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  • Robinhood accompagne l'investissement familial
    Du simple outil de trading (gratuit) qui a construit sa popularité depuis 13 ans, Robinhood évolue progressivement vers une solution de gestion de patrimoine. Dans ce parcours, elle présentait récemment, à l'occasion de son événement « Take Flight », une série de nouveautés pour un meilleur pilotage des investissements en famille.Le constat a d'abord été dressé pour la banque du quotidien, et pas exclusivement parmi les jeunes générations : l'exigence d'autonomie tout autant que l'instabilité d

Robinhood accompagne l'investissement familial

Par : Patrice
10 mars 2026 à 21:30
Robinhood
Du simple outil de trading (gratuit) qui a construit sa popularité depuis 13 ans, Robinhood évolue progressivement vers une solution de gestion de patrimoine. Dans ce parcours, elle présentait récemment, à l'occasion de son événement « Take Flight », une série de nouveautés pour un meilleur pilotage des investissements en famille.

Le constat a d'abord été dressé pour la banque du quotidien, et pas exclusivement parmi les jeunes générations : l'exigence d'autonomie tout autant que l'instabilité dans les relations incitent les membres d'un couple à ne pas se contenter d'un compte joint, celui-ci devenant le support des dépenses communes et ne constituant en quelque sorte qu'un appoint à ceux détenus individuellement, de manière plus ou moins confidentielle. La même ségrégation intervient logiquement aussi – voire plus – avec l'épargne.

Telle est la raison pour laquelle Robinhood prépare une notion de tour de contrôle dans laquelle les membres d'une même famille pourront définir précisément les accès de chacun à leurs comptes personnels et partagés. Elle donnera alors à chaque utilisateur, au sein d'un espace unique et sous un format homogène et cohérent, la visibilité désirée sur l'ensemble du patrimoine. Selon la configuration retenue, les délégations accordées peuvent s'étendre jusqu'au pilotage complet des portefeuilles du conjoint.

L'objectif affiché est de favoriser la transparence dans les familles, entre autres dans le but de faciliter la réalisation de grands projets, sans compromettre d'éventuelles velléités d'indépendance. La solution simplifie la vie de ceux qui, aujourd'hui, sont contraints de jongler entre différentes applications et de communiquer leurs mots de passe à leur partenaire, sans possibilité de restreindre les droits associés, dès qu'ils souhaitent mutualiser – partiellement dans la plupart des cas – leur situation financière.

Robinhood – Take Flight

Robinhood enrichit son offre avec une autre composante essentielle pour cette vision familiale de l'investissement : les comptes pour enfants. Ceux-ci restent évidemment gérés par leurs parents (ou autres représentants légaux) jusqu'à leur majorité, à partir de laquelle ils en prennent le plein contrôle. Des options classiques de transfert récurrent et d'invitations des proches à contribuer (par exemple lors des anniversaires) permettent de stimuler la constitution d'une cagnotte pour leur avenir. Naturellement, ces portefeuilles seront également inclus dans la plate-forme de suivi évoquée précédemment.

La démarche de la jeune pousse est intéressante par son inscription dans une perspective de réponse aux attentes, exprimées ou non, des consommateurs par rapport à leurs économies. Concrètement, l'approche par la famille devrait être une évidence pour tous les acteurs du secteur mais elle ne l'est que très rarement. D'ailleurs, l'initiative de Robinhood comporte encore, à mon sens, une lacune historique, surtout dans le contexte de cette extension : il lui manque une dimension de conseil personnalisé pour faire de ses outils un véritable instrument démocratique d'investissement.

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  • Vanguard rend le pouvoir aux détenteurs d'ETF
    Entamé depuis plusieurs années, le mouvement de restitution du pouvoir des actionnaires indirects que sont les détenteurs de fonds indiciels se généralise progressivement. Vanguard devient ainsi le premier adepte de la nouvelle solution de Broadridge qui permet aux investisseurs de participer aux votes d'assemblées générales.En dehors de quelques initiatives ponctuelles émanant de jeunes pousses, les prémices d'une tendance majeure avaient émergé en 2024 avec une expérimentation de BlackRock (d

Vanguard rend le pouvoir aux détenteurs d'ETF

Par : Patrice
9 mars 2026 à 21:30
Vanguard
Entamé depuis plusieurs années, le mouvement de restitution du pouvoir des actionnaires indirects que sont les détenteurs de fonds indiciels se généralise progressivement. Vanguard devient ainsi le premier adepte de la nouvelle solution de Broadridge qui permet aux investisseurs de participer aux votes d'assemblées générales.

En dehors de quelques initiatives ponctuelles émanant de jeunes pousses, les prémices d'une tendance majeure avaient émergé en 2024 avec une expérimentation de BlackRock (dont j'ignore comment elle s'est conclue). Cette fois, il s'agit bien d'un déploiement généralisé, même s'il ne concerne qu'une sélection de fonds – 600 d'entre eux, tout de même, combinant un total de 8 000 milliards de dollars d'encours et une cible potentielle de plusieurs millions d'utilisateurs de l'application existante.

Cette dernière, ProxyVote, disponible en versions web et mobile, propose déjà aux investisseurs de déléguer leurs droits de votes à leur gestionnaire. Elle prend désormais une nouvelle dimension avec son intégration, transparente, d'une option baptisée « Pass-Through Voting » avec laquelle les clients pourront également exprimer leurs préférences parmi plusieurs politiques de vote qui leur seront soumises, pour prise en compte lors des assemblées d'actionnaires des sociétés composant leur portefeuille.

Broadridge ProxyVote

Dans ces approches de démocratie directe, les fournisseurs placent la priorité sur l'expérience utilisateur, primordiale pour qu'elles soient effectivement adoptées. Cette exigence est probablement la raison pour laquelle les choix offerts restent limités à, schématiquement, une poignée de stratégies prédéfinies. Il pourrait être intéressant, maintenant, de réfléchir aux moyens de prolonger l'exercice jusqu'à un niveau de délégation élémentaire, à l'échelle de chaque entreprise et chaque décision, au moins pour les personnes qui souhaiteraient s'impliquer plus sérieusement.

Car il ne faut pas perdre de vue que ces démarches répondent avant tout à une demande latente, de plus en plus pressante. Alors que les ETF séduisent une population toujours plus large, les attentes en matière de participation directe à la vie des organisations sous-jacentes progressent, portées, entre autres, par les préoccupations sociétales du moment : éthique, environnement, souveraineté… Faciles à satisfaire grâce aux technologies, voilà une occasion de différenciation concurrentielle.

