Si vous êtes du genre à voir la gerboule dans des casques de réalité virtuelle, alors désolé, cette news n'est pas pour vous. En effet, y a un gars passionné qui s'est dit que ce serait cool d'adapter des jeux vidéo rétro en réalité virtuelle.
Le type a donc développé un rendu VR basé sur le standard OpenXR pour des jeux comme Super Mario 64 Co-op DX, Mario Kart 64, et Dr Robotnik Ring Racers. Pour cela, il a utilisé un standard ouvert commun aux Runtimes VR qui s'appelle OpenXR. Pour que le ren
Si vous êtes du genre à voir la gerboule dans des casques de réalité virtuelle, alors désolé, cette news n'est pas pour vous. En effet, y a un gars passionné qui s'est dit que ce serait cool d'adapter des jeux vidéo rétro en réalité virtuelle.
Le type a donc développé un rendu VR basé sur le standard OpenXR pour des jeux comme Super Mario 64 Co-op DX, Mario Kart 64, et Dr Robotnik Ring Racers. Pour cela, il a utilisé un standard ouvert commun aux Runtimes VR qui s'appelle OpenXR. Pour que le rendu soit fou dans le casque, le jeu entier est calculé une fois par oeil. Comme ça, au lieu d'être un simple écran à plat qui flotte devant vous, c'est un univers 3D bien immersif.
Tout ça est dispo sur son site et open source, et Ring Racers propose même quatre modes de vue, dont un diorama qui réduit tout le circuit à une maquette au-dessus de laquelle vous pouvez rouler.
Et alors, son petit dernier, il est incroyable ! C'est Sonic Robo Blast 2 dont voici la démo :
Alors moi j'ai pas eu la chance d'être élevé dans la team Sega quand j'étais plus jeune mais je sais que parmi vous il y a des gros fans de Sonic. Et quand je vois ce jeu revisité qui reprend exactement le jeu d'origine pour y jouer en 3D, ça me fait grave envie même si je sais que je n'aurai pas la patience d'avoir le museau au chaud pendant des heures à l'intérieur d'un casque de VR beaucoup trop lourd pour moi.
À côté de ces portages, il construit également son propre moteur 3D. Ça s'appelle Multiverse Engine et c'est conçu pour faire tourner Multiverse, un jeu d'exploration dimensionnelle prévu pour écran standard et en VR, où l'on voit tout à travers une caméra de type
found footage
qui respire, tangue et attrape des morceaux du monde suivant comme des parasites de VHS.
Rien de compliqué mais surtout des tonnes de références assumées à la SF de l'âge d'or, aux liminal spaces, aux Backrooms et au No Man's Sky d'avant sa sortie. Le jeu a démarré sous Unreal Engine 5 avant qu'il ne juge le plafond du moteur trop bas, d'où ce moteur maison écrit de zéro en C++ et Direct3D 12, avec son propre rendu et son propre éditeur.
Et sa petite obsession à lui, ce sont les failles dans le jeu (pas les failles de sécurité hein, les vraies failles au sens géologique du terme). C'est pourquoi quand une déchirure s'ouvre dans le décor, le monde derrière est calculé en direct, avec sa lumière, son brouillard et son ciel, au lieu d'être une image plaquée.
Attention quand même à la confusion, parce qu'il y a un autre Multiverse qui existe et qui est un projet No Man's Sky, sans rapport avec le jeu ci-dessus.
En tout cas, ce gars est trop fort et son prochain chef-d'œuvre, ce sera Star Fox 64 en VR dont le dev a déjà commencé. Je vous invite vraiment à vous abonner à
son compte GitHub
et à suivre régulièrement
son site web
.
Si vous avez eu la chance d'avoir, plus jeune, une Nintendo 64, mais que malheureusement celle-ci est cassée et qu'il ne vous reste plus que les cartouches, la question qui va se poser à vous aujourd'hui c'est de savoir si ça vaut le coup d'investir 248,95 € pour la remettre en route !
Et comment on fait ça ? Hé bien avec la
ModRetro M64
qui est une console neuve qui lit ces cartouches d'origine et envoie l'image en HDMI. Elle détecte la définition de l'écran et sort en 720p, 108
Si vous avez eu la chance d'avoir, plus jeune, une Nintendo 64, mais que malheureusement celle-ci est cassée et qu'il ne vous reste plus que les cartouches, la question qui va se poser à vous aujourd'hui c'est de savoir si ça vaut le coup d'investir 248,95 € pour la remettre en route !
Et comment on fait ça ? Hé bien avec la
ModRetro M64
qui est une console neuve qui lit ces cartouches d'origine et envoie l'image en HDMI. Elle détecte la définition de l'écran et sort en 720p, 1080p, 1440p ou 4K à 60 images par seconde, avec des filtres CRT et des scanlines en option pour ceux qui préfèrent le grain d'époque. Et surtout, aucun ROM à mettre là-dedans, c'est bien votre cartouche physique qui tourne.
Dedans, il y a une puce FPGA signée AMD, et pas un émulateur. Cela permet de reconstruire exactement le circuit pour lequel ce jeu a été écrit, sans l'émuler. Mise au point par Palmer Luckey, le co-fondateur d'Oculus, cette machine démarre en moins de 5 secondes et fonctionne avec n'importe quelle cartouche, qu'elle soit PAL, NTSC ou japonaise, même si la base de compatibilité que ModRetro met en ligne pour vérifier un titre précis ne couvre que les sorties nord-américaines.
De plus, l'Expansion Pak et le Controller Pak sont intégrés au boîtier, donc plus besoin de chasser les modules d'époque pour les jeux qui les réclamaient. Les 4 ports acceptent aussi les manettes N64 d'origine, si vous les avez encore.
Après comme dirait Yoda, une autre voie existe toujours si vous tenez à votre vraie console et qu'elle marche encore (Je sais, Yoda n'a jamais dit ça, mais osef ^^). Par exemple, un scaler comme le
PixelFX Morph 2K
récupèrera le signal analogique sans souci et le ressortira en HDMI propre, sans rien avoir à remplacer.
Le FPGA n'a rien de neuf dans le rétrogaming.
La Game Bub dont je vous ai parlé
s'en sert pour la Game Boy, et sur des machines simples, ça marche très bien.
La N64 a la réputation d'être la console la plus retorse à reproduire et je vous avoue que j'en fait justement les frais en ce moment avec mon outil de recompilation. Je pense que je vais la mettre de côté, parce que je n'avance pas.
Voilà, si vos cartouches dorment quelque part et que vous avez du pognon à pas savoir qu'en faire, cette machine les rejouera vraiment, PAL comprises. Après aucun développeur ne l'a passée au banc de tests donc la fidélité annoncée... reste une annonce.
Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à
récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles
. Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît.
C'est un modèle E, le d
Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à
récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles
. Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît.
C'est un modèle E, le dernier de la gamme, sorti à peu près au moment de la
Xbox One
. Malheureusement, ce verrou lui interdit tout ce qui dépasse la classification E, soit l'équivalent américain du tout public. Par exemple, le jeu Rock Band Blitz est classé T, donc bloqué. Autrement, dans cette console, il n'y a pas de disque dur, il n'y a aucun profil qui a été enregistré. Et il n'y a absolument rien à récupérer de l'ancien proprio. Voilà, il y a juste le code PIN et c'est tout.
Alors évidemment première tentative, la question secrète de récupération. "Quel est votre plat préféré ?" Il tape pizza, puis burger, puis chicken mais aucun ne passe...
Deuxième tentative, le code de réinitialisation d'usine planqué dans les menus. Il va donc dans les paramètres de la console où se trouvent les informations système. Il faut alors enchaîner une autre combinaison secrète de 6 boutons toujours identiques (gâchette gauche, gâchette droite, X, Y, bumper gauche, bumper droit) suivi de 4 pressions supplémentaires qui, elles, changent d'une console à l'autre. eWastelander programme alors les combinaisons en macros sur une manette 8BitDo, branchée via un adaptateur Brook Wingman et déroule toute la liste. Mais RIEN !
Mais il ne se laisse pas battre par le désespoir et amorce une troisième tentative : l'exploit logiciel bad update, qui se lance sur une console de série sans avoir à l'ouvrir et donne accès à une appli homebrew capable d'afficher le code en clair. Cet exploit ne se déclenche que depuis 2 jeux, Tony Hawk's American Wasteland et Rock Band Blitz. Sauf que, comme je vous le disais, Rock Band Blitz est classé T, et le verrou le bloque. Il bascule alors sur un autre exploit nommé bad avatar, mais la console freeze ! Quel enfer ! Comme cette 360 n'a aucun stockage interne, et que l'exploit réclame un disque dur ou une unité mémoire pour fonctionner, bah ça plante.
Restait la méthode "officielle", telle que décrite sur wiki Console Mods. Cela consiste à enregistrer la console sur son compte Microsoft puis à demander un reset du code, ou appeler le support qui le communique. Mais ce même wiki précise que la méthode "aurait été abandonnée d'après les retours négatifs, mais reste ici pour mémoire". Bref, y'a plus personne au comptoir !
Sa dernière option, qui se présente à lui, un peu comme la solution de la dernière chance, c'est d'effectuer un brute force sur la console. Et ça tombe bien parce qu'un autre dev surnommé Agent24 avait repris en janvier 2020 le code d'un autre bidouilleur (écrit à la base pour Arduino) puis adapté au Teensy.
Le Teensy, si vous ne connaissez pas, c'est une carte qui se fait passer pour un clavier USB et tape les combinaisons une par une. Cela représente 10 000 possibilités pour un code à 4 chiffres, soit entre une seconde et 17 heures selon la chance qu'on a. eWastelander coupe alors l'extinction automatique, laisse la carte tourner, et se barre...
5 heures après, il revient voir ce qu'il en est et, oh magie, sa console est déverrouillée !!
Bravo. Encore une fois, le brut de force a triomphé et ça ne date pas d'hier puisqu'en 2013, déjà,
je vous parlais
d'un bricoleur qui cassait le code PIN d'un GPS Garmin avec un Arduino et un vieux scanner, sur exactement le même nombre de combinaisons que pour la Xbox.
Et voilà comment ressusciter une console qu'on croyait perdue pour toujours à cause d'un simple code de contrôle parental !
La carte graphique minimum dont on a besoin pour émuler une PS3 est sortie... après la PS3. C'est AniLeo et kd-11, de l'équipe
RPCS3
, qui viennent de descendre le minimum officiel de l'émulateur à la Radeon HD 2900 XT, sortie en mai 2007. La PS3, elle, arrivait en France en mars de la même année.
Certes, c'est moins de deux mois d'écart mais pour émuler une console, en général, on a besoin de matériel largement postérieur.
RPCS3 accepte donc maintenant les Radeon HD 2000, 3000 et
La carte graphique minimum dont on a besoin pour émuler une PS3 est sortie... après la PS3. C'est AniLeo et kd-11, de l'équipe
RPCS3
, qui viennent de descendre le minimum officiel de l'émulateur à la Radeon HD 2900 XT, sortie en mai 2007. La PS3, elle, arrivait en France en mars de la même année.
Certes, c'est moins de deux mois d'écart mais pour émuler une console, en général, on a besoin de matériel largement postérieur.
RPCS3 accepte donc maintenant les Radeon HD 2000, 3000 et 4000, la première génération TeraScale d'ATi. Le plancher précédent, c'était la HD 5550. Deux conditions quand même : ça ne marche que sous Linux, avec le pilote libre Mesa r600. Windows reste dehors, le vieux pilote d'AMD étant trop bancal pour l'émulateur.
Maintenant, ce qui bloquait vraiment n'était pas la puissance. L'émulateur tenait pour acquis que toutes les cartes qu'il supporte savent faire un certain type d'écriture en mémoire. Ces vieilles Radeon ne savent pas, et personne n'avait prévu le cas, alors l'affichage plantait dès le démarrage, sur un pointeur nul... snif. Le correctif consiste donc à vérifier si la carte sait le faire, et à s'en passer quand ce n'est pas le cas. Et voilà, une pull request plus tard et c'était du tout bon pour la Radeon HD 2900 XT !
Reste que la plus musclée de ces vieilles puces, la HD 4890 de 2009 avec son gigaoctet de mémoire, donne des résultats à géométrie très variable. Sur les captures de l'équipe, OutRun Online Arcade tourne entre 52 et 59 fps, et Metal Gear Solid HD Collection oscille entre 45 et 60 selon la densité de la scène. Jusque-là, ça va.
Par contre, la démo de FIFA 08 tombe à 15 fps, et le jeu Rain à 15 aussi, et là c'est la cata. Cette HD 4890 est pourtant plusieurs fois plus puissante que le RSX, la puce graphique de la PS3, mais ça ne suffit pas, parce que l'émulateur lui refile du boulot que la console ne lui demandait pas, comme décoder les textures à la place du processeur. Et surtout, parce que la mémoire n'est pas rangée pareil.
Sur PS3, la mémoire vidéo et la mémoire système sont bien deux réservoirs séparés, sauf que les jeux ont le droit de piocher directement dans les deux. Tout est à portée de main. Sur PC, les deux sont vraiment cloisonnés, du coup l'émulateur passe son temps à recopier les données de l'un vers l'autre.
En descendant dans la gamme, la sanction est immédiate. La HD 3870 doit tomber à 273p, l'équivalent d'une PSP, pour afficher les jeux les plus simples. La HD 2600 XT, elle, plafonne à 12,9 fps sur Portal à cette même définition. Bref, ça ne sert plus à rien de descendre plus bas, celle-là est carrément plus faible que la puce de la console qu'elle est censée émuler.
Côté manipulation, il faut mentir au pilote. Ces cartes annoncent une version d'OpenGL trop ancienne, et l'émulateur refuse de démarrer tant qu'il la voit. Deux variables d'environnement au lancement suffisent à lui faire croire le contraire :
Et si ça plante encore, l'équipe conseille de basculer le réglage Shader Mode sur "Legacy Recompiler".
Je vous parlais de RPCS3 en 2021
quand il servait surtout à rendre les vieux jeux plus beaux avec le FSR d'AMD et voilà maintenant qu'il sait les faire tourner sur du matériel de leur époque.
Le billet de l'équipe
, que je vous invite à lire, détaille les réglages et les résultats carte par carte. Si vous avez une TeraScale au fond d'un placard, vous savez quoi en faire.
Vous tapez dans votre terminal ssh late.sh et c'est tout. Votre clé SSH fait alors office de carte de membre et vous voilà dans un salon peuplé de gens qui tapent sur leur clavier depuis un peu partout sur la planète. C'est ce qu'a imaginé Mateusz Piórowski, un dev polonais, qui a passé ces derniers mois à ressusciter le BBS.
Vous atterrissez dans THE LATE BAR, un vrai décor en ASCII où vous marchez en utilisant les flèches du clavier ou les touches hjkl. Vous vous asseyez avec s, vous faites co
Vous tapez dans votre terminal ssh late.sh et c'est tout. Votre clé SSH fait alors office de carte de membre et vous voilà dans un salon peuplé de gens qui tapent sur leur clavier depuis un peu partout sur la planète. C'est ce qu'a imaginé Mateusz Piórowski, un dev polonais, qui a passé ces derniers mois à ressusciter le BBS.
Vous atterrissez dans THE LATE BAR, un vrai décor en ASCII où vous marchez en utilisant les flèches du clavier ou les touches hjkl. Vous vous asseyez avec s, vous faites coucou avec w, et la touche i ouvre la ligne de saisie pour parler. Y'a un barman, un jukebox, un salon à côté, des habitués affalés aux tables et une porte mystérieuse marquée DOORS...
THE LATE BAR, vu depuis la démo web en lecture seule de late.sh
Le reste du club tient dans le même terminal avec une radio qui tourne en fond, un tableau ASCII collaboratif dont chaque case garde le nom de qui l'a peinte, des profils pour dire sur quoi vous bossez, un fil de news et une arcade avec 2048, sudoku, nonogrammes et solitaire. Il y a même un bonsaï qui pousse pendant que vous codez.
Mais je reviens un peu sur cette porte mystérieuse dont je vous parlais juste avant… Derrière se cachent ce qu'on appelle les door games. Pour les moins de 40 ans, dans les années 90, un "door" c'était le jeu externe qu'un BBS lançait pour vous, le temps de votre session. C'était le cœur social de ces machines, et si vous voulez goûter un peu à l'ambiance de l'époque,
l'opération Sundevil
vous en donnera un bon aperçu. Le bien inspiré Piórowski les a donc remis en ligne ! Et ce sont les vrais, hein, pas des remakes.
On y trouve par exemple NetHack, Dope Wars, Dungeon Crawl Stone Soup ou encore Usurper. Chaque jeu a sa crate Rust dédiée qui lance le vrai binaire Unix sur un PTY et vous le proxifie dans votre session SSH.
Vous pouvez également faire tout tourner chez vous en clonant le dépôt puis en faisant un make start, puis vous connecter en ssh localhost -p 2222. Un CLI compagnon gèrera alors la lecture audio en local avec un visualiseur synchronisé.
Côté vie privée, sachez que le serveur garde l'empreinte de votre clé, et pas la clé publique entière, et vos scores comme vos messages n'y sont rattachés que par cette empreinte. Il n'y a aucun log d'IP ni d'analytics mais si vous restez méfiant vous pouvez générer une clé jetable et vous connecter avec :
Après c'est pas l'open, source, puisque le code est publié sous licence FSL-1.1-MIT. Vous pouvez donc lire, auditer, modifier, forker et contribuer, mais pas monter un service public concurrent. Quoi qu'il en soit, chaque version bascule ensuite sous licence MIT, 2 ans après sa sortie. Piórowski assume ça très bien et le documente dans son dépôt.
L'autre limite, c'est la taille car toute l'infra tourne sur un seul nœud Kubernetes plafonné à 1000 connexions simultanées, donc autant dire que le service va rapidement être victime de son succès
Maik Klotz, un développeur allemand, a sorti une app menu bar qui repeint votre Mac aux couleurs de Snow Leopard, System 6, Windows 98 ou encore BeOS. Elle s'appelle
RetroMac
et elle ne touche pas une ligne de votre système, donc pas de risques de tout casser.
Le catalogue des thèmes couvre à peu près tout ce qui nous a fait vieillir : le System 6 de 1988 en noir et blanc 1 bit avec ses barres de titre à rayures et sa police Chicago, Mac OS 9 et son Control Strip, l'Aqua bleu bonb
Maik Klotz, un développeur allemand, a sorti une app menu bar qui repeint votre Mac aux couleurs de Snow Leopard, System 6, Windows 98 ou encore BeOS. Elle s'appelle
RetroMac
et elle ne touche pas une ligne de votre système, donc pas de risques de tout casser.
Le catalogue des thèmes couvre à peu près tout ce qui nous a fait vieillir : le System 6 de 1988 en noir et blanc 1 bit avec ses barres de titre à rayures et sa police Chicago, Mac OS 9 et son Control Strip, l'Aqua bleu bonbon de 2001, le Snow Leopard de 2009, Windows 98, Windows XP et même BeOS. Chaque thème embarque son dock d'époque, ses curseurs, ses icônes et son écran de démarrage animé.
Les économiseurs d'écran sont de la partie aussi, un par thème avec 3D Pipes, FlowerBox, Flying Toasters, Flurry. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, c'est que vous êtes trop jeune. Vous en avez de la chance !!
Par-dessus, y'a une trentaine de shaders qui simulent les vieilles dalles : CRT Royal, Sony Trinity, NTSC Composite, VHS, VCR, Game Boy. Vous pouvez les balancer en plein écran, sur un seul moniteur si vous en avez plusieurs, ou sur une seule fenêtre.
Le shader CRT Royal, scanlines et bombement d'écran compris
Le truc auquel je ne m'attendais pas, c'est la caméra virtuelle. RetroMac s'expose également comme une webcam système donc vous débarquez en réunion Zoom, Meet ou Teams avec une tête de VHS mal rembobinée. Effet garanti !! lol.
Et comme RetroMac se contente de peindre un shader par-dessus ce qui est déjà à l'écran, vos apps, vos fichiers et vos réglages système restent totalement intacts, donc c'est sans risques.
Après les thèmes, eux, modifient bel et bien des réglages du dock, de la barre de menus, des icônes du bureau et du fond d'écran, mais c'est rien d'irréversible. Et surtout RetroMac embarque un Health check et un bouton de restauration qui remet tout en place en un clic
Et le rythme de dev est assez dingue puisque le dépôt date du 22 mai et il en est déjà à sa dix-neuvième version. La 2.2, sortie il y a deux jours, ajoute Warcraft I et II qui tournent nativement sur le moteur open source
Stratagus
, avec le shader CRT qui se pose par-dessus le jeu.
Après le reste, c'est carré de chez Carré, il y a un binaire universel Intel et Apple Silicon. Et côté tarifs, tous les thèmes, tous les curseurs et une vingtaine de shaders sont gratuits. Après il y a un mode pro qui coûtera 8,88 euros une fois pour toutes et ajoutera le shader webcam et le fond d'écran animé.
Autrement, il n'y a pas d'abonnement. Et les sources sont sous
GitHub
sous licence GPL 3.0 avec même les fonctions payantes dedans. Donc c'est plutôt très ouvert mais pas encore complètement libre.
J'avais déjà parlé de
ShaderBeam
pour retrouver la netteté du CRT sur un écran moderne, d'
Infinite Mac
pour glisser un vieux Mac dans une page web, et du
Virtual OS Museum
et ses 1700 systèmes mais RetroMac la joue autrement, puisqu'il ne vous colle pas un vieil OS dans une fenêtre, mais déguise celui dont vous vous servez ;).
Voilà, si l'idée de faire booter votre M4 comme un Mac de 2001 vous amuse, c'est
par ici
. Et le jour où ça vous saoule, un clic et tout revient en place.
Y'a un moddeur de génie, Dryxio, qui vient de réussir un truc que Rockstar n'a jamais osé faire : Faire tourner GTA III et Vice City en entier, à l'intérieur de GTA San Andreas. Ouèp, les deux jeux complets, avec leur mode histoire, leurs sauvegardes et leurs réglages !
