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  • ✇Korben
  • Reviewer des patches git par mail sans quitter Thunderbird
    Marc Coquand avait très envie d'embarquer son équipe dans un nouveau genre de workflow Git à base d'emails et c'est pour ça qu'il a créé thunderbird-patch-review . Il s'agit d'une extension pour Thunderbird qui, lorsque vous ouvrez un mail qui contient une série de patchs, vous propose un bouton "Review" vous permettant d'accéder à une interface de relecture Git qui va vous être très familière, vous allez voir. Ensuite, si la sé

Reviewer des patches git par mail sans quitter Thunderbird

Par : Korben ✨
20 juillet 2026 à 15:02

Marc Coquand avait très envie d'embarquer son équipe dans un nouveau genre de workflow Git à base d'emails et c'est pour ça qu'il a créé thunderbird-patch-review .

Il s'agit d'une extension pour Thunderbird qui, lorsque vous ouvrez un mail qui contient une série de patchs, vous propose un bouton "Review" vous permettant d'accéder à une interface de relecture Git qui va vous être très familière, vous allez voir.

Ensuite, si la série des patchs vous convient, vous pouvez tous les approuver directement sur votre dépôt local avec la commande git-am sans jamais avoir à quitter votre client mail.

Pour lancer Git, l'extension utilise une API expérimentale maison qui embarque tout le nécessaire dans son paquet sans host de messagerie native à installer séparément. Ça fait un truc en moins à configurer et l'addon vérifie que tout est OK dans un worktree jetable, avant de valider la review.

Comme ça, s'il y a un conflit, le bouton Apply se grise et les erreurs remontent dans l'interface pour que vous puissiez toutes les revoir une par une et faire un retour propre à l'auteur.

Cet add-on a été vibe-codé avec GLM 5.2 et construit pour répondre aux besoins de son équipe. Il hésitait sincèrement à le partager parce que le monde n'est pas encore prêt pour le Vibe Coding, mais il explique sur son site qu'il y avait un sérieux manque d'outils dans l'écosystème pour pouvoir travailler sur des revues de patch directement dans son client mail.

Donc tant pis, yolo, il l'a publié quand même et je pense que ça devrait vous intéresser. Comme quoi faire bosser un agent pour soi n'oblige pas à le planquer.

Maintenant, les patches qui arrivent en pièce jointe ne sont pas encore gérés, les mails en HTML seul non plus, et la collecte d'une série ne cherche que dans le dossier du message ouvert. De plus, l'add-on n'est pas encore publié sur le store Thunderbird, donc vous devrez le packager vous-même en .xpi depuis la racine du projet :

git clone git://mccd.space/thunderbird-patch-review
cd extension && zip -qrX ../patch-review.xpi .

Ensuite, vous chargez le fichier obtenu via le menu engrenage du gestionnaire de modules complémentaires (Installer un module depuis un fichier) et c'est réglé ! Rien de méchant si vous avez déjà bidouillé des extensions Thunderbird, genre Send Later pour planifier vos envois dont je vous parlais il y a un petit moment maintenant.

Voilà, si vous faites déjà du git par email, ça vaut le détour. Le code est en EUPL 1.2, et tout se passe ensuite sur la mailing list de Marc.

Source

  • ✇Korben
  • Swival – Le papa de libsodium se met aux agents de codage locaux
    Frank Denis , c'est le monsieur qui fait tourner un bon morceau d'Internet sans que personne le sache : libsodium, dnscrypt-proxy, Pure-FTPd, c'est lui. Et dernièrement, il s'est attaqué aux agents de codage IA avec Swival , un outil pensé pour les petits modèles qui tournent en local sur votre machine. Le truc de Frank c'est d'écrire du logiciel réputé incassable depuis 25 ans. Si vous chiffrez vos requêtes DNS, y'a des chances que ça passe par son dnscr

Swival – Le papa de libsodium se met aux agents de codage locaux

Par : Korben ✨
13 juillet 2026 à 11:03

Frank Denis , c'est le monsieur qui fait tourner un bon morceau d'Internet sans que personne le sache : libsodium, dnscrypt-proxy, Pure-FTPd, c'est lui. Et dernièrement, il s'est attaqué aux agents de codage IA avec Swival , un outil pensé pour les petits modèles qui tournent en local sur votre machine.

Le truc de Frank c'est d'écrire du logiciel réputé incassable depuis 25 ans. Si vous chiffrez vos requêtes DNS, y'a des chances que ça passe par son dnscrypt-proxy , et si vous utilisez du chiffrement dans à peu près n'importe quelle app moderne, libsodium n'est jamais bien loin. Du coup, quand ce profil-là sort un agent de codage en Python, licence MIT, gratuit, je pense que ça vaut le coup de s'y arrêter 2 minutes.

