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  • ✇Korben
  • OTI - Le lien à usage unique que les bots ne crament plus
    Si vous avez déjà envoyé un lien à usage unique qui est arrivé mort chez votre collègue, c'est probablement la prévisualisation de la messagerie qui a ouvert le lien en premier et qui a cramé le secret accompagnant le lien. La bonne nouvelle c'est que Oğuzhan Karacabay vient de publier une grosse mise à jour d' OTI , son service open source auto-hébergeable qui génère des liens de partage consultables une seule fois, avec chiffrement dans le navigateur.

OTI - Le lien à usage unique que les bots ne crament plus

Par : Korben ✨
29 juillet 2026 à 10:42

Si vous avez déjà envoyé un lien à usage unique qui est arrivé mort chez votre collègue, c'est probablement la prévisualisation de la messagerie qui a ouvert le lien en premier et qui a cramé le secret accompagnant le lien.

La bonne nouvelle c'est que Oğuzhan Karacabay vient de publier une grosse mise à jour d' OTI , son service open source auto-hébergeable qui génère des liens de partage consultables une seule fois, avec chiffrement dans le navigateur.

Vous collez un mot de passe, une clé d'API ou un bout de config dans OTI, le navigateur chiffre, le serveur lui ne stocke que du charabia, et le destinataire reçoit une jolie URL qui ne fonctionnera bien qu'une fois.

Ce qui change, c'est que le lien ne meurt plus tout seul. En chargeant la page, votre destinataire voit un compte à rebours et un bouton "Decrypt Message", rien d'autre. Du coup, tant que personne ne clique, le message continue son roupillon.

Comme ça, un bot qui déroule les URLs pour fabriquer une jolie vignette repart bredouille. Après si c'est un vrai scanner de sécurité qui charge vraiment la page dans un navigateur automatisé, vous ne pourrez pas éviter le problème.

L'autre nouveauté dans OTI c'est à la création d'un nouveau lien. Le service vous génère en fait 2 liens. Il y a celui que vous envoyez et un second que vous gardez pour vous. Ce dernier vous permettra de consulter l'état du message sans jamais afficher son contenu.

Côté crypto, le contenu est chiffré en AES-256-GCM via WebCrypto, et cette clé AES est elle-même emballée dans une paire RSA-2048 générée dans votre navigateur. La clé privée voyage dans le fragment de l'URL, la partie après le #, que les navigateurs n'envoient jamais au serveur.

Le principe zero-knowledge utilisé par OTI est quasi le même que celui de PrivateBin ou d' Enclosed où la clé ne quitte jamais le navigateur.

Par contre, ça donne des liens obèses puisque le mien faisait 1825 caractères, dont 1728 rien que pour le fragment, et c'est déjà compressé en zlib. Bon courage donc pour le dicter au téléphone ^^ (il y a un QR code, heureusement !)

Le reste, c'est du confort... Fichiers .txt jusqu'à 100 Ko validés dans le navigateur avant chiffrement, mot de passe optionnel par-dessus, expiration au choix entre 5 minutes et 7 jours, limitation de débit via Redis et une tâche planifiée qui balaie les secrets périmés toutes les 30 minutes.

Pour l'héberger, c'est de l'AdonisJS 6 en TypeScript avec Dockerfile, docker-compose et migrations fournis, en licence MIT. Redis peut céder sa place au limiteur en mémoire si vous montez juste un petit truc perso.

Notez quand même que pour le moment, le projet n'a pas été audité et est maintenu par un gars tout seul, donc évitez de l'utiliser pour des secrets d'État.

La démo est en ligne si vous voulez essayer avant d'installer.

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  • Hammer - Votre roman en fichiers texte, pas dans le cloud
    Hammer, l'outil dont je vais vous parler aujourd'hui, est né d'un manuscrit perdu. En septembre 2020, son développeur Adam Brown vivait dans un van et écrivait dans des coins souvent très isolés, avec un logiciel gratuit qui se présentait comme fonctionnant hors ligne. Mais malheureusement, au bout d'une semaine sans réseau, le soft a cessé de fonctionner. De retour en ville quelques jours plus tard, il a alors remis la main sur une connexion, et le logiciel est reparti, mais son manuscrit avait

Hammer - Votre roman en fichiers texte, pas dans le cloud

Par : Korben ✨
29 juillet 2026 à 10:08

Hammer, l'outil dont je vais vous parler aujourd'hui, est né d'un manuscrit perdu. En septembre 2020, son développeur Adam Brown vivait dans un van et écrivait dans des coins souvent très isolés, avec un logiciel gratuit qui se présentait comme fonctionnant hors ligne. Mais malheureusement, au bout d'une semaine sans réseau, le soft a cessé de fonctionner.

De retour en ville quelques jours plus tard, il a alors remis la main sur une connexion, et le logiciel est reparti, mais son manuscrit avait disparu !

Alors, dégoûté, il s'est dit qu'il allait coder son propre éditeur offline pour éviter que ça se reproduise, car hé, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Et c'est pourquoi quand vous écrivez avec Hammer , chaque scène est un fichier texte enregistré sur votre disque dans le répertoire que vous avez spécifiquement choisi. Et c'est pareil pour tout ce qui est contenu annexe comme les notes et les fiches d'encyclopédie qui accompagnent les scènes.

Grâce à Hammer, qui est un logiciel gratuit sous licence MIT, vos idées sont rassemblées sous la forme d'un projet d'écriture avec tout ce qu'il faut pour prendre des notes, mettre des tags, faire des liens...etc.

L'éditeur de Hammer, avec la scène, son plan et ses notes sur le même écran.

Pour autant ce n'est pas un bloc-notes déguisé. Les scènes se réordonnent au glisser-déposer, ce qui est pratique quand vous décidez que deux personnages doivent se croiser trois chapitres plus tôt. L'encyclopédie catalogue les personnages, les lieux et les événements avec leurs images, et Hammer lit vos scènes pour repérer tout seul qui apparaît où.

La synchronisation entre vos appareils, elle, est totalement optionnelle. Et depuis la dernière version, le serveur de sync a une image Docker officielle . Un petit docker compose up -d et c'est en route, avec un volume pour vos données et le PostgreSQL embarqué directement dans le conteneur.

Si vous débutez en auto-hébergement , sachez quand même que le serveur ne parle que HTTP en local alors que les clients Hammer exigent du HTTPS, donc il faudra mettre en place un reverse proxy ou un certificat devant.

Et si vous n'avez pas envie de gérer un serveur, sachez que l'instance officielle hammer.ink est utilisable si vous êtes abonné au Patreon du projet. Vous pouvez aussi vous en passer et poser le dossier dans Syncthing ou Dropbox, mais ça ne marchera qu'entre vos ordinateurs, car les clients mobiles (Android / iOS) Hammer supportent uniquement le protocole intégré.

Bref, un super outil pour les écrivains, les journalistes et autres producteurs de contenu qui aiment bosser offline. Et si Hammer s'arrête de fonctionner un jour, votre roman sera encore avec vous.

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  • Open Archiver - L'archiveur qui perdait des emails (mais c'est corrigé, ouf !)
    Un import qui affiche "terminé" et qui a mangé une partie de vos mails au passage, c'est le genre de bug qu'on ne voit jamais venir... Hé bien Open Archiver vient d'en corriger quatre d'un coup. Open Archiver c'est une plateforme d'archivage d'emails auto-hébergée développée par Weishest, dont la seule et unique mission est d'aspirer vos boîtes et de les stocker en .eml sur votre serveur. Mais attention, le mot "archivage" a son importance, parce que ce n'est pas un backup. Je m'

Open Archiver - L'archiveur qui perdait des emails (mais c'est corrigé, ouf !)

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 18:24

Un import qui affiche "terminé" et qui a mangé une partie de vos mails au passage, c'est le genre de bug qu'on ne voit jamais venir... Hé bien Open Archiver vient d'en corriger quatre d'un coup.

Open Archiver c'est une plateforme d'archivage d'emails auto-hébergée développée par Weishest, dont la seule et unique mission est d'aspirer vos boîtes et de les stocker en .eml sur votre serveur.

Mais attention, le mot "archivage" a son importance, parce que ce n'est pas un backup. Je m'explique... l'idée c'est de garder un dépôt consultable et inaltérable de tout ce qui est passé par vos boîtes, ce qui intéresse surtout les structures ou les personnes comme moi qui doivent pouvoir retrouver un échange trois ans plus tard parce qu'on leur demande tout un tas de trucs tout le temps ^^.

Côté sources, il avale de l'IMAP, du Google Workspace, du Microsoft 365, des fichiers PST, des .eml zippés et du mbox. Ensuite, vos mails archivés finissent chez vous, sur votre disque ou dans un bucket S3, chacun accompagné de son empreinte SHA256 pour repérer une altération.

La grosse news de cette nouvelle release, c'est la recherche avancée. En effet, un panneau de filtres est apparu à côté du champ de mots-clés. Vous restreignez à une source d'ingestion, à une boîte précise, à une fenêtre de dates, aux mails qui ont une pièce jointe ou à ceux qui n'en ont pas et expéditeurs et destinataires s'excluent autant qu'ils s'incluent.

Le panneau de filtres de la recherche avancée, ajouté en v0.5.2

Le mot-clé, lui, peut viser une partie précise du message. Chercher "facture" dans les noms de pièces jointes ne remonte plus tous les mails qui prononcent le mot, juste ceux qui transportent un fichier facture.pdf. Et comme la recherche entière vit dans l'URL, une requête se met en favori et se rejoue à l'identique. L'API suit, avec un GET /v1/search qui accepte les mêmes paramètres que l'interface.

Attention quand même si vous faites la MAJ, faudra relancer un reindex . Et comme les mails existants sont marqués "déjà indexés" à la montée de version, c'est une reconstruction complète qu'il vous faut, pas le simple rattrapage des trous.

Puis surtout, ces notes de version annoncent que plusieurs correctifs "ferment des chemins où un import pouvait sauter ou dupliquer des messages tout en signalant un succès". Le cas le plus vicieux vient d'un composant qui découpe le fichier en messages et qui rendait la main trop tôt. Node recollait alors les morceaux et plusieurs mails arrivaient soudés et finissaient archivés comme un seul. Les imports PST, eux, fabriquaient des messages malformés que les lecteurs affichaient de travers, et une simple re-synchronisation ré-archivait le fichier entier en doublons.

Le plus spectaculaire reste quand même le nom de pièce jointe trop long. Au-delà de 255 octets, l'écriture sur le disque échouait et emportait l'email complet avec elle. Bref, beaucoup de soucis quoi...

Donc si vous tournez déjà dessus, la question à se poser, c'est de savoir si votre archive est déjà foireuse ou pas car un reindex ne la réparera pas. Comme il reconstruit l'index de recherche à partir de ce qui est sur le disque, un message jamais écrit ne réapparaîtra pas. Mais bon, voilà, le découpeur de mbox journalise maintenant son nombre de messages, ce qui rend l'écart visible entre le fichier source et l'archive. Pour le reste, il faudra réimporter ce qui manque

Pour le faire fonctionner, comptez 4 Go de RAM, ou 2 Go si vous branchez PostgreSQL, Valkey et Meilisearch en externe. Le cœur est en AGPL, ça se lance avec un docker compose up, et une démo publique tourne en ligne si vous voulez tâter le truc avant. Pour ma part, je pense que c'est intéressant en entreprise, mais clairement, une usine à gaz, si vous avez juste un compte Gmail à archiver. A la place, je vous avais déjà montré Eonvelope et Bichon , qui sont deux archiveurs autrement plus légers !

Et si c'est pour faire de la recherche, ce que je vous conseille, c'est de faire comme moi, c'est-à-dire un RAG qui indexe tous vos emails en local et qui vous permet de chercher dedans facilement avec n'importe quel LLM qui supporte les outils MCP. Moi je fais ça avec LEANN et ça marche très bien .

Open Archiver est à découvrir ici !

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  • Subwave - La radio maison qui réveille vos MP3 oubliés
    Si vous avez un Navidrome qui tourne dans un coin et un serveur Ollama qui passe ses journées à ne rien faire, vous ne vous êtes jamais dit que les deux pourraient bosser ensemble ? C'est en tout cas ce qu'a flairé Parminder Klair qui a branché l'un sur l'autre et en a sorti une vraie station de radio, avec un DJ qui parle entre les morceaux. Son DJ baptisé Subwave ne fait pas de la lecture aléatoire. À chaque tour, le modèle utilise des outils qui lui permettent de fouiller la b

Subwave - La radio maison qui réveille vos MP3 oubliés

Par : Korben ✨
27 juillet 2026 à 10:54

Si vous avez un Navidrome qui tourne dans un coin et un serveur Ollama qui passe ses journées à ne rien faire, vous ne vous êtes jamais dit que les deux pourraient bosser ensemble ? C'est en tout cas ce qu'a flairé Parminder Klair qui a branché l'un sur l'autre et en a sorti une vraie station de radio, avec un DJ qui parle entre les morceaux.

Son DJ baptisé Subwave ne fait pas de la lecture aléatoire. À chaque tour, le modèle utilise des outils qui lui permettent de fouiller la bibliothèque, regarder ce qui vient de passer, consulter la grille des programmes, lire la météo. Il choisit le titre suivant avec une raison, écrit une intro courte, la synthèse vocale la lit, et Liquidsoap baisse la musique sous la voix.

Le vrai boulot ensuite c'est dans l'audio. L'analyseur embarqué mesure le tempo, la tonalité, le volume, et surtout la façon dont chaque morceau se termine. Un vrai fondu se laisse filer, une fin sèche se coupe net.

Il sait aussi repérer les intros chantées pour que le DJ ne cause pas par-dessus la voix. Ça, par contre, réclame l'image lourde de l'analyseur, une ligne à ajouter dans le fichier .env, et elle est en amd64. Sur un NAS ARM, ça passe en émulation.

Andon FM , dont je vous parlais en mai, c'était le spectacle avec 4 IA qui achetaient leur musique et partaient en vrille en direct alors qu'ici, Subwave c'est l'outil qu'on installe chez soi, pour jouer ses propres fichiers.

Côté modèle, pas besoin d'artillerie lourde puisque Klair fait tourner un modèle 9B, du Qwen3.5 plus exactement, sans le raisonnement et avec de l'appel d'outils activé. "Les modèles plus gros écrivent de meilleurs textes, mais ils ne sont pas obligatoires", explique-t-il sur son site, "La mémoire de session compte plus que la taille du modèle. Sans elle, le DJ se répète en moins d'une heure."