Dans San Andreas, CJ peut allumer la télé de sa baraque sur Grove Street, ou une borne d'arcade, et hop, une partie de GTA III ou de Vice City se lance. Chaque jeu tourne comme un moteur séparé injecté dans le processus de San An
Y'a un moddeur de génie, Dryxio, qui vient de réussir un truc que Rockstar n'a jamais osé faire : Faire tourner GTA III et Vice City en entier, à l'intérieur de GTA San Andreas. Ouèp, les deux jeux complets, avec leur mode histoire, leurs sauvegardes et leurs réglages !
Dans San Andreas, CJ peut allumer la télé de sa baraque sur Grove Street, ou une borne d'arcade, et hop, une partie de GTA III ou de Vice City se lance. Chaque jeu tourne comme un moteur séparé injecté dans le processus de San Andreas. Du coup vous vous retrouvez avec 3 villes, Liberty City, Vice City et San Andreas, empilées dans une seule fenêtre.
Ça marche grâce à re3 et reVC, deux projets qui réimplémentent les moteurs de GTA III et Vice City. Des fans ont passé des années à les reconstruire par rétro-ingénierie, sans jamais toucher au binaire officiel de l'éditeur. Petit détail qui compte, le mod ne fournit pas les jeux, il vous faut vos propres fichiers de GTA III et Vice City pour que ça tourne. L'idée de faire cohabiter les différents GTA n'est pas neuve d'ailleurs,
j'en parlais déjà en 2011
avec Vice City porté sur le moteur de GTA IV.
Et là, le dernier délire de Dryxio c'est donc de faire tourner Vice City à l'intérieur de GTA III, lui-même tournant dans San Andreas. Un jeu dans un jeu dans un jeu, rendu sur une seule texture de télé in-game. Après cette version poupées russes ressemble pour l'instant à une démo vidéo virale, et pas à un mod que vous allez télécharger et lancer ce soir. On verra si ça sort un jour.
En 2021, Take-Two avait dégainé un DMCA pour faire disparaître le projet Re3 de GitHub. Et voilà que 5 ans plus tard, le même moteur ressuscite à l'intérieur du propre jeu de Rockstar ! Mais quel troll ! D'ailleurs Dryxio n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il maintient aussi un
fork de Multi Theft Auto
, un autre projet que Take-Two a longtemps eu dans le viseur. San Andreas a beau dater de 2004,
il refait régulièrement parler de lui
, plus souvent parfois que des jeux sortis l'an dernier ^^.
Bref, si le retrogaming GTA vous parle, allez jeter un œil aux
démos
.
Alors ça, c'est un sacré morceau qui va ravir tous les fans de rétro gaming ! Patchzy, le dev de
Wheel Wizard
(le launcher de Retro Rewind), vient d'annoncer Mario Kart Wii compiled, ce qu'il présente comme le premier jeu Wii recompilé en natif pour PC. Pas émulé, hein recompilé. Et vous allez voir pourquoi c'est mieux !
alors pour le moment c'est pas encore dispo, mais c'est une annonce qui est faite en amont de la sortie en bêta qui aura lieu au mois d'août. Cette version de Mar
Alors ça, c'est un sacré morceau qui va ravir tous les fans de rétro gaming ! Patchzy, le dev de
Wheel Wizard
(le launcher de Retro Rewind), vient d'annoncer Mario Kart Wii compiled, ce qu'il présente comme le premier jeu Wii recompilé en natif pour PC. Pas émulé, hein recompilé. Et vous allez voir pourquoi c'est mieux !
alors pour le moment c'est pas encore dispo, mais c'est une annonce qui est faite en amont de la sortie en bêta qui aura lieu au mois d'août. Cette version de Mario Kart est la première recompilation statique d'un jeu Wii. L'avantage de la recompilation, c'est qu'on peut lui ajouter de nouvelles fonctionnalités et il y aura notamment du jeu en ligne, de la 4K (avec les textures de 2008 dedans par contre...), un framerate débloqué, ainsi qu'un support optionnel de Retro Rewind, ce qui lui apportera plus de 200 circuits.
On a donc une date et on a donc cette vidéo qui va vous mettre l'eau à la bouche :
La recompilation statique, pour faire simple, ça prend le code machine du jeu et ça le retraduit en programme natif pour votre PC. Pas de couche d'émulation qui fait tourner une Wii fantôme en arrière-plan, juste un exécutable que vous lancez comme n'importe quel jeu Steam.
La scène sait faire ça sur N64 depuis un moment, et c'est comme ça que
Banjo-Kazooie a atterri sur PC en 4K
, et quelques projets s'y sont collés sur Xbox 360. Pour ma part, moi je suis en train de coder une espèce de recompilateur universel qui supportera plein de consoles différentes, mais c'est pas encore prêt et je sais pas encore si je mettrai ça sous licence libre ou si ce sera juste un binaire pour mes Patreons. On verra bien, c'est pas fini, et je prends mon temps mais c'est un petit peu mon passe-temps du moment.
Au moment où j'écris cet article, je suis en train de bosser sur la recompilation de l'ensemble des jeux N64 :
Après sur Wii, le terrain n'était pas complètement vierge non plus, puisque DolRecomp, un recompilateur statique GameCube et Wii, traîne sur GitHub depuis le mois de juin. Alors pourquoi est-ce qu'on s'excite tous si on peut déjà faire tourner Mario Kart Wii nickel sous Dolphin depuis des années ?
Eh bien parce que comme je vous le disais, en théorie, un binaire natif, déjà ça vous épargne tous les problèmes liés à l'émulation, je pense à la surcharge que ça peut engendrer sur les petites configs ou les petits lags, ce genre de choses.
Puis en plus ça peut permettre de supporter par exemple des mods. Je pense à Retro Rewind évidemment, mais pourquoi pas aussi implémenter des nouvelles fonctionnalités dans le jeu. Et puis ça suivra les évolutions de votre machine sans que vous ayez à vous traîner un émulateur... C'est ça qui rend par exemple la
recompilation PC d'Animal Crossing
intéressante.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'avec Patchzy, ça va être du lourd ! En plus, comme Nintendo vient d'annoncer
la fin des serveurs de Mario Kart Tour
pour le 29 septembre, cette bêta d'août va pouvoir prendre le relais donc ça c'est super cool !!
Après côté légal, le projet ne distribue aucun asset Nintendo, ce sera donc à vous de fournir votre propre ROM. On verra bien si ça empêche Nintendo de dégainer ses avocats...
DOOM tourne aujourd'hui sur presque tout, d'un frigo connecté à une calculatrice, et chaque année quelqu'un ajoute une machine encore plus improbable à la liste. Il restait pourtant une exception qui résistait, la Neo Geo, la console d'arcade de SNK des années 90. Elle coûtait le prix d'un petit salaire à l'époque, et elle passait quand même pour incapable de faire tourner le jeu de tir culte de id Software.
Le plus curieux, c'est que ce n'était pas une question de puissance. Son
DOOM tourne aujourd'hui sur presque tout, d'un frigo connecté à une calculatrice, et chaque année quelqu'un ajoute une machine encore plus improbable à la liste. Il restait pourtant une exception qui résistait, la Neo Geo, la console d'arcade de SNK des années 90. Elle coûtait le prix d'un petit salaire à l'époque, et elle passait quand même pour incapable de faire tourner le jeu de tir culte de id Software.
Le plus curieux, c'est que ce n'était pas une question de puissance. Son processeur et sa puce graphique étaient très corrects pour leur temps. Le problème venait de sa mémoire, à peine 64 kilo-octets, alors qu'une simple photo de téléphone en réclame des milliers de fois plus aujourd'hui.
DOOM, dans sa version d'origine, a besoin de beaucoup de mémoire pour dessiner son image point par point avant de l'afficher. La Neo Geo n'a tout simplement pas cette place. C'est pour cette raison qu'une figure connue du rétro-gaming sur YouTube, Modern Vintage Gamer, avait affirmé il y a quelque temps que le jeu ne tournerait jamais dessus.
Un développeur qui se fait appeler Sabino a fini par prouver le contraire. Son projet s'appelle DoomGeo. Au lieu de forcer la console à faire ce qu'elle déteste, il utilise ce qu'elle sait faire de mieux, c'est-à-dire afficher des petits dessins tout prêts à grande vitesse.
Concrètement, il découpe l'image en fines bandes verticales que la console étire en hauteur selon la distance des murs. Le processeur se contente de calculer les distances et d'indiquer quoi afficher, il ne dessine plus chaque point lui-même. Des outils préparent aussi les cartes et les décors du jeu à l'avance, pour que la console n'ait plus qu'à les afficher.
Le résultat n'est pas une simple démonstration technique. On y trouve des murs, des armes, des ennemis, des objets à ramasser, des portes et un vrai système de combat qui fonctionne. Le projet n'est pas encore complet, mais il tourne déjà sur une vraie console, pas seulement sur un émulateur.
Voir tomber la dernière console qui résistait au fameux "ça ne fait pas tourner DOOM", ça montre bien qu'avec assez d'astuce, aucune machine ne tient très longtemps.
Une Atari Jaguar, la console de 1993 qu'Atari vendait comme la première machine 64 bits et que le marché a snobée, vient de booter sous Linux pour la première fois ! Derrière ce hack, un développeur connu sous le pseudo de
Cakehonolulu
, qui a collé un vrai noyau sur le Motorola 68000 de la bécane.
Le 68000 n'a pas de
MMU
, ce circuit qui gère la mémoire virtuelle et dont dépend le Linux que vous faites tourner sur votre PC. Sauf que le noyau embarque depuis toujours une branche pour les puces q
Une Atari Jaguar, la console de 1993 qu'Atari vendait comme la première machine 64 bits et que le marché a snobée, vient de booter sous Linux pour la première fois ! Derrière ce hack, un développeur connu sous le pseudo de
Cakehonolulu
, qui a collé un vrai noyau sur le Motorola 68000 de la bécane.
Le 68000 n'a pas de
MMU
, ce circuit qui gère la mémoire virtuelle et dont dépend le Linux que vous faites tourner sur votre PC. Sauf que le noyau embarque depuis toujours une branche pour les puces qui en sont privées, l'antique
μClinux
, et c'est elle qui fait tout le taf ici.
La Jaguar offre seulement 2 Mo de RAM et jusqu'à 6 Mo de ROM sur la cartouche, du coup Cakehonolulu a coupé le noyau en deux : le code qui ne bouge pas, le .text et le .rodata, reste dans la ROM et s'exécute directement depuis là en XIP, pendant que les données qui changent atterrissent dans les 2 Mo de RAM. Bref, chaque octet compte.
Après, ce n'était pas simple non plus parce que le 68000 ne sait pas lire une donnée qui serait mal alignée en mémoire. Alors que les processeurs modernes savent le faire sans broncher. Et comme le cross-compilateur d'Ubuntu générait quand même ce type de données mal alignées, alors qu'on lui précise bien que la cible c'était un 68000, ça faisait des plantages en cascade.
L'astuce a donc été de recompiler tout le toolchain à la main, puis de bâtir un user space minimal avec BusyBox et uClibc, tout ça en binaire FLAT au lieu du classique format ELF.
Et voilà, la Jaguar affiche maintenant fièrement ses 1,04 BogoMIPS. Soit une puissance de feu qui ferait chialer une calculatrice. Mais bon, elle boote et c'est le principal. Si vous avez encore une Jaguar dans un placard, vous pouvez parfaitement installer ça dessus, puisque
le code est disponible sur GitHub
.
Voilà, c'est assez génial parce qu'en fait, ça montre bien que Linux est vachement résilient. On est en 2026 et pourtant, le support des 68000 est encore présent dans le noyau, et bien vivant même !
Voilà, tant que ce bon vieux noyau gardera tous ses vieux pilotes, eh bien n'importe quelle console oubliée pourra toujours renaître avec un petit terminal dessus. Et ça, je trouve que ça clôt tous les débats sur la conservation et le poids du code legacy dans le kernel.
Un dev anonyme sous le pseudo flyngmt vient de sortir
ACGC-PC-Port
, un portage PC natif d'Animal Crossing sur GameCube. Pas un émulateur hein, le vrai code du jeu qui tourne directement sur votre machine. Si vous avez usé votre GameCube dessus au début des années 2000, votre cœur de rétrogamer va adorer.
Derrière, y'a
ac-decomp
, la décompilation quasi complète du jeu par l'équipe ACreTeam : un boulot de fourmi pour reconstruire le code source C d'origine à partir du binaire, vérifié octet par
Un dev anonyme sous le pseudo flyngmt vient de sortir
ACGC-PC-Port
, un portage PC natif d'Animal Crossing sur GameCube. Pas un émulateur hein, le vrai code du jeu qui tourne directement sur votre machine. Si vous avez usé votre GameCube dessus au début des années 2000, votre cœur de rétrogamer va adorer.
Derrière, y'a
ac-decomp
, la décompilation quasi complète du jeu par l'équipe ACreTeam : un boulot de fourmi pour reconstruire le code source C d'origine à partir du binaire, vérifié octet par octet. flyngmt a recompilé ce code pour x86, puis écrit une moulinette qui retraduit à la volée en OpenGL 3.3 les appels graphiques que le jeu envoyait à la puce de la console via l'API GX. Résultat, le titre de Nintendo s'exécute comme n'importe quel programme Windows.
Il faut bien sûr fournir votre propre ISO, car le repo ne contient ni assets ni assembleur, et seule la version américaine Rev 0 (GAFE01) passe, donc vous jouerez en anglais. Le binaire est Windows uniquement pour l'instant, mais sur Steam Deck il suffit de l'ajouter comme jeu non-Steam et de forcer Proton.
Alors pourquoi s'embêter alors que Dolphin fait tourner le jeu depuis dix ans ? Hé bien parce que Dolphin simule le CPU, le GPU et le DSP de la console, là où ce port exécute le code en direct. Le testeur de XDA a
mesuré 90 fps pour 7 watts
sur son Steam Deck OLED, et la batterie apprécie visiblement.
Vous récupérez au passage la 4K, la VSync, un vrai menu de réglages et les manettes SDL2, et surtout vos sauvegardes GCI et packs de textures HD de Dolphin restent compatibles. Et surtout, votre village de 2004 migre sans rien perdre. La vraie prouesse restant le framerate débloqué... En effet, la logique du jeu était soudée à sa cadence d'affichage, mais flyngmt a converti les fichiers un par un, soit plusieurs centaines, pour les désolidariser. Ça tourne donc maintenant à 60 fps par défaut et grimpe jusqu'à 960 fps.
Les premiers tests étaient bien buggés, Tom Nook disparaissait des nouvelles villes, météo remise à zéro à chaque relance... les patchs de mai et juin ont nettoyé ça, mais on reste en version 0.9. Ah et en bonus, l'émulateur NES embarqué dans le jeu d'origine est de la partie via fixNES : vous chargez vos propres ROMs dans nes_roms/, à condition de posséder l'objet NES en jeu. Je vous avais d'ailleurs raconté comment
extraire les 21 jeux NES cachés
sur le disque.
Reste la question Nintendo... Les projets de décompilation qui ne distribuent aucun asset dorment tranquilles jusqu'ici, comme
Zelda 64 Recompiled
ou
le portage natif de Twilight Princess
, et les avocats de la firme préfèrent taper sur les émulateurs Switch (demandez à Yuzu, 2,4 millions de dollars), donc croisez les doigts !
Vous avez encore une PS3 qui prend la poussière avec des jeux achetés en dématérialisé dessus ?
Alors va falloir vite vous bouger le cul parce que ces sacripants de Sony viennent d'annoncer la fermeture du PlayStation Store sur la PS3 et la PS Vita pour juillet 2027. Et dans la foulée, ils viennent également d'annoncer qu'ils arrêteraient totalement la production de disques physiques en 2028 pour les nouveaux jeux.
Du coup, une bande de joyeux archivistes s'est mise en ordre de bataille pour sau
Vous avez encore une PS3 qui prend la poussière avec des jeux achetés en dématérialisé dessus ?
Alors va falloir vite vous bouger le cul parce que ces sacripants de Sony viennent d'annoncer la fermeture du PlayStation Store sur la PS3 et la PS Vita pour juillet 2027. Et dans la foulée, ils viennent également d'annoncer qu'ils arrêteraient totalement la production de disques physiques en 2028 pour les nouveaux jeux.
Du coup, une bande de joyeux archivistes s'est mise en ordre de bataille pour sauver tout ce qui peut l'être, et c'est l'équipe de
RPCS3
, le principal émulateur PS3, qui mène la charge.
En 2021, je vous parlais déjà de RPCS3 quand il servait surtout à rendre vos vieux jeux PS3 plus beaux avec le FSR d'AMD. Cinq ans plus tard, le même émulateur devient carrément un canot de sauvetage et comme le projet est open source, bah c'est totalement l'esprit d'archiver et conserver ce patrimoine incroyable pour les générations futures de gamers !
Et là-dessus, je pense qu'on ne peut que les soutenir. Alors si vous êtes chaud pour les aider, rendez-vous sur
no-intro.org
, une espèce de base de données communautaire qui joue le rôle de registre communautaire, avec des empreintes d'intégrité (des hashes CRC32, MD5, SHA-1), les tailles de fichiers exactes, les numéros de série et les historiques de révision.
En gros, c'est la liste de courses de la préservation qui dit ce qui a déjà été vérifié et sauvegardé, et surtout ce qu'il serait bon de retrouver fissa avant que ça disparaisse des serveurs pour de bon.
Si vous avez l'un des trésors qu'ils recherchent, vous leur filez votre fichier .pkg dumpé, et il vous dit s'il est corrompu et ce qui manque dedans.
Après y'a surtout le souci des jeux PS3 100% démat qui eux ne sont jamais sortis en boîte (comme tous les bons nerds qui se respectent) et qui une fois le PSN coupé, disparaîtront à jamais !
Et pour cela, y'a pas des masses de temps... Par exemple, c'est prévu pour août 2026 au Mexique, au Honduras et au Nicaragua, avant le reste de l'Amérique latine et au Moyen-Orient plus tard dans l'année. Le reste du monde suivra alors en juillet 2027.
Après Sony nous jure qu'on pourra toujours re-télécharger nos achats "dans un avenir proche", mais j'ai moyen confiance, j'avoue.
En tout cas, toute cette histoire, c'est encore bien la preuve que la démat de jeu, c'est la mort annoncée des anciens titres. Finalement, on n'achète plus vraiment de jeux mais des accès qu'on loue et qui peuvent disparaître à tout moment.
L'
Internet Archive
et les communautés d'archivistes font ce qu'elles peuvent, mais ça reste un petit pansement. Et ça ne risque pas de s'arranger puisque Xbox en prend aussi le chemin. Bref, si vous avez du contenu PS3 dématérialisé auquel vous tenez, c'est le moment de le dumper car après, ce sera trop tard.
Un appareil photo Sony Cyber-shot d'un côté, une Game Boy Advance SP de l'autre, et au milieu un objet qui n'a aucun sens mais qui me plaît bien quand même ! C'est la signature de Hairo Satoh, un modder japonais installé à Yokohama que tout le monde connaît sous le pseudo
retroHAI
. Le gars se fait carrément appeler "Game Boy doctor", et vu ce qu'il sort de son atelier, son diplôme est largement mérité !
Votre navigateur ne supporte pas la lecture de vidéos HTML5. Voici un
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Un appareil photo Sony Cyber-shot d'un côté, une Game Boy Advance SP de l'autre, et au milieu un objet qui n'a aucun sens mais qui me plaît bien quand même ! C'est la signature de Hairo Satoh, un modder japonais installé à Yokohama que tout le monde connaît sous le pseudo
retroHAI
. Le gars se fait carrément appeler "Game Boy doctor", et vu ce qu'il sort de son atelier, son diplôme est largement mérité !
Son dernier objet volant non identifié, c'est donc la moitié basse d'une vraie GBA SP qu'il a greffée sur la coque et l'écran d'un appareil photo compact Sony Cyber-shot. Ce curieux mélange donne une console portable qui ressemble à un appareil photo des années 2000 et j'avoue que je trouve ça très joli.
La cartouche est même brandée "retroHAI" au dos mais le meilleur, ce sont les détails des boutons, issus de l'appareil photo d'origine. Quasiment rien n'a été racheté neuf, et tout est récupéré et détourné !
Après, je vais vous décevoir mais de ce que j'ai pu lire, jouer vraiment là-dessus, c'est une purge. Les boutons ne sont pas bien positionnés sous les doigts, et l'écran du vieux Cyber-shot n'a jamais été pensé pour Street Fighter.
C'est pourri pour les gamers mais beau pour les collectionneurs ! Y'a même des mecs sur Reddit qui lui ont proposé pas mal d'argent pour lui racheter.
retroHAI, lui, n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai. Son mashup le plus connu, c'est une vieille manette de PlayStation de 2001 qu'il a transformé en véritable console portable. Écran à la place du spinner, du microSD, de l'USB-C, deux haut-parleurs, et ça fait tourner des jeux PS1 en émulation comme Resident Evil 3 ou Contra...
Après comme ce sont des exemplaires plus ou moins uniques, faudra le contacter et prier pour qu'il accepte une commande. En attendant, vous pourrez toujours aller vous rincer les yeux en jetant un œil à cette
Wii miniaturisée à l'extrême
, à cette
Game Bub open source
ou à la page
Facebook de Game Boy Doctor
qui ne fait QUE des trucs de dingue.
Banjo-Kazooie est un jeu du studio Rare sorti sur Nintendo 64 en 1998, qui dernièrement
revient un peu sur le devant de la scène
. La communauté des fans le dissèque sous tous les angles depuis des années et pourtant, il en sort encore des surprises !
En effet, le dernier portage sur console de poche vient de cracher 20 pistes musicales inédites, qui étaient apparemment bien planquées dans les fichiers depuis un quart de siècle.
La coupable ?
L'
HyperMegaTech Super Pocket Rare Edition
(lien affi
Banjo-Kazooie est un jeu du studio Rare sorti sur Nintendo 64 en 1998, qui dernièrement
revient un peu sur le devant de la scène
. La communauté des fans le dissèque sous tous les angles depuis des années et pourtant, il en sort encore des surprises !
En effet, le dernier portage sur console de poche vient de cracher 20 pistes musicales inédites, qui étaient apparemment bien planquées dans les fichiers depuis un quart de siècle.
