Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierinformatique général
  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • ÉducaLibre 2026 sera ce que nous en ferons ensemble. À bientôt à Bruxelles.
    ÉducaLibre 2026 : appel à propositions d'ateliers, conférences et tables rondes Bruxelles, 4-6 juillet 2026—Université libre de Bruxelles Un rendez-vous européen qui manquait Partout en Europe, des enseignants innovent avec des logiciels libres, des développeurs créent des outils pédagogiques ouverts, des makers fabriquent, des chercheurs explorent, des artistes partagent. Ces initiatives foisonnent—mais restent trop souvent isolées, ignorées les unes des autres, condamnées à réinventer sans c

ÉducaLibre 2026 sera ce que nous en ferons ensemble. À bientôt à Bruxelles.

ÉducaLibre 2026 : appel à propositions d'ateliers, conférences et tables rondes

Bruxelles, 4-6 juillet 2026—Université libre de Bruxelles

Un rendez-vous européen qui manquait

Partout en Europe, des enseignants innovent avec des logiciels libres, des développeurs créent des outils pédagogiques ouverts, des makers fabriquent, des chercheurs explorent, des artistes partagent. Ces initiatives foisonnent—mais restent trop souvent isolées, ignorées les unes des autres, condamnées à réinventer sans cesse la même roue.

ÉducaLibre veut changer cela.

Du 4 au 6 juillet 2026, l'Université libre de Bruxelles accueille la première édition de ce rendez-vous européen des communs éducatifs : trois jours pour croiser les regards, partager les expériences, tisser des collaborations durables, et construire ensemble les ressources pédagogiques libres de demain.

L'événement est organisé par l'ASBL EduCode, qui avait déjà porté les éditions EduCode 2018 (1200 participants au BOZAR), 2019 et 2020, et dont certains membres ont contribué à l'organisation des RMLL 2013 à Bruxelles. Le lieu—le bâtiment U de l'ULB, domicile du FOSDEM depuis plus de vingt ans—n'a pas été choisi par hasard.

Ce qu'on y fera

Cinq pistes thématiques en parallèle :

  • politiques publiques et souveraineté numérique
  • pédagogie et pratiques de classe (GeoGebra, Moodle, Python, NumWorks, LaTeX, …)
  • administration et déploiement technique dans les établissements
  • innovation, IA et recherche en éducation
  • économie et entrepreneuriat du libre éducatif

Et une piste transversale : art, musique, création, poésie—parce que l'éducation se nourrit aussi de culture et de sensibilité.

En parallèle : des ateliers pratiques, des hackathons, des démonstrations, des tables rondes, des stands de projets. Le tout sous licences libres, avec captation vidéo publiée en CC-BY-SA.

Public attendu : 500 à 800 participants de toute l'Europe, enseignants du primaire au supérieur, développeurs, décideurs politiques, chercheurs, artistes, entrepreneurs.

L'appel à propositions est ouvert

C'est là que vous entrez en scène.

Vous utilisez un outil libre en classe et vous avez envie de le faire découvrir ? Vous avez mené une migration réussie dans votre établissement ? Vous développez un projet éducatif libre que le monde devrait connaître ? Vous avez des choses à dire sur la souveraineté numérique dans l'éducation, sur les modèles économiques du libre, sur l'IA et ses enjeux pédagogiques ?

Proposez une intervention : https://propositions.educalibre.eu

Formats acceptés :

  • atelier pratique (1h30)
  • conférence ou présentation (45 min)
  • table ronde ou débat (1h15)
  • démonstration de projet ou d'outil (30 min)
  • hackhaton
  • et toute autre forme que vous imaginez

Les langues de l'événement sont le français, le néerlandais, l'anglais et l'allemand—mais toute proposition dans une autre langue européenne sera examinée avec bienveillance.

La date limite pour soumettre une proposition est fixée au 14 avril 2026.

Pourquoi ça compte

L'éducation européenne est à un tournant. Le Schleswig-Holstein migre massivement vers le libre. La France structure ses politiques publiques autour de solutions souveraines. Des expériences remarquables existent au Kerala, en Catalogne, dans de nombreuses communes belges et françaises. Mais ces expériences ne se parlent pas assez.

ÉducaLibre n'est pas une conférence de plus où l'on écoute passivement des experts. C'est un espace horizontal, construit par et pour ses participants. Le programme sera ce que la communauté en fera.

