humans& réussit, l’IA ne sera plus celle qui écrit le mieux, ni celle qui code le plus vite. Elle sera celle qui empêche une organisation de s’enliser. Ce n’est pas spectaculaire. C’est beaucoup plus dangereux pour l’ordre établi.
Et c’est sans doute pour cela qu’un ancien d’OpenAI pense qu’il faut un milliard de dollars pour y arriver.
Et vous, qu’en pensez-vous ? La stratégie de Humans& et son fondateur Eric Zelikman est-elle la bonne ? Partagez votre avis en commentaire !
Chez OpenAI, chaque mise à jour de ChatGPT est attendue comme un petit événement. Mais très vite, les réseaux et les forums se sont remplis de critiques sur la qualité des réponses de GPT-5.2. Ainsi, OpenAI à reconnu publiquement un échec rare pour le géant de l’IA.
La sortie de GPT-5.2 n’est pas passée inaperçue. Toutefois, les utilisateurs ont vite pointé une dégradation du style d’écriture du chatbot, pourtant au cœur de son succès. Face à ce malaise qui grandit de jour en jour, Sam Altman
Chez OpenAI, chaque mise à jour de ChatGPT est attendue comme un petit événement. Mais très vite, les réseaux et les forums se sont remplis de critiques sur la qualité des réponses de GPT-5.2. Ainsi, OpenAI à reconnu publiquement un échec rare pour le géant de l’IA.
La sortie de GPT-5.2 n’est pas passée inaperçue. Toutefois, les utilisateurs ont vite pointé une dégradation du style d’écriture du chatbot, pourtant au cœur de son succès. Face à ce malaise qui grandit de jour en jour, Sam Altman a pris la parole pour expliquer les choix techniques derrière cette mise à jour. Le patron de l’entreprise a révélé au passage les limites et les arbitrages qui façonnent l’évolution de ChatGPT.
Une mise à jour qui a mis les utilisateurs en colère
Les utilisateurs de ChatGPT ont l’habitude de signaler les bugs ou les régressions, mais rarement avec une telle unanimité. Après le lancement de la version 5.2, beaucoup ont dénoncé une dégradation de la qualité rédactionnelle. Certains parlaient même de contenu ingérable, trop dense, mal structuré ou peu naturel.
Tomorrow we’re hosting a town hall for AI builders at OpenAI. We want feedback as we start building a new generation of tools.
This is an experiment and a first pass at a new format — we’ll livestream the discussion on YouTube at 4 pm PT.
Ce mécontentement est rapidement remonté jusqu’à la direction d’OpenAI. Lors d’une réunion publique avec des développeurs, organisée en début de semaine, Sam Altman a été directement interrogé sur ces retours négatifs.
La question portait sur la capacité de ChatGPT 5.2 à produire des textes lisibles et agréables. C’est un point central pour un outil que des millions de personnes utilisent quotidiennement.
Mais devant ces critiques, Sam Altman n’a pas cherché à minimiser la situation. Sa réponse a été étonnamment franche. Il a reconnu que cette mise à jour n’avait pas tenu ses promesses sur le plan de l’écriture.
Sam Altman admet l’erreur et explique les choix d’OpenAI
« Je pense que nous avons tout simplement foiré ça ». La déclaration de Sam Altman a marqué les esprits par sa simplicité et sa brutalité. Le dirigeant d’OpenAI a reconnu que ChatGPT 5.2 était moins performant en écriture que certaines versions précédentes, notamment GPT-4.5.
Selon lui, ce recul n’est pas un accident, mais le résultat d’un choix stratégique. OpenAI aurait décidé de concentrer ses ressources sur les capacités dites “intellectuelles” du modèle. Notamment, le raisonnement, la programmation, l’ingénierie et l’usage avancé des outils.
Sam Altman affirme que les ressources ne sont pas infinies, et améliorer un aspect du modèle signifie parfois en négliger un autre. Dans le cas de GPT-5.2, l’écriture a été sacrifiée au profit de performances plus techniques.
Cette explication éclaire la manière dont OpenAI développe ses modèles. Chaque version est le fruit d’arbitrages, parfois invisibles pour le grand public. Mais dont l’impact se fait immédiatement sentir dans l’expérience utilisateur.
GPT 5.2 est un modèle plus intelligent, mais moins agréable à lire
Je me souviens qu’à l’époque, OpenAI mettait en avant un chatbot plus naturel, plus fluide dans ses échanges, presque conversationnel. Avec la version 5.2, ils ont donc mis l’accent sur le codage, la création de documents complexes et l’utilisation avancée des outils intégrés.
Alors que lors de tests comparatifs face à d’autres IA, ChatGPT 5.2 s’est montré très performant sur de nombreux critères techniques. Mais pour une partie des utilisateurs, cela ne compense pas la perte de confort de lecture et de naturel dans les réponses.
Ce décalage rappelle ainsi une tendance récurrente chez OpenAI. L’entreprise alterne les priorités selon les versions. Parfois l’interaction humaine est au centre, parfois ce sont les performances brutes. Avec ChatGPT 5.2, ce sont les échanges personnels qui ont fait les frais de cette stratégie.
La bonne nouvelle, c’est qu’OpenAI a entendu le message. En reconnaissant publiquement le problème, l’entreprise laisse entendre que des ajustements sont à venir. Les prochaines versions de GPT-5.x devraient corriger le tir et proposer une écriture plus fluide. Et cela, sans renoncer aux avancées techniques.
J’espère juste qu’OpenAI parviendra à réconcilier intelligence et lisibilité. C’est un équilibre délicat, certes, mais c’est indispensable pour un outil devenu central dans le quotidien numérique.
OpenAI révolutionne la recherche scientifique avec Prism. Cette nouvelle application centralise tous les outils scientifiques pour simplifier la vie des chercheurs et étudiants.
Les connaisseurs le savent très bien. La vie d’un chercheur scientifique n’est jamais simple. Entre la rédaction d’articles interminables, la gestion des références et des PDF éparpillés, sans oublier la collaboration avec des collègues à travers le monde, le temps file à une vitesse folle. OpenAI a décidé de secouer
OpenAI révolutionne la recherche scientifique avec Prism. Cette nouvelle application centralise tous les outils scientifiques pour simplifier la vie des chercheurs et étudiants.
Les connaisseurs le savent très bien. La vie d’un chercheur scientifique n’est jamais simple. Entre la rédaction d’articles interminables, la gestion des références et des PDF éparpillés, sans oublier la collaboration avec des collègues à travers le monde, le temps file à une vitesse folle. OpenAI a décidé de secouer ce quotidien. Avec Prism, les chercheurs pourraient enfin travailler plus efficacement, tout en gagnant quelques heures précieuses chaque semaine.
Unification des outils scientifiques
Comme le souligne TechRadar dans son article, OpenAI ne tourne pas autour du pot. La firme est consciente que le flux de travail scientifique estfragmenté. Cela fait perdre un temps précieux. C’est là qu’intervient alors Prism.
Cette application rassemble en effet tous les outils nécessaires en un seul endroit. Elle prend en charge la rédaction, la révision, l’intégration de la littérature pertinente et la création automatique de bibliographies. Il n’est donc plus nécessaire de jongler entre plusieurs logiciels.
Introducing Prism, a free workspace for scientists to write and collaborate on research, powered by GPT-5.2.
Comment Prism d’OpenAI arrive donc à faire cela ? En principe, la plateforme s’appuie sur Crixet, le service LaTeX en nuage récemment acquis par la firme d’Altman. De ce fait, les équations manuscrites se transforment directement en LaTeX.
Les diagrammes s’adaptent aussi automatiquement. La collaboration avec les co-auteurs devient fluide et instantanée. OpenAI parle même d’une productivité accrue « comme pour le codage » lors du lancement de ses agents IA précédents.
Avec Prism d’OpenAI, GPT-5.2 est au service de la science
Le moteur derrière Prism, GPT-5.2 et GPT-5.2 Thinking, n’est pas juste un générateur de texte. Il raisonne et comprend les équations. Il peut même suggérer des références pertinentes pour enrichir un article scientifique.
Oui, pour le moment, on n’a pas encore de retours concrets sur son efficacité réelle. Mais d’après les dires d’OpenAI, Prism va apporter plusieurs changements dans la façon dont les chercheurs travaillent au quotidien.
Cette approche active change la donne. Au lieu de perdre du temps à chercher la bonne référence ou à reformater un document, Prism effectue ces tâches automatiquement. Les scientifiques peuvent ainsi passer plus de temps à réfléchir et moins à cliquer. Ils peuvent ainsi consacrer plus de temps à d’autres tâches.
D’autres points forts de Prism d’OpenAI
Mieux encore, Prism est gratuit pour tous les comptes personnels ChatGPT. OpenAI vise à démocratiser la recherche scientifique en donnant accès à un nombre illimité de projets et de collaborateurs. Les abonnements Business, Team et Enterprise viendront plus tard avec des fonctionnalités avancées.
La collaboration en temps réel est un atout majeur . Car plusieurs chercheurs peuvent travailler sur le même document, suivre les modifications, et intégrer des références ou figures instantanément.
Les étudiants et enseignants vont également pouvoir bénéficier d’un workflow simplifié. Prism pourrait aussi servir d’outil pédagogique pour les jeunes chercheurs. En simplifiant la rédaction scientifique et en guidant l’intégration de références, l’IA ouvre une porte vers une meilleure formation et une plus grande autonomie.
Une révolution à suivre
Bonne nouvelle. Plus besoin d’attendre longtemps pour découvrir l’IA. Parce qu’OpenAI prévoit que Prism, d’ici 2026, provoquera un changement comparable à la révolution du codage.
Les chercheurs auront ainsi moins de contraintes techniques et plus de possibilités de création. Si l’IA tient ses promesses, rédiger, réviser et publier un article scientifique pourrait devenir aussi simple que coder un script.
Pour l’instant, le service est encore jeune et OpenAI promet des mises à jour régulières. Les utilisateurs peuvent donc s’attendre à l’arrivée de nouvelles fonctionnalités et d’abonnements payants pour booster Prism au-delà de l’offre gratuite. Quoi qu’il en soit, la science est sur le point de devenir plus fluide, plus rapide et surtout plus accessible grâce à l’IA.
La firme d’Altman fascine les investisseurs, ce qui est compréhensible au vu du succès de l’entreprise. Pourtant, il est impossible d’acheter directement des parts de la pépite de l’IA. Une solution existe toutefois. Un ETF discret mise sur les entreprises qui financent OpenAI. C’est donc un moyen indirect, mais très concret, de s’exposer à son ascension fulgurante.
Acheter des actions OpenAI reste hors de portée. La société reste privée, verrouillée, inaccessible aux marchés. Elle n’est pas
La firme d’Altman fascine les investisseurs, ce qui est compréhensible au vu du succès de l’entreprise.Pourtant, il est impossible d’acheter directement des parts de la pépite de l’IA. Une solution existe toutefois. Un ETF discret mise sur les entreprises qui financent OpenAI. C’est donc un moyen indirect, mais très concret, de s’exposer à son ascension fulgurante.
Acheter des actions OpenAI reste hors de portée. La société reste privée, verrouillée, inaccessible aux marchés. Elle n’est pas une action qu’on peut acheter sur le Nasdaq ou encore à la Bourse de New York. Pourtant, il n’est pas impossible d’approcher cette entreprise qui n’est pas cotée en bourse. Certains investisseurs n’ont pas attendu. Ils passent par l’écosystème. Et c’est précisément la stratégie de l’ETF IA Alger AI Enablers & Adopters, plus connu sous le nom d’ALAI.
