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  • Journée Rust Paris le 9 juin 2026 pour les devs et utilisateurs
    Adeptes de Rust, et aussi ceux qui se demandent s'il faut s'y mettre, bloquez votre 9 juin 2026 la semaine prochaine ! La conférence Rust Paris revient pour sa troisième édition, même jour, même heure et même lieu. Cette journée est toujours dédiée aux développeurs et aux utilisateurs de Rust, avec un mot d’ordre : REX — retour d’expérience. Les intervenants viendront partager leurs succès, mais aussi les défis rencontrés, dans des contextes variés : WebAssembly, systèmes embarqués, critiques &a

Journée Rust Paris le 9 juin 2026 pour les devs et utilisateurs

Adeptes de Rust, et aussi ceux qui se demandent s'il faut s'y mettre, bloquez votre 9 juin 2026 la semaine prochaine ! La conférence Rust Paris revient pour sa troisième édition, même jour, même heure et même lieu. Cette journée est toujours dédiée aux développeurs et aux utilisateurs de Rust, avec un mot d’ordre : REX — retour d’expérience. Les intervenants viendront partager leurs succès, mais aussi les défis rencontrés, dans des contextes variés : WebAssembly, systèmes embarqués, critiques & Temps-réel, cybersécurité (fuzzing, audit), vérification formelle & certification, Big Data, HPC, Cloud & Microservices, Réseaux & Infrastructures, IA, recherche académique…

Bannière de la conférence RUST 2026

  • 📅 9 juin 2025
  • ⏰ 9h00 — 19h00
  • 📍 Université de Jussieu – 4, place Jussieu 75005 Paris, amphithéâtre 43, au fond à droite en entrant
  • 🎟️ C'est une conférence payante (120 € HT) mais…
    • 15% de réduction pour les lecteurs de LinuxFr.org si vous utilisez le code LinuxFR_RustParis2026
    • voire gratuite si votre employeur est membre de Systematic (Pôle de compétitivité organisateur via le Hub Open Source)

Programme détaillé

  • 09h00 - 09h30 : Accueil des participants
  • 09h30 - 09h45 : Introduction
  • 09h45 - 10h30 : Keynote - Petite histoire de Rust hors des industries de la Tech
  • 10h35 - 11h05 : Sécuriser du code Rust en pratique : fuzzing, IA et retours terrain
    • 🗣️ Patrick Ventuzelo, CEO & Founder | FuzzingLabs
  • 11h05 - 11h25 : Pause
  • 11h25 - 11h55 : Vérifier formellement des programmes Rust avec Creusot
    • 🗣️ Li-yao Xia, Ingénieur R&D | LMF – Inria
    • 🗣️ Jacques-Henri Jourdan, Chargé de recherche | LMF – CNRS
  • 12h00 - 12h30 : Quand Python ne suffit plus : Transférer des Petaoctets de manière efficace et sûre
    • 🗣️ Florian Lemaitre, HPC expert and Cloud architect | Aneo
    • 🗣️ Dylan Brasseur, HPC expert | Aneo
  • 12h30 - 14h00 : Cocktail déjeunatoire
  • 14h00 - 14h30 : Architecture à composants : coup de neuf avec Rust
    • 🗣️ Thomas Clemenceau, Ingénieur logiciel embarqué et critique | Thales
    • 🗣️ Thomas Emerdjian, Ingénieur Développeur logiciel embarqué | Thales
  • 14h35 - 15h05 : Notre Load Balancer Rust en production : le Bon, la Brute, et l’Async
    • 🗣️ Florian Lemaitre, HPC expert and Cloud architect | Aneo
    • 🗣️ Jérôme Gurhem, HPC expert and Cloud architect | Aneo
  • 15h10 - 15h40 : Optimisation des systèmes logiciels complexes via une migration vers Rust et WebAssembly
    • 🗣️ Gabin Fourcault, Ingénieur Architecte des systèmes et des logiciels | Thales Alenia Space
  • 15h40 - 16h00 : Pause
  • 16h00 - 16h30 : Projet de recherche Fos-R:
    • 🗣️ Pierre-François Gimenez, Chercheur | Inria
  • 16h35 - 17h05 : What’s left to find in Rust code?
    • 🗣️ Rolland Dudemaine, Directeur Solutions Engineering EMEA/APAC | TrustInSoft
  • 17h05 - 17h10 : Conclusion
  • 17h10 - 19h00 : Cocktail networking

Accès

  • Métro : lignes 7 ou 10, station « Jussieu »
  • Bus : lignes 89 ou 67 (arrêt Jussieu ou Institut du Monde Arabe)
  • Amphithéâtre 43, au fond à droite en entrant

À Propos de Rust

Pour rappel, Rust est un langage de programmation multi-paradigme qui met l’accent sur les performances, la sécurité mémoire et la concurrence. Depuis ses débuts chez Mozilla jusqu’à sa large adoption par les géants du numérique et dans le noyau Linux, Rust continue de gagner en crédibilité et en popularité.