Parmi les intervenants déjà pressentis :
1. Alexis Kauffmann (direction du numérique éducatif, ministère de l'éducation nationale français),
2. Frank Karlicheck (Nextcloud),
3. Tristan Nitot,
4. Pierre Pezzardi (Dinum)
5. Emmanuel Zimmert (ladigitale.dev)
6. des représentants de Framasoft, April, Aful, la FSFE, et des décideurs politiques belges et européens.

Pour aller plus loin

Tous les contenus produits seront publiés sous licence CC-BY-SA 4.0.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇Korben
  • Zed - L'éditeur de code des créateurs d'Atom qui mise tout sur la collaboration
    Ah, Atom... Si vous avez connu l'éditeur de code de GitHub à l'époque, vous savez de quoi je parle. C'était le premier éditeur vraiment moderne, hackable à souhait, avec une communauté de dingues qui créait des extensions pour tout et n'importe quoi. Et puis Microsoft a racheté GitHub, et Atom a fini au cimetière des projets open source en 2022. RIP. Sauf que les créateurs d'Atom n'ont pas dit leur dernier mot. Nathan Sobo et son équipe ont décidé de repartir de zéro pour créer Zed , un éditeur

Zed - L'éditeur de code des créateurs d'Atom qui mise tout sur la collaboration

Par : Korben
1 janvier 2026 à 09:00

Ah, Atom... Si vous avez connu l'éditeur de code de GitHub à l'époque, vous savez de quoi je parle. C'était le premier éditeur vraiment moderne, hackable à souhait, avec une communauté de dingues qui créait des extensions pour tout et n'importe quoi. Et puis Microsoft a racheté GitHub, et Atom a fini au cimetière des projets open source en 2022. RIP.

Sauf que les créateurs d'Atom n'ont pas dit leur dernier mot. Nathan Sobo et son équipe ont décidé de repartir de zéro pour créer Zed , un éditeur de code qui corrige toutes les erreurs du passé. Et quand je dis « de zéro », c'est vraiment from scratch, en Rust cette fois, et pas en Electron \o/.

Zed en action

Et ce qu'on obtient, c'est un éditeur qui démarre en quelques millisecondes et qui reste fluide même quand vous ouvrez des projets monstrueux. Là où VS Code commence à ramer sur un gros monorepo, Zed reste stable. C'est pas de la magie, c'est juste du code natif bien optimisé avec un moteur de rendu GPU custom (GPUI pour les intimes).

Mais le truc qui m'a vraiment intrigué, c'est leur concept de « Zed is our office ». En gros, l'équipe de développement de Zed n'a pas de bureau physique. Leur bureau, c'est Zed lui-même. Ils bossent en permanence dans des « channels » partagés où ils peuvent coder ensemble en temps réel, se parler en audio, et voir les curseurs des autres se balader dans le code. C'est du pair programming poussé à l'extrême, et apparemment ça marche plutôt bien pour eux.

Du coup, la collaboration temps réel est au cœur du projet Zed. Vous pouvez inviter quelqu'un dans votre espace de travail, et hop, vous codez ensemble comme si vous étiez sur le même ordi. Chacun voit les modifications de l'autre instantanément, avec des curseurs colorés pour savoir qui fait quoi. Y'a même un système de « follow » pour suivre ce que fait votre collègue dans les fichiers. Pratique pour les reviews de code ou le debugging à plusieurs.

Côté IA, ils ont aussi intégré un assistant qui supporte Claude, GPT et même Ollama pour ceux qui veulent faire tourner des modèles en local. Vous pouvez alors discuter avec l'IA dans un panneau dédié, lui demander de générer du code, de l'expliquer ou de le refactorer. Rien de nouveau en soi (VS Code fait pareil avec Copilot), mais l'intégration est propre et l'assistant a accès au contexte de votre projet.

Pour le reste, c'est du classique mais bien fichu : coloration syntaxique via Tree-sitter (ultra rapide), support LSP pour l'autocomplétion et les diagnostics, terminal intégré, support Vim... Le thème par défaut est plutôt classe et les performances sont vraiment impressionnantes.

Le projet est open source sous licence GPL/AGPL/Apache, et la version de base est gratuite. Y'a aussi une offre payante pour les équipes qui veulent plus de fonctionnalités de collaboration, mais pour un usage perso, vous n'avez pas besoin de sortir la CB.