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  • La bourse devient un jeu… d'argent, bien sûr
    Si la bourse donne fréquemment – à juste titre, d'une certaine manière – l'impression de relever du jeu de hasard, la frontière avec cet univers était jusqu'à maintenant étanche. Aujourd'hui, elle vole toutefois en éclat avec une collaboration entre le spécialiste historique des produits dérivés CME Group et la plate-forme de paris en ligne FanDuel.Aux côtés, notamment, de ses applications dédiées aux grands événements sportifs, le nouveau titre « Predicts » de l'enseigne permettra aux résident

La bourse devient un jeu… d'argent, bien sûr

Par : Patrice
23 décembre 2025 à 21:30
CME Group
Si la bourse donne fréquemment – à juste titre, d'une certaine manière – l'impression de relever du jeu de hasard, la frontière avec cet univers était jusqu'à maintenant étanche. Aujourd'hui, elle vole toutefois en éclat avec une collaboration entre le spécialiste historique des produits dérivés CME Group et la plate-forme de paris en ligne FanDuel.

Aux côtés, notamment, de ses applications dédiées aux grands événements sportifs, le nouveau titre « Predicts » de l'enseigne permettra aux résidents de cinq états américains (pour commencer, son extension étant prévue dans les prochains mois) de miser sur leur vision d'un certain nombre d'indicateurs de marché et économiques, tels que les indices Nasdaq et S&P, les prix de quelques matières premières et autres cryptomonnaies ou encore les estimations de produit national brut ou d'inflation.

Concrètement, après un enrôlement qui se veut strictement contrôlé – exigeant informations personnelles et document d'identité officiel –, les clients se verront proposer d'acheter ou de vendre des « contrats » sur la réalisation de tel ou tel événement, à une échéance donnée. On retrouve là, jusque dans la faculté de négociation secondaire, le principe des opérations à terme dont CME Group est en quelque sorte expert, la principale différence résidant dans le coût d'accès, minime, à partir de 1 à 99 cents.

FanDuel Predicts

L'objectif de l'institution est d'ailleurs clairement énoncé : il s'agit essentiellement de développer sa base de clientèle, en ouvrant ses produits financiers relativement exotiques aux millions d'adeptes de FanDuel, quitte à en détourner la finalité originelle. De point de vue du fournisseur de jeux, sous le prétexte fallacieux de procurer l'occasion aux citoyens de reprendre contact avec leur environnement – aléas économiques ou rencontres sportives –, la bourse constitue tout simplement un domaine supplémentaire où un minimum de hasard lui donne l'occasion d'étendre son emprise.

Sans chercher à prendre parti sur la moralité de la démarche, il me faut tout de même souligner le danger que peut représenter la « ludification » des marchés financiers pour une population potentiellement immature. Non seulement est-elle contre-productive pour tous ceux qui tentent d'éduquer les populations à un investissement rationnel et catalyseur de projets mais encore se positionne-t-elle, avec sa perspective de pur jeu de hasard, à l'opposé des discours de réassurance autour de la capacité à faire fructifier un capital en vue d'assurer son avenir. Le message implicite est désastreux.

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  • Tout eToro en API
    À l'occasion de la célébration de son quinzième anniversaire, lors de son sommet annuel, eToro dévoile une nouvelle plate-forme – combinant API, « vibe coding » et App Store – destinée, peut-être, à réinventer (une nouvelle fois !) sa vision originelle du trading social pour l'ère émergente de la programmabilité et de l'intelligence artificielle.D'emblée, la démarche détonne dans un contexte où toutes les entreprises se précipitent dans le déploiement de l'IA, en général sans véritablement s'i

Tout eToro en API

Par : Patrice
29 octobre 2025 à 21:30
eToro
À l'occasion de la célébration de son quinzième anniversaire, lors de son sommet annuel, eToro dévoile une nouvelle plate-forme – combinant API, « vibe coding » et App Store – destinée, peut-être, à réinventer (une nouvelle fois !) sa vision originelle du trading social pour l'ère émergente de la programmabilité et de l'intelligence artificielle.

D'emblée, la démarche détonne dans un contexte où toutes les entreprises se précipitent dans le déploiement de l'IA, en général sans véritablement s'inquiéter de son utilité réelle. Ici, et je ne peux qu'en applaudir le pragmatisme et la pertinence, la priorité est mise exclusivement sur les fondations indispensables à des applications vraiment génératrices de valeur. Second exploit, ce socle est construit pour l'ensemble de la communauté rassemblée par la jeune pousse, non pour ses seuls besoins.

La fusée comporte trois étages. Au plus bas niveau, les API constituent les briques sans lesquelles rien ne peut fonctionner de manière fiable, flexible et performante… et que la plupart des organisations qui rêvent d'automatiser leurs processus oublient de mettre en place. Pour eToro, tous ses services seront exposés de la sorte, de manière à permettre aux futurs agents virtuels de piloter et orchestrer toutes les activités disponibles dans son offre : accès aux données de marché, aux portefeuilles, exécution de transactions, gestion des capacités sociales qui sont sa marque de fabrique…

Au-dessus de cette boîte à outils, les clients disposeront de facilités de « vibe coding », qui autorisent, grâce à l'intelligence artificielle, la création d'applications logicielles complètes sans coder, par une simple description en langage naturel. L'objectif est de donner le pouvoir à tous les investisseurs de concevoir et développer, simplement et rapidement, les automatismes dont ils rêvent en profitant de toute la puissance des services existants d'eToro, mise à leur portée à travers les API pré-câblées.

Enfin, au dernier niveau, la firme déploiera un App Store, sur lequel ses utilisateurs auront la faculté de distribuer leurs réalisations, des plus triviales au plus complexes. Il représente de la sorte une autre déclinaison de la culture de collaboration inscrite dans son ADN, initialisée avec le partage de stratégies de trading et maintenant étendue à l'outillage. Au-delà du levier d'accompagnement qu'elle peut procurer aux clients (notamment débutants), une telle ouverture est également un catalyseur d'innovation.

