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Application mobile pour Nextcloud Calendar, l'outil manquant de l'écosystème

Ceux qui recherchent une alternative européenne et auto-hébergeable aux deux leaders mondiaux des suites bureautiques, Google Workspace et Microsoft 365, connaissent très certainement Nextcloud.

Illustration de Nextcloud Calendar

Sommaire

Qu’est-ce que Nextcloud ?

Nextcloud est un dérivé d'ownCloud, lancé en 2016 par l'Allemand Frank Karlitschek, lui-même créateur d'ownCloud. D'abord centré sur la gestion de documents, l'écosystème s'est peu à peu étendu pour intégrer tous les modules bureautiques : e-mail, visioconférence, messagerie instantanée, etc.

Dix ans plus tard, Nextcloud est l'un des leaders open source des suites bureautiques, collabore avec d'autres acteurs majeurs européens comme IONOS Cloud ou OpenProject, et s'engage à investir 250 millions d'euros d'ici 2030 dans la souveraineté numérique.

Un beau parcours qui a commencé, comme beaucoup, par un simple commit.

Nextcloud doit donc fournir des alternatives crédibles à des outils comme Google Drive, Microsoft Teams, Google Meet ou SharePoint. Pour cela, il lui faut un écosystème extrêmement complet, doublé d'une expérience d'usage très qualitative, afin de faciliter et d'accélérer l'adoption auprès des publics non techniques, qui constituent en réalité la majorité du public visé.

Pourquoi une application de calendrier ?

Contrairement à Google avec Google Agenda ou à Microsoft avec Outlook et Teams, Nextcloud ne propose pas d'application mobile dédiée à son calendrier.

Vous me direz d'abord : « C'est inutile, il suffit d'utiliser la web app. » Oui, mais non.

Imaginez un commercial en déplacement : il doit consulter son agenda, créer un rendez-vous avec un prospect et envoyer une invitation, parfois avec une connexion réseau très limitée. Dans cette situation, une application mobile, accessible en un clic et capable de fonctionner hors ligne, fait la différence.

Vous me direz ensuite : « C'est inutile, il suffit de connecter son calendrier à une application existante avec un lien CalDAV. » Encore une fois, oui, mais non.

Une application générique peut synchroniser les événements, mais elle ne sait pas créer un lien de visioconférence Nextcloud Talk, ni intégrer les fonctionnalités spécifiques de la plateforme (comme la récupération des contacts par exemple). C’est exactement ce qui fait la force des applications de Google et Microsoft : chaque brique est conçue pour fonctionner avec les autres.

Et c’est ce manque que nous avons voulu combler.

La création d’une première version en quelques semaines

Sur un coup de tête et un peu au hasard, nous avons réalisé un premier prototype.

La technologie multiplateforme React Native a été choisie dans cette optique : aller vite pour tester la faisabilité. Si l'application n'avait jamais été créée auparavant, c'était peut-être qu'il existait un verrou technique que nous n'avions pas identifié.

Nous avons créé une première version fonctionnelle et très basique en quelques jours en nous appuyant sur l'API de Nextcloud, puis nous avons amélioré l'expérience et ajouté quelques fonctionnalités (afficher ou masquer un agenda, créer un nouvel événement, ajouter des participants).

Après des tests rapides en cas réel sur Android et iOS, nous avons créé les fiches App Store et Play Store, puis publié. Trois jours plus tard, les applications étaient disponibles pour le grand public.

Un succès inattendu

L'application a été publiée sur les magasins d'applications (App Store et Play Store) en avril 2026.

Trois semaines plus tard, avec un article Reddit comme seul moyen de communication, l’application avait déjà atteint 3.500 téléchargements.

Une heureuse surprise, mais qui allait demander du travail !

L'application était avant tout destinée aux besoins internes de notre entreprise et n'avait pas été pensée pour une telle adoption.

Il a fallu transformer ce prototype réalisé rapidement en un produit capable de répondre aux besoins de milliers de personnes tout en respectant les standards de l'open source :

  • structurer une vision moyen-terme et créer une feuille de route publique
  • récolter et répondre aux retours des utilisateurs (GitHub, App Store, Play Store)
  • publier un APK à chaque version pour ceux qui n’ont pas accès au Play Store
  • renforcer les performances et l’expérience utilisateur sur tous supports (notamment sur la navigation dans le calendrier et la gestion des données)

Et maintenant ?

Avec environ 15.000 téléchargements à fin juillet 2026, l'application est utilisée au quotidien par des milliers d'utilisateurs et dispose déjà des fonctionnalités principales :

  • Visualisation des agendas personnels et partagés dans différentes vues (jour, semaine, mois, etc.)
  • Édition des événements avec ajout d’un lien de visioconférence, d’un lieu et de participants
  • Notifications configurables pour les rappels avant un événement
  • Traductions en 8 langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, néerlandais et russe
  • Support de plusieurs comptes connectés simultanément (par exemple, pour les ceux utilisant Nextcloud à titre pro et perso)
  • Widgets (iOS et Android) pour visualiser rapidement les événements à venir

Nous avons pu échanger récemment avec les équipes techniques de Nextcloud afin de confronter notre produit à leur expérience de l'écosystème, aux bonnes pratiques et aux attentes des utilisateurs.

Leurs retours nous ont permis de repenser notre feuille de route, qui sera mise à jour en conséquence dans les semaines à venir.

En attendant, pour celles et ceux qui disposent d'une instance Nextcloud et qui souhaitent télécharger l'application :

Et pour les plus motivés qui voudraient contribuer (ou simplement étudier le code source), voici le lien du dépôt GitHub :
https://github.com/SoluceTechnologies/nextcloud-calendar-mobile

N. D. M. : GPLv3

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Revue de presse de l’April pour la semaine 30 de l’année 2026

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Numerama] Faille Januscape: comment OVHcloud a patché 1 million de VM

✍ Amine Baba Aissa, le mardi 21 juillet 2026.

Dans un article de blog détaillé, le CISO d’OVHcloud raconte comment l’hébergeur français a corrigé en urgence une faille critique dans le logiciel qui fait tourner ses machines virtuelles, sur un parc d’un million d’entre elles.

[Les Numeriques] Migrer vers le logiciel libre ne suffira pas: le format de fichier reste le vrai verrou de Microsoft

✍ Aymeric Geoffre-Rouland, le lundi 20 juillet 2026.

La souveraineté numérique française se joue jusque dans l’extension d’un fichier. Derrière les DOCX, XLSX et PPTX qui circulent chaque jour dans l’administration, le standard OOXML entretient une dépendance invisible à Microsoft, jusque dans la conservation de la mémoire publique.

[Numerama] IA open source vs open weight: quelles sont les différences?

✍ Amine Baba Aissa, le dimanche 19 juillet 2026.

Deux termes, une confusion permanente et une industrie qui en joue: open source et open weight n’ont rien à voir, et la distinction pèse aujourd’hui sur des enjeux de souveraineté et de sécurité.

Et aussi:

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Hoodik - Le cloud perso qui n'a jamais vu vos fichiers en clair

Votre Nextcloud sait tout de vous. L'admin du serveur (vous, ou pire, quelqu'un d'autre) peut ouvrir n'importe quel fichier stocké dessus, parce que le chiffrement de bout en bout reste une option planquée dans un plugin.

C'est pourquoi Hoodik , un projet de Tibor Hudik, prend le problème à l'envers. Parce que chez lui, le chiffrement, ce n'est pas une case à cocher, c'est l'architecture au complet.

Grâce à sa solution, vos fichiers sont chiffrés dans votre navigateur, avant même de partir sur le réseau, et à aucun moment le serveur ne voit vos fichiers en clair, ni ne reçoit les clés de chiffrement.

Votre clé privée ne quitte donc pas votre machine, et comme ça, même une intrusion sur le serveur ou un vol ne livrera jamais vos fichiers en clair.

L'interface web, sobre et sans fioritures

Et là où beaucoup d'outils chiffrés deviennent pénibles à l'usage, celui-ci garde les trucs du quotidien super pratiques. Y'a du partage entre comptes avec des rôles (lecture, édition, co-propriétaire), des notes Markdown chiffrées avec historique de versions, et même des aperçus photo et vidéo sans rien déchiffrer côté serveur, HEIC de l'iPhone compris.

La recherche fonctionne aussi alors que le serveur ne voit rien… En fait, votre navigateur découpe les noms de fichiers en petits morceaux, les hashe, et le serveur ne compare que ces empreintes, et jamais de texte en clair. Quant au partage public, la clé de déchiffrement voyage dans le fragment de l'URL, cette partie après le # que votre navigateur n'envoie jamais au serveur.

Au niveau de la crypto, le boulot se divise en deux, il y a d'un côté une paire RSA 2048 qui ne sert qu'à faire circuler les clés, et de l'autre, AEGIS-128L qui chiffre vos données, calculé en direct par le navigateur grâce à WebAssembly (du code quasi natif quoi...). Et avant que vous leviez un sourcil sur ce cipher au nom de Pokémon, AEGIS-128L est finaliste de CAESAR, un concours international de crypto, et est en cours de standardisation à l'IETF. Vous pouvez par exemple le retrouver implémenté dans libsodium . C'est du sérieux, donc.

L'autre bonne surprise, c'est le poids plume de l'app. Le serveur est écrit en Rust (Actix-web) avec un front en Vue 3 et il tourne autour de 20 Mo de RAM au repos, alors que votre Nextcloud réclame ses 200 à 500 Mo pour afficher 3 photos de vacances.

Hoodik est dispo sous la forme d'une image docker pour AMD64 et ARM donc vous pouvez l'installer sur n'importe quoi, un Raspberry Pi , un vieux NAS, un vieux PC, ce que vous voulez...

docker run --name hoodik -d \
-e DATA_DIR='/data' \
-e APP_URL='https://my-app.example.com' \
--volume "$(pwd)/data:/data" \
-p 5443:5443 \
hudik/hoodik:latest

Pour vos téléphones, il y a également des applications Android et iOS dont le chiffrement tourne en Rust compilé dans l'appli elle-même (et pas une page web déguisée en application, on a assez donné...). Par contre elles passent en payant après 30 jours d'essai, sans tarif affiché publiquement sur le site... c'est le modèle économique du projet.

Autrement, c'est sous licence Creative Commons, le code est dispo sur GitHub , mais par contre notez bien que l'usage commercial est interdit sans l'accord de l'éditeur. Ajoutez à ça un projet encore jeune et aucun audit de sécurité indépendant publié, contrairement à Cryptomator qui est en GPLv3 et audité. Après ma comparaison s'arrête là par contre, parce que Cryptomator chiffre par-dessus un cloud existant alors que Hoodik c'est vous qui l'hébergez.

Quoi qu'il en soit, pour votre dossier de photos de famille, vos sauvegardes ou vos documents sensibles, le compromis se défend largement. Et si vous voulez explorer d'autres pistes, jetez un œil à OpenCloud pour du Nextcloud-like allégé, ou à Picocrypt pour chiffrer des fichiers à l'unité.

Allez, y'a plus qu'à ressusciter le vieux NAS qui prend la poussière et suivre le guide d'installation pour lancer votre docker compose up.

Votre nuage perso vous attend !

Merci à Camille Roux pour le lien !

Januscape - La faille KVM qui dormait depuis 16 ans dans le cloud

Depuis 16 ans, il y a une énorme faille qui fait dodo dans le coeur de tout ce qui gère la virtualisation sous Linux et personne ne l'avait remarqué, jusqu'à ce que Hyunwoo Kim, un chercheur en sécurité connu sous le pseudo @v4bel débarque. Ce dernier vient de dénicher un use-after-free dans le shadow MMU de KVM, ce bout de code que KVM partage entre les processeurs Intel et AMD. Il a baptisé sa trouvaille Januscape (CVE-2026-53359), et croyez-moi, le scénario a de quoi filer des sueurs froides à n'importe quel hébergeur...

En pratique, quand vous louez une VM dans le cloud, vous y êtes root (normal, c'est votre instance). Mais si l'hôte autorise la virtualisation imbriquée, hé bien la faille vous ouvre en grand la porte vers la machine physique. Le code de démonstration que Kim a publié se contente de faire planter l'hôte, et il garde sous le coude un second exploit, non divulgué publiquement celui-là, qui transforme le même bug en exécution de code root sur l'hôte. Et il n'a pas trouvé tout ça par hasard, puisqu'il participait au kvmCTF de Google, un programme qui paie jusqu'à 250 000 dollars pour une évasion complète d'une VM vers son hôte...

À ce stade, l'isolation censée séparer les locataires d'un même serveur vole en éclats, les VM de vos voisins de palier comprises.

Le code fautif traîne depuis août 2010, du temps du noyau 2.6.36 et Kim présente d'ailleurs Januscape comme la première évasion d'une VM vers son hôte qui fonctionne aussi bien sur Intel que sur AMD, à sa connaissance en tout cas.

Maintenant, avant de couper le wifi et de partir élever des chèvres dans le Larzac, deux petites nuances quand même car l'attaque réclame deux conditions réunies : être root dans la VM invitée, et que l'hôte expose la virtualisation imbriquée. Pas mal d'hébergeurs ne l'activent pas, donc c'est pas non plus une apocalypse universelle. Par contre, pour ceux qui l'activent, c'est game over.

Mais bonne nouvelle, le correctif est déjà là donc si vous administrez des serveurs KVM, mettez à jour maintenant. Et si vous ne pouvez pas patcher tout de suite, la parade consiste à désactiver la virtualisation imbriquée en attendant, avec kvm_intel.nested=0 sur de l'Intel ou kvm_amd.nested=0 sur de l'AMD.

VENOM s'échappait déjà d'une VM en 2015 via un vieux driver de disquette, et plus récemment une faille kernel planquée neuf ans offrait un accès root sur une machine Linux. Ces "fantômes" dorment longtemps dans le noyau, et ils choisissent toujours le pire moment pour se réveiller. Voilà, comme d'autres failles Linux à patcher d'urgence , celle-ci mérite tout de suite votre attention.

Source

Vos fichiers protégés à vie, et cette fois personne ne vous les piquera

-- Article en partenariat avec pCloud --

Vous vous souvenez de l'époque où stocker ses photos dans le cloud, c'était synonyme de "donner ses données à Google pour qu'il les analyse et essaye de vous faire cliquer sur une pub qui pouvait vous intéresser" ? Hé bien entre le CLOUD Act américain (qui permet au FBI de farfouiller dans vos fichiers, même sur des serveurs européens), les politiques de confidentialité qui changent tous les 6 mois, le fait que Google Photos a décidé que vos souvenirs valaient désormais un abonnement mensuel & co ... y'a de quoi vouloir reprendre le contrôle.

Et la bonne nouvelle, c'est que pCloud vient de sortir une promo pour le 14 juillet qui tombe à pic. Jusqu'à -70% sur les plans Lifetime, avec le chiffrement de bout en bout offert en prime. Un seul paiement, et vos fichiers sont à vous pour la vie. Ou du moins pour les 99 prochaines années, ce qui revient au même.

Le stockage à vie, c'est quoi exactement ?

L'idée est simple : au lieu de vous pomper 10€ par mois à l'infini comme Google One, Dropbox ou iCloud, vous payez une seule fois et c'est réglé. pCloud vous garantit l'accès à votre espace de stockage pour 99 ans (ou la durée de vie du titulaire, mais bon, à ce rythme-là, on sera tous morts avant vu que de toute façon la planète explose probablement dans les 9 prochains mois). C'est un peu comme acheter un appartement plutôt que de louer un studio pourri à vie avec un loyer qui augmente d'année en année.

Le service est basé en Suisse (à Baar pour être précis) avec des datacenters au Luxembourg. Ça veut dire RGPD, lois suisses sur la protection des données parmi les plus strictes au monde, et surtout pas de sous-location chez AWS ou Google Cloud. pCloud possède ses propres serveurs, donc vos fichiers restent en Europe et ne traversent pas l'Atlantique pour finir dans un entrepôt de l'Iowa.

Plus de 24 millions d'utilisateurs leur font déjà confiance. Et perso, quand je compare avec mon ancien Google Drive où je retrouvais des photos de 2018 en vrac entre des captures d'écran de bugs et des logos d'applis, je trouve que le changement de braquet se justifie.

Le chiffrement de bout en bout offert

Ce qui change tout dans cette promo du 14 Juillet, c'est que pCloud Encryption est inclus gratuitement avec chaque plan Lifetime. Normalement c'est une option payante en plus, donc là c'est clairement un gros plus.

pCloud Encryption, c'est du chiffrement côté client (zero-knowledge). Vos fichiers sont chiffrés sur votre machine avant même de quitter votre appareil. Vous seul détenez la clé, même pCloud ne peut pas ouvrir vos fichiers. Et donc même si un juge suisse débarque avec une ordonnance ou si un hacker pénètre leurs serveurs, vos données restent illisibles. C'est le niveau de protection qu'Edward Snowden recommanderait si on lui demandait son avis.

Et contrairement à Google qui scanne vos photos pour mieux vous cibler publicitairement, ici personne ne fouille dans vos souvenirs. Vos photos de vacances, vos documents fiscaux, vos projets perso, tout reste entre vous et vous (pour une fois que c'est pratique d'avoir plusieurs personnalités).

Les fonctionnalités qui tuent

pCloud n'est pas juste un disque dur dans le ciel. Le pCloud Drive transforme votre espace cloud en disque virtuel accessible comme un SSD local sur Windows, macOS et Linux. Vous travaillez sur un document, il se synchronise instantanément sur tous vos appareils. Pas besoin de copier-coller des fichiers à la mano comme un cro-magnon.

Les apps mobiles iOS et Android uploadent automatiquement vos photos et vidéos pour libérer de l'espace sur votre téléphone. Plus de message déprimant "Stockage plein" quand vous essayez de filmer le concert de votre ado.

Le pCloud Backup sauvegarde vos fichiers importants en continu en arrière-plan. Vous oubliez, il s'en souvient. Et pour la collaboration, vous partagez des liens sécurisés avec des gens qui n'ont même pas pCloud. Pratique pour envoyer un dossier lourd à un client sans passer par WeTransfer qui stocke vos fichiers on-ne-sait-où.

De son côté, pCloud Photos ( j'en ai parlé un peu ici ) organise automatiquement vos images par date dans une galerie chronologique. Vous tapez sur une année et vous retrouvez instantanément ce selfie gênant de 2019. Vous pouvez exclure certains dossiers pour éviter que vos 400 captures d'écran se mélangent avec vos vraies photos. Et y'a même un éditeur photo intégré avec 8 filtres (Retrofilm, Vintage, Duotone...), réglages de luminosité, contraste, recadrage, rotation, etc. Le tout en temps réel, directement dans votre stockage cloud. Bon c'est pas Lightroom, mais pour de la retouche rapide sans sortir la carte bleue Adobe, ça fait largement le taf.

Le lecteur multimédia intégré vous permet de streamer vos films et musiques directement depuis pCloud sans les télécharger. Et, pour l'instant en version bêta, pDocs vous permet d'éditer et collaborer sur des documents en temps réel avec d'autres utilisateurs pCloud sans passer par Google Docs qui lit vos brouillons en douce.

Les offres du 14 Juillet et les maths qui font mal à la concurrence

La promo est valable du 2 au 15 juillet 2026, et voici ce que ça donne :

PlanPrix promoPrix originalÉconomie
1 To + chiffrement199€664€-70%
2 To + chiffrement299€828€-64%
10 To + chiffrement890€2119€-58%

Faisons les comptes rapidement. 2 To chez Google One, c'est environ 100€ par an. Avec pCloud, vous payez 299€ une fois. Au bout de 3 ans, vous êtes déjà gagnant. Sur 10 ans, j'en parle même pas c'est 700€ d'économisés. Et là on parle juste de stockage. Avec le chiffrement inclus, la différence se creuse encore plus.