Nouvelle anecdote

Après l'origine du nom l'année passée, voici une nouvelle petite anecdote d'actualité pour ceux qui ont lu jusqu'au bout.

Lors de sa récente conférence BUILD, Microsoft a annoncé (source Next.ink) proposer désormais un paquet officiel nommé Coreutils for Windows pour Windows 11 qui intègre les réécritures en Rust de uutils/coreutils (dont le lead est notre ami Sylvestre Ledru, directeur de l’ingénierie chez Mozilla), ainsi que findutils et grep.

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  • Créer un site Web local de documentation pouvant exporter en PDF avec mdBook
    La documentation du langage Rust (le langage qui veut remplacer le C et le C++ en sécurisant l’accès mémoire et en supprimant le ramasse-miette) est écrite en Markdown. Comme cette documentation doit pouvoir suivre l’évolution du langage (et donc évoluer avec chaque version de Rust) l’équipe Rust a créé mdBook pour pouvoir générer un livre en PDF à partir de chapitres HTML écrits en Markdown. lien nᵒ 1 : Langage Rustlien nᵒ 2 : La traduction non-officielle de la documentation de Rustlien nᵒ 3 :

Créer un site Web local de documentation pouvant exporter en PDF avec mdBook

La documentation du langage Rust (le langage qui veut remplacer le C et le C++ en sécurisant l’accès mémoire et en supprimant le ramasse-miette) est écrite en Markdown.

Comme cette documentation doit pouvoir suivre l’évolution du langage (et donc évoluer avec chaque version de Rust) l’équipe Rust a créé mdBook pour pouvoir générer un livre en PDF à partir de chapitres HTML écrits en Markdown.

Licence de mdBook

mdBook est un logiciel libre sous licence Mozilla Public Licence v2.0.

Vous pouvez en trouver les sources pour y contribuer sur GitHub (https://github.com/rust-lang/mdBook).

Pour savoir comment contribuer à améliorer mdBook suivez le guide en anglais (https://github.com/rust-lang/mdBook/blob/master/CONTRIBUTING.md).

Installation de mdBook 0.52

Les fichiers sources d’installation sont disponibles sur GitHub pour MacOS, Windows, et Linux.

Vous pouvez aussi installer mdBook, si vous avez installé au préalable le langage Rust sur votre ordinateur en écrivant dans une fenêtre de Terminal la commande :
cargo install mdbook

Comme cela vous pourrez voir en direct comment cargo compile un programme Rust.

Création de votre mdBook

Mettez mdBook dans la variable PATH de votre poste, pour lancer les commandes mdbook depuis n’importe quel endroit.

Pour créer un mdBook, utilisez votre terminal pour lancer la commande mdbook init livre-exemple.
Cette commande créera le répertoire vide « livre-exemple ».
mdBook vous posera alors plusieurs questions pour créer votre premier livre vide.

Allez dans ce nouveau répertoire avec la commande cd livre-exemple (\home\nom_utilisateur\livre-exemple sur un ordinateur GNU/Linux).

Puis lancez le serveur Web local de votre livre avec la commande mdbook serve --open.

Cette commande va lancer le serveur Web local et ouvrir votre navigateur par défaut sur votre mdBook vide.

Fichiers de configuration

book.toml

Ce fichier contient le titre de votre futur livre dans le champ "title".
Il contient aussi un champ « author » à renseigner avec votre nom (ou votre pseudo-littéraire) et un champ « langage » qui par défaut à la valeur « en », mais que vous pouvez évidemment modifier en « fr » avec votre éditeur de texte favori (gedit par exemple sous GNU/Linux).

src/SUMMARY.md

Ce fichier contient la structure de votre futur livre (la liste des chapitres).
Pour créer facilement un chapitre, une préface, une introduction, une annexe… ajoutez des lignes dans ce fichier Markdown.

Par exemple :

    # Summary

    - [00-Introduction](./Introduction.md)
    - [01-Mon premier chapitre](./01-mon-premier-chapitre.md)

Les chapitres seront créés vides dans le répertoire src au fur et à mesure de votre saisie dans le fichier src/SUMMAY.md par le programme mdBook.