La station se pilote depuis une console d'admin supportant jusqu'à 24 personas de DJ avec chacun sa voix, une grille sur la semaine où chaque créneau a son ambiance, et des compétences que le DJ enchaîne entre les titres, genre météo, infos ou trafic. Rassurez-vous, ces compétences sont de simples fichiers texte posés dans un dossier. Remplacer le flux RSS de la BBC par le vôtre ne demande donc pas de recompiler quoi que ce soit.

Le parti pris de cet outil, c'est le format radio et pas la playlist. Un seul flux Icecast, tout le monde entend la même chose au même instant, et aucun bouton pour passer au suivant. L'opérateur peut sauter un titre depuis l'admin, l'auditeur non. Klair le dit lui-même, les gens adorent ou décrochent immédiatement.

De son côté, le 100 % local tient à peu près la route avec Ollama, Piper ou Kokoro pour la voix, votre Navidrome, aucune clé d'API. Il n'y a que 2 appels sortant. 1 pour la météo via Open-Meteo et l'autre c'est MusicBrainz activé par défaut pour retrouver l'année d'origine des morceaux.

Pour le reste il vous faut Navidrome et un hôte Docker, comptez 10 minutes d'installation. Le flux sort toujours en MP3, avec des sorties Opus, AAC ou FLAC en plus si vous les activez, et un fichier .pls pour tuner depuis Sonos ou VLC. Les applications iOS et Android sont dispo en France, gratuites. Il y a même un serveur MCP, donc Claude Desktop peut réclamer un morceau à l'antenne.

Dernier point important que je tiens à préciser : Diffuser votre bibliothèque à d'autres que vous, c'est de la représentation publique, avec deux droits distincts à couvrir : la composition et l'enregistrement. En France, la première passe par la SACEM, le second par la SPRÉ. Donc soit vous l'utilisez comme station privée juste pour vous, soit vous ne diffusez que de la musique libre de droit. Et encore là, j'ai déjà entendu des histoires où la SACEM s'est servie au passage sur ce genre de musique, donc renseignez-vous bien.

Le code est en MIT, et vous pouvez écouter la démo avant de vous lancer.

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  • DockPanel - Le panel web qui gère tout votre serveur
    Gérer un serveur à la main, c'est nginx à configurer, les certificats à renouveler, les sauvegardes à planifier et les conteneurs à surveiller... C'est beaucoup de travail. Mais vous allez avoir de l'aide grâce à DockPanel, d'Ovidiu Drobotă, qui met tout ça derrière une jolie interface web tenant dans 19 Mo de RAM. L'installation se colle en une ligne sur un VPS frais et vous récupérez un panneau d'admin sur le port 8443. Ubuntu, Debian, Rocky, Fedora ou Amazon Linux, en x86_64 comme en ARM64.

DockPanel - Le panel web qui gère tout votre serveur

Par : Korben ✨
25 juillet 2026 à 08:26

Gérer un serveur à la main, c'est nginx à configurer, les certificats à renouveler, les sauvegardes à planifier et les conteneurs à surveiller... C'est beaucoup de travail. Mais vous allez avoir de l'aide grâce à DockPanel, d'Ovidiu Drobotă, qui met tout ça derrière une jolie interface web tenant dans 19 Mo de RAM.

L'installation se colle en une ligne sur un VPS frais et vous récupérez un panneau d'admin sur le port 8443. Ubuntu, Debian, Rocky, Fedora ou Amazon Linux, en x86_64 comme en ARM64.

À partir de là vous créez des sites en PHP, Node ou Python, avec nginx configuré tout seul et les certificats Let's Encrypt qui se renouvellent sans y penser. Les bases MySQL et PostgreSQL vont avec, navigateur SQL intégré et restauration à un instant T via les journaux binaires.

Ensuite, c'est surtout le catalogue Docker qui fait le gros du travail. Environ 150 modèles en un clic répartis sur 14 catégories, WordPress, Postgres, Grafana, n8n ou Immich, et le reverse proxy, le SSL et le réseau se câblent automatiquement derrière. Les conteneurs inactifs peuvent même se mettre en veille tout seuls pour libérer la machine.

Je vous parlais l'an dernier de Coolify pour le déploiement en self-hosted , et avant ça de aaPanel, le clone gratuit de cPanel mais aucun des deux ne couvre autant de terrain.

Côté déploiement, vous poussez votre code et ça part en production, avec bascule atomique par lien symbolique et retour arrière en un clic quand le déploiement du vendredi tourne mal. Nixpacks reconnaît plus de 30 langages, donc pas de Dockerfile à écrire, et chaque branche peut avoir son environnement de préversion.

Il y a aussi un serveur mail complet, Postfix, Dovecot et DKIM, avec Roundcube en webmail et Rspamd contre le spam. La partie DNS pilote Cloudflare et PowerDNS, avec vérification de propagation, DNSSEC et les tunnels Cloudflare. Un module CDN gère BunnyCDN et Cloudflare, purge du cache comprise.

Pour la surveillance, des sondes HTTP, TCP et ping, une gestion d'incidents avec chronologie et post-mortem, une page de statut publique à laquelle vos utilisateurs peuvent s'abonner, et des alertes qui partent sur Slack, Discord ou PagerDuty. Un point de collecte Prometheus est dispo, avec un tableau Grafana prêt à importer.

La sécurité est activée par défaut avec pare-feu applicatif ModSecurity par site, Fail2Ban, durcissement SSH en un clic, connexion par passkey ou 2FA, et chaque image Docker déployée peut être scannée à la recherche de CVE avec grype, avec refus de déploiement au-dessus du seuil que vous fixez. Les sauvegardes passent par Restic, chiffrées et dédupliquées, vers S3, SFTP, B2 ou GCS, avec vérification de restauration.

Le reste ensuite, c'est que du confort. Terminal web avec enregistrement de session, gestionnaire de fichiers, palette de commandes en Ctrl+K, 6 thèmes, boîte à secrets chiffrée, passerelle à webhooks et une ligne de commande. La configuration complète s'exporte en YAML pour être rejouée ailleurs. Si vous gérez plusieurs machines, un seul panneau les pilote toutes, avec des comptes revendeur en marque blanche pour ceux que ça intéresse.

Deux choses à savoir avant de lancer l'installation quand même... En mars, une injection de commande dans le formulaire de création de site a permis à un visiteur de passer root sur la machine de l'auteur. C'est corrigé depuis, mais l'agent tourne en root par conception puisque c'est lui qui touche à Docker, à nginx et aux certificats.

L'autre point, c'est la licence. DockPanel est en Business Source License 1.1, ce qui n'est pas de l'open source même si la page d'accueil le présente comme ça. L'usage est libre et gratuit sur vos propres serveurs, mais la revente en service hébergé est interdite. Une bascule en MIT est quand même programmée pour mars 2030.

Voilà, je me suis dit que ça pourrait vous intéresser.

Source

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  • Open OSCAR Server - Faites revivre AIM sur vos vieilles bécanes
    Vous vous souvenez d'AIM ? Mais siiii, le petit bonhomme jaune qui courait, la porte qui claque quand un pote se connecte, les away messages passifs-agressifs à base de paroles de chanson... Et bien la bidouilleuse Veronica a remonté son propre serveur AIM, et ça a l'air de plutôt bien fonctionner Pour reposer un peu le cadre, AOL a débranché AIM fin 2017. Depuis, les millions de screen names de l'époque pointent dans le vide (Moi c'était FoxMDE ^^), et tous les vieux clients qui traînent actuel

Open OSCAR Server - Faites revivre AIM sur vos vieilles bécanes

Par : Korben ✨
17 juillet 2026 à 13:32

Vous vous souvenez d'AIM ? Mais siiii, le petit bonhomme jaune qui courait, la porte qui claque quand un pote se connecte, les away messages passifs-agressifs à base de paroles de chanson... Et bien la bidouilleuse Veronica a remonté son propre serveur AIM, et ça a l'air de plutôt bien fonctionner

Pour reposer un peu le cadre, AOL a débranché AIM fin 2017. Depuis, les millions de screen names de l'époque pointent dans le vide (Moi c'était FoxMDE ^^), et tous les vieux clients qui traînent actuellement sur vos disques durs ou CD-Rom se connectent à un serveur qui n'existe plus.

Fin de l'histoire, normalement (?).

Bah pas vraiment car AIM tournait sur un protocole qui s'appelle OSCAR, et qui est le même que celui d'ICQ. Du coup, un développeur du nom de mk6i a réimplémenté ce truc en open source, baptisé Open OSCAR Server . En gros, vous faites tourner le serveur sur votre propre machine, vous dites à votre vieux client AIM d'aller taper là plutôt que chez AOL, et hop, vous revoilà en 2003. Veronica utilise ainsi AIM 5.1 sur ses bécanes, et elle héberge le sien sur un petit VPS Debian qui coûte trois francs six sous.

Alors pourquoi avoir fait ça ? Eh bien comme elle le dit elle-même, Discord commençait à la gonfler, et elle avait la nostalgie du lycée. Je vous traduis le passage, il est chouette car je m'y suis bien retrouvé : "Au lycée, la plupart de mes journées commençaient et finissaient par AIM. C'était avant que tout le monde ait des SMS (ou des téléphones portables). Tout, des projets de classe aux relations entières, se passait dans une fenêtre AIM."

Voilà. On a tous connu ça, certains avec MSN ou ICQ...

Ce qui me plaît là-dedans, c'est que ça remet surtout des vieilles machines au boulot. C'est la même énergie que NeoCities et son web fait à la main , sauf qu'ici c'est votre messagerie. Votre Windows 98 dans le placard peut ainsi redevenir utile (gaffe aux virus quand même) ! Vous montez le serveur, vous filez l'adresse à vos potes, et vous avez votre messagerie privée à vous. Pas de pub, et surtout aucun webdesigner coké pour vous chambouler toute l'interface un matin sans prévenir.

Après faut quand même savoir bricoler un minimum sous Linux mais avec son tuto, vous devriez vous en sortir. Bref, si ça vous tente, elle détaille toute la manip sur son blog.

Source

  • ✇Korben
  • Hoodik - Le cloud perso qui n'a jamais vu vos fichiers en clair
    Votre Nextcloud sait tout de vous. L'admin du serveur (vous, ou pire, quelqu'un d'autre) peut ouvrir n'importe quel fichier stocké dessus, parce que le chiffrement de bout en bout reste une option planquée dans un plugin. C'est pourquoi Hoodik , un projet de Tibor Hudik, prend le problème à l'envers. Parce que chez lui, le chiffrement, ce n'est pas une case à cocher, c'est l'architecture au complet. Grâce à sa solution, vos fichiers sont chiffrés dans votre navigateur, avant même de partir sur l

Hoodik - Le cloud perso qui n'a jamais vu vos fichiers en clair

Par : Korben ✨
9 juillet 2026 à 10:04

Votre Nextcloud sait tout de vous. L'admin du serveur (vous, ou pire, quelqu'un d'autre) peut ouvrir n'importe quel fichier stocké dessus, parce que le chiffrement de bout en bout reste une option planquée dans un plugin.

C'est pourquoi Hoodik , un projet de Tibor Hudik, prend le problème à l'envers. Parce que chez lui, le chiffrement, ce n'est pas une case à cocher, c'est l'architecture au complet.

Grâce à sa solution, vos fichiers sont chiffrés dans votre navigateur, avant même de partir sur le réseau, et à aucun moment le serveur ne voit vos fichiers en clair, ni ne reçoit les clés de chiffrement.

Votre clé privée ne quitte donc pas votre machine, et comme ça, même une intrusion sur le serveur ou un vol ne livrera jamais vos fichiers en clair.

L'interface web, sobre et sans fioritures

Et là où beaucoup d'outils chiffrés deviennent pénibles à l'usage, celui-ci garde les trucs du quotidien super pratiques. Y'a du partage entre comptes avec des rôles (lecture, édition, co-propriétaire), des notes Markdown chiffrées avec historique de versions, et même des aperçus photo et vidéo sans rien déchiffrer côté serveur, HEIC de l'iPhone compris.

La recherche fonctionne aussi alors que le serveur ne voit rien… En fait, votre navigateur découpe les noms de fichiers en petits morceaux, les hashe, et le serveur ne compare que ces empreintes, et jamais de texte en clair. Quant au partage public, la clé de déchiffrement voyage dans le fragment de l'URL, cette partie après le # que votre navigateur n'envoie jamais au serveur.

Au niveau de la crypto, le boulot se divise en deux, il y a d'un côté une paire RSA 2048 qui ne sert qu'à faire circuler les clés, et de l'autre, AEGIS-128L qui chiffre vos données, calculé en direct par le navigateur grâce à WebAssembly (du code quasi natif quoi...). Et avant que vous leviez un sourcil sur ce cipher au nom de Pokémon, AEGIS-128L est finaliste de CAESAR, un concours international de crypto, et est en cours de standardisation à l'IETF. Vous pouvez par exemple le retrouver implémenté dans libsodium . C'est du sérieux, donc.

L'autre bonne surprise, c'est le poids plume de l'app. Le serveur est écrit en Rust (Actix-web) avec un front en Vue 3 et il tourne autour de 20 Mo de RAM au repos, alors que votre Nextcloud réclame ses 200 à 500 Mo pour afficher 3 photos de vacances.

Hoodik est dispo sous la forme d'une image docker pour AMD64 et ARM donc vous pouvez l'installer sur n'importe quoi, un Raspberry Pi , un vieux NAS, un vieux PC, ce que vous voulez...

docker run --name hoodik -d \
-e DATA_DIR='/data' \
-e APP_URL='https://my-app.example.com' \
--volume "$(pwd)/data:/data" \
-p 5443:5443 \
hudik/hoodik:latest

Pour vos téléphones, il y a également des applications Android et iOS dont le chiffrement tourne en Rust compilé dans l'appli elle-même (et pas une page web déguisée en application, on a assez donné...). Par contre elles passent en payant après 30 jours d'essai, sans tarif affiché publiquement sur le site... c'est le modèle économique du projet.

Autrement, c'est sous licence Creative Commons, le code est dispo sur GitHub , mais par contre notez bien que l'usage commercial est interdit sans l'accord de l'éditeur. Ajoutez à ça un projet encore jeune et aucun audit de sécurité indépendant publié, contrairement à Cryptomator qui est en GPLv3 et audité. Après ma comparaison s'arrête là par contre, parce que Cryptomator chiffre par-dessus un cloud existant alors que Hoodik c'est vous qui l'hébergez.

Quoi qu'il en soit, pour votre dossier de photos de famille, vos sauvegardes ou vos documents sensibles, le compromis se défend largement. Et si vous voulez explorer d'autres pistes, jetez un œil à OpenCloud pour du Nextcloud-like allégé, ou à Picocrypt pour chiffrer des fichiers à l'unité.