Et avec le pack 2 To, vous avez de quoi stocker l'intégralité de vos photos et vidéos depuis la naissance de votre premier enfant jusqu'à ce qu'il parte de chez vous. Le 10 To à 890€, c'est pour les accros du stockage (les vidéastes, les photographes, les gens qui filment en 4K leur chat qui dort, etc.)

pcloud-fete-nationale

Pourquoi pCloud plutôt que les GAFAM ?

Parce que dans ce monde bizarre où Google, Microsoft et consorts se partagent vos données comme un gâteau d'anniversaire, pCloud arrive avec une approche radicalement différente. Pas d'abonnement, pas de frais récurrents, pas de scanning automatique pour cibler vos pubs. Juste du stockage qui respecte votre vie privée.

Vos fichiers sont en Europe, soumis aux régulations européennes. Pas de vente de metadata à des tiers. Pas de "nous avons mis à jour nos conditions d'utilisation" tous les 4 matins. Et surtout, pas de dépendance à un écosystème qui vous tient en laisse.

Moi qui ai commencé à mettre en avant les alternatives européennes aux GAFAM (oui, je me cite, c'est la règle), je trouve que pCloud incarne parfaitement cette démarche. C'est européen, c'est solide, c'est rentable depuis 2013 et ça ne dépend pas de la volonté d'un actionnaire californien de monétiser vos souvenirs.

Si vous en avez marre de payer tous les mois pour stocker vos propres fichiers sur des serveurs qui vous espionnent, cette promo du 14 Juillet est le moment de passer à l'acte. pCloud Lifetime + chiffrement offert, c'est le combo parfait pour reprendre le contrôle de vos données sans vous ruiner. Un seul paiement, 99 ans de tranquillité. 99 ans c'est long.

Et avec la garantie satisfait ou remboursé, vous n'avez rien à perdre ... sauf votre abonnement Google Drive.

Alors, prêt à dire adieu aux abonnements à vie ?

🔒 Profitez de l'offre pCloud Lifetime jusqu'à -70% cliquez ici.

Offre valable du 2 au 15 juillet 2026 seulement.

Hide My Email - La faille qui crame votre vraie adresse mail

Si vous utilisez Hide My Email d'Apple pour éviter de balancer votre vraie adresse mail à tous les sites qui vous la réclament, j'ai une mauvaise nouvelle les amis ! Tyler Murphy, cofondateur d'EasyOptOuts a découvert une entourloupe qui permettrait de remonter jusqu'à votre vraie adresse email... Ça craint ! Et cette faille serait dans la nature depuis plus d'un an !

Argh !

Alors petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas Hide My Email. C'est une fonction liée à iCloud+ qui vous permet de générer des adresses jetables en @icloud.com. Vous vous inscrivez quelque part avec un alias bidon, et ensuite les mails sont redirigés vers votre boîte réelle, et comme ça le site ne voit jamais votre adresse perso. Mais dans ses tests d'exploitation, Tyler Murphy a eu un taux de succès de 100% avec tous ces alias révélant leur vrai propriétaire. Donc si vous avez des alias Hide My Email en cours d'usage, partez du principe qu'ils sont peut-être grillés.

C'est 404 Media, qui a sorti l'info, et malheureusement, ils ne détaillent pas la technique parce que pour le moment, ça fonctionne encore et ce n'est pas patché. Faut dire qu'une fois votre vraie adresse récupérée par quelqu'un de mal intentionné, celui-ci peut la recouper du contenu trouvable en ligne ou sur le dark net pour retrouver votre nom, vos autres comptes, et tout ce que Hide My Email était censé empêcher.

Mais le plus gênant dans cette histoire, c'est la gestion merdique du problème par Apple. En effet, Murphy signale le bug en juin 2024 et Apple répond un mois plus tard qu'ils ont lancé une enquête en interne. Puis en mars de cette année, ils annoncent avoir corrigé le souci, sauf que non. Murphy vérifie et la faille est toujours là. Alors en mai, Apple change de disque et lui demande carrément de la fermer : "nous vous serions reconnaissants de ne pas divulguer ces informations tant que notre enquête n'est pas terminée". Bref, taisez-vous pendant qu'on ne corrige rien ^^.

Alors le gars en a eu marre. Il a estimé que les utilisateurs de Hide My Email méritaient de savoir alors il a décidé de parler et je pense que pour ça, on peut le remercier ! Apple va peut-être finir par se bouger le cul.

Et nous en attendant, on fait quoi alors ? Hé bien pas grand-chose parce que tant que côté Apple y'a pas de patch, y'a rien à faire. Mais sachez le, rien ne vous oblige à mettre tous vos œufs dans le même panier donc si vous voulez des alias sur lesquels vous gardez vraiment la main, il existe des solutions maison comme générer vos propres adresses jetables via Cloudflare avec votre nom de domaine ou encore passer par la crème de la crème des services d'emails jetables .

Source : 404 Media

Allégez Nextcloud en virant les dossiers node_modules de l'index

Si vous avez déjà branché un stockage externe sur votre Nextcloud et regardé occ files:scan ramper en mode larve durant des plombes lors d'une indexation, vous connaissez le coupable.

C'est évidemment un dossier node_modules qui contient des dizaines de milliers de tout petits fichiers, qui se fait indexer dans la base de Nextcloud, faisant tout ramer jusqu'à l'infini (ou presque...).

Heureusement, Marc Palaus a repris le vieux plugin files_excludedirs (lancé à l'origine par Roeland Jago Douma, puis passé de fork en fork) et l'a remis d'aplomb pour Nextcloud 32 à 34. Le taf de ce plugin c'est tout simplement d'ordonner à Nextcloud d'ignorer purement et simplement les dossiers que vous lui indiquez.

Donc si vous lui donnez ce pattern, il esquivera tout ce qui correspond :

occ config:app:set files_excludedirs exclude \
--value '[".snapshot","node_modules","cache/*/tmp"]'

Un tableau JSON, un pattern par entrée, et vous pouvez glisser des wildcards comme cache/*/tmp pour taper plusieurs sous-dossiers d'un coup.

Ensuite, pour voir ce qui tourne, occ config:app:get files_excludedirs exclude. Ou si vous préférez cliquer, l'app propose aussi un menu Exclude Directories dans les réglages admin, avec un bouton Preview Changes pour voir ce que vous allez virer avant de valider.

Pour les fichiers qui n'ont pas encore été indexés, c'est nickel donc. Mais pour ceux qui sont déjà dans la base, cette exclusion les rendra inaccessibles mais ils seront toujours là à traîner dans les résultats de recherche.

Alors pour les dégager pour de bon, voici quelle ligne de commande vous devez lancer :

occ files_excludedirs:clean-cache --dry-run

J'ai mis un dry-run en paramètre, parce que ça permet de faire tourner ça à blanc sur quelques résultats, sans flinger la mauvaise arborescence. Mais une fois que vous êtes chaud patate et sûr de vous, vous devrez relancer la même commande sans le --dry-run.

Notez que si vous montez par exemple un partage genre "Shared/Holiday" directement à la racine d'un utilisateur, vos fichiers ont un chemin du style photo.jpg, et pas Shared/Holiday/photo.jpg. C'est le chemin complet qu'il faudra viser donc...

En tout cas, j'ai été surprise d'apprendre qu'exclure des dossiers du scan, c'est une demande qui traîne sur le tracker Nextcloud depuis l' issue #6888 publiée en 2017... Ça existait pourtant côté ownCloud. Dommage quoi.

Pour installer ce plugin, vous récupérez l'archive sur la page Releases, vous décompressez dans nextcloud/apps, vous activez depuis l'admin. Ou alors un petit git clone + un composer install pour la version source et le tour est joué !

Et si la lourdeur de Nextcloud vous gonfle plus globalement, il y a des alternatives plus légères comme OpenCloud .

Pannes d'IA - Les coupures ont été multipliées par 8 en un an

Vous vous souvenez quand ChatGPT tombait trop souvent en rade et que ça vous faisait juste lever les yeux au ciel avant d'aller vous chercher un café en trainant de la pantoufle ??

Bah cette époque est en train de se terminer mes amis.

Les analystes d'Ookla viennent d'éplucher 471 jours de données Downdetector aux États-Unis, ce qui représente environ 3,7 millions de signalements sur les grandes plateformes IA (ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot) + les deux géants du cloud qui les font tourner, AWS et Azure et le constat est sans appel : Du côté des applis IA, les grosses journées de panne ont été multipliées par 8 en un an. Y'en a eu 6 au premier trimestre 2025, et 51 sur le même trimestre en 2026.

Et le truc qui a changé entre l'année dernière et aujourd'hui, c'est que l'IA n'est plus un gadget optionnel. Vous l'avez branchée dans votre code, vos analyses, votre support client, vos petits automatismes du quotidien... Du coup une session qui se coupe ou une tâche d'agent qui se fige, bah ça pète du vrai boulot qui tourne à l'intérieur de vrais process métier.

Et à mon grand désarroi, le mauvais élève, c'est Claude puisqu'il concentre à lui seul 39 de ces 51 journées noires, là où Gemini en compte 7, Copilot 3 et ChatGPT 2.

Toutefois, ce chiffre est à prendre avec un peu de nuance car début 2025, Claude ne générait quasiment aucun signalement sur Downdetector, pour la simple et bonne raison que peu de gens l'utilisaient. Puis l'usage a décollé (Claude Code en tête, avec un chiffre d'affaires annualisé d'Anthropic qui bondit de 14 à 47 milliards de dollars entre février et mai), et les pannes avec.

Rien que durant le mois de mars 2026, Claude a totalisé presque 3 fois plus de signalements qu'en février. Ce n'est pas forcément qu'il est devenu moins fiable, mais c'est juste qu'il joue maintenant dans une autre cour, avec beaucoup (pardon : BEAUCOUP) plus de monde qui tape trèèèès fort dessus.

À l'inverse, ChatGPT a vu sa médiane mensuelle d'erreurs baisser entre avril 2025 et avril 2026, alors même que l'usage de Codex partait dans la stratosphère sur la même période. Plus d'utilisateurs et pourtant moins de bruit de fond, ça veut dire qu'OpenAI a sérieusement bossé la tuyauterie pour proposer un service fiable.

Mais quand une de ces plateformes tombe, ça ne veut pas forcément dire que la panne vient du modèle lui-même. En fait le problème se loge très souvent dans la couche produit que vous voyez (login, routage, gestion de la charge, files d'attente), mais également dans le cloud qui héberge tout ce petit monde, ou dans la couche d'accès (DNS, passerelles web, authentification). Bref, votre prompt qui refuse de répondre, ça peut en réalité cacher 10 causes complètement différentes.

L'exemple le plus parlant, c'est la grosse panne d'AWS du 20 octobre 2025 , où le système de gestion DNS est parti en toupie durant une grande partie de la journée, provoquant de nombreuses coupures dans tout un tas de services. Et 9 jours plus tard, c'était au tour d'Azure de planter. Ce ne sont pas des services IA à proprement dit mais comme ils en hébergent aussi, et bien ça se répercute sur les services.

Et c'est ça tout le piège dans lequel on s'est confortablement installé car derrière nos Claude Code, nos ChatGPT et compagnie, se cache des services essentiels détenus par une poignée de boîtes. La prochaine grosse coupure de Claude ou de ChatGPT pourrait débuter à cause d'un pauvre GPU qui lâche, d'une mauvaise config poussée en production un vendredi soir, d'un DNS qui déraille ou encore d'une simple règle de quotas foireuse.

Et côté utilisateur lambda, il n'y a malheureusement pas grand-chose à faire à part patienter en gardant un œil sur les pages de statut des services ( status.anthropic.com , status.openai.com et compagnie) pour savoir si ça vient de vous ou d'eux.

Maintenant, je pense que si vous montez des workflows sérieux à base d'agents sur ces outils, la bonne question n'est pas de savoir si le service est en ligne. C'est plutôt de savoir quelles parties de votre boulot dépendent de quelle couche, et de ce qui va vraiment se passer le jour où l'une d'elles va se mettre à tousser sérieusement. C'est ce que les équipes IT ont appris à la dure récemment avec les grosses pannes Microsoft 365 , sauf qu'ici la dépendance est encore plus profonde.

Source

Oracle divise par deux son offre ARM gratuite, sans prévenir

Si vous faites tourner un petit serveur gratuit chez Oracle, je vous invite prestement, comme dirait Godefroy, à aller vérifier votre compte. Car oui mes amis, Oracle vient de diviser par deux son offre "Always Free" sur les machines ARM, et ils l'ont fait sans prévenir personne. Bouuuuuh ! Cela veut dire que leur fameuse bécane gratuite à 4 cœurs ARM (Ampere A1) et 24 Go de RAM, celle que la moitié de la communauté self-hosting fait tourner pour héberger son site web, son VPN ou son petit lab , est officiellement passée à 2 OCPU et 12 Go de mémoire .

La tristesse m'envahit... snif.

Cela veut donc dire que si vous avez une instance configurée en 4 OCPU / 24 Go, vous êtes dorénavant au-dessus de la limite gratuite. Vous devrez donc rapidement la redimensionner à 2 OCPU / 12 Go, et ça, ça prend 5 à 10 minutes.

Pour ce faire, il faudra vous rendre sur l'affreux dashboard d'Oracle Cloud. Vous ouvrez alors votre instance, Actions puis More actions puis Edit. Vous dépliez la ensuite la section Shape du VM.Standard.A1.Flex, vous mettez 2 OCPU et 12 Go, vous sauvegardez et vous validez le reboot comme des bonhommes, lol.

Ouais, faut redémarrer le VPS, puis se reconnecter dessus en SSH, et c'est réglé. Le guide de Viren070 détaille ce redimensionnement vers 2 OCPU pas à pas si vous voulez être un peu plus tenu par la main.

Et si vous ne touchez à rien parce que balek frrr ??? Et bien si votre compte est en Pay-As-You-Go, tout ce qui dépassera la nouvelle limite gratuite risque de vous être facturé, d'après les retours d'utilisateurs qui ont contacté le support Oracle. Et si vous êtes sur un compte purement gratuit, c'est l'instance elle-même qui peut être stoppée ou récupérée par Oracle. Bref, dans les deux cas, mieux vaut s'en occuper soi-même que de découvrir le problème en mode facture surprise ou disparition de serveur.

Je trouve quand même que le plus gênant dans cette histoire, c'est le silence d'Oracle. Ils n'ont fait aucune annonce ni aucun mail aux clients. Les gens s'en sont rendus compte simplement parce que la page de doc a changé... D'ailleurs, au moment où j'écris ces lignes, le simulateur de coûts d'Oracle affiche encore 0 € pour une instance 4 OCPU / 24 Go, ce qui me laisse penser que la facturation réelle pourrait se déclencher possiblemenet un peu plus tard.

Personne ne sait exactement quand le couperet tombera en fait et c'est ça le souci...

Petite précaution au passage, si vous redimensionnez, sur ARM, Oracle est en permanence à court de capacité... Donc quand vous éteignez votre instance pour la reconfigurer, rien ne vous garantit que vous récupérerez vos cœurs au reboot. Ils peuvent très bien partir à quelqu'un d'autre donc si vous tenez plus à votre machine qu'à vos propres gosses, passez le compte en Pay-As-You-Go avant de la redimensionner. Cela vous permettra de réduire le risque de le voir se faire dégommer.

Et voilà comme un bout d'offre "Always Free" (ce qui veut dire en français, "Toujours gratuit", je me permets de le souligner en toute subtilité QUAND MÊME) vient de prendre fin... Après c'est un peu logique parce que 4 cœurs ARM offerts à vie, c'était plutôt généreux dans le monde dans lequel on vit.

Mais bon, diviser leur offre par deux sans prévenir, en laissant notamment les comptes Pay-As-You-Go se prendre potentiellement une claque en facture alors qu'ils n'ont pas été prévenu, c'est pas un move que la communauté des adorateur du grand Oracle va apprécier je pense...

Bref, si vous avez une instance ARM chez Oracle, allez la vérifier maintenant parce que 5 petites minutes de resize aujourd'hui valent mieux qu'une facture surprise demain...

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Les clés API Google encore en vie même après leur suppression

Vous supprimez une clé API Google qui a fuité , et l'interface vous confirme que c'est bien réglé, que la clé ne fonctionne plus. Alors vous commencez à vous détendre en vous disant que vous avez bien fait votre boulot.

BAH NAN !

Car vous ne le savez pas, mais cette clé va continuer de fonctionner encore durant 23 minutes. C'est en tout cas ce qu'ont mesuré les chercheurs d'Aikido Security en testant ce truc tout bête de révoquer une clé, puis de taper sur l'API en boucle pour voir quand ça s'arrêtait vraiment.

Et résultat des courses, une clé API classique survit en moyenne 16 minutes après sa suppression, et jusqu'à 23 minutes dans le pire des cas. Cela veut dire que pendant tout ce temps, un attaquant qui a récupéré votre clé peut continuer de l'utiliser peinard. Et vous n'avez aucun moyen de couper plus vite, ni même de savoir quand ça s'arrête pour de bon.

Ce sont les clés API de Schrödinger le bordel... Techniquement comme vous vous en doutez, c'est surtout une histoire de propagation car Google ne tue pas la clé d'un coup sur tous ses serveurs, mais l'info se diffuse petit à petit, et chaque serveur arrête de l'accepter à son rythme. Le souci, c'est que ce délai et largement suffisant par exemple pour vider un bucket pendant que vous pensez que le danger est écarté.

Le plus beau, c'est que Google sait parfaitement faire vite quand il veut puisque les clés de compte de service, elles, sont coupées en 5 secondes. et les clés Gemini récentes en 1 minute. Du coup, ces 16 minutes de moyenne sur les vieilles clés API n'ont rien d'une fatalité technique... c'est juste un choix ! Aikido a bien sûr remonté le problème, et Google a bizarrement classé le ticket en « won't fix », en expliquant que ce délai de propagation était une propriété connue du système, et pas une faille de sécurité.

Donc si vous gérez des clés Google en prod, partez du principe qu'une clé compromise reste exploitable une bonne demi-heure après sa révocation. Et surtout, mettez en place des plafonds de dépenses bien serrés sur votre projet parce que le vrai cauchemar, c'est moins l'accès que la facture qui débarque ensuite. On a déjà vu des devs se prendre des notes à cinq chiffres à cause d'une clé qui traîne, et des utilisateurs Google Cloud facturés par erreur .

Source : Aikido Security

Google Cloud débranche Railway sans prévenir

Hier soir, le compte Google Cloud de Railway est passé en statut restreint. Du jour au lendemain, sans préavis et sans la moindre explication.

Railway, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un service américain qui permet aux développeurs et aux startups de mettre un site ou une application en ligne en quelques clics, sans avoir à louer ni configurer eux-mêmes des serveurs.

Dans le jargon, on appelle ça un PaaS, une plateforme d'hébergement clé en main. Des milliers d'entreprises s'en servent pour faire tourner leurs services au quotidien. Sauf que Railway, lui, fait tourner son propre tableau de bord, son API et son control plane (la partie qui orchestre toute la plateforme) sur Google Cloud. Donc quand Google a coupé, tout est tombé.