Bref, si vous en avez marre de voir VS Code bouffer 2 Go de RAM pour éditer trois fichiers, Zed mérite clairement un essai. C'est dispo sur macOS, Linux et Windows.

Merci à Lorenper pour le partage !

Source

  • ✇Korben
  • P2P Live Share - Pour coder à plusieurs sans donner son âme à Microsoft
    Vous connaissez Live Share de Microsoft ? C’est un truc génial dans VS Code qui permet de coder à plusieurs en temps réel, de partager des terminaux, de debug ensemble. Sauf qu’il y a un petit détail relou : il faut un compte Microsoft ou GitHub. Et comme par hasard, toutes vos sessions doivent passer par les serveurs de Redmond. Sympa donc pour la télémétrie. Heureusement, P2P Live Share fait exactement la même chose, mais en peer-to-peer. Pas besoin de vous créer un compte, ça ne transite pa

P2P Live Share - Pour coder à plusieurs sans donner son âme à Microsoft

Par : Korben
13 novembre 2025 à 06:53

Vous connaissez Live Share de Microsoft ? C’est un truc génial dans VS Code qui permet de coder à plusieurs en temps réel, de partager des terminaux, de debug ensemble. Sauf qu’il y a un petit détail relou : il faut un compte Microsoft ou GitHub. Et comme par hasard, toutes vos sessions doivent passer par les serveurs de Redmond.

Sympa donc pour la télémétrie.

Heureusement, P2P Live Share fait exactement la même chose, mais en peer-to-peer. Pas besoin de vous créer un compte, ça ne transite par aucun serveur intermédiaire, et surtout Microsoft ne mate pas votre code. Vous donnez simplement l’URL de la session à votre pote, il la colle dans son VS Code, et vous êtes connectés en direct, en P2P les amis, grâce à WebRTC !

Et l’extension fait tout ce qu’on attend d’un outil de collaboration à savoir du partage de code en temps réel, une synchronisation des curseurs, des terminaux partagés, du port forwarding, et même un chat intégré.

Une fois installé, quand vous lancez une session, P2P Live Share génère une URL unique avec un ID de room. Vous envoyez cette URL à votre collègue, il clique sur “Join”, et hop, vous êtes connectés en WebRTC direct.

D’ailleurs, selon la doc officielle , l’extension utilise plusieurs serveurs de signaling pour garantir la connexion : BitTorrent, Firebase, IPFS, Nostr comme ça, si l’un tombe, les autres prennent le relais. C’est du vrai décentralisé et vous pouvez même partager des ports, comme avec avec Live Share classique.

Comme ça, vous lancez un serveur web local sur le port 3000, et votre collègue peut y accéder directement depuis son navigateur. C’est super pratique pour tester une app en développement sans déployer quoi que ce soit.

Le terminal partagé fonctionne aussi très bien ! Vous ouvrez un shell, et votre pote peut taper des commandes dedans en temps réel. Bon, niveau sécurité, faut faire confiance à la personne en face mais c’est le même principe qu’avec Live Share.

Ce projet est open source sous licence MIT , donc vraiment libre et tout est chiffré de bout en bout. Alors oui, c’est moins mature que Live Share et forcément, il y aura des bugs mais au moins, vous ne filez pas votre code à Microsoft !

A découvrir ici !

  • ✇Korben
  • Ethersync - Le mode multijoueur arrive enfin dans votre éditeur de texte
    Vous codez seul la nuit comme un petit lutin tout triste, paria de la société ? Et bien si je vous disais que vos collègues peuvent éditer vos fichiers en temps réel, directement dans votre Neovim ? Ce serait pas le feu ça ? Ethersync vient de débarquer et c’est exactement ce qu’il propose à savoir transformer n’importe quel éditeur de texte en espace de collaboration instantané. Comme un Google Docs mais en local, peer-to-peer et chiffré. Le projet a été présenté au FOSDEM 2025 par blinry, et l

Ethersync - Le mode multijoueur arrive enfin dans votre éditeur de texte

Par : Korben
5 août 2025 à 13:45

Vous codez seul la nuit comme un petit lutin tout triste, paria de la société ? Et bien si je vous disais que vos collègues peuvent éditer vos fichiers en temps réel, directement dans votre Neovim ? Ce serait pas le feu ça ?

Ethersync vient de débarquer et c’est exactement ce qu’il propose à savoir transformer n’importe quel éditeur de texte en espace de collaboration instantané. Comme un Google Docs mais en local, peer-to-peer et chiffré.

