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  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Veille communautaire sur des intelligences artificielles du mois d'avril 2026
    La série de dépêches de LinuxFr.org sur la veille concernant des intelligences artificielles reprend et adopte une nouvelle formule. Cette première dépêche de la série reprend donc l’initiative de valoriser les contenus des contributrices et contributeurs de LinuxFr.org en rapport avec des IA tels que les dépêches, journaux et liens. L’ajout des synthèses de la plupart des articles de presse et des contributions de la communauté LinuxFr.org pourrait être envisagé à terme, selon les disponibilit

Veille communautaire sur des intelligences artificielles du mois d'avril 2026

La série de dépêches de LinuxFr.org sur la veille concernant des intelligences artificielles reprend et adopte une nouvelle formule.

Cette première dépêche de la série reprend donc l’initiative de valoriser les contenus des contributrices et contributeurs de LinuxFr.org en rapport avec des IA tels que les dépêches, journaux et liens. L’ajout des synthèses de la plupart des articles de presse et des contributions de la communauté LinuxFr.org pourrait être envisagé à terme, selon les disponibilités des bénévoles.

    Sommaire

    Avant-propos

    Cette dépêche est dédiée à la veille sur des intelligences artificielles1 faite par des contributions communautaires sur des contenus de LinuxFr.org et reprend une partie de l’initiative amorcée par la série « Nouvelles sur l’IA »2 qui s’est arrêtée le 6 avril 20263 4.

    Comme recenser au fil de l’eau du contenu communautaire pertinent demande un travail conséquent pour la rédaction de la dépêche, la décision de continuer la série sous une nouvelle formule a été faite à la vue des résultats d’un sondage publié le 1er mai 2026.5 6 7

    Méthodologie de sélection des contenus communautaires

    Comme dans la précédente série des « Nouvelles sur l’IA », les contenus communautaires sont répertoriés selon ces deux critères :

    • La présence d’une étiquette intelligence_artificielle8 (indication d’un rapport avec le thème de la dépêche)
    • Un score strictement supérieur à zéro au moment du recensement

    Certains contenus non recensés en raison du second critère peuvent être visualisés en s’aidant de la recherche par étiquette8.

    Quelques statistiques sur les contenus retenus

    Du 1er avril au 30 avril, les contenus retenus sont:

    • 5 dépêches
    • 14 journaux
    • 34 liens

    Au total, 53 contenus répondant aux critères de sélection sont recensés dans la présente dépêche.

    Une sélection des contenus par thème

    Les thèmes ci-dessous sont proposés pour aider des lectrices et des lecteurs à retrouver les contenus qui les intéressent. Les thèmes sont pour le moment suggérés manuellement par des contributrices et des contributeurs à la dépêche.9

    Revues de presse

    Les revues de presse de l'April de l'année 2026 mentionne l'IA sur les dépêches suivantes :

    Podcasts

    Le podcast CPU a évoqué des sujets en rapport avec l'IA dans les journaux suivants :

    Jeux vidéos

    Une dépêche intitulée Le jeu vidéo destiné à devenir de moins en moins libre et performant ? illustre l'utilisation de l'IA dans le rendu des jeux vidéos récents.

    Économie et droit

    Les contenus en rapport avec l'économie et le droit sont les suivants :

    Journaux

    Liens

    Santé

    Les liens indiquant le rapport entre la santé en général et des IAs sont les suivants :

    Environnement

    Les liens soulignant les impacts environnements de l'IA sont les suivants :

    Retour d'expérience

    Un journal fait état d'un retour d'expérience sur des IAs génératives chargées d'une tâche en programmation : Comparatif : 6 LLMs locaux face à un exercice Python simple

    Poissons du 1er avril

    Comme toute bonne tradition qui se respecte depuis des années sur LinuxFr.org (à l'exception notable de l'année 2023), la communauté a proposé ses propres poissons dans les journaux suivants :

    Annexe : contenus recensés par ordre chronologique

    Ci-dessous sont rassemblés des contenus sélectionnés dans l'ordre chronologique, dont une partie qui n'ont pas été classés parmi les thèmes.

    Dépêches

    Journaux

    Liens


    En complément, afin de remercier les lectrices et lecteurs qui ont pu prendre connaissance de l'ensemble de la dépêche, nous vous proposons la montée de l'IA (pour "Intelligence Aviaire") vue par Cepper, une cousine germaine de Pepper10 11 :


    1. Le terme "intelligence artificielle" regroupe en fait plusieurs définitions qui n'ont pas toujours fait consensus. Voir la page wikipédia sur leur définition et les techniques associées pour plus de précisions. 

    2. L'ensemble des "Nouvelles sur l'IA" sont accessibles avec le tag dédié nouvelles_sur_l_ia 

    3. La dernière dépêche de la série est consultable sur https://linuxfr.org/news/nouvelles-sur-l-ia-de-mars-2026 

    4. Le contributeur Moonz< a motivé son arrêt de la série de dépêche par le commentaire https://linuxfr.org/news/nouvelles-sur-l-ia-de-mars-2026#comment-2018598 

    5. Au 9 mai 2026 à 15h23 CEST, 58.3 % de vote sont favorables à la reprise de la série; 15.1 % de votes défavorables, 9.4 % de votes indécis, et 17.2 % de votes "pas vraiment sérieux". Pour plus de détails, voir la capture d'écran. 

    6. Sur les 58.3 % de votes favorables à la reprise de la série, 69.9 % de votes viennent pour la réponse "Oui, même en l'absence de la synthèse des articles" et 30.1 % de votes pour la réponse "Oui, à condition de continuer la synthèse d'une partie des articles". 

    7. Le lien du sondage est https://linuxfr.org/sondages/continuer-a-publier-une-serie-de-depeche-dediee-a-la-veille-generale-sur-des-intelligences-artificielles 

    8. Le lien de recherche par le tag dédiée est https://linuxfr.org/tags/intelligence_artificielle/public 

    9. La présente dépêche ne fait pas appel à des grands modèles de langage à cause de l'impopularité de ces outils parmi le public de LinuxFr.org pour la rédaction des articles. Voir le sondage suivant pour se faire une idée : https://linuxfr.org/sondages/faut-il-accepter-les-contenus-generes-par-ia-sur-linuxfr-org 

    10. Un personnage provenant de la BD en ligne libre https://www.peppercarrot.com/fr/ 

    11. Des informations détaillées concernant la BD originelle sont consignées sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Pepper%26Carrot 

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    Courrier à madame la présidente de Quimper Bretagne Occidentale (QBO) sur les dépendances numériques extra-européennes

    Le collectif Linux Quimper vient d'envoyer un courriel à madame la présidente de la Communauté d'agglomération de Quimper Bretagne Occidentale (QBO) pour lui proposer d'engager une étude sur les dépendances numériques extra-européennes qui pourraient exister dans les services de QBO afin de trouver des solutions européennes de remplacement comme l'a demandé l'État français à ses ministères lors du séminaire interministériel du 8 avril 2026

    Courriel adressé à madame la présidente de la communauté d'agglomération de Quimper Bretagne Occidentale (QBO) par Linux Quimper, collectif quimpérois de défense et de promotion des logiciels libres

    Objet : Proposition d’étude sur les dépendances numériques extra-européennes

    Madame la Présidente de QBO,

    À la suite du séminaire interministériel (1) du mercredi 8 avril 2026, consacré notamment à la réduction des dépendances numériques extra-européennes, nous souhaitons attirer votre attention sur l’intérêt qu’une telle démarche pourrait également présenter à l’échelle de notre agglomération.

    Notre collectif qui participe depuis 2006 à la promotion des logiciels libres et de Linux en particulier, sur Quimper et ses environs, suit avec attention les enjeux liés à la souveraineté numérique, à la maîtrise des coûts et à la pérennité des systèmes d’exploitation et des logiciels. Dans un contexte de fortes évolutions technologiques et de dépendances parfois peu visibles, il nous paraît utile qu’une collectivité puisse disposer d’une vision claire et partagée de ses propres dépendances numériques.

    Dans cet esprit, nous nous permettons de suggérer que Quimper Bretagne Occidentale puisse engager une étude portant sur les dépendances numériques extra-européennes de ses services comme précisées dans le compte-rendu du séminaire interministériel : poste de travail, outils collaboratifs, antivirus, intelligence artificielle, bases de données, virtualisation et équipements réseau. Une telle démarche permettrait de dresser un état des lieux objectif, d’identifier les points de vulnérabilité éventuels et de dégager des pistes d’évolution adaptées aux besoins de la collectivité.

    Cette réflexion pourrait, à terme, permettre de définir un objectif chiffré de réduction de ces dépendances, accompagné d’un calendrier progressif et réaliste. Elle offrirait également l’occasion de valoriser les solutions ouvertes, interopérables et maîtrisées, dans une logique de continuité de service et d’efficacité budgétaire.

    Dans un esprit de transparence et de dialogue, nous vous serions reconnaissants de veiller à ce que l’évolution de cette réflexion fasse l’objet d’une information accessible aux citoyennes et citoyens.

    Nous restons à votre disposition pour, si nécessaire, vous apporter des explications complémentaires.

    Nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente de QBO, l’expression de notre considération distinguée.

    pour Linux Quimper, collectif Quimpérois de défense et de promotion des Logiciels Libres,
    https://linuxquimper.org/
    contact at linuxquimper.org

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    • GPX2Video - GPS & Vidéo
      Je vous ai fait part il y a quelque temps de mon petit projet de réaliser un logiciel sous Linux pour effectuer mes petits montages vidéos et y insérer les données de télémétrie (issues du GPS de la caméra ou d’un GPS externe). Le journal publié à l’époque que vous pouvez consulter ici. Où le projet en est-il ? Le projet est réalisé en trois temps : Tout d’abord un outil en ligne de commande. L’utilisateur effectue la mise en page via un fichier XML, puis lance l’outil en fournissant en par

    GPX2Video - GPS & Vidéo

    Je vous ai fait part il y a quelque temps de mon petit projet de réaliser un logiciel sous Linux pour effectuer mes petits montages vidéos et y insérer les données de télémétrie (issues du GPS de la caméra ou d’un GPS externe).

    Le journal publié à l’époque que vous pouvez consulter ici.

    Où le projet en est-il ?

    Le projet est réalisé en trois temps :

    1. Tout d’abord un outil en ligne de commande. L’utilisateur effectue la mise en page via un fichier XML, puis lance l’outil en fournissant en paramètre : la vidéo, le fichier de XML et un fichier GPX.
    2. Puis dans un deuxième temps une interface graphique pour effectuer la mise en page et exporter le résultat au format XML afin d’être utilisé par l’outil en ligne de commandes.
    3. Et enfin de tout réaliser directement via l’interface.

    Bien sûr il y a encore beaucoup de travail et d’optimisation à faire ; mais c’est utilisable. Les sources sont maintenant disponibles.

    L’interface est en cours de développement. Le projet étant en C++, l’interface est basée GTK4++. La visualisation du rendu peut être faite en temps réel.

    Interface utilisateur en GTK4++

    Les testeurs et testeuses sont les bienvenus.

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    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Nouvelle version du Bureau Agnostep pour les 35 ans de GNUstep
      Comme vous le savez sans doute, cette année est marquée par les 35 ans de GNUstep, qui est à la fois un cadre logiciel qui permet de développer en objective-C des applications portables sur Windows, MacOS et GNU/Linux, mais aussi un environnement d’exécution (runtime) de ces mêmes applications. Plusieurs projets de bureau compatibles avec GNUstep existent depuis quelques années: après les défunts Simply-GNUstep et Étoilé, citons les actifs GSDE développé par Ondrej Florian ou encore le plus am

    Nouvelle version du Bureau Agnostep pour les 35 ans de GNUstep

    Comme vous le savez sans doute, cette année est marquée par les 35 ans de GNUstep, qui est à la fois un cadre logiciel qui permet de développer en objective-C des applications portables sur Windows, MacOS et GNU/Linux, mais aussi un environnement d’exécution (runtime) de ces mêmes applications.

    Plusieurs projets de bureau compatibles avec GNUstep existent depuis quelques années: après les défunts Simply-GNUstep et Étoilé, citons les actifs GSDE développé par Ondrej Florian ou encore le plus ambitieux NEXTSPACE de Sergii Stoïan, qui tend à reproduire fidèlement l’ergonomie d’OPENSTEP sur BSD ou GNU/Linux. Plus récemment, dans un style plus proche de MacOS, citons également les prometteurs bureaux Gershwin (pour Xorg) ou Ambrosia (pour Wayland) développé par James Carthew.

    Le bureau Agnostep propose sa version BETA 2.0.0, dans un style plus classique, avec des menus verticaux à la NeXT, combinant Window Maker et GWorkspace, ainsi que le runtime classique de GNUstep.

    Il n’en propose pas moins un thème moderne inspiré par le jeu d’icônes du projet Papirus. Bien que fondé sur une distribution Debian Lite, il ne fournit pas de paquets, mais un principe d’installation proche des ports BSD. Un assistant facilite l’installation initiale comme l’ajout d’applications supplémentaire afin de fournir les versions les plus récentes des applications de la communauté GNUstep, compilées depuis les sources. En effet, contrairement à d’autres projets qui divergent parfois tellement des sources originales, qu’il devient impossible de les reverser dans le lot commun, la philosophie d’Agnostep est d’échanger patiemment avec la communauté des développeurs afin que les problèmes constatés et les améliorations bénéficient à tout le monde.

    De plus, ayant résolu certains problèmes de la version précédente, il présente une meilleure stabilité. Outre les applications notoires de l’écho-système GNUstep, comme GNUMail, SimpleAgenda, etc., il offre également une nouvelle collection d’applications GNUstep originales créées dans ce but afin de proposer une expérience utilisateur plus cohérente:

    • Meteo.app : une application dockée qui affiche aussi la date courante. Basée sur l’API wttr.in API d’Igor Chubin.
    • UpMem.app : affiche la durée d’exécution l’usage de la mémoire.
    • Updater.app : une application dockée avec un badge de notification pour alerter en cas de paquets Debian susceptibles de mise à jour. Ce qui permet aussi d’effectuer la mise à jour effective à partir de la liste affichée de ces paquets
    • Birthday.app : une application dockée avec un badge pour informer des événements familiaux. Un incontournable pour le grand-père de nombreux petits-enfants.
    • OpenDisk.app : ouvre les dossier media où sont montés les disques amovibles : un compagnon de wmudmount et de udisks2, en se dispensant d’afficher le bureau de GWorkspace.
    • Launcher.app : un moyen rapide d’afficher le dossier des applications dans une nouvelle fenêtre.
    • ScreenLock.app : un simple verrouilleur d’écran fondé sur xtrlock.
    • Pass.app : une interface GNUstep au programme Unix Password Manager donnant accès au coffre local des mots de passe.
    • Mixer.app : une version simplifiée et compatible ALSA du mixer dérivé de VolumeControl.
    • AgnostepManager.app : un assistant dans la compilation et l’installation d’applications supplémentaires : applications courantes, utilitaires, jeux, outils de développement.
    • Dico.app : un service et un outil de recherche dans un Dictionnaire français fondé sur le DVLF de l’Université de Chicago.
    • SaveLink.app : un gestionnaire de raccourcis Internet. Voyez le dossier des Favoris.

    À partir de cette version, les manuels d’aide (format .help) seront fournis avec chaque application concernée grâce aux améliorations récentes de l’application HelpViewer. Autre exemple qui illustre les fructueux échanges avec la communauté.

    Bureau Agnostep en version 2

    Agnostep est initialement développé sur un Raspberry Pi 500, mais son code permet de l’installer sur n’importe quel ordinateur susceptible d’accueillir la distribution GNU/Linux Debian : d’où son nom. Agnostep est un téléscopage de agnostique et GNustep.

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    L'April a participé à une opération collective devant le siège de Microsoft France vendredi 24 avril 2026

    L'April a participé vendredi 24 avril 2026 à une action symbolique collective devant le siège de Microsoft France pour dénoncer la condamnation prématurée de 300 millions d’ordinateurs. L'occasion de promouvoir le logiciel libre.

    Cette action a eu lieu le jour du dépassement français. Il s'agit d'une mise en scène d'enterrement d'ordinateurs devant le siège de Microsoft France. Action non-violente COP21, Alternatiba, l’April, HOP - Halte à l’Obsolescence Programmée, Que Choisir Ensemble, et Zero Waste France ont uni leurs voix pour dénoncer le gaspillage de masse provoqué par Microsoft.

    Un communiqué commun a été diffusé.

    Outre une procession funéraire, des prises de parole se sont enchaînées. L'occasion pour l'April de rappeler l’évidence : « Il n'y a pas d'informatique réellement durable et maîtrisée sans logiciel libre ». L'April avait publié une « position » sur ce sujet.

    Quelques photos

    Vous pouvez consulter l'album photo de l'opération (photos prises par Benjamin Bellamy, disponibles sous licence libre CC BY-SA 4.0)

    Une vidéo

    L'agence de presse CLPRESS a publié une une vidéo « Fin de Windows 10 : manifestation devant le siège de Microsoft » (18 minutes). On peut entendre l'intervention d'Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques de l'April, à partir de 9 minutes 27.

    Plusieurs reprises presse :

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    • ✇LinuxFr.org : les dépêches
    • Le grand Gérard Delafond est allé rejoindre les étoiles
      Bonjour, Triste nouvelle. Un grand ami et contributeur du monde libre Gérard Delafond vient de nous quitter. Correcteur intransigeant, il a notamment contribué à la traduction de KDE, a aussi contribué à plusieurs projets libres dont avec moi l’aventure MedinTux, close pour limite d’âge, faute de combattants motivés et d’administration de projet déficiente. (Administrer n’était clairement pas dans nos compétences doux rêveurs que nous étions). Que de moments partagés, ski hors piste, moto, c

    Le grand Gérard Delafond est allé rejoindre les étoiles

    Bonjour,

    Triste nouvelle.

    Un grand ami et contributeur du monde libre Gérard Delafond vient de nous quitter.

    Correcteur intransigeant, il a notamment contribué à la traduction de KDE, a aussi contribué à plusieurs projets libres dont avec moi l’aventure MedinTux, close pour limite d’âge, faute de combattants motivés et d’administration de projet déficiente. (Administrer n’était clairement pas dans nos compétences doux rêveurs que nous étions).

    Que de moments partagés, ski hors piste, moto, coding-parties acharnées, humour, avec les pires contrepèteries.

    Obsèques père Lachaise (Paris) le vendredi 10 avril 2026 à 14h00.

    NdM : La date initialement prévue était jeudi 02 avril. Elle a été reportée au 10, même lieu, même heure.

    NdM : souvenirs de villages associatifs, de (feu les) RMLL, de OSXP (et ses prédécesseurs), de contributions sur le site, traduc.org, etc.

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • J'ai mis un proxy entre claude et Internet
        Je sais que le mot "IA" sur LinuxFr, c'est un peu comme prononcer "systemd" en 2015 ; ça ne laisse personne indifférent. Et je comprends. La merdification est réelle, la bulle est réelle, les externalités sont réelles. Je n'ai aucune envie d'en rajouter une couche. Mais voilà, les lignes sont devenues floues, et j'ai pris le virage du coding assisté. D'abord avec curiosité et prudence, et maintenant les deux pieds dans le plat : ça ne remplace pas ma façon de penser, mais ça m'a ouvert des porte

      J'ai mis un proxy entre claude et Internet

      Je sais que le mot "IA" sur LinuxFr, c'est un peu comme prononcer "systemd" en 2015 ; ça ne laisse personne indifférent. Et je comprends. La merdification est réelle, la bulle est réelle, les externalités sont réelles. Je n'ai aucune envie d'en rajouter une couche. Mais voilà, les lignes sont devenues floues, et j'ai pris le virage du coding assisté. D'abord avec curiosité et prudence, et maintenant les deux pieds dans le plat : ça ne remplace pas ma façon de penser, mais ça m'a ouvert des portes : des concepts que je ne maîtrisais pas, des langages que je n'aurais pas pris le temps de toucher avant ; l'assistant me permet d'explorer, de comprendre, et de construire des outils qui m'aident. Et j'espère qu'ils aident d'autres personnes aussi.

      Sauf que voilà. Au début, j'étais prudent. Je vérifiais chaque commande, chaque accès. Et puis petit à petit, j'ai lâché prise. J'ai désactivé les confirmations, laissé l'agent tourner sans supervision, accepté les permissions sans lire. On connaît tous ce moment où on clique "Allow" les yeux fermés parce que c'est la quinzième fois qu'il demande. J'ai fait exactement ce qu'on ne devrait jamais faire en sécurité : faire confiance par défaut.

      Et un jour, je me suis dit : je n'ai aucune idée de ce que cet agent envoie sur le réseau. Aucune.

      Alors j'ai construit un proxy un peu.. particulier.

      Sommaire

      Cher journal,

      Ça fait un bail que je n'ai pas vraiment contribué à l'open source. Mes derniers vrais projets publics, c'était Kivy et les projets autour… ça remonte à quelques années maintenant, et j'ai pris ma "retraite" sur ces projets.

      Mais je n'ai jamais arrêté de coder. J'ai juste réalisé un truc sur moi-même : le code, c'est un peu comme la musique pour moi. J'aime construire des choses. Je m'exprime mieux avec un éditeur et un terminal qu'avec ma voix ou mes mots. C'est probablement pour ça que je suis là à t'écrire un journal au lieu de faire un talk quelque part.

      Le constat

      On a passé des années à construire des pare-feux, des IDS, du monitoring pour nos serveurs de prod. Sur des entreprises plus grandes, on traque les connexions suspectes… Et puis un agent IA débarque sur notre machine de dev, on lui dit "tiens, refactore-moi ce module", et il fait ce qu'il veut sur le réseau sans qu'on le sache.

      C'est quand même un peu absurde, non ?

      Le truc, c'est qu'il n'existe pas vraiment d'équivalent à tcpdump ou iptables pour les agents IA sur nos machines. Pas de couche d'observabilité entre l'agent et Internet. Ou on contrôle, on se fait notre liste d'outils qu'on accepte, ou on fait confiance parce que bon, la sécurité, c'est pas si important… vraiment ?

      Greywall et greyproxy

      Avec l'équipe de Greyhaven, on a construit deux outils open source :

      Greywall est un bac à sable deny-by-default pour les agents IA. Pas de Docker, pas de VM. Ça utilise directement les mécanismes du noyau Linux (namespaces, Landlock, Seccomp, eBPF) pour isoler le processus. Sur Linux, l'isolation réseau passe par un device TUN dans un namespace réseau dédié ; le processus sandboxé ne peut structurellement pas contourner le proxy. Sur macOS, c'est un peu moins élégant en utilisant des variables d'environnement pour forcer un proxy socks5h, si l'outil ne le supporte pas, il ne peut quand même pas sortir. Ça fait le job pour la plupart des outils.

      Greyproxy est le plan de contrôle réseau. Un proxy SOCKS5/HTTP avec un dashboard web temps réel. Chaque connexion sortante de l'agent apparaît dans le dashboard. Si aucune règle ne matche, la connexion reste en attente et tu peux l'autoriser ou la refuser en direct, sans relancer la session.

      Concrètement, ça donne :

      greywall -- claude
      

      Et hop, Claude Code tourne dans son bac à sable. Tu ouvres http://localhost:43080 et tu vois en direct chaque domaine qu'il tente de contacter. Tu autorises api.anthropic.com, tu autorises github.com pour les pushes, tu refuses le reste. Tout est interactif, tout est visible.

      Ce que j'ai observé

      Au début, c'était juste des connexions supplémentaires. Tiens, c'est quoi ces appels à opencode.ai quand je démarre opencode ? Tiens, pourquoi Claude appelle 2x toutes les 4 minutes un domaine chez Google ? Entre de la télémétrie que l'on ne peut pas désactiver, ou des requêtes qui font "office" de regarder si une nouvelle version est disponible… 2x toutes les 4 minutes. Ce n'est pas le meilleur argument, mais contrairement aux autres sandboxes, au moins ici je le vois en temps réel, et je peux dire oui ou non sur ce que peut accéder la commande.

      Le dashboard de greyproxy rend tout ça visible. Tu vois passer les requêtes DNS, les connexions TCP, les domaines contactés. Tu peux construire progressivement une liste d'autorisations adaptée à ton projet. Il y a même un mode apprentissage qui trace les accès filesystem avec strace et génère automatiquement un profil de sécurité.

      Ce n'est pas un outil pour les paranos. C'est un outil pour ceux qui pensent que l'observabilité, c'est un droit, pas un luxe.

      Pourquoi ça compte

      Je sais que l'enthousiasme pour l'IA est réellement différent en fonction des gens. Les questions sur la qualité du code généré, la consommation énergétique, la centralisation chez les GAFAM ; tout ça est légitime.

      Mais justement. Si on utilise ces outils (et beaucoup d'entre nous le font, même ceux qui restent prudents), autant le faire avec les yeux ouverts. Greywall, c'est pas un outil pour promouvoir l'usage des agents IA. C'est un outil pour que, si tu en utilises un, tu gardes le contrôle.

      Il y a une phrase qu'on a mise sur le site et qui résume bien l'idée :

      "The security layer around your tools should be independent of the company selling you the AI."

      La couche de sécurité autour de tes outils ne devrait pas dépendre de la boîte qui te vend l'IA. Claude a son propre sandbox intégré, Codex a le sien. Mais tu fais confiance aux entreprises pour te protéger d'elles-mêmes ? C'est un problème d'indépendance, pas de technologie.

      Greywall est agnostique. Ça marche avec Claude Code, Codex, Cursor, Aider, Goose, Gemini CLI, Cline, et une dizaine d'autres. Tu changes d'agent, ta couche de sécurité reste la même.

      Et après : vers un proxy sémantique

      Le greyproxy actuel travaille au niveau des connexions : il voit les domaines, les ports, les IPs. Il ne déchiffre pas le TLS, il ne lit pas le contenu. C'est déjà très utile pour contrôler les accès réseau.

      Mais là où ça devient vraiment intéressant, c'est quand on commence à reconstruire les conversations LLM qui passent par le proxy. Pas en cassant le chiffrement ; en instrumentant le flux côté client. L'idée, c'est de construire un proxy sémantique qui comprend ce que l'agent envoie et reçoit, qui peut faire du remplacement de variables d'environnement à la volée (pour ne jamais exposer tes vrais secrets à l'API du LLM), et qui te donne une vision complète de ce que l'IA fait en ton nom.

      On en est au début, mais la direction est claire : remettre l'humain au milieu du système. Pas comme un goulot d'étranglement, mais comme un observateur informé qui peut intervenir quand c'est nécessaire. C'est ce qui manque cruellement à des systèmes comme OpenClaw et à la plupart des outils d'orchestration d'agents.

      Pour essayer

      Installation rapide :

      # Homebrew
      brew tap greyhavenhq/tap && brew install greywall
      
      # Ou via curl (pas taper)
      curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/GreyhavenHQ/greywall/main/install.sh | sh
      

      Ça tourne sur Linux et macOS. Sur Linux, il te faut bubblewrap et socat comme dépendances. Greyproxy s'installe comme service systemd si tu veux qu'il tourne en permanence.

      Si tu veux comprendre les détails techniques de l'architecture (les 5 couches de sécurité, pourquoi on a abandonné Docker, comment fonctionne la capture réseau transparente), on a écrit un article technique détaillé ici : https://greyhaven.co/insights/why-we-built-our-own-sandboxing-sytem

      La question

      J'ai une vraie question pour la communauté. Ceux d'entre vous qui utilisent des agents IA pour coder (même occasionnellement, même à contrecœur) : comment vous gérez la sécurité ? Vous faites confiance par défaut ? Vous avez mis en place quelque chose ? Ou vous préférez ne pas y penser ?

      Et pour ceux qui n'utilisent pas d'agents IA : est-ce que le manque de transparence et de contrôle fait partie des raisons ?

      Ça m'intéresse vraiment de savoir :)

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Sortie de la Primtux 9
        Sortie de la Primtux 9 le 1er mars 2026 L’équipe Pritmux est fière d’annoncer la sortie officielle de Primtux9, la nouvelle version de la distribution GNU/Linux dédiée à l’usage éducatif dans la francophonie. Introduction La Primtux 9 fait suite à la Primtux 8, sortie deux ans auparavant (avril 2024). Nouveautés principales Une Primtux basée sur la dernière Linux Mint 22.3. Support jusqu’en 2029. Mise à jour des applications et ajouts. Installation de la suite Thymio possible. Activation pos

      Sortie de la Primtux 9

      Sortie de la Primtux 9 le 1er mars 2026

      L’équipe Pritmux est fière d’annoncer la sortie officielle de Primtux9, la nouvelle version de la distribution GNU/Linux dédiée à l’usage éducatif dans la francophonie.

      Introduction

      La Primtux 9 fait suite à la Primtux 8, sortie deux ans auparavant (avril 2024).

      Nouveautés principales

      • Une Primtux basée sur la dernière Linux Mint 22.3. Support jusqu’en 2029.
      • Mise à jour des applications et ajouts.
      • Installation de la suite Thymio possible.
      • Activation possible d’un filtage DNS afin de protéger les enfants de contenus inappropriés.
      • Un formulaire dédié à la remontée de bugs et la suggestion d’améliorations.

      Plus de détails

      Le passage à la forge des communs numériques éducatifs : https://forge.apps.education.fr/

      De nouvelles applications intégrées

      • Ajout d’enseignements artistiques : Histoire de la musique, Orchestre symphonique, découverte du timbre, ton, mode, hauteur, durée, etc.
      • Ajout de jeux éducatifs : Hanah's Horse (Pacman), Quadrapassel (Tétris), Quatre à la suite (Puissance 4) etc.
      • Ajout d’applications d’apprentissage de l’anglais
      • Ajout d’un exerciseur « maison »
      • Accès à https://duck.ai/.
      • Accès facilité au site « les fondamentaux » du Réseau Canopé : https://lesfondamentaux.reseau-canope.fr/.

      Le Primtuxmenu

      375 commits avec une grande part de bugs corrigés.

      • Ajout de statistiques sur l’utilisation des applications.
      • Ajout d’un formulaire de report de bugs, fonctionnalités, suggestions.
      • L’ajout/suppression d’une application via apt va rafraichir le menu.
      • La création de thèmes de Noël et de Pâques.

      Création de contenu d’aide

      • Diaporama général pour découvrir Primtux.
      • Diaporama détaillé pour les enseignants et ERUN.
      • Mise à jour d’un tableau des logiciels.

      Des améliorations techniques

      • Mise en place de chaines automatisées dans la CI : tests de non régression, génération du primtuxwebmenu, etc.
      • Le Primtuxmenu 0.2 est rétrocompatible : on peut l'utiliser sur la Primtux 8.

      Configuration système requise et iso

      PC récent datant d’au moins 2010 et doté d’au moins 2 Go de mémoire vive, 4 Go recommandés, secureboot désactivé, avec ou sans UEFI, 40 Go libres sur disque dur, SSD recommandé.
      Cette version est basée sur Linuxmint 22.3, supportée jusqu’en 2029.

      Téléchargement ici : https://primtux.fr/telecharger-primtux/

      Les axes d’amélioration pour l’avenir ?

      À court terme :

      • Premières briques d’internationalisation (pour être prêt à des besoins européens par exemple).
      • Un moteur de recherche directement intégré dans notre Primtuxmenu.
      • Un Primtuxmenu pilotable en ligne de commande.
      • Un enrichissement autour de l’apprentissage de l'Histoire.
      • Développement d’une version basée sur Debian.

      A plus long terme :

      • Une meilleure intégration de la synthèse vocale et de la reconnaissance vocale.
      • Un store pour l’installation de logiciels.
      • Un storybook de présentation de notre design system et des composants réutilisables.
      • La possibilité d’adapter le nombre de sessions aux usages d’un établissement ou d’un foyer.

      Remerciements

      Merci à l’équipe de développement :

      • Etienne Charignon
      • Stéphane Deudon
      • Jérémie Ferry
      • Philippe Ronflette

      À nos créateurs de contenu :

      • Sylviane Deudon
      • Marianne Hurbain
      • Philippe Ronflette

      À notre product designer et product manager :

      • Romain Ronflette

      À nos testeurs :

      • Pierre Labarbe
      • Olivier Le Borgne
      • Thierry Munoz

      A nos partenaires :

      • équipe Jclic : Cyril Pasteur (Besançon 2), Corinne Brutillot et Monique Moizan
      • équipe Gcompris

      Liens utiles

      Notre documentation : https://documentation.primtux.fr/
      Vous désirez contribuer ? https://primtux.fr/participer-au-projet/

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Maintenant : monitorer toute sa stack Docker depuis un seul conteneur
        Maintenant est un logiciel libre de monitoring d'infrastructure, conçu pour les administrateurs et développeurs qui font tourner des conteneurs Docker ou Kubernetes. Il se déploie sous la forme d'un unique conteneur qui auto-découvre et surveille l'ensemble d'une stack sans configuration préalable. Le projet est publié sous licence AGPL-3.0. Le code source complet est disponible sur GitHub, y compris les fonctionnalités de l'édition Pro. Le problème Quand on auto-héberge une vingtaine (ou une

      Maintenant : monitorer toute sa stack Docker depuis un seul conteneur

      Maintenant est un logiciel libre de monitoring d'infrastructure, conçu pour les administrateurs et développeurs qui font tourner des conteneurs Docker ou Kubernetes. Il se déploie sous la forme d'un unique conteneur qui auto-découvre et surveille l'ensemble d'une stack sans configuration préalable.

      Le projet est publié sous licence AGPL-3.0. Le code source complet est disponible sur GitHub, y compris les fonctionnalités de l'édition Pro.

      Le problème

      Quand on auto-héberge une vingtaine (ou une quarantaine) de conteneurs sur un VPS, le monitoring finit souvent en une collection d'outils déconnectés : Uptime Kuma pour les checks HTTP, Healthchecks.io pour les tâches cron, un script bash pour les certificats SSL, Portainer ouvert dans un onglet pour voir si les conteneurs tournent, et un docker pull manuel de temps en temps pour vérifier les mises à jour. Cinq outils, zéro communication entre eux, aucune vue d'ensemble.

      Maintenant regroupe tout ça dans un seul processus.

