Si vous utilisez Hide My Email d'Apple pour éviter de balancer votre vraie adresse mail à tous les sites qui vous la réclament, j'ai une mauvaise nouvelle les amis ! Tyler Murphy, cofondateur d'EasyOptOuts a découvert une entourloupe qui permettrait de remonter jusqu'à votre vraie adresse email... Ça craint ! Et cette faille serait dans la nature depuis plus d'un an !
Argh !
Alors petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas Hide My Email. C'est une fonction liée à iCloud+ qui vous permet de gé
Si vous utilisez Hide My Email d'Apple pour éviter de balancer votre vraie adresse mail à tous les sites qui vous la réclament, j'ai une mauvaise nouvelle les amis ! Tyler Murphy, cofondateur d'EasyOptOuts a découvert une entourloupe qui permettrait de remonter jusqu'à votre vraie adresse email... Ça craint ! Et cette faille serait dans la nature depuis plus d'un an !
Argh !
Alors petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas Hide My Email. C'est une fonction liée à iCloud+ qui vous permet de générer des adresses jetables en @icloud.com. Vous vous inscrivez quelque part avec un alias bidon, et ensuite les mails sont redirigés vers votre boîte réelle, et comme ça le site ne voit jamais votre adresse perso. Mais dans ses tests d'exploitation, Tyler Murphy a eu un taux de succès de 100% avec tous ces alias révélant leur vrai propriétaire. Donc si vous avez des alias Hide My Email en cours d'usage, partez du principe qu'ils sont peut-être grillés.
C'est 404 Media, qui a sorti l'info, et malheureusement, ils ne détaillent pas la technique parce que pour le moment, ça fonctionne encore et ce n'est pas patché. Faut dire qu'une fois votre vraie adresse récupérée par quelqu'un de mal intentionné, celui-ci peut la recouper du contenu trouvable en ligne ou sur le dark net pour retrouver votre nom, vos autres comptes, et tout ce que Hide My Email était censé empêcher.
Mais le plus gênant dans cette histoire, c'est la gestion merdique du problème par Apple. En effet, Murphy signale le bug en juin 2024 et Apple répond un mois plus tard qu'ils ont lancé une enquête en interne. Puis en mars de cette année, ils annoncent avoir corrigé le souci, sauf que non. Murphy vérifie et la faille est toujours là. Alors en mai, Apple change de disque et lui demande carrément de la fermer : "nous vous serions reconnaissants de ne pas divulguer ces informations tant que notre enquête n'est pas terminée". Bref, taisez-vous pendant qu'on ne corrige rien ^^.
Alors le gars en a eu marre. Il a estimé que les utilisateurs de Hide My Email méritaient de savoir alors il a décidé de parler et je pense que pour ça, on peut le remercier ! Apple va peut-être finir par se bouger le cul.
Et nous en attendant, on fait quoi alors ? Hé bien pas grand-chose parce que tant que côté Apple y'a pas de patch, y'a rien à faire. Mais sachez le, rien ne vous oblige à mettre tous vos œufs dans le même panier donc si vous voulez des alias sur lesquels vous gardez vraiment la main, il existe des solutions maison comme
générer vos propres adresses jetables via Cloudflare
avec votre nom de domaine ou encore passer par
la crème de la crème des services d'emails jetables
.
HydroTracker, c'est une app Android open source pour suivre votre consommation d'eau au quotidien. C'est sans pub, ça fonctionne hors-ligne et ça a été mis au point par Ali Cem Çakmak, physicien et développeur passionné !
L'écran d'accueil d'HydroTracker, sobre et lisible
Côté fonctionnalités, vous avez donc le suivi quotidien classique avec objectif personnalisé, des graphiques hebdo, des cartes thermiques mensuelles, le suivi des séries de jours réussis et 3 widgets à mettre sur écran d'accue
HydroTracker, c'est une app Android open source pour suivre votre consommation d'eau au quotidien. C'est sans pub, ça fonctionne hors-ligne et ça a été mis au point par Ali Cem Çakmak, physicien et développeur passionné !
L'écran d'accueil d'HydroTracker, sobre et lisible
Côté fonctionnalités, vous avez donc le suivi quotidien classique avec objectif personnalisé, des graphiques hebdo, des cartes thermiques mensuelles, le suivi des séries de jours réussis et 3 widgets à mettre sur écran d'accueil.
Par contre, ça marche pas pour suivre votre conso de bière, désolé mes amis Chouffinistes ^^
Et puis surtout, y'a l'intégration Health Connect ce qui permet à HydroTracker de lire et écrire dans la base santé Android partagée par Samsung Health, Google Fit, Fitbit, Garmin ou Strava. Comme ça, toutes vos données sont centralisées !
Alors j'sais pas si vous avez déjà tracké votre consommation d'eau mais la plupart des apps d'hydratation se contentent de compter les verres d'eau. Cem, lui, s'appuie sur le Beverage Hydration Index (y'a une
étude à ce sujet publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition
) et applique des coefficients différents selon les boissons, avec les seuils EFSA pour l'Europe et IOM pour les US. Un verre de lait équivaut par exemple à 1,5 fois sa quantité d'eau, et un soluté de réhydratation orale aussi. C'est logique vu la composition réelle, et pourtant aucune app grand public ne pousse le bouchon aussi loin niveau finesse !
Les analytics d'HydroTracker, façon dashboard scientifique
Et le gros morceau, vous l'aviez deviné, c'est surtout la confidentialité. Prenez par exemple Water Reminder, une app concurrente bien installée sur Android. Hé bien avec elle, vos heures de prise d'eau, votre régularité, votre comportement, tout part chez Google.
Alors que HydroTracker, lui, garde tout en local et la synchro Health Connect reste bien sûr à 100% optionnelle. Bref, si vous tenez à votre
indépendance numérique vis-à-vis des géants américains
, et que vous aimez rester hydraté, c'est l'app idéale !
L'app est sous licence GPL v3, dispo sur le
Play Store
(et bientôt sur F-Droid), ou en APK direct depuis les
releases GitHub
. Par contre, pas de version iOS pour l'instant. Ah et j'oubliais, les notifications de l'app s'adaptent à votre cycle de sommeil, donc elle ne vous harcelera pas la nuit. C'est con dit comme ça, mais peu d'apps le font.
Voilà, si vous voulez creuser le code, c'est sur
GitHub
et Cem a même sa page perso sur
cmckmk.com
.
Amazon, fournisseur officiel de mauvaises idées en matière de vie privée depuis 1870 vient de nous pondre une nouvelle trouvaille !! À partir du 25 mars, si quelqu'un vous achète un cadeau via votre liste de souhaits Amazon, le vendeur tiers récupère votre adresse de livraison. Oui, votre VRAIE adresse !! Après en tant que français
on a l'habitude que tous les escrocs de la planète aient nos infos persos
. Mais rassurez-vous, Amazon a trouvé une solution ! Est-ce qu'il s'agit de corriger le prob
Amazon, fournisseur officiel de mauvaises idées en matière de vie privée depuis 1870 vient de nous pondre une nouvelle trouvaille !! À partir du 25 mars, si quelqu'un vous achète un cadeau via votre liste de souhaits Amazon, le vendeur tiers récupère votre adresse de livraison. Oui, votre VRAIE adresse !! Après en tant que français
on a l'habitude que tous les escrocs de la planète aient nos infos persos
. Mais rassurez-vous, Amazon a trouvé une solution ! Est-ce qu'il s'agit de corriger le problème ? Que nenni !! Ils nous recommandent simplement d'utiliser une boîte postale. Sympa !
Parce que jusqu'ici, quand un pote vous envoyait un truc depuis votre wishlist, le vendeur tiers voyait votre ville et votre région... c'est déjà pas top, mais bon. Sauf que maintenant, c'est l'adresse COMPLÈTE qui part chez le vendeur. Numéro, rue, code postal, la totale...
Et vous vous en doutez, ça touche en premier lieu les créateurs de contenu, les streamers, et tous les crevards qui ont une wishlist publique pour que leur communauté puisse leur offrir des trucs net d'impôts ^^.
Donc suffit qu'un harceleur crée un faux compte vendeur sur Amazon Marketplace (La vérification d'identité ? Minimale !), met un article à 3 euros, attend qu'un fan l'achète via la wishlist de sa cible... et hop, il a l'adresse complète récupérée. Pas besoin d'être un génie. Ou alors suffit d'attendre que le vendeur tiers laisse fuiter le fichier Excel dans lequel il stocke ses commandes... La vie est toujours pleine de surprises quand il s'agit de leaker des données perso.
EDIT : Merci à Matthieu qui m'a envoyé la preuve ! Amazon.fr vient d'envoyer un email à ses utilisateurs pour confirmer que ce changement arrive bien en France à compter du 25 mars 2026. L'option permettant de restreindre les achats auprès de vendeurs tiers pour les articles de vos listes sera supprimée. Donc c'est plus une hypothèse, c'est confirmé... faites le ménage dans vos wishlists MAINTENANT.
Et côté RGPD ?