La coupable ?
L'
HyperMegaTech Super Pocket Rare Edition
(lien affilié), une petite console portable de la famille Evercade qui embarque 14 jeux Rare, Banjo-Kazooie inclus. Rien de transcendant a priori, sauf que les devs ont glissé un lecteur musical qui se débloque une fois le jeu terminé. Et dedans, les thèmes musicaux que vous connaissez... mais également 20 morceaux beta jamais intégrés au jeu final. Des versions précoces de morceaux, des tracks recyclées dans Banjo-Tooie, et des thèmes qui n'ont pas survécu au montage...
Et ces thèmes portent des noms qui sentent le niveau coupé au scalpel. Une track "Mushroom" qui sonne comme une version alpha de
Cloud Cuckooland
. Un thème "Mine" qui rappelle
Glitter Gulch Mine
, tous les deux des mondes de la suite. Et puis du "Lava World", du "Wintry", voire des évocations d'Atlantis... Autant de niveaux que Rare aurait imaginés avant de tout ranger dans un tiroir.
Côté compositeur, c'est du Grant Kirkhope pur jus, celui qui signait déjà la bande-son d'origine et si vous voulez écouter tout ça avant d'acheter la console, quelques-unes de ces démos ont déjà été extraites et postées sur YouTube.
Et tout ça se débloque via les objets Stop 'n' Swop, une fonctionnalité mythique de la N64 qui devait laisser les joueurs échanger des items entre Banjo-Kazooie et sa suite en faisant de l'hot-swap de cartouches. Une idée géniale que le hardware final de l'époque de la N64 a fini par torpiller, et qui n'a jamais vraiment marché dans la version originale.
En tout cas, c'est rare de voir un portage officiel balancer autant de contenu "oublié" d'un coup car d'habitude, ce genre de trésors dort dans des dumps de ROMs jusqu'à ce qu'un moddeur les trouve.
Il y a 25 ans, le studio tchèque Bohemia Interactive sortait Operation Flashpoint : Cold War Crisis, un shooter tactique qui a marqué toute une génération de joueurs PC.
Eh bien, pour l'anniversaire du jeu, ils n'ont pas fait les choses à moitié puisqu'un remaster est en route, une démo gratuite est dispo sur
Steam
, et surtout, ils ouvrent le code source du moteur. Tout ça d'un coup et c'est trop cool !
Le dépôt est public sur
GitHub
, sous le nom BohemiaInteractive/CWR et dedans, vous trouvere
Il y a 25 ans, le studio tchèque Bohemia Interactive sortait Operation Flashpoint : Cold War Crisis, un shooter tactique qui a marqué toute une génération de joueurs PC.
Eh bien, pour l'anniversaire du jeu, ils n'ont pas fait les choses à moitié puisqu'un remaster est en route, une démo gratuite est dispo sur
Steam
, et surtout, ils ouvrent le code source du moteur. Tout ça d'un coup et c'est trop cool !
Le dépôt est public sur
GitHub
, sous le nom BohemiaInteractive/CWR et dedans, vous trouverez le moteur ET le code du jeu, le tout modernisé en C++20, compilé avec CMake et Clang, et compatible Windows x64 comme Linux x64. La démo Steam, elle, vous pose directement dans la sandbox open-world d'origine, avec les véhicules, l'IA et le système de missions. Enfin, un asset-pack est fourni pour que vous bricoliez vos propres mods.
Le moteur s'appelle Poseidon et détail rigolo, c'était le nom interne du projet en 1999, avant que le jeu ne devienne Operation Flashpoint et le moteur Real Virtuality. Et si vous vous demandez pourquoi le titre a fini renommé Arma : Cold War Assault en 2011, c'est à cause d'un litige sur la marque avec Codemasters, l'éditeur d'origine.
Attention quand même aux licences puisque Bohemia ouvre le code, mais les marques "ARMA", "Operation Flashpoint" et les logos restent chez leurs détenteurs respectifs (la marque "ARMA" appartient bien à Bohemia, mais "Operation Flashpoint" n'est pas à eux). En clair, si vous voulez forker le projet, vous devez le renommer et surtout pas le vendre comme un produit officiel Bohemia. Logique, mais autant le savoir avant !
Operation Flashpoint c'est LE jeu qui a lancé toute la franchise Arma, devenue une référence du "simulationnisme" militaire sur PC, avec une communauté de moddeurs énorme dans son sillage. Libérer le code d'un jeu culte, c'est très rare (id Software l'avait fait avec
Doom
, sans oublier ce bon vieux
Commander Keen
), et ça donne à la communauté de quoi préserver et faire vivre le jeu pour les 25 prochaines années !
La version complète du remaster, elle, n'a pas encore de date officielle et Bohemia parle juste d'un "plus tard".
Un bidouilleur du nom de Throaty Mumbo a décidé de s'attaquer à la Game Boy Color (sortie en 1998, ça ne nous rajeunit pas) pour y faire tourner YouTube ! Et du vrai YouTube hein, en streaming, sur 160x144 pixels. Ça s'appelle GBCYoutube et je vous explique tout en détail...
Ce qu'il a fait en fait, c'est se bricoler une cartouche maison avec dedans, un microcontrôleur RP2350B (le cerveau du Raspberry Pi Pico 2) qui fait tourner le lecteur, et une puce ESP32-C6 qui sert juste de pont WiFi. Vous
Un bidouilleur du nom de Throaty Mumbo a décidé de s'attaquer à la Game Boy Color (sortie en 1998, ça ne nous rajeunit pas) pour y faire tourner YouTube ! Et du vrai YouTube hein, en streaming, sur 160x144 pixels. Ça s'appelle GBCYoutube et je vous explique tout en détail...
Ce qu'il a fait en fait, c'est se bricoler une cartouche maison avec dedans, un microcontrôleur RP2350B (le cerveau du Raspberry Pi Pico 2) qui fait tourner le lecteur, et une puce ESP32-C6 qui sert juste de pont WiFi. Vous tapez le titre d'une vidéo sur un clavier affiché à l'écran, la console balance l'info à votre PC, et là yt-dlp récupère la vidéo pendant que ffmpeg l'encode à la volée. Les images repartent ensuite par WiFi vers la cartouche qui les pousse à l'écran en flux continu, sans avoir besoin de stocker quoi que ce soit. Je vous laisse mater la vidéo, c'est impressionnant :
Côté rendu, vous avez le choix entre deux modes. Le premier c'est pour avoir du full screen (160x144 à 30 fps, c'est Las Vegas babyyy) et le second monte en couleurs mais tombe à 5 fps, donc forcément, ça ressemble plus à un diaporama qu'à une vidéo. Le son ne passe même pas par le haut-parleur d'origine. Throaty a glissé, pour cela, un petit haut-parleur dédié dans la cartouche, piloté par le RP2350B "pour libérer les cycles CPU de la Game Boy".
Puis comme le son est souvent désynchronisé avec l'image, c'est pas ouf non plus. Mais pour la beauté du geste, je salue !
Et c'est pas la première tentative, vous vous en doutez. Chromalock streamait déjà de la vidéo sur la même console, sauf que ça passait par le câble link, un goulot d'étranglement à 512 kHz qui plafonne vite. Alors que là, on passe au WiFi et à une vraie appli YouTube, avec recherche embarquée et tout le tralala.
Et surtout pas besoin de charcuter votre console pour reproduire le truc, puisque la cartouche passe par le port standard, donc un modèle d'origine suffit.
Les développeurs de Dolphin viennent de mettre un point final à un truc qu'ils se traînaient depuis 16 ans : leur émulateur GameCube et Wii sait maintenant émuler le Game Boy Player.
Pour tester ça, faut charger une ROM Game Boy via le réglage "Game Boy Player ROM" planqué dans les paramètres GameCube de Dolphin, puis vous lancez le Start-Up disc officiel du Game Boy Player ou le homebrew Game Boy Interface, et c'est parti ! L'émulateur attache alors automatiquement le matériel quand il le faut.
Les développeurs de Dolphin viennent de mettre un point final à un truc qu'ils se traînaient depuis 16 ans : leur émulateur GameCube et Wii sait maintenant émuler le Game Boy Player.
Pour tester ça, faut charger une ROM Game Boy via le réglage "Game Boy Player ROM" planqué dans les paramètres GameCube de Dolphin, puis vous lancez le Start-Up disc officiel du Game Boy Player ou le homebrew Game Boy Interface, et c'est parti ! L'émulateur attache alors automatiquement le matériel quand il le faut. Annoncée sous forme de blague le 1er avril, cette version est enfin dispo depuis le 25 juin pour Windows, macOS, Linux et Android.
Maintenant pour ceux qui débarquent et qui ne sont pas très au fait de l'univers de la GameCube, le Game Boy Player c'était un petit boîtier qu'on clipsait sous la GameCube pour jouer à ses cartouches Game Boy Advance sur la télé. En gros c'est une Game Boy sans écran quoi, et ça envoyait l'image et le son à la console et récupérait les inputs de la manette. Nintendo avait même choisi d'y coller une vraie puce GBA plutôt que de coder un émulateur, parce qu'émuler proprement une GBA à l'époque, c'était mission quasi impossible.
Et comme supporter le Game Boy Player, ça voulait dire émuler une GBA entière en plus de sa communication avec la GameCube, bah c'est pour ça que ça a pris quelques années. Personne ne voulait se taper ce chantier monstrueux, que l'équipe appelle elle-même "une curiosité". Puis il y a environ cinq ans, quand mGBA a été intégré à Dolphin pour gérer les jeux GameCube qui causaient avec une GBA, d'un coup, la brique manquante était là !! Endrift, le dev du projet s'est alors lancé sur une implémentation... avant que le projet ne s'endorme et tombe dans l'oubli.
Et ça c'était jusqu'à fin mars, où Billiard, l'un des autres mainteneurs du projet, est retombé sur le code quasi terminé de son précédent collègue et a eu comme idée tordue de le finir pour le sortir le 1er avril.
Quelques jours de rush plus tard (pull request, review, test, merge, wesh tu connais), le support a fini par arriver quelques heures après minuit le jour J. L'équipe a alors posté une image énigmatique sur ses réseaux sans aucune explication, et a regardé la confusion des gens virer à l'excitation. Sauf que dans la foulée, un autre gars nommé extrems (une encyclopédie vivante de la GameCube et l'auteur de Game Boy Interface) a déboulé dans le chat des devs parce qu'il a tout de suite repéré ce que tout le monde avait loupé : un son strident à vous percer les tympans.
Le bug était passé sous le radar parce que les tests avaient été faits sur le Start-Up disc officiel, qui filtre et écrase tellement l'audio que ça sonnait juste un peu pâteux. Ils ont dû corriger vite, et c'est désormais propre.
Après Dolphin c'est pas vraiment un émulateur Game Boy. Il émule la GameCube, la Wii et la
Triforce
et ce support GB reste un peu en marge, comme une curiosité. C'est pas la meilleure façon de
relancer vos jeux Game Boy
et pour ça, les émulateurs dédiés font franchement mieux.
Et tant qu'à faire, cette version 2606 rend aussi enfin jouable The Key of Avalon (le dernier jeu Triforce qui résistait encore), corrige un vieux bug graphique en haute résolution qui traînait depuis la nuit des temps, et apporte enfin les
RetroAchievements
sur les jeux Wii. En tout cas, ça reste le même bon vieux Dolphin avec lequel un dev a réussi à
faire parler Animal Crossing avec une IA
en hackant la RAM émulée, si vous aviez loupé ce délire.
Voilà... 16 ans d'attente, un poisson d'avril foireux, et le plus vieux ticket du projet enfin refermé ! Bravo la team Dolphin !
Decrazyo vient de sortir
ANES
, un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console.
Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine.
Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (
Decrazyo vient de sortir
ANES
, un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console.
Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine.
Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (le fameux RP2C02) pour ensuite le greffer sur la première via une carte maison bardée de logique. Ensuite (et attention, ça devient technique), un démultiplexeur 74LS139 aiguille le processeur vers l'un ou l'autre PPU selon l'adresse mémoire, un latch 74LS373 verrouille les signaux, et 8 Ko de RAM statique dédiée alimentent le second PPU.
En gros, le CPU jongle entre deux cartes graphiques au lieu d'une. C'est tout ce que vous devez savoir.
Pour comprendre pourquoi c'est énorme comme news, faut bien se rappeler les limites de la bestiole. La NES affiche 25 couleurs à l'écran maximum, piochées dans une palette de 64. Et elle ne dessine que 8 sprites par ligne horizontale, d'où le clignotement légendaire des persos quand ça se bouscule (les vétérans de Mega Man voient de quoi je parle). Alors qu'avec deux PPU qui bossent en parallèle, vous doublez le budget graphique d'un coup.
Decrazyo est le premier à reconnaître que personne ne va se lancer là-dedans parce que c'est bien relou à faire. Faut déjà sacrifier deux consoles, sortir le fer à souder, dessouder des puces et se taper du wire-wrap sur une carte prototype. On est dans de la bidouille de l'extrême, celle qu'on fait
pour la beauté du geste
.
Sauf que, bonne nouvelle les amis, vous allez pouvoir goûter au résultat sans flinguer la moindre console puisque decrazyo a forké l'émulateur Mesen2 pour simuler le double PPU. C'est dispo en build "Dual PPU Mesen 2.1.1" sur Windows, Linux et macOS, Intel comme Apple Silicon. Vous chargez la démo, et vous voyez de vos yeux ce que donnerait une NES dopée.
Ça me rappelle vraiment pourquoi j'adore toujours la
scène homebrew NES
, 40 ans après. Ces gens sans amis, ni famille (je plaisante, humour, humour, pas taper !) qui continuent de
tordre ce hardware
dans tous les sens juste pour voir jusqu'où il peut aller, c'est fou ! Les schémas KiCad et le code sont
sur le GitHub de Decrazyo
, sous licence GPL, si vous voulez fouiller.
Matt Sephton, alias gingerbeardman, a passé une nuit d'avril à arracher un parcours de golf des entrailles d'un vieux jeu, et il en est ressorti avec une idée bien plus tordue. Vous connaissez New 3D Golf Simulation, la série de T&E Soft qui tournait sur PC-9801 dès 1989 ?
La Mega Drive en avait déjà eu quatre épisodes japonais à l'époque. Sauf que Matt a trouvé le moyen d'y faire entrer des parcours qui n'y avaient jamais mis les pieds puisqu'il a reverse-engineeré le format des données de
Matt Sephton, alias gingerbeardman, a passé une nuit d'avril à arracher un parcours de golf des entrailles d'un vieux jeu, et il en est ressorti avec une idée bien plus tordue. Vous connaissez New 3D Golf Simulation, la série de T&E Soft qui tournait sur PC-9801 dès 1989 ?
La Mega Drive en avait déjà eu quatre épisodes japonais à l'époque. Sauf que Matt a trouvé le moyen d'y faire entrer des parcours qui n'y avaient jamais mis les pieds puisqu'il a reverse-engineeré le format des données de terrain du jeu. Une fois ce format compris, vous ne lisez donc plus une cartouche, vous lisez une carte. Il a ensuite balancé tout ça dans un visualiseur Three.js dans son navigateur, et en une semaine son petit bricolage ressemblait déjà à un vrai jeu de golf 3D jouable.
À partir de là, il a pu extraire trois parcours nés ailleurs et les patcher direct dans la ROM Mega Drive. T&E Selection et Eight Lakes étaient planqués sur des disquettes additionnelles du PC-9801, et Papillon C.C. dormait carrément dans T&E Virtual Golf sorti sur le Virtual Boy de Nintendo. Des parcours Virtual Boy qui tournent sur Mega Drive, c'est pas quelque chose que j'aurais pensé voir un jour, j'avoue.
Et surtout, côté technique,
c'est une jolie leçon de débrouille
ambiance années 80 car la Mega Drive n'a pas de depth buffer pour gérer quel polygone passe devant quel autre. Du coup l'ordre de dessin est gravé à l'avance dans les données du parcours, du fond vers l'avant (le bon vieil algorithme des peintres ^^).
Et c'est précisément ce qui a mis Matt sur la piste. Comme l'ordre de tri ne collait pas avec celui du PC-9801 d'origine, cela voulait dire que quelqu'un avait retravaillé les données spécialement pour la console de Sega. Pour démêler tout ça, il a donc sorti l'artillerie du désassemblage moderne, rizin pour fouiller le binaire 68000, vasmm68k pour réassembler, et l'émulateur BlastEm pour vérifier que ses bidouilles ne plantaient pas la machine.
Et en bonus, Matt a même déterré une jolie histoire sur le jeu original. En 1989, T&E Soft n'avait pas pompé le parcours de golf Augusta de loin avec des photos, ils avaient signé un vrai contrat avec le club et bossé sur les plans officiels du parcours.
Et le club ne rigolait pas avec sa réputation car selon Matt, "Augusta a renvoyé environ 60 corrections", du genre arbres trop courts et trop espacés, fleurs trop roses, sable des bunkers de la mauvaise couleur. Le tout codé en grande partie par un seul gars, Eiji Kato, ce qui vous fait mieux comprendre pourquoi ces données valent la peine qu'on aille les déterrer 37 ans plus tard.
Mon détail préféré de ce jeu reste quand même la physique puisque le trou est trois fois trop gros, aspirant n'importe quelle balle qui passe à moins de 17 centimètres, soit le triple du rayon réel. Les balles tombent donc de bien plus loin qu'on ne le croit, ce qui est une petite triche d'ergonomie planquée là depuis trente ans que personne n'avait vraiment remarquée avant qu'on rouvre le code.
Après, je vais être clair sur l'état du chantier : ce n'est pas une ROM finie à télécharger pour ce week-end. Faut voir plutôt ça comme une démo expérimentale. Mais l'intérêt n'est pas là. Non, ce qui est beau, je trouve, c'est cette archéologie qui traite un jeu comme un site de fouilles et qui permet de mettre au jour de très belles choses enfouies dans le code.
Afska, le développeur derrière une flopée d'outils pour Game Boy Advance, a eu avec son studio [r]labs une idée géniale ! Ça s'appelle EmuDevz, et c'est un jeu vidéo dans lequel vous devez coder votre propre émulateur NES. Et pas en cliquant sur des boutons comme un loser, hein mais en pissant du vrai code pour le processeur, la puce graphique et la puce audio de la console de Nintendo.
L'émulation, normalement, c'est un truc réputé aride où vous passez des semaines le nez dans la nesdev wik
Afska, le développeur derrière une flopée d'outils pour Game Boy Advance, a eu avec son studio [r]labs une idée géniale ! Ça s'appelle EmuDevz, et c'est un jeu vidéo dans lequel vous devez coder votre propre émulateur NES. Et pas en cliquant sur des boutons comme un loser, hein mais en pissant du vrai code pour le processeur, la puce graphique et la puce audio de la console de Nintendo.
L'émulation, normalement, c'est un truc réputé aride où vous passez des semaines le nez dans la nesdev wiki à piger comment le 6502 gère ses cycles d'horloge. Et pourtant, là, tout devient clair et facile puisque vous avez un éditeur de code intégré façon shell Unix, et vous implémentez le CPU, le PPU et l'APU dans l'ordre que vous voulez. Puis au fil de votre progression, vous débloquez des ROMs et des homebrews à faire tourner dans l'émulateur que vous venez de pondre. Et pour vérifier que votre code tient la route, le jeu fournit même des tests unitaires, des tests vidéo et des tests audio.
Mais le truc qui m'a scotché dans ce "jeu", c'est le debugger. Dans celui-ci, vous avez droit à un visualiseur de mémoire, un log d'instructions, les nametables, la CHR, les sprites, les palettes, les canaux APU affichés un par un, le monitoring du contrôleur... l'arsenal complet du mec qui développe pour de vrai, mais emballé dans une interface gaming. Y'a même un tuto interactif pour apprendre l'assembleur 6502 si vous débarquez sans rien connaître...
Voilà, c'est génial pour apprendre des concepts liés à l'émulation et au développement de jeux retro. On savait déjà qu'il était possible d'
apprendre Prolog grâce aux Pokemon
ou de recréer une
carte 3dfx de zéro
et voilà que maintenant, on nous propose carrément de dompter l'émulation de la NES.
Puis surtout, une fois que vous maitriserez un peu plus, le mode libre de EmuDevz vous permettra de commencer à coder des émulateurs pour d'autres systèmes. Ah et y'a même une bande son retro-synthwave dans l'appli pour se mettre dans l'ambiance.
Le bidouilleur Starlarkus vient de sortir son nouveau projet, le
GB-Link USB V2
qui n'est ni plus ni moins qu'un petit adaptateur permettant de brancher une VRAIE Game Boy sur le net.
Le truc se fait passer pour un câble link tout ce qu'il y a de plus normal, et la console n'y voit que du feu. D'un côté y'a le port link de la Game Boy, de l'autre un port USB-C que vous branchez sur un ordi ou un smartphone Android. Et là, tout passe ensuite par le navigateur en WebUSB. Vous ouvrez une page web e
Le bidouilleur Starlarkus vient de sortir son nouveau projet, le
GB-Link USB V2
qui n'est ni plus ni moins qu'un petit adaptateur permettant de brancher une VRAIE Game Boy sur le net.
Le truc se fait passer pour un câble link tout ce qu'il y a de plus normal, et la console n'y voit que du feu. D'un côté y'a le port link de la Game Boy, de l'autre un port USB-C que vous branchez sur un ordi ou un smartphone Android. Et là, tout passe ensuite par le navigateur en WebUSB. Vous ouvrez une page web et vous pouvez retrouver un autre joueur et enfin échanger des Pokemon comme en 1999 ou vous mettre sur la gueule avec un Tetris, tout ça à distance.
C'est magique ! Sous la coque en plastique de l'appareil, on retrouve surtout un PCB maison monté sur une puce RP2040 (la même puce que dans le Raspberry Pico) et ça cause avec la Game Boy, la Game Boy Color et la Game Boy Advance, et même avec les
clones FPGA modernes
.
Côté jeux, ça va de Dr. Mario à Advance Wars en passant par tous les Pokémon de la première à la troisième génération.
Le firmware, le client web et le launcher sont tous open source et le GB-Link USB V2 en lui-même sera bientôt dispo dans un
crowdfunding
.
