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  • Emails jetables - Yopmail et les meilleures alternatives européennes
    Vous devez tester un service en ligne et là, PAF 🥲 formulaire d'inscription 🥲 Ouiiiin !!! Et bien sûr, même si vous pouvez remplir tous les champs avec un tas de conneries, forcement à un moment, ça vous demande votre email. Et là, impossible d'y échapper... Heureusement pour éviter ça, il existe des services d'emails jetables et je vous propose qu'ensemble qu'on fasse un petit point dessus parce que ça a beaucoup bougé ces dernières années.. Yopmail , c'est un peu le vétéran du domaine. J'suis

Emails jetables - Yopmail et les meilleures alternatives européennes

Par : Korben
2 février 2026 à 08:57

Vous devez tester un service en ligne et là, PAF 🥲 formulaire d'inscription 🥲 Ouiiiin !!!

Et bien sûr, même si vous pouvez remplir tous les champs avec un tas de conneries, forcement à un moment, ça vous demande votre email. Et là, impossible d'y échapper... Heureusement pour éviter ça, il existe des services d'emails jetables et je vous propose qu'ensemble qu'on fasse un petit point dessus parce que ça a beaucoup bougé ces dernières années..

Yopmail , c'est un peu le vétéran du domaine. J'suis certain que vous le connaissez par cœur car ce site tourne quand même depuis 2004 (22 ans au compteur ! Comme mon site en fait !) et le principe c'est que vous choisissez un nom au pif, genre " monpseudo@yopmail.com ", et hop, vous avez une boîte mail temporaire. Pas d'inscription, pas de mot de passe, rien. Les messages restent 8 jours puis disparaissent et le truc cool c'est qu'ils ajoutent un nouveau domaine tous les jours pour éviter les blacklists, du coup y'a moins de chances que votre adresse jetable soit refusée.

Sauf que Yopmail a une limitation importante... En effet, n'importe qui peut accéder à votre boîte si il en devine le nom. J'ai testé avec "test123@yopmail.com" et effectivement, on tombe sur les mails de dizaines d'autres personnes qui ont eu la même idée... pas ouf pour du confidentiel. Côté envoi de mails, c'est un peu plus nuancé : vous ne pouvez pas initier une conversation vers l'extérieur, mais vous pouvez répondre à un mail reçu d'une adresse externe, à condition que le message n'ait pas été identifié comme spam et que l'expéditeur soit authentifiable (merci Fred, le créateur de Yopmail, pour la précision !).

Pour ceux qui veulent du "privacy first" radical, y'a aussi MephistoMail qui ne garde aucun log. Attention par contre, l'inbox peut disparaître à tout moment sans prévenir. J'ai failli me faire avoir la première fois, j'ai fermé l'onglet avant de récupérer mon lien de confirmation et pouf, game over. Pensez donc à copier ce dont vous avez besoin AVANT de fermer.

Dans la catégorie "je veux juste une inbox vite fait", j'ai aussi croisé pas mal de services qui font le job pour récupérer un lien de confirmation ou un code OTP en 10 secondes chrono. TrashMail.de par exemple, c'est du mail jetable basique mais efficace. Byom.de est marrant également parce que c'est un peu en mode "catch-all" où vous inventez n'importe quelle adresse, vous la balancez au site qui vous demande un email, puis seulement ensuite vous allez lire ce qui est arrivé. Et si vous trouvez que le "10 minutes mail" c'est trop court, Muellmail.com joue justement la carte "10 min, c'est pas assez" sans vous prendre la tête.

Ah, et pour les devs / QA qui aiment automatiser des tests de signup (oui, je vous vois 😄), y'a aussi mail.tm qui propose des boîtes temporaires avec mot de passe, plus une API, et des services comme Temp-Mail qui ont carrément une API officielle pour tester des workflows email en boucle. Pratique quand vous devez valider "inscription -> email -> clic -> compte OK" sans y passer votre vie.

Et puis y'a une autre catégorie qui m'intéresse de plus en plus : les gestionnaires d'alias. J'ai d'abord hésité entre SimpleLogin et addy.io, mais j'ai fini par choisir Addy.io (anciennement AnonAddy) parce que c'est open source sous licence AGPL-3.0 et que vous pouvez l'héberger vous-même si vous êtes parano. Le principe c'est qu'au lieu d'avoir un mail jetable, vous créez des alias illimités qui redirigent vers votre vraie boîte. Si un alias se fait spammer, vous le désactivez en un clic sans toucher au reste. Y'a une version gratuite et des abonnements entre 1 et 3$/mois (Lite à 1$/mois, Pro à 3$/mois). Par contre attention, si vous self-hostez, faut quand même gérer un serveur mail et ça c'est pas une mince affaire...

