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  • Arnaque au bot crypto IA - Comment ils vident votre wallet
    Je me baladais sur les réseaux sociaux (ouais, c'est pas bien, je sais) quand je suis tombé sur un post X en reco avec un tuto Youtube où un mec explique comment gagner un petit peu d'ethers chaque jour. Évidemment, je flaire l'arnaque parce que dans la vie y'a que 3 façons de devenir riche : 1/ Monter sa boite 2/ Être né dans une famille déjà fortunée 3/ Ou se faire adopter par un vieux riche sans enfant afin de faire une magnifique captation d'héritage. Mais ce que je voulais surtout c'est com

Arnaque au bot crypto IA - Comment ils vident votre wallet

Par : Korben ✨
16 mai 2026 à 11:55

Je me baladais sur les réseaux sociaux (ouais, c'est pas bien, je sais) quand je suis tombé sur un post X en reco avec un tuto Youtube où un mec explique comment gagner un petit peu d'ethers chaque jour. Évidemment, je flaire l'arnaque parce que dans la vie y'a que 3 façons de devenir riche : 1/ Monter sa boite 2/ Être né dans une famille déjà fortunée 3/ Ou se faire adopter par un vieux riche sans enfant afin de faire une magnifique captation d'héritage.

Mais ce que je voulais surtout c'est comprendre comment cette arnaque fonctionnait. Alors j'ai épluché un peut tout ça et j'en profite pour vous expliquer.

La vidéo, je vous la résume parce que franchement elle ne mérite pas un clic. Un type qui se fait appeler Josh Alex, sourire ultra-bright, vous vend l'idée qu'un "outil IA" peut sortir 1700 à 2000 dollars par jour en mode pilote automatique.

Le pitch, c'est qu'il a demandé à ChatGPT de lui pondre le code d'un bot de "sniping" sur Ethereum (c'est de l'arbitrage... en gros, passer devant les autres au bon moment pour gratter quelques dollars sur le mouvement du cours de la cryptomonnaie). Vous copiez ce code dans Remix (un vrai éditeur de smart contracts, parfaitement légitime, et c'est tout le problème), vous compilez en Solidity, vous déployez avec MetaMask, et hop, vous "financez le contrat" avec vos propres ethers.

Et plus vous mettez, plus vous gagnez, qu'il nous explique... Faut savoir que dans ce type d'arnaques, on réclame souvent un demi-ether minimum, genre 1500 - 2000 balles selon le cours du moment, soi-disant pour couvrir les frais de gas. Vous lancez ensuite le bot, vous attendez 3 heures, et magie magie : +30% de profit affiché. Vous cliquez alors sur Withdraw pour retirer les sous et l'argent vous revient avec le bénéf. Ensuite, la vidéo se termine sur deux phrases qui puent l'arnaque, je trouve : "je vais bientôt supprimer cette vidéo, c'est une chaîne privée" et "contactez-moi sur Telegram".

Et voilà...

Mais alors du coup, qu'est-ce qui se passe réellement ?

Hé bien cette combine porte un nom, elle est documentée, et elle a fait très mal. Les chercheurs de SentinelLABS ont disséqué toute une famille de ces "drainers Ethereum" qui se font passer pour des bots d'arbitrage (les vrais bots MEV existent et sont légitime, justement ce qui rend l'arnaque crédible).

Par exemple, une autre vidéo de la même série, intitulée "How to Create Passive Income MEV Bot on Ethereum" (pas exactement celle que j'ai vue, mais le même mécanisme au détail près), a aspiré près de 245 ethers à des victimes. Au cours de l'époque, ça représentait environ 900 000 dollars. Pas mal hein, pour un "tuto gratuit" sur YouTube ! D'autres campagnes du même genre ont siphonné 7 ETH par-ci, 4 ETH par-là et ces vidéos sont souvent générée par IA, avec la voix robotique à 2 balles, les expressions faciales saccadées, les lèvres désynchronisées et j'en passe...

