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  • J'ai testé les 12 clones gratuits d'Adobe et de Microsoft
    Depuis quelques jours c'est l'effervescence sur le net car l'équipe d'ArtCraft a mis en ligne sur GitHub, 12 logiciels GRATUITS qui ont pour mission de remplacer TOUS les outils payants que nous sommes très nombreux à utiliser. Ces nouveaux logiciels s'appellent PhotoCraft, VectorCraft, FilmCraft, LightCraft, PdfCraft, EffectCraft, DesignCraft, WordCraft, SoundCraft, DeckCraft, CADCraft et GridCraft. Et ces Crafting Apps sont des réécritures "propres" en Rust et natives pour macO

J'ai testé les 12 clones gratuits d'Adobe et de Microsoft

Par : Korben ✨
13 octobre 2026 à 07:05

Depuis quelques jours c'est l'effervescence sur le net car l'équipe d'ArtCraft a mis en ligne sur GitHub, 12 logiciels GRATUITS qui ont pour mission de remplacer TOUS les outils payants que nous sommes très nombreux à utiliser.

Ces nouveaux logiciels s'appellent PhotoCraft, VectorCraft, FilmCraft, LightCraft, PdfCraft, EffectCraft, DesignCraft, WordCraft, SoundCraft, DeckCraft, CADCraft et GridCraft. Et ces Crafting Apps sont des réécritures "propres" en Rust et natives pour macOS, Windows et Linux d'incontournables comme Adobe Photoshop, Microsoft Word, Avid Pro Tools ou encore Autodesk AutoCAD.

Maintenant pour réussir à publier 12 clones d'outils aussi iconiques en quelques jours, l'équipe derrière le projet ne s'est évidemment pas tapé tout à la main, vous vous en doutez... De nombreux commits de PhotoCraft sont par exemple co-signés "Claude Opus 3.5" ou "Codex". Hé oui, les ravages de l'IA qui a reçu pour consigne de refaire à l'identique par exemple Photoshop avec les mêmes menus, les mêmes raccourcis, et le même comportement.

J'ai mis un peu de temps à me décider d'installer tout ça pour tester parce que tous ces outils, depuis que l'IA est entrée dans ma vie, bah je n'en ai plus vraiment besoin. Mais bon, faut bien que je fasse mon taf à un moment ou à un autre ^^ alors j'ai pris le temps de tout installer sur mon Mac pour voir ce que ça donne...

Déjà l'installation passe par l'ArtCraft Launcher, signé par une société nommée Learning Machines LLC , qui installe chaque app en quelques secondes depuis les releases GitHub, après avoir contrôlé son empreinte SHA-256. Au total, en installant tout, j'ai fini avec 1,7 Go d'applications, ce qui est vraiment peu, je trouve.

Voici à quoi ressemble ce launcher :

Le launcher en vue tableau, avec sa colonne "Inspirée de" et la mention des marques en bas

J'ai donc commencé par PhotoCraft en ouvrant le PSD de mon propre logo, soit 7 calques et tous se sont bien chargés, même les calques techniques comme ceux concernant la lumière, la densité des couleurs, etc. En plus, j'ai été surpris mais l'interface est entièrement en français, avec des menus identiques à ceux qu'on retrouve sur Photoshop jusqu'au "Filtre Camera Raw". J'ai ensuite comparé le rendu de l'outil à l'image fusionnée que Photoshop avait enregistrée dans le fichier, et 100 % des pixels correspondent. Et quand je réenregistre en PSD mon fichier, celui-ci garde ses sept calques et se rouvre à l'identique.

C'est assez impressionnant, je suis bluffé...

Mon logo PSD dans PhotoCraft, avec ses sept calques et leurs modes de fusion

WordCraft, lui, reprend le menu "ruban" de Word jusqu'aux onglets Mailings et Zotero, et mon document de test (avec titres, gras, italique, accents, liste et tableau) s'affiche impecc. Par contre, l'interface reste en anglais et le correcteur souligne tout mon french en rouge par défaut.

