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  • ✇Korben
  • Un développeur fait tourner les cinématiques de Command & Conquer sur un Atari ST de 1985
    Jonas Eschenburg se tape un petit délire cet été, en portant Command & Conquer sur Atari ST, et il vient de s'occuper des cinématiques du jeu, le tout sur une machine équipée d'un Motorola 68000 cadencé à 8 MHz. Le même garçon avait déjà fait tourner Doom dessus. Le décalage vaut le détour. Command & Conquer sort en 1995 sur PC, en VGA 256 couleurs, soit dix ans après l'Atari ST, qui affiche lui 16 couleurs en 320 par 200 points. Envoyer les pixels bruts à l'écran est hors de question su

Un développeur fait tourner les cinématiques de Command & Conquer sur un Atari ST de 1985

5 août 2026 à 07:41

Jonas Eschenburg se tape un petit délire cet été, en portant Command & Conquer sur Atari ST, et il vient de s'occuper des cinématiques du jeu, le tout sur une machine équipée d'un Motorola 68000 cadencé à 8 MHz. Le même garçon avait déjà fait tourner Doom dessus.

Le décalage vaut le détour. Command & Conquer sort en 1995 sur PC, en VGA 256 couleurs, soit dix ans après l'Atari ST, qui affiche lui 16 couleurs en 320 par 200 points.

Envoyer les pixels bruts à l'écran est hors de question sur ce genre de matériel. La machine n'a ni le débit de lecture ni la puissance de calcul pour ça.

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Eschenburg a donc écrit son propre codec, baptisé STV, adapté du format VQA que Westwood utilisait à l'époque pour ses vidéos. Le principe repose sur un codebook, autrement dit un dictionnaire de petits carrés de pixels : au lieu de transmettre chaque image entière, le fichier envoie surtout des numéros qui pointent vers des motifs déjà connus du lecteur.

L'astuce est en réalité ailleurs. Les blocs sont découpés pour tomber pile sur l'organisation mémoire de l'Atari, qui range ses couleurs en plans séparés plutôt qu'en pixels contigus, ce qui permet au processeur de recopier les motifs sans passer son temps à réorganiser les bits.

La palette et le dictionnaire se mettent à jour en continu pendant la lecture, et pas une fois pour toutes au début du fichier. Ça évite le gros pâté de blocs baveux qu'on attendrait d'une compression aussi agressive.

Le tout fonctionne sur un 8 MHz d'origine. Sans accélérateur. A priori, aucun jeu Atari ST n'avait affiché de vidéo plein écran avant celui-là.

Le jeu, lui, reste beaucoup plus poussif pour le moment : quelques images par seconde en 16 couleurs, correct seulement à partir d'un Falcon, et il réclame 4 Mo de mémoire. Autour du codec, Eschenburg a publié une dizaine d'utilitaires, dont un encodeur pour fabriquer les fichiers STV et un lecteur natif pour les regarder sur la machine.

Tout est sous licence GPL sur GitHub, le portage se récupère sur itch.io, et il faut fournir ses propres fichiers du jeu d'origine puisque le projet n'a rien à voir avec EA.

Détail amusant, le son ne sort que sur STe et Falcon. Sur un ST de base, les cinématiques défilent en silence complet. La question étant maintenant de savoir si tout ça ne m'a pas donné envie de rejouer à Command and Conquer, pour ressortir mon premier pseudo de game : Moissonneuse killer (vraiment).

Source : Hackaday

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  • Multiverse Engine - Le moteur 3D d'un fan de jeux rétro en VR
    Si vous êtes du genre à voir la gerboule dans des casques de réalité virtuelle, alors désolé, cette news n'est pas pour vous. En effet, y a un gars passionné qui s'est dit que ce serait cool d'adapter des jeux vidéo rétro en réalité virtuelle. Le type a donc développé un rendu VR basé sur le standard OpenXR pour des jeux comme Super Mario 64 Co-op DX, Mario Kart 64, et Dr Robotnik Ring Racers. Pour cela, il a utilisé un standard ouvert commun aux Runtimes VR qui s'appelle OpenXR. Pour que le ren

Multiverse Engine - Le moteur 3D d'un fan de jeux rétro en VR

Par : Korben ✨
31 juillet 2026 à 09:58

Si vous êtes du genre à voir la gerboule dans des casques de réalité virtuelle, alors désolé, cette news n'est pas pour vous. En effet, y a un gars passionné qui s'est dit que ce serait cool d'adapter des jeux vidéo rétro en réalité virtuelle.

Le type a donc développé un rendu VR basé sur le standard OpenXR pour des jeux comme Super Mario 64 Co-op DX, Mario Kart 64, et Dr Robotnik Ring Racers. Pour cela, il a utilisé un standard ouvert commun aux Runtimes VR qui s'appelle OpenXR. Pour que le rendu soit fou dans le casque, le jeu entier est calculé une fois par oeil. Comme ça, au lieu d'être un simple écran à plat qui flotte devant vous, c'est un univers 3D bien immersif.

Tout ça est dispo sur son site et open source, et Ring Racers propose même quatre modes de vue, dont un diorama qui réduit tout le circuit à une maquette au-dessus de laquelle vous pouvez rouler.

Et alors, son petit dernier, il est incroyable ! C'est Sonic Robo Blast 2 dont voici la démo :

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Alors moi j'ai pas eu la chance d'être élevé dans la team Sega quand j'étais plus jeune mais je sais que parmi vous il y a des gros fans de Sonic. Et quand je vois ce jeu revisité qui reprend exactement le jeu d'origine pour y jouer en 3D, ça me fait grave envie même si je sais que je n'aurai pas la patience d'avoir le museau au chaud pendant des heures à l'intérieur d'un casque de VR beaucoup trop lourd pour moi.

À côté de ces portages, il construit également son propre moteur 3D. Ça s'appelle Multiverse Engine et c'est conçu pour faire tourner Multiverse, un jeu d'exploration dimensionnelle prévu pour écran standard et en VR, où l'on voit tout à travers une caméra de type found footage qui respire, tangue et attrape des morceaux du monde suivant comme des parasites de VHS.

Rien de compliqué mais surtout des tonnes de références assumées à la SF de l'âge d'or, aux liminal spaces, aux Backrooms et au No Man's Sky d'avant sa sortie. Le jeu a démarré sous Unreal Engine 5 avant qu'il ne juge le plafond du moteur trop bas, d'où ce moteur maison écrit de zéro en C++ et Direct3D 12, avec son propre rendu et son propre éditeur.

Et sa petite obsession à lui, ce sont les failles dans le jeu (pas les failles de sécurité hein, les vraies failles au sens géologique du terme). C'est pourquoi quand une déchirure s'ouvre dans le décor, le monde derrière est calculé en direct, avec sa lumière, son brouillard et son ciel, au lieu d'être une image plaquée.

Attention quand même à la confusion, parce qu'il y a un autre Multiverse qui existe et qui est un projet No Man's Sky, sans rapport avec le jeu ci-dessus.

En tout cas, ce gars est trop fort et son prochain chef-d'œuvre, ce sera Star Fox 64 en VR dont le dev a déjà commencé. Je vous invite vraiment à vous abonner à son compte GitHub et à suivre régulièrement son site web .

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  • ModRetro M64 - Vos cartouches de jeux N64 en 4K
    Si vous avez eu la chance d'avoir, plus jeune, une Nintendo 64, mais que malheureusement celle-ci est cassée et qu'il ne vous reste plus que les cartouches, la question qui va se poser à vous aujourd'hui c'est de savoir si ça vaut le coup d'investir 248,95 € pour la remettre en route ! Et comment on fait ça ? Hé bien avec la ModRetro M64 qui est une console neuve qui lit ces cartouches d'origine et envoie l'image en HDMI. Elle détecte la définition de l'écran et sort en 720p, 108

ModRetro M64 - Vos cartouches de jeux N64 en 4K

Par : Korben ✨
30 juillet 2026 à 07:13

Si vous avez eu la chance d'avoir, plus jeune, une Nintendo 64, mais que malheureusement celle-ci est cassée et qu'il ne vous reste plus que les cartouches, la question qui va se poser à vous aujourd'hui c'est de savoir si ça vaut le coup d'investir 248,95 € pour la remettre en route !

Et comment on fait ça ? Hé bien avec la ModRetro M64 qui est une console neuve qui lit ces cartouches d'origine et envoie l'image en HDMI. Elle détecte la définition de l'écran et sort en 720p, 1080p, 1440p ou 4K à 60 images par seconde, avec des filtres CRT et des scanlines en option pour ceux qui préfèrent le grain d'époque. Et surtout, aucun ROM à mettre là-dedans, c'est bien votre cartouche physique qui tourne.

Dedans, il y a une puce FPGA signée AMD, et pas un émulateur. Cela permet de reconstruire exactement le circuit pour lequel ce jeu a été écrit, sans l'émuler. Mise au point par Palmer Luckey, le co-fondateur d'Oculus, cette machine démarre en moins de 5 secondes et fonctionne avec n'importe quelle cartouche, qu'elle soit PAL, NTSC ou japonaise, même si la base de compatibilité que ModRetro met en ligne pour vérifier un titre précis ne couvre que les sorties nord-américaines.

De plus, l'Expansion Pak et le Controller Pak sont intégrés au boîtier, donc plus besoin de chasser les modules d'époque pour les jeux qui les réclamaient. Les 4 ports acceptent aussi les manettes N64 d'origine, si vous les avez encore.

Après comme dirait Yoda, une autre voie existe toujours si vous tenez à votre vraie console et qu'elle marche encore (Je sais, Yoda n'a jamais dit ça, mais osef ^^). Par exemple, un scaler comme le PixelFX Morph 2K récupèrera le signal analogique sans souci et le ressortira en HDMI propre, sans rien avoir à remplacer.

Le FPGA n'a rien de neuf dans le rétrogaming. La Game Bub dont je vous ai parlé s'en sert pour la Game Boy, et sur des machines simples, ça marche très bien.

La N64 a la réputation d'être la console la plus retorse à reproduire et je vous avoue que j'en fait justement les frais en ce moment avec mon outil de recompilation. Je pense que je vais la mettre de côté, parce que je n'avance pas.

Voilà, si vos cartouches dorment quelque part et que vous avez du pognon à pas savoir qu'en faire, cette machine les rejouera vraiment, PAL comprises. Après aucun développeur ne l'a passée au banc de tests donc la fidélité annoncée... reste une annonce.

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  • Votre vieux Morrowind se relance dans le navigateur
    Si vous êtes fan de The Elder Scrolls III: Morrowind, j'ai une bonne nouvelle pour vous : vous allez pouvoir y jouer directement dans un onglet de navigateur ! En effet, c'est ce que nous propose openmw-web , signé Virtastic et sorti il y a quelques jours ! openmw-web fait donc tourner Morrowind dans un browser en recompilant OpenMW vers WebAssembly avec Emscripten. OpenMW, c'est le moteur libre qui réimplémente de zéro celui du jeu, et l'avoir en WebAssembly, ça p

Votre vieux Morrowind se relance dans le navigateur

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 10:11

Si vous êtes fan de The Elder Scrolls III: Morrowind, j'ai une bonne nouvelle pour vous : vous allez pouvoir y jouer directement dans un onglet de navigateur ! En effet, c'est ce que nous propose openmw-web , signé Virtastic et sorti il y a quelques jours !

openmw-web fait donc tourner Morrowind dans un browser en recompilant OpenMW vers WebAssembly avec Emscripten. OpenMW, c'est le moteur libre qui réimplémente de zéro celui du jeu, et l'avoir en WebAssembly, ça permet de le faire tourner localement sur votre machine dans le navigateur.

Si vous voulez tester, il y a deux façons de vous lancer. Soit via le monde de démo livré avec OpenMW qui est jouable direct avec un petit village, ses PNJ, ses gardes et des créatures qui rôdent autour.

Ou alors vous pointez le navigateur vers le dossier Data Files de votre propre installation. Les fichiers sont alors lus en streaming depuis le disque via la File System Access API, rien n'est uploadé nulle part, et Tribunal, Bloodmoon et vos mods en .esp, .esm ou .bsa sont détectés tout seuls.

Dans ce mode, les sauvegardes atterrissent ensuite sous la forme de vrais fichiers dans un sous-dossier openmw-web-saves, donc vider le cache du navigateur ne les effacera pas. Alors que sur le monde de démo, elles resteront dans le stockage du navigateur, et là si vous videz votre cache en mode bourrin, vous perdrez votre avancement.

J'ai lancé la démo, et je dois dire que ça tourne plutôt bien.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Virtastic est une boîte dont c'est le métier de recompiler des logiciels desktop en applis web. Ils vendent la prestation de conversion, la maintenance et l'hébergement, et licencient leur bibliothèque de dépendances déjà cross-compilées vers WebAssembly, genre Qt, CPython, OpenCASCADE ou FFmpeg.

Donc Morrowind c'est leur vitrine, avec FreeCAD et Jagged Alliance 2 en preview et Blender annoncé. Ça explique la finition du truc, car le gros du travail était surtout dans la chaîne de dépendances, et pas forcément dans le jeu.

Notez que de ce que j'ai lu dans la doc, sous Windows, visiblement le navigateur refuse d'ouvrir un dossier situé dans Program Files, là où Steam installe par défaut. Il faut donc copier Data Files sur le Bureau ou dans Documents avant de le sélectionner.

Le développeur a évoqué également un mode multijoueur parmi les fonctions à venir, ce que le jeu n'a jamais eu d'origine. Et sur le dépôt, il tient sa roadmap sous forme de tickets qu'il s'ouvre à lui-même.

Je vous parlais d'OpenMW en 2012 , quand c'était encore un moteur prometteur en cours d'écriture et nous voilà 14 ans plus tard, et ce même moteur tourne dans un Chrome OKLM. C'est beau non ? Dans le genre vieux logiciel qui déménage dans le navigateur, y'a aussi ce émulateur x86 en WebAssembly qui reste mon autre chouchou.

Amusez-vous bien !

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  • Une Radeon de 2007 fait tourner la PS3 (mal, mais elle tourne)
    La carte graphique minimum dont on a besoin pour émuler une PS3 est sortie... après la PS3. C'est AniLeo et kd-11, de l'équipe RPCS3 , qui viennent de descendre le minimum officiel de l'émulateur à la Radeon HD 2900 XT, sortie en mai 2007. La PS3, elle, arrivait en France en mars de la même année. Certes, c'est moins de deux mois d'écart mais pour émuler une console, en général, on a besoin de matériel largement postérieur. RPCS3 accepte donc maintenant les Radeon HD 2000, 3000 et

Une Radeon de 2007 fait tourner la PS3 (mal, mais elle tourne)

Par : Korben ✨
25 juillet 2026 à 07:57

La carte graphique minimum dont on a besoin pour émuler une PS3 est sortie... après la PS3. C'est AniLeo et kd-11, de l'équipe RPCS3 , qui viennent de descendre le minimum officiel de l'émulateur à la Radeon HD 2900 XT, sortie en mai 2007. La PS3, elle, arrivait en France en mars de la même année.

Certes, c'est moins de deux mois d'écart mais pour émuler une console, en général, on a besoin de matériel largement postérieur.

RPCS3 accepte donc maintenant les Radeon HD 2000, 3000 et 4000, la première génération TeraScale d'ATi. Le plancher précédent, c'était la HD 5550. Deux conditions quand même : ça ne marche que sous Linux, avec le pilote libre Mesa r600. Windows reste dehors, le vieux pilote d'AMD étant trop bancal pour l'émulateur.

Maintenant, ce qui bloquait vraiment n'était pas la puissance. L'émulateur tenait pour acquis que toutes les cartes qu'il supporte savent faire un certain type d'écriture en mémoire. Ces vieilles Radeon ne savent pas, et personne n'avait prévu le cas, alors l'affichage plantait dès le démarrage, sur un pointeur nul... snif. Le correctif consiste donc à vérifier si la carte sait le faire, et à s'en passer quand ce n'est pas le cas. Et voilà, une pull request plus tard et c'était du tout bon pour la Radeon HD 2900 XT !

Reste que la plus musclée de ces vieilles puces, la HD 4890 de 2009 avec son gigaoctet de mémoire, donne des résultats à géométrie très variable. Sur les captures de l'équipe, OutRun Online Arcade tourne entre 52 et 59 fps, et Metal Gear Solid HD Collection oscille entre 45 et 60 selon la densité de la scène. Jusque-là, ça va.

Par contre, la démo de FIFA 08 tombe à 15 fps, et le jeu Rain à 15 aussi, et là c'est la cata. Cette HD 4890 est pourtant plusieurs fois plus puissante que le RSX, la puce graphique de la PS3, mais ça ne suffit pas, parce que l'émulateur lui refile du boulot que la console ne lui demandait pas, comme décoder les textures à la place du processeur. Et surtout, parce que la mémoire n'est pas rangée pareil.

Sur PS3, la mémoire vidéo et la mémoire système sont bien deux réservoirs séparés, sauf que les jeux ont le droit de piocher directement dans les deux. Tout est à portée de main. Sur PC, les deux sont vraiment cloisonnés, du coup l'émulateur passe son temps à recopier les données de l'un vers l'autre.

En descendant dans la gamme, la sanction est immédiate. La HD 3870 doit tomber à 273p, l'équivalent d'une PSP, pour afficher les jeux les plus simples. La HD 2600 XT, elle, plafonne à 12,9 fps sur Portal à cette même définition. Bref, ça ne sert plus à rien de descendre plus bas, celle-là est carrément plus faible que la puce de la console qu'elle est censée émuler.

Côté manipulation, il faut mentir au pilote. Ces cartes annoncent une version d'OpenGL trop ancienne, et l'émulateur refuse de démarrer tant qu'il la voit. Deux variables d'environnement au lancement suffisent à lui faire croire le contraire :

MESA_GL_VERSION_OVERRIDE=4.3 MESA_GLSL_VERSION_OVERRIDE=440 ./rpcs3.AppImage

Et si ça plante encore, l'équipe conseille de basculer le réglage Shader Mode sur "Legacy Recompiler".

Je vous parlais de RPCS3 en 2021 quand il servait surtout à rendre les vieux jeux plus beaux avec le FSR d'AMD et voilà maintenant qu'il sait les faire tourner sur du matériel de leur époque.

Le billet de l'équipe , que je vous invite à lire, détaille les réglages et les résultats carte par carte. Si vous avez une TeraScale au fond d'un placard, vous savez quoi en faire.

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  • La Xbox originale débarque sur PC, mais Xemu le fait déjà
    Microsoft vient de rendre officiel un truc que les émulateurs font gratuitement depuis des années à savoir vous permettre de jouer aux jeux de la Xbox originale, celle de 2001, directement sur votre PC. Le programme s'appelle "Xbox Backward Compatibility on PC" et il a débarqué hier, le 22 juillet, avec 4 titres pour commencer. Au menu de ce premier lot, BLiNX: The Time Sweeper, Conker: Live and Reloaded, Crimson Skies: High Road to Revenge et Fuzion Frenzy. Comptez 10 dollars pièce, sauf si vou

La Xbox originale débarque sur PC, mais Xemu le fait déjà

Par : Korben ✨
23 juillet 2026 à 09:56

Microsoft vient de rendre officiel un truc que les émulateurs font gratuitement depuis des années à savoir vous permettre de jouer aux jeux de la Xbox originale, celle de 2001, directement sur votre PC. Le programme s'appelle "Xbox Backward Compatibility on PC" et il a débarqué hier, le 22 juillet, avec 4 titres pour commencer.

Au menu de ce premier lot, BLiNX: The Time Sweeper, Conker: Live and Reloaded, Crimson Skies: High Road to Revenge et Fuzion Frenzy. Comptez 10 dollars pièce, sauf si vous êtes abonné Game Pass ou que vous possédez déjà la licence numérique de ces jeux sur console, auquel cas c'est gratuit. Par contre, ne comptez pas glisser votre vieux disque Xbox dans le lecteur du PC, ça ne marchera pas... Snif ! C'est dommage, je venais d'en retrouver quelques-uns en préparant mon déménagement.

Ça tourne sur Windows 11 et sur les consoles portables ROG Xbox Ally et Xbox Ally X, via l'app Xbox on PC. Côté config, Microsoft demande une misère. Une GTX 950 qui a 11 ans au compteur suffit, et une GTX 1070 Ti de 2017 fait tourner tout ça au mieux. Donc soyez heureux, y'a pas besoin d'un foudre de guerre... ça nous change !

En plus, sur PC, ces vieux jeux gagnent quelques options sympas. VSync, filtrage anisotropique, anti-aliasing renforcé, et surtout un upscaling jusqu'à 4x du signal SD d'origine, qui grimpe donc à 2560×1920. Après, dommage mais le jeu reste bloqué à son framerate et son ratio d'époque. En clair, la plupart du temps, c'est du 30 fps en 4:3, bandes noires sur les côtés comprises.

De ce que j'ai pu lire dans les premiers tests, l'expérience tient la route et se rapproche de celle d'une Xbox Series X, mais c'est pas parfait non plus. Les testeurs pointent un filtrage anisotropique faiblard, des soucis de timing d'images qui donnent une caméra qui saccade, et une poignée de bugs visuels sur cette première fournée. Autre absence remarquée, les jeux à succès ne sont pas là au lancement mais Microsoft promet de les ajouter plus tard en 2026, sur console comme sur PC.

Après côté technique, y'a pas de quoi grimper au rideau. Microsoft émule les jeux Xbox originale sur son propre matériel depuis la Xbox 360 donc porter cette émulation sur PC, c'était assez facile pour eux, et ça reproduit exactement ce que les émulateurs communautaires font gratos depuis des lustres. Je vous avais par exemple déjà montré Xemu , qui émule la Xbox d'origine et upscale la résolution sans débourser un centime.