Allez, y'a plus qu'à ressusciter le vieux NAS qui prend la poussière et suivre le guide d'installation pour lancer votre docker compose up.

Votre nuage perso vous attend !

Merci à Camille Roux pour le lien !

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  • Allégez Nextcloud en virant les dossiers node_modules de l'index
    Si vous avez déjà branché un stockage externe sur votre Nextcloud et regardé occ files:scan ramper en mode larve durant des plombes lors d'une indexation, vous connaissez le coupable. C'est évidemment un dossier node_modules qui contient des dizaines de milliers de tout petits fichiers, qui se fait indexer dans la base de Nextcloud, faisant tout ramer jusqu'à l'infini (ou presque...). Heureusement, Marc Palaus a repris le vieux plugin files_excludedirs (lancé à l'origine par Roeland Jago Douma,

Allégez Nextcloud en virant les dossiers node_modules de l'index

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 13:18

Si vous avez déjà branché un stockage externe sur votre Nextcloud et regardé occ files:scan ramper en mode larve durant des plombes lors d'une indexation, vous connaissez le coupable.

C'est évidemment un dossier node_modules qui contient des dizaines de milliers de tout petits fichiers, qui se fait indexer dans la base de Nextcloud, faisant tout ramer jusqu'à l'infini (ou presque...).

Heureusement, Marc Palaus a repris le vieux plugin files_excludedirs (lancé à l'origine par Roeland Jago Douma, puis passé de fork en fork) et l'a remis d'aplomb pour Nextcloud 32 à 34. Le taf de ce plugin c'est tout simplement d'ordonner à Nextcloud d'ignorer purement et simplement les dossiers que vous lui indiquez.

Donc si vous lui donnez ce pattern, il esquivera tout ce qui correspond :

occ config:app:set files_excludedirs exclude \
--value '[".snapshot","node_modules","cache/*/tmp"]'

Un tableau JSON, un pattern par entrée, et vous pouvez glisser des wildcards comme cache/*/tmp pour taper plusieurs sous-dossiers d'un coup.

Ensuite, pour voir ce qui tourne, occ config:app:get files_excludedirs exclude. Ou si vous préférez cliquer, l'app propose aussi un menu Exclude Directories dans les réglages admin, avec un bouton Preview Changes pour voir ce que vous allez virer avant de valider.

Pour les fichiers qui n'ont pas encore été indexés, c'est nickel donc. Mais pour ceux qui sont déjà dans la base, cette exclusion les rendra inaccessibles mais ils seront toujours là à traîner dans les résultats de recherche.

Alors pour les dégager pour de bon, voici quelle ligne de commande vous devez lancer :

occ files_excludedirs:clean-cache --dry-run

J'ai mis un dry-run en paramètre, parce que ça permet de faire tourner ça à blanc sur quelques résultats, sans flinger la mauvaise arborescence. Mais une fois que vous êtes chaud patate et sûr de vous, vous devrez relancer la même commande sans le --dry-run.

Notez que si vous montez par exemple un partage genre "Shared/Holiday" directement à la racine d'un utilisateur, vos fichiers ont un chemin du style photo.jpg, et pas Shared/Holiday/photo.jpg. C'est le chemin complet qu'il faudra viser donc...

En tout cas, j'ai été surprise d'apprendre qu'exclure des dossiers du scan, c'est une demande qui traîne sur le tracker Nextcloud depuis l' issue #6888 publiée en 2017... Ça existait pourtant côté ownCloud. Dommage quoi.

Pour installer ce plugin, vous récupérez l'archive sur la page Releases, vous décompressez dans nextcloud/apps, vous activez depuis l'admin. Ou alors un petit git clone + un composer install pour la version source et le tour est joué !

Et si la lourdeur de Nextcloud vous gonfle plus globalement, il y a des alternatives plus légères comme OpenCloud .

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  • Dream Server - Un serveur IA complet chez vous en une commande
    Monter une vraie IA à la maison, c'est vite une galère. Vous achetez une super machine puis vous collez dessus toute votre liste au père Noël (Chat local, reco vocale, génération d'image, RAG et compagnie) et vous voilà à empiler des dockers à n'en plus finir. Eh bien Light Heart Labs en a eu marre de ces bricolages et nous a pondu Dream Server, un outil qui câble tout ce petit monde à votre place ! Une seule commande et c'est parti mon kiki (Linux et macOS) : curl -fsSL https://raw.githubuserco

Dream Server - Un serveur IA complet chez vous en une commande

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 16:41

Monter une vraie IA à la maison, c'est vite une galère. Vous achetez une super machine puis vous collez dessus toute votre liste au père Noël (Chat local, reco vocale, génération d'image, RAG et compagnie) et vous voilà à empiler des dockers à n'en plus finir. Eh bien Light Heart Labs en a eu marre de ces bricolages et nous a pondu Dream Server, un outil qui câble tout ce petit monde à votre place !

Une seule commande et c'est parti mon kiki (Linux et macOS) :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Light-Heart-Labs/DreamServer/main/dream-server/get-dream-server.sh | bash

Ou Windows :

Set-ExecutionPolicy -Scope Process -ExecutionPolicy Bypass
git clone https://github.com/Light-Heart-Labs/DreamServer.git
cd DreamServer
.\install.ps1

Ça va lancer le script qui va ensuite tout paramétrer tout seul et choisir le modèle d'IA qui collera le plus à votre matériel, et cela que vous ayez une RTX 4090, un Mac M4 avec mémoire unifiée ou encore une puce AMD Strix Halo voire un vieux PC sans GPU.

Edit : un lecteur m'a remonté un piège si vous êtes sous Linux configuré en français (ou n'importe quelle locale qui écrit les décimales avec une virgule). Le script génère tout seul les valeurs de votre fichier .env en suivant le format de nombres de votre système, et il vous colle des 16,0 au lieu de 16.0. Du coup l'install se vautre avec une erreur dans le genre COMFYUI_CPU_LIMIT: expected number, got '16,0'. La parade, confirmée par un des auteurs, c'est de relancer l'installeur en forçant la locale C (celle qui met des points à la place des virgules) :

LC_ALL=C ./install.sh

Ensuite, pendant que le LLM se télécharge à fond les ballons, un autre petit modèle de 1,5 milliards de paramètres en backup afin que vous puissiez quand même "discuter" avec votre Dreamserver.

Le rôle de Dreamserver c'est donc juste de prendre toutes les briques de l'IA pour vous en faire un truc clé en main. Open WebUI pour le chat, llama-server pour l'inférence, Whisper et Kokoro pour la voix, ComfyUI pour les images, Qdrant pour le RAG, SearXNG pour la recherche web sans mouchard, et bien sûr n8n pour brancher tout ça à vos automatisations.

Et une fois que c'est en route, suffit de lancer la commande dream et là vous pourrez tout faire.

Par exemple dream status pour visualiser l'état des services et du GPU, dream model swap T3 pour changer de "palier" sur votre matos, dream enable n8n pour activer une extension ou encore dream mode hybrid pour avoir de l'inférence en local avec possibilité de basculer sur une IA dans le cloud via une API.

Dreamserver reste un orchestrateur, et pas un moteur IA magique, donc si vous adorez tout assembler vous-même, vous n'avez clairement pas besoin de ça. Par contre, si vous vous en foutez, et que vous voulez juste votre IA qui tourne ce soir, ça vous fera gagner des heures de bidouille.

Faut dire qu'à mesure que l'IA devient une infrastructure de base, dépendre à 100% d'un abonnement cloud qui peut tripler ses tarifs ou couper votre accès du jour au lendemain, ça craint un peu. Donc je pense qu'on est tous bien contents d'avoir des solutions clé en main comme celle-ci.

Si ça vous tente, c'est sur le dépôt de Dream Server .

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  • Oracle divise par deux son offre ARM gratuite, sans prévenir
    Si vous faites tourner un petit serveur gratuit chez Oracle, je vous invite prestement, comme dirait Godefroy, à aller vérifier votre compte. Car oui mes amis, Oracle vient de diviser par deux son offre "Always Free" sur les machines ARM, et ils l'ont fait sans prévenir personne. Bouuuuuh ! Cela veut dire que leur fameuse bécane gratuite à 4 cœurs ARM (Ampere A1) et 24 Go de RAM, celle que la moitié de la communauté self-hosting fait tourner pour héberger son site web, son VPN ou son petit lab ,

Oracle divise par deux son offre ARM gratuite, sans prévenir

Par : Korben ✨
15 juin 2026 à 23:17

Si vous faites tourner un petit serveur gratuit chez Oracle, je vous invite prestement, comme dirait Godefroy, à aller vérifier votre compte. Car oui mes amis, Oracle vient de diviser par deux son offre "Always Free" sur les machines ARM, et ils l'ont fait sans prévenir personne. Bouuuuuh ! Cela veut dire que leur fameuse bécane gratuite à 4 cœurs ARM (Ampere A1) et 24 Go de RAM, celle que la moitié de la communauté self-hosting fait tourner pour héberger son site web, son VPN ou son petit lab , est officiellement passée à 2 OCPU et 12 Go de mémoire .

La tristesse m'envahit... snif.

Cela veut donc dire que si vous avez une instance configurée en 4 OCPU / 24 Go, vous êtes dorénavant au-dessus de la limite gratuite. Vous devrez donc rapidement la redimensionner à 2 OCPU / 12 Go, et ça, ça prend 5 à 10 minutes.

Pour ce faire, il faudra vous rendre sur l'affreux dashboard d'Oracle Cloud. Vous ouvrez alors votre instance, Actions puis More actions puis Edit. Vous dépliez la ensuite la section Shape du VM.Standard.A1.Flex, vous mettez 2 OCPU et 12 Go, vous sauvegardez et vous validez le reboot comme des bonhommes, lol.

Ouais, faut redémarrer le VPS, puis se reconnecter dessus en SSH, et c'est réglé. Le guide de Viren070 détaille ce redimensionnement vers 2 OCPU pas à pas si vous voulez être un peu plus tenu par la main.

Et si vous ne touchez à rien parce que balek frrr ??? Et bien si votre compte est en Pay-As-You-Go, tout ce qui dépassera la nouvelle limite gratuite risque de vous être facturé, d'après les retours d'utilisateurs qui ont contacté le support Oracle. Et si vous êtes sur un compte purement gratuit, c'est l'instance elle-même qui peut être stoppée ou récupérée par Oracle. Bref, dans les deux cas, mieux vaut s'en occuper soi-même que de découvrir le problème en mode facture surprise ou disparition de serveur.

Je trouve quand même que le plus gênant dans cette histoire, c'est le silence d'Oracle. Ils n'ont fait aucune annonce ni aucun mail aux clients. Les gens s'en sont rendus compte simplement parce que la page de doc a changé... D'ailleurs, au moment où j'écris ces lignes, le simulateur de coûts d'Oracle affiche encore 0 € pour une instance 4 OCPU / 24 Go, ce qui me laisse penser que la facturation réelle pourrait se déclencher possiblemenet un peu plus tard.

Personne ne sait exactement quand le couperet tombera en fait et c'est ça le souci...

Petite précaution au passage, si vous redimensionnez, sur ARM, Oracle est en permanence à court de capacité... Donc quand vous éteignez votre instance pour la reconfigurer, rien ne vous garantit que vous récupérerez vos cœurs au reboot. Ils peuvent très bien partir à quelqu'un d'autre donc si vous tenez plus à votre machine qu'à vos propres gosses, passez le compte en Pay-As-You-Go avant de la redimensionner. Cela vous permettra de réduire le risque de le voir se faire dégommer.

Et voilà comme un bout d'offre "Always Free" (ce qui veut dire en français, "Toujours gratuit", je me permets de le souligner en toute subtilité QUAND MÊME) vient de prendre fin... Après c'est un peu logique parce que 4 cœurs ARM offerts à vie, c'était plutôt généreux dans le monde dans lequel on vit.

Mais bon, diviser leur offre par deux sans prévenir, en laissant notamment les comptes Pay-As-You-Go se prendre potentiellement une claque en facture alors qu'ils n'ont pas été prévenu, c'est pas un move que la communauté des adorateur du grand Oracle va apprécier je pense...

Bref, si vous avez une instance ARM chez Oracle, allez la vérifier maintenant parce que 5 petites minutes de resize aujourd'hui valent mieux qu'une facture surprise demain...

Source

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  • ffmpeg-over-ip - Le transcodage GPU distant pour Jellyfin
    Jellyfin sans GPU, c'est la croix et la bannière dès que quelqu'un lance un film en 4K. Mais c'était sans compter sur ffmpeg-over-ip qui est capable de transformer un serveur équipé d'un GPU en endpoint de transcoding distant, accessible via un simple binaire qui se fait passer pour ffmpeg. Y'a pas de passthrough GPU, ni besoin de vous lancer dans la config de point de montage réseau exotique. Le principe c'est que le client reçoit les commandes ffmpeg de Jellyfin (ou Emby), les sérialise et les

ffmpeg-over-ip - Le transcodage GPU distant pour Jellyfin

Par : Korben ✨
4 mai 2026 à 16:15

Jellyfin sans GPU, c'est la croix et la bannière dès que quelqu'un lance un film en 4K. Mais c'était sans compter sur ffmpeg-over-ip qui est capable de transformer un serveur équipé d'un GPU en endpoint de transcoding distant, accessible via un simple binaire qui se fait passer pour ffmpeg. Y'a pas de passthrough GPU, ni besoin de vous lancer dans la config de point de montage réseau exotique.

Le principe c'est que le client reçoit les commandes ffmpeg de Jellyfin (ou Emby), les sérialise et les envoie ensuite via TCP (port 5050) vers un serveur qui lui dispose d'un bon GPU. Et côté Jellyfin, rien ne change puisque le binaire répond exactement comme ffmpeg le ferait (et je vous rassure, y'a un peu d'authentification pour éviter de vous faire squatter votre serveur de transcoding à l'insu de votre plein gré).

Alors imaginons un peu dans quelle situation ça peut être utile... Par exemple, vous pourriez avoir un NUC ou mini-PC tout neuf qui fait tourner Jellyfin dans Docker, et à côté une vieille tour avec une GTX qui traîne dans un coin pour le transcodage. L'avantage c'est que plusieurs clients peuvent ainsi partager le même serveur GPU en parallèle, donc ffmpeg-over-ip peut valoir le coup si vous avez du matériel qui dort dans un coin.

L'outil est signé Anees Iqbal (steelbrain) et voici comment l'installer (pensez à vérifier le contenu du .sh avant) :

curl -fsSL https://ffmpeg-over-ip.com/install-client.sh | sh

Windows a aussi droit à son équivalent PowerShell si vous voulez.

