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  • Un régulateur teste l'IA contre la fraude
    Consciente que la lutte contre la criminalité financière est incontestablement plus efficace quand elle porte sur un périmètre élargi, la banque centrale singapourienne lance une expérimentation de détection de malversations grâce à des techniques d'analyse de données évoluées appliquées à un historique de transactions réelles.Le principe du recours à des modèles d'apprentissage automatique, voire d'intelligence artificielle, en vue d'améliorer la performance des protections contre la fraude n'

Un régulateur teste l'IA contre la fraude

Par : Patrice
11 mai 2026 à 21:30
MAS
Consciente que la lutte contre la criminalité financière est incontestablement plus efficace quand elle porte sur un périmètre élargi, la banque centrale singapourienne lance une expérimentation de détection de malversations grâce à des techniques d'analyse de données évoluées appliquées à un historique de transactions réelles.

Le principe du recours à des modèles d'apprentissage automatique, voire d'intelligence artificielle, en vue d'améliorer la performance des protections contre la fraude n'est évidemment pas nouvelle… elle représente même un des cas d'usage de ces outils parmi les plus répandus dans l'industrie. En revanche, sa déclinaison à l'échelle d'un régulateur national est plus originale et répond à un vrai enjeu de réactivité, l'identification des risques étant plus rapide à partir d'une vue de l'ensemble des échanges dans un pays plutôt qu'au seul niveau d'un établissement.

La mise en œuvre n'est toutefois pas triviale, comme le démontrent les conditions dans lesquelles la MAS organise ce qui devrait être un simple test. Certes, il n'y a aucune prouesse technique à demander à cinq banques locales de partager les informations qu'elles détiennent sur les opérations réalisées pendant une période spécifique (non précisée) puis à entraîner des solutions d'IA plus ou moins sophistiquées sur cette matière première pour l'identification automatique des tentatives d'escroquerie.

La réelle difficulté consiste à réaliser un tel projet avec toute la sécurité requise, alors que les données dont il est question sont extrêmement sensibles. Les responsables se veulent rassurants, en évoquant la mise en place d'un mécanisme de « hash » sur les références de compte (ce qui ne vaut pas anonymisation totale), un stockage chiffré (heureusement !) et des règles strictes d'accès. Mais dans le climat actuel où les fuites sont légion, est-ce suffisant ? Et il ne s'agit que d'une phase d'évaluation préliminaire : comment une éventuelle généralisation pourra-t-elle éliminer tout danger ?

La démarche engagée par la MAS est importante afin d'espérer réduire les pertes subies par les particuliers et les entreprises dans un contexte de croissance de la criminalité, désormais assistée elle-même par l'intelligence artificielle. Elle ne peut cependant, sans être taxée d'incohérence, ignorer les défis de sécurité qu'implique automatiquement son approche. Dans ce sens, elle devrait probablement se pencher au préalable ou, à tout le moins, en parallèle, sur les technologies émergentes de traitement de données préservant la confidentialité (PET)… comme l'avait fait l'ACPR française il y a quelques années (mais dont je ne connais hélas pas les résultats officiels).

MAS

  • ✇intelligence artificielle (IA) – The Conversation
  • Déléguer nos décisions à l’IA : une menace pour la démocratie ?
    Pour la philosophe Hannah Arendt, l’effondrement moral d’une société n’exige pas nécessairement une volonté de faire le mal, elle peut résider dans l’érosion de la capacité de juger. Or, l’utilisation massive de l’IA menace notre capacité de juger. Barbara Niggl Radloff/Munich City Museum, CC BY-NC-SAÀ mesure que des systèmes d’intelligence artificielle prennent en charge des décisions autrefois humaines, la question n’est plus seulement ce qu’ils peuvent faire, mais ce que nous cessons de faire

Déléguer nos décisions à l’IA : une menace pour la démocratie ?

Pour la philosophe Hannah Arendt, l’effondrement moral d’une société n’exige pas nécessairement une volonté de faire le mal, elle peut résider dans l’érosion de la capacité de juger. Or, l’utilisation massive de l’IA menace notre capacité de juger. Barbara Niggl Radloff/Munich City Museum, CC BY-NC-SA

À mesure que des systèmes d’intelligence artificielle prennent en charge des décisions autrefois humaines, la question n’est plus seulement ce qu’ils peuvent faire, mais ce que nous cessons de faire nous-mêmes. À bas bruit, c’est notre capacité de jugement qui se transforme, avec des effets potentiels sur la démocratie.


En 1963, observant Adolf Eichmann lors de son procès à Jérusalem, Hannah Arendt formule l’une des intuitions les plus dérangeantes du XXe siècle : cet homme n’était pas un monstre. Il avait simplement cessé de penser. En déléguant son jugement moral à l’appareil bureaucratique, il était devenu capable de participer à un mal radical sans jamais le reconnaître comme tel. Arendt nomme ce phénomène la « banalité du mal » : la catastrophe morale n’exige pas une intention mauvaise – elle exige seulement l’érosion systématique de la capacité à penser par soi-même. Elle identifie une séquence précise : avant l’effondrement politique vient l’effondrement cognitif. Les régimes totalitaires conquièrent d’abord les esprits, en rendant la pensée indépendante structurellement superflue. Soixante ans plus tard, nous construisons quelque chose dont l’architecture philosophique lui aurait été immédiatement familière.

Déléguer le jugement à l’échelle d’une société

L’intelligence artificielle agentique désigne des systèmes capables de percevoir, planifier, décider et agir de manière autonome. Selon le cabinet de conseil Gartner, d’ici 2028, 33 % des logiciels d’entreprise intégreront des agents IA et 15 % des décisions quotidiennes de travail seront prises de façon autonome. Un autre cabinet de conseil, McKinsey souligne que ces architectures introduisent des risques que les cadres de gouvernance existants n’ont jamais été conçus pour gérer, précisément parce qu’elles adaptent leur comportement au contexte plutôt que d’obéir à une logique prédéterminée.