Aussi séduisant soit le modèle imaginé par eToro, il est peu probable (malheureusement) qu'il conquière l'ensemble de l'industrie financière à brève échéance. En revanche, il pourrait tout de même inspirer les grands groupes qui installent des plates-formes d'IA à tort et à travers pour leurs employés et se désolent de leur faible rentabilité. Et si, au lieu de ces initiatives hasardeuses, elles commençaient par mettre en place le même genre de socle technologique, à usage uniquement interne ? Les opportunités d'optimisation et d'innovation seraient certainement décuplées…

eToro

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  • Un autre genre de programme de fidélité
    À travers un partenariat avec la jeune pousse spécialisée Bits of Stock, l'éditeur Jack Henry propose désormais à toute les institutions financières (américaines) clientes de sa plate-forme technique Banno d'intégrer un programme original de récompenses et de fidélité sur les dépenses par carte… à base de fractions de titres boursiers.Je ne sais pas pourquoi cette intégration revient dans l'actualité aujourd'hui, alors qu'une précédente annonce, dont les termes sont similaires, était publiée en

Un autre genre de programme de fidélité

Par : Patrice
9 septembre 2025 à 21:50
Bits of Stock
À travers un partenariat avec la jeune pousse spécialisée Bits of Stock, l'éditeur Jack Henry propose désormais à toute les institutions financières (américaines) clientes de sa plate-forme technique Banno d'intégrer un programme original de récompenses et de fidélité sur les dépenses par carte… à base de fractions de titres boursiers.

Je ne sais pas pourquoi cette intégration revient dans l'actualité aujourd'hui, alors qu'une précédente annonce, dont les termes sont similaires, était publiée en janvier 2024. Il n'est cependant jamais trop tard pour aborder le sujet, alors qu'il remet au goût du jour quelques idées relativement anciennes, en les plaçant au service d'une industrie qui a besoin, probablement plus encore maintenant qu'à l'époque, de trouver des relais de croissance et de développer des stratégies de différenciation concurrentielle.

Le concept repose donc sur la notion d'actions fractionnées, historiquement introduites par quelques startups dans l'optique de démocratiser l'investissement après des consommateurs les plus modestes, en capitalisant sur un mécanisme de subdivision de n'importe quelle valeur, qui devient de la sorte accessible à partir de quelques cents. Avec l'implémentation de Jack Henry, il s'agit désormais de créer un portefeuille pour les porteurs de carte plutôt que de tenter de les convaincre de faire le premier pas.

Son fonctionnement repose, naturellement, sur l'habitude fortement ancrée aux États-Unis d'associer un programme promotionnel aux instruments de paiement, en général sous une forme de « cashback ». En l'occurrence, il n'est plus question ici de restituer une fraction des achats réalisés en dollars sonnants et trébuchants mais d'inviter les bénéficiaires (sans obligation) à ouvrir un compte titres sur lequel sera automatiquement converti en parts de sociétés les primes qui leur reviennent.

Accueil Bits of Stock

Outre les études qui tendent à démontrer que les allocations d'actions sont sensiblement plus susceptibles d'encourager les intéressés à multiplier leurs transactions, ce qui constitue, évidemment, la motivation initiale des banques dans ces démarches marketing, ce dispositif particulier possède ses propres avantages, dont le plus marquant réside dans son impact à long terme sur la transformation des clients en investisseurs, chez leur teneur de compte… et non dans un établissement dédié.

Le même effet peut également s'avérer positif pour les individus, nombreux même en Amérique, qui sont réticents à se lancer sur la bourse. Ils trouveront là une opportunité de faire leurs premiers pas sans prise de risque et sans enjeu majeur, qui leur donnera potentiellement l'impulsion nécessaire afin de reconsidérer leurs préjugés sur l'épargne. Cette logique, qui rejoint celle des pionniers de l'investissement par fraction de titres, peut ainsi s'inscrire dans une approche d'amélioration du bien-être financier.

Cette prolongation du principe ne semble pas inscrite dans la feuille de route de Jack Henry mais elle mériterait d'être envisagée par les institutions financières qui adopteraient la solution de Bits of Stock, soit par son intermédiaire soit directement, ou celles qui, notamment dans d'autres pays, auraient des velléités de la répliquer.

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  • Le vote des porteurs de fonds s'impose
    Selon une enquête de Tumelo, un des fournisseurs de solution du domaine, l'attribution des droits de vote aux porteurs indirects de titres – par l'intermédiaire de fonds, en général – prend de l'ampleur et révèle un engagement marqué de la part des intéressés, alors que le principe n'a véritablement émergé que depuis quelques mois.On peut dire que la tendance a réellement pris quand, après quelques initiatives lancées par des startups, notamment sur des préoccupations environnementales, BlackRo

Le vote des porteurs de fonds s'impose

Par : Patrice
22 août 2025 à 22:00
Tumelo
Selon une enquête de Tumelo, un des fournisseurs de solution du domaine, l'attribution des droits de vote aux porteurs indirects de titres – par l'intermédiaire de fonds, en général – prend de l'ampleur et révèle un engagement marqué de la part des intéressés, alors que le principe n'a véritablement émergé que depuis quelques mois.

On peut dire que la tendance a réellement pris quand, après quelques initiatives lancées par des startups, notamment sur des préoccupations environnementales, BlackRock s'en est emparé sur un de ses fonds indiciels (ETF) au début de 2024. Il s'agit de redonner leur voix aux détenteurs de parts de ces instruments collectifs lors des assemblées générales des entreprises dont ils sont en réalité les « vrais » actionnaires plutôt que de laisser le gérant agir en leur nom, souvent en totale opacité.

Aujourd'hui la phase expérimentale semble laisser la place à un début de démocratisation. Selon Tumelo, les grands acteurs de l'investissement déploient le mécanisme sur un nombre de plus en plus élevé de supports, avec une adoption large, tandis que leurs clients sont sensibilisés et seraient déjà une majorité à affirmer leur préférence pour les fonds qui leur donnent la possibilité de voter, un tiers se déclarant même prêts à changer de fournisseur de manière à bénéficier de ce genre d'option.

Autre résultat notable de l'étude, les votes exprimés de la sorte exercent potentiellement un impact important sur la gouvernance des entreprises. Ainsi, dans 90% des assemblées que Tumelo a l'occasion d'observer via ses services, les porteurs de fonds ont pris une position différente de leur gérant sur au moins un des points de l'ordre du jour. Certains grands noms se félicitent en outre d'avoir pu faire avancer concrètement des thématiques figurant au cœur de leur stratégie grâce à leur voix retrouvée.