Sauf que depuis, des dataminers ont ouvert le capot et c'est encore plus tordu que ce que je croyais. Nathan, alias Lunarixus , a désossé le Emu.exe livré avec les jeux et il y a trouvé les signatures XEX2/STFS ainsi que des chaînes comme XENON KERNEL EXITING dans le kernel. Traduction, le truc que Microsoft installe sur votre PC n'a rien d'un émulateur Xbox originale. C'est un émulateur Xbox 360 qui fait tourner XeFu, l'émulateur Xbox originale que la 360 embarquait déjà à l'époque. Une vraie poupée russe, un émulateur dans un émulateur.

Le chercheur en sécurité Milenko a poussé l'analyse plus loin en démontant Fuzion Frenzy et il a mis un nom sur la bête. Dans les binaires, l'émulateur s'appelle XeO3, comme le trioxyde de xénon. Une blague de dev, vu que le processeur de la 360 s'appelait justement Xenon et que ce composé est un état d'oxydation particulièrement instable du xénon. Sous le capot, ça émule le CPU PowerPC Xenon, l'hyperviseur de la console et le GPU Xenos par-dessus Direct3D, le tout repackagé en application GDK/MSIX pour Windows. Soit exactement la techno qui fait tourner vos jeux 360 sur Xbox One et Series X|S, transposée telle quelle.

Et évidemment, la scène n'a pas attendu la permission. L'équipe derrière XWine1 , une couche de compatibilité Xbox One pour PC, a branché ce portage de XeO3 sur son composant SlimEra, et ça lance des jeux Xbox 360 dumpés directement sous Windows. Plants vs. Zombies version 360 tourne déjà, avec des degrés de réussite variables de leur propre aveu, mais ça tourne. Donc l'émulateur Xbox 360 officiel pour PC, il est déjà sur le disque dur de tous ceux qui ont payé leurs 10 dollars. Microsoft a juste pas encore appuyé sur l'interrupteur.

Le vrai sujet derrière tout ça, c'est surtout leur stratégie marketing. Ce lancement, c'est une brèche de plus dans le mur qui sépare le PC et la console chez Microsoft, un mur déjà bien fissuré depuis Xbox Play Anywhere en 2016, le branding Xbox collé aux PC portables, et l'annonce que la future console Project Helix fera tourner "les jeux Xbox et PC". Bref, Microsoft veut fondre sa branche console qui rame dans l'écosystème gaming Windows qui, lui, se porte beaucoup mieux, et ça se remarque de plus en plus.

La société présente ça comme "le début d'un effort plus large pour préserver les jeux Xbox du passé et les amener sur PC au fil du temps", donc d'autres titres suivront. Reste à voir lesquels, et surtout à quel rythme.

Voilà, pour l'instant c'est sympa pour les nostalgiques mais sachez que Xemu ou d'autres, en font autant, gratos et supportent beaucoup plus de jeux.

Source et Source

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  • Une puce à quelques euros fait tourner la NES à 60 images par seconde
    Faire tourner une console Nintendo de 1983 sur une puce qui coûte moins cher qu'un sandwich, c'est le genre de défi qui plaît aux bricoleurs, et un développeur vient de le réussir plutôt bien. Le projet s'appelle Anemoia-ESP32 et il émule la NES sur un ESP32, ce petit microcontrôleur programmable à quelques euros qu'on trouve dans une tonne d'objets connectés, avec le wifi et le Bluetooth intégrés. Le tour de force, c'est la fluidité. La plupart des jeux tournent à 60 images par seconde, exactem

Une puce à quelques euros fait tourner la NES à 60 images par seconde

22 juillet 2026 à 11:55

Faire tourner une console Nintendo de 1983 sur une puce qui coûte moins cher qu'un sandwich, c'est le genre de défi qui plaît aux bricoleurs, et un développeur vient de le réussir plutôt bien.

Le projet s'appelle Anemoia-ESP32 et il émule la NES sur un ESP32, ce petit microcontrôleur programmable à quelques euros qu'on trouve dans une tonne d'objets connectés, avec le wifi et le Bluetooth intégrés.

Le tour de force, c'est la fluidité. La plupart des jeux tournent à 60 images par seconde, exactement comme sur la vraie console, avec en prime le son entièrement reproduit.

Pour y arriver, le développeur, un certain Shim06, exploite les deux cœurs de la puce. Il s'appuie sur FreeRTOS, un mini système d'exploitation qui répartit les tâches, pour émuler d'un côté le processeur de la console et de l'autre sa partie audio, sans que l'un ralentisse l'autre.

Le plus impressionnant c'est la sobriété du truc. Là où on s'attendrait à avoir besoin de mémoire supplémentaire, l'émulateur se contente d'un ESP32 à deux cœurs avec un seul mégaoctet de stockage, et aucune PSRAM n'est nécessaire.

Screenshot

Côté affichage, vous avez le choix entre un petit écran TFT et une sortie vidéo composite, cette bonne vieille prise jaune qu'on branchait à l'arrière des télés cathodiques, et l'émulateur gère en plus les sauvegardes d'état qui figent la partie en cours pour la reprendre plus tard, tout en faisant tourner environ 79 pour cent de la ludothèque NES grâce à sa prise en charge des différents formats de cartouches. Autant dire presque tout.

Le projet est open source, publié sous licence GPLv3 sur GitHub. Et pour l'installer, pas besoin d'être un expert, il suffit de flasher le firmware sur la puce, une opération qu'on peut même lancer directement depuis son navigateur.

Du coup, on peut imaginer des consoles portables minuscules, bien plus compactes que ce qu'on bricole d'habitude avec un Raspberry Pi ou une carte plus imposante.

Voir une console mythique renaître sur un composant à moins de cinq euros, sans matériel exotique, c'est exactement le genre de bidouille qui rappelle pourquoi le rétrogaming est un terrain de jeu sans fin.

Source : Hackaday

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  • late.sh - Le BBS ressuscité en SSH, avec NetHack dedans
    Vous tapez dans votre terminal ssh late.sh et c'est tout. Votre clé SSH fait alors office de carte de membre et vous voilà dans un salon peuplé de gens qui tapent sur leur clavier depuis un peu partout sur la planète. C'est ce qu'a imaginé Mateusz Piórowski, un dev polonais, qui a passé ces derniers mois à ressusciter le BBS. Vous atterrissez dans THE LATE BAR, un vrai décor en ASCII où vous marchez en utilisant les flèches du clavier ou les touches hjkl. Vous vous asseyez avec s, vous faites co

late.sh - Le BBS ressuscité en SSH, avec NetHack dedans

Par : Korben ✨
22 juillet 2026 à 09:21

Vous tapez dans votre terminal ssh late.sh et c'est tout. Votre clé SSH fait alors office de carte de membre et vous voilà dans un salon peuplé de gens qui tapent sur leur clavier depuis un peu partout sur la planète. C'est ce qu'a imaginé Mateusz Piórowski, un dev polonais, qui a passé ces derniers mois à ressusciter le BBS.

Vous atterrissez dans THE LATE BAR, un vrai décor en ASCII où vous marchez en utilisant les flèches du clavier ou les touches hjkl. Vous vous asseyez avec s, vous faites coucou avec w, et la touche i ouvre la ligne de saisie pour parler. Y'a un barman, un jukebox, un salon à côté, des habitués affalés aux tables et une porte mystérieuse marquée DOORS...

THE LATE BAR, vu depuis la démo web en lecture seule de late.sh

Le reste du club tient dans le même terminal avec une radio qui tourne en fond, un tableau ASCII collaboratif dont chaque case garde le nom de qui l'a peinte, des profils pour dire sur quoi vous bossez, un fil de news et une arcade avec 2048, sudoku, nonogrammes et solitaire. Il y a même un bonsaï qui pousse pendant que vous codez.

Mais je reviens un peu sur cette porte mystérieuse dont je vous parlais juste avant… Derrière se cachent ce qu'on appelle les door games. Pour les moins de 40 ans, dans les années 90, un "door" c'était le jeu externe qu'un BBS lançait pour vous, le temps de votre session. C'était le cœur social de ces machines, et si vous voulez goûter un peu à l'ambiance de l'époque, l'opération Sundevil vous en donnera un bon aperçu. Le bien inspiré Piórowski les a donc remis en ligne ! Et ce sont les vrais, hein, pas des remakes.

On y trouve par exemple NetHack, Dope Wars, Dungeon Crawl Stone Soup ou encore Usurper. Chaque jeu a sa crate Rust dédiée qui lance le vrai binaire Unix sur un PTY et vous le proxifie dans votre session SSH.

Vous pouvez également faire tout tourner chez vous en clonant le dépôt puis en faisant un make start, puis vous connecter en ssh localhost -p 2222. Un CLI compagnon gèrera alors la lecture audio en local avec un visualiseur synchronisé.

Côté vie privée, sachez que le serveur garde l'empreinte de votre clé, et pas la clé publique entière, et vos scores comme vos messages n'y sont rattachés que par cette empreinte. Il n'y a aucun log d'IP ni d'analytics mais si vous restez méfiant vous pouvez générer une clé jetable et vous connecter avec :

ssh-keygen -t ed25519 -f ~/.ssh/late_throwaway
ssh -o IdentitiesOnly=yes -i ~/.ssh/late_throwaway late.sh

Après c'est pas l'open, source, puisque le code est publié sous licence FSL-1.1-MIT. Vous pouvez donc lire, auditer, modifier, forker et contribuer, mais pas monter un service public concurrent. Quoi qu'il en soit, chaque version bascule ensuite sous licence MIT, 2 ans après sa sortie. Piórowski assume ça très bien et le documente dans son dépôt.

L'autre limite, c'est la taille car toute l'infra tourne sur un seul nœud Kubernetes plafonné à 1000 connexions simultanées, donc autant dire que le service va rapidement être victime de son succès

Mais moi j'ai trouvé ça super cool, c'est pour ça que je vous le partage. Je vous ai montré Soft Serve pour héberger son Git en SSH , The Lounge pour garder IRC en vie , Ascii Patrol pour jouer en caractères ... et voilà maintenant un salon complet qui revient !

Bref, ssh late.sh et vous verrez bien ce que ça donne !

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  • 727 mots de passe par seconde, la Game Boy Advance s'y met fort ^^
    727 mots de passe testés par seconde, c'est le score incroyable d'une Game Boy Advance reprogrammée en casseur de mots de passe par solst-ice, un développeur qui avait visiblement une console de 2001 qui traînait et pas mal de temps à tuer ^^. Son projet s'appelle GBA-Hashcat, et c'est un "port" de hashcat (le célèbre outil de crackage) sur le petit hardware portable de Nintendo. Enfin, un port entre grosses guillemets, parce que le vrai hashcat gère plus de 300 algorithmes de hash optimisés et

727 mots de passe par seconde, la Game Boy Advance s'y met fort ^^

Par : Korben ✨
19 juillet 2026 à 12:23

727 mots de passe testés par seconde, c'est le score incroyable d'une Game Boy Advance reprogrammée en casseur de mots de passe par solst-ice, un développeur qui avait visiblement une console de 2001 qui traînait et pas mal de temps à tuer ^^. Son projet s'appelle GBA-Hashcat, et c'est un "port" de hashcat (le célèbre outil de crackage) sur le petit hardware portable de Nintendo.

Enfin, un port entre grosses guillemets, parce que le vrai hashcat gère plus de 300 algorithmes de hash optimisés et une palanquée de méthodes d'attaque alors que là, vous avez le droit à un seul truc, du SHA-256, et rien d'autre.

Le programme embarque la wordlist ignis-1M, une liste de 8 Mo qui contient environ 1 million de mots de passe parmi les plus courants. Pour chaque ligne, la GBA calcule le hash SHA-256, le compare à un hash cible codé en dur dans le programme, et regarde si ça correspond.

C'est une attaque par dictionnaire, quoi, sauf que, je vous rappelle, ça tourne sur une puce ARM7TDMI cadencée à 16,78 MHz avec 288 Ko de RAM.

Du coup, forcément, ça rame de fou... au rythme de 727 hachages par seconde mais c'est normal car cette console n'a jamais été pensée pour ce genre de calcul. Pour vous donner une idée, un PC moderne avec un GPU décent va environ 30 millions de fois plus vite, soit des milliards de tentatives par seconde.

Alors que la GBA, elle, met une bonne vingtaine de minutes à avaler toute sa liste de 1 million de mots.

Après côté bidouille c'est assez fort car, certes, la wordlist de 8 Mo tient dans la cartouche, mais faire tourner une routine SHA-256 propre sur une puce aussi poussive, avec ses malheureux 288 Ko de RAM pour bosser, il faut le vouloir ! Solst-ice s'est donc appuyé sur le moteur Butano, un framework C++ open source taillé pour développer des jeux GBA, qu'il a détourné pour faire mouliner des hashs à la place de sprites.

Et voilà, ce projet loufoque rejoint la longue tradition des gens qui font faire n'importe quoi à leur Game Boy Advance, comme ce clavier GBA à monter soi-même que je vous montrais récemment.

Bref, comme un ministre ou un notaire, ça ne sert strictement à rien, et c'est pour ça qu'on kiffe ! Le code est sur le GitHub de solst-ice si vous voulez jouer.

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  • Un moddeur fait tourner trois GTA les uns dans les autres
    Y'a un moddeur de génie, Dryxio, qui vient de réussir un truc que Rockstar n'a jamais osé faire : Faire tourner GTA III et Vice City en entier, à l'intérieur de GTA San Andreas. Ouèp, les deux jeux complets, avec leur mode histoire, leurs sauvegardes et leurs réglages ! Dans San Andreas, CJ peut allumer la télé de sa baraque sur Grove Street, ou une borne d'arcade, et hop, une partie de GTA III ou de Vice City se lance. Chaque jeu tourne comme un moteur séparé injecté dans le processus de San An

Un moddeur fait tourner trois GTA les uns dans les autres

Par : Korben ✨
19 juillet 2026 à 08:53

Y'a un moddeur de génie, Dryxio, qui vient de réussir un truc que Rockstar n'a jamais osé faire : Faire tourner GTA III et Vice City en entier, à l'intérieur de GTA San Andreas. Ouèp, les deux jeux complets, avec leur mode histoire, leurs sauvegardes et leurs réglages !

Dans San Andreas, CJ peut allumer la télé de sa baraque sur Grove Street, ou une borne d'arcade, et hop, une partie de GTA III ou de Vice City se lance. Chaque jeu tourne comme un moteur séparé injecté dans le processus de San Andreas. Du coup vous vous retrouvez avec 3 villes, Liberty City, Vice City et San Andreas, empilées dans une seule fenêtre.

Voir cette vidéo sur YouTube

Ça marche grâce à re3 et reVC, deux projets qui réimplémentent les moteurs de GTA III et Vice City. Des fans ont passé des années à les reconstruire par rétro-ingénierie, sans jamais toucher au binaire officiel de l'éditeur. Petit détail qui compte, le mod ne fournit pas les jeux, il vous faut vos propres fichiers de GTA III et Vice City pour que ça tourne. L'idée de faire cohabiter les différents GTA n'est pas neuve d'ailleurs, j'en parlais déjà en 2011 avec Vice City porté sur le moteur de GTA IV.

Et là, le dernier délire de Dryxio c'est donc de faire tourner Vice City à l'intérieur de GTA III, lui-même tournant dans San Andreas. Un jeu dans un jeu dans un jeu, rendu sur une seule texture de télé in-game. Après cette version poupées russes ressemble pour l'instant à une démo vidéo virale, et pas à un mod que vous allez télécharger et lancer ce soir. On verra si ça sort un jour.

En 2021, Take-Two avait dégainé un DMCA pour faire disparaître le projet Re3 de GitHub. Et voilà que 5 ans plus tard, le même moteur ressuscite à l'intérieur du propre jeu de Rockstar ! Mais quel troll ! D'ailleurs Dryxio n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il maintient aussi un fork de Multi Theft Auto , un autre projet que Take-Two a longtemps eu dans le viseur. San Andreas a beau dater de 2004, il refait régulièrement parler de lui , plus souvent parfois que des jeux sortis l'an dernier ^^.

Bref, si le retrogaming GTA vous parle, allez jeter un œil aux démos .

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  • Open OSCAR Server - Faites revivre AIM sur vos vieilles bécanes
    Vous vous souvenez d'AIM ? Mais siiii, le petit bonhomme jaune qui courait, la porte qui claque quand un pote se connecte, les away messages passifs-agressifs à base de paroles de chanson... Et bien la bidouilleuse Veronica a remonté son propre serveur AIM, et ça a l'air de plutôt bien fonctionner Pour reposer un peu le cadre, AOL a débranché AIM fin 2017. Depuis, les millions de screen names de l'époque pointent dans le vide (Moi c'était FoxMDE ^^), et tous les vieux clients qui traînent actuel

Open OSCAR Server - Faites revivre AIM sur vos vieilles bécanes

Par : Korben ✨
17 juillet 2026 à 13:32

Vous vous souvenez d'AIM ? Mais siiii, le petit bonhomme jaune qui courait, la porte qui claque quand un pote se connecte, les away messages passifs-agressifs à base de paroles de chanson... Et bien la bidouilleuse Veronica a remonté son propre serveur AIM, et ça a l'air de plutôt bien fonctionner

Pour reposer un peu le cadre, AOL a débranché AIM fin 2017. Depuis, les millions de screen names de l'époque pointent dans le vide (Moi c'était FoxMDE ^^), et tous les vieux clients qui traînent actuellement sur vos disques durs ou CD-Rom se connectent à un serveur qui n'existe plus.

Fin de l'histoire, normalement (?).

Bah pas vraiment car AIM tournait sur un protocole qui s'appelle OSCAR, et qui est le même que celui d'ICQ. Du coup, un développeur du nom de mk6i a réimplémenté ce truc en open source, baptisé Open OSCAR Server . En gros, vous faites tourner le serveur sur votre propre machine, vous dites à votre vieux client AIM d'aller taper là plutôt que chez AOL, et hop, vous revoilà en 2003. Veronica utilise ainsi AIM 5.1 sur ses bécanes, et elle héberge le sien sur un petit VPS Debian qui coûte trois francs six sous.

Alors pourquoi avoir fait ça ? Eh bien comme elle le dit elle-même, Discord commençait à la gonfler, et elle avait la nostalgie du lycée. Je vous traduis le passage, il est chouette car je m'y suis bien retrouvé : "Au lycée, la plupart de mes journées commençaient et finissaient par AIM. C'était avant que tout le monde ait des SMS (ou des téléphones portables). Tout, des projets de classe aux relations entières, se passait dans une fenêtre AIM."

Voilà. On a tous connu ça, certains avec MSN ou ICQ...

Ce qui me plaît là-dedans, c'est que ça remet surtout des vieilles machines au boulot. C'est la même énergie que NeoCities et son web fait à la main , sauf qu'ici c'est votre messagerie. Votre Windows 98 dans le placard peut ainsi redevenir utile (gaffe aux virus quand même) ! Vous montez le serveur, vous filez l'adresse à vos potes, et vous avez votre messagerie privée à vous. Pas de pub, et surtout aucun webdesigner coké pour vous chambouler toute l'interface un matin sans prévenir.

Après faut quand même savoir bricoler un minimum sous Linux mais avec son tuto, vous devriez vous en sortir. Bref, si ça vous tente, elle détaille toute la manip sur son blog.

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  • Mario Kart Wii bientôt jouable sans Dolphin ni Wii
    Alors ça, c'est un sacré morceau qui va ravir tous les fans de rétro gaming ! Patchzy, le dev de Wheel Wizard (le launcher de Retro Rewind), vient d'annoncer Mario Kart Wii compiled, ce qu'il présente comme le premier jeu Wii recompilé en natif pour PC. Pas émulé, hein recompilé. Et vous allez voir pourquoi c'est mieux ! alors pour le moment c'est pas encore dispo, mais c'est une annonce qui est faite en amont de la sortie en bêta qui aura lieu au mois d'août. Cette version de Mar

Mario Kart Wii bientôt jouable sans Dolphin ni Wii

Par : Korben ✨
17 juillet 2026 à 13:25

Alors ça, c'est un sacré morceau qui va ravir tous les fans de rétro gaming ! Patchzy, le dev de Wheel Wizard (le launcher de Retro Rewind), vient d'annoncer Mario Kart Wii compiled, ce qu'il présente comme le premier jeu Wii recompilé en natif pour PC. Pas émulé, hein recompilé. Et vous allez voir pourquoi c'est mieux !

alors pour le moment c'est pas encore dispo, mais c'est une annonce qui est faite en amont de la sortie en bêta qui aura lieu au mois d'août. Cette version de Mario Kart est la première recompilation statique d'un jeu Wii. L'avantage de la recompilation, c'est qu'on peut lui ajouter de nouvelles fonctionnalités et il y aura notamment du jeu en ligne, de la 4K (avec les textures de 2008 dedans par contre...), un framerate débloqué, ainsi qu'un support optionnel de Retro Rewind, ce qui lui apportera plus de 200 circuits.

On a donc une date et on a donc cette vidéo qui va vous mettre l'eau à la bouche :

La recompilation statique, pour faire simple, ça prend le code machine du jeu et ça le retraduit en programme natif pour votre PC. Pas de couche d'émulation qui fait tourner une Wii fantôme en arrière-plan, juste un exécutable que vous lancez comme n'importe quel jeu Steam.

La scène sait faire ça sur N64 depuis un moment, et c'est comme ça que Banjo-Kazooie a atterri sur PC en 4K , et quelques projets s'y sont collés sur Xbox 360. Pour ma part, moi je suis en train de coder une espèce de recompilateur universel qui supportera plein de consoles différentes, mais c'est pas encore prêt et je sais pas encore si je mettrai ça sous licence libre ou si ce sera juste un binaire pour mes Patreons. On verra bien, c'est pas fini, et je prends mon temps mais c'est un petit peu mon passe-temps du moment.