Si vous avez encore une Game Boy qui prend la poussière dans un tiroir, c'est peut-être donc le moment de lui offrir une seconde vie connectée !
Vous vous souvenez de la première fois que vous avez lancé Half-Life 2 et que vous avez attrapé une caisse avec le gravity gun ? Eh bien un lycéen qui se fait appeler slqnt vient de remettre tout ça dans votre navigateur, gratuitement, sans avoir à installer Steam ni à télécharger le moindre gros paquet. Ça se passe sur
hl2.slqnt.dev
, c'est en ligne depuis hier, et le jeu tourne tout en fluidité, largement au-dessus des 60 images par seconde directement sous Chrome.
Sur mobile par contre, il vo
Vous vous souvenez de la première fois que vous avez lancé Half-Life 2 et que vous avez attrapé une caisse avec le gravity gun ? Eh bien un lycéen qui se fait appeler slqnt vient de remettre tout ça dans votre navigateur, gratuitement, sans avoir à installer Steam ni à télécharger le moindre gros paquet. Ça se passe sur
hl2.slqnt.dev
, c'est en ligne depuis hier, et le jeu tourne tout en fluidité, largement au-dessus des 60 images par seconde directement sous Chrome.
Sur mobile par contre, il vous faudra un clavier branché parce que les contrôles tactiles sont quasi inexistants pour l'instant, mais sur un PC, vous lancez la page et vous voilà à Black Mesa East.
Maintenant, le plus intéressant c'est comment il s'y est pris, parce que porter un jeu bâti sur le moteur Source de Valve (le même que celui de 2004, successeur de GoldSrc) dans un onglet, ça ne se fait pas en claquant des doigts.
Et slqnt n'est pas parti de zéro puisque c'est un copain qui lui a montré un portage de Portal fait par un autre dev nommé weliveinhell. Ce projet open source était d'ailleurs lui-même un fork de
nillerusr/source-engine
, c'est-à-dire une version modifiée de la fuite du code du moteur Source de Team Fortress 2 qui a circulé en 2020. Voilà pour la base du truc qui n'est ni plus ni moins que le moteur leaké patiemment retapé par la communauté.
L'astuce de ce portage tient dans un mode de rendu appelé ToGLES. En gros le moteur sait parler OpenGLES, le truc qu'on utilise d'habitude pour les applis Android, sauf qu'Emscripten sait traduire ces appels en WebGL2 dans le navigateur. Résultat, slqnt n'a eu quasiment aucun travail à faire côté affichage, le plus dur étant déjà fait.
Le casse-tête par contre, ça a été d'abord les assets, parce que cette version du moteur date d'avant la réédition anniversaire de HL2 et ne supportait pas ses fichiers. Il a donc fallu basculer sur la branche steam_legacy de Steam, puis dépaqueter tous les VPK du jeu et les redécouper en fichiers .data, un par carte, pour que le navigateur les charge au fur et à mesure.
Et puis il y a eu les animations faciales. C'était l'une des grandes fiertés techniques de HL2 à sa sortie, la façon dont les visages bougeaient en parlant. Sauf que ça faisait tellement planter le portage que slqnt a fini par désactiver complètement le système pour avoir quelque chose de stable.
Du coup le G-Man vous fait son monologue d'intro avec un visage figé, mais au moins ça tourne. Le reste de
son journal de bord
est également une jolie liste de galères de bidouilleur, vu de l'intérieur avec au hasard, les sauvegardes à recâbler sur le système de fichiers d'Emscripten, les batteries et medkits qui ne fonctionnaient pas, le gravity gun qu'Alyx vous tend mais qui n'arrivait jamais dans l'inventaire, les PNJ qui s'effondraient et mouraient au hasard, les headcrabs qui ne faisaient aucun dégât, l'eau toute noire et j'en passe...
Petit détail qui parle à quiconque a déjà bidouillé un jeu, il a dû remapper l'accroupissement sur la touche C, parce que CTRL déclenchait des raccourcis du navigateur qui pourrissent la partie.
Reste maintenant la question que tout le monde se pose : Est-ce que Valve est au courant ? Parce qu'un portage qui repose sur du code moteur leaké et sur les assets du jeu, légalement, c'est une zone grise bien grise qui tire vers le noir.
Valve a toujours été plutôt cool avec sa communauté de moddeurs, mais ça pourrait disparaître du jour au lendemain. Après si l'idée d'un jeu Source qui tourne dans un onglet vous fait marrer, c'est exactement le même esprit que ce
Portal 2 transformé en serveur web
, ou que ce
Doom qui tourne avec juste du CSS
. Mettre les vieux FPS dans le navigateur, c'est presque devenu un sport, je vous en parlais déjà avec
Wolfenstein 3D
.
Bref, foncez essayer tant que c'est en ligne. Et si vous y arrivez sur mobile sans clavier, écrivez vite un bouquin pour raconter comment vous avez fait !
Je ne me lasse jamais de tous ces projets qui ressuscitent des vieux jeux. Et celui dont je vais vous parler aujourd'hui, c'est à
neuviemeporte
qu'on le doit. Celui-ci s'est donné pour mission de reconstruire ligne de code par ligne de code, ce bon vieux F-15 Strike Eagle II, le simulateur de vol de combat sorti chez MicroProse en 1989. Et hier, le 20 juin dernier, le projet a passé un cap important puisque le portage est enfin jouable. Et son dev cherche maintenant des pilotes d'essai pour le m
Je ne me lasse jamais de tous ces projets qui ressuscitent des vieux jeux. Et celui dont je vais vous parler aujourd'hui, c'est à
neuviemeporte
qu'on le doit. Celui-ci s'est donné pour mission de reconstruire ligne de code par ligne de code, ce bon vieux F-15 Strike Eagle II, le simulateur de vol de combat sorti chez MicroProse en 1989. Et hier, le 20 juin dernier, le projet a passé un cap important puisque le portage est enfin jouable. Et son dev cherche maintenant des pilotes d'essai pour le mettre à l'épreuve.
Donc si ça vous chauffe, mes petits Maverick en herbe, faut récupérer les exécutables sur son dépôt, ensuite vous les balancez dans le dossier de votre copie du jeu à la place des originaux (faites un backup avant, hein) et vous décollez !! Et si ça plante, si un truc s'affiche de travers, si une touche ne répond plus, vous lui remontez le bug, tout simplement.
Je reconnais quand même que le boulot derrière, est dingue car ce n'est ni une émulation ni une recompilation à partir d'un code source volé. neuviemeporte a vraiment
désassemblé le binaire
de 1989, réécrit chaque morceau en C, et recompilé tout ça. Puis ensuite, il a comparé les instructions machine produites avec celles du jeu original et tant que les opcodes n'arrivent pas identiques au bit près, c'est que la reconstruction est faussée. Alors il recommence et ainsi de suite ! Je ne sais pas s'il utilise l'IA pour ça mais je lui conseille fortement afin d'automatiser au maximum tout ce travail de débugging. C'est exactement ce que je suis en train de faire avec mon recompilateur de Roms et à la main, ça me prendrait facile 10 ans, je crois...
Le plus fou, c'est qu'il a d'abord dû retrouver quel compilateur MicroProse utilisait à l'époque. Il a fait des recherches sur certaines chaînes de caractères présentes dans le code et il est tombé au fond de l'exécutable sur celle-ci : "MS Run-Time Library - Copyright (c) 1988, Microsoft Corp". Verdict, c'est du Microsoft C 5.1. Et sans ce détail, il n'avait aucune chance de générer exactement la même séquence d'instructions que le binaire d'origine.
Et puis il y a ce petit détail que j'adore... En fait, le mec fait une reconstruction "bug-for-bug". En gros, les bugs du jeu de 1989 doivent rester. Ainsi, si dans la version originale votre avion se met à tomber vers le ciel quand il est à l'envers et en panne de carburant, et bien il doit continuer à tomber vers le ciel... Même comportement, mêmes défauts, mêmes sensations qu'à l'époque.
Mais alors, d'où ça lui vient, cette obsession ?
Eh bien comme nous tous, de ses jeunes années de passion dévorante avec l'informatique, quand il était scotché à son premier 386 et qu'il a découvert là son premier monde ouvert sur son ordinateur. Et ce truc lui est resté... Développeur C/C++ le jour, dingue de MS-DOS et de reverse engineering la nuit, comme il le résume lui-même sur son site. Il a lancé ce projet de recompilation en 2022 et avoue que le rythme actuel le dépasse un peu aujourd'hui...
Mais c'est ce genre de "missions de vie" qui a déjà sauvé d'autres classiques. Je pense par exemple à Mario 64 qui a été décompilé au point de
tourner aujourd'hui dans un navigateur
, et plein de
vieux jeux DOS
ne survivent que parce que des passionnés s'en occupent un par un, un peu comme l'ont fait les ancêtres nés avant l'an 2000 (je me mets dans le lot, 1982 FTW! les gars !).
Un petit mot quand même pour les futurs testeurs, parce que ce n'est pas tout à fait du plug-and-play... La version reconstruite ne passe pas par l'écran de configuration d'origine car elle part du principe que vous êtes en affichage MCGA/VGA, sans son et sans joystick. Donc pas la peine de régler votre Roland MT-32 virtuel, ça démarre direct au manche. Et pour signaler un souci, une capture via Ctrl+F5 dans DOSBox + une description de ce qui se passait avant le plantage et c'est réglé.
Voilà, si une copie traîne dans vos archives, allez voir
son appel
et reprenez les commandes.
À tous les nostalgiques de la Nintendo 64 et notamment de Super Mario 64, j'ai un petit truc cool à vous montrer. Tobi Friedly vient de sortir un portage du jeu sur Nintendo DS, et pas n'importe lequel, puisque celui-ci tourne sur la vraie console de 2004, et pas seulement sur la DSi qui embarquait quatre fois plus de mémoire vive. Et comme si ça suffisait pas, il y a même mis un mode deux joueurs.
C'est vrai que le truc qui coince d'habitude, c'est que la DS originale n'a pas assez de RAM pour
À tous les nostalgiques de la Nintendo 64 et notamment de Super Mario 64, j'ai un petit truc cool à vous montrer. Tobi Friedly vient de sortir un portage du jeu sur Nintendo DS, et pas n'importe lequel, puisque celui-ci tourne sur la vraie console de 2004, et pas seulement sur la DSi qui embarquait quatre fois plus de mémoire vive. Et comme si ça suffisait pas, il y a même mis un mode deux joueurs.
C'est vrai que le truc qui coince d'habitude, c'est que la DS originale n'a pas assez de RAM pour charger toute la ROM du jeu d'un coup. Tobi a donc contourné le problème en faisant streamer les assets à la demande via
NitroFS
, le système de fichiers des cartouches DS.
Du coup, au lieu de tout balancer en mémoire d'un bloc, le jeu va piocher les niveaux et les textures au fur et à mesure qu'il en a besoin. C'est grâce à cette méthode ingénieuse qu'il a pu débloquer son portage sur la vraie DS, là où le portage précédent de Hydr8gon restait coincé sur DSi faute de place.
C'est d'ailleurs grâce au boulot de Hydr8gon que Tobi a construit le sien, en le modifiant et en l'adaptant suffisamment pour qu'il tourne sur tous les modèles de DS.
Au passage il a rebouché aussi deux bugs qui traînaient, et maintenant le jeu est finissable à 120 étoiles, et le son fonctionne enfin (avant c'était silence radio). La stabilité générale a aussi pris un bon coup de polish.
Le mode multijoueur, lui, réclame deux DS, chacune avec sa propre copie du jeu. C'est du coop local, parfait pour explorer le château à deux ou juste pour déconner ensemble, entre moustachus, dans un niveau de Mario.
Attention quand même, ce n'est pas un fichier .nds prêt à double-cliquer. Faut dumper vous-même la ROM de votre propre cartouche Super Mario 64, puis compiler le truc via Docker. Si vous bidouillez un peu l'émulation ou si vous utilisez des cartouches de type flashcart, vous savez que c'est le prix d'entrée habituel pour ce genre de projet de décompilation, notamment pour rester du bon côté niveau droits.
EarthBound Beginnings Remake est à l'origine un projet entre potes qui traine depuis 19 ans et qui youpi !, vient enfin de voir le jour ! Il s'agit d'un ROM hack mené par un certain Gabbls, qui recrée MOTHER, le tout premier jeu de la série EarthBound, en 16-bit sur le même moteur que celui d'origine. Le projet avait été lancé en 2007 par une légende du milieu, Clyde Mandelin, alias Tomato, cofondateur de Starmen.Net et surtout l'homme derrière la fameuse traduction fan de MOTHER 3.
Pour jouer à
EarthBound Beginnings Remake est à l'origine un projet entre potes qui traine depuis 19 ans et qui youpi !, vient enfin de voir le jour ! Il s'agit d'un ROM hack mené par un certain Gabbls, qui recrée MOTHER, le tout premier jeu de la série EarthBound, en 16-bit sur le même moteur que celui d'origine. Le projet avait été lancé en 2007 par une légende du milieu, Clyde Mandelin, alias Tomato, cofondateur de Starmen.Net et surtout l'homme derrière la fameuse traduction fan de MOTHER 3.
Pour jouer à ce jeu, ça se passe sur
le site officiel du projet
. Vous arrivez avec votre propre ROM d'EarthBound (la version SNES, achetée légalement hein), vous la glissez
dans le patcher intégré au site
, et hop, vous récupérez MOTHER 1 relooké aux petits oignons. C'est un jeu 8-bit redessiné en 16-bit, avec de nouveaux sprites poussés directement dans la ROM du jeu. Et comme le patch est au format BPS, si vous préférez le bidouiller à la main avec un outil comme Flips, c'est possible aussi. Y'aura aucune ligne de code à toucher.
Et pour bien saisir pourquoi c'est un petit événement et pourquoi je vous en parle, faut remonter un peu le fil de toute cette histoire...
Car si vous êtes un ancien comme moi, vous connaissez forcément MOTHER, ce RPG culte sorti en 1989 sur Famicom, donc au Japon uniquement. Nintendo en avait préparé une version occidentale baptisée Earth Bound vers 1990, sauf qu'elle a été annulée et n'a jamais atterri dans les boutiques. Le jeu a alors fini par fuiter en version prototype, avec la traduction anglaise officielle que Nintendo avait remisé au placard, et c'est la communauté qui l'a alors ensuite rebaptisé EarthBound Zero, avant de ressortir officiellement en 2015, uniquement sur la Console Virtuelle de la Wii U.
Bref, petite précision pour les non-initiés : MOTHER c'est ce tout premier épisode, à ne pas confondre avec EarthBound qui est sa suite sortie sur SNES (MOTHER 2 au Japon), celle que vous connaissez sûrement grâce à Ness dans Smash Bros. Et ce MOTHER-là, c'est un espèce de jeu maudit que Nintendo a laissé moisir durant 25 ans.
Du coup, voir ses fans lui offrir le remake 16-bit que Nintendo n'a jamais fait, c'est chouette. Y'a quand même eu 3 équipes différentes qui se sont relayés sur le projet jusqu'à hier, date de sortie de ce remake.
Mais ce n'est pas tout car en plus, l'équipe balance un patch compagnon baptisé EarthBound: Giygas Strikes Back avec pour idée de proposer un patch pour le jeu d'origine qui apporte uniquement les améliorations de confort qu'ils ont ajoutées au remake. Donc les achats groupés, le bouton pour courir, + quelques bugs corrigés au passage. Soit de quoi rejouer à l'EarthBound original sans les petites frictions d'époque. Il y a même une jaquette façon boîte SNES signée BigSharkZ et un guide complet en couleur en préparation... tant qu'à faire les choses proprement, autant y aller à fond !
Si vous vous intéressez au rétro gaming ou aux ROM hacks, ça devrait donc vous plaire. Dans le même esprit, jetez aussi un œil au
hack qui transforme Zelda en Super Mario
ou au
superbe hack de Super Mario Kart
. Et moi de mon côté, je suis toujours en train de bosser sur mon recompilateur de roms pour mes patreons d'amour, et ça fonctionne plutôt pas mal... J'ai hâte de vous montrer ça.
Cabel Sasser, le boss de Panic Inc. (les gars derrière Coda, Nova et la fameuse
Playdate
), vient de tomber sur un easter egg complètement génial dans LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight, le jeu sorti fin mai 2026.
Et ce qu'il a découvert, c'est un petit programme Commodore 64 en BASIC affiché à l'écran sur l'ordi de Batman. Du vrai BASIC qui s'exécute vraiment si vous le retapez sur la vieille bécane de 1982, celle qui a été vendue, je le rappelle, à 17 millions d'unités, avec son CPU MOS 65
Cabel Sasser, le boss de Panic Inc. (les gars derrière Coda, Nova et la fameuse
Playdate
), vient de tomber sur un easter egg complètement génial dans LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight, le jeu sorti fin mai 2026.
Et ce qu'il a découvert, c'est un petit programme Commodore 64 en BASIC affiché à l'écran sur l'ordi de Batman. Du vrai BASIC qui s'exécute vraiment si vous le retapez sur la vieille bécane de 1982, celle qui a été vendue, je le rappelle, à 17 millions d'unités, avec son CPU MOS 6510 cadencé à 1 MHz et ses 64 ko de RAM. Le programme, une fois lancé, dessine un sprite Batman qui rebondit aux quatre coins de l'écran, façon économiseur d'écran DVD des années 2000 (vous voyez le délire, le petit logo qui galère à taper pile dans le coin ?).
Et voici le code retranscrit ligne par ligne par
Andy Baio de Waxy
:
10 V=53248:POKE V+21,0:X=120:Y=120:POKE V+4,X:POKE V+5,Y:POKE V+21,4
11 POKE 2042,13:POKE 53277,15:POKE 53289,7
20 FOR N=0 TO 62:READ Q:POKE 832+N,Q:NEXT:DX=7:DY=3
30 X=X+DX:IF X>255 THEN X=255:DX=-DX
31 IF X<65 THEN X=65:DX=-DX
35 Y=Y+DY:IF Y>200 THEN Y=200:DY=-DY
36 IF Y<65 THEN Y=65:DY=-DY
40 POKE V+4,X:POKE V+5,Y:GOTO 30
200 DATA 0,0,0, 0,0,0, 12,68,96, 56,108,56, 120,124,60, 120,124,60
207 DATA 252,124,126, 255,255,254, 255,255,254, 255,255,254
211 DATA 143,255,226, 7,255,192, 3,255,128, 2,124,128
215 DATA 0,56,0, 0,56,0, 0,16,0, 0,16,0, 0,0,0, 0,0,0, 0,0,0
RUN
Pour ceux qui n'ont pas touché à un C64 depuis +40 ans, V=53248, c'est l'adresse du registre VIC-II (le chip graphique du Commodore, voisin direct du fameux chip son SID 6581 qui faisait pleurer les fans de Rob Hubbard), POKE 2042,13 ça pointe vers les données sprite, et les lignes 200-215 contiennent les 63 octets qui dessinent la silhouette du chevalier noir.
Ensuite, le reste, c'est juste de la physique d'arcade hyper basique : tu déplaces, tu rebondis aux bords, GOTO 30, et ça boucle. Douze lignes, et ça fait le job. Bon, à comparer avec les dizaines de mégaoctets que pèse le moindre runtime Unity d'aujourd'hui, ça dénote un peu. Puis c'est pas du vibe codé ça ma bonne dame... (quoique ?)
Après si vous voulez essayer, faudra taper le code à la main parce que le copier-coller n'existait pas en BASIC d'époque, donc n'oubliez pas qu'une seule virgule de travers dans les lignes DATA aura pour effet de transformer Batman en bouillie de pixels.
Et si vous voulez tester sans aller déterrer votre vieux C64 au grenier (ou sans
le réveiller à coup d'alim USB-C moderne
), Krisztián Tóth a sorti
un émulateur Commodore 64 qui tourne directement dans le navigateur
, ça s'appelle ty64. J'ai préféré le tester là dessus plutôt que de réinstaller VICE, parce que c'est plus rapide et que ça évite de polluer la machine. Vous recopiez le code, vous tapez RUN, et Batman se met à rebondir sur votre écran comme si vous étiez en 1982.
Les animateurs Lego qui glissent du vrai BASIC dans un blockbuster en 2026 plutôt qu'une simple texture qui imite l'écran, j'adoooore ce niveau de détail. C'est totalement dans la même veine que
Valve qui a planqué un Wilhelm Scream dans le Steam Controller
.
En 1994, Creative Labs, le fabricant des fameuses cartes son Sound Blaster, a sorti un truc complètement fou : la 3DO Blaster, une carte ISA (le format d'extension standard des PC de l'époque) qui contenait littéralement une console 3DO entière, prête à être greffée dans un PC 386 ou 486.
Tous les composants graphiques et audio de la machine y étaient embarqués. Le PC servait juste d'écran et de boîtier. Le prix à l'époque : 399,95 dollars, soit exactement le tarif d'une vraie console 3DO chez P
En 1994, Creative Labs, le fabricant des fameuses cartes son Sound Blaster, a sorti un truc complètement fou : la 3DO Blaster, une carte ISA (le format d'extension standard des PC de l'époque) qui contenait littéralement une console 3DO entière, prête à être greffée dans un PC 386 ou 486.
Tous les composants graphiques et audio de la machine y étaient embarqués. Le PC servait juste d'écran et de boîtier. Le prix à l'époque : 399,95 dollars, soit exactement le tarif d'une vraie console 3DO chez Panasonic. L'idée commerciale était géniale.
The Retro Collective, un musée britannique dédié au matériel rétro, vient d'en recevoir une pour sa collection. Petit problème, la carte ne marchait que si on appuyait sur l'un de ses coins. C'est le genre de symptôme qui sent le faux contact, autrement dit des broches qui ne touchent plus le circuit imprimé. Un peu de fer à souder plus tard, plus quelques autres petites réparations, et la 3DO Blaster a retrouvé l'usage de la parole.
Pour rappel, la 3DO n'était pas exactement une console comme la PlayStation ou la Nintendo 64. C'était une spécification technique que les fabricants pouvaient utiliser pour construire leur propre machine.