Tumelo – Proxy Season 2025

Il faut tout de même préciser que, a priori, les conclusions de l'analyse concernent exclusivement les investisseurs institutionnels, disposant automatiquement d'une influence conséquente par le volume de leurs portefeuilles. Il n'est donc pas certain que les particuliers soient aussi bien traités (dans la mise à disposition de moyens de prendre part aux décisions) ni que, dans l'affirmative, leur implication soit du même niveau. Pour eux, le modèle mériterait peut-être d'être proposé à travers des sortes d'associations autour d'un but commun, un peu à la manière de Tulipshare.

Dans un contexte où un des aspects sur lesquels le grand public paraît le plus susceptible de vouloir se faire entendre au niveau des choix des entreprises – je pense évidemment à la responsabilité sociale et environnementale – est en train de disparaître des scrutins (pour raisons politiques ou autres), la démarche de restitution du pouvoir à ceux qui engagent leurs économies sur des produits financiers pourrait constituer une excellente opportunité de contrer des orientations impopulaires de ce type.

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  • Un usage raisonnable de l'IA pour le trading
    Alors que la popularité de l'intelligence artificielle commence à faire émerger des promesses de prédiction des tendances sur les marchés – dignes de martingales et relevant donc du charlatanisme – chez des acteurs peu scrupuleux, Robinhood en développe un usage plus raisonnable et réellement utile, au service de l'éducation financière.Le phénomène était déjà apparu, avec un certain retentissement médiatique, derrière la vogue des réseaux sociaux : grâce à l'analyse de sentiments, quelques star

Un usage raisonnable de l'IA pour le trading

Par : Patrice
19 août 2025 à 22:20
Robinhood
Alors que la popularité de l'intelligence artificielle commence à faire émerger des promesses de prédiction des tendances sur les marchés – dignes de martingales et relevant donc du charlatanisme – chez des acteurs peu scrupuleux, Robinhood en développe un usage plus raisonnable et réellement utile, au service de l'éducation financière.

Le phénomène était déjà apparu, avec un certain retentissement médiatique, derrière la vogue des réseaux sociaux : grâce à l'analyse de sentiments, quelques startups déclaraient pouvoir identifier des orientations futures sur des titres de bourse et procurer ainsi un avantage exclusif à leurs utilisateurs. Aujourd'hui, l'IA reprend évidemment le flambeau des illusions, à travers des suggestions plus ou moins explicites d'enrichissement rapide, flirtant parfois dangereusement avec l'illégalité.

Point d'ambiguïté de ce genre pour Robinhood, en dépit de sa propension à user d'artifices contestables, à l'occasion. Sa nouvelle solution, déployée depuis quelque temps aux États-Unis et désormais disponible au Royaume-Uni, consiste à produire des documents de synthèse sur les actions grâce à l'intelligence artificielle générative appliquée à diverses sources d'information : actualité (en temps réel), rapports d'analystes, données propriétaires détenues par la jeune pousse elle-même…

L'objectif est de fournir aux clients, sur chaque page détaillant un support financier au sein de leur espace personnel, sans frais supplémentaires (pour l'instant), un résumé explicatif clair et lisible des mouvements qui affectent son prix, de manière à les aider à prendre des décisions éclairées avec confiance… bien que, par précaution, les conditions d'utilisation précisent que les commentaires élaborés de la sorte ont un but informatif et ne doivent en aucun cas être interprétés comme des recommandations.

Digests by Robinhood

Officiellement, des centaines de milliers d'américains, des novices aux plus expérimentés, auraient déjà profité du service depuis son ouverture au cours de l'été et s'en déclareraient extrêmement satisfaits (95% des répondants à une enquête disent l'adorer). Ils confirment notamment que le contenu des communications correspond à leurs attentes, qu'ils y trouvent facilement ce qu'ils cherchent et, facteur de confiance primordial, qu'ils estiment que les références retenues sont pertinentes et à jour.

Ces « Digests » constituent la première mise en œuvre de Cortex, l'assistant intelligent – et propulsé par l'IA – d'investissement de Robinhood, et l'entreprise indique qu'elle compte poursuivre ses efforts pour en faire un véritable appui pédagogique à l'intention de ses clients. Naturellement, l'ambition sous-jacente reste d'encourager l'activité de trading, afin de soutenir la croissance, mais l'approche par l'éducation paraît louable, y compris dans une logique de développement sain et durable. Elle pourrait d'ailleurs être affinée, pour plus d'efficacité, par exemple à travers une personnalisation des informations délivrées à chaque individu, en fonction de son niveau de compétence.

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  • Robinhood bascule dans la banque privée
    Alors que les plates-formes de « robots-conseillers » ont abandonné une grande partie de leur promesse initiale de démocratiser la gestion de patrimoine, Robinhood, dont l'activité historiquement consacrée au trading sur les marchés en est très éloignée, veut maintenant reprendre le flambeau et dévoile dans ce but deux nouvelles offres dédiées.Tout en cherchant à souligner sa différence par rapport à ses prédécesseurs, « Robinhood Strategies » commence par se réapproprier tous les arguments de

Robinhood bascule dans la banque privée

Par : Patrice
21 avril 2025 à 21:30
Robinhood
Alors que les plates-formes de « robots-conseillers » ont abandonné une grande partie de leur promesse initiale de démocratiser la gestion de patrimoine, Robinhood, dont l'activité historiquement consacrée au trading sur les marchés en est très éloignée, veut maintenant reprendre le flambeau et dévoile dans ce but deux nouvelles offres dédiées.

Tout en cherchant à souligner sa différence par rapport à ses prédécesseurs, « Robinhood Strategies » commence par se réapproprier tous les arguments de la banque privée rendue accessible aux moins nantis : un pilotage de portefeuille personnalisé, assuré par des experts, susceptible de capitaliser sur un vaste catalogue de fonds indiciels (ETF) et de titres individuels, pour un coût réduit (qui, en particulier, ne pénalise pas ceux qui investissent plus, grâce à son plafonnement des frais).

À l'appui de sa proposition, la jeune pousse aide ses clients à définir clairement leurs objectifs avant de se lancer et garantit une transparence totale, en quasi temps réel, sur les allocations et les arbitrages effectués, avec un niveau de détail optimal, une vision neutre de la performance enregistrée jour après jour, des projections les plus fines possibles sur l'avenir… Le tout est (évidemment) accompagné de contenus (écrits et audio) procurant un éclairage sur les tendances des marchés et des actifs détenus.