Pour brancher ça sur Jellyfin ensuite, c'est direction Dashboard → Playback → chemin ffmpeg → et faites pointer vers ffmpeg-over-ip-client. Notez que ffprobe doit aussi être redirigé car Jellyfin l'appelle séparément pour les métadonnées. Vous pouvez faire un lien symbolique pour être tranquille :

ln -s ffmpeg-over-ip-client ffprobe

Et ensuite, pour vérifier, cette commande : ./ffmpeg-over-ip-client -version devrait vous retourner les infos de l'instance ffmpeg distante. Si ça répond, c'est que c'est bon !

Notez que la config permet de passer par des variables d'environnement du genre FFMPEG_OVER_IP_CLIENT_ADDRESS pour l'adresse du serveur, FFMPEG_OVER_IP_CLIENT_AUTH_SECRET pour la clé HMAC. Et pour tout ce qui est paramètres avancés, disons que les remappings de filtres complexes qu'on peut faire avec ffmpeg nécessitent encore un fichier .jsonc à créer et paramétrer.

Côté serveur, les accélérations supportées sont : NVENC (NVIDIA), QSV (Intel), VAAPI (Linux), AMF (AMD), VideoToolbox (macOS). Et comme c'est basé sur jellyfin-ffmpeg, du coup y'a toutes les accélérations habituelles sans avoir à recompiler.

Par contre, attention si le serveur GPU tombe, y'aura aucun fallback automatique vers le CPU local. Et si votre réseau interne est en 100Mbps et que vous transcodez du 4K HEVC, le goulot d'étranglement sera le transit réseau, pas le GPU. Donc optez pour un réseau en gigabit minimum dans ce cas.

Bref, c'est simple, propre, et très bien pensé par exemple pour les setups Docker qui n'ont pas d'accès direct au matériel.

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  • selfh.st - L'annuaire vivant du self-hosting
    Quand on fait du self-hosting, y'a toujours ce moment où on se dit "tiens, y'aurait pas un truc open source pour ça". Tenez par exemple, là je suis en train de chercher un machin open source pour un mariage qui permet aux invités de balancer leurs photos sur un serveur en scannant un QR Code. Et donc je me retrouve à scroller awesome-selfhosted sur GitHub, qui est une liste fleuve de +1500 projets, en essayant de deviner lesquels sont encore vivants. Et c'est exactement ce problème qu'a voulu ré

selfh.st - L'annuaire vivant du self-hosting

Par : Korben
17 avril 2026 à 09:00

Quand on fait du self-hosting, y'a toujours ce moment où on se dit "tiens, y'aurait pas un truc open source pour ça". Tenez par exemple, là je suis en train de chercher un machin open source pour un mariage qui permet aux invités de balancer leurs photos sur un serveur en scannant un QR Code. Et donc je me retrouve à scroller awesome-selfhosted sur GitHub, qui est une liste fleuve de +1500 projets, en essayant de deviner lesquels sont encore vivants.

Et c'est exactement ce problème qu'a voulu résoudre Ethan Sholly en lançant selfh.st/apps en 2024. En gros, c'est un annuaire d'applications auto-hébergées avec des vrais filtres, du tri, et surtout des indicateurs d'activité. Le mec est aussi derrière la newsletter Self-Host Weekly.

L'interface de selfh.st/apps, avec fiches, filtres et indicateurs d'activité

Comme ça, au lieu de vous taper une liste brute, vous avez des fiches pour chaque app avec le nombre d'étoiles GitHub, la licence, le langage, les tags, et surtout un code couleur sur la date de dernière activité. Vert si le projet a reçu un commit dans les 6 derniers mois, jaune entre 6 et 12 mois, rouge au-delà d'un an. Pratique pour éviter d'installer un truc que plus personne ne maintient, genre un serveur Plex alternatif mort depuis 2022 !

Et le tri par défaut, c'est pas juste les étoiles GitHub sinon les gros projets à 50 000 étoiles écraseraient tout. L'algo prend en compte l'âge du repo, la date du dernier commit, et même l'intérêt Google Trends pour les projets non-GitHub. Du coup un outil avec 200 stars mais hyper actif peut remonter devant un dinosaure à 30k stars qui dort depuis 18 mois. J'ai trouvé ça pas bête comme filtrage.

D'ailleurs, chaque projet a son propre flux RSS filtré qui ne remonte que les releases stables. Pas de bêtas, pas de RC... juste les versions prêtes pour la prod. Comme ça, vous branchez ça dans votre FreshRSS ou Miniflux et vous êtes au courant des mises à jour sans checker chaque repo GitHub à la main ! Par contre, si vous aimez vivre dangereusement sur les nightly, là faudra passer par les flux officiels GitHub.

Le site va également plus loin que la simple liste d'apps puisqu'il propose aussi une section "companions", contenant des apps compagnons qui étendent d'autres logiciels auto-hébergés (genre les extensions navigateur pour Linkedin ou les clients tiers pour Immich...etc).

La collection d'icônes pour personnaliser votre Homarr ou Dashy

Et surtout, y'a selfh.st/icons avec des milliers d'icônes de dashboard en SVG, PNG et WebP, toutes en 512x512 ratio 1:1, indispensable pour personnaliser votre page d'accueil sur Homarr ou Dashy !

Le catalogue d'apps est sous licence CC0-1.0 (domaine public) et mis à jour tous les matins à 5h du mat' heure de New York (les icônes, elles, sont en CC-BY-4.0, donc pensez à créditer si vous les réutilisez). En 2 minutes de fouille j'y ai trouvé trois projets que je connaissais pas. Et si vous voulez ajouter le vôtre, le repo est ouvert sur https://github.com/selfhst .

Et si vous connaissez un outil pour mon projet de QR Code d'upload de photo de mariage, n'hésitez pas à me contacter.

Voilà, pour ceux qui font de l'auto-hébergement au quotidien, c'est clairement un bookmark à garder sous le coude. Que vous cherchiez une alternative à Notion, un dashboard pour votre homelab, ou juste un truc pour remplacer un service cloud qui vous gonfle, y'a de quoi fouiller ! Et si vous cherchez des pistes pour commencer, OpenCloud ou Pocket ID sont de bons points de départ.

Bref, une mine d'or pour les homelabbers.

Merci à Maxime pour le lien !

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  • Perspective Intelligence - L'IA de votre Mac sort de sa cage
    Apple Intelligence, c'est super cool... sauf que c'est verrouillé et dispo sur les appareils Apple uniquement. Du coup, pas moyen d'en profiter depuis votre PC Windows, votre Chromebook ou votre téléphone Android. C'est pour cela qu'un dev a eu une idée plutôt pas con qui consiste à transformer votre Mac en serveur IA accessible depuis n'importe quel navigateur. Le projet s'appelle Perspective Intelligence Web et le principe c'est que vous installez Perspective Server , ou plutôt une petite app

Perspective Intelligence - L'IA de votre Mac sort de sa cage

Par : Korben
5 mars 2026 à 09:36

Apple Intelligence, c'est super cool... sauf que c'est verrouillé et dispo sur les appareils Apple uniquement. Du coup, pas moyen d'en profiter depuis votre PC Windows, votre Chromebook ou votre téléphone Android. C'est pour cela qu'un dev a eu une idée plutôt pas con qui consiste à transformer votre Mac en serveur IA accessible depuis n'importe quel navigateur.

Le projet s'appelle Perspective Intelligence Web et le principe c'est que vous installez Perspective Server , ou plutôt une petite app dans la barre de menus de macOS. Et ensuite celle-ci expose les Foundation Models d'Apple (les modèles de langage intégrés à macOS, ceux qui tournent en local sur votre puce M1, M2, M3 ou M4) sous forme d'API compatible OpenAI sur le port 11435. Et voilà comment votre Mac devient un vrai serveur d'inférence IA !

Le client web, c'est du Next.js 16 avec un look à la iMessage, thème sombre, bulles de chat, streaming en temps réel via SSE. Vous vous connectez depuis Chrome sur Windows, Firefox sur Linux, Safari sur iPad... peu importe. Tant que ça affiche une page web, c'est que ça marche !

Et cela vous met à dispo 8 agents spécialisés : code, écriture, traduction, résumés, créativité, tutorat... et même un mode accessibilité. Les conversations sont classées automatiquement et l'historique est stocké dans PostgreSQL (compatible avec le tier gratuit de Neon, donc zéro coût côté BDD).

D'ailleurs l'API de Perspective Server est compatible OpenAI ET Ollama comme ça, vous pouvez aussi brancher Cursor IDE, Continue.dev, ou même Xcode 26 dessus. En gros, tout ce qui sait causer à une API OpenAI peut utiliser l'IA locale de votre Mac. C'est gratos, c'est local, et ça respecte votre vie privée ! Que demande le peuple ?

Si vous avez déjà bidouillé avec Ollama et les modèles locaux , c'est le même genre d'approche... sauf que là ce sont les modèles d'Apple qui font le boulot.

Et côté Apple, faut savoir qu'avec OpenELM en 2024, Apple a commencé à publier certains de ses modèles IA en open source. La différence ici, c'est que les Foundation Models de macOS 26 sont bien plus costauds... et surtout intégrés nativement au système. Ce que fait Perspective Server c'est de les rendre accessibles via une API standard, ce qu'Apple ne propose pas, comme vous pouvez vous douter.

Côté sécurité, le serveur gère les sessions multi-turn avec un TTL de 30 minutes et un système de "guardrail recovery" qui vire les sessions problématiques pour éviter que l'IA parte en vrille. 50 sessions max en parallèle, 3 inférences simultanées... sauf si vous invitez tout le quartier sur l'API, vous serez plutôt à l'aise.

L'installation se fait en une commande curl :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Techopolis/perspective-intelligence-web-community/main/scripts/install.sh | bash

Et éditez ensuite next-app/.env.local avec l'URL de votre base Postgres (DATABASE_URL), puis faites :

cd perspective-intelligence-web-community/next-app && npm install && npx drizzle-kit push && npm run dev

Ouvrez ensuite l'URL http://localhost:3000 , créez vous un compte et vous pouvez commencer à chatter avec l'IA d'Apple.

Voilà, c'est encore jeune mais l'idée est carrément bonne donc à garder dans un coin si vous avez un Mac qui s'ennuie parce que vous avez investi dans un Mac Mini avant de vous rendre compte qu'OpenClaw ça ne servait pas à grand chose ^^ !

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  • PinMe - Le web immuable en une commande
    Les 404, c'est la plaie du web... J'en sais quelque chose, je fais la chasse à ça en permanence sur mon propre site. C'est vrai que c'est relou parce que vous bookmarkez un projet cool, vous y retournez trois mois après... et pouf, ça a disparu. Le dev n'a pas renouvelé son nom de domaine, l'hébergeur a fermé boutique, le contenu s'est évaporé ou que sais-je encore... En fait, sur le web, RIEN n'est permanent. PinMe prend le problème à l'envers en collant vos fichiers directement sur IPFS . En

PinMe - Le web immuable en une commande

Par : Korben
27 février 2026 à 09:07

Les 404, c'est la plaie du web... J'en sais quelque chose, je fais la chasse à ça en permanence sur mon propre site. C'est vrai que c'est relou parce que vous bookmarkez un projet cool, vous y retournez trois mois après... et pouf, ça a disparu. Le dev n'a pas renouvelé son nom de domaine, l'hébergeur a fermé boutique, le contenu s'est évaporé ou que sais-je encore... En fait, sur le web, RIEN n'est permanent.

PinMe prend le problème à l'envers en collant vos fichiers directement sur IPFS . En gros, au lieu de dépendre d'un serveur unique qui peut tomber n'importe quand, vos pages sont distribuées sur un réseau décentralisé et identifiées par un hash CID unique. Du coup, tant que le réseau tourne, votre contenu existe. Pas besoin de renouveler quoi que ce soit, pas besoin de payer un hébergeur... ça fonctionne tout seul.

L'installation se fait en une ligne :

npm install -g pinme

Pour déployer votre site statique, c'est hyper simple :

pinme upload dist/

L'outil détecte le dossier de build, ou plutôt il le devine tout seul selon votre framework : dist/ pour Vite et Vue, build/ pour Create React App, out/ pour Next.js en export statique. Ça évite d'avoir à se palucher de la config.

Côté limites, on est sur 200 Mo par fichier et 1 Go au total ce qui est largement suffisant pour une landing page ou une démo ! Et c'est GRATUIT. Pour ceux qui veulent un domaine lisible plutôt qu'un hash cryptique, y'a aussi des domaines ENS (les .eth sur Ethereum) ou des sous-domaines en .pinit.eth.limo. Après pour les domaines custom faudra un compte VIP par contre.

Le truc sympa c'est que vos fichiers restent accessibles via n'importe quelle passerelle IPFS, genre dweb.link ou w3s.link. Ainsi, si votre hébergeur ferme ou que votre domaine expire comme je le disais en intro, on s'en fiche ! Le contenu est toujours là, épinglé quelque part sur le réseau. C'est du stockage immuable, basé sur le contenu lui-même... du coup personne ne peut modifier ou supprimer ce que vous avez publié. (Et en fait vous non plus, faut le savoir.)

Et y'a aussi des commandes pour exporter en fichiers CAR et réimporter ailleurs, ce qui est pratique pour archiver ou migrer entre passerelles.

Voilà c'est gratuit pour 1 Go de stockage, c'est open source (licence MIT) et c'est par là . Merci à Lorenper pour la découverte !

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  • RustFS - L'alternative Rust à MinIO
    MinIO, tout le monde ou presque connaît car c'est LE truc quand on veut du stockage objet S3-compatible auto-hébergé sous Linux. Sauf que voilà... la licence AGPL, ça pique pour pas mal de boîtes qui ne veulent pas se retrouver à devoir ouvrir leur code. Du coup, y'a un nouveau projet qui débarque dans le tiek et qui devrait en intéresser plus d'un. C'est RustFS , codé en Rust (comme le nom le laisse deviner mes petits Sherlock) et 100% compatible S3. En gros, vous prenez votre stack MinIO exist

RustFS - L'alternative Rust à MinIO

Par : Korben
27 février 2026 à 08:41

MinIO, tout le monde ou presque connaît car c'est LE truc quand on veut du stockage objet S3-compatible auto-hébergé sous Linux. Sauf que voilà... la licence AGPL, ça pique pour pas mal de boîtes qui ne veulent pas se retrouver à devoir ouvrir leur code.

Du coup, y'a un nouveau projet qui débarque dans le tiek et qui devrait en intéresser plus d'un. C'est RustFS , codé en Rust (comme le nom le laisse deviner mes petits Sherlock) et 100% compatible S3. En gros, vous prenez votre stack MinIO existante, vous remplacez par ce truc, et en fait tout continue de fonctionner pareil... Vos buckets, vos applis, vos scripts Python, boto3... tout pareil !