Maintenant, le cœur de cette arnaque c'est que le code que vous collez dans Remix contient en fait une adresse de portefeuille cachée / obfusquée, qui est celle de l'escroc. Elle n'est pas écrite en clair, sinon n'importe qui la verrait mais est reconstituée lors de l'exécution du code, soit en faisant un XOR entre deux constantes anodines (souvent nommées un truc rassurant genre DexRouter et factory), soit en recollant des morceaux de texte, soit en tronquant un énorme nombre. En clair, l'adresse du voleur est coupée en deux bouts d'apparence inoffensive, planqués à deux endroits différents du code, et recollée seulement au moment où le contrat tourne.

Alors quand le mec dans la vidéo vous dit "regardez les lignes 13 et 14, ce sont vos adresses pour recevoir les tokens WETH", c'est de la diversion pure. Il vous donne tout simplement un os à ronger pour que vous vous sentiez rassuré, pendant que la vraie adresse est planquée ailleurs dans le code.

Et là, le piège se referme car au moment où vous financez le contrat et cliquez sur Start, vos ethers partent directement dans le portefeuille de l'escroc. Pire, SentinelLABS a également relevé un mécanisme de secours qui permet à l'attaquant de vider le contrat même si vous ne cliquez jamais sur Start.

Le "+30% de profit" que vous voyez à l'écran ? Bah c'est du flan... de la poudre de perlimpinpin comme dirait l'autre.... Au mieux c'est un faux solde renvoyé par le contrat, au pire c'est carrément du montage vidéo. D'ailleurs, un contrat déployé tout seul ne peut même pas "sniper" la mempool donc techniquement, ça tient pas car ce genre de chose demande un bot externe qui surveille les transactions en attente. Le contrat seul ne fait rien d'autre que transférer votre argent en fait... C'est juste un siphon avec une jolie interface, rien de plus !

Ce qui rend ce truc redoutable, c'est la psychologie derrière. Remix est un outil réputé, donc votre cerveau associe "outil sérieux" à "code sérieux". Et comme vous déployez le contrat vous-même, il vous semble être le vôtre.

On vous donne aussi cette mini-tâche de "vérification" bidon pour endormir votre méfiance et surtout on vous répète "pas besoin de savoir coder", ce qui veut dire en réalité "surtout ne lisez pas ce que vous collez".

C'est ce genre de phrase-là qui devrait déclencher l'alerte rouge dans votre cerveau ! Sans oublier que le tout est saupoudré de hype IA pour faire moderne... Bref, c'est du grand n'importe quoi, mais ça marche à fond la casse. Si vous voulez voir comment des malwares se cachent carrément dans la blockchain elle-même, j'avais aussi décortiqué ce que fait la Corée du Nord avec la blockchain . Le mécanisme est différent, mais c'est le même esprit à savoir détourner une techno légitime pour piéger les gens.

Voilà, alors retenez les règles de base, parce qu'elles valent pour cette arnaque comme pour les mille autres qui sortiront demain. Argent facile et passif : si c'est automatique, sans effort et garanti, c'est une arnaque dans la totalité des cas. Et surtout, la vraie question à se poser est toujours la même : Si ce bot rapportait vraiment 2000 dollars par jour, pourquoi un inconnu vous le filerait gratuitement au lieu de s'enrichir tranquillement dans son coin ? Personne n'offre une machine à billets sans contrepartie !

Puis y'a l'urgence : "je supprime la vidéo bientôt", "offre gratuite aujourd'hui", "dépêchez-vous". Ce compte à rebours vise à court-circuiter votre sens critique pour vous empêcher de réfléchir ou de vérifier. C'est un peu ce que font aussi les escrocs au téléphone quand ils vous disent que votre compte bancaire va être bloqué dans 10 min et que vous allez tout perdre...

Et puis filer de l'argent avant de toucher le moindre gain c'est louche aussi ! Sans oublier le fait qu'on vous pousse vers Telegram ou des DM privés, histoire de laisser le moins de traces et de recours possible.