Et du coup, si vous voulez le même délire qu'addy.io mais avec une autre approche, SimpleLogin est une très bonne option aussi puisque c'est open source, auto-hébergeable, et le gros plus c'est que vous pouvez répondre / envoyer depuis vos alias (Et ça c'est trop bien quand faut valider un truc ou parler à un support sans exposer votre vraie adresse). Bref, c'est le genre d'outil qui passe mieux que les domaines jetables quand un site commence à sortir la sulfateuse anti-temp-mail.

Et si vous êtes déjà chez un fournisseur mail orienté privacy, y'a des alternatives "pas jetables mais ultra pratiques". Je pense à Tuta par exemple permet d'avoir des alias (et même du catch-all sur domaine perso selon les offres). Migadu aussi est très cool dans le genre "j'ai mon domaine, je veux créer plein d'adresses/alias sans payer par boîte", et ils annoncent être une boite suisse avec des datacenters en France. C'est pas du "mail jetable", mais pour garder le contrôle sur le long terme, c'est une approche qui se défend.

Et pour les plus motivés (ou les plus masochistes 😅), y'a la voie du "je self-host tout" avec des stacks comme mailcow , Mailu ou docker-mailserver . Mais je vous le dis cash patate, monter son propre serveur mail, c'est la porte ouverte aux joies de SPF/DKIM/DMARC, de la réputation d'IP, des mails qui finissent en spam "parce que lol", et des heures à se demander pourquoi Outlook vous boude. Donc oui c'est souverain de votre village de ploucs, oui c'est stylé, oui c'est gratuit si votre temps vaut tripette, mais c'est pas un petit dimanche tranquille.

Côté souveraineté européenne, tout ce que je viens de vous présenter peut aider à limiter l'exposition aux joies du Cloud Act... mais attention, faut regarder au cas par cas où c'est hébergé et qui opère le service. Dans tous les cas, gardez en tête que certains sites comme Amazon ou PayPal bloquent carrément les domaines de mails jetables connus. Dans ce cas, les alias (surtout si vous avez votre propre domaine) passent généralement mieux parce que ça ressemble à une adresse "normale" qui redirige vers votre vraie boîte.

Bref, pour le quotidien Yopmail fera bien le taf (le gars sûr !), mais si vous voulez envoyer des mails, éviter les blacklistages (c'est comme ça qu'on dit ??), ou garder le contrôle sur vos alias à long terme, regardez du côté de TempMail, SimpleLogin ou addy.io.

Et si vous aimez bricoler et souffrir, vous savez ce qu'il vous reste à faire... 😈

  • ✇Korben
  • Gmail va supprimer la fonction "Consulter d'autres comptes de messagerie"
    Hé bien, mauvaise nouvelle pour ceux qui utilisaient Gmail comme hub central pour récupérer leurs mails depuis plusieurs comptes externes. Google vient en effet d’annoncer qu’à partir de janvier 2026, la fonctionnalité “Check mail from other accounts” (Consulter d’autres comptes de messagerie) allait disparaître. Et avec elle, Gmailify qui permettait d’appliquer les filtres anti-spam et les outils de Gmail à vos comptes externes. C’était pourtant bien pratique ce truc. Quand on avait plusieurs a

Gmail va supprimer la fonction "Consulter d'autres comptes de messagerie"

Par : Korben
20 novembre 2025 à 15:58

Hé bien, mauvaise nouvelle pour ceux qui utilisaient Gmail comme hub central pour récupérer leurs mails depuis plusieurs comptes externes. Google vient en effet d’annoncer qu’à partir de janvier 2026, la fonctionnalité “Check mail from other accounts” (Consulter d’autres comptes de messagerie) allait disparaître. Et avec elle, Gmailify qui permettait d’appliquer les filtres anti-spam et les outils de Gmail à vos comptes externes.

C’était pourtant bien pratique ce truc. Quand on avait plusieurs adresses mail chez différents fournisseurs, on pouvait tout centraliser dans Gmail via le protocole POP. Ça évitait d’avoir à jongler entre 3 ou 4 webmails différents. Tout arrivait au même endroit, c’était parfait.