La licence c'est de l'Apache 2.0 comme ça y'a pas de contrainte virale, vous faites ce que vous voulez avec. Et c'est d'ailleurs sûrement la raison numéro un pour laquelle le projet cartonne.

Côté perfs, les devs annoncent 2,3x plus rapide que MinIO sur des petits objets de 4 Ko (testé sur un modeste 2 coeurs Xeon avec 4 Go de RAM). Bon, c'est un benchmark maison, à prendre avec des pincettes hein... mais finalement Rust pour du I/O intensif, ça se tient comme argument, car y'a pas de garbage collector qui vient foutre le bazar.

Pour l'installer, Docker en une ligne :

docker run -d -p 9000:9000 -p 9001:9001 -v $(pwd)/data:/data -v $(pwd)/logs:/logs rustfs/rustfs:latest

Et voilà, l'API tourne sur le port 9000 et la console web sur le 9001 (identifiants par défaut : rustfsadmin/rustfsadmin, changez-les vite fait hein). Y'a aussi du Kubernetes via Helm, un script d'install one-click, du Nix, ou un bon vieux git clone pour compiler vous-même (attention, sur macOS faut un ulimit à 4096 sinon ça ne marche pas).

Le conteneur Docker tourne en non-root (UID 10001), donc c'est plutôt propre niveau sécu. Pensez juste à faire un petit chown -R 10001:10001 data logs sur vos répertoires avant de lancer, sinon ça casse au démarrage.

Petit bonus appréciable, y'a aussi de la détection de corruption intégrée, et même du versioning de buckets pour les plus méfiants côté intégrité des données. D'ailleurs, côté monitoring, c'est déjà câblé pour envoyer vos métriques dans Grafana, vos traces dans Jaeger et le reste dans Prometheus. Un petit docker compose --profile observability up -d et c'est plié.

Par contre, on est encore en alpha et le mode distribué et le KMS sont en phase de test. Donc c'est PAS le genre de truc que vous mettrez en prod demain matin pour vos données critiques... mais pour du dev, du lab, ou des tâches pas trop sensibles... ça tourne impecc !

Bref, si l'AGPL de MinIO vous gave et que vous cherchez une alternative S3-compatible, en Rust, sous licence + permissive, allez jeter un œil à RustFS.

Merci à Lorenper pour le partage !

  • ✇Korben
  • Coolify - Le PaaS self-hosted qui évite les galères Docker
    Coolify, c'est un PaaS open source que vous installez sur vos propres serveurs pour déployer vos apps, vos bases de données et vos services... sans vous farcir Docker à la main. En gros, un Heroku ou un Vercel, mais en version self-hosted sans enfermement propriétaire comme on pourrait dire en bon français. La version auto-hébergée est donc TOTALEMENT gratuite. Pas de limite sur le nombre de serveurs, pas de restriction sur les features, pas de "ah pour les teams faut upgrader". Y'a R comme disa

Coolify - Le PaaS self-hosted qui évite les galères Docker

Par : Korben
9 février 2026 à 17:21

Coolify, c'est un PaaS open source que vous installez sur vos propres serveurs pour déployer vos apps, vos bases de données et vos services... sans vous farcir Docker à la main. En gros, un Heroku ou un Vercel, mais en version self-hosted sans enfermement propriétaire comme on pourrait dire en bon français.

La version auto-hébergée est donc TOTALEMENT gratuite. Pas de limite sur le nombre de serveurs, pas de restriction sur les features, pas de "ah pour les teams faut upgrader". Y'a R comme disait mon grand-père... Vous avez SSH sur une machine ? Ça suffit. VPS, Raspberry Pi, dédié, vieux laptop qui traîne dans un coin... Hop, une seule commande et c'est installé.

Côté déploiement, Coolify détecte automatiquement votre stack via Nixpacks (c'est-à-dire qu'il devine le langage et génère le build tout seul). Mais vous pouvez aussi balancer un Dockerfile, un Docker Compose ou un simple site statique. Du coup, que vous bossiez en Next.js, Django, Laravel, Rails, Phoenix ou SvelteKit, ça passe sans config particulière.

Pour les bases de données, c'est pas mal non plus : PostgreSQL, MySQL, MariaDB, MongoDB, Redis, ClickHouse... tout se déploie en quelques clics. Et au total, le catalogue compte plus de 280 services one-click (Plausible, Gitea, Minio, n8n, et j'en passe). Y'a de quoi monter une infra complète avant même d'ouvrir un terminal.

Le workflow Git est solide puisque c'est du push-to-deploy avec GitHub, GitLab, Bitbucket ou Gitea, avec en prime des déploiements de preview par pull request. Pratique pour tester une branche avant de tout péter en prod (ouais, je vous connais...). Vous avez aussi les webhooks, une API REST documentée, et un terminal temps réel directement dans le navigateur.

Côté ops, les certificats SSL sont automatiques via Let's Encrypt, les backups de vos bases partent vers du stockage S3 compatible , et vous avez du monitoring intégré avec alertes Discord, Telegram ou email. Ça permet de dormir tranquille le vendredi soir. Pour le multi-serveur, Coolify supporte aussi Docker Swarm, donc vous pouvez répartir la charge sur plusieurs machines sans trop de prise de tête.

Si vous voulez pas gérer l'instance Coolify vous-même, y'a Coolify Cloud à 5$/mois (2 serveurs inclus, +3$ par serveur supplémentaire). Vos apps tournent toujours sur VOS machines et c'est juste le dashboard qui est hébergé chez eux. Pour les allergiques à l'admin système, ça peut valoir le coup.

Prise en main rapide

Pour installer Coolify, il vous faut un serveur Linux (Ubuntu LTS recommandé, mais Debian, CentOS, Fedora, Alpine ou même Raspberry Pi OS 64-bit passent aussi), avec au minimum 2 coeurs, 2 Go de RAM et 30 Go de stockage. Un accès SSH root est requis.

L'install tient en une ligne :

curl -fsSL https://cdn.coollabs.io/coolify/install.sh | sudo bash

Le script pose Docker, configure les clés SSH, crée les répertoires dans /data/coolify et démarre le tout. À la fin, il vous affiche l'URL de votre dashboard, généralement http://VOTRE_IP:8000. Premier réflexe : créez votre compte admin TOUT DE SUITE (car le premier qui tombe sur la page d'inscription prend le contrôle du serveur...).

Une fois connecté, la logique est simple. Vous créez un Projet (le conteneur logique de votre app), puis un Environnement dedans (dev, staging, prod...). Ensuite, vous ajoutez une Ressource, c'est-à-dire votre app, votre base de données ou un des 280 services one-click.

Pour déployer un repo Git, vous branchez votre compte GitHub, GitLab ou Gitea, vous sélectionnez le repo et la branche, et Coolify détecte le build pack adapté (Nixpacks, Dockerfile ou Compose). Vous configurez votre domaine, le reverse proxy (Traefik ou Caddy au choix) gère le SSL automatiquement, et hop... git push, c'est déployé.

Si vous voulez ajouter des serveurs distants, même principe : clé SSH, connexion root, et Coolify valide que tout est OK. Chaque serveur a son propre proxy, donc le trafic va directement dessus sans passer par le serveur principal. Pensez juste à pointer vos DNS vers le bon serveur.

Pour ceux qui explorent les alternatives, Dokploy est plus minimaliste (et plus récent), et Tipi reste centré sur les applis grand public type Nextcloud ou Plex. Coolify, c'est plutôt le couteau suisse du dev qui veut TOUT contrôler sur son infra.

Bref, si Docker Compose c'est plus votre truc, Coolify mérite clairement un petit test.

Merci lorenper !

  • ✇Korben
  • Nginx Proxy Manager - Le reverse proxy que même ma grand-mère pourrait configurer
    L'autre jour, je voulais juste exposer un petit service tournant sur mon NAS pour y accéder à distance quand je suis en déplacement. Alors je me suis dit "Allez, je vais faire ça propre avec Traefik" mais bon, debugger du fichier YAML parce qu'on oublie des indentations à un moment ça casse la tête. J'ai +40 balais et pas que ça à foutre. Si vous hébergez vos propres services à la maison (self-hosting powaaaah !) et que vous êtes un peu bordélique comme moi, vous installez un truc, puis un autre

Nginx Proxy Manager - Le reverse proxy que même ma grand-mère pourrait configurer

Par : Korben
3 février 2026 à 08:48

L'autre jour, je voulais juste exposer un petit service tournant sur mon NAS pour y accéder à distance quand je suis en déplacement. Alors je me suis dit "Allez, je vais faire ça propre avec Traefik" mais bon, debugger du fichier YAML parce qu'on oublie des indentations à un moment ça casse la tête. J'ai +40 balais et pas que ça à foutre.

Si vous hébergez vos propres services à la maison (self-hosting powaaaah !) et que vous êtes un peu bordélique comme moi, vous installez un truc, puis un autre, et vous finissez avec une collection de ports impossible à mémoriser du genre monip:8080, monip:32400, monip:9000… Aarrgh, l'enfer !!!

Et ne me lancez pas sur la gestion des certificats SSL !! Si vous voulez faire ça bien, faut générer des certificats Let's Encrypt à la main pour chaque service, modifier les fichiers de conf Nginx en priant pour ne pas oublier un point-virgule… et j'en passe et des pas mûres… Alors je sais, oui ça nous occupe et pendant ce temps là, on n'est pas dehors en train de voler des voitures mais j'sais pas vous, moi j'ai mieux à faire.

Hé bien, figurez-vous les copains, qu'il existe un outil qui transforme ce cauchemar en promenade de santé. Ça s'appelle Nginx Proxy Manager, et une fois que vous aurez lu mon article et testé vous penserez : "Mais pourquoi je me suis emmerdé la vie pendant tout ce temps, mortecouille ?!".

Nginx Proxy Manager, c'est quoi ce truc ?

En gros, c'est une interface graphique super propre pour gérer Nginx. Au lieu de taper des lignes de commandes et d'éditer des fichiers de config obscurs, vous avez un beau tableau de bord pour :

  1. Rediriger vos domaines (ex: plex.mondomaine.fr) vers vos conteneurs Docker.
  2. Gérer vos certificats SSL (HTTPS) automatiquement.
  3. Sécuriser l'accès à certains services avec un mot de passe.

Mais en vrai, c'est plus riche que ça. Dans la barre du haut, vous avez tout ce qu'il faut pour piloter votre reverse proxy comme un adulte responsable : des hosts (proxy, redirections, streams, 404), des certificats (Let's Encrypt ou certifs locaux), des utilisateurs, des règles d'accès (Access Lists), et même des logs d'audit pour savoir qui a fait quoi (au cas où un de vos potes "teste un truc vite fait" et casse tout).

C'est le reverse proxy pour ceux qui veulent que ça marche, tout de suite, sans devenir ingénieur réseau bac+12 ou devoir se taper 2h d'explications IRL d'un barbu qui pue de la gueule ^^.

Installation en 3 minutes chrono (avec Docker)

Bon, on ne va pas y passer la nuit. La méthode la plus propre, c'est évidemment Docker Compose. Si vous ne l'avez pas, installez-le (allez, un petit apt install docker-compose et on n'en parle plus).

Créez un dossier nginx-proxy-manager et collez-y ce fichier docker-compose.yml :

version: '3.8'
services:
 app:
 image: 'jc21/nginx-proxy-manager:latest'
 restart: unless-stopped
 ports:
 - '8080:80' # Port HTTP public
 - '8181:81' # Port d'administration (à garder pour vous)
 - '8443:443' # Port HTTPS public
 volumes:
 - ./data:/data
 - ./letsencrypt:/etc/letsencrypt
 db:
 image: 'jc21/mariadb-aria:latest'
 restart: unless-stopped
 environment:
 MYSQL_ROOT_PASSWORD: 'npm'
 MYSQL_DATABASE: 'npm'
 MYSQL_USER: 'npm'
 MYSQL_PASSWORD: 'npm'
 volumes:
 - ./mysql:/var/lib/mysql

Petit piège à éviter : Faites gaffe si vous avez déjà un serveur web (Apache ou Nginx) qui tourne sur la machine hôte. Il va falloir couper le service ou changer les ports, sinon Docker va vous jeter une erreur parce que le port 80 est déjà pris. Du coup, vérifiez bien avec un petit netstat -tulpn | grep 80 avant de lancer la sauce.

Ah oui, et si vous utilisez un pare-feu comme UFW (ce que je vous recommande chaudement), n'oubliez pas d'ouvrir le port 81 : ufw allow 81. Sinon, vous allez pleurer devant une page blanche et vous demander pourquoi ça marche pas.

Ensuite, lancez la bête :

docker-compose up -d

Et voilà ! C'est tout. Votre serveur tourne. Si vous avez des erreurs, c'est probablement parce que vos ports sont déjà utilisés. Ou que les dossiers data, Let's Encrypt et MySQL n'existent pas encore. Moi j'ai ça sur mon NAS :

La configuration que même ma grand-mère pourrait le faire

Ouvrez votre navigateur et allez sur http://votre-ip:8181 et créez vous un compte.

Une fois dedans, pour exposer un service, c'est ridicule tellement c'est easyyyy

  1. Cliquez sur "Add Proxy Host".
  2. Entrez votre nom de domaine (ex: nextcloud.mondomaine.fr).
  3. Indiquez l'IP de la machine et le port du service (ex: 8080).
  4. Allez dans l'onglet "SSL", cochez "Request a new SSL Certificate" et "Force SSL".
  5. Sauvegardez.

En fait, le seul truc qui peut coincer, c'est la propagation DNS. Si vous venez d'acheter votre nom de domaine il y a 5 minutes, pas de panique si Let's Encrypt refuse de générer le certificat. Attendez une petite heure et réessayez. C'est classique.

Et hop, fini. Votre service est accessible en HTTPS, avec le petit cadenas vert qui va bien. Nginx Proxy Manager s'occupe de discuter avec Let's Encrypt et de renouveler le certificat tout seul. C'est carrément magique.

Tour d'horizon des fonctionnalités qui sauvent des week-ends

Parce que oui, Nginx Proxy Manager ne fait pas "juste" proxy + "cadenas". Dans le menu Hosts, vous avez plusieurs types de trucs à créer, et chacun sert à un usage bien précis. Et côté Certificats et sécurité, il y a de quoi faire sans sortir le marteau-piqueur.

