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  • Cloudflare Computer - Un ordinateur dans le cloud pour votre agent IA
    Cloudflare Computer est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite. Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossi

Cloudflare Computer - Un ordinateur dans le cloud pour votre agent IA

Par : Korben ✨
12 août 2026 à 10:54

Cloudflare Computer est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite.

Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossier, lister, supprimer, et un grep intégré pour fouiller dans le tas. Pour tout le reste, il n'y a qu'une fonction à retenir, exec(). Vous lui passez une commande, et elle vous rend la sortie et le code de retour.

Ce qui change par contre, c'est l'endroit où la commande tourne. 3 environnements sont disponibles et interchangeables sur les mêmes fichiers. Il y a d'abord un conteneur Linux complet, avec npm, node et de vrais binaires. Ou un shell léger pour les commandes simples. Et enfin, un dernier qui exécute directement votre code, sur une base neuve à chaque appel.

Comme ça, vous passez de l'un à l'autre sans réécrire une ligne de votre agent.

Les 9 exemples fournis montrent bien ce qu'on peut en tirer quand on aime bidouiller. Le plus parlant fait par exemple tourner un agent de discussion qui prendra l'espace de travail comme répertoire courant, donc qui travaillera dans de vrais fichiers au lieu de tout garder en mémoire.

Un autre colle pandoc dans le conteneur et laisse l'agent transformer une fiche markdown en PDF. Il y en a aussi un qui fabrique des images avec Workers AI, un quatrième joue sur les politiques de sortie réseau pour décider ce que l'agent a le droit de joindre, et enfin, un dernier génère un projet Worker complet, puis le publie.

Il y a même une interface web qui balance la même tâche dans le conteneur et dans un environnement léger, côte à côte.

Reste à savoir ce qui est gratuit là-dedans... Le code est sous licence MIT, et le système de fichiers seul, sans aucune exécution, tourne sans souci dans le plan Workers gratuit puisque les Durable Objects qui portent ce stockage y sont inclus, avec 100 000 requêtes par jour et 5 Go d'espace.

Il faut un compte Cloudflare, évidemment...

Puis si vous voulez faire tourner des vraies commandes ou avoir un shell, faudra payer puisque le conteneur comme les environnements légers réclament le plan Workers payant, facturé 5 dollars par mois au minimum.

Après j'ai quelques réserves quand même parce que le projet est très récent, encore en preview et clairement inadapté à de la production. Ensuite, la limite technique d'un espace de travail tourne autour de 10 Go, et les accès disque lourds restent plus lents que sur un vrai disque. Puis surtout, tout vit chez Cloudflare, et pas chez vous (si vous préférez l'inverse, je vous avais montré workerd , le moteur des Workers en local).

Mais bon, c'est à garder à l'œil si vous êtes client Cloudflare.

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  • DockPanel - Le panel web qui gère tout votre serveur
    Gérer un serveur à la main, c'est nginx à configurer, les certificats à renouveler, les sauvegardes à planifier et les conteneurs à surveiller... C'est beaucoup de travail. Mais vous allez avoir de l'aide grâce à DockPanel, d'Ovidiu Drobotă, qui met tout ça derrière une jolie interface web tenant dans 19 Mo de RAM. L'installation se colle en une ligne sur un VPS frais et vous récupérez un panneau d'admin sur le port 8443. Ubuntu, Debian, Rocky, Fedora ou Amazon Linux, en x86_64 comme en ARM64.

DockPanel - Le panel web qui gère tout votre serveur

Par : Korben ✨
25 juillet 2026 à 08:26

Gérer un serveur à la main, c'est nginx à configurer, les certificats à renouveler, les sauvegardes à planifier et les conteneurs à surveiller... C'est beaucoup de travail. Mais vous allez avoir de l'aide grâce à DockPanel, d'Ovidiu Drobotă, qui met tout ça derrière une jolie interface web tenant dans 19 Mo de RAM.

L'installation se colle en une ligne sur un VPS frais et vous récupérez un panneau d'admin sur le port 8443. Ubuntu, Debian, Rocky, Fedora ou Amazon Linux, en x86_64 comme en ARM64.

À partir de là vous créez des sites en PHP, Node ou Python, avec nginx configuré tout seul et les certificats Let's Encrypt qui se renouvellent sans y penser. Les bases MySQL et PostgreSQL vont avec, navigateur SQL intégré et restauration à un instant T via les journaux binaires.

Ensuite, c'est surtout le catalogue Docker qui fait le gros du travail. Environ 150 modèles en un clic répartis sur 14 catégories, WordPress, Postgres, Grafana, n8n ou Immich, et le reverse proxy, le SSL et le réseau se câblent automatiquement derrière. Les conteneurs inactifs peuvent même se mettre en veille tout seuls pour libérer la machine.

Je vous parlais l'an dernier de Coolify pour le déploiement en self-hosted , et avant ça de aaPanel, le clone gratuit de cPanel mais aucun des deux ne couvre autant de terrain.

Côté déploiement, vous poussez votre code et ça part en production, avec bascule atomique par lien symbolique et retour arrière en un clic quand le déploiement du vendredi tourne mal. Nixpacks reconnaît plus de 30 langages, donc pas de Dockerfile à écrire, et chaque branche peut avoir son environnement de préversion.

Il y a aussi un serveur mail complet, Postfix, Dovecot et DKIM, avec Roundcube en webmail et Rspamd contre le spam. La partie DNS pilote Cloudflare et PowerDNS, avec vérification de propagation, DNSSEC et les tunnels Cloudflare. Un module CDN gère BunnyCDN et Cloudflare, purge du cache comprise.

Pour la surveillance, des sondes HTTP, TCP et ping, une gestion d'incidents avec chronologie et post-mortem, une page de statut publique à laquelle vos utilisateurs peuvent s'abonner, et des alertes qui partent sur Slack, Discord ou PagerDuty. Un point de collecte Prometheus est dispo, avec un tableau Grafana prêt à importer.

La sécurité est activée par défaut avec pare-feu applicatif ModSecurity par site, Fail2Ban, durcissement SSH en un clic, connexion par passkey ou 2FA, et chaque image Docker déployée peut être scannée à la recherche de CVE avec grype, avec refus de déploiement au-dessus du seuil que vous fixez. Les sauvegardes passent par Restic, chiffrées et dédupliquées, vers S3, SFTP, B2 ou GCS, avec vérification de restauration.

Le reste ensuite, c'est que du confort. Terminal web avec enregistrement de session, gestionnaire de fichiers, palette de commandes en Ctrl+K, 6 thèmes, boîte à secrets chiffrée, passerelle à webhooks et une ligne de commande. La configuration complète s'exporte en YAML pour être rejouée ailleurs. Si vous gérez plusieurs machines, un seul panneau les pilote toutes, avec des comptes revendeur en marque blanche pour ceux que ça intéresse.

Deux choses à savoir avant de lancer l'installation quand même... En mars, une injection de commande dans le formulaire de création de site a permis à un visiteur de passer root sur la machine de l'auteur. C'est corrigé depuis, mais l'agent tourne en root par conception puisque c'est lui qui touche à Docker, à nginx et aux certificats.

L'autre point, c'est la licence. DockPanel est en Business Source License 1.1, ce qui n'est pas de l'open source même si la page d'accueil le présente comme ça. L'usage est libre et gratuit sur vos propres serveurs, mais la revente en service hébergé est interdite. Une bascule en MIT est quand même programmée pour mars 2030.

Voilà, je me suis dit que ça pourrait vous intéresser.

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  • Firefox dans Docker - Le navigateur jetable pour surfer sans flipper
    On reçoit tous des mails un peu bizarres avec des liens qu'on n'ose pas ouvrir, et pourtant on est curieux, on est tenté parfois... C'est difficile de résister mais heureusement l'équipe de Linuxserver.io a pondu un truc super pour ça. Il s'agit tout simplement d'une instance de Firefox qui tourne dans un conteneur Docker et qui est totalement pilotable depuis votre navigateur habituel. Comme ça, quand vous recevez un lien louche que vous voulez ouvrir, vous le mettez là-dedans, dans une session

Firefox dans Docker - Le navigateur jetable pour surfer sans flipper

Par : Korben ✨
9 juillet 2026 à 08:42

On reçoit tous des mails un peu bizarres avec des liens qu'on n'ose pas ouvrir, et pourtant on est curieux, on est tenté parfois... C'est difficile de résister mais heureusement l'équipe de Linuxserver.io a pondu un truc super pour ça.

Il s'agit tout simplement d'une instance de Firefox qui tourne dans un conteneur Docker et qui est totalement pilotable depuis votre navigateur habituel.

Comme ça, quand vous recevez un lien louche que vous voulez ouvrir, vous le mettez là-dedans, dans une session jetable qui est totalement coupée de votre vraie machine. Et comme ça, si ça part en couille, vous butez le conteneur et on n'en parle plus.

Voilà, ça se présente juste comme une page HTTPS avec un navigateur dedans. Et comme c'est LinuxServer qui maintient l'image, vous êtes tranquilles parce que c'est du sérieux.

L'avantage d'avoir ce truc, c'est qu'un Firefox en conteneur ne voit ni votre répertoire personnel, ni vos cookies, ni vos sessions Google, ni vos extensions, absolument rien, il est totalement isolé. Donc si un site tente un drive-by download ou un exploit navigateur, eh bien en principe les dégâts resteront coincés dans le conteneur. Et le simple fait de le redémarrer remettra tout à 0.

Attention quand même, un conteneur, ce n'est pas une machine virtuelle. Une vulnérabilité au niveau du noyau pourrait en théorie s'en échapper. Mais c'est pas le genre d'attaque qui se fait avec juste un clic douteux sur une page web.