Le projet a été présenté au FOSDEM 2025 par blinry, et la démo m’a scotché. En gros, vous tapez ethersync share dans votre terminal, un code apparaît du style “5-hamburger-endorse”, et de son côté, votre collègue tape ethersync join 5-hamburger-endorse et boom, vous éditez les mêmes fichiers en temps réel. Pas de serveur, pas de cloud, juste une connexion P2P chiffrée entre vos machines.

Ce qui rend Ethersync génial, c’est qu’il fonctionne avec VOTRE éditeur préféré. Neovim, VS Code, et bientôt Emacs et JetBrains grâce aux plugins communautaires en développement comme ça plus besoin de forcer tout le monde sur le même outil. Chacun garde ses habitudes, ses raccourcis, ses configurations. L’interopérabilité est totale !

Le secret technique derrière cette magie ce sont les CRDT (Conflict-free Replicated Data Types) via Automerge. En gros, c’est une structure de données qui permet à plusieurs personnes de modifier le même document sans créer de conflits. Chaque modification est enregistrée comme une opération, et l’algorithme sait comment les fusionner intelligemment. Même si vous travaillez hors ligne et que vous vous reconnectez plus tard, tout se synchronise nickel.

Mais Ethersync va plus loin qu’Etherpad ou Google Docs car il ne se contente pas d’un seul fichier mais synchronise des projets entiers ! Vous partagez un dossier, et tout ce qui s’y trouve devient collaboratif. Fichiers sources, documentation, configs… tout est synchronisé en temps réel ce qui en fait le complément parfait à Git pour la collaboration instantanée.

L’architecture est d’ailleurs brillante. Il y a un daemon qui tourne en arrière-plan et gère la synchronisation via Iroh (une bibliothèque Rust qui permet d’établir des connexions directes entre pairs via QUIC, avec du hole-punching et des relais de secours) ainsi que Magic Wormhole (que vous connaissez, pour l’établissement de connexion facile avec des codes courts).

Les éditeurs communiquent alors avec le daemon via un protocole JSON-RPC tout simple. Du coup, créer un nouveau plugin est relativement facile si vous voulez supporter votre éditeur exotique préféré.

Et surtout, niveau sécurité, c’est du solide. Comme, je vous le disais, toutes les connexions sont chiffrées de bout en bout, et y’a pas de serveur central qui pourrait être compromis. Comme ça, VOS données restent sur VOS machines et si même internet tombe parce que c’est la fin du monde, vous pourrez continuer à collaborer en local sur le même réseau.

Pour l’installer sous Linux/macOS, vous récupérez le binaire statique depuis GitHub, vous le mettez dans votre PATH, et c’est parti. Les utilisateurs d’Arch ont même un paquet AUR (yay -S ethersync-bin). Pour Android, ça marche dans Termux et pour les amateurs de Nix, il y a un flake officiel.

Ce projet est encore jeune et en développement actif mais l’équipe l’utilise au quotidien donc ça se bonifie avec le temps. D’ailleurs, la bonne nouvelle c’est que ça a été financé par NLNet via leur fonds NGI0 Core pour 2024, et par le Prototype Fund allemand pour 2025. Ça garantit comme ça un développement sérieux et en continu.

Bref, que ce soit pour du pair programming, mais aussi de la prise de notes collaborative, de la rédaction de documentation à plusieurs, de la sessions de debug en équipe…etc, ça devrait bien faire le taf et contrairement aux partages d’écran, chacun garde le contrôle de son environnement.

Si vous voulez tester, c’est le moment car le projet recherche des retours, des testeurs, et des contributeurs pour créer de nouveaux plugins. La documentation est claire, le code est propre et l’équipe est réactive !

De la collaboration fluide et instantanée, directement dans votre environnement de travail habituel, comme on aime !

Que demande le peuple ?

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • BlueMind sort sa version 5.0 : tous les détails techniques
    BlueMind est une suite logicielle libre (AGPL v3) de messagerie d’entreprise, d’agendas et de travail collaboratif. Poursuivant l’objectif global de permettre aux utilisateurs de concrétiser l’abandon des messageries Microsoft, Exchange et 365, cette nouvelle version apporte plusieurs nouveautés et des changements profonds d’architecture, pour supporter les différents clients et simplifier la transition des utilisateurs. lien nᵒ 1 : Site de BlueMindlien nᵒ 2 : Consulter les changelogsSommaire

BlueMind sort sa version 5.0 : tous les détails techniques

BlueMind est une suite logicielle libre (AGPL v3) de messagerie d’entreprise, d’agendas et de travail collaboratif.