Ce n’est pas de l’automatisation classique : l’IA agentique reconfigure le jugement lui-même. Mais, il s’agit moins d’une disparition du jugement humain que d’un déplacement continu de son objet – sans que l’humain ne puisse toujours en percevoir l’existence. La question n’est donc pas celle de la délégation en soi, mais bien celle de la qualité et de l’irréversibilité de la reconfiguration en cours.

Quand la démocratie délègue ses propres décisions

Les exemples les plus révélateurs sont politiques, et ils sont déjà parmi nous. En effet, l’approche d’Arendt distingue l’action (la capacité à initier quelque chose de véritablement nouveau par l’engagement avec d’autres dans la sphère publique) du simple comportement, prévisible et manipulable. La démocratie n’est pas un mécanisme de traitement des préférences : c’est un espace d’apparition où des individus distincts, capables de pensée indépendante, se réunissent pour créer du sens collectivement. Chaque décision absorbée dans un processus agentique automatisé, chaque moment de délibération remplacé par un résultat algorithmique, représente alors une érosion cumulative de cet espace.

En 2016, des algorithmes de ciblage comportemental – déployés lors des campagnes du Brexit et de l’élection Trump – ont sélectionné et amplifié des contenus émotionnels auprès d’électeurs ciblés. Ce n’était pas de la propagande classique : c’était la technique que décrivait Arendt – non pas persuader, mais submerger, créer une condition dans laquelle la distinction entre fait et fabrication s’effondre sous le volume des stimuli contradictoires. Des systèmes de notation algorithmique ont ensuite évalué la fiabilité citoyenne, prédit la récidive judiciaire (comme COMPAS aux États-Unis, dont les biais raciaux ont été documentés par le média indépendant ProPublica) ou orienté les attributions de logements sociaux aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Dans chacun de ces cas, une décision à forte charge éthique est absorbée dans un processus opaque, soustrait au débat public.

Au-delà de ces exemples spécifiques, ce qui se joue peut être considéré comme systémique : il ne s’agit plus d’orienter un contenu dans un espace de délibération préexistant, mais de transformer progressivement les conditions mêmes dans lesquelles le jugement s’exerce. Lorsque trois ou quatre grands modèles de langage médiatisent une part croissante des interactions informationnelles de milliards d’individus, le risque principal n’est pas qu’ils orientent des réponses – c’est qu’ils harmonisent silencieusement ce qui peut être formulé, reconnu comme question légitime, traité comme argument recevable. Interrogés sur des politiques de redistribution, les modèles dominants tendent à cadrer la réponse dans les termes de l’efficacité économique – non par censure, mais parce que leurs corpus surreprésentent massivement certaines traditions intellectuelles. D’autres registres (justice, dignité, solidarité intergénérationnelle) deviennent moins fluides, progressivement marginalisés sans que personne n’en ait décidé. Quand les mêmes modèles médiatisent des citoyens issus de traditions distinctes, une convergence cognitive s’installe, sans délibération démocratique. Or, c’est exactement ce que les régimes totalitaires visaient (et visent) en priorité, non les opinions, mais l’espace dans lequel des points de vue différents peuvent s’exprimer, se rencontrer et s’affronter.

Le déplacement axiologique : transformer ce qui compte comme valeur

Le danger le plus profond dépasse donc la substitution ponctuelle. En remplaçant de plus en plus systématiquement des décisions humaines, les systèmes IA transforment ce qu’une société reconnaît comme valeur au sens de ce qui mérite d’être considéré et/ou préservé – l’efficacité plutôt que l’équité, l’engagement plutôt que la vérité, la prédictibilité plutôt que la singularité. Ce processus – que je nomme déplacement axiologique – est silencieux, progressif, et opère aussi bien à travers les institutions qu’à travers les pratiques quotidiennes et les dynamiques de marché, y compris là où aucune institution ne l’orchestre. Lorsque des plates-formes algorithmiques déterminent quelles informations sont visibles et quels débats circulent, elles ne filtrent pas un espace public préexistant – elles le reconstituent selon leur propre logique d’optimisation. La pluralité que la démocratie présuppose est menacée par une convergence vers ce que le système détermine comme optimal.

Deux dimensions d’une même transformation

Ce déplacement est peut-être préparé en amont. Des études longitudinales publiées dans JAMA Pediatrics ont observé des corrélations entre usage intensif des réseaux sociaux à l’adolescence et modifications des circuits neuronaux – moindre activation des régions associées au jugement raisonné, hypersensibilité aux rétroactions sociales. Ces résultats appellent à la prudence : ils ne permettent pas de porter des jugements globaux sur des générations entières. Ce qui paraît plus assuré, c’est ce que le philosophe de la culture Byung-Chul Han a mis en lumière : la saturation de l’attention par les flux numériques réduit les espaces de recul critique. L’IA agentique pourrait accentuer cette dynamique en lui donnant une forme institutionnelle. Reconfiguration de l’attention et délégation du jugement ne constituent peut-être pas deux problèmes séparés, mais deux dimensions d’une même transformation dont nous manquons encore du recul pour mesurer toutes les conséquences – et que la gouvernance de l’IA ne peut pas ignorer.

Penser la gouvernance autrement

Arendt n’était pas technophobe. Son projet était constructif : préserver les conditions dans lesquelles la pluralité des points de vue, la spontanéité de l’action et la capacité de jugement singulier – notions au cœur de sa théorie politique – peuvent survivre. Cela exige des cadres de gouvernance intégrant des évaluations d’impact axiologique : analyses systématiques de la façon dont le déploiement agentique transforme non seulement l’efficacité opérationnelle, mais les fondements mêmes de la délibération démocratique. Cela exige de préserver des espaces où la décision est réellement construite par des acteurs capables de pensée indépendante – non comme consultations symboliques, mais comme éléments structurels du processus décisionnel. Cela exige enfin de repenser l’apprentissage du jugement dans un monde où l’IA est omniprésente.