Un peu plus original, l'application de Robinhood invite chacun, s'il le souhaite, à spécifier ses restrictions sur les supports intégrés à sa stratégie, tandis que des fonctions fiscales avancées autorisent, par exemple, l'identification des opportunités de vente induisant une réduction des impôts dus sur les plus-values. Plus important, en reconnaissant les besoins mal servis de conseil, elle s'engage à accompagner les investisseurs dans la durée, dans le but exclusif de les aider à réaliser leurs projets.

Robinhood Presents The Lost City of Gold

En complément de cette plate-forme, « Robinhood Banking » se présente comme une solution de banque de haut de gamme, destinée à rapprocher un peu plus l'expérience de celle des gens fortunés. Dans ce cas, cependant, les avantages ressortent pour beaucoup du gadget marketing (malgré tout flatteur pour ses adeptes) : livraison d'espèces à domicile, invitations à des événements prestigieux, support étendu, taux d'intérêt majoré sur l'épargne… et faculté d'agréger les comptes externes.

Naturellement, il paraît difficile de mesurer à quel point les nouveaux produits se distingueront véritablement de la concurrence. Après tout, les obstacles rencontrés par les « robo-advisors » depuis bientôt 20 ans limitent aussi les ambitions de Robinhood. Il serait tout de même intéressant qu'une entreprise qui s'est toujours focalisée sur l'investissement autonome réussisse le pari du conseil personnalisé « digital », qui plus est sans compromis, puisque, contrairement à ses paires, elle écarte (pour l'instant, en tous cas) toute option de contact direct d'un professionnel par ses clients.

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  • Les particuliers préfèrent l'investissement digital
    Amundi a mené une vaste enquête auprès de 11 000 individus répartis dans 25 pays autour de la planète afin de mieux comprendre leurs pratiques et leurs besoins en matière d'investissement. Elle révèle notamment leur engouement pour les plates-formes « digitales  », tempéré par des lacunes flagrantes en ce qui concerne le conseil.Globalement, plus de trois personnes sur quatre (77%) choisissent une solution en ligne pour la gestion d'au moins une partie de leur portefeuille. Des variations sont

Les particuliers préfèrent l'investissement digital

Par : Patrice
19 avril 2025 à 22:15
Amundi
Amundi a mené une vaste enquête auprès de 11 000 individus répartis dans 25 pays autour de la planète afin de mieux comprendre leurs pratiques et leurs besoins en matière d'investissement. Elle révèle notamment leur engouement pour les plates-formes « digitales  », tempéré par des lacunes flagrantes en ce qui concerne le conseil.

Globalement, plus de trois personnes sur quatre (77%) choisissent une solution en ligne pour la gestion d'au moins une partie de leur portefeuille. Des variations sont évidemment observées d'un pays à l'autre, avec des sommets (à 89%) atteints, sans surprise, en Finlande ou en Corée, mais les derniers du classement, dont la France (et le Japon), maintiennent tout de même des niveaux élevés, à 65% (et 64%, respectivement). La bascule paraît donc plus rapide que pour la banque.

Dans un autre registre, et contrairement aux idées reçues (qu'il serait peut-être temps de ranger définitivement au placard tant elles sont remises en cause dans divers domaines), les préférences exprimées ne dépendent que relativement peu d'un effet générationnel : les plus de 50 ans suivent la tendance générale, aujourd'hui à 68%, un taux qui n'ira qu'en s'amplifiant avec le vieillissement des natifs de l'ère numérique.

Les investisseurs sont également très friands – dans des proportions sensiblement équivalentes – des canaux électroniques pour leur recherche d'information. Les médias indépendants, depuis la radio et la télévision jusqu'aux blogs et aux médias sociaux (YouTube pointant largement devant Instagram et Facebook), obtiennent un score légèrement supérieur aux sites des fournisseurs. Notons que les français semblent ici en retard, puisqu'ils ne sont qu'une moitié à consulter des sources « digitales ».

Amundi – Digital Investments

Les enseignements les plus intéressants de l'étude sont toutefois ceux qui touchent au conseil, où, incidemment, Amundi fait preuve de moins d'objectivité, par exemple en expliquant que la réticence des français à l'information en ligne est corrélée à leur supposé besoin d'interaction avec un professionnel (validé par aucune statistique).

On apprend donc que seulement moins d'un sondé sur deux a élaboré un plan structuré pour le long terme, alors qu'une telle préparation leur donne quatre fois plus confiance que les autres dans leur capacité à atteindre leurs objectifs (la retraite constituant la principale cible, suivie par un simple désir d'enrichissement). Et, dans une association d'idées hâtive, il s'avère que les particuliers qui gèrent exclusivement leur portefeuille à distance ont rarement recours à un conseiller humain… ce qui éclairerait leur surcroît de doutes sur leurs décisions et leurs perspectives d'avenir.

Pour ma part, je crois à une autre hypothèse et j'attends toujours qu'une enquête pose aux consommateurs les questions qui permettraient de la confirmer (ou l'infirmer). Je soupçonne que, en majorité, ceux qui adoptent les plates-formes numériques pour leurs investissements le font par rejet plus ou moins ferme du principe d'une relation avec un interlocuteur en chair et en os et qu'ils se trouvent démunis face au vide du conseil dans les outils qu'ils affectionnent : ils signalent leur désarroi vis-à-vis de cette absence.

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  • Des ETF toujours plus sophistiqués
    Au début, on traduisait l'acronyme ETF (pour « Exchange-Traded Fund », soit, littéralement, fonds négociable en bourse) par l'expression « fonds indiciel » car ces instruments étaient pour la plupart destinés à répliquer les performances des indices publics, tels que le CAC 40, le Dow Jones ou le S&P 500. Cette période est désormais révolue.Dernier témoin en date de l'évolution, CaixaBank et Amundi en ont concocté une nouvelle incarnation, baptisée « Cycle de Vie », proposant à ses clients

Des ETF toujours plus sophistiqués

Par : Patrice
15 février 2025 à 21:30
CaixaBank
Au début, on traduisait l'acronyme ETF (pour « Exchange-Traded Fund », soit, littéralement, fonds négociable en bourse) par l'expression « fonds indiciel » car ces instruments étaient pour la plupart destinés à répliquer les performances des indices publics, tels que le CAC 40, le Dow Jones ou le S&P 500. Cette période est désormais révolue.