Poursuivant l’objectif global de permettre aux utilisateurs de concrétiser l’abandon des messageries Microsoft, Exchange et 365, cette nouvelle version apporte plusieurs nouveautés et des changements profonds d’architecture, pour supporter les différents clients et simplifier la transition des utilisateurs.

Sommaire

Nouveautés architecture

Le Remplacement de Cyrus-IMAP

Jusqu’à sa version 4 incluse, BlueMind intégrait Cyrus-imap – une brique open source bien connue – comme serveur de stockage des mails.

BlueMind 5 a remplacé Cyrus Imap par un composant maison.

Il y a plusieurs raisons derrière ce choix :

  1. La première consistait à se libérer de la dépendance à un code non écrit par BlueMind qui apportait des limitations techniques de plus en plus contraignantes sans possibilité réelle d’évolution.
  2. La deuxième raison majeure concernait le stockage objet, un point faible de Cyrus qui ne correspondait plus aux besoins d’évolution de BlueMind.
    Jusque-là, beaucoup d’éléments de BlueMind étaient construits de façon à s’adapter ou contourner les limitations de Cyrus-imap. Le choix a donc été fait de s’en affranchir.

Les limitations de Cyrus IMAP

Cyrus accuse son âge et engendre des limites de plus en plus fortes dans un contexte de messagerie moderne, en plus des contraintes inhérentes au protocole IMAP, loin d’être toujours efficient (performances & limites fonctionnelles). Les principaux inconvénients de Cyrus sont :

  • Consommation de ressources élevée (RAM et CPU). Le modèle 1 connexion = 1 process a fait long feu.
  • Pas adapté au stockage objet, car conçu pour stockage disque local (les mails et toutes les méta-données sont stockés directement sur le filesystem local, et les traitements sont adaptés à ceci).
  • Les partages sont limités au périmètre d’un backend, donc à ce que peut supporter un seul serveur. Pas de partage global. Les mécanismes de contournement sont très archaïques, limités et peu fiables.
  • Modèle de mail figé et limité, qui ne permet pas d’ajouter des informations (catégories enrichies, infos diverses de collaboration ou gérées par des plugins, etc.) ou de façon très limitée.

À noter : BlueMind 4 intègre de nombreux contournements ou palliatifs afin de dépasser ces limites.

La fin de la réplication

BlueMind propose le support natif d’Outlook, sans ajout d’extension ou modification d’Outlook (que ce soit au niveau des IHM, des fonctionnalités ou du comportement), car c’est ce que veulent les utilisateurs : Outlook (tel qu’il fonctionne aujourd’hui chez nous avec Exchange). Cela se traduit par le support des protocoles/formats natifs d’Exchange/Outlook, soit MAPI côté serveur.

Cependant, MAPI fonctionne comme une base de données, par synchronisation, et les requêtes qu’effectue Outlook ne sont absolument pas compatibles avec le fonctionnement/principes d’un serveur IMAP.

Pour supporter MAPI et répondre de façon correcte et rapidement à ses requêtes, qui nécessitent des lectures/écritures très rapides et très fréquentes, il était nécessaire de contourner le serveur IMAP Cyrus et donc de stocker les données des e-mails (plus exactement les méta-données et la structure des e-mails) dans une base de données. Le corps des e-mails étant gardé uniquement dans Cyrus.

C’est ce qui a été fait dans BlueMind 4, mais cela engendre une double gestion des données et donc la nécessité d’assurer la cohérence globale entre les deux stockages de données (Cyrus et la BD) avec la complexité inhérente à ce type de système.

Assurer cette cohérence était le rôle de la réplication de BlueMind 4 qui utilisait la réplication native Cyrus. Cette opération est coûteuse et nécessite d’attendre que Cyrus ait effectué ses opérations avant de les répliquer. Ce processus asynchrone passait par des workers de réplication qui devaient faire un retour après chaque opération afin de communiquer les modifications à Outlook (et aux mobiles). Il pouvait occasionner un délai entre les actions et donc générer une différence entre le client et le serveur. Une opération contradictoire pouvait casser la synchronisation avec Outlook.