Au moment où j'écris cet article, je suis en train de bosser sur la recompilation de l'ensemble des jeux N64 :

Après sur Wii, le terrain n'était pas complètement vierge non plus, puisque DolRecomp, un recompilateur statique GameCube et Wii, traîne sur GitHub depuis le mois de juin. Alors pourquoi est-ce qu'on s'excite tous si on peut déjà faire tourner Mario Kart Wii nickel sous Dolphin depuis des années ?

Eh bien parce que comme je vous le disais, en théorie, un binaire natif, déjà ça vous épargne tous les problèmes liés à l'émulation, je pense à la surcharge que ça peut engendrer sur les petites configs ou les petits lags, ce genre de choses.

Puis en plus ça peut permettre de supporter par exemple des mods. Je pense à Retro Rewind évidemment, mais pourquoi pas aussi implémenter des nouvelles fonctionnalités dans le jeu. Et puis ça suivra les évolutions de votre machine sans que vous ayez à vous traîner un émulateur... C'est ça qui rend par exemple la recompilation PC d'Animal Crossing intéressante.

En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'avec Patchzy, ça va être du lourd ! En plus, comme Nintendo vient d'annoncer la fin des serveurs de Mario Kart Tour pour le 29 septembre, cette bêta d'août va pouvoir prendre le relais donc ça c'est super cool !!

Après côté légal, le projet ne distribue aucun asset Nintendo, ce sera donc à vous de fournir votre propre ROM. On verra bien si ça empêche Nintendo de dégainer ses avocats...

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  • La Neo Geo fait enfin tourner DOOM
    DOOM tourne aujourd'hui sur presque tout, d'un frigo connecté à une calculatrice, et chaque année quelqu'un ajoute une machine encore plus improbable à la liste. Il restait pourtant une exception qui résistait, la Neo Geo, la console d'arcade de SNK des années 90. Elle coûtait le prix d'un petit salaire à l'époque, et elle passait quand même pour incapable de faire tourner le jeu de tir culte de id Software. Le plus curieux, c'est que ce n'était pas une question de puissance. Son

La Neo Geo fait enfin tourner DOOM

15 juillet 2026 à 17:43

DOOM tourne aujourd'hui sur presque tout, d'un frigo connecté à une calculatrice, et chaque année quelqu'un ajoute une machine encore plus improbable à la liste. Il restait pourtant une exception qui résistait, la Neo Geo, la console d'arcade de SNK des années 90. Elle coûtait le prix d'un petit salaire à l'époque, et elle passait quand même pour incapable de faire tourner le jeu de tir culte de id Software.

Le plus curieux, c'est que ce n'était pas une question de puissance. Son processeur et sa puce graphique étaient très corrects pour leur temps. Le problème venait de sa mémoire, à peine 64 kilo-octets, alors qu'une simple photo de téléphone en réclame des milliers de fois plus aujourd'hui.

DOOM, dans sa version d'origine, a besoin de beaucoup de mémoire pour dessiner son image point par point avant de l'afficher. La Neo Geo n'a tout simplement pas cette place. C'est pour cette raison qu'une figure connue du rétro-gaming sur YouTube, Modern Vintage Gamer, avait affirmé il y a quelque temps que le jeu ne tournerait jamais dessus.

Un développeur qui se fait appeler Sabino a fini par prouver le contraire. Son projet s'appelle DoomGeo. Au lieu de forcer la console à faire ce qu'elle déteste, il utilise ce qu'elle sait faire de mieux, c'est-à-dire afficher des petits dessins tout prêts à grande vitesse.

Concrètement, il découpe l'image en fines bandes verticales que la console étire en hauteur selon la distance des murs. Le processeur se contente de calculer les distances et d'indiquer quoi afficher, il ne dessine plus chaque point lui-même. Des outils préparent aussi les cartes et les décors du jeu à l'avance, pour que la console n'ait plus qu'à les afficher.

Le résultat n'est pas une simple démonstration technique. On y trouve des murs, des armes, des ennemis, des objets à ramasser, des portes et un vrai système de combat qui fonctionne. Le projet n'est pas encore complet, mais il tourne déjà sur une vraie console, pas seulement sur un émulateur.

Voir tomber la dernière console qui résistait au fameux "ça ne fait pas tourner DOOM", ça montre bien qu'avec assez d'astuce, aucune machine ne tient très longtemps.

Source : Hackaday

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  • L'émulation de la PS5 fait ses premiers pas, alors que la console est encore en rayon
    Faire tourner des jeux PS5 sur un simple PC, c'est encore de la science-fiction, mais quelques développeurs viennent de franchir un petit cap. Deux émulateurs, ces logiciels qui imitent une console pour lancer ses jeux ailleurs, commencent à montrer les premiers signes de vie. Le plus avancé s'appelle SharpEMU , développé par un certain iExplosiveRage. Il arrive déjà à faire tourner un vrai jeu du commerce, Dreaming Sarah, un petit titre de plateforme et de réflexion en 2D. Rien de

L'émulation de la PS5 fait ses premiers pas, alors que la console est encore en rayon

13 juillet 2026 à 16:34

Faire tourner des jeux PS5 sur un simple PC, c'est encore de la science-fiction, mais quelques développeurs viennent de franchir un petit cap. Deux émulateurs, ces logiciels qui imitent une console pour lancer ses jeux ailleurs, commencent à montrer les premiers signes de vie.

Le plus avancé s'appelle SharpEMU , développé par un certain iExplosiveRage. Il arrive déjà à faire tourner un vrai jeu du commerce, Dreaming Sarah, un petit titre de plateforme et de réflexion en 2D.

Rien de fou. Sur Demon's Souls, par exemple, l'émulateur ne va pour l'instant que jusqu'à l'écran de chargement, sans jamais entrer réellement dans la partie.

Un second projet, KytyPS5 , signé Nmzik, en est à peu près au même point. Il parvient à lancer Silent Hill: The Short Message, une exclusivité PS5, mais s'arrête lui aussi au chargement.

Ce qui rend la nouvelle intéressante, c'est surtout le calendrier. On parle d'émuler une console qui reste la machine de salon actuelle de Sony, encore vendue en magasin, ce qui arrive rarement aussi tôt dans la vie d'un appareil.

Pour deviner où tout ça peut mener, il suffit de regarder du côté de la PS4. L'émulateur ShadPS4 est passé en quelques années d'un truc qui affichait de la bouillie de pixels à un logiciel capable de faire tourner des centaines de jeux, dont un Bloodborne aujourd'hui pleinement jouable.

Sauf que voilà, du côté de Sony, on doit un peu grincer des dents. Un des grands arguments pour acheter une PlayStation, ce sont ses exclusivités, et le jour où elles tourneront tranquillement sur PC, cet argument en prend un coup.

Le constructeur japonais n'a d'ailleurs jamais caché son agacement face à ce petit monde, en multipliant les mises en demeure et les actions en justice contre les projets qui touchent de trop près à ses consoles. L'émulation en soi reste légale, mais copier les jeux ou récupérer les fichiers internes de la machine l'est beaucoup moins.

À noter quand même qu'on est vraiment au tout début de l'histoire. Ces deux émulateurs, disponibles sur la plateforme GitHub, demandent pas mal de bidouille et ne font pour l'instant tourner presque rien de réellement jouable.

Voir la PS5 émulée alors qu'elle est encore en vente a de quoi étonner, mais entre l'écran de chargement et un jeu vraiment jouable, il reste quand même tout un monde.

Source : NotebookCheck

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  • Proton 11 ressuscite Dino Crisis et Resident Evil sur Linux
    Je sais pas si vous avez vu mais Valve vient de sortir Proton 11, la nouvelle version stable de sa couche de compatibilité qui fait tourner les jeux Windows sur Linux via Steam Play. Et cette fois, c'est basé sur Wine 11, donc il y a pas mal de "nouveaux" vieux jeux qui sont maintenant jouables. Parmi ces nouveautés, on retrouve donc Resident Evil premier du nom, celui de 1996, Resident Evil 2, Dino Crisis et Dino Crisis 2, SHOGUN: Total War, Gothic 1 Classic, Breath of Fire IV, Deadly Premoniti

Proton 11 ressuscite Dino Crisis et Resident Evil sur Linux

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 14:42

Je sais pas si vous avez vu mais Valve vient de sortir Proton 11, la nouvelle version stable de sa couche de compatibilité qui fait tourner les jeux Windows sur Linux via Steam Play. Et cette fois, c'est basé sur Wine 11, donc il y a pas mal de "nouveaux" vieux jeux qui sont maintenant jouables.

Parmi ces nouveautés, on retrouve donc Resident Evil premier du nom, celui de 1996, Resident Evil 2, Dino Crisis et Dino Crisis 2, SHOGUN: Total War, Gothic 1 Classic, Breath of Fire IV, Deadly Premonition ou encore Metal Fatigue. Et à côté de ces reliques, il y avait aussi des trucs plus récents comme METAL GEAR SURVIVE, Warhammer: Vermintide 2 et X-Plane 12.

Et pour les jeux qui étaient déjà jouables, Proton 11 affine encore le support de ces derniers pour les rendre encore plus jolis ou plus rapides ou avec moins de bugs etc. Je pense notamment à Cyberpunk 2077, The Witcher 3, Death Stranding 2, Helldivers 2, ARC Raiders, THE FINALS, Titanfall 2, Satisfactory, Metal Gear Solid 2, Oblivion GOTY ou Call of Duty 2.

Donc autant dire que si vous jouez sous Linux ou sous Steam Deck, je pense que vous êtes concerné par cette mise à jour. Et puis il y a un truc dont je ne vous ai pas parlé encore, c'est les correctifs qui font zizir. Je pense notamment au hot plug des manettes qui a été amélioré, notamment pour la 8BitDo Ultimate 2C et toutes les manettes qui exposent plusieurs périphériques HID. Sur KDE, la maximisation des fenêtres a aussi été corrigée, sans oublier le rendu des pop-ups du Rockstar Launcher ou encore la détection du fuseau horaire qui devient plus fiable. Même le lecteur multimédia Kodi passe mieux sous cette version, ce qui est top !

Ce passage sur Wine 11, c'est justement celui qui avait montré des gains de perf assez dingues au moment des premiers benchmarks NTSync et maintenant que c'est dans le Proton officiel, tout le monde y a droit sans bidouiller !! Pour l'installer, rien de sorcier, comme d'habitude, vous allez sur Steam, vous faites un clic droit sur un jeu, vous cliquez ensuite sur "Propriétés", et puis vous allez dans l'onglet "Compatibilité". Et là, vous sélectionnez la branche Proton 11.

Et voilà ! En tout cas, je suis content de voir que jouer sur Linux n'est plus un parcours du combattant . Avec le Steam Deck et cette compatibilité qui grignote chaque jour un peu de terrain, Windows perd de plus en plus son statut de passage obligé pour le jeu PC....

Source : 9to5Linux

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  • Cette Atari Jaguar de 1993 boote sous Linux avec 2 Mo de RAM
    Une Atari Jaguar, la console de 1993 qu'Atari vendait comme la première machine 64 bits et que le marché a snobée, vient de booter sous Linux pour la première fois ! Derrière ce hack, un développeur connu sous le pseudo de Cakehonolulu , qui a collé un vrai noyau sur le Motorola 68000 de la bécane. Le 68000 n'a pas de MMU , ce circuit qui gère la mémoire virtuelle et dont dépend le Linux que vous faites tourner sur votre PC. Sauf que le noyau embarque depuis toujours une branche pour les puces q

Cette Atari Jaguar de 1993 boote sous Linux avec 2 Mo de RAM

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 14:12

Une Atari Jaguar, la console de 1993 qu'Atari vendait comme la première machine 64 bits et que le marché a snobée, vient de booter sous Linux pour la première fois ! Derrière ce hack, un développeur connu sous le pseudo de Cakehonolulu , qui a collé un vrai noyau sur le Motorola 68000 de la bécane.

Le 68000 n'a pas de MMU , ce circuit qui gère la mémoire virtuelle et dont dépend le Linux que vous faites tourner sur votre PC. Sauf que le noyau embarque depuis toujours une branche pour les puces qui en sont privées, l'antique μClinux , et c'est elle qui fait tout le taf ici.

La Jaguar offre seulement 2 Mo de RAM et jusqu'à 6 Mo de ROM sur la cartouche, du coup Cakehonolulu a coupé le noyau en deux : le code qui ne bouge pas, le .text et le .rodata, reste dans la ROM et s'exécute directement depuis là en XIP, pendant que les données qui changent atterrissent dans les 2 Mo de RAM. Bref, chaque octet compte.

Après, ce n'était pas simple non plus parce que le 68000 ne sait pas lire une donnée qui serait mal alignée en mémoire. Alors que les processeurs modernes savent le faire sans broncher. Et comme le cross-compilateur d'Ubuntu générait quand même ce type de données mal alignées, alors qu'on lui précise bien que la cible c'était un 68000, ça faisait des plantages en cascade.

L'astuce a donc été de recompiler tout le toolchain à la main, puis de bâtir un user space minimal avec BusyBox et uClibc, tout ça en binaire FLAT au lieu du classique format ELF.

Et voilà, la Jaguar affiche maintenant fièrement ses 1,04 BogoMIPS. Soit une puissance de feu qui ferait chialer une calculatrice. Mais bon, elle boote et c'est le principal. Si vous avez encore une Jaguar dans un placard, vous pouvez parfaitement installer ça dessus, puisque le code est disponible sur GitHub .

Voilà, c'est assez génial parce qu'en fait, ça montre bien que Linux est vachement résilient. On est en 2026 et pourtant, le support des 68000 est encore présent dans le noyau, et bien vivant même !

Voilà, tant que ce bon vieux noyau gardera tous ses vieux pilotes, eh bien n'importe quelle console oubliée pourra toujours renaître avec un petit terminal dessus. Et ça, je trouve que ça clôt tous les débats sur la conservation et le poids du code legacy dans le kernel.

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  • Le retour de Movie Maker montre la lourdeur de Clipchamp
    Vous vous souvenez de Windows Movie Maker ? Mais siiii, ce petit logiciel de montage livré avec les Windows depuis l'époque de Windows ME ? C'est celui sur lequel vous avez bricolé vos premiers diaporamas de vacances avec des transitions en forme d'étoile. Aaah, ça vous parle maintenant, hein ? Eh bien, ces gros méchants de Microsoft l'ont laissé mourir en janvier 2017. Mais heureusement, SkylerDaGirl vient de le remettre au goût du jour et vous pouvez maintenant télécharger un installer fonctio

Le retour de Movie Maker montre la lourdeur de Clipchamp

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 13:32

Vous vous souvenez de Windows Movie Maker ? Mais siiii, ce petit logiciel de montage livré avec les Windows depuis l'époque de Windows ME ? C'est celui sur lequel vous avez bricolé vos premiers diaporamas de vacances avec des transitions en forme d'étoile. Aaah, ça vous parle maintenant, hein ?

Eh bien, ces gros méchants de Microsoft l'ont laissé mourir en janvier 2017. Mais heureusement, SkylerDaGirl vient de le remettre au goût du jour et vous pouvez maintenant télécharger un installer fonctionnel sur Internet Archive qui va vous permettre d'installer la V6.0.

Le site Windows Latest l'a testé et apparemment c'est incroyable parce que Movie Maker s'est contenté d'une vingtaine de Mo de RAM alors que son remplaçant officiel, Clipchamp, lui, en réclamait près de 800 Mo pour faire globalement la même chose. D'après les captures d'écran du testeur, ça fait à peu près 97% de mémoire en moins pour l'ancêtre. Une fois encore, ça prouve que les logiciels modernes sont comme nous, ils grossissent au fil des années...

Maintenant, si vous cherchez plutôt du léger côté navigateur, il y a d'ailleurs des alternatives modernes comme Cutia ou Pikimov qui tournent sans installer une usine à gaz.

Après, je ne vous conseille pas non plus de passer sur Windows Movie Maker, parce que déjà, ce n'est pas un logiciel supporté officiellement par Microsoft. Ces derniers n'ont absolument rien ressuscité. Et puis ces fameux 97%, c'est une mesure qui a été réalisée par un seul testeur et pas vraiment un benchmark qu'on peut reproduire. Donc bon, vous pouvez essayer, mais il n'y a aucune promesse.

Et surtout, gros panneau ACHTUNG ACHTUNG côté sécurité puisque ce build n'est plus supporté par Microsoft depuis neuf ans, donc zéro correctif, zéro garantie sur ce que contient réellement l'installeur.

M'enfin, ceux qui aiment gratter la nostalgie apprécieront ce portage et également l'effet VHS de ntsc-rs pour donner à vos exports ce grain d'époque qui va bien avec l'esthétique Movie Maker ^^.

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  • Une recompilation PC d'Animal Crossing
    Un dev anonyme sous le pseudo flyngmt vient de sortir ACGC-PC-Port , un portage PC natif d'Animal Crossing sur GameCube. Pas un émulateur hein, le vrai code du jeu qui tourne directement sur votre machine. Si vous avez usé votre GameCube dessus au début des années 2000, votre cœur de rétrogamer va adorer. Derrière, y'a ac-decomp , la décompilation quasi complète du jeu par l'équipe ACreTeam : un boulot de fourmi pour reconstruire le code source C d'origine à partir du binaire, vérifié octet par

Une recompilation PC d'Animal Crossing

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 10:18

Un dev anonyme sous le pseudo flyngmt vient de sortir ACGC-PC-Port , un portage PC natif d'Animal Crossing sur GameCube. Pas un émulateur hein, le vrai code du jeu qui tourne directement sur votre machine. Si vous avez usé votre GameCube dessus au début des années 2000, votre cœur de rétrogamer va adorer.

Derrière, y'a ac-decomp , la décompilation quasi complète du jeu par l'équipe ACreTeam : un boulot de fourmi pour reconstruire le code source C d'origine à partir du binaire, vérifié octet par octet. flyngmt a recompilé ce code pour x86, puis écrit une moulinette qui retraduit à la volée en OpenGL 3.3 les appels graphiques que le jeu envoyait à la puce de la console via l'API GX. Résultat, le titre de Nintendo s'exécute comme n'importe quel programme Windows.

Il faut bien sûr fournir votre propre ISO, car le repo ne contient ni assets ni assembleur, et seule la version américaine Rev 0 (GAFE01) passe, donc vous jouerez en anglais. Le binaire est Windows uniquement pour l'instant, mais sur Steam Deck il suffit de l'ajouter comme jeu non-Steam et de forcer Proton.

Alors pourquoi s'embêter alors que Dolphin fait tourner le jeu depuis dix ans ? Hé bien parce que Dolphin simule le CPU, le GPU et le DSP de la console, là où ce port exécute le code en direct. Le testeur de XDA a mesuré 90 fps pour 7 watts sur son Steam Deck OLED, et la batterie apprécie visiblement.

Vous récupérez au passage la 4K, la VSync, un vrai menu de réglages et les manettes SDL2, et surtout vos sauvegardes GCI et packs de textures HD de Dolphin restent compatibles. Et surtout, votre village de 2004 migre sans rien perdre. La vraie prouesse restant le framerate débloqué... En effet, la logique du jeu était soudée à sa cadence d'affichage, mais flyngmt a converti les fichiers un par un, soit plusieurs centaines, pour les désolidariser. Ça tourne donc maintenant à 60 fps par défaut et grimpe jusqu'à 960 fps.

Les premiers tests étaient bien buggés, Tom Nook disparaissait des nouvelles villes, météo remise à zéro à chaque relance... les patchs de mai et juin ont nettoyé ça, mais on reste en version 0.9. Ah et en bonus, l'émulateur NES embarqué dans le jeu d'origine est de la partie via fixNES : vous chargez vos propres ROMs dans nes_roms/, à condition de posséder l'objet NES en jeu. Je vous avais d'ailleurs raconté comment extraire les 21 jeux NES cachés sur le disque.

Reste la question Nintendo... Les projets de décompilation qui ne distribuent aucun asset dorment tranquilles jusqu'ici, comme Zelda 64 Recompiled ou le portage natif de Twilight Princess , et les avocats de la firme préfèrent taper sur les émulateurs Switch (demandez à Yuzu, 2,4 millions de dollars), donc croisez les doigts !

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  • RomM - Le gestionnaire de ROMs des retro gamers sérieux
    Vous galérez avec vos ROMs de jeux rétro éparpillées un peu partout sur votre PC ? Vous passez des heures à chercher le bon émulateur, les bons fichiers, les bonnes versions ? Et bien tout ça c'est fini, grâce à RomM qui est un gestionnaire de ROMs vraiment cool. Vous lui indiquez le répertoire qui contient tous vos jeux, et hop, en quelques clics, il scanne et organise tout ce bordel avec les bonnes infos et les jolies jaquettes qu'il va récupérer sur IGDB , ScreenScraper, MobyGames ou Steam

RomM - Le gestionnaire de ROMs des retro gamers sérieux

Par : Korben ✨
3 juillet 2026 à 15:28

Vous galérez avec vos ROMs de jeux rétro éparpillées un peu partout sur votre PC ? Vous passez des heures à chercher le bon émulateur, les bons fichiers, les bonnes versions ? Et bien tout ça c'est fini, grâce à RomM qui est un gestionnaire de ROMs vraiment cool.

Vous lui indiquez le répertoire qui contient tous vos jeux, et hop, en quelques clics, il scanne et organise tout ce bordel avec les bonnes infos et les jolies jaquettes qu'il va récupérer sur IGDB , ScreenScraper, MobyGames ou SteamGridDB. RomM gère plus de 400 plateformes, de la Super Nintendo à la PlayStation, en passant par la GameBoy, la MegaDrive et même des trucs plus obscurs comme le PocketStation.

Ce tool vous permet même de lancer vos jeux directement dans le navigateur grâce à EmulatorJS (et RuffleRS pour les vieux jeux Flash), comme ça, pas besoin d'installer 50 émulateurs, tout est intégré, propre et facile. C'est beau !