Les chercheurs en sécu s'en servent pour ouvrir des pièces jointes chelou, les marketeux pour jongler avec 12 comptes ad sans cookie cross-tracking , et les paranos dans mon genre pour cliquer sur les liens des mecs bizarres de Discord sans rien flinguer chez eux..

Après y'a des petits inconvénients. Je pense aux perfs graphiques qui prennent une claque par rapport à un Firefox natif ou encore l'audio qui transite par le pipeline du navigateur, du coup ça crachote parfois sur les vidéos lourdes. Le copier-coller marche, mais en passant par la section presse-papiers de la barre latérale Selkies , pas en direct. Et la persistance ne tient que si vous mappez le volume /config comme il faut, sinon vos onglets et vos bookmarks gicleront dès que le conteneur sera recréé (à la première mise à jour d'image, typiquement).

Côté vie privée c'est plutôt une qualité mais pour un usage quotidien, ça peut devenir relou.

Installation en une commande

L'image officielle, c'est lscr.io/linuxserver/firefox:latest. Elle tourne sur Selkies depuis juin 2025 (avant c'était KasmVNC) et démarre en Wayland par défaut depuis mars 2026. Maintenant, si un site part en vrille à cause de ça, vous ajoutez le paramètre PIXELFLUX_WAYLAND=false à la commande Docker et vous serez de retour en X11.

La commande minimale ressemble à ça :

docker run -d \
--name=firefox \
-e PUID=1000 \
-e PGID=1000 \
-e TZ=Europe/Paris \
-e LC_ALL=fr_FR.UTF-8 \
-p 3001:3001 \
-v $HOME/firefox-config:/config \
--shm-size=1gb \
--restart unless-stopped \
lscr.io/linuxserver/firefox:latest

Le --shm-size=1gb, c'est la mémoire partagée de Docker et vous n'y couperez pas, désolé. Si vous le zappez, YouTube comme les sites un peu lourds vous planteront le navigateur. Le port 3001, c'est l'accès HTTPS, avec un certificat auto-signé qui fera râler votre Firefox principal (c'est normal, faut l'accepter). Y'a aussi un port 3000, mais lui c'est du HTTP en clair, à réserver derrière un reverse proxy genre SWAG et rien d'autre.

Ensuite, direction https://localhost:3001/ et un joli Firefox vous attend. Notez que par défaut, il n'y a AUCUNE authentification. Personne ne vous demande rien, alors si vous voulez l'exposer sur votre réseau, définissez bien un CUSTOM_USER et PASSWORD pour activer le basic auth avant qu'un petit malin de votre réseau ne tombe dessus.

La version docker-compose, plus propre

Envie d'un setup versionnable, que vous pouvez reproduire ailleurs sans réfléchir ? Le compose fait ça mieux :

---
services:
firefox:
image: lscr.io/linuxserver/firefox:latest
container_name: firefox
environment:
- PUID=1000
- PGID=1000
- TZ=Europe/Paris
- LC_ALL=fr_FR.UTF-8
- CUSTOM_USER=korben
- PASSWORD=changezmoi
- HARDEN_DESKTOP=true
- HARDEN_OPENBOX=true
volumes:
- ./firefox-config:/config
ports:
- 3001:3001
shm_size: "1gb"
restart: unless-stopped

Ensuite, un docker compose up -d et roulez jeunesse. Le volume ./firefox-config conserve votre profil entre deux redémarrages avec bookmarks, extensions installées depuis le store Mozilla, tout reste en place.

Et si vous avez envie de repartir de zéro, on met le dossier à la poubelle, on relance, et voilà. Et pour glisser des outils tiers dans le conteneur (filezilla, un éditeur, ce genre de bidule), [proot-apps install](https://github.com/linuxserver/proot-apps) les posera dans $HOME, où ils survivront aux mises à jour de l'image.

Le hardening qu'il faut absolument activer

Maintenant, le piège que la doc évoque du bout des lèvres et qui mérite d'être écrit en gros c'est que l'interface web embarque un terminal avec sudo passwordless . Traduction : quiconque accède à votre Firefox conteneurisé devient root dans le conteneur en deux clics. Exposez ça sur votre réseau, ou pire sur Internet, sans durcir le machin, et vous ouvrez un boulevard.

La parade tient en une variable : **HARDEN_DESKTOP=true**, qui pose les principaux verrous d'un coup. Ça coupe sudo, ça vire les terminaux, et ça bloque xdg-open et exo-open, qui pourraient lancer des trucs hors conteneur. Vous pouvez empiler ça avec HARDEN_OPENBOX=true par-dessus, histoire de neutraliser les raccourcis clavier dangereux genre Alt+F4, de désactiver le clic droit et de masquer le bouton de fermeture. Firefox reste parfaitement utilisable, mais impossible de s'évader pour faire mumuse avec le système derrière.

Et pour une exposition sur Internet, le basic auth CUSTOM_USER/PASSWORD ne suffira pas car c'est trop léger. Moi ce que je vous recommande, c'est de coller le tout derrière un reverse proxy SWAG avec une vraie couche OAuth2 ou Authelia. Le basic auth, gardez-le pour le LAN entre potes ou collègues de confiance, mais pas au-delà.

SealSkin, le bonus qui change tout

SealSkin , c'est la cerise sur le conteneur ^^. C'est une extension navigateur, dispo pour Chrome et Firefox, qui monte la garde sur votre navigateur principal et détourne ce qui sent mauvais vers le conteneur isolé. Un lien repéré comme suspect ? Hop, il s'ouvre direct dans le Firefox conteneurisé. Pareil pour les téléchargements, qui atterrissent dans le conteneur au lieu de finir sur votre machine.

Du coup, l'isolation devient un réflexe permanent au lieu d'un machin que vous activez à la main quand vous y pensez (c'est-à-dire jamais). Seule contrainte par contre, faudra héberger le serveur SealSkin vous-même, et installer l'extension dans votre vrai Firefox. Mais vous verrez, après quelques jours à ce régime, vous aurez du mal à faire autrement.

Et sur tablette ou mobile ?

J'imagine que vous comptiez sur l'ancien tag kasm pour le tactile ? Eh bien c'est raté, puisque LinuxServer l'a déprécié début juillet. En échange, la barre latérale Selkies embarque désormais un trackpad virtuel et un clavier à l'écran, donc de quoi rendre l'interface utilisable depuis un iPad ou un smartphone sans bidouille en plus. On reste loin, c'est vrai, du confort d'un vrai desktop, et taper Ctrl+Tab au doigt c'est toujours la misère, mais pour dépanner ça fait le job.

Et voilà, votre Firefox jetable vit désormais dans son petit conteneur, bien au chaud. Comme ça, le prochain lien douteux, vous l'ouvrirez sans trembler... pour tester des sites au calme, difficile de trouver mieux, je pense.

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  • Google agents-cli - Quand votre agent IA en crée d'autres
    Les devs de chez Google viennent de sortir un outil conçu pour les agents IA qui codent afin qu'ils deviennent des experts en développement d'agents IA sur Google Cloud. J'sais pas si je suis très clair, alors je vais essayer de vous expliquer tout ça. Que vous soyez sur Claude Code, Codex d'OpenAI ou Gemini CLI (ça s'appelle agy cli maintenant d'ailleurs pour Antigravity CLI...), écrire un agent qui tient la route et le faire tourner dans le cloud de Mountain View, ça exige déjà de connaître pa

Google agents-cli - Quand votre agent IA en crée d'autres

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 11:31

Les devs de chez Google viennent de sortir un outil conçu pour les agents IA qui codent afin qu'ils deviennent des experts en développement d'agents IA sur Google Cloud. J'sais pas si je suis très clair, alors je vais essayer de vous expliquer tout ça.

Que vous soyez sur Claude Code, Codex d'OpenAI ou Gemini CLI (ça s'appelle agy cli maintenant d'ailleurs pour Antigravity CLI...), écrire un agent qui tient la route et le faire tourner dans le cloud de Mountain View, ça exige déjà de connaître par cœur l'ADK (Agent Development Kit) maison de Google, de savoir évaluer et coder le projet et surtout de tout déployer sans tout péter.

Ce sont clairement plusieurs métiers différents, et ça demande pas mal de connaissances, alors plutôt que de vous faire lire une doc bien chiante, les dev de Google ont eu l'idée de packager toute cette expertise dans des skills que votre agent de coding va lire à votre place.

Après, vous votre rôle, c'est de décrire tout ce que vous voulez en anglais ou en français et de siroter votre mojito. Et une fois que vous aurez fini, votre super agent générera le squelette du projet, le testera en local et poussera tout ça dans un runtime sur Google Cloud.

Pour l'installer, suffit de faire un petit :

uvx google-agents-cli setup

ou si vous voulez juste injecter les skills dans votre agent sans la CLI complète :

npx skills add google/agents-cli

Une fois la machinerie en place, vous aurez à votre service 7 modules de skills et 25 commandes qui couvrent tout le cycle de vie des agents Google Cloud, du scaffolding (croyez le ou non, en français, ça se dit échafaudage ...lol) à la publication sur Gemini Enterprise (ex-Vertex AI). Et puis Agents-CLI sait surtout générer tout ce qui est jeux de tests, noter les réponses avec un LLM qui fait office de juge, comparer 2 versions d'un même agent ou encore optimiser les prompts à partir des résultats collectés.

C'est du taf pénible qui rebute tout le monde, alors qu'un agent IA se le tape, je pense que ça ne manquera à personne. On est dans la même veine que les outils qui font collaborer plusieurs IA sur votre code, sauf qu'ici l'objectif final c'est de déployer des agents dans le cloud en prod.