La question « Une IA peut-elle faire cela ? » doit toujours être accompagnée d’une autre, arendtienne dans son exigence : Que nous arrive-t-il, politiquement, quand nous cessons de le faire nous-mêmes ? La vraie réponse n’est pas dans le refus de la délégation, mais dans la définition rigoureuse de ses frontières – quelles décisions ne sont pas délégables, ou sous quelle modalité la délégation peut rester compatible avec la vitalité démocratique.

Hannah Arendt a passé sa vie à comprendre comment des sociétés civilisées pouvaient produire les conditions de leur propre effondrement moral. Sa réponse était d’une simplicité dérangeante : non par un échec dramatique, mais par l’abdication silencieuse, cumulative, banale de la responsabilité de penser. Nous vivons peut-être les prémices d’un nouvel effondrement, mais nous pouvons nous en prémunir avant que les systèmes auxquels nous déléguons notre jugement ne finissent par façonner, à notre place, ce que nous sommes.

The Conversation

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IA dans les services publics : pour une IA « digne de confiance », les grands principes ne suffisent pas

Que ce soit pour assister dans la traque contre la fraude, ou pour aider les agents de France Services à répondre aux questions des citoyens, l’intelligence artificielle s’insère de plus en plus dans les services publics. Cette irruption fait partie du chantier plus large de la transformation numérique de l’État, qui a pour ambition de rendre les actions de l’État plus efficaces.

En regard des risques de l’IA — qu’ils soient existentiels, ou plus terre à terre et immédiats, et au vu les enjeux posés par leurs utilisations, on cherche aujourd’hui à développer des systèmes d’IA « dignes de confiance » (trustworthy).


L’utilisation de l’intelligence artificielle dans les services publics touche un très grand nombre de domaines. Pendant les Jeux olympiques de Paris 2024, l’intelligence artificielle a été déployée pour identifier des situations dangereuses à partir d’images vidéo.

L’intelligence artificielle aide également à reconnaître des images de conducteurs ne portant pas de ceinture de sécurité, ou à reconnaître le visage des voyageurs se présentant à un dispositif PARAFE pour le contrôle de passeport. Une IA générative dénommée Albert aide les agents de France Services à répondre aux questions des citoyens sur les démarches à suivre. Une IA aide les contrôleurs de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) à prioriser les enquêtes pour fraude. Une autre analyse des images de satellite pour détecter des constructions non déclarées. Un algorithme d’IA est à l’œuvre dans le dispositif Parcoursup. Des outils contribuent à contrer des cyberattaques, d’autres analysent les données de connexion pour détecter des risques de terrorisme.

En 2022, le Conseil d’État a identifié huit grands champs de déploiement de l’IA par l’État, allant de la défense nationale à la personnalisation de l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Chacun de ces domaines demande une approche individualisée pour comprendre quels sont les risques associés à un déploiement de l’IA et comment les gérer en pratique.

Le terme « IA » recouvre une grande diversité de technologies, d’usages, et donc de risques

Les outils de détection de risque de terrorismes ainsi que l’algorithme Parcoursup s’appuient sur l’IA « à l’ancienne » fondée sur des règles logiques créées par des humains, tandis que les algorithmes utilisés pour le traitement de l’image s’appuient sur des algorithmes d’apprentissage machine supervisé. L’IA générative s’appuie sur une nouvelle technologie d’apprentissage par renforcement appelée « transformeur ».

En plus de cette diversité technologique, les usages de l’IA, et les risques y associés, sont extrêmement variés. Une erreur de prédiction concernant la vidange d’une benne à ordures n’a pas les mêmes conséquences qu’une erreur dans la prédiction d’un risque de terrorisme. L’IA générative nourrit des fantasmes sur la fin du monde. Le Défenseur des droits souligne des risques plus terre à terre sur la discrimination.

Impossible d’adopter une approche unique pour une IA « digne de confiance »

Devant une telle diversité dans les technologies et dans les cas d’usage, il est impossible d’adopter une approche unique pour une IA digne de confiance, sauf à rester à un niveau de généralité élevé.

Le règlement européen sur l’IA ne prescrit donc pas le niveau d’erreur acceptable dans un système d’IA, ni les modalités précises du contrôle humain, ni le type d’explicabilité requise. Les situations sont trop différentes. C’est pour cette raison que le règlement européen délègue ces choix aux régulateurs et acteurs de chaque secteur  : bancaire, santé, transport, justice…

Chaque cas nécessitera une analyse de risques et un programme de gouvernance autour de trois axes  : quels types d’erreurs peuvent se produire et quelles sont leurs conséquences  ? Quel niveau d’explicabilité est nécessaire pour que les humains puissent comprendre et valider les résultats algorithmiques  ? Quel type de contrôle humain est adapté à ce système  ?

L’IA digne de confiance  : des principes importants mais trop génériques pour être applicables concrètement

En octobre 2024, la Cour des Comptes a défini sept principes d’IA de confiance.

Ces principes ne sont pas nouveaux. Ils reprennent ceux élaborés depuis 2019 par l’OCDE, HLEG, et UNESCO, et recoupent en grande partie ceux déjà établis en 2022 par le Conseil d’État pour l’IA publique de confiance, en omettant cependant le principe d’autonomie stratégique qui avait été mis en avant par le Conseil d’État.

Ces principes reflètent un consensus, mais restent tellement généraux qu’ils n’apportent pas de solutions pour des situations concrètes. On veut des systèmes d’IA robustes, non discriminatoires, explicables, et centrés sur l’humain, tout comme on veut un environnement propre et une voiture sûre. Ces principes de haut niveau ne nous disent rien sur les arbitrages nécessaires pour déployer un outil dans un contexte particulier.