Panasonic, Sanyo et Goldstar s'y sont collés. Sur le papier, le matériel tenait la route face à la première PlayStation. En pratique, le succès commercial n'a jamais suivi, faute de jeux marquants et avec un prix de lancement perché trop haut. La plateforme a végété puis disparu.
La Blaster avait en plus une bizarrerie qui n'a pas aidé à son adoption. Creative imposait un lecteur CD-ROM précis pour fonctionner, le CR-563, une variante maison d'un modèle Panasonic. Vous aviez la carte, le bon PC, mais le mauvais lecteur ? Tant pis. Mariage forcé pour qu'un produit déjà bancal trouve son public. Et comme il fallait aussi une Sound Blaster pour le son, la facture montait vite.
La carte est sortie aux États-Unis, au Royaume-Uni et en quelques marchés asiatiques, puis a quasiment disparu des radars. Aujourd'hui, en voir une en état de marche est rare.
Quand le musée fera tourner Shock Wave ou Gridders ce week-end devant les visiteurs, ce sera l'un des seuls endroits au monde où une 3DO Blaster sera de nouveau opérationnelle.
Bref, un produit absurde, un tarif absurde, un montage absurde. J'adore. D'ailleurs ça me donne envie de relancer des jeux 3DO sur ma Recalbox !
En 1992, Eddie Gil de la boîte anglaise Source R&D et Frank Ballouz de Fabtek s'étaient mis en tête d'une chose : transformer la Game Boy en PDA. La console à pile AA de Nintendo avec son écran vert pissette devait, dans leurs rêves les plus fous, devenir l'agenda électronique des cadres dynamiques. Le projet s'appelait WorkBoy, et il a même été présenté au CES en 1992, puis... plus rien.
Évaporé durant 28 ans.
Jusqu'à ce qu'en 2020,
Liam Robertson, le mec derrière DidYouKnowGaming
, retrouv
En 1992, Eddie Gil de la boîte anglaise Source R&D et Frank Ballouz de Fabtek s'étaient mis en tête d'une chose : transformer la Game Boy en PDA. La console à pile AA de Nintendo avec son écran vert pissette devait, dans leurs rêves les plus fous, devenir l'agenda électronique des cadres dynamiques. Le projet s'appelait WorkBoy, et il a même été présenté au CES en 1992, puis... plus rien.
Évaporé durant 28 ans.
Jusqu'à ce qu'en 2020,
Liam Robertson, le mec derrière DidYouKnowGaming
, retrouve un prototype fonctionnel chez Frank Ballouz lui-même. Ballouz l'avait sur son étagère depuis trois décennies. Quand Robertson l'a contacté, il lui a lâché tranquillou : "Oh yeah, j'ai le WorkBoy derrière moi" et après 7 mois de relances, le proto est finalement arrivé dans les mains de Robertson pour être testé en vidéo :
Le WorkBoy, c'est un clavier QWERTY plus gros que la Game Boy elle-même, avec une cartouche dédiée qui se branche dans l'emplacement où d'ordinaire, on met les jeux. Et à l'intérieur du clavier, il y a une horloge, de la mémoire interne (la Game Boy n'en avait pas, c'était LE problème majeur de l'époque), ainsi que tout un OS de bureautique de poche.
Et au menu des fonctionnalités, on avait donc le droit à un calendrier, un répertoire téléphonique, un convertisseur d'unités (parce qu'en 1992 vous saviez jamais quand ce serait le moment de convertir des pieds en mètres en pleine réunion), une calculatrice, et même un traducteur multilingue.
Mais le clou du spectacle, c'est la carte du monde qui jouait... les hymnes nationaux en 8-bit ! Voilà, je crois que là, tout est dit ! Vous cliquez sur la France, et hop vous avez la Marseillaise version Tetris. Vous cliquez sur l'URSS, vous avez l'Internationale en mode bip-bip. C'était fou pour l'époque !!
Eddie Gil avait passé des années à peaufiner ce truc, et Ballouz utilisait son carnet d'adresses Nintendo (il avait été cadre chez Nintendo Of America du temps des bornes d'arcade) pour pousser le projet en interne. Le lancement était alors prévu pour décembre 1992... l'usine était prête et la certification quasi bouclée.
Et puis Nintendo a annoncé qu'ils allaient faire baisser le prix de la Game Boy !! C'était la cata car d'un coup, l'accessoire WorkBoy, à 90 dollars environ, devenait plus cher que la console qu'il était censé compléter !
Ballouz a refait ses calculs, a fait la grimace, et a annulé la production quelques mois avant le CES. Game over pour le projet. Et voilà comment pendant trois décennies, le seul souvenir tangible du projet, c'était quelques photos floues et une marque déposée.
Mais le truc cool suite à cette redécouverte, c'est que Robertson a aussi mis la main sur le code source du WorkBoy via le fameux
Nintendo Gigaleak
de 2020 (c'était une fuite massive des serveurs Nintendo qui a balancé pelle-mêle des ROMs prototypes, du code source, des trucs internes...).
Un anonyme sur Twitter lui a alors signalé qu'on pouvait choper la ROM en ligne. Robertson était mal à l'aise avec la source car c'était du code volé, mais bon, il a fini par graver le binaire sur une cartouche et réussi à faire tourner le proto.
Et là, surprise : le truc a fonctionné nickel. "C'est plus rapide que mon ancien smartphone", a balancé Robertson. Faut dire qu'en 1992, avoir une UI réactive sur un écran 160×144 pixels en 4 nuances de vert, c'était de l'orfèvrerie. À l'époque, les développeurs savaient optimiser leur code au cycle CPU près, et ça se voyait...
Par contre, le WorkBoy nécessitait obligatoirement le hardware physique pour fonctionner correctement car l'horloge et la mémoire interne sont dans le clavier et pas dans la cartouche. Du coup, l'émulation pure ne suffisait pas. C'est probablement pour ça qu'on n'en avait jamais entendu parler avant que Ballouz daigne sortir le sien du grenier.
Ce WorkBoy disparu était l'incarnation parfaite de cette ère charnière où on cherchait à entasser de la productivité dans tout ce qui avait un microprocesseur. Comme quoi, bien avant le PalmPilot (1996), dans la foulée du Psion 3 (sorti un an plus tôt), Nintendo et ses partenaires avaient donc déjà flairé le truc.
Mackie Kannard-Smith vient de sortir
Kawaii
, une GameCube qui tient dans un porte-clés avec une vraie carte mère Nintendo dedans. Pas d'émulation ni de Raspberry Pi déguisé mais juste du silicium d'origine charcuté à mort pour rentrer dans 60 × 60 × 15,8 mm ! Pour vous donner une idée, c'est plus petit qu'une Game Boy Color et c'est le boîtier en alu bleu anodisé qui fait office de dissipateur thermique passif.
Le truc tourne en réalité sur une carte mère de Wii sévèrement modifiée. Mackie a c
Mackie Kannard-Smith vient de sortir
Kawaii
, une GameCube qui tient dans un porte-clés avec une vraie carte mère Nintendo dedans. Pas d'émulation ni de Raspberry Pi déguisé mais juste du silicium d'origine charcuté à mort pour rentrer dans 60 × 60 × 15,8 mm ! Pour vous donner une idée, c'est plus petit qu'une Game Boy Color et c'est le boîtier en alu bleu anodisé qui fait office de dissipateur thermique passif.
Le truc tourne en réalité sur une carte mère de Wii sévèrement modifiée. Mackie a choisi la Wii (sortie en 2006) plutôt que la GameCube d'origine, parce que la Wii partage la même architecture mais avec une finesse de gravure plus récente. Du coup, c'est plus facile à miniaturiser même si pour arriver à ses fins, il a dû appliquer une technique baptisée Omega Trim qui consiste à tronçonner la PCB multicouche au scalpel et à reconnecter chaque piste à la main avec du fil ultra-fin. Pas simple quand on a des gros doigts ^^.
L'encodeur AV est délocalisé, la NAND flash relogée ailleurs, et le processeur est sous-volté dynamiquement via un régulateur custom. Vous chargez alors les jeux sur une carte microSD qui est scellée à l'intérieur !
Alors pour changer de jeu, il n'y a pas d'autre choix que de littéralement désassembler la console. C'est pas top côté pratique mais comme c'est du prototype de l'extrême et pas une console destinée au grand public, je pense que ça passe ^^.
Et là où c'est bien fichu je trouve, c'est avec le dock magnétique composé de pogo-pins, de 4 ports manettes GameCube d'origine, d'un USB-C pour l'alim, et d'une sortie AV analogique. Comme ça vous posez simplement la console sur la base et vous vous retrouvez avec un setup de salon classique.
Côté température, sans ventilo externe, ça chauffe vite par contre. Le boîtier alu fait son boulot, mais y'a quand même des limites physiques qu'on ne peut pas changer... Donc impossible de l'utiliser trop longtemps sans y ajouter un refroidissement actif en plus (genre ventilo ou watercooling).
Après, vous le savez, j'adore ce genre d'exploit et ce n'est d'ailleurs pas le premier mod du genre que je vous présente. Je vous avais déjà parlé du
Short Stack
de loopj, qui réduisait une Wii au format d'un paquet de cartes. Et devinez quoi, loopj a aussi contribué à Kawaii !
En réalité, cette communauté de tarés du fer à souder se retrouve sur le forum
BitBuilt
, où ils s'échangent les techniques de découpe extrême depuis des années, alors si vous voulez vous lancer, c'est the place to be !
Les fichiers de conception de la console Kawaii
sont publiés sur GitHub
, mais Mackie prévient : y'a aucun guide de build, et la réplication est "extrêmement difficile". En clair, c'est pas un mod du dimanche.
Faut une station de soudage à l'air chaud, une loupe binoculaire, des nerfs en acier et une connaissance fine de l'architecture Wii. À vrai dire, c'est sûrement plus simple d'attendre qu'un mod commercial inspiré du projet sorte un jour (coucou la GameCube Mini qui sortira probablement un jour...). Maintenant, si vous voulez voir la bête en action, Macho Nacho Productions a sorti une review de 21 minutes qui fait bien le tour de la machine :
Bref, Kawaii ça sert à rien, c'est techniquement aberrant comme dirait l'autre, et c'est exactement pour ça que c'est classe !
Wolfenstein 3D, pour ceux qui n'étaient pas nés en 1992, c'est le FPS qui a tout lancé. Le jeu de Carmack et sa bande chez id Software, qui a directement mené à DOOM l'année suivante.
Eh bien un dev Rust vient de le recréer de zéro, et c'est 100% jouable dans le navigateur.
Iron Wolf
, c'est donc le projet de Michael Bohn, un allemand, qui bosse sur ce truc depuis mai 2021, soit près de cinq ans. On n'est donc pas sur un portage vibe codé à l'arrache. C'est vraiment une réécriture complète.
La
Wolfenstein 3D, pour ceux qui n'étaient pas nés en 1992, c'est le FPS qui a tout lancé. Le jeu de Carmack et sa bande chez id Software, qui a directement mené à DOOM l'année suivante.
Eh bien un dev Rust vient de le recréer de zéro, et c'est 100% jouable dans le navigateur.
Iron Wolf
, c'est donc le projet de Michael Bohn, un allemand, qui bosse sur ce truc depuis mai 2021, soit près de cinq ans. On n'est donc pas sur un portage vibe codé à l'arrache. C'est vraiment une réécriture complète.
La version web d'Iron Wolf tournant dans le navigateur
Le bonhomme a carrément créé ses propres crates Rust pour émuler la carte VGA et la puce sonore OPL. J'ai d'abord cru qu'il réutilisait une lib existante, mais non, il a tout écrit from scratch en Rust. Bah ouais, développer ses propres librairies d'émulation hardware juste pour un side-project, what else ?? Je trouve que ça force le respect !
Le truc cool, c'est que la version shareware du jeu est incluse directement dans le dossier testdata/ du repo. Du coup sur macOS, Linux ou Windows, un git clone + just run-sdl-shareware et hop, vous voilà dans les couloirs du château. Attention sur Ubuntu 22.04, faut avoir libsdl2-dev d'installé avec apt install libsdl2-dev, sinon la compilation plante avec une erreur cryptique. Par contre, si vous êtes sur la version Ubuntu 24.04, là ça passe direct. Et si vous avez les fichiers WAD du jeu complet qui traînent sur un vieux CD-ROM quelque part, ce sera encore mieux car la version web permet de les uploader pour jouer à l'intégrale.
Ça tourne donc en WebAssembly sur
wolf.ironmule.dev
, sans plugin, juste Chrome ou Firefox récent. Voilà, si vous vous demandiez si on peut encore
jouer au classique
en 2026... la réponse est carrément oui !
Pour les curieux, le raycasting, cette technique de rendu qu'utilisait Wolfenstein 3D, est réimplémenté très fidèlement puisque le moteur de Michael dessine les murs comme le code de Carmack le faisait à l'époque... sauf que là ça tourne dans un onglet de navigateur. Vos fichiers de jeu sont également stockés localement via IndexedDB et un service worker gère le mode hors-ligne ce qui est très pratique pour jouer en avion ou quand on est chez Free (je décoooonnnne, humour humour).
Vous vous souvenez de Civilization III ? Hé bien des fans ont décidé de le recréer de zéro en open source avec
OpenCiv3
, et franchement ça a de la gueule, vous allez voir !
En fait, leur idée c'était pas juste de cloner le jeu de Sid Meier tel quel, mais plutôt de le réimaginer en corrigeant tous les trucs qui étaient cassés à l'époque, mais aussi en virant les limites arbitraires du moteur original et en poussant le modding aussi loin que possible. En gros, ils nous ont pondu un Civ3 comme il
Vous vous souvenez de Civilization III ? Hé bien des fans ont décidé de le recréer de zéro en open source avec
OpenCiv3
, et franchement ça a de la gueule, vous allez voir !
En fait, leur idée c'était pas juste de cloner le jeu de Sid Meier tel quel, mais plutôt de le réimaginer en corrigeant tous les trucs qui étaient cassés à l'époque, mais aussi en virant les limites arbitraires du moteur original et en poussant le modding aussi loin que possible. En gros, ils nous ont pondu un Civ3 comme il aurait dû être si les développeurs avaient eu le temps de tout finir.
Côté technique, c'est du
Godot
avec du C#, ça tourne sur Windows, Linux et Mac et c'est sous licence MIT. Du coup vous pouvez forker le truc et en faire votre propre version si ça vous chante.
Après, voilà, on est encore en pré-alpha. La version 0.3 "Dutch" est sortie en décembre dernier, et permet de lancer une partie, explorer la carte, créer des villes et taper sur vos voisins. Mais la fin du jeu n'est pas encore là. Et le truc sympa, c'est que contrairement à d'habitude, le jeu fonctionne en mode standalone avec des graphismes de remplacement, donc pas forcément besoin d'avoir Civ3 installé. Après si vous avez l'édition Conquests ou Complete qui traîne quelque part sur votre disque dur, OpenCiv3 est capable d'importer les graphismes originaux pour un rendu fidèle !
Mais comme vous l'avez compris, le vrai kiff du projet, c'est le modding. Le Civ3 original vous laissait modifier trois bricoles via des fichiers texte, et c'était pas ouf... Mais OpenCiv3, lui, veut ouvrir toutes les portes en changeant les règles de combat, en ajoutant des mécaniques de jeu, en créant des scénarios complets, voire en inventant de toutes pièces de nouvelles civilisations... bref tout est prévu pour être modifiable. Ça rappelle un peu ce qu'
UnCiv fait avec Civ V sur Android
, sauf que c'est sur PC.
Voilà, c'est encore super jeune mais si vous avez la nostalgie des soirées "encore un tour", ça vaut le coup de garder un œil dessus !
Un dungeon crawler dans l'explorateur de fichiers Windows c'est maintenant une réalité grâce à
Directory Dungeon
qui transforme votre arborescence de fichiers en donjon, avec monstres, du loot et des combats au tour par tour. Du coup forcément, ça m'a intrigué.
Dans ce jeu, vous ouvrez un dossier C:\DirectoryDungeon sur votre PC et dedans y'a des salles de donjon. Ensuite, pour vous déplacer, vous glissez-déposez votre dossier "Player" dans une nouvelle pièce. Oui du vrai drag-and-drop dans expl
Un dungeon crawler dans l'explorateur de fichiers Windows c'est maintenant une réalité grâce à
Directory Dungeon
qui transforme votre arborescence de fichiers en donjon, avec monstres, du loot et des combats au tour par tour. Du coup forcément, ça m'a intrigué.
Dans ce jeu, vous ouvrez un dossier C:\DirectoryDungeon sur votre PC et dedans y'a des salles de donjon. Ensuite, pour vous déplacer, vous glissez-déposez votre dossier "Player" dans une nouvelle pièce. Oui du vrai drag-and-drop dans explorer.exe.
Et votre inventaire, c'est un sous-dossier. Vos armes et armures, vous les équipez en les déposant dans le répertoire "Equipment". Et quand vous tombez sur un monstre, le combat se résout automatiquement dans une fenêtre console cmd.exe à côté. Du texte, des chiffres, du tour par tour. C'est old school à mort.
Vous l'aurez compris, y'a pas de surcouche graphique. C'est très nerd comme truc... Vous jouez dans explorer.exe que vous utilisez tous les jours, sauf que là y'a des squelettes dedans. C'est assez absurde en fait et c'est pour ça que ça le fait plutôt bien !
Côté config requise, faut 64 Mo de RAM, 65 Mo de stockage, un processeur 1 GHz minimum et... "un moniteur" comme indiqué dans les prérequis. En fait, si votre PC fait tourner Windows 7, vous pouvez jouer et c'est compatible jusqu'à Windows 11, donc pas besoin d'une bête de course.
Le développeur JuhrJuhr a donc choisi de coller un vrai système RPG complet dans l'arborescence de votre disque dur plutôt que de faire un jeu classique et rassurez-vous, le jeu ne touche à aucun fichier en dehors de son propre répertoire, donc vos documents et autres nudes sont safe. Et comme le mentionne fièrement le dev, aucune IA générative n'a été utilisée pour le développement. On dirait bien que c'est devenu un argument de vente ! lol
Voilà, si vous aimez les
dungeon crawlers rétro à l'ancienne
ou les délires qui détournent votre OS (genre
DOOM en screensaver Windows
), ce petit RPG est pile dans cette veine. Y'a les achievements Steam, le partage familial, et une démo v1.8 déjà dispo pour tester avant la sortie prévue en mars 2026. Seul bémol, c'est Windows uniquement pour le moment, sauf si un portage Linux finit par arriver... On ne sait jamais...
Gobliiins, Gobliins 2, Goblins 3... si vous avez connu les point-and-click de Coktel Vision dans les années 90, vous allez kiffer !! Pourquoi ? Hé bien parce que Pierre Gilhodes, le créateur original, vient de lâcher GOBLiiNS6 sur itch.io pour une dizaine de dollars.
On y retrouve Fingus et Winkle, les deux héros de Gobliins 2, partis cette fois à la recherche du Prince Bouffon, fils du roi Angoulafre, dans un monde médiéval en guerre, avec de la magie, et des puzzles complètement tordus à résou
Gobliiins, Gobliins 2, Goblins 3... si vous avez connu les point-and-click de Coktel Vision dans les années 90, vous allez kiffer !! Pourquoi ? Hé bien parce que Pierre Gilhodes, le créateur original, vient de lâcher GOBLiiNS6 sur itch.io pour une dizaine de dollars.
On y retrouve Fingus et Winkle, les deux héros de Gobliins 2, partis cette fois à la recherche du Prince Bouffon, fils du roi Angoulafre, dans un monde médiéval en guerre, avec de la magie, et des puzzles complètement tordus à résoudre.
Mais avant, un petit rappel pour les bébés qui me lisent. En fait dans la série des Goblins, le nombre de "i" dans le titre correspond au nombre de personnages jouables. Gobliiins = 3 persos. Gobliins 2 = 2 persos. Goblins 3 = 1 perso. Du coup GOBLiiNS6 avec ses 2 i, c'est donc encore un duo à coordonner intelligemment pour progresser (et oui, je sais compter ^^).
Et c'est pas un fan game ou un énième remake fait à l'arrache, puisque c'est Pierre Gilhodes lui-même qui est aux manettes. Le bonhomme avait déjà sorti
GOBLiiiNS5
sur Steam en 2023 (avec 3 i, donc 3 personnages, z'avez capté ??). GOBLiiNS6 c'est donc finalement la suite directe.
Le jeu propose 16 niveaux en 2D au format 16/9, bourrés d'énigmes à résoudre. Chaque personnage gère son propre inventaire, pas de partage entre les deux (Vous allez tellement galérer à vous souvenir qui trimballe quoi ^^) et le système de jeu repose sur la coopération entre les deux compères, car chacun a des capacités différentes pour débloquer les situations.
Le piège et le côté fun de cette série de jeux, c'est donc justement de tester toutes les combinaisons possibles entre les personnages et les objets. Vous utilisez le mauvais perso au mauvais endroit ? Hop, animation comique et retour à la case départ. C'est voulu ! C'est absurde, c'est drôle, et c'est tout l'ADN de la franchise !
C'est un point-and-click qui va certainement vous rappeller l'époque où les jeux d'aventure français tenaient la dragée haute aux LucasArts et Sierra de l'époque. Coktel Vision, c'était quand même Woodruff, Lost in Time, Ween... etc. Quelle époque !!
GOBLiiNS6 est disponible en français et en anglais et vous pourrez le lancer au choix en plein écran ou fenêtré... car oui c'est du Windows pur !! Pas de Mac ni de console pour le moment. Voici une petite vidéo si vous voulez voir à quoi ça ressemble :
Le jeu est dispo ici sur
itch.io
pour une dizaine de dollars. Vous cliquez, vous payez, et c'est plié ! De quoi occuper vos soirées au lieu de scroller sur Mastodon ou Bsky à la recherche de votre prochain drama préféré.
Et si les meilleures techniques de game dev des années 2000 revenaient dans votre navigateur ?
ArcadeGPU, c'est un moteur de jeu complet qui tourne dans le navigateur grâce à WebGPU. C'est une vraie architecture de jeu avec walkmesh, hitbox BSP, moteur de script, pipeline graphique à la PS1 et même la physique Jolt intégrée (un moteur open source utilisé dans certains gros jeux).