Le code et les instructions sont sur le GitHub de Google .

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  • WSL Containers - des conteneurs Linux sans Docker Desktop
    Microsoft vient de lâcher un truc qui va faire plaisir à tous ceux qui bidouillent fort des conteneurs Linux depuis leur machine Windows. Ça s'appelle WSL Containers (WSLC pour les intimes, et pas WSL 3) et l'objectif c'est de faire tourner des conteneurs Linux nativement sous Windows sans avoir à passer par des outils tiers du genre Docker. Pour en profiter, tapez la commande suivante : wsl --update --pre-release Cela mettra à jour votre WSL en version 2.9.3 ou supérieure et vous obtiendrez alo

WSL Containers - des conteneurs Linux sans Docker Desktop

Par : Korben ✨
29 juin 2026 à 23:07

Microsoft vient de lâcher un truc qui va faire plaisir à tous ceux qui bidouillent fort des conteneurs Linux depuis leur machine Windows. Ça s'appelle WSL Containers (WSLC pour les intimes, et pas WSL 3) et l'objectif c'est de faire tourner des conteneurs Linux nativement sous Windows sans avoir à passer par des outils tiers du genre Docker.

Pour en profiter, tapez la commande suivante :

wsl --update --pre-release

Cela mettra à jour votre WSL en version 2.9.3 ou supérieure et vous obtiendrez alors une toute nouvelle commande : wslc.

WSLC est un alias qui lance en réalité container.exe et qui permet de gérer tout le cycle de vie d'un conteneur Linux avec des commandes très classiques : run, stop, build, tag, push, pull, prune. Voici un vrai exemple tiré de la doc de Microsoft :

wslc run -d --name=webtop -e PUID=1000 -e PGID=1000 -e TZ=Etc/UTC -p 3000:3000 -p 3001:3001 lscr.io/linuxserver/webtop:ubuntu-kde

Ce qu'on lance là c'est bien une image en provenance de LinuxServer dont je vous ai déjà parlé, et comme vous pouvez le voir, vous ne serez pas dépaysé si vous connaissez déjà un peu Docker.

Et la cerise sur le gâteau, c'est le support GPU. Vous collez --gpus all sur un conteneur PyTorch et CUDA répond présent, sans config tordue. C'est énorme pour ceux qui font du dev IA localement sous Windows. Vous allez enfin pouvoir entrainer ou inférer dans un conteneur propre sans avoir à vous taper avec les drivers.

Microsoft pousse aussi des SDK (packages NuGet pour C, C++ et C#) histoire de piloter tout ça depuis vos applis si ça vous amuse.

Maintenant, vous vous interrogez sûrement sur les perfs de WSLC et c'est bien normal. De ce que j'ai lu, comme WSLC passe par VirtioFS pour son système de fichiers par défaut, les accès seraient 2 fois plus rapide. J'emploie le conditionnel car personne n'a encore réalisé de benchmark indé mais si ça se vérifie, ça va être énorme tant le partage de fichiers entre Windows et un conteneur Linux c'était la misère. Là vos builds vont respiiiiirer !!!

Et pour calmer les inquiets : Docker Desktop, Podman et Rancher Desktop ne disparaissent pas, rassurez-vous. Microsoft précise même que ces outils profiteront de changements de bas niveau apportés par WSLC. C'est donc une fondation, et absolument pas une déclaration de guerre.

C'est pour le moment dispo en public preview, donc attendez-vous à quelques bugs, et la mise à dispo pour tous, ce sera normalement pour cet automne. En tout cas, je suis content de voir cette évolution. Ça arrive pile au moment où Apple fait pareil de son côté , ce qui en dit long sur où va le vent. Donc, si vous aviez décroché de WSL, c'est peut-être le moment de remettre le nez dedans .

À tester sur une machine de dev, pas en prod, hein ! Et vous me direz si le VirtioFS tient ses promesses.

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  • Cache-aware scheduling - Le patch Linux qui vise +360% de perf sur MySQL
    L' ordonnanceur du noyau Linux vient de recevoir une proposition de mise à jour qui fait grimper les perfs de façon assez spectaculaire sur certaines charges. Hygon, le fondeur chinois qui fabrique des x86 sous licence de l'architecture Zen d'AMD, a envoyé une série de patches pour étendre le cache-aware scheduling, et les chiffres annoncés montent jusqu'à 360% de mieux en termes de transactions par seconde sur MySQL. Pour comprendre le délire, faut revenir au cache-aware scheduling de base, le

Cache-aware scheduling - Le patch Linux qui vise +360% de perf sur MySQL

Par : Korben ✨
25 juin 2026 à 18:22

L' ordonnanceur du noyau Linux vient de recevoir une proposition de mise à jour qui fait grimper les perfs de façon assez spectaculaire sur certaines charges. Hygon, le fondeur chinois qui fabrique des x86 sous licence de l'architecture Zen d'AMD, a envoyé une série de patches pour étendre le cache-aware scheduling, et les chiffres annoncés montent jusqu'à 360% de mieux en termes de transactions par seconde sur MySQL.

Pour comprendre le délire, faut revenir au cache-aware scheduling de base, le fameux CAS, conçu par les ingénieurs d'Intel (Tim Chen, Chen Yu et Peter Zijlstra) et tout juste mergé dans Linux 7.2. Sur un CPU moderne avec plusieurs caches de dernier niveau, le fameux LLC, l'ordonnanceur essaie de regrouper sur le même domaine de cache les tâches qui partagent des données. Du coup, moins de ratés de cache, moins de données qui font des allers-retours entre les caches, et donc de la perf en plus sans toucher au matos mais juste en plaçant mieux les tâches.

Le hic, c'est que ce CAS de base raisonne au niveau d'un seul LLC. Tant que votre charge tient dans un domaine de cache, nickel. Mais dès que la charge dépasse ce que peut contenir un seul cache partagé, l'ordonnanceur ne sait pas regrouper les tâches au niveau du dessus : elles se dispersent sur des cœurs qui ne partagent plus le même cache, et toute la localité s'évapore. Et ça tombe mal pour Hygon, dont les puces récentes ne sont pas un bloc unique mais un assemblage de chiplets (le C86-7490 en réunit quatre), avec plusieurs caches partagés éparpillés sur la galette.

D'où l'idée de développer ces patches, qui permettent un regroupement hiérarchique et offrent la possibilité de s'étendre ou de se contracter dynamiquement selon la taille de la charge et la topologie de la machine.

Hygon annonce donc jusqu'à +49% sur Hackbench , +20% sur Schbench (non, pas le rappeur), et ce fameux +360% sur MySQL !! C'est le feu !

Maintenant, avant de revendre votre PC pour en prendre un sous Hygon, attention ! Ces chiffres, ce sont des "jusqu'à", mesurés sur des topologies multi-domaines, donc typiquement de gros serveurs à plusieurs chiplets. Sur votre laptop avec un seul LLC, vous ne verrez donc sans doute rien passer.... Ouais, je sais, sniiiif. Le 360% n'est pas un gain universel, mais plutôt le pic sur la config qui souffrait le plus du problème.

Un fondeur chinois qui, parti d'une licence Zen d'AMD, en vient à pousser du code dans Linux pour faire tourner tout le monde plus vite, Intel et AMD compris, c'est chouette quand même. Si ça vous intéresse, les patches viennent d'être postés sur la mailing list du kernel , donc rien n'est encore intégré mais si ça passe la revue, c'est de la perf gratuite pour les machines qui en bavent le plus.

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  • Le vieux Pixel de votre tiroir vaut peut-être mieux qu'un serveur
    Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego, épaulés par Google, viennent de prouver un truc contre-intuitif : un Pixel mis au rebut il y a trois ans tient encore tête à un serveur professionnel sur certains calculs, au point qu'on peut en assembler un vrai data center au lieu de le foutre à la poubelle. L'idée a été posée sur le blog de recherche de Google . Une fois l'appareil ouvert, les chercheurs retirent tout ce qui ne sert plus, l'écran, la batterie au lithium, les caméras et

Le vieux Pixel de votre tiroir vaut peut-être mieux qu'un serveur

17 juin 2026 à 08:53

Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego, épaulés par Google, viennent de prouver un truc contre-intuitif : un Pixel mis au rebut il y a trois ans tient encore tête à un serveur professionnel sur certains calculs, au point qu'on peut en assembler un vrai data center au lieu de le foutre à la poubelle.

L'idée a été posée sur le blog de recherche de Google . Une fois l'appareil ouvert, les chercheurs retirent tout ce qui ne sert plus, l'écran, la batterie au lithium, les caméras et la coque, jusqu'à ne garder que la carte mère et sa puce, ce qu'on appelle un SoC, le processeur qui faisait tourner Android avant qu'on le bascule sur une distribution Linux des plus classiques.

Ce système, le même qui anime déjà l'immense majorité des serveurs de la planète, libère la puce des limites pensées pour un mobile, à commencer par ce bridage qui met les applications en pause dès qu'elles passent à l'arrière-plan. Ensuite, il suffit de relier ces cartes mères entre elles via Kubernetes, l'outil que les géants du web emploient déjà pour piloter les milliers de machines de leurs centres de données comme un seul gros ordinateur.

Le plus déroutant arrive là. Sur la plupart des tests ne mobilisant qu'un seul cœur, un Pixel Fold de 2023 dépasse un serveur ASUS RS720A-E11 pourtant équipé de deux gros processeurs AMD, le genre de bête qu'on retrouve dans les baies des entreprises.