À lire aussi : IA : vers des principes éthiques partagés et intégrés dans les algorithmes


Il suffit de penser à l’outil utilisé par la CNAF pour calculer le risque de fraude dans les allocations familiales. Cet outil est actuellement contesté devant le Conseil d’État car il serait discriminatoire, donnant un score de risque plus élevé pour les personnes les plus vulnérables. Selon les auteurs de la plainte, le ciblage de cette population serait contraire aux principes d’équité. En même temps, la population vulnérable est celle qui bénéficie de la majorité des prestations sociales. Prioriser le contrôle de cette population serait donc logique sur le plan statistique. Cet exemple montre le dilemme auquel les déployeurs de systèmes d’IA sont confrontés.

Équité, explicabilité, performance  : des valeurs souvent en concurrence

Un système qui effectue des classements statistiques — pour un contrat d’assurance, un contrat de prêt, ou pour un risque de fraude — va nécessairement paraître inéquitable aux yeux de certains, car les différentes visions d’équité sont incompatibles entre elles. Ainsi, un système équitable par rapport à deux groupes de la population (« l’équité de groupe ») ne sera pas équitable par rapport à deux individus (« l’équité individuelle »).

D’autres dilemmes se présenteront en dehors de la question d’équité. Lorsque l’on choisira le niveau d’explicabilité d’un système d’IA, il faudra mettre en équilibre le besoin d’explicabilité et le besoin de performance, car les algorithmes les plus performants sont souvent les moins explicables. En matière de performance, la question sera de savoir s’il faut exiger un système quasi parfait dans ses prédictions, ou se satisfaire d’une performance qui est « seulement » supérieure à celle d’un humain. En matière de contrôle humain, la question sera de savoir s’il faut systématiquement mettre « l’humain dans la boucle »… même si celui-ci augmente le taux d’erreurs.

Ces dilemmes ne peuvent être résolus simplement par l’application des principes d’IA de confiance. Aucun système ne peut satisfaire pleinement tous les critères en même temps. Prioriser un critère conduit à en détériorer un autre.

Gouverner concrètement les déploiements de systèmes d’IA

Dans cet environnement de vases communicants et de compromis, la Cour des Comptes propose de se concentrer sur les processus de gouvernance dans l’analyse et l’accompagnement des projets d’IA par l’administration. L’idée est de soumettre les grands projets d’IA à une étude d’impact préalable et à un plan de gestion des risques, comme pour un projet de construction d’une éolienne.

Plus précisément, la Cour des Comptes propose une « grille de maturité » qui évalue le niveau de formation du personnel, l’existence ou non de cahiers des charges internes, l’existence de systèmes d’audits, de consultations entre différentes parties prenantes, et surtout l’existence, tout au long de la vie du système, d’un questionnement constant sur l’utilisation des données, le choix du modèle, sa frugalité, les vulnérabilités aux attaques, les risques de discriminations et autres erreurs algorithmiques.

En d’autres termes, puisqu’il est quasiment impossible de fournir une seule « bonne » réponse aux nombreux dilemmes de l’IA de confiance, autant mettre l’accent sur le processus d’analyse et de décision, pour au moins garantir que ce processus est irréprochable.

Des processus de gouvernance deviennent obligatoires pour les systèmes à « haut risque »

Depuis le règlement européen sur l’IA, ces processus de gouvernance deviennent obligatoires pour tout système à « haut risque ». Un grand nombre des systèmes d’IA mis en place par l’administration française tomberont dans cette catégorie, car ils touchent un très grand nombre de citoyens.

Le règlement européen met l’accent sur les normes techniques pour traiter les questions opérationnelles liées à ces systèmes à haut risque. Mais ces normes techniques ne pourront pas résoudre la plupart des dilemmes qui mettent en concurrence différents principes de l’IA responsable.


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Au mieux, ces normes techniques établiront des méthodologies communes pour mesurer différents paramètres tels que l’explicabilité, les biais, et les niveaux de performance. Ces méthodologies permettront au moins de parler le même langage et utiliser les mêmes unités de mesure lorsque l’on examine les différents choix et compromis nécessaires pour la mise en œuvre d’un système.

La recherche scientifique sur l’IA digne de confiance permettra de réduire certains choix cornéliens

Les avancées en matière d’explicabilité permettront, par exemple, d’atteindre un haut niveau d’explicabilité tout en préservant la performance prédictive des grands modèles traditionnellement opaques.

La recherche sur l’IA frugale doit permettre de réduire la consommation énergétique des modèles tout en préservant un niveau élevé de performance.


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Les avancées en matière d’anonymisation de données (« differential privacy ») et d’apprentissage fédéré (« federated learning ») permettront d’entraîner des modèles tout en protégeant les données à caractère personnel.

Mais de nombreux dilemmes perdureront, car ils s’appuient sur des propriétés statistiques immuables, par exemple les définitions de l’équité, ou sur des choix de société nécessitant la mise en équilibre de droits et intérêts en concurrence.

La décision du Conseil d’État dans le contentieux CNAF nous dira comment, dans le cas précis de l’algorithme de notation du risque de fraude aux prestations sociales, cette mise en équilibre sera effectuée.

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C’EST PAS DE L’IA

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C’est pas de l’IA, c’est de l’exploitation dernier cri

L’IA est le prolongement direct des logiques d’exploitation capitalistes. Si cette technologie a pu émerger, c’est du fait de l’accaparement de nombreuses ressources par le secteur de la tech : d’abord nos données personnelles, puis d’immenses capitaux financiers et enfin les ressources naturelles, extraites en reposant sur le colonialisme ainsi que sur le travail humain nécessaires à l’entraînement des modèles d’IA. Une fois déployée dans le monde professionnel et le secteur public, l’IA aggrave la précarisation et la déqualification des personnes au nom d’une course effrénée à la productivité.