WordCraft et mon document de test, sous un ruban calqué sur celui de Word

De son côté, le tableur GridCraft, quant à lui, a passé une épreuve un peu plus dure puisque dans mon classeur j'ai enregistré des formules SUM, AVERAGE et MAX mais sans leur résultat. Hé bien lui les a recalculées de lui-même sans une erreur !

GridCraft a recalculé seul les totaux, la moyenne et le maximum de mon classeur

Pour le reste, PdfCraft a parfaitement lu mon PDF de trois pages, VectorCraft a affiché correctement un SVG avec courbes et texte s'il vous plait, DeckCraft a affiché mes trois diapos PowerPoint de test, et CADCraft respecte totalement les proportions d'un plan DXF.

CADCraft et mon plan DXF, avec un ViewCube et une ligne de commande façon AutoCAD

De son côté, DesignCraft (le clone InDesign) sait ouvrir un fichier IDML sur 2 colonnes, césure comprise, en signalant les erreurs et les polices manquantes. Enfin, pour l'image et le son, LightCraft permet d'importer un dossier de JPEG, SoundCraft charge un WAV stéréo dans la joie et la bonne humeur, et FilmCraft tout comme EffectCraft importent des vidéo MP4 sans problème (j'ai testé uniquement avec des vidéos de quelques secondes.)

Les 6 autres apps que j'ai lancé en test avec les fichiers de l'essai, et entre parenthèses le logiciel dont chacune s'inspire

Attention quand même, tout ce que j'ai ouvert là, ce sont des formats qui ont été documentés publiquement. Si vous essayez d'ouvrir des projets After Effects et Premiere, ça ne passera pas. EffectCraft ne sait pas ouvrir les .aep, et FilmCraft ne lit pas encore les .prproj. Après SoundCraft n'échange encore aucune session en AAF ou en OMF, et CADCraft perd à l'enregistrement les entités qu'il ne gère pas.

Voilà, donc si le format proprio PSD passe aussi bien, c'est parce qu'Adobe en a publié les specs depuis longtemps.

Voilà pour mon petit test... Ce que je peux vous dire c'est que le boulot accompli est vraiment impressionnant, mais que les outils sont assez inégaux dans leur maturité. Après rien d'inquiétant car ça avance très très vite entre les contributions et l'IA. Donc pour le moment, ça ne remplacera pas Photoshop si vous êtes un pro de cet outil. Mais pour des gens comme moi qui en ont un usage très ponctuel, c'est le pied !

FilmCraft, son projet de démo et ma vidéo de test importée en bas à gauche

Maintenant, la question que je me suis posé, c'est qui finance tout ce bordel ?

Parce que même si c'est l'IA qui fait en grande partie le taf, faut bien payer les tokens ! Et bien, derrière le projet, il y a Brandon Thomas, qui se présente sur GitHub comme fondateur d'ArtCraft, de Storyteller.ai et de FakeYou. FakeYou, c'est un site de voix synthétiques de célébrités, sur lequel le Garante italien (la CNIL italienne, quoi...) avait ouvert une enquête en 2022. Et visiblement c'est soutenu par le fonds Pebblebed qui liste ArtCraft dans son portefeuille . Bref, après le clonage de voix, on dirait bien que Brandon est passé au clonage de logiciels. Le garçon a de la suite dans les idées...

Maintenant la thune générée par ArtCraft, provient de leur studio d'images et de vidéos par IA avec des abonnements qui coûtent entre 96 et 576 dollars par an. Cela donne droit à des crédits de génération sur Nano Banana, Seedance ou Kling. Mais rassurez-vous, les Crafting Apps, elles, ne sont pas monétisées.

Maintenant mettre tous ces clones en open source, c'est une excellente idée je trouve car d'un point de vue "code", ça les rend immortels (suffit de cloner le dépôt) et surtout, les contributeurs qui apportent des fonctionnalités et des corrections de bug le font avec leur temps et... leurs tokens... Bah oui.