En Europe, le RGPD impose que le partage de données personnelles repose sur une base légale. Consentement explicite, intérêt légitime, ou exécution d'un contrat et pas une case pré-cochée planquée dans les CGU.
Le problème, c'est qu'Amazon change les règles du jeu en cours de route, sans demander un consentement spécifique pour ce nouveau partage d'adresse avec des tiers. Et bien sûr, le moment venu, la CNIL pourrait avoir deux mots à dire là-dessus... après, on sait comment ça se passe, les amendes mettent des années à tomber. D'ailleurs, Amazon s'est déjà pris 746 millions d'euros par le Luxembourg en 2021 pour non-respect du RGPD mais visiblement, ça ne les a pas trop calmés.
Maintenant concrètement, voici ce que vous pouvez faire (ça ne marche pas à 100% mais c'est mieux que rien) :
Allez dans votre compte Amazon,
section "Listes"
puis "Gérer la liste". Vérifiez que votre wishlist est bien en mode "Privée" si vous ne voulez pas que n'importe qui la voie. Attention, le réglage par défaut c'est "Publique"... donc si vous n'avez jamais touché à ça, c'est probablement ouvert aux quatre vents.
Et si vous VOULEZ la garder publique (streamers, créateurs), utilisez une adresse qui n'est pas votre domicile. En France, une boîte postale La Poste coûte ~50 euros par an. Y'a aussi les Amazon Locker ou les points Mondial Relay... ce qui revient quand même à dire "débrouillez-vous", j'en ai bien conscience.
Le vrai problème
Le fond du problème, vous l'aurez compris, n'est pas technique. C'est qu'Amazon traite l'adresse de livraison comme une donnée de transaction banale alors que c'est une info sensible. Mais non, une adresse postale c'est pas un numéro de commande. Et surtout ça casse tout le principe d'anonymat des wishlists surtout quand la plateforme encourage les wishlists publiques depuis des années.
Bref, c'est confirmé pour la France au 25 mars, alors prenez les devants et prévenez votre influenceur préféré de faire le switch.
Vous devez tester un service en ligne et là, PAF 🥲 formulaire d'inscription 🥲 Ouiiiin !!!
Et bien sûr, même si vous pouvez remplir tous les champs avec un tas de conneries, forcement à un moment, ça vous demande votre email. Et là, impossible d'y échapper... Heureusement pour éviter ça, il existe des services d'emails jetables et je vous propose qu'ensemble qu'on fasse un petit point dessus parce que ça a beaucoup bougé ces dernières années..
Yopmail
, c'est un peu le vétéran du domaine. J'suis
Vous devez tester un service en ligne et là, PAF 🥲 formulaire d'inscription 🥲 Ouiiiin !!!
Et bien sûr, même si vous pouvez remplir tous les champs avec un tas de conneries, forcement à un moment, ça vous demande votre email. Et là, impossible d'y échapper... Heureusement pour éviter ça, il existe des services d'emails jetables et je vous propose qu'ensemble qu'on fasse un petit point dessus parce que ça a beaucoup bougé ces dernières années..
Yopmail
, c'est un peu le vétéran du domaine. J'suis certain que vous le connaissez par cœur car ce site tourne quand même depuis 2004 (22 ans au compteur ! Comme mon site en fait !) et le principe c'est que vous choisissez un nom au pif, genre "monpseudo@yopmail.com", et hop, vous avez une boîte mail temporaire. Pas d'inscription, pas de mot de passe, rien. Les messages restent 8 jours puis disparaissent et le truc cool c'est qu'ils ajoutent un nouveau domaine tous les jours pour éviter les blacklists, du coup y'a moins de chances que votre adresse jetable soit refusée.
Sauf que Yopmail a une limitation importante... En effet, n'importe qui peut accéder à votre boîte si il en devine le nom. J'ai testé avec "test123@yopmail.com" et effectivement, on tombe sur les mails de dizaines d'autres personnes qui ont eu la même idée... pas ouf pour du confidentiel. Côté envoi de mails, c'est un peu plus nuancé : vous ne pouvez pas initier une conversation vers l'extérieur, mais vous pouvez répondre à un mail reçu d'une adresse externe, à condition que le message n'ait pas été identifié comme spam et que l'expéditeur soit authentifiable (merci Fred, le créateur de Yopmail, pour la précision !).
Pour ceux qui veulent du "privacy first" radical, y'a aussi
MephistoMail
qui ne garde aucun log. Attention par contre, l'inbox peut disparaître à tout moment sans prévenir. J'ai failli me faire avoir la première fois, j'ai fermé l'onglet avant de récupérer mon lien de confirmation et pouf, game over. Pensez donc à copier ce dont vous avez besoin AVANT de fermer.
Dans la catégorie "je veux juste une inbox vite fait", j'ai aussi croisé pas mal de services qui font le job pour récupérer un lien de confirmation ou un code OTP en 10 secondes chrono.
TrashMail.de
par exemple, c'est du mail jetable basique mais efficace.
Byom.de
est marrant également parce que c'est un peu en mode "catch-all" où vous inventez n'importe quelle adresse, vous la balancez au site qui vous demande un email, puis seulement ensuite vous allez lire ce qui est arrivé. Et si vous trouvez que le "10 minutes mail" c'est trop court,
Muellmail.com
joue justement la carte "10 min, c'est pas assez" sans vous prendre la tête.
Ah, et pour les devs / QA qui aiment automatiser des tests de signup (oui, je vous vois 😄), y'a aussi
mail.tm
qui propose des boîtes temporaires avec mot de passe, plus une API, et des services comme
Temp-Mail
qui ont carrément une API officielle pour tester des workflows email en boucle. Pratique quand vous devez valider "inscription -> email -> clic -> compte OK" sans y passer votre vie.
Et puis y'a une autre catégorie qui m'intéresse de plus en plus : les gestionnaires d'alias. J'ai d'abord hésité entre SimpleLogin et addy.io, mais j'ai fini par choisir
Addy.io
(anciennement AnonAddy) parce que c'est open source sous licence AGPL-3.0 et que vous pouvez l'héberger vous-même si vous êtes parano. Le principe c'est qu'au lieu d'avoir un mail jetable, vous créez des alias illimités qui redirigent vers votre vraie boîte. Si un alias se fait spammer, vous le désactivez en un clic sans toucher au reste. Y'a une version gratuite et des abonnements entre 1 et 3$/mois (Lite à 1$/mois, Pro à 3$/mois). Par contre attention, si vous self-hostez, faut quand même gérer un serveur mail et ça c'est pas une mince affaire...
Et du coup, si vous voulez le même délire qu'addy.io mais avec une autre approche,
SimpleLogin
est une très bonne option aussi puisque c'est open source, auto-hébergeable, et le gros plus c'est que vous pouvez répondre / envoyer depuis vos alias (Et ça c'est trop bien quand faut valider un truc ou parler à un support sans exposer votre vraie adresse). Bref, c'est le genre d'outil qui passe mieux que les domaines jetables quand un site commence à sortir la sulfateuse anti-temp-mail.
Et si vous êtes déjà chez un fournisseur mail orienté privacy, y'a des alternatives "pas jetables mais ultra pratiques". Je pense à
Tuta
par exemple permet d'avoir des alias (et même du catch-all sur domaine perso selon les offres).
Migadu
aussi est très cool dans le genre "j'ai mon domaine, je veux créer plein d'adresses/alias sans payer par boîte", et ils annoncent être une boite suisse avec des datacenters en France. C'est pas du "mail jetable", mais pour garder le contrôle sur le long terme, c'est une approche qui se défend.
Et pour les plus motivés (ou les plus masochistes 😅), y'a la voie du "je self-host tout" avec des stacks comme
mailcow
,
Mailu
ou
docker-mailserver
. Mais je vous le dis cash patate, monter son propre serveur mail, c'est la porte ouverte aux joies de SPF/DKIM/DMARC, de la réputation d'IP, des mails qui finissent en spam "parce que lol", et des heures à se demander pourquoi Outlook vous boude. Donc oui c'est souverain de votre village de ploucs, oui c'est stylé, oui c'est gratuit si votre temps vaut tripette, mais c'est pas un petit dimanche tranquille.
Côté souveraineté européenne, tout ce que je viens de vous présenter peut aider à limiter l'exposition aux joies du Cloud Act... mais attention, faut regarder au cas par cas où c'est hébergé et qui opère le service. Dans tous les cas, gardez en tête que certains sites comme Amazon ou PayPal bloquent carrément les domaines de mails jetables connus. Dans ce cas, les alias (surtout si vous avez votre propre domaine) passent généralement mieux parce que ça ressemble à une adresse "normale" qui redirige vers votre vraie boîte.
Bref, pour le quotidien Yopmail fera bien le taf (le gars sûr !), mais si vous voulez envoyer des mails, éviter les blacklistages (c'est comme ça qu'on dit ??), ou garder le contrôle sur vos alias à long terme, regardez du côté de TempMail, SimpleLogin ou addy.io.