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C’est pas de l’IA, c’est une immense infrastructure écocide

L’essor de l’IA repose sur l’extraction de minerais rares afin de fabriquer les puces électroniques indispensables à ses calculs. Elle conduit aussi à la multiplication des data centers par les multinationales de la tech, des équipements gigantesques et coûteux en énergie qu’il faut en permanence refroidir. Partout sur la planète, des communautés humaines se voient ainsi spoliées de leur eau, tandis qu’on rallume des centrales à charbons pour produire l’électricité nécessaire à leur fonctionnement. Derrière les discours de greenwashing des entreprises, les infrastructures matérielles de l’IA génèrent une augmentation effrayante de leurs émissions de gaz à effet de serre.

C’est pas de l’IA, c’est l’automatisation de l’État policier

Que ce soit au travers de la police prédictive ou de la vidéosurveillance algorithmique, l’IA amplifie la brutalité policière et renforce les discriminations structurelles. Derrière un vernis prétendument scientifique, ces technologies arment la répression des classes populaires et des militant·es politiques. Elles rendent possible une surveillance systématique de l’espace public urbain et, ce faisant, participent à l’avènement d’un monde où le moindre écart à la norme peut être détecté puis puni par l’État.

C’est pas de l’IA, c’est la chasse aux pauvres informatisée

Sous couvert de « rationalisation », l’IA envahit les administrations sociales à travers le développement d’algorithmes auto-apprenants visant à détecter de potentiels fraudeurs. Allocations Familiales, Assurance Maladie, Assurance Vieillesse, Mutualité Sociale Agricole : ces systèmes sont aujourd’hui déployés dans les principales administrations de l’« État providence ». Associant un « score de suspicion » à chacune d’entre nous pour sélectionner les personnes à contrôler, nos recherches montrent qu’ils ciblent délibérément les personnes les plus précaires .

C’est pas de l’IA, c’est la mise aux enchères de notre temps de cerveau disponible

L’accaparement de nos données personnelles permet de nourrir les IA de profilage publicitaire, qui associent en temps réel des publicités à nos « profils » vendus aux plus offrants. Cette marchandisation de notre attention a aussi pour effet de façonner les réseaux sociaux centralisés, régulés par des IA de recommandation de contenus qui les transforment en lieux de radicalisation binaire des camps politiques. Enfin, pour développer des produits comme ChatGPT, les entreprises du secteur doivent amasser d’immenses corpus de textes, de sons et d’images, s’appropriant pour ce faire le bien commun qu’est le Web.

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Pourquoi nous faire un don cette année ?

Pour boucler le budget de l’année qui vient, nous souhaitons récolter 260 000 € de dons, en comptant les dons mensuels déjà existants, et tous les nouveaux dons mensuels ou ponctuels.

À quoi servent concrètement vos dons ?

L’association a une fantastique équipe de membres bénévoles, mais elle a aussi besoin d’une équipe salariée.
Les dons recueillis servent principalement à payer les salaires des permanentes de l’association (75 % des dépenses). Les autres frais à couvrir sont le loyer et l’entretien du local, les déplacements en France et à l’étranger (en train uniquement), les frais liés aux campagnes et aux évènements ainsi que les divers frais matériels propres à toute activité militante (affiches, stickers, papier, imprimante, t-shirts, etc.).

Pour vous donner une idée, quand on ventile nos dépenses de 2024 (salaires inclus) sur nos campagnes, en fonction du temps passé par chacun·e sur les sujets de nos luttes, ça ressemble à ça :
Algos : 13 %, Technopolice : 10 %, VSA : 11 %, Chiffrement : 3,45 %, GAFAM : 3 %, IA : 5 %, Surveillance & fichage : 4 %, Surveillance des militants : 4 %, Numérique & écologie : 6 %, Plateformes : 4 %, Communauté : 20% (relations avec d’autres associations, rencontres publiques, week-ends de travail avec des bénévoles, participation à des festivals et au chos communication Camp (CCC)), Vie de l’association : 17,44 % (réunions internes, AG, temps de réflexion stratégique, coordination de l’association, campagne de dons, achat et envoi des contreparties)

Quelles sont nos sources de financement ?

L’association ne touche aucun argent public, mais reçoit des soutiens, à hauteur de 40 % de son budget, de la part de diverses fondations philanthropiques : la Fondation pour le progrès de l’Homme, la fondation Un monde par tous, Open Society Foundations, la Limelight Foundation et le Digital Freedom Fund.
Le reste de notre budget provient de vos dons. Alors si vous le pouvez, aidez-nous !
Attention, comme nous l’expliquons dans la FAQ de notre site, les dons qui sont faits à La Quadrature ne sont pas déductibles des impôts, les services fiscaux nous ayant refusé cette possibilité à deux reprises.

Comment donner ?

Vous pouvez faire un don par CB, par chèque, ou par virement bancaire.
Et si vous pouvez faire un don mensuel — même un tout petit ! — n’hésitez pas, ce sont nos préférés : en nous assurant des rentrées d’argent tout au long de l’année, ils nous permettent de travailler avec plus de confiance dans la pérennité de nos actions.
En plus, le cumul de vos dons vous donne droit à des contreparties (sac, t-shirt, sweat). Attention, l’envoi n’est pas automatique, il faut vous connecter et faire la demande sur votre page personnelle de donateur/donatrice. Et si les contreparties tardent un peu à arriver, ce qui n’est pas rare, c’est parce qu’on est débordé·es, ou qu’on attend le réassort dans certaines tailles, et aussi parce qu’on fait tout ça nous-mêmes avec nos petites mains. Mais elles finissent toujours par arriver !