      Sommaire

      Ce que ça fait

      Le conteneur se branche sur le socket Docker en lecture seule (il ne crée, ne démarre et n'arrête jamais de conteneurs) et découvre automatiquement tout ce qui tourne. À partir de là :

      • Suivi des conteneurs : états (running, stopped, restarting), health checks Docker natifs, détection de boucles de redémarrage, groupement automatique par projet Compose
      • Métriques de ressources : CPU, mémoire, réseau et I/O disque par conteneur, avec une vue "top consumers" pour identifier rapidement les gourmands
      • Monitoring d'endpoints : sondage actif HTTP/TCP avec suivi des temps de réponse, codes de statut, correspondance de mots-clés, seuils configurables
      • Monitoring de cron jobs : URLs de heartbeat uniques — votre tâche planifiée envoie un ping, Maintenant vous alerte si le ping n'arrive pas
      • Certificats SSL/TLS : détection automatique depuis les endpoints HTTPS, vérification de chaîne complète, alertes avant expiration (30j, 14j, 7j, 3j, 1j)
      • Détection des mises à jour : scan des registres OCI (Docker Hub, GHCR, etc.), comparaison de digests et de tags semver, signalement des sauts de version critiques, commandes de mise à jour et rollback intégrées (Compose-aware)
      • Analyse de sécurité réseau : détection automatique des configurations dangereuses — ports de bases de données exposés sur 0.0.0.0, conteneurs en mode privileged ou host-network, et pour Kubernetes, NodePort/LoadBalancer sans NetworkPolicy
      • Page de statut publique : intégrée, personnalisable, reflète automatiquement l'état des monitors
      • Serveur MCP : serveur Model Context Protocol intégré avec authentification OAuth2, pour requêter l'état de l'infrastructure depuis un assistant IA compatible

      Stack technique

      Le choix technique central est la simplicité de déploiement :

      • Binaire unique Go compilé statiquement, avec le frontend Vue 3 + TypeScript + Tailwind embarqué via embed.FS
      • SQLite en mode WAL pour le stockage — pas de base de données externe, pas de Redis, pas de file de messages
      • SSE (Server-Sent Events) pour les mises à jour temps réel dans le navigateur — plus simple que les WebSockets, fonctionne à travers n'importe quel reverse proxy sans configuration particulière
      • Moins de 20 Mo de RAM au repos
      • Image multi-architecture : amd64 et arm64
      • PWA : installable sur mobile

      L'authentification n'est volontairement pas intégrée — Maintenant est conçu pour fonctionner derrière un reverse proxy avec middleware d'authentification (Authelia, Authentik, OAuth2 Proxy…), exactement comme Dozzle ou Prometheus. Les endpoints de heartbeat (/ping/{uuid}) et la page de statut publique sont prévus pour être accessibles sans authentification.

      La configuration est possible soit par labels Docker sur les conteneurs, soit par l'interface web :

      labels:
        maintenant.endpoint.http: "https://api:3000/health"
        maintenant.endpoint.interval: "15s"
        maintenant.alert.severity: "critical"
        maintenant.group: "production"

      Support Kubernetes

      Maintenant détecte automatiquement s'il tourne dans un cluster Kubernetes (via le compte de service) ou sur Docker (via le socket). Un ClusterRole read-only (maintenant-reader) suffit. Le monitoring se fait au niveau des workloads (Deployments, DaemonSets, StatefulSets) avec filtrage par namespace.

      Modèle économique

      Le projet suit un modèle open-core :

      L'édition Community est complète et utilisable sans restriction pour un usage solo : monitoring conteneurs, endpoints, heartbeats, certificats, mises à jour, sécurité réseau, page de statut, support Kubernetes, alertes par webhooks et Discord, API REST + SSE.

      L'édition Pro (9 €/mois ou 90 €/an) ajoute des canaux d'alerte supplémentaires (Slack, Microsoft Teams, Email/SMTP), la détection de CVE via OSV.dev, un tableau de bord de posture sécurité, la gestion d'incidents, les fenêtres de maintenance et les notifications aux abonnés de la page de statut.

      L'intégralité du code source, y compris les fonctionnalités Pro, est visible sur GitHub sous AGPL-3.0. Le tier Pro est déverrouillé au runtime par une clé de licence — même binaire, même image Docker.

      Déploiement rapide

      services:
        maintenant:
          image: ghcr.io/kolapsis/maintenant:latest
          ports:
            - "8080:8080"
          volumes:
            - /var/run/docker.sock:/var/run/docker.sock:ro
            - /proc:/host/proc:ro
            - maintenant-data:/data
          environment:
            MAINTENANT_ADDR: "0.0.0.0:8080"
            MAINTENANT_DB: "/data/maintenant.db"
          restart: unless-stopped
      
      volumes:
        maintenant-data:

      Trente secondes plus tard, l'interface affiche tous vos conteneurs. Aucune configuration nécessaire.

      Comparaison avec les outils existants

      Maintenant Uptime Kuma Portainer Dozzle Prometheus+Grafana
      Auto-découverte conteneurs Oui Non Oui Oui Via cAdvisor
      Monitoring endpoints HTTP/TCP Oui Oui Non Non Via Blackbox
      Monitoring cron/heartbeat Oui Oui Non Non Non
      Certificats SSL Oui Oui Non Non Via exporter
      Métriques CPU/RAM/réseau Oui Non Limité Non Oui
      Détection mises à jour images Oui Non Oui Non Non
      Sécurité réseau Oui Non Non Non Non
      Page de statut Oui Oui Non Non Non
      Dépendances externes Aucune Node.js Docker API Docker API 3+ conteneurs

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Nouvelles de Haiku - Hiver 2025-26
        Haiku est un système d’exploitation pensé pour les ordinateurs de bureau. Il est basé sur BeOS mais propose aujourd’hui une implémentation modernisée, performante, et qui conserve les idées qui rendaient BeOS intéressant: une interface intuitive mais permettant une utilisation avancée, une API unifiée et cohérente, et une priorisation de l’interface graphique par rapport à la ligne de commande pour l’administration du système. Il ne s’agit pas d’une distribution Linux, mais d’un système complet

      Nouvelles de Haiku - Hiver 2025-26

      Haiku est un système d’exploitation pensé pour les ordinateurs de bureau. Il est basé sur BeOS mais propose aujourd’hui une implémentation modernisée, performante, et qui conserve les idées qui rendaient BeOS intéressant: une interface intuitive mais permettant une utilisation avancée, une API unifiée et cohérente, et une priorisation de l’interface graphique par rapport à la ligne de commande pour l’administration du système.

      Il ne s’agit pas d’une distribution Linux, mais d’un système complet avec son propre noyau, sa propre pile graphique, etc. L’idée de cette approche est d’avoir une seule équipe travaillant sur toute la pile logicielle, pour éviter les soucis de coordination entre projets indépendant et d’excès de modularité, qui peuvent aboutir à une architecture logicielle inefficace. En revanche, cela demande un gros travail pour une équipe relativement réduite, et le système est donc en développement depuis bientôt un quart de siècle sans avoir encore publié une version majeure complète.

      La cinquième version beta a été publiée en 2024. Les développements continuent pour stabiliser, optimiser et peaufiner le système, avec une version beta 6 prévue en début de cette année, qui sera probablement suivie par une beta 7 quelque temps plus tard.

      Cette série de dépêches est basée sur les rapports d’activité publiés mensuellement par le projet Haiku. Cette édition couvre les modifications de Haiku numérotées entre hrev59111 et hrev59355 (soit 244 changements individuels), en plus d’activités se déroulant hors du dépôt Git principal.

      Entre parenthèses est indiqué le pseudonyme de l’auteur ou autrice principal·e du changement. Des pseudonymes sont utilisés par habitude (venant des canaux IRC et/ou de la culture de la demoscene) et aussi pour préserver l’identité des personnes qui le souhaitent (certains participants utilisent également leur nom légal, d’autres pas).

      Sommaire

      Mise à jour de Go en version 1.18

      Le mois de novembre a vu l’arrivée d’une grosse mise à jour de la chaîne d’outils pour le langage Go en version 1.18. Il s’agit d’une version de 2022, mais c’est un gros progrès puisque la version précédente disponible pour Haiku était la version 1.4 datant de 2014. De plus, cette version 1.18 est disponible dans le dépôt de paquets et peut être installée normalement avec pkgman (au moins pour les architectures x86 et x86_64).

      La plus grande partie du travail a été réalisée par Korli, depuis plusieurs années, pour mettre en place l’environnement de compilation nécessaire, et aussi corriger de nombreux problèmes de compatibilité POSIX dans Haiku qui ont été mis en évidence par les tests de Go.

      Cela permet par exemple d’utiliser Hugo, le générateur de site statique utilisé pour le site principal de Haiku. Waddlesplash a donc pu rédiger et vérifier le rapport d’activité de novembre en utilisant uniquement Haiku : avec Hugo, WebPositive (le navigateur natif de Haiku, basé sur WebKit), l’éditeur de texte Koder, ainsi que Iceweasel (un portage de Firefox) pour la correction d’orthographe.

      Redémarrage automatique de app_server

      app_server est le serveur graphique de Haiku. Il s’agit d’un composant critique, pour lequel un crash rend le système à peu près inutilisable. Waddlesplash a corrigé plusieurs problèmes dans le code pour permettre de redémarrer le serveur après un crash, et de le reconnecter avec les applications en cours d’exécution. Ce redémarrage nécessite encore quelques étapes manuelles car les crash démarrent actuellement le debugger automatiquement, mais cela peut être changé par une simple configuration.

      Applications

      ActivityMonitor

      ActivityMonitor affiche sous forme graphique divers paramètres du système: charge CPU, consommation mémoire… Il peut s’exécuter dans une fenêtre ou bien être intégré au bureau sous forme d’un « réplicant ».

      Affichage d’un message « pas de capteurs de température » à la place du graphe de température du système si l’information n’est pas disponible (OscarL).

      Correction d’un problème de localisation, certains fichiers sources n’étaient pas pris en compte et les chaînes contenues dedans ne pouvaient pas être traduites (humdinger).

      Terminal

      Le Terminal permet d’exécuter des applications en ligne de commande.

      Synchronisation du presse-papier interne du Terminal avec celui du système seulement une fois au démarrage de l’application, et pas lors du changement d’onglet comme cela avait été implémenté au trimestre précédent (OscarL).

      Correction d’un problème qui masquait le signal SIGUSR1 pour les shells et autres processus lancés dans le terminal (korli).

      Implémentation des séquences d’échappement permettant aux applications CLI de définir des liens hypertextes (en complément des liens qui étaient déjà détectés automatiquement par le terminal en fonction du contenu du texte) (korli).

      HaikuDepot

      HaikuDepot est l’interface graphique du gestionnaire de paquets. Il utilise un backend en ligne en Java pour stocker et récupérer les captures d’écrans, commentaires et notes d’utilisateurs, icônes des paquets, liste de paquets mis en avant, et d’autres informations.

      L’application est plus robuste en cas de problème de réseau : gestion des erreurs et affichage de messages clairs pour l’utilisateur. Gestion en particulier des erreurs 503 remontées par l’API web utilisée par HaikuDepot (apl).

      Ajout de filtres pour trouver facilement les applications « natives » (n’utilisant pas Qt ou GTK) et d’un filtre « desktop » pour trouver les applications graphiques (et filtrer un très grand nombre de paquets de bibliothèques, applications en ligne de commande…) (apl, avec des améliorations par humdinger pour clarifier la terminologie).

      Amélioration de la taille de la fenêtre des conditions d’utilisation sur les écrans haute densité (nipos).

      Refonte de la gestion des identifiants de messages internes à l’application HaikuDepot pour en simplifier la maintenance (apl).

      Interdiction de la sélection multiple dans la liste des paquets (apl).

      WebPositive

      WebPositive est le navigateur web fourni avec Haiku. Il est basé sur le moteur WebKit, co-développé avec Apple, Sony, Igalia et d’autres participants.

      Modification du message envoyé au Tracker pour ouvrir le dossier contenant un fichier (par exemple un téléchargement), pour utiliser le message officiellement prévu à cet effet plutôt qu’un moyen détourné (humdinger).

      Meilleure gestion des noms de fichiers longs dans la fenêtre de téléchargements avec l’ajout d’une barre de défilement horizontal (mull, avec un petit correctif par humdinger pour corriger un décalage d’un pixel du positionnement de la barre de défilement).

      Un chantier est en cours pour réintégrer à nouveau le portage de WebKit pour Haiku dans les sources upstream. Cela avait déjà été fait en 2010, mais n’avait pas été maintenu par la suite, ce qui a conduit à retirer ce code. Depuis, Haiku utilise un fork resynchronisé régulièrement, mais cela génère du travail en plus. L’envoi du code est aussi l’occasion de faire relire toutes les modifications par les autres développeurs de WebKit, avec des conseils pour améliorer et simplifier l’architecture.

      Expander

      Expander est une application permettant de décompresser des archives.

      Correction d’un décalage d’un pixel de la barre de défilement (humdinger).

      AboutSystem

      AboutSystem affiche quelques informations sur le système et surtout la liste des auteurs de Haiku.

      Simplification du code pour la mise à jour automatique des couleurs, mise en place de la mise à jour automatique des couleurs pour la liste des crédits (si on passe en mode sombre par exemple) (jscipione).

      Ouverture de la fenêtre avec une taille respectant les proportions du nombre d’or, esthétiquement plus plaisant (axeld).

      LaunchBox

      LaunchBox est un « dock » permettant de stocker des raccourcis vers des applications ou fichiers fréquemment utilisés.

      Correction de la couleur du panneau de LaunchBox, et d’autres couleurs dans le sélectionneur de couleurs standard (nephele).

      Tracker

      Tracker est l’explorateur de fichiers. Le code du Tracker contient également les fenêtres « ouvrir » et « enregistrer sous », mises à disposition des autres applications sous forme de la bibliothèque libtracker.so.

      Envoi de la notification d’activation de l’espace de travail à tous les réplicants, afin que ces derniers puissent ajuster leur couleur (par exemple) en fonction de l’espace de travail actif (jscipione).

      Correction du positionnement du champ de texte lors du renommage de fichiers dans la vue par icônes, résolution de problèmes de gestion de l’état des fenêtres après un glisser-déposer avorté, affichage des volumes disque en premier (avant les dossiers) si l’option « trier les dossiers en premier » est active, synchronisation en direct des fenêtres de sélection de fichiers lors du changement d’options, et divers nettoyages de code (jscipione).

      Ajout d’une bordure manquante dans les fenêtres de sélection de fichiers (nipos).

      Ajout du nombre d’élément sélectionnés (en plus du nombre d’éléments total du dossier) dans les fenêtres du Tracker (nathan242).

      Correction d’un problème de concurrence dans le constructeur des fenêtres de sélection de fichiers, dont la conséquence était une mauvaise disposition des contrôles dans la fenêtre (certains boutons apparaissant superposés par exemple (PulkoMandy).

      Amélioration de l’image d’aperçu qui suit la souris lors d’un glisser-déplacer lorsqu’on déplace beaucoup de fichiers: l’image est tronquée pour ne pas être trop grande mais le dégradé de transparence sur les bords n’était pas bien calculé (PulkoMandy).

      Déclenchement automatique du « renifleur » de type MIME, qui identifie automatiquement les fichiers pour les afficher avec la bonne icône par exemple. En particulier cela rend l’utilisation du Tracker plus confortable sur les systèmes de fichiers ne permettant pas de stocker le type MIME dans un attribut étendu (Jim906).

      Correction d’une régression sur la mise à jour en direct des tailles et dates de modification de fichiers dans les résultats de requêtes (waddlesplash).

      MediaPlayer

      MediaPlayer est une application pour lire des fichiers média (son et vidéo).

      Correction de la couleur du texte dans la fenêtre d’informations (nephele).

      Dans cette même fenêtre, le champ indiquant le chemin du fichier en cours de lecture est maintenant cliquable (nathan242, dont c’est la première contribution).

      Ajout d’une détection automatique du type MIME des fichiers, s’il n’est pas renseigné (par exemple s’il est stocké sur un système de fichiers où il n’y a pas d’attributs étendus) (DigitalBox98).

      Sudoku

      Sudoku est un jeu de Sudoku, très utile pour patienter pendant une compilation un peu longue.

      Amélioration de la palette de couleurs en mode clair (le mode sombre nécessite encore du travail) (axeld).

      DeskBar

      DeskBar est la barre des tâches de BeOS et de Haiku. La même application contient également le code pour la fenêtre de changement de tâches « Twitcher ».

      Correction d’un bug qui faisait apparaître des applications en double dans le « Twitcher » (la fenêtre de changement rapide d’application qui apparaît avec le raccourci Alt+Tab) (madmax).

      People

      People est un gestionnaire de contacts. Il stocke les contacts dans des fichiers « person » avec les informations sous forme d’attributs étendus.

      Correction du défilement avec la molette de la souris ou au touchpad (nipos).

      Lecteur MIDI

      Le lecteur MIDI permet d’écouter des fichiers au format MIDI.

      MidiPlayer

      Le lecteur MIDI permet d’écouter des fichiers au format MIDI.

      Changement de la couleur du contrôle de volume qui était codée en dur, non configurable et pas harmonisée avec le reste du système (nipos).

      ProcessController

      ProcessController affiche la charge CPU et l’occupation mémoire dans la DeskBar. Il permet également d’afficher des statistiques par application, et de débugger et stopper des applications via un menu popup.

      Ajustements pour les écrans haute densité : taille des menus, largeur par défaut de l’icône réplicant, autorisation du redimensionnement de la fenêtre principale (la taille est conservée si on installe ensuite un réplicant sur le bureau, et divers autres changements (waddlesplash).

      Installer

      Installer permet de cloner l’installation de Haiku actuelle vers un autre disque.

      Ajout d’un outil pour copier automatiquement le chargeur de démarrage sur la partition EFI du système, pour réduire le nombre d’étapes manuelles pour installer Haiku correctement sur un système EFI (PawanYr, avec des améliorations de kallisti5 pour nommer le fichier installé correctement en fonction de l’architecture CPU du système).

      Amélioration du calcul de la taille de la fenêtre « EULA » de l’installeur (qui affiche non pas un contrat de license, mais un message de bienvenue et quelques instructions pour l’installation), en fonction de la taille de texte sélectionnée dans les préférences (nipos).

      Mail

      L'application Mail permet de lire et de rédiger des e-mail. Elle fonctionne en collaboration avec le mail_server qui s’occupe de l’envoi et de la réception des messages.

      Correction d’une régression sur la couleur de fond des champs d’adresse. Mise en place des mises à jour de couleurs automatiques. Les champs désactivés ou en lecture seule sont maintenant « navigables » (avec la touche tab) et le texte peut être sélectionné et copié (jscipione).

      Les boutons « suivant » et « précédent » peuvent être accompagnés de la touche Maj. (Shift), pour changer de message sans modifier le statut « lu » des messages (humdinger).

      DriveSetup

      DriveSetup permet de configurer les supports de stockage: formatage, partitionnement.

      L’application s’affiche sur tous les espaces de travail si la DeskBar n’est pas lancée. Ce cas particulier est utile lors du lancement de l’installation de Haiku, dans ce cas, le bureau n’est pas lancé, mais il est tout de même possible d’utiliser plusieurs espaces de travail, ce qui peut donner l’impression que les fenêtres ont disparu si on se retrouve sur un espace vide (PulkoMandy).

      Finalisation d’un patch datant d’il y a plusieurs années pour ajouter un menu permettant d’écrire ou de lire des images disques depuis ou vers des partitions (plus besoin d’utiliser dd en ligne de commande) (sed4096, avec l’aide d’humdinger pour des améliorations de localisation et de choix de vocabulaire).

      Debugger

      Debugger permet de débugger les logiciels fonctionnant dans Haiku.

      Correction d’un crash lorsqu’on essaie de débugger des applications trop grosses, par exemples celle utilisant Mesa et llvmpipe pour faire du rendu 3D (waddlesplash).

      Changements transverses

      Modification de toutes les chaînes de caractères où le nom d’une application est présent (par exemple : « Deskbar preferences »). En effet, le nom des applications peut optionnellement être traduit, et toutes ces chaînes doivent donc s’adapter dans les deux cas (nom d’application traduit ou conservé en anglais selon les préférences de l’utilisateur). Auparavant ce réglage ne pouvait pas être appliqué de façon systématique (humdinger).

      Fenêtres de préférences

      Réseau

      Affichage de l’état précis des interfaces réseau (en cours de configuration DHCP, par exemple) et pas seulement « hors ligne » ou « en ligne » (nipos).

      Périphériques d’entrée

      Ajout et amélioration de plusieurs options pour la gestion des touchpad (samuelrp84). Voir plus bas les informations sur la réécriture du pilote Elantech qui donne plus de détails.

      Apparence

      Envoi d’un seul message de mise à jour aux applications lorsque plusieurs couleurs changent simultanément, ce qui est plus efficace et réduit les « clignotements » d’applications dans certains cas (nephele).

      Correction de la hauteur des fausses barres de défilement visibles dans la fenêtre d’apparence pour configurer les barres de défilement (jscipione).

      Outils en ligne de commande

      Le réplicant NetworkStatus peut être installé dans la DeskBar via la ligne de commande même lorsque une fenêtre de NetworkStatus est déjà ouverte (nipos).

      Ajout dans strace de l’affichage des structures stat, sockopt, sigset_t, sigprocmask et des noms de signaux (korli avec un correctif par nathan242).

      Correction de plusieurs problèmes dans l’interface en ligne de commande du Debugger, qui conduisaient entre autres à un gel de l’application. Cette interface est surtout utilisée en cas de crash d’un service critique (app_server, registrar, input_server) qui empêcherait l’utilisation de l’interface graphique. Les investigations sur ces services en cas de crash sont donc facilitées.

      Modification de bfs_tools pour rendre ces outils compilables sur le système hôte utilisé pour compiler Haiku (axeld). Ces outils permettent de manipuler à la main un système de fichiers bfs, de récupérer certaines données sur un disque corrompu, et diverses manipulations de bas niveau.

      Modification de l’outil makebootable pour vérifier que la partition à rendre bootable est bien une partition BFS. Utiliser l’outil sur une partition d’un autre format ou sur un disque complet pourrait corrompre le système de fichier et rendre les données inaccessibles. Ajout d’un message indiquant lorsque le lancement de makebootable n’est pas nécessaire, car les utilisateurs continuent de recommander de lancer cet outil sans aucune raison pour corriger des problèmes de démarrage (encourageant ainsi les nouveaux utilisateurs à faire dea mauvaises manipulations et à corrompre leur système de fichiers) (PulkoMandy).

      Suppression d’une verrue dans checkfs qui n’est plus nécessaire suite à des améliorations du Storage Kit. Cela permet de lancer checkfs pour vérifier une partition en donnant le chemin de n’importe quel fichier contenu dans la partition (waddlesplash).

      Activation du support de l’IPv6 dans telnet, implémentation dans netstat (avec des corrections sur les opérateurs de filtrage), et ajout de traceroute6 compilé à partir des sources fournies par NetBSD (cmeerw).

      Amélioration de l’affichage de df avec plus d’informations, un listage sur deux lignes, et l’ajout d’une option pour afficher les informations standardisées dans le format imposé par POSIX (nipos et PulkoMandy).

      Kits

      Interface

      L'interface kit se charge de tout l’affichage de fenêtres à l’écran et des contrôles de base (boutons, cases à cocher…)

      Correction d’un bug dans le contrôle calendrier lors du déplacement vers les mois suivant ou précédent (nipos).

      Correction d’un problème de navigation au clavier dans une ListView après l’insertion de nouveaux objets (nipos).

      BControl (la classe parente de tous les contrôles d’interface graphique) ne change plus ses couleurs dans la fonction AttachedToWindow(). Ce n’est plus nécessaire après d’autres changements dans BButton, et cela simplifie le code nécessaire pour personnaliser la couleur d’un contrôle spécifique (pour avoir, par exemple, un bouton rouge) (jscipione).

      Améliorations sur BSlider: correction de la couleur du texte, nettoyage du code de dessin des sliders dans les implémentations de ControlLook (jscipione).

      Augmentation de la taille des marques sur les boutons des barres de défilement (marques qui ne sont pas activées à moins de modifier manuellement un fichier de configuration) pour les rendre plus visibles sur les hautes résolutions (jscipione).

      Les infobulles utilisent un espacement calculé en fonction de la taille du texte, pour une apparence plus jolie sur les écrans à haute densité (waddlesplash).

      Séparation du titre des onglets et du nom des vues qui leurs sont attachées. Le comportement original est hérité de BeOS, il est donc préservé pour les anciennes applications. Mais pour les nouvelles applications, le nom interne des vues ne doit pas être traduit (il peut être utilisé par des scripts ou par le code de l’application), tandis que le titre affiché à l’utilisateur doit l’être. C’était le seul endroit où ce principe de séparation du nom et du texte affiché n’était pas respecté (KapiX et PulkoMandy).

      Dans BTextView, la fonction « tout sélectionner » déplace le curseur à la fin de la sélection (et à la fin du texte). C’est le comportement de la plupart des autres systèmes, et préserver la position du curseur dans ce cas ne semble pas particulièrement utile (OscarL).

      Correction de problèmes de choix de couleurs dans le code qui dessine des sliders avec un curseur triangulaire (nipos). Cette correction a permis d’utiliser ce type de slider dans les fenêtres de réglages de différents traducteurs d’images.

      Amélioration de l’apparence des cases à cocher partiellement cochées. Elles s’affichent avec un signe "-" au lieu d’une croix. Auparavant, la couleur était subtilement modifiée mais ce n’était pas très visible (PulkoMandy).

      Implémentation de la lecture d’un son dans BAlert, qui peut être activé dans les préférences de son (sed4096).

      Storage

      Le storage kit permet de contrôler les disques et supports de stockage (liste des partitions, montage et démontage, accès aux fichiers, chemins d’accès, requêtes…)

      BPartition retourne une erreur B_BUSY si on essaie de monter une partition qui est déjà montée à un autre endroit, au lieu de la monter une deuxième fois (jscipione).

      Device

      Le device kit permet l’interaction directe avec certains périphériques (USB, série, joysticks…) directement depuis l’espace utilisateur.

      Correction de problèmes de gestion de la mémoire dans BUSBInterface mis en évidence par AtomoZero lors d’expérimentations pour corriger le pilote de webcam à l’aide d’un LLM (waddlesplash).

      Package

      Le package kit se charge de la résolution des dépendances entre paquets et du téléchargement des paquets à installer. Il fonctionne en collaboration avec le système de fichier packagefs qui permet d’accéder au contenu des paquets une fois installés.

      Retravail de BRepositoryCache pour remonter les informations sur les paquets via un callback plutôt que de remplir une structure BPackageInfoSet. Cela économise beaucoup de mémoire et d’allocations mémoire, et rend donc la lecture des dépôts de paquets plus rapide (waddlesplash).

      Serveurs

      Notifications

      Le serveur de notifications permet d’afficher des notifications pour les évènements importants.

      Les notifications déjà affichées changent de position immédiatement lorsque la configuration est modifiée pour les déplacer (nipos).

      Ajout de la lecture de l’effet sonore choisi dans les préférences de son lors de l’apparition des différents types de notification, et à chaque pourcent de progression pour les notifications contenant une barre de progression (sed4096).

      Choix de couleurs plus visibles en mode sombre pour les icônes de fermeture et de repli des notifications en mode sombre (nipos).

      Network

      Le serveur de réseau se charge de la configuration des interfaces réseau, de la configuration des routes et d’autres aspects liés à la communication en réseau.

      Refonte du client DHCP dans net_server pour l’exécuter dans un thread séparé et ne pas bloquer la boucle de messages principale. Cela corrige plusieurs cas de gel du serveur lui-même et d’application qui communiquent avec de façon synchrone, par exemple les préférences de réseau. Cela permet également de plus facilement arrêter les requêtes DHCP lorsqu’une interface est reconfigurée avec une adresse statique (waddlesplash).

      app_server

      app_server est le serveur graphique gérant l’affichage à l’écran.

      Correction de crashs causés par des verrous de concurrence manquants et des opérations effectuées dans le mauvais ordre (waddlesplash).

      Retrait d’identifiants de messages qui n’étaient plus utilisés dans le protocole de communication entre les applications et le serveur graphique (X512).

      Ajout du code nécessaire pour le tracé de lignes avec un dégradé de couleur (dans app_server et dans BView). Auparavant, les dégradés étaient utilisables uniquement pour le remplissage des formes et pas pour les contours (x512).

      Modifications de BPicturePlayer pour utiliser une classe C++ avec de l’héritage plutôt qu’une structure C contenant des pointeurs de fonctions. Cela permet de vérifier que l’interface est implémentée correctement par les différents utilisateurs de cette classe dès la compilation (X512).

      Implémentation de méthodes manquantes dans BoundingBox player, une implémentation de BPicturePlayer qui calcule un rectangle assez grand pour contenir tout le dessin réalisé par un objet BPicture rejoué via BPicturePlayer (KapiX).

      Retrait d’une optimisation incorrecte dans le traitement des calques avec une opacité globale de 100% dans app_server. Ces calques peuvent tout de même contenir des pixels avec de la transparence, et doivent donc être applatis en tenant compte du canal alpha comme tous les autres calques (KapiX).

      Modification du protocole app_server pour l’opération permettant de récupérer les « bounding boxes » pour chaque caractère d’une chaîne. L’interface précédente utilisait un tableau de structures, la nouvelle API est inversée ce qui permet d’envoyer plus efficacement 2 tableaux de types primitifs (X512).

      Pilotes de périphériques

      Implémentation correcte des timeouts sur les commandes dans le pilote SDHCI, ce qui corrige la compatibilité avec plusieurs lecteurs de cartes SD (PulkoMandy).

      Réécriture complète du pilote pour les touchpads Elantech. Cette série de changements retouche tout d’abord la gestion des touchpads en général, avec des améliorations sur la documentation, sur le traitement des données invalides, la configuration par défaut, et un nettoyage du code.

      Ensuite, le code pour la reconnaissance de « gestures » a été amélioré pour mieux reconnaître plusieurs mouvements tels que le « tap » pour cliquer, le défilement en faisant glsser 2 doigts sur le touchpad, etc. Les préférences du touchpad ont reçu plusieurs nouvelles cases à cocher pour configurer ces différentes options.

      Enfin, la dernière partie du patch met à jour le pilote Elantech pour reconnaître les 4 versions du protocole, dont la dernière est entièrement testée. La version 2 ne fonctionne pas correctement pour l’instant (elle a été désactivée pour l’instant) et les versions 1 et 3 sont activées de façon expérimentale dans les nightly builds en attendant les retours d’utilisateurs (samuelrp84).

      Normalisation des noms de volumes générés par le pilote usb_disk pour s’assurer qu’ils ne commencent pas par des espaces (madmax).

      Mise à jour de la couche de compatibilité FreeBSD avec FreeBSD 15 et synchronisation de tous les pilotes réseau (ethernet et wifi) concernés avec ceux de FreeBSD 15. Synchronisation du pilote rtl8125 avec OpenBSD (waddlesplash).

      Ajout de « quirks » et de code supplémentaire dans le pilote I2C-HID pour essayer de se rapprocher du comportement implémenté dans Linux. Ce pilote ne fonctionne pas correctement pour l’instant et il est désactivé par défaut (Lt-Henry).

      Systèmes de fichiers

      Ajout d’un bouchon supplémentaire pour une API qui n’a pas besoin d’être implémentée dans userlandfs-FUSE (qui permet l’utilisation de systèmes de fichiers FUSE sous Haiku). Cette modification permet d’utiliser en particulier le système de fichier squashfs-fuse pour accéder à des volumes squashfs (OscarL).

      Toujours dans userlandfs-fuse, propagation de l’état « lecture seule » du système de fichier, ce qui permet au Tracker de clairement afficher ces systèmes de fichiers comme étant en lecture seule (fond de fenêtre grisé, désactivation des opérations modifiant les fichiers) (OscarL).

      Dans le système de fichiers UDF, amélioration des messages de logs, et correction d’un kernel panic déclenché par une assertion suite à des modifications précédentes dans le VFS (waddlesplash).

      Correction d’un double lock dans le pilote FAT qui pouvait déclencher un kernel panic dans de rare cas (Jim906).

      Intégration d’une partie des patchs permettant de redimensionner une partition BFS. Ce travail avait été commencé en 2014 dans le cadre du Google Summer of Code mais n’avait pas pu être terminé dans les temps. La série de patch est restée à l’abandon pendant de longues années, mais elle est en train d’être finalisée pour pouvoir en intégrer au moins une première partie (axeld).

      Correction d’un bug sur la gestion des timestamps avec un nombre de secondes entier pour BFS. Historiquement dans BeOS, il n’existait pas d’API POSIX pour stocker une date de modification avec une résolution plus fine qu’une seconde. Cela conduisait de très nombreux fichiers à avoir le poids faible de leur date de modification à 0, avec pour conséquence une dégradation de la répartition dans les tables de hachage pour l’exécution de requêtes. Dans ce cas, BFS stocke une valeur aléatoire générée en interne par le système de fichier dans les bits de poids faible. Le bug était que cette valeur pouvait être exposée à l’espace utilisateur, entraînant de mauvais résultats sur la gestion des comparaisons de dates (par exemple pour déterminer les règles à lancer dans un makefile). La représentation interne a été légèrement modifiée pour bien distinguer les fichiers pour lesquels une date précise a été enregistrée, de ceux pour lesquels il s’agit de bits aléatoires. Ces derniers peuvent ainsi être filtrés et masqués pour l’espace utilisateur (PulkoMandy).

      Correction de la gestion des dossiers déjà existants dans write_overlay. Ils'agit d’un système de fichier qui permet de stocker en RAM des écritures temporaires sur un système de fichier monté en lecture seule, utilisé en particulier pour l’exécution en mode live CD (nathan242).

      Le pilote BTRFS ne déclenche plus un kernel panic lorsqu’il rencontre un type de compression inconnu, à la place, il retourne simplement une erreur et considère que le fichier ou dossier concerné ne peut pas être lu (AbdullahZulfiqar2005).