Et si vous aimez bricoler et souffrir, vous savez ce qu'il vous reste à faire... 😈
Vous savez ce qui est marrant avec reCAPTCHA ? C’est que pendant des années, on nous a fait déchiffrer des plaques d’immatriculation floues, cliquer sur des feux tricolores bizarres, et identifier des vélos volés dans des images pixelisées, tout ça pour prouver qu’on était pas un robot. Alors qu’en fait, on entrainait gratos les IA de Google à reconnaitre ce genre de choses… Du coup, faudrait savoir s’en passer maintenant.
Et ça tombe bien puisqu’il existe une alternative qui change le game :
AL
Vous savez ce qui est marrant avec reCAPTCHA ? C’est que pendant des années, on nous a fait déchiffrer des plaques d’immatriculation floues, cliquer sur des feux tricolores bizarres, et identifier des vélos volés dans des images pixelisées, tout ça pour prouver qu’on était pas un robot. Alors qu’en fait, on entrainait gratos les IA de Google à reconnaitre ce genre de choses… Du coup, faudrait savoir s’en passer maintenant.
Et ça tombe bien puisqu’il existe une alternative qui change le game :
ALTCHA
. C’est un système de protection anti-spam et anti-bot open source qui utilise le Proof-of-Work à la place des puzzles visuels. Comme ça, au lieu de faire bosser votre cerveau ramolli pour Google, c’est votre processeur qui fait le boulot, tout ça en local, depuis chez vous, sans envoyer le moindre octet de donnée à Mountain View.
En gros, quand vous validez un formulaire, votre navigateur résout un petit calcul cryptographique. Pour un humain avec un ordinateur normal, c’est transparent et instantané mais pour un bot qui essaie de spammer 1000 formulaires par seconde, ça devient très vite coûteux en ressources. Et le plus beau c’est qu’il n’y a pas besoin de serveurs externes, pas de tracking, pas de cookies, pas de fingerprinting puisque tout se passe en local.
En plus,
ALTCHA pèse 30 KB une fois compressé
alors que reCAPTCHA c’est 300 KB… Vous vous demandez pourquoi reCAPTCHA est si gros en vrai ? Hé bien c’est parce qu’il est composé d’un tas de scripts de tracking, de fingerprinting, d’analyse comportementale et j’en passe…
ALTCHA est sous licence MIT
, donc vraiment libre et ça fonctionne avec tous les navigateurs modernes (Chrome 67+, Firefox 63+, Safari 11+), avec plus de 50 langues dispo et niveau conformité, c’est carré sa Cnil : GDPR, WCAG 2.2 AA, HIPAA, CCPA…etc.
ALTCHA détecte aussi les headless browsers (les navigateurs sans interface graphique utilisés pour automatiser), les scripts automatisés, et même les bots qui utilisent du machine learning. Le système analyse le contenu et le contexte utilisateur pour adapter le niveau de protection et vous pouvez le déployer partout sans problème : AWS, Azure, Kubernetes, Docker, ou juste sur votre serveur web classique. Il y a même un
plugin WordPress
si vous voulez pas vous embêter avec du code.
En plus, comme c’est à 100% auto-hébergé, vous ne dépendez d’aucun service externe. Alors que quand reCAPTCHA tombe en panne (spoiler : ça arrive régulièrement), votre site est pété.
Bref, si vous en avez marre de faire bosser les visiteurs de votre site gratos pour Google qui en profite pour les tracker, jetez un œil à
ALTCHA
. Pour une fois que l’Europe arrête de mendier ses outils de sécurité auprès des géants américains et qu’en plus c’est meilleur, ce serait dommage de s’en priver.
Vous connaissez l’histoire des loups de Yellowstone ?
En 1995, on les a réintroduits dans le parc, et boom, tout l’écosystème s’est alors rééquilibré. Les cerfs ont arrêté de bousiller la végétation, les rivières ont repris leur cours habituel, les castors sont revenus…etc. Hé bien dites vous que le développeur Ryan Johnstone, basé à Nairobi (Kenya), a fait pareil avec les pubs qu’on retrouve partout sur le web. Au lieu de les “tuer” avec un adblock, il les a tout simplement décolorées.
Graysc
Vous connaissez l’histoire des loups de Yellowstone ?
En 1995, on les a réintroduits dans le parc, et boom, tout l’écosystème s’est alors rééquilibré. Les cerfs ont arrêté de bousiller la végétation, les rivières ont repris leur cours habituel, les castors sont revenus…etc. Hé bien dites vous que le développeur Ryan Johnstone, basé à Nairobi (Kenya), a fait pareil avec les pubs qu’on retrouve partout sur le web. Au lieu de les “tuer” avec un adblock, il les a tout simplement décolorées.
GrayscaleAdz
c’est donc une extension Chrome qui ne bloque rien, mais convertit les publicités en noir et blanc. Comme ça, vous gardez la pub et les journalistes et autres webmasters des sites peuvent garder leurs revenus, continuer à aller au ski et se payer des Uber Eats sans se la coller derrière un paywall tout nul. Et vous, ça vous agresse moins !
Alors bien sûr, ça ne vire pas les trackers et ce genre de trucs, mais si vous faites partie de ces gens qui laissent la pub active sur certains sites en soutien au créateur, sachez que ça peut atténuer la souffrance de vos pupilles sans condamner le créateur de contenu à se trouver un vrai job. Je sais de quoi je parle, je suis moi-même blogueur-chômeur-professionnel.
L’extension propose un slider réglable de 0 à 100% pour ajuster l’intensité du noir et blanc, ce qui vous permet de garder un peu de couleur. Vous avez également une whitelist pour exclure vos sites préférés. Genre, vous voulez que les pubs sur ce blog restent en couleur parce que vous aimez bien le contenu ? Hop, c’est vous qui décidez !
**AH, MAIS JE SUIS CON, VOUS POURREZ PAS CAR Y’A PLUS DE BANNIÈRES DE PUBS ICI PARCE QUE J’AI FAIT LE PARI QUE LES GENS BONS (AHAHAH JEU DE MOTS !) VONT
ME SOUTENIR SUR PATREON
! **
AHAHA ESPOIR ! MERCI BONSOIR !
Comment ça, c’est le matin ? Bref, GrayscaleAdz est même optimisée pour YouTube. Les pubs vidéo passent en full grisâtre comme votre vie, les pubs dans la sidebar aussi, les contenus sponsorisés pareil et les boutons skip natifs restent fonctionnels. Vous ne perdez rien en ergonomie, vous gagnez juste en confort visuel… C’est le bonheur, il ne vous reste plus qu’à trouver l’amour !
Bon, par contre, y’a certains sites qui sont flaggés dans leur intégralité ^^
Vous avez combien de messages iMessage sur votre Mac ?
10 000 ? 50 000 ? Plus ????
Vous en avez des amis, dites moi ! Et maintenant, petite question piège : Combien de ces messages pouvez-vous réellement exploiter en dehors de l’app Messages d’Apple ?
Hé bien la réponse va vous surprendre (non) : zéro !
Hé oui, car vos conversations sont stockées dans une
base SQLite quelque part sur votre disque dur
, mais Apple a fait en sorte que vous ne puissiez rien en faire. Les pièces jointes sont planqué
Vous avez combien de messages iMessage sur votre Mac ?
10 000 ? 50 000 ? Plus ????
Vous en avez des amis, dites moi ! Et maintenant, petite question piège : Combien de ces messages pouvez-vous réellement exploiter en dehors de l’app Messages d’Apple ?
Hé bien la réponse va vous surprendre (non) : zéro !
Hé oui, car vos conversations sont stockées dans une
base SQLite quelque part sur votre disque dur
, mais Apple a fait en sorte que vous ne puissiez rien en faire. Les pièces jointes sont planqués dans des dossiers obscurs avec des noms aléatoires, les métadonnées sont éclatées sur une quinzaine de tables, et les timestamps sont au format Apple (pas Unix). Vous pouvez donc ouvrir la base avec DB Browser si vous voulez, mais vous allez juste pleurer du sang devant votre écran et perdre votre joie de vivre.
Et le plus beau dans tout ça c’est qu’Apple ne propose AUCUN moyen d’exporter vos messages. Y’a rien. Y’a des boutons d’export pour vos photos, pour vos mails, pour vos contacts, mais pour vos SMS et iMessages, c’est podzob !
Donc si vous voulez quitter l’écosystème Apple et migrer vers Android (mais qui fait ça ??? lol), bonne chance pour récupérer ces 10 ans de conversations torrides avec Monique de la compta. Et si vous avez besoin d’archiver des échanges professionnels pour raisons légales, à part faire des centaines de captures écran ou de copier coller, j’vois pas.
Heureusement, un dev nommé
ReagentX
en a eu marre de cette situation et a créé imessage-exporter, un outil open source en Rust qui fait exactement ce qu’Apple refuse de faire à savoir vous donner accès à VOS propres données dans un format lisible et portable.
L’outil tourne sur macOS évidemment, mais aussi sur Linux et Windows. Comme ça, même si vous avez viré votre Mac depuis 3 ans, vous pouvez quand même récupérer votre ancienne base iMessage et l’exporter tranquillement depuis votre machine Ubuntu ou Windows.