Le serveur empile bien plus de cœurs en parallèle, si bien qu'il faut réunir entre 25 et 50 téléphones pour rivaliser avec son débit total. Mais bon. Dès lors que vous ramassez ces appareils gratuitement au lieu d'acheter du silicium neuf, l'équation se renverse.

Le vrai argument est écologique, puisque près de la moitié des émissions de carbone d'un smartphone sur toute sa vie part dans sa seule fabrication, surtout dans l'assemblage de la carte mère et du processeur, ce fameux carbone gris déjà cramé avant même que l'appareil ne s'allume.

On change pourtant de mobile tous les trois ou quatre ans, en balançant une puissance de calcul encore largement bonne à servir, pendant que les entreprises font fabriquer des serveurs flambant neufs pour les mêmes tâches. Le gâchis est énorme.

L'équipe a pour l'instant fait tourner une grappe de 20 téléphones, qui a encaissé sans broncher le pic de rendu des devoirs d'une classe de plus de 75 étudiants avec une latence plus basse que les services cloud du commerce. Elle prépare déjà un cluster d'environ 2 000 Pixel pour la rentrée, capable d'absorber une centaine de cours d'informatique en même temps pour une fraction du prix du cloud habituel.

Reste à rester lucide. Ces puces ont peu de mémoire, donc on les cantonne aux tâches légères, la correction automatisée ou les carnets de code, loin de l'entraînement d'un gros modèle d'IA.

Mais voir une montagne d'e-déchets se muer en salle de classe numérique, ça donne sacrément envie d'y croire. Surtout vu le nombre de Pixel qui dorment au fond de nos tiroirs, même moi j'en ai deux qui traînent pour tout vous dire.

Source : Techspot

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  • Apple Container 1.0 - Le WSL du Mac est enfin là
    Quand on est habitué à Linux et qu'on se retrouve avec un Mac, même si c'est une base unix, c'est déroutant. Heureusement, Apple est de plus en plus ouvert au monde du libre et vient de publier la version 1.0 de Container , avec dedans des "container machines" qui ressemblent furieusement à WSL. Et ça nous permet comme ça d'avoir le meilleur des deux mondes : un macOS pour le quotidien, et un vrai Linux pour vos folles bidouilles. Vous vous souvenez forcément de mon article où je vous présentais

Apple Container 1.0 - Le WSL du Mac est enfin là

Par : Korben ✨
10 juin 2026 à 09:43

Quand on est habitué à Linux et qu'on se retrouve avec un Mac, même si c'est une base unix, c'est déroutant. Heureusement, Apple est de plus en plus ouvert au monde du libre et vient de publier la version 1.0 de Container , avec dedans des "container machines" qui ressemblent furieusement à WSL. Et ça nous permet comme ça d'avoir le meilleur des deux mondes : un macOS pour le quotidien, et un vrai Linux pour vos folles bidouilles.

Vous vous souvenez forcément de mon article où je vous présentais Apple Container , cet outil écrit en Swift qui fait tourner des conteneurs Linux dans des petites machines virtuelles. Et bien un an plus tard, le projet passe en 1.0, pile pour la WWDC, et la grosse nouveauté c'est donc ce mode "machine".

Le CLI container en action, sobre comme un terminal qui bosse ( Source )

Il s'agit d'un environnement qui vous permet de faire tourner de vraies distributions Linux comme Ubuntu, Debian ou Alpine, et pas juste un conteneur modelé sur une application. La machine lance le système d'init de l'image, donc un systemctl start postgresql fonctionnera comme sur un vrai serveur.

Et à la reconnexion, à partir du même terminal ou d'un autre, l'état de la machine n'est pas perdu. Surtout, elle mappe automatiquement votre utilisateur et votre répertoire home. Votre repo vit ainsi dans le $HOME de macOS, du coup vous éditez avec votre IDE côté Mac et vous compilez côté Linux, sans étape de copie entre les 2.

Pour la prise en main, entrez les commandes suivantes en prenant soin de remplacer alpine par la distrib de votre choix :

container machine create alpine:latest --name dev
container machine run -n dev whoami # votre user, pas root
container machine run -n dev # shell interactif

Ensuite, pour aller plus loin, vous pouvez le faire via un terminal en choisissant l'image que vous voulez ou concevoir votre propre image : n'importe quelle image Linux avec un /sbin/init fait l'affaire.

Après vous l'aurez compris parce que vous êtes les plus malins, il vous faut un Mac Apple silicon, et si ça se lance encore sur macOS 15, c'est avec des limitations et sans filet car les mainteneurs ne s'occupent actuellement que des bugs reproductibles sur macOS 26. Et migrer toute votre stack dev dessus aujourd'hui, c'est ce que je ne vous recommande pas sachant que c'est tout frais...

Mais ainsi, grâce à ces machines, plus besoin de choisir entre un Mac et une distribution Linux. Après est-ce que ça enterre OrbStack et Colima ? Pas tout de suite je pense, car ces outils tournent depuis des années sur des Mac Intel et des macOS pas tout neufs, alors que là, Apple exige sa puce maison.

Ah et côté x86, container fait aussi tourner des images amd64 via Rosetta, alors c'est le bonheur ! Et si le sujet vous branche, j'avais aussi causé de Mocker , un clone Docker natif pour Mac, et de WSL côté Windows si pour vous Mac c'est pas encore un projet ^^.

Bref, l'installeur signé est sur la page des releases , vous faites un petit container system start, et hop hop hop, à vous le kif du Linux sur votre petit Mac !

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  • ffmpeg-over-ip - Le transcodage GPU distant pour Jellyfin
    Jellyfin sans GPU, c'est la croix et la bannière dès que quelqu'un lance un film en 4K. Mais c'était sans compter sur ffmpeg-over-ip qui est capable de transformer un serveur équipé d'un GPU en endpoint de transcoding distant, accessible via un simple binaire qui se fait passer pour ffmpeg. Y'a pas de passthrough GPU, ni besoin de vous lancer dans la config de point de montage réseau exotique. Le principe c'est que le client reçoit les commandes ffmpeg de Jellyfin (ou Emby), les sérialise et les

ffmpeg-over-ip - Le transcodage GPU distant pour Jellyfin

Par : Korben ✨
4 mai 2026 à 16:15

Jellyfin sans GPU, c'est la croix et la bannière dès que quelqu'un lance un film en 4K. Mais c'était sans compter sur ffmpeg-over-ip qui est capable de transformer un serveur équipé d'un GPU en endpoint de transcoding distant, accessible via un simple binaire qui se fait passer pour ffmpeg. Y'a pas de passthrough GPU, ni besoin de vous lancer dans la config de point de montage réseau exotique.

Le principe c'est que le client reçoit les commandes ffmpeg de Jellyfin (ou Emby), les sérialise et les envoie ensuite via TCP (port 5050) vers un serveur qui lui dispose d'un bon GPU. Et côté Jellyfin, rien ne change puisque le binaire répond exactement comme ffmpeg le ferait (et je vous rassure, y'a un peu d'authentification pour éviter de vous faire squatter votre serveur de transcoding à l'insu de votre plein gré).

Alors imaginons un peu dans quelle situation ça peut être utile... Par exemple, vous pourriez avoir un NUC ou mini-PC tout neuf qui fait tourner Jellyfin dans Docker, et à côté une vieille tour avec une GTX qui traîne dans un coin pour le transcodage. L'avantage c'est que plusieurs clients peuvent ainsi partager le même serveur GPU en parallèle, donc ffmpeg-over-ip peut valoir le coup si vous avez du matériel qui dort dans un coin.

L'outil est signé Anees Iqbal (steelbrain) et voici comment l'installer (pensez à vérifier le contenu du .sh avant) :

curl -fsSL https://ffmpeg-over-ip.com/install-client.sh | sh

Windows a aussi droit à son équivalent PowerShell si vous voulez.

Pour brancher ça sur Jellyfin ensuite, c'est direction Dashboard → Playback → chemin ffmpeg → et faites pointer vers ffmpeg-over-ip-client. Notez que ffprobe doit aussi être redirigé car Jellyfin l'appelle séparément pour les métadonnées. Vous pouvez faire un lien symbolique pour être tranquille :

ln -s ffmpeg-over-ip-client ffprobe

Et ensuite, pour vérifier, cette commande : ./ffmpeg-over-ip-client -version devrait vous retourner les infos de l'instance ffmpeg distante. Si ça répond, c'est que c'est bon !

Notez que la config permet de passer par des variables d'environnement du genre FFMPEG_OVER_IP_CLIENT_ADDRESS pour l'adresse du serveur, FFMPEG_OVER_IP_CLIENT_AUTH_SECRET pour la clé HMAC. Et pour tout ce qui est paramètres avancés, disons que les remappings de filtres complexes qu'on peut faire avec ffmpeg nécessitent encore un fichier .jsonc à créer et paramétrer.

Côté serveur, les accélérations supportées sont : NVENC (NVIDIA), QSV (Intel), VAAPI (Linux), AMF (AMD), VideoToolbox (macOS). Et comme c'est basé sur jellyfin-ffmpeg, du coup y'a toutes les accélérations habituelles sans avoir à recompiler.

Par contre, attention si le serveur GPU tombe, y'aura aucun fallback automatique vers le CPU local. Et si votre réseau interne est en 100Mbps et que vous transcodez du 4K HEVC, le goulot d'étranglement sera le transit réseau, pas le GPU. Donc optez pour un réseau en gigabit minimum dans ce cas.

Bref, c'est simple, propre, et très bien pensé par exemple pour les setups Docker qui n'ont pas d'accès direct au matériel.