      Des changements sur les requêtes (pour BFS et les autres systèmes de fichiers capables d’exécuter des requêtes): une petite optimisation du code, une modification pour ne pas notifier les suppressions de nœuds via B_QUERY_WATCH_ALL car elles sont déjà notifiées par d’autres moyens. L’API B_QUERY_WATCH_ALL est maintenant considérée comme stable, et a donc été ajoutée dans la documentation officielle (waddlesplash).

      libroot & noyau

      Réseau

      Implémentation des sockets du domaine UNIX de type SOCK_SEQPACKET. Pour ce faire, modifications de recv et send pour accepter des buffers de taille 0 (pour les socket de type datagramme, pas les streams). Implémentation de MSG_TRUNC et MSG_PEEK pour les sockets du domaine UNIX, et amélioration de la gestion des adresses invalides dans accept et recv pour se rapprocher du comportement de Linux et des BSD (korli).

      Implémentation de la découverte de MTU de chemin complet pour TCP et IPv4 (waddlesplash) et IPv6 (cmeerw). L’algorithme mis en place est simpliste, mais permet d’établir des communications dans des cas où le MTU est limité et la fragmentation de paquets n’est pas mise en place.

      Nettoyage des buffers mémoire utilisés pour stocker des adresses dans le code de gestion du réseau. Cela corrige un comportement incorrect dans le cas où une adresse de socket UNIX n’est pas terminée par un caractère NUL (cas qui est explicitement autorisé sous Linux car l’information de longueur de l’adresse est disponible par ailleurs) (Anarchos pour la correction du cas où la vérification était oubliée, suivi d’un nettoyage par waddlesplash pour avoir une solution plus systématique à tous les endroits où ce cas particulier doit être pris en compte).

      Un socket TCP qui est fermé alors que des données sont reçues par le noyau mais pas encore lues par l’application associée renvoie un paquet RST plutôt qu’un FIN. Ceci corrige un problème détecté dans les tests du langage Go. Modification du comportement lors de la réception d’un reset pendant la fermeture d’un socket TCP pour se comporter comme les autres systèmes (korli).

      Déplacement du fichier networks utiliser par getnetent dans le dossier data, avec les autres fichiers de configuration du réseau. Il était placé par erreur dans /etc, qui est son chemin habituel pour d’autres systèmes UNIX (PulkoMandy).

      Report d’une correction faite par NetBSD dans le résolveur DNS, il manquait une partie de l’initialisation de certains objets dans l’état du résolveur (cmeerw).

      Gestion de l’IPv6: correction d’un problème dans la mise à jour du cache pour le protocole NDP (neighbor discovery), implémentation du multicast (cmeerw).

      Remplacement des fonctions inet_net_ntop et inet_net_pton par l’implémentation d’OpenBSD, qui est plus respectueuse du standard que celle de NetBSD utilisée auparavant (korli).

      Gestion des processus

      Autorisation de l’appel de exec() depuis un autre thread que le thread principal du processus, pour se mettre en conformité avec POSIX et corriger un problème avec les outils de compilation d’OCaml (korli).

      Préservation des signaux masqués lors de l’appel à fork (korli).

      Mise en conformité POSIX des codes d’erreurs retournés dans certains cas dans la gestion des groupes de processus (waddlesplash).

      Bibliothèque C standard

      Mise en conformité POSIX-2024:

      • Ajout des fonctions ffsl et ffsll dans strings.h (korli)
      • Ajout de getresuid(), setresuid(), getresgid(), setresgid() (korli)
      • Ajout de la déclaration de posix_spawn_file_actions_add[f]chdir dans les en-têtes publics (la fonction était déjà implémentée mais pas déclarée) (waddlesplash)

      Synchronisation de l’implémentation de arc4random avec la dernière version d’OpenBSD (korli).

      Correction d’un bug dans la gestion des locales, il n’était pas possible de changer seulement certaines catégories (date, format monétaire, messages), tout était forcément dans la même langue (waddlesplash).

      Correction de plusieurs problèmes dans la famille de fonctions strftime (waddlesplash):

      • ajout des formats %k et %l,
      • correction sur la gestion des caractères d'espacement Unicode,
      • correction de problèmes sur la gestion des fuseaux horaires.

      Correction de problèmes mineur de compatibilité POSIX: ajout de déclarations de fonctions et de constantes dans search.h, unistd.h, semaphore.h, nettoyage dans limits.h, définition de getlocalename_l… (waddlesplash).

      Remplacement de strtok_r par l’implémentation de musl (waddlesplash).

      Refonte du stockage et de la gestion des données ctype pour rendre le code plus facile à maintenir, supprimer des indirections inutiles et corriger un problème de thread safety (waddlesplash).

      Nettoyage des fonctions de conversions d’encodage de caractères, et correction de la valeur de MB_CUR_MAX pour l’encodage UTF-8 (waddlesplash).

      Définition de la constante DEV_BSIZE (mentionnée dans POSIX mais pas obligatoire) dans sys/param.h, modification de tous le code utilisant stat.st_blocks pour utiliser cette constante, y compris des problèmes dans certains systèmes de fichiers qui utilisaient st_blksize à la place. En effet, il n’y a aucun rapport entre la taille de bloc de st_blksize et le nombre de blocs de st_blocks défini juste à côté (waddlesplash).

      Gestion de la mémoire

      Correction d’une régression du mois précédent sur la gestion des réservations de mémoire lors du découpage d’areas`. Ajout de la possibilité de transférer des réservations de pages pour les caches et areas réservés, pour éviter de réduire les réservations de façon incorrecte. Cela pouvait causer des assertions et des plantages du noyau en particulier lors de l’exécution d’applications utilisant AddressSanitizer (waddlesplash).

      Correction d’une fuite de mémoire dans… la gestion de la mémoire, mis en évidence entre autres par l’exécution du compilateur Rust qui consomme beaucoup de mémoire. Au passage, nettoyage du code et des messages de logs dans cette partie du code (waddlesplash).

      Entrées-sorties

      Modification de la gestion des requêtes d’entrées-sortie pour autoriser les pilotes de périphériques à sous-classer IORequestOwner. En particulier, cela permet au pilote NVMe d’utiliser ces fonctionnalités sans passer par l’ordonnanceur d’I/O générique qui ne se prête pas bien à l’interfaçage de matériel pouvant traiter plusieurs requêtes en parallèle. Cela permet de simplifier du code, supprimer une fonction récursive devenue inutile et finalement corriger un débordement de pile (waddlesplash).

      La taille des partitions indiquée dans le bootloader n’était pas correcte : c’était la taille du disque entier qui était affichée à la place (waddlesplash).

      Chargeur de démarrage

      Correction de l’affichage de caractères unicode dans le menu de démarrage. En particulier cela évite de corrompre l’affichage lors de la navigation dans le système de fichiers pour désactiver certains pilotes de périphériques. Le firmware UEFI utilise de l’UTF16, tandis que le BIOS utilise une page de code IBM non standardisée. Le bootloader utilise en interne de l’UTF-8 et doit donc convertir les caractères dans le bon format dans chaque cas (madmax).

      Implémentation du démarrage via le réseau sur les plateformes EFI (avec un peu de nettoyage sur le support réseau dans OpenFirmware et PXE). Cela fonctionne au moins sur l’architecture ARM 32-bit et facilite le développement sur cible réelle: compilation sur une machine, et exécution sur une autre sans devoir entretemps copier le système de fichiers et le bootloader sur une clé USB ou une carte SD (kallisti5 et PulkoMandy).

      Un des en-têtes du bootloader utilisait une syntaxe C++, il a été corrigé pour pouvoir être importé depuis du code C si nécessaire (beaglejoe).

      Le chargeur EFI ignore les disques qui ont une taille de bloc de 0 octet, ce qui évite une division par zéro lors de tentatives de lire des données (archeYR).

      Systèmes de fichiers

      Le noyau interdit maintenant de monter plusieurs fois la même partition. Cette vérification avait d’abord été implémentée dans le pilote FAT, puis via une vérification en espace utilisateur, mais ces deux protections étaient insuffisantes et causaient d’autres problèmes (waddlesplash).

      Centralisation de plusieurs vérifications au niveau du VFS, par exemple les vérifications de type fichier ou dossier, les modes d’ouverture des fichiers, des codes d’erreurs retournés pour certaines erreurs spécifiques. Ces changements évitent d’avoir des différences de comportement entre différents systèmes de fichiers et s’assurent que le comportement implémenté est bien celui spécifié par POSIX (waddlesplash).

      Implémentation de « fallbacks » pour les systèmes de fichiers qui ne savent pas traiter eux-mêmes les opérations SEEK_DATA,  SEEK_HOLE et select(), dont en particulier le write_overlay. Cela permet à la commande cp de fonctionner correctement dans ce cas (nathan242).

      Outils de debug

      Remise en commun de code pour la gestion du MMU dans le chargeur de démarrage EFI. Le code avait été dupliqué pour chaque architecture de CPU supportés, mais il est en fait en très grande partie identique. Regrouper ce code permet de s’assurer que les évolutions sont bien faites de façon synchronisée pour toutes les architectures (PulkoMandy).

      Affichage dans le message de kernel panic de la version de Haiku (numéro hrev). Ceci évite de devoir demander ce numéro aux utilisateurs remontant un bug, il est directement inclus dans la capture d’écran de l’erreur (nathan242).

      Modification de la valeur retournée par kernel_version dans les informations système. La valeur retournée par Haiku était la version majeure, qui est 1 depuis le début du projet Haiku en 2001. Elle retourne maintenant une version plus complète qui peut être utilisée dans la commande uname pour indiquer la version de Haiku plus précisément (waddlesplash).

      Désactivation de la fonction spécifique à BeOS exect sur les architectures qui n’implémentent pas de compatibilité binaire avec BeOS.

      Build system

      Ajout d’une macro _DEPRECATED dans les en-têtes de base du système, permettant d’indiquer les classes, méthodes et fonctions qui sont obsolètes et à ne plus utiliser. Cela permet d’avoir un avertissement du compilateur lors de leur utilisation dans le code existant, et de commencer à mettre à jour le code, mais sans casser le code déjà écrit pour l’instant. Actuellement, cette macro n’est pas utilisée, des discussions sont encore en cours sur l’opportunité de retirer certaines APIs.

      Remise en état des tests pour le bootloader. Ces tests permettent de lancer une partie du bootloader (dont le menu de configuration) sous forme d’un programme s’exécutant sous Haiku. Cela permet de tester une grande partie du code du bootloader sans avoir besoin de redémarrer le système (waddlesplash).

      Ajout d’un script pour convertir une disposition de clavier de la console Linux dans le format reconnu par Haiku (mmu_man).

      Mise à jour de paquets pour réparer la compilation en mode « bootstrap » (sans dépendances précompilées) pour ARM et ARM64 (PulkoMandy).

      Nettoyage et amélioration de la classe utilitaire FunctionTracer qui permet d’afficher facilement une trace de l’exécution de fonctions, avec une indentation indiquant les appels imbriqués. Il existait plusieurs versions de cette classe utilisées à différents endroits dans le code, chacune avec de légères variations. Renommage de fonctions qui pouvaient entrer en conflit avec l’utilisation de debug_printf et modification de cette dernière pour retourner le nombre de caractères imprimés afin de pouvoir l’utiliser de façon interchangeable avec les autres fonctions de la famille printf (PulkoMandy).

      Déplacement de plusieurs en-têtes initialement développés pour une utilisation dans le noyau, de headers/private/kernel/util vers headers/private/util, en effet ils implémentent des fonctionnalités assez génériques (listes chaînées, hash tables, opérations sur les bits…) et sont tout à fait utilisables en dehors du noyau (c’est d’ailleurs déjà le cas à plusieurs endroits dans le code de Haiku) (PulkoMandy et waddlesplash).

      Retrait de cas ou l’activation de DEBUG=1 (compilation en mode debug avec des assertions supplémentaires) était empêchée pour certains composants du code (waddlesplash).

      Modification du code pour inclure les catalogues de traductions automatiquement dans le paquet contenant l’exécutable correspondant. Ce code incluait également les catalogues de toutes les dépendances, ce qui conduisait les catalogues système de libbe.so à être présents plusieurs fois dans plusieurs paquets, occupant inutilement de la place). Ce changement n’est pas tout à fait terminé puisque maintenant certains catalogues ne sont plus inclus du tout (PulkoMandy).

      Modernisation de la page d’accueil de WebPositive pour en permettre l’utilisation avec d’autres navigateurs: définition du bon type MIME, utilisation de HTTPS pour télécharger des ressources externes, déclaration de l’encodage du fichier (humbinger).

      Modification du « Makefile Engine » pour autoriser des flags de compilation différents entre les fichiers sources C et C++, ce qui permet d’éviter des warnings de compilation dans certains projets compilant des sources C (OscarL).

      Il est maintenant possible de compiler Haiku depuis NetBSD (cmeerw).

      Réparation de la compilation de test_app_server (KapiX).

      Utilisation de la constante B_DEV_NAME_LENGTH plutôt que de la valeur numérique 128 à plusieurs endroits dans le code (jscipione et OscarL).

      Suppression de la dépendance du build à la commande bc, en utilisant à la place des expressions arithmétiques du shell POSIX (PulkoMandy).

      Réparation de la compilation des tests unitaires, modification des tests utilisant l’interface graphique pour les exécuter avec test_app_server, ajout d’un package haiku_unittests et d’un profil de build qui inclut ce package dans le système de fichier compilé. L’objectif est de pouvoir lancer ces tests automatiquement dans le cadre de l’intégration continue de Haiku (KapiX, à partir d’un travail plus ancien démarré par kallisti5).

      Mise à jour de l’année de copyright à 2026 dans le menu de démarrage et dans les métadonnées des paquets générés par Haiku (PulkoMandy).

      Mise à jour des paquets précompilés utilisés pour compiler Haiku avec les dernières versions fournies par HaikuPorts pour les architectures x86 et x86_64. L’outil utilisé pour faire cette synchronisation a reçu lui-même quelques évolutions. Le code de Haiku a été légèrement ajusté pour corriger les problèmes de compilation avec ces nouvelles versions des dépendances (waddlesplash, avec l’aide de madmax pour corriger des problèmes de compilation sur RISC-V qui utilise pour l’instant une version plus ancienne de certains paquets).

      Documentation

      Haiku book

      Le « Haiku book » documente les API publiques et s’adresse aux développeurs d’applications pour Haiku. Il complète et remplace petit à petit le Be Book de BeOS, qui est distribué sous une licence CC-BY-ND ne permettant pas de le mettre à jour et de le corriger.

      • Ajout du chapitre sur le Device Kit (DigitalBox98)
      • Correction d’une documentation inversée pour un paramètre de BKeyStore (PulkoMandy)
      • Ajout de documentation pour BSimpleGameSound, BSerialPort, MailAttachment, MailDaemon, mail_encoding (cafeina)
      • Documentation des déviations connues de Haiku par rapport à la spécification POSIX (PulkoMandy).

      Documentation interne

      La documentation interne s’adresse aux développeurs et développeuses du système Haiku lui-même.

      Correction de fautes de frappe dans le chapitre sur les systèmes de fichiers (OscarL).

      Autres nouvelles

      Changement de tarification de Netlify

      Netlify héberge le site www.haiku-os.org. Ils ont récemment modifié leur tarification pour ajouter un système de crédit en fonction de la bande passante consommée. Haiku bénéficie de l’offre « Open Source », avec une certaine quantité de trafic offerte (en échange de l’affichage d’un logo de Netlify en base de page du site). Cette offre s’est révélée insuffisante dans la nouvelle tarification, surtout suite à une attaque de robots (probablement pour l’entraînement de LLM de mauvaise qualité, puisque ils requêtaient des pages n’existant pas et n’obtenaient que des erreurs 404). Du côté de Haiku, des protections ont été mises en place pour éviter ce genre de problème, mais entretemps, Netlify a facturé le dépassement de bande passante autorisée pour le mois de décembre.

      Finalement, après une discussion avec l’équipe de support de Netlify et une vérification de ce qu’il s’était passé, la facture a été annulée, et la consommation de bande passante pour Haiku a été augmentée pour mieux convenir à l’utilisation habituelle générée par Haiku.

      Remise sur les rails de HSA (Haiku Support Association)

      Actuellement, l’association Haiku inc est la principale organisation recevant des dons et finançant les activités de Haiku (développeur employé, coût d’hébergement de l’infrastructure…).

      Cette association est basée aux USA, ce qui est récemment devenu une source d’inquiétude pour certains contributeurs et donateurs de Haiku.

      Suite à une discussion sur les forums, il y a donc un regain d’intérêt pour la Haiku Support Association, une autre organisation basée en Allemagne et qui était dormante depuis plusieurs années. Plusieurs personnes ont donc adhéré à cette association et cela va peut-être permettre d’en relancer l’activité et d’assurer une présence en Europe.

      En particulier, c’est cette association qui organisait la conférence BeGeistert et le traditionnel « coding sprint » associé, permettant aux développeurs et aux utilisateurs de Haiku de se rencontrer régulièrement. Cette activité avait cessé suite au manque de public pour ces évènements, à une perte d’intérêt des membres de l’association, et une absence de nouveaux adhérents pour relancer les choses. Espérons que cette période d’inactivité soit maintenant terminée et que l’organisation de conférences plus régulières puisse reprendre.

      Série d’articles « Gerrit code review iceberg »

      Haiku utilise l’outil Gerrit pour la revue de code.

      Il y a actuellement plus de 300 « change requests » qui sont ouvertes. Cela a suscité quelques interrogations sur le forum. Le projet est-il submergé de contributions? Les développeurs font-il un bon travail de revue? Quelles futures fonctionnalités de Haiku se cachent dans ces changements en attente?

      Une série d’articles est en cours de publication pour examiner ces propositions abandonnées, en cours de travail ou partant dans une direction qui n’est pas acceptable pour les mainteneurs du projet. Chaque article examine 5 de ces change requests et explique les changements proposés, et pourquoi le travail n’a pas abouti.

      Cette démarche a déjà permis à certains de ces changements de trouver un repreneur, plusieurs développeurs (anciens ou nouveaux contributeurs) se prenant au jeu de finaliser l’un d’entre eux. Cela devrait permettre de réduire un peu la liste, et d’encourager ensuite les nouvelles contributions en voyant que finalement, peu de choses sont vraiment abandonnées.

      Statistiques de contribution pour 2025

      Haiku a reçu 1068 commits en 2025. C’est la deuxième année la plus calme après 2023 et très loin du record de 2009 où il y avait eu 5555 commits. Cependant la comparaison n’est pas directe: en 2009, la revue de code était faite après l’envoi d’un commit sur la branche principale, avec des corrections effectuées par des commits supplémentaires si nécessaire. Aujourd’hui, chaque commit peut recevoir plusieurs modifications dans Gerrit avant d’être finalement intégré.

      49 personnes ont écrit du code pour Haiku en 2025, entre 9 (en septembre) et 22 (en janvier) par mois. C’est là aussi plutôt dans le bas du tableau, et loin du record de 2012 (72 personnes). Waddlesplash se hisse à la troisième place du classement des personnes ayant le plus contribué (en nombre de commits) et va peut-être dépasser korli dès l’an prochain, malgré l’activité ininterrompue de ce dernier depuis 2003, presque au tout début du projet. Pas de changement du top 10, on attendait l’arrivée de kallisti5, mais il lui manque encore 70 commits pour dépasser Stefano Ceccherini. axeld conserve sa première place avec une avance confortable, malgré une activité plus réduite depuis quelques années.

      Haiku compte environ 5 millions de lignes de code source, tout type de fichiers compris (ce nombre est stable voire en légère baisse depuis 2015) et 25 000 fichiers.

      La situation est assez différente pour Haikuports : avec 2653 commits, 2025 est la deuxième année la plus active, derrière 2018 ou le projet avait atteint 2908 commits.

      Le contributeur ayant le plus de commits est toujours korli, bien que Begasus semble en passe de le rattraper avec un rythme de contribution très soutenu.

      Le projet a reçu en 2025 des contributions de 75 personnes différentes, ce qui est un peu en dessous du record établi l’année précédente avec 82 contributeurs mais reste un très bon score.

      Le dépôt de Haikuports comporte 7000 fichiers et a dépassé 1 million de lignes de code, avec une progression approximativement linéaire depuis la création du dépôt en 2008.

      La très grande majorité des commits de Haikuports sont réalisés sur des machines configurées avec les fuseaux horaires UTC, UTC+1 ou UTC+2, suivis par le fuseau UTC+10 (pour Haiku, ces statistiques de fuseaux horaire ne sont pas exploitables, la plus grande partie des commits ayant été importé depuis SVN qui ne préserve pas cette information).

      Pour les deux projets, le pic d’activité semble être le mardi soir et on peut observer les heures creuses entre 2 h et 5 h du matin. Il n’y a pas de grosse différence entre les jours de semaine et les week-ends. On peut observer par contre que les mois d’hivers sont beaucoup peu plus actifs que ceux d’été et d’automne.

      Mise à jour de haiku-format

      Haiku-format est un ensemble de patchs pour clang-format pour tenter d’implémenter les règles de formatage de code choisies par le projet Haiku. Ces dernières ont été décidées avant la disponibilité d’un tel outil, et sont difficiles à automatiser correctement.

      Les patchs ont été reportés sur une version plus récente de clang-format par owenca, et le robot de revue de code connecté à Gerrit mis à jour avec cette nouvelle version et remis en service par nielx. Les suggestions comportent encore des propositions de formatage incorrectes, c’est pourquoi cet outil est déployé uniquement sous forme d’un robot de revue et pas comme un outil de reformatage automatique.

      Les développeurs qui connaissent bien les règles de formatage peuvent ensuite vérifier si ces commentaires sont pertinents. Cette solution est imparfaite, mais une discussion pour rendre les règles plus simples à automatiser n’a pas abouti à un consensus suffisant pour faire des modifications pour l’instant.

      À quand la beta 6?

      La version beta 5 de Haiku commence à être assez ancienne. Toute l’année 2025 est passée sans nouvelle publication de version.

      La liste des choses à traiter pour cette nouvelle version s’est beaucoup réduite, cependant il reste encore quelques régressions assez gênantes. Certaines des corrections sont déjà en cours de relecture (en particulier pour améliorer la gestion de la mémoire swap). Il faudra probablement encore quelques mois pour venir à bout de toute la liste. On en reparle au prochain trimestre !

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      • LibreOffice 26.2 : Markdown, accessibilité et plein d’autres nouveautés et améliorations
        En février, il y a la corvée commerciale de la Saint-Valentin et les réjouissances intellectuelles consécutives à la sortie d’une nouvelle version de la suite bureautique LibreOffice. C’est, bien évidemment, sur LibreOffice 26.2 que l’on va se pencher. Au menu, du très visible, comme les boites de dialogues, du très attendu comme la prise en compte du Markdown ou du moins visible comme le travail sur l’accessibilité. Il va de soi que les notes de version sont plus exhaustives et qu’il ne s’agit

      LibreOffice 26.2 : Markdown, accessibilité et plein d’autres nouveautés et améliorations

      En février, il y a la corvée commerciale de la Saint-Valentin et les réjouissances intellectuelles consécutives à la sortie d’une nouvelle version de la suite bureautique LibreOffice. C’est, bien évidemment, sur LibreOffice 26.2 que l’on va se pencher. Au menu, du très visible, comme les boites de dialogues, du très attendu comme la prise en compte du Markdown ou du moins visible comme le travail sur l’accessibilité.

      Il va de soi que les notes de version sont plus exhaustives et qu’il ne s’agit ici que d’une sélection.

      Logo de LibreOffice

      Sommaire

      Avant de commencer : toutes les captures d’écran ont été faites, volontairement, sur une interface très personnalisée.

      L’accessibilité

      L’accessibilité de la suite bureautique est un important chantier pour lequel une personne a été recrutée en 2023 (en). Cette version-ci a fait l’objet d’améliorations sensibles. Parallèlement, Sophie Gautier, coordinatrice de The Document Foundation1 (Foundation coordinator) est en train de monter un groupe de travail qui a pour objectif la publication d’un rapport de conformité en matière d’accessibilité pour répondre à la norme européenne EN 301 549 (en) d’accessiblité numérique. La langue de travail de ce groupe est l’anglais.

      Concernant les améliorations de cette version :

      • la boite de dialogue « Vérifier les mises à jour », Aide > Vérifier les mises à jour… est devenue accessible aux lecteurs d’écran ;
      • les fonctions d’accessibilité des aperçus des bordures, onglet « Bordures » des boites de dialogue, ont été revues afin qu’elles ne perturbent plus les dispositifs d’assistance ;
      • sur Linux : la boite de dialogue Outils> Orthographe est annoncée correctement par le lecteur d’écran ;
      • quand on supprimait la sélection accessible, le curseur se déplaçait automatiquement au début du texte, ce comportement perturbant est supprimé ;
      • dans Writer, les fautes d’orthographe ne sont plus signalées par les dispositifs d’assistance si la vérification orthographique n’est pas activée ;
      • l’accessibilité au clavier de la boite de dialogue des extensions : Outils >  Extensions est accessible aux lecteurs d’écran ;
      • et enfin, il est possible de naviguer entre les onglets verticaux avec des raccourcis clavier.

      Support du Markdown

      Le Markdown est devenu le format de balisage léger standard « de fait ». Et c’est celui supporté par LinuxFR. Son support a été introduit dans cette version, c’est un des formats d’enregistrement qui s’est ajouté à la série des autres formats de la suite, pas un format d’export. Pour l’utiliser pour vos sites, passant pour LinuxFR, vous devrez :

      • soit ouvrir le fichier .md dans un éditeur de texte, n’importe lequel, même Mousepad fait l’affaire par exemple, et copier-coller ensuite le tout à partir de l’éditeur de texte là où vous le voulez ;
      • soit, si cela est possible, importer le fichier .md dans ce qui vous sert pour gérer le site comme le fait par exemple l’extension ODT2SPIP pour le système de gestion de contenu SPIP qui permet de créer une nouvelle page dans SPIP avec un fichier.ODT.

      Comment ça marche avec LinuxFR ? Plutôt bien. Les styles de caractère Accentuation (ici en italiques) et Accentuation forte (ici gras) sont bien reconnu ainsi que Texte source pour « télétype », les indications in-texte encadrées de l’accent grave U+0060. Les styles de paragraphes :

      • Bloc de citation (paragraphes de citation précédés d’une ligne blanche et du signe « > » dans la saisie de contenu sur LinuxFR) ;
      • Contenu de tableau ;
      • Corps de texte ;
      • Liste, par contre la numérotation des listes ordonnée ne semble pas bien fonctionner, il faut saisir les numéros à la main ;
      • Texte préformaté pour écrire des blocs de code ;
      • Titre 1, Titre 2, Titre 3 et Titre de tableau.

      Les tableaux sont bien repris ainsi que les liens insérés via l’insertion d’hyperliens.

      Ce qui ne semble pas fonctionner du tout : ce sont les notes, elles disparaissent corps et biens. C’est peut-être dû au passage dans l’éditeur de texte qui transforme un peu le document. Et, évidemment, il faut rajouter les images avec la syntaxe LinuxFR.

      Petite remarque, si vous utilisez un LibreOffice 25.8, vous avez peut-être pu constater qu’il était question d’enregistrement au format .md, cette information a été ajoutée trop précocement car la version 25.8 ne gère pas le Markdown.

      L’interface et les boites de dialogue

      Les boites de dialogue, notamment de styles et de formats, ont beaucoup changé. Longtemps elles se sont affichées avec une présentation par onglets en haut et le contenu dessous.

      Puis il y a une période de transition en 2025 qui a fait grincer une collection complète de dents où on avait, selon l’endroit où on était, soit des onglets soit une navigation par menu latéral. Cette dernière avait un gros défaut : par exemple pour la configuration des styles dans Writer il fallait descendre tout en bas pour accéder aux options qui étaient cachées. Et il n’y avait pas de barre de défilement pour aller plus vite.

      LibreOffice 26.2 voit ces défauts corrigés : les boites de dialogue sont harmonisées dans toute la suite et leur menu latéral, toujours sans barre de défilement qui s’avère finalement inutile, montre clairement tous les types de paramètres auxquels on peut accéder. Et, comme on peut le voir, LibreOffice a intégré une meilleure prise en charge des systèmes d’écritures asiatiques et complexes en affichant deux colonnes, une pour les polices occidentales, ou pour les polices asiatiques ou complexes. Une personne a également été recrutée en 2023 (en) pour travailler sur le support des systèmes d’écriture de droite à gauche (RTL) et complexes (CTL).

      Boite de dialogue Style de paragraphe avec la navigation par onglets à gauche, puis les deux colonnes de choix de police, occidental ou asiatique ou complexe

      Si toutefois, vous préférez revenir à l’affichage avec les onglets, il suffit d’aller dans le menu Outils > Options > Apparenceau niveau de « Boites de dialogue » et cocher l’option Horizontal en haut.

      Choix de la position des onglets des boites de dialogue, LibreOffice 26.2

      Il faut savoir que les onglets en haut ne s’affichent que sur une seule ligne et qu’il faudra donc naviguer avec les flèches quand il y a de nombreuses options.

      Boite de dialogue avec les onglets en haut

      Writer

      Il y a un certain nombre d’amélioration autour de la compatibilité avec le format DOCX : séparation de tableaux flottants en plusieurs tableaux, suppression de la numérotation des notes de bas de page à l’ouverture d’un fichier DOCX, etc.

      On relèvera deux nouvelles options d’alignement des paragraphes : « Début » et « Fin ». Si vous utilisez l’alphabet latin, vous ne verrez aucune différence avec les deux options « Forcer à gauche/en haut » et « Forcer à droite/en bas ». Elles ont été développées pour réutiliser plus facilement les styles entre les divers systèmes d’écriture.

      Comparaison des nouveaux types d’alignement de LibreOffice 26.2

      Pour continuer sur la lancée du travail pour la prise en compte des systèmes d’écriture dont le fonctionnement est différent de celui de l’alphabet latin, il est possible de changer la direction du texte : de gauche à droite ou de droite à gauche en cours de travail. Cela peut se paramétrer dans les styles.

      Définition de la direction du texte dans le style de paragraphe

      Calc

      Un gros travail sur les performances a été fait : vitesse de défilement, rapidité des classeurs avec de nombreuses formes et du rejet des modifications. On voit apparaître de nouvelles options de tri (Données >Trier) qui dépendent de la « locale » (langue définie dans les Options de LibreOffice). On peut ainsi déterminer quel caractère est utilisé comme séparateur de décimal pour le tri naturel.

      Les nouvelles options de tri de Calc 26.2

      On peut relever aussi une avancée ergonomique qui va plaire à toutes celles et ceux qui utilisent les matrices, on peut maintenant modifier les formules matricielles avec la combinaison de touches : F2 + ↑ Maj + Ctrl + Entrée, il n’est plus nécessaire de modifier la formule elle-même.

      Et aussi : si vous utilisez (pourquoi diable ?) le format d’enregistrement XLSX, c’est le format EXCEL2010+ qui est le format par défaut, il change de nom pour devenir « Classeur Excel 2010-365 ».2

      En vrac

      Base est devenu complètement multi-utilisateur, TDF a, d’ailleurs, recruté une personne pour travailler sur l’application.

      Concernant les diagrammes (ou chart) : dans le Volet latéral, quand le graphique est en mode modification et que l’on va, au niveau de « Couleurs », sur la palette, on a une prévisualisation en direct dans le diagramme ce qui permet de tester le choix de couleurs plus facilement.

      Les polices embarquées dont la licence ne permettait pas l’édition étaient jusqu’à présent ignorées et remplacées à l’affichage, ni vu, ni connu par une fonte de substitution. Ce défaut a été corrigé.

      L’export PDF gère les liens avec les documents externes : Fichier > Exporter au format PDF > Liens.

      Export PDF de LibreOffice 26.2 et suppression des liens entre documents

      Les dictionnaires hongrois, mongol et portugais du Portugal ont été mis à jour ainsi que les règles de césure de la langue hongroise.

      JSON, pour JavaScript Object Notation, est un format standard utilisé pour représenter des données structurées. Il est utilisé notamment pour échanger les informations entre un navigateur et un serveur. C’est, par exemple, le format de sauvegarde des marques-pages de Firefox ou de certains fichiers d’archives de Mastodon. Les documents XML et JSON génériques avec des plages pouvant être liées sont maintenant automatiquement mappés à des feuilles dans Calc. Une plage pouvant être liée est une section d’un document contenant des enregistrements tabulaires. Lorsqu’un document contient plusieurs plages pouvant être liées, chaque plage est mappée à une seule feuille3.

      Et si vous avez envie de vous amuser avec les fonctions expérimentales (à activer dansOutils > Options > LibreOffice > Avancé), vous pouvez jouer avec la nouvelle de boite de dialogue « Gestion des macros ».

      Pour finir

      Cette dépêche a, bien, évidemment, été rédigée avec LibreOffice et, cette fois-ci dans un fichier enregistré en Markdown. Les seules balises que j’ai dû entrer à la main sont celles des images. Kate a l’air de modifier le fichier et, quand je réouvre le .md dans LibreOffice, il y a des styles qui ont sauté mais la mise en forme reste visuellement la même. Kate rajoute aussi des barres obliques devant les « > », aux crochets [ ] et même à certains hyperliens (images). Il y a peut-être des éditeurs de texte plus adaptés ou des réglages à faire.

      J’ai rédigé cette dépêche en même temps qu’un article sur LibreOffice 26.2 pour mon site. Si l’article n’est pas vraiment dupliqué, il n’est pas étonnant d’y trouver des morceaux ici.

      Que tout cela ne nous empêche d’adresser tous nos remerciements à celles et ceux qui font de LibreOffice une suite bureautique si agréable à utiliser et si performante.

      Post-scriptum : si vous voulez savoir comment modifier les couleurs de l’interface comme sur les captures d’écran, ça peut s’envisager, demandez gentiment, avec un peu de chance.


      1. The Document Foundation ou TDF est la fondation de droit allemand qui pilote le projet LibreOffice. 

      2. Il y a deux formats OOXML différents et donc deux formats XLSX différents, la version 2007 et la version actuelle depuis 2010. S’il vous est vraiment nécessaire d’enregistrer au format XLSX, il faut utiliser la version de 2010. 