Et au niveau des formats d’export, vous avez le choix entre du txt et du html. Le format html est particulièrement bien foutu parce qu’il recrée l’interface visuelle d’iMessage avec vos bulles bleues et grises, les heures d’envoi, et surtout il préserve tous les médias : photos, vidéos, audios, tout y passe. Vous vous retrouvez avec un site html statique que vous pouvez ouvrir dans n’importe quel navigateur et parcourir comme si vous étiez dans l’app Messages, sauf que là c’est rien qu’à vous et personne peut vous le reprendre (sauf le karma ^^).
Pour l’install, si vous êtes à l’aise avec Rust, hop, un simple cargo install imessage-exporter fera l’affaire. Sinon y’a un package Homebrew (brew install imessage-exporter) ou des binaires précompilés sur
la page du projet
pour Mac Intel et Apple Silicon.
Notez qu’il vous faudra aussi installer ImageMagick et ffmpeg pour la conversion des pièces jointes, mais rien de sorcier. Ensuite, côté utilisation, c’est de la ligne de commande pure et dure. Par exemple, pour exporter toutes vos conversations en html avec les médias dans votre dossier personnel, vous tapez :
imessage-exporter-fhtml-cclone
Si vous voulez exporter uniquement les conversations avec un contact spécifique, vous pouvez filtrer par numéro de téléphone :
imessage-exporter-fhtml-cclone-t"0612345678"
Et si votre base iMessage est corrompue ou que vous soupçonnez des problèmes, l’outil intègre aussi une fonction diagnostic qui va scanner la base et vous remonter les anomalies.
Et l’outil gère iMessage, RCS, SMS, MMS, les conversations de groupe, les messages formatés, les threads de réponse, les messages édités, les traductions, les sondages, les votes, et même les arrière-plans de chat custom. C’est ouf ! Et ça c’est parce que ReagentX maintient ce projet depuis des années et suit les updates Apple en temps réel, ce qui n’est franchement pas une mince affaire vu qu’Apple change régulièrement le schéma de leur base.
Normal que ce projet cartonne !
Voilà si vous tenez un minimum à vos données, allez faire un tour sur
le repo GitHub d’imessage-exporter
… çaa prend 10 minutes à installer, et vous dormirez mieux en sachant que vos échanges et autres souvenir seront conservés bien au chaud sur votre prochain backup.
Et un grand merci à Lorenper de m’avoir signalé ce projet.
Édit du 18 novembre : Je me suis pris quelques insultes d’anti- suite à cet article. Sans surprise, des attaques ad-hominem sans argument comme d’hab. Par contre, si j’édite ce post, c’est pour vous dire que Anil Dash, qui est assez connu dans le monde de la tech, pense plus ou moins pareil que moi au sujet de l’IA dans Firefox. Donc ça me rassure un petit peu parce que j’avais vraiment l’impression d’être tout seul…
Son article est disponible ici.
*
Je viens à l’instant de m’inscrire
sur la lis
Édit du 18 novembre : Je me suis pris quelques insultes d’anti- suite à cet article. Sans surprise, des attaques ad-hominem sans argument comme d’hab. Par contre, si j’édite ce post, c’est pour vous dire que Anil Dash, qui est assez connu dans le monde de la tech, pense plus ou moins pareil que moi au sujet de l’IA dans Firefox. Donc ça me rassure un petit peu parce que j’avais vraiment l’impression d’être tout seul…
Son article est disponible ici.
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sur la liste d’attente de Firefox AI Window
. Il s’agit d’une nouvelle fonctionnalité IA pour Firefox qui tournera en local, respectera la vie privée, et nous laissera choisir notre modèle. Je suis assez hypé par le truc mais je vous avoue que les commentaires sur le forum Mozilla Connect sont… comment dire… assez révélateurs.
En effet, il y a une écrasante majorité de réactions négatives. Alors c’est pas contre l’implémentation technique, ni contre l’approche privacy-first de Mozilla. Non, c’est essentiellement contre le simple fait que le mot “IA” existe au sein de Firefox. Certains utilisateurs réclament même un bouton géant “No AI” visible depuis l’espace, pour désactiver une fonctionnalité qui est déjà désactivée par défaut. Ces mecs ont de la fièvre je pense…
Le truc qui m’agace en fait, dans ces réactions teubées, c’est qu’elles passent complètement à côté de l’enjeu stratégique. Chrome intègre Gemini de façon de plus en plus invasive, Edge a Copilot, Arc a son Browse for Me, Perplexity et OpenAI lancent leurs navigateurs IA… Alors si ce bon vieux Firefox reste immobile au sujet de l’IA pendant que tout le monde avance, je vous rassure, il ne deviendra jamais “le dernier bastion de la pureté” qui fait mouiller les anti-IA.
Non, il deviendra juste obsolète.
Réveillez-vous les gars, Mozilla propose exactement ce que les libristes demandent depuis toujours ! Un respect de la vie privée, un contrôle utilisateur total, de la transparence, un fonctionnement en local, des petits modèles, du code libre…etc.
Mais bon parce que c’est de l’IA, ça devient l’ennemi. Faudrait quand même être sacrément con pour saborder la SEULE implémentation IA grand public qui respecte réellement ces principes de liberté et de respect de la vie privée.
Plutôt que de gueuler sur Mozilla, je vous invite plutôt à vous poser cette question : Est ce que vous préférez une IA locale optionnelle dans Firefox, ou une IA obligatoire cloud-only dans Chrome qui aura au final capté 95% du marché parce que Firefox sera mort de n’avoir rien fait ?
Parce que si Firefox disparaît, on perdra le dernier navigateur grand public capable de proposer une alternative respectueuse pour notre vie privée et ça perso, ça m’inquiète.
Nos champions anti-IA n’ont, pour la plupart, même pas remarqué que
Firefox proposait déjà des fonctionnalités IA locales depuis le début cette année
. Je pense au tab grouping automatique avec suggestions de titres, à la traduction de pages instantanée sans envoyer le contenu hors de votre machine, à la génération d’alt-text pour des images accessibles sans faire de compromis sur la vie privée… Tout ça tourne déjà en local chez vous et pas grand monde ne s’en plaint.
Je pense que c’est parce que Mozilla ne communique pas dessus en mettant des paillettes “AI-powered” partout. Ils font juste leur taf. C’est un peu comme quand je parle d’une super application cross-platform… Suffit que j’écrive que c’est fait en Electron et y’en a qui tombent dans le coma direct. Et cela peu importe que l’app soit folle ou pas. Bref, c’est ridicule.
AI Window sera donc une troisième fenêtre de navigation (en plus des fenêtres classiques et privées), avec un assistant et un chatbot intégré. Mozilla présente ça comme, je cite, “un compagnon de confiance qui améliore votre navigation et vous guide vers le web plus large”, par opposition aux navigateurs IA qui vous enferment dans une boucle conversationnelle pour à terme, je pense vous vendre des trucs et conserver votre attention et vos données perso.
Grâce à Mozilla, vous pourrez choisir votre modèle IA et tout sera “opt-in” comme on dit. Ça veut dire que tout sera en option et rien ne sera activé par défaut. Vous pourrez choisir de l’activer ou non ! Que demande le peuple ? C’est merveilleux non ?
Faut dire que Mozilla a clairement appris de ses erreurs puisqu’ils ne forcent rien, ne pré-activent rien mais construisent tranquillement le meilleur navigateur possible, à la vue de tous (le code est libre, open source et chacun peut contribuer et donner son avis). Après, même comme ça, même en jouant la transparence absolue, ça ne plaira jamais à une certaine petite caste de barbus aveuglés par des idées pré-digérées faciles à comprendre. Tant pis pour eux !
Maintenant, le vrai enjeu pour moi, c’est pas ça, c’est surtout l’ouverture aux développeurs. J’espère vraiment que ces fonctionnalités IA seront accessibles via une API pour les extensions Firefox. Si c’est le cas, on va pouvoir créer des extensions qui s’appuient sur l’IA locale de Mozilla, sans avoir à ajouter un modèle de 500 MB ou à envoyer les données utilisateur dans le cloud. Et ça, j’avoue ce serait trop cool car ça ouvrirait l’écosystème des extensions Firefox à tout un tas de nouvelles extensions “intelligentes” qui respectent la vie privée.
Voilà… je sais que le changement c’est dur les gars, et que ça hérisse les poils de cul de certains pas bien sevrés mais l’IA de Mozilla va apporter des choses intéressantes dans le navigateur, que ça vous plaise ou non. Et si Mozilla ne se met pas à la page, Firefox prendra encore plus la poussière et finira par être délaissé. Et au final, on aura tout perdu et y’aura même plus d’IA qui respecte la vie privée et qui soit accessible au grand public gratuitement.
Voilà… Soyez pas cons. En tout cas, pour ma part, j’ai hâte de tester AI Window quand ça sortira !
