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    Depuis que X a shooté Nitter et XCancel à grands coups de lettres d'avocat fin août, lire X sans compte c'est redevenu une méga galère. Mais il reste pourtant un outil que plein de gens utilisent sans le savoir, parce qu'il tourne dans les coulisses de Discord et Telegram. Son nom ? FxTwitter ! À la base, le projet FxEmbed , qui fait tourner FxTwitter et FixupX, sert à réparer les aperçus de liens X. Vous mettez f

FxTwitter - L'API gratuite pour lire X sans compte

Par : Korben ✨
25 septembre 2026 à 11:34

Depuis que X a shooté Nitter et XCancel à grands coups de lettres d'avocat fin août, lire X sans compte c'est redevenu une méga galère. Mais il reste pourtant un outil que plein de gens utilisent sans le savoir, parce qu'il tourne dans les coulisses de Discord et Telegram. Son nom ?

FxTwitter !

À la base, le projet FxEmbed , qui fait tourner FxTwitter et FixupX, sert à réparer les aperçus de liens X. Vous mettez fx devant twitter.com (ou fixup devant x.com) et Discord affiche enfin la vidéo, le sondage ou toutes les images du post. Sauf que derrière, il y a surtout une API publique et gratuite, api.fxtwitter.com, qui affiche n'importe quel post public en JSON sans avoir besoin de compte ou de clé API facturé une couille. Ché Elon !

Alors oui, les rageux diront que x.com affiche encore n'importe quel post isolé à un visiteur déconnecté, même les longs, mais sur un profil, ça s'arrête à 5 posts avant de vous demander de "Continuer sur X". Et surtout, ça ne vous affichera pas les vidéos et ça ne vous permettra pas d'avoir ça sous la forme d'un flux RSS.

Alors que FxTwitter, lui, nous sort tout ça sans avoir à ouvrir x.com !

Lire un post dans le navigateur

Maintenant pour nos tests, prenons un vieux de la vieille, un vétéran, le post numéro 20 de @jack, publié le 21 mars 2006 et dont l'URL est x.com/jack/status/20. Le nombre à la fin, c'est l'identifiant du post.

Collez tout simplement cet identifiant au cul de api.fxtwitter.com/2/status/ et ouvrez ça dans votre navigateur :

https://api.fxtwitter.com/2/status/20

Et vous obtiendrez un gros pavé en JSON avec dedans le texte du post dans le champ "text", l'auteur dans "author", et un peu plus bas vous trouvez les likes, les reposts, les réponses et la date.

Le post 20 de @jack vu par l'API : le texte dans le champ text, l'auteur juste en dessous.

Et si vous avez la flemme de recopier l'identifiant (vous êtes toujours dans l'abus, vous ^^), remplacez simplement x.com par api.fxtwitter.com dans l'adresse complète du post et voilà ! Ça marche à tous les coups, même si c'est le retour de l'ancienne version de l'API, conservée pour la compatibilité.

Le texte et sa traduction avec curl

Pour utiliser ça avec un script, je vous conseille d'utiliser curl pour faire la requête et jq pour trier tout ça ( jq, c'est le petit utilitaire qui extrait un champ précis d'un JSON ).

Ainsi, pour n'afficher que le texte du post :

curl -s "https://api.fxtwitter.com/2/status/20" | jq -r '.status.text'

Et si le post n'est pas en français, ajoutez ?lang=fr à l'adresse et hop, magie magie, l'API glisse alors un bloc "translation" dans la réponse, avec le texte en français :

curl -s "https://api.fxtwitter.com/2/status/20?lang=fr" | jq -r '.status.translation.text'

Le texte d'origine du post 20, puis sa traduction demandée avec ?lang=fr.

La traduction provient de X lui-même quand elle existe (sur ce post, le champ "provider" indiquait "grok"), sinon l'API se rabat avec joie sur un service de traduction. Et pour un profil, c'est le même principe avec /2/profile/ : api.fxtwitter.com/2/profile/jack qui affichera la bio de @jack, son nombre d'abonnés et sa date d'inscription. Les autres "routes" qui récupèrent les fils, les abonnés ou les médias d'un compte sont dans la documentation de l'API .

Elle est pas belle la vie ?

Récupérer une vidéo

Maintenant, on va rentrer dans le dur parce qu'ici, pour récupérer une vidéo, vous n'avez pas besoin d'API. Suffit de jouer avec l'adresse.

Mettez d. devant fxtwitter.com et le lien vous renverra directement le fichier, sans HTML autour. Avec curl, ça donne ça (le -L sert à suivre la redirection) :

curl -L -o video.mp4 "https://d.fxtwitter.com/NASA/status/2102748685792596449"

Grâce à ça, on peut par exemple récupérer le MP4 de cette vidéo bien kitchou de 30 secondes de la NASA. Et ajouter .mp4 à la fin d'une adresse fxtwitter.com fera la même chose. Et pour choisir la qualité, jetez un œil au JSON du post, où la liste des formats de media.videos donne chaque version de la vidéo avec son adresse et son bitrate.