      3. Notes de version. 

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      Rétablissement de l'« auto-attestation » pour les logiciels de caisse, l'aboutissement d'une année de mobilisation

      Avec l’adoption du projet de loi de finances pour 2026, les éditeurs de logiciels de caisse ont retrouvé la faculté d’attester eux-mêmes de la conformité de leur solution, un an après que la certification par un organisme tiers avait été rendue obligatoire. Une mesure salutaire pour la pérennité des logiciels libres de caisse.

      La loi de finances pour 2025 avait supprimé la possibilité, pour les éditeurs, d’attester eux-mêmes de la conformité des fonctionnalités d’encaissement de leur logiciel. Ils étaient dès lors tenus de passer par la certification, une procédure lourde et très mal adaptée à la réalité des marchés informatiques et à l’innovation, en particulier pour les logiciels libres. Une réforme actée sans réelle consultation, sans étude d’impact préalable et sans que l’administration fiscale ait exprimé de problème avec le dispositif.

      L’April s’est mobilisée, tout au long de 2025, au côté des membres de l’écosystème, pour revenir sur cette réforme.

      C’est dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, adopté le lundi 2 février, après une longue procédure et dans un contexte politique tendu, que l’« auto-attestation » a finalement été rétablie. Une mesure salutaire pour la pérennité des logiciels libres de caisse, inscrite à l'article 125 du projet de loi.

      Article 125 :

      Le code général des impôts est ainsi modifié :

      1° Le 3° bis du I de l’article 286 est complété par les mots : « ou par une attestation individuelle de l’éditeur, conforme à un modèle fixé par l’administration » ;
      2° Au premier alinéa de l’article 1770 duodecies, après le mot : « production », sont insérés les mots : « de l’attestation ou ».

      Il ne s’agit pas ici de se prononcer sur la procédure retenue, ni sur le reste du contenu de cette loi de finances. Quoi qu’il en soit, le rétablissement de l’« auto-attestation » est une très bonne nouvelle, tant pour celles et ceux qui développent ou proposent des prestations autour de ces solutions, que pour les personnes qui souhaitent utiliser des logiciels libres pour leurs encaissements. Même s’il est regrettable que de nombreux acteurs économiques du libre aient dû se lancer dans une fastidieuse et coûteuse procédure de certification ou bien envisager des modifications profondes de leur modèle.

      Un grand merci à l’ensemble des membres des écosystèmes des logiciels libres proposant des solutions d’encaissement. Sans leur engagement, ce résultat n’aurait sans doute pas été possible. L’April restera vigilante pour que l’« auto-attestation » ne soit pas à nouveau remise en cause sans étude d’impact sérieuse.

      Court résumé de la longue procédure qui a conduit à ce résultat :

      • Pour qu’une disposition soit adoptée, elle doit d’abord être votée de manière « conforme » par les deux chambres parlementaires, c’est-à-dire strictement dans les mêmes termes. Puis, le texte global doit être adopté pour que la mesure devienne loi.
      • En première lecture du projet de loi de finances pour 2026, l’Assemblée comme le Sénat ont voté pour le rétablissement de l’« auto-attestation », indiquant une volonté claire du législateur en la matière. La première chambre avait toutefois rejeté le texte dans son ensemble, la disposition n’étant pas encore « conforme ». À la reprise des travaux, en janvier, l’Assemblée est repartie de la version du Sénat qui contenait la disposition concernant le rétablissement. Le texte sur lequel le gouvernement a engagé sa responsabilité – article 49.3 de la constitution – reprenait une version « conforme » de la disposition. Les motions de censure ayant été rejetées, le texte a été adopté. Dès lors, il ne restait plus qu’au projet de loi d’être définitivement adopté pour que le rétablissement de l’« auto-attestation » soit acté. Chose faite le lundi 2 février, suite au rejet des motions de censure sur l’ultime recours du gouvernement à l’article 49.3.

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      L'April propose le pacte du logiciel libre à l'occasion des élections municipales et communautaires de 2026

      À l'occasion des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, l'April propose aux personnes candidates de signer le Pacte du Logiciel Libre afin de marquer leur engagement, si elles sont élues, à promouvoir et défendre une priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts au sein de leurs collectivités.

      Le pacte du logiciel libre est une initiative de l'April qui remonte à l'élection présidentielle de 2007. À l'occasion des élections locales à venir, le pacte a évolué pour être plus représentatif des enjeux actuels.

      En complément du pacte, l'April propose une liste d'exemples d'actions concrètes que les collectivités peuvent mettre en place dans la poursuite de ces objectifs.

      Le pacte est disponible sur le site de la campagne.

      En plus du format PDF classique, Le pacte est également disponible en mode « brochure », de manière à pouvoir l'imprimer et le plier dans un format 4 pages, par exemple pour être distribué sur les marchés en échange d'un tract électoral ;).

      Le pacte pour les élections municipales et communautaires de mars 2026 est construit autour de trois objectifs complémentaires :

      • Donner la priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts, qui est l'ambition historique de l'April. Avoir recours à des logiciels privateurs doit rester une exception dûment justifiée, dans le respect d’une stricte procédure de définition des besoins. Une priorité qui est compatible avec le droit de la commande publique – chose confirmée par le Conseil d'État depuis 2011 – et matériellement possible puisqu'il existe à présent des logiciels libres en mesure de répondre à la majorité des besoins des collectivités.
      • Défendre et promouvoir une informatique émancipatrice. Le logiciel libre participe à la préservation des libertés fondamentales dans une société informatisée, au partage du savoir et à l'accès éclairé au numérique pour toutes et tous. Que ce soit dans les écoles dont elles ont la charge, comme dans l'ensemble des lieux d'accueil du public qu'elles peuvent être amenées à gérer, les collectivités ont un rôle important de sensibilisation et d’accompagnement à exercer.
      • Contribuer à la pérennité des logiciels libres utilisés. Les collectivités doivent contribuer au maintien, à la documentation et au développement des solutions qu’elles utilisent. Un travail et un investissement mutualisables, notamment avec d'autres collectivités, au bénéfice de toutes et tous, d’autant plus pertinent et durable qu’ils s’inscrivent dans une politique formalisée de contribution et de partage.

      Le pacte s'adresse à l'ensemble des personnes candidates qui souhaitent marquer leur attachement à agir pour le logiciel libre au sein de leur collectivité et pour les libertés informatiques des habitantes et habitants. Il s'adresse également aux listes candidates qui souhaitent collectivement marquer, comme élément de leur programme, leur engagement à mettre en œuvre une politique en faveur du logiciel libre si elles obtiennent la majorité.

      Nous invitons toutes celles et ceux qui le souhaitent à contacter leurs candidates et candidats, qui ont déjà pu se manifester, pour les encourager à signer le Pacte du Logiciel Libre et profiter de l'occasion pour les sensibiliser aux enjeux des libertés informatiques.

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      • Grafik Labor 2026 – Appel à conférenciers et à stands
        Création graphique, artistique et outils libres GrafikLabor revient le samedi 4 avril 2026 à Rennes, dans les locaux d’Activdesign, pour sa huitième édition dédiée aux logiciels libres, aux pratiques créatives ouvertes et aux artistes, designers et développeurs qui les utilisent au quotidien. Issu du LibreGraphicsMeeting, l’esprit se veut ouvert aux diverses pratiques créatives, aux différents secteurs de création graphique pourvu qu’ils mettent en avant les outils, les licences ou du contenu l

      Grafik Labor 2026 – Appel à conférenciers et à stands

      Création graphique, artistique et outils libres

      GrafikLabor revient le samedi 4 avril 2026 à Rennes, dans les locaux d’Activdesign, pour sa huitième édition dédiée aux logiciels libres, aux pratiques créatives ouvertes et aux artistes, designers et développeurs qui les utilisent au quotidien. Issu du LibreGraphicsMeeting, l’esprit se veut ouvert aux diverses pratiques créatives, aux différents secteurs de création graphique pourvu qu’ils mettent en avant les outils, les licences ou du contenu libre.

      À cette occasion, l’équipe d’organisation de l’AFGRAL lance un appel à conférenciers et à stands.

      Pour rappel, GrafikLabor est un événement communautaire associatif. Il s’adresse aux personnes qui utilisent, développent ou promeuvent des logiciels libres dans leurs pratiques créatives : graphisme, illustration, jeux vidéos, édition, UX/UI, web, motion, 3D, typographie, etc.

      L’événement met l’accent sur :

      • les retours d’expérience concrets
      • les choix d’outils et de workflows
      • la transmission de savoirs
      • les enjeux culturels et politiques du logiciel libre dans la création

      Appel à conférenciers

      Nous recherchons des propositions de conférences ou de présentations autour de, par exemple :

      • création graphique et artistique avec des outils libres (GIMP, Inkscape, Krita, Scribus, Blender etc.)
      • UX/UI, design web ou produit avec des stacks open-source
      • typographie, édition, illustration ou motion en environnement libre
      • jeux vidéo réalisés avec outils libres comme Godot
      • automatisation, scripts, bidouille et détournement d’outils
      • retours d’expérience d’artistes, studios, collectifs ou associations
      • réflexions sur l’autonomie, la pérennité et l’éthique des outils

      Les formats peuvent être variés : talk, démo, étude de cas, retour d’expérience, atelier.

      Modalités de participation

      L’appel est ouvert, mais la programmation se fait sur sélection afin de garantir la cohérence de l’événement.

      Les propositions se font en deux étapes :

      • un formulaire de prise de contact (nom, email, motivation)
      • après validation, l’envoi d’un lien vers le formulaire de proposition détaillée

      L’événement est aussi ouverts aux sponsors ou aux associations qui aimeraient avoir un stand faire connaitre leur activité.

      Informations pratiques

      Date : vendredi 4 avril
      Lieu : Activdesign, Rennes
      Public : artistes, designers, développeurs, étudiants et personnes intéressées par le libre

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      • Profileur mémoire MALT 1.6.0 et support de Python
        MALT c'est quoi ? L'optimisation est une activité connue de bien des développeurs, fouiller, chercher dans son code, pour, peut être, gagner un peu de performance (beaucoup, parfois). Dans cette tâche ardue, face à des codes grandissants, massifs, utilisant de nombreuses bibliothèques externes, un outil central dans ce travail de fourmi : le profileur. Le profileur fait partie des outils importants pour le développeur qui se soucie des ressources qu'il utilise. Il lui permet de chercher les po

      Profileur mémoire MALT 1.6.0 et support de Python

      MALT c'est quoi ?

      L'optimisation est une activité connue de bien des développeurs, fouiller, chercher dans son code, pour, peut être, gagner un peu de performance (beaucoup, parfois). Dans cette tâche ardue, face à des codes grandissants, massifs, utilisant de nombreuses bibliothèques externes, un outil central dans ce travail de fourmi : le profileur.

      Le profileur fait partie des outils importants pour le développeur qui se soucie des ressources qu'il utilise. Il lui permet de chercher les points chauds dans son code, comprendre le cout de chaque fonction, chaque ligne implémentée. Bien des outils s'intéressent à une chose : bien utiliser votre processeur.

      Mais que se passe-t-il si vous rencontrez des difficultés avec l'utilisation de votre mémoire ? Si vous pensez mal utiliser la fonction malloc() du C ou l'opérateur new du C++ ? Si vous avez oublié qu'une de vos variables globales occupe 10 Go (surtout en Fortran) ?

      Publié il y a quelques années MALT (licence CeCILL-C) permet de répondre à la question en cherchant toutes les allocations mémoires faites par votre code. Cet outil avait fait l'objet d'un article sur LinuxFR en 2018 lors de sa mise en open source : Profileurs mémoire MALT et NUMAPROF.

      Versions 1.6.0

      Avancées

      Depuis, cet outil fait son chemin avec l'ajout du support de Rust ainsi que nombreuses corrections et ajouts tels que la possibilité de dumper le profile mémoire juste avant que le système ne soit plein.

      malt -o dump:on-sys-full-at=80% -o watch-dog=true ./mon_programme
      
      # également :
      #  -o dump:on-app-using-rss=10G
      #  -o dump:on-app-using-virt=80%
      #  -o dump:on-app-using-req=500M

      La possibilité de suivre les appels à mmap, mremap, munmap si vous les appelez directement dans votre code au lieu de laisser malloc faire son travail.

      Support de python

      MALT a initialement été développé dans le contexte du calcul à haute performance — HPC (High Performance Computing) donc surtout pour le C / C++ / Fortran / Rust.

      Dans la communauté scientifique, nous voyons dans les laboratoires de plus en plus fleurir l'usage d'un langage à priori bien éloigné de nos prérogatives de performances : Python.

      Dans un cadre de calcul scientifique, il est souvent utilisé plutôt comme un wrapper permettant d'appeler et d'orchestrer des bibliothèques en C /C++ / Fortran, elles, performantes. Quoi que l'usage amène aussi à l'écrire de certaines parties du code en Python grâce à Numpy ou Numba pour accéléré la partie calcule sur des tableaux ou autres frameworks d'exploitation des GPU.

      La version 1.6.0 de MALT vient d'ajouter le support (encore quelque peu expérimental) natif de Python permettant d'analyser un code pur python ou mix Python / C / C++…. Il s'agit pour l'instant de la première version avec ce support, il reste donc du travail.

      Sont supportés les versions Python supérieures à 3.11 ainsi que les environnements Conda / Anaconda / Venv. À l'heure de rédaction de cet article, cela comprend les versions 3.11 à 3.14.

      MALT étant orienté C / C++, il ne supporte que Linux comme système d'exploitation. (NdM: la causalité évoquée ici devrait faire réagir des développeurs d'autres systèmes libres notamment :))

      Utilisation sur Python

      Si la commande malt fonctionne parfaitement, il est recommandé d'utiliser le wrapper malt-python qui adapte quelques configurations spécifiques à Python non encore automatiques.

      malt-python ./script.py
      
      # équivalent à 
      malt --profile python-default ./script.py
      
      # liste des profiles
      malt --profile help
      
      # Afficher le profile
      malt-webview ./malt-script-py-6889.json

      Profilage rapide

      Notons que l'overhead de MALT est important en Python du fait du large nombre d'allocations générées par ce langage et de la méthode de résolution des piles d'appels pour retrouver les lignes dans votre code. Ces détails d'analyse peuvent être désactivés via :

      # Désactivé complète de l'analyse des piles
      malt-python -p python-no-stack ./my_script.py
      
      # Analyse des piles par "sampling"
      malt-python -p python-sampling ./my_script.py

      Nouvelle interface

      La version 1.6.0 arrive également avec une nouvelle interface graphique avec un code remis à jour
      par rapport à sa version originale vieillissante.

      Capture annotation python

      Profil statique

      Pour ceux qui voudraient échanger les profils avec d'autres sur d'autres OS, il est possible depuis la 1.6.0 de générer une version statique des pages de l'interface (hors annotation des sources et arbre d'appel navigable) via :

      # Toues les pages possible en statique
      malt-webview -static ./report malt-progr-123456.json
      
      # Seulement la page de résumé.
      malt-webview -static-summary ./report malt-progr-123456.json

      Installation

      MALT n'est pas encore disponible dans les distributions classiques, vous devez donc le compiler et l'installer à la main. Le nombre réduit de dépendances obligatoires en fait un outil relativement facile à installer.

      On trouvera la procédure dans la documentation du projet.

      Documentation

      La documentation a été complètement ré-écrite et disponible sur le site officiel : documentation.

      Outils similaires pour Python

      Découvrir un outil est aussi l'occasion d'en découvrir d'autres. Restons dans le monde du Python, si MALT ne vous convient pas vous trouverez peut-être votre bonheur avec les outils suivants et complémentaires à MALT et eux totalement dédiés au Python toujours pour la mémoire :

      • Memray (Apache Public License 2)
      • Scalene (Apache Public License 2)

      MALT se positionne par rapport aux deux présentés en apportant une analyse fine en annotant tout le source code de l'application. Il offre également une analyse des variables globales et TLS coté C/C++/Fortran/Rust.

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      • Appel à présentations conférence OW2con’26
        Toute l’équipe d’OW2 vous souhaite une très bonne année 2026 ! OW2con est la conférence open source européenne organisée par la communauté OW2. Rencontre internationale de contributeurs, éditeurs, ESN, académiques, et organisations à but non lucratif, OW2con rassemble l’ensemble de la communauté open source, autour de deux journées de présentations allant des sujets tech aux enjeux business et éthiques de l’open source. Elle offre également une occasion unique de nouer des contacts avec ses pa

      Appel à présentations conférence OW2con’26

      Toute l’équipe d’OW2 vous souhaite une très bonne année 2026 !

      OW2con est la conférence open source européenne organisée par la communauté OW2. Rencontre internationale de contributeurs, éditeurs, ESN, académiques, et organisations à but non lucratif, OW2con rassemble l’ensemble de la communauté open source, autour de deux journées de présentations allant des sujets tech aux enjeux business et éthiques de l’open source. Elle offre également une occasion unique de nouer des contacts avec ses pairs au travers de moments conviviaux de networking. OW2con est ouvert à tous, l’évènement est gratuit et les conférences ont lieu en anglais.

      OW2con’26

      Pour démarrer cette nouvelle année, nous lançons l’appel à présentations de la prochaine conférence annuelle OW2con’26.

      Merci de bien noter les nouvelles dates (la date annoncée précédemment ayant dû être modifiée).

      OW2con’26
      2 et 3 juin 2026
      à Orange Gardens
      Paris-Châtillon

      Appel à présentations

      Cette année, nous mettons l’accent sur les logiciels open source et les modèles ouverts pour renforcer la souveraineté européenne. Pour gagner en indépendance technologique, les citoyens et organisations de l’Union Européenne ont besoin d’une stratégie numérique durable et responsable autour d’infrastructures sûres et résilientes, opérées et maîtrisées en Europe.

      Merci de soumettre vos propositions, en anglais avant le 14 février 2026 sur ce thème ou sur l’un des sujets suggérés dans le formulaire de l’appel à présentations.

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      • Les lauréats du concours 2025 des Acteurs du Libre revelés à Open Source Expérience !
        Les lauréats ont été revelés la semaine dernière à OSXP lors de la cérémonie de remise des prix organisée en plénière le mercredi 10 décembre. Le concours des Acteurs du Libre est organisé chaque année par le CNLL en collaboration avec OSXP. Il est devenu un rendez-vous incontournable de l’écosystème open source français et européen, et vise à récompenser les entreprises et entrepreneurs ainsi que les projets innovants et associations qui contribuent par leurs actions au développement économ

      Les lauréats du concours 2025 des Acteurs du Libre revelés à Open Source Expérience !

      Les lauréats ont été revelés la semaine dernière à OSXP lors de la cérémonie de remise des prix organisée en plénière le mercredi 10 décembre.

      Bannière

      Le concours des Acteurs du Libre est organisé chaque année par le CNLL en collaboration avec OSXP. Il est devenu un rendez-vous incontournable de l’écosystème open source français et européen, et vise à récompenser les entreprises et entrepreneurs ainsi que les projets innovants et associations qui contribuent par leurs actions au développement économiquement viable du logiciel Libre et de l’Open Source.

      Les six prix décernés cette année ont été remis à :

      • Prix de la meilleure stratégie Open Source : Thales
      • Prix du développement commercial : XWiki
      • Prix pour un numérique ouvert et éthique : Murena
      • Prix spécial du jury : association April pour l'émission radio « Libre à vous »
      • Prix de la collaboration public-privé : Rectorat de Paris (projet Capytale)
      • Prix Européen (en collaboration avec l’APELL) : Mockoon

      Retrouvez les détails concernant les attributions en seconde partie de dépêche.

      Prix de la meilleure stratégie Open Source : Thales est récompensé pour ses efforts remarquables pour ouvrir la structure et introduire la culture de l’open source, dans un secteur traditionnellement très encadré. L’ouverture récente d’un OSPO ainsi que la participation active à l’écosystème sur des conférences ou des contributions à certains projets ont permis d’affirmer l’importance de l’open source et afficher publiquement son positionnement stratégique validé par la direction.

      Prix du développement commercial : XWiki reçoit ce prix en récompense de la croissance significative de son chiffre d’affaires, démonstration de sa force commerciale en France et à l’étranger, ainsi que de la clarté de son offre. L’adoption des solutions XWiki et du logiciel CryptPad connaît un fort développement, avec plusieurs cas d’usage chez des acteurs majeurs (RTE, Lenovo, Amazon, le Parlement européen) et une intégration au sein de plusieurs consortiums français et européens : Hexagone, CollabNext, Wimi et openDesk.

      Prix de la collaboration public-privé : La collaboration entre le rectorat de Paris pour sa plateforme Capytale et l’ESN Vittascience spécialisée dans l’éducation scientifique et numérique est un cas exemplaire et innovant d’intégration de l’open source dans un appel d’offre du domaine de l’éducation. Considéré comme un commun numérique animé par une communauté et une gouvernance partagée, Capytale publie l’ensemble de ses ressources pédagogiques sous licence libre et assure la formation des acteurs. L’accord cadre entre Capytale et le consortium Vittascience/Tralalere a permis d’alimenter la plateforme, basée sur Python, en terme d’expertise et d’outils pour les enseignements de programmation, robotique et intelligence artificielle.

      Prix pour un numérique ouvert et éthique : Ce prix est décerné à Murena, créatrice du système d’exploitation mobile e/OS, une alternative souveraine aux systèmes Android traditionnels. Murena est récompensé pour son approche révolutionnaire et ambitieuse, sa ténacité et son engagement fort pour proposer un nouveau modèle économique du numérique, ouvert et éthique, centré sur la protection des données et respectueux des utilisateurs.

      Prix spécial du jury : Les efforts menés depuis 2018 par l’April avec l'émission radio "Libre à vous" ont permis de diffuser, vulgariser, démocratiser l’usage des logiciels libres et de faire comprendre à la société l’importance du libre pour la défense des libertés informatiques. Le jury a reconnu l’impact notable de l’émission dans la popularisation des valeurs du logiciel libre, et son positionnement actuel comme media de référence au sein de l’écosystème.

      Prix Européen (en collaboration avec l’APELL) : Mockoon est une start-up basée au Luxembourg, née d’une initiative individuelle et proposant une solution pour la conception et l’exécution rapide d’API REST. Le jury a souhaité encourager le créateur pour son incarnation de l’esprit entrepreneurial open source, et récompenser le succès communautaire de Mockoon : le projet compte aujourd’hui des dixaines de milliers d’utilisateurs actifs, incluant des développeurs d’organisations mondiales telles que Amadeus, Booking.com et Vodafone.

      Titre de l'image

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      • PearOS 25.12 NiceC0re : Le retour d'une distro emblématique
        PearOS renaît avec sa plus grande refonte : une base Arch Linux, KDE Plasma hautement personnalisé, et un design révolutionnaire Liquid Gel PearOS, la distribution Linux emblématique créée en 2011 par David Tavares pour offrir une esthétique MacOS sous le pingouin, connaît un renouveau remarquable. Après des années d'oubli relatif, PearOS NiceC0re 25.12 revient en décembre 2025 avec une transformation radicale qui le positionne comme un concurrent sérieux dans le paysage des distributions Linux

      PearOS 25.12 NiceC0re : Le retour d'une distro emblématique

      PearOS renaît avec sa plus grande refonte : une base Arch Linux, KDE Plasma hautement personnalisé, et un design révolutionnaire Liquid Gel

      PearOS, la distribution Linux emblématique créée en 2011 par David Tavares pour offrir une esthétique MacOS sous le pingouin, connaît un renouveau remarquable. Après des années d'oubli relatif, PearOS NiceC0re 25.12 revient en décembre 2025 avec une transformation radicale qui le positionne comme un concurrent sérieux dans le paysage des distributions Linux axées sur le design.

      Un changement de fondations

      La nouvelle version abandonne définitivement ses racines Ubuntu pour embrasser Arch Linux. Cette migration stratégique offre deux avantages majeurs aux utilisateurs : un accès à des paquets plus à jour via les dépôts généreux d'Arch, et un modèle de publication en rolling release. Les utilisateurs n'auront plus besoin d'attendre des versions majeures pour bénéficier des dernières innovations—une mise à jour unique suffit à recevoir les améliorations en continu.

      Sous le capot, PearOS 25.12 tourne sur Linux kernel 6.17 et s'accompagne de KDE Plasma 6.5.3. Cette fondation moderne garantit un système performant, stable et doté d'une très large compatibilité matérielle.

      L'identité visuelle : Liquid Gel et Glassmorphism

      Le cœur de cette nouvelle direction réside dans la philosophie de design cristallisée par le concept de Liquid Gel. Loin d'être une simple application de thème, cette approche réimagine complètement l'interface utilisateur avec des effets de glassmorphism avancés, des animations fluides et des transitions viscérales qui donnent l'impression d'un système extrêmement raffiné.

      Le résultat ? KDE Plasma, l'un des bureaux les plus puissants de l'écosystème Linux, a été fortement personnalisé pour reproduire l'esthétique des versions récentes de MacOS. Les thèmes d'icônes, les arrangements de panneaux et chaque détail visuel ont été soigneusement calibrés pour offrir une expérience utilisateur cohérente et agréable.

      Un installateur modernisé en Electron

      Première d'une longue série d'innovations, PearOS NiceC0re introduit un nouvel installateur créé avec Electron et Node.js. Cette approche web-based, bien qu'actuellement en phase béta, symbolise la volonté du projet de s'approprier les meilleures pratiques modernes de développement.

      À quoi s'attendre à l'avenir

      L'équipe de développement, actuellement menée par Alexandru Bălan (développeur roumain), ne s'arrête pas là. Trois éléments majeurs sont en chantier :

      • Soda DE : Un nouvel environnement de bureau de nouvelle génération conçu pour redéfinir la manière dont les utilisateurs interagissent avec Linux. Si Soda DE aboutit à ce qui est promis, il pourrait éclipser même KDE Plasma en termes de modernité.
      • Stabilité renforcée : Malgré la nature bêta de l'installateur actuel, l'équipe s'engage pour des améliorations substantielles en fiabilité système, optimisation des performances et correction des bogues.
      • PearOS Pahoe : La prochaine génération de PearOS, déjà en développement, promet une évolution encore plus ambitieuse.

      L'équipe a mis l'accent sur l'accessibilité du code source et encourage les contributeurs à explorer le projet sur GitHub. Pour les curieux, l'ISO est d'ores et déjà disponible au téléchargement sur le site officiel.

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Une rare interview/video de Linus Torvalds : Building the PERFECT Linux PC with Linus Torvalds
        Linus Torvalds est invité dans cette toute récente vidéo sur la chaîne Linus Tech Tips. La vidéo dure presque une heure, ce qui est inhabituellement long pour cette chaîne, et permet de laisser s'exprimer un Linus Torvalds invité. Torvalds s'exprime sur de nombreux sujets tout en regardant un PC « idéal » être monté pour lui et ses travaux sur le noyau Linux. Il discute du Libre, Gaming, Linux, Git, A.I., de son travail, dans une atmosphère bon enfant et avec un humour mordant. lien nᵒ 1 : Vid

      Une rare interview/video de Linus Torvalds : Building the PERFECT Linux PC with Linus Torvalds

      Linus Torvalds est invité dans cette toute récente vidéo sur la chaîne Linus Tech Tips. La vidéo dure presque une heure, ce qui est inhabituellement long pour cette chaîne, et permet de laisser s'exprimer un Linus Torvalds invité. Torvalds s'exprime sur de nombreux sujets tout en regardant un PC « idéal » être monté pour lui et ses travaux sur le noyau Linux.

      Il discute du Libre, Gaming, Linux, Git, A.I., de son travail, dans une atmosphère bon enfant et avec un humour mordant.

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Le numéro 6 du Lama déchainé recycle, reconditionne et réemploie
        Un mars et ça répare! Encore un numéro du Lama déchainé pour constater les méfaits de l’obsolescence logicielle programmée, mais surtout pour encourager l’entraide et le réemploi. Ne jetez pas, améliorez! Toutes les rubriques habituelles sont à retrouver et à déguster lentement (ou pas). lien nᵒ 1 : site de la campagnelien nᵒ 2 : numero 6lien nᵒ 3 : numéro 5lien nᵒ 4 : numéro 4lien nᵒ 5 : numéro 3lien nᵒ 6 : numéro 2lien nᵒ 7 : numéro 1lien nᵒ 8 : numéro 0lien nᵒ 9 : adhérez à l'Aprillien nᵒ

      Le numéro 6 du Lama déchainé recycle, reconditionne et réemploie

      Un mars et ça répare!

      Encore un numéro du Lama déchainé pour constater les méfaits de l’obsolescence logicielle programmée, mais surtout pour encourager l’entraide et le réemploi. Ne jetez pas, améliorez!

      Le logiciel libre ça marche mieux

      Toutes les rubriques habituelles sont à retrouver et à déguster lentement (ou pas).

      Concernant l’April:

      • un édito recyclable qui parle des Journées Nationales de la Réparation, de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets, d’Olivier Hamant, de la fresque des déchets et de bonnes pratiques;
      • Gee nous offre un nouveau dessin (cf plus haut) qui revient aux bases, et prend (enfin, toujours sans petits gâteaux) la parole pour se présenter aux lecteurices qui ne le connaissent pas encore en vrai;
      • une anecdote sur la dangerosité d’aller au Capitole du Libre (sujet tabou);
      • le chiffre de la semaine dépasse les 2000. Et y a de quoi être se réjouir de tout ce qui est fait et organisé dans notre communauté!;
      • une liste de 4 livres, à lire ou à écouter, résumés sur Libre à vous!;

      Concernant les projets et associations proches:

      • l'écho des assos permet à la Guilde de se présenter et de citer Framasoft;
      • la plume invitée d’Isabelle Carrère, chroniqueuse radio et membre-fondatrice d’Antanak, nous parle d’entraide et de reconditionnement;
      • une citation de Maud Longuet qui déplore qu’aucune carte électronique ne soit réparée, réutilisée ou recyclée;
      • le logiciel Kisslauncher choisi cette semaine par Michael Opdenacker;
      • la distribution libre Fedora;

      Merci à Amélie qui a reçu le dernier sticker du Lama déchaîné lors du Capitole et qui a accepté que son ordinateur soit pris en photo, Monolecte dont le message sur Mastodon s’est retrouvé dans le courrier des lecteurices, Elsa qui chronomètre son temps consacré à l’assurance April.

      Retrouvez également une nouvelle étape pour construire votre lama photonique interpellant et bien sûr les mots croisés qui font couler tellement d’encre en commentaires (je crains encore le pire pour le 23)

      Sans oublier l’actu brulante sur l’un des nombreux dossiers suivis par l’April, le projet de loi finances 2026, avec des hauts et des bas. Mais arrêtons-nous là, allez tout découvrir en détail
      Tête de lama qui adhère

      Petit rappel (désolée, c’est quasiment le même texte chaque semaine, quasiment, car il y a toujours des petites modifications), le Lama déchaîné présentera les actions de l’April et de ses proches jusqu’à Noël 2025, avec, si possible, humour, subjectivité et parfois espoir.

      Ce travail hebdomadaire qui occupe plusieurs membres de l’association, a pour but d’assurer la pérennité des activités de l’April qui cherche à récolter une somme de 30 000€ avant le 31 décembre.

      Cette semaine nous a quelque peu rassuré·es, car nous avons presque atteint 30% de la somme finale. Il reste encore un mois avec plusieurs numéros à venir, dont le dernier qui sera une remise de cadeaux. Les 100% sont encore loin, mais atteignables. On y croit parce que ça augmente tous les jours ! <3

      Merci de votre lecture, de vos commentaires, de vos nombreux relais sur les réseaux sociaux ou ailleurs (c’est un bon moyen de nous aider que de relayer) et, bien sûr, de votre soutien !

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      • Podcast Projets Libres : centraliser les données de transport et décarboner les déplacements
        Afin d'accélérer la décarbonation de nos déplacements et faciliter le report modal, l'État français dispose d'un point d'accès national (le PAN) qui centralise toutes les données de transport et les mets à disposition d'un écosystème riche et diversifié de réutilisateurs, dont les grands calculateurs d’itinéraires. Découvrez avec Maxime Siret, son responsable : l'histoire et le fonctionnement du PAN ce que sont les startups d'état incubées à la Direction interministérielle du numérique (DINU

      Podcast Projets Libres : centraliser les données de transport et décarboner les déplacements

      Afin d'accélérer la décarbonation de nos déplacements et faciliter le report modal, l'État français dispose d'un point d'accès national (le PAN) qui centralise toutes les données de transport et les mets à disposition d'un écosystème riche et diversifié de réutilisateurs, dont les grands calculateurs d’itinéraires.

      Découvrez avec Maxime Siret, son responsable :

      • l'histoire et le fonctionnement du PAN
      • ce que sont les startups d'état incubées à la Direction interministérielle du numérique (DINUM) et leurs fonctionnements
      • l'environnement dans lequel le PAN évolue
      • qui sont les producteurs et réutilisateurs des données
      • comment le PAN facilite le dialogue entre les acteurs
      • la mesure de l'impact du PAN
      • les défis à venir

      Bonne écoute.
      Une transcription est aussi disponible.

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • La Commission européenne publie une feuille de route sur le logiciel libre
        La Commission européenne a récemment publié une feuille de route stratégique intitulée « Feuille de route thématique sur l’open source et contributions sur les principes de confiance communs » (« La voie du logiciel libre vers la souveraineté numérique et la compétitivité de l'Union européenne »), préparée par l'Alliance européenne pour les données industrielles, l'Edge et le Cloud (dont l'auteur de ces lignes fait partie). Ce document de 68 pages propose et détaille un plan d'action visant à po

      La Commission européenne publie une feuille de route sur le logiciel libre

      La Commission européenne a récemment publié une feuille de route stratégique intitulée « Feuille de route thématique sur l’open source et contributions sur les principes de confiance communs » (« La voie du logiciel libre vers la souveraineté numérique et la compétitivité de l'Union européenne »), préparée par l'Alliance européenne pour les données industrielles, l'Edge et le Cloud (dont l'auteur de ces lignes fait partie). Ce document de 68 pages propose et détaille un plan d'action visant à positionner le logiciel libre comme un pilier central de la stratégie européenne pour renforcer son autonomie technologique face aux acteurs non-européens.