Donc quelque part, la communauté ArtCraft finance aussi une bonne partie du dev...

Reste la question du droit d'auteur bien sûr puisque concernant le code, le droit européen est très clair. En effet la directive de 2009 sur les logiciels protège ce qui est écrit, mais pas les idées qui se cachent derrière une interface, et elle laisse donc à quiconque le droit d'utiliser un programme, et de le décortiquer en le faisant tourner pour l'analyser. De plus, en 2012, l'arrêt SAS Institute a précisé que ce que fait un logiciel et le format de ses fichiers ne sont pas protégés. Et comme ArtCraft affirme n'utiliser ni code, ni shaders, ni assets propriétaires, ils sont clean, sauf si Microsoft ou Adobe arrivent à prouver le contraire.

Là où ça peut coincer, je pense, c'est au niveau de l'interface puisque fin 2010, la même Cour a estimé qu'une interface graphique , à défaut d'être protégée comme du code, peut l'être comme n'importe quelle œuvre, dès lors qu'elle est originale ! Or chez ArtCraft, il est dit qu'ils ont étudié Photoshop pour son comportement et son apparence et rien d'autre... Oui, son apparence... donc là y'a peut-être une faille ?

Bref, pour le moment rien n'indique que le code viole le droit d'auteur, mais l'interface et la manière de se présenter sont risquées.

Maintenant si vous voulez vous faire votre propre avis, rendez-vous sur getartcraft.com .

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  • Perplexity Comet : une invitation de calendrier suffisait pour piller vos mots de passe 1Password
    Des chercheurs en sécurité ont découvert deux failles dans Comet, le navigateur IA de Perplexity. Une simple invitation de calendrier piégée suffisait pour accéder aux fichiers locaux de la machine et prendre le contrôle d'un coffre-fort 1Password, le tout sans aucun clic de l'utilisateur. Une invitation de calendrier, et c'est tout L'attaque est d'une simplicité qui fait froid dans le dos. Les chercheurs de Zenity Labs, qui ont baptisé la faille « PleaseFix », ont montré qu'il suffisait d'envoy

Perplexity Comet : une invitation de calendrier suffisait pour piller vos mots de passe 1Password

Par : Korben
4 mars 2026 à 11:13

Des chercheurs en sécurité ont découvert deux failles dans Comet, le navigateur IA de Perplexity. Une simple invitation de calendrier piégée suffisait pour accéder aux fichiers locaux de la machine et prendre le contrôle d'un coffre-fort 1Password, le tout sans aucun clic de l'utilisateur.

Une invitation de calendrier, et c'est tout

L'attaque est d'une simplicité qui fait froid dans le dos. Les chercheurs de Zenity Labs, qui ont baptisé la faille « PleaseFix », ont montré qu'il suffisait d'envoyer une invitation de calendrier contenant des instructions malveillantes cachées. Quand l'utilisateur interagit avec cette invitation dans Comet, l'IA du navigateur exécute en toute décontraction les instructions, sans broncher. Pas besoin de cliquer sur un lien, pas besoin de télécharger quoi que ce soit : le simple fait de consulter l'événement suffisait. Le problème vient de ce qu'on appelle l'injection de prompt indirecte : l'IA ne fait pas la différence entre les instructions légitimes et le contenu malveillant planqué dans un calendrier.

Des fichiers locaux aux mots de passe

Deux failles distinctes ont été identifiées. La première permettait d'accéder au protocole file:// sans restriction, ce qui veut dire que Comet pouvait lire n'importe quel fichier sur votre machine. Les navigateurs classiques bloquent logiquement cela depuis des années, mais les navigateurs IA comme Comet ne respectent pas encore, hélas, les mêmes règles de sécurité. La seconde est plus grave : quand l'extension 1Password était déverrouillée dans Comet, un attaquant pouvait naviguer dans le coffre-fort, récupérer les identifiants et même changer le mot de passe du compte pour un verrouillage total.