Nous arrivions donc aux limites du système, contraignant les transitions vers une architecture cloud-ready, les grosses montées en charge, le support très avancé du client Outlook et les interfaces intelligentes vers les outils de Digital Workplace.

Les gains

Avec la version 5 de BlueMind, Cyrus a donc tiré sa révérence. Les fonctionnalités de stockage et gestion qui lui incombaient encore sont maintenant prises en charge directement par le cœur de BlueMind, de façon plus moderne et sans les limitations précitées.

En v5, quand un e-mail arrive, là où BlueMind stockait dans Cyrus puis attendait la notification de la réplication avant de stocker en base de données, BlueMind effectue simplement un insert en base de données, suivi d’une copie du mail dans le stockage sur le disque (ou objet), et a immédiatement tous les éléments nécessaires à la communication avec Outlook.

À noter : Au-delà d’Outlook, cette nouvelle infrastructure prend en compte et améliore la communication avec les clients IMAP, mobiles, Thunderbird et Apple Mail.

Des gains importants sont constatés au niveau de :

  • La consommation de ressources, notamment la RAM.
  • La fin de la limitation de partages au niveau d’un backend.
  • Le format d’un e-mail, maintenant évolutif, qui permet le développement de fonctionnalités comme les catégories.
  • L’implémentation possible et réalisée du stockage objet.

Le stockage objet

En version 5, avec la suppression de Cyrus, BlueMind a fait le choix de passer nativement sur un stockage objet pour les raisons suivantes :

  • Capacité à traiter de gros volumes.
  • Avoir une architecture plus cloud-ready au niveau du stockage.
  • Permettre la corbeille à double-fond (l’e-mail est stocké sous forme d’un fichier sur le disque ou réseau, auquel est associé une clé - hash du mail - en BD. Lorsqu’un client demande un accès au fichier, BlueMind sait très rapidement dire au client où sont stockées les données et comment y accéder).
  • Backup plus simple et direct.
  • Meilleure sécurité. Par exemple, l’API S3 permet de rendre immuable un objet, une fois qu’il est écrit il ne peut pas être modifié et donc, un ransomware par exemple, ne pourra jamais chiffrer le fichier.

L’ensemble de BlueMind a été modifié pour s’adapter à la conception objet. En effet, il ne s’agit pas uniquement de changer les appels de lecture ou d’écriture des informations, mais d’adapter l’application (modélisation et traitements), du backend aux clients comme le webmail, aux paradigmes du stockage objet (latences sur la récupération des objets, gestion des listes d’objets ou mails via les méta-données, etc.) sous peine d’obtenir une application aux performances déplorables.

BlueMind v5 est compatible S3 et Scality et permet de fonctionner avec un disque local en émulant nativement un stockage objet sur des disques.

Ainsi, les installations actuelles ou nouvelles de BlueMind n’ont pas à subir de modifications, le disque local suffit et le stockage objet est possible sur les partitions habituelles.

OpenID et le SSO

À partir de sa version 5, BlueMind prend en charge le protocole OpenID, notamment pour avoir un support SSO (Single-Sign On) et pouvoir s’inclure dans un système d’information proposant déjà un service de SSO.

OpenID est mis en place par l’intermédiaire de Keycloak.

Cela va permettre d’ajouter progressivement de nouvelles fonctionnalités comme le MFA (authentification multi-facteurs).

Note : Le Keycloak intégré à BlueMind n’a pas vocation à être la brique SSO centrale du SI client. Si un client veut mettre en place un SSO global pour son système d’information, il faut qu’il mette en place un système externe (un Keycloak par exemple). BlueMind a choisi de rester maître de sa brique Keycloak et de communiquer avec la brique SSO externe.

AuditLog

Afin d’améliorer la traçabilité métier (voir le parcours d’un email dans le système), BlueMind 5 inclut un Auditlog, outil basé sur ElasticSearch et RocksDB, qui permet de stocker de nombreuses informations pertinentes dans le cadre de l’administration d’un serveur BlueMind :

  • Toutes les opérations de chaque e-mail : les déplacements, les suppressions, les différents flags (lu/non-lu, important, deleted…), les timestamps et les auteurs.
  • Les événements et les séries d’événements, ou sur les ACL les grant et revoke accès sur les partages de dossiers, de mailshares, sur les calendriers ou les carnets de contacts, etc.
  • Les connexions des utilisateurs, peu importe le moyen de connexion.