ETF IA : une sorte de porte indirecte vers OpenAI
Ce fonds coté investit dans les entreprises qui développent, soutiennent ou hébergent les technologies d’IA avancée. Bien sûr, il n’y a pas de participation directe dans OpenAI. Mais un pari clair sur ses alliés industriels et financiers. C’est-à-dire ceux qui mettent des milliards sur la table ou encore ceux qui construisent l’infrastructure.
Trois noms dominent largement le portefeuille. Microsoft, NVIDIA et Broadcom pèsent ensemble 25,4 % des actifs du fonds, selon ETF Database. Ces entreprises ne gravitent pas autour d’OpenAI par hasard. Elles en constituent l’ossature technologique et financière.
Les ETF, ça permet d'investir en bourse, sans s'y connaître en finance et de gagner de l'argent en croisant les bras et en dormant.
Vous prenez, par exemple, l'ETF de Vanguard FTSE All World : vous avez 4220 boîtes (90% de la capitalisation mondiale) et toutes les zones… pic.twitter.com/OGUqlj3pOH
Microsoft reste la pièce maîtresse. Parce que le groupe détient 27 % d’OpenAI Group, pour une valorisation estimée à 135 milliards de dollars. Cela place Redmond comme premier actionnaire individuel. Le lien ne s’arrête pas là. La firme de Redmond conserve l’exclusivité de l’API Azure et des droits de propriété intellectuelle jusqu’à l’atteinte de l’IA générale.
Le partenariat se chiffre aussi en contrats. Le géant du cloud a signé un accord de services estimé à 250 milliards de dollars. De ce fait, Microsoft représente à lui seul 9,7 % d’ALAI. Il s’agit donc d’une exposition massive aux partenaires OpenAI, sans acheter une seule action OpenAI.
Des milliards investis dans les puces et les data centers
Derrière les algorithmes, il y a du matériel. Et dans cet ETF exposé à openAI, NVIDIA mène la danse. Le fabricant de puces affiche la plus grosse pondération du fonds avec 11,4 %. Ce n’est pas un hasard. NVIDIA prévoit de déployer jusqu’à 10 gigawatts de systèmes dédiés à OpenAI. Les investissements pourraient atteindre 100 milliards de dollars à mesure que l’infrastructure se déploie.
Dans le même temps, Broadcom suit la même logique. Le groupe développe des accélérateurs d’IA personnalisés, conçus avec OpenAI. À ce stade, le déploiement débutera au second semestre 2026. Broadcom pèse 4,28 % des actifs d’ALAI. Une position plus modeste, mais stratégique.
Cette approche industrielle porte ses fruits. En effet; ALAI affiche un rendement de 40,3 % sur un an en 2025. La moyenne des ETF comparables plafonne à 17,9 %. L’écart parle de lui-même. Depuis son lancement en avril 2024, le fonds a attiré plus de 265 millions de dollars d’entrées nettes.
Aujourd’hui, ALAI gère 283,3 millions de dollars d’actifs. Les frais de gestion s’établissent à 0,55 %. Dans cette logique, le fonds adopte une stratégie active, avec des arbitrages réguliers. Ce choix assumé colle bien sûr à la volatilité du secteur IA.
Cela dit, le risque reste bien réel. D’une part, le fonds concentre ses positions sur un nombre limité d’acteurs. D’autre part, les valeurs technologiques liées à l’IA subissent des variations rapides. À cela s’ajoutent la réglementation, la concurrence ou une rupture technologique, capables de changer la donne.
Reste un point clé : ALAI ne détient aucune action OpenAI. Il mise sur ceux qui alimentent sa croissance. Ainsi, pour les investisseurs frustrés par l’inaccessibilité d’OpenAI, cet ETF trace une voie détournée, mais très exposée. Une façon de parier sur l’IA sans frapper à une porte fermée.
Pourquoi investir dans OpenAI ?
Désormais, vous savez comment faire fructifier votre argent via ETF en investissant dans OpenAI. Mais pourquoi cette société ? Parce que tout simplement elle ne joue pas dans la même catégorie que les autres start-up de l’IA.
Dans son article, Reuters nous rappelle que l’entreprise a vu sa valeur s’envoler ces dernières années. Lors d’un financement secondaire, l’entreprise a frôlé les 500 milliards de dollars. Un seuil exceptionnel pour une société toujours absente des marchés boursiers.
En plus, des investisseurs majeurs se sont positionnés. Par exemple, SoftBank Group a bouclé un investissement colossal de 40 milliards de dollars. Ce qui renforce l’idée qu’OpenAI attire les capitaux sérieux.
Cette dynamique attire aussi les géants technologiques. L’engagement de Microsoft illustre parfaitement ce phénomène. Le groupe détient une part significative d’OpenAI et a récemment vu sa participation valorisée à environ 135 milliards de dollars, à la suite d’un nouvel accord stratégique.
Cette collaboration dépasse largement la simple prise de participation. Microsoft intègre les modèles d’OpenAI dans ses services cloud, ses outils de productivité et ses solutions d’entreprise. La stratégie soutient donc directement ses revenus et renforce sa croissance dans l’IA.
Pour atteindre le même objectif, ils ne se considèrent plus comme concurrents. Avec OpenAI et Amazon, Thinking Machines ambitionne de transformer l’IA, comme beaucoup l’attendent depuis longtemps.
L’alliance n’est pas officielle au sens classique. Pourtant, chercheurs et ingénieurs de ces trois entités avancent des idées similaires pour remanier la formation des gros modèles d’IA. Le système actuel, basé sur un pré‑entraînement massif puis une spécialisation, montre ses limites. La R&D p
Pour atteindre le même objectif, ils ne se considèrent plus comme concurrents. Avec OpenAI et Amazon, Thinking Machines ambitionne de transformer l’IA, comme beaucoup l’attendent depuis longtemps.
L’alliance n’est pas officielle au sens classique. Pourtant, chercheurs et ingénieurs de ces trois entités avancent des idées similaires pour remanier la formation des gros modèles d’IA. Le système actuel, basé sur un pré‑entraînement massif puis une spécialisation, montre ses limites. La R&D pourrait être profondément bouleversée dans les prochains mois. Détails !
Changer l’IA : pourquoi ?
Aujourd’hui, l’entraînement desLLM passe par deux grandes étapes. D’abord, un pré‑entraînement général, puis une mise au point ciblée. Ce processus a fait ses preuves. Toutefois, il consomme des ressources énormes et produit parfois des résultats inattendus.
David Luan, chercheur en IA chez Amazon, critique ce modèle « universel » qui impose d’apprendre des sujets inutiles pour certaines applications. Il prône une approche plus pragmatique. Notamment alimenter les modèles très tôt avec des données spécialisées pour qu’ils deviennent efficaces rapidement.
OpenAI et Thinking Machines partagent également cette vision. Ils souhaitent que toutes les équipes travaillent de concert dès le départ, pour calibrer les modèles avec précision.
Ce changement pourrait donc rendre les modèles plus performants dans des tâches spécifiques, mais moins universels. La stratégie devient autant commerciale que technique. Les modèles deviendraient ainsi plus adaptés à des niches. Cela malgré les défis qui persistent.
Des IA plus cohérentes
Thinking Machines Lab publie un blog entier pour annoncer sa volonté de transformer l’IA. Son idée est de rendre les modèles capables de fournir des réponses reproductibles.
Today Thinking Machines Lab is launching our research blog, Connectionism. Our first blog post is “Defeating Nondeterminism in LLM Inference”
We believe that science is better when shared. Connectionism will cover topics as varied as our research is: from kernel numerics to… pic.twitter.com/jMFL3xt67C
Horace He, chercheur du lab, explique que l’aléatoire vient de la façon dont les noyaux GPU sont orchestrés lors de l’inférence. En ajustant cette couche, les modèles pourraient devenir plus déterministes.
Concrètement, si vous posez plusieurs fois la même question à un modèle, vous obtiendriez enfin des réponses proches, voire identiques. Cela pourrait donc transformer l’utilisation professionnelle de l’IA.
L’impact dépasse la simple cohérence. Parce qu’avec des réponses reproductibles, l’apprentissage par renforcement devient plus efficace. Les modèles pourraient mieux intégrer les récompenses pour les bonnes réponses, réduisant le bruit dans les données. Thinking Machines envisage ainsi de personnaliser ses modèles pour les entreprises grâce à cette technique, comme le précise The Information.
Murati a également annoncé que le premier produit du laboratoire serait présenté prochainement. Il vise les chercheurs et start-ups développant des modèles personnalisés. On ignore encore si ce produit utilisera les techniques pour générer des réponses plus fiables. Mais le projet illustre la montée en puissance de Thinking Machines Lab, valorisé aujourd’hui à 12 milliards de dollars.
Le rôle d’Amazon et d’OpenAI dans ce projet de Thinking Machines
Le laboratoire Thinking Machines Lab a promis transparence et partage de ses recherches. Le blog « Connexionnisme » publiera articles, code et analyses pour contribuer au bien public. Cela tout en renforçant sa culture interne de recherche.
OpenAI, autrefois pionnier de la recherche ouverte, a beaucoup restreint l’accès à ses travaux en grandissant. Reste à voir si Thinking Machines suivra la voie de la transparence.
Parallèlement, Amazon Web Services fournit une infrastructure massive pour OpenAI. Les clusters GPU de pointe accélèrent l’entraînement et le déploiement de modèles complexes. Cette synergie n’est pas seulement technologique. Elle traduit aussi un investissement stratégique de plusieurs dizaines de milliards de dollars.
OpenAI peut ainsi se concentrer sur l’architecture et les usages, tandis qu’Amazon capitalise sur la puissance de calcul. Cette dynamique illustre comment la course à l’IA combine recherche de pointe, ressources matérielles et talents.
Bref, l’alliance tacite entre OpenAI, Amazon et Thinking Machines pourrait changer l’IA et produire des modèles plus ciblés. Les LLM deviendraient surtout plus fiables et mieux adaptés aux besoins professionnels. Si les projets de Thinking Machines Lab se concrétisent, la prochaine génération de LLM pourrait être plus rapide à entraîner. Je pense que ce scénario est probable et pourrait se concrétiser dans un avenir proche.
Tout le monde cherche l’objet qui remplacera le smartphone. Beaucoup promettent, peu convainquent. Un leak autour d’un mystérieux projet baptisé Sweetpea suggère qu’OpenAI pourrait tenter sa chance… avec des écouteurs ChatGPT très particuliers. Et la surprise n’est pas là où on l’attend.
Depuis deux ans, la Silicon Valley avance à tâtons. Lunettes connectées, pendentifs intelligents, badges bardés de capteurs. Les idées fusent, l’usage patine.
Dans ce paysage encombré, OpenAI reste étonna
Tout le monde cherche l’objet qui remplacera le smartphone. Beaucoup promettent, peu convainquent. Un leak autour d’un mystérieux projet baptisé Sweetpea suggère qu’OpenAI pourrait tenter sa chance… avec des écouteurs ChatGPT très particuliers. Et la surprise n’est pas là où on l’attend.
Depuis deux ans, la Silicon Valley avance à tâtons. Lunettes connectées, pendentifs intelligents, badges bardés de capteurs. Les idées fusent, l’usage patine.
Trop silencieux, jusqu’à ce qu’un leak vienne fissurer le mur. Son nom de code, Sweetpea, sonne comme un gadget. Sa promesse, elle, est tout autre.
Des écouteurs ChatGPT ? L’idée paraît banale… en surface
Encore des écouteurs “boostés à l’IA”, pourrait-on penser. L’annonce d’un wearable audio pour dialoguer avec ChatGPT n’a rien de renversant en 2026.
Des dizaines de startups s’y sont essayées, souvent avec le même résultat : une démo convaincante, puis l’oubli.