Le truc c'est que le dev derrière, un Français qui bosse seul sur le projet, a pris le parti de ressusciter des tech
Et si les meilleures techniques de game dev des années 2000 revenaient dans votre navigateur ?
ArcadeGPU, c'est un moteur de jeu complet qui tourne dans le navigateur grâce à WebGPU. C'est une vraie architecture de jeu avec walkmesh, hitbox BSP, moteur de script, pipeline graphique à la PS1 et même la physique Jolt intégrée (un moteur open source utilisé dans certains gros jeux).
Le truc c'est que le dev derrière, un Français qui bosse seul sur le projet, a pris le parti de ressusciter des techniques qu'on utilisait entre 2000 et 2010 dans le développement de jeux. Du walkmesh pour la navigation des personnages, du hitmesh pour les collisions, du draw call only pour le rendu... Des trucs qu'on ne voit quasi plus dans les moteurs modernes, et pourtant c'est redoutablement efficace pour les indés. Bon, après faut quand même être à l'aise avec TypeScript et la stack web, car c'est pas un moteur drag-and-drop à la GameMaker.
Car oui comme tout est en TypeScript, vous codez votre jeu comme une app web classique. Vous modifiez votre fichier main.ts, le jeu se rafraîchit en temps réel sans avoir à tout relancer. Et vous avez toute la pile web en support, du Web Audio API au CSS en passant par les workers async... Quand on compare avec les 45 secondes de build d'un projet Unity moyen, y'a pas photo.
Y'a aussi un paquet de démos jouables directement sur
le site du projet
et c'est pas des petits exemples bidon avec un cube qui tourne. Vous y trouverez de vrais prototypes de jeux complets, de la 2D rétro au rendu toon 3D avec ombres volumétriques. L'idée c'est de fournir des templates prêts à l'emploi, vous choisissez le gameplay qui vous correspond et vous partez de là (plutôt que de tout repenser from scratch).
D'ailleurs y'a même
un jeu en bêta
développé avec le moteur, un Sokoban versus, pour voir ce que ça donne en conditions réelles.
Côté compatibilité, ça tourne sur les navigateurs qui gèrent WebGPU (Chrome, Edge, et Firefox en mode expérimental avec le flag dom.webgpu.enabled). Pour Safari et mobile, c'est plus aléatoire pour le moment donc attention si votre cible c'est iOS. Le projet est open source sous licence Apache 2.0, dispo sur
SourceForge
et ça pèse environ 400 Mo avec toutes les démos.
Et le rendu... C'est du pipeline PSX complet avec ombrage toon, volumes d'ombre, le tout dans le navigateur. Pour les nostalgiques de la première PlayStation, c'est un peu la papillote Révillon version code (oui ça change des madeleines ^^), sauf que là, c'est vous qui créez les jeux.
Voilà, je trouve que cette approche old-school mixée avec la techno web moderne c'est pas bête du tout. Si vous êtes dev indé et que les usines à gaz style Unity ou Unreal vous donnent des boutons, ça vaut peut-être le coup d'aller jeter un oeil. Seul bémol, la doc est encore un peu légère, donc faudra fouiller dans les exemples pour comprendre l'API.
Si contrairement à moi, vous avez grandi avec la Nintendo 64, vous avez forcément passé des heures à collecter des Jiggies et à insulter cette sorcière de
Gruntilda
. Ceux qui savent, savent... Mais ceux qui ne savent pas hé bien préparez-vous aussi à prendre une claque de nostalgie en 4K, car Banjo-Kazooie vient de débarquer sur PC en version 100% native !
Comme d'hab, c'est de la recompilation statique et pas une ROM émulée. C'est le même type de procédé magique qui nous a déjà offert le porta
Si contrairement à moi, vous avez grandi avec la Nintendo 64, vous avez forcément passé des heures à collecter des Jiggies et à insulter cette sorcière de
Gruntilda
. Ceux qui savent, savent... Mais ceux qui ne savent pas hé bien préparez-vous aussi à prendre une claque de nostalgie en 4K, car Banjo-Kazooie vient de débarquer sur PC en version 100% native !
Comme d'hab, c'est de la recompilation statique et pas une ROM émulée. C'est le même type de procédé magique qui nous a déjà offert le portage de
Zelda Majora's Mask
(via N64: Recompiled) ou encore
Sonic Unleashed
récemment (via XenonRecomp).
En gros, le projet
Banjo-Kazooie: Recompiled
utilise l'outil N64: Recompiled pour traduire le code original du jeu en une application PC native. Comme ça le jeu tourne sans l'overhead de l'émulation CPU traditionnelle, ce qui nous permet de profiter d'un framerate débloqué (fini les petits ralentissements de l'époque), d'un support pour les écrans ultra-larges, et d'une fluidité absoluuuue.
Et surtout, ce portage intègre le moteur de rendu RT64. Pour l'instant, ça sert surtout à lisser tout ça et à gérer les hautes résolutions, mais le moteur est techniquement capable de gérer le Ray Tracing, ce qui laisse rêveur pour les futures mises à jour. Je vous laisse imagine la fameuse Montagne de Spirale avec des éclairages ultra réalistes... ça va être quelque chose !
Bref, voici ce qu'on retrouve dans ce portage :
Support natif du clavier/souris et des manettes modernes.
Sauvegarde des notes : Plus besoin de ramasser toutes les notes d'un niveau en une seule fois sans mourir (le traumatisme de mon enfance, je vous jure).
Temps de chargement quasi-instantanés.
Support des mods et des packs de textures.
Alors comment on y joue ?
C'est assez simple en fait. Comme pour les autres projets de ce style, les dév ne fournissent aucun asset illégal. Vous devez donc posséder votre propre ROM de Banjo-Kazooie. Attention par contre, il faut impérativement la version NTSC 1.0 (US), sinon ça ne passera pas lors de l'extraction. Ensuite, au premier lancement, l'outil va extraire les textures, les modèles et les sons de votre ROM pour construire le jeu PC.
Il y a même un support pour le Steam Deck et Linux via Flatpak, donc vous pouvez emmener l'oiseau et l'ours partout avec vous (sauf sous l'eau, évidemment ^^).
Le Skimmer dans GTA San Andreas c'est ce petit hydravion qu'on pouvait chopper près de la mer pour faire du rase-mottes au-dessus de l'eau. Eh bien figurez-vous que ce truc cachait un défaut dans son code depuis... 20 ans. Un bug dormant qui est resté totalement invisible jusqu'à l'arrivée de Windows 11 24H2 en avril 2025.
Silent, le moddeur derrière
SilentPatch
, a publié une analyse technique sur ce bug zombie. En gros, quand vous essayez de spawn le Skimmer sur Windows 11 24H2, l'hydravion
Le Skimmer dans GTA San Andreas c'est ce petit hydravion qu'on pouvait chopper près de la mer pour faire du rase-mottes au-dessus de l'eau. Eh bien figurez-vous que ce truc cachait un défaut dans son code depuis... 20 ans. Un bug dormant qui est resté totalement invisible jusqu'à l'arrivée de Windows 11 24H2 en avril 2025.
Silent, le moddeur derrière
SilentPatch
, a publié une analyse technique sur ce bug zombie. En gros, quand vous essayez de spawn le Skimmer sur Windows 11 24H2, l'hydravion devient tellement gigantesque qu'il n'est même plus rendu à l'écran. Et si vous forcez CJ à monter dedans via la console, son altitude affichée explose à environ 1,087 quadrillion d'années-lumière. Beaucoup plus loin que n'importe quoi dans l'univers observable...
Le coupable c'est une ligne manquante dans le fichier vehicles.ide qui définit les paramètres des véhicules. Le Skimmer a été copié-collé depuis Vice City où il était classé comme bateau, donc pas besoin de définir les paramètres de roues. Sauf que dans San Andreas, quelqu'un l'a requalifié en avion... sans ajouter les 4 paramètres manquants pour les roues.
Du coup, le code qui charge les véhicules se retrouve avec des variables non initialisées. Pendant 20 ans, ça passait crème parce que ces variables récupéraient par hasard les bonnes valeurs laissées dans la pile mémoire par le véhicule précédent (un certain TopFun avec un wheel scale de 0.7). Le jeu était littéralement à 4 octets près de planter depuis 2004.
Et puis Microsoft a décidé de modifier la gestion interne des Critical Section Objects dans Windows 11 24H2. La fonction LeaveCriticalSection utilise maintenant plus d'espace dans la pile, ce qui écrase ces fameuses valeurs "héritées" par accident. Résultat, le wheel scale se retrouve corrompu avec une valeur de 3,73×10²⁹, les calculs de suspension partent en vrille, et hop, votre hydravion file vers Alpha du Centaure.
Comme quoi c'est pas pour rien que les devs bassinent tout le monde avec l'initialisation des variables. Le code de San Andreas ignorait probablement les warnings du compilateur depuis le début, et tout le monde s'en fichait parce que "ça marche". Jusqu'au jour où ça marche plus, bah ouais Morray !
La bonne nouvelle c'est que le fix est facile à faire. Soit vous éditez manuellement le fichier data\vehicles.ide pour ajouter les paramètres manquants au Skimmer, soit vous attendez la prochaine mise à jour de SilentPatch qui corrigera ça automatiquement. D'ailleurs, les versions Xbox et la Definitive Edition avaient déjà corrigé ce bug... sans le savoir.
Bref, 20 ans de code qui tourne sur une douzaine de versions de Windows différentes, et il aura fallu un changement apparemment anodin dans la gestion mémoire de Microsoft pour réveiller ce vilain bug dormant...
Qu'est-ce que j'ai pu passer de temps sur les émulateurs ces dernières années... Entre les ROMs à chercher, les émulateurs à configurer, les manettes à mapper... Y'a des jours où j'avais juste envie de lancer un petit Sonic ou un Street Fighter sans me prendre la tête. Hé bien bonne nouvelle, y'a des sites qui font exactement ça, et j0j0b4rj0 vient de m'en partager trois qui valent le détour.
Le principe est simple, vous ouvrez votre navigateur, vous choisissez un jeu, et hop c'est parti. Pas de
Qu'est-ce que j'ai pu passer de temps sur les émulateurs ces dernières années... Entre les ROMs à chercher, les émulateurs à configurer, les manettes à mapper... Y'a des jours où j'avais juste envie de lancer un petit Sonic ou un Street Fighter sans me prendre la tête. Hé bien bonne nouvelle, y'a des sites qui font exactement ça, et j0j0b4rj0 vient de m'en partager trois qui valent le détour.
Le principe est simple, vous ouvrez votre navigateur, vous choisissez un jeu, et hop c'est parti. Pas de téléchargement, pas d'installation, juste du rétro gaming !
Le premier c'est
RetroGames.cc
. C'est probablement le plus fourni des trois avec un catalogue qui couvre à peu près toutes les consoles de l'âge d'or : NES, SNES, Game Boy, N64, Mega Drive, PlayStation 1, et même des trucs plus exotiques comme la PC Engine ou la Neo Geo Pocket. L'interface est pas super moderne mais elle fait le taf, avec une recherche et un tri par console. Par contre y'a des pubs, faudra pas s'étonner.
Ensuite y'a
ClassicGameZone
. Celui-là il est dispo en français et il a un truc en plus : un système de sauvegarde. Si vous créez un compte, vous pouvez sauvegarder vos parties et les reprendre plus tard. Le catalogue dépasse les 2100 jeux répartis sur 23 plateformes, et y'a même du multijoueur sur certains titres. L'interface est plus propre que RetroGames et y'a un système de favoris pour retrouver vos jeux rapidement.
Et le troisième c'est
Retro-Games.org
. Lui aussi est dispo en français et propose une couverture impressionnante des consoles. L'interface est sobre avec un mode sombre, et y'a une FAQ sympa qui raconte l'histoire du jeu vidéo pour les curieux. Comme les autres, c'est gratuit avec de la pub pour financer le service.
Les trois sites utilisent des émulateurs JavaScript qui tournent directement dans le navigateur, donc ça marche sur à peu près tout : PC, Mac, tablette... Faut juste un navigateur pas trop vieux et une connexion correcte pour charger les jeux.
Bon évidemment, côté légalité c'est un peu la zone grise habituelle des ROMs sur le web. Les jeux sont protégés par le droit d'auteur, mais les sites se retranchent derrière le fair use ou le fait que certains éditeurs n'existent plus. À vous de voir où vous placez le curseur.
En tout cas, si un soir vous avez une envie soudaine de relancer Tetris, Zelda ou Final Fantasy sans vous prendre la tête avec un émulateur, ces trois sites font le job.
Merci à j0j0b4rj0 et Lorenper pour le partage !
Article publié initialement le 7 octobre 2020 et mis à jour le 30 décembre 2025.
Ah, Final Fight sur Mega Drive... Si vous avez vécu la déception du portage SNES à l'époque (un seul joueur,
Guy
aux abonnés absents, des stages raccourcis), vous savez de quoi je parle. Capcom nous avait bien eu sur ce coup-là.
Du coup quand j'ai découvert qu'un développeur brésilien du nom de Mauro Xavier avait décidé de recréer le jeu de zéro pour notre bonne vieille 16 bits de Sega, j'ai évidemment été voir ça de plus près. Et le résultat est vraiment dingue.
Final Fight MD propose les 3 per
Ah, Final Fight sur Mega Drive... Si vous avez vécu la déception du portage SNES à l'époque (un seul joueur,
Guy
aux abonnés absents, des stages raccourcis), vous savez de quoi je parle. Capcom nous avait bien eu sur ce coup-là.
Du coup quand j'ai découvert qu'un développeur brésilien du nom de Mauro Xavier avait décidé de recréer le jeu de zéro pour notre bonne vieille 16 bits de Sega, j'ai évidemment été voir ça de plus près. Et le résultat est vraiment dingue.
Final Fight MD propose les 3 personnages de l'arcade (Cody, Guy et Haggar) plus Maki en bonus (oui, celle de Final Fight 2 !), tous les stages, tous les ennemis, tous les boss... Bref, la vraie version arcade complète, et pas la version amputée qu'on nous avait refourgué sur console.
Et le truc qui m'a fait triper, c'est qu'on peut jouer jusqu'à 3 joueurs en simultané grâce au support du SEGA Team Player ou du EA 4-Way Play. Trois potes dans le même salon à tabasser du Mad Gear, comme au bon vieux temps des bornes d'arcade... C'est ti pas beau ça ?
Le projet vient de sortir sa version 0.92b "Christmas 2025" avec une tonne de corrections de bugs et d'améliorations. Je vous passe le changelog complet qui fait des kilomètres, mais sachez que ça inclut un système de sauvegarde SRAM, 60 succès à débloquer, un mode Jukebox pour écouter les musiques, et des tas d'options de personnalisation. Vous pouvez même régler la difficulté, le nombre de vies, activer ou non les continues...
Et le plus impressionnant dans tout ça, c'est que le jeu a été codé entièrement from scratch. Y'a pas une ligne de code original de Capcom, puisque tout a été recréé par Mauro Xavier et son équipe (Edmo Caldas pour la musique, Master Linkuei pour le support technique). Et y'a même les sprites des personnages qui ont été redessinés pour coller au style Mega Drive.
Le projet est bien sûr toujours en cours de développement mais la version actuelle est déjà super stable et jouable. Et quand ce sera terminé, ça sera gratuit les amis !
Voilà, si vous êtes fan de rétrogaming et de beat'em all old school, foncez télécharger la ROM
sur itch.io
. Vous m'en direz des nouvelles ^^
Vous avez des cartouches Super Nintendo qui prennent la poussière dans un carton au grenier et en même temps une vague culpabilité de jouer à ces mêmes jeux en ROM sur votre Steam Deck ? Alors on va remédier à cela grâce à Epilogue qui a la solution pour mettre votre conscience au repos tout en profitant de vos jeux légalement sur n'importe quel appareil.
Leur nouveau gadget s'appelle le
SN Operator
et c'est un dock USB-C dans lequel vous insérez vos cartouches SNES ou Super Famicom. Ensuite v
Vous avez des cartouches Super Nintendo qui prennent la poussière dans un carton au grenier et en même temps une vague culpabilité de jouer à ces mêmes jeux en ROM sur votre Steam Deck ? Alors on va remédier à cela grâce à Epilogue qui a la solution pour mettre votre conscience au repos tout en profitant de vos jeux légalement sur n'importe quel appareil.
Leur nouveau gadget s'appelle le SN Operator et c'est un dock USB-C dans lequel vous insérez vos cartouches SNES ou Super Famicom. Ensuite vous branchez ça à votre PC (ou Mac, ou Steam Deck, ou même un Raspberry Pi), et hop vous pouvez jouer à vos jeux originaux via leur émulateur maison
Playback
. Pas besoin de télécharger des ROMs douteuses sur des sites chelous, vos propres cartouches font le taf.
Le truc cool c'est que ça va au-delà de simplement "jouer" puisque l'appareil peut authentifier vos cartouches pour vérifier que le Chrono Trigger que vous avez chopé aux puces n'est pas une contrefaçon chinoise. Il peut aussi sauvegarder toutes vos données de jeu, y compris les sauvegardes de l'époque que vous aviez sur la cartouche. Du coup si votre pile de sauvegarde finit par lâcher (et ça arrive, ces trucs ont 30 ans quand même...), vous aurez une copie en sécurité.
Côté compatibilité, Epilogue annonce le support de toutes les puces d'amélioration : Super FX, SA-1, DSP, CX4... Donc vos Star Fox et autres Yoshi's Island devraient tourner sans problème. Y'a même le support du Super Scope et de la souris SNES pour les jeux qui les utilisaient, genre Mario Paint. Et cerise sur le gâteau, l'intégration RetroAchievements est de la partie pour ceux qui aiment débloquer des trophées rétro.
Les précommandes ouvrent demain 30 décembre à 18h
(heure de Paris) pour environ 60 dollars. C'est 10 balles de plus que leur GB Operator pour Game Boy, mais bon, les cartouches SNES sont plus grosses et le hardware plus costaud. La livraison est prévue pour avril 2026.
Perso je trouve que c'est une approche plutôt saine du rétrogaming. Vous possédez les cartouches, vous avez le droit d'y jouer et ça évite de devoir ressortir une vraie console SNES qui prend de la place, consomme plus, et dont les connecteurs commencent à fatiguer après des décennies d'utilisation.
Vous connaissez l'histoire de la NES ? Celle du petit robot R.O.B. qui a aidé à ressusciter l'industrie du jeu vidéo américaine en 1985 ? Hé bien la
Video Game History Foundation
vient de sortir un documentaire d'une heure qui raconte tout ce qu'on ne vous a jamais dit sur le lancement de cette console mythique. Et dedans, y'a des révélations qui font mal ^^.
Frank Cifaldi, le fondateur de la VGHF, a passé des années à fouiller cette histoire. Il a rencontré des gens qui étaient chez Nintendo à
Vous connaissez l'histoire de la NES ? Celle du petit robot R.O.B. qui a aidé à ressusciter l'industrie du jeu vidéo américaine en 1985 ? Hé bien la
Video Game History Foundation
vient de sortir un documentaire d'une heure qui raconte tout ce qu'on ne vous a jamais dit sur le lancement de cette console mythique. Et dedans, y'a des révélations qui font mal ^^.
Frank Cifaldi, le fondateur de la VGHF, a passé des années à fouiller cette histoire. Il a rencontré des gens qui étaient chez Nintendo à l'époque, il a déterré des documents que personne n'avait jamais vus, il a même manipulé des prototypes qui n'auraient jamais dû survivre. Et le résultat, c'est cette plongée incroyable dans les coulisses d'un des plus grands paris de l'histoire du gaming.
Alors remontons au printemps 1983... Nintendo négocie avec Atari, le géant de l'époque, pour leur refiler les droits de distribuer la Famicom dans le monde entier. Hé oui, en interne, Atari avait même donné un nom de code au projet : "3600". L'idée, c'était d'intégrer la technologie Nintendo dans un boîtier plastique Atari existant. Le deal était quasiment signé, et les deux boîtes s'étaient mises d'accord sur tout : Nintendo fabriquerait les composants, Atari les revendrait sous sa marque. Ils avaient même commencé à convertir des jeux arcade (Millipede, Joust et Stargate) pour le système.
Et puis tout s'est cassé la gueule au CES de 1983. Atari a vu Coleco montrer un prototype de Donkey Kong sur leur ordinateur Adam, et ils ont pété un câble. Ils pensaient que Nintendo les avait doublés en refilant les droits à un concurrent. En réalité, c'était juste un malentendu sur les licences
ColecoVision
, mais le mal était fait. Le président de Nintendo, Hiroshi Yamauchi, a tellement gueulé sur les représentants de Coleco sur le salon que tout le monde s'en souvient encore.
Ça a contribué à torpiller les négociations, et dans le contexte des turbulences internes chez Atari, le deal n'a jamais abouti. Atari, qui évaluait également le système MARIA de GCC en parallèle, s'est finalement concentré sur ce qui deviendra l'Atari 7800. Et Nintendo s'est retrouvé tout seul, obligé de se débrouiller.
Et c'est là que ça devient vraiment intéressant parce que Nintendo of America, c'était une petite boîte de rien du tout à l'époque. Quelques dizaines d'employés dont le boulot principal consistait à importer des bornes d'arcade japonaises. Ils n'avaient aucune idée de comment vendre une console de salon aux États-Unis.
Alors ils ont fait appel à Lance Barr, un designer industriel, pour repenser complètement la Famicom. Et le mec a créé un design qui ressemblait plus à une chaîne hi-fi haut de gamme qu'à une console de jeux. Le prototype s'appelait l'AVS (Advanced Video System). C'était un truc tout en finesse avec des manettes sans fil, un clavier, un magnétophone à cassettes, et une esthétique empilable façon chaîne hi-fi. Les photos de l'époque sont magnifiques, on croirait du design scandinave ^^.
Le prototype AVS de Nintendo, avec son design hi-fi et ses manettes sans fil (
Source
)
Sauf que personne n'en voulait. Nintendo a fait des tests consommateurs, et les gamins (et leurs parents) trouvaient le concept de programmation barbant. Ils aimaient bien l'idée des manettes sans fil et de l'empilement des boitiers, mais coder / modifier soi-même ses propres jeux en Basic ? Grosse flemme...