Publication de votre mdBook

Une fois vos chapitres créés en Markdown avec votre éditeur de texte, publiez votre mdBook avec la commande :
mdbook build.
Cette commande créera un répertoire \livre-exemple\book. Vous pourrez diffuser ce sous-répertoire « book » sur votre serveur Web en le transférant par FTP.

Astuce : rien ne vous empêche de renommer ce répertoire « book » en fr-livre-exemple-2026 avant de le transférer en FTP sur votre serveur Web.

Les 4 fonctionnalités de votre mdBook

1) La table des matières s’affiche en cliquant sur le menu hamburger en haut à gauche de votre page Web.

2) Vous pouvez changer le thème de votre page Web en cliquant sur le pinceau (par défaut le thème affiché est « Auto »).

3) Vous pouvez chercher un mot dans votre mdBook en cliquant sur la loupe.

4) Vous pouvez imprimer ce livre (au format PDF, ou sur votre imprimante) en cliquant sur l’icône de l’imprimante en haut à droite de votre page Web.

Utilisations possibles de mdBook

Vous pouvez utiliser mdBook pour créer la documentation multilingue de votre logiciel libre (par exemple un mdBook en français et un mdBook en anglais), voire de votre distribution GNU/Linux préférée.

Vous pouvez préciser la licence de votre livre en créant un chapitre licence, et par exemple choisir de publier votre livre en licence Creative Commons, Cecill ou Art Libre.

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  • Kernel Recipes 2025 c'est fini : les vidéos sont en ligne !
    La 12ᵉ édition de Kernel Recipes s’est tenue à Paris du 22 au 24 septembre 2025, et comme chaque année, l’événement a rassemblé un bel échantillon de la communauté du noyau Linux : développeurs, mainteneurs, testeurs, contributeurs, et passionnés venus échanger autour du projet du noyau. Trois jours intenses de présentations, de discussions informelles, de caféine et de partages d’expériences — bref, un cru encore une fois très riche. Les sujets ont couvert un large spectre : du développement d

Kernel Recipes 2025 c'est fini : les vidéos sont en ligne !

16 octobre 2025 à 16:48

La 12ᵉ édition de Kernel Recipes s’est tenue à Paris du 22 au 24 septembre 2025, et comme chaque année, l’événement a rassemblé un bel échantillon de la communauté du noyau Linux : développeurs, mainteneurs, testeurs, contributeurs, et passionnés venus échanger autour du projet du noyau.

Trois jours intenses de présentations, de discussions informelles, de caféine et de partages d’expériences — bref, un cru encore une fois très riche. Les sujets ont couvert un large spectre : du développement des sous-systèmes du noyau à la maintenance, en passant par la sécurité ou la performance. Cette année encore quelques interventions concernant l'impact de BPF et la place grandissante de Rust dans le projet.

Les slides et enregistrements vidéo de toutes les présentations sont désormais en ligne !

Kernel Recipes 2025

Nous tenons à remercier l'ensemble des speakers qui encore une fois ont fait de cette 12e édition une réussite : Maira CANAL, Dorinda BASSEY , Matthew WILCOX, Melissa WEN, Andrea RIGHI, Greg KH, Thomas Schwinge, Thara Gopinath, SJ Park, Roman Gushchin, Leonardo Brás, Song Liu, Julia LAWALL, Boris Brezillon, Thomas Weissschuh, Indu Bhagat, Alice Ryhl, Vlastimil Babka, Lorenzo Stoakes.

Notre parrain 2025

Un remerciement tout particulier à Paul McKenney notre parrain cette année qui a fournit un travail énorme pour nous aider à boucler cette édition.

Un grand merci également au talent de Frank Tizzoni qui avec ses dessins est devenu incontournable à la conférence. Merci à Anisse Astier pour son live blog et sa capacité incroyable à retranscrire l'essentiel de cette conférence.

Chapeau bas à Erwan Velu pour ses lancers de micro, ses photos et son aide à l'organisation, et à Jean-Christophe Huwette pour nous permettre de proposer tous les ans un live stream impeccable et des vidéos pour tout le monde.

Enfin un grand merci à nos sponsors sans lesquels nous ne pourrions pas proposer depuis 12 ans cet événement à Paris, un événement qui reste abordable, convivial : Meta, AMD, Libre Computer, Collabora, Haproxy, Igalia, Jumptrading, Linux Foundation, Criteo R&D, Cyberzen, ANSSI, Linux Pratique.

Rendez-vous l'an prochain !