Merci encore pour votre générosité, et merci beaucoup pour votre patience <3 Faire un don

Le gouvernement français a fait une offre de 1,125 milliard d'euros pour les activités de calcul haute performance (HPC), d'IA et quantique de l'entreprise en difficulté Atos

Le gouvernement français a fait une offre de 1,125 milliard d'euros pour les activités de calcul haute performance (HPC), d'IA et quantique de l'entreprise en difficulté Atos

Le gouvernement français a fait une nouvelle offre de rachat des activités d'Atos dans le domaine des supercalculateurs et des systèmes quantiques pour 1,125 milliard d'euros. L'exclusivité de l'offre non contraignante a été accordée jusqu'au 31 mai 2025. Cela montre l'importance de la société informatique française Atos pour...

Un tribunal affirme qu'un établissement n'a commis aucune faute en sanctionnant un élève pour utilisation de l'IA, cette décision pourrait faire office de jurisprudence face aux plaintes des parents

Un tribunal affirme qu'un établissement n'a commis aucune faute en sanctionnant un élève pour utilisation de l'IA,
cette décision pourrait faire office de jurisprudence face aux plaintes des parents

La récente décision d'un tribunal affirmant que l'école n'a commis aucune faute en sanctionnant un élève pour l'utilisation d'une intelligence artificielle (IA) soulève des questions cruciales sur l'éducation et l'évolution des technologies. Cet arrêt, qui fait désormais office de jurisprudence,...

Un scandale provoqué par des deepfakes sexuellement explicites générés par l'IA entraîne la fermeture d'une école en Pennsylvanie, les défis liés à la technologie deepfake exacerbés par l'IA générative

Un scandale provoqué par des deepfakes sexuellement explicites générés par l'IA entraîne la fermeture d'une école en Pennsylvanie
les défis liés à la technologie deepfake exacerbés par l'IA générative

Un élève de la Lancaster Country Day School, en Pennsylvanie, a utilisé l'IA pour créer des images sexuellement explicites d'environ 50 camarades de classe. La diffusion des photos et l'inaction présumée des responsables de l'école ont suscité un tollé dans la communauté et rendu les parents furieux....

  • ✇Dans les algorithmes
  • Où est passée la grande désinformation de l’IA ?
    L’effondrement de l’information a-t-il eu lieu ? En tout cas, la submersion des contenus par l’IA générative qu’annonçaient de nombreux médias au début de la campagne électorale américaine n’a semble-t-il pas eu lieu, ou pas comme on l’a escompté, explique Matteo Wong pour The Atlantic. C’est ce qu’explique un trio de chercheurs de l’université de Purdue, Christina Walker, Daniel Schiff et Kaylyn Jackson Schiff, qui ont collecté les images et vidéos politiques générées par l’IA depuis juin 2023.

Où est passée la grande désinformation de l’IA ?

20 novembre 2024 à 07:30

L’effondrement de l’information a-t-il eu lieu ? En tout cas, la submersion des contenus par l’IA générative qu’annonçaient de nombreux médias au début de la campagne électorale américaine n’a semble-t-il pas eu lieu, ou pas comme on l’a escompté, explique Matteo Wong pour The Atlantic. C’est ce qu’explique un trio de chercheurs de l’université de Purdue, Christina Walker, Daniel Schiff et Kaylyn Jackson Schiff, qui ont collecté les images et vidéos politiques générées par l’IA depuis juin 2023. Les contenus générés par l’IA durant la campagne électorale ont été nombreux, mais ils ont surtout été utilisés sous forme de satire ou de divertissement que comme outils de désinformation. Leur usage a été bien plus transparent qu’attendue. Les images étaient fausses mais ne faisaient pas semblant d’être vraies.

Reste qu’on mesure mal l’impact de ces partages, modèrent les chercheurs. « Ces images et vidéos générées par l’IA sont instantanément lisibles et ciblent explicitement le partage d’émotions plutôt que les informations (…). » Ces images ont peut-être finalement très bien accompagné la disparition des faits, du consensus et de la rationalité. Elles ont d’abord permis de faire primer l’émotion sur la rationalité dans un moment où la vérité était particulièrement malmenée… mais d’abord par les discours politiques eux-mêmes.

MAJ du 21/11/2024 : « L’IA semble avoir moins contribué à façonner la façon dont les gens ont voté et bien plus à éroder leur foi dans la réalité », rapporte le Washington Post. Elle a été plus utilisée pour consolider les croyances partisanes que pour influencer les mentalités, brouillant la réalité. Des chercheurs de l’Institute for Strategic Dialogue ont constaté que les utilisateurs croyaient plus souvent que le contenu authentique était généré par l’IA que l’inverse. Nous sommes bien plus dans une crise de la réalité que dans une crise de désinformation.

Un nouvel outil de contrôle de l'UE révèle les principales lacunes de conformité des grands modèles d'IA, y compris ceux d'OpenAI et Meta, qui ne respectent pas les normes de l'Union européenne

L'UE s'apprête à établir des règles en matière d'IA qui interdisent la surveillance et le classement du comportement social,
Les amendes pouvant atteindre 4 % du chiffre d'affaires

La surveillance de masse par les systèmes d'intelligence artificielle et le scoring continuent de faire l'objet de débat à travers le monde entier. Ce qui était l'objet d'une fiction dans l'épisode Nosedive de la série Black Mirror est en train de devenir une réalité dans certaines parties du monde, tandis que certains...

La Russie aurait payé un ancien policier de Floride pour diffuser des « deepfakes » anti-Harris et de la désinformation, John Mark Dougan aurait créé des sites de fake news grâce au financement de l'armée russe

L'équipe de campagne de Donald Trump déclare que ses systèmes informatiques ont fait l'objet de piratage par des acteurs étrangers, d'après des rapports
Qui pointent l'Iran comme responsable

Des documents internes à la campagne du candidat à l'élection présidentielle américaine, Donald Trump, ont fait l'objet de divulgation publique. À demi-mot, son équipe désigne l'Iran comme l'instigateur de ce piratage.


L'équipe de campagne de Donald Trump a déclaré que des pirates informatiques étrangers...