Mais bon, c’est finito ! A croire que la NSA n’a plus besoin de ces data… Rooooh ^^

Google n’a pas vraiment donné d’explication claire sur les raisons de cette décision mais certains fifous spéculent que ça pourrait être lié aux problèmes de filtrage spam sur les emails transférés. Quoiqu’il en soit, pour le moment, rien d’officiel.

Du coup, qu’est-ce qu’il vous reste comme options ?

Hé bien Google propose deux alternatives. La première, c’est de configurer un transfert automatique (forwarding) chez votre autre fournisseur pour que les nouveaux mails arrivent directement dans votre boîte Gmail. Ça reproduit à peu près le comportement du POP fetching, mais c’est à configurer côté fournisseur externe. Et la deuxième option que propose Google, c’est d’ajouter vos comptes externes dans l’app Gmail mobile qui elle, utilise une connexion IMAP standard.

Par contre sur desktop, vous perdez cette possibilité…

Perso, je vous recommande plutôt de passer sur un vrai client mail comme Thunderbird ou Betterbird . Les deux sont gratuits, open source, et ils gèrent sans problèmes le multi-comptes. En plus, bonne nouvelle, Thunderbird vient justement d’ajouter le support natif de Microsoft Exchange, donc c’est le bon moment pour migrer si en plus, vous avez des boites Exchange.

Bref, si vous faisiez partie des utilisateurs qui centralisaient tout dans Gmail via POP3, vous avez jusqu’à janvier 2026 pour trouver une alternative.

Dommage, c’était bien pratique.

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  • ✇Korben
  • Ce quiz prouve que vous ne savez pas ce qu'est une adresse email
    Un développeur a créé un quiz qui va détruire votre ego en 21 questions sur les adresses email. La mauvaise nouvelle, c’est donc que vous allez découvrir que 👉@👈 est techniquement une adresse valide. Sniiif… Hé bien oui, car e-mail.wtf est un petit quiz vicieux créé par samwho qui teste vos connaissances sur ce qui est autorisé ou non dans une adresse email. Et croyez-moi, même si vous bossez dans l’informatique depuis 20 ans, vous allez vous planter. Le truc marrant, c’est que ce quiz se bas

Ce quiz prouve que vous ne savez pas ce qu'est une adresse email

Par : Korben
21 septembre 2025 à 07:54

Un développeur a créé un quiz qui va détruire votre ego en 21 questions sur les adresses email. La mauvaise nouvelle, c’est donc que vous allez découvrir que 👉@👈 est techniquement une adresse valide. Sniiif…

Hé bien oui, car e-mail.wtf est un petit quiz vicieux créé par samwho qui teste vos connaissances sur ce qui est autorisé ou non dans une adresse email. Et croyez-moi, même si vous bossez dans l’informatique depuis 20 ans, vous allez vous planter.

Le truc marrant, c’est que ce quiz se base sur les RFC officielles (RFC 822, RFC 2822, RFC 5322, et RFC 6532 pour les curieux) qui sont les documents qui définissent depuis 1982 ce qu’est vraiment une adresse email valide. Et spoiler alert, c’est le bordel total. Même les experts qui connaissent ces RFC par cœur se font avoir par certaines questions de ce quiz.

Par exemple, saviez-vous que “John Doe"@example.com est parfaitement valide ? Les guillemets permettent d’utiliser des espaces et des caractères spéciaux dans la partie locale. Ou que john.smith@(commentaire)example.com est équivalent à john.smith@example.com ? Les commentaires entre parenthèses sont autorisés et ignorés.

C’est dingue non ?

Techniquement, vous pouvez donc avoir des caractères comme !#$%&’*+-/=?^_`{|}~ dans votre adresse. Vous pouvez même utiliser des crochets pour mettre une adresse IP au lieu d’un domaine, genre user@[192.168.1.1]. Bon, après, c’est pas dit que ça fonctionne sur des outils comme Gmail…

D’ailleurs, c’est là tout le paradoxe. Gmail refuse plein de caractères pourtant valides selon les RFC. Pas de &, =, _, ‘, -, + ou de virgules dans les nouvelles adresses Gmail et interdiction d’avoir deux points consécutifs. Pourtant les RFC disent que c’est OK.