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  • Première sortie du décodeur JPEG-XL en Rust
    En 2022, le format JPEG-XL (JXL) a fait naitre beaucoup d’espoirs sur Internet : un taux de compression et une qualité très supérieurs à tout ce qui existe dans nos navigateurs web, plus une rétro-compatibilité avec JPEG. Les décodeurs sont arrivés dans Chromium, Firefox et Safari, on était tout excité, et puis… Google supprime le décodeur. Mozilla le cantonne à la version développeurs, derrière une option. Apple le… tiens non, Apple le garde et le porte même sur iOS. Pendant que ça hurle et te

Première sortie du décodeur JPEG-XL en Rust

En 2022, le format JPEG-XL (JXL) a fait naitre beaucoup d’espoirs sur Internet : un taux de compression et une qualité très supérieurs à tout ce qui existe dans nos navigateurs web, plus une rétro-compatibilité avec JPEG. Les décodeurs sont arrivés dans Chromium, Firefox et Safari, on était tout excité, et puis… Google supprime le décodeur. Mozilla le cantonne à la version développeurs, derrière une option. Apple le… tiens non, Apple le garde et le porte même sur iOS.
Pendant que ça hurle et tempête Mozilla s’explique : l’implémentation actuelle c’est 100 000 lignes de C++ probablement dangereuses, tandis que du Rust plus compact serait avantageux.
Célébrons la rentrée 2025, les développeurs du labo Google (principal sponsor de JXL) nous proposent de tester une première version habillée de rouille ! Ne déshabillez pas la source trop vite, appréciez les préliminaires lents, c’est une fragile version 0.1.1.

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  • Microsoft «Edit»
    Et si Microsoft croyait en la ligne de commande pour tous ? Idée étrange, mais vraie : depuis mi-mai 2025, Microsoft met à disposition un éditeur de texte minimaliste, mais fonctionnel, en ligne de commande : Edit. lien nᵒ 1 : Page GitHub du projetOn parle de quoi ? Il se nomme Edit … ou pas … à vous de voir comment vous voulez le nommer (oui, c'est écrit dans le bout de documentation disponible). C'est un logiciel libre - Licence MIT. Il est écrit en Rust, et tient dans un binaire statique (q

Microsoft «Edit»

Et si Microsoft croyait en la ligne de commande pour tous ?
Idée étrange, mais vraie : depuis mi-mai 2025, Microsoft met à disposition un éditeur de texte minimaliste, mais fonctionnel, en ligne de commande : Edit.

On parle de quoi ?

  • Il se nomme Edit … ou pas … à vous de voir comment vous voulez le nommer (oui, c'est écrit dans le bout de documentation disponible).
  • C'est un logiciel libre - Licence MIT.
  • Il est écrit en Rust, et tient dans un binaire statique (qui fait 222 ko pour la version Linux x86_64)
  • Il est prévu pour fonctionner sous Windows, MacOS et Linux au moins sur les architectures x86_64 et ARM 64 - Les binaire Windows et Linux, pour x86_64 et ARM 64 sont directement fournis dans les versions sur GitHub (vouz utilisez MacOS … compilez vous-même)

On n'avait pas déjà Visual Studio Code (ou le Bloc-notes) ?

Le nom est clairement une référence à l'historique edit.com que l'on trouvait sous MS-DOS, et ce nouvel Edit fonctionne bien en ligne de commande (oui, j'ai testé hors d'un environnement graphique). Mais aucune version DOS (16 bits) n'est prévue, le support du 32 bits étant même une priorité secondaire.

Le but est de rester simple et léger, loin de l'éditeur à faire tout (et n'importe quoi) qu'est Visual Studio Code, mais se montre plus avancé que le spartiate Bloc-notes (Notepad) Windows.

Quelques menus simples, assez peu de fonctions, mais prévu pour être simple à aborder.
La souris est gérée, si l’environnement la prend en charge.
La gestion des codages de caractères (avec UTF-8 par défaut vraisemblablement), du type de retour à la ligne, et des fichier multiples sont des fonctions de bases.
Plusieurs localisations, dont le français, sont déjà gérées … et plusieurs autres langues peuplent déjà les Pull-Requests.
Pas de coloration syntaxique, mais la question est déjà posée (et semble faire débat).


Ce n'est qu'un nouvel éditeur de texte en CLI, on n'en manquait pas forcément, même d'assez simples d'utilisation (enfin, les personnes qui utilisent la ligne de commande le savent).
Pas le plus novateur, pas le plus abouti, pas celui qui a le plus de fonctions, … juste un de plus … Mais quand on connait la force de frappe de Microsoft, cela a piqué ma curiosité et j'ai voulu en savoir plus (et tant qu'à faire partager ce que j'ai trouvé).