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  • OpenAI met à jour son Agents SDK avec du sandboxing natif
    La mise à jour d'avril du SDK Agents d'OpenAI introduit deux nouvelles briques qui manquaient pour passer de l'agent-jouet au déploiement réel. Le sandboxing natif permet de confiner un agent dans un espace de travail isolé, avec accès limité aux fichiers et outils d'un périmètre défini. Et le nouveau harness d'exécution sépare proprement le plan de contrôle (boucle agent, appels modèle, routing d'outils, approbations, tracing, récupération d'erreurs) du plan de calcul (sandbox où l'agent lit, é

OpenAI met à jour son Agents SDK avec du sandboxing natif

Par : Korben
16 avril 2026 à 14:37

La mise à jour d'avril du SDK Agents d'OpenAI introduit deux nouvelles briques qui manquaient pour passer de l'agent-jouet au déploiement réel. Le sandboxing natif permet de confiner un agent dans un espace de travail isolé, avec accès limité aux fichiers et outils d'un périmètre défini. Et le nouveau harness d'exécution sépare proprement le plan de contrôle (boucle agent, appels modèle, routing d'outils, approbations, tracing, récupération d'erreurs) du plan de calcul (sandbox où l'agent lit, écrit, exécute du code, installe des dépendances, snapshot son état).

L'architecture est pensée pour les agents "long-horizon", ceux qui travaillent sur des tâches complexes en plusieurs étapes, sur des durées longues, avec un besoin de persistance d'état entre les étapes. Le harness gère la coordination, le développeur apporte son propre compute et stockage. C'est une séparation qui permet de brancher le SDK sur n'importe quelle infrastructure, que ce soit Cloudflare, Vercel, Blaxel ou un cluster interne.

Le SDK introduit aussi une abstraction "Manifest" pour décrire un workspace de manière portable. En clair, vous décrivez les outils, les fichiers et les permissions disponibles dans un format standardisé, et le harness sait reconstituer l'environnement ailleurs. C'est utile pour le test, pour la reproductibilité, et pour déployer le même agent dans des environnements différents sans reconfigurer à la main.

Le lancement est Python d'abord, TypeScript prévu après. Classique. Ça peut agacer les équipes full-stack qui bossent en TypeScript, mais c'est quand même très cohérent avec le fait que la majorité des workloads agents en prod tournent encore en Python, surtout côté data et sécurité.

Ce qui est intéressant, c'est le sous-texte. OpenAI pousse un modèle où son SDK est le harness, et le compute est chez le client ou chez un partenaire cloud. C'est un positionnement de plateforme d'orchestration, pas de fournisseur d'infra. Anthropic et Google proposent des approches comparables avec leurs propres SDKs, mais OpenAI a l'avantage du premier écosystème de plugins et d'outils tiers déjà en place.

Bref, pour les devs qui construisent des agents en prod, cette release comble de vrais trous. Sandboxing et harness, c'étaient les deux pièces manquantes.

Source : Techcrunch

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  • Podman Desktop - Red Hat dégaine sa version enterprise
    Hey mais on dirait bien que c'est Red Hat qui débarque sur le marché des apps desktop pour conteneurs... mais lol ! Car oui, pendant que Docker Desktop trône depuis des années et qu'OrbStack séduit de plus en plus d'utilisateurs macOS, Red Hat se réveille ENFIN avec sa propre version Enterprise de Podman Desktop . Bah mieux vaut tard que jamais ! Pour ceux qui débarquent (bouuuuh) Podman Desktop, c'est un outil open source qui existe depuis des années pour gérer vos conteneurs, images et pods vi

Podman Desktop - Red Hat dégaine sa version enterprise

Par : Korben
26 février 2026 à 14:16

Hey mais on dirait bien que c'est Red Hat qui débarque sur le marché des apps desktop pour conteneurs... mais lol ! Car oui, pendant que Docker Desktop trône depuis des années et qu'OrbStack séduit de plus en plus d'utilisateurs macOS, Red Hat se réveille ENFIN avec sa propre version Enterprise de Podman Desktop .

Bah mieux vaut tard que jamais !

Pour ceux qui débarquent (bouuuuh) Podman Desktop, c'est un outil open source qui existe depuis des années pour gérer vos conteneurs, images et pods via une interface graphique. C'est dispo sous Linux, macOS, Windows et le projet a même rejoint la CNCF (rien à voir avec les trains... lool) en janvier 2025 en même temps que d'autres briques Red Hat (Buildah, Skopeo, bootc, Composefs... chacun en projet séparé).

Interface de Podman Desktop

Et donc Red Hat a décidé de lancer sa propre "build" enterprise de cette app de conteneurs. En gros, c'est la même base que Podman Desktop, mais avec une couche admin par-dessus. Les responsables IT peuvent donc verrouiller des paramètres au niveau de la flotte tels que les registry mirrors, proxies HTTP, certificats custom... On est dans une ambiance un peu plus corporate quoi.

Côté Kubernetes, c'est également plutôt bien pensé. Vous créez vos pods en local, l'outil génère le YAML correspondant, et hop, déploiement sur Kind, Minikube ou directement sur OpenShift, les doigts dans le nez.

Pour ceux qui se demandent si ça remplace Docker Desktop, bah, ça dépend en fait. Podman tourne sans daemon et en rootless, du coup c'est un vrai plus côté sécurité. Mais par contre, le support Docker Compose passe par un système d'aliasing... ça marche bien, sauf si vous avez des configs Docker très exotiques... là faudra tester avant de tout basculer comme le early adopter fifou que vous êtes.

D'ailleurs, si vous êtes sur RHEL, Podman est déjà inclus dans votre abonnement et Red Hat a aussi bossé sur des extensions pour les images bootable OCI et le mode image RHEL.

Le truc, c'est que Red Hat arrive tard. TRÈS tard. Docker Desktop, c'est le standard de facto depuis des lustres, OrbStack a conquis les devs macOS avec sa légèreté sans oublier que Rancher Desktop et Portainer Business Edition occupent aussi le terrain. Du coup, leur stratégie c'est de cibler les boîtes déjà full Red Hat plutôt que d'essayer de convertir les utilisateurs Docker. C'est une ambition plutôt réaliste, je trouve.

Ça vient donc de passer en disponibilité générale via les canaux développeurs Red Hat, c'est gratuit, open source, et plutôt bien fichu pour ceux qui bossent dans un environnement RHEL au quotidien. Après, c'est pas non plus la révolution car ça reste Podman Desktop avec un petit chapeau d'entreprise.

Je pense que pour un usage hors Red Hat, Docker Desktop ou OrbStack restent devant. Mais si vous avez l'abonnement RHEL, ça peut valoir le coup d'y jeter un oeil.

Source

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  • Coolify - Le PaaS self-hosted qui évite les galères Docker
    Coolify, c'est un PaaS open source que vous installez sur vos propres serveurs pour déployer vos apps, vos bases de données et vos services... sans vous farcir Docker à la main. En gros, un Heroku ou un Vercel, mais en version self-hosted sans enfermement propriétaire comme on pourrait dire en bon français. La version auto-hébergée est donc TOTALEMENT gratuite. Pas de limite sur le nombre de serveurs, pas de restriction sur les features, pas de "ah pour les teams faut upgrader". Y'a R comme disa

Coolify - Le PaaS self-hosted qui évite les galères Docker

Par : Korben
9 février 2026 à 17:21

Coolify, c'est un PaaS open source que vous installez sur vos propres serveurs pour déployer vos apps, vos bases de données et vos services... sans vous farcir Docker à la main. En gros, un Heroku ou un Vercel, mais en version self-hosted sans enfermement propriétaire comme on pourrait dire en bon français.

La version auto-hébergée est donc TOTALEMENT gratuite. Pas de limite sur le nombre de serveurs, pas de restriction sur les features, pas de "ah pour les teams faut upgrader". Y'a R comme disait mon grand-père... Vous avez SSH sur une machine ? Ça suffit. VPS, Raspberry Pi, dédié, vieux laptop qui traîne dans un coin... Hop, une seule commande et c'est installé.

Côté déploiement, Coolify détecte automatiquement votre stack via Nixpacks (c'est-à-dire qu'il devine le langage et génère le build tout seul). Mais vous pouvez aussi balancer un Dockerfile, un Docker Compose ou un simple site statique. Du coup, que vous bossiez en Next.js, Django, Laravel, Rails, Phoenix ou SvelteKit, ça passe sans config particulière.

Pour les bases de données, c'est pas mal non plus : PostgreSQL, MySQL, MariaDB, MongoDB, Redis, ClickHouse... tout se déploie en quelques clics. Et au total, le catalogue compte plus de 280 services one-click (Plausible, Gitea, Minio, n8n, et j'en passe). Y'a de quoi monter une infra complète avant même d'ouvrir un terminal.

Le workflow Git est solide puisque c'est du push-to-deploy avec GitHub, GitLab, Bitbucket ou Gitea, avec en prime des déploiements de preview par pull request. Pratique pour tester une branche avant de tout péter en prod (ouais, je vous connais...). Vous avez aussi les webhooks, une API REST documentée, et un terminal temps réel directement dans le navigateur.

Côté ops, les certificats SSL sont automatiques via Let's Encrypt, les backups de vos bases partent vers du stockage S3 compatible , et vous avez du monitoring intégré avec alertes Discord, Telegram ou email. Ça permet de dormir tranquille le vendredi soir. Pour le multi-serveur, Coolify supporte aussi Docker Swarm, donc vous pouvez répartir la charge sur plusieurs machines sans trop de prise de tête.

Si vous voulez pas gérer l'instance Coolify vous-même, y'a Coolify Cloud à 5$/mois (2 serveurs inclus, +3$ par serveur supplémentaire). Vos apps tournent toujours sur VOS machines et c'est juste le dashboard qui est hébergé chez eux. Pour les allergiques à l'admin système, ça peut valoir le coup.