C'est également super customisable, avec le support des ROMs en plusieurs fichiers pour les jeux PS1, le parsing des tags des noms de fichiers pour classer par région, la gestion des permissions et des utilisateurs, les succès RetroAchievements... Bref, c'est du solide !

Là où RomM a beaucoup grandi, c'est tout l'écosystème autour. Il y a maintenant des apps pour le consulter et y jouer depuis n'importe où : Argosy sur Android, une app iOS, un plugin Playnite, et même des petits clients pour consoles portatives moddées, Grout pour muOS et NextUI, DeckRommSync pour le Steam Deck, jusqu'à un homebrew sur Switch. Pratique pour pousser tes jeux sur la machine de ton choix.

Et si vous êtes un gros noob, pas de panique, c'est pas sorcier de l'installer. Vous créez votre clé API IGDB , vous mettez vos ROMs dans le bon format de dossier, vous modifiez deux trois trucs dans le fichier docker-compose.yml et voilà, en deux temps trois mouvements vous aurez votre serveur qui tourne ! Sur le NAS par exemple, c'est top comme ça plus de galère, plus de temps perdu, juste le plaisir du jeu à l'ancienne.

L'équipe derrière le projet a même monté une doc très complète .

À découvrir ici !

Encore merci à Lorenper !

Article publié initialement le 9 mai 2024 et mis à jour le 3 juillet 2026.

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  • Juillet 2027 - La date de péremption des jeux PS3
    Vous avez encore une PS3 qui prend la poussière avec des jeux achetés en dématérialisé dessus ? Alors va falloir vite vous bouger le cul parce que ces sacripants de Sony viennent d'annoncer la fermeture du PlayStation Store sur la PS3 et la PS Vita pour juillet 2027. Et dans la foulée, ils viennent également d'annoncer qu'ils arrêteraient totalement la production de disques physiques en 2028 pour les nouveaux jeux. Du coup, une bande de joyeux archivistes s'est mise en ordre de bataille pour sau

Juillet 2027 - La date de péremption des jeux PS3

Par : Korben ✨
3 juillet 2026 à 00:12

Vous avez encore une PS3 qui prend la poussière avec des jeux achetés en dématérialisé dessus ?

Alors va falloir vite vous bouger le cul parce que ces sacripants de Sony viennent d'annoncer la fermeture du PlayStation Store sur la PS3 et la PS Vita pour juillet 2027. Et dans la foulée, ils viennent également d'annoncer qu'ils arrêteraient totalement la production de disques physiques en 2028 pour les nouveaux jeux.

Du coup, une bande de joyeux archivistes s'est mise en ordre de bataille pour sauver tout ce qui peut l'être, et c'est l'équipe de RPCS3 , le principal émulateur PS3, qui mène la charge.

En 2021, je vous parlais déjà de RPCS3 quand il servait surtout à rendre vos vieux jeux PS3 plus beaux avec le FSR d'AMD. Cinq ans plus tard, le même émulateur devient carrément un canot de sauvetage et comme le projet est open source, bah c'est totalement l'esprit d'archiver et conserver ce patrimoine incroyable pour les générations futures de gamers !

Et là-dessus, je pense qu'on ne peut que les soutenir. Alors si vous êtes chaud pour les aider, rendez-vous sur no-intro.org , une espèce de base de données communautaire qui joue le rôle de registre communautaire, avec des empreintes d'intégrité (des hashes CRC32, MD5, SHA-1), les tailles de fichiers exactes, les numéros de série et les historiques de révision.

En gros, c'est la liste de courses de la préservation qui dit ce qui a déjà été vérifié et sauvegardé, et surtout ce qu'il serait bon de retrouver fissa avant que ça disparaisse des serveurs pour de bon.

Si vous avez l'un des trésors qu'ils recherchent, vous leur filez votre fichier .pkg dumpé, et il vous dit s'il est corrompu et ce qui manque dedans.

Après y'a surtout le souci des jeux PS3 100% démat qui eux ne sont jamais sortis en boîte (comme tous les bons nerds qui se respectent) et qui une fois le PSN coupé, disparaîtront à jamais !

Et pour cela, y'a pas des masses de temps... Par exemple, c'est prévu pour août 2026 au Mexique, au Honduras et au Nicaragua, avant le reste de l'Amérique latine et au Moyen-Orient plus tard dans l'année. Le reste du monde suivra alors en juillet 2027.

Après Sony nous jure qu'on pourra toujours re-télécharger nos achats "dans un avenir proche", mais j'ai moyen confiance, j'avoue.

En tout cas, toute cette histoire, c'est encore bien la preuve que la démat de jeu, c'est la mort annoncée des anciens titres. Finalement, on n'achète plus vraiment de jeux mais des accès qu'on loue et qui peuvent disparaître à tout moment.

L' Internet Archive et les communautés d'archivistes font ce qu'elles peuvent, mais ça reste un petit pansement. Et ça ne risque pas de s'arranger puisque Xbox en prend aussi le chemin. Bref, si vous avez du contenu PS3 dématérialisé auquel vous tenez, c'est le moment de le dumper car après, ce sera trop tard.

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  • Witcher Online - Un moddeur transforme le Witcher 3 en MMO
    Le moddeur connu sous le pseudo rejuvenate vient de sortir la version 4.0 de Witcher Online , un super mod qui transforme The Witcher 3: Wild Hunt en multijoueur co-op !!! Aaah, je vois les étoiles dans vos yeux depuis chez moi ! Vous allez pouvoir vous promener en bande dans ce RPG de 2015 alors qu'il est normalement uniquement jouable en solo. Et c'est du bon boulot puisque vous aurez même le droit aux cinématiques, au temps, à la météo et aux dialogues synchronisés et tout le toutim ! Le m

Witcher Online - Un moddeur transforme le Witcher 3 en MMO

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 23:33

Le moddeur connu sous le pseudo rejuvenate vient de sortir la version 4.0 de Witcher Online , un super mod qui transforme The Witcher 3: Wild Hunt en multijoueur co-op !!!

Aaah, je vois les étoiles dans vos yeux depuis chez moi ! Vous allez pouvoir vous promener en bande dans ce RPG de 2015 alors qu'il est normalement uniquement jouable en solo. Et c'est du bon boulot puisque vous aurez même le droit aux cinématiques, au temps, à la météo et aux dialogues synchronisés et tout le toutim !

Le mod a déjà été téléchargé +40 000 fois depuis janvier et permet de jouer jusqu'à 5 joueurs en même temps. Ce n'est donc pas encore du MMORPG mais c'est pas mal ^^.

Witcher Online s'installe sur PC et en plus c'est gratuit. Il a été dev avec REDkit, l'outil de modding officiel que CD Projekt Red a ouvert à la communauté donc ce n'est pas un pseudo hack foireux en rampe de lancement mais bien un truc solide qui utilise les briques proposées par les développeurs du jeu eux-mêmes.

La grosse nouveauté de cette v4.0, c'est surtout le Party System. Vous pouvez maintenant vous regrouper avec d'autres joueurs, voir vos potes directement dans le HUD, et surtout, les choix de dialogue du chef de groupe s'appliquent à tout le monde. Terminé les débats stériles pour savoir si on achève ou pas tel ou tel monstre.

Côté correctifs, la mise à jour règle aussi quelques bugs notamment un problème rare qui empêchait le mod de fonctionner quand on avait installé pas mal d'autres mods à côté. Mais le plus rigolo, c'est le correctif de ce bug bizarre qui propulsait les joueurs hors de la carte si une cinématique démarrait pendant qu'ils chevauchaient un autre joueur. Ouaip, dans Witcher Online, on peut monter sur un autre joueur. Et alors ? Un peu d'ouverture d'esprit les amis !

Le mod intègre aussi une messagerie instantanée pour s'organiser entre potes, et il existe même une collection Easy Setup sur Nexusmods pour vous éviter de galérer deux heures sur les dépendances. Voilà, si l'envie vous prend de vous refaire tout le jeu en bande organisée, c'est par ici !

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  • Un Sony Cyber-shot transformé en Game Boy par retroHAI
    Un appareil photo Sony Cyber-shot d'un côté, une Game Boy Advance SP de l'autre, et au milieu un objet qui n'a aucun sens mais qui me plaît bien quand même ! C'est la signature de Hairo Satoh, un modder japonais installé à Yokohama que tout le monde connaît sous le pseudo retroHAI . Le gars se fait carrément appeler "Game Boy doctor", et vu ce qu'il sort de son atelier, son diplôme est largement mérité ! Votre navigateur ne supporte pas la lecture de vidéos HTML5. Voici un lien vers la vidéo.

Un Sony Cyber-shot transformé en Game Boy par retroHAI

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 15:32

Un appareil photo Sony Cyber-shot d'un côté, une Game Boy Advance SP de l'autre, et au milieu un objet qui n'a aucun sens mais qui me plaît bien quand même ! C'est la signature de Hairo Satoh, un modder japonais installé à Yokohama que tout le monde connaît sous le pseudo retroHAI . Le gars se fait carrément appeler "Game Boy doctor", et vu ce qu'il sort de son atelier, son diplôme est largement mérité !

Son dernier objet volant non identifié, c'est donc la moitié basse d'une vraie GBA SP qu'il a greffée sur la coque et l'écran d'un appareil photo compact Sony Cyber-shot. Ce curieux mélange donne une console portable qui ressemble à un appareil photo des années 2000 et j'avoue que je trouve ça très joli.

La cartouche est même brandée "retroHAI" au dos mais le meilleur, ce sont les détails des boutons, issus de l'appareil photo d'origine. Quasiment rien n'a été racheté neuf, et tout est récupéré et détourné !

Après, je vais vous décevoir mais de ce que j'ai pu lire, jouer vraiment là-dessus, c'est une purge. Les boutons ne sont pas bien positionnés sous les doigts, et l'écran du vieux Cyber-shot n'a jamais été pensé pour Street Fighter.

C'est pourri pour les gamers mais beau pour les collectionneurs ! Y'a même des mecs sur Reddit qui lui ont proposé pas mal d'argent pour lui racheter.

retroHAI, lui, n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai. Son mashup le plus connu, c'est une vieille manette de PlayStation de 2001 qu'il a transformé en véritable console portable. Écran à la place du spinner, du microSD, de l'USB-C, deux haut-parleurs, et ça fait tourner des jeux PS1 en émulation comme Resident Evil 3 ou Contra...

Après comme ce sont des exemplaires plus ou moins uniques, faudra le contacter et prier pour qu'il accepte une commande. En attendant, vous pourrez toujours aller vous rincer les yeux en jetant un œil à cette Wii miniaturisée à l'extrême , à cette Game Bub open source ou à la page Facebook de Game Boy Doctor qui ne fait QUE des trucs de dingue.

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  • PS5-Linux - La Slim peut enfin tourner sous Linux
    Il y a trois mois, Andy Nguyen (theflow0 pour les intimes) lâchait PS5-Linux et posait direct cette limite bien nette, à savoir que ça ne concernerait que les PS5 Phat, et pas les Slim ni les Pro. Bon ben cette limite vient de sauter pour les Slim. En effet, depuis fin juin, son ps5-linux-loader supporte le firmware 7.61, et comme c'est justement celui qui équipe les consoles fines, votre Slim peut à son tour se transformer en PC Linux complet. Le rythme de sortie des nouvelles releases est d'ai

PS5-Linux - La Slim peut enfin tourner sous Linux

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 15:13

Il y a trois mois, Andy Nguyen (theflow0 pour les intimes) lâchait PS5-Linux et posait direct cette limite bien nette, à savoir que ça ne concernerait que les PS5 Phat, et pas les Slim ni les Pro. Bon ben cette limite vient de sauter pour les Slim. En effet, depuis fin juin, son ps5-linux-loader supporte le firmware 7.61, et comme c'est justement celui qui équipe les consoles fines, votre Slim peut à son tour se transformer en PC Linux complet.

Le rythme de sortie des nouvelles releases est d'ailleurs assez dingue. En avril, le hack se limitait aux firmwares 3.xx et 4.xx , autant dire à des consoles oubliées au fond d'un placard et aujourd'hui la liste grimpe jusqu'à la 7.61, en passant par les 5.xx et 6.xx. Attention quand même, ce n'est pas open bar sur tout ce qui est en dessous de 7.61, puisque PS5-Linux ne prend en charge que ce qu'il y a sur une liste bien précise de versions. Et puis surtout, les tout premiers firmwares 1.xx et 2.xx restent sur le carreau.

Pour les anciennes versions, faudra toujours passer par l'exploit umtx2. Et pour tout ce qui va de la 6.00 à la 7.61, Andy est passé par une autre faille touchant l'hyperviseur que Sony a déjà colmatée dans ses mises à jour récentes. Mais comme la 7.61 date de 2023, ça ouvre le hack à un sacré paquet de Slim vendus ces dernières années. Filez dans Paramètres, Système, Informations console pour vérifier votre numéro de firmware et s'il figure dans la liste supportée par le projet (jusqu'à la 7.61 incluse), vous êtes bon.

Par contre, rien pour la PS5 Pro qui elle est coincée en firmware 8.0.

Puis au-delà du support firmware, le reste avance également puisque le Bluetooth interne, le lecteur Blu-ray et l'Ethernet sont enfin fonctionnels... ça grossit, ça grossit... Après comme ça reste un soft mod, y'a pas de dual boot possible et faudra relancer l'exploit à chaque fois que vous voulez lancer Linux. Mais c'est pas grave, on est dans l'expérimental et peut-être que le multi boot pérenne arrivera bientôt.

Si vous n'avez pas peur de la ligne de commande, je vous renvoie vers mon article d'avril pour la procédure d'install complète et la liste du matos nécessaire. Une fois en place, ça vous ouvrira surtout les portes de Steam et des émulateurs !

Reprendre la main sur une bécane qu'on a payée plein pot, c'est quand même la base quand on est bidouilleur de l'extrême ^^. Puis couplé à la fuite des clés BootROM de la PS5 fin 2025 , je trouve que l'écosystème commence enfin à respirer un air plus libre.

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  • Banjo-Kazooie - 20 musiques inédites découvertes 28 ans plus tard
    Banjo-Kazooie est un jeu du studio Rare sorti sur Nintendo 64 en 1998, qui dernièrement revient un peu sur le devant de la scène . La communauté des fans le dissèque sous tous les angles depuis des années et pourtant, il en sort encore des surprises ! En effet, le dernier portage sur console de poche vient de cracher 20 pistes musicales inédites, qui étaient apparemment bien planquées dans les fichiers depuis un quart de siècle. La coupable ? L' HyperMegaTech Super Pocket Rare Edition (lien affi

Banjo-Kazooie - 20 musiques inédites découvertes 28 ans plus tard

Par : Korben ✨
1 juillet 2026 à 08:35

Banjo-Kazooie est un jeu du studio Rare sorti sur Nintendo 64 en 1998, qui dernièrement revient un peu sur le devant de la scène . La communauté des fans le dissèque sous tous les angles depuis des années et pourtant, il en sort encore des surprises !

En effet, le dernier portage sur console de poche vient de cracher 20 pistes musicales inédites, qui étaient apparemment bien planquées dans les fichiers depuis un quart de siècle.

La coupable ?

L' HyperMegaTech Super Pocket Rare Edition (lien affilié), une petite console portable de la famille Evercade qui embarque 14 jeux Rare, Banjo-Kazooie inclus. Rien de transcendant a priori, sauf que les devs ont glissé un lecteur musical qui se débloque une fois le jeu terminé. Et dedans, les thèmes musicaux que vous connaissez... mais également 20 morceaux beta jamais intégrés au jeu final. Des versions précoces de morceaux, des tracks recyclées dans Banjo-Tooie, et des thèmes qui n'ont pas survécu au montage...

Et ces thèmes portent des noms qui sentent le niveau coupé au scalpel. Une track "Mushroom" qui sonne comme une version alpha de Cloud Cuckooland . Un thème "Mine" qui rappelle Glitter Gulch Mine , tous les deux des mondes de la suite. Et puis du "Lava World", du "Wintry", voire des évocations d'Atlantis... Autant de niveaux que Rare aurait imaginés avant de tout ranger dans un tiroir.

Côté compositeur, c'est du Grant Kirkhope pur jus, celui qui signait déjà la bande-son d'origine et si vous voulez écouter tout ça avant d'acheter la console, quelques-unes de ces démos ont déjà été extraites et postées sur YouTube.

Et tout ça se débloque via les objets Stop 'n' Swop, une fonctionnalité mythique de la N64 qui devait laisser les joueurs échanger des items entre Banjo-Kazooie et sa suite en faisant de l'hot-swap de cartouches. Une idée géniale que le hardware final de l'époque de la N64 a fini par torpiller, et qui n'a jamais vraiment marché dans la version originale.

En tout cas, c'est rare de voir un portage officiel balancer autant de contenu "oublié" d'un coup car d'habitude, ce genre de trésors dort dans des dumps de ROMs jusqu'à ce qu'un moddeur les trouve.

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  • Arma Cold War Assault - Code source ouvert pour ses 25 ans
    Il y a 25 ans, le studio tchèque Bohemia Interactive sortait Operation Flashpoint : Cold War Crisis, un shooter tactique qui a marqué toute une génération de joueurs PC. Eh bien, pour l'anniversaire du jeu, ils n'ont pas fait les choses à moitié puisqu'un remaster est en route, une démo gratuite est dispo sur Steam , et surtout, ils ouvrent le code source du moteur. Tout ça d'un coup et c'est trop cool ! Le dépôt est public sur GitHub , sous le nom BohemiaInteractive/CWR et dedans, vous trouvere

Arma Cold War Assault - Code source ouvert pour ses 25 ans

Par : Korben ✨
30 juin 2026 à 09:00

Il y a 25 ans, le studio tchèque Bohemia Interactive sortait Operation Flashpoint : Cold War Crisis, un shooter tactique qui a marqué toute une génération de joueurs PC.

Eh bien, pour l'anniversaire du jeu, ils n'ont pas fait les choses à moitié puisqu'un remaster est en route, une démo gratuite est dispo sur Steam , et surtout, ils ouvrent le code source du moteur. Tout ça d'un coup et c'est trop cool !

Le dépôt est public sur GitHub , sous le nom BohemiaInteractive/CWR et dedans, vous trouverez le moteur ET le code du jeu, le tout modernisé en C++20, compilé avec CMake et Clang, et compatible Windows x64 comme Linux x64. La démo Steam, elle, vous pose directement dans la sandbox open-world d'origine, avec les véhicules, l'IA et le système de missions. Enfin, un asset-pack est fourni pour que vous bricoliez vos propres mods.

Le moteur s'appelle Poseidon et détail rigolo, c'était le nom interne du projet en 1999, avant que le jeu ne devienne Operation Flashpoint et le moteur Real Virtuality. Et si vous vous demandez pourquoi le titre a fini renommé Arma : Cold War Assault en 2011, c'est à cause d'un litige sur la marque avec Codemasters, l'éditeur d'origine.

Attention quand même aux licences puisque Bohemia ouvre le code, mais les marques "ARMA", "Operation Flashpoint" et les logos restent chez leurs détenteurs respectifs (la marque "ARMA" appartient bien à Bohemia, mais "Operation Flashpoint" n'est pas à eux). En clair, si vous voulez forker le projet, vous devez le renommer et surtout pas le vendre comme un produit officiel Bohemia. Logique, mais autant le savoir avant !

Operation Flashpoint c'est LE jeu qui a lancé toute la franchise Arma, devenue une référence du "simulationnisme" militaire sur PC, avec une communauté de moddeurs énorme dans son sillage. Libérer le code d'un jeu culte, c'est très rare (id Software l'avait fait avec Doom , sans oublier ce bon vieux Commander Keen ), et ça donne à la communauté de quoi préserver et faire vivre le jeu pour les 25 prochaines années !

La version complète du remaster, elle, n'a pas encore de date officielle et Bohemia parle juste d'un "plus tard".

Bref, si vous voulez trifouiller le moteur d'un classique, le code est sur Github et la démo gratuite sur Steam .

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  • SB-mini-II - Il reconstruit un Apple II Plus de zéro
    L'Apple II, ce vieux bouzin de 1977, n'a jamais eu le moindre secret pour personne. C'est d'autant plus vrai qu'Apple livrait carrément les schémas électronique de sa machine dans le manuel d'origine et à l'époque, des bouquins entier décortiquant chaque circuit étaient vendus dans le commerce. C'était fou et ça a bien changé depuis ! Mais surtout c'est grâce à ça que Simon Boak s'est dit qu'il pouvait en refaire un de zéro ! Son projet s'appelle le SB-mini-II , et c'est un clone maison de l'App

SB-mini-II - Il reconstruit un Apple II Plus de zéro

Par : Korben ✨
29 juin 2026 à 19:21

L'Apple II, ce vieux bouzin de 1977, n'a jamais eu le moindre secret pour personne. C'est d'autant plus vrai qu'Apple livrait carrément les schémas électronique de sa machine dans le manuel d'origine et à l'époque, des bouquins entier décortiquant chaque circuit étaient vendus dans le commerce.

C'était fou et ça a bien changé depuis ! Mais surtout c'est grâce à ça que Simon Boak s'est dit qu'il pouvait en refaire un de zéro !

Son projet s'appelle le SB-mini-II , et c'est un clone maison de l'Apple II Plus assemblé avec des puces qu'on trouve encore aujourd'hui. Le 65C02 (la version CMOS du fameux 6502) tourne à 1,024 MHz, à un cheveu de l'original qui carburait à 1,023 MHz et au lieu de la DRAM capricieuse d'époque, il lui a collé de la SRAM statique (48 Ko sur une puce et demie de 32 Ko, le surplus part à la poubelle, tant pis).

Et pour atteindre les 64 Ko complets, il enfiche à l'intérieur une carte Saturn 128K dans le slot 0, comme ça c'est réglé.