Je trouve aussi amusant que Microsoft s’intéresse à un outil simple et minimaliste, en ligne de commande et destiné au plus grand public, finalement très loin des ogres de ressources gonflés à l'IA dans les discours de grands décideurs.

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  • Revue de presse de l’April pour la semaine 7 de l’année 2025
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [L'OBS] Hackathon géant: quand des étudiants s'initient à Wikipédia [Silicon] Souveraineté numérique: la France est-elle prête à briser ses chaînes? [LeDevoir.com] Pour un virage numérique libre et local [Le Figaro] «L'

Revue de presse de l’April pour la semaine 7 de l’année 2025

Par : echarp
18 février 2025 à 15:16

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[L'OBS] Hackathon géant: quand des étudiants s'initient à Wikipédia

✍ Thierry Noisette, le samedi 15 février 2025.

Plus de 300 étudiants de l’école d’ingénieurs ENTPE ont planché pendant deux jours en créant ou enrichissant des articles de l’encyclopédie collaborative.

[Silicon] Souveraineté numérique: la France est-elle prête à briser ses chaînes?

✍ Antoine Brenner, le vendredi 14 février 2025.

Plutôt que de satisfaire d’une indépendance d’apparat, la France doit faire de l’open source un axe stratégique, conditionner ses investissements publics à l’usage de technologies ouvertes et inscrire l’indépendance numérique au coeur de l’éducation. Faute de choix clairs et volontaristes, toute ambition de souveraineté restera illusoire.

[LeDevoir.com] Pour un virage numérique libre et local

✍ Jacques Berger, le jeudi 13 février 2025.

Nous avons tout le talent nécessaire au Québec pour réaliser un tel projet.

[Le Figaro] «L'open source est l'antidote»: Roost, cette ONG qui vise à rendre gratuits des outils de modération des contenus

✍ Chloé Woitier, le mercredi 12 février 2025.

Soutenue par Google, OpenAI ou Discord et présidée par la chercheuse Camille François, cette fondation bâtit des outils de modération en open source dont pourront se servir gratuitement tous les éditeurs de services en ligne.

[ZDNET] Comment les faux rapports de sécurité inondent les projets open-source, grâce à l'IA

✍ Steven Vaughan-Nichols, le mercredi 12 février 2025.

Les spams de patch contiennent du code qui est carrément erroné et non fonctionnel. Pire encore: il peut introduire des vulnérabilités ou des portes dérobées. Alors, que doivent faire les développeurs?

[Le Monde.fr] Protection du droit d'auteur: Thomson Reuters remporte une victoire face à une entreprise de l'IA

Le mercredi 12 février 2025.

Le conglomérat de médias américain remporte une première victoire contre Ross Intelligence, une start-up spécialisée dans l’IA juridique. Le juge a rejeté l’argument d’usage loyal (« fair use ») avancé par l’entreprise.

[francetv info] Sommet de l'intelligence artificielle: on vous explique pourquoi la bataille de 'l'open source' menée par la France agite le secteur de l'IA

✍ Luc Chagnon, le mardi 11 février 2025.

Contre les géants de l’intelligence artificielle comme OpenAI, Emmanuel Macron et les entreprises françaises soutiennent le développement d’IA ouvertes et modifiables par tous. De quoi partager plus largement les bénéfices liés à ces technologies, mais aussi les risques.

Et aussi:

[Next] Rust dans le noyau Linux: nouvelles bisbilles, Linus Torvalds s'en mêle

✍ Vincent Hermann, le lundi 10 février 2025.

Le noyau Linux contient du code Rust depuis bientôt trois ans. De petits ajouts, qui ont surtout consisté pendant un temps à permettre à du code Rust d’être ajouté, notamment dans les pilotes. Mais la progression du langage dans le noyau reste complexe.

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  • Deno 2.0 est là
    Le temps où Node.js régnait en maître comme la solution incontournable pour exécuter du code JavaScript côté serveur est-il révolu ? En tout cas, il a aujourd’hui des challengers de taille comme Bun (qui pourrait lui aussi mériter une dépêche) ou Deno. C'est donc de ce dernier qu'il sera question dans cette dépêche, à l'occasion de la sortie de sa version 2.0 lien nᵒ 1 : Annonce sur le blog officiellien nᵒ 2 : Site officiel de Denolien nᵒ 3 : JSRSommaire Pour rappel La mascotte ! Deno 1.x, de