Résultat : environ six heures de panne. Les utilisateurs se sont retrouvés avec des erreurs "no healthy upstream" en cascade, impossible de se connecter, impossible de déployer quoi que ce soit. Le pire dans l'histoire, c'est que Railway n'est pas un petit client de passage. La boîte dépense plus de 10 millions de dollars par an chez Google Cloud. Même ça n'a pas suffi à éviter le débranchement automatique.

Le ton des équipes Railway est agacé. Angelo Saraceno, ingénieur chez eux, a lâché que leurs contacts chez Google étaient eux-mêmes confus et que les clients étaient furieux. Et cette phrase, qui résume tout : "nos clients se fichent que ce soit Google, c'est à nous d'assumer notre disponibilité". Difficile de leur donner tort.

Ce n'est pas la première fois. Railway avait déjà déménagé une partie de son infrastructure en colocation (des serveurs loués dans un datacenter, qu'on gère soi-même) en 2024, justement parce que les problèmes avec Google Cloud posaient un risque existentiel à leur activité.

Sauf qu'ils avaient gardé le control plane chez Google. Mauvaise idée, visiblement. Et en 2024, Google avait déjà fait exactement le même coup au fonds de pension australien UniSuper, suspendu une semaine entière sans raison claire.

Là où ça pique, c'est l'angle métier. Railway est un PaaS. Google Cloud propose aussi un PaaS. Autrement dit, Railway hébergeait son business chez un concurrent direct, qui peut le débrancher quand il veut, par un automatisme mal réglé ou autre chose. Vous voyez le piège. Confier sa plateforme d'hébergement à quelqu'un qui vend exactement le même service, c'est lui donner les clés et la corde.

Source : The Register

Une coalition de neuf entreprises européennes lance Euro-Office, alternative bureautique souveraine et open source

Après l’'annonce du projet d’infrastructure commune Euro-3C déjà présenté sur LinuxFR.org, une nouvelle annonce dans le domaine bureautique commun au niveau européen vient d’être faite en cette fin de mois à Berlin.

Une coalition d’entreprises européennes du logiciel libre lance Euro-Office, une suite bureautique souveraine et open source.

NdM : sur la thématique de suites bureautiques, beaucoup d’actualités ces derniers temps
ODF est l’avenir, OOXML le passé, NextCloud et le format ODF : des gros nuages orageux, Allemagne : le format ODF obligatoire dans l’administration, ONLYOFFICE suspend son partenariat avec Nextcloud suite a son fork pour le projet Euro-office, Euro-Office : IONOS, Nextcloud et Proton lancent le fork européen d’ONLYOFFICE qui veut en finir avec Microsoft Office, «Bercy réfléchit bien à trouver une alternative au Microsoft de Windows», etc.

Euro-Office est un outil d’édition bureautique en ligne conçu pour être intégré dans des plateformes existantes comme des solutions de partage de fichiers ou de gestion de projet. Contrairement aux suites complètes, il ne gère pas l’ensemble de l’environnement de travail mais se concentre sur l’ouverture, l’édition et la coédition de documents, avec une interopérabilité affichée avec les formats Microsoft.

Portée par Ionos, Nextcloud, XWiki, OpenProject, Eurostack, Soverin, Proton, Abilian et BTactic, l’initiative publie une préversion technique disponible immédiatement sur GitHub, avec une première version stable annoncée pour l’été.

Le projet s'appuie sur le code d’OnlyOffice, qui a une base Open Source, sous licence AGPL.

Elle intervient au moment précis où Onlyoffice met fin à son offre cloud, contraignant des milliers d’organisations à chercher une alternative.

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Plus de 1 000 environnements cloud infectés après une attaque sur le scanner Trivy

Un groupe de pirates a compromis Trivy, un scanner de vulnérabilités open source très utilisé dans les pipelines de développement. Résultat : plus de 1 000 environnements SaaS infectés par un malware qui vole des clés API, des identifiants cloud et des tokens GitHub.

Un scanner de sécurité devenu vecteur d'attaque

Trivy est un outil open source maintenu par Aqua Security. Il sert à détecter des failles, des mauvaises configurations et des secrets exposés dans du code, et il est intégré dans les chaînes de déploiement continu (CI/CD) d'un très grand nombre d'entreprises. Le groupe TeamPCP a réussi à compromettre la version 0.69.4 de Trivy en exploitant une mauvaise configuration dans le composant GitHub Action du projet.

En février, ils ont volé un token d'accès privilégié, et ce token n'a jamais été correctement révoqué. En mars, les attaquants l'ont utilisé pour injecter du code malveillant directement dans le projet, en poussant des images Docker et des versions GitHub vérolées vers les utilisateurs.

Le résultat : 75 des 76 tags de trivy-action ont été remplacés par des versions malveillantes.

La contamination s'étend

L'attaque ne s'est pas arrêtée à Trivy. Le même groupe a aussi compromis liteLLM, une bibliothèque Python qui sert d'interface pour les modèles de langage et qui est présente dans 36 % des environnements cloud.

Ils ont aussi touché KICK (un outil d'analyse statique de Checkmarx) et déployé CanisterWorm, un ver qui se propage via des paquets npm vérolés. Le malware installé est un infostealer qui extrait les clés API, les identifiants de bases de données, les tokens GitHub et toute information sensible accessible dans l'environnement de build.

Mandiant, la branche cybersécurité de Google, estime que plus de 1 000 environnements SaaS sont actuellement compromis, et que ce chiffre pourrait grimper à 10 000. TeamPCP travaillerait avec le groupe Lapsus$, connu pour ses attaques contre Microsoft, Nvidia et Uber.

Des révélations à la conférence RSA

Les détails de l'attaque ont été rendus publics lors de la conférence RSA. Le chercheur en sécurité Paul McCarty a été le premier à tirer la sonnette d'alarme, suivi par les équipes de Socket, Wiz et Aikido.dev. Aqua Security a vu ses 44 dépôts GitHub internes défacés, avec une exposition du code source et des configurations CI/CD.

L'affaire montre à quel point les outils de sécurité open source, quand ils sont mal protégés, peuvent devenir le point d'entrée idéal pour une attaque à grande échelle.

C'est quand même un comble : un scanner de vulnérabilités qui devient lui-même le vecteur d'une attaque. Le fait qu'un simple token non révoqué ait suffi pour compromettre toute la chaîne montre que la sécurité des projets open source reste un vrai sujet. Et quand on sait que liteLLM est présent dans plus d'un tiers des environnements cloud, on mesure l'ampleur du problème...

Source : The Register

Clés API volées - Comment éviter une facture à 82 000 dollars

82 314 dollars, c'est l'incroyable facture que s'est mangé un dev mexicain après 48 heures d'utilisation frauduleuse de sa clé API Gemini. Sa dépense habituelle était de 180 dollars par mois environ, j'imagine que ça lui a fait un peu mal aux fesses. Et c'est une bonne raison pour moi de vous inciter une nouvelle fois à bien sécuriser vos clés API !

Le gars bosse dans une petite startup et de ce que j'ai compris, quelqu'un a chopé ses credentials et s'est lâché sur Gemini 3 Pro pendant deux jours. La réponse de Google ? "Responsabilité partagée". En gros, eux sécurisent l'infra, et vous sécurisez vos clés. Si vous vous faites plumer, c'est votre problème !

Et c'est pas un cas isolé car les chercheurs de Truffle Security ont scanné le web et trouvé 2 863 clés Google API exposées en clair sur des sites publics. Toutes identifiables par le préfixe AIza.

Sauf que comme je vous l'expliquais dans un article précédent, ces clés, à la base, étaient conçues comme de simples identifiants de projet pour Maps et Firebase et la doc Google disait carrément qu'elles n'étaient pas secrètes ! Et quand l'API Gemini a été activée sur ces projets, hé bien ces clés sont devenues des clés d'authentification, sans que personne ne réalise ce changement de paradigme.

Mais bon, plutôt que de chialer comme des fragiles, voyons comment éviter de se retrouver dans cette situation ^^.

Scanner vos secrets existants

Avant tout, faut savoir si vous avez déjà des fuites. Deux outils open source font ça très bien.

TruffleHog scanne vos dépôts Git, vos fichiers, et même vos buckets S3 pour trouver des secrets qui traînent. L'install est simple :

brew install trufflehog
trufflehog git https://github.com/user/project --only-verified

Le flag --only-verified c'est le truc important, ça teste si les secrets trouvés sont encore ACTIFS. Parce que trouver une vieille clé révoquée, on s'en fiche. Attention, ça ne marche pas sur les repos privés sans token d'accès.

Y'a aussi Nosey Parker qui fait le même genre de boulot mais perso, je trouve TruffleHog plus complet pour les clés cloud, même si Nosey Parker est plus rapide pour les gros repos.

Après si vous bossez avec des clés Google spécifiquement, cherchez le pattern AIza dans votre code. Un simple grep suffit :

grep -r "AIza" . --include="*.js" --include="*.py" --include="*.env"

Empêcher les fuites à la source

Scanner c'est bien, mais empêcher les secrets d'atterrir dans Git, c'est mieux. Et pour cela, rien de plus simple... Suffit d'installer un pre-commit hook.

git-secrets d'AWS fait exactement ça :

brew install git-secrets
cd mon-projet
git secrets --install
git secrets --register-aws

Du coup, chaque git commit vérifie automatiquement qu'il n'y a pas de clé AWS qui traîne. Vous pouvez ajouter vos propres patterns (genre AIza pour Google) :

git secrets --add 'AIza[0-9A-Za-z_-]{35}'
git secrets --add 'sk-proj-[0-9a-zA-Z]{48}'

Le deuxième pattern, c'est pour les clés OpenAI (format sk-proj-). D'ailleurs, stockez TOUT dans des fichiers .env et vérifiez que .env est dans votre .gitignore. Ça devrait être un réflexe ! Le piège classique c'est surtout le fichier .env.example qui contient en fait de vraies clés... c'est du vu et revu sur GitHub.

Pour aller plus loin, Vault de HashiCorp gère également vos secrets de manière centralisée avec du chiffrement, de la rotation automatique et des audit logs. C'est carrément le niveau supérieur notamment pour les équipes. C'est bien plus safe que le .env .

Détecter un vol avant la catastrophe

Notre dev mexicain a découvert sa facture APRÈS 48 heures. Deux jours, c'est une éternité alors voilà comment réagir en minutes, et pas en jours.

Sur Google Cloud, allez dans Billing > Budgets & Alerts. Créez un budget avec des seuils à 50%, 90% et 100% de votre budget mensuel. Activez les notifications par email ET par Pub/Sub pour déclencher une Cloud Function qui coupe automatiquement les clés si le seuil est dépassé.

Chez OpenAI, c'est dans Settings > Billing > Usage limits. Vous pouvez définir un hard cap mensuel. Au-delà... plus rien ne passe. Même chose à peu près pour Claude d'Anthropic aussi...

Et surtout, activez la rotation automatique de vos clés. Sur Google Cloud :

gcloud services api-keys list
gcloud services api-keys create --display-name="gemini-prod-$(date +%Y%m)"
gcloud services api-keys delete ANCIENNE_CLE_ID

Les restrictions d'API c'est pas un luxe donc sur chaque clé, limitez les services autorisés (Gemini uniquement si c'est son usage), les IPs sources et le nombre de requêtes par minute. Sauf si vous aimez les surprises à 5 chiffres sur votre relevé bancaire, une clé sans restriction, c'est une carte bleue sans plafond.

Perso, je me suis mis des alertes sur tous mes comptes cloud, que ce soit AWS, GCP ou Azure. Genre, si ça dépasse 50 balles en une journée... hop, notification sur le téléphone. Finalement, c'est 5 minutes de config qui peuvent vous éviter des mois de galère.

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Nextcloud Hub 26 Winter (Nextcloud 33)

Nextcloud vient de sortir la version Hub 26 Winter, alias Nextcloud 33. Cette version se distingue par un gros travail de fond sur les performances, quelques ajouts dans Talk, Office et Mail, ainsi que la possibilité de créer des fédérations plus complètes (pour communiquer plus facilement avec d'autres instances Nextcloud).

Le moteur ADA :

Le changement le plus intéressant côté architecture, c'est l'introduction du moteur ADA (Accelerated Direct Access, clin d'œil à Ada Lovelace).

Concrètement, les deux High Performance Backends (HPB) ont été revus : celui de Nextcloud Files, réécrit en Rust passe en v2.0 et celui de Nextcloud Talk en Go. Le but de ces changements est d'améliorer les performances pour permettre une montée en charge, particulièrement sur les très grandes instances.

Côté base de données, la gestion des aperçus a été revue pour désencombrer le système et gagner en réactivité. Pour les installations utilisant le stockage S3, il y a un gain d'efficacité majeur. Les fichiers et leurs miniatures peuvent désormais être récupérés directement par l'utilisateur depuis le stockage sans avoir besoin d'être traités par le serveur PHP de Nextcloud.

Un article technique dédié rentre dans les détails si vous voulez creuser.

Nextcloud Talk : messagerie et visio

Plusieurs fonctionnalités pratiques font leur apparition :

  • Messages épinglés
  • Messages programmés
  • Affichage des messages côté droit
  • Transcription en direct avec traduction (IA)
  • Options audio avancées : gain automatique, annulation d'écho, suppression du bruit

Nextcloud Mail

L'application Mail reçoit plusieurs améliorations :

  • Pièces jointes visibles dans la liste des fils
  • Invitations de réunion ajoutées automatiquement au calendrier
  • Fils favoris : pour épingler en haut de la boîte de réception les conversations importantes
  • Mode compact : masque les aperçus de messages pour afficher plus d'e-mails…
  • Filtres rapides améliorés : non lus, avec pièces jointes, adressés directement à l'utilisateur

Nextcloud Office

Comparaison de documents

Nextcloud Office propose désormais deux modes de comparaison de fichiers :

  • Côte à côte : les deux versions s'affichent avec les différences surlignées
  • Mode suivi des modifications : les différences sont intégrées dans un seul fichier, navigables et acceptables/refusables une par une

Autres nouveautés Office

  • Sheet Views dans les tableurs : chaque collaborateur peut filtrer les données indépendamment sans perturber les autres.
  • "Présenter à tous" dans les présentations : les participants ouvrent le fichier et suivent le présentateur diapositive par diapositive, sans partage d'écran
  • Tableau de conception dans les tableurs : ajustement du style des tableaux XLSX, bandes de lignes/colonnes, préréglages
  • Support LaTeX dans Nextcloud Text

Nextcloud Whiteboard

Le tableau blanc s'enrichit de minuteries, votes, réactions, commentaires, tables et historique des versions.

Fédération et migration de données

La fédération qui permet de collaborer entre utilisateurs d'instances Nextcloud différentes est étendue à Deck (tableau Kanban), Calendrier et Teams (groupes fédérés).

L'outil de migration utilisateur est maintenant installé par défaut. Il prend en charge l'export/import de Mail, Contacts, Calendrier, Tables et Deck, facilitant le passage d'une instance à une autre.

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OPENALIS.NET un projet ambitieux pour apporter des alternatives dans le paysage numérique FR

Et si nous développions un portail collaboratif communautaire ?

OPENALIS.NET est un projet 100% open source en recherche d'un coup de boost pour arriver sur le marché FR très prochainement.

Un premier tour de table sera mené à partir de la fin du premier trimestre 2026 en fonction des retours de potentiels investisseurs afin de créer une nouvelle structure proposant LE portail collaboratif libre FR à la fois pour les particuliers et les entreprises.
(NdM.: LE ça semble ambitieux pour un nouveau projet avec Cozy/Twake, Nextcloud, Yunohost, etc. en libre sur des secteurs similaires)

Un accès simple pour tout le monde et une plateforme crédible pour les entreprises.

(Le nom du projet est voué à changer par la suite.)

portail-openalis-net

Au programme :

  • plus de 50 applications open source pour couvrir tous nos besoins numériques
  • un accès simple (login + mdp) s'adressant à toutes et tous
  • des offres pour particuliers et entreprises
  • un premier niveau gratuit avec l'essentiel (email, chat, partage de fichiers…)
  • des garanties fortes pour les entreprises (ISO 27001, SecNumCloud…)
  • une équipe FR dédiée à la maintenance et l'évolution de la plate-forme

Une campagne participative est lancée sur Ulule : https://fr.ulule.com/openalis-net/

Les informations du projet sont disponibles sur : https://openalis.net

Lors du dernier salon de l'OSXP sur Paris, OPENALIS.NET a reçu un accueil très chaleureux.

Avec plusieurs centaines de participants à cette campagne nous pourrions changer définitivement la donne en termes d'alternative souveraine sur notre sol et partout ailleurs.

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25 ans de fidélité Apple et paf, compte bloqué sans explication

Edit du 22/12/2025 : Bonne nouvelle ! Le développeur a finalement récupéré son compte. Un employé d'Apple Executive Relations basé à Singapour l'a contacté pour lui annoncer que tout était réglé. Il s'avère que la carte cadeau qu'il avait essayé d'utiliser avait déjà été "consommée" d'une manière ou d'une autre (probablement du tampering classique de carte cadeau), et son compte s'est retrouvé flaggé à cause de ça. Apple lui a conseillé de n'acheter des cartes cadeaux que directement chez eux et quand il a demandé si ça signifiait que leur chaîne d'approvisionnement (Blackhawk Network, InComm et autres revendeurs) était peu fiable, Apple a refusé de commenter. Comme quoi, même après 25 ans de fidélité, faut quand même gueuler un bon coup pour que ça bouge...


Vous vous souvenez de mes conseils sur les backups ? Ceux que je vous rabâche régulièrement depuis des années ? Hé bien voici une histoire qui va vous donner envie de les suivre une bonne fois pour toutes.

Dr Paris Buttfield-Addison, c'est un développeur Apple depuis 25 ans. Le mec a écrit plus de 20 bouquins sur Objective-C et Swift, il co-organise le plus ancien événement développeur Apple non-officiel... Bref, c'est pas un random qui a téléchargé une app météo une fois. C'est un évangéliste Apple depuis 30 ans.

Et bien du jour au lendemain, son compte Apple ID a été fermé. Sans explication. Sans recours. Sans rien.

L'élément déclencheur ? Il a essayé de racheter une carte cadeau Apple de 500 dollars pour payer son abonnement iCloud+ de 6 To. Le code a foiré, le vendeur lui a proposé un remplacement, et quelques temps après... boom, compte verrouillé.

Résultat : environ 30 000 dollars de matos Apple devenu inutilisable, des milliers de dollars de logiciels et médias achetés auxquels il n'a plus accès, plus d'iMessage, et surtout des téraoctets de photos de famille qu'il ne peut plus récupérer. 25 ans de souvenirs numériques, volatilisés.

Le support Apple ? Réponse standard : fermé pour "conformité avec les conditions". Pas d'explication. Zéro escalade possible. Et comme conseil : créer un nouveau compte. Sauf que ça pourrait aussi le faire bannir ce nouveau compte. Logique Apple...

Et le pompon ? On lui a également suggéré de se présenter physiquement au siège australien d'Apple. Comme si le mec allait prendre un billet d'avion pour aller plaider sa cause en personne. C'est difficilement compréhensible comme réponse venant d'une boîte qui vaut 3000 milliards de dollars.

Le truc, c'est que cette histoire peut arriver à n'importe qui. Que ce soit chez Apple, Google ou Microsoft, vous êtes à la merci d'un algorithme qui décide un beau matin que votre compte est suspect. Et bonne chance pour trouver un interlocuteur prêt à mouiller sa chemise pour vous. Spoiler : y'en a pas.

Moi-même j'ai eu tellement de problèmes de synchro avec iCloud au fil des années que j'ai perdu des fichiers. C'est de la merde, vraiment. Optez pour un truc mieux si vous le pouvez.