Prise en main rapide

Pour installer Coolify, il vous faut un serveur Linux (Ubuntu LTS recommandé, mais Debian, CentOS, Fedora, Alpine ou même Raspberry Pi OS 64-bit passent aussi), avec au minimum 2 coeurs, 2 Go de RAM et 30 Go de stockage. Un accès SSH root est requis.

L'install tient en une ligne :

curl -fsSL https://cdn.coollabs.io/coolify/install.sh | sudo bash

Le script pose Docker, configure les clés SSH, crée les répertoires dans /data/coolify et démarre le tout. À la fin, il vous affiche l'URL de votre dashboard, généralement http://VOTRE_IP:8000. Premier réflexe : créez votre compte admin TOUT DE SUITE (car le premier qui tombe sur la page d'inscription prend le contrôle du serveur...).

Une fois connecté, la logique est simple. Vous créez un Projet (le conteneur logique de votre app), puis un Environnement dedans (dev, staging, prod...). Ensuite, vous ajoutez une Ressource, c'est-à-dire votre app, votre base de données ou un des 280 services one-click.

Pour déployer un repo Git, vous branchez votre compte GitHub, GitLab ou Gitea, vous sélectionnez le repo et la branche, et Coolify détecte le build pack adapté (Nixpacks, Dockerfile ou Compose). Vous configurez votre domaine, le reverse proxy (Traefik ou Caddy au choix) gère le SSL automatiquement, et hop... git push, c'est déployé.

Si vous voulez ajouter des serveurs distants, même principe : clé SSH, connexion root, et Coolify valide que tout est OK. Chaque serveur a son propre proxy, donc le trafic va directement dessus sans passer par le serveur principal. Pensez juste à pointer vos DNS vers le bon serveur.

Pour ceux qui explorent les alternatives, Dokploy est plus minimaliste (et plus récent), et Tipi reste centré sur les applis grand public type Nextcloud ou Plex. Coolify, c'est plutôt le couteau suisse du dev qui veut TOUT contrôler sur son infra.

Bref, si Docker Compose c'est plus votre truc, Coolify mérite clairement un petit test.

Merci lorenper !

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  • VirtualBox - Oracle adopte enfin KVM sur Linux
    VirtualBox, le bon vieux logiciel de virtualisation d'Oracle, vient de franchir un cap plutôt inattendu. Le code de développement supporte désormais KVM comme backend sur Linux ! En gros, au lieu de s'appuyer uniquement sur son propre module noyau (qui, soyons honnêtes, a toujours été un poil galère à maintenir), l'outil de virtualisation peut maintenant utiliser l'hyperviseur natif de Linux. Et c'est pas rien quand on sait que le logiciel d'Oracle et KVM se marchaient dessus depuis des années.

VirtualBox - Oracle adopte enfin KVM sur Linux

Par : Korben
6 février 2026 à 14:52

VirtualBox, le bon vieux logiciel de virtualisation d'Oracle, vient de franchir un cap plutôt inattendu. Le code de développement supporte désormais KVM comme backend sur Linux ! En gros, au lieu de s'appuyer uniquement sur son propre module noyau (qui, soyons honnêtes, a toujours été un poil galère à maintenir), l'outil de virtualisation peut maintenant utiliser l'hyperviseur natif de Linux.

Et c'est pas rien quand on sait que le logiciel d'Oracle et KVM se marchaient dessus depuis des années. C'était impossible de faire tourner les deux en même temps... Du coup, plutôt que de continuer à se battre, Oracle a décidé de faire copain-copain avec KVM. C'est pas bête !

L'idée vient à l'origine de Cyberus Technology qui avait pondu une implémentation open source en 2024. Et aujourd'hui, c'est Oracle qui intègre le truc directement dans le code officiel. Alors pour l'instant, c'est dispo uniquement en version de dev dans les dépôts Git et les builds de test et ça fonctionne "à peu près".

Vous pouvez dès à présent activer le backend KVM quand le module noyau classique de VirtualBox refuse de coopérer. C'est pratique mais attention par contre, si vous avez besoin du réseau NAT avancé ou du mode pont avec VLAN, ça passera pas encore via KVM... faudra rester sur le module maison.

Notez aussi que l'hyperviseur maison d'Oracle garde quand même des avantages notamment pour tout ce qui est modes réseau avancés, émulation précise pour les vieux OS, et émulation fine de périphériques.

Mais n'empêche, la tendance est claire, tout le monde converge vers l'hyperviseur du noyau Linux. Faut dire que QEMU/KVM c'est devenu tellement solide ces dernières années que ça n'a plus trop de sens de réinventer la roue dans son coin.

Voilà, donc pour ceux qui utilisent l'outil d'Oracle au quotidien sur Linux, c'est une bonne nouvelle. Moins besoin de jongler avec le module vboxdrv, moins de conflits avec d'autres solutions de virtualisation , et surtout des mises à jour noyau qui cassent moins souvent.

Bref, gardez un œil sur les prochaines releases car Oracle a l'air d'y aller sérieusement. Le support KVM final et officiel devrait atterrir pour tous dans une version stable courant 2026. J'ai hâte !

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  • MonitorBox - Le monitoring qui réveille votre vieux pager
    Brice, un lecteur de Korben, m'a bel et bien scotché. Il y a quelques semaines, je vous parlais du Pineapple Pager et ça a visiblement réveillé une fibre nostalgique chez certains d'entre vous. Donc merci à Brice pour l'info, car il a carrément passé sa soirée à coder un truc énoooOOOooorme (et super utile) qui s'appelle MonitorBox . Parce qu'on va pas se mentir, on croule tous sous les notifications. Entre Slack, les emails, et les alertes de sécurité, notre cerveau a fini par développer un mé

MonitorBox - Le monitoring qui réveille votre vieux pager

Par : Korben
1 février 2026 à 12:48

Brice, un lecteur de Korben, m'a bel et bien scotché. Il y a quelques semaines, je vous parlais du Pineapple Pager et ça a visiblement réveillé une fibre nostalgique chez certains d'entre vous. Donc merci à Brice pour l'info, car il a carrément passé sa soirée à coder un truc énoooOOOooorme (et super utile) qui s'appelle MonitorBox .

Parce qu'on va pas se mentir, on croule tous sous les notifications. Entre Slack, les emails, et les alertes de sécurité, notre cerveau a fini par développer un mécanisme de défense radical : il ignore TOUT !!! C'est ce qu'on appelle la "fatigue de l'alerte". J'avoue que pour un admin sys en astreinte, c'est le début de la fin. Le jour où le serveur de prod tombe vraiment, on swipe la notif comme si c'était une pub pour des croquettes bio... Pas terrible donc pour la continuité de service.

L'interface de MonitorBox - sobre mais efficace ( Source )

Et c'est là que Brice intervient justement avec son idée de génie : Ressusciter le bon vieux pager des années 90. Au début je pensais que c'était juste pour le fun (un délire de vieux geek quoi), mais en réalité c'est un vrai outil de surveillance pro.

MonitorBox est conçu pour tourner sur un vieux PC recyclé (genre un vieux Dell Optiplex GX270 ou un ThinkPad T60) sous Debian 12 Bookworm et l'idée, c'est de sortir l'alerte critique du flux continu de votre smartphone pour l'envoyer sur un appareil qui ne sert qu'à ça. Ainsi, quand le beeper à votre ceinture se met à gueuler sur la fréquence 466.975 MHz, vous savez que la maison brûle, sans même regarder l'écran.

Et techniquement, c'est hyper propre !!! Le système utilise une vue Terminal (parfaite pour un vieil écran CRT qui traîne) et un dashboard web moderne sous JavaScript pour le suivi. L'arme secrète reste ensuite le support du protocole POCSAG.

Via le port série (type /dev/ttyS0 ou un adaptateur FTDI), MonitorBox pilote un émetteur radio qui se charge de balancer les infos sur les ondes. Et toudoum, voilà comment votre vieux Tatoo ou Tam-Tam reprend du service !

⚠️ Attention quand même, émettre sur des fréquences radio est ultra-réglementé. Vérifiez donc bien la législation avant de jouer les apprentis sorciers, car pas moyen de plaider l'ignorance si les mecs de l'ANFR débarquent chez vous avec leur camionnette de détection Agence Tous Risques...

J'adore perso son approche qui vise le "Zéro faux positif". En effet, le script s'appuie sur Shell, curl et espeak pour la synthèse vocale locale, et intègre une logique de "Retry" comme ça si un service ne répond pas, l'outil vérifie à nouveau avant de vous réveiller en pleine nuit. Ça réduit drastiquement les fausses alertes, contrairement aux outils de monitoring habituels qui hurlent parfois au loup pour une micro-latence passagère de rien du tout.

MonitorBox est léger (pas besoin de base de données SQL compliquée, juste un fichier servers.conf), souverain, et permet de redonner vie à du matos qu'on croyait bon pour la déchetterie.

Brice nous propose en gros un mix parfait entre low-tech et haute performance. Et si vous voulez tester le bousin, tout le code est open source (licence MIT) et disponible sur GitHub . Seul petit bémol, il vous faudra bel et bien un vrai câble DB9 ou DB25 et un adaptateur qui tient la route, sinon votre VM va juste vous envoyer bouler violemment. Aaaah ces drivers USB chinois, je vous jure...

Bref, merci Brice pour l'inspiration et pour ce beau projet à la fois rétro et moderne !