      Le rapport part du constat de la dépendance de l'Europe dans les domaines du cloud, de l'edge et de l'IoT, et propose 70 actions concrètes pour y remédier. Parmi les mesures les plus significatives, on trouve notamment : la mise en place d'une politique d'achat public favorisant systématiquement les solutions libres européennes, la création d'un fonds de financement dédié aux projets critiques, et l'application de standards d'interopérabilité réellement ouverts pour contrer le verrouillage fournisseur (vendor lock-in).

      Ce ne sont bien sûr que quelques propositions parmi les 70. Pour plus de détails, cliquez sur « lire la suite ».

      Sommaire

      Le contexte

      Cette feuille de route a pour objectif de transformer les ambitions de souveraineté numérique en un programme d'actions d'ordre technique, économique et politique. Elle s'adresse aux décideurs, notamment politiques, mais son contenu a des implications directes pour les développeurs, les entreprises et les contributeurs de l'écosystème du logiciel libre et Open Source en Europe. Bien évidemment (et malheureusement), rien n'est acté à ce stade, mais au moins, les propositions sont sur la table et entre les mains de la DG CONNECT (direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies de la Commission européenne).

      L'Alliance européenne pour les données industrielles, l'Edge et le Cloud, qui est à l'origine de ce document, est une initiative facilitée par la Commission européenne. Elle réunit des entreprises exclusivement européennes, des représentants des États membres et des experts du domaine. Son rôle est officiellement de guider les investissements et de conseiller les instances européennes pour construire un écosystème numérique compétitif et autonome.

      Notons que, bien que la feuille de route concerne explicitement uniquement le Cloud, l'Edge et l'IoT (infonuagique, informatique en périphérie et objets connectés),

      Le document a été produit par un groupe de travail dédié (task force) au sein du groupe de travail constitué de Stéfane Fermigier (Abilian), Alberto P. Martí (OpenNebula Systems), Jean-Baptiste Piacentino (Clever Cloud), Charles-Henri Schulz (Vates) et Arthur van der Wees (Arthur Strategies & Systems), puis validé en session plénière par l'ensemble de l'Alliance.

      Le diagnostic

      Le rapport identifie (ou rappelle) les principaux freins au développement d'un écosystème numérique européen souverain fondé sur le logiciel libre :

      • L'interopérabilité et les standards : L'influence d'acteurs dominants qui promeuvent des standards faussement « ouverts » (open washing) pour maintenir leur position et complexifier l'intégration de solutions alternatives. On pourra consulter à ce sujet le passionnant papier de Nora von Ingersleben-Seip, "How the European Union Fell Out of Love with Open-Source Software" (TUM School of Social Sciences and Technology, 2025).
      • Les ressources et le financement : La dépendance de nombreux projets libres et Open Source européens à des financements sporadiques ou à l'effort de bénévoles, ce qui limite leur capacité à assurer la maintenance, la sécurité et l'évolution à long terme.
      • L'adoption par le marché : La persistance de préjugés sur la complexité et le manque de support des solutions libres, renforcée par l'omniprésence du marketing des fournisseurs de logiciels propriétaires et de services cloud propriétaires fermés.
      • Les compétences et les "talents": Un déficit de professionnels qualifiés sur les technologies libres et Open Source, ce qui accroît la dépendance à l'expertise non-européenne.
      • La gouvernance : Le fait que de nombreux projets Open Source, même avec une forte contribution européenne, soient gouvernés par des fondations ou entités basées hors de l'UE, alignant potentiellement leurs décisions sur des intérêts stratégiques non-européens et les soumettant aux lois extra-territoriales américaines (notamment).

      Des propositions articulées en 5 piliers

      Pour répondre à chacun de ces défis, nous avons proposé dans la roadmap une série de mesures, articulées autour de 5 "piliers", dont chacun vise un objectif précis :

      1. Développement technologique : Bâtir une fondation technique souveraine et interopérable.
      2. Développement des compétences : Créer le vivier de talents nécessaire pour faire fonctionner cet écosystème.
      3. Achat public : Utiliser la puissance de la commande publique comme levier d'adoption stratégique.
      4. Croissance et investissement : Mettre en place un environnement propice au financement et à la croissance des projets.
      5. Gouvernance et durabilité : Assurer la pérennité, la sécurité et le contrôle européen des initiatives clés.

      Voici une sélection des propositions les plus structurantes, groupées par pilier :

      Piller 1: Développement technologique

      • Appliquer des standards d'interopérabilité techniques (API, protocoles de transfert) réellement ouverts, gratuits, et implémentables sans restriction pour garantir une interopérabilité effective.
      • Créer et financer un Fonds de Souveraineté Européen pour l'Open Source (EOSSF), un fonds dédié pour soutenir durablement les projets libres jugés critiques pour l'infrastructure et l'autonomie de l'Europe. OpenForum Europe propose, par exemple, la création d'un fonds pour la souveraineté technologique européenne (EU Sovereign Tech Fund - EU-STF).
      • Produire des implémentations de référence complètes pour des secteurs clés (santé, administration…) basées exclusivement sur des briques logicielles libres européennes.

      Pillier 2: Développement des compétences

      • Mettre en place des programmes de formation et de certification techniques reconnus au niveau européen (orchestration, sécurité, conformité RGPD) et axés sur les solutions libres européennes.
      • Intégrer les concepts du logiciel libre et de la souveraineté numérique dans les cursus d'ingénierie et d'informatique.

      Pillier 3: Achat public

      • Adopter la politique « Public Money, Public Code, Open Source First, European Preference », rendant obligatoire la priorité aux solutions logicielles libres dans la commande publique, en y ajoutant une clause de préférence pour les projets d'origine européenne.
      • Établir des critères clairs pour définir un projet « Open Source Européen » (origine du développement, localisation de la gouvernance, communauté) afin de qualifier une solution et d'éviter le marketing trompeur.
      • Créer un référentiel public de solutions libres recommandées sur le modèle du SILL français, pour guider les acheteurs publics. NB: il en existe déjà un au niveau européen, mais qui le connait?

      Pillier 4: Croissance et investissement

      • Développer une plateforme d'investissement (EOSIP), un portail centralisant toutes les aides (subventions, prêts, capital-risque) disponibles pour les projets libres européens.
      • Lancer une marque « European Open Source » pour promouvoir la visibilité et la crédibilité des projets respectant des standards élevés de qualité et de sécurité.

      Pillier 5: Gouvernance et durabilité

      • Fournir des ressources pour la conformité réglementaire, notamment pour aider les projets libres (en particulier les PME et petites structures) à se conformer aux régulations comme le Cyber Resilience Act (CRA) sans freiner leur développement.
      • Créer un comité consultatif européen pour le logiciel libre, composé d'experts de l'industrie et de la communauté, pour superviser la stratégie de financement et de soutien.

      Conclusion et appel à l'action

      Face à 70 propositions, la première réaction peut être le scepticisme ou le sentiment d'impuissance. Ce serait une erreur de voir ce rapport comme un bloc monolithique à prendre ou à laisser. Il faut plutôt le considérer comme une boîte à outils : certaines actions sont politiques et nécessitent un appui fort ; d'autres sont techniques et peuvent être mises en œuvre de manière distribuée. Certaines sont des marathons structurels ; d'autres des sprints à l'impact rapide. Certaines ont un coût important, d'autres sont simplement un choix de réallocation de resources ou de changement de perspective.

      La question n'est donc pas de savoir si tout sera appliqué, mais bien : par où commencer, et qui fait quoi ?

      Ce rapport ne survivra pas au cynisme de salon. Dire que « ça ne marchera jamais » est la plus facile des prophéties auto-réalisatrices. La seule démarche constructive consiste à se demander : quelles sont les conditions de réussite pour les propositions qui nous semblent les plus critiques, et comment pouvons-nous, chacun à notre échelle, y contribuer ?

      La question devient alors : que faire, concrètement ?

      • S'informer et maîtriser le sujet : Lire le rapport (au moins le résumé exécutif et les propositions qui vous concernent directement) pour pouvoir en parler avec précision.
      • Diffuser et interpeller : Faire connaître cette feuille de route. Contacter les élus (députés nationaux, européens) et les décideurs (dans l'administration, les collectivités territoriales ou les entreprises) pour leur demander de se positionner. Un plan d'action, même ébauché, ne vaut que s'il est connu de ceux qui peuvent le mettre en œuvre.
      • Participer et apporter l'expertise technique : Suivre les consultations publiques de la Commission européenne ou s'enregistrer comme expert lorsque c'est pertinent. Y répondre est une occasion d'injecter une expertise technique de terrain dans le processus réglementaire.
      • Décliner : Traduire les principes de la feuille de route en actions locales. Que ce soit au sein de son entreprise, de son administration ou de sa collectivité, il est possible d'adapter les recommandations : évaluer sa propre dépendance technologique, monter un programme de formation interne, ou proposer un schéma directeur et une politique d'achat favorisant l'ouverture et l'interopérabilité. Il s'agit de rendre la démarche opérationnelle sur son propre terrain.
      • S'engager et construire : Soutenir les organisations qui portent ces combats au niveau européen (APELL, FSFE, OSI, OpenForum Europe, etc.). Et surtout, contribuer directement et soutenir les projets de logiciels libres ou autour du libre européens qui sont au cœur de cette stratégie.

      Annexe: la liste des 70 propositions

      Voici la liste complète des propositions de la feuille de route, traduites en français et toujours organisées par pilier.

      Pilier 1 : Développement Technologique

      • Définir des spécifications techniques en tant que standards ouverts pour les environnements cloud, edge et IoT Open Source européens.
      • Financer des projets pilotes d'interopérabilité qui privilégient l'utilisation des technologies Open Source européennes.
      • Exiger que tous les projets d'infrastructure numérique financés par l'UE adhèrent à ces standards d'interopérabilité.
      • Promouvoir et imposer la mise en œuvre de standards ouverts dans toute l'UE.
      • Créer un "Fonds de Souveraineté Open Source Européen" (EOSSF) dédié aux projets essentiels.
      • Offrir des subventions ciblées pour la sécurité, la maintenance et le renforcement de la souveraineté des projets Open Source.
      • Favoriser une collaboration approfondie avec les institutions universitaires européennes et les bureaux de programmes Open Source (OSPO).
      • Développer un guide pratique pour les responsables des marchés publics afin d'évaluer les solutions Open Source européennes.
      • Créer des architectures de référence spécifiques à chaque secteur basées sur les technologies Open Source européennes.
      • Lancer des projets de démonstration à grande échelle pour illustrer les avantages pratiques des solutions Open Source européennes.
      • Produire et distribuer des "guides pratiques" ("playbooks") complets pour le déploiement de solutions Open Source européennes.
      • Mettre en œuvre des politiques pour encourager activement l'adoption de ces implémentations de référence dans les marchés publics.

      Pilier 2 : Développement des Compétences

      • Organiser des ateliers de formation axés sur l'industrie avec un accent européen sur les outils et plateformes Open Source.
      • Offrir des subventions de formation ciblées aux PME et aux organismes du secteur public pour le perfectionnement en Open Source européen.
      • Lancer des programmes de certification pour la maîtrise des technologies et des standards Open Source européens.
      • Mettre en place des programmes de reconversion financés par l'UE pour aider les professionnels à se tourner vers des rôles Open Source européens.
      • Collaborer avec des partenaires industriels pour créer des opportunités d'apprentissage pratique et de placement dans l'Open Source.
      • Offrir des incitations financières aux entreprises qui participent à des programmes de reconversion et utilisent l'Open Source européen.
      • Développer une plateforme de ressources Open Source européenne regroupant du matériel de formation, des bonnes pratiques et des études de cas.
      • Intégrer les principes de l'Open Source européen dans les cursus STIM (Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) du secondaire à l'université.
      • Soutenir la création de "centres d'excellence" Open Source européens dans les universités.
      • Développer des concours de codage et des hackathons à l'échelle de l'UE axés sur les solutions Open Source européennes.
      • Introduire une formation sur les modèles économiques de l'Open Source européen dans la formation professionnelle.
      • Créer des modules de formation professionnelle pour la gestion de projet Open Source européen.
      • Établir une certification pour la maîtrise des compétences commerciales liées à l'Open Source européen.

      Pilier 3 : Pratiques d'Achat Public

      • Lancer une consultation avec les organismes du secteur public et les fournisseurs Open Source pour identifier les défis liés aux marchés publics.
      • Rendre obligatoires les politiques "Argent Public, Code Public, Open Source d'Abord, Préférence Européenne" dans les marchés publics.
      • Élaborer des lignes directrices complètes pour les marchés publics afin d'évaluer et de sélectionner les solutions Open Source européennes.
      • Financer des projets de démonstration montrant le succès du remplacement de systèmes propriétaires par l'Open Source européen.
      • Établir des critères clairs pour définir ce qui constitue une solution Open Source "européenne".
      • Fournir un guide pratique aux responsables des marchés publics pour évaluer les solutions Open Source.
      • Collaborer avec l'industrie et les organismes de normalisation pour développer des critères d'évaluation accessibles pour l'Open Source.
      • Créer un répertoire public des solutions Open Source européennes recommandées.
      • Encourager les organismes du secteur public à adopter les solutions développées dans le cadre de l'initiative "Next Generation Internet" (NGI).
      • Lancer des projets transfrontaliers d'achats pré-commerciaux (PCP) axés sur l'Open Source européen.
      • Créer des plateformes de partage de connaissances pour les retours d'expérience des initiatives PCP et les bonnes pratiques Open Source.
      • Impliquer activement les fournisseurs Open Source européens dans la co-conception de solutions dans le processus PCP.
      • Publier des lignes directrices pour aider les organisations du secteur public à gérer et soutenir l'Open Source européen.
      • Promouvoir la participation active des représentants du secteur public dans les communautés Open Source européennes.
      • Soutenir des programmes de formation pour le personnel du secteur public sur la gestion de projet et la conformité Open Source.
      • Engager les parties prenantes pour affiner et simplifier de manière collaborative les pratiques d'achat pour l'Open Source.

      Pilier 4 : Croissance et Investissement

      • Créer une Plateforme d'Investissement Open Source Européenne (EOSIP) pour centraliser les informations sur le financement.
      • Organiser des ateliers d'information pour les PME et startups européennes sur la manière d'obtenir des investissements.
      • Établir des partenariats avec des investisseurs privés pour former un réseau de fonds de capital-risque axés sur l'Open Source européen.
      • Étendre l'initiative "Next Generation Internet" (NGI) en mettant l'accent sur le cloud, l'edge et l'IoT Open Source.
      • Évaluer régulièrement l'impact des programmes de financement sur la croissance des communautés et l'adoption par le marché.
      • Allouer un financement dédié aux projets Open Source européens à fort impact qui répondent à des besoins stratégiques.
      • Développer des modèles de co-investissement qui associent des fonds publics à des investissements du secteur privé européen.
      • Lancer des accélérateurs et des incubateurs spécialement conçus pour les technologies Open Source européennes.
      • Développer une stratégie de marque à l'échelle de l'UE pour souligner la qualité et la souveraineté de l'Open Source européen.
      • Mettre en valeur les succès de l'Open Source européen sur des plateformes internationales par le biais de campagnes marketing.
      • Former des partenariats stratégiques avec les organisations industrielles européennes pour accroître la visibilité des projets.
      • Mettre en place des consortiums de R&D public-privé sur l'Open Source européen pour les projets hautement prioritaires.
      • Offrir des incitations aux contributions du secteur privé à des initiatives Open Source européennes critiques.
      • Développer des plateformes d'échange de connaissances et de collaboration intersectorielle au sein de l'écosystème européen.

      Pilier 5 : Gouvernance

      • Mener des évaluations de vulnérabilité pour les projets Open Source européens critiques.
      • Collaborer avec les agences européennes de cybersécurité pour développer des modèles de menace pour les environnements Open Source.
      • Publier les conclusions et les bonnes pratiques des évaluations de sécurité auprès de l'écosystème européen.
      • Offrir des conseils de conformité sur mesure pour aider les projets Open Source européens à naviguer dans les réglementations de l'UE.
      • Faciliter l'accessibilité à la certification du "Cyber Resilience Act" (CRA) pour les projets Open Source européens.
      • Fournir des ressources et un soutien pour la documentation et l'audit des projets européens.
      • Assurer un financement stable et à long terme pour l'infrastructure Open Source européenne de base.
      • Mettre en place des programmes de mentorat axés sur le développement de talents européens pour les projets critiques.
      • Créer un Conseil Consultatif de l'Open Source Européen pour superviser le financement et l'orientation des projets.
      • Exiger que les projets européens soutenus par l'UE adhèrent à des pratiques de gouvernance et de responsabilité transparentes.
      • Soutenir l'implication de la communauté européenne dans la gouvernance des projets Open Source.
      • Faciliter la contribution de la communauté à l'élaboration des politiques européennes relatives à l'Open Source.
      • Publier des lignes directrices sur les bonnes pratiques pour la gestion du cycle de vie des projets Open Source européens.
      • Offrir des ressources pour la maintenance et le support de fin de vie responsable des projets européens.
      • Encourager une documentation complète et le partage des connaissances au sein de l'écosystème européen.

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Linutop OS 25 un système complet pour les kiosques ou l’affichage dynamique sur PC
        Linutop OS 25 est basé sur Xubuntu 22.04 pour PC, il est dédié à l'affichage dynamique ou au kiosque sécurisé. Linutop Kiosk Player d’Affichage Dynamique: permet de configurer simplement une « playlist » pour un affichage en plein écran (image, Gif, PDF, lien URL, page web, vidéo HD, musique), il est compatible avec le système de diffusion Linutop.tv et peut fonctionner avec ou sans réseau. L’usage en entreprise d’un mini PC avec linutop OS permet de configurer rapidement un affichage dynami

      Linutop OS 25 un système complet pour les kiosques ou l’affichage dynamique sur PC

      Linutop OS 25 est basé sur Xubuntu 22.04 pour PC, il est dédié à l'affichage dynamique ou au kiosque sécurisé.

      Linutop OS 25 pour PC

      Linutop Kiosk Player d’Affichage Dynamique: permet de configurer simplement une « playlist » pour un affichage en plein écran (image, Gif, PDF, lien URL, page web, vidéo HD, musique), il est compatible avec le système de diffusion Linutop.tv et peut fonctionner avec ou sans réseau.

      L’usage en entreprise d’un mini PC avec linutop OS permet de configurer rapidement un affichage dynamique. Il s’appuie sur la version légère Xubuntu sous l’environnement graphique ‘XFCE’, complété par VLC Media player et les outils Linutop.

      Linutop Configuration panel: Une interface graphique pour faciliter la configuration du système : langue clavier et fuseau horaire, configuration écran, démarrage d’un VNC ou SSH en un clic, ou la sécurité qui permet de figer le système à chaque redémarrage pour minimiser sa maintenance.

      Le système démarre automatiquement sur sa playlist en plein écran et permet de mettre en veille l'écran si nécessaire.

      Avantages:

      • Panneau de configuration graphique en français
      • La version gratuite permet d’utiliser VLC avec les derniers accélérateurs matériel.
      • Permet de construire un affichage dynamique local ou distant à moindre coût.
      • Permet de configurer une borne sécurisé qui se remet à zéro à chaque redémarrage.

      Principaux usages:

      • Affichage dynamique : école, musée, hôtel, magasin, restaurants, mairie, usine, bureau.
      • Kiosque Internet : Salle d'attente, bureau, école, borne d'accès Internet publique.
      • Système pour usage multiple : Media player dédié, un poste en libre service et plus.

      note:
      Le version free de linutop OS 25 permet d'afficher en plein écran une vidéo de feu de bois ou un aquarium afin d'agrémenter votre confort visuel en fonction de la température.

      NdM: le tutoriel ne semble pas encore avoir été mis à jour et mentionne encore les infos de la précédente version basée sur Ubuntu 18.04 (au lieu de Xubuntu 22.04 pour Linutop OS 25 selon l'annonce), cf configuration matérielle ou compatibilité matérielle. Idem pour la FAQ sur les différences entre les versions Free et Pro.

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Elpe, un compromis entre NixOS et Ubuntu
        Je travaille depuis quelque temps sur Elpe, un projet qui vise à obtenir les bonnes propriétés de Nix/NixOS (les mises à jour atomiques, la reproductibilité), mais avec des paquets Ubuntu. Le code : https://nest.pijul.com/pmeunier/elpe L'idée est de définir des recettes de compilation en OCaml et de les envoyer à un backend Rust, qui se charge de les exécuter dans un conteneur sans réseau, en exposant uniquement le contexte nécessaire à la bonne exécution de la compilation. Les produits du bui

      Elpe, un compromis entre NixOS et Ubuntu

      Je travaille depuis quelque temps sur Elpe, un projet qui vise à obtenir les bonnes propriétés de Nix/NixOS (les mises à jour atomiques, la reproductibilité), mais avec des paquets Ubuntu.

      Le code : https://nest.pijul.com/pmeunier/elpe

      L'idée est de définir des recettes de compilation en OCaml et de les envoyer à un backend Rust, qui se charge de les exécuter dans un conteneur sans réseau, en exposant uniquement le contexte nécessaire à la bonne exécution de la compilation. Les produits du build sont indexés par le contenu de la recette du build, et indexés une deuxième fois par le résultat : c'est ce deuxième hash qui est utilisé dans les dépendants du paquet, ce qui permet de construire un arbre de Merkle du système complet (et non seulement de ses sources), qui rend toute modification ultérieure facilement détectable.

      De plus, le système de base provient des dépôts de paquet Debian ou Ubuntu. Cependant, tous les chemins sont hard-codés (comme dans Nix), ce qui permet de garantir la reproductibilité, au détriment toutefois du coût de mise à jour en termes d'espace et opérations disque.

      Si le choix de Rust devient relativement consensuel par les temps qui courent, OCaml est plus surprenant. Après divers essais avec plusieurs langages, je l'ai choisi parce que c'est le seul langage avec à la fois :

      • Une bonne approximation du système de types dont j'avais besoin: typage nominal et aussi structurel, entre autres.
      • Un système de types relativement simple (pas de typeclasses ni de monades comme en Haskell, de borrow checkers comme en Rust ni de types dépendants comme en TypeScript).
      • Du late binding, nécessaire pour exprimer des "overrides" et des "hooks", courants quand on veut compiler des choses (autoconf et make ont plein d'options de ce type, par exemple).
      • Un compilateur ultra-rapide.
      • Un bytecode, pour (dans le futur) contrôler aussi l'isolation du code de build de façon très légère.

      La simplicité et l'expressivité d'OCaml sont bien adaptés à ce projet: les fonctions simples à concevoir y sont relativement claires à énoncer.


      Pourquoi pas NixOS, me direz-vous ? En tant qu'utilisateur et contributeur depuis environ 10 ans, un certain nombre de problèmes plus ou moins récents m'ont motivé à explorer une alternative:

      • En termes de gouvernance, la communauté a traversé dans la dernière année plusieurs crises de différentes tailles (Anduril, Devenv…). On pourrait y voir un signe de maturation ou au moins de croissance du projet, mais plusieurs éléments me permettent d'en douter, dont les réactions répétées de la fondation Nix, qui semble avoir beaucoup de mal à comprendre les messages pourtant clairs des contributeurs.

      • Je vois aussi les choix de design imposés par les fondateurs du projet depuis quelques années comme un bien mauvais signe: les flakes (en 2020) étaient une première incarnation de cette tendance, et plus récemment la "distribution propriétaire" de Nix est clairement une mauvaise idée, alors que la qualité de code de Nix n'est pas au niveau où on l'attendrait et que le gros du projet repose depuis plusieurs années sur le travail pharaonique des contributeurs de Nixpkgs.

      • On pourrait parler longtemps de la sécurité de Nix, qui me fait de plus en plus peur y compris pour mon usage personnel. Les process de gestion des rapports ne me conviennent pas, de même que l'opacité de certains choix techniques (les flags de compilation désactivés sur certaines plateformes, entre autres), souvent bien cachés dans les entrailles de Nixpkgs.

      • Enfin, le langage trop complexe à utiliser (principalement par manque de typage statique et de messages d'erreurs pertinents) rend Nix difficile à utiliser au sein d'une organisation d'une taille importante, et encourage les comportements peu inclusifs (éviter d'écrire de la doc, inventer des casse-têtes pour faire des choses simples…). Je suis bien sûr conscient que des entreprises (comme Anduril) et des ONGs (comme Médecins Sans Frontières) l'utilisent, mais je ne pense pas que ce soit généralisable aux situations où j'aimerais voir ce genre de projet utilisé.

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      • ✇LinuxFr.org : les dépêches
      • Nouvelles sur l’IA d’avril 2025
        L’intelligence artificielle (IA) fait couler de l’encre sur LinuxFr.org (et ailleurs). Plusieurs visiteurs ont émis grosso-modo l’opinion : « j’essaie de suivre, mais c’est pas facile ». Je continue donc ma petite revue de presse mensuelle. Avertissement : presque aucun travail de recherche de ma part, je vais me contenter de faire un travail de sélection et de résumé sur le contenu hebdomadaire de Zvi Mowshowitz (qui est déjà une source secondaire). Tous les mots sont de moi (n’allez pas taper

      Nouvelles sur l’IA d’avril 2025

      L’intelligence artificielle (IA) fait couler de l’encre sur LinuxFr.org (et ailleurs). Plusieurs visiteurs ont émis grosso-modo l’opinion : « j’essaie de suivre, mais c’est pas facile ».

      Je continue donc ma petite revue de presse mensuelle. Avertissement : presque aucun travail de recherche de ma part, je vais me contenter de faire un travail de sélection et de résumé sur le contenu hebdomadaire de Zvi Mowshowitz (qui est déjà une source secondaire). Tous les mots sont de moi (n’allez pas taper Zvi si je l’ai mal compris !), sauf pour les citations : dans ce cas-là, je me repose sur Claude pour le travail de traduction. Sur les citations, je vous conseille de lire l’anglais si vous pouvez: difficile de traduire correctement du jargon semi-technique. Claude s’en sort mieux que moi (pas très compliqué), mais pas toujours très bien.

      Même politique éditoriale que Zvi : je n’essaierai pas d’être neutre et non-orienté dans la façon de tourner mes remarques et observations, mais j’essaie de l’être dans ce que je décide de sélectionner ou non.

      Sommaire

      Résumé des épisodes précédents

      Petit glossaire de termes introduits précédemment (en lien: quand ça a été introduit, que vous puissiez faire une recherche dans le contenu pour un contexte plus complet) :

      • System Card : une présentation des capacités du modèle, centrée sur les problématiques de sécurité (en biotechnologie, sécurité informatique, désinformation…).
      • Jailbreak : un contournement des sécurités mises en place par le créateur d’un modèle. Vous le connaissez sûrement sous la forme « ignore les instructions précédentes et… ».

      Meta dévoile Llama 4

      L’annonce officielle:

      • We’re sharing the first models in the Llama 4 herd, which will enable people to build more personalized multimodal experiences.
      • Llama 4 Scout, a 17 billion active parameter model with 16 experts, is the best multimodal model in the world in its class and is more powerful than all previous generation Llama models, while fitting in a single NVIDIA H100 GPU. Additionally, Llama 4 Scout offers an industry-leading context window of 10M and delivers better results than Gemma 3, Gemini 2.0 Flash-Lite, and Mistral 3.1 across a broad range of widely reported benchmarks.
      • Llama 4 Maverick, a 17 billion active parameter model with 128 experts, is the best multimodal model in its class, beating GPT-4o and Gemini 2.0 Flash across a broad range of widely reported benchmarks, while achieving comparable results to the new DeepSeek v3 on reasoning and coding—at less than half the active parameters. Llama 4 Maverick offers a best-in-class performance to cost ratio with an experimental chat version scoring ELO of 1417 on LMArena.
      • These models are our best yet thanks to distillation from Llama 4 Behemoth, a 288 billion active parameter model with 16 experts that is our most powerful yet and among the world’s smartest LLMs. Llama 4 Behemoth outperforms GPT-4.5, Claude Sonnet 3.7, and Gemini 2.0 Pro on several STEM benchmarks. Llama 4 Behemoth is still training, and we’re excited to share more details about it even while it’s still in flight.
      • Download the Llama 4 Scout and Llama 4 Maverick models today on llama.com and Hugging Face. Try Meta AI built with Llama 4 in WhatsApp, Messenger, Instagram Direct, and on the web.

      Traduction:

      • Nous partageons les premiers modèles de la famille Llama 4, qui permettront aux utilisateurs de créer des expériences multimodales plus personnalisées. *Llama 4 Scout, un modèle de 17 milliards de paramètres actifs avec 16 experts, est le meilleur modèle multimodal au monde dans sa catégorie et est plus puissant que tous les modèles Llama des générations précédentes, tout en tenant sur un seul GPU NVIDIA H100. De plus, Llama 4 Scout offre une fenêtre de contexte de 10M, leader dans l’industrie, et délivre de meilleurs résultats que Gemma 3, Gemini 2.0 Flash-Lite et Mistral 3.1 sur un large éventail de benchmarks largement reconnus.
      • Llama 4 Maverick, un modèle de 17 milliards de paramètres actifs avec 128 experts, est le meilleur modèle multimodal dans sa catégorie, surpassant GPT-4o et Gemini 2.0 Flash sur un large éventail de benchmarks largement reconnus, tout en obtenant des résultats comparables au nouveau DeepSeek v3 sur le raisonnement et le codage — avec moins de la moitié des paramètres actifs. Llama 4 Maverick offre un rapport performance/coût inégalé avec une version expérimentale de chat obtenant un ELO de 1417 sur LMArena.
      • Ces modèles sont nos meilleurs à ce jour grâce à la distillation de Llama 4 Behemoth, un modèle de 288 milliards de paramètres actifs avec 16 experts qui est notre plus puissant à ce jour et parmi les LLM les plus intelligents au monde. Llama 4 Behemoth surpasse GPT-4.5, Claude Sonnet 3.7 et Gemini 2.0 Pro sur plusieurs benchmarks STEM. Llama 4 Behemoth est toujours en phase d’entraînement, et nous sommes impatients de partager plus de détails à son sujet même pendant qu’il est encore en développement.
      • Téléchargez les modèles Llama 4 Scout et Llama 4 Maverick dès aujourd’hui sur llama.com et Hugging Face. Essayez Meta AI construit avec Llama 4 dans WhatsApp, Messenger, Instagram Direct et sur le web.

      Comme DeepSeek v3, et contrairement aux précédentes itérations de Llama (Llama 2, Llama 3), Llama 4 fait le pari d’une architecture différente, « Mixture of Experts » (MoE) (en français: mélange d’experts ?). Pour simplifier, au lieu de faire un seul modèle, on en fait plein, avec un autre modèle qui décide (dynamiquement) de l’importance à donner à chaque modèle. Par exemple, Llama 4 Maverick contient 400 milliards de paramètres, découpés en 128 modèles de 17 milliards de paramètres. Un bon article sur HuggingFace explique plus en détails cette architecture.

      Autre différence par rapport aux tendances actuelles, ce n’est pas un modèle de raisonnement.

      Au niveau de la sécurité des modèles : pour ne pas changer, Meta fait partie des mauvais élèves ; pas d’évaluation tierce publiée, pas de « System Card ». Évidemment jailbreaké dans la journée (mais ceci n’est pas spécifique à Meta).

      Sur les benchmarks cités par Meta, cela semble un modèle au niveau de l’état de l’art en termes de capacité. Les benchmarks tiers, par contre, semblent donner une image complètement différente :

      Vous pouvez voir plus de benchmarks indépendants dans l’article de Zvi (cf les liens ci-dessous).

      Tout ceci semble pointer vers: ce ne sont pas de mauvais résultats en soi, dans l’absolu ; mais comparé à l’état de l’art (Claude 3.7 avec raisonnement, ChatGPT o3-mini, ou Gemini 2.5), et mis en face de la taille immense du modèle (400 milliards de paramètres, ce qui de fait le rend inutilisable sur du matériel grand public), ce sont des résultats décevants.

      À noter que Llama 4 Behemoth (2000 milliards de paramètres !) n’a pas encore été publié.

      OpenAI publie GPT 4.1, o3 et o4-mini

      Commençons par GPT 4.1. L’annonce officielle :

      Today, we’re launching three new models in the API: GPT‑4.1, GPT‑4.1 mini, and GPT‑4.1 nano. These models outperform GPT‑4o and GPT‑4o mini across the board, with major gains in coding and instruction following. They also have larger context windows—supporting up to 1 million tokens of context—and are able to better use that context with improved long-context comprehension. They feature a refreshed knowledge cutoff of June 2024.

      Traduction :

      Aujourd’hui, nous lançons trois nouveaux modèles dans l’API : GPT-4.1, GPT-4.1 mini et GPT-4.1 nano. Ces modèles surpassent GPT-4o et GPT-4o mini sur tous les plans, avec des améliorations majeures en matière de codage et de suivi d’instructions. Ils disposent également de fenêtres de contexte plus larges — prenant en charge jusqu’à 1 million de tokens de contexte — et sont capables de mieux utiliser ce contexte grâce à une compréhension améliorée des contextes longs. Ils bénéficient d’une mise à jour de leur base de connaissances jusqu’à juin 2024.

      Le modèle n’est disponible que par accès API. Le but n’est pas d’avancer l’état de l’art sur les capacités, mais de fournir des points plus intéressants sur la courbe performances/prix. À ce titre, pas de System Card ou d’évaluation tierce publiée. Vous connaissez la chanson, jailbreak immédiat. Sur les benchmarks (officiels comme tiers), la modeste promesse semble tenue : 4.1 est une légère amélioration sur 4o, mais 4.1-mini est presque aussi performant à une fraction du prix (5x moins cher).

      Il existe encore une version moins chère (20x !), 4.1-nano, mais la dégradation de performance est significative.