Du coup, comment éviter ça ? L'idéal c'est l'auto-hébergement si vous avez le temps et les compétences. Sinon, au minimum, faites des backups réguliers de vos données. Pour Apple Notes par exemple, y'a un outil qui s'appelle Exporter qui permet d'exporter toutes vos notes vers du Markdown ou du HTML. Comme ça le jour où Tim Cook décide que votre tronche lui revient pas, vous aurez au moins une copie de vos données quelque part.

Bref, ne faites jamais confiance à 100% à ces plateformes avec vos données les plus précieuses. Elles peuvent vous couper l'accès du jour au lendemain, et vous n'aurez aucun recours...

Source : hey.paris

Quand Microsoft limite à 3 fois par an votre droit de refuser la reconnaissance faciale sur OneDrive

Microsoft vient encore de frapper un grand coup à base de “on vous a pas demandé votre avis mais c’est activé par défaut”. En effet, la firme de Redmond déploie actuellement une fonctionnalité de reconnaissance faciale basée sur l’IA dans OneDrive. Jusque-là, rien de surprenant, Apple Photos et Google Photos font pareil depuis des lustres et c’est pratique car ça permet avec une simple recherche de retrouver dans votre photothèque toutes les photos d’une personne en particulier.

Sauf que Microsoft a décidé d’y ajouter une petite subtilité bien nulle…

Car oui, vous pouvez désactiver cette fonction, ouf ! Sauf que vous ne pouvez le faire que trois fois par an. 3 putain de fois par an ! Donc si vous désactivez, puis réactivez, puis désactivez à nouveau ce paramètre, vous êtes bloqué jusqu’à l’année suivante. Pour le moment, cette fonctionnalité est en test uniquement auprès des utilisateurs de la version Preview donc y’aura peut-être rétropédalage mais les testeurs sont pas jouasses.

Le pire c’est que Microsoft a la fâcheuse habitude de réinitialiser vos paramètres de confidentialité à chaque mise à jour majeure de Windows, donc si Redmond décide de réactiver l’option une quatrième fois dans l’année sans vous demander votre avis… Hé bien y’a de fortes chance que vous soyez coincé plus vite que prévu.

Alors pourquoi cette limitation débile ?

Et bien Microsoft n’a pas daigné donner d’explication officielle à nous pauvre gueux, mais les experts en dingueries de Redmond supposent que c’est lié au coût de suppression des données biométriques. En effet, quand vous désactivez la fonction, Microsoft s’engage à effacer toutes vos données de regroupement facial sous 30 jours et la réactiver ensuite nécessite de réanalyser toutes vos photos avec l’IA. Et ça, ça coûte un pognon de dingue en ressources serveur.

En gros, Microsoft veut éviter que des petits malins fassent du toggle en boucle et mettent leurs clusters GPU à genoux et leur tréso à sec. L’explication se tient c’est vrai, mais du point de vue utilisateur, c’est complètement absurde, surtout que comme d’hab, personne n’explique rien. Puis c’est quand même une fonctionnalité qui scanne les visages de votre famille, vos amis, vos enfants, et qui est activée par défaut sans votre consentement explicite, hein…

D’ailleurs, Thorin Klosowski de l’Electronic Frontier Foundation a réagi officiellement en expliquant que, je cite, “Toute fonctionnalité liée à la vie privée devrait vraiment être opt-in, et les entreprises devraient fournir une documentation claire pour que les utilisateurs comprennent les risques et les avantages avant de faire leur choix.

Ça me semble parfaitement sain et logique… Espérons que Microsoft comprenne cela aussi. La firme assure que vos données biométriques ne sont pas utilisées pour entraîner leurs modèles IA globaux, et on va faire semblant de les croire, mais ça reste du stockage de données biométriques sur des serveurs tiers, activé par défaut, avec une capacité de contrôle artificiellement limitée.

Et comme vous le savez, ça s’inscrit dans une tendance plus large chez Microsoft où Word sauvegarde maintenant par défaut sur OneDrive plutôt qu’en local, où Notepad est connecté au cloud, où Paint tourne à l’IA…et j’en passe. Bref, tout est fait pour que vos données quittent votre machine et atterrissent sur les serveurs de M$.

Bref, si vous utilisez OneDrive et que vous tenez à votre vie privée, gardez bien en tête que vous n’avez droit qu’à trois changement par an donc, comme les 3 voeux du génie de la lampe, utilisez-les avec parcimonie, et priez pour que les mises à jour Windows n’aient pas la bonne idée de réactiver ce truc dans votre dos.

Source

Stockage + chiffrement + gestionnaire de mots de passe à vie ! Merci pCloud !

– Article en partenariat avec pCloud –

Salut les amis !

Alors que le Black Friday approche à grands pas, pCloud débarque avec une promo qui va faire mal au portefeuille des GAFAM mais bien soulager le votre ! En effet, le service de stockage cloud suisse (oui, celui qui respecte vraiment votre vie privée) sort l’artillerie lourde aujourd’hui avec jusqu’à -60% sur leurs plans à vie, mais surtout avec un pack 3en1 exclusif qui regroupe tout ce dont vous avez besoin pour sécuriser votre vie numérique.

Et quand je dis “à vie”, c’est pas du marketing. Un seul paiement, et hop, vous êtes tranquille pour les 99 prochaines années alors que les autres vous pompent en moyenne 10 balles par mois… Là, vous réglez le problème une bonne fois pour toutes.

Le pack 3en1 qui change tout

pCloud lance donc pour ce Black Friday un pack exclusif qui envoie du lourd : 5 To de stockage + pCloud Encryption à vie + pCloud Pass à vie, le tout pour 599 € au lieu de 1498 €. Vous économisez donc 899 balles d’un coup, et vous avez la totale en termes de sécurité !

Mais décortiquons un peu ce pack. Avec 5 To d’espace de stockage, vous avez de quoi stocker l’intégralité de vos photos et vidéos depuis la naissance de votre premier enfant jusqu’à ce qu’il parte de chez vous. pCloud Encryption chiffre également vos fichiers sensibles côté client avant même qu’ils ne partent sur les serveurs, ce qui veut dire que personne ne peut y accéder à part vous ! Et pCloud Pass, c’est, vous l’aurez compris, le gestionnaire de mots de passe qui vous évite de recycler ce bon vieux “Azerty1234” sur tous vos comptes.

Les autres offres Black Friday

Maintenant si ce pack 3en1 vous semble un peu trop ambitieux, pCloud vous propose aussi des plans individuels à vie avec des réductions intéressantes :

  • 1 To à vie : 199€ au lieu de 435€ (-54%)
  • 2 To à vie : 279€ au lieu de 590€ (-53%)
  • 10 To à vie : 799€ au lieu de 1890€ (-58%)

Pour ceux qui calculent vite, 1 To chez Google Drive c’est environ 100 balles par an. Avec pCloud, vous payez 199 € une fois et c’est réglé. Donc au bout de 2 ans, vous êtes déjà gagnant et sur 10 ans, j’en parle même pas.

pCloud Photos débarque et ça change tout

pCloud vient aussi de sortir **une nouveauté qui va faire grincer **des dents chez Google. Il s’agit d’une fonctionnalité de galerie photo intelligente avec éditeur intégré, incluse dans tous les plans sans supplément.

La galerie organise automatiquement pour vous, toutes vos images par date avec un flux chronologique. Vous pouvez ainsi naviguer par année, exclure certains dossiers pour ne pas mélanger vos screenshots avec vos vraies photos, et retrouver n’importe quel cliché en quelques secondes. Comme ça, c’est fini le bordel où les captures d’écran et les logos d’apps se retrouvent mélangés avec vos souvenirs de vacances.

Et le plus chouette je trouve, c’est l’éditeur intégré. Vous modifiez vos photos directement dans pCloud sans avoir à installer Photoshop ou sortir votre CB pour un abonnement Adobe. Vous avez 8 filtres accessibles en un clic (Retrofilm, Vibrant, Vintage, Duotone, Coolbreeze, Redtint, Warmtone, Coldtone), des ajustements précis pour la luminosité, le contraste, les hautes lumières et les ombres, plus les outils classiques comme le recadrage et la rotation. Et tout ça en temps réel, directement dans votre stockage sécurisé.

pCloud a donc clairement décidé de ne plus se contenter de stocker vos fichiers en transformant votre espace cloud en centre de gestion de photos, et tout ça sans avoir à passer par les serveurs de Google qui scannent vos images pour mieux vous balancer des pubs ciblées.

pCloud Encryption : le coffre-fort

Pour ceux qui manipulent des fichiers sensibles, pCloud Encryption est aussi un game changer. Le chiffrement se fait côté client, sur votre machine, avant même que les fichiers ne partent vers les serveurs. Vos clés de chiffrement restent donc uniquement entre vos mains et pCloud applique une politique de confidentialité stricte à “connaissance nulle” (zero knowledge), ce qui veut dire que même eux ne peuvent pas accéder à vos données chiffrées.

C’est le niveau de protection qu’Edward Snowden recommanderait si on lui demandait son avis !

pCloud Pass : le gestionnaire de mots de passe qui assure

Inclus dans le pack 3en1, pCloud Pass simplifie également votre sécurité en ligne puisqu’il stocke tous vos mots de passe de manière chiffrée, génère automatiquement des mots de passe forts et uniques pour chaque compte, et remplit les formulaires de connexion en un clic.

Compatible avec tous les appareils, navigateurs et systèmes d’exploitation, pCloud Pass synchronise vos mots de passe partout. Vous créez un mot de passe ultra-sécurisé sur votre PC, et il est ainsi immédiatement dispo sur votre smartphone. Comme ça, y’a plus besoin de noter vos bons vieux passwords sur ces petits carnets à mots de passe vendus à la FNAC que vos parents adorent vous offrir à Noël parce que vous êtes “geek”. lol

pCloud Drive et les fonctionnalités qui tuent

pCloud Drive transforme aussi votre espace cloud en disque virtuel accessible comme un SSD local. Compatible Windows, macOS et Linux, il synchronise vos fichiers instantanément sur tous vos appareils. Comme ça, si vous travaillez sur un document sur votre PC, il est immédiatement dispo sur votre smartphone. Et les apps mobiles iOS et Android uploadent automatiquement vos photos et vidéos pour libérer de l’espace sur votre téléphone.

Avec pCloud Backup, vos fichiers importants sont sauvegardés en continu en arrière-plan comme ça, plus de prise de tête avec les sauvegardes manuelles. Vous collaborez facilement avec des liens sécurisés, même avec des gens qui n’ont pas pCloud. Le service compte deux centres de données, l’un aux États-Unis et l’autre au Luxembourg, et vous choisissez où vos fichiers sont stockés.

Alors pourquoi pCloud plutôt que les GAFAM ?

Et bien dans ce monde bizarre où Google, Microsoft et consorts se partagent vos données personnelles comme un gâteau d’anniversaire, pCloud arrive avec une approche très différente puisqu’ils sont basés en Suisse avec des serveurs au Luxembourg, et leur service respecte le RGPD et les lois suisses qui sont parmi les plus strictes au monde en matière de protection des données.

pCloud possède également ses propres datacenters, donc pas de sous-location douteuse chez Amazon Web Services ou Google Cloud. Et ainsi, vos fichiers restent en Europe, soumis aux régulations européennes. Pas de scanning automatique pour cibler vos pubs, pas de vente de metadata à des tiers, mais juste du stockage qui respecte votre vie privée.

Avec plus de 22 millions d’utilisateurs qui leur font confiance, pCloud a prouvé que le modèle “paiement unique + respect de la vie privée” fonctionnait. Et franchement, pouvoir dire “mes données sont au Luxembourg” plutôt que “j’sais pas trop où Google planque mes trucs”, c’est quand même plus classe.

Comment profiter de l’offre Black Friday ?

Hé bien c’est hyper simple ! Vous allez sur la page Black Friday pCloud , vous choisissez votre plan (le pack 3en1 si vous voulez la totale, ou un plan individuel si vous avez juste besoin de stockage), vous payez une fois, et c’est réglé comme he vous le disais, pour les 99 prochaines années.

L’offre est valable du 17 au 29 novembre 2025 et si vous hésitez encore, pCloud propose une garantie satisfait ou remboursé.

En tout cas, c’est l’occasion parfaite de reprendre le contrôle de vos données tout en faisant des économies. Et avec les nouvelles fonctionnalités Photos qui viennent de sortir, pCloud devient enfin une alternative crédible à Google Photos sans sacrifier votre vie privée.

L’offre se termine le 29 novembre, alors ne traînez pas trop !

→ Profiter de l’offre Black Friday pCloud

Actualités quantiques d’octobre 2025

Nous voici dans le 74ième épisode de Quantum, le podcast mensuel francophone de l’actualité quantique. Et tant de news, anecdotes et analyse à partager en compagnie de Fanny Bouton. Au menu, nous avons toujours plein d’événements, et surtout la saison des prix Nobel de physique et les dernières annonces de Google. Sans compter diverses actualités […]

GoBackup - Pour sauvegarder vos bases de données facilement

Vous savez, ce script bash de backup que vous avez écrit en 2018 et que vous n’osez plus toucher ? Celui avec les 150 lignes de mysqldump + tar + gzip + aws s3 cp qui marche à moitié et que vous relancez manuellement quand il plante ?

Hé bien vous allez pouvoir le foutre à la poubelle parce que maintenant y’a GoBackup !

GoBackup c’est un binaire codé en Go qui remplace tous vos scripts de backup maison d’un coup. MySQL, PostgreSQL, MongoDB, Redis, peu importe. Local, FTP, S3, Google Cloud, Azure, peu importe. Vous installez, vous configurez un fichier YAML, et c’est fini.

Ensuite, vous n’aurez plus jamais besoin de retoucher à tout ce bordel.

Avant GoBackup y’avait backup/backup, une gem Ruby qui faisait exactement ce job avec de la sauvegarde automatique, multi-bases, multi-destinations et c’était bien. Sauf que Ruby c’est lourd et les dépendances Ruby c’est l’enfer. Du coup le projet est mort tout doucement. Heureusement, huacnlee, un dev chinois, en a eu marre alors il a tout réécrit en Go. Zéro dépendance externe et un seul binaire compilé (installable aussi avec Brew pour ceux qui sont sous macOS).

Vous pouvez l’installer comme ceci (vérifiez le script) :

curl -sSL https://gobackup.github.io/install | sh

Ou via homebrew comme ceci :

brew install gobackup

Avec GoBackup, vous définissez vos bases de données, vos fichiers à archiver, vos destinations de stockage, votre planning, tout dans un fichier YAML propre et ensuite le binaire gère tout : Compression, chiffrement, upload, rotation des backups, notifications si ça échoue…etc. Bref, tout ce que vous faisiez à la main avec vos scripts pourris.

Et GoBackup est pas juste un CLI (Interface en ligne de commande). C’est un CLI + un daemon + une Web UI + un scheduler. Comme ça vous lancez “gobackup start” et ça tourne en background.

Le daemon surveille alors le planning défini dans votre config et lance les backups automatiquement. Et l’interface web vous permet de voir l’état des backups, les logs, les erreurs.

Avec GoBackup, vous remplacez littéralement 5 outils en un : votre script bash + cron + un monitoring pourri + un truc pour lire les logs + l’interface d’admin que vous avez jamais eu le temps de faire.

Votre config ressemble à ça :

models:
 mon_app:
 compress:
 type: tgz
 databases:
 mon_mysql:
 type: mysql
 host: localhost
 database: ma_base
 username: user
 password: $MYSQL_PASSWORD
 storages:
 mon_s3:
 type: s3
 bucket: mes-backups
 region: eu-west-1
 access_key_id: $AWS_KEY
 secret_access_key: $AWS_SECRET
 schedule:
 every: 1day
 at: "04:05"

Et c’est tout. Avec ce fichier, GoBackup dump votre base MySQL tous les jours à 4h05, compresse en .tar.gz, chiffre si vous voulez, et upload sur S3. Et si ça échoue vous recevez une notif. Et si ça marche vous avez les logs comme ça, pas besoin de surveiller, ni de débugger à 3h du matin parce que le backup a planté et que vous avez perdu 6 mois de données.

Notez quand même que GoBackup fait du backup classique, et pas du backup incrémental intelligent à la Restic ou à la Borg donc si vous avez 500 GB de données à backup tous les jours vous allez peut-être préférer un outil plus sophistiqué mais pour 90% des cas d’usage sysadmin standard, GoBackup suffira largement.

Votre script bash dégeu a eu une belle vie, il peut maintenant partir à la retraite.

Un incendie et pas de backup - La Corée du Sud perd 858 To de données gouvernementales

Vous vous souvenez de cette règle de base en informatique, que je vous rabâche régulièrement, et qui dit de toujours avoir plusieurs sauvegardes de vos données critiques ?

Hé bien apparemment, le gouvernement sud-coréen a zappé ce cours, car le 26 septembre dernier, un incendie s’est produit au centre de données NIRS (National Information Resources Service) à Daejeon et a cramé 858 téraoctets de fichiers gouvernementaux . Et y’a pas de backup. Nada.

Le feu a démarré pendant une opération de maintenance sur une batterie lithium-ion dans laquelle une cellule a lâché , déclenchant ce qu’on appelle un emballement thermique… En gros, la batterie s’est transformée en bombe incendiaire et le brasier s’est propagé dans la salle serveur du cinquième étage, faisant tomber 647 services en ligne gouvernementaux d’un coup. Parmi eux, 96 systèmes critiques ont été directement détruits, et 551 autres ont été coupés préventivement pour éviter que la chaleur les bousille aussi.

Le système qui a morflé le plus, c’est G-Drive, le cloud de stockage utilisé par les fonctionnaires sud-coréens depuis 2018. Environ 750 000 employés du gouvernement central peuvent stocker leurs documents de travail dessus, mais seulement 125 000 l’utilisaient vraiment. Chacun disposait d’environ 30 Go d’espace de stockage, ce qui fait qu’au total le système contenait 858 To de données de travail accumulées sur huit ans.

Snif…

Mais attendez, je ne vous ai pas encore donné la raison pour laquelle il n’y avait aucune sauvegarde externe. En fait, leur G-Drive est conçu comme un système de stockage haute capacité, mais basse performance, et ils ont des contraintes réglementaires qui imposent un stockage exclusif sur cette plateforme afin d’éviter les fuites de données.

Autrement dit, pour se prémunir contre les risques de fuite, ils ont créé un point de défaillance unique. Bravo !

Du coup, quand l’incendie a détruit les serveurs physiques, tout est parti en fumée. Huit ans de documents de travail pour certains ministères, qui ont été complètement perdus… C’est surtout le ministère de la Gestion du Personnel qui s’est pris la claque la plus violente parce qu’il avait rendu obligatoire le stockage de tous les documents sur G-Drive uniquement. D’autres organismes comme le Bureau de Coordination des Politiques Gouvernementales, qui utilisaient moins la plateforme, ont moins souffert.

Bref, les autorités essaient maintenant de récupérer ce qu’elles peuvent depuis d’autres sources. Y’a des petits bouts de fichiers sauvegardés localement sur les ordinateurs personnels des fonctionnaires le mois précédent, les emails, les documents officiels validés et les archives papier… Bref, pour tous les documents officiels passés par des processus d’approbation formels, il y a un espoir de récupération via leur système OnNara (un autre système gouvernemental qui stocke les rapports finaux), mais pour tout le reste (brouillons, fichiers de travail en cours, notes internes…etc.) c’est mort de chez mort…

Le ministère de l’Intérieur a expliqué que la plupart des systèmes du centre de Daejeon sont normalement sauvegardés quotidiennement sur des équipements séparés dans le même centre ET dans une installation de backup distante. Mais G-Drive, lui, n’avait pas, comme je vous le disais, cette possibilité.