Quand au fameux "Pas besoin de coder", sur un truc qui touche à votre argent, c'est le drapeau rouge ultime !!! Ne déployez jamais, jamais, jamais du code financier sans le comprendre parfaitement ou le faire auditer par quelqu'un de confiance.

Et si vous vous êtes déjà fait avoir ?

À vrai dire, une fois la transaction confirmée sur la blockchain, récupérer l'argent est en pratique quasi impossible, sauf gel rapide côté plateforme ou intervention judiciaire. Mais bon, c'est pas une raison non plus pour rester les bras croisés.

Par exemple, si vous avez signé des autorisations (avec Metamask par exemple) que vous ne compreniez pas, considérez le portefeuille comme grillé et transférez rapidement ce qu'il vous reste vers un portefeuille tout neuf. Vérifiez et révoquez les approbations de tokens accordées au contrat (avec un outil de type revoke.cash), en sachant évidemment que ça ne récupèrera pas les ethers déjà partis. Ça coupe juste une éventuelle ponction qui arriverait plus tard.

Et surtout, gardez les preuves comme les hash de transaction et les adresses, signalez la chaîne YouTube et le compte Telegram, puis déposez un signalement sur cybermalveillance.gouv.fr ou Pharos. Et prévenez les gens autour de vous... c'est exactement le même réflexe à avoir que face à l'arnaque au QR code piégé , une fois le mécanisme compris, on devient beaucoup plus dur à berner.

Bref, ce genre d'escroquerie ne meurt jamais vraiment... elle change juste de costume. Hier l'arbitrage secret, aujourd'hui c'est l'IA qui va vous rendre riche... Le plus important c'est de garder votre cerveau allumé... ça c'est gratuit et ça rapporte vraiment.

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  • ✇Korben
  • ByeByeDPI - Le "VPN" qui contourne la censure sans rien chiffrer
    Si vous êtes sous Android, voici une application qui est une imposture technique complète et qui bizarrement vous permet de contourner la censure parfois mieux qu’avec un vrai VPN. Je vous explique comment ça marche, en fait, ByeByeDPI , c’est une app Android qui utilise ByeDPI localement sur votre téléphone afin de rediriger tout le trafic à travers elle. ByeDPI, si vous ne connaissez pas encore, c’est un proxy qui intercepte les paquets réseau et applique des techniques de désynchronisation af

ByeByeDPI - Le "VPN" qui contourne la censure sans rien chiffrer

Par : Korben
6 novembre 2025 à 15:00

Si vous êtes sous Android, voici une application qui est une imposture technique complète et qui bizarrement vous permet de contourner la censure parfois mieux qu’avec un vrai VPN.

Je vous explique comment ça marche, en fait, ByeByeDPI , c’est une app Android qui utilise ByeDPI localement sur votre téléphone afin de rediriger tout le trafic à travers elle. ByeDPI, si vous ne connaissez pas encore, c’est un proxy qui intercepte les paquets réseau et applique des techniques de désynchronisation afin de contourner tout ce qui est système de deep packet inspection.

Pour rappel, le deep packet inspection (DPI), c’est une techno que le gouvernement et les fournisseurs d’accès internet utilisent pour inspecter le contenu de vos paquets réseau. Donc ça n’analyse pas juste les entête de vos paquets mais également leur contenu. C’est ce qui permet par exemple à certains FAI de ralentir Netflix ou Youtube pour économiser un peu de bande passante.

En fait, tout l’astuce de cette app, c’est qu’elle détourne l’interface VPN d’Android pour rediriger le trafic vers elle-même. Quand vous l’activez en mode VPN, Android va créer une interface TUN (un tunnel virtuel), et envoyer tout le trafic réseau dedans. Normalement, un VPN classique chiffrerait le trafic et l’enverrait vers un serveur VPN distant. Mais BybDPI, lui, intercepte le trafic, le modifie légèrement pour tromper l’ennemi et le renvoie directement sur le net. Comme ça, tout reste en local, il n’y a pas de chiffrement supplémentaire ni de tunnel externe.