      À l’inverse de 4.1, o3 et o4-mini, eux, ont l’ambition de faire avancer l’état de l’art. L’annonce officielle :

      Today, we’re releasing OpenAI o3 and o4-mini, the latest in our o-series of models trained to think for longer before responding. These are the smartest models we’ve released to date, representing a step change in ChatGPT's capabilities for everyone from curious users to advanced researchers. For the first time, our reasoning models can agentically use and combine every tool within ChatGPT—this includes searching the web, analyzing uploaded files and other data with Python, reasoning deeply about visual inputs, and even generating images. Critically, these models are trained to reason about when and how to use tools to produce detailed and thoughtful answers in the right output formats, typically in under a minute, to solve more complex problems. This allows them to tackle multi-faceted questions more effectively, a step toward a more agentic ChatGPT that can independently execute tasks on your behalf. The combined power of state-of-the-art reasoning with full tool access translates into significantly stronger performance across academic benchmarks and real-world tasks, setting a new standard in both intelligence and usefulness.

      Traduction :

      Aujourd’hui, nous lançons OpenAI o3 et o4-mini, les derniers modèles de notre série o, entraînés à réfléchir plus longtemps avant de répondre. Ce sont les modèles les plus intelligents que nous ayons publiés à ce jour, représentant un changement majeur dans les capacités de ChatGPT pour tous, des utilisateurs curieux aux chercheurs avancés. Pour la première fois, nos modèles de raisonnement peuvent utiliser et combiner de manière agentique tous les outils au sein de ChatGPT — cela inclut la recherche sur le web, l’analyse de fichiers téléchargés et d’autres données avec Python, le raisonnement approfondi sur les entrées visuelles, et même la génération d’images. Plus important encore, ces modèles sont entraînés à réfléchir à quand et comment utiliser les outils pour produire des réponses détaillées et réfléchies dans les bons formats de sortie, généralement en moins d’une minute, afin de résoudre des problèmes plus complexes. Cela leur permet de traiter plus efficacement des questions à multiples facettes, une étape vers un ChatGPT plus agentique qui peut exécuter indépendamment des tâches en votre nom. La puissance combinée d’un raisonnement à la pointe de la technologie avec un accès complet aux outils se traduit par des performances significativement améliorées dans les évaluations académiques et les tâches du monde réel, établissant une nouvelle norme en termes d’intelligence et d’utilité.

      L’annonce du jailbreak associée ici.

      Sur les performances, les benchmarks (y compris privés) indiquent une avancée claire, prenant la première place presque partout. En particulier, le benchmark fiction.live peut être considéré comme résolu pour la première fois, avec un 100% à presque tous les niveaux.

      Au niveau des fonctionnalités, o3 et o4-mini peuvent faire des recherches sur internet et utiliser Python pour analyser un problème (y compris dans la chaîne de raisonnement) ; les retours subjectifs affirment que o3 est exceptionnellement efficace pour utiliser les outils à sa disposition de manière pertinente.

      Une tendance jusqu’ici était que les modèles plus avancés étaient de moins en moins susceptibles d’hallucinations, ce qui donnait espoir que ce problème allait, à terme et avec l’amélioration des modèles, se résoudre de lui-même. Mauvaise nouvelle ici : o3 a un taux d’hallucinations double de o1 (sur un benchmark conçu pour en éliciter). Les retours subjectifs confirment cette observation : o3 ment éhontément très régulièrement.

      Sur la sécurité des modèles, OpenAI suit sa procédure habituelle de publier sa System Card, avec deux évaluations tierces, une d’Apollo Research (dans l’appendice) et une autre de METR, avec un bémol que METR n’a eu accès qu’à une pré-version, et seulement trois semaines avant la publication. La conclusion est que le modèle n’est pas encore à « risque élevé », mais s’en rapproche.

      Dans les nouvelles sur l’IA de mars, on pouvait trouver une section « Les modèles continuent de tricher ». Les rapports d’Apollo Research et de METR confirment, où le modèle a été attrapé à tricher dans 1-2% des cas chez METR.

      AI 2027: une tentative de futurologie

      La prédiction est un exercice difficile, surtout quand il s’agit du futur. AI 2027 est une tentative de prédiction qui a fait parler d’elle. Pourquoi ?

      D’abord par les personnalités impliquées, en particulier :

      • Daniel Kokotajlo est un ex-ingénieur d’OpenAI, qu’il a quitté en tant que « whistleblower », dénonçant une culture du secret et de peu d’importance accordée à la sécurité (à l’époque, le New York Times lui a accordé un article intitulé OpenAI Insiders Warn of a ‘Reckless’ Race for Dominance — « Des initiés d’OpenAI mettent en garde contre une course “imprudente” à la domination »). En 2021, il publie What 2026 looks like, qui s’est révélé largement prescient (pour une évaluation rétrospective tierce, voir cet article).

      • Eli Lifland est un chercheur qui s’intéresse de manière globale a « comment développer de meilleures méthodes générales de prédiction », qu’il pratique activement sur des marchés de prédiction ; un résumé de ses performances peut être trouvé sur son blog.

      Ensuite, par sa méthodologie. Le but de l’initiative n’est pas de donner une prédiction, brute de décoffrage et au doigt mouillé, mais de créer un modèle quantitatif, d’estimer les paramètres le plus possible à partir de la littérature existante (même si c’est loin d’être toujours possible), afin de créer une base de discussion pour identifier les plus gros points de désaccords.

      Enfin, par ses résultats, qui surprennent beaucoup de monde, qui prévoient l’arrivée d’une superintelligence pour 2028-2029.

      L’initiative a reçu le support, entre autres, de Yoshua Bengio, ce qui a aidé à lancer la discussion :

      I recommend reading this scenario-type prediction by @DKokotajlo and others on how AI could transform the world in just a few years. Nobody has a crystal ball, but this type of content can help notice important questions and illustrate the potential impact of emerging risks.

      Traduction :

      Je recommande de lire cette prédiction de type scénario par @DKokotajlo et d’autres sur comment l’IA pourrait transformer le monde en seulement quelques années. Personne n’a de boule de cristal, mais ce type de contenu peut aider à repérer des questions importantes et illustrer l’impact potentiel des risques émergents

      Si le sujet vous intéresse, je vous recommande :

      En vrac

      OpenAI annonce vouloir publier des modèles en open-weight d’ici quelques mois.

      OpenAI publie OpenAI Codex, un agent d’aide à la programmation (similaire à Aider ou Claude Code), en licence Apache 2.0. Sur ce sujet d’agents d’aide au code, un guide a été publié sur Github.

      OpenAI rend disponible sur l’API leur nouveau modèle de génération d’image.

      ChatGPT a maintenant la capacité de référencer vos conversations passées.

      Google publie deux papiers dans Nature pour évaluer la performance de l’IA sur le diagnostic médical. Dans cette expérience, l’IA surpasse le médecin humain, au point que IA + humain a des performances pires que l’humain seul.

      Google rend accessible son modèle de génération de vidéo, Veo 2, par l’intermédiaire d’une API.

      DeepSeek présente une nouvelle méthode d’entraînement, Generalist Reward Modeling (GRM).

      Des chercheurs de l’université de Zurich décident de mesurer la capacité de persuasion des IA en déployant (secrètement) un bot sur le subreddit r/changemymind (« Change mon avis »). Résultat primaire: les IA modernes sont très performantes à cette tâche, récoltant 6x plus de points « cela m’a aidé à changer mon avis » (sur ce subreddit : « deltas ») que l’humain median. Résultat secondaire: l’IA ne s’est pas faite détectée par la modération. Le papier n’est plus accessible suite à une controverse sur l’éthique de l’expérience (expérience sans consentement), mais vous pouvez toujours lire la première page.

      Pour aller plus loin

      Non couvert ici :

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      • WoPiX, un serveur WOPI libre, indépendant, simple et léger
        Un serveur WOPI (Web application Open Platform Interface) permet à un logiciel client de modifier un fichier stocké sur un serveur. C'est la couche indispensable pour qu'OnlyOffice, LibreOffice (Collabora Online) et d'autres suites bureautiques puissent être utilisés sur le web. Ainsi, lorsque vous réclamez l'ouverture d'un document depuis votre navigateur web, vous vous connectez à la suite bureautique en ligne avec une URL particulière, contenant, entre autres, le nom du fichier à ouvrir. La s

      WoPiX, un serveur WOPI libre, indépendant, simple et léger

      Un serveur WOPI (Web application Open Platform Interface) permet à un logiciel client de modifier un fichier stocké sur un serveur. C'est la couche indispensable pour qu'OnlyOffice, LibreOffice (Collabora Online) et d'autres suites bureautiques puissent être utilisés sur le web. Ainsi, lorsque vous réclamez l'ouverture d'un document depuis votre navigateur web, vous vous connectez à la suite bureautique en ligne avec une URL particulière, contenant, entre autres, le nom du fichier à ouvrir. La suite bureautique peut alors discuter avec le serveur WOPI pour récupérer le document. Les lectures, écritures et modifications d'un document sont gérées par le serveur WOPI, à la demande de la suite bureautique. Le protocole a été créé par Microsoft en 2012, la révision 14.5 de WOPI est sortie le 18 février 2025.

      Les serveurs WOPI libres de Nextcloud, Seafile, Tracim… ne sont pas indépendants. Comme je voulais utiliser Collabora Online sans déployer un NextCloud complet, j'ai écrit un serveur WOPI très simple. Il est utilisé depuis plus d'un an sans problème et il est libre. Il est écrit en Java.

      J'ai commencé ce développement car je travaille sur deux lieux privés différents avec un ordinateur à chaque endroit, un NAS dans l'un d'eux et je communique entre les deux machines à l'aide d'un dépôt git sur le NAS. Ça fonctionne relativement bien pour des fichiers qui n'ont pas vocation à rester ouverts dans des applications, mais pour des fichiers ODS ou ODT qui restent ouverts, c'est plus compliqué car je me retrouve souvent avec des versions concurrentes sur les deux machines. J'ai donc regardé du côté des suites de collaboration en ligne.

      À une époque , je me servais d'Etherpad et de son équivalent tableur Ethercalc. Mais ces logiciels manquent de fonctionnalités, surtout le tableur. Problème supplémentaire : j'ai déjà beaucoup de fichiers aux formats LibreOffice.

      Ça tombe bien, il y a la suite LibreOffice online, éditée par Collabora Online (CODE). Le problème — comme souligné par une dépêche — c'est qu'une fois CODE installé, tu te retrouves à poil avec rien qui marche : il faut un serveur utilisant le protocole WOPI.

      Pour éviter d'installer tout un NextCloud, j'ai écrit un petit serveur WOPI. C'est du Java avec Spring Boot. Le serveur est très simple, sur le principe que plus un système est simple, moins il a de chances de tomber en panne.

      Par exemple, il n'y pas de droits d'accès et on ne peut pas avoir plusieurs utilisateurs simultanés. Il faudrait mettre en œuvre le système de verrous et le système de droits d'accès (faire reposer les droits d'accès sur les droits du système de fichier, implique d'avoir un utilisateur sur la machine pour chaque utilisateur du logiciel). Cela n'a pas été implanté parce que je suis le seul utilisateur sur ma machine. Mais ce ne serait pas long à développer.

      Le serveur une fois lancé expose des services REST, accessibles par la suite bureautique, mais aussi un service https qui permet d'afficher la liste des fichiers. Cette liste de fichier est cliquable et permet de se connecter à Libre Office avec la bonne URL. C'est la raison des paramètres proxyHost et code URL de l'application : être en mesure de générer la bonne URL.

      Liste des fichiers

      Le code est prévu pour avoir plusieurs backends à l'aide d'une interface. Le seul mis en œuvre pour l'instant c'est un stockage sur disque local (avec auto discovery : on lui donne un répertoire et il expose tout les documents du répertoire).

      Il consomme peu de ressources, la charge dépendra plus de Collabora Online ou d'OnlyOffice. Le serveur WOPI se contente de lire un fichier à l'ouverture et de l'écrire de temps en temps (comme lors des enregistrements automatiques).

      Il n'est pas testé avec OnlyOffice. En principe WOPI est une norme et ça devrait fonctionner.

      On peut le lancer avec java -jar. C'est du Spring Boot. On pourrait utiliser systemd. De mon côté, je l'ai mis dans un container docker qui lance la commande suivante

      java -Dlogging.level.root=INFO \
           -Dlogging.level.org.wopiserver=INFO \
           -Dserver.port=8880 \
           -jar /opt/app/app.jar \
           --baseDir /mnt/docs \
           --disableTLSCheck \
           --codeURL https://172.17.0.8:9980 \
           --proxyHost 192.168.124.252

      Le code de WoPiX est dispo sur github et je suis ouvert à toute requête :-)

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      • Mercator et Meta-press.es présentés au prochain webinaire de la série "Open Source by OW2"
        OW2 donnera la parole aux projets Mercator et Meta-press.es, le jeudi 3 avril 2025 à 16h00 Cet épisode est le quatrième de la série de webinaires « Open Source by OW2 », dédiée aux innovations open source, aux projets et à la communauté OW2, ainsi qu’aux opportunités de financement open source dont le programme européen NGI. Découvrez de nouveaux projets, des technologies, de l’innovation, des modèles ouverts au sens large (science/données/matériel/éducation/normes/protocoles/etc.), mais aussi

      Mercator et Meta-press.es présentés au prochain webinaire de la série "Open Source by OW2"

      OW2 donnera la parole aux projets Mercator et Meta-press.es, le jeudi 3 avril 2025 à 16h00

      Cet épisode est le quatrième de la série de webinaires « Open Source by OW2 », dédiée aux innovations open source, aux projets et à la communauté OW2, ainsi qu’aux opportunités de financement open source dont le programme européen NGI. Découvrez de nouveaux projets, des technologies, de l’innovation, des modèles ouverts au sens large (science/données/matériel/éducation/normes/protocoles/etc.), mais aussi des biens communs numériques, des financements, des modèles économiques, de la coopération et de l’impact social. Chaque webinaire met en avant un projet OW2 et un projet financé par NGI.

      Affiche

      Agenda:

      16:00: Introduction par Pierre-Yves Gibello, OW2 CEO
      16:05: Mercator, une application web conçue pour faciliter la cartographie des systèmes d'information, presentée par Didier Barzin, Responsable Sécurité des Systèmes d'Information du Centre Hospitalier Émile Mayrisch (Luxembourg).
      16:25: Meta-press.es, une extension de Firefox pour explorer les news récentes des médias sur votre moteur de recherche, sans intervention de tracker ou d'entreprise quelconque, presenté par Simon Descarpentries, Directeur général Acoeuro.com..

      L’inscription est gratuite mais obligatoire. Les présentations ont lieu en anglais. N’hésitez pas à diffuser l’invitation !

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      • La liberté des calculatrices graphiques ?
        Les calculatrices graphiques sont de lointains dérivés des ordinateurs de poche des années 1980, dans lesquelles subsiste cette capacité native à pouvoir être programmé. J’en serais probablement resté à mon expérience de lycéen, et l’éternel combat Casio / Texas Instrument, s’il n’y avait pas eu un virage (pas forcément bien courbe) autour de Python dans la fin des années 2010. Entre passion de l’informatique, doux rêveur, promesse de calculatrice libre et réalité du marché… j’avais l’envie de

      La liberté des calculatrices graphiques ?

      Les calculatrices graphiques sont de lointains dérivés des ordinateurs de poche des années 1980, dans lesquelles subsiste cette capacité native à pouvoir être programmé.
      J’en serais probablement resté à mon expérience de lycéen, et l’éternel combat Casio / Texas Instrument, s’il n’y avait pas eu un virage (pas forcément bien courbe) autour de Python dans la fin des années 2010.

      Entre passion de l’informatique, doux rêveur, promesse de calculatrice libre et réalité du marché… j’avais l’envie de vous partager mes quelques heures de recherches et de réflexions sur le sujet.

      Sommaire

      Ordinateur de poche, calculatrice et langage BASIC

      Les ordinateurs de poche existent depuis les années 80 et ont fait le succès de sociétés telles que Sharp, Casio ou Psion. Ils se confondent avec les calculatrices les plus évoluées, et restent aujourd’hui les seules survivantes de ces deux mondes.

      Elles sont programmables, majoritairement dans de nombreux dialectes du langage BASIC, directement sur la machine, mais aussi dans d’autres langages plus bas niveau, souvent via un ordinateur plus conventionnel.

      Une évolution de rupture

      Dans la fin des années 2010, deux évolutions sont poussées dans le monde des calculatrices : le « mode examen » et le besoin d’un langage plus moderne, beaucoup se tournant vers le langage Python.

      C’est l’occasion pour NumWorks de se lancer dans ce marché très spécial. Deux point sont mis en avant :

      • Le langage Python comme le langage de programmation utilisateur (alors que ce n’est qu’un autre ajout pour les constructeurs historiques).
      • Un modèle « libre », qui as fait beaucoup parler de ce nouveau venu, notamment ici.

      Libre - Un peu, beaucoup, à la folie, passionnément… pas du tout

      La mise en application s’est vite montrée moins claire. La libération matérielle tient, à en juger par leur GitHub, à huit fichiers STL, sous licence CC-BY-NC-ND, et dont la dernière mise à jour date de 2020. Il est donc interdit d’en faire des modifications et/ou une utilisation commerciale… une liberté relative.

      Le système d’exploitation, nommé epsilon, qui offre une bonne implémentation de Python, mais qui souffre de plusieurs problèmes de jeunesse, est bien disponible… mais également sous cette même licence CC-BY-NC-ND.

      Omega

      Critiquée pour cette différence entre le discours commercial de liberté, et la réalité de la licence, en mai 2018 elle fut finalement modifiée en CC-BY-NC-SA, autorisant donc la modification et la redistribution de versions modifiées. Il en naîtra notamment Omega un dérivé communautaire d’Epsilon, alors en version 11.

      Ma petite CASIO

      Dans un esprit de découverte, j’ai eu l’envie d’explorer moi-même ce nouveau monde du Python sur calculatrice. Peut-être un peu entrainé par les différentes lectures sur la calculatrice libre que je lisais un peu partout.

      Cependant, l’interprétation assez personnelle de NumWorks du libre, et l’obligation de passer par leur site pour communiquer avec la calculatrice a orienté mon choix vers une Casio Graph 90E.

      Pas que cette dernière soit plus libre, bien au contraire… juste qu’elle est simplement reconnue comme une clef USB pour y transférer des éléments depuis l’ordinateur et qu’elle a une communauté plus importante.

      Le micro-python qui y est intégré est limité, et s’il permet de faire des choses… on voit que le constructeur s’est limité à ce qui était juste nécessaire. Ce qui limite les possibilités laissées aux utilisateurs.

      J’aurais pu en rester là, et c’est même un peu ce que j’ai fait jusqu’à peu.

      NumWorks - L’esprit d’ouverture… ou pas

      Alors que j’explorais d’autres domaines, et que ma Casio prenait la poussière, le monde évoluait, et NumWorks en était à la 4ᵉ variante matérielle de sa calculatrice révolutionnaire.

      La définition du « Libre » par l’entreprise avait elle aussi eu le temps d’évoluer.

      Epsilon depuis sa version 16 du 30 novembre 2021, verrouille les calculatrices pour n’autoriser que les systèmes officiels du constructeur. Un peu à l’image des consoles de jeu, que certains hackent pour installer des homebrew ou firmware modifiés, il en devient de même pour la « calculatrice libre » : on chasse les évolutions communautaires.

      Epsilon en est aujourd’hui (28 février 2025) à sa version 23… sans volonté affichée d’ouverture supplémentaire. Le dépôt GitHub n’affiche pas de licence dans ses métadonnées, mais une mention « Copyright - All rights reserved. NumWorks is a registered trademark. » figure en bas de la page de présentation.

      Oméga a mis en pause son développement depuis février 2024, renvoyant vers une autre alternative Upsilon, qui ne s’installe pas mieux sur une calculatrice NumWorks verrouillée… mais quelqu’un a compilé pour la CASIO.

      La magie du libre

      C’est M. Bernard PARISSE qui a compilé une version d’Upsilon comme application pour la génération de CASIO que je possède. Je vous invite à en lire tous les détails sur la page de son projet.

      Arrivant donc à avoir le meilleur des mondes, le travail de NumWorks, les additions de la communauté et plus de puissance supplémentaire de ce matériel.

      Mais cela est conditionné par la possibilité de pouvoir faire fonctionner des applications tierces sur ces calculatrices…

      Vers la fin des applications avancées

      Il y a historiquement deux méthodes pour développer des applications pour ces calculatrices.

      Un langage haut niveau, qui est un dialecte BASIC, une adaptation de Python, ou d’autres langages plus ou moins évolués, qui sont directement modifiables sur l’appareil (même si le clavier d’une calculatrice n’y est pas toujours optimal).

      Un langage bas niveau, typiquement du C ou même de l’assembleur, édité et compilé sur un ordinateur puis transféré vers la calculatrice (même si certaines machines Sharp pouvaient se programmer en C directement sur la machine).

      Et c’est un point que met en valeur Bernard PARISSE dans son argumentaire sur Upsilon pour CASIO : l’ouverture de ce constructeur aux développements tiers.

      Mais voila, ce n’est pas forcément le sens que prennent les constructeurs, même chez CASIO.

      Le test communautaire de la CASIO Math+, qui succède à la Graph 90E, ne permet pas ces applications tierces développées en langage de bas niveau, et la conclusion sur ce point est tout sauf optimiste.


      Voila qui conclut ce petit tour dans le sous-domaine de l’informatique qu’est celui des calculatrices graphiques, même si ce n’est probablement pas ce qui vous servira dans une discussion autour de la machine à café (sauf, peut-être, si vous êtes prof de math).

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      • Course de robot DIY - Saint-Brock Robot Race
        Le 29 mars 2025 à Saint-Brieuc, pour la deuxième année, une course de robot mobile autonome sera organisée par Mace Robotics & Saint-Brieuc Factory. Pour cette deuxième édition, venez avec votre robot DIY et participez à cette course de vitesse. Des robots pourront aussi être prêtés si nécessaire pour l’événement (utilisation de robot MR-Pico basé sur une carte Raspberry Pi Pico, avec logiciel sous licence MIT et matériel sous CC-BY-SA, sources). Cette course est ouverte aux particuliers,

      Course de robot DIY - Saint-Brock Robot Race

      Le 29 mars 2025 à Saint-Brieuc, pour la deuxième année, une course de robot mobile autonome sera organisée par Mace Robotics & Saint-Brieuc Factory. Pour cette deuxième édition, venez avec votre robot DIY et participez à cette course de vitesse.

      Des robots pourront aussi être prêtés si nécessaire pour l’événement (utilisation de robot MR-Pico basé sur une carte Raspberry Pi Pico, avec logiciel sous licence MIT et matériel sous CC-BY-SA, sources).

        Cette course est ouverte aux particuliers, associations, étudiants, geeks, entreprises, …

        Règlement :

        • Robot 100 % autonome et se déplacer avec des roues, pattes ou chenilles.
        • Poids total du robot : 500 g maximum avec la batterie incluse
        • Dimensions max du robot (100x100x100 mm)

        Affiche

        La participation à cette course est gratuite.

        Photo de l'édition 2023 :

        Photo de l'édition 2023

        Informations & inscriptions

        Lieu : 22000 Saint-Brieuc (Saint-brieuc-factory – Quai Armez)

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        • On passe 575 millions d’heures par an à cliquer sur les bandeaux cookies en Europe !
          Une récente analyse révèle que l’on consacre annuellement plus de 575 millions d’heures à cliquer avec les bannières de cookies en Europe. Ces bannières, imposées par la Directive ePrivacy 2002/58, visent à obtenir le consentement éclairé des utilisateurs avant de stocker ou d’accéder à leurs informations. Bien que l’objectif soit de renforcer la protection de la vie privée, l’impact réel sur la confidentialité des utilisateurs est limité, car la majorité des bannières servent principalement à d

        On passe 575 millions d’heures par an à cliquer sur les bandeaux cookies en Europe !

        Une récente analyse révèle que l’on consacre annuellement plus de 575 millions d’heures à cliquer avec les bannières de cookies en Europe. Ces bannières, imposées par la Directive ePrivacy 2002/58, visent à obtenir le consentement éclairé des utilisateurs avant de stocker ou d’accéder à leurs informations. Bien que l’objectif soit de renforcer la protection de la vie privée, l’impact réel sur la confidentialité des utilisateurs est limité, car la majorité des bannières servent principalement à des fins d’analyse web, de gestion de la publicité ou de suivi du trafic.

        Les pertes de temps se traduisent par un coût économique total d’environ 14,35 milliards d’euros par an, représentant 0,10 % du PIB annuel de l’UE. En termes de productivité, cela équivaut à une entreprise de 287 500 employés passant 8 heures par jour à cliquer sur ces bannières.

        Contrairement à une croyance populaire, les bannières de cookies n’ont pas été introduites par le RGPD mais par la Directive ePrivacy de 2002 qui n’a pas été mise à jour malgré de très nombreuses critiques.

        Aujourd’hui, la plupart des sites utilisent des bannières cookies pour un suivi interne plutôt que pour un suivi massif des utilisateurs. Cependant, la multiplicité de demandes de consentement entraîne une frustration générale et une fatigue de consentement, où les utilisateurs acceptent souvent sans réflexion, sapant totalement l’objectif initial de protection de la vie privée.

        NdM : l’article pointé conclut que le coût économique est conséquent et que le gain en vie privée est faible, et qu’il faut légiférer en révisant la directive ePrivacy. Les propositions sont orientées (exceptions pour les PME et les besoins basiques publicitaires). Dans l’absolu, les citoyens et les utilisateurs (pour regarder les deux angles) passent des millions d’heures sur des bandeaux de cookies, mais aussi à lire des conditions générales d’utilisation (CGU), en attention détournée par des pubs et des popups, etc. Ensuite on peut discuter pour savoir si on supprime la législation existante, si on la modifie et comment (variations suivant les choix politiques possibles), si on interdit, ou si on compte sur le marché pour s’auto-décider à ne pas le faire de lui-même (insérer des rires ici). Rappel : on n’est pas obligés de collecter des données personnelles d’une part, et d’autre part tous les cookies ne nécessitent pas le recueil du consentement préalable (voir les exceptions). Et un exemple récent montrant une mauvaise gestion avec un bandeau de cookie pour gérer uniquement le cookie du bandeau de cookie (et ça ce n’est pas un souci de la législation).

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        • ✇LinuxFr.org : les dépêches
        • L' appel à présentations de la conférence OW2con'25 est ouvert !
          OW2 est ravi d'annoncer l'ouverture de l'appel à présentations d'OW2con'25 ! La conférence annuelle aura lieu les 17 et 18 juin 2025, sur le site des Jardins de l'Innovation de Orange à Paris-Châtillon. Communauté open source internationale et indépendante, OW2 est dédiée au développement de logiciels professionnels de qualité industrielle, et regroupe des entreprises, des collectivités et des organismes de recherche de premier plan dont Orange, l’Inria, la Mairie de Paris et l'institut allemand

        L' appel à présentations de la conférence OW2con'25 est ouvert !

        OW2 est ravi d'annoncer l'ouverture de l'appel à présentations d'OW2con'25 ! La conférence annuelle aura lieu les 17 et 18 juin 2025, sur le site des Jardins de l'Innovation de Orange à Paris-Châtillon. Communauté open source internationale et indépendante, OW2 est dédiée au développement de logiciels professionnels de qualité industrielle, et regroupe des entreprises, des collectivités et des organismes de recherche de premier plan dont Orange, l’Inria, la Mairie de Paris et l'institut allemand Fraunhofer Fokus.

        OW2con25

        OW2con est la conférence open source européenne organisée par OW2. Rencontre internationale de contributeurs, éditeurs, ESN, académiques, et organisations à but non lucratif, OW2con rassemble l'ensemble de la communauté open source. OW2con est ouvert à tous, l’évènement est gratuit et les conférences ont lieu en anglais.

        Appel à présentations :

        Cette année l'accent sera mis sur le thème de l'open source et l'IA responsable. Au-delà du buzz de l'IA nous souhaitons aborder des sujets tel que : open source et communs, technologies et innovations, données, souveraineté, vie privée, cadre juridique, financement et économie, durabilité, impact sur le travail et la société, etc. Comment l'open source contribuera-t-il à cette transformation ?

        Merci de soumettre vos propositions, en anglais, avant le 23 février 2025 dans ce thème ou dans l'un des sujets annoncés dans le formulaire de l'appel à présentations.

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        • Campus du Libre 2024 (Lyon) : Demandez le programme
          La programmation du Campus du libre qui aura lieu le 23 novembre 2024 sur le Campus de la Manufacture des Tabacs de l'Université Jean Moulin Lyon 3 est disponible. Sur la journée, ce sont une quinzaine de conférences, une dizaine d'ateliers, un village associatif qui seront proposés aux publics. Il y aura aussi des animations singulières : découverte de jeux vidéos libres et de outils libres pour en concevoir d'autres, une flash party (libération de téléphone mobile), install party (libératio

        Campus du Libre 2024 (Lyon) : Demandez le programme

        La programmation du Campus du libre qui aura lieu le 23 novembre 2024 sur le Campus de la Manufacture des Tabacs de l'Université Jean Moulin Lyon 3 est disponible.

        Campus Du Libre 2024(Bannière)

        Sur la journée, ce sont une quinzaine de conférences, une dizaine d'ateliers, un village associatif qui seront proposés aux publics. Il y aura aussi des animations singulières : découverte de jeux vidéos libres et de outils libres pour en concevoir d'autres, une flash party (libération de téléphone mobile), install party (libération d'ordinateur) ainsi que des expositions.

        Cet événement annuel se déplace à chaque édition sur un campus lyonnais avec pour objectif de sensibiliser au numérique libre.

        Des publics divers sont attendus, allant de la communauté universitaire aux entreprises du numérique, des usagers avertis comme des novices souhaitant découvrir un numérique de confiance.

        Attention : pour les libérations de téléphones et d'ordinateurs, il convient de s'inscrire en amont pour permettre aux équipes de bénévoles d'identifier les méthodologies d'installation les mieux adaptées à vos appareils.

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        • ✇LinuxFr.org : les dépêches
        • La conquête de l’espace : une affaire féminine, deuxième partie les missions Apollo
          Dans l’histoire de l’espace, les épisodes qui ont le plus marqué les esprits sont, probablement, ceux des marches sur la Lune qui ont été le fait des missions Apollo. Dans cette deuxième dépêche à l’occasion de la journée Ada Lovelace de 2024, on retrouvera donc un portrait de quatre femmes qui ont codé ou calculé les missions Apollo, Judith Love Cohen (1933 – 2016), Margaret Hamilton, JoAnn H. Morgan et Frances (Poppy) Northcutt mais aussi une histoire de celles, plus anonymes, qui ont tissé le

        La conquête de l’espace : une affaire féminine, deuxième partie les missions Apollo

        Dans l’histoire de l’espace, les épisodes qui ont le plus marqué les esprits sont, probablement, ceux des marches sur la Lune qui ont été le fait des missions Apollo. Dans cette deuxième dépêche à l’occasion de la journée Ada Lovelace de 2024, on retrouvera donc un portrait de quatre femmes qui ont codé ou calculé les missions Apollo, Judith Love Cohen (1933 – 2016), Margaret Hamilton, JoAnn H. Morgan et Frances (Poppy) Northcutt mais aussi une histoire de celles, plus anonymes, qui ont tissé les mémoires des modules Apollo.

        Ces biographies sont précédées d’un genre d’état des lieux de l’informatique en URSS et aux USA et suivies d’une sitographie pour prolonger un peu plus l’exploration.

        Journée Ada Lovelace

        Sommaire

        Préambule

        Pourquoi n’est-il essentiellement question que des informaticiennes de la NASA ou ayant travaillé pour la NASA ? Cela revient à poser la question de l’informatique côté Union soviétique. Plusieurs facteurs peuvent expliquer la méconnaissance que l’on a des personnes qui, côté soviétique, ont travaillé sur les programmes relatifs à la conquête de l’espace, à commencer par l’histoire qui est, disons compliquée surtout par rapport à celle des USA.

        Ensuite, c’était un secteur stratégique : envoyer des satellites pose les mêmes questions balistiques que l’envoi d’un missile intercontinental. L’existence du fondateur du programme spatial soviétique, Sergueï Korolev, qui subissait des peines d’emprisonnement pour raisons politiques (dont quatre mois de goulag) et qui avait été admis dans l’équipe de l’ingénieur aéronautique Andreï Tupolev lui-même prisonnier politique à l’époque, a été tenue secrète jusque bien après sa mort. On peut penser qu’il en va de même pour les autres personnes ayant participé aux programmes de conquête spatiale.

        Concernant l’informatique proprement dite, trois noms apparaissent. Sergueï Lebedev (1902 - 1974) est considéré comme le père de l’informatique soviétique. Lebedev semble être un nom assez courant, ainsi, on trouve un cosmonaute russe du nom de Valentin Lebedev. L’Ukrainienne Ekaterina Yushchenko (en) (1919 - 2001) que le site ukrainien (en) sur l’histoire de l’informatique en Ukraine appelle « l’Ada Lovelace ukrainienne ». Yushenko a posé les bases de la programmation théorique en Ukraine (et en URSS avant) et écrit le langage de haut niveau Address. Andreï Erchov (en) (1931 – 1988), fondateur de l’École sibérienne de science informatique dont le livre, Programmation pour le BESM, a marqué un certain Donald Knuth.

        Les ordinateurs de la conquête de l’espace URSS et USA

        Les ordinateurs soviétiques

        Le premier ordinateur soviétique date de 1950, construit sous la direction de Sergeï Lebedev, dans un contexte où le traitement électronique de l’information, considéré par Staline (1878 – 1953) et son entourage comme « fausse science au service de l’impérialisme »1 n’est pas encouragé par le pouvoir. Il s’agit du MESM (МЭСМ, Малая электронная счетно-решающая машина, petit calculateur électronique, qui était plutôt assez gros en volume), développé par une vingtaine de personnes. La plupart des ordinateurs soviétiques en découleront.

        Le BESM sur lequel Andréï Erchov a écrit son livre de programmation a été produit à partir de 1953. Il se déclinera en deux séries les : BESM–1 (1950) à BESM–6 (1966) et les M -20 et ses descendants. Ces derniers, dont le premier, fabriqué à Moscou, est sorti en 1956 seront les ordinateurs des premiers âges de la conquête spatiale. Le dernier de la série, le M-220 était, quant à lui, fabriqué à Kazan. Ils ont, par la suite, probablement été remplacés par le MINSK dans les années 1960.