Deno 2.0 est là

Le temps où Node.js régnait en maître comme la solution incontournable pour exécuter du code JavaScript côté serveur est-il révolu ? En tout cas, il a aujourd’hui des challengers de taille comme Bun (qui pourrait lui aussi mériter une dépêche) ou Deno. C'est donc de ce dernier qu'il sera question dans cette dépêche, à l'occasion de la sortie de sa version 2.0

Sommaire

Titre de l'image

Pour rappel

Deno est un runtime JavaScript et TypeScript. Il a vu le jour suite au constat de Ryan Dahl (créateur aussi de Node.js), que Node avait des problèmes de conceptions, et qu'il était nécessaire de repartir de zéro en tenant compte de l'expérience de Node pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Il imagine Deno comme un runtime avec un modèle de sécurité par défaut plus strict. Les programmes Deno n'ont pas accès au système de fichiers, au réseau ou à l'environnement, sauf si on leur accorde explicitement ces permissions. Deno est écrit en Rust, et se base sur le moteur JavaScript V8 de Google. Deno se distingue également de Node en offrant la possibilité d'importer les dépendances via des URL, mettant en cache chaque module lors de l’importation pour améliorer la vitesse d’exécution.

La mascotte !

La première chose notable quand on passe de Node.js à Deno, c'est sa mascotte ! En effet, même si Node.js possède bien une petite tortue comme mascotte, celle-ci n'est utilisée nulle part ! Personnellement, j'ai toujours trouvé bien plus chouettes les projets qui ont des petites bestioles comme mascotte (Mozilla, Tux …). Et chez Deno, le dinosaure mascotte est omniprésent sur tout le site. Et en plus, à l'occasion de la version 2.0, on peut habiller notre dino sur la home page du projet ! Et ça c'est cool ! Voici le mien, qui est en compagnie de Ferris, la mascotte officieuse de Rust !

Mon dino

Bon, comme je ne suis pas sûr que tout le monde partage ma passion pour les mascottes, on va passer au côté plus technique ! 🤣

Deno 1.x, des débuts difficiles !

La version 1.0 sortie en mai 2020 a du mal à se faire une place et reste dans l'ombre de son grand frère. En effet, même si Deno offre un grand lot de nouveautés et est plus sécurisé par défaut, la très large adoption de Node et le fait que les projets développés pour Node ne sont pas forcément compatibles avec Deno rend l’adoption de ce dernier difficile. De plus, l'utilisation de CDN plutôt que d'installer les dépendances localement (dans le répertoire node_modules) a certes de nombreux avantages, mais cela rend votre projet dépendant de disponibilité du réseau ou peut entraîner des problèmes de performances si le CDN est éloigné géographiquement.

Les nouveautés de la version 2.0

Deno est désormais 100% compatible avec Node.js, et un gestionnaire de paquets officiel a vu le jour. Vous pouvez maintenant utiliser deno add et deno removepour ajouter ou retirer un paquet à votre projet.

Autour du projet Deno, JavaScript Registry (JSR) un dépôt de paquets JavaScript universel !

Le registre NPM s'est construit autour de Node.js afin de gérer facilement les dépendances de nos projets. Il a donc été développé pour Node.js à une époque où Node était la seule solution pour exécuter du code JavaScript côté serveur. En près de 15 ans, le registre NPM a rassemblé un peu moins de 3 millions de paquets et a très largement rempli sa mission toutes ces années. Mais aujourd'hui, la situation a changé, il existe plusieurs runtimes pouvant exécuter du code JavaScript (ou TypeScript) côté serveur. Et du côté front-end, les frameworks se sont multipliés et sont devenus de plus en plus complexes et nécessitent aussi l'utilisation d'un gestionnaire de paquets. Un registre de paquets fondé autour de Node.js uniquement est donc beaucoup moins pertinent qu'en 2010.
C'est donc pourquoi, à l'initiative du projet Deno, un nouveau registre de paquets JavaScript et TypeScript universel pointe aujourd'hui le bout de son nez. Il s'agit donc de JSR (JavaScript Registry).

Dans JSR, quand on va sur la page d'un paquet, en haut à droite, on a les logos des environnements compatibles avec le paquet :

Titre de l'image

Performances du runtime

Niveau performance, ça donne quoi ?

On voit souvent l'affirmation que Deno serait plus rapide que Node.js. Mais ça donne quoi en réalité ?

J'ai voulu faire un petit test sans prétentions pour voir ce que ça donne. Je voulais faire des tests plus poussés sur différents systèmes d'exploitation et architectures, mais par manque de temps, le test sera donc fait sur un seul système et un seul ordinateur et il s'agit d'un Mac… Un comble pour LinuxFr.org, mais c'est l'ordinateur que j'avais à disposition à ce moment-là. Mais sinon, je ne porte pas spécialement Apple dans mon cœur, bien au contraire !