En plus, le marché américain était en plein crash. Les magasins croulaient sous les invendus de jeux Atari bradés, et personne ne voulait entendre parler d'une nouvelle console. Tous les détaillants que Nintendo rencontrait leur disaient la même chose : le jeu vidéo, c'est mort, c'était une mode passagère, passez votre chemin (tiens ça me rappelle quelque chose plus actuel... lol).
Alors Nintendo a tout viré. Plus de manettes sans fil, plus de clavier, plus de magnétophone. Ils ont gardé uniquement le robot R.O.B. comme cheval de Troie. L'idée, c'était de faire croire aux magasins de jouets qu'ils vendaient un robot high-tech, et pas une console de jeux.
Et ça a marché, les amis !!
Une armée de R.O.B., le robot qui a permis à Nintendo d'infiltrer les magasins de jouets (
Source
)
Puis en octobre 1985, Nintendo a lancé la NES dans la région de New York avec une garantie de rachat pour les détaillants : si ça ne se vendait pas, ils reprenaient tout. L'équipe a bossé comme des dingues depuis un entrepôt minable du New Jersey, infesté de rats et de serpents. Il y a même eu un ouragan pendant le lancement. Du grand n'importe quoi.
Le présentoir NES chez FAO Schwarz en 1986 (
Source
)
Mais le plus fou dans cette histoire, c'est le fameux chip CIC, le "lockout chip" qui empêchait de jouer à des jeux non autorisés par Nintendo. Et devinez d'où venait cette idée ? D'Atari eux-mêmes ! Lors des négociations de 1983, quelqu'un chez Atari avait demandé à Nintendo s'ils pouvaient créer un système technique pour bloquer les cartouches non officielles. Atari se plaignait des jeux pourris que n'importe qui pouvait sortir sur leurs consoles, et ils voulaient reprendre le contrôle.
Nintendo n'avait pas de solution à l'époque, mais ils ont retenu l'idée. Et selon les dépositions du procès Atari vs. Nintendo, le président Yamauchi aurait lui-même reconnu qu'après avoir entendu ce qu'Atari avait dit, Nintendo avait conclu qu'un système de sécurité devait être développé pour vendre des consoles aux États-Unis.
En gros, Atari aurait suggéré le concept qui allait se retourner contre eux. C'est le chip qui les empêchera plus tard de publier librement des jeux sur NES, conçu par Nintendo suite à leur demande initiale. Ironique non ? Et ce système de contrôle est ensuite devenu le modèle pour toutes les consoles qui ont suivi. Aujourd'hui, on trouve normal qu'on ne puisse pas sortir un jeu PlayStation sans l'accord de Sony, mais avant la NES, n'importe qui pouvait fabriquer des cartouches pour n'importe quelle console.
La VGHF a aussi récupéré les jeux qu'Atari avait commandés à Nintendo en 1983. Trois d'entre eux (Millipede, Joust et Stargate) sont d'ailleurs finalement sortis en 1987 via le HAL Laboratory avec un copyright "Atari 1983" sur l'écran titre. Tant mieux, ça aurait été dommage de ne pas pouvoir y jouer...
Bref, si vous avez une heure devant vous pendant les fêtes, foncez regarder ce documentaire. C'est de la recherche historique de première main, pas du réchauffé de Wikipedia. Et si vous voulez aller plus loin, la VGHF a aussi mis en ligne
un panel avec trois anciens de Nintendo
qui ont vécu le lancement de 1985. Des témoignages de première main qu'on ne retrouvera probablement jamais ailleurs...
Vous vous souvenez du MSX, cette machine 8 bits des années 80 qui a fait rêver toute une génération avant que le PC ne vienne tout écraser ? Hé bien y'a un site qui a décidé de préserver absolument TOUT ce qui existe pour cette plateforme, et quand je dis tout, c'est vraiment tout.
File-Hunter
, c'est le projet d'un gars passionné,
Arnaud de Klerk
, qui depuis 1999 (oui, ça a 25 ans ce truc) archive méticuleusement chaque fichier, chaque jeu, chaque démo, chaque magazine lié à l'écosystème MSX.
Vous vous souvenez du MSX, cette machine 8 bits des années 80 qui a fait rêver toute une génération avant que le PC ne vienne tout écraser ? Hé bien y'a un site qui a décidé de préserver absolument TOUT ce qui existe pour cette plateforme, et quand je dis tout, c'est vraiment tout.
File-Hunter
, c'est le projet d'un gars passionné,
Arnaud de Klerk
, qui depuis 1999 (oui, ça a 25 ans ce truc) archive méticuleusement chaque fichier, chaque jeu, chaque démo, chaque magazine lié à l'écosystème MSX. Le site existe même depuis l'époque où
FONY créait encore du contenu pour les systèmes 8-bit
. Donc autant dire que c'est une vraie institution de la préservation rétro.
Le site propose au téléchargement pas moins de 24 catégories de contenu. Des jeux évidemment (MSX1, MSX2, MSX2+, Turbo-R), mais aussi des démos, des disk-magazines, des émulateurs, des polices, des systèmes d'exploitation, des ROMs système, du contenu technique, des manuels, des livres, des magazines numérisés, de la musique, des programmes, du code source... Bref, si ça concerne le MSX et que ça existe quelque part sur Terre, y'a de fortes chances que ce soit archivé ici.
Côté formats, c'est la fête du slip vintage ^^ puisqu'on y trouve des fichiers DMK pour les disquettes, des TSX et CAS pour les cassettes, des conversions ROM, des fichiers VHD pour les disques virtuels, et même des trucs en LaserDisc. Y'a aussi des versions modifiées de jeux, des traductions anglaises, des cheats, des maps, des sauvegardes... C'est vraiment le genre de collection qui fait baver n'importe quel collectionneur.
Et le truc cool c'est que
vous pouvez jouer directement dans votre navigateur sans rien installer
. En effet, le site propose une plateforme de jeux MSX et même Amiga jouables online, optimisée pour téléphones et tablettes. Et pour ceux qui préfèrent tout récupérer d'un coup, pas la peine de tout scraper (vous finiriez pas vous faire bannir votre IP), car y'a un torrent complet disponible et même une appli Android. Le fichier allfiles.txt pèse plus de 3 Mo, ce qui vous donne une idée de l'ampleur du bazar.
Bref, si vous avez un petit coup de nostalgie MSX ou si vous voulez découvrir ce que c'était que le gaming avant que tout devienne du photorealistic next-gen,
File-Hunter
est votre destination du jour. Et comme d'hab, un grand merci à Lorenper pour le partage !
Avant-hier soir à la Paris Games Week,
Papi Geek
m’a fait une démo rapide de sa Vectrex ressuscitée sur le stand de
MO5
et en voyant ces lignes lumineuses danser sur cet écran à rayons cathodiques vectoriel, je me suis dit que j’allais vous en parler. Car oui, Papi Geek lance une
Vectrex Mini sur Kickstarter
le 3 novembre (c’est lundi !), et c’est assez fou de voir comment ils ont réussi à ressusciter une technologie qui n’existait plus depuis des années.
Pour ceux qui n’ont jamais croisé cette
Avant-hier soir à la Paris Games Week,
Papi Geek
m’a fait une démo rapide de sa Vectrex ressuscitée sur le stand de
MO5
et en voyant ces lignes lumineuses danser sur cet écran à rayons cathodiques vectoriel, je me suis dit que j’allais vous en parler. Car oui, Papi Geek lance une
Vectrex Mini sur Kickstarter
le 3 novembre (c’est lundi !), et c’est assez fou de voir comment ils ont réussi à ressusciter une technologie qui n’existait plus depuis des années.
Pour ceux qui n’ont jamais croisé cette console légendaire, la Vectrex c’est un ovni sorti en octobre 1982 et qui contrairement à toutes les autres consoles de l’époque qui affichaient des pixels sur votre télé, embarquait son propre écran CRT de 9 pouces et surtout, utilisait des graphismes vectoriels. Pas de pixels, pas de rasterisation mais juste un faisceau d’électrons qui trace des lignes lumineuses directement sur l’écran noir comme le ferait un oscilloscope mais en mieux. Car le rendu était d’une précision chirurgicale, avec un contraste infini et cette lueur caractéristique qu’aucun écran LCD ou OLED ne peut vraiment reproduire.
Seulement voilà, la Vectrex a fait faillite en deux ans à cause du crash du jeu vidéo de 1983 et a rejoint le cimetière des belles idées avant-gardistes incomprises de leur époque. Et contrairement aux autres consoles disparues, la Vectrex avait un problème. Sa technologie d’affichage vectoriel était tellement spécifique qu’on ne pouvait pas l’émuler facilement.
Bah oui, vous pouvez faire tourner un émulateur NES ou Megadrive sur n’importe quel écran moderne mais pour la Vectrex, il faut simuler le comportement d’un tube cathodique vectoriel, et ça, c’est autrement plus coton. Du coup, pendant des décennies, les passionnés ont bidouillé des émulateurs logiciels sur PC, mais l’expérience restait approximative. La fluidité organique des lignes, la persistance rétinienne du phosphore, la sensation de regarder de la lumière pure plutôt que des pixels, tout cela manquait affreusement…
Et c’est donc là que Papi Geek et son équipe entrent en scène avec un seul objectif : créer une Vectrex Mini qui sertait de la moitié de la taille de l’originale, tout en préservant l’âme de l’expérience vectorielle. Pour cela, ils ont décidé d’utiliser un écran AMOLED de 5 pouces avec une résolution de 800×600.
Alors là normalement, vous devez bugger… Car c’est bien un écran censé afficher des pixels… Alors comment on fait pour simuler une technologie sans pixels sur un écran conçu pour en afficher ?
Hé bien l’AMOLED a un avantage, c’est que chaque pixel peut s’éteindre complètement, créant ainsi un noir absolu comme sur les CRT. Et surtout, l’AMOLED peut afficher du blanc pur ultra-lumineux. En combinant les deux, on recrée alors l’esthétique de la Vectrex avec des lignes brillantes qui flottent sur un fond d’encre noire. C’est du faux vectoriel, certes, mais du faux vectoriel hyper convaincant.
Le projet sera donc financé par un Kickstarter qui démarre ce 3 novembre 2025 et 3 niveaux de prix sont prévus : 99 euros pour les 50 premiers chanceux (Founder Edition), 129 euros pour les 300 suivants (Early Bird), et 149 euros en prix régulier. Il y aura même une édition limitée blanche à 219 euros tirée à 200 exemplaires, avec certificat d’authenticité et numéro de série. Pour une console unique qui coûtait l’équivalent de 500 dollars en 1982, c’est plutôt raisonnable je trouve…
Maintenant côté contenu, la Vectrex Mini embarquera 12 jeux intégrés avec leurs overlays physiques. Oui, les overlays, ce sont ces feuilles de plastique transparent coloré qu’on plaquait sur l’écran monochrome pour simuler la couleur. C’était rudimentaire mais ingénieux et l’équipe de la Vectrex Mini a reproduit ce détail. Et si 12 jeux ne suffisent pas, il y aura un port microSD pour charger des homebrews si ça vous amuse, parce que, croyez le ou non, la communauté Vectrex n’a jamais cessé de créer de nouveaux jeux depuis 43 ans.
L’alimentation se fera en USB-C, parce qu’on est en 2025 quand même et vous pourrez la brancher sur secteur ou sur une batterie externe pour jouer n’importe où. Enfin, sous le capot, comme me l’a expliqué Papi Geek, il y aura un processeur ESP32 qui gérera l’émulation et l’affichage.
Bref, c’est un sacré challenge et une sacrée résurrection je trouve, car il faut tout réinventer puisque la technologie d’origine a totalement disparue.
Voilà, si vous allez à la Paris Games Week cette année, passez voir le stand MO5 car ils fêtent les 30 ans de la Saturn et de la PS1, et leur collection de machines vintage vaut le détour !! Et peut-être que Papi Geek sera encore là avec sa Vectrex donc n’hésitez pas à lui demander une démo, car ça vaut vraiment le coup de voir cette technologie en vrai.
Duke Nukem a sauvé le Far West de 1848, le futur post-apocalyptique et le Londres victorien de 1888, mais pendant 26 ans, il est resté coincé dans la prison ultime : une cartouche Nintendo 64 dont personne n’avait le code source.
Vous connaissez très probablement Duke Nukem 3D, le FPS culte de 1996 avec ses répliques iconiques et son humour trash, mais vous avez peut-être oublié Duke Nukem: Zero Hour, sorti en 1999 sur N64. C’était un jeu assez différent puisqu’il s’agissait d’un TPS (third-pers
Duke Nukem a sauvé le Far West de 1848, le futur post-apocalyptique et le Londres victorien de 1888, mais pendant 26 ans, il est resté coincé dans la prison ultime : une cartouche Nintendo 64 dont personne n’avait le code source.
Vous connaissez très probablement Duke Nukem 3D, le FPS culte de 1996 avec ses répliques iconiques et son humour trash, mais vous avez peut-être oublié Duke Nukem: Zero Hour, sorti en 1999 sur N64. C’était un jeu assez différent puisqu’il s’agissait d’un TPS (third-person shooter) développé par Eurocom, où Duke devait voyager dans différentes époques pour sauver le monde. Le concept était sympa, la réalisation correcte, mais c’est un jeu qui a été complètement éclipsé par les Perfect Dark et autres Goldeneye de l’époque. Snif !
Il était donc temps de le faire revenir dans le présent ! Et c’est ce qu’a fait Gillou68310 qui vient après des années de travail, de terminer
la décompilation complète de Duke Nukem: Zero Hour
. 100% du code machine original a été reconverti en code source C lisible et modifiable.
Le projet est sur GitHub et on y retrouve à la fois la version US et la version française du jeu et grâce à cette décompilation complète, d’autres développeurs peuvent maintenant bosser sur un port PC natif du jeu. Soit avec une approche custom comme le
Ship of Harkinian
(le port PC de Zelda: Ocarina of Time), soit via
N64 Recomp
, un projet dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois.
Cet outil développé par Wiseguy peut transformer du code N64 en code C natif en quelques secondes (contre des années pour une décompilation traditionnelle) et avec cette décompilation de Zero Hour terminée, la route est toute tracée pour un portage rapide avec support des mods, du ray tracing via RT64 et même de la 4K.
Alors oui, Zero Hour n’était pas le meilleur jeu N64 de l’histoire c’est sûr, mais c’était un Duke Nukem oublié, avec des mécaniques intéressantes et une direction artistique sympa pour l’époque. Et grâce au boulot de Gillou68310 et de la communauté, il va pouvoir s’échapper de sa cartouche et rejoindre notre époque dans les meilleures conditions !
Pour ceux que ça intéresse, le repo GitHub
est disponible ici
mais attention, vous aurez besoin de votre propre ROM du jeu pour extraire les assets et compiler (c’est légal uniquement si vous possédez le jeu original).
Bertrand, fidèle lecteur de mon site m’a envoyé un super projet ! Il a développé des PCB open source pour moderniser les Famicom japonaises et comme j’ai trouvé ça trop cool, je me suis dit que j’allais en faire un article.
Alors pour ceux qui ne connaissent pas, la Famicom c’est la version japonaise de la NES, sortie en 1983. C’est une petite console rouge et blanche avec les manettes intégrées, super mignonne mais avec un défaut majeur : elle sort uniquement en
signal RF
. Et le RF en 2025 sur
Bertrand, fidèle lecteur de mon site m’a envoyé un super projet ! Il a développé des PCB open source pour moderniser les Famicom japonaises et comme j’ai trouvé ça trop cool, je me suis dit que j’allais en faire un article.
Alors pour ceux qui ne connaissent pas, la Famicom c’est la version japonaise de la NES, sortie en 1983. C’est une petite console rouge et blanche avec les manettes intégrées, super mignonne mais avec un défaut majeur : elle sort uniquement en
signal RF
. Et le RF en 2025 sur nos télés modernes, c’est l’enfer… Image dégueulasse, interférences, et certaines télés refusent carrément de l’afficher parce que le signal RF japonais utilise les canaux 95-96 au lieu des canaux 3-4 occidentaux.
Bertrand a donc créé Famicom-OpenAV
, deux petits PCB qui permettent d’ajouter une sortie AV composite à votre Famicom. Comme ça, exit le RF pourri, et bonjour l’image propre !
Bertrand propose donc deux versions selon vos préférences de soudure. La version DIP avec des composants traversants old school pour ceux qui ont appris à souder sur des kits Radio Shack dans les années 80. Et une version SMD avec des composants montés en surface, plus compacte et moderne pour les jeunes qui n’ont pas peur des pattes de mouche et qui maitrisent le flux ^^.
Ses PCB ont été testés sur les modèles de carte mère Famicom HVC-CPU-07 et HVC-CPU-GPM-02 et y’a pas besoin de percer la console ou de faire des modifications irréversibles… Ce sont juste quelques points de soudure bien placés et hop, votre Famicom crache du composite propre.
Ce mod est important car le signal RF de la Famicom génère souvent des “jailbars”, des lignes verticales bien chiantes qui gâchent l’image. Cela est dû à l’alimentation bruyante de la console et au fait que les traces du circuit imprimé qui transportent le signal vidéo passent juste à côté de lignes électriques parasitées. Les vieilles puces NMOS de l’époque émettent aussi pas mal d’interférences RF.
Avec le mod AV de Bertrand, on récupère donc directement le signal composite natif NTSC depuis la pin 21 du PPU (le processeur graphique de la Famicom). C’est le signal le plus propre qu’on puisse obtenir sans passer par des mods plus complexes comme le NESRGB qui coûte une fortune.
Maintenant pour créer ces PCB, c’est super simple. Bertrand fournit les fichiers Gerber sur son GitHub, vous les envoyez à un fabricant comme
JLCPCB
ou
PCBWay
, et pour quelques euros, vous recevrez 5 PCB. Après il faut acheter les composants électroniques (quelques résistances, condensateurs, transistors) mais au total, on s’en sort pour moins de 10 balle par console modifiée.
Bref, pour les collectionneurs et les joueurs, c’est vraiment un super mod car la Famicom a une bibliothèque exclusive au Japon avec des jeux qui ne sont jamais sortis sur la NES occidentale. Je pense par exemple aux
Famicom Disk System
exclusives, aux cartouches avec puces sonores supplémentaires comme
Castlevania III japonais
qui sonne différemment de la version US. Avec ce mod, vous pourrez enfin profiter de ces jeux dans de bonnes conditions sur une télé moderne ou via un upscaler type
RetroTink
.
Encore merci à Bertrand pour ce projet et pour m’avoir contacté et si vous aussi vous avez des projets DIY cools à partager, n’hésitez pas à m’envoyer un mail !
20 ans plus tard, les vieilles consoles continuent de nous surprendre… La preuve avec ce hack complètement barré qui transforme une GameCube de 2001 en client pour nos IA modernes.
Josh Fonseca a en effet réussi l’exploit de connecter ChatGPT à Animal Crossing
via l’émulateur Dolphin. Pas de mod de la cartouche, pas de modification du code original, mais juste du bon vieux Python qui lit et écrit dans la RAM émulée pendant que le jeu tourne.
Hé oui, le mec n’a même pas touché une seule ligne du
20 ans plus tard, les vieilles consoles continuent de nous surprendre… La preuve avec ce hack complètement barré qui transforme une GameCube de 2001 en client pour nos IA modernes.
Hé oui, le mec n’a même pas touché une seule ligne du code original du jeu. Il a “simplement” identifié les adresses mémoire où le jeu stocke les dialogues (0x81298360 pour les curieux) et remplacé le texte à la volée. L’émulateur Dolphin pense faire tourner les dialogues d’origine, mais en fait il affiche du contenu généré par une IA qui tourne sur un serveur cloud.
Techniquement, c’est malin comme approche puisque la GameCube n’a que 24 MB de RAM et un processeur PowerPC à 485 MHz. Il lui est donc impossible de faire tourner un LLM dessus. Du coup il a créé une sorte de pont mémoire entre l’émulateur et le LLM. Son script Python surveille cette adresse en mémoire via le processus Dolphin, récupère le contexte du dialogue, l’envoie à l’IA, et réinjecte la réponse dans la mémoire émulée.
Ce qui complique vraiment les choses, c’est qu’Animal Crossing n’utilise pas du texte brut pour ses dialogues. Le jeu a son propre langage de contrôle avec des codes pour les pauses, les émotions, les effets sonores. Un peu comme du HTML mais version Nintendo 2001, ce qui fait qu’il a fallu créer deux IA : une première qui génère le dialogue créatif (le “Writer AI”) et une autre qui ajoute tous les codes techniques (le “Director AI”).
Voici un extrait :
# A small sample of the control codes I had to encode/decodeCONTROL_CODES={0x00:"<End Conversation>",0x03:"<Pause [{:02X}]>",# e.g., <Pause [0A]> for a short pause0x05:"<Color Line [{:06X}]>",# e.g., <Color Line [FF0000]> for red0x09:"<NPC Expression [Cat:{:02X}] [{}]>",# Trigger an emotion0x59:"<Play Sound Effect [{}]>",# e.g., <Play Sound Effect [Happy]>0x1A:"<Player Name>",0x1C:"<Catchphrase>",}# The magic byte that signals a command is comingPREFIX_BYTE=0x7F
Je trouve ça cool comme projet car les joueurs rêvent depuis longtemps de dialogues plus variés dans Animal Crossing. En effet, si comme moi, vous n’êtes pas pro-gamer sur Animal Crossing, vous ignorez surement que Nintendo limite les villageois à 8 types de personnalité, ce qui rend les conversations hyper répétitives après quelques heures de jeu.
Avec ce hack, les villageois peuvent donc maintenant discuter de l’actualité mondiale, critiquer Tom Nook sur ses pratiques immobilières douteuses, ou même avoir des conversations philosophiques sur le sens de la vie dans votre village virtuel.
Le mod est sur Github
pour ceux qui veulent tester sur émulateur.
Notez que la communauté de décompilation d’Animal Crossing a joué un rôle crucial dans ce projet car sans leur travail pour convertir le code PowerPC en C lisible, identifier ces adresses mémoire spécifiques aurait été un cauchemar. C’est grâce donc à eux que le développeur a pu comprendre comment le jeu gère ses dialogues en interne.