Corrigé en deux temps

Perplexity a été prévenu du problème dès la fin octobre 2025, et un correctif a été déployé le 23 janvier 2026. Mais voilà, ce correctif n'était pas suffisant et les chercheurs ont réussi à le contourner sans trop de problème. Un second patch, plus efficace, a suivi le 13 février. L'accès au système de fichiers est désormais bloqué par défaut dans Comet. Mais attention : côté 1Password et blocage de domaines, les protections sont toujours à configurer manuellement par l'utilisateur.

On ne va pas se mentir, ce genre de faille rappelle que les navigateurs IA sont encore une technologie immature côté sécurité. Le fait qu'une invitation de calendrier puisse siphonner un coffre-fort 1Password est assez flippant. Et Comet n'est pas un cas isolé : LayerX a trouvé des problèmes comparables avec les extensions Claude Desktop, et Zenity avait déjà présenté des résultats similaires sur ChatGPT Enterprise et Gemini à la Black Hat en août dernier. Le vrai problème avec cette histoire, c'est que ces navigateurs veulent pouvoir tout faire à votre place, mais ils ne sont pas vraiment foutus de faire la différence entre une demande légitime et une vilaine attaque. Bref, prudence avec les navigateurs « intelligents ».

Sources : The Register , The Decoder

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  • BruteForceAI - L'IA qui cracke vos mots de passe
    Si vous faites du pentest, il doit vous arriver parfois de lancer un petit bruteforce sur un formulaire un peu pourri, pour tester les mots de passe classiques gens 1234, ou admin…etc. Mais parfois, certains formulaires de connexion donnent envie de se flinguer… Les sélecteurs CSS changent à chaque rafraîchissement, les noms des champs sont aléatoires…etc bref, ça peut vite être un véritable labyrinthe pour automatiser quoi que ce soit. Heureusement pour vous les amis, le développeur Mor David s

BruteForceAI - L'IA qui cracke vos mots de passe

Par : Korben
3 septembre 2025 à 10:34

Si vous faites du pentest, il doit vous arriver parfois de lancer un petit bruteforce sur un formulaire un peu pourri, pour tester les mots de passe classiques gens 1234, ou admin…etc. Mais parfois, certains formulaires de connexion donnent envie de se flinguer… Les sélecteurs CSS changent à chaque rafraîchissement, les noms des champs sont aléatoires…etc bref, ça peut vite être un véritable labyrinthe pour automatiser quoi que ce soit.

Heureusement pour vous les amis, le développeur Mor David s’est occupé du problème et a inventé BruteForceAI, un outil de bruteforce qui comme son nom l’indique, embarque une bonne dose d’intelligence artificielle.

La petite subtilité donc avec BruteForceAI, c’est qu’il ne se contente pas de lancer des milliers de combinaisons en mode berserk. Non, l’outil étudie d’abord la page HTML avec un modèle de langage qui comprend la structure du formulaire. Cette première phase atteint un joli 95% de précision dans l’identification des éléments de connexion, comme ça plus besoin de passer des heures à mapper manuellement les sélecteurs CSS.

C’est un système en deux temps où l’IA déchiffre d’abord le HTML et génère automatiquement les sélecteurs CSS nécessaires. Puis seulement après, l’attaque démarre avec des comportements qui imitent un humain : délais aléatoires, rotation des user-agents, logique de retry intelligente. L’outil peut même détecter les changements dans le DOM pour valider qu’une connexion a réussi.

Pour faire tourner la bête, il vous faudra Python 3.8+, Playwright pour l’automatisation du navigateur, et un modèle LLM. Vous avez le choix entre Ollama en local avec llama3.2:3b (pratique pour rester discret) ou Groq dans le cloud avec llama-3.3-70b-versatile si vous voulez plus de puissance.