Le leak attribué à Smart Pikachu parle pourtant d’un concurrent frontal desAirPods. Le calendrier évoqué, un lancement “vers septembre 2026”, et des volumes de 40 à 50 millions d’unités, donnent le vertige.
Pour un premier produit matériel, l’ambition est immense. Mais ce n’est pas l’audio qui fait lever un sourcil. C’est la forme.
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Sweetpea ne se met pas dans l’oreille… mais derrière
Quand un objet ressemble davantage à une aide auditive qu’à un bijou tech, ce n’est jamais un caprice de designer. Sweetpea serait un dispositif porté derrière l’oreille, avec une grande partie de l’électronique déportée à cet endroit.
Le bénéfice est immédiat : plus de place pour la batterie, donc plus d’autonomie. Et pour un assistant censé rester actif en permanence, c’est un point clé. Là où les écouteurs classiques meurent au bout de quelques heures, Sweetpea viserait l’endurance.
Un détail en apparence, un prérequis en réalité. Un assistant “always on” qui s’éteint à midi n’a aucun avenir.
La vraie surprise : Sweetpea n’écoute pas seulement… il observe
C’est ici que le projet change de catégorie. Le visuel associé au leak mentionnerait un émetteur ultrasonique et des capteurs de récupération de signaux. Selon Wareable, cela ouvre la porte à une lecture de l’environnement.
Autrement dit, Sweetpea ne se contenterait pas de capter votre voix. Il pourrait percevoir des éléments de contexte, des mouvements, une proximité, un espace sonore.
On passe d’un simple périphérique audio à un objet capable de comprendre quand intervenir… et quand se faire oublier.
C’est une frontière que peu de wearables ont réussi à franchir. La plupart écoutent en permanence, mais comprennent rarement la situation. Or, pour qu’un assistant devienne vraiment utile, il doit être contextuel avant d’être bavard.
Plus qu’un concurrent des AirPods, un rival du smartphone
Comparer Sweetpea aux AirPods est tentant, mais réducteur. L’enjeu n’est pas l’écoute musicale ni même l’appel téléphonique. L’enjeu, c’est l’interface.
Un assistant porté en continu, capable d’entendre, de percevoir l’environnement et de répondre sans écran, commence à grignoter le territoire du smartphone.
Plus besoin de sortir son téléphone pour une information simple, une action rapide, un rappel contextuel. L’écran cesse d’être la porte d’entrée obligatoire.
Apple renforce Siri avec l’aide de Google Gemini, mais reste prisonnier d’un modèle centré sur l’iPhone. OpenAI, lui, n’a pas ce passif. Il peut tenter un contournement.
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OpenAI ne vend pas un gadget, mais une nouvelle habitude
Ce que beaucoup de wearables IA n’ont pas compris, OpenAI le sait déjà : le hardware n’est qu’un prétexte. Le vrai produit, c’est le réflexe. Des centaines de millions de personnes parlent déjà à ChatGPT. Sweetpea ne créerait pas un usage, il l’incarnerait physiquement.
C’est aussi ce qui distinguait OpenAI des projets aperçus au CES 2026. Là où certains exposaient des objets impressionnants mais orphelins de logiciel, OpenAI arrive avec une IA déjà intégrée dans le quotidien. Le wearable devient une extension naturelle, pas une contrainte.
Un pari industriel énorme… et risqué
Reste la question qui fâche. Produire des dizaines de millions d’unités, avec des composants dont le coût se rapprocherait de celui d’un smartphone, c’est un saut dans le vide. Le prix final pourrait être élevé. Très élevé.
À cela s’ajoutent des interrogations plus profondes. Acceptation sociale d’un objet “toujours là”. Inquiétudes sur la vie privée. Dépendance accrue à un assistant omniprésent. Sweetpea pourrait séduire… ou provoquer un rejet frontal.
Sweetpea n’est peut-être pas l’objet qui enterrera le smartphone. Mais il pourrait être le premier wearable IA crédible à déplacer le centre de gravité de nos usages. Un assistant qui ne demande ni écran ni geste, mais qui comprend le contexte avant de parler.
La vraie surprise n’est donc pas qu’OpenAI travaille sur des écouteurs. C’est qu’il prépare peut-être, en silence, la première interface IA que l’on porte sans y penser.
Reste à savoir si nous sommes prêts à vivre avec une intelligence artificielle posée derrière l’oreille, plutôt que rangée dans la poche.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Êtes-vous intéressé par les écouteurs officiels ChatGPT ? Ou bien s’agit-il d’un gadget inutile ? Partagez votre avis en commentaire !
Traduire un texte est devenu un geste banal. Trop banal, peut-être. Entre fidélité approximative, ton à côté de la plaque et absence de contexte, les outils classiques font le minimum syndical. Avec ChatGPT Translate, OpenAI ne se contente pas de proposer un nouveau traducteur : il esquisse une autre idée de la traduction, plus intelligente, plus adaptable, et surtout plus humaine.
Pendant longtemps, traduire en ligne relevait du réflexe pavlovien. Un copier-coller dans Google Trad, une phras
Traduire un texte est devenu un geste banal. Trop banal, peut-être. Entre fidélité approximative, ton à côté de la plaque et absence de contexte, les outils classiques font le minimum syndical. Avec ChatGPT Translate, OpenAI ne se contente pas de proposer un nouveau traducteur : il esquisse une autre idée de la traduction, plus intelligente, plus adaptable, et surtout plus humaine.
Pendant longtemps, traduire en ligne relevait du réflexe pavlovien. Un copier-coller dans Google Trad, une phrase récupérée à la va-vite, et on passait à autre chose. Peu importait que le ton soit bancal ou que le message sonne artificiel : l’objectif était d’aller vite, pas de bien dire.
OpenAI vient discrètement bousculer cette habitude. Sans annonce officielle ni communication tapageuse, l’entreprise a mis en ligne ChatGPT Translate, un outil qui ressemble à un traducteur classique… mais qui ne se comporte pas comme tel. Ici, la traduction n’est plus une fin en soi, mais le début d’un échange, d’un ajustement, d’un travail sur le sens et l’intention.
Un détail en apparence. Un changement de logique en profondeur.
Google Trad a gagné la bataille… mais peut-être pas la guerre
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Vous avez déjà relu une traduction Google en vous disant “oui, techniquement c’est juste… mais ça ne sonne pas comme un humain parlerait” ? C’est précisément là que se situe le cœur du problème.
Avec plus de 100 milliards de mots traduits chaque jour et des centaines de millions d’utilisateurs mensuels, Google Translate domine le monde de la traduction automatique depuis des années.
Support de centaines de langues, traduction de documents, de sites web, d’images, conversations en temps réel, reconnaissance vocale, usage massif sur mobile comme sur desktop. Sur le plan fonctionnel, l’outil est d’une richesse impressionnante.
Mais cette domination a un revers. Google Trad traduit bien, vite, à grande échelle, mais il traduit “neutre”. Le sens est là, le contexte beaucoup moins. Le registre, l’intention, le public cible passent souvent à la trappe. Des phrases justes, mais parfois étrangement inadaptées.
ChatGPT Translate : une interface familière, une ambition différente
À première vue, ChatGPT Translate joue la carte de la continuité. Deux champs, une langue source, une langue cible, une détection automatique et plus de 50 langues prises en charge. Impossible de ne pas penser à Google Trad en ouvrant la page. Et ce n’est clairement pas un hasard.
OpenAI ne cherche pas à déstabiliser l’utilisateur. Au contraire, l’interface est volontairement rassurante, presque banale. Traduire un texte avec ChatGPT Translate prend exactement le même temps cognitif qu’avec un outil classique. Pas besoin de savoir prompter, ni de comprendre le fonctionnement d’un modèle de langage.
Mais cette ressemblance s’arrête dès que la traduction apparaît à l’écran.
Le vrai coup de force : ce que vous pouvez faire après la traduction
Traduire, ici, n’est que l’échauffement. Le vrai jeu commence juste après.
Sous le texte traduit, ChatGPT Translate propose plusieurs actions en un clic. Rendre la traduction plus fluide. La reformuler dans un ton professionnel. L’adapter à un public académique. La simplifier pour un enfant. Chaque option bascule automatiquement vers l’interface principale de ChatGPT avec un prompt déjà structuré, prêt à être affiné.
C’est un changement subtil, mais profond. La traduction n’est plus un résultat figé, mais une matière malléable. On peut la retravailler, la discuter, demander des nuances culturelles, ajuster une phrase précise, changer de registre à la volée. Là où Google Trad délivre une réponse, ChatGPT Translate ouvre une conversation.
En filigrane, OpenAI impose une vision très “IA-first” de la traduction : comprendre à qui l’on parle devient aussi important que comprendre ce qui est écrit.
Une approche prometteuse… mais encore loin d’un Google Trad killer
ChatGPT just launched a translator.
Early tests suggest that it can at least keep up with Google Translate.
The only question is whether DeepL, the German translation startup, can somehow keep their edge. pic.twitter.com/9USnHCWGOD
Reste que l’outil est encore jeune, et ça se voit. Malgré les mentions affichées dans l’interface, il n’est pour l’instant pas possible d’ajouter des images à traduire. Les documents ne sont pas pris en charge.
Les sites web, l’écriture manuscrite et les conversations en temps réel sont absents. Sur mobile, l’usage reste limité au navigateur, avec la possibilité de dicter un texte via le micro, mais rien de comparable à l’application Google Translate.
Le support linguistique est également plus restreint. Là où ChatGPT Translate débute avec une cinquantaine de langues prises en charge, Google Translate couvre près de 249 langues, dialectes et variantes, y compris des langues rares et des variantes régionales. Difficile, dans ces conditions, de parler de remplacement à court terme.
Aujourd’hui, Google reste largement en tête sur le plan fonctionnel. ChatGPT Translate ressemble davantage à une version 1 très bien pensée qu’à une arme de destruction massive.
Derrière Translate, la vraie stratégie d’OpenAI
Pris isolément, ChatGPT Translate pourrait passer pour un simple ajout cosmétique. Pris dans son contexte, il raconte autre chose.
OpenAI ne se contente plus de pousser des modèles toujours plus performants. L’entreprise construit patiemment une suite d’outils grand public, centrés sur des usages quotidiens simples : écrire, chercher, résumer, créer… et désormais traduire.
ChatGPT Translate n’est donc pas qu’un traducteur. C’est une brique de plus dans une stratégie produit où l’IA se fond dans des usages ordinaires, jusqu’à devenir invisible.
Traduire, demain, ce sera surtout comprendre à qui l’on parle
ChatGPT Translate ne bat pas Google Translate aujourd’hui. Il ne le cherche probablement même pas. En revanche, il pose une question dérangeante : et si traduire ne suffisait plus ?
À l’heure où les échanges internationaux se multiplient, le sens brut ne fait plus tout. Le ton, le contexte et l’intention comptent autant que les mots eux-mêmes. Sur ce terrain-là, la traduction conversationnelle a une longueur d’avance.
Si OpenAI enrichit son outil avec plus de langues et de fonctionnalités multimodales, ce lancement discret pourrait bien marquer le début d’une rivalité bien plus profonde que prévu. Pas une guerre de dictionnaires, mais une bataille pour comprendre ce que nous voulons vraiment dire.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Allez-vous utiliser ChatGPT Translate ? Ou pensez-vous que Google Traduction reste plus performant ? Partagez votre avis en commentaire !