Mais le plus fou, c’est l’arrivée des emojis dans les adresses email. Selon les RFC 6530 à 6532 , depuis 2012, vous pouvez théoriquement avoir une adresse 100% emoji. Genre 🍕@🍔.com. Ou même коля@пример.рф en cyrillique, अजय@डाटा.भारत en hindi, ou 用户@例子.广告 en chinois. Le futur est là, mais personne n’est prêt.

Sam Rose, le créateur du quiz avoue lui-même avoir appris plein de trucs en créant ce quiz. C’est dire si le sujet est compliqué. En vrai ce qui ressort des discussions à ce sujet, c’est que la seule vraie validation d’email, c’est d’envoyer un email de confirmation. Sinon vous risquez de filtrer des utilisateurs légitimes.

Le quiz commence donc facilement avec des trucs comme test@example.com , puis ça part en vrille avec des adresses à rallonge, des caractères bizarres, et des cas limites que même les RFC ont du mal à expliquer. C’est humiliant mais instructif, faites moi confiance, vous allez apprendre des trucs.

Allez faire le quiz sur e-mail.wtf , c’est gratuit, ça ne prend 5 minutes, et ça va vous faire réaliser que l’informatique, c’est vraiment n’importe quoi parfois. Et la prochaine fois qu’un site refuse votre adresse email parce qu’elle contient un + ou un point de trop, vous saurez que c’est eux les incompétents et pas vous !!

  • ✇Korben
  • Mikerosoft – Oups la boulette chez Microsoft
    Imaginez le bazar si quelqu’un ajoutait par erreur tous les Jean-Michel de votre entreprise dans une conversation de groupe ! C’est un peu ce qui est arrivé chez Microsoft cette semaine. De nombreux employés prénommés Mike ou Michael ont eu la surprise de se retrouver sans le vouloir dans une boucle d’échanges par mail. Michael Schechter, le VP de Bing, raconte s’être réveillé avec une quantité inhabituelle d’emails non lus. Sur le coup, il a cru à un gros plantage en prod pendant la nuit,

Mikerosoft – Oups la boulette chez Microsoft

Par : Korben
19 avril 2024 à 18:46

Imaginez le bazar si quelqu’un ajoutait par erreur tous les Jean-Michel de votre entreprise dans une conversation de groupe ! C’est un peu ce qui est arrivé chez Microsoft cette semaine. De nombreux employés prénommés Mike ou Michael ont eu la surprise de se retrouver sans le vouloir dans une boucle d’échanges par mail.

Michael Schechter, le VP de Bing, raconte s’être réveillé avec une quantité inhabituelle d’emails non lus. Sur le coup, il a cru à un gros plantage en prod pendant la nuit, mais non, en fait c’est juste une personne qui s’est amusée à créer un groupe avec beaucoup de gens qui s’appellent Mike ou Michael chez Microsoft. Et pas de bol pour eux, ils sont nombreux !

Face à cette situation ubuesque, Michael a eu le réflexe de demander à Copilot (l’assistant d’IA de krosoft) de résumer le fil de discussion et croyez-moi, ça vaut son pesant de cacahuètes ! D’après Copilot, les participants ont commencé par demander des explications sur le but de ce groupe, tout en notant avec amusement qu’ils avaient le même prénom. Évidemment, ça n’a pas manqué de partir en vrille et chacun y est allé de sa petite blague, de jeux de mots rigolos comme renommer le groupe en « Mikerosoft« . Certains se sont même demandé avec humour si ce n’était pas un piège pour les virer !

Le plus drôle dans l’histoire, c’est que malgré les nombreux messages, personne n’a compris qui avait créé ce groupe ni pourquoi. Un beau mystère ! En attendant, les participants en ont profité pour faire connaissance. Si ça se trouve, il y en a même qui en ont profité pour corriger des bugs… roooh.

Ça rappelle quand même qu’il faut toujours faire attention avec les emails de groupe ou les mises en copie. Une erreur est vite arrivée et on a vite fait d’envoyer des conneries et de les regretter après ! Une histoire similaire a d’ailleurs eu lieu dans les années 90 selon Eric Lippert. Un type voulait contacter « Mike de Microsoft » qu’il avait rencontré à une conf sauf qu’il a réussi à chopper les adresses des 600 Mike de la boîte. La presse avait titré à l’époque « Heureusement qu’ils ne cherchaient pas Bill » !

L’histoire ne dit pas s’il vont s’organiser un barbecue ou séminaire entre Mike, mais je troue que « Mikerosoft », ça sonne quand même mieux que Microsoft, non ?