Dernier témoin en date de l'évolution, CaixaBank et Amundi en ont concocté une nouvelle incarnation, baptisée « Cycle de Vie », proposant à ses clients une composition dynamique dont l'exposition au risque se réduit au fur et à mesure du rapprochement de la maturité visée, celle-ci s'étalant entre 5 et 14 ans sur 4 variantes distinctes. Concrètement, et classiquement, l'allocation en actions initiale est progressivement remplacée par des obligations, selon une feuille de route déterminée dès l'origine.

L'objectif est, naturellement, de mieux répondre aux attentes des clients, tels que les perçoit plus directement CaixaBank, en particulier quand il s'agit de les accompagner dans la réalisation de leurs projets à moyen et long terme, future acquisition d'une résidence ou préparation de la retraite, par exemple. Pour ceux-ci, la stratégie d'investissement généralement recommandée consiste à commencer par une posture relativement agressive mais risquée, à modérer lorsque l'échéance se précise.

Jusqu'à maintenant, l'application de ce genre de recommandations relevait de la responsabilité d'un gestionnaire de patrimoine, humain pour les privilégiés ou sous les traits d'un robot-conseiller pour le commun des mortels. C'est lui qui appréhende les besoins et les préférences de son client et qui ajuste en conséquence le contenu de son portefeuille tout au long de sa vie. Or voilà que débarque une autre solution qui, grâce à l'automatisation de la gestion, comme tous les ETF, casse les prix (0,18% de frais annuels contre environ 1% pour les plates-formes en ligne les plus abordables).

Avec la sophistication croissante des fonds disponibles sur le marché, le rôle des professionnels de l'investissement devrait logiquement évoluer, en tous cas pour la majorité des consommateurs, qui ne requièrent pas le recours à des instruments exotiques : le pilotage actif des portefeuilles peut laisser place à une focalisation sur l'écoute du client et le conseil personnalisé (en amont), la mise en œuvre pouvant ensuite se traduire par une sélection de fonds adaptée à chaque cas spécifique.

CaixaBank x Amundi

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  • EToro éclaire les investisseurs
    L'engouement massif pour l'investissement qui s'est développé notamment dans le sillage de la crise sanitaire a entraîné une foule de débutants dans un univers dont ils ignoraient souvent les principes élémentaires. Face à cette situation, la plate-forme eToro introduit une série d'outils destinés à les aider à aborder les marchés sereinement.Même si son approche « sociale » a toujours été un moyen de faciliter l'entrée des néophytes dans les arcanes de la bourse, la pléthore d'instruments aujo

EToro éclaire les investisseurs

Par : Patrice
10 janvier 2025 à 21:41
eToro
L'engouement massif pour l'investissement qui s'est développé notamment dans le sillage de la crise sanitaire a entraîné une foule de débutants dans un univers dont ils ignoraient souvent les principes élémentaires. Face à cette situation, la plate-forme eToro introduit une série d'outils destinés à les aider à aborder les marchés sereinement.

Même si son approche « sociale » a toujours été un moyen de faciliter l'entrée des néophytes dans les arcanes de la bourse, la pléthore d'instruments aujourd'hui disponible dans les applications de la jeune pousse est à la fois intimidante pour ses nouveaux utilisateurs et, surtout, propice aux risques d'erreurs basiques et tragiques pour des personnes qui veulent simplement faire fructifier leurs économies, sans posséder ni expérience ni connaissance des fondamentaux de la finance.

L'exemple le plus trivial est celui de la diversification du portefeuille, une des premières règles à respecter impérativement afin de limiter les dangers de la volatilité. Une partie de la population ignore certainement ce précepte et ceux qui en ont entendu parler ne savent probablement pas ce qu'il recouvre exactement ni comment l'implémenter efficacement. Avec eToro, ceux-là disposeront dorénavant d'un tableau de bord spécifique sur lequel ils obtiendront directement les informations nécessaires.

Point particulièrement intéressant, il n'est pas uniquement question d'analyse passive mais également de conseils opérationnels. Ainsi, outre un aperçu de la répartition effective de leurs actifs sur toutes les dimensions importantes – catégories, secteurs, géographies, bourses – qui leur permettent d'appréhender concrètement l'adéquation de leur stratégie, ils bénéficieront aussi, s'ils le souhaitent, de recommandations pratiques, personnalisées, afin de rectifier les éventuels déséquilibres identifiés.

eToro

Une approche similaire est par ailleurs proposée sur une perspective globale des risques sous-jacents. Plus précisément, la solution met en exergue les lignes du portefeuille qui exercent l'impact le plus puissant sur son score général de risque. Et, là encore, s'il désire réduire son niveau d'exposition, l'investisseur se voit préconiser des titres présentant le moins de corrélation avec ceux qu'il détient déjà, dans l'optique, toujours, d'optimiser la distribution de son épargne, en quelques gestes.

La démarche adoptée par eToro mériterait d'inspirer tous les acteurs qui, sous couvert d'éducation financière (indispensable), se contentent de partager quelques contenus pédagogiques avec leurs clients. Tout le monde sait qu'un apprentissage reposant uniquement sur la diffusion d'informations, même dans des formats attractifs, n'a qu'une portée restreinte. Tandis que son intégration dans le contexte personnel, accompagnée de suggestions d'actions correctives, est infiniment plus percutante. Naturellement, il n'y a pas que dans l'investissement qu'une telle méthode est envisageable.

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  • IA, nouvelle martingale de la bourse
    Au début de l'âge d'or des réseaux sociaux, certains imaginaient d'analyser les sentiments exprimés par leurs utilisateurs afin de prédire les mouvements de bourse et ainsi maximiser les chances de plus-value. Aujourd'hui la mode est à l'intelligence artificielle et, selon OCBC, elle est désormais prête à endosser ce rôle de martingale.Baptisé A.I. Oscar (c'est un acronyme), le nouveau dispositif propose aux jeunes singapouriens de recevoir chaque semaine, par notification mobile ou par courrie

IA, nouvelle martingale de la bourse

Par : Patrice
23 juin 2024 à 21:30
OCBC
Au début de l'âge d'or des réseaux sociaux, certains imaginaient d'analyser les sentiments exprimés par leurs utilisateurs afin de prédire les mouvements de bourse et ainsi maximiser les chances de plus-value. Aujourd'hui la mode est à l'intelligence artificielle et, selon OCBC, elle est désormais prête à endosser ce rôle de martingale.