Mais le plus gros morceau, ça a été la vidéo. Boak a viré toute la "circuiterie" composite de l'Apple II, un vrai sac de nœuds bien connu des anciens, pour la remplacer par une carte Apple II VGA (un projet open source de markadev).

Celui lui a permis d'obtenir une image VGA bien nette sur un écran moderne. Autrement, sans cette carte, y'aurait rien eu à l'écran, malheureusmeent.

Et le clavier suit le même mouvement grâce à un Raspberry Pi Pico qui lui sert d'interface entre un clavier USB et la machine, en générant les mêmes signaux parallèles que le clavier ASCII d'origine. Bonus, Control + Print Screen redémarre le CPU comme aux temps jadis ! Et comme le Pico crache du 3,3V, il cause directement avec la logique 74HC en CMOS, sans le moindre convertisseur de niveau.

Côté fabrication, c'est son premier PCB en 4 couches, avec des plans internes dédiés à l'alimentation. Une entrée 12V passe par un régulateur Pololu pour sortir du 5V, et le tout rentre dans un boîtier imprimé en 3D, vaguement inspiré du vieux disque dur ProFile d'Apple. Les fichiers (schémas, nomenclature, CAO) sont sur GitHub sous licence MIT, si jamais vous voulez vous lancer.

Et ça tourne pour de vrai !! Boak a même posté une capture d'un vrai logiciel Apple II qui démarre dessus.

Je suis nul en soudure, mais si je savais souder, ça me donnerait envie de m'y coller, je pense. D'ailleurs, si le rétro vous chatouille, allez voir aussi ce malade qui fait tourner MS-DOS sur un Apple IIe , ou ce Pico qui émule un Z80 .

Bref, le SB-mini-II, c'est par ici, et c'est entièrement libre.

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  • Un développeur a fait tourner Swift sur un Apple II de 1977
    Swift, le langage maison qu'Apple a sorti en 2014 pour remplacer le vieillissant Objective-C, vient de débarquer sur une machine qui a quarante-neuf ans de plus que lui. Yeo Kheng Meng, un bidouilleur basé à Singapour, a restauré un Apple II Plus puis s'est demandé jusqu'où il pouvait pousser ce vieux tromblon, ce qui a donné SwiftII, un petit environnement Swift qui tourne aussi bien sur l'Apple II d'origine de 1977 que sur les IIe qui ont suivi. Le défi donne le vertige quand on connaît la

Un développeur a fait tourner Swift sur un Apple II de 1977

29 juin 2026 à 15:54

Swift, le langage maison qu'Apple a sorti en 2014 pour remplacer le vieillissant Objective-C, vient de débarquer sur une machine qui a quarante-neuf ans de plus que lui. Yeo Kheng Meng, un bidouilleur basé à Singapour, a restauré un Apple II Plus puis s'est demandé jusqu'où il pouvait pousser ce vieux tromblon, ce qui a donné SwiftII, un petit environnement Swift qui tourne aussi bien sur l'Apple II d'origine de 1977 que sur les IIe qui ont suivi.

Le défi donne le vertige quand on connaît la bête. L'Apple II carburait à un processeur 6502 cadencé à 1 MHz avec 4 Ko de mémoire à sa sortie, là où Swift a été pensé pour des machines des milliards de fois plus puissantes, et il a fallu pousser la RAM à 48 Ko pour espérer y faire tenir quoi que ce soit.

Plutôt que de traduire directement le code en instructions 6502, Yeo a repris une idée qu'Apple avait déjà eue en 1979 avec son Apple Pascal, qui consistait à compiler le programme en bytecode, c'est-à-dire un code intermédiaire générique, avant de l'exécuter dans une machine virtuelle, une sorte de processeur simulé en logiciel par-dessus le vrai. Presque un demi-siècle d'écart, et la même astuce pour contourner les limites du 6502.

Le pipeline reste volontairement minimaliste pour grappiller chaque octet, puisque le code source passe dans un analyseur, puis un parser qui crache directement le bytecode sans construire d'arbre intermédiaire, le tout avalé par une petite machine virtuelle à pile largement inspirée du livre Crafting Interpreters de Robert Nystrom.

Forcément, ce Swift-là est une version croupion. Il n'existe qu'un seul type de nombre, l'entier signé sur 16 bits, donc rien au-delà de -32 768 à 32 767, et surtout aucun nombre à virgule vu que le 6502 n'a pas de quoi calculer ça. Les chaînes de caractères sont du pur ASCII, les noms de variables plafonnent à onze caractères, et exit les closures, dictionnaires, gestion d'erreurs et autres async/await.

Côté ce qui marche quand même, on récupère les let et var avec inférence de type, les conditions, les boucles, les fonctions, les optionnels, les tableaux et même l'interpolation de chaînes, de quoi écrire de vrais petits programmes. Le projet embarque d'ailleurs un jeu de motos lumineuses et quelques démos graphiques qui tournent pour de bon sur le matériel d'époque.

La contrainte la plus délicate reste la mémoire, parce qu'une fois ProDOS chargé il ne reste qu'environ 40 000 octets pour votre programme, et comme le 6502 ne sait pas adresser davantage, il faut jongler avec des banques de mémoire commutées comme à la grande époque.

Le tout est écrit en C90, compilé avec cc65, et distribué en neuf images disque différentes selon les machines visées. Détail savoureux, Yeo a bouclé ce chantier en deux mois avec l'aide de Claude Opus 4.8 et de Codex, là où il estime que seul, ça lui aurait coûté deux à trois ans de travail.

Du coup, on a un langage de 2014 qui cause à une puce de 1977 grâce à une recette de 1979. C'est parfaitement inutile, et c'est exactement pour ça que c'est chouette.

Source : Hackaday

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  • LinuxMD - du Linux sur la Sega Megadrive
    Une Megadrive qui fait tourner du bon gros Linux qui tâche, vous en avez rêvé ? Hé bien Daniel Palmer l'a fait !! Le souci, c'est que le processeur 68000 de la console n'a pas de MMU, ce petit composant que Linux réclame normalement pour gérer la mémoire. Du coup Daniel a compilé le kernel dans un mode spécial qui s'en passe, ce qui est déjà un joli exploit. Autre problème, une Megadrive toute seule n'a pas assez de mémoire pour un kernel. L'astuce, c'est donc de passer par une cartouche. Un Meg

LinuxMD - du Linux sur la Sega Megadrive

Par : Korben ✨
29 juin 2026 à 15:13

Une Megadrive qui fait tourner du bon gros Linux qui tâche, vous en avez rêvé ? Hé bien Daniel Palmer l'a fait !!

Le souci, c'est que le processeur 68000 de la console n'a pas de MMU, ce petit composant que Linux réclame normalement pour gérer la mémoire. Du coup Daniel a compilé le kernel dans un mode spécial qui s'en passe, ce qui est déjà un joli exploit.

Autre problème, une Megadrive toute seule n'a pas assez de mémoire pour un kernel. L'astuce, c'est donc de passer par une cartouche. Un Mega EverDrive de chez Krikzz vient glisser 4 Mo de RAM dans la console, et hop, comme ça elle se transforme en mini-ordinateur le temps d'un boot. Welcome LinuxMD !!

Le menu de la cartouche Mega EverDrive, par lequel on lance le démarrage.

Vous branchez ensuite la cartouche à votre PC en USB, et là, le kernel se met à cracher du log sur votre terminal, comme une vraie machine !

Et il y a même un mode qui affiche le shell directement sur la télé, avec un petit carré vert qui clignote pour dire que le kernel tourne, et un rouge pour l'activité du disque. Plutôt classe !

Le shell Linux affiché sur la télé via la puce graphique de la Megadrive. Le carré vert qui clignote = le kernel tourne.

Après c'est lent. Daniel le dit lui-même, y'a de quoi vous faire un café entre deux commandes. Et si vous n'avez pas de Megadrive sous la main parce que les brocantes de geeks c'est pas votre truc, c'est pas grave, il a prévu un émulateur pour jouer avec sans avoir le matos.

Bref, c'est pas très praticable, vous ne pourrez pas vous en servir comme d'un PC au quotidien mais c'est beau quand même !

Source : Hackaday

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  • GBCYouTube - YouTube en direct sur une Game Boy Color
    Un bidouilleur du nom de Throaty Mumbo a décidé de s'attaquer à la Game Boy Color (sortie en 1998, ça ne nous rajeunit pas) pour y faire tourner YouTube ! Et du vrai YouTube hein, en streaming, sur 160x144 pixels. Ça s'appelle GBCYoutube et je vous explique tout en détail... Ce qu'il a fait en fait, c'est se bricoler une cartouche maison avec dedans, un microcontrôleur RP2350B (le cerveau du Raspberry Pi Pico 2) qui fait tourner le lecteur, et une puce ESP32-C6 qui sert juste de pont WiFi. Vous

GBCYouTube - YouTube en direct sur une Game Boy Color

Par : Korben ✨
28 juin 2026 à 08:04

Un bidouilleur du nom de Throaty Mumbo a décidé de s'attaquer à la Game Boy Color (sortie en 1998, ça ne nous rajeunit pas) pour y faire tourner YouTube ! Et du vrai YouTube hein, en streaming, sur 160x144 pixels. Ça s'appelle GBCYoutube et je vous explique tout en détail...

Ce qu'il a fait en fait, c'est se bricoler une cartouche maison avec dedans, un microcontrôleur RP2350B (le cerveau du Raspberry Pi Pico 2) qui fait tourner le lecteur, et une puce ESP32-C6 qui sert juste de pont WiFi. Vous tapez le titre d'une vidéo sur un clavier affiché à l'écran, la console balance l'info à votre PC, et là yt-dlp récupère la vidéo pendant que ffmpeg l'encode à la volée. Les images repartent ensuite par WiFi vers la cartouche qui les pousse à l'écran en flux continu, sans avoir besoin de stocker quoi que ce soit. Je vous laisse mater la vidéo, c'est impressionnant :

Côté rendu, vous avez le choix entre deux modes. Le premier c'est pour avoir du full screen (160x144 à 30 fps, c'est Las Vegas babyyy) et le second monte en couleurs mais tombe à 5 fps, donc forcément, ça ressemble plus à un diaporama qu'à une vidéo. Le son ne passe même pas par le haut-parleur d'origine. Throaty a glissé, pour cela, un petit haut-parleur dédié dans la cartouche, piloté par le RP2350B "pour libérer les cycles CPU de la Game Boy".

Puis comme le son est souvent désynchronisé avec l'image, c'est pas ouf non plus. Mais pour la beauté du geste, je salue !

Et c'est pas la première tentative, vous vous en doutez. Chromalock streamait déjà de la vidéo sur la même console, sauf que ça passait par le câble link, un goulot d'étranglement à 512 kHz qui plafonne vite. Alors que là, on passe au WiFi et à une vraie appli YouTube, avec recherche embarquée et tout le tralala.

Throaty Mumbo n'est pas un inconnu sur la scène, puisque c'est aussi le mec qui a porté Windows CE sur une Nintendo 64 et qui a fait lire des DVD à une Dreamcast . Un spécialiste des trucs aussi débiles qu'impressionnants, dans la lignée du LLM le plus lent du monde qui tourne sur une Game Boy Color ou de ces vraies Game Boy qu'on fait jouer en ligne .

Et surtout pas besoin de charcuter votre console pour reproduire le truc, puisque la cartouche passe par le port standard, donc un modèle d'origine suffit.

Le code est par ici si l'envie vous prend de vous lancer.

Source : Hackaday

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  • Dolphin - Le Game Boy Player émulé, et c'était pas une blague
    Les développeurs de Dolphin viennent de mettre un point final à un truc qu'ils se traînaient depuis 16 ans : leur émulateur GameCube et Wii sait maintenant émuler le Game Boy Player. Pour tester ça, faut charger une ROM Game Boy via le réglage "Game Boy Player ROM" planqué dans les paramètres GameCube de Dolphin, puis vous lancez le Start-Up disc officiel du Game Boy Player ou le homebrew Game Boy Interface, et c'est parti ! L'émulateur attache alors automatiquement le matériel quand il le faut.

Dolphin - Le Game Boy Player émulé, et c'était pas une blague

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 17:03

Les développeurs de Dolphin viennent de mettre un point final à un truc qu'ils se traînaient depuis 16 ans : leur émulateur GameCube et Wii sait maintenant émuler le Game Boy Player.

Pour tester ça, faut charger une ROM Game Boy via le réglage "Game Boy Player ROM" planqué dans les paramètres GameCube de Dolphin, puis vous lancez le Start-Up disc officiel du Game Boy Player ou le homebrew Game Boy Interface, et c'est parti ! L'émulateur attache alors automatiquement le matériel quand il le faut. Annoncée sous forme de blague le 1er avril, cette version est enfin dispo depuis le 25 juin pour Windows, macOS, Linux et Android.

Maintenant pour ceux qui débarquent et qui ne sont pas très au fait de l'univers de la GameCube, le Game Boy Player c'était un petit boîtier qu'on clipsait sous la GameCube pour jouer à ses cartouches Game Boy Advance sur la télé. En gros c'est une Game Boy sans écran quoi, et ça envoyait l'image et le son à la console et récupérait les inputs de la manette. Nintendo avait même choisi d'y coller une vraie puce GBA plutôt que de coder un émulateur, parce qu'émuler proprement une GBA à l'époque, c'était mission quasi impossible.

Et comme supporter le Game Boy Player, ça voulait dire émuler une GBA entière en plus de sa communication avec la GameCube, bah c'est pour ça que ça a pris quelques années. Personne ne voulait se taper ce chantier monstrueux, que l'équipe appelle elle-même "une curiosité". Puis il y a environ cinq ans, quand mGBA a été intégré à Dolphin pour gérer les jeux GameCube qui causaient avec une GBA, d'un coup, la brique manquante était là !! Endrift, le dev du projet s'est alors lancé sur une implémentation... avant que le projet ne s'endorme et tombe dans l'oubli.

Et ça c'était jusqu'à fin mars, où Billiard, l'un des autres mainteneurs du projet, est retombé sur le code quasi terminé de son précédent collègue et a eu comme idée tordue de le finir pour le sortir le 1er avril.

Quelques jours de rush plus tard (pull request, review, test, merge, wesh tu connais), le support a fini par arriver quelques heures après minuit le jour J. L'équipe a alors posté une image énigmatique sur ses réseaux sans aucune explication, et a regardé la confusion des gens virer à l'excitation. Sauf que dans la foulée, un autre gars nommé extrems (une encyclopédie vivante de la GameCube et l'auteur de Game Boy Interface) a déboulé dans le chat des devs parce qu'il a tout de suite repéré ce que tout le monde avait loupé : un son strident à vous percer les tympans.

Le bug était passé sous le radar parce que les tests avaient été faits sur le Start-Up disc officiel, qui filtre et écrase tellement l'audio que ça sonnait juste un peu pâteux. Ils ont dû corriger vite, et c'est désormais propre.

Après Dolphin c'est pas vraiment un émulateur Game Boy. Il émule la GameCube, la Wii et la Triforce et ce support GB reste un peu en marge, comme une curiosité. C'est pas la meilleure façon de relancer vos jeux Game Boy et pour ça, les émulateurs dédiés font franchement mieux.

Et tant qu'à faire, cette version 2606 rend aussi enfin jouable The Key of Avalon (le dernier jeu Triforce qui résistait encore), corrige un vieux bug graphique en haute résolution qui traînait depuis la nuit des temps, et apporte enfin les RetroAchievements sur les jeux Wii. En tout cas, ça reste le même bon vieux Dolphin avec lequel un dev a réussi à faire parler Animal Crossing avec une IA en hackant la RAM émulée, si vous aviez loupé ce délire.

Voilà... 16 ans d'attente, un poisson d'avril foireux, et le plus vieux ticket du projet enfin refermé ! Bravo la team Dolphin !

À télécharger sur le site officiel .

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  • ANES - Il greffe une seconde puce graphique dans sa NES
    Decrazyo vient de sortir ANES , un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console. Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine. Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (

ANES - Il greffe une seconde puce graphique dans sa NES

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 11:15

Decrazyo vient de sortir ANES , un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console.

Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine.

Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (le fameux RP2C02) pour ensuite le greffer sur la première via une carte maison bardée de logique. Ensuite (et attention, ça devient technique), un démultiplexeur 74LS139 aiguille le processeur vers l'un ou l'autre PPU selon l'adresse mémoire, un latch 74LS373 verrouille les signaux, et 8 Ko de RAM statique dédiée alimentent le second PPU.

En gros, le CPU jongle entre deux cartes graphiques au lieu d'une. C'est tout ce que vous devez savoir.

Pour comprendre pourquoi c'est énorme comme news, faut bien se rappeler les limites de la bestiole. La NES affiche 25 couleurs à l'écran maximum, piochées dans une palette de 64. Et elle ne dessine que 8 sprites par ligne horizontale, d'où le clignotement légendaire des persos quand ça se bouscule (les vétérans de Mega Man voient de quoi je parle). Alors qu'avec deux PPU qui bossent en parallèle, vous doublez le budget graphique d'un coup.

Decrazyo est le premier à reconnaître que personne ne va se lancer là-dedans parce que c'est bien relou à faire. Faut déjà sacrifier deux consoles, sortir le fer à souder, dessouder des puces et se taper du wire-wrap sur une carte prototype. On est dans de la bidouille de l'extrême, celle qu'on fait pour la beauté du geste .

Sauf que, bonne nouvelle les amis, vous allez pouvoir goûter au résultat sans flinguer la moindre console puisque decrazyo a forké l'émulateur Mesen2 pour simuler le double PPU. C'est dispo en build "Dual PPU Mesen 2.1.1" sur Windows, Linux et macOS, Intel comme Apple Silicon. Vous chargez la démo, et vous voyez de vos yeux ce que donnerait une NES dopée.

Ça me rappelle vraiment pourquoi j'adore toujours la scène homebrew NES , 40 ans après. Ces gens sans amis, ni famille (je plaisante, humour, humour, pas taper !) qui continuent de tordre ce hardware dans tous les sens juste pour voir jusqu'où il peut aller, c'est fou ! Les schémas KiCad et le code sont sur le GitHub de Decrazyo , sous licence GPL, si vous voulez fouiller.

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  • New 3D Golf - Il greffe du Virtual Boy dans une Mega Drive
    Matt Sephton, alias gingerbeardman, a passé une nuit d'avril à arracher un parcours de golf des entrailles d'un vieux jeu, et il en est ressorti avec une idée bien plus tordue. Vous connaissez New 3D Golf Simulation, la série de T&E Soft qui tournait sur PC-9801 dès 1989 ? La Mega Drive en avait déjà eu quatre épisodes japonais à l'époque. Sauf que Matt a trouvé le moyen d'y faire entrer des parcours qui n'y avaient jamais mis les pieds puisqu'il a reverse-engineeré le format des données de

New 3D Golf - Il greffe du Virtual Boy dans une Mega Drive

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 10:29

Matt Sephton, alias gingerbeardman, a passé une nuit d'avril à arracher un parcours de golf des entrailles d'un vieux jeu, et il en est ressorti avec une idée bien plus tordue. Vous connaissez New 3D Golf Simulation, la série de T&E Soft qui tournait sur PC-9801 dès 1989 ?

La Mega Drive en avait déjà eu quatre épisodes japonais à l'époque. Sauf que Matt a trouvé le moyen d'y faire entrer des parcours qui n'y avaient jamais mis les pieds puisqu'il a reverse-engineeré le format des données de terrain du jeu. Une fois ce format compris, vous ne lisez donc plus une cartouche, vous lisez une carte. Il a ensuite balancé tout ça dans un visualiseur Three.js dans son navigateur, et en une semaine son petit bricolage ressemblait déjà à un vrai jeu de golf 3D jouable.

À partir de là, il a pu extraire trois parcours nés ailleurs et les patcher direct dans la ROM Mega Drive. T&E Selection et Eight Lakes étaient planqués sur des disquettes additionnelles du PC-9801, et Papillon C.C. dormait carrément dans T&E Virtual Golf sorti sur le Virtual Boy de Nintendo. Des parcours Virtual Boy qui tournent sur Mega Drive, c'est pas quelque chose que j'aurais pensé voir un jour, j'avoue.

Et surtout, côté technique, c'est une jolie leçon de débrouille ambiance années 80 car la Mega Drive n'a pas de depth buffer pour gérer quel polygone passe devant quel autre. Du coup l'ordre de dessin est gravé à l'avance dans les données du parcours, du fond vers l'avant (le bon vieil algorithme des peintres ^^).

Et c'est précisément ce qui a mis Matt sur la piste. Comme l'ordre de tri ne collait pas avec celui du PC-9801 d'origine, cela voulait dire que quelqu'un avait retravaillé les données spécialement pour la console de Sega. Pour démêler tout ça, il a donc sorti l'artillerie du désassemblage moderne, rizin pour fouiller le binaire 68000, vasmm68k pour réassembler, et l'émulateur BlastEm pour vérifier que ses bidouilles ne plantaient pas la machine.

Et en bonus, Matt a même déterré une jolie histoire sur le jeu original. En 1989, T&E Soft n'avait pas pompé le parcours de golf Augusta de loin avec des photos, ils avaient signé un vrai contrat avec le club et bossé sur les plans officiels du parcours.

Et le club ne rigolait pas avec sa réputation car selon Matt, "Augusta a renvoyé environ 60 corrections", du genre arbres trop courts et trop espacés, fleurs trop roses, sable des bunkers de la mauvaise couleur. Le tout codé en grande partie par un seul gars, Eiji Kato, ce qui vous fait mieux comprendre pourquoi ces données valent la peine qu'on aille les déterrer 37 ans plus tard.