        Quant aux langages de programmation, Yves Logé, en 1987, dans l’article Les ordinateurs soviétiques : Histoire obligée de trois décennies de la Revue d’études comparatives Est-Ouest relevait ceci :

        • 1953 – librairie de sous-programmes pour STRELA et BESM,
        • 1955 – langage de compilation (PP2 – PP – BESM),
        • 1957 – assembleurs (PAPA, SSP),
        • 1962 – compilateur Algol 60 (TA 1),
        • 1962 – moniteur de traitement par lots (AUTOOPERATOR),
        • 1966 – premier système d’exploitation (MINSK 22, BESM 6),
        • 1967 – langage de programmation (EPSILON, ALMO).

        Le FORTRAN et l’ALGOL, bien qu’ayant été introduits dans les ordinateurs soviétiques dans les années 1960, ne commenceront à être vraiment utilisés qu’à partir des années 1970, époque à laquelle l’URSS abandonnera la conception de ses propres ordinateurs.

        Les ordinateurs des missions Apollo

        L’informatisation de la NASA a commencé avec des machines IBM, la série IBM 700/7000 commercialisée dans les années 1950 à 1960 ; c’était la première version des ordinateurs à transistors. Les langages de programmation les plus courants à l’époque étaient le Cobol et le FORTRAN pour lequel des personnes comme Frances Allen avaient été recrutées afin de former des chercheurs, parfois réticents, au langage.

        En 1964, IBM sort la série System/360 qui pouvait travailler en réseau et dont le système d’exploitation, multitâches, était OS/360. Il était doté d’une RAM, insuffisante, d’un mégaoctet qui a poussé les ingénieurs à adopter un code abrégé. Et, évidemment, il se programmait encore à l’époque avec du papier.

        L’invention qui a permis d’équiper informatiquement les modules des missions Apollo est celle des circuits intégrés, inventés par Jack Kilby en 1958. Ils équiperont les ordinateurs à partir de 1963, la NASA étant dans les premiers utilisateurs pour les ordinateurs de guidage d’Apollo. Par la suite, les circuits intégrés permettront de fabriquer les « mini-ordinateurs » (qui restent toujours assez encombrants) et les micro-ordinateurs. Les premiers micro-ordinateurs, à l’allure de ceux que nous avons actuellement avec : l’ordinateur, un écran, un dispositif de saisie, puis, plus tard, un dispositif de pointage sortiront en 1973, après les missions Apollo.

        Judith Love Cohen (1933 – 2016) l’accouchement du programme de guidage Apollo

        Judith Love Cohen est ingénieure aérospatiale, après sa retraite, elle deviendra écrivaine et fondera une entreprise multimédia Cascade Pass.

        En 1952, celle qui aidait ses camarades de classe à faire leurs devoirs de mathématiques, est embauchée par la North American Aviation. Elle obtient, en 1957 un Bachelor of Art (licence) en sciences, puis, en 1962, un master en sciences à l’Université de Californie. En 1957, après son BA, elle est embauchée par le « Space Technology Laboratories (laboratoire des technologies spatiales) qui deviendra TRW. Elle y travaillera jusqu’à sa retraite en 1990, souvent seule femme ingénieure de l’équipe dans laquelle elle se trouvait.

        Son travail : les ordinateurs de guidage. Elle a fait partie de l’équipe qui a conçu le « Tracking and Data Relay Satellites (TDRS) », le système suivi et de relais des données des satellites de la NASA. Ce système qui permet notamment de rester en contact avec la Station spatiale internationale.

        Elle s’occupera aussi du télescope Hubble. Elle avait été chargée de concevoir le système terrestre des opérations scientifiques. Elle dira dans une vidéo (en) réalisée par Cascade Pass qu’elle avait travaillé avec les astronomes, car c’étaient eux qui allaient utiliser le télescope. Le système avait trois fonctions principales :

        • planification des observations,
        • contrôle en temps réel du réglage de la mise au point et du changement des filtres,
        • récupération des données pour générer des photos, partie que Cohen considérait comme la plus intéressante et la plus difficile à réaliser.

        Mais, le point culminant de sa carrière a été le programme Apollo, notamment le système de guidage de la mission Apollo 13 qui devait être la troisième à se poser sur la Lune, l’ordinateur AGS (Abort Guidance System, système de guidage d’abandon pour le module destiné à rester sur la Lune). Cette mission commence mal : les astronautes prévus à l’origine changent presque à la dernière minute, quand la fusée décolle le 11 avril 1970, le moteur central du deuxième étage s’éteint trop tôt. Ce sera compensé, sans incidence sur la trajectoire. Le 13 avril, l’un des astronautes, Jack Swigert, lance le fameux :

        Houston, we’ve had a problem.

        Le module de service d’Apollo 13 est hors d’usage, l’équipe change de module de service en urgence et embarque dans le module lunaire (LM) prévu pour deux personnes alors qu’ils sont trois. L’AGS servira en tant qu’ordinateur de bord et contrôlera tous les équipements vitaux, mais il n’aurait pas pu revenir sur l’orbite terrestre si Cohen n’avait pas bataillé avec la NASA pour que la fonction de retour y soit incluse.

        Son fils, l’ingénieur en informatique Neil Siegel (en) racontera, ce qui a été vérifié, qu’elle avait conçu l’AGS pendant qu’elle était enceinte de son demi-frère, l’acteur Jack Black. Le 28 août 1969, au moment de partir pour l’hôpital pour accoucher, elle prend aussi le code d’un problème sur lequel elle travaillait. Elle appellera son patron plus tard pour lui signaler qu’elle l’avait résolu, et aussi, en passant, que le bébé était né. Le problème en question concernait l’AGS.

        Margaret Hamilton (née en 1936) la jeune femme à côté de la pile de livre de sa hauteur

        La photo probablement la plus connue de Margaret Hamilton est celle où on la voit poser à côté d’une pile de gros documents reliés : le code du logiciel de navigation de la mission Apollo 11.

        Margaret Hamilton intègre le MIT (Massachusetts Institute of Technology) en 1960 pour développer des logiciels informatiques. En 1961, la NASA confie au MIT la mission de réaliser un ordinateur embarqué de navigation et de pilotage avec un cahier des charges assez léger et permettant au MIT une grande créativité. Ce sera l’AGC (Apollo Guidance Computer) qui sera le premier à utiliser des circuits intégrés. Lourd, 32 kilos, il préfigure néanmoins les ordinateurs portables puisque tous les éléments, ordinateur, mémoire, écran et dispositif de saisie étaient réunis dans un seul boitier.

        Mais avant de travailler sur l’AGC, Hamilton intègre, en 1961, le laboratoire Lincoln pour travailler sur le projet militaire ultra-secret SAGE qui devait produire en temps réel une image de l’espace aérien états-unien. Elle racontera ensuite avoir fait l’objet d’un bizutage (une coutume apparemment) : on lui avait demandé de travailler sur un programme piégé commenté en grec et en latin. Elle était la première à avoir réussi à le faire fonctionner. Et c’est ainsi qu’en 1963 elle est invitée à rejoindre le laboratoire Draper du MIT qui était en charge du développement des logiciels embarqués d’Apollo.

        Elle évoquera aussi la fois où, emmenant de temps en temps sa fille au laboratoire, un jour, cette dernière, jouant à l’astronaute, fait planter le système : elle avait sélectionné le programme d’atterrissage alors qu’elle était « en vol » (un appui sur une mauvaise touche). Ce que voyant Hamilton alerte la direction pour que l’on modifie le programme, réponse « ils sont expérimentés, ça n’arrivera pas ». Sauf qu’évidemment, c’est arrivé au pendant la mission Apollo 8. On peut imaginer qu’Hamilton et son équipe étaient préparées à cette éventualité : les données de navigation seront renvoyées et la trajectoire corrigée. Elle codera aussi un système de priorité des tâches afin d’éviter que l’AGC ne sature et qu’il fasse le travail correctement. L’AGC pouvait ainsi interrompre des tâches pour faire passer celles qui étaient les plus prioritaires et c’est ce qui a permis à Apollo 11 d’atterrir correctement sur la Lune.

        Hamilton quittera le MIT en 1974 pour co-fonder une entreprise de développement de logiciels, Higher Order Software (HOS) qu’elle dirigera jusqu’en 1984. HOS se spécialisait notamment sur les logiciels de détection des erreurs. Ensuite, en 1986, elle créera Hamilton Technologies et concevra le langage de programmation USL (Universal Systems Language).

        Elle reçoit en 2016 la médaille présidentielle de la liberté des mains de Barack Obama. Margaret Hamilton est considérée comme une pionnière de l’ingénierie logicielle et comme une des personnes qui ont contribué à la populariser.

        JoAnn H. Morgan (née en 1940) la seule femme présente dans la salle de tir lors du lancement d’Apollo 11

        Sur une photo de la salle de tir d’Apollo 11, le 16 juillet 1969, elle apparaît comme la seule femme derrière une console. Les femmes que l’on voit sur le côté sont entrées après le lancement.

        Étant enfant, elle préférait lire Jules Verne à jouer à la poupée2 et jouer avec la boîte de chimie que son père lui avait offert. Son père, justement, travaillait pour le programme de développement des fusées américaines. JoAnn H. Morgan va passer son adolescence à Titusville en Floride, à quelques kilomètres de la base de lancement de Cap Canaveral. Elle y regardera les lancements des fusées. Ce qui la décidera dans son orientation professionnelle. Elle commence, à dix-sept ans, par un stage à l’Army Ballistic Missile Agency (ABMA, Agence des missiles balistiques de l'armée de terre). Elle continuera à travailler à Cap Canaveral pendant l’été. En 1963, elle obtient un Bachelor of Arts (licence) en mathématiques. Elle commence à travailler pour la NASA au Centre spatial Kennedy (KSC) en tant qu’ingénieure. Elle sera la seule, ça n’a pas été facile : entre le fait que son supérieur hiérarchique trouve nécessaire de préciser qu’elle est ingénieure et pas là pour faire le café pour ses collègues (en) ou l’absence de toilettes pour femmes.

        En 1969, elle est promue et devient « Chief Instrumentation Controller, KSC Technical Support » (Contrôleur en chef de l’instrumentation, support technique du centre), ce qui lui donne un poste dans la salle de contrôle de la mission Apollo 11. L’équipe de Morgan sera celle qui supervisera le lancement de la mission ce qui lui demandera de rester dans la salle de contrôle encore après le lancement pour pouvoir vérifier les équipements et faire un rapport sur les dommages consécutifs au lancement afin de préparer le suivant, sa tâche, dans le cadre de la mission, s’arrête au moment de l’atterrissage lunaire. Elle considère que c’est ce qui a lancé sa carrière.

        Après Apollo 11, elle bénéficiera d’une bourse Sloan pour poursuivre des études et elle obtiendra une maîtrise en sciences de gestion en 1977 et retournera à la NASA en 1979 où elle est promue chef de la division des services informatique du KSC, première femme à occuper ce poste en particulier et un poste de direction à la NASA. Une tâche ardue dans une période de transition technologique : la NASA changeait son système informatique et commençait à remplacer les vieux ordinateurs géants par des PC. Elle deviendra ensuite directrice adjointe des véhicules de lancement (deputy of Expendable Launch Vehicles, director of Payload Projects Management) puis directrice de la sécurité de la mission ( director of Safety and Mission Assurance). Elle aura été l’une des deux dernières personnes à avoir vérifié le lancement de la navette spatiale.

        Elle prend sa retraite en 2003 après avoir passé toute sa carrière à la NASA.

        Morgan continue à militer pour que plus de femmes puissent suivre des carrières scientifiques et techniques.

        Frances Northcutt dite « Poppy » (née en 1943) l’autre seule femme présente dans les salles de tir des missions Apollo 8 et 13

        Frances « Poppy » Northcutt a planifié les trajectoires des vols des missions Apollo dans les années 1960 et 1970.

        Elle commence sa carrière dans l’aérospatiale comme Judith Love Cohen en étant embauchée en 1965 par TRW. Elle sera d’abord une des calculatrices humaines. Problème : pour pouvoir bénéficier d’une promotion, elle devait faire des heures supplémentaires si nécessaire, ce qui était interdit aux femmes états-uniennes de l’époque. Elle tient le pari d’en faire mais non rémunérées. Cela fonctionne, elle obtient une promotion et intègre l’équipe technique (personnel effectuant des travaux ingénierie), mieux payée. Ce qui pose un autre problème, celui de l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes.

        Le travail de l’équipe technique consistait à écrire le programme. D’autres assuraient la tâche de le rentrer dans l’ordinateur, ce qui n’allait pas sans quelques bugs au passage, qui pouvaient avoir des conséquences fatales. L’équipe de Northcutt était chargée du calcul de la trajectoire de retour d’Apollo 8. C’était une mission mémorable pour Northcutt à plus d’un titre. D’abord, c’était la première fois qu’un véhicule spatial habité allait être mis en orbite autour de la Lune. C’était aussi ce qui aura permis de déterminer l’équipement et le matériel nécessaire pour les missions suivantes, notamment la quantité de carburant nécessaire. Enfin, c’était la première fois que les calculs de Northcutt et de son équipe étaient utilisés, et cela allait servir aussi aux missions suivantes. Ainsi, après Apollo 8, il n’y aura pas eu de modifications des programmes, sauf en cas de problème. Pour Apollo 13, avec d’autres ingénieurs, elle aura pour mission de calculer le retour de la capsule Apollo après l’explosion du réservoir d’oxygène qui oblige l’équipage à rentrer sur Terre dans le module lunaire.

        Elle suivra ensuite des études de droit à l’Université de Houston pour devenir avocate. Elle en sortira diplômée en 1981 et travaillera pour le procureur du comté de Harris à Houston, sera stagiaire auprès d’un juge fédéral en Alabama avant de se tourner vers le privé et défendre des causes sur les droits de femmes, elle qui a longtemps travaillé avec un salaire inférieur à celui de ses collègues pour le même travail.

        Elle expliquera au site astronomy (en) :

        J’ai eu beaucoup de chance. La plupart des femmes n’avaient pas quelqu’un qui se battait aussi durement pour elles.

        Elle ajoutera :

        C’est le problème auquel sont confrontées les femmes en particulier, lorsqu’elles sont embauchées pour un salaire inférieur à ce qu’elles valent. Si vous ne partez pas sur un pied d’égalité, vous ne pourrez jamais vous rattraper.

        Northcutt continue à militer pour les droits des femmes, mis à mal aux États-Unis lors de la présidence de Trump.

        Les tisserandes

        Les tisserandes, dont beaucoup étaient navajos ou noires, les « Little Old Ladies » ont tressé les mémoires à tores de ferrite des missions Apollo. Elles avaient littéralement la vie des astronautes entre leurs mains.

        Les RAM des ordinateurs des années 1950 à 1975 étaient le plus souvent des mémoires à tores de ferrite. D’après la notice de celles présentées au musée du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) à Paris dans la photo ci-dessous :

        elles sont encore utilisées lors de certaines missions spatiales car elles ne sont pas endommagées par les rayons cosmiques.

        Mémoire à tores de ferrite avec détail et pile de mémoire
        Mémoires à tores de ferrite du Gamma 60 d’une capacité de 512 octets, début des années 1960, musée du CNAM, Paris.

        La fabrication de ces mémoires ne pouvait pas être mécanisée, elles étaient donc tissées à la main. Et, à l’époque des missions Apollo les seules personnes qui avaient l’habilité et la précision digitale nécessaires pour le faire étaient des femmes, surnommées les LOL et supervisées par les « rope mothers » (mères des cordes), généralement des hommes, et dont la cheffe était Margaret Hamilton. Ce travail extrêmement critique, était contrôlé par trois ou quatre personnes avant d’être validé. Il réclamait non seulement des ressources manuelles mais aussi des capacités intellectuelles certaines pour être accompli correctement.

        Quand, en 1975, un rapport de la NASA sur les missions Apollo s’extasiait, à juste titre, sur les systèmes informatiques développés en mis en œuvre, il négligeait complètement cet aspect essentiel. Les journalistes de cette époque, présentaient la fabrication des mémoires comme un travail ne nécessitant aucune réflexion ni aucune compétence…

        Pour compléter

        Les ordinateurs soviétiques

        Missions Apollo

        L’exploration spatiale et les astronautes

        Sur la journée Ada Lovelace et la place des femmes dans les carrières scientifiques et techniques

        Excuse et paragraphes de la fin

        Cette dépêche paraît assez tardivement après la précédente pour des raisons assez indépendantes de ma volonté et incluant un piratage d’un de mes sites.

        Ceci étant, un grand merci une fois de plus à vmagnin pour ses suggestions, notamment pour cette citation tirée d’une de ses lectures, Forces de la nature de François Lacombe, Anna Reser et Leila McNeil chez Belin :

        Dans l’histoire des sciences et des vols spatiaux, on constate que cette distinction nette établie entre les tâches techniques et non techniques a été l’une des façons de marginaliser systématiquement les femmes.

        Ce qui se vérifie amplement notamment avec les tisserandes des mémoires.

        Comme de bien entendu, entre les recherches, l’écriture et les commentaires de la dépêche précédente, il appert qu’il y a un sujet connexe, celui de l’astronomie et de l’évolution du métier d’astronome et d’astrophysicienne qui mériterait d’être traité. Ce qui sera fait, d’ici la fin de l’année. Et, si vous cherchez un sujet de mémoire ou thèse, à mon avis le thème des langages informatiques : naissance, diversité, histoire, pourquoi un langage très populaire finit par être abandonné, etc. pourrait être passionnant (si ça n’a pas déjà été fait). Peut-être qu’un jour je vous infligerai un texte sur l’histoire de l’informatique soviétique (ou peut-être pas).


        1. Citation reprise de l’article d’Yves Logé dans « Les ordinateurs soviétiques : histoire obligée de trois décennies » Revue d’études comparatives Est-Ouest Année 1987 18-4 pp. 53-75 qui cite D. Brand, L’Union Soviétique, France, Sirey, 1984, p. 230. 

        2. L’autrice de cette dépêche aussi à qui ce comportement paraît tout à fait normal. 

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        • Entrevue avec Christophe Grenier, développeur de testdisk et photorec
          testdisk et photorec sont deux outils libres (GPLv2+) formidables… que l’on souhaite pourtant ne jamais avoir à utiliser ! En effet, les deux sont dédiés à la récupération de données après une panne matérielle, ou une bévue. Le premier est axé supports de stockage et leurs partitions, le second orienté récupérations de fichiers (mais il est loin de se limiter aux images). Cocorico : le développeur de ces outils est français, et il a bien voulu répondre à notre sollicitation d’entrevue :). l

        Entrevue avec Christophe Grenier, développeur de testdisk et photorec

        testdisk et photorec sont deux outils libres (GPLv2+) formidables… que l’on souhaite pourtant ne jamais avoir à utiliser ! En effet, les deux sont dédiés à la récupération de données après une panne matérielle, ou une bévue.

        TestDisk

        Le premier est axé supports de stockage et leurs partitions, le second orienté récupérations de fichiers (mais il est loin de se limiter aux images).

        Cocorico : le développeur de ces outils est français, et il a bien voulu répondre à notre sollicitation d’entrevue :).

        Bonjour Christophe ! Pouvez-vous présenter votre parcours ?

        Quand j’ai commencé à développer testdisk, mon premier outil de récupération de données, j’étais encore étudiant en école d’ingénieur.
        Maintenant, cela fait plus de 20 ans que je suis diplômé de l’ESIEA, j’interviens d’ailleurs dans son Mastère Spécialisé Sécurité et Information des systèmes depuis 2004.
        Après avoir travaillé dans la sécurité informatique, j’ai travaillé autours des systèmes Linux, du réseau et de la sécurité.
        Depuis un peu plus de 10 ans, je suis directeur d’exploitation pour un hébergeur parisien.
        Dans le cadre de mon auto-entreprise, je fais de la récupération de données.

        Comment avez-vous démarré ce projet ?

        Un ami développeur professionnel sous Windows venait d’acheter un nouveau disque dur et pour éviter d’avoir trop de lettres de lecteurs (C:, D:, E:, …) avait décidé de réduire le nombre de partitions de son disque de données ; ce disque contenait 3 partitions.
        Il a sauvegardé les données, supprimé les 3 partitions, en a créé 2 et — au moment de restaurer les données — il s’est rendu compte qu’il avait été trop vite et qu’il lui manquait la sauvegarde d’une des partitions.
        Sachant que j’avais des connaissances sur le partitionnement des PC (je m’étais intéressé au fonctionnement des virus de boot qui se logeaient dans le premier secteur des disques durs), il m’a contacté.

        Armé d’un éditeur hexadécimal, il nous avait fallu la journée pour reconstruire manuellement la table des partitions et récupérer ces données. Un peu plus tard ayant appris les rudiments de la programmation en C, je me suis dit qu’il devait être possible d’automatiser la récupération des partitions et c’est ainsi qu’est né testdisk en 1998.

        Pour photorec, il a fallu attendre mon premier appareil photo numérique en 2002. Ayant peur de perdre des photos (effacement par mégarde de photos non sauvegardées, reformatage de la mauvaise carte mémoire…), avant même de partir en voyage, j’ai bricolé un programme en C sous Linux capable de récupérer les photos et vidéos prises par mon appareil photo. C’est ainsi que photorec est né pour récupérer des photos. Il a gardé son nom même s’il récupère des centaines de formats de fichier différents.

        Quels sont les points marquants qui ont, selon vous, marqué l’évolution de ces logiciels ?

        Les points principaux ayant permis le succès de ces logiciels sont :

        • de rendre ces logiciels multiplateformes pour PC : MS-Dos et Linux, puis Windows. La prise en charge de macOS est venu bien plus tard et a eu peu d’impact.
        • de distribuer ces logiciels gratuitement. L’utilisation d’une licence opensource (GPL v2+) m’a aussi permis d’avoir quelques contributions.
        • d’être plutôt à l’écoute des utilisateurs et d’enrichir les formats de fichiers gérés par photorec. Certains sont vraiment exotiques.
        • de la documentation en plusieurs langues à une époque où les traductions automatiques étaient quasi-inexploitables. Mais aujourd’hui, la documentation principale de plus de 60 pages est en anglais.

        Un point marquant a été la reconnaissance officielle de l’utilisation de ces logiciels par des organismes étatiques.

        testdisk a été conçu pour un public technique, j’ai eu des retours de différents sociétés de récupération de données de part le monde l’utilisant mais en général, elles ne souhaitent pas communiquer sur leur utilisation de logiciels (libres ou du commerce).

        Un tournant a eu lieu en 2014 quand le NIST, dans le cadre du Computer Forensics Tool Testing Program (CFTT), a testé et publié ses résultats sur les capacités de photorec. En comparant les résultats de chaque outil, on découvre que photorec a les meilleurs résultats (1ère place ex aequo).
        Ainsi, photorec figure dans le catalogue de logiciels que les agences d’États américains peuvent utiliser.

        photorec apparaît dans les diapositives de la formation SecNum Academie de l’ANSSI.

        Pourquoi un seul paquet pour deux logiciels, ou pourquoi pas un seul logiciel ?

        Quand on parle de testdisk et photorec, il y a aussi fidentify, un outil en ligne de commande qui permet de tester rapidement l’identification de fichiers en utilisant les mêmes parsers que photorec, sans oublier qphotorec, une version graphique de photorec.

        Selon les distributions, vous pouvez avoir un package testdisk comprenant testdisk, photorec et fidentify et un package qphotorec pour qphotorec.

        testdisk utilise un accès en écriture au disque, photorec n’utilise qu’un accès en lecture. photorec est plus facile d’utilisation que testdisk, c’est presque du next/next/next, il ne fait que du « file carving » (récupération de fichiers par identification des entêtes).

        Quelles sont les fonctionnalités les plus attendues que vous pensez implémenter ?

        La vérification formelle du code des parsers de photorec est ce qui m’a le plus occupé ces dernières années, je continue de travailler dessus.
        Je n’ai pas prévu d’implémenter de nouvelles fonctionnalités dans l’immédiat.

        Avez-vous des retours d’utilisateurs, des remerciements de personnes qui ont pu grâce à ces outils retrouver une partie de leur vie numérique, ou de grincheux ?

        Perdre une partie de sa vie numérique est très stressant.
        De fait, j’ai été confronté à des grincheux très agressifs dont un cas extrême de menaces répétées de mort de la part d’un individu qui n’avait pas pu récupérer ses données. Les hébergeurs de ses messageries successives ont agi rapidement lorsque j’ai signalé ses messages, mais je me suis posé la question à ce moment-là si cela valait bien la peine de m’investir autant pour risquer cette violence numérique.

        Les retours positifs des utilisateurs et leurs remerciements sont ce qui a permis de me motiver à continuer de développer sur toutes ces années ce projet.
        À une époque, je recevais quotidiennement des mails de remerciements et/ou des donations. C’est moins fréquent désormais, mais c’est peut-être parce que les sauvegardes vers le cloud sont beaucoup plus courantes et qu’ainsi les gens ont moins recours à la récupération de données.

        Effectivement, perdre une partie de sa vie numérique est très stressant, avez-vous des conseils à donner sur la sauvegarde ?

        Ce sont des conseils très généraux :

        • que cela soit au niveau personnel ou au niveau professionnel, il est important de vérifier le périmètre de la sauvegarde. Si vous n’aviez plus que votre dernière sauvegarde, que vous manquerait-il ?
        • testez une restauration de données
        • si possible, multipliez les sauvegardes (sauvegarde avec historique ou versionning, pas une simple synchronisation)
        • dans l’idéal, plusieurs lieux de sauvegarde.

        Sur ces projets, y a-t-il d’autres contributeurs ?

        testdisk et photorec reçoivent principalement des contributions ponctuelles. J’en profite pour remercier toutes les personnes qui m’ont aidé pour les traductions, pour avoir partagé des fichiers dans des formats exotiques, ou pour avoir contribué au code.
        Merci aussi aux personnes ayant participé à la modération du forum et au modérateur actuel !

        Y a-t-il des fonctionnalités importantes qui ne seront pas développées, et pourquoi ?

        À moins de recevoir des contributions, je ne pense pas pousser davantage le support mac.
        Le chiffrement des disques sous Windows va devenir la norme, comme c’est le cas sous macOS. Je pense que cela va freiner le développement de testdisk et photorec. La récupération va devenir bien plus complexe en exigeant un déchiffrement préalable.

        Des souvenirs marquants de cette expérience ?

        Je crois que l’une des anecdotes qui m’a le plus amusé est celle que j’ai reçue en janvier 2007 : dans un premier mail, l’utilisateur explique qu’un appareil photo a été volé dans sa voiture, mais qu’une semaine plus tard, la police a trouvé le coupable et a pu restituer l’appareil photo. Le contenu avait été effacé, mais grâce à photorec, l’utilisateur avait récupéré plus de 300 photos.

        Currently I am recovering over 300 photos using PhotoRec that my sister in law took over the holidays. Our car was broken into and the camera was stolen. A week later the police found the guy! They found the camera, but it had been wiped.
        I had read about recovering photo's from flash cards via a story on slashdot, and now here I am.

        Quelques heures plus tard, j’ai reçu la suite de l’histoire :

        I have recovered some pictures that look to be taken by the thief […]
        I am submitting a CD of the data I have recovered to the Detective involved in the case. My little camera was involved in a much larger theft, so hopefully the pictures they took will help nail them all!

        Le voleur avait utilisé l’appareil photo, photorec a permis de récupérer des photos ayant beaucoup intéressé le détective en charge du dossier : celui-ci espère découvrir les autres personnes impliquées dans un vol de plus grande envergure.

        Avez-vous eu des échanges avec des éditeurs de logiciels similaires (opensource ou propriétaires) ?

        photorec a été victime de plusieurs contrefaçons.

        Dans un cas, un fabricant de carte mémoire a distribué un logiciel de récupération de données, ce fabricant avait sous-traité le développement qui avait « optimisé » son temps de développement en récupérant le code source de photorec, remplaçant tous les entêtes de copyright et ajoutant une interface graphique.
        Après avoir contacté le fabricant, celui-ci a fait rétablir les copyrights manquants et le code a été distribué en GPLv3.

        Dans d’autres cas, des développeurs ont volontairement publié des contrefaçons qu’ils revendaient. Après avoir fait fermer leur hébergement plusieurs fois, ils ont fini par trouver un hébergeur bullet-proof, un hébergeur qui ne répondait plus aux plaintes…

        Concernant le forum, avez-vous déjà rencontré des difficultés avec le respect du code de conduite ?

        La modération sur le forum est obligatoire, les spammeurs sont très nombreux et inventifs en réutilisant par exemple du contenu d’autres sujets. Aucun code de conduite n’a été formalisé.
        Le forum ne tient plus que grâce à la présence d’un modérateur, je ne sais pas si cette partie du projet va perdurer.

        Quel est votre modèle économique ?

        Le projet est né comme un projet personnel et reste géré comme tel.
        Je travaille chez Global Service Provider, une société de services et hébergement informatique, qui me permet de disposer gracieusement (Merci à eux) de machines virtuelles (VM), sauvegarde, monitoring pour le projet.
        Diverses donations ponctuelles couvrent les frais des différents noms de domaine, mon équipement informatique personnel…

        Au niveau personnel, quels logiciels libres utilisez-vous, sur quel système d’exploitation ?

        À l’exception des raspberry pi sous Raspbian, les différents ordinateurs de la maison sont sous Fedora Linux.
        J’utilise gnome comme environnement graphique, alpine et roundcube pour la messagerie, vim comme éditeur de texte, du docker avec moby, gcc, python…

        Et au niveau professionnel ?

        Mon ordi portable est aussi Fedora Linux.
        Les serveurs Linux que mon équipe et moi gérons sont principalement sous AlmaLinux et Debian.

        J’utilise tous les jours ansible (automatisation des configurations), git (versionning), netbox (gestion de datacenters), oxidized (sauvegarde réseau), mediawiki (documentation)…

        Merci pour votre disponibilité, et pour ces merveilleux outils !

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        • Soirée Open Networking le 26 septembre 2024 avec un cas d'usage à Rennes
          Invitation de la 1ʳᵉ session technique sur l’Open Networking animé par Ouest Network : jeudi 26 septembre 2024 18h00 à Rennes (Siège d’Icodia). 18h00 : Ouverture / Accueil des participants, moment d’échange convivial 18h45 : Introduction Antoine Nivard Président Ouest Network 19h00 : Témoignage d’Icodia : l’OpenNetworking en datacenter 19h30 : Présentation de support OpenNetworking par l'intégrateur Pine Networks 20h00 : Témoignage d’Icodia : présentation d’EndiGuard.VAC, solution de VAC algor

        Soirée Open Networking le 26 septembre 2024 avec un cas d'usage à Rennes

        Invitation de la 1ʳᵉ session technique sur l’Open Networking animé par Ouest Network : jeudi 26 septembre 2024 18h00 à Rennes (Siège d’Icodia).

        • 18h00 : Ouverture / Accueil des participants, moment d’échange convivial

        • 18h45 : Introduction Antoine Nivard Président Ouest Network

        • 19h00 : Témoignage d’Icodia : l’OpenNetworking en datacenter

        • 19h30 : Présentation de support OpenNetworking par l'intégrateur Pine Networks

        • 20h00 : Témoignage d’Icodia : présentation d’EndiGuard.VAC, solution de VAC algorithmique

        • 20h30 : Présentation de Ruijie Networks / Micas Networks et de leurs solutions réseaux Open Networking (SONiC).

        • 21h00 : Conclusion Antoine Nivard Président Ouest Network

        • 21h05 : Apéritif dînatoire / échanges

        • 22h00 : Clôture

        L’objectif de la soirée
        Faire découvrir l’approche et la solution OpenNetworking est production et démontrer que cette solution est prête pour toutes les entreprises.

        L’Open Networking, c’est quoi : c’est d’abord séparer le matériel du logiciel/firmware. Cela veut dire que le matériel est « banalisé », standardisé.
        Pour la partie logiciel/firmware, vous avez le choix entre plusieurs « distributions » selon vos besoins. Vous pouvez aller assez loin via des fonctions de Software Defined Network (SDN).
        C’est le Libre pour le réseau !

        Ouest Network c’est quoi : c’est une association a but lucratif qui gère le point d’échange de Nantes et qui gère cet événement. Nous regroupons une quinzaine de structures et nous sommes reliés au point d’échange de Rennes/Bretagne : Breizh-IX qui est partenaire de l’opération.

        Icodia est un gros hébergeur rennais qui a des compétences particulières et qui utilisent principalement que des solutions « Libres ».

        NdM  : les événements à portée locale et/ou sans diffusion en ligne ont vocation à être annoncés par l'Agenda du Libre (AdL), que nous relayons une fois par semaine. Cet événement n’étant pas actuellement déclaré dans l’AdL d’une part, et étant le premier sur un sujet qui n’est pas si fréquemment évoqué sur LinuxFr.org, la modération a choisi de diffuser l’annonce en dépêche. On aimerait bien plus de dépêches portant sur OpenDaylight, Open vSwitch, Sylva, etc.

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        • Calligra : laquelle choisir ? notre comparatif secret (il sera aussi question de formats)
          Plutôt qu’un comparatif entre Calligra, une présentation rapide de la suite bureautique de KDE s’impose. Une suite qui vient de passer en version 4 après quelque chose comme quatre ans de stase. Comparer la petite suite Calligra à LibreOffice serait assez injuste. Néanmoins cette présentation des quatre logiciels qui la forment ne peut pas faire complètement l’impasse dessus. Et, notamment, mais pas uniquement, à cause des formats de fichier et de leur compatibilité entre les deux suites bureaut

        Calligra : laquelle choisir ? notre comparatif secret (il sera aussi question de formats)

        Plutôt qu’un comparatif entre Calligra, une présentation rapide de la suite bureautique de KDE s’impose. Une suite qui vient de passer en version 4 après quelque chose comme quatre ans de stase. Comparer la petite suite Calligra à LibreOffice serait assez injuste. Néanmoins cette présentation des quatre logiciels qui la forment ne peut pas faire complètement l’impasse dessus. Et, notamment, mais pas uniquement, à cause des formats de fichier et de leur compatibilité entre les deux suites bureautiques libres.