Certificats Let's Encrypt (HTTP et DNS) + certifs locaux

On va commencer par le sujet qui donne des boutons : les certificats. Dans l'onglet Certificates, vous pouvez gérer tout ça au même endroit :

  • Let's Encrypt en HTTP-01 : le classique. NPM ouvre la voie, répond au challenge, et basta. Pratique pour un service.mondomaine.fr exposé "normalement".
  • Let's Encrypt en DNS-01 : là, c'est le mode "j'ai compris la vie". Vous pouvez valider le certificat via votre DNS (donc sans dépendre d'un port 80 accessible), et surtout ça permet les wildcards du style *.mondomaine.fr. Donc un seul certif et roule ma poule, même si vous ajoutez 12 sous-domaines demain à 3h du mat.
  • Certificats locaux : vous pouvez aussi importer un certificat existant (genre un certif de votre boîte, un truc interne, un CA maison, ou même un self-signed si vous aimez vivre dangereusement). Ça évite de dépendre de Let's Encrypt si vous êtes en mode "tout en local, rien sur Internet".

Et le meilleur c'est que NPM gère le renouvellement automatique. Donc plus de rappel calendrier "renouveler les certifs" tous les 2 mois, sinon c'est le drame et tout le monde vous écrit "ça marche plus ton truc".

Plusieurs comptes, parce que tout le monde n'est pas "admin"

Dans Users, vous pouvez créer plusieurs comptes pour accéder à l'interface. Typiquement :

  • un compte admin pour vous, le chef, le patron, le seigneur des reverse proxies.
  • un compte "moins dangereux" pour quelqu'un qui doit juste consulter ou bidouiller un truc sans toucher à toute l'infra.

Et ça, couplé aux Audit Logs (j'y reviens juste après), c'est très pratique quand plusieurs personnes mettent les mains dedans. Parce que "c'est pas moi, j'ai rien touché" est une phrase universelle, on la retrouve dans toutes les cultures.

Access Lists, le videur à l'entrée

Alors ça, c'est une des fonctions les plus sous-cotées. Les Access Lists permettent de mettre en place des règles d'accès et de les réutiliser partout :

  • Basic Auth (login/mot de passe) : parfait pour protéger une appli pas prévue pour être publique, ou un petit outil d'admin que vous ne voulez pas exposer "en clair".
  • Allow/Deny par IP : le top pour dire "seulement depuis mon IP / mon VPN / mon réseau". Et là, même si quelqu'un devine votre URL, il se prend un mur.

Vous créez une Access List une fois, et ensuite vous l'appliquez à vos Proxy Hosts. Du coup, pas besoin de refaire 50 fois la même conf. C'est propre, c'est net, c'est carré.

Les redirections propres (HTTP -> HTTPS, domaine A -> domaine B, etc.)

Besoin de rediriger un vieux domaine vers un nouveau ? Ou de faire un joli http:// qui part systématiquement en https:// ? Les Redirection Hosts servent exactement à ça. C'est bête mais ça évite d'aller trifouiller des règles Nginx à la main.

Exemples typiques :

  • mondomaine.fr -> www.mondomaine.fr
  • ancientruc.mondomaine.fr -> nouveautruc.mondomaine.fr
  • http -> https (pour les retardataires)

Streams - Quand ce n'est pas du HTTP mais que vous voulez quand même un reverse proxy

Le web, c'est bien, mais tout n'est pas en HTTP. Certaines applis parlent en TCP/UDP (bases de données, services réseau, protocoles chelous, etc.). C'est là que Streams entrent en jeu. Cette fonctionnalité vous permet de proxyfier des flux réseau, genre "ce port externe pointe vers ce port interne".

Alors oui, c'est plus "brut" que les Proxy Hosts, mais ça dépanne vraiment quand vous avez un service qui n'a rien à faire derrière un vhost HTTP. Et ça se configure aussi en 2 clics, sans incantations démoniaques.

404 Hosts - La sortie de secours

Les 404 Hosts, c'est la petite finition qui fait plaisir (non, rien à voir avec votre salon de massage préféré). Vous pouvez définir un "host poubelle" qui répond proprement quand quelqu'un tape un domaine qui n'existe pas chez vous, ou quand un bot scanne votre serveur en espérant trouver /phpmyadmin par magie.

Au lieu de laisser traîner une réponse moche ou ambiguë, vous renvoyez une 404 nette, propre, assumée. C'est pas de la sécurité absolue, mais c'est une bonne hygiène, et ça évite de donner trop d'infos aux curieux.

Audit Logs

Dans Audit Logs, vous avez l'historique des actions effectuées dans l'interface : création/modif de hosts, changements de certifs, etc. C'est le genre de truc dont on se fout… jusqu'au jour où on en a besoin. Et là, vous êtes content de pouvoir remonter le film de l'horreur.

Et enfin, mon bonus : Le mode "je sais ce que je fais" (les options avancées Nginx)

Et si un jour vous voulez aller un cran plus loin, NPM permet aussi d'ajouter des réglages plus "Nginx pur jus" par host (headers, règles, conf custom). Donc vous commencez en mode clic-clic, et si vous devenez un peu psycho sur l'optimisation, vous pouvez aussi affiner. Sans tout casser, normalement.

2/3 conseils de daron pour éviter les boulettes

  • Ne laissez pas l'admin ouvert au monde : le port 8181 (ou votre port d'admin) c'est "pour vous". Si possible, limitez-le via pare-feu / VPN / IP autorisées. C'est le panneau de commande de votre château, pas un distributeur de bonbons.
  • Utilisez les Access Lists pour tout ce qui est sensible : dashboards, outils d'admin, services pas prévus pour Internet, etc.
  • Pensez au DNS-01 si vous voulez des wildcards ou si vous n'avez pas envie d'exposer le port 80.

Et par rapport aux autres ?

Je vous vois venir les puristes : "Oui mais Traefik c'est mieux car c'est dynamique". C'est vrai. J'ai testé Traefik, et c'est une tuerie pour les environnements qui bougent tout le temps. Mais sa config en YAML peut vite devenir une usine à gaz si vous débutez. Caddy est top aussi (un seul fichier de conf), mais il faut quand même mettre les mains dans le cambouis.

Perso, je pense que Nginx Proxy Manager est un excellent choix pour un homelab par exemple. C'est un peu le choix du confort, celui des grosses feignasses comme moi parce que c'est visuel, c'est du clic-bouton clic clic, et pour un petit serveur perso, c'est franchement imbattable.

Bref, si vous galérez encore avec vos vhosts Nginx, arrêtez de vous faire du mal. Installez ça, et profitez de la vie (et de vos week-ends).

Nginx Proxy Manager c'est par ici !

  • ✇Korben
  • Des scripts tout faits pour votre Proxmox
    Ce matin, je discutais avec Emmanuel (un lecteur fidèle) sur mon Linkedin Korben et il m'a partagé une ressource vraiment chouette. Si comme moi vous jouez un peu parfois avec un serveur Proxmox qui tourne à la maison pour vos expérimentations ou votre domotique, vous savez que configurer chaque VM ou conteneur LXC peut vite devenir chronophage. On copie-colle des commandes, on installe des dépendances, on se plante, on recommence... La routine quoi sauf que cette routine peut vite devenir relou

Des scripts tout faits pour votre Proxmox

Par : Korben
2 février 2026 à 10:54

Ce matin, je discutais avec Emmanuel (un lecteur fidèle) sur mon Linkedin Korben et il m'a partagé une ressource vraiment chouette. Si comme moi vous jouez un peu parfois avec un serveur Proxmox qui tourne à la maison pour vos expérimentations ou votre domotique, vous savez que configurer chaque VM ou conteneur LXC peut vite devenir chronophage. On copie-colle des commandes, on installe des dépendances, on se plante, on recommence... La routine quoi sauf que cette routine peut vite devenir reloue.

Hé bien, fini la galère !!!! Le projet dont je veux vous parler aujourd'hui s'appelle Proxmox VE Helper-Scripts et c'est une collection communautaire de scripts (plusieurs centaines !) qui permet d'installer et de configurer tout un tas de services en une seule ligne de commande.

En gros, c'est une immense boîte à outils pour votre hyperviseur. Vous avez besoin d'une instance Home Assistant pour gérer des ampoules connectées ? Hop, vous lancez le script et ça vous crée le conteneur LXC tout propre. Vous voulez monter un serveur média avec Plex ou Jellyfin ? Pareil, c'est généralement plié en quelques minutes (selon votre connexion évidemment).

Vous allez sur le site, vous cherchez l'outil qui vous intéresse, vous copiez la commande bash fournie (du style bash -c "...") et vous la collez dans le shell de votre nœud Proxmox. Et hop, l'assistant se lance. Il vous pose quelques questions (IP statique ou DHCP, espace disque, RAM... ce genre de trucs classiques) et puis tente de s'occuper de tout le reste (si les planètes sont bien alignées et que votre karma est au top !).

Je trouve ça génial parce que non seulement ça gère l'installation, mais ça s'occupe aussi des mises à jour. Mais bon, attention quand même parce qu'une mise à jour upstream peut parfois casser le script, donc prudence. C'est d'ailleurs super utile si vous utilisez Proxmox sur un Raspberry Pi (via Pimox), même si l'architecture ARM peut poser souci avec certains scripts. D'ailleurs, bonne nouvelle pour les utilisateurs de Pimox : il existe Pimox-Scripts , un portage de ces mêmes Helper Scripts mais adaptés spécifiquement pour ARM/Raspberry Pi. Tous les scripts ne sont pas encore dispos (moins de contributeurs), mais y'a déjà de quoi faire !

Parmi les scripts disponibles, on retrouve les classiques Docker, AdGuard Home, Pi-hole, mais aussi des trucs plus pointus pour le monitoring ou la sécurité. C'est vraiment très complet, y compris si vous êtes dans une optique de création de lab de cybersécurité .

Après, je dois quand même vous faire une petite mise en garde de circonstance. Car comme d'habitude, exécuter des scripts bash trouvés sur le net direct en root... comment dire... c'est jamais sans risque. Le code est open source et maintenu par une communauté active, ça facilite l'audit, mais ce n'est pas une garantie de sécurité absolue. Sauf si vous aimez vivre dangereusement, jetez toujours un œil au code avant de valider. La confiance n'exclut pas le contrôle !!

Un grand merci à Emmanuel pour le tuyau initial et à Karl pour l'info sur Pimox-Scripts !

  • ✇Korben
  • Tim Berners-Lee veut qu'on reprenne le contrôle d'Internet
    Tim Berners-Lee, le papa du Web, tape du poing sur la table . Dans cette interview accordée au Guardian aujourd'hui, il explique en gros qu'il est grand temps de "reprendre Internet" aux géants qui l'ont transformé en machine à fric. Il était temps que ça sorte ! Parce lui parle carrément d'une "bataille pour l'âme du web". Rien que ça ! Selon lui, le web actuel est devenu un truc "optimisé pour la méchanceté" et la surveillance de masse. Je ne peux pas le contredire sur la méchanceté et en effe

Tim Berners-Lee veut qu'on reprenne le contrôle d'Internet

Par : Korben
28 janvier 2026 à 23:09

Tim Berners-Lee, le papa du Web, tape du poing sur la table . Dans cette interview accordée au Guardian aujourd'hui, il explique en gros qu'il est grand temps de "reprendre Internet" aux géants qui l'ont transformé en machine à fric.

Il était temps que ça sorte !

Parce lui parle carrément d'une "bataille pour l'âme du web". Rien que ça ! Selon lui, le web actuel est devenu un truc "optimisé pour la méchanceté" et la surveillance de masse. Je ne peux pas le contredire sur la méchanceté et en effet, la centralisation excessive et le modèle actuel ont largement perverti sa vision d'origine.

Sa solution, vous en avez peut-être déjà entendu parler, c'est le projet Solid (porté notamment par sa startup Inrupt ) qui propose de stocker ses données dans des "pods" personnels. L'idée c'est de découpler les données des applications. Vous gardez vos infos dans votre pod (hébergé chez vous ou chez un fournisseur de confiance) et vous donnez accès aux apps au cas par cas. Comme ça on peut reprendre (un peu) le contrôle de notre vie en ligne.

Il s'inquiète aussi pour l'IA et réclame un "CERN de l'IA" pour éviter que la technologie ne nous échappe totalement. C'est mal barré ça je pense, même si je suis d'accord avec lui.

Perso en ce qui me concerne, j'ai jamais changé mon fusil d'épaule et vous le savez, puisque depuis toujours j'invite tout le monde dès que j'en ai l'occasion à créer son site, à créer son forum, à créer sa plateforme et à en finir avec ces conneries de plateformes centralisée.

Alors peut-être que ça ne marchera pas, ou peut-être que son appel sera entendu et que ça marchera. Mais en tout cas, si à un moment, vous voulez publier des trucs sur le web, essayez un tout petit peu d'héberger vos propres trucs vous-même. Attentio, je ne vous dis pas de monter un cluster Kubernetes dans votre salon (sauf si vous kiffez ça) ou de switcher en mode auto-hébergement pur et dur sur un Raspberry Pi (bien que ce soit très cool avec Yunohost )... Non, vous pouvez simplement prendre un hébergeur comme O2Switch par exemple. C'est pas très cher.

Je crois que quand on a une passion, on peut mettre un petit peu d'argent dedans pour se faire plaisir. Puis ça peut marcher dans l'autre sens aussi... À l'époque, moi je me souviens, il y avait un pote qui ouvrait son serveur pour qu'on puisse y mettre des pages web et ce genre de truc via un petit FTP. Donc ceux qui savent gérer des serveurs web, vous pouvez peut-être aussi envisager de créer un espace non pas accessible à la Terre entière, mais au moins accessible à vos amis, à des connaissances, gratuitement. Un truc un peu facile à utiliser, à l'ancienne...

Voilà, je trouverai ça vraiment cool que ça revienne un petit peu à la mode et que le web se repeuple. Qu'on sorte un peu des GAFAM et des algos toxiques...

Quelques pages statiques et c'est suffisant pour s'exprimer sans se prendre le chou avec la technique. J'en suis la preuve vivante ! Le site sur lequel vous êtes est 100% statique. On n'a pas besoin de monter une startup à chaque fois qu'on veut faire un site.

Je ne sais pas si les fournisseurs d'accès internet offrent toujours un petit bout d'espace web, mais si vous avez ça qui traîne, profitez-en aussi.

Bref, écoutez Papi Tim et Tonton Korben et ensemble, reprenons le contrôle, un serveur à la fois.