Suivre un compte en RSS

Dernier truc que je trouve pratique avec cet outil c'est que chaque compte public peut avoir son flux RSS. Il suffit d'ajouter /feed.xml après le nom du compte :

https://fxtwitter.com/korben/feed.xml

Collez ensuite ça dans votre lecteur RSS et vous suivrez le compte X de vos rêves sans avoir à y mettre les pieds. Le flux remonte ainsi les 90 derniers posts par défaut, et le paramètre ?count= permet de réduire ce nombre ou de l'augmenter jusqu'à 100 maximum. Et si vous remplacez feed.xml par media.xml vous ne verrez dans le flux que les posts contenant des photos ou des vidéos. Et si vous ajoutez ?with_replies=1 vous verrez aussi les réponses.

Ce qui coince

Maintenant ce qui peut être relou, c'est que l'API n'encaisse que 1 000 requêtes par minute et par adresse IP. Par contre, si vous pensiez absorber tout x.com sans la moindre vergogne, vous allez vite vous retrouver coincé.

Attention aussi au domaine que vous tapez. Les seuls officiels sont fxtwitter.com, twittpr.com, fixupx.com, xfixup.com et fxbsky.app pour Bluesky. Je précise ça parce qu'il y a eu, par exemple un fxtwiter.com avec un t en moins, qui a été signalé sur le dépôt du projet et qui renvoyait les gens vers des arnaques.

Comme d'hab, une faute de frappe et c'est le drame... Soyez très vigilants.

Maintenant, si vous êtes un petit peu curieux comme moi, vous vous êtes sûrement demandé comment FxTwitter récupérait tout ça ??

Eh bien, comme le fait Nitter, ou plutôt comme le faisait Nitter , il récupère les données en utilisant de vrais comptes X sur lesquels il répartit les requêtes. Et comme c'est ce qui a été reproché à Nitter, je me dis qu'il y a des chances qu'à un moment FxEmbed soit visé aussi.

On verra bien, mais si un jour le service tombe, sachez que le code est bien dispo sous licence MIT, donc vous pouvez le faire tourner chez vous sans problème dans un Docker. Et si vous n'utilisez pas de compte X connecté dessus, ça marchera quand même avec, c'est vrai, des limites de requêtes plus basses et surtout sans accès au contenu NSFW (Et ça, je sais que ça vous rend super triste.)

Source : GitHub

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  • Revue de presse de l’April pour la semaine 5 de l’année 2026
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [Les Numeriques] Bye bye Windows 11: comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer Linux [Next] Et si Linus Torvalds passait la main? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité [ZDNET] Cybersecurity Act 2:

Revue de presse de l’April pour la semaine 5 de l’année 2026

Par : echarp
3 février 2026 à 10:27

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

[Les Numeriques] Bye bye Windows 11: comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer Linux

✍ Diogo Ribeiro, le dimanche 1 février 2026.

Quitter Windows 11 a été la meilleure décision que j’ai prise en 2025. Un an après avoir installé Linux sur mon PC portable, petit bilan de mon Pacs avec l’OS open source, qui vit aujourd’hui une véritable résurgence aux marges des déboires de Microsoft.

[Next] Et si Linus Torvalds passait la main? Le noyau Linux a son plan de continuité d’activité

✍ Alexandre Laurent, le jeudi 29 janvier 2026.

L’équipe en charge du noyau Linux a formalisé les modalités d’un plan de continuité d’activité destiné à préparer l’évolution de la gouvernance du projet si Linus Torvalds venait à en laisser les rênes.

[ZDNET] Cybersecurity Act 2: Bruxelles sacrifie la souveraineté du cloud européen sur l'autel du marché

✍ Xavier Biseul, le mardi 27 janvier 2026.

La révision du règlement cyber européen exclut les critères de souveraineté dans la délivrance de certifications cloud. Un revers pour la France qui, dans la dernière version du SecNumCloud, offre une immunité aux lois extraterritoriales américaines comme Cloud Act.

[Numerama] La France veut remplacer Microsoft Teams et Google Meet par «Visio», un outil souverain pour les appels vidéo

✍ Nicolas Lellouche, le lundi 26 janvier 2026.

Les attaques récentes de Donald Trump contre l’Europe ont réveillé les consciences de nombreux pays européens qui militent désormais pour réduire leur dépendance aux États-Unis. Dans un communiqué envoyé le 26 janvier 2026, Bercy annonce avoir pour projet de lancer son propre outil de visioconférence d’ici 2027, pour réduire son exposition à d’éventuels coups de pression.

Et aussi:

[clubic.com] Le père du logiciel libre n'aime ni l'IA, ni les voitures connectées, ni les smartphones

✍ Guillaume Belfiore, le lundi 26 janvier 2026.