Il a codé cela parce que les outils d'agentique existants l'ont sérieusement gonflé. C'est beau, c'est neuf, c'est lavé avec Mir Laine mais.... ça plante !! Et l'autre reproche qu'il leur fait c'est concernant la confidentialité. En effet, utiliser un agent, c'est forcément voir partir on ne sait où nos données personnelles... nos clés API, nos URLs internes, nos noms de projets... tout ça est allègrement bouffé par le fournisseur de modèle qui derrière s'en sert pour tout un tas de choses pas cool. C'est notamment pour cela que Swival embarque une option --encrypt-secrets qui détecte les credentials dans les messages et les chiffre avant qu'ils quittent votre machine. Une denrée rare chez les agents de codage, et ça c'est du pur Frank Denis !

Y'a aussi la gestion du contexte, qui est le gros morceau. Les agents classiques sont conçus pour des modèles frontière avec des fenêtres géantes. Sauf que votre LLM local, lui, doit souvent se débrouiller avec 32K de contexte, et là tout déborde très vite. Swival, lui, prend le truc à l'envers. Chaque sortie d'outil est plafonnée direct à la source : 50 Ko max par fichier lu, 100 résultats de grep, 100 entrées par listing. Et une fois que l'agent a fini de fouiller votre code, un système de snapshots vire ses 12 000 tokens de lectures pour les remplacer par un résumé de 200 tokens.

Et c'est pas fini. Rajoutez là-dessus une compaction automatique en 7 niveaux progressifs (du simple ménage au grand débarras), plus des notes de travail qui survivent à tout ça. Résultat, un agent qui tient des sessions à rallonge sans partir en vrille. La doc montre d'ailleurs Swival en train d'avaler une refactorisation multi-fichiers avec Qwen3-Coder-Next dans 32K sous LM Studio sans broncher...

Et pour brancher tout ça, vous avez le choix. 11 backends quand même ! LM Studio par défaut (zéro config, il repère tout seul votre modèle chargé), llama.cpp pareil, HuggingFace, OpenRouter, Google Gemini et Vertex AI. Envie de lourd ? ChatGPT Plus ou AWS Bedrock. Et pour les curieux, les Apple Foundation Models en expérimental, un provider générique compatible OpenAI (ollama, vLLM, mlx_lm.server...) et même une commande externe de votre choix.

Pour trouver un modèle qui tienne dans votre RAM, Hugging Face sait filtrer selon votre matos et une fois que vous avez fait votre choix, l'installation tient en une ligne (via uv, Python 3.13 minimum) :

uv tool install swival

Ensuite, il suffit de taper, par exemple : "Refactore la gestion d'erreurs de src/api.py" et l'agent se met au travail pour peu que vous ayez déjà un LMStudio ou un llama.cpp qui tourne avec un modèle chargé...

Ah j'oubliais, si vous êtes sous Mac vous pouvez même l'installer avec Homebrew :

brew install swival/tap/swival

Ensuite, au niveau des commandes, il y a aussi, par exemple, une commande /audit qui vous permet de faire de la chasse aux failles de sécurité dans votre code. Tout cela avec des agents isolés chacun dans des worktrees séparés et qui sont obligés de reproduire chaque bug avant de l'inscrire dans le rapport.

Et côté sécurité, vous avez deux sandboxes au choix. Soit Agent FS d'un côté (l'agent bosse sur une copie de vos fichiers, votre projet reste intact) ou nono (non, pas le petit robot) de l'autre (avec barrières au niveau du noyau, blocage réseau compris). Sans oublier la mémoire persistante entre vos sessions, le support MCP et un mode serveur pour interconnecter vos agents entre eux.

Voilà donc de quoi venir jouer dans la cour de ZCode côté z.ai et compagnie...

Voilà, je me suis dit que ça allait vous intéresser, donc si vous voulez zieuter le code, direction GitHub , sinon, toute la doc se trouve sur le site officiel .

Merci Friendly_0day pour le lien !

  • ✇Korben
  • Faux repos GitHub - Pourquoi c'est un problème
    Vous avez peut-être vu ça passer y'a pas longtemps, les scientifiques ne savent plus démêler le vrai du faux dans leurs propres publications. À NeurIPS 2025 , 100 citations hallucinées ont été retrouvées dans 51 papiers acceptés et à l' ICLR 2026, sur plus de 75 000 reviews analysées, 21% étaient entièrement générées par IA. Bienvenue dans le monde du doute permanent ! Maintenant, si vous pensez que ça ne concerne que les chercheurs, détrompez-vous car de mon côté, ce que j'observe, c'est que le

Faux repos GitHub - Pourquoi c'est un problème

Par : Korben
4 mars 2026 à 09:25

Vous avez peut-être vu ça passer y'a pas longtemps, les scientifiques ne savent plus démêler le vrai du faux dans leurs propres publications. À NeurIPS 2025 , 100 citations hallucinées ont été retrouvées dans 51 papiers acceptés et à l' ICLR 2026, sur plus de 75 000 reviews analysées, 21% étaient entièrement générées par IA.