Mon détail préféré de ce jeu reste quand même la physique puisque le trou est trois fois trop gros, aspirant n'importe quelle balle qui passe à moins de 17 centimètres, soit le triple du rayon réel. Les balles tombent donc de bien plus loin qu'on ne le croit, ce qui est une petite triche d'ergonomie planquée là depuis trente ans que personne n'avait vraiment remarquée avant qu'on rouvre le code.

Après, je vais être clair sur l'état du chantier : ce n'est pas une ROM finie à télécharger pour ce week-end. Faut voir plutôt ça comme une démo expérimentale. Mais l'intérêt n'est pas là. Non, ce qui est beau, je trouve, c'est cette archéologie qui traite un jeu comme un site de fouilles et qui permet de mettre au jour de très belles choses enfouies dans le code.

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  • EmuDevz - Le jeu où vous codez votre émulateur NES
    Afska, le développeur derrière une flopée d'outils pour Game Boy Advance, a eu avec son studio [r]labs une idée géniale ! Ça s'appelle EmuDevz, et c'est un jeu vidéo dans lequel vous devez coder votre propre émulateur NES. Et pas en cliquant sur des boutons comme un loser, hein mais en pissant du vrai code pour le processeur, la puce graphique et la puce audio de la console de Nintendo. L'émulation, normalement, c'est un truc réputé aride où vous passez des semaines le nez dans la nesdev wik

EmuDevz - Le jeu où vous codez votre émulateur NES

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 09:39

Afska, le développeur derrière une flopée d'outils pour Game Boy Advance, a eu avec son studio [r]labs une idée géniale ! Ça s'appelle EmuDevz, et c'est un jeu vidéo dans lequel vous devez coder votre propre émulateur NES. Et pas en cliquant sur des boutons comme un loser, hein mais en pissant du vrai code pour le processeur, la puce graphique et la puce audio de la console de Nintendo.

L'émulation, normalement, c'est un truc réputé aride où vous passez des semaines le nez dans la nesdev wiki à piger comment le 6502 gère ses cycles d'horloge. Et pourtant, là, tout devient clair et facile puisque vous avez un éditeur de code intégré façon shell Unix, et vous implémentez le CPU, le PPU et l'APU dans l'ordre que vous voulez. Puis au fil de votre progression, vous débloquez des ROMs et des homebrews à faire tourner dans l'émulateur que vous venez de pondre. Et pour vérifier que votre code tient la route, le jeu fournit même des tests unitaires, des tests vidéo et des tests audio.

Mais le truc qui m'a scotché dans ce "jeu", c'est le debugger. Dans celui-ci, vous avez droit à un visualiseur de mémoire, un log d'instructions, les nametables, la CHR, les sprites, les palettes, les canaux APU affichés un par un, le monitoring du contrôleur... l'arsenal complet du mec qui développe pour de vrai, mais emballé dans une interface gaming. Y'a même un tuto interactif pour apprendre l'assembleur 6502 si vous débarquez sans rien connaître...

Voilà, c'est génial pour apprendre des concepts liés à l'émulation et au développement de jeux retro. On savait déjà qu'il était possible d' apprendre Prolog grâce aux Pokemon ou de recréer une carte 3dfx de zéro et voilà que maintenant, on nous propose carrément de dompter l'émulation de la NES.

Puis surtout, une fois que vous maitriserez un peu plus, le mode libre de EmuDevz vous permettra de commencer à coder des émulateurs pour d'autres systèmes. Ah et y'a même une bande son retro-synthwave dans l'appli pour se mettre dans l'ambiance.

Et je vous l'ai dit ou pas que c'était open source, trouvable sur Steam mais surtout jouable directement depuis votre navigateur ???

La vie est belle ! Et bonne canicule à tous 🥵 !

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  • GB-Link USB - Faites jouer vos vraies Game Boy en ligne
    Le bidouilleur Starlarkus vient de sortir son nouveau projet, le GB-Link USB V2 qui n'est ni plus ni moins qu'un petit adaptateur permettant de brancher une VRAIE Game Boy sur le net. Le truc se fait passer pour un câble link tout ce qu'il y a de plus normal, et la console n'y voit que du feu. D'un côté y'a le port link de la Game Boy, de l'autre un port USB-C que vous branchez sur un ordi ou un smartphone Android. Et là, tout passe ensuite par le navigateur en WebUSB. Vous ouvrez une page web e

GB-Link USB - Faites jouer vos vraies Game Boy en ligne

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 09:25

Le bidouilleur Starlarkus vient de sortir son nouveau projet, le GB-Link USB V2 qui n'est ni plus ni moins qu'un petit adaptateur permettant de brancher une VRAIE Game Boy sur le net.

Le truc se fait passer pour un câble link tout ce qu'il y a de plus normal, et la console n'y voit que du feu. D'un côté y'a le port link de la Game Boy, de l'autre un port USB-C que vous branchez sur un ordi ou un smartphone Android. Et là, tout passe ensuite par le navigateur en WebUSB. Vous ouvrez une page web et vous pouvez retrouver un autre joueur et enfin échanger des Pokemon comme en 1999 ou vous mettre sur la gueule avec un Tetris, tout ça à distance.

C'est magique ! Sous la coque en plastique de l'appareil, on retrouve surtout un PCB maison monté sur une puce RP2040 (la même puce que dans le Raspberry Pico) et ça cause avec la Game Boy, la Game Boy Color et la Game Boy Advance, et même avec les clones FPGA modernes .

Côté jeux, ça va de Dr. Mario à Advance Wars en passant par tous les Pokémon de la première à la troisième génération.

Le firmware, le client web et le launcher sont tous open source et le GB-Link USB V2 en lui-même sera bientôt dispo dans un crowdfunding .

Si vous avez encore une Game Boy qui prend la poussière dans un tiroir, c'est peut-être donc le moment de lui offrir une seconde vie connectée !

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  • Clash of Clans 2012 - La version disparue est rejouable en ligne
    C'est triste mais la toute première version de Clash of Clans, celle de 2012, n'était plus jouable nulle part depuis longtemps. En effet, les serveurs officiels rejettent ses vieilles connexions depuis des années, et donc plus personne ne pouvait y remettre les pieds. Mais c'était sans compter sur Mike, le dev derrière Atrasis Retro et fidèle lecteur de Korben.info, qui vient de ressusciter l'app ! Et, oh magie de l'internet, vous pouvez y rejouer direct depuis votre navigateur, maintenant là to

Clash of Clans 2012 - La version disparue est rejouable en ligne

Par : Korben ✨
25 juin 2026 à 17:32

C'est triste mais la toute première version de Clash of Clans, celle de 2012, n'était plus jouable nulle part depuis longtemps. En effet, les serveurs officiels rejettent ses vieilles connexions depuis des années, et donc plus personne ne pouvait y remettre les pieds.

Mais c'était sans compter sur Mike, le dev derrière Atrasis Retro et fidèle lecteur de Korben.info, qui vient de ressusciter l'app ! Et, oh magie de l'internet, vous pouvez y rejouer direct depuis votre navigateur, maintenant là tout de suite, sans rien avoir à télécharger.

Vous cliquez ici et hop, vous voilà dans le village originel tel qu'il était il y a maintenant plus de dix ans. Bien sûr, tout cela représente un boulot de dingue puisque Mike est parti d'un seul artefact, un binaire iOS de 4 Mo compilé en ARMv7 32 bits en 2012. Il l'a décompilé à coups d'IDA, traduit instruction par instruction en C++ au moment de la compilation (et pas à l'exécution, pour avoir zéro perte de perf), réimplémenté tout l'environnement iOS autour (UIKit, OpenGL ES, les sockets...etc.), puis recompilé le tout en WebAssembly pour que ça tienne dans un seul onglet.

Le mec est fou !

Et comme les serveurs officiels de Supercell envoient bouler les vieilles connexions en v1.70, il a carrément reconstruit un serveur compatible de zéro lui aussi, en C#, qui parle le même protocole réseau d'origine (c'est du RC4 sur TCP) et qui rejoue la même synchronisation déterministe que le jeu de l'époque. Résultat, vous vous retrouvez avec le jeu de 2012 dans son jus, avec les classements et les batailles multijoueur. Que du bonheur quoi !

Pour moi, c'est dans le même esprit que le port natif de Twilight Princess dont je vous parlais, que ce Zelda 64 recompilé , ou que l'outil de recompilation de ROMs que je suis en train de faire. Prendre un vieux binaire et le faire revivre par la recompilation plutôt que par l'émulation, moi j'adore !! Puis pour une fois, c'est pas un classique de Nintendo vu et revu mais quand même l'un des plus gros hits mobiles de l'histoire du smartphone. C'est une vraie capsule temporelle pour tous les anciens jeunes que vous êtes, loool. (Moi je suis toujours jeune, me faites pas chier ^^)

Maintenant, faut quand même que je précise un truc, et Mike est le premier à le dire... Son portage embarque évidemment les ressources du jeu de Supercell. On n'est donc pas du tout sur du "juridiquement" blindé. De plus, Supercell interdit noir sur blanc les serveurs privés dans sa fan content policy , et la boîte a déjà dégainé des DMCA contre des projets qui touchaient à son code. Donc autant en profiter tant que ça tourne en eau de boudin...

Ou alors Supercell se dit que son jeu a bien vécu et que ce portage leur fait une jolie pub gratuite et n'est aucunement une nuisance pour eux. Bah quoi, ce serait bien qu'un jour, les ayants droits aient un peu de souplesse sur ce genre de projets faits par des fans.

Bref, voilà, si vous avez connu Clash of Clans à ses débuts, allez y faire un tour, c'est gratuit et surtout, savourez l'instant car on ne sait jamais combien de temps ça va rester en ligne.

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  • F-15 Strike Eagle II - Le simulateur de 1989 cherche des pilotes d'essai
    Je ne me lasse jamais de tous ces projets qui ressuscitent des vieux jeux. Et celui dont je vais vous parler aujourd'hui, c'est à neuviemeporte qu'on le doit. Celui-ci s'est donné pour mission de reconstruire ligne de code par ligne de code, ce bon vieux F-15 Strike Eagle II, le simulateur de vol de combat sorti chez MicroProse en 1989. Et hier, le 20 juin dernier, le projet a passé un cap important puisque le portage est enfin jouable. Et son dev cherche maintenant des pilotes d'essai pour le m

F-15 Strike Eagle II - Le simulateur de 1989 cherche des pilotes d'essai

Par : Korben ✨
21 juin 2026 à 12:27

Je ne me lasse jamais de tous ces projets qui ressuscitent des vieux jeux. Et celui dont je vais vous parler aujourd'hui, c'est à neuviemeporte qu'on le doit. Celui-ci s'est donné pour mission de reconstruire ligne de code par ligne de code, ce bon vieux F-15 Strike Eagle II, le simulateur de vol de combat sorti chez MicroProse en 1989. Et hier, le 20 juin dernier, le projet a passé un cap important puisque le portage est enfin jouable. Et son dev cherche maintenant des pilotes d'essai pour le mettre à l'épreuve.

Donc si ça vous chauffe, mes petits Maverick en herbe, faut récupérer les exécutables sur son dépôt, ensuite vous les balancez dans le dossier de votre copie du jeu à la place des originaux (faites un backup avant, hein) et vous décollez !! Et si ça plante, si un truc s'affiche de travers, si une touche ne répond plus, vous lui remontez le bug, tout simplement.

Je reconnais quand même que le boulot derrière, est dingue car ce n'est ni une émulation ni une recompilation à partir d'un code source volé. neuviemeporte a vraiment désassemblé le binaire de 1989, réécrit chaque morceau en C, et recompilé tout ça. Puis ensuite, il a comparé les instructions machine produites avec celles du jeu original et tant que les opcodes n'arrivent pas identiques au bit près, c'est que la reconstruction est faussée. Alors il recommence et ainsi de suite ! Je ne sais pas s'il utilise l'IA pour ça mais je lui conseille fortement afin d'automatiser au maximum tout ce travail de débugging. C'est exactement ce que je suis en train de faire avec mon recompilateur de Roms et à la main, ça me prendrait facile 10 ans, je crois...

Le plus fou, c'est qu'il a d'abord dû retrouver quel compilateur MicroProse utilisait à l'époque. Il a fait des recherches sur certaines chaînes de caractères présentes dans le code et il est tombé au fond de l'exécutable sur celle-ci : "MS Run-Time Library - Copyright (c) 1988, Microsoft Corp". Verdict, c'est du Microsoft C 5.1. Et sans ce détail, il n'avait aucune chance de générer exactement la même séquence d'instructions que le binaire d'origine.

Et puis il y a ce petit détail que j'adore... En fait, le mec fait une reconstruction "bug-for-bug". En gros, les bugs du jeu de 1989 doivent rester. Ainsi, si dans la version originale votre avion se met à tomber vers le ciel quand il est à l'envers et en panne de carburant, et bien il doit continuer à tomber vers le ciel... Même comportement, mêmes défauts, mêmes sensations qu'à l'époque.

Mais alors, d'où ça lui vient, cette obsession ?

Eh bien comme nous tous, de ses jeunes années de passion dévorante avec l'informatique, quand il était scotché à son premier 386 et qu'il a découvert là son premier monde ouvert sur son ordinateur. Et ce truc lui est resté... Développeur C/C++ le jour, dingue de MS-DOS et de reverse engineering la nuit, comme il le résume lui-même sur son site. Il a lancé ce projet de recompilation en 2022 et avoue que le rythme actuel le dépasse un peu aujourd'hui...

Mais c'est ce genre de "missions de vie" qui a déjà sauvé d'autres classiques. Je pense par exemple à Mario 64 qui a été décompilé au point de tourner aujourd'hui dans un navigateur , et plein de vieux jeux DOS ne survivent que parce que des passionnés s'en occupent un par un, un peu comme l'ont fait les ancêtres nés avant l'an 2000 (je me mets dans le lot, 1982 FTW! les gars !).

Un petit mot quand même pour les futurs testeurs, parce que ce n'est pas tout à fait du plug-and-play... La version reconstruite ne passe pas par l'écran de configuration d'origine car elle part du principe que vous êtes en affichage MCGA/VGA, sans son et sans joystick. Donc pas la peine de régler votre Roland MT-32 virtuel, ça démarre direct au manche. Et pour signaler un souci, une capture via Ctrl+F5 dans DOSBox + une description de ce qui se passait avant le plantage et c'est réglé.

Voilà, si une copie traîne dans vos archives, allez voir son appel et reprenez les commandes.

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  • Windows NT sur GameCube - Parce que pourquoi pas
    La GameCube, on la connaît pour avoir fait tourner la meilleure version de Smash Bros et pour son look de petit cube vaguement "rectangulaire". Mais on ne la connait pas vraiment pour faire tourner un système d'exploitation de bureau du milieu des années 90. Et pourtant, une bande de bidouilleurs emmenée par Rairii (alias Wack0), épaulé par NTx86 et stonedDiscord, s'est amusée à virer les jeux pour loger un vrai Windows NT là-dedans. Oui, le vrai NT de Microsoft. Merveilleux non ? Et le plus be

Windows NT sur GameCube - Parce que pourquoi pas

Par : Korben ✨
19 juin 2026 à 09:29

La GameCube, on la connaît pour avoir fait tourner la meilleure version de Smash Bros et pour son look de petit cube vaguement "rectangulaire". Mais on ne la connait pas vraiment pour faire tourner un système d'exploitation de bureau du milieu des années 90.

Et pourtant, une bande de bidouilleurs emmenée par Rairii (alias Wack0), épaulé par NTx86 et stonedDiscord, s'est amusée à virer les jeux pour loger un vrai Windows NT là-dedans. Oui, le vrai NT de Microsoft.

Merveilleux non ?

Et le plus beau, c'est que ce n'est même pas de l'émulation, c'est carrément un portage natif. Le truc que j'ignorais, c'est qu'à une époque Microsoft avait sorti une version PowerPC de Windows NT, du temps où le système supportait encore des architectures un peu exotiques. Or la GameCube tourne justement sur un processeur PowerPC, le fameux Gekko.

Les deux étaient donc faits pour se rencontrer, et il ne manquait qu'un type assez taré pour les marier. Le projet s'appelle entii-for-workcubes , et il ne s'arrête pas à la GameCube. Vous pouvez aussi le booter sur une Wii, sur une Wii Mini (qui réclame quand même un petit hardmod pour la carte SD), et même dans le mode vWii de la Wii U.

Petit retour en arrière quand même pour les plus jeunes... Dans les années 90, Windows NT n'était pas du tout le truc Windows-x86-only qu'on connaît aujourd'hui. Il tournait sur MIPS, sur DEC Alpha, sur PowerPC, parce que Microsoft voulait un OS portable, qui ne soit pas marié à un seul fabricant de puces. L'histoire a tranché en faveur du x86 et tout le reste est tombé dans l'oubli. Sauf que ces vieux binaires PowerPC existent toujours, et c'est ce qui rend ce hack possible 25 ans plus tard.

Pour l'installer, vous balancez une image ISO de NT 3.51 ou 4.0 sur une carte SD, vous chargez le loader via Swiss sur GameCube ou via le Homebrew Channel sur Wii, et vous vous laissez guider par l'installeur de NT comme en 1996.

C'est une version assez dégradée, mais parfaitement fonctionnelle de l'expérience poste de travail d'époque. Le seul vrai casse-tête, c'est la saisie. La GameCube n'a jamais eu de clavier digne de ce nom, donc il faut ruser avec des méthodes de saisie à la manette. À moins de mettre la main sur une de ces rarissimes manettes GameCube qui planquaient un clavier complet en plein milieu. Oui oui, ça a vraiment existé.

Maintenant, ne vous attendez pas non plus à un miracle car tout ne fonctionne pas. Pas de réseau, pas de son non plus. Et le bus EXI est lent de fou, donc ça traîne franchement sur les accès disque côté GameCube. Le pilote graphique GDI tourne également avec du code pas optimisé pour un sou, le branchement à chaud de l'USB n'est pas géré, et le système peut planter au redémarrage de temps en temps. Bref, c'est un poste de travail des années 90 sur un jouet des années 2000, avec les compromis qui vont avec.

À noter d'ailleurs que ce hack n'est pas tout frais, la dernière version date de mars 2025. C'est juste qu'il refait surface en ce moment, et je pense qu'il le mérite. La Dreamcast affichait fièrement "Compatible with Microsoft Windows CE" imprimé sur sa coque, la GameCube vient de la rattraper par la petite porte. Et détourner une console pour lui faire avaler un OS qui n'a rien à y faire, ça reste un grand classique, avec le hack qui a fait tourner Linux sur la PS5 et tous ceux qui font tourner Half-Life sur un Nokia de 2007 ou un jeu Mega Drive depuis un vinyle ...

Évidemment, faire tourner Windows NT sur une GameCube ça ne sert strictement à rien, à part pour le challenge et la frime, ça présente donc peu d'intérêt, mais c'est rigolo de voir que ça reste possible. Et c'est pour ça aussi que j'adore ça !

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  • Super Mario 64 enfin sur Nintendo DS avec un mode coop
    À tous les nostalgiques de la Nintendo 64 et notamment de Super Mario 64, j'ai un petit truc cool à vous montrer. Tobi Friedly vient de sortir un portage du jeu sur Nintendo DS, et pas n'importe lequel, puisque celui-ci tourne sur la vraie console de 2004, et pas seulement sur la DSi qui embarquait quatre fois plus de mémoire vive. Et comme si ça suffisait pas, il y a même mis un mode deux joueurs. C'est vrai que le truc qui coince d'habitude, c'est que la DS originale n'a pas assez de RAM pour

Super Mario 64 enfin sur Nintendo DS avec un mode coop

Par : Korben ✨
19 juin 2026 à 08:51

À tous les nostalgiques de la Nintendo 64 et notamment de Super Mario 64, j'ai un petit truc cool à vous montrer. Tobi Friedly vient de sortir un portage du jeu sur Nintendo DS, et pas n'importe lequel, puisque celui-ci tourne sur la vraie console de 2004, et pas seulement sur la DSi qui embarquait quatre fois plus de mémoire vive. Et comme si ça suffisait pas, il y a même mis un mode deux joueurs.

C'est vrai que le truc qui coince d'habitude, c'est que la DS originale n'a pas assez de RAM pour charger toute la ROM du jeu d'un coup. Tobi a donc contourné le problème en faisant streamer les assets à la demande via NitroFS , le système de fichiers des cartouches DS.

Du coup, au lieu de tout balancer en mémoire d'un bloc, le jeu va piocher les niveaux et les textures au fur et à mesure qu'il en a besoin. C'est grâce à cette méthode ingénieuse qu'il a pu débloquer son portage sur la vraie DS, là où le portage précédent de Hydr8gon restait coincé sur DSi faute de place.

C'est d'ailleurs grâce au boulot de Hydr8gon que Tobi a construit le sien, en le modifiant et en l'adaptant suffisamment pour qu'il tourne sur tous les modèles de DS.

Au passage il a rebouché aussi deux bugs qui traînaient, et maintenant le jeu est finissable à 120 étoiles, et le son fonctionne enfin (avant c'était silence radio). La stabilité générale a aussi pris un bon coup de polish.

Le mode multijoueur, lui, réclame deux DS, chacune avec sa propre copie du jeu. C'est du coop local, parfait pour explorer le château à deux ou juste pour déconner ensemble, entre moustachus, dans un niveau de Mario.

Attention quand même, ce n'est pas un fichier .nds prêt à double-cliquer. Faut dumper vous-même la ROM de votre propre cartouche Super Mario 64, puis compiler le truc via Docker. Si vous bidouillez un peu l'émulation ou si vous utilisez des cartouches de type flashcart, vous savez que c'est le prix d'entrée habituel pour ce genre de projet de décompilation, notamment pour rester du bon côté niveau droits.