Évidemment, cet incident a déclenché une vague de critiques acerbes sur la gestion des données gouvernementales sud-coréennes. Un système de backup en miroir en temps réel qui duplique le serveur principal pour assurer la continuité de service en cas de panne, était complètement absent de l’infrastructure et pour un système aussi critique que le stockage de documents de 750 000 fonctionnaires, c’est difficilement compréhensible.

Voilà donc le gouvernement estime qu’il faudra jusqu’à un mois pour récupérer complètement les 96 systèmes de base directement endommagés par l’incendie et pour G-Drive et ses 858 To de données, par contre, c’est une autre histoire, car sans backup, les données sont définitivement perdues.

De plus, cet incendie déclenche actuellement un genre d’examen mondial des batteries lithium-ion dans les datacenters et des architectures de plan de reprise d’activité (PRA). Les batteries lithium-ion sont en effet utilisées partout pour l’alimentation de secours, mais leur risque d’emballement thermique en cas de défaillance pose de sérieuses questions sur leur place dans des infrastructures critiques…

Bref, je souhaite bon courage aux Coréens, et j’espère que tout le monde saura tirer des enseignements de ce malheureux incendie…

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SHAI - Le développeur qui vit dans votre terminal

Shai, c’est un collègue développeur qui ne dort jamais, qui ne râle jamais quand vous lui demandez de déboguer votre code à 3h du matin, et qui vit littéralement dans votre terminal. C’est un outil qui s’inscrit dans la même lignée que Codex ou Claude Code et qui est 100% français puisque proposé par OVHcloud.

Terminé donc les outils qui nécessitent des interfaces graphiques lourdes ou des plugins IDE complexes puisqu’ici, tout se passe dans le terminal.

L’installation tient en une seule ligne :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/ovh/shai/main/install.sh | sh

Et en quelques secondes, vous avez un assistant IA fonctionnel, prêt à vous épauler dans vos tâches quotidiennes. Pas de configuration complexe, pas de dépendances infernales à gérer. Bien sûr, comme pour tout script téléchargé, pensez à vérifier le contenu avant exécution.

Vous l’aurez compris, SHAI ne se contente pas d’être un simple chatbot qui répond à vos questions. Il peut véritablement prendre le contrôle et exécuter des commandes, créer des fichiers, déboguer votre code, et même automatiser des workflows complets. Vous pouvez lui demander de créer un site web complet, de convertir des fichiers d’un format à l’autre, ou de corriger cette commande shell que vous n’arrivez jamais à mémoriser correctement.

La philosophie “written in Rust with love” inscrite dans le code du projet n’est pas non plus qu’une simple formule marketing car le choix de Rust garantit des performances exceptionnelles et une sécurité mémoire à toute épreuve. Avec 99,2% du code en Rust, les développeurs d’OVHcloud ont clairement misé sur la robustesse et la rapidité d’exécution. Je tiens quand même à dire qu’au cours de mes tests, j’ai quand même eu quelques plantages de l’application. Mais elle est encore jeune, donc j’espère que ça va s’améliorer.

Ce qui distingue vraiment SHAI des autres assistants IA, c’est sa capacité à fonctionner en mode “headless”. Vous pouvez simplement lui envoyer des prompts via un pipe Unix : echo "crée-moi un hello world en Python" | shai. Et rien que cette fonctionnalité ouvre des possibilités infinies pour l’automatisation et l’intégration dans des pipelines CI/CD existants.

Plus impressionnant encore, le mode “shell assistant” transforme SHAI en véritable garde du corps de votre terminal. Une fois activé, chaque fois qu’une commande échoue, SHAI intervient automatiquement pour vous proposer une correction. Plus besoin de chercher sur Stack Overflow pourquoi votre commande tar ne fonctionne pas comme prévu.

Pour réussir tout ça, il utilise par défaut Qwen3-32B mais rassurez vous, y’a moyen de changer de provider. L’aspect multi-provider est donc crucial et heureusement SHAI n’est pas verrouillé sur un seul modèle d’IA. Vous pouvez donc configurer différents providers selon vos besoins, vos préférences ou vos contraintes de confidentialité. Mais par défaut, OVHcloud propose un accès anonyme (avec limitation de débit) pour que tout le monde puisse tester l’outil sans engagement. Perso, j’ai éclaté la limite au bout de quelques minutes d’utilisation. Snif.

Lors de mes tests, j’ai aussi constaté que les commandes qu’on appelle normalement avec le “/” n’ont pas fonctionné chez moi et concernant le thème de l’interface de Shai, en fonction des couleurs de votre terminal, ça peut vite être illisible. C’est dommage mais j’imagine que ça va se bonifier avec le temps…

Voilà, avec Shai , OVHcloud mise clairement sur cette approche minimaliste mais puissante pour séduire les développeurs qui veulent de l’IA sans les complications habituelles et surtout qui tourne sur le sol français, dans le respect de vos données personnelles.

Je leur souhaite plein de succès !

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TailGuard - La solution Docker qui marie WireGuard et Tailscale pour du VPN surpuissant

Vous en avez marre de jongler entre différents clients VPN selon vos appareils ?

Alors ça tombe bien puisque je viens de tomber sur TailGuard , un projet open source qui est une application Docker, mise au point par un certain Juho Vähä-Herttua qui sert de passerelle entre WireGuard et Tailscale .

Si vous n’avez jamais entendu parler de ces deux technologies, laissez-moi vous faire un petit récap rapide… WireGuard, c’est LE protocole VPN moderne ultra-rapide dans le vent, et Tailscale, c’est LA solution mesh VPN qui fait un carton en ce moment.

Et le truc chouette avec TailGuard, c’est qu’il résout ce casse-tête des appareils qui ne peuvent pas faire tourner Tailscale nativement. Vous savez, ces vieux routeurs, ces IoT un peu bizarres ou ces environnements restreints où installer un client VPN moderne c’est plus compliqué que d’avoir un Premier Ministre décent. Mais avec TailGuard, vous créez ainsi un pont entre votre infrastructure WireGuard existante et le réseau mesh de Tailscale. Pas besoin de tout refaire de zéro, c’est plutôt bien pensé.

Alors, comment ça marche ?

Et bien en gros, vous avez un serveur WireGuard qui tourne quelque part, avec ses configurations et ses clés et TailGuard, lui, vient se greffer dessus via Docker et expose automatiquement vos sous-réseaux WireGuard sur Tailscale. Du coup, tous vos appareils Tailscale peuvent accéder à vos ressources WireGuard, et inversement. C’est du routage bidirectionnel automatique, avec support IPv4 et IPv6.

Pour l’installation, c’est un jeu d’enfant. Vous téléchargez votre config WireGuard client, vous la sauvegardez en wg0.conf, vous créez un réseau IPv6 Docker et vous lancez le container avec les bons volumes.

docker network create --ipv6 ip6net
docker run -it \
 -v ./wg0.conf:/etc/wireguard/wg0.conf -v ./state:/tailguard/state \
 --cap-add NET_ADMIN --device /dev/net/tun \
 --sysctl net.ipv4.ip_forward=1 --sysctl net.ipv6.conf.all.forwarding=1 \
 --sysctl net.ipv4.conf.all.src_valid_mark=1 \
 --network ip6net -p 41641:41641/udp \
 --name tailguard juhovh/tailguard:latest

Et en quelques minutes, votre passerelle est opérationnelle. Et le petit plus, c’est que vous pouvez personnaliser pas mal de paramètres via des variables d’environnement : nom des interfaces, clé d’authentification Tailscale, routes spécifiques, hostname, etc.

L’un des gros avantages de cette approche, c’est la centralisation de la gestion des clés. Plus besoin de distribuer des configs WireGuard à tous vos appareils. Tailscale gère l’authentification avec votre provider d’identité préféré (Okta, Google, GitHub, etc.) et TailGuard fait le lien avec votre infra WireGuard. Cette architecture mesh a aussi le gros avantage d’éliminer les points de défaillance uniques des VPN traditionnels.

Et en termes de sécurité, on est sur du solide car chaque connexion reste chiffrée de bout en bout avec WireGuard, réputé pour sa robustesse cryptographique. Et Tailscale ajoute sa couche de zero-trust avec authentification continue et politiques d’accès basées sur l’identité. Comme ça, plus besoin de faire confiance au réseau, puisque chaque requête est vérifiée.

Et pour ceux qui ont des besoins plus spécifiques, TailGuard offre la possibilité de créer des architectures plus complexes. Vous pouvez par exemple router certains sous-réseaux spécifiques, gérer plusieurs tunnels WireGuard, ou même créer des passerelles redondantes pour la haute disponibilité.

Un truc que j’ai trouvé pas mal du tout en testant, c’est la possibilité de faire du SSO (Single Sign-On) sur des équipements qui normalement ne le supportent pas. Votre vieux serveur Linux avec WireGuard devient soudainement accessible via votre compte Google ou Microsoft, grâce à la magie de Tailscale. Pratique pour les équipes qui souhaitent standardiser leurs accès sans tout migrer.

Et si vous vous demandez pourquoi ne pas utiliser directement Tailscale partout, la réponse est simple : Parfois, c’est juste impossible ou trop compliqué. Certains environnements embedded, certains OS propriétaires ou certaines architectures exotiques ne peuvent pas faire tourner le client Tailscale.

TailGuard vient donc combler ce gap en utilisant WireGuard comme protocole universel de base.

Voilà, c’est encore une fois un projet sous licence MIT qui est activement maintenu sur GitHub. Bref, si vous cherchez une solution pour unifier vos VPN sans tout casser, TailGuard mérite vraiment le coup d’œil !

C'est fou ! 48 000 sites de phishing hébergés tranquillement chez Google et Cloudflare durant 3 ans

Si comme moi, vous payez rubis sur l’ongle Google Cloud ou Cloudflare pour héberger vos services parfaitement légaux, et bien sachez que pendant que vous respectiez scrupuleusement leurs conditions d’utilisation tordues, une opération de phishing monumentale utilisait tranquillement leurs infrastructures pour cloner des sites du Fortune 500. Ça a duré trois ans sans que personne ne soit inquiété et cela malgré 265 signalements publics…

Ce sont les chercheurs de Deep Specter Research qui ont découvert un empire du phishing qui ferait passer les arnaqueurs nigérians pour des amateurs. Je vous parle de 48 000 hosts virtuels répartis sur plus de 80 clusters, tous bien au chaud sur l’infrastructure premium de Google Cloud à Hong Kong et à Taiwan. Le tout géré évidemment comme une vraie plateforme phishing-as-a-service, avec sept évolutions techniques majeures sur la période.

Les criminels utilisaient HTTrack Website Copier , un vieiiiil outil parfaitement légal de scraping web, pour créer des clones parfait au pixel près de +200 grandes entreprises. Lockheed Martin, le géant de la défense américaine , s’est notamment retrouvé avec un jumeau malveillant hébergé sur le domaine militaryfighterjet.com. C’est un site qui parlait initialement d’avions de chasse et qui s’est transformé en casino en ligne tout en servant de façade pour du phishing ciblé.

La technique était redoutablement efficace. Les attaquants récupéraient des domaines expirés qui appartenaient à des organisations légitimes. Ces domaines gardaient ainsi leur réputation, leurs backlinks, parfois même leurs communautés sur les réseaux sociaux.

Et pour éviter la détection, le système de cloaking analysait en temps réel les headers HTTP, les user agents et la géolocalisation IP. Donc si vous étiez un bot de Google ou un chercheur en sécurité, vous voyiez un site normal. Mais si vous étiez une vraie victime potentielle, c’était bienvenue dans la matrice. Cette technique sophistiquée a permis aux sites malveillants de maintenir d’excellents rankings SEO tout en servant leur contenu frauduleux aux bonnes personnes.

L’infrastructure comptait 86 adresses IP physiques côté Google Cloud, mais le réseau virtuel était bien plus vaste avec 44 000 adresses IP virtuelles chez Google et 4 000 chez d’autres hébergeurs. En mars 2025, l’opération a d’ailleurs atteint son pic avec 33 890 observations actives selon les données de Deep Specter. Sur l’année 2025 seule, on comptait 2 791 hosts avec 56 075 observations au total.

Mais voilà le scandale dans le scandale… malgré 265 détections publiques par des chercheurs et des outils de threat intelligence, ni Google ni Cloudflare n’ont suspendu les comptes concernés. Les signalements incluaient des domaines malveillants, des adresses IP compromises et des certificats SSL frauduleux.

Mais aucune réponse des géants du cloud… Rien. Nada. Que dalle.

Cette passivité a fait passer ces entreprises, de, je cite “neutral intermediaries” en “de facto enablers of illicit activity”. Traduction, au lieu d’être des hébergeurs neutres, ils sont de par leur inaction, devenus des complices.

Les conséquences pour les entreprises clonées sont également désastreuses car au-delà des pertes de trafic organique qui se traduisent directement en manque à gagner, elles font face à des risques légaux majeurs. Violations potentielles du RGPD si des données européennes sont compromises, problèmes DMCA pour le contenu copié, scrutin de la FTC américaine, obligations de divulgation SEC… Sans compter les frais juridiques pour tenter de faire fermer ces clones.

Visiblement, il y a des problèmes de gouvernance majeurs chez les géants du cloud… Les providers ont les moyens techniques de détecter ces abus, mais apparemment, tant que les factures sont payées, la motivation pour agir reste limitée…

Les chercheurs appellent donc Google, Cloudflare et les marques affectées à renforcer leurs mécanismes de détection, fermer les boucles de monitoring et appliquer des politiques strictes de résiliation de comptes.

Je suis pas sûr que le message passe mais bon, après ça les expose à des risques juridiques, alors ils seront peut-être plus sérieux la prochaine fois…

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35 secondes de folie - Comment Cloudflare a encaissé une nouvelle attaque DDoS record !

35 secondes… C’est même pas le temps qu’il vous faut pour réchauffer votre café au micro-ondes. Par contre, c’est pile poil le temps qu’il a fallu à des attaquant pour balancer 11,5 térabits par seconde sur les serveurs protégés par Cloudflare. Pour vous donner une idée, c’est comme si quelqu’un vous envoyait 10 000 films HD d’un coup, direct dans la tronche.

Cette attaque monumentale s’inscrit dans une série d’assauts qui deviennent de plus en plus violents. Par exemple, au premier trimestre de cette année, Cloudflare a bloqué 20,5 millions d’attaques DDoS. C’est quand même une augmentation de 358% par rapport à l’année dernière. Visiblement, quelqu’un s’amuse à tester les limites de l’infrastructure Internet mondiale… Mais le plus bizarre dans cette histoire, c’est l’origine de l’attaque.

Apparemment, la majorité du trafic malveillant provenait de ressources compromises sur Google Cloud Platform, donc de serveurs légitimes, payés rubis sur l’ongle par des entreprises lambda, transformés en armes de destruction massive de réseau. Le modèle pay-as-you-go du cloud est devenu une aubaine pour les attaquants qui peuvent louer une gigantesque puissance de feu quasi illimitée juste le temps de leur méfait.

L’attaque dont on parle aujourd’hui a utilisé la technique du UDP flood. Celle-ci est un peu vicieuse car contrairement au protocole TCP qui établit une connexion avant d’envoyer des données, l’UDP balance tout sans prévenir. Ainsi, chaque paquet UDP force le serveur victime à allouer des ressources pour le traiter, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus répondre aux requêtes légitimes.

Et ce qui est impressionnant, c’est la rapidité de montée en puissance car les systèmes de Cloudflare ont détecté une progression de zéro à 11 térabits en moins de 10 secondes. C’est plus rapide qu’une Tesla qui passe de 0 à 100 et les défenses automatisées ont immédiatement appliqué des règles de limitation et du filtrage par IP pour étouffer l’attaque avant qu’elle ne fasse des dégâts.

Le rapport Q1 2025 de Cloudflare révèle que Google Cloud (AS396982) figure parmi les principaux réseaux sources d’attaques DDoS HTTP et la plupart des réseaux dans ce classement sont des fournisseurs cloud ou d’hébergement connus. D’ailleurs, pour aider ces fournisseurs à identifier et neutraliser les comptes abusifs, Cloudflare propose gratuitement un flux des botnet qui font des attaques DDoS afin que tout le monde puisse rapidement les bloquer. C’est leur façon de dire “on est tous dans le même bateau, entraidons-nous”.

En tout cas, cette attaque de 11,5 Tbps pulvérise totalement le précédent record établi en juin dernier, qui plafonnait à 7,3 Tbps. À ce rythme, on se demande où ça va s’arrêter, d’autant plus que ce n’est pas un cas isolé. Cloudflare rapporte en effet avoir bloqué des centaines d’attaques dépassant 1 Tbps ces dernières semaines, incluant une attaque UDP distincte qui a atteint 5,1 milliards de paquets par seconde. Pour contextualiser, c’est comme si chaque être humain adulte sur Terre vous envoyait un SMS.

Évidemment, l’industrie s’inquiète de cette escalade et sans protection de type Cloudflare, une attaque de cette ampleur mettrait n’importe quel site hors ligne instantanément. Même avec toute la bonne volonté du monde, votre FAI ne pourrait pas absorber 11,5 térabits de trafic malveillant… En tout cas, j’ai hâte de lire le rapport de Cloudflare qui devrait arriver bientôt…

Je me demande comment on pourrait se passer de Cloudflare maintenant… Ils sont devenus tellement incontournables… Ils sont un bouclier incroyable mais également un point de centralisation dramatique pour le net.

En attendant, une chose est sûre, les attaques DDoS ne sont plus ce qu’elles étaient. On est passé du petit script kiddie qui s’amuse à faire tomber le site de son lycée avec LOIC à des opérations massives capables de mettre à genoux des infrastructures entières… Et avec l’évolution du cloud et de l’IA, on n’a probablement encore rien vu.

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Chiffrez vos sauvegardes avant de les envoyer dans le cloud

On le sait tous, utiliser des services de cloud comme OneDrive ou Google Drive nous expose à une violation de notre vie privée par des organismes gouvernementaux mais aussi à de simples piratages, ransomwares et fuites de données qui pourraient rendre publics nos fichiers.

Alors, si vous voulez vraiment utiliser ce genre de services, il n’y a qu’un seul moyen de protéger efficacement ses données : Les chiffrer.

Et pour chiffrer ses données avant de les envoyer là-bas loin, dans les data centers, il existe un soft gratuit et open source baptisé Duplicati pour vous aider.

Duplicati est un outil pour Windows, macOS et Linux qui vous permet de programmer des sauvegardes chiffrées des répertoires de votre choix. La version 2.1 stable apporte une refonte complète avec une interface web moderne accessible depuis votre navigateur et le chiffrement se fait toujours en AES-256 (ou GNU Privacy Guard si vous préférez), garantissant que vos fichiers sont sécurisés localement avant même de quitter votre machine.

Le logiciel supporte une liste impressionnante de destinations : serveurs personnels (via SFTP/FTP/WebDAV), mais aussi Google Drive, Dropbox, OneDrive, Backblaze B2, Amazon S3, MEGA, Box, et bien d’autres. Vous pouvez même sauvegarder sur des disques locaux, clés USB ou partages SMB.

Le système de sauvegarde incrémentale est particulièrement efficace… Après une première sauvegarde complète, seules les modifications sont envoyées. Si vous modifiez un document de 2 Mo dans un dossier de 10 Go, seuls ces 2 Mo seront transférés lors de la prochaine sauvegarde. Économie en bande passante et en espace disque !!