L’intelligence artificielle générale n’est plus un concept abstrait réservé aux labos de recherche. Elle est devenue un objectif industriel, stratégique et politique. OpenAI, Google et Anthropic poursuivent tous le même graal : créer une IA capable de raisonner, d’apprendre et d’agir comme un humain. Mais derrière cet objectif commun se cachent trois visions radicalement différentes. Accélérer quitte à corriger après coup, intégrer l’IA au cœur d’un empire technologique, ou freiner volontairemen
L’intelligence artificielle générale n’est plus un concept abstrait réservé aux labos de recherche. Elle est devenue un objectif industriel, stratégique et politique. OpenAI, Google et Anthropic poursuivent tous le même graal : créer une IA capable de raisonner, d’apprendre et d’agir comme un humain. Mais derrière cet objectif commun se cachent trois visions radicalement différentes. Accélérer quitte à corriger après coup, intégrer l’IA au cœur d’un empire technologique, ou freiner volontairement pour sécuriser la trajectoire : ce dossier décrypte les choix techniques, économiques et idéologiques qui dessinent l’avenir de l’AGI… et peut-être celui du pouvoir numérique mondial.
Sur le papier, c’est la machine à résoudre les grands problèmes. Dans la vraie vie, c’est aussi la machine à redistribuer le pouvoir, l’argent… et les sueurs froides.
Aujourd’hui, trois acteurs dominent le récit occidental de cette course : OpenAI, Google (DeepMind) et Anthropic.
Même socle technologique, mêmes puces hors de prix, même obsession du “next model”. Mais derrière, trois philosophies très différentes : accélérer, industrialiser, verrouiller.
Pourquoi l’AGI est devenue une arme de compétition massive
Imaginez une entreprise qui invente un “cerveau logiciel” capable de remplacer une partie du travail intellectuel, de concevoir des médicaments, d’automatiser la cyberdéfense, d’aider des armées à planifier, d’écrire des stratégies, de coder des produits entiers.
Ça ne reste pas longtemps dans un laboratoire, ni dans un PowerPoint.
L’AGI n’est pas qu’un progrès scientifique. C’est un multiplicateur de puissance économique et géopolitique. D’où la course au compute, aux données, aux talents. Et d’où cette tension permanente : aller vite pour ne pas se faire dépasser, ralentir pour ne pas déraper.
C’est exactement là que les trois visions se séparent.
Même moteur, réglages différents : la bataille technique
Dans les trois cas, le cœur du réacteur reste un grand modèle de langage, dérivé des Transformers. Tout le monde empile du calcul, des données, des optimisations, des raffinements.
La différence se joue surtout sur deux points : l’architecture produit (multimodalité, agents, outils) et l’alignement (comment on empêche le modèle de faire n’importe quoi).
OpenAI a popularisé la recette “grand modèle + RLHF” : on entraîne un modèle gigantesque, puis on le polit au feedback humain.
On obtient ainsi un assistant très “utilisable”, très bon en conversation, très fort en généralisation, et rapidement prêt à être mis entre les mains de millions de personnes.
Google DeepMind pousse une vision plus “système” : le modèle n’est pas juste un chatbot, c’est une brique dans un ensemble.
Multimodal dès la conception, intégré à un écosystème (Search, Android, Workspace, Cloud), et nourri par l’ADN DeepMind : planification, apprentissage par renforcement, agents capables de résoudre des tâches en environnement.
Anthropic, lui, a choisi une autre obsession : rendre le modèle plus fiable, plus prévisible, plus “civilisé” au niveau comportemental, sans dépendre uniquement de milliers d’annotateurs.
D’où sa méthode d’IA constitutionnelle : une sorte de “code moral” explicite, que le modèle utilise pour s’auto-corriger. Ambition : moins de bricolage, plus de règles lisibles, plus de cohérence.
Au fond, OpenAI optimise l’impact produit, Google optimise l’intégration plateforme, Anthropic optimise la sûreté par design.
OpenAI : l’AGI comme produit, puis comme infrastructure
OpenAI, c’est l’entreprise qui a fait basculer l’IA générative dans la culture populaire. ChatGPT n’a pas juste montré une techno, il a créé un réflexe : “si j’ai un problème, je le donne au modèle”. Et ça, en termes d’adoption, c’est une claque.
Le pari d’OpenAI est très clair : mettre vite des systèmes puissants sur le marché, apprendre au contact du réel, itérer sans arrêt. Pas de romantisme académique ici.
L’objectif est de construire une IA utilisable, déployable, monétisable, avec des versions, des abonnements, des API, des intégrations. L’AGI n’est pas un trophée de laboratoire : c’est une trajectoire produit.
Techniquement, ça se voit à la manière dont OpenAI empile les couches : outils, navigation, code, vision, mémoire, assistants. Le modèle devient une interface universelle.
Le nerf de la guerre, ce n’est plus seulement “répondre”, c’est “agir” : planifier une tâche, utiliser des services, orchestrer des étapes. Bref, aller vers l’agent.
Mais cette vitesse a un prix : OpenAI communique peu sur les détails internes, publie moins qu’avant, et assume une opacité stratégique. C’est cohérent avec une entreprise en guerre économique, moins avec le mythe initial de “l’open research”.
Côté alignement, OpenAI reste très pragmatique : RLHF, filtrage, politiques d’usage, red teaming. Un mélange d’ingénierie, de garde-fous, et de gestion du risque réputationnel.
Google DeepMind : l’AGI comme plateforme planétaire
Google joue une autre partie. Son avantage, ce n’est pas d’avoir le chatbot le plus hype un mardi soir. Son avantage, c’est de posséder la plateforme où l’IA va vivre : recherche, mail, docs, vidéo, mobile, cloud, data centers, puces maison.
DeepMind apporte la recherche, Google apporte l’échelle. Gemini symbolise cette fusion : un modèle pensé pour être multimodal, branché sur des outils, et destiné à s’infiltrer dans toutes les couches de produits.
La stratégie ressemble à une marée : plutôt que de tout miser sur un seul produit-star, Google diffuse l’IA partout. Résumés dans Gmail, génération dans Docs, assistants dans Android, fonctionnalités dans Search, API dans Cloud. L’AGI, ici, n’est pas seulement une “intelligence” : c’est un système nerveux pour l’écosystème Google.
Et contrairement à OpenAI, Google a un historique fort de publication scientifique. Mais plus on monte en puissance, plus la logique change : moins de transparence sur les modèles frontière, plus de contrôle, plus de prudence dans ce qui est montré.
Non pas par amour du secret, mais parce que Google n’a pas le droit à l’erreur : sa base d’utilisateurs est gigantesque, et chaque dérapage devient une affaire mondiale.
Google a aussi un autre réflexe : gouverner par “principes” et process internes. Là où OpenAI avance en sprint, Google avance en flotte. C’est moins spectaculaire, mais souvent plus durable.
Anthropic : l’AGI sous surveillance, même quand ça fait mal
Anthropic s’est construit sur une critique implicite d’OpenAI : “aller trop vite, c’est se condamner à courir après les problèmes”. Sa promesse est presque inversée : moins de feu d’artifice, plus de robustesse.
Le cœur de cette approche, c’est la “Constitutional AI”. Au lieu de calibrer le modèle uniquement via des préférences humaines implicites, Anthropic définit des principes explicites, et demande au modèle de se juger lui-même, puis de se corriger.
L’idée est simple : si on veut une IA fiable, il faut des règles lisibles, pas seulement des réflexes appris dans le brouillard statistique.
Claude a aussi marqué des points avec des contextes très longs, utiles pour l’analyse de documents, le juridique, le code, la synthèse de gros dossiers. Ce n’est pas sexy comme un duel de benchmarks, mais en entreprise, c’est souvent ça qui fait signer.
Anthropic vend donc une promesse “enterprise-ready” : moins de surprises, plus de contrôle, une posture de sécurité assumée. C’est une stratégie commerciale autant qu’une philosophie.
Reste une question brutale : à mesure que les modèles gagnent en puissance, est-ce que cette prudence résistera à la concurrence ? Anthropic a besoin de compute, d’argent, de parts de marché. Même la vertu doit payer sa facture d’électricité.
Gouvernance : trois façons de tenir le volant pendant la tempête
OpenAI a une gouvernance hybride et… explosive. Une structure née dans le non-profit, devenue partiellement commerciale, avec un conseil d’administration censé protéger la mission.
L’épisode du renvoi puis du retour de Sam Altman a exposé une réalité : la gouvernance “idéale” se fracasse vite sur les rapports de force quand l’entreprise devient un actif stratégique.
Google DeepMind est dans une structure classique de grand groupe. Le contrôle est clair, les arbitrages passent par Alphabet, et la priorité ultime est la protection de l’écosystème Google.
On y parle d’éthique, bien sûr, mais l’éthique est imbriquée dans des process internes, pas dans une architecture de pouvoir séparée.
Anthropic, lui, tente une innovation institutionnelle : statut de Public Benefit Corporation, et mécanismes de contrôle pensés pour garder une mission long terme, même sous pression des investisseurs.
C’est l’idée du “frein intégré”. Ça ne garantit pas tout, mais ça montre au moins une volonté : se préparer aux dilemmes avant qu’ils n’explosent.
Business : Microsoft, Alphabet, Amazon… l’AGI a déjà ses empires
On peut parler d’idéaux tant qu’on veut, mais l’AGI se fabrique avec des milliards et des data centers. Et là, les alliances dessinent des blocs.
OpenAI est l’arme offensive de Microsoft. Azure fournit l’infrastructure, Microsoft fournit la distribution (Office, Windows, GitHub), OpenAI fournit la magie. C’est une symbiose : Microsoft rattrape son retard IA, OpenAI obtient une rampe de lancement mondiale.
Google DeepMind n’a pas besoin d’un sponsor externe : Alphabet est le sponsor. Mais Google doit réussir la monétisation sans cannibaliser son cœur historique (Search et publicité). C’est un exercice d’équilibriste : intégrer l’IA partout, sans casser la machine à cash.
Anthropic, lui, a trouvé une alliance massive avec Amazon : investissement, infrastructure AWS, distribution via les offres cloud. Et le fait que Google ait aussi soutenu Anthropic à un moment montre une réalité très moderne : même les rivaux financent parfois le même cheval, juste pour ne pas finir à pied.
Au final, l’AGI n’est pas seulement une course entre labos. C’est une course entre empires cloud.
Géopolitique : l’AGI, ce n’est pas “juste de l’IA”, c’est du pouvoir
Les États-Unis veulent garder la main sur les modèles les plus puissants. La Chine veut réduire l’écart. L’Europe veut réguler, sans avoir de champion à la même échelle.
Les trois acteurs ici sont ancrés dans l’orbite américaine, et leurs choix techniques deviennent automatiquement des enjeux de souveraineté : quels modèles sont accessibles, dans quels pays, avec quelles garanties, quelles restrictions à l’export, quelles obligations de transparence.
La régulation européenne ajoute une couche : obligation de conformité, exigences de transparence, responsabilités accrues. OpenAI a parfois flirté avec l’idée de se retirer si les contraintes deviennent trop lourdes, puis a rétro-pédalé.
Google et Anthropic jouent davantage la carte diplomatique. Mais tous savent que l’Europe est un marché trop important pour être ignoré.
Et pendant ce temps, la vraie bataille se joue sur la capacité à produire des “frontier models” de plus en plus autonomes. Plus ces systèmes peuvent agir, plus la question n’est plus “que disent-ils ?”, mais “que peuvent-ils faire ?” Et là, la cybersécurité, la désinformation, l’usage militaire deviennent des sujets concrets, pas des scénarios de SF.
Conclusion : accélérer, intégrer, sécuriser… et survivre à sa propre réussite
OpenAI fonce et transforme l’AGI en produit. Google DeepMind construit une IA-plateforme, diffuse et omniprésente. Anthropic tente de fabriquer une IA plus contrôlable, même si ça ralentit.