C’est donc vraiment un détournement pur et simple de l’API VPNServices d’Android. ByeByeDPI faire croire à Android qu’il est un VPN tout à fait classique, alors qu’en fait il effectue juste une fragmentation et une manipulation de paquets en local.

Voici les techniques qu’il utilise :

Technique 1 : Fragmentation de paquets.

Quand vous tapez par exemple “facebook.com”, votre navigateur envoie un paquet TCP qui contient une requête HTTP avec “Host: facebook.com” dans les headers. Le DPI inspecte alors ce paquet, voit “facebook.com”, et bloque ça.

ByeByeDPI découpe ce paquet en morceaux plus petits comme ça un fragment contient juste “face”, l’autre contient “book.com”. Et comme le DPI reçoit les fragments séparément, il ne reconnaît pas le mot interdit et le laisse passer. Le serveur de destination reçoit alors les deux fragments, les réassemble, et traite la requête normalement.

Technique 2 : Manipulation du TTL (Time-To-Live).

Chaque paquet réseau a un compteur TTL qui se décrémente à chaque routeur traversé. Quand TTL atteint zéro, le paquet meurt. ByeByeDPI envoie de faux paquets avec un TTL trop bas pour atteindre le serveur final, mais assez haut pour atteindre le DPI. Le DPI alors voit ces faux paquets, pense que la connexion échoue ou est corrompue, et laisse passer les vrais paquets qui suivent.

Technique 3 : Désynchronisation.

ByeByeDPI peut injecter des paquets avec des numéros de séquence TCP incorrects, ou des checksums invalides, pour embrouiller le DPI. Ces paquets sont ignorés par le serveur de destination, mais le DPI les traite comme légitimes et autorise la connexion.

Toutes ces techniques exploitent une vraie faiblesse fondamentale du DPI qui doit analyser des milliards de paquets par seconde. Comme il ne peut pas faire d’analyse approfondie sans ralentir massivement le réseau, il doit faire des compromis. Il inspecte donc uniquement tout ce qui est patterns évidents, et les signatures connues… donc si vous fragmentez bizarrement vos paquets, ou si vous envoyez des paquets malformés, le DPI est totalement perdu.

Et le truc fou, c’est que ByeByeDPI fait tout ça SANS chiffrer votre trafic. Votre connexion reste en clair donc votre FAI peut toujours voir votre IP, votre destination, et tout. Mais le système de censure, lui, ne voit que des paquets bizarres et les laisse passer.

Voilà donc comment en simulant une connexion pourrie, on peut contourner de la censure.

L’app propose 2 modes : VPN et Proxy.

En mode VPN, ByeByeDPI utilise l’API VpnService d’Android pour intercepter tout le trafic du téléphone. C’est transparent et toutes vos apps passent par le proxy sans configuration. Le trafic est redirigé via hev-socks5-tunnel , une bibliothèque qui crée un tunnel SOCKS5 local, puis envoyé vers ByeDPI qui applique les techniques de désynchronisation.

En mode Proxy, ByeByeDPI tourne comme un serveur SOCKS5 local sur 127.0.0.1:1080. Vous devez alors configurer manuellement vos apps pour utiliser ce proxy. C’est très utile si vous voulez combiner ByeByeDPI avec d’autres outils, genre AdGuard. Vous lancez ByeByeDPI en mode proxy, vous configurez AdGuard pour utiliser le proxy SOCKS5, et vous avez à la fois le blocage pub et du contournement DPI.

L’app supporte aussi le split tunneling. Vous pouvez créer une whitelist (seules certaines apps passent par ByeByeDPI) ou une blacklist (toutes les apps sauf certaines). C’est important sur Android TV/BOX où l’Ethernet peut planter si tout le trafic passe par un VPN. Là, vous mettez juste YouTube dans la whitelist, le reste du système utilise la connexion normale.