J'ai testé l’exécution d'une même API sur Node. et Deno pour voir les différences de performance entre ces solutions. Pour ce test, j'ai utilisé une API Rest que j'ai développée pour le site de la société AudioSoft. J'ai fait la même requête POST 10 fois sur la même route avec les mêmes données. Il est important de préciser que c'est la première fois que je fais ce genre de tests, et que je ne fais peut-être pas tout dans les règles de l'art. Il y a des éléments extérieurs à Node et Deno qui peuvent influencer les scores. Notamment, la base de données utilisée pour le test était accessible via Internet, et des différences de débit ont pu fausser les tests.

Test sur un MacBook Pro (2,6 GHz Intel Core i7 6 cœurs, AMD Radeon Pro 5300M 4 Go Intel UHD Graphics 630 1536 Mo, 16 Go 2667 MHz DDR4) sous macOS Sonoma

Node: Le temps moyen pour exécuter le test de 126 millisecondes
Deno: Le temps moyen pour exécuter le test de 93 millisecondes

Performances du gestionnaire de paquets

Comme dit précédemment, Deno c'est aussi un gestionnaire de paquets. J'ai donc trouvé intéressant de tester les principaux gestionnaires de paquets sur différents environnements.
Pour ce test je me base sur la même API Rest que pour le test précédant, les dépendances à installer pour cette API sont : bcrypt, body-parser, dotenv, express, jsonwebtoken, mariadb, multer, mysql2, nodemailer, et sequelize. Le test a été fait sur un MacBook Pro. Pour effectuer ce test, le cache des gestionnaires de paquets ont été nettoyés et les fichiers-verrous supprimés.

Avec NPM, l'installation a mis 10 secondes.

Avec Deno, l'installation a mis 1 seconde.

Avec Bun, l'installation a mis 3 secondes.

On voit très clairement que NPM est beaucoup plus lent que ses deux concurrents. L'écart est plus faible entre Deno et Bun. Mais Deno est bien le plus rapide des trois.

Avant de réaliser ce test, j'en ai effectué un en oubliant de nettoyer le cache et de supprimer package-lock.json. Les résultats étaient alors 8 secondes pour NPM, 5 secondes pour Deno et 4 secondes pour Bun. Il est logique de constater que NPM est plus rapide, en revanche, je trouve surprenant que Deno et Bun aient été ralentis. Il est possible que les gestionnaires de paquets aient parcouru package-lock.json pour garder les versions présentes dans ce fichier, ce qui les aurait tous les trois ralentis. Et NPM a peut-être pu bénéficier de son cache (car je l'utilise bien plus que les deux autres sur mon ordinateur), Deno et Bun eux n'avaient peut-être pas grand-chose dans leurs caches, ont donc été ralentis. Il est donc important de supprimer les lockfile en cas de migration d'un projet.

Comme je le disais plus haut, c'est la première fois que j'effectue ce genre de test comparatif. Si vous avez des conseils sur les bonnes méthodes pour faire des tests plus fiables, ça m’intéresse !

Deno 2.1 est là

Étant donné que j'ai mis environ un siècle pour rédiger cette dépêche, Deno 2.1 est sortie entre temps ! 🤣
Je vous liste donc les principales nouveautés apportées à la version 2.1 sans les commenter 😉

  • Support natif de WebAssembly (Wasm) : Il est désormais possible d'importer directement des modules Wasm, simplifiant leur utilisation et améliorant les performances.
  • Version Long Term Support (LTS) : Deno 2.1 inaugure la première version LTS, garantissant des correctifs de bugs et des améliorations de performance pendant… Six mois… On n'est pas encore aux 30 mois des versions LTS de Node.js… Cela viendra peut-être plus tard. 🙂
  • Commande deno init --npm vite : Cette commande simplifie la création de nouveaux projets en utilisant des outils comme Vite, en automatisant l'initialisation et en réduisant la configuration manuelle.
  • Gestion des dépendances : Introduction de la commande deno outdated pour gérer les mises à jour des dépendances JSR et npm.

Conclusion

Si vous êtes développeur Node.js, je vous conseille de vous intéresser à Deno, et même à Bun. Je ne sais pas si ces deux runtime sont totalement prêts pour des projets en production (par exemple, Deno 2.1 n'a que 6 mois de durée de vie, ce qui est plutôt contraignant pour les serveurs.). Mais peut-être que dans un futur proche, il sera cohérent de migrer vers l'un de ces deux-là.