Source

  • ✇Korben
  • Tailsnitch - L'expert qui surveille votre réseau Tailscale
    Vous utilisez Tailscale pour créer votre petit réseau privé virtuel sans vous prendre la tête ? Moi aussi, j'adore ce truc. Mais entre nous, est-ce que vous avez déjà vérifié si votre config était vraiment sécurisée ? Genre, vraiment ? Hé bien c'est exactement pour ça qu'un développeur a créé Tailsnitch . L'idée est simple puisqu'il s'agit de faire passer votre réseau Tailscale au peigne fin pour détecter les failles de sécurité potentielles. Et y'a de quoi faire puisque l'outil embarque 52 véri

Tailsnitch - L'expert qui surveille votre réseau Tailscale

Par : Korben
6 janvier 2026 à 08:25

Vous utilisez Tailscale pour créer votre petit réseau privé virtuel sans vous prendre la tête ? Moi aussi, j'adore ce truc. Mais entre nous, est-ce que vous avez déjà vérifié si votre config était vraiment sécurisée ? Genre, vraiment ?

Hé bien c'est exactement pour ça qu'un développeur a créé Tailsnitch . L'idée est simple puisqu'il s'agit de faire passer votre réseau Tailscale au peigne fin pour détecter les failles de sécurité potentielles. Et y'a de quoi faire puisque l'outil embarque 52 vérifications réparties dans 7 catégories (accès, authentification, réseau, SSH, logs, appareils et DNS).

Du coup, comment ça marche ? Vous installez le bazar avec Go :

go install github.com/Adversis/tailsnitch@latest

Ensuite, vous configurez vos credentials Tailscale (soit via OAuth avec TS_OAUTH_CLIENT_ID et TS_OAUTH_CLIENT_SECRET, soit avec une simple clé API TSKEY), et hop, vous lancez tailsnitch. En quelques secondes, l'outil analyse votre configuration et vous sort un rapport avec des niveaux de sévérité : critique, élevé, moyen, faible ou informatif.

Et là, le truc vraiment cool c'est que si vous êtes flemmard (comme moi), y'a un mode --fix interactif. L'outil vous propose de corriger les problèmes un par un. Vous validez, il corrige. Et si vraiment vous n'avez pas envie de réfléchir, y'a même un mode --auto (combiné avec --fix) qui corrige tout ce qu'il peut sans rien demander. Perso, je vous conseille quand même de lancer un --dry-run avant pour voir ce qu'il compte faire, histoire de pas avoir de mauvaises surprises.

Pour les entreprises qui doivent prouver leur conformité, Tailsnitch peut aussi exporter ses résultats au format SOC 2. De quoi rassurer vos auditeurs sans vous galérer à compiler des preuves à la main.

Parmi les trucs vérifiés, on trouve : les clés d'authentification qui n'expirent jamais (mauvais plan), les ACL trop permissives, le MagicDNS désactivé, les appareils non mis à jour, ou encore les nœuds avec le transfert SSH activé alors qu'ils ne devraient pas. Bref, tout ce qu'on oublie de vérifier quand on configure son réseau mesh à l'arrache.

L'outil est open source (licence MIT), codé en Go, et tourne sur n'importe quel OS. C'est donc un truc à lancer de temps en temps pour s'assurer que personne n'a ouvert une brèche dans votre joli tunnel chiffré.

  • ✇Korben
  • Hacker son lave-linge Miele ou Bosch pour en reprendre le contrôle
    Moi je pensais qu'un lave-linge c'était juste... un lave-linge. On tourne le bouton, le bouton tout rond, et paf, ça lave... Mais aujourd'hui ces bestioles sont bourrées d'électronique et connectées à fond au cloud. Et forcément, ça a donné des idées à deux chercheurs allemands qui ont présenté leurs travaux au 39C3 (Chaos Communication Congress). Severin von Wnuck-Lipinski et Hajo Noerenberg ont passé des mois à décortiquer les entrailles de machines Miele et BSH (Bosch, Siemens, Neff, Gaggenau

Hacker son lave-linge Miele ou Bosch pour en reprendre le contrôle

Par : Korben
30 décembre 2025 à 17:54

Moi je pensais qu'un lave-linge c'était juste... un lave-linge. On tourne le bouton, le bouton tout rond, et paf, ça lave... Mais aujourd'hui ces bestioles sont bourrées d'électronique et connectées à fond au cloud. Et forcément, ça a donné des idées à deux chercheurs allemands qui ont présenté leurs travaux au 39C3 (Chaos Communication Congress).

Severin von Wnuck-Lipinski et Hajo Noerenberg ont passé des mois à décortiquer les entrailles de machines Miele et BSH (Bosch, Siemens, Neff, Gaggenau) et leurs découvertes sont super intéressantes pour qui s'intéresse notamment au droit à la réparation et à la domotique (sans dépendre du cloud).

Côté Miele, Severin a découvert que la plupart des machines fabriquées après 1996 embarquent une interface de diagnostic optique. Un petit port infrarouge planqué sur la façade qui permet aux techniciens de se connecter avec un outil proprio appelé MDU (Miele Diagnostic Utility). Le protocole c'est du bon vieux UART à 2400 bauds avec parité paire. Pas de chiffrement mais juste une clé de sécurité à 16 bits.

Et c'est là que ça devient croquant à souhait car pour trouver ces clés de diagnostic, Severin a exploité une faille de timing sur le microcontrôleur 8 bits. En gros, quand vous envoyez une mauvaise clé, le microcontrolleur met un tout petit peu plus de temps à répondre que quand le premier octet est correct. En mesurant ces délais avec un oscilloscope, il a pu deviner les clés octet par octet.

Et c'est grâce à cela qu'il a créé FreeMDU , un outil open source qui permet de dialoguer avec les appareils Miele et compatibles. Diagnostics, codes erreur, compteurs de cycles... tout est accessible et y'a même une intégration Home Assistant pour les fans de domotique DIY.

Côté BSH, Hajo a attaqué le D-BUS, le bus de communication propriétaire qui relie tous les composants internes (moteur, pompe, interface utilisateur, module WiFi). C'est également du UART à 9600 bauds sur des connecteurs RAST, avec une tension de bus de 9V pour les lave-linge et 13.5V pour les lave-vaisselle.

Le plus beau c'est qu'en fouillant le firmware du module timeline (celui qui gère l'affichage du temps restant), Hajo a trouvé des easter eggs planqués par les développeurs dans les graphiques. Comme quoi même les ingénieurs Bosch ont le sens de l'humour ^^.

Suite à ça, Hajo a développé bsh-home-appliances , un projet open source avec une extension ESPHome pour intégrer les appareils BSH dans Home Assistant. Vous pouvez donc suivre votre cycle de lavage, recevoir des notifications, et même accéder aux diagnostics sans passer par l'app proprio.

Et le final de la présentation était épique puisque les deux chercheurs ont connecté un lave-linge Miele à l'application BSH Home Connect via une couche de compatibilité maison qu'ils ont baptisée AMBCL (Advanced Miele BSH Compatibility Layer). Un Miele qui parle le Bosch, ça c'est fait !

Bref, si vous avez un appareil Miele ou BSH qui traîne et que vous voulez reprendre le contrôle sans dépendre du cloud du fabricant, les outils sont maintenant disponibles. C'est ça aussi le droit à la réparation : pouvoir diagnostiquer soi-même sa machine sans appeler un technicien à 150 euros de l'heure.

Par contre, bidouillez vos propres appareils uniquement parce que faire ça sur le lave-linge de votre meilleur pote, c'est pas cool et c'est illégal, alors fézez pas les cons !

Source

  • ✇Korben
  • Blinko - Prenez des notes et laissez l'IA retrouver ce que vous avez oublié
    Vous aussi vous avez un dossier « Notes » qui ressemble à un cimetière d'idées ? Des fichiers texte avec des noms genre « truc_important.txt » ou « a_voir_plus_tard.md » que vous n'avez jamais revus depuis 2019 ? Hé bien j'ai ce qu'il vous faut pour enfin donner un sens à tout ce bordel ! Blinko c'est une app de prise de notes qui utilise l'IA pour vous aider à retrouver ce que vous avez noté, même quand vous avez complètement oublié les mots exacts que vous aviez utilisés. Le principe c'est du

Blinko - Prenez des notes et laissez l'IA retrouver ce que vous avez oublié

Par : Korben
28 décembre 2025 à 19:04

Vous aussi vous avez un dossier « Notes » qui ressemble à un cimetière d'idées ? Des fichiers texte avec des noms genre « truc_important.txt » ou « a_voir_plus_tard.md » que vous n'avez jamais revus depuis 2019 ? Hé bien j'ai ce qu'il vous faut pour enfin donner un sens à tout ce bordel !

Blinko c'est une app de prise de notes qui utilise l'IA pour vous aider à retrouver ce que vous avez noté, même quand vous avez complètement oublié les mots exacts que vous aviez utilisés. Le principe c'est du RAG (Retrieval-Augmented Generation), c'est-à-dire que l'IA va fouiller dans toutes vos notes et vous ressortir les infos pertinentes quand vous posez une question. Genre « c'était quoi ce truc que j'avais noté sur les serveurs NAS ? » et hop, l'IA vous retrouve tout.

Et le truc cool c'est que ça tourne 100% en local sur votre serveur. Pas de cloud américain de Donald, pas de données qui se baladent chez les affreux OpenAI ou Google... vos notes restent bien au chaud chez vous. Pour ceux qui comme moi sont un peu paranos avec leurs données perso, c'est exactement ce qu'il nous faut les amis !

L'interface est super clean avec deux modes de saisie. Y'a d'abord le mode « Blinko » pour les notes éphémères qui s'archivent automatiquement au bout d'un moment, genre une idée qui vous passe par la tête ou un truc à faire. Et y'a le mode « Note » pour les contenus permanents que vous voulez garder sur le long terme, avec du Markdown, des images, et tout ça. Du coup vous pouvez aussi bien capturer une pensée qui vous traverse que rédiger un article entier.

Côté installation, c'est du Docker avec un script qui fait tout pour vous. Une ligne de commande et c'est parti :

curl -o install.sh https://raw.githubusercontent.com/blinko-space/blinko/main/install.sh && bash install.sh

Le script va alors vous configurer tout le bazar avec PostgreSQL derrière (obligatoire pour la base de données). Y'a aussi Docker Compose si vous préférez personnaliser, tout est documenté sur le repo.

Une fois lancé, vous accédez à l'interface sur le port 1111 et vous pouvez commencer à balancer vos notes. Y'a même une démo en ligne sur demo.blinko.space (test / test) si vous voulez tester avant de vous lancer.

Le projet est open source sous licence GPL-3.0, c'est codé en TypeScript avec Next.js et comme je vous le disais, PostgreSQL derrière, donc c'est du solide. Et y'a même des apps natives pour macOS, Windows, Android et même Linux via Tauri si vous voulez un truc plus intégré que le web.

Bref, si vous cherchez une solution de prise de notes self-hosted avec de l'IA intégrée pour enfin retrouver ce que vous avez noté il y a 3 ans, Blinko c'est le top du top !

Merci à Lorenper pour l'info !

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  • ✇Korben
  • Scriberr - La transcription IA qui reste chez vous
    Vous avez déjà fait transcrire une interview ou un podcast par un service en ligne ? Vous savez, ces trucs qui vous demandent de créer un compte, de filer votre carte bleue, et d'accepter que vos fichiers audio soient envoyés sur des serveurs quelque part dans le cloud américain pour être analysés par des IA qu'on ne connaît pas. Le tout pour 100 balles par an si vous avez de la chance, et beaucoup plus si vous dépassez le quota ridicule de 20 heures par mois... Hé bien y'a une alternative qui v

Scriberr - La transcription IA qui reste chez vous

Par : Korben
28 décembre 2025 à 18:25

Vous avez déjà fait transcrire une interview ou un podcast par un service en ligne ? Vous savez, ces trucs qui vous demandent de créer un compte, de filer votre carte bleue, et d'accepter que vos fichiers audio soient envoyés sur des serveurs quelque part dans le cloud américain pour être analysés par des IA qu'on ne connaît pas. Le tout pour 100 balles par an si vous avez de la chance, et beaucoup plus si vous dépassez le quota ridicule de 20 heures par mois...

Hé bien y'a une alternative qui va vous plaire : Scriberr ! C'est une app de transcription audio complètement open source et surtout, qui tourne 100% en local sur votre machine. Pas de cloud, pas de données qui se baladent, pas d'abonnement mais juste vous, avec votre serveur (ou votre laptop si vous avez un GPU correct), et vos fichiers audio qui restent bien au chaud chez vous.

Scriberr utilise des modèles de reconnaissance vocale de pointe comme NVIDIA Parakeet, Canary ou les fameux modèles Whisper. Du coup la qualité de transcription est vraiment au niveau des services payants, voire meilleure sur certains accents ou langues moins courantes. Et cerise sur le gâteau, vous avez l'alignement temporel au niveau du mot, ce qui veut dire que vous pouvez savoir exactement à quelle seconde chaque mot a été prononcé.

Mais le truc qui m'a vraiment tapé dans l’œil avec cet outil, c'est la détection automatique des locuteurs. Vous savez, cette fonctionnalité qu'on appelle "diarization" dans le jargon et qui permet d'identifier qui dit quoi dans une conversation. Comme ça, fini les transcriptions où tout le monde parle mais on ne sait pas qui c'est. Là, Scriberr vous découpe tout proprement avec des étiquettes pour chaque intervenant.

Et comme si ça suffisait pas, y'a aussi l'intégration avec Ollama ou n'importe quelle API compatible OpenAI. Du coup vous pouvez non seulement transcrire vos enregistrements, mais aussi leur poser des questions, générer des résumés, ou carrément avoir une conversation avec le contenu de vos transcriptions. Genre vous demandez "c'est quoi les points clés de cette réunion ?" et hop, l'IA vous fait un résumé. Pratique pour les feignasses comme moi qui détestent se retaper 2 heures de réunion pour retrouver une info.

Côté installation, c'est du Docker classique ou alors Homebrew si vous êtes sur Mac. Un petit

`brew tap rishikanthc/scriberr && brew install scriberr`

et c'est parti mon kiki. Pour Docker, y'a des images pour CPU et GPU (CUDA), et ça supporte toutes les générations de cartes NVIDIA depuis les GTX 1000 jusqu'aux RTX 50 series toutes récentes.

Le premier lancement peut prendre quelques minutes parce que ça télécharge les modèles de reconnaissance vocale, mais une fois que c'est fait, les relances suivantes sont quasi instantanées. Y'a même un Folder Watcher qui surveille un dossier et transcrit automatiquement tout ce qui arrive dedans, parfait si vous voulez brancher ça sur un workflow automatisé avec n8n ou autre.

Bref, si vous êtes podcaster, journaliste, chercheur, ou juste quelqu'un qui a régulièrement besoin de transcrire des trucs sans vouloir filer ses données à Google ou payer un abonnement, Scriberr c'est exactement ce qu'il vous faut. C'est du self-hosting comme on l'aime, c'est à dire open source, respectueux de la vie privée, et qui fait le taf sans chichi.