Vous connaissez
Live Share de Microsoft
? C’est un truc génial dans VS Code qui permet de coder à plusieurs en temps réel, de partager des terminaux, de debug ensemble. Sauf qu’il y a un petit détail relou : il faut un compte Microsoft ou GitHub. Et comme par hasard, toutes vos sessions doivent passer par les serveurs de Redmond.
Sympa donc pour la télémétrie.
Heureusement,
P2P Live Share
fait exactement la même chose, mais en peer-to-peer. Pas besoin de vous créer un compte, ça ne transite pa
Vous connaissez Live Share de Microsoft ? C’est un truc génial dans VS Code qui permet de coder à plusieurs en temps réel, de partager des terminaux, de debug ensemble. Sauf qu’il y a un petit détail relou : il faut un compte Microsoft ou GitHub. Et comme par hasard, toutes vos sessions doivent passer par les serveurs de Redmond.
Sympa donc pour la télémétrie.
Heureusement,
P2P Live Share
fait exactement la même chose, mais en peer-to-peer. Pas besoin de vous créer un compte, ça ne transite par aucun serveur intermédiaire, et surtout Microsoft ne mate pas votre code. Vous donnez simplement l’URL de la session à votre pote, il la colle dans son VS Code, et vous êtes connectés en direct, en P2P les amis, grâce à WebRTC !
Et l’extension fait tout ce qu’on attend d’un outil de collaboration à savoir du partage de code en temps réel, une synchronisation des curseurs, des terminaux partagés, du port forwarding, et même un chat intégré.
Une fois installé, quand vous lancez une session, P2P Live Share génère une URL unique avec un ID de room. Vous envoyez cette URL à votre collègue, il clique sur “Join”, et hop, vous êtes connectés en WebRTC direct.
D’ailleurs,
selon la doc officielle
, l’extension utilise plusieurs serveurs de signaling pour garantir la connexion : BitTorrent, Firebase, IPFS, Nostr comme ça, si l’un tombe, les autres prennent le relais. C’est du vrai décentralisé et vous pouvez même partager des ports, comme avec avec Live Share classique.
Comme ça, vous lancez un serveur web local sur le port 3000, et votre collègue peut y accéder directement depuis son navigateur. C’est super pratique pour tester une app en développement sans déployer quoi que ce soit.
Le terminal partagé fonctionne aussi très bien ! Vous ouvrez un shell, et votre pote peut taper des commandes dedans en temps réel. Bon, niveau sécurité, faut faire confiance à la personne en face mais c’est le même principe qu’avec Live Share.
Ce projet est open source sous licence MIT
, donc vraiment libre et tout est chiffré de bout en bout. Alors oui, c’est moins mature que Live Share et forcément, il y aura des bugs mais au moins, vous ne filez pas votre code à Microsoft !
Je suis dégoûté parce que je viens de payer un abonnement pour un logiciel qui fait exactement ça, sauf que bah là,
Handy
, c’est gratuit. L’idée derrière ce logiciel, c’est un outil de speech to text qui fonctionne uniquement en local. Pas d’abonnement, tout est gratuit, et pas de cloud… il faut juste configurer un raccourci clavier. Et ensuite vous parlez et le texte apparaît comme par magie.
A la base, l’idée de cet outil est venue d’un accident. CJ se casse le doigt et il est plâtré pendant
Je suis dégoûté parce que je viens de payer un abonnement pour un logiciel qui fait exactement ça, sauf que bah là,
Handy
, c’est gratuit. L’idée derrière ce logiciel, c’est un outil de speech to text qui fonctionne uniquement en local. Pas d’abonnement, tout est gratuit, et pas de cloud… il faut juste configurer un raccourci clavier. Et ensuite vous parlez et le texte apparaît comme par magie.
A la base, l’idée de cet outil est venue d’un accident. CJ se casse le doigt et il est plâtré pendant six semaines. Du coup il lui est impossible de taper normalement. Il cherche alors des outils de transcription vocale.
Par exemple, Dragon NaturallySpeaking, mais bon, 100 balles, ça fait chier. Google Docs aussi propose ce genre de fonctionnalités, mais uniquement en ligne. Et ça envoie tout dans le cloud, donc bonjour à confidentialité. Quant à Windows Speech Recognition, c’est bugué et assez limité. Bref, toutes les alternatives qu’il a trouvées étaient soit payantes, soit nécessité une connexion permanente vers des serveurs tiers.
Alors CJ a fait ce que font les devs quand un problème les agace. Non pas aller sur Reddit pour dire de la merde random sur moi, mais plutôt coder une solution qui fonctionne super bien !
Et au lieu de la garder pour lui ou de la rendre payante lui il a décidé de tout mettre en open source avec une licence MIT.
Et ce que vous êtes en train de lire précisément maintenant, et bien je suis en train de le dicter. Et ça marche dans les emails, les formulaires web, les éditeurs de texte, peu importe. Et comme je vous le disais, toute la transcription se fait localement sur votre machine. Et tout ça grâce à quoi ? Et bien grâce à Whisper d’OpenAI, dont je vous ai déjà parlé beaucoup de fois.
Handy est codé en Rust pour la performance et la sécurité et surtout cross plateforme, c’est-à-dire qu’il marche ou Linux, macOS et Windows. Et au niveau de la config, il y a quelques options comme le choix de la langue ou le mode d’enregistrement avec le raccourci clavier, soit vous faites du push to talk, soit vous faites une écoute en continu.
Ce truc est génial aussi bien pour l’accessibilité que pour la reconnaissance vocale en elle-même qui est plutôt utile dans la vie de tous les jours. D’ailleurs, il y a plusieurs modèles IA disponibles, comme tous les modèles Whisper, mais aussi un modèle que je ne connaissais pas, qui s’appelle Parakeet et qui franchement fonctionne très bien. C’est celui que j’utilise actuellement.
Testez si ce truc fonctionne bien sur votre vieux PC mais moi en tout cas sur mon Mac de dernière génération c’est encore plus rapide que ce que j’avais avec un modèle Whisper sur mon outil payant.
Voilà, si vous cherchiez un outil de reconnaissance vocale, vous pouvez vous arrêter là parce que vous venez de trouver. Et non pas parce qu’il est parfait, mais parce que comme c’est open source, vous pouvez vous-même le rendre parfait pour vos usages (Le code est sur
GitHub
).
Merci à Lilian pour le partage de ce projet absolument génial !
Article dictée intégralement à l’aide de Handy (et corrigé manuellement pour les quelques erreurs de transcription)
Quand je bossais comme consultant y’a genre 10 000 ans, je devais tracker le temps que je passais pour chaque client dans un fichier Excel. Et ça mes amis, c’était super chiant mais nécessaire. Après peut-être que vous de votre côté, vous n’êtes pas tropfliqué mais vous vous imposez l’envoi de messages Slack stratégiques juste avant de vous déconnecter, ou vous faites partir des emails à 23h pour montrer que vous êtes un esclave acharné du capitalisme ?
Bienvenue dans l’ère du grand théâtre de l
Quand je bossais comme consultant y’a genre 10 000 ans, je devais tracker le temps que je passais pour chaque client dans un fichier Excel. Et ça mes amis, c’était super chiant mais nécessaire. Après peut-être que vous de votre côté, vous n’êtes pas tropfliqué mais vous vous imposez l’envoi de messages Slack stratégiques juste avant de vous déconnecter, ou vous faites partir des emails à 23h pour montrer que vous êtes un esclave acharné du capitalisme ?
Bienvenue dans l’ère du grand théâtre de la productivité.
Après quand on est freelance ou qu’on essayer de bien équilibrer son temps de travail, c’est sympa aussi de pouvoir tracker ce qu’on fait en temps réel, pour nous-même, sans forcement que personne d’autre ne regarde.
Hé bien c’est exactement ce que propose
Neura Hustle Tracker
qui est un tracker de temps open-source, écrit en Rust, qui tourne dans votre terminal et stocke TOUT en local sur votre machine dans un PostgreSQL. Comme ça, aucune donnée ne quitte votre ordinateur.
L’idée, c’est donc de reprendre le pouvoir sur vos propres données de productivité en enregistrant automatiquement les applications que vous utilisez, le temps passé sur chacune, et afficher ça sous la forme de graphiques directement dans votre terminal.
Comme ça vous verrez le temps pharamineux que vous passez sur Korben.info ou Slack au lieu de vraiment bosser. Pour l’installer, ça marche sous Windows, macOS et Linux et ça peut tourner dans un Docker.
La doc est ici.
Vous pouvez même le lancer au démarrage de l’ordi, comme ça, le tracking démarre instantanément dès que vous commencez à bosser. Par contre, n’oubliez pas de le couper quand vous voulez faire un truc en dehors des radars hein ^^.
Le projet est encore jeune, mais il évolue rapidement. Adolfo, le développeur principal, a d’ailleurs récemment ajouté des commandes pour naviguer dans l’historique complet (touches h pour history et b pour breakdown) et améliore régulièrement la qualité des visualisations.
Voilà, donc si vous en avez marre que votre productivité soit transformée en KPI pour votre manager, et que vous voulez juste comprendre comment vous passez vraiment votre temps sans avoir à rendre de comptes à personne, Neura Hustle Tracker mérite le coup d’oeil. C’est gratuit, et c’est open-source !