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  • Conférence Rust 2024, journée pour les devs et utilisateurs
    Passionnés de RUST, bloquez le 25 juin dans votre agenda ! Première édition de la conférence Rust Paris 2024 à l'ISEP (Institut supérieur d’électronique de Paris). C'est une journée dédiée aux développeurs et utilisateurs de Rust très axée sur le retour d'expérience des intervenants, dont certains sont très impliqués dans le monde Open Source. Cette journée souhaite mettre en avant les réussites, mais aussi les limites de l'utilisation de Rust. Pour rappel, Rust est un langage de programmation

Conférence Rust 2024, journée pour les devs et utilisateurs

Par : Florent Zara
23 mai 2024 à 15:49

Passionnés de RUST, bloquez le 25 juin dans votre agenda ! Première édition de la conférence Rust Paris 2024 à l'ISEP (Institut supérieur d’électronique de Paris). C'est une journée dédiée aux développeurs et utilisateurs de Rust très axée sur le retour d'expérience des intervenants, dont certains sont très impliqués dans le monde Open Source. Cette journée souhaite mettre en avant les réussites, mais aussi les limites de l'utilisation de Rust.

Pour rappel, Rust est un langage de programmation multi-paradigme, généraliste, qui met l’accent sur les performances, la sécurité des types et la concurrence. Il a été créé en 2006 comme un projet personnel au sein de Mozilla Research. Mozilla a officiellement parrainé le projet en 2009 dans le cadre du projet de nouveau moteur de rendu Servo. Suite à l'impact du COVID-19 et aux importants licenciements de 2020 et l'abandon de Servo, Rust a été confié aux bons soins d'une fondation dédiée. Rust a été largement adopté par les « big tech » telles qu’Amazon, Discord, Dropbox, Google, Meta, Microsoft… et se retrouve même au sein de notre noyau préféré.

Bannière de la conférence

📅 25 juin 2024
⏰ 9h00 — 18h30
📍 Institut supérieur d’électronique de Paris, 10 rue de Vanves à Issy-les-Moulineaux

C'est une conférence payante (89 € HT) mais…

  • moitié prix pour les lecteurs de LinuxFr.org si vous utilisez le code Linux_RustParis2024
  • voire gratuite si votre employeur est membre de Systematic (Pôle de compétitivité organisateur via le Hub Open Source)

Programme détaillé

  • 09h00 - 09h30 : Accueil des participants
  • 09h30 - 09h45 : Introduction
  • 09h45 - 10h30 : Langages à bonnes propriétés, la fin des analyseurs de code ? par Patricia Mouy (CEA List)
  • 10h35 - 11h05 : Construire un logiciel de dessin architectural à haute performance dans un navigateur web grâce à Rust et Webassembly par Bastien Dolla (Rayon)
  • 11h25 - 11h55 : Passer à l'échelle grâce à Rust dans le développement d'applications sociales : le cas de Amo par Lucas Pluvinage (Amo)
  • 12h00 - 12h30 : WebAssembly has been hailed as the future of the web: enabling fast, small, secure web applications (written in rust, of course). But does it live up to the hype? par Joe Neeman (Modus Create)
  • 14h35 - 15h05 : Rust et PikeOS pour la Cyberdéfense par Thierry Maudire (Sysgo) et Pierre Boinet (Thales La Ruche)
  • 15h10 - 15h40 : La voie de Rust pour les systèmes embarqués certifiables par José Ruiz (AdaCore) et Benoît Souyri (Thales)
  • 16h00 - 16h30 : Comment on a migré Parsec de Python vers Rust par Florian Bennetot (Parsec)
  • 16h35 - 17h05 : Seven Years in Rust par Angelo Corsaro (ZettaScale)
  • 17h05 - 17h10 : Conclusion
  • 17h10 - 18h30 : Cocktail networking

En parallèle de cette session, une salle dédiée est prévue pour des présentations de développeur à développeur autour des technologies Rust.

Origine du nom Rust

Petite anecdote si vous avez lu jusqu’ici. Il y a plusieurs théories sur l’origine du nom du langage. L’une d’elle suggère que Rust est nommé d’après un champignon qui est robuste, distribué et parallèle. De plus, Rust est une sous-séquence du mot « robust ». Selon une autre théorie, le nom reflèterait le but du langage qui est d’utiliser des techniques éprouvées, aka «  rusty  » (rouillées), plutôt que de mettre en œuvre des fonctionnalités expérimentales pointues. Quoi qu’il en soit, Rust est un langage de programmation de plus en plus influent et répandu.

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