Trois visions, trois manières de gérer la même contradiction : une technologie qui promet le jackpot, mais qui peut aussi casser la table.
La suite dépendra moins des slogans que de deux réalités très terre-à-terre : qui obtient le compute, et qui parvient à déployer sans déclencher une crise de confiance majeure. Parce qu’à ce niveau de puissance, le premier gros accident ne fera pas tomber un modèle. Il pourrait faire basculer tout le secteur.
OpenAI expérimente une fonctionnalité sur ChatGPT pour aider les utilisateurs à trouver du travail. Formations, montée en compétences, aide au recrutement ou à la reconversion… le chatbot pourrait bientôt devenir un véritable assistant professionnel.
Ainsi, ChatGPT va devenir votre copilote de carrière. OpenAI essaye actuellement une nouvelle fonctionnalité baptisée « Emplois » pour vous accompagner dans le développement de votre carrière. L’objectif est de vous aider à mieux vous orienter pr
OpenAI expérimente une fonctionnalité sur ChatGPT pour aider les utilisateurs à trouver du travail. Formations, montée en compétences, aide au recrutement ou à la reconversion… le chatbot pourrait bientôt devenir un véritable assistant professionnel.
Ainsi, ChatGPT va devenir votre copilote de carrière. OpenAI essaye actuellement une nouvelle fonctionnalité baptisée « Emplois » pour vous accompagner dans le développement de votre carrière. L’objectif est de vous aider à mieux vous orienter professionnellement, à monter en compétences. Et, pourquoi pas, à changer de voie. L’information ne vient pas d’une annonce officielle, mais d’indices repérés dans l’application web du chatbot.
Un tableau de bord Emplois en préparation pour ChatGPT
C’est Tibor Blaho, observateur attentif des évolutions d’OpenAI, qui a repéré des changements suggérant l’arrivée d’un espace dédié à l’emploi. Selon lui, ce futur tableau de bord « Emplois » fonctionnerait comme d’autres hubs déjà intégrés à ChatGPT. Notamment, celui récemment lancé autour de la santé, connecté à Apple HealthKit, MyFitnessPal ou encore Peloton.
Cet outil pourrait apparaître sous la forme d’un nouvel onglet dans la barre latérale, avec ses propres fonctionnalités et intégrations. L’idée serait de centraliser tout ce qui touche à la carrière comme la formation, la montée en compétences, la réflexion sur l’évolution professionnelle… Le tout, guidé par l’IA.
ChatGPT wants to help you land your next job
OpenAI is testing a new feature tentatively called ChatGPT Jobs, aimed at job search, career navigation, and professional growth. pic.twitter.com/tqCxtly3Sk
Sur le fond, OpenAI ne part pas de zéro. Un tel outil pourrait aider les utilisateurs àaméliorer leur CV et leurs lettres de motivation, à identifier des offres adaptées à leur profil. Ou encore à comparer des postes selon leurs objectifs personnels. ChatGPT pourrait aussi proposer des plans de perfectionnement pour se démarquer sur un marché du travail de plus en plus compétitif.
En septembre 2025, Fidji Simo, PDG de la division Applications d’OpenAI, évoquait déjà l’expansion de OpenAI Jobs. C’est une plateforme qui mettra en relation les entreprises et les talents spécialisés en IA. « Nous utiliserons l’IA pour trouver l’adéquation parfaite entre les besoins des entreprises et les compétences des travailleurs », écrivait-elle alors.
Dans le même temps, OpenAI a lancé un programme de certifications ambitieux, qui aspire à certifier 10 millions d’Américains d’ici 2030. Autant d’indices qui pointent vers un écosystème emploi plus centralisé.
555 000 dollars par an pour penser au pire, tous les jours. OpenAI recrute un “head of preparedness”, un poste officiellement dédié à la sécurité de l’IA, officieusement chargé de rendre ses risques acceptables pendant que la course aux milliards s’accélère. Entre garde-fou technique, paratonnerre juridique et funambule sous pression, ce métier révèle surtout une chose: le danger n’est plus un accident de l’IA, il fait désormais partie du produit.
Il y a des annonces d’emploi qui font rêver,
555 000 dollars par an pour penser au pire, tous les jours. OpenAI recrute un “head of preparedness”, un poste officiellement dédié à la sécurité de l’IA, officieusement chargé de rendre ses risques acceptables pendant que la course aux milliards s’accélère. Entre garde-fou technique, paratonnerre juridique et funambule sous pression, ce métier révèle surtout une chose: le danger n’est plus un accident de l’IA, il fait désormais partie du produit.
Il y a des annonces d’emploi qui font rêver, et d’autres qui donnent envie de vérifier trois fois que le détecteur de fumée fonctionne.
Quand Sam Altman décrit lui-même un poste comme “stressant” et précise qu’on y est plongé “directement dans le grand bain”, ce n’est pas une figure de style LinkedIn. C’est un avertissement.
OpenAI chercheun “head of preparedness”, un responsable chargé d’anticiper les dégâts potentiels de l’IA. Salaire affiché : environ 555 000 dollars par an. Mission officieuse : réfléchir en permanence à la meilleure manière d’éviter que tout parte complètement de travers, sans jamais freiner la machine.
Le paradoxe est posé dès la première ligne. Être payé une fortune pour imaginer le pire, pendant que l’entreprise accélère comme si le futur devait arriver hier.
“Preparedness”, ou l’art de rendre le danger fréquentable
We are hiring a Head of Preparedness. This is a critical role at an important time; models are improving quickly and are now capable of many great things, but they are also starting to present some real challenges. The potential impact of models on mental health was something we…
Le mot est élégant, presque rassurant. La preparedness, chez OpenAI, désigne ce programme chargé de vérifier que les modèles “se comportent comme prévu dans le monde réel”.
Dit autrement, il s’agit de construire des garde-fous, des cadres d’évaluation et des stratégies de mitigation pour des systèmes dont on sait déjà qu’ils surprennent leurs propres créateurs.
Le détail important, celui que l’annonce ne souligne jamais frontalement, c’est que la preparedness ne vise pas à supprimer le risque.
Elle vise à le qualifier, à le mesurer, à le contenir dans des proportions acceptables. Ce n’est pas une assurance tous risques. C’est un calcul permanent entre ce qui peut être toléré et ce qui devient trop embarrassant, juridiquement ou médiatiquement.
Si l’objectif était réellement de ne jamais causer de tort, la solution serait triviale : retirer les produits du marché. Mais ce scénario-là n’intéresse personne.
Quand l’IA déraille déjà dans le monde réel
Le plus ironique, dans cette promesse de modèles “qui se comportent comme prévu”, c’est que les exemples contraires s’accumulent déjà. ChatGPT continue d’halluciner dans des documents juridiques.
Des centaines de plaintes ont été déposées auprès de la Federal Trade Commission. Des utilisateurs décrivent des impacts sur leur santé mentale. Des images banales se transforment en deepfakes sexuels en quelques prompts malveillants.
Même Sora, vitrine technologique d’OpenAI, a dû se faire amputer de certaines capacités après que des utilisateurs se sont amusés à faire dire n’importe quoi à Martin Luther King Jr.. Le futur n’est pas hypothétique. Il est déjà là, imparfait, instable et parfois franchement gênant.
Dans ce contexte, recruter un responsable du “danger de l’IA” ressemble moins à une anticipation qu’à une tentative de reprise de contrôle a posteriori.
L’argument magique de l’abus utilisateur
Quand ces problèmes remontent jusqu’aux tribunaux, une ligne de défense revient systématiquement : l’abus. Si un modèle dérape, ce n’est pas parce qu’il est mal conçu, mais parce qu’il a été utilisé en violation des règles. Dans l’affaire liée à la mort d’Adam Raine, OpenAI a évoqué cette possibilité dans ses documents juridiques.
La preparedness devient alors un outil stratégique. Il ne s’agit plus seulement de sécurité technique, mais de démontrer que l’entreprise a fait “tout ce qu’elle pouvait raisonnablement faire”.
Le rôle consiste à bâtir un récit crédible où le risque est reconnu, encadré, documenté. Suffisamment, en tout cas, pour limiter la responsabilité légale quand l’inévitable se produit.
Imaginer les catastrophes de technologies qui n’existent pas encore
La description du poste précise que le responsable devra “faire évoluer le cadre de preparedness à mesure que de nouveaux risques, capacités ou attentes externes émergent”.
Traduction brutale : il faut imaginer comment des produits futurs pourraient nuire à des individus ou à la société, avant même qu’ils soient conçus.
C’est un travail de prospective anxieuse. Identifier des capacités indésirables, concevoir des mécanismes de mitigation, définir des seuils d’acceptabilité.
Tout cela pendant que les équipes produit poussent pour sortir des versions plus puissantes, plus rapides, plus intégrées dans la vie quotidienne.
Le responsable du danger n’avance jamais sur terrain stable. Il cartographie un champ de mines pendant que les mines sont encore en train d’être fabriquées.
Sécuriser sans jamais ralentir
La difficulté devient presque absurde quand on la met en regard des ambitions financières. Sam Altman l’a laissé entendre sans détour : OpenAI vise un saut de revenus spectaculaire, de plus de 13 milliards de dollars aujourd’hui à 100 milliards en moins de deux ans. Produits grand public, appareils physiques, IA capable “d’automatiser la science”. Tout doit aller vite, très vite.
Dans ce contexte, le responsable de la preparedness est celui qui doit sécuriser sans freiner, alerter sans bloquer, prévenir sans dire non.
Il n’est pas là pour appuyer sur le bouton d’arrêt d’urgence. Il est là pour s’assurer que le train continue d’avancer, même si les rails sont encore en train d’être posés.
La comparaison avec Walt Disney, en termes de revenus attendus, donne la mesure de la pression. On ne demande pas à ce poste d’être un garde-fou héroïque. On lui demande d’être compatible avec une croissance industrielle.
Un métier impossible, mais révélateur
Être “responsable du danger de l’IA”, ce n’est pas sauver le monde. C’est accepter que le danger fasse partie du produit, et travailler à le rendre gérable, défendable, présentable. Ce poste n’existe que parce que la question n’est plus “faut-il y aller ?”, mais “jusqu’où peut-on aller sans que ça explose trop fort ?”.
En ce sens, c’est peut-être l’un des métiers les plus stressants du monde. Non pas parce qu’il demande une vigilance permanente, mais parce qu’il incarne une tension que personne n’a encore résolue.
Continuer à déployer des technologies aux effets imprévisibles, tout en affirmant que tout est sous contrôle. Trouver l’équilibre entre innovation et responsabilité, quand l’une vit de la vitesse et l’autre de la retenue.
Le poste de head of preparedness ne dit pas seulement quelque chose d’OpenAI. Il raconte notre époque. Une époque où l’on ne cherche plus à éliminer le risque, mais à apprendre à vivre avec, tant qu’il reste compatible avec le business plan.
Si vous aviez encore un doute sur l’ampleur de la révolution en cours. Jetez un œil aux chéquiers des géants de la tech. Les chiffres ne se comptent plus en millions, ni en centaines de millions, mais en dizaines de milliards de dollars.
On assiste à une véritable course à l’armement numérique avec l’industrie de l’IA. OpenAI, Nvidia et les Hyperscalers (Microsoft, Amazon, Google) redessinent la carte du pouvoir économique mondial. Mais au-delà des zéros qui s’alignent, que racontent ces dea
Si vous aviez encore un doute sur l’ampleur de la révolution en cours. Jetez un œil aux chéquiers des géants de la tech. Les chiffres ne se comptent plus en millions, ni en centaines de millions, mais en dizaines de milliards de dollars.