Merci à Letsar pour le partage !

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  • ✇Korben
  • ConvertX - Le convertisseur de fichiers auto-hébérgé qui gère plus de 1000 formats
    Vous en êtes encore à utiliser des sites tout pourris de conversion en ligne qui vous bombardent de pubs et qui font on ne sait quoi avec vos fichiers ? Bouuuuh ! Allez, on va jeter un oeil à cette alternative auto-hébergeable qui s'appelle ConvertX et qui supporte plus de 1000 formats différents !! Vous l'hébergez chez vous via Docker et vous avez accès à une interface web propre pour convertir à peu près tout ce qui existe. Images, vidéos, audio, documents, ebooks, modèles 3D... Le truc gère

ConvertX - Le convertisseur de fichiers auto-hébérgé qui gère plus de 1000 formats

Par : Korben
15 décembre 2025 à 14:00

Vous en êtes encore à utiliser des sites tout pourris de conversion en ligne qui vous bombardent de pubs et qui font on ne sait quoi avec vos fichiers ?

Bouuuuh ! Allez, on va jeter un oeil à cette alternative auto-hébergeable qui s'appelle ConvertX et qui supporte plus de 1000 formats différents !!

Vous l'hébergez chez vous via Docker et vous avez accès à une interface web propre pour convertir à peu près tout ce qui existe. Images, vidéos, audio, documents, ebooks, modèles 3D... Le truc gère vraiment un paquet de formats différents.

En back, ConvertX utilise ImageMagick pour les images, FFmpeg pour le multimedia, et une tripotée d'autres outils (Pandoc, LibreOffice, Calibre, Inkscape...) pour gérer le reste. Au total, ça donne plus de 1000 combinaisons possibles entre formats d'entrée et de sortie.

Pour l'installer, c'est hyper fastoche, vous lancez :

docker run -p 3000:3000 -v ./data:/app/data ghcr.io/c4illin/convertx

et vous avez l'interface accessible sur localhost:3000. Vous pouvez aussi passer par Docker Compose si vous préférez avoir un truc plus propre à maintenir.

Y'a aussi pas mal d'options pratiques. Vous pouvez par exemple convertir plusieurs fichiers en même temps (batch processing), protéger l'accès par mot de passe, gérer plusieurs comptes utilisateurs, et garder un historique de vos conversions. Y'a aussi un mode sans authentification si vous voulez l'utiliser juste pour vous sur votre réseau local.

Côté config, vous pouvez régler pas mal de trucs via les variables d'environnement, notamment la durée de rétention des fichiers (par défaut 24h avant suppression auto), le nombre de conversions simultanées autorisées, ou encore désactiver HTTPS si vous êtes en local.

Ce projet est développé en TypeScript avec Bun comme runtime et Elysia comme framework web. C'est sous licence AGPL-3.0, donc si vous modifiez le code et que vous l'utilisez en production, faudra publier vos modifs. Mais pour un usage perso, ça change rien.

Bref, si vous en avez marre de filer vos fichiers à des services louches pour les convertir, testez ConvertX , ça permet de garder le contrôle !

Merci à Letsar pour la découverte !

  • ✇Korben
  • Ce mec héberge son site web sur un vieux smartphone
    Vous avez surement un vieux smartphone qui traîne au fond d’un tiroir, non ? Bah au lieu de le laisser pourrir ou de le balancer à la déchetterie, pourquoi ne pas en faire un vrai serveur web ? Je sais ce que vous pensez… Ce mec est fou. Et pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Louis Merlin avec son projet Far Computer . Son site tourne littéralement sur un Fairphone 2 posé dans un tiroir, avec PostmarketOS comme système d’exploitation. Le site affiche en temps réel les stats de la machine don

Ce mec héberge son site web sur un vieux smartphone

Par : Korben
26 novembre 2025 à 06:40

Vous avez surement un vieux smartphone qui traîne au fond d’un tiroir, non ? Bah au lieu de le laisser pourrir ou de le balancer à la déchetterie, pourquoi ne pas en faire un vrai serveur web ?

Je sais ce que vous pensez… Ce mec est fou. Et pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Louis Merlin avec son projet Far Computer . Son site tourne littéralement sur un Fairphone 2 posé dans un tiroir, avec PostmarketOS comme système d’exploitation. Le site affiche en temps réel les stats de la machine donc au moment où j’écris ces lignes, 5% de CPU, 280 Mo de RAM utilisés sur 1.8 Go disponibles… C’est presque de la puissance gâchée pour servir quelques pages statiques, mdr.

Ce projet s’inscrit dans cette mouvance du “sustainable computing” où l’idée c’est de donner une seconde vie aux appareils qu’on jette après 2-3 ans alors qu’ils ont encore plein de ressources à offrir. D’ailleurs, PostmarketOS est parfait pour ça puisque c’est une vraie distrib Linux basée sur Alpine, ultra légère, et qui supporte plus de 200 appareils différents, des vos vieux Nokia N900 aux tablettes en passant par les liseuses…

D’ailleurs le guide d’installation dispo sur far.computer/how-to est hyper bien fait si vous voulez vous lancer. En gros vous avez besoin d’un PC Linux (ou une VM), vous installez pmbootstrap, vous flashez le téléphone en mode bootloader, et hop, une fois PostmarketOS installé, vous vous connectez en SSH, vous configurez le WiFi avec nmcli, vous créez votre dossier /var/www/html/, vous lancez httpd et voilà. Votre vieux téléphone est devenu un serveur web.

Alors bien sûr, pour mon site avec son million de visiteurs uniques par mois, ça le ferait moyen et faudrait quand même coller un CDN devant pour encaisser la charge, mais pour un projet perso, un blog à faible trafic, une API interne ou juste pour le plaisir de dire aux inconnus dans la rue, “Hey bonjour, on ne se connait pas mais mon site tourne sur un téléphone”, c’est vraiment cool (et un peu creepy).

Certains vont même plus loin en montant des clusters Kubernetes avec plusieurs vieux smartphones . Quand on sait que ces machins ont souvent des specs supérieures à un Raspberry Pi et qu’ils consomment que dalle en électricité, je me dis qu’il y a vraiment un truc à explorer.

Point important à garder en tête quand même, évitez de laisser le téléphone branché en permanence sur le chargeur car les batteries n’aiment pas trop ça, et ça peut finir en feu de joie improvisé. Idéalement faut virer la batterie si c’est possible ou mettre en place une gestion de charge intelligente.

Le code source du projet Far Computer est dispo sous licence CC BY-NC-SA 4.0 donc vous pouvez vous en inspirer, le modifier, le partager… tant que c’est pas pour du commercial bien sûr et que vous gardez la même licence.

Voilà, vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous avez des vieux smartphones qui prennent la poussière.

  • ✇Korben
  • Docker Manager - Pour gérer vos conteneurs depuis votre smartphone
    Vous vous souvenez de la dernière fois où vous avez dû redémarrer un container Docker en urgence depuis votre téléphone, planqué dans les chiottes du resto un jour de St Valentin ? Le minuscule clavier, la connexion SSH qui rame, les commandes qu’on tape mal parce que l’autocorrect veut absolument transformer “docker ps” en “docker pas”, l’écran trop petit pour lire les logs… Bref, la grosse merde !! Heureusement, Docker Manager débarque pour transformer ce cauchemar en expérience qui fait plais

Docker Manager - Pour gérer vos conteneurs depuis votre smartphone

Par : Korben
17 novembre 2025 à 11:09

Vous vous souvenez de la dernière fois où vous avez dû redémarrer un container Docker en urgence depuis votre téléphone, planqué dans les chiottes du resto un jour de St Valentin ?

Le minuscule clavier, la connexion SSH qui rame, les commandes qu’on tape mal parce que l’autocorrect veut absolument transformer “docker ps” en “docker pas”, l’écran trop petit pour lire les logs… Bref, la grosse merde !!

Heureusement, Docker Manager débarque pour transformer ce cauchemar en expérience qui fait plaisir aux yeux. C’est une app Android qui gère vos containers Docker à distance, et c’est tellement bien foutu que vous allez enfin arrêter d’ouvrir votre laptop n’importe où juste pour faire un simple restart.

C’est vrai que faire du SSH depuis un smartphone, ça a toujours été possible. Y’a même plein d’apps terminal mobiles, de clients fait pour ça, même des bidouilles pour se connecter à vos serveurs. Mais “possible” et “agréable”, c’est pas vraiment la même chose.

Grâce à Docker Manager ce sera donc possible ET agréable ! Vous gérez déjà Docker, vous connaissez déjà les commandes, vous savez ce que vous faites mais au lieu de vous faire taper des commandes dans un terminal de 5 pouces, l’app vous offre une interface utilisateur carrée avec des boutons, des statistiques en temps réel, des logs lisibles, et même un shell interactif quand vous en avez vraiment besoin !

Vous connectez donc vos serveurs via SSH (mot de passe ou clé, comme d’hab), et hop, vous aurez accès à tout. Start/stop/restart de containers, inspection des images, gestion des volumes et des networks, stats CPU/RAM en direct… Tout ce que vous feriez normalement en SSH, mais sans vous arracher les yeux sur un terminal mobile.

Autre truc sympa, l’app supporte plusieurs serveurs, donc vous pouvez switch entre votre VPS perso, votre homelab, et votre serveur de prod en deux tapotages ^^. Elle gère aussi les VPN comme Tailscale, donc si vos serveurs sont derrière un réseau privé, pas de problème. Elle propose même des thèmes light/dark, parce que oui, même en pleine nuit à 3h du matin quand un container plante, vous avez le droit à votre petit confort visuel.

L’app supporte aussi Podman. Vous configurez juste votre CLI Docker custom, et ça marche ! Et en plus, c’est open source ! Vous pouvez même faire du cleanup système pour virer les images et containers qui traînent histoire de faire un peu de ménage.

L’app est dispo sur le Play Store et sur GitHub pour ceux qui veulent build depuis les sources ou juste regarder le code. Testez, vous verrez, ça change la vie.

Merci à Friendly_0day pour le partage !

  • ✇Korben
  • Nativemind - IA 100% locale dans votre navigateur web
    Vous payez 20 balles par mois pour que ChatGPT vous dise “bonjour” ? Vous attendez 5 secondes qu’une réponse revienne du cloud d’Anthropic ? Vous avez l’impression de louer votre intelligence artificielle comme vous louiez vos MP3 sur iTunes à la grande époque ? Et bien j’ai une excellente nouvelle qui va vous plaire !! Il existe une extension de navigateur qui fait tourner de l’IA en local, sur votre machine, sans envoyer un seul octet dans le cloud. Ça s’appelle NativeMind et c’est du 100% loc

Nativemind - IA 100% locale dans votre navigateur web

Par : Korben
13 octobre 2025 à 10:40

Vous payez 20 balles par mois pour que ChatGPT vous dise “bonjour” ? Vous attendez 5 secondes qu’une réponse revienne du cloud d’Anthropic ? Vous avez l’impression de louer votre intelligence artificielle comme vous louiez vos MP3 sur iTunes à la grande époque ?

Et bien j’ai une excellente nouvelle qui va vous plaire !! Il existe une extension de navigateur qui fait tourner de l’IA en local, sur votre machine, sans envoyer un seul octet dans le cloud. Ça s’appelle NativeMind et c’est du 100% local.

Vous installez l’extension sur Chrome, Firefox, Brave ou Edge, vous installez Ollama ou vous utilisez WebLLM directement dans le navigateur. Ensuite, vous téléchargez un modèle (DeepSeek, Qwen, Llama, ce que vous voulez) et c’est tout. Vous avez maintenant votre IA personnelle qui tourne sur votre laptop sans rien demander à personne, et accessible directement sur votre navigateur.

Le projet est open-source sous licence AGPL v3.0 et NativeMind supporte deux backends : Ollama, qui est recommandé si vous voulez de vraies performances et un contrôle total sur vos modèles ou WebLLM si vous voulez juste tester sans installer quoi que ce soit, directement dans le navigateur via WebAssembly.

Ollama c’est donc clairement la meilleure option. Vous lancez le serveur en local, il expose une API, et NativeMind s’y connecte. Vous pouvez faire tourner DeepSeek, qui est gratuit et open-source, et avoir des performances comparables à GPT-4, sans payer un centime de plus !

Vous pouvez ensuite lui demander de résumer n’importe quelle page web, de traduire un texte en gardant la mise en page intacte, d’analyser un PDF ou une image et même d’écrire pour vous !! Il est également capable de faire des tâches multi-étapes comme un agent le ferait.

Bref, tout ce que fait ChatGPT, mais sans que vos prompts partent sur les serveurs de Sam Altman.

Alors c’est moins immédiat que ChatGPT, je vous l’accorde et faut installer des trucs, mais une fois que c’est en place, vous êtes tranquille et surtout y’a pas de limite en terme de tokens ou de forfait… Puis vos données ne s’échappent pas.

Voilà, donc si vous voulez utiliser un peu d’IA pour comprendre des trucs sur des pages web, reformuler des mails que vous envoyez, générer des tweets à partir d’un contenu…etc, Nativemind est fait pour vous ! C’est largement suffisant pour des besoins d’IA classiques.

Rendez-vous sur le dépôt Github pour plus d’infos et sur le site officiel pour télécharger les extensions.

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  • YouTube s'attaque au self-hosting de Jeff Geerling
    Vous avez toujours rêvé de monter votre propre serveur multimédia à la maison ? Eh bien ne le dites surtout pas dans votre prochaine vidéo, car YouTube a décidé que c’était carrément dangereux ! Jeff Geerling, une légende du DIY tech sur Raspberry Pi, vient en effet de se faire dégommer sa deuxième vidéo par les bots de modération de YouTube. Son crime ? Expliquer comment installer LibreELEC sur un Pi 5 pour regarder ses propres films en 4K. Oui, vous avez bien lu !! Apprendre à lire ses propres

YouTube s'attaque au self-hosting de Jeff Geerling

Par : Korben
7 juin 2025 à 08:29

Vous avez toujours rêvé de monter votre propre serveur multimédia à la maison ? Eh bien ne le dites surtout pas dans votre prochaine vidéo, car YouTube a décidé que c’était carrément dangereux ! Jeff Geerling, une légende du DIY tech sur Raspberry Pi, vient en effet de se faire dégommer sa deuxième vidéo par les bots de modération de YouTube.

Son crime ? Expliquer comment installer LibreELEC sur un Pi 5 pour regarder ses propres films en 4K. Oui, vous avez bien lu !! Apprendre à lire ses propres médias, c’est maintenant considéré comme du “contenu dangereux” !

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