Bref, je trouve ça assez marrant qu’une console vielle de +20 ans capable de fonctionner totalement offline (car à l’époque Nintendo était allergique à Internet), soit finalement indirectement “connectée” (via l’émulateur) pour utiliser ce qui se fait de plus hype en ce moment, à savoir l’IA (les LLMs plus exactement).
Comme je vous le disais, pour l’instant, ce hack fonctionne sur la version GameCube originale du jeu via l’émulateur Dolphin. L’auteur mentionne qu’une adaptation sur du vrai matériel serait possible avec le Broadband Adapter officiel, mais nécessiterait beaucoup plus de travail. Les versions ultérieures sorties sur DS, Wii ou Switch utiliseraient une architecture mémoire différente, mais techniquement, rien n’empêche d’adopter une approche similaire.
Comme quoi, avec un peu d’ingéniosité, on peut moderniser n’importe quel jeu rétro !
Je viens de tomber sur une pépite qui va faire chavirer le cœur des nostalgiques du Commodore 64 !
Le site
Games That Weren’t
a déniché un prototype jouable d’Indiana Jones and the Last Crusade ! Mais attention, ce n’est pas un prototype officiel de l’époque. Il s’agit d’une conversion fan-made de la version aventure point-and-click propulsée par le moteur SCUMM que les adeptes du C64 n’ont jamais eu la chance d’essayer à l’époque.
Mais avant de vous en dire plus, je vous emmène avec moi en 1989
Je viens de tomber sur une pépite qui va faire chavirer le cœur des nostalgiques du Commodore 64 !
Le site
Games That Weren’t
a déniché un prototype jouable d’Indiana Jones and the Last Crusade ! Mais attention, ce n’est pas un prototype officiel de l’époque. Il s’agit d’une conversion fan-made de la version aventure point-and-click propulsée par le moteur SCUMM que les adeptes du C64 n’ont jamais eu la chance d’essayer à l’époque.
Mais avant de vous en dire plus, je vous emmène avec moi en 1989. Lucasfilm Games sort 2 jeux Indiana Jones. D’un côté, il y a le jeu d’action / plateforme qui a bel et bien débarqué sur C64. Et de l’autre, le jeu d’aventure graphique qui tourne grâce au fameux moteur SCUMM (oui, celui de Monkey Island, pour les connaisseurs). Mais voilà, coup dur pour les fans du C64 c’est que cette version aventure ne s’est jamais frayé un chemin jusqu’à leur machine chérie. Elle est malheureusement restée l’exclusivité des ordinateurs 16 bits.
Et en 2012, un certain Thorsten Harth, alias “Brick Bambi”, développeur allemand audacieux de son état, se dit : “Et si je portais ce jeu SCUMM sur Commodore 64 ?” Un défi de taille quand on mesure les limitations techniques de la bécane 8 bits face à ses homologues 16 bits. Le bonhomme s’est acharné pendant plusieurs années sur cette conversion homebrew, jonglant entre graphiques bitmap et caractères pour optimiser la mémoire. Il avait même réservé 4K de RAM juste pour le son (de $A000 à $AFFF pour les experts).
D’ailleurs, côté musique, Joachim Wijnhoven avait été recruté en 2016 pour s’occuper de la bande-son. Thorsten lui avait commandé la “Raiders March” pour l’écran titre et de fin, mais aussi toute une série de thèmes spécifiques : la musique de la carte, de Venise, des catacombes, du château Brunwald, la marche d’Hitler, le piano d’Henry, la salle du Graal… Un travail de titan ! Roland Hermans, une autre recrure devait même s’occuper des effets sonores comme les coups frappés dans la bibliothèque, la cascade ou les étagères qui tombent. Le jeu devait alors alterner entre musique et effets sonores… Hé oui, pas les deux en même temps, question de limitations techniques.
Mais voilà, malgré l’aide apportée par d’autres personnes, la réalité a fini par rattraper notre développeur. Entre trois jeunes enfants à élever et un job à assurer, Thorsten se retrouve à court de temps. En 2017, une sortie cartouche avait même été discutée, mais Thorsten avait répondu que la complexité du jeu demanderait encore plusieurs années… le problème n’était pas les limitations de la RAM ou le CPU, mais bien les limites de temps. Du coup, en 2018, le projet est annoncé comme abandonné…
Snif…
A l’époque, son objectif initial c’était de boucler au moins le premier chapitre complet : Barnet College, la maison d’Henry, Venise, la bibliothèque et les catacombes. Tout ce qui précède le château Brunwald en fait. Et bonne nouvelle : c’est exactement ce que contient le prototype de Thorsten qui vient d’être retrouvé ! Joachim Wijnhoven, qui avait reçu une preview en décembre 2018, l’a généreusement partagée avec Games That Weren’t. C’est d’ailleurs une démo impressionnante avec beaucoup de contenu et d’interactions possibles.
Pour les fans de l’époque, l’absence de la version SCUMM d’Indy III sur C64 sonnait comme le glas et beaucoup ont commencé à lorgner du côté de l’Amiga ou du PC après cette déception. Alors voir aujourd’hui ce prototype homebrew refaire surface, même s’il date de 2012-2018 et non de 1989, c’est comme déterrer un trésor perdu digne du Dr. Jones lui-même.
Ah, ces longues heures passées sur Final Fantasy Legend, les yeux qui piquent devant l’écran vert monochrome de votre Game Boy. Vous vous souvenez ?
Et bien aujourd’hui, j’ai découvert un truc sympa. Un développeur a réalisé ce dont on rêvait tous à l’époque. Il a transformé ces classiques en véritables oeuvres d’art Game Boy Color, avec des palettes de couleurs méticuleusement choisies pour chaque élément du jeu.
Il s’agit d’Adam Rippon, le mec derrière la série indie Dragon Fantasy qui s’est l
Ah, ces longues heures passées sur Final Fantasy Legend, les yeux qui piquent devant l’écran vert monochrome de votre Game Boy. Vous vous souvenez ?
Et bien aujourd’hui, j’ai découvert un truc sympa. Un développeur a réalisé ce dont on rêvait tous à l’époque. Il a transformé ces classiques en véritables oeuvres d’art Game Boy Color, avec des palettes de couleurs méticuleusement choisies pour chaque élément du jeu.
Il s’agit d’Adam Rippon, le mec derrière la série indie Dragon Fantasy qui s’est lancé un défi de ouf : coloriser l’intégralité des jeux Final Fantasy sortis sur Game Boy. Je vous parle bien de quatre titres mythiques ici : Final Fantasy Legend I, II et III (les fameux SaGa au Japon), et Final Fantasy Adventure (le premier Seiken Densetsu).
L’histoire commence simplement… Adam jouait au premier Final Fantasy Legend et se disait que ce serait quand même mieux en couleur. Alors au lieu de râler comme nous on l’aurait fait, il a sorti son éditeur de code assembleur et s’est mis au boulot. Et le résultat a tellement plu à la communauté Game Boy qu’ils l’ont supplié de faire les suites. Et lui, en bon mec solide, il a livré.
Ce qui est vraiment impressionnant dans son travail, c’est le niveau de détail. Il n’a pas juste balancé trois couleurs au pif et basta. Non, chaque sprite, chaque tuile, chaque élément d’interface a été colorisé à la main pour respecter l’esprit des jeux originaux tout en exploitant les capacités de la Game Boy Color. Les romhacks portent même le suffixe “DX”, comme les vraies versions colorisées de Nintendo à l’époque (Zelda Link’s Awakening DX, vous vous souvenez ?).
Techniquement, c’est donc du solide. Les patches fonctionnent sur du vrai hardware Game Boy Color, et pas seulement sur émulateur, ce qui veut dire que si vous avez encore votre vieille console qui traîne dans un tiroir, vous pouvez mettre les ROMs patchées sur une cartouche flash et jouer comme si Nintendo avait sorti ces versions à l’époque.
Pour récupérer ces merveilles, vous avez donc plusieurs options. Les patches sont disponibles sur
Romhacking.net
,
Romhack.ing
ou directement sur le
GitHub d’Adam
si vous préférez compiler depuis les sources. Évidemment, il vous faudra les ROMs originales des jeux (que vous possédez légalement, bien sûr ^^), puis vous appliquez les patches avec un outil comme Lunar IPS.
Voilà, donc si vous êtes nostalgiques de cette époque où Square Enix (enfin, Square et Squaresoft à l’époque) sortait des JRPG sur Game Boy, ou si vous voulez découvrir ces classiques dans leur meilleure version possible, foncez. Les quatre jeux sont complets, testés, approuvés par la communauté. C’est donc le moment parfait pour replonger dans ces aventures, cette fois-ci en couleur.
Respect total à Adam Rippon pour le boulot de titan !
Vous savez ce qui me manque le plus dans le gaming moderne ?
C’est cette sensation magique d’insérer une cartouche dans une console, d’appuyer sur le bouton power et de se retrouver directement dans le jeu. Pas de mises à jour à rallonge, pas de connexion obligatoire, pas de compte à créer, pas de launcher qui rame. Juste moi, ma manette et le jeu… Oui, je suis vieux.
Toutefois, tout n’est pas perdu pour moi, puisqu’un développeur nostalgique a eu la brillante idée de ressusciter cette expérienc
Vous savez ce qui me manque le plus dans le gaming moderne ?
C’est cette sensation magique d’insérer une cartouche dans une console, d’appuyer sur le bouton power et de se retrouver directement dans le jeu. Pas de mises à jour à rallonge, pas de connexion obligatoire, pas de compte à créer, pas de launcher qui rame. Juste moi, ma manette et le jeu… Oui, je suis vieux.
Toutefois, tout n’est pas perdu pour moi, puisqu’un développeur nostalgique a eu la brillante idée de ressusciter cette expérience avec
Kazeta OS
, une distribution Linux complètement déjantée.
Alesh Slovak, le cerveau derrière cette idée (et aussi le développeur de
ChimeraOS
), a décidé de transformer n’importe quel PC en console de salon façon années 90. Le concept c’est que vous prenez une carte SD, vous y copiez un jeu, vous lui mettez une jolie étiquette et hop, ça devient votre “cartouche”. Une fois insérée dans votre PC sous Kazeta, vous appuyez alors sur le bouton power et vous voilà directement dans le jeu. Pas d’interface, pas de menu compliqué, juste le jeu qui se lance instantanément.
Notez que le nom Kazeta vient du tchèque et signifie “cassette”. Comme Alesh Slovak est d’origine tchèque (mais basé à Waterloo au Canada), il en a profité pour faire un petit clin d’œil linguistique à ses origines.
Kazeta traite donc les cartes SD comme des cartouches en lecture seule. Mais rassurez-vous, vos sauvegardes sont automatiquement stockées sur le disque interne du PC, tout comme sur une vraie console. Et si vous démarrez sans cartouche insérée, vous tombez sur un BIOS rétro style PlayStation où vous pouvez gérer vos sauvegardes. C’est génial non ?
Le système supporte tous les jeux DRM-free que vous pouvez imaginer. Les jeux GOG, itch.io, vos vieux jeux Linux natifs, les jeux Windows via Wine/Proton, et même vos émulateurs préférés. Le développeur a conçu Kazeta pour plusieurs types d’utilisateurs. Je pense d’abord aux non-techos qui se perdent dans les interfaces, mais également aux collectionneurs nostalgiques de jeux physiques, et bien sûr à tous ceux qui veulent préserver leur collection de jeux d’une manière plus tangible.
Après pour installer Kazeta, c’est plutôt cool mais ça demande un peu de préparation. Vous devez d’abord télécharger l’ISO depuis le site officiel, puis vous devez l’installer sur votre PC dédié (pas de dual-boot possible pour l’instant), et ensuite vient la partie fun : Créer vos cartouches. Et pour ça, vous formatez une carte SD, vous y copiez les fichiers du jeu, et optionnellement, vous pouvez même imprimer une étiquette custom pour faire plus authentique. Chaque carte ne doit contenir qu’un seul jeu, exactement comme à l’époque. J’sais pas si c’est très écolo mais vous allez pouvoir acheter des vieux stocks de cartes SD de petite capacité dont personne ne veut plus.
L’OS est écrit principalement en Rust (85% du code) avec une touche de Shell et Docker pour l’infrastructure. Le projet est sous licence MIT et le code source est disponible sur
GitHub
. C’est un projet encore un peu jeune mais à terme, Kazeta promet de supporter “presque n’importe quel jeu DRM-free, passé ou présent”, ce qui ouvre des possibilités énormes. Imaginez transformer votre bibliothèque Steam (pour les jeux sans DRM), GOG ou même vos vieux CD-ROM en cartouches physiques que vous pouvez ranger sur une étagère.
Il y a également quelques limitations à prendre en compte cependant. Pas de support du dual-boot, pas de machines virtuelles, pas de gestion des GPU hybrides (switchable graphics), pas de multi-écrans, et les contrôleurs Bluetooth ne sont pas encore supportés (mais c’est prévu).
Perso, j’adore ce projet parce qu’il répond à un vrai besoin. On revient aux fondamentaux, un jeu, une cartouche, et on joue. Puis surtout, on pourrait imaginer construire une vraie borne d’arcade ou une console custom avec un Raspberry Pi ou un mini-PC, des slots pour cartes SD façon cartouches (imprimées en 3D), et Kazeta comme OS. Vous pourriez littéralement créer votre propre console de salon personnalisée avec votre bibliothèque de jeux préférés.
Vous connaissez l’
Analogue Pocket
? C’est une super console FPGA qui fait tourner vos cartouches Game Boy à la perfection mais qui coûte un bras et reste malheureusement fermée comme une huître.
Et bah Eli Lipsitz a décidé de faire mieux avec
Game Bub
, et je trouve le résultat vraiment chouette, c’est pour ça que je vous en parle.
Game Bub, c’est donc une **console portable FPGA entièrement open source **qui accepte vos vraies cartouches Game Boy et Game Boy Advance. Et
Eli a mis tout en open
Vous connaissez l’
Analogue Pocket
? C’est une super console FPGA qui fait tourner vos cartouches Game Boy à la perfection mais qui coûte un bras et reste malheureusement fermée comme une huître.
Et bah Eli Lipsitz a décidé de faire mieux avec
Game Bub
, et je trouve le résultat vraiment chouette, c’est pour ça que je vous en parle.
Game Bub, c’est donc une **console portable FPGA entièrement open source **qui accepte vos vraies cartouches Game Boy et Game Boy Advance. Et
Eli a mis tout en open source
, du hardware au software. Du coup, à partir de 249 dollars sur
Crowd Supply
, c’est déjà plus accessible que la concurrence. Il y a même une
édition limitée violette
à 299 dollars avec un PCB blanc qui a du style.
Côté specs, on a un écran IPS de 4 pouces en 720x480, une autonomie annoncée de 14 heures et un design qui rappelle clairement la Game Boy originale tout en restant compact. Le FPGA AMD XC7A100T avec ses 101 400 cellules logiques reproduit fidèlement le comportement des puces d’origine, cycle par cycle, sans les approximations de l’émulation software. Avec 32 MiB de SDRAM et 512 KiB de SRAM, la machine a de quoi faire tourner vos jeux sans souci.
Contrairement à ce qu’on entend souvent dans la communauté rétrogaming, le créateur de la Game Bub
ne pense pas que le FPGA soit nécessairement supérieur à l’émulation software
. Pour lui, les deux approches ont leurs avantages, mais le FPGA permet surtout une compatibilité matérielle parfaite avec les vraies cartouches et les accessoires d’époque.
L’aspect open source change également complètement la donne. Vous voulez modifier le comportement d’un core ? Ajouter le support d’une autre console ? Améliorer l’interface ? Vous pouvez. La communauté peut contribuer, porter de nouveaux systèmes, et personne ne vous empêchera de bidouiller votre machine comme bon vous semble.
Ce qui est cool aussi, c’est que Game Bub embarque des fonctionnalités modernes que n’avait pas votre Game Boy d’époque. On a le Wi-Fi, le Bluetooth LE, un accéléromètre, un gyroscope et même un moteur de vibration. Le microcontrôleur ESP32-S3 gère tout ça, et vous pouvez même sauvegarder et restaurer vos cartouches directement sur la machine !
Le financement participatif a largement dépassé l’objectif initial, avec plus de 175% atteints et les premières unités devraient arriver en février 2026. Eli propose aussi un dock TV à 59 dollars qui transforme votre Game Bub en console de salon, avec support des manettes Xbox, DualShock, DualSense et Switch Pro en Bluetooth. Sympa pour jouer sur grand écran entre potes.
La machine est fabriquée par Soldered Electronics en Croatie et distribuée par Mouser Electronics, ce qui garantit une certaine qualité. Les schémas, les fichiers de fabrication, le code source des cores, tout est disponible sur GitHub sous licence GPLv3 et CC BY-SA 4.0. Comme ça si vous êtes développeur FPGA ou simplement curieux de comprendre comment ça marche, vous avez accès à tout. Livraison à 8 dollars aux États-Unis et 18 dollars dans le reste du monde.
Bref, c’est un super projet, accessible, ouvert, et respectueux des joueurs donc pourquoi pas se laisser tenter ?
Vous saviez qu’Animal Crossing sur GameCube cache 21 jeux NES complets dans ses fichiers ? Perso, j’en avais AUCUNE IDÉE et visiblement, ce ne sont pas des versions au rabais ou de démos, mais bien des jeux complets ! Animal Crossing était vraiment un jeu en avance sur son temps et l’une des fonctionnalités les plus adorées des joueurs, c’était ces petits meubles NES que vous pouviez collectionner et qui lançaient de vrais jeux quand vous interagissiez avec.
Balloon Fight, Super Mario Bros, The
Vous saviez qu’Animal Crossing sur GameCube cache 21 jeux NES complets dans ses fichiers ? Perso, j’en avais AUCUNE IDÉE et visiblement, ce ne sont pas des versions au rabais ou de démos, mais bien des jeux complets ! Animal Crossing était vraiment un jeu en avance sur son temps et l’une des fonctionnalités les plus adorées des joueurs, c’était ces petits meubles NES que vous pouviez collectionner et qui lançaient de vrais jeux quand vous interagissiez avec.
Balloon Fight, Super Mario Bros, The Legend of Zelda, Punch-Out !!… Nintendo avait carrément inclus un émulateur NES complet et les ROMs sur le disque GameCube. Le truc fou, c’est que cet émulateur est souvent cité comme étant plus précis que celui de la NES Classic ou même celui de la Switch.
Selon les versions du jeu (Doubutsu no Mori, Animal Crossing, etc.), il ya entre 19 et 21 jeux disponibles. La version américaine par exemple en contient 19, et certains jeux comme Donkey Kong Jr. Math valent aujourd’hui 151 dollars en seconde main. D’autres comme Clu Clu Land D ou Gomoku Narabe Renju étaient également des exclusivités Famicom Disk System introuvables plus tard sur Nintendo Switch Online.
Mais bon, passons au vif du sujet. Comment extraire ces ROMs ?
Et bien le passionné Seth Larson a développé une méthode géniale qui exploite la compression Yaz0 utilisée par Nintendo. Cette compression, reconnaissable par son header “Yaz0” en ASCII, est utilisée partout dans les jeux Nintendo depuis les années 2000. The Wind Waker, Mario Kart Wii, Super Mario Sunshine… tous utilisent Yaz0 pour compresser leurs assets.
D’abord, il vous faut une copie de votre ISO Animal Crossing que vous pouvez extraire légalement avec CleanRip sur votre Wii ou avec le nouvel outil FlippyDrive qui permet de sauvegarder vos jeux GameCube directement depuis la console. Une fois que vous avez votre ISO, le script Python de Seth fera tout le boulot.
Comme je vous le disais, le script parcourt toute l’ISO à la recherche des headers “Yaz0”, décompresse chaque blob trouvé, puis cherche les signatures des ROMs NES (qui commencent par “NES\x1a”) ou Famicom Disk System (avec leur signature spécifique). Une fois trouvées, les ROMs sont extraites et comparées à une base de données de checksums MD5 pour identifier exactement quel jeu c’est.
Et hop, vous vous retrouvez avec tous les jeux NES dans votre dossier. Ces ROMs fonctionnent avec n’importe quel émulateur NES, par exemple sur PC, vous pouvez utiliser Pinky (un émulateur WASM qui tourne dans le navigateur), sur mobile je vous recommande Delta qui est aussi excellent.
Un petit détail technique sympa au passage, le jeu Clu Clu Land D est stocké au format .qd (QuickDisk). Il faudra donc le convertir en .fds pour l’utiliser avec un émulateur. Un script Python existe également sur le GitHub pour faire cette conversion facilement.
Ce qui est vraiment dingue dans cette histoire, c’est qu’après deux ans et demi de travail, la communauté a presque complètement décompilé cette version d’Animal Crossing. Ça ouvre la porte à des mods incroyables et ils ont même réussi à faire tourner Linux dans l’émulateur NES d’Animal Crossing en patchant la mémoire. Bon, ça tourne à 1/64ème de la vitesse normale, mais techniquement ça marche !
D’ailleurs, l’émulateur NES générique du jeu peut lire n’importe quelle ROM depuis la carte mémoire si elle est formatée correctement. Il cherche des fichiers avec la string “GAFE01” (le nom interne d’Animal Crossing) et le préfixe “DobutsunomoriPF”. Et un outil appelé ACNESCreator permet ensuite de créer ces fichiers .gci automatiquement pour charger vos propres ROMs.
Si vous cherchez d’autres méthodes légales pour récupérer des ROMs, consultez le RED Project sur GitHub, qui contient une documentation complète de méthodes d’extraction similaires depuis des collections officielles et autres mini-consoles. Parce que oui, extraire des ROMs de jeux que vous possédez légalement, c’est parfaitement légal pour un usage personnel.
Je trouve quand même que jouer à Wario’s Woods extrait de votre propre copie d’Animal Crossing sur votre iPhone avec Delta, ça a quand même quelque chose de magique. Maintenant, si vous avez une vieille copie d’Animal Crossing qui traîne, vous savez maintenant qu’elle vaut bien plus que ce que vous pensez !