J’aime bien les bruits blancs pour me concentrer ou taper une petite sieste dans un endroit pas adapté pour ça :). Mon préféré c’est tout ce qui est bruit de cabine d’avion de ligne et je sais que d’autres préfèrent les effets genre feu qui crépite, bruit de la pluie…etc. Y’a des playlists entières de ça sur Spotify et même des applications même si en général elles sont un peu nazes.
Ces apps, ça démarre toujours avec une version gratuite limitée à 5 minutes, puis un vieux paywall pour débloquer
J’aime bien les bruits blancs pour me concentrer ou taper une petite sieste dans un endroit pas adapté pour ça :). Mon préféré c’est tout ce qui est bruit de cabine d’avion de ligne et je sais que d’autres préfèrent les effets genre feu qui crépite, bruit de la pluie…etc. Y’a des playlists entières de ça sur Spotify et même des applications même si en général elles sont un peu nazes.
Ces apps, ça démarre toujours avec une version gratuite limitée à 5 minutes, puis un vieux paywall pour débloquer les sons, et une notification tous les soirs à 22h pour vous rappeler de méditer. Sans parler des pubs qui cassent l’ambiance toutes les 10 minutes. Bref, c’est tellement relou qu’on finit par chercher “bruit de pluie 10 heures” sur YouTube comme un sauvage.
Mais y’en a quand même une qui sort du lot. Elle s’appelle
Ambi
et elle fait… du bruit. De la pluie, des vagues, des oiseaux, du bruit brun…etc. Y’a pas de coach virtuel à la con, pas de communauté à rejoindre, pas d’abonnement à payer… Elle fait juste du bruit et ça c’est cool car c’est plutôt rare de nos jours.
L’app fonctionne 100% offline. Tous les sons sont embarqués, et vous pouvez mixer plusieurs sons ensemble avec des volumes individuels pour chaque piste. Genre pluie + vagues + oiseaux si vous voulez recréer une plage tropicale sous l’orage. Vous avez aussi un timer qui va de 5 minutes à 10 heures, ou infini si vous voulez juste laisser tourner toute la nuit.
Puis comme c’est gratuit et sans tracker pourquoi s’en priver ?
Besoin d’aller voir le profil Instagram de quelqu’un en scrèd, sans que cette personne ne le sache ? Hé bien plus besoin de vous créer un faux compte grâce à
ImgInn
. En effet, ce site vous laisse surfer sur Instagram de manière totalement anonyme, sans même avoir besoin de vous connecter.
Vous allez sur ImgInn, vous tapez le nom d’utilisateur Instagram qui vous intéresse, et hop, vous accédez à tout son contenu public : posts, stories, Reels, highlights et même les photos de profil. Vous pouvez
Besoin d’aller voir le profil Instagram de quelqu’un en scrèd, sans que cette personne ne le sache ? Hé bien plus besoin de vous créer un faux compte grâce à
ImgInn
. En effet, ce site vous laisse surfer sur Instagram de manière totalement anonyme, sans même avoir besoin de vous connecter.
Vous allez sur ImgInn, vous tapez le nom d’utilisateur Instagram qui vous intéresse, et hop, vous accédez à tout son contenu public : posts, stories, Reels, highlights et même les photos de profil. Vous pouvez ainsi mater tout ça tranquillement sans laisser de traces.
En plus de la visualisation anonyme, ImgInn permet également de télécharger tout le contenu que vous voulez. Photos en résolution originale, vidéos en HD, stories qui vont disparaître dans 24 heures, vous pouvez tout récupérer en quelques clics. Par contre, ça ne fonctionne pas avec les comptes verrouillés (non publics).
Notez quand même qu’Instagram interdit formellement dans ses conditions d’utilisation le scraping de données et l’usage d’outils tiers qui imitent les fonctionnalités de la plateforme, donc sachez le, ImgInn viole clairement les règles d’Instagram.
Mais bon, quand on veut rester anonyme, notamment auprès de Meta, la question elle est vite répondue ^^. Notez aussi que même que si le site prétend garantir votre anonymat, il collecte forcément certaines données pour fonctionner comme votre adresse IP, les comptes que vous consultez, etc. Et bien sûr, rien ne garantit que ces informations restent vraiment confidentielles ou qu’elles ne soient pas partagées avec des tiers. Donc à utiliser avec parcimonie.
Et si ImgInn vous branche pas, y’a toute une ribambelle d’autres viewers du même genre.
Dumpor
propose par exemple une interface assez complète avec recherche par profil, localisation ou hashtag.
SmiHub
sépare carrément la partie visualisation et téléchargement en deux menus.
Picuki
va même jusqu’à intégrer des outils d’édition de photos.
Pixnoy
se concentre surtout sur les Reels, et
Storistalker
prétend même récupérer les posts supprimés.
Vous en avez marre de cliquer sur “Accepter les cookies” à chaque fois que vous visitez un site web ? Du genre vraiment marre, au point de parfois renoncer à lire un article plutôt que de devoir encore cliquer sur ces bannières ? Et bien si j’en crois
Mashable
, la Commission européenne envisage sérieusement de revoir la directive e-Privacy de 2009 qui nous a imposé cette avalanche de bandeaux moches.
Enfin !!
Il était temps qu’ils se réveillent à Bruxelles, parce que bon, l’intention de départ
Vous en avez marre de cliquer sur “Accepter les cookies” à chaque fois que vous visitez un site web ? Du genre vraiment marre, au point de parfois renoncer à lire un article plutôt que de devoir encore cliquer sur ces bannières ? Et bien si j’en crois
Mashable
, la Commission européenne envisage sérieusement de revoir la directive e-Privacy de 2009 qui nous a imposé cette avalanche de bandeaux moches.
Enfin !!
Il était temps qu’ils se réveillent à Bruxelles, parce que bon, l’intention de départ était louable c’est sûr… Il s’agissait de protéger notre vie privée en nous demandant notre consentement avant de nous traquer. Sauf que dans les faits, on s’est tous retrouvés à cliquer frénétiquement sur “Accepter tout” juste pour pouvoir lire tranquillement notre article. C’est ce qu’on appelle la “cookie fatigue”, et elle a complètement détourné l’objectif initial de la loi, en plus de faire perdre des heures de travail
à toute l’économie européenne
.
La Commission européenne explore donc plusieurs pistes pour simplifier tout ça. L’idée principale de leurs réflexions, ce serait de permettre aux utilisateurs de définir leurs préférences une bonne fois pour toutes dans les paramètres de leur navigateur. Fini les popups sur chaque site et vos navigateurs Chrome, Firefox, Safari et consorts deviendraient les gardiens de vos préférences cookies. Techniquement, c’est déjà possible avec le Do Not Track, mais personne ne l’utilise vraiment.
Ça m’énerve vraiment de lire ça, car ces bandeaux cookies, c’était vraiment la pire implémentation qu’ils pouvaient mettre en place alors que depuis J-0 tout le monde leur gueule fort dans les oreilles “Mais bande de nazes, faut l’implémenter dans le navigateur”.
Enfin, j’imagine qu’il vaut mieux tard que jamais.
Bref, bientôt les affreux bandeaux cookies qui faisaient mouiller les ayatollahs du RGPD vont disparaitre… quelle bonne nouvelle ! Pour ma part, en ce qui concerne mon site, j’ai écrit à la CNIL (en recommandé svp !) en début d’année pour leur demander leur avis, afin de savoir si je respectais bien le RGPD. Je n’ai jamais eu de réponse de leur part (snif), mais de mon point de vue, de celui de lecteurs dont c’est le métier, de
CookieViz
, et de ma régie pub, j’étais pas trop mal.
Après, depuis mon courrier à la CNIL y’a eu pas mal de changements quand même. J’sais pas si vous avez suivi mon actu, mais cet été, j’ai notamment retiré le bandeau des cookies.
What ??? Suis-je un vil criminel ?
Non, en fait c’est parce que j’ai supprimé tout ce qui était scripts de stats (Google analytics / Matomo) parce qu’elles n’avaient plus aucun sens vu que tout le monde les bloque… J’utilise également uniquement le player “no-cookies” de Youtube, et j’ai aussi enlevé toutes les bannières de pubs parce que c’est quelque chose que je voulais faire depuis loooongtemps. Ça me fait des revenus en moins c’est sûr (ouille), mais je compte
sur mon Patreon
pour contrebalancer ça.
C’était pas une décision simple puisqu’un peu risqué, et j’espère que l’avenir me donnera raison. En plus, comme j’ai aussi totalement
arrêté de partager mes articles sur mes comptes de réseaux sociaux
, ça a provoqué également une jolie petite baisse de trafic. Après, contrairement à mes confrères de la presse tech, je ne suis pas équipé pour faire la course à l’audience vu que je suis à 99% tout seul à écrire, à gérer la technique, le code du site, faire rentrer la thune, et la gestion de ma boite…etc., donc bon, ça ne change pas grand-chose, toutefois ne plus avoir de publicités programmatiques, ça renforce encore cette absence d’enjeux liés au trafic et ça me fait un truc en moins à gérer.