Richard Stallman, fondateur du projet GNU, a donné une conférence de près de 2h30 à l’institut Georgia Tech le 23 janvier dernier. Le militant du logiciel libre de 72 ans y a critiqué le paysage de l’industrie tech actuelle : il critique à tour de rôle l’intelligence artificielle, les voitures connectées et les smartphones.

[ZDNET] 'Préserver notre santé mentale': cURL suspend son bug bounty, face aux mauvaises contributions par IA

✍ Thierry Noisette, le dimanche 25 janvier 2026.

Le logiciel libre suspend son programme de bug bounty après avoir reçu en peu de temps trop de contributions sans intérêt: «Le flux actuel de signalements surcharge l’équipe de sécurité de cURL, et cette mesure vise à réduire le bruit.»

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  • 24 ans de libcurl
    Curl est un outil en ligne de commande destiné à récupérer le contenu d’une ressource accessible par un réseau informatique et gérant de nombreux protocoles. Curl est un outil essentiel pour de nombreux usages, pris en charge par une gamme très large de systèmes d’exploitation, d’architectures matérielles, de l’objet connecté à l’embarqué spatial en passant par l’informatique classique ou les consoles de jeux. Il évolue rapidement et fréquemment, voir par exemple l’arrivée prochaine de HTTP3 p

24 ans de libcurl

Curl est un outil en ligne de commande destiné à récupérer le contenu d’une ressource accessible par un réseau informatique et gérant de nombreux protocoles.

Curl est un outil essentiel pour de nombreux usages, pris en charge par une gamme très large de systèmes d’exploitation, d’architectures matérielles, de l’objet connecté à l’embarqué spatial en passant par l’informatique classique ou les consoles de jeux. Il évolue rapidement et fréquemment, voir par exemple l’arrivée prochaine de HTTP3 pour curl dans Debian unstable (avec le backend gnutls). Son domaine d’utilisation pourrait encore s’étendre avec l’apparition de wcurl dans Debian et bientôt dans le monde entier ?

Il y a 24 ans, une division du code entre une interface ligne de commande et une bibliothèque a été faite.

(Cette dépêche est principalement basée sur l’annonce anglophone par Daniel Stenberg, auteur principal de curl et libcurl ; dépêche rédigée sur un téléphone embarquant curl 7.80, pas vraiment la dernière version…).

La première version de libcurl, baptisée 7.1, date du 7 août 2000. La version de curl précédente, la 6.5.2, pas encore séparée entre une interface ligne de commande et une bibliothèque. Il s’agit de l’écart le plus long entre deux versions de curl. La création de la bibliothèque a été très largement réalisée par Daniel Stenberg seul.

Il décrit son choix de division ainsi : c'était juste une intuition et une conjecture. Je ne savais pas. Je n’avais pas fait de recherches sur cela ou autre chose. Je me suis juste lancé en me disant qu’on verrait plus tard si j’avais raison ou tort.

Le nom de la bibliothèque a été choisi faute d’une meilleure idée. L’API a été définie comme étant bas niveau (on peut toujours ajouter une API de plus haut niveau par-dessus), en observant ioctl(), fcntl() et les fonctions du genre. Le code est en C, langage de prédilection de l’auteur principal.

L’API a bien vieilli : 17 fonctions encore présentes proviennent de la 7.1 ; elle est passée de 17 000 lignes à 171 000 ; elle a survécu aux révolutions HTTP/2 (transferts multiples multiplexés) et HTTP/3 (passer de TCP à UDP).

L’usage a aussi bien progressé depuis l’entrée dans PHP 4.0.2 comme premier binding (ici rendre utilisable en langage PHP), moins d’un mois après la publication de la bibliothèque.

En 2002 a été ajoutée une API multi pour gérer des transferts parallèles concurrents de façon illimitée dans un même thread.

Puis en 2006 vient en surplus le multi_action avec des mécanismes orientés événements, avec une boucle événementielle (comme epoll).

Les premiers changements douloureux sur l’interface binaire (ABI) ont entraîné une volonté de stabilité, de ne jamais casser volontairement cette interface, et ce depuis 2006.

libcurl possède des bindings vers au moins 65 langages de programmation, fonctionne sur au moins 103 systèmes d’exploitation et 28 architectures de processeur, est présent dans les bibliothèques standard de langages de programmation (Python, Java, Rust ou .Net). Son ancien concurrent principal libwww n’est plus développé. Bref 18 ans de stabilité d’API et d’ABI.

L’utilisation de libcurl continue de croître (de plus en plus d’objets connectés notamment). Et curl de manière générale supporte rapidement les nouveaux protocoles et leurs évolutions. À noter que l’auteur principal ne mentionne pas dans ses projections ce qui me semble le plus gros risque pour Curl/libcurl, la difficulté d’avoir une personne prête à lui succéder si quand cela s’avérera nécessaire.

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