        Ne faites pas attention au titre qui a été plus ou moins suggéré à titre de plaisanterie dans ce commentaire.

        Le panneau de démarrage de Calligra

        Sommaire

        Calligra, vingt-six ans déjà

        Les débuts de Calligra remontent, d’après « l’À propos de Calligra » à 1998. Au départ, sous le nom de KOffice. Elle n’adoptera ce nom de Calligra suite qu’en 2010. La dernière version de Koffice, numéro 2.3.3 est sortie en 2011.

        En 2020, Calligra sort une version 3.2.1. Puis, plus rien jusqu’au 27 août 2024 où un développeur KDE, Web et QML, Carl Schwan, annonce la sortie de la version 4.0 (en). Pour cette nouvelle version, il a essentiellement d’une part complètement porté l’Api de QT6 à KF6, d’autre part revu l’interface utilisateur.

        Dans sa présentation de la suite, KDE indique que Calligra s'appuie sur KDE, une architecture d’applications puissante. On verra plus tard que ce n’est pas sans conséquence.

        Les formats de fichier natifs de Calligra sont les formats ODF. Un choix que KDE explique dans la vue d’ensemble des fonctions de Calligra :

        Il est d’une importance majeure pour toute suite bureautique d’adhérer à des standards établis. Surtout au niveau du format de fichier pour permettre l’échange de documents avec d’autres suites bureautiques de manière transparente. Cela évite également les formats propriétaires, ce qui est particulièrement important pour les entreprises et pour les particuliers.

        Le traitement de texte Kword aura d’ailleurs été le premier logiciel de traitement de texte à prendre en charge le format ODF qui est sorti en 2005.

        Quelques mots sur la suite

        Calligra comporte quatre logiciels :

        • Karbon, l’application de dessin vectoriel,
        • Calligra Sheets, le tableur,
        • Calligra Stage, le logiciel de présentation,
        • Calligra Words, le traitement de texte.

        Il y a, en outre, un panneau de démarrage, Calligra, qui figure en illustration de la dépêche. En cliquant sur une des icônes, on ouvre l’application concernée. Chaque application propose de choisir entre un document récent, un document personnalisé ou un modèle ou type de modèle.

        Les quatre applications de la suite bureautique Calligra.

        Ensuite, tous les logiciels de la suite ont la même logique : une barre de menu et (optionnellement) des barres d’outils en haut, et sur les côtés, à droite ou à gauche selon la configuration, une barre latérale qui sert quasiment pour tout.

        La configuration de l’emplacement de la barre latérale se fait par un clic droit dessus. Il est possible d’indiquer par la même occasion si on veut que les icônes des panneaux latéraux soient assorties de texte ou non. Les choix que j’ai fait dans les captures d’écran sont différents de ceux de la note de blog de Carl Schwan.

        Barre latérale
        Configuration de l’emplacement de la barre latérale.

        Par défaut, les barres d’outils, qui, au demeurant, comportent très peu d’éléments, ne sont pas affichées. Il y en a deux : Éditer qui affiche les boutons Défaire et Refaire (et c’est tout) et Fichier qui permet d’afficher ou non les panneaux. Dans les captures d’écran de cette dépêche, elles sont toutes deux affichées. Pour les avoir à l’écran : Paramètres > Barres d’outils affichées.

        Barres d’outils affichées
        C’est aussi à ce niveau qu’on configure la vérification orthographique et la correction automatique.

        On peut, évidemment, créer des modèles (formats OTF) avec chacune des quatre applications de la suite bureautique et exporter le fichier au format PDF. Les polices des fichiers générés en PDF sont complètement intégrées, ce qui en fait des documents assez lourds.

        Karbon, dessin vectoriel

        Si le format natif de Karbon est l’ODG, il peut enregistrer aussi aux formats WMF, JPEG, PNG et SVG. C’est un logiciel assez facile à utiliser, moyennant un temps d’apprentissage, et dont l’interface peut rappeler celle de Draw avec sa barre d’outils de dessin à gauche.

        Karbon

        Karbon ouvre très bien les fichiers SVG simples, mais, dès qu’il y a des dégradés, des motifs ou des images matricielles incorporées, le résultat est moins bon.

        Karbon et les images SVG
        À gauche la version originale dans Inkscape, à droite la version ouverte dans Karbon. Le manchot est plus petit, l’effet de dégradé de ses lunettes a disparu et le fond de l’œuf est complètement pixelisé.

        Calligra Sheets : tableur de son métier

        Le tableur de Calligra est le seul à proposer plusieurs catégories de modèles, tous en anglais. Il est assez peu traduit par rapport à ses collègues. Ainsi, dans Calligra Words, on a un « Gestionnaire de styles, quand, dans Sheets, c’est un « Style Manager ». Il fonctionne comme n’importe quel autre tableur. La modification d’un diagramme dans Calligra Sheets est très facile, mis à part le fait qu’il ne semble pas qu’on puisse en changer les couleurs.

        L’interface de Calligra Sheets

        Outre l’ODS, il peut enregistrer aux formats : Kspread (ancien format de la suite Koffice), CSV, LibreOffice Calc spreadsheet (qui est aussi de l’ODS), feuille de calcul Gnumeric, Html et TeX.

        Calligra Stage, présentation

        Le logiciel de présentation Calligra Stage est le seul à proposer plusieurs modèles, certains avec une, d’autres avec deux pages maître dont un sympathique modèle avec un manchot : « Pingouin curieux ». Il peut être déconcertant de prime abord quand on part d’un « écran vide » ou « 16:10 » parce que ce qui apparaît c’est un espace complètement vide sans zone pré-configurée. Mais, si on clique sur la première icône du panneau latéral, on accède à plusieurs « Styles » de diapositives qui ont ces zones.

        Manchot curieux

        Calligra Stage n’enregistre qu’au format ODP.

        Calligra Words, traitement de texte

        Calligra Words ne propose que quatre modèles dont un très désuet modèle de fax et un modèle de « lettre professionnelle » qui n’est qu’une page vide avec des grandes marges. Il est possible, en théorie, d’ajouter des entêtes et des pieds de page avec des champs de type numéro de page ou titre du document, troisième icône du panneau latéral en partant du haut. Mais il y a un bug d’affichage car rien n’apparaît, alors qu’on les voit quand on ouvre le fichier dans Writer. On peut insérer des notes sans possibilité de naviguer de l’appel de note vers la note et vice-versa. Au même endroit, il est possible d’ajouter simplement une citation ou une bibliographie, ou une table des matières, en fait un « Contenu ».

        L’espace de travail de Calligra

        Calligra Words enregistre aussi aux formats : document Word 2007, Electronic book document, Plain texte document, livre numérique Mobipocket, Text Plain Wiki Format et HTML. C’est, à mon avis, de tous les logiciels de la suite, celui qui a le plus mal vieilli.

        Limites et (in)compatibilités

        Il ne s’agit pas de relever les fonctionnalités, souvent gourmandes en ressources de développement, manquantes par rapport à d’autres suites bureautiques développées par des équipes nettement plus étoffées.

        Sans Plasma, ça fonctionne moins bien

        La grosse limite de Calligra est le fait qu’elle est développée pour bien s’intégrer à KDE. Ce qui aboutit à ce qu’avec la version Flatpak et un environnement bureau qui n’est pas KDE (ici XFCE), Calligra Words ne peut pas faire de vérification orthographique dans une autre langue que l’anglais. Alors que la même version fonctionne bien sur ce plan dans un environnement de bureau Plasma. On peut imaginer que cela fonctionnerait mieux si la version était empaquetée pour la distribution.

        Calligra ne trouve pas non plus les polices ajoutées dans le dossier .fonts dans un cas alors qu’il les trouve quand la session de bureau est Plasma. Un autre défaut : on ne peut pas ajouter de caractère « spécial » en utilisant les combinaisons de touches Ctrl + Maj + U ou Alt + X. Calligra Words ne permet pas, par exemple, d’avoir des chevrons typographiques : « », même avec Plasma.

        Formats et compatibilité

        Petit rappel historique du format ODF. La version 1.0 du format sort en mai 2005, suivie, en février 2007, de la version 1.1. Quatre ans plus tard, en mars 2011, la version 1.2 pointera le bout de ses octets, puis, en juin 2021, le consortium OASIS qui gère la norme, accepte la version 1.3 adoptée par LibreOffice avec les versions 7. À l’heure actuelle, la version 1.4 est en cours de travail. LibreOffice est en train de travailler à la prise en charge de cette version avec la première étape, la budgétisation (en).

        Le format ODF de Calligra Suite est donc, compte tenu du fait que le travail sur cette version n’a pas été axé sur la prise en charge de l’ODF, probablement 1.2 ou 1.1. Cela a des conséquences si on veut échanger des fichiers entre, notamment, les suites LibreOffice et Calligra ou, encore, utiliser des modèles récupérés sur le site des extensions et modèles (en) de LibreOffice.

        Quelques-uns des problèmes que j’ai pu relever. Le plus ennuyeux, c’est quand on perd l’information définitivement dans Calligra.

        Avec Karbon, si on veut ouvrir un fichier ODG généré dans Draw, avec des formes converties en « Corps de révolution 3D », en 3D ou avec un dégradé radial, les deux premières disparaissent définitivement. Et, quand on veut ouvrir le fichier, qu’on aura enregistré dans Karbon, le dégradé de la seule forme conservé n’est plus pareil. Ce dernier fait est, je pense, lié à la gestion des couleurs et aux palettes disponibles dans l’une et l’autre suite.

        Calligra Sheets ne comprend pas bien les plages et expressions nommées, une fonctionnalité que possède le logiciel. C’est un problème que j’avais déjà constaté dans OpenOffice il y a un paquet d’années. En conséquence, il affiche une erreur #VALEUR! dans les cellules. Si on ré-ouvre le fichier sauvegardé dans LibreOffice, c’est fichu. Si mes souvenirs sont exacts, à l’époque quand j’avais signalé ce problème de LibreOffice vers OpenOffice, il m’avait été répondu que c’est probablement dû à une question de version d’ODF.

        Sans surprise, les dégradés entre les logiciels de présentation des deux suites bureautiques libres, Calligra Stage et Impress, sont interprétés différemment. Sans surprise aussi, Calligra Stage affiche plus ou moins bizarrement les formes qu’il n’a pas été programmé pour comprendre. Mais on peut les retrouver correctement dessinées à l’ouverture dans Impress. Vous pouvez faire un test, si vous voulez, avec le modèle Tons pastels. En revanche, les dimensions, comme pour le cas du manchot dans Karbon, ne sont pas toujours respectées. Et une présentation créée dans Stage et ouverte dans Impress peut assez considérablement varier d’allure, notamment la taille et la couleur des caractères.

        Deux versions d’une même présentation
        En haut la version originale créée avec Stage. En bas, ouverte dans Impress : l’arrière-plan dégradé de bleus, s’est transformé en dégradés de noir au blanc, et le texte a changé d’allure.

        Quant à Calligra Words, il regroupe toutes les images ancrées au paragraphe au début du document et ne garde pas forcément la mise en page. Pire, s’il y a des variables dans le document, elles disparaissent définitivement corps et âmes, il y a donc une sérieuse perte d’information. Sans négliger ce bug de non affichage des champs compris pourtant par Calligra Words.

        Suggestion et demande

        Il y a quelques années, je trouvais Calligra vraiment sympathique. Quelques années après, la suite est toujours sympathique, mais, quatre ans sans maintenance ni évolution dans un secteur où ça bouge, ça se fait sentir.

        Utiliser ou pas Calligra ? À mon avis (à moi, personnellement), peut-être pas si on n’a pas Plasma comme environnement de bureau. Sûrement pas, toujours à mon avis à moi, si on doit travailler des fichiers qui viennent d’ailleurs à cause des histoires de format. Sauf si lesdits fichiers sont très simples. Si vous voulez utiliser des modèles du site des Extensions et modèles (en) de LibreOffice, j’aurais tendance à vous suggérer de regarder la compatibilité des modèles avec les versions de LibreOffice, de ne pas aller plus loin que les versions 6 incluses et d’opter pour des modèles simples.

        Cela dit, Karbon est vraiment un chouette logiciel. Si sa prise en mains vous est plus facile pour le dessin vectoriel que celle de Draw ou d’Inkscape, ne pas hésiter. Et sa palette de couleurs est très bien.

        D’ailleurs, puisqu’on parle de la palette de couleurs de Karbon, quelqu’un sait comment la récupérer ? Je pourrais l’ajouter à mon LibreOffice et à mon Inkscape. Merci d’avance.

        Et si vous voulez un tutoriel un peu plus complet sur la prise en mains de Calligra, c’est par là.

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        • ConFoo Montreal 2025 : l’appel à conférences est ouvert
          La conférence ConFoo est de retour pour sa 23ᵉ édition, du 26 au 28 février 2025 à l’Hôtel Bonaventure de Montréal ! Venez découvrir pourquoi ConFoo est devenu l’un des événements phares pour les développeurs et développeuses en Amérique du Nord et de partout à travers le monde. Nous sommes présentement à la recherche de conférenciers et de conférencières avides de partager leur expertise et leur savoir dans une multitude de domaines des hautes technologies ; PHP, Ruby, Java, DotNet, JavaScript

        ConFoo Montreal 2025 : l’appel à conférences est ouvert

        La conférence ConFoo est de retour pour sa 23ᵉ édition, du 26 au 28 février 2025 à l’Hôtel Bonaventure de Montréal ! Venez découvrir pourquoi ConFoo est devenu l’un des événements phares pour les développeurs et développeuses en Amérique du Nord et de partout à travers le monde.

        Nous sommes présentement à la recherche de conférenciers et de conférencières avides de partager leur expertise et leur savoir dans une multitude de domaines des hautes technologies ; PHP, Ruby, Java, DotNet, JavaScript, Intelligence Artificielle, et plus encore !

        Offertes en français ou en anglais, nos présentations sont généralement d’un format de 45 minutes, incluant un 10 minutes de questions des participants. Nos conférenciers et conférencières invitées profitent d’un traitement privilégié ; avec notamment la couverture de leurs frais de déplacement et d’hébergement, en plus de l’accès à l’expérience complète de l’événement (présentations, repas, etc.).

        Vous avez jusqu’au 22 septembre prochain pour soumettre votre projet de présentations !

        Si vous souhaitez simplement vous inscrire en tant que participant, profitez dès maintenant d’un rabais de 300$ en réservant votre inscription d'ici au 18 octobre !

        Faites partie de l’aventure avec nous et découvrez comment l’intelligence humaine façonne le milieu des hautes technologies !

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        Fête des Possibles : une occasion à saisir pour sensibiliser de nouveaux publics au logiciel libre !

        Une nouvelle édition de la Fête des Possibles, projet impulsé et coordonné par le Collectif pour une Transition Citoyenne (CTC), aura lieu du 13 septembre au 13 octobre 2024. Des centaines d’évènements seront organisés partout en France et en Belgique pour rendre visibles les initiatives citoyennes qui contribuent à construire un avenir plus durable et solidaire. Le logiciel libre a toute sa place dans cette dynamique ! Ainsi, l’April, partenaire de la Fête des Possibles, encourage les organisations locales de promotion du logiciel libre et de la culture libre en général, à proposer un voire plusieurs rendez-vous dans le cadre de cette initiative.

        Modèle d'affiche Fête des Possibles

        La Fête des Possibles aspire à faire prendre conscience à un maximum de citoyens et de citoyennes que des solutions existent pour vivre en meilleure santé, pour moins polluer, pour mieux vivre ensemble. C’est aussi l’occasion de montrer à de nouveaux publics que « c’est possible » d’utiliser au quotidien des logiciels respectueux de nos libertés.

        Le site de la Fête des Possibles propose de nombreuses ressources pour organiser au mieux son rendez-vous. Parmi les guides et cahiers pratiques, citons par exemple : « Toucher hors de nos réseaux », « Communiquer par le storytelling », « Organiser un événement inclusif ». De plus, plusieurs formations thématiques sont accessibles sur la chaîne PeerTube du Collectif pour une Transition Citoyenne, retrouvez tous les liens sur le site de la Fête des Possibles.

        Si vous avez déjà prévu un événement autour du logiciel libre ou de la culture libre entre le 13 septembre et le 13 octobre 2024, pensez à l’ajouter sur le site de la Fête des Possibles, en indiquant la thématique « Vivre et faire autrement ». Vous pouvez aussi proposer un rendez-vous ad hoc pour la Fête des Possibles ; dans ce cas, n’hésitez pas à l’inscrire dès que vous connaissez la date, il sera toujours possible d’affiner la présentation plus tard. Vous pouvez, sans doute aussi, vous « greffer » à un événement déjà prévu, en proposant à l’organisation de prévoir de la place pour de la sensibilisation au logiciel libre : vérifiez sur la carte des rendez-vous si des événements sont déjà programmés près de chez vous.

        Les rendez-vous pour 2024 peuvent d’ores et déjà être inscrits sur le site de la Fête des Possibles. Pour permettre à l’April de mettre en valeur la contribution des organisations autour du Libre, nous vous invitons à inscrire votre événement également sur l'Agenda du Libre, en ajoutant le mot-clé fete-des-possibles-2024.

        Préparez dès maintenant votre événement, et rendez-vous du 13 septembre au 13 octobre 2024 pour agir avec la Fête des Possibles !

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        • ✇LinuxFr.org : les dépêches
        • Trois projets récompensés durant OW2con'24 : Mercator, WIdaaS et Centreon
          La conférence OW2con a récompensé trois projets de la communauté OW2 : catégorie communauté (Community Award) : Mercator, pour la cartographie du système d’information catégorie performance sur le marché (Market Award) : WIdaaS, pour la gestion d’identité et d’accès catégorie technologie (Technology Award) : Centreon, pour la supervision lien nᵒ 1 : OW2con'24 Best Project Awardslien nᵒ 2 : Mercator sur GitHublien nᵒ 3 : Guide pour la cartographie du système d’informationlien nᵒ 4 : Mercator

        Trois projets récompensés durant OW2con'24 : Mercator, WIdaaS et Centreon

        La conférence OW2con a récompensé trois projets de la communauté OW2 :

        • catégorie communauté (Community Award) : Mercator, pour la cartographie du système d’information
        • catégorie performance sur le marché (Market Award) : WIdaaS, pour la gestion d’identité et d’accès
        • catégorie technologie (Technology Award) : Centreon, pour la supervision

        OW2con24 Awards

        Mercator

        Le prix OW2con'24 Best Project Community Award est remis à MERCATOR. Cette application web procure une cartographie du système d'information et suit les recommandations de l’ANSSI précisées dans son "Guide de la cartographie du système d'information". L’application permet une approche globale de la gestion des risques, autorisant une protection et une défense complètes ainsi qu’une résilience du système d'information. La cartographie du S.I. est un outil essentiel à sa maîtrise. Elle constitue une obligation pour les Opérateurs d'Importance Vitale (OIV) et les opérateurs de services essentiels (OSE).

        WIdaaS

        Le prix OW2con'24 Best Project Market Award revient à W'IdaaS (Worteks IDentity as a Service, l’identité comme service par Worteks), un logiciel de gestion d’identités et d’accès, en mode Cloud, accessible via des interfaces Web et piloté par des API REST. Ce programme s’appuie sur le projet OW2 FusionIAM, et gère l’authentification multi-facteurs (2FA/MFA). Ses fonctionnalités et son modèle économique correspondent aux attentes actuelles du marché des entreprises et des collectivités territoriales.

        Centreon

        Centreon est une plateforme de supervision ouverte, extensible et facile à intégrer, pour superviser de bout en bout des infrastructures d’entreprise. La solution est interopérable avec ITSM (information technology service management, voir ITIL), les outils d’observabilité, d’analyse de données, d’orchestration et d’automatisation.

        Le mot d’OW2

        (NdM: deux dépêches ont été proposées et fusionnées)

        Cette année, l’association OW2 est ravie de récompenser trois logiciels open source pouvant aider les entreprises à protéger l’ensemble de leur patrimoine numérique et à conserver la maîtrise de leurs infrastructures en interne, en périphérie et dans le cloud. Centreon, W’IDaaS et Mercator méritent leur prix pour leur ouverture aux solutions tierces, leurs fonctionnalités, leur ergonomie et leur modèle économique,” déclare le CEO d'OW2 Pierre-Yves Gibello.

        Les prix OW2con’24 Best Project Awards distinguent des réalisations exemplaires. Ils apportent aux membres d’OW2, aux chefs de projet et à leurs équipes une distinction communautaire et des opportunités de visibilité sur le marché.

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        • Ubix Linux, le datalab de poche
          Ubix Linux est une distribution Linux libre et open-source dérivée de Debian. Le nom « Ubix » est la forme contractée de « Ubics », acronyme issu de l'anglais Universal business intelligence computer system. De fait, le principal objectif d'Ubix Linux est d'offrir une plateforme universelle dédiée à l'informatique décisionnelle et à l'analyse des données. Il s'agit d'une solution verticale, prête à l'emploi, dédiée à la manipulation des données et à la prise de décision. Allégée par conceptio

        Ubix Linux, le datalab de poche

        Ubix Linux est une distribution Linux libre et open-source dérivée de Debian.

        Le nom « Ubix » est la forme contractée de « Ubics », acronyme issu de l'anglais Universal business intelligence computer system. De fait, le principal objectif d'Ubix Linux est d'offrir une plateforme universelle dédiée à l'informatique décisionnelle et à l'analyse des données.

        Il s'agit d'une solution verticale, prête à l'emploi, dédiée à la manipulation des données et à la prise de décision. Allégée par conception, elle n'embarque qu'un jeu limité d'outils spécialisés dans ce domaine. Ceux-ci permettent néanmoins de couvrir tous les besoins dont l'acquisition, la transformation, l'analyse et la présentation des données.

        Ubix Linux - Vue d'ensemble

        Origines de la distribution

        La volonté initiale du concepteur de la distribution était de pouvoir disposer, à tout moment et en toutes circonstances, des outils lui permettant de réaliser des analyses de données et d'en présenter le résultat ad hoc. Ce « couteau suisse » de manipulation des données, devait également lui permettre d'éviter de devoir justifier, rechercher, acquérir et installer l'écosystème logiciel nécessaire chaque fois que ce type de tâches se présentait à lui.

        Son cahier des charges stipulait donc une empreinte disque la plus faible possible sans pour autant faire de concessions au niveau des fonctionnalités. La distribution se devait d'être portable et exécutable immédiatement dans des contextes variés, sans nécessité d'investissement, d'installation ou de droits d'accès particulier.

        De ce fait, Ubix Linux ne se démarque pas par ses aspects « système », mais plutôt par sa destination et ses cas d'usage.

        Au-delà du besoin initial

        À l'heure où de nombreux concepts liés à la manipulation des données tels que le « Big Data », la « Data Science » ou le « Machine Learning » font la une de nombreux médias, ceux-ci restent encore des boîtes noires, affaire de spécialistes et d'organisation disposant des moyens de les mettre en application.

        Si le grand public en intègre de mieux en mieux les grandes lignes, il ne dispose encore que de peu de recul sur la manière dont ses données peuvent être utilisées, ainsi que la richesse des débouchés associés.

        D'un autre côté, de nombreux gisements de données à la portée du plus grand nombre demeurent inexploités, faute de compétences ou de moyens facilement accessibles.

        Il se trouve qu'Ubix Linux peut permettre de surmonter cette difficulté, en offrant à tous les moyens de s'approprier (ou se réapproprier) et tirer parti des données disponibles.

        Philosophie

        Par nécessité, Ubix Linux a été conçue en intégrant uniquement des produits libres et open-source. Bien que cette distribution puisse s'avérer utile à toute personne devant manipuler des données, elle se doit de préserver et défendre une approche pédagogique et universaliste.

        Elle a pour ambition de mettre les sciences de données à la portée de tous. La distribution en elle-même n'est qu'un support technique de base devant favoriser l'apprentissage par la pratique. Il est prévu de l'accompagner d'un tutoriels progressifs.

        Les outils low-code/no-code intégrés dans la distribution permettent de commencer à manipuler des données sans devoir maîtriser au préalable la programmation. Néanmoins, des outils plus avancés permettent ensuite de s'initier aux principes des algorithmes d'apprentissage automatique.

        Synthèse

        Ubix Linux s'inscrit dans la philosophie du logiciel libre et plus particulièrement dans celle des projets GNU et Debian.

        Elle se destine à :

        • demeurer accessible à tous ;
        • pouvoir s'exécuter sur des configurations matérielles relativement modestes, voire n'être installée que sur un périphérique portable USB ;
        • proposer un outil pédagogique pour appréhender de façon pratique la science des données et l'apprentissage machine ;
        • permettre la découverte, l'expérimentation et l'aguerrissement de tout un chacun aux principaux outils de manipulation des données ;
        • offrir une boîte à outils légère et agile, néanmoins complète et utile pour un public professionnel averti.

        Et après…

        Nous sommes à l'écoute de toute suggestion. Toutefois, les moyens étant ce qu'ils sont (au fond du garage), la réactivité à les prendre en compte pourra s'avérer inversement proportionnelle.

        Nous souhaiterions que cet outil pédagogique puisse bénéficier au plus grand nombre : si vous voulez contribuer à la traduction du contenu du site officiel en espagnol, en portugais ou en allemand, vous êtes les bienvenus.

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        • Rencontres Amicales Francophones du Logiciel Libre 2024
          Appel à participations ! Le mercredi 20 mars à la MSH sud, 71, rue Professeur Henri Serre, salle 002-Kouros. Université Paul Valéry, site Saint-Charles, 34090 Montpellier de 14h00 à 21h00 UTC+1. Du jeudi 21 au dimanche 24 mars à l’EPF École d’ingénieurs, 21 boulevard Berthelot, 34000 Montpellier de 14h00 à 21h00 UTC+1. Des présentiels ont lieu en même temps dans les villes d’Abidjan, Béjaïa, Bruxelles, Dakar, Lomé, Meknès, Montpellier, Montréal, Niamey, Ouagadougou et Sfax. De façon à ce que

        Rencontres Amicales Francophones du Logiciel Libre 2024

        Appel à participations !

        Le mercredi 20 mars à la MSH sud, 71, rue Professeur Henri Serre, salle 002-Kouros. Université Paul Valéry, site Saint-Charles, 34090 Montpellier de 14h00 à 21h00 UTC+1.

        Du jeudi 21 au dimanche 24 mars à l’EPF École d’ingénieurs, 21 boulevard Berthelot, 34000 Montpellier de 14h00 à 21h00 UTC+1.

        Des présentiels ont lieu en même temps dans les villes d’Abidjan, Béjaïa, Bruxelles, Dakar, Lomé, Meknès, Montpellier, Montréal, Niamey, Ouagadougou et Sfax. De façon à ce que chacun puisse y participer et échanger, ces présentiels se relient par visioconférence.

        Créées à l’initiative de Montpel’libre et API : Action of Public Interest, et organisées par elles, Les Rencontres Amicales Francophones du Logiciel Libre est un événement international annuel hybride qui se déroule en 2024 du 20 au 24 mars de 14h00 à 20h00 (UTC+1).

        Elles succèdent aux Rencontres Afrique France du Logiciel Libre, qui ont duré 3 ans, car leur cadre géographique s’agrandit.

        Ce sont 5 jours d’échanges à la fois en présentiel et en distanciel sur la philosophie, le développement et l’usage du Logiciel Libre de la culture libre et des communs numériques en Francophonie.

        Ce sont donc 5 journées thématiques du mercredi 20 mars au dimanche 24 mars :

        • mercredi 20 mars, jour 1 - l’éducation aux usages du numérique, l’enseignement, la recherche et le logiciel libre
        • jeudi 21 mars, jour 2 - rencontre des libristes et des acteurs de l’économie sociale et solidaire
        • vendredi 22 mars, jour 3 - logiciels libres et développement durable
        • samedi 23 mars, jour 4 - numérique durable et responsable, jerrypartie
        • dimanche 24 mars, jour 5 - réalisations participatives, citoyennes et solidaires : mapathon

        L’événement s’adresse à tout public : simples curieux, amoureux de l’Afrique, amateurs de logiciels libres, étudiants, geeks, experts, entrepreneurs, personnes engagées qui souhaitent avoir un éclairage sur un numérique éthique, inclusif, durable, responsable, solidaire. Un accent particulier est porté sur la participation de la jeunesse.

        Le programme est riche et varié : on y parle autant

        • d’IA et d’éducation avec l’UNESCO,
        • que de ressources libres avec le Ministère de l’Éducation Nationale français,
        • on y rencontre la communauté Wikipédia et OpenStreetMap du Togo, de Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Mali,
        • on y découvre ou approfondit des outils comme LibreOffice grâce à l’association francophone La Mouette,
        • on y découvre grâce à Evarisk, une entreprise montpelliéraine Dolibarr,
        • on y découvre pourquoi les fablabs francophones utilisent des logiciels libres,
        • on peut se faire installer Linux et apprendre à le prendre en main,
        • partager en radio ses convictions et/ou ses impressions… et tant d’autres choses…

        Le programme complet sera en ligne en fin février sur le site de l’événement : https://rafll.org/

        Si vous souhaitez prononcer une conférence, proposer une table-ronde, une présentation d’outil, tenir un stand, remplissez ce formulaire avant le 20 février 2024 svp : https://framaforms.org/proposer-une-activite-aux-rencontres-amicales-francophones-du-logiciel-libre-2024-1651242657.

        Si vous souhaitez participer à l’événement en présentiel, veuillez vous inscrire : https://rafll.org/

        RAFLL2024

        Site web : https://rafll.org/
        Contact : CONTACT chez RAFLL point ORG

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        • ✇LinuxFr.org : les dépêches
        • Sortie de la version 2 d’æneria, l’application web pour analyser sa consommation d’énergie
          J’ai le plaisir de vous annoncer (après plus d’un an de gestation) la sortie de la version 2 d'æneria ! æneria est une application web autohébergeable qui permet de suivre sa consommation d’énergie et de l’analyser au travers de différentes visualisations et à l’aide de données météo. lien nᵒ 1 : Site web du projetlien nᵒ 2 : Code source sur gitlab.comlien nᵒ 3 : Demolien nᵒ 4 : Documentationlien nᵒ 5 : Paquet YunoHostæneria c’est quoi au juste ? Côté énergie, le logiciel s’appuie sur les AP

        Sortie de la version 2 d’æneria, l’application web pour analyser sa consommation d’énergie

        J’ai le plaisir de vous annoncer (après plus d’un an de gestation) la sortie de la version 2 d'æneria !

        Logo d’æneria

        æneria est une application web autohébergeable qui permet de suivre sa consommation d’énergie et de l’analyser au travers de différentes visualisations et à l’aide de données météo.

        æneria c’est quoi au juste ?

        • Côté énergie, le logiciel s’appuie sur les APIs fournis par Enedis et GRDF pour aller récupérer les données de consommation relevées par les compteurs Linky et Gazpar.
        • Côté météo, il s’appuie sur les données SYNOP de MétéoFrance.

        Toutes ces données sont ensuite présentées au travers de différents tableaux de bord. L’idée générale étant de présenter les données de manière un peu plus originale que le triste histogramme que l’on a trop souvent l’habitude de voir.

        Aperçu de l’application

        Ces différentes présentations ont pour but d’aider l’utilisateur à se questionner sur sa consommation d’énergie en faisant ressortir des schémas de consommation.

        Par exemple :

        • Je suis au travail la journée en semaine, d’où peut donc bien provenir cette tâche tous les jeudi après-midi ?
        • Je suis parti en vacances une semaine cet hiver, mais, je ne vois pas de tâche claire sur le graphique ? Est-ce normal ? Aurais-je oublié d’éteindre mes chauffages ?

        Nouveauté de cette Version 2

        æneria existe maintenant depuis plus de cinq ans (l’application s’appelait alors Pilea) :

        • la version 0 (octobre 2018) permettait de récupérer les données de consommation d’électricité en scrappant l’espace personnel Enedis et de les analyser avec les données SYNOP de MétéoFrance
        • la version 1 (septembre 2020) utilisait l’API d’Enedis pour aller chercher les données de consommation, ajoutait des tableaux de bord et apportait des améliorations d’UX

        Cette version 2 arrive avec son lot de nouveautés :

        • Une refonte complète de l’interface
        • L’intégration du compteur Gazpar via l’API GRDF Adict
        • L’import en masse de données via des fichiers d’export Enedis et GRDF

        Côté techno

        æneria est développé avec :

        • PHP/Symfony côté serveur,
        • PostgreSQL pour la base de données
        • Vue.js, D3.js et PrimeVue côté frontend

        æneria + YunoHost = ❤️

        Utilisateur de YunoHost depuis (au moins) 2016, j’avais en tête, dès le début des développements, de packager l’application pour la célèbre distribution dédiée à l’autohébergement.

        Le paquet d’æneria (disponible depuis 2018, d’abord sous le nom de Pilea) était cassé depuis quelques mois, à cause d’une évolution côté Enedis que je n’avais pas eu le temps de prendre en compte côté æneria.

        Le paquet vient d’être mis à jour vers cette version 2 et l’application est donc de nouveau complètement fonctionnelle sur YunoHost !

        Quelle(s) suite(s) pour æneria ?

        Pour le moment, je ne vais plus avoir beaucoup de temps personnel pour m’occuper d’æneria, il se peut donc que mis à part quelques corrections de bugs, le projet n’avance plus beaucoup… sauf si…

        Actuellement, avec mon employeur, Makina Corpus (dont vous avez peut-être déjà vu passer le nom sur linuxfr), nous réfléchissons à adapter æneria pour les collectivités locales.

        Cette version de l’application serait une plateforme permettant de suivre les consommations de l’ensemble des sites d’une collectivité locale et s’adapterait à leurs besoins (comme la transmission automatique des données de consommation à la plateform OPERAT de l’ADEME).

        Ce projet est actuellement à l’étude et nous souhaiterions le construire avec ses potentiels utilisateurs finaux.

        Si vous êtes intéressé·e par le sujet, n’hésitez pas à nous contacter à contact@makina-corpus.com.

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