Super Mario 64, faut dire, c'est un peu le terrain de jeu favori de la scène decomp... on l'a déjà vu débarquer sur PlayStation 1 dans un sacré bordel technique, tourner en coop et en 4K sur PC avec SM64CoopDX, et on sait même que le jeu gaspillait joyeusement la mémoire de la N64 à l'origine grâce à ce genre de portage.

Si le projet vous intéresse, tout est sur le GitHub de Tobi Friedly .

Et si votre vieille DS a rendu l'âme, un émulateur comme melonDS fera tout aussi bien l'affaire.

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  • MOTHER 1 sur SNES - le remake que Nintendo n'a jamais fait
    EarthBound Beginnings Remake est à l'origine un projet entre potes qui traine depuis 19 ans et qui youpi !, vient enfin de voir le jour ! Il s'agit d'un ROM hack mené par un certain Gabbls, qui recrée MOTHER, le tout premier jeu de la série EarthBound, en 16-bit sur le même moteur que celui d'origine. Le projet avait été lancé en 2007 par une légende du milieu, Clyde Mandelin, alias Tomato, cofondateur de Starmen.Net et surtout l'homme derrière la fameuse traduction fan de MOTHER 3. Pour jouer à

MOTHER 1 sur SNES - le remake que Nintendo n'a jamais fait

Par : Korben ✨
16 juin 2026 à 08:41

EarthBound Beginnings Remake est à l'origine un projet entre potes qui traine depuis 19 ans et qui youpi !, vient enfin de voir le jour ! Il s'agit d'un ROM hack mené par un certain Gabbls, qui recrée MOTHER, le tout premier jeu de la série EarthBound, en 16-bit sur le même moteur que celui d'origine. Le projet avait été lancé en 2007 par une légende du milieu, Clyde Mandelin, alias Tomato, cofondateur de Starmen.Net et surtout l'homme derrière la fameuse traduction fan de MOTHER 3.

Pour jouer à ce jeu, ça se passe sur le site officiel du projet . Vous arrivez avec votre propre ROM d'EarthBound (la version SNES, achetée légalement hein), vous la glissez dans le patcher intégré au site , et hop, vous récupérez MOTHER 1 relooké aux petits oignons. C'est un jeu 8-bit redessiné en 16-bit, avec de nouveaux sprites poussés directement dans la ROM du jeu. Et comme le patch est au format BPS, si vous préférez le bidouiller à la main avec un outil comme Flips, c'est possible aussi. Y'aura aucune ligne de code à toucher.

Et pour bien saisir pourquoi c'est un petit événement et pourquoi je vous en parle, faut remonter un peu le fil de toute cette histoire...

Car si vous êtes un ancien comme moi, vous connaissez forcément MOTHER, ce RPG culte sorti en 1989 sur Famicom, donc au Japon uniquement. Nintendo en avait préparé une version occidentale baptisée Earth Bound vers 1990, sauf qu'elle a été annulée et n'a jamais atterri dans les boutiques. Le jeu a alors fini par fuiter en version prototype, avec la traduction anglaise officielle que Nintendo avait remisé au placard, et c'est la communauté qui l'a alors ensuite rebaptisé EarthBound Zero, avant de ressortir officiellement en 2015, uniquement sur la Console Virtuelle de la Wii U.

Bref, petite précision pour les non-initiés : MOTHER c'est ce tout premier épisode, à ne pas confondre avec EarthBound qui est sa suite sortie sur SNES (MOTHER 2 au Japon), celle que vous connaissez sûrement grâce à Ness dans Smash Bros. Et ce MOTHER-là, c'est un espèce de jeu maudit que Nintendo a laissé moisir durant 25 ans.

Du coup, voir ses fans lui offrir le remake 16-bit que Nintendo n'a jamais fait, c'est chouette. Y'a quand même eu 3 équipes différentes qui se sont relayés sur le projet jusqu'à hier, date de sortie de ce remake.

Mais ce n'est pas tout car en plus, l'équipe balance un patch compagnon baptisé EarthBound: Giygas Strikes Back avec pour idée de proposer un patch pour le jeu d'origine qui apporte uniquement les améliorations de confort qu'ils ont ajoutées au remake. Donc les achats groupés, le bouton pour courir, + quelques bugs corrigés au passage. Soit de quoi rejouer à l'EarthBound original sans les petites frictions d'époque. Il y a même une jaquette façon boîte SNES signée BigSharkZ et un guide complet en couleur en préparation... tant qu'à faire les choses proprement, autant y aller à fond !

Si vous vous intéressez au rétro gaming ou aux ROM hacks, ça devrait donc vous plaire. Dans le même esprit, jetez aussi un œil au hack qui transforme Zelda en Super Mario ou au superbe hack de Super Mario Kart . Et moi de mon côté, je suis toujours en train de bosser sur mon recompilateur de roms pour mes patreons d'amour, et ça fonctionne plutôt pas mal... J'ai hâte de vous montrer ça.

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  • Lego Batman - Un easter egg Commodore 64 BASIC caché dedans
    Cabel Sasser, le boss de Panic Inc. (les gars derrière Coda, Nova et la fameuse Playdate ), vient de tomber sur un easter egg complètement génial dans LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight, le jeu sorti fin mai 2026. Et ce qu'il a découvert, c'est un petit programme Commodore 64 en BASIC affiché à l'écran sur l'ordi de Batman. Du vrai BASIC qui s'exécute vraiment si vous le retapez sur la vieille bécane de 1982, celle qui a été vendue, je le rappelle, à 17 millions d'unités, avec son CPU MOS 65

Lego Batman - Un easter egg Commodore 64 BASIC caché dedans

Par : Korben ✨
9 juin 2026 à 16:13

Cabel Sasser, le boss de Panic Inc. (les gars derrière Coda, Nova et la fameuse Playdate ), vient de tomber sur un easter egg complètement génial dans LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight, le jeu sorti fin mai 2026.

Et ce qu'il a découvert, c'est un petit programme Commodore 64 en BASIC affiché à l'écran sur l'ordi de Batman. Du vrai BASIC qui s'exécute vraiment si vous le retapez sur la vieille bécane de 1982, celle qui a été vendue, je le rappelle, à 17 millions d'unités, avec son CPU MOS 6510 cadencé à 1 MHz et ses 64 ko de RAM. Le programme, une fois lancé, dessine un sprite Batman qui rebondit aux quatre coins de l'écran, façon économiseur d'écran DVD des années 2000 (vous voyez le délire, le petit logo qui galère à taper pile dans le coin ?).

Et voici le code retranscrit ligne par ligne par Andy Baio de Waxy :

10 V=53248:POKE V+21,0:X=120:Y=120:POKE V+4,X:POKE V+5,Y:POKE V+21,4
11 POKE 2042,13:POKE 53277,15:POKE 53289,7
20 FOR N=0 TO 62:READ Q:POKE 832+N,Q:NEXT:DX=7:DY=3
30 X=X+DX:IF X>255 THEN X=255:DX=-DX
31 IF X<65 THEN X=65:DX=-DX
35 Y=Y+DY:IF Y>200 THEN Y=200:DY=-DY
36 IF Y<65 THEN Y=65:DY=-DY
40 POKE V+4,X:POKE V+5,Y:GOTO 30
200 DATA 0,0,0, 0,0,0, 12,68,96, 56,108,56, 120,124,60, 120,124,60
207 DATA 252,124,126, 255,255,254, 255,255,254, 255,255,254
211 DATA 143,255,226, 7,255,192, 3,255,128, 2,124,128
215 DATA 0,56,0, 0,56,0, 0,16,0, 0,16,0, 0,0,0, 0,0,0, 0,0,0
RUN

Pour ceux qui n'ont pas touché à un C64 depuis +40 ans, V=53248, c'est l'adresse du registre VIC-II (le chip graphique du Commodore, voisin direct du fameux chip son SID 6581 qui faisait pleurer les fans de Rob Hubbard), POKE 2042,13 ça pointe vers les données sprite, et les lignes 200-215 contiennent les 63 octets qui dessinent la silhouette du chevalier noir.

Ensuite, le reste, c'est juste de la physique d'arcade hyper basique : tu déplaces, tu rebondis aux bords, GOTO 30, et ça boucle. Douze lignes, et ça fait le job. Bon, à comparer avec les dizaines de mégaoctets que pèse le moindre runtime Unity d'aujourd'hui, ça dénote un peu. Puis c'est pas du vibe codé ça ma bonne dame... (quoique ?)

Après si vous voulez essayer, faudra taper le code à la main parce que le copier-coller n'existait pas en BASIC d'époque, donc n'oubliez pas qu'une seule virgule de travers dans les lignes DATA aura pour effet de transformer Batman en bouillie de pixels.

Et si vous voulez tester sans aller déterrer votre vieux C64 au grenier (ou sans le réveiller à coup d'alim USB-C moderne ), Krisztián Tóth a sorti un émulateur Commodore 64 qui tourne directement dans le navigateur , ça s'appelle ty64. J'ai préféré le tester là dessus plutôt que de réinstaller VICE, parce que c'est plus rapide et que ça évite de polluer la machine. Vous recopiez le code, vous tapez RUN, et Batman se met à rebondir sur votre écran comme si vous étiez en 1982.

Les animateurs Lego qui glissent du vrai BASIC dans un blockbuster en 2026 plutôt qu'une simple texture qui imite l'écran, j'adoooore ce niveau de détail. C'est totalement dans la même veine que Valve qui a planqué un Wilhelm Scream dans le Steam Controller .

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  • Il affiche du web moderne sur un Mac vieux de vingt-cinq ans
    Faire s'afficher un site en HTTPS sur une machine qui tournait déjà sous Mac OS 9, le système d'exploitation d'Apple antérieur à Mac OS X, relevait jusqu'ici de l'impossible, et c'est pourtant ce qu'a réussi un développeur connu sous le pseudonyme mplsllc avec un projet baptisé MacSurf. MacSurf est un portage de NetSurf, un navigateur web léger et open-source déjà connu sur d'autres plateformes anciennes, adapté cette fois aux vieux Mac équipés d'un processeur PowerPC, l'architecture qu'Apple a

Il affiche du web moderne sur un Mac vieux de vingt-cinq ans

30 mai 2026 à 10:13

Faire s'afficher un site en HTTPS sur une machine qui tournait déjà sous Mac OS 9, le système d'exploitation d'Apple antérieur à Mac OS X, relevait jusqu'ici de l'impossible, et c'est pourtant ce qu'a réussi un développeur connu sous le pseudonyme mplsllc avec un projet baptisé MacSurf.

MacSurf est un portage de NetSurf, un navigateur web léger et open-source déjà connu sur d'autres plateformes anciennes, adapté cette fois aux vieux Mac équipés d'un processeur PowerPC, l'architecture qu'Apple a employée pendant des années avant de basculer vers les puces Intel au milieu des années 2000.

Ces premiers PowerPC occupent une position un peu ingrate dans l'histoire d'Apple, puisqu'ils sont trop anciens pour faire tourner Mac OS X comme leurs successeurs en G3, ce qui les avait jusqu'ici condamnés à un web figé sur les standards du début des années 2000, sans accès raisonnable aux sites d'aujourd'hui.

C'est précisément ce que MacSurf fait sauter, en gérant le CSS3, le JavaScript ES5 et les images PNG avec transparence, soit de quoi afficher convenablement des pages pensées pour des navigateurs récents, le tout démontré sur un iMac G3, ce fameux ordinateur tout-en-un au boîtier de plastique coloré translucide.

La partie la plus spectaculaire concerne la sécurité, puisque la version 1.3 a apporté la toute première implémentation native de TLS 1.3 jamais réalisée sur Mac OS 9, TLS étant le protocole de chiffrement qui se cache derrière le petit cadenas des connexions HTTPS et qui empêche quiconque d'intercepter ce que vous échangez avec un site.

Dans le détail, cette implémentation s'appuie sur la bibliothèque cryptographique BearSSL et sur la poignée de main définie par la norme RFC 8446, avec des algorithmes modernes comme ChaCha20-Poly1305 et AES-128-GCM, alors que la mouture 1.3.1 a ajouté plusieurs courbes elliptiques récentes, dont X25519 et les classiques P-256 et P-384.

Tout cela a été développé avec les outils d'époque de la plateforme, à savoir l'environnement CodeWarrior, l'API Carbon, le moteur graphique QuickDraw et la pile réseau Open Transport, sans la moindre émulation, puisqu'il s'agit d'un vrai logiciel natif compilé directement pour ces machines.

Il ne faut évidemment pas s'attendre à un équivalent de Chrome, et mplsllc prévient lui-même que les sites exigeant les tout derniers standards risquent de coincer sur sa création, qui reste un navigateur fonctionnel plus qu'une bête de course.

Pour ceux qui voudraient essayer, le code source ainsi que des binaires prêts à installer sont disponibles sur GitHub , et le projet dispose même de son propre site.

Faire entrer le web chiffré d'aujourd'hui dans une machine de vingt-cinq ans, alors que l'industrie laisse mourir des systèmes plus récents, c'est une bidouille qui force le respect.

Source : Hackaday

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  • Autopsie d'une résistance carbone vintage
    CuriousMarc, un youtubeur connu pour ses restaurations d'équipements électroniques d'époque, est tombé sur un cas intéressant lors de la réparation d'un oscilloscope Metrix vintage. Après avoir changé tous les condensateurs (un "recap" en jargon, opération de routine sur les vieux équipements dont les condos sèchent avec le temps), l'appareil refusait toujours de fonctionner correctement. Coupable identifié : une résistance carbone de 20 kΩ qui mesurait 0,843 MΩ au multimètre. Soit 42 fois sa va

Autopsie d'une résistance carbone vintage

28 mai 2026 à 14:22

CuriousMarc, un youtubeur connu pour ses restaurations d'équipements électroniques d'époque, est tombé sur un cas intéressant lors de la réparation d'un oscilloscope Metrix vintage.

Après avoir changé tous les condensateurs (un "recap" en jargon, opération de routine sur les vieux équipements dont les condos sèchent avec le temps), l'appareil refusait toujours de fonctionner correctement. Coupable identifié : une résistance carbone de 20 kΩ qui mesurait 0,843 MΩ au multimètre. Soit 42 fois sa valeur d'origine.

Visuellement, la résistance n'avait absolument rien de suspect. Pas de fissure, pas de brûlure, pas de décoloration. Du coup, plutôt que la jeter et passer à autre chose, Marc a décidé de l'ouvrir pour comprendre ce qui s'était passé à l'intérieur.

L'opération a demandé pas mal de patience. Avec du papier de verre, il a poncé l'enveloppe extérieure couche par couche jusqu'à atteindre le cœur du composant.

Et là, surprise : ces vieilles résistances "composition carbone" sont en réalité de petits tubes en verre remplis d'une pâte conductrice à base de carbone, avec deux contacts métalliques aux extrémités. Une construction très différente des résistances modernes, qui consistent en une simple couche de carbone ou de métal déposée sur un substrat.

La cause de la défaillance était finalement assez prosaïque : le contact entre les terminaux métalliques et la pâte carbonée s'est dégradé avec le temps. Pas de cause improbable donc, juste un vieillissement classique d'un composant qui a plus de cinquante ans. Les pâtes carbonées de l'époque vieillissaient mal, surtout quand elles avaient passé leur vie dans un appareil exposé à la chaleur et à l'humidité.

Pour les amateurs de restauration vintage, c'est un rappel utile : si vous tombez sur un comportement bizarre après un recap, ne cherchez pas la panne uniquement dans les composants visiblement endommagés. Une résistance qui a l'air parfaitement saine peut avoir dérivé de plusieurs ordres de grandeur, sans aucun signe extérieur. Le seul vrai test, c'est le multimètre.

C'est aussi l'occasion de découvrir que les composants d'époque étaient construits très différemment de leurs équivalents modernes. C'est plus fragile, moins précis, et clairement moins photogénique. Mais ça fait partie du charme de la restauration : à chaque appareil ouvert, on tombe sur un vestige d'ingénierie qu'on ne reverra plus jamais en production.

Source : Hackaday

  • ✇Korben
  • Une console rétro "Lenovo" à 72 dollars, bourrée de ROMs Nintendo piratées
    Une console de jeu portable estampillée Lenovo est apparue sur AliExpress à environ 72 dollars, et elle a un détail embarrassant : elle est livrée avec des milliers de jeux Nintendo piratés préinstallés. Le genre de produit qu'on prendrait pour une contrefaçon. Sauf que non. Interrogé sur cette G02, Lenovo a confirmé que la console est bien officielle. C'est ce qu'on appelle un produit en marque blanche : Lenovo n'a pas conçu l'appareil, mais a accordé une licence d'utilisation de son nom à un f

Une console rétro "Lenovo" à 72 dollars, bourrée de ROMs Nintendo piratées

22 mai 2026 à 09:25

Une console de jeu portable estampillée Lenovo est apparue sur AliExpress à environ 72 dollars, et elle a un détail embarrassant : elle est livrée avec des milliers de jeux Nintendo piratés préinstallés. Le genre de produit qu'on prendrait pour une contrefaçon. Sauf que non.

Interrogé sur cette G02, Lenovo a confirmé que la console est bien officielle. C'est ce qu'on appelle un produit en marque blanche : Lenovo n'a pas conçu l'appareil, mais a accordé une licence d'utilisation de son nom à un fabricant tiers, via un accord régional réservé au marché chinois.

La G02 ne fait pas partie du catalogue mondial de Lenovo, mais elle porte bel et bien son logo, en toute légalité côté marque. C'est un modèle courant : une marque connue loue son nom, un fabricant local s'occupe du reste.

Le problème, c'est ce qu'il y a dedans. La console démarre avec le branding Lenovo, puis donne accès à des milliers de ROMs, ces copies de jeux rétro, en grande majorité des titres Nintendo.

Et là, plus de zone grise : il est hautement improbable que ces jeux soient sous licence. Nintendo est sans doute l'éditeur le plus féroce de l'industrie quand il s'agit de défendre sa propriété intellectuelle, et la firme a déjà fait fermer des dizaines de projets d'émulation à coups d'avocats.

Pour l'acheteur, l'affaire est presque trop belle : une machine de rétrogaming à 72 dollars, le logo d'un géant de l'informatique, et une ludothèque entière offerte. Sauf que cette ludothèque, personne ne l'a payée aux ayants droit.

Et la console continue de se vendre tranquillement sur AliExpress, accessible aux acheteurs chinois comme au reste du monde.

Du coup, Lenovo se retrouve dans une position franchement inconfortable. Son nom, validé par un contrat officiel, s'affiche sur un appareil qui distribue du jeu piraté à l'échelle industrielle. C'est précisément le risque du modèle de la marque blanche : vous touchez une redevance pour prêter votre logo, mais vous ne contrôlez pas toujours ce que le partenaire met dans la boîte.

Quelque part en Asie, un service juridique doit déjà transpirer.

Source : Tom's Hardware

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  • Virtual OS Museum - 1700 OS de 1948 à nos jours dans une VM
    Windows 1.0, le System 6 d'Apple, NeXTSTEP, Multics... Tous ces OS que vous croyiez disparus, hé bien aujourd'hui vous pouvez les rebooter sans avoir à ressortir le moindre vieux matos de votre grenier ! Le bureau de NeXTSTEP 3.3, l'OS de NeXT, la boîte montée par Steve Jobs après Apple Et ça c'est grâce à Andrew Warkentin qui a rassemblé plus de 1700 systèmes pré-installés, soit des centaines d'OS différents une fois comptées toutes leurs versions, dans son Virtual OS Museum . Ça remonte jusqu

Virtual OS Museum - 1700 OS de 1948 à nos jours dans une VM

Par : Korben ✨
19 mai 2026 à 22:05

Windows 1.0, le System 6 d'Apple, NeXTSTEP, Multics... Tous ces OS que vous croyiez disparus, hé bien aujourd'hui vous pouvez les rebooter sans avoir à ressortir le moindre vieux matos de votre grenier !

Le bureau de NeXTSTEP 3.3, l'OS de NeXT, la boîte montée par Steve Jobs après Apple

Et ça c'est grâce à Andrew Warkentin qui a rassemblé plus de 1700 systèmes pré-installés, soit des centaines d'OS différents une fois comptées toutes leurs versions, dans son Virtual OS Museum . Ça remonte jusqu'au Manchester Baby de 1948 (avec l'ancêtre du premier OS), et se termine avec les bêtas de Longhorn côté Windows.

LisaDraw sur Apple Lisa Office System 3.1, une interface graphique de 1983

Pour découvrir tout ça, il vous faudra installer une grosse appli Linux qui sert de lanceur. Ensuite, vous cherchez un système, vous filtrez par catégorie, vous double-cliquez, et hop, le vieux bestiau démarre dans son émulateur, déjà configuré. Ça s'appuie sur QEMU, VirtualBox ou UTM, avec des snapshots pour pouvoir revenir en arrière sans rien perdre. Deux formats du musée virtuel sont proposés au choix : La version complète à environ 170 Go qui fonctionne hors-ligne (de quoi faire suer votre SSD ^^), ou la version lite à 20 Go qui pioche les images à la demande. Y'a pas de torrent, c'est que du téléchargement direct, donc à quelques Mo/s, prévoyez la nuit pour récupérer ça.

Mais surtout derrière ce projet d'Andrew Warkentin, y'a vingt ans de collecte. Andrew bricole des émulateurs et archive des images disque depuis le milieu des années 2000, et il voulait juste rendre tout ça accessible d'un coup. Son idée c'était de rendre accessible le plus possible de cette histoire des OS qui a été préservée un peu partout.

IRIX 6.5 de Silicon Graphics, le Unix des stations graphiques SGI

C'est du x86-64 pour l'instant (de l'ARM est prévu de ce que j'ai compris), et la licence ne couvre que le lanceur, les scripts et les métadonnées, en non-commercial uniquement.

Après, les vieux Windows ou Mac OS, eux, restent dans le flou juridique habituel de l'abandonware, que les archivistes pratiquent sans que ça vaille pour autant autorisation des ayants droit. Et non, tout n'est pas magique, puisque certains vieux systèmes réclament encore des réglages à la main.