Baptisé A.I. Oscar (c'est un acronyme), le nouveau dispositif propose aux jeunes singapouriens de recevoir chaque semaine, par notification mobile ou par courriel, une liste de quinze titres que la banque leur recommande à l'achat. Cette sélection est élaborée par ses algorithmes d'apprentissage profond (« deep learning ») de manière à, d'une part, correspondre au mieux au profil du client et, d'autre part, privilégier des valeurs dont la perspective d'évolution du cours estimée est la plus favorable.

La personnalisation des suggestions n'est pas totalement inédite : il s'agit de trouver la meilleure adéquation entre les actions mises en avant et différents critères individuels, relevant à la fois de la démographie et de la psychologie, dont notamment l'aversion au risque, combinés avec une étude de l'historique des transactions destinée à caractériser les préférences. L'objectif consiste bien sûr à faire en sorte que l'utilisateur adopte plus facilement les prescriptions émises, qu'il peut ensuite exécuter en un tournemain.

Le second aspect est plus original – bien qu'il faille s'attendre à ce qu'il se répande très rapidement – mais également plus tendancieux, en raison de sa promesse à peine voilée de prédiction des cours, aussi rassurante que paraisse la mise en œuvre des dernières technologies en vogue avec des modèles entraînés sur 4 000 titres côtés à Hong Kong, Singapour et aux États-Unis, prenant en compte des données diverses (y compris sur les sous-jacents économiques), rafraîchies quotidiennement.

OCBC AI Stock Picker

Le problème n'est pas tant l'application de l'intelligence artificielle sur un domaine où, par essence, le traitement de l'information est fondamental, mais bien sur la communication qu'en fait OCBC. Car, dans le contexte actuel d'emballement autour de l'IA, les clients risquent de se focaliser exclusivement sur cet argument et, lui attribuant des propriétés quasiment magiques, se lanceront dans des opérations plus ou moins hasardeuses en croyant gagner à coup sûr (ce qui est évidemment absurde).

Le constat est d'autant plus alarmant que l'établissement cible en priorité une audience jeune, particulièrement encline à investir en ligne, sans accompagnement. Il ne fait guère de doute que l'ambition de multiplier par trois le nombre de « traders » soit à portée – la phase pilote qui vient de s'achever a déjà vu une augmentation de 50% de l'activité des moins de 35 ans – mais il faut craindre que ces futurs nouveaux adeptes des marchés s'embarquent dans cette aventure pour de mauvaises raisons

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  • eToro démocratise le vote d'actionnaire
    Dans le sillage d'une tendance encore discrète mais indubitable, eToro annonce la généralisation à toutes les actions négociées sur sa plate-forme de la possibilité pour leurs détenteurs de soumettre facilement leurs votes aux assemblées générales, dont une expérimentation limitée aux titres cotés aux États-Unis a rencontré un vif succès.Il existe de multiples raisons pour lesquelles les investisseurs individuels ne s'engagent que rarement dans la vie des entreprises dans lesquelles ils ont acq

eToro démocratise le vote d'actionnaire

Par : Patrice
17 avril 2024 à 21:30
eToro
Dans le sillage d'une tendance encore discrète mais indubitable, eToro annonce la généralisation à toutes les actions négociées sur sa plate-forme de la possibilité pour leurs détenteurs de soumettre facilement leurs votes aux assemblées générales, dont une expérimentation limitée aux titres cotés aux États-Unis a rencontré un vif succès.

Il existe de multiples raisons pour lesquelles les investisseurs individuels ne s'engagent que rarement dans la vie des entreprises dans lesquelles ils ont acquis des parts. Dans le cas des fonds mutuels ou indiciels, ils ne sont pas directement propriétaires, ce qui les exclut a priori… mais n'empêche pas BlackRock de vouloir leur restituer ce pouvoir. Le cas est identique avec les actions fractionnées, mais même avec les portefeuilles classiques, les complexités de participation découragent les amateurs.

En revanche, il semble que le désintérêt et la passivité ne soient pas des causes de désaffection pour une fraction importante de la population concernée : presque 30% d'un panel international consulté sur la question affirme avoir contribué à une AG par le passé, sur les thématiques les plus brûlantes – élection des administrateurs, distribution de dividendes, rémunération des dirigeants… La démarche initiée précédemment par eToro sur le seul périmètre américain a ainsi vu 145 000 votes exprimés en 2023, en général sur les enseignes les plus emblématiques – Apple, Amazon, GMC…

eToro Proxy Voting

Afin de simplifier la procédure, eToro recourt à un classique mécanisme de procuration (proxy), élaboré en partenariat avec le spécialiste Broadridge, que la technologie permet de déployer à grande échelle. Chaque client de la plate-forme recevra désormais un courriel à chaque fois qu'une des sociétés dont il possède des titres (entiers ou non) présente des résolutions aux voix de ses actionnaires. Il leur fournira toutes les informations nécessaires pour prendre une décision éclairée, un lien pour assister virtuellement à l'assemblée et l'accès à un site web pour exprimer leurs choix.

Le vrai mouvement qui se dessine est d'abord celui des consommateurs, notamment parmi les jeunes générations, qui souhaitent reprendre un peu de contrôle sur des organisations dont les orientations sont pour l'heure largement dominées par les acteurs institutionnels. Les préoccupations environnementales sont fréquemment responsables de ces velléités mais elles ne sont pas les seules. La mise à disposition de solutions pratiques autorisant l'exercice de son droit d'actionnaire constitue aujourd'hui une aubaine pour ces activistes en herbe… qui pourrait bientôt devenir un impératif.

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  • Grifin, pour investir dans ses marques préférées
    À l'intention des millions d'américains qui, faute d'éducation appropriée, hésitent à engager (une partie de) leurs économies sur les marchés financiers, Grifin propose une solution originale qui leur permettra de faire leurs premiers pas de manière ludique, sans prendre de risques inconsidérés… et en alignement avec leurs choix de consommation.Le principe retenu rappelle une initiative ancienne (datant de 2012 et apparemment abandonnée depuis) de TD Ameritrade, qui proposait à ses clients d'ac

Grifin, pour investir dans ses marques préférées

Par : Patrice
24 février 2024 à 22:02
Grifin
À l'intention des millions d'américains qui, faute d'éducation appropriée, hésitent à engager (une partie de) leurs économies sur les marchés financiers, Grifin propose une solution originale qui leur permettra de faire leurs premiers pas de manière ludique, sans prendre de risques inconsidérés… et en alignement avec leurs choix de consommation.