Auditlog est actuellement disponible uniquement en CLI. Une IHM sera proposée ultérieurement.

Nouveautés utilisateur

Le nouveau webmail est le webmail officiel

Le nouveau webmail, proposé en test à partir de BlueMind 4.6, s’est considérablement enrichi et est maintenant l’interface officielle. Il est aux normes de l’architecture logicielle de BlueMind (application JS qui fonctionne via API et synchronisation en utilisant le cache du navigateur).

L’ancien webmail, qui était basé sur Roundcube, peut encore être installé (il ne l’est plus par défaut sur les nouvelles installations), mais il n’est plus recommandé, notamment pour des raisons de sécurité.

Parmi les nouveautés du webmail :

  • Meilleure intégration des carnets d’adresse.
  • Corbeille à double fond.
  • Disponibilité d’un mode sombre et accessibilité encore augmentée.
  • Plus de capacités de tris et filtres.
  • Prévisualisation des messages attachés à un mail.
  • Support du S/MIME.

Autres nouveautés

De nombreuses autres nouveautés sont apportées par la v5, comme :

  • Un plugin BlueMind Visioconférence pour Outlook.
  • La gestion des délégations « à la » Microsoft.
  • Le transfert d’invitation de réunion.
  • Les disponibilités affichables sous forme d’agenda dans l’agenda.
  • Gestion de l’état Annulé d’une réunion.

Le détail des nouveautés est disponible dans le changelog.

Le passage en version 5

La version 5 recommande maintenant 24 Go minimum.

L’outil de migration bm-migrator permet de passer d’Office365/Exchange/Zimbra/Kerio/Kopano/Dovecot, etc., à BlueMind 5, en automatisant la récupération de presque toutes les données.

À noter : Une migration nécessite toujours un travail et des tests préparatoires.

Commentaires : voir le flux Atom ouvrir dans le navigateur

  • ✇Korben
  • Planka – Le tableau kanban en temps réel pour votre suivi de projet
    Vous cherchez une solution libre pour gérer vos projets ? Ne cherchez plus, Planka est là pour booster votre travail d’équipe ! Avec Planka, fini les tableaux de bord moches et mal foutus. Son interface est tellement intuitive et agréable qu’elle donnerait presque envie de bosser le dimanche. Mais on va quand même éviter hein, faut pas pousser mémé dans les orties. 😅 En plus, l’appli est bourrée de fonctionnalités que je trouve bien pensées pour : Créer des projets, des tablea

Planka – Le tableau kanban en temps réel pour votre suivi de projet

Par : Korben
16 mai 2024 à 09:00

Vous cherchez une solution libre pour gérer vos projets ? Ne cherchez plus, Planka est là pour booster votre travail d’équipe !

Avec Planka, fini les tableaux de bord moches et mal foutus. Son interface est tellement intuitive et agréable qu’elle donnerait presque envie de bosser le dimanche. Mais on va quand même éviter hein, faut pas pousser mémé dans les orties. 😅

En plus, l’appli est bourrée de fonctionnalités que je trouve bien pensées pour :

  • Créer des projets, des tableaux, des listes, des cartes, des labels et des tâches à tire-larigot
  • Assigner des membres à vos cartes, surveillez le temps passé, fixez des deadlines, ajoutez des pièces jointes et des commentaires pour tenir tout le monde informé
  • Profiter du support du Markdown dans vos descriptions et commentaires pour mettre en forme vos idées de génie
  • Filtrer vos cartes par membres et labels pour vous y retrouver dans votre joyeux bordel organisé
  • Customiser le fond de vos projets pour coller à votre mood du jour (aujourd’hui ce sera papillons et arc-en-ciel 🌈)
  • Savourer les joies des mises à jour en temps réel pour voir en direct qui a encore déplacé votre carte dans la mauvaise liste
  • Recevoir des notifications pour ne rien louper, même quand vous faites semblant de bosser en télétravail comme tous les Thierry.
  • Et bien sûr profiter de Planka dans votre langue favorite (même en Klingon si ça vous chante)

Sous le capot, Planka embarque une stack technique de premier choix avec du React, Redux, Semantic UI…etc. côté client et côté serveur, on retrouve Sails.js, Knex.js et PostgreSQL.

En plus, c’est simple à installer (Dockeeeer) -> Je vous invite à lire la doc et je vous dis à demain 🙂

❌
❌