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  • Un ransomware dans le navigateur ? Suffit de demander à DeepSeek
    Dans la série "Qu'est-ce qu'on se marre avec les LLMs", des chercheurs en cybersécurité de Check Point ont tenté une expérience plutôt fun (enfin, je trouve ^^) : Demander à DeepSeek de leur coder un ransomware capable de tourner directement dans le navigateur. Et bah croyez le ou non mais le machin l'a fait sans broncher ^^ Quand je repense à tout ce foin qu'on vient de vivre avec les américains avec Mythos et Fable 5 d'Anthropic, j'avoue je rigole quand je vois ça. Alexey Bukhteyev et Pedro Dr

Un ransomware dans le navigateur ? Suffit de demander à DeepSeek

Par : Korben ✨
2 juillet 2026 à 06:51

Dans la série "Qu'est-ce qu'on se marre avec les LLMs", des chercheurs en cybersécurité de Check Point ont tenté une expérience plutôt fun (enfin, je trouve ^^) : Demander à DeepSeek de leur coder un ransomware capable de tourner directement dans le navigateur.

Et bah croyez le ou non mais le machin l'a fait sans broncher ^^ Quand je repense à tout ce foin qu'on vient de vivre avec les américains avec Mythos et Fable 5 d'Anthropic, j'avoue je rigole quand je vois ça.

Alexey Bukhteyev et Pedro Drimel Neto, de l'équipe malware de Check Point, ont récupéré cet échantillon bricolé par l'IA, l'ont un peu peaufiné quand même, et se sont retrouvés avec une arme à 100% fonctionnelle capable de chiffrer tous vos documents depuis Chrome sans rien avoir à installer.

Le code malveillant s'appuie sur la File System Access API, une fonction qui permet à une page web de demander l'accès à un dossier de votre disque. La cible clique sur "autoriser" en pensant retoucher une image sur un site de "AI photo enhancer" bidon, et derrière la page parcourt le dossier ouvert, chiffre son contenu, et laisse une jolie demande de rançon et aucun moyen de récupérer les fichiers originaux.

Et surtout, DeepSeek a été au-delà de leurs attentes en proposant plein de fonctionnalités "cools" en plus à ce ransomware comme du vol de tokens Discord, de numéros de carte, de seed phrases crypto et de l'accès webcam. Mais en y regardant de plus près, les chercheurs ont remarqué que tout ceci avait été halluciné et ne fonctionnait pas vraiment. Le seul truc fonctionnel c'est le chiffrement du dossier qu'ils ont eux-même demandé et autorisé.

L'idée de faire un ransomware dans le navigateur n'est pas nouvelle et d'autres chercheurs l'avaient déjà théorisée à la conférence USENIX Security en 2023 sous le nom de RoB, ("Ransomware over Browsers") mais ce qui change vraiment ici, c'est que sans grandes compétences, n'importe qui peut le faire.

Et c'est là que DeepSeek se distingue de la concurrence. Le modèle refuse bien sûr la demande si vous écrivez le mot "ransomware". Mais les chercheurs sont des petits malins et ont simplement retiré les termes qui fâchent, remplaçant "ransomware" par une formulation plus neutre du style "outil de chiffrement de fichiers". Et voilà, DeepSeek v4 a recraché exactement la même fonctionnalité.

Ce garde-fou s'est vraiment comporté comme un simple filtre anti gros mots, c'est un peu ridicule, surtout que ce n'est pas la première fois que le modèle chinois se fait remarquer côté code douteux , ni la première fois que les IA open source montrent leur face sombre .

Pour vous protéger contre ce genre de ransomware, il faudra donc être très vigilant à l'avenir et vous demander pourquoi tel ou tel site vous demande un accès COMPLET à un dossier plutôt que simplement au fichier dont il a besoin. Et sur Android, ça va être encore plus sensible depuis que Chrome peut donner accès au dossier photos. Bref, dans le doute, refusez...

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  • PromptLock - Le premier ransomware à utiliser une IA 100% locale
    Je pense qu’on n’est pas encore vraiment prêt pour ces conneries… De quelles conneries je parle ? Et bien par exemple d’un ransomware qui réfléchit, qui s’adapte, et qui génère même ses propres attaques en temps réel ! Oui, Terminator mais sans muscles, et ce n’est plus de la science-fiction, c’est maintenant une réalité. ESET Research vient en effet de découvrir PromptLock , le tout premier ransomware alimenté par l’intelligence artificielle et ce qui le rend vraiment unique, c’est qu’il ne su

PromptLock - Le premier ransomware à utiliser une IA 100% locale

Par : Korben
29 août 2025 à 07:10

Je pense qu’on n’est pas encore vraiment prêt pour ces conneries… De quelles conneries je parle ? Et bien par exemple d’un ransomware qui réfléchit, qui s’adapte, et qui génère même ses propres attaques en temps réel ! Oui, Terminator mais sans muscles, et ce n’est plus de la science-fiction, c’est maintenant une réalité.