Les modes d’attaque proposés sont assez classiques mais efficaces… Par exemple, le mode Brute-Force teste exhaustivement toutes les combinaisons possibles, tandis que le mode Password-Spray est plus subtil puisqu’il teste chaque mot de passe sur plusieurs comptes pour éviter les blocages après X tentatives échouées. Cette dernière technique est d’ailleurs redoutable contre les entreprises qui imposent des politiques de mots de passe uniformes.

D’après une analyse récente de CipherX Labs , l’IA rend le cracking de mots de passe 100 fois plus rapide qu’avec les méthodes traditionnelles. Un mot de passe de 10 caractères, même avec majuscules, minuscules et symboles, est maintenant considéré comme faible. L’aspect éthique est évidemment crucial ici et Mor David insiste sur le fait que l’outil est uniquement destiné aux tests de sécurité autorisés, à la recherche et aux programmes de bug bounty. Si vous faites des choses illégales avec ça, vous irez obligatoirement en prison et ce sera bien fait pour vous !

BruteForceAI dispose aussi d’un système de notifications plutôt bien pensé. Quand l’outil trouve des identifiants valides, il peut vous prévenir via Discord, Slack, Teams ou Telegram. Tout est loggé dans une base SQLite pour l’analyse post-attaque. Le côté multi-threadé permet aussi de lancer plusieurs attaques en parallèle, avec des timing humains pour éviter la détection.

Alors pour se défendre contre ce genre d’outils, les méthodes classiques ne suffisent plus… Par exemple, compter les tentatives de connexion échouées, c’est un peu has been… Non, maintenant il vous faut des systèmes de détection comportementale qui analysent les patterns d’accès en temps réel, du type UEBA (User and Entity Behavior Analytics). Les entreprises qui n’ont pas encore intégré ce genre de solutions sont aujourd’hui des cibles faciles pour les cybercriminels.

En plus, PassGAN et d’autres outils similaires apprennent à partir des bases de données de mots de passe qui ont fuité…. Plus il y a de fuites, plus l’IA devient efficace pour prédire les prochains mots de passe. C’est un cercle vicieux où chaque fuite de données nourrit la machine qui causera les prochaines fuites de données…

Maintenant si vous voulez tester BruteForceAI (sur vos propres systèmes, hein), l’installation est simple :

clonez le repo, installez les dépendances avec pip, téléchargez un des navigateurs Playwright, et c’est parti. Les commandes de base ressemble à ça :

# Etape 1: Analyser le formulaire
python main.py analyze --urls targets.txt --llm-provider ollama --llm-model llama3.2:3b

# Etape 2: Attaquer avec 20 threads
python main.py attack --urls targets.txt --usernames users.txt --passwords passwords.txt --threads 20 --delay 5 --jitter 2

Mais avant de vous lancer, assurez-vous bien d’avoir l’autorisation écrite du propriétaire du système que vous testez.

Bref, si vous utilisez encore des mots de passe de moins de 14 caractères ou si vous n’avez pas activé la double authentification partout où c’est possible, je pense que vous devriez rapidement reconsidérer vos choix de sécurisation…

Source

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  • Doxx - Pour lire vos fichiers Word depuis le terminal
    Vous recevez un fichier Word et votre premier réflexe, en bon libriste, c’est de lancer LibreOffice qui met 30 minutes à démarrer, juste pour lire trois paragraphes. Ou pire, vous êtes en SSH sur un serveur et là, c’est le drame total, impossible de lire un doc Word là bas. Hé bien ce bon Ben Greenwell en a eu marre de cette galère et a créé doxx , un outil écrit en Rust qui affiche vos .docx directement dans le terminal. Ce concept m’a rappelé Glow , vous savez, ce magnifique renderer Markdown

Doxx - Pour lire vos fichiers Word depuis le terminal

Par : Korben
27 août 2025 à 11:35

Vous recevez un fichier Word et votre premier réflexe, en bon libriste, c’est de lancer LibreOffice qui met 30 minutes à démarrer, juste pour lire trois paragraphes. Ou pire, vous êtes en SSH sur un serveur et là, c’est le drame total, impossible de lire un doc Word là bas. Hé bien ce bon Ben Greenwell en a eu marre de cette galère et a créé doxx , un outil écrit en Rust qui affiche vos .docx directement dans le terminal.