Par conséquent, le site est plus rapide à charger, il est visuellement plus joli (à mon goût), bref, j’en suis très content ! Et ça se ressent sur mes dernières stats (réalisées sans tracking car générées à partir des logs de mon serveur web), puisque mon site a enregistré au mois d’août (le pire mois de l’année à cause des vacances), 1,4 million de visiteurs uniques ! Du coup, je suis assez content et fier parce que ça veut dire que ce que j’écris vous intéresse et ça c’est cool !
Voilà, je referme cette parenthèse sur le meilleur site Tech de France (hein, quoi ?? ^^) pour revenir à cette réforme européenne. Histoire d’avancer un peu, le Danemark a suggéré que les cookies “techniquement nécessaires” ou pour des “statistiques simples” ne devraient plus nécessiter de consentement. Ça paraît logique, mais faut pas oublier quand même que malgré tout, les données s’envolent aux États-Unis la plupart du temps (je pense à Google Analytics) et ça, c’est pas cool, donc j’espère qu’ils resteront vigilants là-dessus, même pour de simples stats.
De leur côté, les lobbyistes de l’industrie Tech poussent fort pour avoir plus de marge de manœuvre afin de décider eux-mêmes de ce qui nécessite un consentement ou pas (lol, tu m’étonnes), mais forcément, les défenseurs de la vie privée tirent la sonnette d’alarme et je les rejoins là-dessus ! En effet, ces derniers craignent qu’on donne trop de pouvoir aux entreprises et qu’on se retrouve avec encore plus de tracking qu’avant, mais cette fois, sans qu’on le sache.
Du coup, la vraie question pour le régulateur c’est de trouver l’équilibre entre une bonne protection de la vie privée et une expérience utilisateur fonctionnelle. Pas simple, mais le Do Not Track (ou un équivalent) pourra aider.
Bref, est-ce qu’on verra disparaître ces satanées bannières RGPD ? Peut-être pas complètement, mais on pourrait au moins avoir quelque chose de plus intelligent qui permettrait de configurer une seule fois vos préférences dans Firefox ou Chrome, et hop, tous les sites respecteront automatiquement vos choix. Comme ça, plus besoin de cliquer sur quoi que ce soit… Les cookies strictement nécessaires passeront alors directement et les cookies marketing seront bloqués si vous l’avez décidé.
Comme ça tout le monde sera content… enfin, j’imagine ?
Hey les Androidopathes, j’ai une bonne nouvelle pour vous ! Un développeur allemand vient de sortir un scanner de documents pour Android qui fonctionne sans connexion internet.
Ça s’appelle
MakeACopy
et ça arrive vraiment comme une bouffée d’air frais dans cet écosystème d’app de numérisation un poil toxique. Créé par Christian Kierdorf, ce scanner open source fait exactement la même chose que les mastodontes du secteur mais en mieux. L’app utilise OpenCV pour détecter automatiquement les bords
Hey les Androidopathes, j’ai une bonne nouvelle pour vous ! Un développeur allemand vient de sortir un scanner de documents pour Android qui fonctionne sans connexion internet.
Ça s’appelle
MakeACopy
et ça arrive vraiment comme une bouffée d’air frais dans cet écosystème d’app de numérisation un poil toxique. Créé par Christian Kierdorf, ce scanner open source fait exactement la même chose que les mastodontes du secteur mais en mieux. L’app utilise OpenCV pour détecter automatiquement les bords du document, Tesseract pour l’OCR (reconnaissance de texte), et peut exporter en PDF avec le texte cherchable intégré. En gros, toutes les fonctionnalités premium d’
Adobe Scan
, mais gratuites et privées.
Ce qui rend donc MakeACopy différent, vous l’aurez compris, c’est son approche radicale de la vie privée. Le dev compile même OpenCV depuis les sources au lieu d’utiliser des binaires précompilés, histoire de respecter les standards F-Droid et garantir qu’aucun code malveillant ne peut se glisser dans la chaîne de compilation. Bref, Kierdorf ne fait pas ça en amateur et a même implémenté une détection des coins assistée par machine learning (c’est un modèle ONNX) pour ceux qui veulent la totale.
Dans le même genre, on a aussi
OpenScan
qui est une autre alternative privacy-friendly qui cartonne mais MakeACopy va plus loin avec ses fonctionnalités notamment d’OCR. L’app est disponible sur Android 10 et plus, et fonctionne même sur des téléphones d’entrée de gamme.
Le développeur précise
que les futures versions incluront le multi-pages, l’export du texte éditable, et plus de langues pour l’OCR, tout ça en gardant le principe du 100% offline.
Bref, MakeACopy c’est le scanner de documents qu’on aurait dû avoir depuis le début. Pas besoin de compte, pas de cloud, pas de tracking, pas de pubs… juste un soft qui fait son job.
Vous pouvez télécharger MakeACopy sur le Play Store
ou
F-Droid, et si vous trouvez ça bien, parlez-en autour de vous, histoire d’aider votre prochain qui se galère surement encore avec Camscanner.
Vous saviez que Claude d’Anthropic avait lancé sa fonction
Computer Use
et OpenAI son
Operator
? Eh bien, pendant que ces géants se livrent une bataille sans merci, un projet open source du nom de
ByteBot
propose de faire tourner un agent IA autonome sur votre machine. Le tout, avec une approche qui devrait rassurer les plus paranoïaques d’entre nous puisque tout se déroule dans Docker.
Le concept c’est qu’au lieu d’accorder un accès direct à votre système à une IA (ce qui pourrait rapidement
Vous saviez que Claude d’Anthropic avait lancé sa fonction
Computer Use
et OpenAI son
Operator
? Eh bien, pendant que ces géants se livrent une bataille sans merci, un projet open source du nom de ByteBot propose de faire tourner un agent IA autonome sur votre machine. Le tout, avec une approche qui devrait rassurer les plus paranoïaques d’entre nous puisque tout se déroule dans Docker.
Le concept c’est qu’au lieu d’accorder un accès direct à votre système à une IA (ce qui pourrait rapidement virer au cauchemar), ByteBot fait tourner un Ubuntu 22.04 complet avec environnement graphique XFCE dans un conteneur. Ainsi, l’IA peut interagir avec cet environnement isolé via VNC et WebSockets, capturer des images d’écran, cliquer, taper du texte… En somme, elle peut faire tout ce que vous feriez, mais dans sa petite bulle sécurisée.
Je vous ai fait une vidéo tuto dessus ! Et c’est grâce aux Patreons qui me soutiennent, alors merci à eux !
Il faut donc lui donner vos instructions en langage naturel… par exemple, vous pouvez lui demander de créer un nouveau repository GitHub ou de rechercher des informations spécifiques sur le web. ByteBot analyse alors votre demande, la décompose en étapes et se met au boulot. Il peut même naviguer sur le web, remplir des formulaires, gérer des mots de passe (stockés de manière sécurisée), et bien sûr exécuter des scripts bash ou Python.
Le truc cool, c’est également le mode “takeover”. Si jamais ByteBot galère sur une tâche ou que vous voulez reprendre la main, vous pouvez directement prendre le contrôle du desktop virtuel. C’est comme faire du pair programming avec une IA, sauf que c’est vous qui corrigez ses bêtises au lieu de l’inverse. Et une fois que vous avez montré comment faire, ByteBot apprend et peut reproduire la tâche plus tard.
Pour l’installer, plusieurs options s’offrent à vous. La plus simple reste Docker Compose. Vous clonez le repo, vous créez un fichier .env avec votre clé API (Anthropic, OpenAI ou Google Gemini au choix), et vous lancez le tout avec un docker-compose up. ByteBot se charge de builder les images, de configurer le réseau bridge pour l’isolation, et de monter les volumes persistants pour garder vos données entre les sessions.
git clone https://github.com/bytebot-ai/bytebot.git
cd bytebot
# Ajoutez votre clé de fournisseur d'IA (choisissez-en une)
echo "ANTHROPIC_API_KEY=sk-ant-..." > docker/.env
# Ou : echo "OPENAI_API_KEY=sk-..." > docker/.env
# Ou : echo "GEMINI_API_KEY=..." > docker/.env
docker-compose -f docker/docker-compose.yml up -d
# Ouvrez http://localhost:9992
Pour les amateurs de Kubernetes, des charts Helm sont également disponibles. Et si vous voulez tester sans vous prendre la tête, Railway propose aussi un déploiement en un clic. Mais franchement, pour un usage perso, Docker Compose fera parfaitement le job.
L’architecture technique est d’ailleus plutôt bien foutue puisque le backend Python gère la communication avec les LLMs et l’orchestration des tâches. Et le frontend React vous donne une interface web pour interagir avec ByteBot et voir ce qu’il fabrique en temps réel. Le tout communique via WebSockets pour une latence minimale. Et le conteneur desktop tourne avec un serveur VNC modifié qui permet à ByteBot de capturer l’écran et d’envoyer des événements souris/clavier.