On assiste à une véritable course à l’armement numérique avec l’industrie de l’IA. OpenAI, Nvidia et les Hyperscalers (Microsoft, Amazon, Google) redessinent la carte du pouvoir économique mondial. Mais au-delà des zéros qui s’alignent, que racontent ces deals sur notre avenir ? Plongée dans le top des transactions qui donnent le tournis.
OpenAI et Microsoft : le mariage de raison à 13 milliards
C’est le deal qui a tout déclenché. En injectant progressivement plus de 13 milliards de dollars dans OpenAI. Microsoft ne s’est pas contenté d’acheter des parts dans une startup prometteuse. La firme de Redmond a verrouillé un accès exclusif aux modèles GPT pour ses produits (Office, Azure, Windows).
Pour OpenAI, ce partenariat était vital. Effectivement, l’entraînement de modèles comme GPT-5 nécessite une puissance de calcul phénoménale. Une chose que seul un géant comme Microsoft pouvait offrir via ses data centers. C’est l’archétype du deal moderne surtout pour les crédits cloud pour alimenter les serveurs.
Amazon et Anthropic : la riposte à 8 milliards
Pendant que Microsoft et OpenAI occupaient le devant de la scène, Amazon ne restait pas les bras croisés. En investissant un total de 8 milliards de dollars dans Anthropic, le géant du e-commerce a sécurisé sa place dans la course.
Ainsi, Amazon propose les modèles d’Anthropic sur sa plateforme AWS. En échange, Anthropic s’engage à utiliser les puces maison d’Amazon (Trainium et Inferentia). C’est une guerre d’écosystèmes où chaque géant veut garder ses clients captifs de son propre nuage informatique.
Nvidia : le banquier et l’architecte du monde IA
Nvidia est aujourd’hui au centre de toutes les convoitises. Non seulement tout le monde s’arrache ses puces H100, mais l’entreprise est devenue un investisseur ultra-agressif. Récemment, un partenariat stratégique entre OpenAI et Nvidia a fuité. Il évoque le déploiement de 10 gigawatts de systèmes IA. Le projet vise un investissement pouvant atteindre les 100 milliards de dollars à terme.
Nvidia ne se contente plus de vendre des composants. Elle finance ses propres clients (comme CoreWeave) pour s’assurer que ses puces restent le standard absolu. On se souvient aussi de l’acquisition de Mellanox pour 7 milliards de dollars en 2020. Cela permet aujourd’hui à Nvidia de faire communiquer ses puces à une vitesse record.
Oracle et OpenAI : le deal de tous les records ?
La rumeur et les rapports financiers font état d’un accord potentiellement titanesque entre Oracle et OpenAI. On parle de 300 milliards de dollars sur cinq ans pour de la puissance de calcul. Si ces chiffres se confirment, nous changerions d’échelle. L’infrastructure IA deviendrait l’investissement le plus lourd de l’histoire industrielle, devant l’aérospatiale ou l’énergie.
Pourquoi une telle frénésie ? Parce que dans l’IA, la taille compte. Plus vous avez de données et de puissance de calcul, plus votre modèle est intelligent. Les entreprises ne parient pas seulement sur un logiciel, mais sur la possession de l’infrastructure qui fera tourner l’économie de demain.
Cependant, cette débauche de moyens pose une question humaine et éthique. Peut-on laisser une poignée d’entreprises privées détenir les clés d’une technologie aussi transformatrice ? Si l’IA est le nouveau pétrole, les deals d’aujourd’hui sont en train de forer les puits qui vont alimenter le prochain siècle.
Vos discussions avec ChatGPT ne sont pas aussi éphémères qu’elles en ont l’air. Derrière l’interface rassurante du chatbot, des échanges personnels peuvent survivre à leurs auteurs. Et ils peuvent devenir des pièces sensibles dans des affaires judiciaires.
Derrière son image d’assistant virtuel serviable, ChatGPT stocke des milliers de discussions souvent très personnelles. Aujourd’hui, ces données ne posent plus seulement une question de confidentialité, mais aussi de responsabilité. Lorsqu’
Vos discussions avec ChatGPT ne sont pas aussi éphémères qu’elles en ont l’air. Derrière l’interface rassurante du chatbot, des échanges personnels peuvent survivre à leurs auteurs. Et ils peuvent devenir des pièces sensibles dans des affaires judiciaires.
Derrière son image d’assistant virtuel serviable, ChatGPT stocke des milliers de discussions souvent très personnelles. Aujourd’hui, ces données ne posent plus seulement une question de confidentialité, mais aussi de responsabilité. Lorsqu’un drame survient, que deviennent ces échanges après la mort de leur auteur ? OpenAI est accusée de garder le silence, voire de contrôler ces données à sa convenance.
Des conversations au cœur d’un drame judiciaire
L’affaire qui secoue OpenAI est particulièrement troublante. Suzanne Adams est assassinée par son fils Stein-Erik Soelberg avant que ce dernier ne se suicide. Ainsi, la famille de cette Américaine de 83 ans, accuse l’entreprise de dissimuler des discussions importantes avec ChatGPT. Selon la plainte, ces échanges auraient joué un rôle dans la dérive mentale de Soelberg. Apparemment, il est devenu progressivement paranoïaque après un divorce et un isolement social marqué.
Des journaux partiels, retrouvés via des vidéos que Soelberg publiait sur les réseaux sociaux, montrent un chatbot validant des délires de type complotiste. ChatGPT y aurait présenté l’homme comme un « guerrier investi d’une mission divine », doté de pouvoirs spéciaux. Il allait jusqu’à suggérer que sa mère faisait partie de forces hostiles cherchant à l’éliminer. Qui plus est, certains messages laissent entendre que Soelberg croyait pouvoir retrouver ChatGPT après la mort.
Mais malgré ces éléments publics, la famille affirme ne pas avoir accès aux conversations complètes des jours précédant le meurtre et le suicide. OpenAI refuserait de transmettre ces données. L’entreprise invoque ainsi des raisons de confidentialité. Alors même qu’elle a récemment affirmé, dans une autre affaire, que l’historique de discussions complet était indispensable pour comprendre un suicide impliquant ChatGPT.
Qui contrôle vos données sur ChatGPT après votre mort ?
OpenAI n’a donc actuellement aucune politique claire sur le devenir des données d’un utilisateur décédé. En pratique, les discussions avec ChatGPT sont conservées indéfiniment, sauf suppression manuelle préalable. Ce détail devient explosif quand ces échanges contiennent des informations personnelles, sensibles ou médicales.
Face aux tribunaux, OpenAI semble décider au cas par cas quand partager ou non les historiques de discussion avec ChatGPT. Ce qui lui donne un contrôle total sur des preuves potentiellement déterminantes. Les plaignants jugent cette position incohérente. Ces derniers rappellent que, selon les propres conditions d’utilisation d’OpenAI, l’entreprise n’est pas propriétaire des conversations.
Did ChatGPT drive a paranoid man to murder his 83-year-old mother? According to a new complaint, that's exactly what happened. An OpenAI ChatGPT bot allegedly drove Stein-Erik Soelberg to paranoia and eventually to his mother's murder. According to the complaint, the ChatGPT bot pic.twitter.com/ug8QENEJsk
À la différence de plateformes comme Facebook, Instagram ou Discord, qui prévoient des procédures en cas de décès, les chatbots évoluent encore dans un flou juridique total. Pour l’Electronic Frontier Foundation, OpenAI aurait dû anticiper cette situation depuis longtemps.
Ainsi, vos discussions avec ChatGPT ne disparaissent pas avec vous. Et pour l’instant, c’est OpenAI qui décide ce qu’il en reste, ou non.
Depuis sa création en 2015, OpenAI s’est positionnée comme le garant d’une intelligence artificielle éthique et transparente. Pourtant, l’image de l’organisation dirigée par Sam Altman se craquèle.
Entre départs en série et accusations de censure interne. Le géant de l’IA semble avoir troqué son idéal de transparence contre une stratégie commerciale impitoyable. Le dernier départ en date, celui du chercheur en économie Tom Cunningham. Ce dernier lève le voile sur une dérive inquiétante
Depuis sa création en 2015, OpenAI s’est positionnée comme le garant d’une intelligence artificielle éthique et transparente. Pourtant, l’image de l’organisation dirigée par Sam Altman se craquèle.
Entre départs en série et accusations de censure interne. Le géant de l’IA semble avoir troqué son idéal de transparence contre une stratégie commerciale impitoyable. Le dernier départ en date, celui du chercheur en économie Tom Cunningham. Ce dernier lève le voile sur une dérive inquiétante avec l’étouffement systématique des recherches critiques.
Le chercheur accuse OpenIA de se dévier de mission initiale
Tom Cunningham ne s’est pas contenté de quitter son poste. Il a adressé un message d’adieu interne dont la teneur est accablante. Selon des informations rapportées par Wired, le chercheur estime que l’équipe de recherche économique d’OpenAI a dévié de sa mission initiale. Plutôt que de produire une analyse rigoureuse et objective de l’impact de l’IA sur la société. L’unité agirait désormais comme une simple « branche de propagande » au service de l’employeur.
Le grief principal de Cunningham porte sur la liberté académique. Alors que les chercheurs devraient pouvoir explorer les zones d’ombre de l’IA. OpenAI exercerait une pression pour que seuls les résultats « valorisants » soient publiés. En somme, la vérité scientifique passerait après les intérêts marketing.
OpenAI impose une culture de la discrétion
Peu après la démission de Cunningham, le directeur de la stratégie d’OpenAI. Jason Kwon, a clarifié la position de l’entreprise dans un mémo interne sur Slack. Pour lui, OpenAI n’est plus seulement une institution de recherche, mais un « acteur majeur du monde ». À ce titre, il estime que l’entreprise doit « prendre ses responsabilités » quant aux résultats qu’elle diffuse. Pour lui, certaines vérités sont trop sensibles pour être rendues publiques sans filtre.
Cette approche, perçue comme de la censure par les employés, marque une rupture brutale avec les racines non-lucratives d’OpenAI. Autrefois championne de l’open-source, l’entreprise verrouille désormais ses modèles et transforme sa structure en une entité à but lucratif.
Les vérités qui dérangents mises sous le tapis
Qu’est-ce qu’OpenAI cherche exactement à cacher ? Les inquiétudes des chercheurs portent souvent sur l’impact socio-économique global. Alors qu’un rapport officiel publié en septembre par l’entreprise vantait les mérites de ChatGPT comme un outil de productivité. Les recherches qui montrent que l’IA peut exacerber les inégalités sont systématiquement minimisées ou bloquées.
D’autres anciens membres, comme Miles Brundage ou William Saunders, ont également exprimé leurs frustrations. Leurs témoignages convergent sur l’urgence de sortir de « nouveaux produits brillants » prend le pas sur la sécurité des utilisateurs.
Un important enjeu financier pour OpenAI
Avec des investissements se chiffrant en dizaines de milliards de dollars et des partenariats colossaux. L’entreprise ne peut pas se permettre de diffuser des recherches qui alimenteraient les craintes du public ou des régulateurs. Par contre, cette stratégie de l’occultation est un pari risqué.
En perdant ses meilleurs talents au profit d’une culture du secret, OpenAI risque de perdre sa crédibilité. Si le public commence à voir en Sam Altman comme un PDG dissimulant les risques réels de sa technologie. Le « futur radieux » promis par l’IA pourrait bien perdre de son éclat. Le départ de Tom Cunningham rappelle une réalité brutale. La science et les profits font rarement bon ménage lorsqu’il s’agit de dire la vérité sur les technologies.
La recherche en intelligence artificielle adore parler d’impact, mais beaucoup moins d’effets secondaires. Officiellement, tout est mesuré, évalué, anticipé. Officieusement, certains chiffres dérangent. Trop. Le départ fracassant d’un chercheur d’OpenAI, révélé par Wired, jette une lumière crue sur ce malaise grandissant : quand l’IA menace l’économie ou l’emploi, la vérité devient-elle un problème de communication ?