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  • Pipenet – L'alternative moderne à localtunnel
    Si vous avez déjà galéré à rendre accessible votre serveur web local à des testeurs externes... Ne désespérez plus car aujourd'hui, je vais vous présenter Pipenet , un petit utilitaire qui va vous changer la vie ! On a tous connu ce moment où on veut montrer une démo à un client ou tester un webhook et en général c'est à ce moment là que le drame se produit ! Configuration de la box, pare-feu qui fait la tête, redirection de ports qui ne veut rien savoir... Grosso merdo c'est la fin de votre pr

Pipenet – L'alternative moderne à localtunnel

Par : Korben
22 janvier 2026 à 14:31

Si vous avez déjà galéré à rendre accessible votre serveur web local à des testeurs externes... Ne désespérez plus car aujourd'hui, je vais vous présenter Pipenet , un petit utilitaire qui va vous changer la vie !

On a tous connu ce moment où on veut montrer une démo à un client ou tester un webhook et en général c'est à ce moment là que le drame se produit ! Configuration de la box, pare-feu qui fait la tête, redirection de ports qui ne veut rien savoir... Grosso merdo c'est la fin de votre productivité pour la matinée !

Mais grâce à l'équipe de glama.ai qui a codé cette alternative au bon vieux localtunnel, vous allez pouvoir exposer vos services locaux sur Internet en un clin d'œil. Et ce qui est cool c'est que contrairement à d'autres solutions qui deviennent vite limitées ou payantes, Pipenet vous laisse un contrôle total ! C'est ça la pwouiiiissance du logiciel libre !

Pour ceux qui se demandent ce qu'est exactement un tunnel TCP, c'est simplement un pont entre votre machine et le reste du monde !

Mais attention ! La sécurité (chiffrement et auth) dépend de la configuration ! Ça tombe bien puisque Pipenet supporte bien sûr le HTTPS et possède des options pour sécuriser votre propre serveur !

Il fait ça particulièrement bien en utilisant une architecture client et serveur. Vous pouvez donc utiliser leur serveur public par défaut (pipenet.dev) ou carrément héberger votre propre infrastructure de tunneling ! C’est top pour la confidentialité si vous pouvez l'auto-héberger !

Pour l'install, si vous avez Node.js, une simple commande suffit pour commencer à exposer votre port 3000 !

npx pipenet client --port 3000

Et voilà, votre application devient alors accessible via https://abc123.pipenet.dev.

C'est aussi simple que ça ! Et si vous voulez un sous-domaine spécifique (parce que c'est plus classe), il suffit de leur demander (sous réserve de disponibilité évidemment) !

Mais là où Pipenet se démarque vraiment par rapport à la concurrence, c'est son approche pensée pour les environnements cloud ! Il supporte par exemple le multiplexage sur un seul port (via l'option --tunnel-port) ce qui est top pour les déploiements sur des plateformes comme Fly.io ou dans des conteneurs Docker où la gestion des ports peut vite devenir casse bonbon !

Vous pouvez même l'intégrer directement dans vos propres outils grâce à son API et c'est d'ailleurs ce qu'a fait glama.ai avec son outil mcp-proxy pour connecter des serveurs MCP locaux avec des clients IA distants ! Et si vous voulez savoir si Pipenet supporte le streaming ou les WebSockets... Hé bien la réponse est oui !

Ce petit pépère gère le trafic basé sur HTTP, y compris le SSE , donc pour tout ce qui est streaming et connexions full duplex WebSocket, c'est OK.

Pipenet est l'évolution moderne des outils comme Pagekite ou localtunnel et c'est un choix excellent pour la plupart des usages que je viens d'évoquer !

Amusez-vous bien !

Source

  • ✇Korben
  • Cloud Native Days France - Le grand rassemblement DevOps et Open Source au 104
    -- Article en partenariat avec Cloud Native Days -- Salut les copains ! Aujourd'hui j'ai envie de vous filer un petit rencard qui va plaire à tous ceux qui aiment l'infra, le dev et surtout l'esprit communautaire autour de tout ça. En effet, Aurélien, un fidèle lecteur, m'a envoyé un petit message pour me parler d'un événement qui se prépare et comme ça a l'air d'envoyer du bois, je relaie. Ça s'appelle les Cloud Native Days France 2026 et c'est que c'est organisé par une équipe de 15 bénévole

Cloud Native Days France - Le grand rassemblement DevOps et Open Source au 104

Par : Korben
14 janvier 2026 à 08:56
-- Article en partenariat avec Cloud Native Days --

Salut les copains !

Aujourd'hui j'ai envie de vous filer un petit rencard qui va plaire à tous ceux qui aiment l'infra, le dev et surtout l'esprit communautaire autour de tout ça. En effet, Aurélien, un fidèle lecteur, m'a envoyé un petit message pour me parler d'un événement qui se prépare et comme ça a l'air d'envoyer du bois, je relaie.

Ça s'appelle les Cloud Native Days France 2026 et c'est que c'est organisé par une équipe de 15 bénévoles (des vrais passionnés, pas des robots du marketing) et porté par une structure à but non lucratif. Selon les organisateurs, ils attendent plus de 2000 personnes le mardi 3 février 2026 au CENTQUATRE-PARIS (le fameux 104 pour les intimes ^^).

Alors autant vous dire qu'une bonne partie de la scène tech française va débarquer !

Au programme, on oublie le bullshit commercial et les présentations PowerPoint de 50 slides pour vous vendre un abonnement cloud hors de prix et on part sur de l'expertise pointue, du DevOps, du Cloud Native et bien sûr du gros morceau d'Open Source. Je vous parle de vrais RETEX (retours d'expérience) et de mecs qui savent de quoi ils parlent quand ils évoquent Kubernetes, le Platform Engineering ou la sécurité des infras.

Bref, enfin du concret pour vos méninges !

Il y aura aussi un village communautaire qui va mettre en avant des projets open source, des communautés vertueuses et des passionnés qui partagent leur savoir via des blogs ou des chaînes YouTube. C'est une ambiance que j'adore, car on peut discuter bidouille sans se faire harceler par un commercial en costume.

Voilà, donc si ça vous branche de venir apprendre des trucs ou juste de croiser du beau monde dans un lieu super sympa, je vous conseille de jeter un œil au programme complet. C'est une super occasion de sortir de son terminal et de voir du monde en vrai.

Bref, un grand bravo à Aurélien et toute son équipe de bénévoles pour le boulot.

Ça va être top !

Le programme et la billetterie sont là !

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  • Sisu - Quand votre AWS devient un simple dossier sur votre disque
    Vous passez vos journées à faire des aws iam list-users | jq '.Users[]' et autres trucs interminables pour juste trouver une info ?? Laissez tomber, j'ai le truc qui va vous changer la vie ! Ça s'appelle Sisu et c'est un petit outil en Go qui monte vos ressources AWS comme un système de fichiers local. Du coup, au lieu de taper des commandes AWS complexes, vous utilisez juste grep, cat, diff, vim... c'est à dire les outils Unix que vous connaissez déjà par cœur. Vous lancez la commande sisu et h

Sisu - Quand votre AWS devient un simple dossier sur votre disque

Par : Korben
23 décembre 2025 à 10:00

Vous passez vos journées à faire des aws iam list-users | jq '.Users[]' et autres trucs interminables pour juste trouver une info ?? Laissez tomber, j'ai le truc qui va vous changer la vie !

Ça s'appelle Sisu et c'est un petit outil en Go qui monte vos ressources AWS comme un système de fichiers local. Du coup, au lieu de taper des commandes AWS complexes, vous utilisez juste grep, cat, diff, vim... c'est à dire les outils Unix que vous connaissez déjà par cœur.

Vous lancez la commande sisu et hop, vos ressources AWS se retrouvent montées dans ~/.sisu/mnt/ ! Vos buckets S3, vos paramètres SSM, vos roles IAM, vos lambdas, vos instances EC2...etc. Tout ça organisé en dossiers par profil AWS et par région.

Ainsi, pour chercher tous vos utilisateurs IAM qui ont un accès admin, c'est aussi simple que :

grep -l "AdministratorAccess" */global/iam/users/*/policies.json

Pour comparer la config d'un rôle entre prod et staging :

diff prod/global/iam/roles/api/info.json staging/global/iam/roles/api/info.json

Et pour lire un secret ? Un simple cat default/us-east-1/secrets/myapp/database/value.

C'est bête comme Jordan mais ça change tout pour la maintenance au quotidien !

Et côté services supportés, Sisu gère pas mal de trucs tels que le S3 et SSM Parameter Store en lecture/écriture/suppression, et IAM, VPC, Lambda, EC2, Secrets Manager, Route 53 et CloudWatch Logs en lecture seule. Y'a même un truc sympa pour EC2 c'est que vous pouvez vous connecter à une instance via SSM Session Manager sans avoir besoin de clés SSH. Suffit d'exécuter le fichier connect qui se trouve dans le dossier de l'instance (à condition d'avoir l'agent SSM configuré sur l'instance et le plugin Session Manager côté client, évidemment).

Pour les logs CloudWatch, c'est bien aussi puisqu'ils sont streamés à la demande par batches de 100, donc vous pouvez faire un grep dessus sans tout charger en mémoire d'un coup.

Côté installation, c'est du Go classique :

go install github.com/semonte/sisu@latest

Faudra juste penser à installer FUSE avant sur votre système (apt install fuse sous Ubuntu/Debian, yum install fuse sous RHEL/CentOS) et c'est tout, y'a rien d'autre à configurer si vous avez déjà vos credentials AWS en place.

Après, l'outil cache les résultats pendant 5 minutes pour éviter de spammer l'API AWS à chaque ls, ce qui est plutôt indispensable pour limiter les appels et le temps de réponse.

Bref, si vous en avez marre de jongler avec jq pour parser du JSON AWS, Sisu va vous aider ! C'est open source sous licence MIT, et c'est par ici !