Au-delà du battage médiatique : Mes réflexions honnêtes sur l'IA générative, par Mensur Durakovic

Au-delà du battage médiatique : Mes réflexions honnêtes sur l'IA générative, par Mensur Durakovic


Il s'est écoulé plus d'un an depuis le battage fou de l'IA et maintenant que la poussière est retombée, nous voyons des signes clairs où se trouve l'IA.

Nous avons vu des plateformes de chat intelligentes comme ChatGPT et Claude, des services de génération d'images et de vidéos comme DALL-E et Midjourney, GitHub Copilot, des assistants d'écriture et d'autres applications.

Je n'ai pas voulu écrire sur...

Pour ou contre de telles mesures ? Michel Barnier envisage de généraliser la vidéosurveillance algorithmique en France et y matérialiser la fiction Big Brother de 1984 comme c'est le cas en Chine

Pour ou contre de telles mesures ? Michel Barnier envisage de généraliser la vidéosurveillance algorithmique en France
Et y matérialiser la fiction Big Brother de 1984 comme c'est le cas en Chine

C'est au terme du premier trimestre de l'année précédente que l'assemblée nationale française a approuvé l'utilisation de caméras de vidéosurveillance assistées par l'intelligence artificielle. L'objectif : assurer la sécurité des derniers Jeux olympiques de Paris. Les groupes de défense des droits de l'Homme...

« Un vaste système de surveillance piloté par l'IA peut amener les citoyens à un meilleur comportement », d'après Larry Ellison qui suggère d'adopter le modèle chinois de surveillance de ses citoyens

16 septembre 2024 à 23:04
« Un vaste système de surveillance piloté par l'IA peut amener les citoyens à un meilleur comportement », d'après Larry Ellison
Qui suggère d'adopter le modèle chinois de surveillance de ses citoyens

La Chine est le pays qui, à date, incarne le mieux le personnage de fiction Big Brother du roman Nineteen Eighty-Four (1984) de l'écrivain anglais Georges Orwell. Dans la société décrite par ce dernier, chaque citoyen est sous la surveillance constante de l'autorité (Big Brother), principalement par...

Les conversations avec un chatbot d'IA réduisent considérablement les croyances conspirationnistes, l'IA formé au débat est capable de faire changer d'avis les théoriciens du complot, selon une étude

14 septembre 2024 à 06:22
Les conversations avec un chatbot d'IA réduisent considérablement les croyances conspirationnistes, lIA formé au débat est capable de faire changer d'avis les théoriciens du complot, selon une étude.

Les conversations avec un chatbot d'IA réduisent considérablement les croyances conspirationnistes, selon une étude. Les chatbots d'IA formés au débat sont capables de faire changer d'avis les théoriciens du complot en présentant des preuves convaincantes. Selon les auteurs, ces résultats montrent comment...

Quand l'IA prend parti dans le débat politique : une « erreur » a conduit Alexa d'Amazon à promouvoir la candidature de Kamala Harris, tandis que l'assistant a refusé de parler de Donald Trump

Quand l'IA prend parti dans le débat politique : une « erreur » a conduit Alexa d'Amazon à promouvoir la candidature de Kamala Harris,
tout en refusant de parler de Donald Trump

L'intelligence artificielle (IA) est omniprésente dans notre quotidien, des assistants vocaux aux recommandations personnalisées. Cependant, que se passe-t-il lorsque ces technologies, censées être neutres, prennent parti dans des débats politiques ? C'est ce qui s'est produit récemment avec Alexa, l'assistant vocal d'Amazon.

Il...

La NFL annonce l'installation d'un dispositif de reconnaissance faciale sur tous ses 32 stades, après des cas d'utilisation montrant des violations des droits de l'Homme par cette technologie

La NFL annonce l'installation d'un dispositif de reconnaissance faciale sur tous ses 32 stades
Après des cas d'utilisation montrant des violations des droits de l'Homme par cette technologie

La Ligue nationale de football américain annonce l'installation d'un dispositif de reconnaissance faciale sur ses 32 stades. L'utilisation de cette technologie se fera dès cette saison. L'objectif : renforcer la sécurité des événements à partir de scanners faciaux qui serviront à vérifier l'identité des personnes...

Une vidéo manipulée partagée par Elon Musk imite la voix de la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris, ce qui soulève des inquiétudes quant à l'utilisation de l'IA en politique

Une vidéo manipulée partagée par Elon Musk imite la voix de la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris, ce qui soulève des inquiétudes quant à l'utilisation de l'IA en politique.

Une vidéo manipulée partagée par Elon Musk imite la voix de la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris. Des experts ont confirmé qu'une grande partie de la voix a été générée par l'IA. Cela soulève des questions sur une utilisation appropriée de l'IA dans la politique, en particulier, car Elon Musk n'a mis aucune...

Des "pièges à droits d'auteur" pourraient indiquer aux écrivains si une IA a récupéré leur travail, leur travail aurait été intégré dans des modèles d'IA sans leur consentement

Des "pièges à droits d'auteur" pourraient indiquer aux écrivains si une IA a récupéré leur travail, car leurs travails auraient été intégré dans des modèles d'IA sans leur consentement.

Selon une nouvelle étude, les "pièges à droits d'auteur" pourraient indiquer aux écrivains si une IA a piraté leur travail. La technique a été utilisée tout au long de l'histoire, mais elle pourrait désormais constituer un outil dans l'un des plus grands combats de l'intelligence artificielle.

L'intelligence...

Des lanceurs d'alerte affirment qu'OpenAI a illégalement interdit à son personnel de divulguer les risques de sécurité liés à son IA en s'appuyant sur des accords contraignants et des menaces de représailles

Des lanceurs d'alerte affirment qu'OpenAI a illégalement interdit à son personnel de divulguer les risques de sécurité liés à son IA
en s'appuyant sur des accords contraignants et des menaces de représailles

OpenAI a mis en place des accords contraignants visant à faire taire les lanceurs d'alerte qui seraient tentés d'évoquer publiquement les risques relatives à sa technologie d'IA. C'est du moins ce qui ressort d'une plainte déposée auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis...