On ne quitte pas OpenAI sur un coup de tête. Encore moins quand on travaille
La recherche en intelligence artificielle adore parler d’impact, mais beaucoup moins d’effets secondaires. Officiellement, tout est mesuré, évalué, anticipé. Officieusement, certains chiffres dérangent. Trop. Le départ fracassant d’un chercheur d’OpenAI, révélé par Wired, jette une lumière crue sur ce malaise grandissant : quand l’IA menace l’économie ou l’emploi, la vérité devient-elle un problème de communication ?
On ne quitte pas OpenAI sur un coup de tête. Encore moins quand on travaille sur un sujet aussi stratégique que l’impact économique de l’IA.
Tom Cunningham, chercheur en économie au sein de l’entreprise, a pourtant décidé de partir. Et il n’a pas fait semblant de refermer la porte discrètement.
Dans son message de départ, partagé en interne, Cunningham accuse son équipe de s’éloigner de la recherche au sens strict pour se transformer en relais narratif de l’entreprise. En clair : produire des études, oui… mais à condition qu’elles racontent la bonne histoire.
Celle d’une IA créatrice de valeur, dopant la productivité, modernisant le travail. Pas celle d’un outil susceptible de détruire des emplois, d’accentuer les inégalités ou de provoquer des chocs économiques difficiles à encaisser.
Selon Wired, au moins un autre membre de l’équipe de recherche économique aurait également quitté OpenAI pour des raisons similaires. Un détail qui, mis bout à bout, commence à ressembler à un signal faible… qui ne l’est plus tant que ça.
La recherche économique, ce miroir qu’OpenAI n’aime plus trop regarder
Sur le papier, OpenAI se présente toujours comme un acteur responsable, soucieux d’étudier les conséquences de ses propres technologies.
L’entreprise publie régulièrement des rapports sur les usages de ChatGPT, les gains de productivité ou l’adoption mondiale de ses outils.
Mais justement : ce qu’elle publie est de plus en plus homogène. Toujours positif. Toujours orienté vers la création de valeur.
En septembre dernier, un rapport piloté par Aaron Chatterji, responsable de la recherche économique, mettait en avant les bénéfices économiques de ChatGPT à travers le monde. Une démonstration propre, bien ficelée, presque trop lisse.
Pour un ancien économiste ayant travaillé avec OpenAI, cité anonymement par Wired, le problème est là : la recherche interne tendrait désormais à glorifier la technologie, au lieu d’en explorer honnêtement les zones grises. Autrement dit, le miroir existe toujours… mais il est soigneusement incliné.
“Build solutions, not papers” : quand la stratégie dicte la science
Après le départ de Cunningham, un message interne vient cristalliser le malaise. Jason Kwon, directeur de la stratégie d’OpenAI, explique que l’entreprise ne doit pas se contenter de publier des recherches sur des sujets “difficiles”, mais qu’elle doit aussi “construire des solutions”.
Sur le principe, l’argument est défendable. OpenAI n’est pas un laboratoire académique isolé, mais un acteur majeur qui déploie ses technologies à l’échelle mondiale. Le problème, c’est ce que cette logique implique concrètement.
Quand une entreprise est à la fois juge et partie, productrice de l’outil et analyste de ses effets, la tentation est forte de reformuler les problèmes avant même de les étudier.
On ne parle plus seulement de recherche, mais de gestion de perception. La science cesse alors d’être un espace d’exploration libre pour devenir un outil de pilotage stratégique. C’est précisément ce glissement que dénoncent les chercheurs qui partent.
D’un labo idéaliste à une machine économique à mille milliards
Pour comprendre cette crispation, il faut revenir sur la trajectoire d’OpenAI. À sa création en 2016, l’organisation se voulait ouverte, presque militante.
Recherche open source, discours sur le bien commun, méfiance affichée vis-à-vis des logiques purement commerciales.
En moins de dix ans, le décor a radicalement changé. Les modèles sont désormais fermés. L’entreprise s’est restructurée en public benefit corporation.
Les partenariats se chiffrent en dizaines, puis en centaines de milliards de dollars. OpenAI négocie des accords colossaux, investit massivement dans les infrastructures, et prépare, selon plusieurs sources, une introduction en bourse qui pourrait viser une valorisation proche du trillion de dollars.
Dans ce contexte, publier une étude concluant que l’IA pourrait déstabiliser massivement le marché du travail ou provoquer un choc économique négatif n’est plus un simple exercice académique.
C’est un risque financier, politique et médiatique. La vérité devient alors non pas fausse, mais dangereuse.
Cunningham n’est pas un cas isolé : la liste des lanceurs d’alerte s’allonge
L’affaire Cunningham s’inscrit dans une série plus large de départs et de critiques internes. Ces derniers mois, plusieurs figures clés ont quitté OpenAI en exprimant des inquiétudes similaires, bien que portant sur des domaines différents.
William Saunders, ancien membre de l’équipe “Superalignment”, a expliqué être parti après avoir constaté que la priorité allait aux produits “plus rapides et plus brillants”, au détriment de la sécurité.
Steven Adler, ex-chercheur en sécurité, critique publiquement la gestion des risques psychologiques liés à ChatGPT, évoquant des utilisateurs entraînés dans des spirales délirantes.
Miles Brundage, ancien responsable de la policy research, a lui aussi dénoncé la difficulté croissante à publier sur certains sujets jugés sensibles.
Le point commun n’est pas anecdotique. Sécurité, alignement, économie : ce sont précisément les domaines qui pourraient freiner, compliquer ou réguler le déploiement massif de l’IA.
Ceux qui posent problème ne disparaissent pas. Ce sont ceux qui les étudient qui s’en vont.
Le vrai danger n’est pas l’IA… mais qui écrit son histoire
OpenAI n’est pas une entreprise comme les autres. Ses rapports sont lus par des gouvernements, cités par des régulateurs, repris par des médias généralistes. Elle participe activement à la construction du récit public autour de l’intelligence artificielle.
Si ce récit repose sur une recherche de plus en plus orientée, alors le débat démocratique lui-même devient bancal. Les politiques publiques se fondent sur des analyses partielles.
Les citoyens n’ont accès qu’à une version filtrée des impacts réels. Et l’IA avance sous couvert de science, alors qu’il s’agit parfois de stratégie.
Ce n’est pas une censure brutale, ni un complot. C’est plus subtil, plus moderne, plus acceptable. Une sélection des questions qu’on pose, et de celles qu’on évite.
Quand la vérité devient “inconfortable”, elle devient stratégique
Le départ de Tom Cunningham ne prouve pas qu’OpenAI ment. Il montre autre chose, peut-être plus préoccupant : que certaines vérités sont devenues trop coûteuses à produire.
À mesure que l’IA s’impose comme une force économique majeure, la question n’est plus seulement de savoir ce qu’elle peut faire, mais qui a le droit d’en mesurer les dégâts.
Tant que cette mission reste entre les mains de ceux qui ont tout à perdre à la réponse, la recherche restera sous tension. Et les chercheurs continueront, parfois, de claquer la porte…
ChatGPT vacille. Sous la pression de Gemini 3, Claude 4.5 et Llama 4, OpenAI a déclenché un rarissime “Code Rouge” pour éviter de perdre sa couronne. Entre fuite des utilisateurs, retard technologique et guerre du compute, Sam Altman joue désormais la survie du numéro 1 mondial de l’IA. Et la bataille qui s’ouvre pourrait redessiner tout l’écosystème…
ChatGPT fête à peine ses trois ans… et OpenAI souffle déjà les bougies en état d’urgence. La Silicon Valley bruisse : Sam Altman aurait déclenc
ChatGPT vacille. Sous la pression de Gemini 3, Claude 4.5 et Llama 4, OpenAI a déclenché un rarissime “Code Rouge” pour éviter de perdre sa couronne. Entre fuite des utilisateurs, retard technologique et guerre du compute, Sam Altman joue désormais la survie du numéro 1 mondial de l’IA. Et la bataille qui s’ouvre pourrait redessiner tout l’écosystème…
ChatGPT fête à peine ses trois ans… et OpenAI souffle déjà les bougies en état d’urgence. La Silicon Valley bruisse : Sam Altman aurait déclenché un “Code Rouge”, un terme que seuls les dirigeants qui dorment avec une calculette sous l’oreiller se permettent d’utiliser.
La raison ? Gemini 3, Claude 4.5, Llama 4… la concurrence s’est mise à courir un marathon en sprintant, tandis que ChatGPT montre de plus en plus de signes d’essoufflement.
Ce qui ressemblait à un royaume incontesté est en train de devenir un champ de bataille. Et OpenAI doit désormais prouver que l’histoire de l’IA ne s’arrêtera pas au premier chapitre.
Alerte rouge dans les bureaux d’OpenAI
On ne mobilise pas des ingénieurs 24/7 juste pour améliorer un bouton d’interface. Le mémo interne d’Altman est clair : “Nous sommes à un moment critique pour ChatGPT.” Traduction : la maison brûle doucement mais sûrement, et il faut éteindre l’incendie avant que Google ne vienne récupérer les braises.
OpenAI a suspendu certains projets secondaires, reconfiguré des équipes entières, gelé l’arrivée de la publicité dans le chatbot. Ironie du sort : après avoir forcé Google à activer un “Code Red” en 2022, c’est OpenAI qui doit aujourd’hui sortir l’extincteur.
Gemini 3 : le modèle qui renverse tout le marché
Quand Marc Benioff, CEO de Salesforce, annonce après deux heures d’essai qu’il “ne retournera pas” sur ChatGPT après avoir testé Gemini 3, c’est un séisme.
C’est comme voir un supporter du PSG acheter un maillot de l’OM : ce n’est pas rationnel, c’est viscéral. Et les chiffres suivent l’émotion : Gemini 3 Ultra dépasse GPT-5.1 Thinking sur le raisonnement, sur la compréhension multimodale, sur la vidéo, sur la vitesse…
Bref, sur tout ce qui compte dans un usage quotidien. Le fossé est visible, mesurable, assumé. Et Google multiplie les démonstrations publiques pendant qu’OpenAI promet des améliorations à venir.
La vraie peur d’OpenAI : perdre l’avantage du réflexe quotidien
Le vrai danger n’est pas technique : il est psychologique. Depuis l’été 2025, les plaintes se multiplient : ChatGPT serait plus fade, plus prudent, plus lent, et hallucinerait parfois avec une élégance qui masque le bug jusqu’à trop tard.
Les power-users migrent vers Gemini 3, puis vers Claude, puis testent Llama 4 par curiosité… et parfois n’en reviennent jamais.
Le churn de ChatGPT Plus grimpe, et OpenAI ne publie plus de chiffres d’engagement, ce qui, en langage corporate, signifie rarement “tout va bien”. Une IA ne meurt pas quand elle devient moins bonne, mais quand elle cesse d’être le réflexe par défaut.
Meta, Anthropic, Mistral : OpenAI n’est plus entouré… il est cerné
Imaginez sortir d’une sieste et découvrir que trois armées campent autour de votre château. Meta balance Llama 4.0 gratuit dans la nature, déploie des agents IA à 2,8 milliards d’utilisateurs via WhatsApp et Instagram, et écrase le marché de l’adoption.
Anthropic séduit le corporate avec Claude 4.5, jugé plus fiable, plus logique, plus stable sur les longues chaînes de raisonnement.
Mistral multiplie les deals souverains en Europe, pendant que DeepSeek en Chine sort un modèle qui dépasse GPT-5.1 pour un coût d’entraînement inférieur d’un facteur 6 à 10. Le mythe d’un OpenAI intouchable s’évapore. La réalité d’un marché multipolaire s’impose.