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  • ✇Korben
  • ProtonMail Bridge – Pour envoyer des emails chiffrés via Docker
    Vous voulez envoyer des emails chiffrés de bout en bout avec votre client mail favori, mais sans vous prendre la tête ? J’ai ce qu’il vous faut les amis : le projet open source ProtonMail Bridge pour Docker de mon gars sûr DaTux, un fidèle lecteur de Korben.info que je croise souvent sur mon live Twitch. Ce mec a passé plus de temps à rédiger le README.md de son projet qu’à le coder, mais le résultat est là : une version dockerisée de l’interface en ligne de commande de ProtonMail Bridge q

ProtonMail Bridge – Pour envoyer des emails chiffrés via Docker

Par : Korben
19 mars 2024 à 14:53

Vous voulez envoyer des emails chiffrés de bout en bout avec votre client mail favori, mais sans vous prendre la tête ? J’ai ce qu’il vous faut les amis : le projet open source ProtonMail Bridge pour Docker de mon gars sûr DaTux, un fidèle lecteur de Korben.info que je croise souvent sur mon live Twitch.

Ce mec a passé plus de temps à rédiger le README.md de son projet qu’à le coder, mais le résultat est là : une version dockerisée de l’interface en ligne de commande de ProtonMail Bridge qui crée un serveur SMTP local. Comme ça, vos autres conteneurs Docker peuvent envoyer des mails via votre compte ProtonMail. La classe, non ?

Bon par contre, petit bémol : pour l’instant, il faut un compte payant (Mail Plus, Proton Unlimited ou Proton Business) pour se connecter. Ça marchera pas avec les comptes gratuits. Mais vu le niveau de confidentialité et de sécurité que ça apporte à vos échanges d’emails pro, ça les vaut !

Pour commencer, récupérez la dernière image Docker avec :

docker pull ghcr.io/videocurio/proton-mail-bridge:latest

Ou la version allégée basée sur Alpine Linux :

docker pull ghcr.io/videocurio/proton-mail-bridge-alpine:latest

Ensuite, lancez le conteneur en exposant les ports TCP 12025 pour SMTP et 12143 pour IMAP sur votre interface réseau locale.

docker run -d --name=protonmail_bridge -v /path/to/your/volume/storage:/root -p 127.0.0.1:12025:25/tcp -p 127.0.0.1:12143:143/tcp --network network20 --restart=unless-stopped ghcr.io/videocurio/proton-mail-bridge:latest

N’oubliez pas de fournir un volume pour la persistance des données (mkdir /path/to/your/volume/storage).

Maintenant, ouvrez un terminal dans le conteneur en cours d’exécution et utilisez l’interface de commande interactive de ProtonMail Bridge :

docker exec -it protonmail_bridge /bin/bash

À l’intérieur, killez d’abord l’instance de bridge par défaut car une seule peut tourner à la fois :

pkill bridge

Puis connectez-vous à votre compte ProtonMail (rappel : faut un compte payant) :

/app/bridge --cli

Suivez les instructions à l’écran, renseignez votre nom d’utilisateur, mot de passe et code 2FA. Une synchro de votre compte va commencer. Prenez un café en attendant ! Si vous utilisez plusieurs domaines ou adresses email, passez en mode « split » qui va vous permettre de définir des identifiants pour chaque adresse du compte.

Ensuite re-faite ceci pour resynchroniser encore un petit coup :

change mode 0

Quand c’est fini, tapez info pour récupérer les infos de connexion SMTP/IMAP générées par ProtonMail Bridge. Copiez bien l’username ET le mot de passe (différent de celui de votre compte ProtonMail !!). Vous pouvez maintenant configurer votre client mail favori avec ces identifiants, en précisant les ports SMTP 12025 et IMAP 12143 qu’on a exposés au lancement du conteneur Docker.

Et voilà, vous pouvez envoyer des emails chiffrés de bout en bout dans la plus grande des discrétion ! Évidemment, le destinataire devra aussi avoir un compte ProtonMail pour les déchiffrer de son côté.

Pour aller plus loin, j’vous conseille de jeter un œil au README hyper complet de DaTux, avec tous les détails d’install et d’utilisation. Il a même prévu une version optimisée pour tourner sur un serveur TrueNAS Scale, le bienheureux.

En soutien, n’hésitez pas à lui mettre une petite étoile sur son repo GitHub et à partager ce tuto autour de vous !

A la prochaine !

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