Cette app est née en Russie, où le DPI est massivement déployé depuis 2019 avec le système TSPU (Technical Means for Countering Threats). Comme la Russie bloque des sites avec une combinaison de blocage IP + DNS + DPI, les VPN classiques sont de plus en plus détectés et bloqués. Mais ByeByeDPI, lui, passe sous les radars parce qu’il ne ressemble PAS à un VPN. Il ressemble à du trafic normal avec des problèmes de connexion.

Le développeur original de ByeDPI, c’est ValdikSS , le créateur de GoodbyeDPI pour Windows et ByeDPI c’est le portage Linux/Android de ce même concept. ByeByeDPI quand à lui est un wrapper Android qui rend tout ça utilisable sans avoir à se palucher de la ligne de commande.

Évidemment, ByeByeDPI ne vous protège pas contre la surveillance puisque votre FAI voit toujours tout et un gouvernement peut toujours logger vos connexions. Cette app contourne juste les blocage DPI, mais ne vous rend pas anonyme pour autant, donc si c’est de l’anonymat que vous voulez, utilisez Tor ! Et si vous voulez du vrai chiffrement, utilisez un VPN comme NordVPN (lien affilié). Par contre, si vous voulez juste accéder à un site bloqué par DPI, ByeByeDPI suffira.

Merci à Letsar pour le partage.

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  • La base de données des incidents d’IA – Bugs, dérapages et leçons à tirer
    Pendant qu’une utopie où les véhicules autonomes, les assistants virtuels et les systèmes de recommandation se profile à l’horizon, force est de constater que l’intelligence artificielle n’en est encore qu’à ses balbutiements. La promesse d’un monde meilleur se heurte à la dure réalité des incidents causés par ces systèmes dits « intelligents », déployés trop rapidement dans notre environnement. C’est là qu’intervient la base de données des incidents d’IA (AIID), véritable mémoire collectiv

La base de données des incidents d’IA – Bugs, dérapages et leçons à tirer

Par : Korben
22 avril 2024 à 09:00

Pendant qu’une utopie où les véhicules autonomes, les assistants virtuels et les systèmes de recommandation se profile à l’horizon, force est de constater que l’intelligence artificielle n’en est encore qu’à ses balbutiements. La promesse d’un monde meilleur se heurte à la dure réalité des incidents causés par ces systèmes dits « intelligents », déployés trop rapidement dans notre environnement.

C’est là qu’intervient la base de données des incidents d’IA (AIID), véritable mémoire collective répertoriant les bugs, plantages et autres dérapages de l’IA lorsqu’elle est lâchée dans la nature. Tel un Guinness Book des foirages technologiques, elle recense déjà plus de 1000 cas, des plus anodins aux plus tragiques :

  • – un taxi sans chauffeur Waymo qui emboutit un cycliste en plein San Francisco
  • – un deepfake audio d’Imran Khan appelant au boycott des élections au Pakistan pour tromper les électeurs
  • – de fausses images de Donald Trump entouré d’électeurs noirs générées par IA pour influencer le vote des afro-américains
  • – et le pire de tous (ou pas) : des collégiens de Beverly Hills qui créent de fausses photos dénudées de leurs camarades grâce à l’IA !

Bref, c’est la foire aux casseroles dans le merveilleux monde de l’IA et il était temps que quelqu’un dresse l’inventaire de ces dérapages en tout genre. Mais au-delà du simple folklore, la mission de l’AIID est d’apprendre de ces échecs pour bâtir des IA plus sûres, à l’image de ce qui se fait dans l’aéronautique ou la cybersécurité.

La base s’enrichit chaque jour grâce aux signalements de la communauté. Chacun peut ainsi apporter sa pierre à l’édifice en soumettant de nouveaux incidents, triés et classés pour en dégager des tendances. L’idée est d’arriver à une définition partagée de ce qu’est un « incident d’IA » et d’en tirer des leçons pour l’avenir.

Car n’en déplaise à Elon Musk ou à Mark Zuckerberg, le futur de l’IA ne se fera pas sans règles ni garde-fous. Pour que la révolution intelligente profite au plus grand nombre, elle doit impérativement s’accompagner d’une démarche éthique et responsable. C’est précisément la mission du Responsible AI Collaborative, l’organisation derrière l’AIID, qui rassemble chercheurs, entrepreneurs et experts du monde entier.