Le planificateur intégré vous permet aussi d’automatiser complètement vos sauvegardes. Plus besoin d’y penser, Duplicati s’occupe de tout aux heures que vous avez définies. Un système de notification vous prévient même des mises à jour disponibles.

Attention cependant, y’a quelques points de vigilance comme la base de données qui peut parfois se corrompre en cas de coupure pendant une sauvegarde, et l’interface qui propose tellement d’options avancées qu’il vaut mieux se documenter avant de toucher aux paramètres complexes. Si vous cherchez des alternatives, Rclone, Restic, Macrium Reflect ou Veeam sont aussi des options solides selon vos besoins.

Pour l’installation, rendez-vous sur le GitHub officiel, téléchargez la version pour votre OS et lancez l’installation. La configuration initiale est simple. Vous créez une nouvelle sauvegarde, sélectionnez vos dossiers, choisissez votre destination cloud, définissez un mot de passe de chiffrement (à conserver précieusement !), et vous programmez la fréquence.

Je vous conseille quand même de commencez avec un petit dossier de test pour vous familiariser avec l’interface et SURTOUT, testez régulièrement la restauration de vos fichiers, car une sauvegarde qu’on ne peut pas restaurer ne sert à rien !

Voilà avec toutes les menaces qui pèsent sur nos données, une solution de sauvegarde chiffrée n’est plus une option. Duplicati reste une excellente solution gratuite et open source pour protéger efficacement vos fichiers dans le cloud.

Article publié initialement le 25/11/2014 et mis à jour le 05/08/2025.

pCloud sort l'artillerie lourde pour le 14 juillet : -70% sur le stockage à vie + gestionnaire de mots de passe offert ! 🎆

– Article en partenariat avec pCloud

Salut la compagnie !

Alors que tout le monde se prépare à faire péter les saucisses merguez et à regarder les feux d’artifice, pCloud nous sort une promo qui va faire plus de bruit que tous les pétards du 14 juillet réunis. Le service de stockage cloud suisse (oui, celui qui respecte vraiment votre vie privée) débarque avec des offres complètement folles à savoir jusqu’à -70% sur leurs plans à vie, avec en prime le gestionnaire de mots de passe pCloud Pass Premium offert !

Revue de presse de l’April pour la semaine 26 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[ZDNET] L'IA frappe à la porte, et les compétences en logiciels libres vont sauver votre carrière

✍ Steven Vaughan-Nichols, le vendredi 27 juin 2025.

Personne ne sait à quoi ressemblera le marché de l’emploi de demain. Mais les personnes dotées de compétences en matière d’IA ET de logiciels libres s’en sortiront beaucoup mieux que les autres.

Et aussi:

[01net.] Le déjeuner le plus fou d'Internet: Bill Gates rencontre enfin le père de Linux

✍ Hadrien Augusto, le mardi 24 juin 2025.

Jamais le patron de Microsoft n’avait rencontré Linus Torvalds de Linux. Il y a vingt ans, leur rivalité démontrait le choc de deux visions dans la nouvelle ère Internet: le logiciel propriétaire et l’open source.

[Le Monde Informatique] Lyon délaisse la suite Office de Microsoft pour l'open source

✍ Reynald Fléchaux, le mardi 24 juin 2025.

La troisième ville française va miser sur une suite collaborative open source développée localement par un syndicat intercommunal et remplacer progressivement les logiciels Microsoft.

Et aussi:

[cio-online.com] La Commission européenne veut passer d'Azure à OVHcloud

✍ Reynald Fléchaux, le lundi 23 juin 2025.

Alors que les questions d’indépendance numérique de l’Europe se font plus prégnantes, la Commission européenne étudie sa migration hors du cloud de Microsoft. Le Français OVH serait en pôle position pour remplacer Azure.

Et aussi:

[Silicon] Slack face à la perspective d'un exode massif des communautés open source

✍ Clément Bohic, le lundi 23 juin 2025.

Slack a engendré un électrochoc au sein de grandes communautés (CNCF, Kubernetes…) en annonçant restreindre les capacités de leurs comptes. Il a fait marche arrière, mais la quête d’une alternative semble enclenchée.

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Revue de presse de l’April pour la semaine 23 de l’année 2025

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[InformatiqueNews.fr] Open source + ERP: un socle technique agile pour ESN

✍ Romain Greffier, le vendredi 6 juin 2025.

ERP data-centric et open source: un duo stratégique pour les ESN, entre agilité, personnalisation et souveraineté technologique.

[BFMtv] Comment un logiciel open source a permis l'attaque ukrainienne contre les bombardiers russes

✍ Théotim Raguet, le jeudi 5 juin 2025.

Une attaque massive de drones ukrainiens a détruit plusieurs avions russes ce dimanche 1er juin. Le pilote automatique des engins est en réalité un logiciel que n’importe qui peut télécharger.

[ZDNET] Comment les agents d'IA pour le codage pourraient infiltrer et détruire les logiciels libres

✍ David Gewirtz, le mardi 3 juin 2025.

Imaginez qu’une seule ligne de code malveillante échappe à vos yeux fatigués et que toute votre application soit soudain compromise. Oui, les agents d’IA pourraient être les saboteurs silencieux de la prochaine grande crise de cybersécurité.

[Le Canard enchaîné] Dépense publique: Microsoft fait les poches des flics (€)

✍ Odile Benyahia-Kouider, Christophe Labbé, le mardi 3 juin 2025.

Contrairement à leurs homologues de la gendarmerie, qui ont commencé à changer de logiciel dès 2009, les poulets se sont embourbés avec Microsoft et continuent de raquer plus de 7 millions tous les ans. Résultat : ils vont devoir mettre à la poubelle 25 000 ordinateurs, dont le système d’exploitation sera bientôt obsolète.

[Next] Murena lance son système mobile open source et dégooglisé /e/OS 3.0

✍ Vincent Hermann, le mardi 3 juin 2025.

Fondée par Gaël Duval, la société française Murena vient de lancer la troisième version majeure de son système d’exploitation mobile /e/OS. Les nouveautés sont nombreuses et dans la lignée des améliorations dont nous avait parlé le fondateur en février: un renforcement des protections de la vie privée, des services et de la collaboration.

[Next] SecNumCloud: pour l'ANSSI, «rien ne s'oppose» à la qualification de Bleu et S3ns

✍ Sébastien Gavois, le mardi 3 juin 2025.

Vincent Strubel, directeur général de l’ANSSI, était auditionné la semaine dernière par une Commission d’enquête du Sénat sur «les coûts et les modalités effectifs de la commande publique et la mesure de leur effet d’entraînement sur l’économie française».

[Science et vie] Ces logiciels Open Source sont à adopter urgemment si vous voulez vous libérer de Facebook et Google

✍ Auriane Polge, le lundi 2 juin 2025.

Plus qu’une tendance marginale, l’adoption massive d’outils collaboratifs ouverts s’impose dans tous les secteurs, du grand public aux institutions. Ils offrent des réponses concrètes aux enjeux de souveraineté numérique, d’éthique technologique et de respect des utilisateurs. En 2025, difficile de les ignorer.

[ZDNET] Partage de vidéos: Framasoft lance un financement participatif pour PeerTube

✍ Thierry Noisette, le samedi 31 mai 2025.

L’association libriste veut améliorer l’appli mobile de sa solution libre et décentralisée de partage de vidéos.

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Actualités quantiques d’avril 2025

Nous voici dans le 69e épisode de Quantum, le podcast de l’actualité quantique, toujours avec le duo Fanny Bouton et Olivier Ezratty. Au menu, une visite d’Olivier à Boston au MIT, puis à Montpellier, Fanny à Devoxx, une conférence sur les communications quantiques à Athènes, un agenda à craquer d’événements business et scientifiques dans les […]

WoPiX, un serveur WOPI libre, indépendant, simple et léger

Un serveur WOPI (Web application Open Platform Interface) permet à un logiciel client de modifier un fichier stocké sur un serveur. C'est la couche indispensable pour qu'OnlyOffice, LibreOffice (Collabora Online) et d'autres suites bureautiques puissent être utilisés sur le web. Ainsi, lorsque vous réclamez l'ouverture d'un document depuis votre navigateur web, vous vous connectez à la suite bureautique en ligne avec une URL particulière, contenant, entre autres, le nom du fichier à ouvrir. La suite bureautique peut alors discuter avec le serveur WOPI pour récupérer le document. Les lectures, écritures et modifications d'un document sont gérées par le serveur WOPI, à la demande de la suite bureautique. Le protocole a été créé par Microsoft en 2012, la révision 14.5 de WOPI est sortie le 18 février 2025.

Les serveurs WOPI libres de Nextcloud, Seafile, Tracim… ne sont pas indépendants. Comme je voulais utiliser Collabora Online sans déployer un NextCloud complet, j'ai écrit un serveur WOPI très simple. Il est utilisé depuis plus d'un an sans problème et il est libre. Il est écrit en Java.

J'ai commencé ce développement car je travaille sur deux lieux privés différents avec un ordinateur à chaque endroit, un NAS dans l'un d'eux et je communique entre les deux machines à l'aide d'un dépôt git sur le NAS. Ça fonctionne relativement bien pour des fichiers qui n'ont pas vocation à rester ouverts dans des applications, mais pour des fichiers ODS ou ODT qui restent ouverts, c'est plus compliqué car je me retrouve souvent avec des versions concurrentes sur les deux machines. J'ai donc regardé du côté des suites de collaboration en ligne.

À une époque , je me servais d'Etherpad et de son équivalent tableur Ethercalc. Mais ces logiciels manquent de fonctionnalités, surtout le tableur. Problème supplémentaire : j'ai déjà beaucoup de fichiers aux formats LibreOffice.

Ça tombe bien, il y a la suite LibreOffice online, éditée par Collabora Online (CODE). Le problème — comme souligné par une dépêche — c'est qu'une fois CODE installé, tu te retrouves à poil avec rien qui marche : il faut un serveur utilisant le protocole WOPI.

Pour éviter d'installer tout un NextCloud, j'ai écrit un petit serveur WOPI. C'est du Java avec Spring Boot. Le serveur est très simple, sur le principe que plus un système est simple, moins il a de chances de tomber en panne.

Par exemple, il n'y pas de droits d'accès et on ne peut pas avoir plusieurs utilisateurs simultanés. Il faudrait mettre en œuvre le système de verrous et le système de droits d'accès (faire reposer les droits d'accès sur les droits du système de fichier, implique d'avoir un utilisateur sur la machine pour chaque utilisateur du logiciel). Cela n'a pas été implanté parce que je suis le seul utilisateur sur ma machine. Mais ce ne serait pas long à développer.

Le serveur une fois lancé expose des services REST, accessibles par la suite bureautique, mais aussi un service https qui permet d'afficher la liste des fichiers. Cette liste de fichier est cliquable et permet de se connecter à Libre Office avec la bonne URL. C'est la raison des paramètres proxyHost et code URL de l'application : être en mesure de générer la bonne URL.

Liste des fichiers

Le code est prévu pour avoir plusieurs backends à l'aide d'une interface. Le seul mis en œuvre pour l'instant c'est un stockage sur disque local (avec auto discovery : on lui donne un répertoire et il expose tout les documents du répertoire).

Il consomme peu de ressources, la charge dépendra plus de Collabora Online ou d'OnlyOffice. Le serveur WOPI se contente de lire un fichier à l'ouverture et de l'écrire de temps en temps (comme lors des enregistrements automatiques).

Il n'est pas testé avec OnlyOffice. En principe WOPI est une norme et ça devrait fonctionner.

On peut le lancer avec java -jar. C'est du Spring Boot. On pourrait utiliser systemd. De mon côté, je l'ai mis dans un container docker qui lance la commande suivante

java -Dlogging.level.root=INFO \
     -Dlogging.level.org.wopiserver=INFO \
     -Dserver.port=8880 \
     -jar /opt/app/app.jar \
     --baseDir /mnt/docs \
     --disableTLSCheck \
     --codeURL https://172.17.0.8:9980 \
     --proxyHost 192.168.124.252

Le code de WoPiX est dispo sur github et je suis ouvert à toute requête :-)

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pCloud : l’alternative européenne au stockage en ligne qui fait trembler les GAFAM

– Article en partenariat avec pCloud

Dans le petit monde du stockage en ligne, il est difficile de ne pas penser immédiatement aux géants américains comme Google Drive, Dropbox ou encore OneDrive. Ces services dominent largement le marché, mais quid des alternatives qui respectent davantage notre vie privée et se plient aux réglementations européennes ? pCloud, une solution de stockage suisse, est peut-être exactement ce que vous cherchez. Avec des centres de données situés au Luxembourg et une conformité stricte avec le RGPD, il se démarque par son respect de la vie privée et une multitude de fonctionnalités révolutionnaires.

Actualités quantiques de janvier 2025

Vous voici dans le 66ième épisode de Quantum, le podcast francophone de l’actualité quantique. Nous reprenons le cours des événements depuis notre épisode spécial de mi-décembre sur Google Willow. Je suis toujours avec Fanny Bouton, ci-devant quantum lead chez OVHcloud. Dans cet épisode, nous revenons sur divers événements comme la Q2B de Santa Clara, le […]

La virtualisation pour les nuls et autres enjeux autour des datacenters

Depuis quelques années la virtualisation sous toutes ses formes est devenue l'alpha et l'oméga de l'informatique, elle a révolutionné en quelques années la manière d'administrer les serveurs et de gérer les données. Cette dépêche est un essai de vulgarisation sur la virtualisation pour en exposer ses grands principes techniques, ses avantages et inconvénients et ses enjeux sous-jacents.

Sommaire

Commençons par quelques définitions

C'est quoi la virtualisation ?

Pour pouvoir illustrer concrètement ce qu'est la virtualisation, à une époque pas si lointaine que ça, dans le monde professionnel on retrouvait des serveurs physiques dédiés, par exemple un serveur pour gérer les mails, un autre pour le serveur web et un dernier comme serveur de fichiers. Chacun des serveurs pouvant tourner sur des systèmes d'exploitation (OS) différents. Dans notre exemple il en résulte qu'il faut maintenir et administrer trois machines différentes qui vont prendre de la place et consommer de l'électricité, sans une utilisation optimale de chacune des machines, si le serveur web par exemple a besoin momentanément d'un accroissement de puissance et de mémoire, il ne pourra pas bénéficier des ressources des autres serveurs physiques.
Avec la virtualisation, sur une seule machine physique on va faire tourner plusieurs environnements de serveurs distincts en même temps, sans avoir à redémarrer, ils vont se partager les ressources matérielles de la machine physique de manière plus optimale et efficace en réduisant les coûts d'administration. On retrouvera donc sur une seule machine physique, nos serveurs de courriel, web et de fichiers, chacun dans un environnement distinct fonctionnant de manière autonome et isolée.

C'est quoi une machine virtuelle ?

On appellera chaque environnement distinct machine virtuelle, elle s'exécute sur une machine physique avec son propre système d'exploitation, ses applications et avec les ressources de la machine physique qu'on veut bien lui allouer (mémoire, puissance de traitement, stockage). On dit aussi que la machine physique est appelée machine hôte et les machines virtuelles sont des machines invitées. Une machine hôte peut faire tourner plusieurs machines invitées.
Une machine virtuelle fonctionne comme n'importe quel poste informatique avec son OS qu'on peut mettre à jour, ses applications, ses paramètres système et on pourra à partir de la machine hôte accéder à toutes les machines virtuelles.

C'est quoi un hyperviseur ?

Pour que les machines virtuelles puissent s'exécuter indépendamment et utiliser les ressources de la machine hôte simultanément sans qu'elles interfèrent entre elles, il est nécessaire de rajouter une couche logicielle qui va gérer tout ça, c'est ce qu'on appelle un hyperviseur.
Il existe deux types d'hyperviseur:

  • L'hyperviseur de type 1, ou bien encore hyperviseur de matériel nu (bare metal en anglais) est en interface direct avec l'ordinateur physique, cela sous entend que votre machine soit compatible (Intel VT pour les processeurs Intel et AMD-V pour les processeurs AMD). Dans le monde libre, proxmox est certainement l'hyperviseur de type 1 le plus connu.
  • L'hyperviseur de type 2 ou bien encore hyperviseur de matériel invité (host metal en anglais) fonctionne dans un système d'exploitation déjà préinstallé, c'est le cas par exemple de VirtualBox qui permet de faire tourner une instance de windows dans un environnement Linux.

Un hyperviseur de type 1 est une couche logicielle très légère et offre de meilleures performances et est la solution privilégiée pour des serveurs en production, l'hyperviseur de type 2 est plutôt une solution destinée aux utilisateurs qui souhaitent tester d'autres systèmes d'exploitation ou faire tourner un logiciel sur un OS particulier sur un poste de travail classique. Mais rien ne vous empêche de faire tourner plusieurs machines virtuelles sur un hyperviseur de type 2 qui pourront communiquer entre elles et fonctionner comme un hyperviseur de type 1, à la différence qu'elles seront moins performantes.
Par abus de langage, le terme d'hyperviseur fait référence plutôt à l'hyperviseur de type 1.

C'est quoi les avantages de la virtualisation ?

Une administration centralisée et facilitée

L'hyperviseur fournit des outils de gestion des machines virtuelles qui simplifient sensiblement le travail d'administration, comme les outils de déploiement à partir de modèles de machines virtuelles, les outils de gestion de charge, de sauvegarde et de restauration de machines virtuelles.

La disponibilité et la robustesse aux pannes

Un autre avantage de la virtualisation est la fonctionnalité de migration à chaud, elle permet de déplacer une machine virtuelle d'une machine physique à une autre sans qu'il soit nécessaire de l'arrêter. Si un serveur physique présente des défaillances, les machines virtuelles sont automatiquement déplacées sur un autre hôte physique.
Alors bien sûr si le serveur physique tombe en rade sans crier gare, la migration à chaud peut ne pas être opérante, dans ce cas on peut très bien envisager la mise en place d'une machine physique redondante sur laquelle les machines virtuelles sont répliquées et qui prendra le relais automatiquement si le serveur primaire tombe.

L'amélioration des performances

La migration à chaud évoquée plus haut a un autre avantage si une machine virtuelle est sursollicitée et nécessite de la puissance de traitement et de la mémoire, elle pourra être déplacée automatiquement sur un autre serveur moins sollicité à ce moment-là.

La sécurité

La virtualisation isole les services chacun dans leur machine virtuelle, en cas de corruption d'une machine virtuelle par cyberattaque, l'impact est nul pour les autres services et la restauration d'une machine virtuelle est autrement plus rapide et plus simple qu'avec une machine physique.

La disparition des machines physiques

Le stade ultime de la virtualisation est de déléguer à un prestataire la gestion des machines physiques qui se retrouve quelque part dans un datacentre. On s'abstrait totalement du matériel physique et des contraintes qui vont avec et on gère seulement nos machines virtuelles à distance, c'est totalement transparent pour les utilisateurs qui accèdent à leurs services via internet ou sur un réseau privé. On parle aussi d'infrastructure virtuelle.

Il existe d'autres types de virtualisation ?

On a surtout évoqué jusqu'à présent la virtualisation des serveurs, mais il existe également d'autres types de virtualisation comme:

La virtualisation du stockage

Cela consiste en la création d'un espace virtuel de stockage à partir d'installations physiques de stockage bien réelles comme les serveurs de fichiers, NAS ou SAN qu'ils soient locaux ou distants. Cela permet de mettre en commun toutes ces installations et de la gérer à partir d'un outil unique de gestion pour effectuer toutes les opérations de sauvegarde, réplication, d'archivage et de restauration.