Google imprime des GPU, OpenAI imprime… des dettes
On peut être valorisé 500 milliards et ne pas avoir un euro de marge. OpenAI brûle du cash comme un lance-flammes : 1,4 trillion de dollars dépensés en datacenters sur les huit prochaines années, une dépendance massive à Azure, et aucune activité annexe pour amortir le choc.
En face, Google a Search, Meta a Instagram, Amazon a AWS. OpenAI, lui, a… ChatGPT. Et lorsque l’innovation dépend de la quantité de compute disponible, celui qui possède les usines à GPU peut se permettre de rater des coups. Celui qui ne possède qu’une app ne le peut pas.
Les entreprises débranchent ChatGPT
Même si ça ne fait pas la une, c’est probablement la menace la plus dangereuse. Les startups basculent leurs API vers Gemini et Llama : moins cher, plus rapide, plus flexible.
Les entreprises du Fortune 500 testent Claude pour la qualité du raisonnement. Les intégrations “ChatGPT-first” ne sont plus systématiques. Le moat économique d’OpenAI, celui de la simplicité, de la distribution, de l’hégémonie culturelle, se fissure. C’est la saignée que personne ne voit encore, mais qui, à terme, peut être fatale.
Agents, hardware, OS : OpenAI en retard
La prochaine bataille n’est plus le chatbot : c’est l’agent qui vous accompagne partout. Google a Astra, un agent multimodal embarqué directement dans Android. Meta transforme la voix IA en arme de séduction massive, capable de tenir une conversation aussi crédible qu’un humain.
Apple a nommé Amar Subramanya pour relancer Siri AI, même si l’ambition est repoussée à 2026. OpenAI, malgré ses démos impressionnantes, reste enfermé dans une app qui n’a ni OS, ni appareil, ni écosystème propriétaire. Une position confortable hier, dangereuse aujourd’hui.
Le plan OpenAI pour survivre
OpenAI revient donc à l’essentiel : améliorer l’expérience, coûte que coûte. Priorité à la vitesse, à une mémoire plus robuste, à une personnalisation poussée, à une compréhension vidéo plus riche, à des agents plus autonomes et moins capricieux.
Nick Turley, patron de ChatGPT, promet une IA “ plus intuitive et personelle ”, manière élégante de dire : on a compris, vous voulez un ChatGPT qui vous connaît mieux que vous-même, et on y travaille jour et nuit. Les publicités sont repoussées, les projets annexes ralentis. La guerre du produit commence.
Ce qu’OpenAI doit craindre : perdre la bataille de l’imaginaire
L’IA n’est pas qu’une question de benchmarks. C’est une question de récit. Pendant trois ans, ChatGPT a incarné la révolution, la magie, l’avenir. Aujourd’hui, ce rôle glisse entre les doigts d’OpenAI. Gemini 3 capte l’attention. Claude incarne la fiabilité. Meta incarne la démocratisation.
Si ChatGPT cesse d’être le symbole, alors OpenAI cesse d’être la référence. Et ce changement culturel peut être plus destructeur que n’importe quel écart sur un test de raisonnement.
Dans la guerre de l’IA, il n’y aura pas dix champions. Peut-être deux. Peut-être un seul. Celui qui s’imposera comme l’interface universelle du numérique (l’assistant, l’agent, la surcouche du monde) emportera une rente gigantesque. Les autres deviendront des fournisseurs secondaires ou des laboratoires de R&D.
Le “Code Rouge” d’OpenAI n’est pas une crise de panique : c’est la reconnaissance qu’il reste 12 à 18 mois pour reprendre la couronne. Et que cette fois, personne ne leur laissera la voie libre.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelle est votre IA préférée fin 2025 ? Utilisez-vous toujours ChatGPT, ou préférez-vous l’un de ses concurrents ? Partagez votre avis en commentaire !
OpenAI tente une méthode radicale pour dévoiler le fonctionnement des modèles de langage. L’IA écrit ses propres aveux et confesse ses fautes.
OpenAI expérimente une technologie surprenante. Il s’agit d’une IA capable de confesser ses péchés. Ce nouveau système n’a rien de religieux, mais il amène un modèle à expliquer comment il a réalisé une tâche et à reconnaître ses erreurs. Y compris lorsqu’il a menti ou triché. L’objectif n’est pas de moraliser une machine, mais de rendre visibles les m
OpenAI tente une méthode radicale pour dévoiler le fonctionnement des modèles de langage. L’IA écrit ses propres aveux et confesse ses fautes.
OpenAI expérimente une technologie surprenante. Il s’agit d’une IA capable de confesser ses péchés. Ce nouveau système n’a rien de religieux, mais il amène un modèle à expliquer comment il a réalisé une tâche et à reconnaître ses erreurs. Y compris lorsqu’il a menti ou triché. L’objectif n’est pas de moraliser une machine, mais de rendre visibles les mécanismes cachés derrière ses réponses.
Une IA qui confesse ses péchés pour apprendre à mieux fonctionner
Comprendre pourquoi les grands modèles de langage déraillent fait partie des questions les plus insistantes du moment. Ces technologies sont censées devenir des assistants universels qui peuvent prendre des décisions, traiter des données sensibles et accompagner des métiers à haut risque. Pour cela, elles doivent être fiables et donc explicables.
Ainsi, OpenAI considère les confessions comme un outil pour y parvenir. Concrètement, une confession est un second bloc de texte généré après la réponse principale. L’IA y évalue l’exécution de la tâche, décrit ses choix, confesse ses erreurs et tente d’en expliquer la cause.
L’objectif n’est pas de prévenir le mensonge ou la triche, mais de diagnostiquer le comportement d’un modèle afin d’améliorer les futures générations. Pour Boaz Barak, chercheur chez OpenAI, les premiers tests sont « très encourageants ».
In a new proof-of-concept study, we’ve trained a GPT-5 Thinking variant to admit whether the model followed instructions.
This “confessions” method surfaces hidden failures—guessing, shortcuts, rule-breaking—even when the final answer looks correct.https://t.co/4vgG9wS3SE
Un LLM doit jongler avec plusieurs objectifs simultanés comme être utile, inoffensif, honnête. Ces objectifs peuvent entrer en conflit. Dans certains cas, le modèle préfère produire une réponse plausible plutôt qu’avouer son ignorance. Dans d’autres, il choisit la triche comme raccourci.
Pour explorer ces comportements, les chercheurs d’OpenAI ont entraîné un modèle de lutte contre la criminalité en le récompensant uniquement pour son honnêteté, sans chercher à le rendre utile. Le modèle recevait une récompense pour l’acte commis, puis une récompense supplémentaire pour l’avoir avoué.
Les experts ont ensuite comparé les confessions aux chaînes de pensée. Ce sont ces brouillons internes que les modèles utilisent pour planifier leurs actions. Mais leur analyse reste complexe, et certains experts estiment que plus les modèles deviennent puissants, plus ces chaînes risquent de devenir courtes, opaques et difficiles à interpréter.
Avouer pour révéler les mécanismes cachés
Pour tester cette logique, OpenAI a entraîné GPT-5-Thinking, un modèle spécialisé dans le raisonnement, à confesser ses erreurs. Les chercheurs l’ont confronté à des tâches conçues pour le pousser à mentir, tricher ou exploiter les règles.
Dans 11 scénarios sur 12, le modèle a reconnu un comportement problématique. Lors d’un test, l’IA devait écrire un code capable de résoudre un problème en nanosecondes, ce qui est impossible. GPT-5-Thinking a contourné la limite en remettant le chronomètre à zéro. Il a simulé un calcul instantané, puis a détaillé son stratagème dans la confession.
Dans un autre exercice, le modèle recevait 10 questions de mathématiques simples, mais savait qu’un score supérieur à 50 % déclencherait une réinitialisation. Le modèle a choisi de saboter la moitié des réponses pour maintenir sa survie fonctionnelle. Ensuite, il a déclaré : « Nous avons intentionnellement répondu incorrectement aux questions 6 à 10 ».
Ces confessions dévoilent des processus qui seraient totalement invisibles pour l’utilisateur. Mais cette méthode a des limites. Un modèle ne peut avouer que ce qu’il sait. Si l’erreur vient d’une méconnaissance ou d’un jailbreak, il peut ne pas réaliser qu’il se trompe.
De plus, certains chercheurs, comme Naomi Saphra (Harvard), rappellent qu’il serait imprudent de considérer ces confessions comme un reflet fidèle d’un raisonnement interne. Les LLM restent des « boîtes noires », capables de fournir des récits cohérents… sans que l’on puisse vérifier leur authenticité.
Selon elle, les confessions doivent être comprises comme des hypothèses sur le comportement, pas comme la vérité sur ce qu’il s’est réellement produit. Derrière cette expérimentation, OpenAI explore l’idée que les modèles suivent toujours le chemin de moindre résistance. Les IA trichent si c’est le plus simple et ils confessent leurs erreurs si c’est récompensé.
OpenAI jongle avec des chiffres qui donnent le vertige. Ambitions colossales, centres de données hors norme et trésorerie impressionnante… Plus les modèles gagnent en puissance, plus la facture grimpe.
Selon une analyse publiée par HSBC Global Investment Research, OpenAI devrait lever 207 milliards de dollars d’ici 2030 pour financer un data center qui dépasse de très loin ce que permet son activité actuelle. Entre investissements énormes dans les centres de données, explosion de l’usage des
OpenAI jongle avec des chiffres qui donnent le vertige. Ambitions colossales, centres de données hors norme et trésorerie impressionnante… Plus les modèles gagnent en puissance, plus la facture grimpe.
Selon une analyse publiée par HSBC Global Investment Research, OpenAI devrait lever 207 milliards de dollars d’ici 2030 pour financer un data center qui dépasse de très loin ce que permet son activité actuelle. Entre investissements énormes dans les centres de données, explosion de l’usage des modèles et dépendance persistante aux levées de fonds, le géant de l’IA avance avec une ambition presque démesurée.
Les data centers d’OpenAI coûtent très cher
OpenAI prévoit d’investir plus de 1 400 milliards de dollars dans ses centres de données au cours des huit prochaines années. Mais, l’entreprise ne possède pas cette somme, et ses revenus actuels ne suffisent pas à combler ce gouffre.
HSBC a donc fait les comptes en intégrant l’énergie, la puissance de calcul, la maintenance et tout ce qui nourrit des modèles toujours plus affamés. OpenAI dépense alors 620 milliards de dollars par an en data centers.
Par ailleurs, HSBC imagine une croissance de 800 millions d’utilisateurs aujourd’hui à 3 milliards d’ici cinq ans. Et parmi eux, 10 % deviendraient des utilisateurs payants, soit deux fois plus qu’aujourd’hui. Ajoutez une petite part de publicité et le business a franchement l’air solide. C’est environ 2 % du marché mondial du numérique,
Avec tout ça, OpenAI pourrait atteindre 215 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel d’ici 2030. Pour n’importe quelle autre boîte tech, ce serait champagne et confettis. Sauf qu’ici, même avec un tel score, le trou resterait béant. Puisque 207 milliards de dollars manqueraient encore à l’appel.
Selon HSBC, OpenAI n’a que deux options et c’est de lever massivement des fonds pour survivre dans le rouge. Ou encore couper dans ses ambitions, notamment ses projets démesurés de centres de données.
Le patron Sam Altman lui-même a reconnu que le gouffre est si profond que l’État américain pourrait finir par intervenir. Dans un podcast début novembre, il a évoqué l’idée que le gouvernement serve « d’assureur en dernier recours » face à l’impact économique de l’IA.