D’ailleurs, vous aussi, vous pouvez contribuer ! Et ils ont de grandes ambitions puisque la prochaine étape sera d’intégrer les incidents dans des outils de test pour reproduire les scénarios à risque et s’entraîner à y faire face. Une sorte de « crash test » géant pour IA en quelque sorte !

À terme, l’objectif est de faire de l’AIID un outil incontournable pour tous les acteurs de l’écosystème : Chercheurs, régulateurs, industriels… Car ne nous y trompons pas, la course à l’IA ne fait que commencer et les incidents risquent de se multiplier si nous n’y prenons pas garde.

D’ici là, votre mission si vous l’acceptez sera de garder un oeil sur ce grand capharnaüm de l’IA et de signaler sans relâche les anomalies que vous constaterez ! Car après tout, la sécurité de ces systèmes est l’affaire de tous et rien ne vaut la vigilance humaine pour déjouer les bugs les plus retors.

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  • Reor – L’appli magique de prise de notes boostée à l’IA locale et gratuite
    Dispo sous Windows, Linux et macOS (Intel et Silicon), Reor est un outil de prise de notes markdown capable de s’auto-organiser. Cela signifie que l’outil utilise de l’IA localement pour vous aider à mettre de l’ordre dans vos idées. C’est assez ouf puisque ça vous fera gagner un max de temps en reliant automatiquement vos idées, mais également en répondant à toutes vos questions en se basant sur vos notes. Reor offre également un moteur de recherche sémantique et le tout est stocké localem

Reor – L’appli magique de prise de notes boostée à l’IA locale et gratuite

Par : Korben
25 mars 2024 à 09:00

Dispo sous Windows, Linux et macOS (Intel et Silicon), Reor est un outil de prise de notes markdown capable de s’auto-organiser. Cela signifie que l’outil utilise de l’IA localement pour vous aider à mettre de l’ordre dans vos idées.

C’est assez ouf puisque ça vous fera gagner un max de temps en reliant automatiquement vos idées, mais également en répondant à toutes vos questions en se basant sur vos notes. Reor offre également un moteur de recherche sémantique et le tout est stocké localement, ce qui évitera que vos données ne soient pompées.

Reor tire parti des géants tels que Llama.cpp, Transformers.js et LanceDB pour permettre à la fois aux modèles LLM et d’inférences de s’exécuter localement. Il est également possible de se connecter à des API compatibles OpenAI si vous le désirez.

Alors, comment fonctionne cette auto-organisation ?

En réalité, chaque note que vous écrivez est fragmentée et intégrée dans une base de données vectorielle interne. Les notes connexes sont automatiquement reliées par la similarité vectorielle. De plus, la base de Q&R alimentée par les LLM fonctionne sur un principe de RAG (Retrieval-Augmented Generation) sur le corpus de notes que vous lui avez donné. Exactement comme ce qu’on peut faire aujourd’hui avec des PDF et des outils comme PDFtoChat.

Pour commencer, rien de plus simple : il vous suffit de télécharger Reor et de l’installer comme n’importe quelle autre application. Notez que pour l’instant, l’application ne télécharge pas les modèles pour vous, vous devrez donc télécharger manuellement votre modèle de choix au format GGUF et l’importer dans l’outil. Cela peut être Mistral ou Llama 2 par exemple. Et comme ce sont des modèles open source et gratuits, vous n’aurez rien à payer.

L’importation de notes provenant d’autres applications est également possible, puisque Reor stocke ses données dans un seul répertoire, que vous choisissez lors de la première utilisation. Pour importer des notes/fichiers d’une autre application, il vous suffit donc de remplir ce répertoire manuellement avec des fichiers Markdown.

Voilà, c’est encore un peu brut comme outil, mais je parie que ça s’affinera avec le temps.

Merci à Lorenper

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