Bienvenue dans le monde du doute permanent !

Maintenant, si vous pensez que ça ne concerne que les chercheurs, détrompez-vous car de mon côté, ce que j'observe, c'est que les faux repos GitHub, c'est le même fléau côté tech, et surtout un vrai problème pour tous ceux qui relayent des projets open source comme moi.

Vous avez peut-être vu passer mon article d'hier sur WiFi DensePose , un projet à 25 000 étoiles sur Github qui promettait de détecter les postures humaines via le signal WiFi. Le code Python est détaillé, crédible en surface, il y a des tas d'issues ouvertes avec de vraies questions d'utilisateurs différents, des tas de pull requests parfaitement crédibles, une documentation hyper léchée... et le tout est adossé à un vrai papier de recherche de Carnegie Mellon .

Pour moi, ça avait l'air carrément sérieux ! Donc j'en ai fait un article.

Sauf qu'après coup, différentes personnes ont creusé plus profondément le code (Merci Nicolas), et ont trouvé des choses assez étranges partout dans le code. En fait, le truc générait des données aléatoires en se faisant passer pour du traitement de signal WiFi. C'est du vibe coding à l'état pur et quand des gens ont posé des questions dans les issues... ces dernières ont été vite supprimées. Faut dire que le piège était quasi parfait.

Et c'est tout le problème ! Car pour évaluer si un projet GitHub est légitime, je me base sur plusieurs signaux. Le code, les issues et les PRs, le nombre de stars, la reprise sur Reddit ou Hacker News, les commentaires, les articles dans la presse et quand je peux (et là c'était pas le cas car ça demande pas mal de matos que j'avais pas), je teste évidemment... Mais du coup, quand TOUS ces signaux sont fabriqués de toutes pièces, y'a plus aucun repère !

Parce que figurez-vous que les étoiles Github, ça s'achète (y'a des services entiers dédiés à ça), les issues se génèrent par IA, le code compile, les tests passent, le README est nickel, et le développeur a d'autres projets crédibles sur son profil. Vraiment tout est conçu pour que ça fasse parfaitement illusion.

Et comme ce sont souvent des projets émergents sur des technos de pointe, y'a pas grand monde qui a le matos ni le temps de vérifier par soi-même. Du coup, voilà comment moi et d'autres, on se retrouve à relayer des projets bidon sans le savoir. Et dire que j'étais à 2 doigts d'acheter le matos pour tenter l'aventure...

Les chercheurs se fient au peer review, aux citations, à la réputation du journal et moi c'est pareil avec les stars, les contributions, et le relai médiatique. Sauf que dans les deux cas, l'IA a rendu ces marqueurs de confiance complètement bidons. C'est pour ça que je fais ce parallèle car de mon point de vue, c'est le même combat.

Et le pire, c'est que c'est même pas du code malveillant. Y'a pas de backdoor, pas de malware planqué, pas de minage crypto en douce. C'est juste du code qui donne l'ILLUSION de fonctionner, ou plutôt, qui PRÉTEND fonctionner. Tout ça apparemment pour faire ce qu'on appelle du "portfolio padding"... c'est-à-dire gonfler son CV de développeur avec des faux projets open source à des milliers de stars pour impressionner les recruteurs.

Perso, j'avoue ça me dépasse.

Maintenant, comme c'est nouveau pour tout le monde, il va falloir apprendre à éviter de tomber dans le panneau. J'y ai réfléchi un peu et finalement, ça passe par une analyse plus approfondie du code et de l'historique du projet... On peut par exemple vérifier le git log parce qu'un projet à 25 000 étoiles et 3 commits en 2 semaines, c'est louche, donc méfiance. Et surtout, faut chercher des retours d'utilisation concrets et des issues techniques pointues. Après encore faut-il avoir des compétences techniques assez poussées (par exemple en traitement du signal) pour capter ce qui y est raconté... Pas simple hein ?

Faudrait peut-être que je me fasse un skill un peu poussé pour qu'une IA soit capable de faire ce taf chiant à ma place. Je vais y réfléchir.

Bref, on est tous dans la même galère, à devoir douter de tout ce qui brille sur GitHub et ailleurs et ça c'est bien emmerdant.