Plan 9 des Bell Labs et son éditeur acme, l'OS pensé pour l'après-Unix

Mais perso, je trouve que ça vaut largement le détour. Maintenant, si les collections préconfigurées vous parlent, c'est la même philosophie que Retro-eXo côté jeux DOS et Windows, ou que ces émulateurs DOS dans le navigateur , version OS complets cette fois !

Bref, si fouiller dans presque 80 ans d'informatique vous tente, c'est sur virtualosmuseum.org .

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  • Il fait tourner Windows CE sur une Nintendo 64, et ça marche pour de vrai
    Un développeur connu sous le pseudo ThroatyMumbo a réussi à porter Windows CE 2.11, un Windows allégé que Microsoft avait sorti à la fin des années 90 pour les petits assistants personnels et certains routeurs, sur une vraie console Nintendo 64 On ne parle pas d'un émulateur ici, mais bien d'une N64 qui démarre sur un vrai bureau Windows, avec sa barre des tâches, son explorateur de fichiers et la possibilité de lancer des programmes CE. Pour bien comprendre le délire, il faut savoir que la

Il fait tourner Windows CE sur une Nintendo 64, et ça marche pour de vrai

17 mai 2026 à 11:35

Un développeur connu sous le pseudo ThroatyMumbo a réussi à porter Windows CE 2.11, un Windows allégé que Microsoft avait sorti à la fin des années 90 pour les petits assistants personnels et certains routeurs, sur une vraie console Nintendo 64

On ne parle pas d'un émulateur ici, mais bien d'une N64 qui démarre sur un vrai bureau Windows, avec sa barre des tâches, son explorateur de fichiers et la possibilité de lancer des programmes CE.

Pour bien comprendre le délire, il faut savoir que la N64 et Windows n'ont pas grand chose en commun. La console utilise un processeur MIPS et un système maison signé Nintendo. Windows CE, c'est l'inverse : un système Microsoft conçu pour tourner sur des appareils embarqués comme les assistants personnels.

Sauf que les deux mondes se croisent sur deux points clés. Windows CE tournait déjà sur des puces MIPS à l'époque, et il était conçu pour vivre avec à peine 1 Mo de RAM, ce qui correspond pile aux capacités de la N64. ThroatyMumbo s'est inspiré de l'IBM Workpad Z50, un ancien assistant qui tournait sous CE sur du MIPS, pour se dire que le portage était techniquement faisable.

Côté méthode, le kernel Windows CE d'origine n'est pas modifié. Tout le travail est dans la couche d'abstraction matérielle, la fameuse HAL, qui sert d'interface entre le système et le matériel. Le développeur a écrit la sienne de zéro pour la N64 : démarrage, gestion des interruptions, du timing, de l'affichage.

Le contrôleur N64 devient une souris (le bouton A pour clic gauche, le B pour clic droit, logique). L'EverDrive-64 X7, une cartouche qui fait office de lecteur SD, sert de disque dur. Et le son passe par la puce audio d'origine de la console.

Ce qui marche est franchement bluffant : déplacer les fenêtres, fermer une boîte de dialogue, naviguer dans les fichiers, lancer des exécutables CE tiers, et même afficher une démo 3D qui utilise la puce graphique de la console. Ce qui ne marche pas : pas de clavier physique, pas de réseau, et il faut le SDK Windows CE 2.11 de Microsoft, qui n'est plus commercialisé depuis longtemps.

Aucune utilité concrète, évidemment. Personne ne va remplacer Mario Kart 64 par Word pour Windows CE. Mais c'est rigolo, et permet de prouver qu'on peut faire un truc complètement absurde, juste parce que c'est techniquement intéressant.

Source : Hackaday

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  • La folle histoire de la 3DO Blaster, ressuscitée dans un musée
    En 1994, Creative Labs, le fabricant des fameuses cartes son Sound Blaster, a sorti un truc complètement fou : la 3DO Blaster, une carte ISA (le format d'extension standard des PC de l'époque) qui contenait littéralement une console 3DO entière, prête à être greffée dans un PC 386 ou 486. Tous les composants graphiques et audio de la machine y étaient embarqués. Le PC servait juste d'écran et de boîtier. Le prix à l'époque : 399,95 dollars, soit exactement le tarif d'une vraie console 3DO chez P

La folle histoire de la 3DO Blaster, ressuscitée dans un musée

16 mai 2026 à 11:25

En 1994, Creative Labs, le fabricant des fameuses cartes son Sound Blaster, a sorti un truc complètement fou : la 3DO Blaster, une carte ISA (le format d'extension standard des PC de l'époque) qui contenait littéralement une console 3DO entière, prête à être greffée dans un PC 386 ou 486.

Tous les composants graphiques et audio de la machine y étaient embarqués. Le PC servait juste d'écran et de boîtier. Le prix à l'époque : 399,95 dollars, soit exactement le tarif d'une vraie console 3DO chez Panasonic. L'idée commerciale était géniale.

The Retro Collective, un musée britannique dédié au matériel rétro, vient d'en recevoir une pour sa collection. Petit problème, la carte ne marchait que si on appuyait sur l'un de ses coins. C'est le genre de symptôme qui sent le faux contact, autrement dit des broches qui ne touchent plus le circuit imprimé. Un peu de fer à souder plus tard, plus quelques autres petites réparations, et la 3DO Blaster a retrouvé l'usage de la parole.

Pour rappel, la 3DO n'était pas exactement une console comme la PlayStation ou la Nintendo 64. C'était une spécification technique que les fabricants pouvaient utiliser pour construire leur propre machine.

Panasonic, Sanyo et Goldstar s'y sont collés. Sur le papier, le matériel tenait la route face à la première PlayStation. En pratique, le succès commercial n'a jamais suivi, faute de jeux marquants et avec un prix de lancement perché trop haut. La plateforme a végété puis disparu.

La Blaster avait en plus une bizarrerie qui n'a pas aidé à son adoption. Creative imposait un lecteur CD-ROM précis pour fonctionner, le CR-563, une variante maison d'un modèle Panasonic. Vous aviez la carte, le bon PC, mais le mauvais lecteur ? Tant pis. Mariage forcé pour qu'un produit déjà bancal trouve son public. Et comme il fallait aussi une Sound Blaster pour le son, la facture montait vite.

La carte est sortie aux États-Unis, au Royaume-Uni et en quelques marchés asiatiques, puis a quasiment disparu des radars. Aujourd'hui, en voir une en état de marche est rare.

Quand le musée fera tourner Shock Wave ou Gridders ce week-end devant les visiteurs, ce sera l'un des seuls endroits au monde où une 3DO Blaster sera de nouveau opérationnelle.

Bref, un produit absurde, un tarif absurde, un montage absurde. J'adore. D'ailleurs ça me donne envie de relancer des jeux 3DO sur ma Recalbox !

Source : Hackaday

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  • Wikipedia File Explorer - L'encyclopédie en mode Windows XP
    Wikipedia, vous connaissez ça par cœur j'imagine... Hé bien vous allez redécouvrir la plus connue des encyclopédies grâce à Sami Smith qui a lancé explorer.samismith.com , qui transforme quasiment toute l'encyclopédie en fenêtres d'explorateur de fichiers Windows XP. Les catégories sont présentées comme des dossiers, les articles s'ouvrent dans une fenêtre façon WordPad, et le menu Démarrer est là, fidèle à l'original. Vous double-cliquez sur l'icône Wikipedia du bureau, et vous tombez sur les g

Wikipedia File Explorer - L'encyclopédie en mode Windows XP

Par : Korben ✨
15 mai 2026 à 15:24

Wikipedia, vous connaissez ça par cœur j'imagine... Hé bien vous allez redécouvrir la plus connue des encyclopédies grâce à Sami Smith qui a lancé explorer.samismith.com , qui transforme quasiment toute l'encyclopédie en fenêtres d'explorateur de fichiers Windows XP. Les catégories sont présentées comme des dossiers, les articles s'ouvrent dans une fenêtre façon WordPad, et le menu Démarrer est là, fidèle à l'original.

Vous double-cliquez sur l'icône Wikipedia du bureau, et vous tombez sur les grandes catégories qui ont l'apparence des fameux petits dossiers jaunes : Art, Music, Sports, Academic disciplines, Economy...(oui c'est en anglais). Vous fouillez de dossier en dossier comme dans Mes Documents en 2003, et quand vous ouvrez un article, il s'affiche dans une fenêtre WordPad avec le petit lien "Open on Wikipedia" en bas. Tout Wikipedia est ainsi navigable de cette façon, sauf, d'après Sami, la centaine de pages qui n'ont encore aucune catégorie assignée.

Y'a aussi une icône Media, et là c'est Wikimedia Commons qui se transforme en explorateur d'images par catégorie. Vous voulez voir des bousiers ? Vous descendez dans commons/animals/insects_by_common_named_groups/dung_beetles et vous avez 47 objets, photos et vidéos comprises. Et un petit clic droit sur n'importe quelle image et vous pouvez la mettre en fond d'écran du faux bureau XP.

Et le projet ne s'arrête pas là puisqu'il y a aussi un Geofile Explorer, encore en chantier, pour explorer la Terre. Pour ce projet, Sami s'est inspiré des Wiki Files de Neal.fun , de Depths of Wikipedia , le nested d'Orteil , ou encore XP.css . Bref, c'est une déclaration d'amour pour le web chelou et les interfaces d'antan, comme je les aime !

Et si ce genre de capsule rétro vous parle, je vous avais aussi parlé des émulateurs DOS dans le navigateur ... c'est la même came nostalgique.

Voilà, c'est gratuit, ça tourne dans le navigateur, et c'est aussi inutile qu'indispensable (bisou à Jérôme Bonaldi, le GOAT !!). À découvrir ici : explorer.samismith.com !

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  • WorkBoy - Le PDA fantôme de la Game Boy
    En 1992, Eddie Gil de la boîte anglaise Source R&D et Frank Ballouz de Fabtek s'étaient mis en tête d'une chose : transformer la Game Boy en PDA. La console à pile AA de Nintendo avec son écran vert pissette devait, dans leurs rêves les plus fous, devenir l'agenda électronique des cadres dynamiques. Le projet s'appelait WorkBoy, et il a même été présenté au CES en 1992, puis... plus rien. Évaporé durant 28 ans. Jusqu'à ce qu'en 2020, Liam Robertson, le mec derrière DidYouKnowGaming , retrouv

WorkBoy - Le PDA fantôme de la Game Boy

Par : Korben ✨
6 mai 2026 à 13:47

En 1992, Eddie Gil de la boîte anglaise Source R&D et Frank Ballouz de Fabtek s'étaient mis en tête d'une chose : transformer la Game Boy en PDA. La console à pile AA de Nintendo avec son écran vert pissette devait, dans leurs rêves les plus fous, devenir l'agenda électronique des cadres dynamiques. Le projet s'appelait WorkBoy, et il a même été présenté au CES en 1992, puis... plus rien.

Évaporé durant 28 ans.

Jusqu'à ce qu'en 2020, Liam Robertson, le mec derrière DidYouKnowGaming , retrouve un prototype fonctionnel chez Frank Ballouz lui-même. Ballouz l'avait sur son étagère depuis trois décennies. Quand Robertson l'a contacté, il lui a lâché tranquillou : "Oh yeah, j'ai le WorkBoy derrière moi" et après 7 mois de relances, le proto est finalement arrivé dans les mains de Robertson pour être testé en vidéo :

Le WorkBoy, c'est un clavier QWERTY plus gros que la Game Boy elle-même, avec une cartouche dédiée qui se branche dans l'emplacement où d'ordinaire, on met les jeux. Et à l'intérieur du clavier, il y a une horloge, de la mémoire interne (la Game Boy n'en avait pas, c'était LE problème majeur de l'époque), ainsi que tout un OS de bureautique de poche.

Et au menu des fonctionnalités, on avait donc le droit à un calendrier, un répertoire téléphonique, un convertisseur d'unités (parce qu'en 1992 vous saviez jamais quand ce serait le moment de convertir des pieds en mètres en pleine réunion), une calculatrice, et même un traducteur multilingue.

Mais le clou du spectacle, c'est la carte du monde qui jouait... les hymnes nationaux en 8-bit ! Voilà, je crois que là, tout est dit ! Vous cliquez sur la France, et hop vous avez la Marseillaise version Tetris. Vous cliquez sur l'URSS, vous avez l'Internationale en mode bip-bip. C'était fou pour l'époque !!

Eddie Gil avait passé des années à peaufiner ce truc, et Ballouz utilisait son carnet d'adresses Nintendo (il avait été cadre chez Nintendo Of America du temps des bornes d'arcade) pour pousser le projet en interne. Le lancement était alors prévu pour décembre 1992... l'usine était prête et la certification quasi bouclée.

Et puis Nintendo a annoncé qu'ils allaient faire baisser le prix de la Game Boy !! C'était la cata car d'un coup, l'accessoire WorkBoy, à 90 dollars environ, devenait plus cher que la console qu'il était censé compléter !

Ballouz a refait ses calculs, a fait la grimace, et a annulé la production quelques mois avant le CES. Game over pour le projet. Et voilà comment pendant trois décennies, le seul souvenir tangible du projet, c'était quelques photos floues et une marque déposée.

Mais le truc cool suite à cette redécouverte, c'est que Robertson a aussi mis la main sur le code source du WorkBoy via le fameux Nintendo Gigaleak de 2020 (c'était une fuite massive des serveurs Nintendo qui a balancé pelle-mêle des ROMs prototypes, du code source, des trucs internes...).

Un anonyme sur Twitter lui a alors signalé qu'on pouvait choper la ROM en ligne. Robertson était mal à l'aise avec la source car c'était du code volé, mais bon, il a fini par graver le binaire sur une cartouche et réussi à faire tourner le proto.

Et là, surprise : le truc a fonctionné nickel. "C'est plus rapide que mon ancien smartphone", a balancé Robertson. Faut dire qu'en 1992, avoir une UI réactive sur un écran 160×144 pixels en 4 nuances de vert, c'était de l'orfèvrerie. À l'époque, les développeurs savaient optimiser leur code au cycle CPU près, et ça se voyait...

Par contre, le WorkBoy nécessitait obligatoirement le hardware physique pour fonctionner correctement car l'horloge et la mémoire interne sont dans le clavier et pas dans la cartouche. Du coup, l'émulation pure ne suffisait pas. C'est probablement pour ça qu'on n'en avait jamais entendu parler avant que Ballouz daigne sortir le sien du grenier.

Ce WorkBoy disparu était l'incarnation parfaite de cette ère charnière où on cherchait à entasser de la productivité dans tout ce qui avait un microprocesseur. Comme quoi, bien avant le PalmPilot (1996), dans la foulée du Psion 3 (sorti un an plus tôt), Nintendo et ses partenaires avaient donc déjà flairé le truc.

Source

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  • Un passionné a recréé l'Apple Lisa de 1983 dans un FPGA
    Voilà un projet qui sort un peu de l'ordinaire. Un développeur a passé huit mois à réimplémenter intégralement l'Apple Lisa, l'ordinateur lancé par Apple en 1983, à l'intérieur d'un FPGA. Le résultat tourne. Il charge le système d'exploitation Lisa OS et fait fonctionner les logiciels de l'époque comme à la sortie de la machine, sans la moindre puce d'origine. Juste une description matérielle Verilog/VHDL synthétisée sur une carte FPGA moderne. Pour ceux qui ne suivent pas le rétro-Apple, l'Appl

Un passionné a recréé l'Apple Lisa de 1983 dans un FPGA

6 mai 2026 à 11:12

Voilà un projet qui sort un peu de l'ordinaire. Un développeur a passé huit mois à réimplémenter intégralement l'Apple Lisa, l'ordinateur lancé par Apple en 1983, à l'intérieur d'un FPGA. Le résultat tourne.

Il charge le système d'exploitation Lisa OS et fait fonctionner les logiciels de l'époque comme à la sortie de la machine, sans la moindre puce d'origine. Juste une description matérielle Verilog/VHDL synthétisée sur une carte FPGA moderne.

Pour ceux qui ne suivent pas le rétro-Apple, l'Apple Lisa, c'est l'ancêtre direct du Macintosh. Premier ordinateur grand public d'Apple à intégrer une interface graphique avec souris, prévu pour les pros, mais vendu à un prix faramineux à l'époque (autour de 10 000 dollars de 1983), ce qui l'a tué commercialement avant que le Mac plus accessible vienne reprendre le flambeau l'année suivante.

Aujourd'hui, les Lisa qui marchent encore sont des objets de collection rares, surtout que les disques Twiggy d'origine étaient une catastrophe en termes de fiabilité.

Recréer la machine en FPGA permet de la faire vivoter sans dépendre de pièces qui n'existent plus, et c'est aussi un bel exercice de reverse engineering. Il faut bien bien comprendre le bus, le contrôleur graphique, les puces custom, les timings exacts, et tout retranscrire dans un langage de description matérielle.

Le développeur a documenté chaque sous-système au fil de la construction... On parle là d'un travail de fond qui ferait passer une thèse pour un travail dominical.

Le projet est documenté en vidéo. Le créateur explique chaque étape du portage, les bugs rencontrés (le Lisa avait un système de gestion mémoire inhabituel pour l'époque), et démontre l'ordinateur en train de tourner sur sa carte FPGA finale. Les fichiers du projet (sources Verilog, schémas, images de ROM) sont a priori disponibles pour les amateurs qui veulent reproduire la chose à la maison.

C'est chouette comme projet ! Le rétro-computing à coup de FPGA, c'est probablement la seule façon de garder vivantes des machines comme la Lisa pour les décennies qui viennent.

Source : YouTube

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  • Kawaii - La GameCube découpée au scalpel qui tient dans la poche
    Mackie Kannard-Smith vient de sortir Kawaii , une GameCube qui tient dans un porte-clés avec une vraie carte mère Nintendo dedans. Pas d'émulation ni de Raspberry Pi déguisé mais juste du silicium d'origine charcuté à mort pour rentrer dans 60 × 60 × 15,8 mm ! Pour vous donner une idée, c'est plus petit qu'une Game Boy Color et c'est le boîtier en alu bleu anodisé qui fait office de dissipateur thermique passif. Le truc tourne en réalité sur une carte mère de Wii sévèrement modifiée. Mackie a c

Kawaii - La GameCube découpée au scalpel qui tient dans la poche

Par : Korben ✨
6 mai 2026 à 07:37

Mackie Kannard-Smith vient de sortir Kawaii , une GameCube qui tient dans un porte-clés avec une vraie carte mère Nintendo dedans. Pas d'émulation ni de Raspberry Pi déguisé mais juste du silicium d'origine charcuté à mort pour rentrer dans 60 × 60 × 15,8 mm ! Pour vous donner une idée, c'est plus petit qu'une Game Boy Color et c'est le boîtier en alu bleu anodisé qui fait office de dissipateur thermique passif.

Le truc tourne en réalité sur une carte mère de Wii sévèrement modifiée. Mackie a choisi la Wii (sortie en 2006) plutôt que la GameCube d'origine, parce que la Wii partage la même architecture mais avec une finesse de gravure plus récente. Du coup, c'est plus facile à miniaturiser même si pour arriver à ses fins, il a dû appliquer une technique baptisée Omega Trim qui consiste à tronçonner la PCB multicouche au scalpel et à reconnecter chaque piste à la main avec du fil ultra-fin. Pas simple quand on a des gros doigts ^^.

L'encodeur AV est délocalisé, la NAND flash relogée ailleurs, et le processeur est sous-volté dynamiquement via un régulateur custom. Vous chargez alors les jeux sur une carte microSD qui est scellée à l'intérieur !

Alors pour changer de jeu, il n'y a pas d'autre choix que de littéralement désassembler la console. C'est pas top côté pratique mais comme c'est du prototype de l'extrême et pas une console destinée au grand public, je pense que ça passe ^^.

Et là où c'est bien fichu je trouve, c'est avec le dock magnétique composé de pogo-pins, de 4 ports manettes GameCube d'origine, d'un USB-C pour l'alim, et d'une sortie AV analogique. Comme ça vous posez simplement la console sur la base et vous vous retrouvez avec un setup de salon classique.

Côté température, sans ventilo externe, ça chauffe vite par contre. Le boîtier alu fait son boulot, mais y'a quand même des limites physiques qu'on ne peut pas changer... Donc impossible de l'utiliser trop longtemps sans y ajouter un refroidissement actif en plus (genre ventilo ou watercooling).

Après, vous le savez, j'adore ce genre d'exploit et ce n'est d'ailleurs pas le premier mod du genre que je vous présente. Je vous avais déjà parlé du Short Stack de loopj, qui réduisait une Wii au format d'un paquet de cartes. Et devinez quoi, loopj a aussi contribué à Kawaii !

En réalité, cette communauté de tarés du fer à souder se retrouve sur le forum BitBuilt , où ils s'échangent les techniques de découpe extrême depuis des années, alors si vous voulez vous lancer, c'est the place to be !

Les fichiers de conception de la console Kawaii sont publiés sur GitHub , mais Mackie prévient : y'a aucun guide de build, et la réplication est "extrêmement difficile". En clair, c'est pas un mod du dimanche.

Faut une station de soudage à l'air chaud, une loupe binoculaire, des nerfs en acier et une connaissance fine de l'architecture Wii. À vrai dire, c'est sûrement plus simple d'attendre qu'un mod commercial inspiré du projet sorte un jour (coucou la GameCube Mini qui sortira probablement un jour...). Maintenant, si vous voulez voir la bête en action, Macho Nacho Productions a sorti une review de 21 minutes qui fait bien le tour de la machine :

Bref, Kawaii ça sert à rien, c'est techniquement aberrant comme dirait l'autre, et c'est exactement pour ça que c'est classe !

Source

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