Ce concept m’a rappelé Glow , vous savez, ce magnifique renderer Markdown pour terminal créé par l’équipe de Charm, sauf qu’ici, on s’attaque à un format bien plus casse-pieds : les fichiers Word.

Doxx gère donc non seulement le texte formaté, mais aussi les tableaux avec de jolies bordures Unicode, les listes, et même les images si votre terminal le supporte (Kitty, iTerm2, WezTerm). Et comme c’est écrit en Rust, il parse le XML des fichiers .docx en un clin d’œil.

Pour utiliser l’outil, rien de plus simple :

doxx rapport.docx

Et boom, votre document s’affiche. Vous cherchez quelque chose ?

doxx contrat.docx --search "paiement"

Et il vous surligne toutes les occurrences. Il peut aussi exporter vers d’autres formats comme le Markdown, le CSV pour les tableaux, le JSON pour les devs, ou du plain text pour les puristes.

Pour l’installer, si vous êtes sur macOS avec Homebrew, c’est

brew install doxx

Et pour les rustacés :

cargo install doxx

Les utilisateurs d’Arch ont leur paquet AUR, et il y a même une option Nix et Conda. Bref, peu importe votre setup, vous devriez pouvoir l’installer.

Alors comment ce truc fonctionne pour afficher le format de Microsoft dans le terminal. Et bien c’est simple vous allez voir. En fait, les fichiers .docx sont des archives ZIP contenant du XML. Donc techniquement, vous pourriez les dézipper et parser le XML vous-même avec sed ou awk. Mais qui a envie de faire ça ?

C’est pourquoi doxx utilise la bibliothèque docx-rs pour le parsing, ratatui pour l’interface terminal interactive, et viuer pour l’affichage des images. Bref, c’est solide. Il y a même déjà un port en Go créé par keskinonur qui maintient la parité des fonctionnalités.

Alors oui, Doxx ce n’est pas un éditeur mais juste un viewer mais je trouve quand même que c’est bien pratique ! Donc si vous en avez marre de lancer des applications lourdes juste pour consulter un fichier Word, cet outil mérite clairement le détour.

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  • Tritium - Un éditeur de texte en Rust pour les avocats
    Et si on appliquait la philosophie des IDE de développement aux outils juridiques ? C’est exactement ce qu’a fait Drew Miller avec Tritium, un éditeur de texte écrit en Rust qui traite les documents juridiques comme des projets de code, avec annotation automatique, du redlining intégré et des performances à 60 FPS. Drew Miller n’est pas n’importe qui dans cette histoire. Cet ancien avocat corporatiste chez Schulte Roth & Zabel à Londres a passé plus de 10 ans à jongler entre droit transactio

Tritium - Un éditeur de texte en Rust pour les avocats

Par : Korben
17 juin 2025 à 06:42

Et si on appliquait la philosophie des IDE de développement aux outils juridiques ?

C’est exactement ce qu’a fait Drew Miller avec Tritium, un éditeur de texte écrit en Rust qui traite les documents juridiques comme des projets de code, avec annotation automatique, du redlining intégré et des performances à 60 FPS.

Drew Miller n’est pas n’importe qui dans cette histoire. Cet ancien avocat corporatiste chez Schulte Roth & Zabel à Londres a passé plus de 10 ans à jongler entre droit transactionnel et développement logiciel. En août 2024, il franchit le pas et lance Tritium Legal Technologies avec une vision claire : révolutionner le traitement de texte pour les avocats d’affaires. Son constat c’est que les outils actuels, Word en tête, sont des bloatwares qui sont utilisés depuis 40 ans sans répondre aux besoins spécifiques du secteur juridique.

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