Les travailleurs africains à l'origine de la révolution de l'IA : une réalité de conditions éprouvantes et de salaires médiocres, pour environ un dollar de l'heure

Les travailleurs africains à l'origine de la révolution de l'IA : une réalité de conditions éprouvantes et de salaires médiocres,
pour environ un dollar de l'heure

Les travailleurs africains, comme Mercy à Nairobi et Anita en Ouganda, sont essentiels à la révolution de l'IA, mais endurent des conditions éprouvantes pour environ un dollar de l'heure. Mercy, modératrice de contenu pour Meta, visionne des vidéos traumatisantes, dont l'accident mortel de son grand-père, et traite un "ticket"...

Le pape demande aux dirigeants du G7 d'interdire l'utilisation d'armes autonomes car « les machines ne devraient jamais décider de la vie ou de la mort d'un être humain »

Le pape demande aux dirigeants du G7 d'interdire l'utilisation d'armes autonomes
Car « les machines ne devraient jamais décider de la vie ou de la mort d'un être humain »

Le pape François a prononcé un discours historique devant les dirigeants du G7, les exhortant à reconnaître qu'ils ont le pouvoir de décider si l'intelligence artificielle devient un outil terrifiant ou créatif, et leur demandant d'interdire l'utilisation d'armes autonomes dans les guerres. Sa sortie s'inscrit dans la suite du...

Un candidat généré par intelligence artificielle veut se présenter aux élections municipales dans le Wyoming, mais le secrétaire d'Etat du Wyoming s'oppose à sa légitimité en tant que candidat

Un candidat généré par intelligence artificielle veut se présenter aux élections municipales dans le Wyoming
Mais le secrétaire d'Etat du Wyoming s'oppose à sa légitimité en tant que candidat

Un candidat généré par intelligence artificielle veut se présenter aux élections municipales dans le Wyoming. Les autorités du Comté en sont au stade où elles cherchent à savoir si le VIC pour Virtual Integrated Citizen (citoyen virtuel intégré) peut figurer sur le bulletin de vote. Le tableau est en effet...

Stack Overflow bannit massivement les utilisateurs qui se rebellent contre son partenariat avec OpenAI en supprimant des réponses afin d'éviter qu'elles ne soient utilisées pour former ChatGPT

Quand l'IA puise dans le savoir des développeurs : Stack Overflow bannit massivement les utilisateurs qui se rebellent contre le partenariat avec OpenAI,
les utilisateurs bannis pour avoir supprimé des réponses afin d'éviter qu'elles ne soient utilisées pour former ChatGPT

Stack Overflow, la plateforme bien connue des développeurs pour le partage de connaissances en programmation, se trouve au coeur d'une controverse suite à son partenariat avec OpenAI. Ce partenariat permet à OpenAI d'accéder...

Les USA envisagent de restreindre l'accès de la Chine aux logiciels d'IA à l'origine d'applications telles que ChatGPT, une initiative pour limiter l'exportation de modèles d'IA propriétaires ou à source fermée

Les USA envisagent de restreindre l'accès de la Chine aux logiciels d'IA à l'origine d'applications telles que ChatGPT, une initiative pour limiter l'exportation de modèles d'IA propriétaires ou à source fermée

L'administration Biden est sur le point d'ouvrir un nouveau front dans ses efforts pour protéger l'IA américaine de la Chine et de la Russie, avec des plans préliminaires pour placer des garde-fous autour des modèles d'IA les plus avancés, le logiciel de base des systèmes d'intelligence artificielle...

Stanford présente les principales conclusions de son nouveau rapport annuel AI Index, et indique notamment que l'IA surpasse l'homme pour certaines tâches, mais pas pour toutes

Stanford présente les principales conclusions de son nouveau rapport annuel AI Index, et indique notamment que l'IA surpasse l'homme pour certaines tâches, mais pas pour toutes

La septième édition du rapport annuel AI Index de Stanford a été publiée et met en évidence les 10 principaux enseignements afin que les décideurs politiques, les chercheurs, les cadres, les journalistes et le grand public puissent acquérir une compréhension plus approfondie et plus nuancée du domaine complexe de l'IA.

Cette...

Les nouvelles arnaques aux deepfakes.

7 avril 2024 à 17:53

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Ça fait des années qu'on entend parler des deepfakes et des risques de l'IA générative. En ce début d'année et avec l'accessibilité de plus en plus grande des outils de deepfakes vocaux et visuels, beaucoup de charlatans tentent de les utiliser pour monter des business obscurs.
On fait le tour dans cette vidéo autour de 3 cas : leur utilisation dans les publicités, pour créer de faux contenus et les conséquences de ces technologies sur la vie des personnes. On conclut par une invitation à réfléchir sur notre rapport à la réalité.

SPONSO :
Merci à @Infomaniaknetwork de sponsorisé cette vidéo ! Découvre leurs solutions :
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➡️ Lien vers la chaine secondaire : https://www.youtube.com/@defendoff-lachainesecondai7914

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Merci à @notabenemovies et à Camille (https://twitter.com/Capxnce) pour leurs participation !
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CHAPITRES :
00:00 : Introduction
01:49 : Les fausses pubs avec usurpation d'identité
03:47 : Sponso
04:49 : Que fait Meta pour lutter contre les deepfakes ?
07:35 : Les créations de contenus avec des deepfakes
08:32 : Interview @notabenemovies sur le compte d'IA qui lui a volé sa voix
10:39 : Le rôle des créateurs de contenus ?
12:07 : Faut il réguler ces outils ?
12:34 : Le danger de la création de deepfakes sur les personnes (Interview)
14:32 : La fabrique du doute généralisée

#IA #deepfake #intelligenceartificielle #prévention #vulgarisationscientifique
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