La virtualisation des réseaux

Un réseau est composé d'un tas d'éléments actifs comme les commutateurs, les routeurs et autres pare-feux, de type et de marques différentes. Là aussi on va créer un réseau virtuel qui combine l'ensemble de ces éléments actifs physiques pour pouvoir centraliser leur gestion sans avoir à y accéder physiquement. La virtualisation des réseaux permettra également d'améliorer les performances du réseau avec des analyseurs de trafic qui pourront équilibrer la charge ou favoriser certains flux.

La virtualisation des données

Les données sont issues de diverses sources, ont chacune leur format et sont stockées sur différents supports locaux ou distants. La virtualisation des données est une couche logicielle qui va gérer l'ensemble de ces données de manière centralisée et les mettre à disposition des utilisateurs et des applications dans le format désiré.

La virtualisation d'application

La virtualisation d'application permet de séparer l'application de son système d'exploitation hôte et de fonctionner sur un poste utilisateur sans qu'elle soit installée. Dans la pratique l'application est installée sur un serveur centralisé et peut tourner sur un poste utilisateur du réseau comme si elle était installée localement, quand bien même l'OS du poste utilisateur n'est pas celui pour lequel l'application a été conçue.

La virtualisation des postes de travail

La virtualisation permet de virtualiser des serveurs mais pas seulement, on peut virtualiser également des postes de travail pour en faciliter la gestion qui seront accessibles aux utilisateurs du réseau via un client léger bien moins cher qu'un PC client classique.

Autres concepts autour de la virtualisation

C'est quoi une infrastructure convergée et hyperconvergée ?

Une infrastructure convergée regroupe plusieurs composants informatiques traditionnels et bien physiques comme les serveurs de calcul, les dispositifs de stockage ou les éléments actifs réseau pour en assurer la gestion dans un tout cohérent. Cela simplifie la gestion de l'administration et ça optimise les ressources matérielles et logicielles. On dit que c'est une approche modulaire basée sur le matériel physique.
L'hyperconvergence a une approche plutôt logicielle, elle intègre une couche logicielle qui va combiner les ressources de calcul, de stockage et de réseau dans ce qu'on appelle un nœud. Les nœuds sont interconnectés et combinés entre eux pour former des pools au sein d'un cluster, on retrouve ainsi un pool de stockage ou un pool de calcul, si un nœud venait à défaillir ça n'aurait pas de conséquence pour les autres nœuds et le fonctionnement du pool et du cluster.

OK, mais une fois que tout ça est posé, quelle est la différence entre les deux ?
L'infrastructure convergée a une approche basée sur le matériel physique, c'est à dire qu'un serveur physique peut être séparé du reste du dispositif et toujours fonctionner comme un serveur indépendant alors que ce n'est pas possible avec l'infrastructure hyperconvergée où les noeuds sont nécessairement interconnectés entre eux pour que le cluster puisse fonctionner correctement. Par ailleurs l'infrastructure convergée intègre de base d'autres fonctionnalités comme la sauvegarde, la réplication, la déduplication des données, la compression, l'optimisation du réseau, etc.

C'est quoi un cluster haute disponibilité ?

On a bien vu que finalement qu'elle soit dans vos locaux ou chez un prestataire de service, la machine physique reste le maillon faible du dispositif. Pour améliorer encore plus la disponibilité et la robustesse, on va dupliquer les machines physiques et si possible en les dispatchant dans des locaux et sites différents. Le tout étant géré comme un seul système. La virtualisation du stockage prend alors toute son importance, pour éviter de se rendre dépendant d'un serveur physique de données.

C'est quoi le cloud computing ?

On appelle cloud computing le fait de confier à un tiers sur internet la gestion de services informatiques (applications, stockage, outils de gestion, …) mais aussi le fait d'utiliser des services fournis par un prestataire via internet. Le cloud computing repose largement sur la virtualisation, on peut dire que le cloud computing est un environnement alors que la virtualisation est une technologique. En matière de cloud computing, il en existe de différentes sortes :

  • Infrastructure as a service (IaaS) ou infrastructure en tant que service : L'IaaS offre une infrastructure informatique complète (serveurs, stockage, réseau, …) sur un réseau privé (ressources en accès limité), public (ressources en accès libre) ou hybride (qui mélange les deux).
  • Platform as a service (PaaS) ou plate-forme en tant que service : Le PaaS c'est grosso modo la même chose que l'IaaS sauf qu'en plus on bénéficie d'outils supplémentaires pour pouvoir développer des applications qu'on retrouvera sur le cloud et tous un tas de services supplémentaires, gestion de base de données, aide à la décision, etc.
  • Le Software as a service (SaaS) ou logiciel en tant que service : Le SaaS est une offre logicielle complète qu'on retrouvera sur internet, c'est typiquement des offres comme Microsoft Office 365 ou Google Workspace, dans le monde opensource, on peut dire que certains prestataires recensés par les CHATONS se rapprochent d'une solution SaaS.

NdM: il est question ici de cloud computing sur un cloud public, une infrastructure gérée par un hébergeur tiers. Il est aussi possible de faire du cloud computing privé, interne, dans une grosse structure qui en a la capacité, ce qui revient à déléguer l'hébergement à un tiers (des collègues dans ce cas). Et on peut combiner les deux pour faire du cloud hybride. Le cloud computing implique aussi la création de ressources en libre-service, de la facturation à l'usage et de la mutualisation.

Les enjeux

Enjeu environnemental

L'adoption quasi généralisée de solutions autour de la virtualisation dans le monde professionnel a conduit à la disparition progressive des serveurs locaux d'entreprise au profit d'un développement effréné des datacenters de par le monde. Or un datacenter est constitué de machines bien physiques tournant 24h24 7j/7 avec tout un dispositif lui aussi bien physique pour assurer leur fonctionnement optimal, leur sécurisation et la robustesse aux pannes, il s'agit notamment de :

  • La climatisation et le traitement d’air pour maintenir des conditions satisfaisantes de température et hygrométrie avec toute un système de circulation et de refroidissement d'air
  • La distribution de l’électricité avec un dispositif de sécurisation en cas de coupure d'alimentation, souvent basé sur tout un ensemble d'onduleurs et appuyé par groupes électrogènes
  • la protection physique de l'installation avec contrôle d'accès, vidéosurveillance et autres systèmes anti intrusion

Le tout nécessite une consommation électrique massive et une forte consommation en eau. Si l'on traduit cela en équivalent d'émission de gaz de serre (GES), d'après une étude de l'ADEME les datacenters ont déjà atteint le même niveau d'émission que le transport aérien à l'échelle mondiale.
Il se trouve que le destin des datacenters est maintenant également étroitement lié à celui de l'IA, même si dans ce domaine on envisage plutôt des datacenters dédiés, or les besoins générés par l'IA dopent l'expansion globale des datacenters dans le monde. La demande de puissance de calcul de l'IA est exponentielle et double tous les 3,4 mois selon OpenAI. Selon une étude Gartner citée par le Monde Informatique, rien que les besoins liés à l'IA feront exploser la demande énergétique des datacenters au point que les fournisseurs d'énergie ne pourront y répondre dès 2027 !

Dans ce contexte il n'est pas étonnant donc que les grands acteurs du secteur poussent au développement des centrales nucléaires qui leur permettra par la même occasion de verdir leur image. Mais ces acteurs ne sont pas à une contradiction près, on peut s'étonner du développement dans certaines régions qui de prime abord ne se prêtent pas particulièrement à leur installation contrairement aux pays nordiques. Le projet d'installation de Meta dans une région aride d'Espagne où chaque goutte d'eau compte, en est une triste illustration. Les températures régionales élevées décupleront ses besoins en électricité et en eau pour les circuits de refroidissement alors que la région souffre de sécheresse chronique. On peut déplorer que tout cela ne pourrait se faire sans le soutien des gouvernements et des élus locaux qui ne trouvent rien à redire.

Enjeu de résilience

Le marché actuel est dominé par trois acteurs qui représentent à eux trois plus de 60% du marché mondial il s'agit dans l'ordre d'AWS (Amazon), d'Azure (Microsoft) et de Google Cloud Platform, on parle d'eux comme des hyperscalers car ils fournissent des services à l'échelle mondiale à grande échelle. Cette hyperconcentration des acteurs et des solutions techniques fragilise l'économie mondiale en la rendant davantage sensible et moins résiliente aux pannes, la défaillance d'un simple outil de sécurité a ainsi entraîné en cascade une panne informatique mondiale en juillet dernier avec des conséquences graves comme l'arrêt partiel du contrôle aérien, de centres d'appels d'urgence ou de services hospitaliers. Plus modestement l'incendie subi par OVH en 2021 a impacté des milliers d'entreprise et services publics, toutes les données contenues sur les serveurs sont perdues, puisqu'OVH a commis l'erreur de stocker au même endroit les données et les sauvegardes. NdM: historique de pannes GCP, AWS ou Azure
Cette hyperconcentration fait planer également des risques en termes de cybersécurité, la corruption d'un élément du système et sa prise de contrôle par un hacker aura vite des conséquences majeures.

Enjeu de souveraineté

Il faut savoir que les données gérées par un datacenter sont soumises à la réglementation propre au pays où il est installé. Les autorités aux États-Unis, au nom du Patriot Act peuvent donc ainsi accéder aux données stockées sur leur territoire. Les datacenters souverains sont donc un enjeu majeur pour certains pays pour garantir que les données seront protégées par les lois nationales, sans ingérence étrangère possible.

En France notamment, 71% des entreprises se reposent sur des solutions américaines dont des acteurs étatiques. Une affaire illustre à elle seule cet état de fait, la solution Azure de Microsoft a été ainsi choisi pour héberger l'ensemble des données de santé de 4 établissements hospitaliers (et non de l'ensemble des Français) à des fins de recherche dans un entrepôt de données de santé dénommé EMC2. Sauf qu'en l'espèce Microsoft a répondu à un appel d'offre en bonne et due forme, que la CNIL a donné son autorisation et que les différents recours à ce stade ont tous échoué. Néanmoins voici ci-dessous texto la conclusion du rapport de la CNIL en 2023 :

(début de citation)

  • qu’aucun prestataire potentiel ne propose d’offres d’hébergement répondant aux exigences techniques et fonctionnelles du GIP PDS (Note de l'auteur : groupement d’intérêt public « Plateforme de données de santé", appelé aussi Health Data Hub) pour la mise en œuvre du projet EMC2 dans un délai compatible avec les impératifs ce dernier ;
  • que le développement d’un démonstrateur " cloud de confiance ", respectant les conditions de la circulaire précitée et permettant à terme d’héberger des projets de cette nature, et notamment la plateforme du GIP PDS, devrait se poursuivre sur les prochaines années ;
  • que la construction d’une plateforme d’hébergement spécifique pour le projet EMC2 pourrait retarder la migration de la solution d’hébergement du GIP PDS pour l’ensemble de ses missions ;
  • qu’en attendant cette migration, le projet EMC2 soit mené sur la solution technique actuelle du GIP PDS.

À la lumière de ces conclusions, la CNIL déplore qu’aucun prestataire susceptible de répondre actuellement aux besoins exprimés par le GIP PDS ne protège les données contre l’application de lois extraterritoriales de pays tiers.
De manière générale, elle regrette que la stratégie mise en place pour favoriser l’accès des chercheurs aux données de santé n’ait pas fourni l’occasion de stimuler une offre européenne à même de répondre à ce besoin. Le choix initial du GIP PDS, dès sa fondation, de recourir au cloud a conduit à privilégier des offres d’acteurs étasuniens dont il apparaît désormais difficile de se détacher à court terme malgré l’émergence progressive de fournisseurs souverains. Le projet EMC2 aurait pu être retenu par le GIP PDS pour préfigurer la solution souveraine vers laquelle il doit migrer.

(fin de citation)

À la lumière de cette conclusion, on peut comprendre que la CNIL s'est sentie contrainte et forcée de répondre favorablement pour ne pas faire capoter ce projet en espérant que cette solution ne soit que transitoire et qu'elle pourra basculer sur une solution souveraine dans quelques années.
Autre affaire d'actualité, le contrat entre EDF et AWS pour le stockage de certaines informations sensibles de maintenance du parc nucléaire français, le Canard enchaîné vient de révéler récemment que le contrat battait de l'aile car Amazon refuse d'inscrire noir sur blanc dans le contrat que les données d'EDF seront stockées en France (autre article).
Aussi la France cherche à développer son "cloud souverain" pour ne plus être dépendant des géants américains mais peine à avancer sur le sujet faute de barrières réglementaires et juridiques, de réticences des élus et des populations sur les territoires pouvant accueillir des datacenters et d'une certaine frilosité des banques et acteurs technologiques.

En guise de réponse aux enjeux

Réponse à l'enjeu environnemental

Pour ne pas courir à la catastrophe annoncée, la mise en place de technologies plus efficaces et économes en énergie est un enjeu majeur, parmi les axes d'innovation on peut citer:

  • l'utilisation d'énergie renouvelable
  • le refroidissement des datacenters basé sur des technologies peu gourmandes en eau,
  • la réutilisation de l'énergie dissipée par les datacenters.

Réponse à l'enjeu de résilience

Des normes et des certifications se sont mises en place qu'elles soient internationales, européennes ou nationales. On peut citer :

  • TIA 942 qui couvre différents domaines comme la disponibilité, la sécurité, l'efficacité énergétique, le refroidissement, la redondance et la gestion de l'espace;
  • ANSI/BICSI-002 qui définit des standards de conception et de pose des systèmes de câblage, d'électricité, dissipation de chaleur, refroidissement, etc.
  • ISO 27001 qui couvre la gestion de la sécurité de la donnée;
  • ISO 22237 qui couvre l'installation et les infrastructures des datacenters;
  • le référentiel de sécurisation des services cloud SecNumCloud élaboré par l’ANSSI;
  • la certification d'Uptime Institute avec sa classification du niveau de sécurité des datacenters de Tier I à Tier IV.

En France, France Datacenter est une organisation professionnelle qui fédère les entreprises qui conçoivent, construisent et exploitent les datacenters. Elle publie également des guides à destination de ses adhérents qui font référence, on peut citer notamment "le livre blanc sur la sécurité incendie" ou "l'humain et la sécurité du datacenter".

D'un point de vue réglementaire, on peut citer :

  • le règlement général sur la protection des données RGPD;
  • La directive européenne relative à DEE l’efficacité énergétique DEE;
  • La directive européenne relative à la sécurité des réseaux et de l’information, dite NIS 2 pour Network and Information System Security.

Le respect de ces normes, certification et a fortiori de la réglementation sont une garantie que les datacenters sont construits suivant les règles de l'art avec le niveau de qualité, de sécurité et de fiabilité attendu. A ce propos pour en revenir à l'incident OVH, les procédures judiciaires qui en ont découlé et qui ont conduit à la condamnation d'OVH ont mis en évidence que la société qui se targuait d'être certifié ISO 27001 n'a pas respecté la norme pour ne pas avoir prévu une copie de sauvegarde sur un site distant.

Réponse à l'enjeu de souveraineté

Le respect du RGPD et de la certification SecNumCloud sont une première réponse à la menace des lois extraterritoriales sur la confidentialité des données, en parallèle le premier ministre de l'époque a diffusé en 2021 une circulaire relative à la doctrine d'utilisation de l'informatique en nuage par l'État qui a été actualisé en 2023. Cette dernière "exige (…) en cas de recours à une offre commerciale d'informatique en nuage, l'hébergement des données d'une sensibilité particulière par des solutions disposant de la qualification SecNumCloud (…) et immunisées contre toute réglementation extracommunautaire".
Il faut par ailleurs créer l'environnement pour que des acteurs locaux puissent se développer et former une alternative crédible aux hyperscalers. L'émergence d'acteurs alternatifs de proximité est donc un enjeu que le marché seul ne suffit pas à faire percer, il faut une volonté politique, une stratégie et une vision à long terme, des financements, une adaptation de la réglementation à l'échelle européenne et nationale.
À ce sujet le précédent gouvernement avait concocté une loi de simplification de la vie économique destinée à faciliter l'installation de datacenters en France en les qualifiant de projets d'intérêt national majeur (PINM) pour qu'ils puissent bénéficier de mesures dérogatoires, de procédures accélérées tout en contournant le pouvoir des élus locaux puisque ça sera l’État qui signera les permis de construire. Avec cette loi la métropole de Rennes n'aurait sans doute pas pu refuser l'implantation d'un datacenter de Microsoft s'il avait été jugé d'intérêt national. Aujourd'hui ce projet de loi continue son bonhomme de chemin législatif malgré l'instabilité politique actuelle.
Cet objectif de développement d'une offre de proximité n'est pas forcément compatible des objectifs environnementaux et de développement durable que la France s'est imposée, mais il faut voir ça comme une opportunité pour innover et ne plus être à la traîne des États-Unis dans ces domaines technologiques.

En guise de conclusion

D'une simple présentation technique autour de la virtualisation, on en arrive en tirant la pelote à des considérations à fort enjeu sur la gestion et la confidentialité des données que bien des utilisateurs de cloud n'imaginent pas, ni même ne considèrent à sa juste importance. Pourtant il suffirait qu'ils en prennent conscience pour orienter leur choix vers des solutions respectueuses qui peinent encore aujourd'hui à émerger malgré les vœux pieux de l’État qui n'est pas toujours exemplaire dans le domaine.

Pour aller plus loin

Quelques pages de vulgarisation

Une sélection de sites sur les enjeux et le futur autour de la virtualisation et les datacenters

Sites divers

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Présentation de la solution pCloud + grosse promo d’été

— Article en partenariat avec pCloud —

Salut les amis ! Aujourd’hui, on plonge dans l’univers du stockage en ligne avec pCloud, une alternative européenne aux géants comme Dropbox et Google Drive. Créé en Suisse en 2013, pCloud propose une solution de stockage en ligne simple, économique et sécurisée. Solution qui est, en plus, respectueuse des normes RGPD et répond aux critères de qualité helvètes. Je l’utilise depuis un petit moment maintenant (5 ou 6 ans), c’est l’une de mes solutions de backups au quotidien.

Le service compte déjà plus de 20 millions d’utilisateurs qui profitent de ses services depuis ses datacenters aux USA et au Luxembourg. En plus d’une interface super accessible sur le web, ordinateur et sur mobile il est connu pour ses niveaux supérieurs en termes de sécurité et de confidentialité (chiffrement AES-256, TLS/SSL, option de double authentification pour protéger vos données sensibles, politique zéro connaissance, etc.). Surtout, le chiffrement se fait côté client donc directement sur votre machine. Personne n’a accès à votre clé de chiffrement.

C’est aussi une solution flexible et pratique qui conviendra à toute la famille. Non seulement elle supporte de nombreux OS (macOS/iOS, Windows, Linux, Android), mais permet aussi la sauvegarde (via pCloud Backup) et la synchronisation automatiques. Bien utile lorsque vous prenez pas mal de photos ou vidéos avec votre smartphone comme moi (la vie de staaaar auvergnate baby). En mode desktop elle dispose en plus d’une application de bureau (pCloud Drive), un disque virtuel qui simplifie la gestion des données et augmente le stockage de l’appareil.

Avec pCloud, vous pouvez stocker entre 500 Go et 10 To, sans limites de taille de fichier. La vitesse d’upload et de téléchargement est illimitée, elle dépend uniquement de votre connexion internet. Vous pouvez même accéder à vos fichiers hors ligne et lire vos contenus directement depuis l’application grâce à son lecteur multimédia intégré.