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  • Cordon - L'outil qui trouve les aiguilles dans vos meules de logs
    Vous avez déjà passé des heures à éplucher des fichiers de logs de plusieurs millions de lignes pour trouver ce qui cloche ? Genre une pauvre erreur bizarre qui se produit une fois sur 100 000, noyée dans un océan de messages répétitifs et d'infos inutiles ? Moi, oui plein de fois ! Mais ça c'était avant de tomber sur Cordon ! Cordon est un outil en Python qui utilise des modèles de transformers et du scoring k-NN pour détecter les anomalies sémantiques dans vos logs. En gros, au lieu de cherche

Cordon - L'outil qui trouve les aiguilles dans vos meules de logs

Par : Korben
16 décembre 2025 à 11:31

Vous avez déjà passé des heures à éplucher des fichiers de logs de plusieurs millions de lignes pour trouver ce qui cloche ? Genre une pauvre erreur bizarre qui se produit une fois sur 100 000, noyée dans un océan de messages répétitifs et d'infos inutiles ? Moi, oui plein de fois !

Mais ça c'était avant de tomber sur Cordon !

Cordon est un outil en Python qui utilise des modèles de transformers et du scoring k-NN pour détecter les anomalies sémantiques dans vos logs. En gros, au lieu de chercher des mots-clés comme un bourrin avec grep, Cordon comprend le sens des messages et repère ce qui sort de l'ordinaire.

Les patterns répétitifs sont alors considérés comme du bruit de fond normal, même si ce sont des erreurs parce que si vous avez la même erreur FATALE qui se répète 10 000 fois, c'est probablement un problème connu. Et vous, ce que vous voulez trouver, c'est l'événement rare, celui qui se produit une seule fois et qui est sémantiquement différent du reste.

L'installation est simple comme bonjour. Un petit pip install cordon et c'est réglé. Pour l'utilisation de base, vous balancez juste votre fichier de logs en argument :

cordon system.log

Et hop, Cordon va analyser tout ça et vous sortir uniquement les trucs intéressants. Par défaut, il garde les 10% les plus "anormaux" sémantiquement. Vous pouvez ajuster ce pourcentage avec --anomaly-percentile 0.05 pour être plus sélectif (top 5%).

Sous le capot, ça utilise le modèle all-MiniLM-L6-v2 de sentence-transformers pour vectoriser les logs. Le fichier est découpé en fenêtres de N lignes (4 par défaut), chaque fenêtre est transformée en vecteur, puis un score de densité k-NN est calculé. Les fenêtres qui ont des vecteurs très différents du reste sont marquées comme anomalies.

Et si vous avez un GPU, Cordon peut l'utiliser automatiquement avec l'option --device cuda. D'après les benchmarks, ça donne un speedup de 5 à 15x sur le scoring pour les gros datasets. Sur des logs HDFS de 1 à 5 millions de lignes, l'outil arrive à réduire le volume de 98%. Autant dire que ça filtre sévère.

Y'a aussi un mode "range" qui est pratique pour explorer par tranches. Genre si vous voulez exclure le top 5% (trop bizarre, probablement du garbage) mais garder le top 5-15%, vous faites :

cordon --anomaly-range 0.05 0.15 app.log

Ça permet d'affiner l'investigation de manière itérative.

Pour les environnements conteneurisés, Cordon propose également une image Docker avec un backend llama.cpp au lieu de sentence-transformers. Pratique si vous voulez utiliser des modèles GGUF ou si vous êtes dans un contexte où les dépendances PyTorch posent problème.

L'outil peut aussi s'utiliser comme bibliothèque Python si vous voulez l'intégrer dans vos propres scripts :

analyzer = SemanticLogAnalyzer()
output = analyzer.analyze_file(Path("system.log"))

C'est top moumoute pour le prétraitement de logs avant de les balancer à un LLM (pour réduire le contexte), le triage initial de fichiers de logs inconnus, ou la découverte de patterns inattendus. Par contre, si vous cherchez une erreur spécifique que vous connaissez déjà, grep reste votre ami. Et si vous avez besoin d'un historique complet pour la conformité, oubliez Cordon qui est volontairement "lossy".

Notez qu'au premier lancement, Cordon téléchargera le modèle d'embedding (environ 80 Mo) donc ce sera un peu lent, mais ensuite, ça sera quasi instantané car les lancements suivants utiliseront le cache. Et si vos logs sont très verbeux avec de longues lignes, le modèle par défaut (256 tokens max) risque de tronquer les lignes, dans ce cas, passez à un modèle plus costaud comme BAAI/bge-base-en-v1.5 qui supporte 512 tokens avec le paramètre --model-name.

Voilà, j'espère que ça vous sera utile ! C'est open source sous licence Apache 2.0 et ça se trouve sur GitHub .

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  • 35 secondes de folie - Comment Cloudflare a encaissé une nouvelle attaque DDoS record !
    35 secondes… C’est même pas le temps qu’il vous faut pour réchauffer votre café au micro-ondes. Par contre, c’est pile poil le temps qu’il a fallu à des attaquant pour balancer 11,5 térabits par seconde sur les serveurs protégés par Cloudflare. Pour vous donner une idée, c’est comme si quelqu’un vous envoyait 10 000 films HD d’un coup, direct dans la tronche. Cette attaque monumentale s’inscrit dans une série d’assauts qui deviennent de plus en plus violents. Par exemple, au premier trimestre d

35 secondes de folie - Comment Cloudflare a encaissé une nouvelle attaque DDoS record !

Par : Korben
2 septembre 2025 à 18:26

35 secondes… C’est même pas le temps qu’il vous faut pour réchauffer votre café au micro-ondes. Par contre, c’est pile poil le temps qu’il a fallu à des attaquant pour balancer 11,5 térabits par seconde sur les serveurs protégés par Cloudflare. Pour vous donner une idée, c’est comme si quelqu’un vous envoyait 10 000 films HD d’un coup, direct dans la tronche.

Cette attaque monumentale s’inscrit dans une série d’assauts qui deviennent de plus en plus violents. Par exemple, au premier trimestre de cette année, Cloudflare a bloqué 20,5 millions d’attaques DDoS. C’est quand même une augmentation de 358% par rapport à l’année dernière. Visiblement, quelqu’un s’amuse à tester les limites de l’infrastructure Internet mondiale… Mais le plus bizarre dans cette histoire, c’est l’origine de l’attaque.

Apparemment, la majorité du trafic malveillant provenait de ressources compromises sur Google Cloud Platform, donc de serveurs légitimes, payés rubis sur l’ongle par des entreprises lambda, transformés en armes de destruction massive de réseau. Le modèle pay-as-you-go du cloud est devenu une aubaine pour les attaquants qui peuvent louer une gigantesque puissance de feu quasi illimitée juste le temps de leur méfait.

L’attaque dont on parle aujourd’hui a utilisé la technique du UDP flood. Celle-ci est un peu vicieuse car contrairement au protocole TCP qui établit une connexion avant d’envoyer des données, l’UDP balance tout sans prévenir. Ainsi, chaque paquet UDP force le serveur victime à allouer des ressources pour le traiter, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus répondre aux requêtes légitimes.

Et ce qui est impressionnant, c’est la rapidité de montée en puissance car les systèmes de Cloudflare ont détecté une progression de zéro à 11 térabits en moins de 10 secondes. C’est plus rapide qu’une Tesla qui passe de 0 à 100 et les défenses automatisées ont immédiatement appliqué des règles de limitation et du filtrage par IP pour étouffer l’attaque avant qu’elle ne fasse des dégâts.

Le rapport Q1 2025 de Cloudflare révèle que Google Cloud (AS396982) figure parmi les principaux réseaux sources d’attaques DDoS HTTP et la plupart des réseaux dans ce classement sont des fournisseurs cloud ou d’hébergement connus. D’ailleurs, pour aider ces fournisseurs à identifier et neutraliser les comptes abusifs, Cloudflare propose gratuitement un flux des botnet qui font des attaques DDoS afin que tout le monde puisse rapidement les bloquer. C’est leur façon de dire “on est tous dans le même bateau, entraidons-nous”.

En tout cas, cette attaque de 11,5 Tbps pulvérise totalement le précédent record établi en juin dernier, qui plafonnait à 7,3 Tbps. À ce rythme, on se demande où ça va s’arrêter, d’autant plus que ce n’est pas un cas isolé. Cloudflare rapporte en effet avoir bloqué des centaines d’attaques dépassant 1 Tbps ces dernières semaines, incluant une attaque UDP distincte qui a atteint 5,1 milliards de paquets par seconde. Pour contextualiser, c’est comme si chaque être humain adulte sur Terre vous envoyait un SMS.

Évidemment, l’industrie s’inquiète de cette escalade et sans protection de type Cloudflare, une attaque de cette ampleur mettrait n’importe quel site hors ligne instantanément. Même avec toute la bonne volonté du monde, votre FAI ne pourrait pas absorber 11,5 térabits de trafic malveillant… En tout cas, j’ai hâte de lire le rapport de Cloudflare qui devrait arriver bientôt…

Je me demande comment on pourrait se passer de Cloudflare maintenant… Ils sont devenus tellement incontournables… Ils sont un bouclier incroyable mais également un point de centralisation dramatique pour le net.

En attendant, une chose est sûre, les attaques DDoS ne sont plus ce qu’elles étaient. On est passé du petit script kiddie qui s’amuse à faire tomber le site de son lycée avec LOIC à des opérations massives capables de mettre à genoux des infrastructures entières… Et avec l’évolution du cloud et de l’IA, on n’a probablement encore rien vu.

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