Le principe retenu rappelle une initiative ancienne (datant de 2012 et apparemment abandonnée depuis) de TD Ameritrade, qui proposait à ses clients d'acquérir des actions des marques qu'ils apprécient en scannant le code à barres d'un de leurs produits (par exemple un iPhone en vue de s’offrir des titres Apple). Douze ans plus tard, Grifin décline la même idée, en lui ajoutant un degré d'automatisme supplémentaire qui correspond mieux aux besoins de la cible de novices visée dans les deux cas.

Concrètement, l'utilisateur de l'application de la jeune pousse est invité, lors de la création de son compte, à connecter la ou les cartes de débit et de crédit qu'il utilise le plus fréquemment, par l'intermédiaire d'une classique interface de banque ouverte (fournie par le leader Plaid). Dès lors, en synthèse, chaque transaction enregistrée sur ses relevés donne lieu à une prise de position à hauteur d'un dollar sur le fabricant ou le fournisseur du produit acheté (dans la mesure où il est identifié et côté en bourse).

Dans le détail, plusieurs garde-fous sont mis en place pour un maximum d'efficacité et de protection. D'abord, le montant associé à chaque événement peut être relevé (jusqu'à 99 dollars) et, en pratique, le total n'est prélevé et transféré vers le portefeuille du client qu'une fois par semaine, pour exécution des transactions prévues. Parmi une myriade d'options, il est aussi possible de fixer un plafond hebdomadaire, de mettre les versements en pause, d'inscrire certaines valeurs sur une liste d'exclusions…

Accueil Grifin

Bien que le dispositif manque, à mon avis, d'une approche pédagogique formelle (qui devrait cependant arriver bientôt sous la forme d'un chatbot d'apprentissage), il n'en inclut pas moins par essence quelques mécanismes relevant de bonnes habitudes à acquérir. Ainsi, outre la prise de risque globale minimisée par la mise de départ à un dollar, la synchronisation avec les dépenses introduit implicitement une diversification des actifs propice à une réduction de la volatilité d'ensemble.

Avec son modèle atypique, Grifin cherche sa place entre les outils de trading à frais réduits (voir nuls, à la mode de Robinhood), qui facilitent l'accès aux marchés mais sont intimidants pour les néophytes, et les robots-conseillers, qui promettent une simplification de l'investissement mais dont le fonctionnement réel, notamment à travers leur recours aux ETF, est opaque pour la plupart de leurs clients. Il existe certainement un créneau pour des personnes qui souhaitent prendre en main leur épargne mais ne savent pas comment démarrer et apprécieraient un coup de pouce.

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  • BlackRock accroît la transparence de ses ETF
    Les fonds indiciels (ETF) sont aujourd'hui devenus un des véhicules d'investissement préférés des épargnants, en raison de leur simplicité (et de leur coût réduit) en comparaison d'interventions directes sur les marchés. Mais, bien qu'ils soient aussi composés de titres de sociétés, ils en masquent certains aspects… dont la faculté d'exprimer ses choix en assemblée générale. BlackRock veut remédier à cette lacune.Habituellement, les actions acquises dans le cadre de fonds mutualisés (de toute n

BlackRock accroît la transparence de ses ETF

Par : Patrice
15 février 2024 à 21:36
iShares
Les fonds indiciels (ETF) sont aujourd'hui devenus un des véhicules d'investissement préférés des épargnants, en raison de leur simplicité (et de leur coût réduit) en comparaison d'interventions directes sur les marchés. Mais, bien qu'ils soient aussi composés de titres de sociétés, ils en masquent certains aspects… dont la faculté d'exprimer ses choix en assemblée générale. BlackRock veut remédier à cette lacune.

Habituellement, les actions acquises dans le cadre de fonds mutualisés (de toute nature) sont considérées comme détenues par leur gestionnaire, qui jouit de ce fait des avantages spécifiques associés à ce statut, dont les droits de vote. Or, depuis quelques mois, le géant du secteur commence à changer cette règle pour les investisseurs institutionnels, qui disposent donc maintenant, avec une partie des instruments auxquels ils ont accès, de la possibilité d’exercer directement cette prérogative.

Et la démarche n’en est qu’à ses débuts puisqu’une expérimentation est actuellement organisée [PDF] en vue d’offrir un service équivalent aux particuliers. Dans un premier temps, seul un fonds sera concerné – sur l’indice Standard & Poor’s 500, probablement le plus représentatif et le plus populaire, avec près de 400 milliards de dollars sous gestion, dont 200 portés par le grand public. Après cet ajout, la moitié des 5 200 milliards d’encours de l’établissement sont désormais éligibles au vote individuel.

De toute évidence, la logistique requise afin de collecter les préférences des plus de 3 millions de personnes concernées et de les reporter lors des scrutins peut rapidement devenir très complexe. Aussi, contrairement aux acteurs professionnels, qui, dans certaines circonstances, obtiennent une totale liberté de décision, monsieur et madame tout-le-monde se verront uniquement proposer une sélection de 6 politiques globales telles que recommandées par des entreprises de conseil reconnues.

Cette phase de test (de grande ampleur, tout de même) a pour principal objet d'évaluer l'intérêt des investisseurs pour une implication dans la vie des entreprises dans lesquelles ils ont placé leurs économies. Naturellement, cette dimension sera également corrélée avec le ressenti vis-à-vis de la qualité de l'expérience déployée, déterminante pour l'adhésion des utilisateurs. Des évolutions de format, notamment autour des modalités de participation, pourraient donc intervenir avant toute généralisation.

À l'heure où les résolutions en matière de responsabilité sociale et environnementale des organisations sont de plus en plus prééminentes dans les assemblées générales… mais aussi très régulièrement rejetées pour des considérations purement financières, la restitution du pouvoir de décision à des millions de petits actionnaires indirects jusqu'ici sans voix au chapitre pourrait représenter une occasion de changer la donne. À tout le moins, on mesurera de la sorte leurs priorités et leurs engagements…

iShares by BlackRock

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