  • ✇Korben
  • Linus Torvalds - Le vibe coding c'est cool, mais pas pour du code critique
    Linus Torvalds vient de donner son avis sur l’IA et le vibe coding et ça ne va pas plaire à tout le monde, ahahaha. Hé oui car pendant que le monde tech se déchire entre les évangélistes de l’IA qui veulent tout automatiser et les énervés qui refusent l’IA par principe idéologique, Linus débarque dans le game avec un avis… de complet normie. Lors de l’Open Source Summit à Séoul qui vient d’avoir lieu, Linus a partagé sa vision sur l’IA générative et le fameux “vibe coding”. Et son avis, c’est q

Linus Torvalds - Le vibe coding c'est cool, mais pas pour du code critique

Par : Korben
19 novembre 2025 à 11:08

Linus Torvalds vient de donner son avis sur l’IA et le vibe coding et ça ne va pas plaire à tout le monde, ahahaha.

Hé oui car pendant que le monde tech se déchire entre les évangélistes de l’IA qui veulent tout automatiser et les énervés qui refusent l’IA par principe idéologique, Linus débarque dans le game avec un avis… de complet normie.

Lors de l’Open Source Summit à Séoul qui vient d’avoir lieu, Linus a partagé sa vision sur l’IA générative et le fameux “vibe coding”. Et son avis, c’est que l’IA c’est juste un outil de plus !

Ah putain, ça fait plaisir de lire ça ! ( Tout comme cet article d’ailleurs )

Le vibe coding, pour ceux qui débarquent, c’est ce terme inventé par Andrej Karpathy d’OpenAI qui consiste à décrire ce que vous voulez coder à un LLM. Ce dernière génère alors le code, et vous testez si ça marche ou si ça marche pas. Et ensuite vous demandez des ajustements et ainsi de suite !

Autant dire que c’est devenu un sujet chaud pour pleiiiins de raisons.

Bref, Linus se déclare “plutôt positif” sur le vibe coding mais uniquement comme point d’entrée en informatique. Pour des petits projets, des prototypes rapides…etc c’est top car ça permet à des gens qui ne savent pas coder de faire des trucs super ! Mais après pour du code critique en production, il est cash en expliquant que ça risque d’être “horrible, horrible d’un point de vue maintenance”. Et je ne peux pas lui donner tort.

Linus n’utilise pas personnellement d’IA pour coder mais il voit bien que des gens testent l’IA pour travailler sur du code critique dans le noyau Linux et ça il s’en méfie à raison car les mainteneurs du kernel se prennent régulièrement des bugs reports et des security notices complètement bidons générés par des gens qui utilisent mal les IA.

Les crawlers IA posent aussi des problèmes techniques sur kernel.org car ces bots qui aspirent tout le code pour nourrir leurs modèles font ramer les serveurs. Quoiqu’il en soit, Linus est plutôt modéré sur le sujet de l’IA générative pour coder et attend avec impatience le jour où l’IA sera un truc moins hype. En gros, qu’on arrête d’en parler H24 et qu’on l’utilise juste quand c’est pertinent…

C’est vrai que d’un côté, vous avez ces fifous pro-IA à toutes les sauces qui pensent qu’on va tous devenir des prompt engineers et que les devs vont disparaître (spoiler : non). Et de l’autre, les donneurs de leçons en pureté technologique qui refusent l’IA en bloc sans jamais se poser la moindre question.

Du coup, je vous avoue que je suis content de voir qu’au milieu de tout ce bordel, y’a ce bon vieux Linus qui nous explique que c’est juste un stupide outil et qu’il faut simplement apprendre à l’utiliser intelligemment.

Y’aura bien sûr des comiques qui vont dire que Linus s’est “radicalisé” car avoir un avis nuancé en 2025, c’est devenu extrémiste de ce que j’ai pu voir ces derniers jours, mais sachez que Linus a un peu de bagage historique. Il se souvient par exemple, comme je le disais en intro, du même genre de débats quand les compilateurs sont arrivés. A l’époque, y’avait les puristes du pissage de code qui hurlaient que ça allait tuer le métier de “programmeur” alors qu’au final, ça a juste augmenté la productivité, la sécurité et que ça a permis de faire des trucs plus complexes.

Voilà… l’IA, c’est TOUT PAREIL. Ça va changer la manière dont on code au quotidien, mais ça va pas remplacer les devs (pas tout de suite en tout cas). Ça va juste les rendre plus productifs comme n’importe quel nouvel outil dispo dans votre boite à outils.

Et pour les fans de vibe coding qui veulent quand même l’utiliser sérieusement, gardez en tête les limites du truc. N’oubliez pas que vous ne pouvez pas comprendre ce que le code fait si vous ne le passez pas en revue. Et vous ne pourrez pas le débugger proprement, le maintenir sur le long terme, ou encore le sécuriser si vous ne comprenez pas précisément ce qu’il fait. Donc forcez-vous un peu ;-) !

Merci Linus !

Source

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