Ce qui distingue vraiment ByteBot des solutions cloud comme Claude Computer Use, c’est surtout le côté self-hosted et privacy-first. Vos données restent chez vous, l’IA ne peut pas fouiner dans vos vrais fichiers système, et vous gardez un contrôle total sur ce qui se passe. En plus, comme c’est open source, vous pouvez auditer le code, contribuer des améliorations, ou même forker le projet si l’envie vous prend.
Les cas d’usage sont très nombreux : Automatisation de tâches répétitives, tests d’interfaces web, scraping de données complexes, ou même apprentissage par démonstration pour créer vos propres workflows automatisés. J’imagine déjà les possibilités pour automatiser des installations de logiciels, des configurations système, des processus de CI/CD un peu tordus ou juste faire ma compta.. ^^
Niveau limitations, ByteBot reste dépendant de la qualité du modèle IA que vous utilisez. Claude 4 Sonnet semble donner les meilleurs résultats pour l’instant, mais GPT-4 et Gemini Pro fonctionnent aussi. Les tâches nécessitant beaucoup de contexte visuel ou de manipulation précise peuvent encore poser problème. Et évidemment, faire tourner un desktop complet dans Docker consomme pas mal de ressources.
Si vous voulez pousser plus loin, ByteBot expose aussi une API REST complète. Vous pouvez donc créer des tâches programmatiquement, récupérer les logs, gérer les sessions, et même étendre les capacités avec des plugins custom. La doc est bien fournie avec des exemples en Python, JavaScript et même cURL pour les puristes.
from bytebot import ByteBotClient
client = ByteBotClient(api_key="your-key")
task = client.create_task("Effectue une recherche web")
result = client.wait_for_completion(task.id)
print(result.output)
Et pour la sécurité,
ByteBot implémente plusieurs garde-fous
. Les conteneurs sont isolés du réseau host par défaut, les capabilities Docker sont limitées au strict minimum, et un système de permissions permet de restreindre ce que l’agent peut faire. Vous pouvez même configurer des règles pour bloquer l’accès à certains sites ou empêcher l’exécution de commandes spécifiques.
Un aspect que j’apprécie particulièrement, c’est la gestion des erreurs. Quand ByteBot se plante (et ça arrive !), il génère des rapports détaillés avec captures d’écran, logs des actions tentées, et suggestions pour résoudre le problème. C’est super pratique pour debugger et améliorer vos prompts.
Une bonne petite communauté commence à se former autour du projet. Un Discord actif, des contributions régulières sur GitHub, et même quelques extensions communautaires qui ajoutent le support pour d’autres LLMs ou des intégrations avec des outils comme Zapier ou n8n. Bref, c’est un projet qui évolue vite, avec des releases toutes les deux semaines environ.
Comparé à ses concurrents, ByteBot se positionne vraiment sur le créneau open source et self-hosted là où OpenAI et Anthropic proposent des solutions cloud propriétaire. C’est, si vous préférez, le Nextcloud des agents IA autonomes.
Après pour ceux qui s’inquiètent des implications éthiques et de sécurité de laisser une IA contrôler un ordinateur, ByteBot apporte à cela des réponses pragmatiques. L’isolation Docker, le mode takeover pour reprendre la main, et la possibilité d’auditer chaque action effectuée permettent de garder un œil sur ce que fait l’agent. C’est bien sûr loin d’être parfait, mais c’est un bon compromis entre automatisation et contrôle.
Donc si vous êtes du genre à automatiser tout ce qui peut l’être, ByteBot mérite vraiment le coup d’oeil. C’est encore un peu but sur les bords, mais le potentiel est énorme. Pour aller plus loin, je vous invite à consulter la
documentation complète ici
, et le
code source sur GitHub
.
J’ai une excellente nouvelle pour tous ceux qui veulent se libérer de l’emprise toxique de Google ! AbhishekY495, le développeur de LocalTube Manager vient d’annoncer sur
Reddit
que son extension est désormais totalement gratuite et open source. Avant, il fallait acheter une licence, mais face aux complications de gestion des différents moyens de paiement, il a décidé lâcher l’affaire et de simplifier les choses en offrant l’outil à tout le monde.
Alors pour ceux qui ne connaissent pas encore,
L
J’ai une excellente nouvelle pour tous ceux qui veulent se libérer de l’emprise toxique de Google ! AbhishekY495, le développeur de LocalTube Manager vient d’annoncer sur
Reddit
que son extension est désormais totalement gratuite et open source. Avant, il fallait acheter une licence, mais face aux complications de gestion des différents moyens de paiement, il a décidé lâcher l’affaire et de simplifier les choses en offrant l’outil à tout le monde.
Alors pour ceux qui ne connaissent pas encore,
LocalTube Manager
c’est l’extension ultime pour profiter de YouTube sans jamais vous connecter à un compte Google. Cela vous permet de faire tout ce que vous feriez normalement sur YouTube, mais sans que Google ne puisse tracker vos moindres faits et gestes.
Vous pouvez liker des vidéos, vous abonner à des chaînes, sauvegarder des playlists YouTube pour les regarder plus tard, et même créer vos propres playlists locales pour organiser vos vidéos préférées. Et le plus génial c’est que tout ça reste stocké localement dans votre navigateur via
IndexedDB
. Y’a aucune donnée qui est envoyée vers un serveur externe.
Il y a aussi une fonction d’import/export comme ça vous pouvez exporter toutes vos données et les réimporter sur un autre navigateur ou un ordinateur pour reprendre exactement là où vous vous étiez arrêté. C’est top si vous changez de machine ou si vous voulez faire une sauvegarde de vos abonnements et autres playlists.
L’extension est dispo sur
Chrome, Edge, Firefox et Brave
et s’intègre parfaitement à l’interface YouTube. Vous ne verrez même pas la différence dans l’utilisation quotidienne car les boutons like et subscribe fonctionnent exactement comme d’habitude, sauf que vos données restent chez vous.
Et contrairement à
FreeTube
qui est une application desktop séparée, ou
Invidious
qui nécessite de passer par un site alternatif, LocalTube Manager fonctionne directement sur youtube.com. Vous gardez l’interface que vous connaissez, avec tous les avantages de la confidentialité en plus.
En tout cas, ça fait avancer le mouvement degoogle !
Voilà, si vous privilégiez la protection de vos données, je vous conseille d’utiliser LocalTube Manager. Vous pouvez même coupler ça avec un VPN pour une protection maximale car même si vos données de navigation ne sont pas trackées par Google, votre IP leur reste visible quand vous streamez les vidéos depuis leurs serveurs.
Après 6 ans de développement acharné, RGB v0.12 vient enfin de sortir ! Il s’agit de smart contracts privés sur Bitcoin avec des preuves zero-knowledge, le tout sans toucher au protocole de base, alors si comme moi vous suivez l’évolution de Bitcoin depuis un looong moment, vous savez que c’est exactement ce qui manquait pour faire taire les fanboys d’Ethereum ^^.
Présenté par Maxim Orlovsky au BTCPrague 2025 le 10 juillet dernier, RGB v0.12 marque enfin le passage en production de ce protocole
Après 6 ans de développement acharné, RGB v0.12 vient enfin de sortir ! Il s’agit de smart contracts privés sur Bitcoin avec des preuves zero-knowledge, le tout sans toucher au protocole de base, alors si comme moi vous suivez l’évolution de Bitcoin depuis un looong moment, vous savez que c’est exactement ce qui manquait pour faire taire les fanboys d’Ethereum ^^.
Présenté par Maxim Orlovsky au BTCPrague 2025 le 10 juillet dernier, RGB v0.12 marque enfin le passage en production de ce protocole qualifié par certains de déterminant pour l’avenir du Bitcoin. Pour ceux qui débarquent, RGB (Really Good for Bitcoin) c’est donc un protocole qui permet de faire des smart contracts sur Bitcoin en utilisant la validation côté client. En gros, au lieu de tout balancer sur la blockchain comme Ethereum le fait (et payer des fees de malade), RGB garde les données privées et ne met sur Bitcoin que le strict minimum. C’est plutôt smart (contr… euh non rien) !
Et voilà, c’est toujours les mêmes qui font de la merde !! Google vient de jouer encore un de ses coups de maitre dont il a le secret puisque depuis lundi 7 juillet, Gemini (leur IA maison) peut maintenant fouiner dans vos apps Android tout comme WhatsApp, Messages et companie, même si vous aviez explicitement désactivé cette option auparavant. Oui, vous avez bien lu, Google a décidé de changer les règles du jeu sans vous demander votre avis.
Et voilà, c’est toujours les mêmes qui font de la merde !! Google vient de jouer encore un de ses coups de maitre dont il a le secret puisque depuis lundi 7 juillet, Gemini (leur IA maison) peut maintenant fouiner dans vos apps Android tout comme WhatsApp, Messages et companie, même si vous aviez explicitement désactivé cette option auparavant. Oui, vous avez bien lu, Google a décidé de changer les règles du jeu sans vous demander votre avis.