ESET Research vient en effet de découvrir PromptLock , le tout premier ransomware alimenté par l’intelligence artificielle et ce qui le rend vraiment unique, c’est qu’il ne suit pas de script prédéfini. Non, non, au lieu de ça, il utilise le modèle gpt-oss-20b d’OpenAI, installé localement sur la machine infectée via l’API Ollama. Du coup, ça permet au ransomware de génèrer ses propres scripts Lua malveillants à la volée, en fonction de ce qu’il trouve sur votre système. Chaque attaque devient ainsi potentiellement unique, ce qui rend la détection par signatures quasi impossible.

La beauté diabolique du truc, c’est que tout fonctionne en local. Donc pas besoin de connexion internet constante, pas de communications suspectes vers des serveurs de commande et contrôle. Le modèle d’IA tourne directement sur votre machine. Cette approche permet ainsi au ransomware d’éviter les détections heuristiques traditionnelles et le tracking d’API.

Les chercheurs d’ESET ont trouvé les artefacts de PromptLock sur VirusTotal le 25 août dernier. Ce ransomware est écrit en Golang et existe pour le moment en versions Windows et Linux et d’après l’analyse du trafic réseau, il envoie des requêtes POST vers un endpoint Ollama local (172.42.0.253:8443). L’adresse Bitcoin présente dans les prompts découverts appartiendrait à Satoshi Nakamoto lui-même. L’enfoiré, je savais qu’il était toujours dans le coin !!! Ouais, non, c’est surtout un gros clin d’œil des développeurs de cette saloperie.

Ce qui inquiète réellement les experts, c’est la simplicité avec laquelle ce ransomware peut être déployé. Plus besoin d’être un expert du mal (et du code) pour lancer une attaque sophistiquée.

Le ransomware utilise l’algorithme de chiffrement SPECK 128-bit et peut potentiellement exfiltrer vos données, les chiffrer, ou même les détruire. Heureusement, cette dernière fonctionnalité ne semble pas encore implémentée. Les scripts Lua générés sont compatibles cross-platform et fonctionnent sur Windows, Linux et macOS. Bref, une vraie plaie universelle.

Pour l’instant, PromptLock semble donc être plutôt un proof of concept plutôt qu’une menace active mais si un simple PoC peut déjà faire ça, imaginez ce que des cybercriminels motivés pourraient développer avec les mêmes techniques.

On s’attend tous à voir dans les années à venir de plus en plus de malwares autonomes capables d’apprendre et de s’adapter en temps réel. Cela veut dire que les défenses devront elles aussi intégrer l’IA pour suivre le rythme. C’est une nouvelle course aux armements technologiques qui s’annonce, avec évidemment nos données personnelles et les données des entreprises comme champ de bataille.

Donc comme d’hab, la meilleure défense c’est la prudence. Ne téléchargez que des fichiers de sources fiables maintenez vos systèmes à jour, et faites des backups 3-2-1-1-0 .

Bon courage les amis !

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  • RansomLord v3 – Un outil open source qui exploite les failles des ransomwares
    Les ransomwares, ces programmes nuisibles qui prennent vos précieux fichiers en otage contre une rançon, font trembler pas mal de monde, même les plus expérimentés. Mais c’était sans compter sur RansomLord qui pourrait peut-être bien vous sauver la mise si vous avez été infecté. Cet outil open source, conçu par John Page (alias hyp3rlinx), a pour mission de mettre des bâtons dans les roues des cybercriminels en exploitant les failles de sécurité présentes dans le code de ces virus modernes.

RansomLord v3 – Un outil open source qui exploite les failles des ransomwares

Par : Korben
29 mai 2024 à 08:00

Les ransomwares, ces programmes nuisibles qui prennent vos précieux fichiers en otage contre une rançon, font trembler pas mal de monde, même les plus expérimentés. Mais c’était sans compter sur RansomLord qui pourrait peut-être bien vous sauver la mise si vous avez été infecté.

Cet outil open source, conçu par John Page (alias hyp3rlinx), a pour mission de mettre des bâtons dans les roues des cybercriminels en exploitant les failles de sécurité présentes dans le code de ces virus modernes. Et on parle quand même de ransomwares assez balaises comme Conti, REvil ou LockBit, mais aussi de nouveaux venus comme StopCrypt, RisePro, RuRansom, MoneyMessage, CryptoFortress et Onyx.

Pour réussir cet exploit (sans mauvais jeu de mot), RansomLord génère des fichiers « DLL » qui se font passer pour des fichiers légitimes dont les rançongiciels ont besoin. En réalité, ces DLL sont remplis de code malicieux qui court-circuite le processus de chiffrement et met fin à la carrière du malware avant même qu’il n’ait pu crier « Bitcoin » !

Le plus impressionnant, c’est que RansomLord est capable de cibler spécifiquement les rançongiciels qui menacent votre entreprise ou votre secteur d’activité grâce à sa base de données de plus de 49 familles de ransomwares. Comme ça, il vous concocte le DLL parfait pour mettre hors d’état de nuire ces logiciels du démon.

Cette dernière version 3 de RansomLord intègre également une fonction de journalisation qui enregistre le hash SHA256 et le chemin d’accès complet du malware intercepté. Comme ça, vous pouvez garder une trace de l’attaque et communiquer ces détails à des experts cyber qui viendraient mener l’enquête ensuite.

Respect à hyp3rlinx pour cette trouvaille ingénieuse ! Et pour télécharger RansomLord v3 c’est par ici.

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