La synchronisation des fichiers est ultra-rapide grâce à la technologie de synchronisation par blocs. De mon expérience, au niveau de la rapidité c’est quasi aussi direct que si vous bossiez sur votre propre disque dur, même sur des fichiers volumineux. Niveau des sauvegardes il faudrait un vrai très gros soucis pour que vous perdiez vos infos, elles sont copiées 5 fois sur des serveurs différents.

pCloud excelle dans le partage de fichiers, et c’est plutôt pratique au quotidien, surtout si vous échangez avec des personnes qui n’utilisent pas le service. Vous pouvez par exemple générer des liens de partage avec différentes options de permissions, les protéger par mot de passe, et même personnaliser l’apparence du lien en lui-même. 

Vous avez donc accès à une gestion granulaire des accès aux fichiers, avec des autorisations spécifiques pour les équipes et les utilisateurs. Surtout qu’un système d’alerte existe, pour signaler les modifications louches de certains fichiers par exemple. Tous vos fichiers sont lisibles via différents lecteurs intégrés (pas besoin d’installer d’autres outils).

Mais là où le service se distingue particulièrement, c’est par ses offres à vie : un espace de stockage pour 99 ans à un prix attractif. Pas d’abonnement mensuel qui vient vous piquer au portefeuille chaque mois. Une fois passée la piqûre initiale vous pouvez oublier son achat jusqu’à la fin de votre vie ! (ou tout du moins celle du service).

D’ailleurs parlant des tarifs les offres Lifetime de pCloud sont uniques sur le marché, avec des options allant de 1 à 10 To. Pour cet été vous pourrez profiter d’une vague de promos vraiment sympa avec des remises de 58 à 70% selon la taille du forfait :

  • pack 1To + pCloud Encryption gratuit à 199€ (au lieu de 664€)
  • pack 2To + pCloud Encryption gratuit à 279€ (au lieu de 828€)
  • pack 10To + pCloud Encryption gratuit à 890€ (au lieu de 2119€)

Et la cerise sur le cake de cette promo, c’est l’intégration de pCloud Encryption, qui vous permet de chiffrer vos contenus directement sur votre machine. Cela sans manipulation complexe, vos fichiers sont donc chiffrés en local sur votre machine avant même d’être envoyés dans le nuage. Vous seul détenez la clé de chiffrement, qui n’est partagée nulle part. Une cerise à 150€ offerte en plus, ça ne se refuse pas ^^

Plutôt cool non ? Et pour les sceptiques, le service propose une version gratuite jusqu’à 10 Go, parfaite pour tester le service avant de s’engager.

Pour résumer il s’agit d’une excellente alternative aux services de stockage cloud des Zetazunis. Il allie simplicité d’utilisation, sécurité, et un excellent rapport qualité-prix. Si vous cherchez, un service de cloud sécurisé, ergonomique et abordable, pCloud est à considérer sérieusement. Surtout que leur support client est plutôt au taquet (jamais dû trop attendre).

Alors, prêts à passer au cloud européen ?

Actualités quantiques de mai 2024

Dans le 59e épisode de Quantum, le podcast de l’actualité quantique, Fanny Bouton d’OVHcloud et moi-même décryptons l’actualité événementielle, entrepreneuriale et scientifique du domaine. A noter en particulier les annonces autour de Choose France, celles d’Alice & Bob avec Google et Riverlane, IBM, et aussi les records scientifiques obtenus autour des atomes froids chez Pasqal […]

Une promo pCloud pour la journée de la famille 2024

— En partenariat avec pCloud

Quoi de mieux que de protéger sa famille ET faire des économies en même temps ? Pas grand-chose (bon OK l’Euromillion c’est bien aussi). Et c’est ce que je vais vous proposer avec l’aide de pCloud, partenaire du site depuis plusieurs années, qui va vous gâter avec une remise allant jusqu’à 65% !

pCloud vous connaissez peut-être déjà, j’en ai parlé plusieurs fois. Mais si ce n’est pas le cas, il s’agit d’un service de stockage qui nous vient de Suisse et qui existe depuis 2013. Et qui dit Suisse dit souvent qualité et bonne réputation (pensez au chocolat, à la raclette ou encore au fameux Älplermagronen). C’est aussi le cas de pCloud, reconnu depuis de nombreuses années comme un des services les plus fiables en ce qui concerne le stockage de données sécurisées (20 millions d’utilisateurs).

Bon l’étiquette « Suisse » ce n’est pas juste pour la vanne facile. Vous le savez peut-être, mais c’est l’un des pays qui possèdent les lois les plus hardcores en ce qui concerne les données personnelles. Ils respectent du coup le RGPD ainsi que plusieurs normes ISO, et leurs partenaires sont tous certifiés. Quant au stockage vous pouvez choisir entre 2 centres, l’un au Luxembourg et l’autre au Texas.

En rapport avec la journée de la famille (le 15 mai), l’outil helvète propose donc une remise assez massive sur l’abonnement familial (quasi 2/3 du prix). Disponible du 13 au 18 mai aux formats 2 To, 5 To (nouvelle formule en édition limitée) ou 10 To. Soit moins de 399€ au lieu de 1119€ sur l’offre 2 To, 599€ pour la 5 To ou 1049€ au lieu de 2480 sur celle à 10 To. Avec en plus le service de chiffrement pCloud Encryption inclus. Je le rappelle, mais un abonnement chez eux, c’est à vie. Celui-ci peut convenir pour une famille jusqu’à 5 personnes, chacun ayant son espace personnel pour y faire ce qu’il veut.

pCloud à -65% journée de la famille 2024

Et pour faciliter la vie de tout le monde, chaque religion d’OS ou de plateforme est supportée (Windows, macOS/iOS, Linux, Android …). Qui dit famille, dit gens de tous les âges. pCloud propose donc une interface ultra simple pour que tout le monde s’y retrouve facilement (versioning, architecture en arbre classique, visionneuses diverses …). Pour les mobiles on trouve aussi une fonctionnalité de synchronisation qui permet d’envoyer automatiquement des fichiers sur son disque virtuel et donc libérer de l’espace régulièrement sans devoir y penser. Plutôt pratique au quotidien ! Surtout accompagné de la sauvegarde automatisée multiple (pCloud backup). Bref l’outil fait tout pour vous.

Si vous l’utilisez de manière collaborative avec vos proches, les fichiers (texte, vidéo, audio, streaming …) pourront être synchro entre les appareils de tout le monde. Vous pourrez aussi partager certains contenus avec des gens de l’extérieur (parce qu’il y a des humains hors de votre cercle intime … enfin parait qu’il y a des gens qui ont des amis/collègues/etc., mais j’ai des doutes). Niveau compatibilité avec d’autres services, vous avez les grands classiques comme Dropbox, Google Drive, OneDrive, Facebook …

Vous vous posez la question de la sécurité ? Bonne question. Sachez que tout est chiffré en mode confidentialité zéro connaissance, donc vous restez l’unique personne à connaitre vos clés de chiffrement privées. Les serveurs tournent avec l’algorithme AES-256, le protocole TLS/SSL … et vont backups sont en 5 exemplaires. Autant dire que ça peut résister à une tonne de problématiques diverses. Pas toutes, mais pas loin.

Comme vous l’avez compris, c’est un service que j’utilise moi-même depuis longtemps (j’en parlais déjà en 2018) et qui a fait ses preuves ! Et je rappelle que le paiement c’est un one-shot. Une fois que c’est réglé, c’est bon jusqu’à la fin de votre vie … quelle que soit l’inflation d’ici là ^^. Avoir pCloud c’est comme avoir votre disque dur externe, sans les inconvénients de celui-ci : pas de matériel à remplacer, pas de casse possible, pas de vol, un accès à tout moment et de partout, etc.

Vous n’êtes pas encore 100% certain de vous ? N’hésitez pas à tester la version gratuite pour vous faire une idée concrète ! Vous aurez droit à 10 Gigas d’espace, de quoi faire. Et pour la belle promo actuelle (ne tardez pas elle ne dure que 5 jours !), cela vous reviendra à moins de 2.7€/mois pour l’ensemble de votre famille (calculé sur une période de 10 ans, mais à vie ça veut dire beaucoup plus donc encore moins cher).

Allez tchusssss !

Profitez de la promo familiale à -65% !

Actualités quantiques de mars 2024

Dans ce 57e épisode de Quantum, Fanny Bouton et moi-même faisons le tour habituel de l’actualité quantique, en France et ailleurs couvrant le mois de mars 2024. Vous trouverez comme d’habitude le verbatim ainsi que les liens utiles ci-dessous après le podcast. Au programme, quelques événements du mois (Innovacs, Quandela chez OVHcloud, QET-w à TelecomParis […]

Raspberry Pi NAS – Du stockage réseau DIY performant et économique !

Je ne sais pas si ça va vous motiver pour aujourd’hui ou si on contraire, ça va vous faire poser des congés, mais j’ai découvert grâce à Lorenper, un projet plutôt dingue qui allie la magie du Raspberry Pi et le côté pratique d’un NAS (Network Attached Storage). En gros, imaginez pouvoir créer votre propre espace de stockage en réseau à la maison, à moindre coût et avec une petite bête électronique qui consomme très peu d’énergie.

Hé bien c’est possible grâce au Raspberry Pi NAS qui est un projet DIY dont toutes les étapes sont décrites chez Printables.

Le Raspberry Pi, pour ceux qui ne connaissent pas encore, est un mini-ordinateur à bas coût qui permet de réaliser de nombreux projets DIY (Do It Yourself) à la fois ludiques et utiles. Il est devenu très populaire pour la création de serveurs en tous genres, et notamment pour mettre en place un NAS.

Le truc, c’est que les NAS sont généralement assez chers, et leurs performances ne sont pas toujours à la hauteur de leur prix. J’ai un Synology à la maison et j’en suis très content. Mais grâce au Raspberry Pi, il est maintenant possible de créer un NAS sur mesure, avec des fonctionnalités adaptées à nos besoins, et ce, pour une somme modique.

La première étape pour créer un Raspberry Pi NAS consiste à rassembler le matériel nécessaire. Vous aurez besoin d’un Raspberry Pi (de préférence de dernière génération pour bénéficier de performances accrues), d’une carte microSD pour le système d’exploitation, d’un disque dur externe ou d’une clé USB pour le stockage, d’une alimentation adaptée et de deux ou trois autres petites choses telles qu’un écran OLED. Je vous laisse vous référer à la liste du matos sur le site Printables.

Une fois le matériel rassemblé, il faudra préparer la carte microSD avec le système d’exploitation. La distribution la plus populaire pour ce genre de projet est Raspbian. Une alternative intéressante est OpenMediaVault qui intègre déjà de nombreuses fonctionnalités pour un NAS.

Le disque dur externe ou la clé USB que vous choisirez pour le stockage devra être formaté et monté sur le Raspberry Pi. Il est possible d’utiliser différents systèmes de fichiers tels que NTFS, FAT32 ou EXT4. À noter qu’il est également possible de configurer un RAID (Redundant Array of Independent Disks) pour augmenter la capacité de stockage et garantir la sécurité des données. Plus y’a de plus, plus on est à l’aise, blaiz !

En ce qui concerne le partage des fichiers et dossiers sur le réseau, plusieurs protocoles sont disponibles et peuvent être configurés selon vos besoins. Le plus commun est le protocole Samba (non, pas de Janeiro…) qui est compatible avec les systèmes Windows, macOS et Linux. Un autre protocole intéressant est NFS (Network File System) qui fonctionne principalement avec les systèmes Linux et UNIX. Pour ceux qui souhaitent accéder à leurs fichiers depuis le Web, il est possible de mettre en place un serveur FTP (File Transfer Protocol) ou d’utiliser des applications de cloud personnel telles que Nextcloud ou Owncloud.

Mis à part les fonctionnalités de base d’un NAS, le Raspberry Pi permet d’ajouter d’autres services supplémentaires tels que la sauvegarde automatisée de vos données, la synchronisation entre plusieurs dispositifs, l’accès à distance sécurisé via VPN ou encore la diffusion de contenus multimédias en streaming grâce à des logiciels tels que Plex ou Kodi. Vous avez de quoi vous éclater techniquement, ne vous inquiétez pas.

Bref, créer un NAS avec un Raspberry Pi est un projet plutôt cool qui permet d’obtenir un système de stockage en réseau sur mesure, économique et performant. Les possibilités sont presque infinies, et vous pourrez adapter votre NAS à vos besoins spécifiques grâce à la flexibilité offerte par le Raspberry Pi.

Puis si vous voulez faire d’autres trucs avec votre Raspberry Pi, mais que vous n’avez pas d’idées, je vous ai compilé une super liste de projets ici.

Merci à Lorenper

Actualités quantiques de février 2024

Dans ce 56e épisode de Quantum, le podcast de l’actualité quantique francophone, Fanny Bouton (OVHcloud) et moi-même faisons le tour de cette actualité de février et de la première semaine de mars 2024. Nous y évoquons les événements du mois passé, notre visite à New York chez IBM, SeeQC et Qunnect, l’actualité des startups françaises […]

ANY.RUN – La sandbox cloud des chasseurs de malwares

— Article en partenariat avec Any.run —

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un service qui va modifier totalement la manière dont nous analysons et protégeons nos systèmes contre les menaces informatiques et plus particulièrement contre les attaques de phishing et les malwares qui en découlent.

Il s’agit d’ANY.RUN, un outil basé sur le cloud qui permet d’analyser sans prendre de risque et sans prise de tête, tous types de malwares présents sous Windows ou Linux. Vous l’aurez compris, ce service est d’abord conçu pour aider les chercheurs en sécurité, mais également les équipes SOC (Security Operations Center) et DFIR (Digital forensics and incident response) à examiner en détail les menaces qu’ils détectent, mais également simuler différents scénarios et ainsi obtenir des tonnes d’infos sur le comportement de ces logiciels malveillants.

Pour rappel, un malware est un logiciel malveillant capable de s’infiltrer sur votre ordinateur, et dont le seul but est de vous nuire en vous voulant des données, en vous extorquant de l’argent, en endommageant votre système ou en exploitant votre machine au travers d’un botnet. Sous Windows, ces menaces sont particulièrement virulentes, exploitant la plupart du temps des vulnérabilités du système ou les comportements imprudents des utilisateurs. Mais je ne vous apprends rien en vous disant qu’un simple clic sur un lien dans un email de phishing peut suffire à déployer par exemple un ransomware qui chiffrera alors l’ensemble de vos fichiers et exigera une rançon (en cryptomonnaie ^^) pour les récupérer.

Contrairement à d’autres outils plus basiques comme VirusTotal, ANY.RUN propose un environnement en vase clos où chaque malware peut être exécuté sans risque, comme s’il se déployait sur un véritable système. Cette approche permet aux utilisateurs d’observer en temps réel les actions du malware : De la création de nouveaux processus et l’arrivée de fichiers malveillants jusqu’aux tentatives de connexion à des URL douteuses. Tout ce qui se passe dans le système infecté, y compris les modifications apportées à la base de registre et les communications réseau, est relevé de manière transparente.

Linux étant au cœur des infrastructures informatiques des entreprises et des organisations, il représente également une cible de choix pour les cybercriminels, ce qui se confirme puisque des chercheurs d’IBM ont noté sur 2020, une hausse de 40 % des malwares ciblant spécifiquement Linux. C’est pourquoi ANY.RUN propose en plus de sa sandbox Windows, un environnement basé sur Ubuntu.

Les outils d’audit fournis par ce service permettent également de générer des rapports contenant tout ce qu’il y a à retenir de votre analyse de malware. Je parle bien sûr de vidéos, de captures d’écran, de hash de fichiers, ainsi que toutes les données accumulées durant l’exécution de la tâche.

Comme vous pouvez le voir sur les captures écran, ANY.RUN supporte les dernières versions de tous les navigateurs et systèmes d’exploitation populaires. La plupart des signatures de logiciels malveillants produites par ANY.RUN sont également poussées vers la base ATT&CK de Mitre et sont présentées de manière visuelle et pratique, ce qui permet de former les nouveaux chasseurs de malwares.

Si vous voulez analyser une nouvelle menace potentielle, pas de problème avec ANY.RUN. Il vous suffit d’uploader un fichier ou d’utiliser une URL pour lancer l’analyse dans un environnement Windows de la version de votre choix. Vous pourrez alors ajuster la durée de l’exécution, et simuler des interactions réseaux via un proxy HTTPS ou router le réseau via un VPN/Proxy/Tor. La plateforme propose également plusieurs applications et outils préinstallés pour imiter un environnement utilisateur réel. Les paramètres de confidentialité et de conservation de la tâche sont facilement spécifiables et des fonctionnalités avancées comme l’interactivité automatisée ou l’accès à ChatGPT viendront enrichir encore plus l’analyse.

L’outil affiche le schéma d’attaque du malware dans une structure arborescente interactive, vous permettant de voir en un clin d’œil les principaux processus lancés. Ensuite, toutes les données collectées au travers de cette sandbox peuvent être rejouées autant de fois qu’on le souhaite pour des analyses futures ou tout simplement générer des rapports. Bien sûr, tout est exportable et partageable, ce qui vous permettra de travailler à plusieurs sur une menace.

Dans cet exemple d’un malware en pleine action, celui-ci cherche à s’ancrer dans le système par des modifications du registre Windows, signe d’une tentative de persistance. Il exécute également un fichier batch suspect qui pourrait déployer d’autres composants nuisibles. Il utilise également la commande vssadmin.exe pour effacer les points de restauration du système. C’est une technique typique des ransomwares pour empêcher toute récupération de données après une attaque. Vous voyez, on en apprend beaucoup avec ANY.RUN.

Au-delà des possibilités d’analyse temps réel des malwares, l’intégration poussée de la Threat Intelligence (TI) au sein d’Any Run est également à souligner. Cela se matérialise au travers d’une base de renseignement sur les menaces qui est constamment enrichie par une communauté internationale de chercheurs. Cela permet de collecter et d’analyser les malwares dès qu’ils pointent le bout de leur nez. Les indicateurs de compromission (IOC) sont alors connus, ce qui offre un gros avantage pour la suite. D’ailleurs si vous voulez vous abonner, Any run vous offre gratuitement 50 options TI en passant par ce lien.

On y retrouve dans un flux JSON / STIX ou via le site web, tous les événements liés au malware, les adresses IP, les domaines utilisés, les hash de fichiers…etc. Comme ça, les équipes SOC sont à jour sur les menaces et leurs IOC et peuvent réagir beaucoup plus vite.

Vous l’aurez compris, ANY.RUN permet aux chercheurs en sécurité d’éliminer totalement ce besoin d’avoir une infrastructure d’analyse. C’est un gain de temps et de sécurité assuré ! Et comme c’est un outil professionnel, vous pouvez également l’utiliser en combinaison avec votre SIEM (Security Information and Event Management) / SOAR (Security Orchestration, Automation and Response).

Si l’analyse de malware fait partie de votre travail ou est une passion dévorante, je vous invite donc à essayer ANY.RUN durant les 14 jours d’essai offerts.

Largement de quoi vous faire une idée !

Actualités quantiques de décembre 2023

Nous démarrons cette année 2024 avec le 54e épisode de Quantum, le podcast francophone de l’actualité quantique. Je suis toujours avec Fanny Bouton, ci-devant quantum lead chez OVHcloud. Nous allons évoquer des événements récents comme la Q2B aux USA à laquelle Fanny a participé, ma visite au Danemark, les nombreuses annonces d’IBM, celles des premiers […]
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