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  • ✇Korben
  • Google Cloud débranche Railway sans prévenir
    Hier soir, le compte Google Cloud de Railway est passé en statut restreint. Du jour au lendemain, sans préavis et sans la moindre explication. Railway, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un service américain qui permet aux développeurs et aux startups de mettre un site ou une application en ligne en quelques clics, sans avoir à louer ni configurer eux-mêmes des serveurs. Dans le jargon, on appelle ça un PaaS, une plateforme d'hébergement clé en main. Des milliers d'entreprises s'en servent

Google Cloud débranche Railway sans prévenir

20 mai 2026 à 14:03

Hier soir, le compte Google Cloud de Railway est passé en statut restreint. Du jour au lendemain, sans préavis et sans la moindre explication.

Railway, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un service américain qui permet aux développeurs et aux startups de mettre un site ou une application en ligne en quelques clics, sans avoir à louer ni configurer eux-mêmes des serveurs.

Dans le jargon, on appelle ça un PaaS, une plateforme d'hébergement clé en main. Des milliers d'entreprises s'en servent pour faire tourner leurs services au quotidien. Sauf que Railway, lui, fait tourner son propre tableau de bord, son API et son control plane (la partie qui orchestre toute la plateforme) sur Google Cloud. Donc quand Google a coupé, tout est tombé.

Résultat : environ six heures de panne. Les utilisateurs se sont retrouvés avec des erreurs "no healthy upstream" en cascade, impossible de se connecter, impossible de déployer quoi que ce soit. Le pire dans l'histoire, c'est que Railway n'est pas un petit client de passage. La boîte dépense plus de 10 millions de dollars par an chez Google Cloud. Même ça n'a pas suffi à éviter le débranchement automatique.

Le ton des équipes Railway est agacé. Angelo Saraceno, ingénieur chez eux, a lâché que leurs contacts chez Google étaient eux-mêmes confus et que les clients étaient furieux. Et cette phrase, qui résume tout : "nos clients se fichent que ce soit Google, c'est à nous d'assumer notre disponibilité". Difficile de leur donner tort.

Ce n'est pas la première fois. Railway avait déjà déménagé une partie de son infrastructure en colocation (des serveurs loués dans un datacenter, qu'on gère soi-même) en 2024, justement parce que les problèmes avec Google Cloud posaient un risque existentiel à leur activité.

Sauf qu'ils avaient gardé le control plane chez Google. Mauvaise idée, visiblement. Et en 2024, Google avait déjà fait exactement le même coup au fonds de pension australien UniSuper, suspendu une semaine entière sans raison claire.

Là où ça pique, c'est l'angle métier. Railway est un PaaS. Google Cloud propose aussi un PaaS. Autrement dit, Railway hébergeait son business chez un concurrent direct, qui peut le débrancher quand il veut, par un automatisme mal réglé ou autre chose. Vous voyez le piège. Confier sa plateforme d'hébergement à quelqu'un qui vend exactement le même service, c'est lui donner les clés et la corde.

Source : The Register

  • ✇Korben
  • Coolify - Le PaaS self-hosted qui évite les galères Docker
    Coolify, c'est un PaaS open source que vous installez sur vos propres serveurs pour déployer vos apps, vos bases de données et vos services... sans vous farcir Docker à la main. En gros, un Heroku ou un Vercel, mais en version self-hosted sans enfermement propriétaire comme on pourrait dire en bon français. La version auto-hébergée est donc TOTALEMENT gratuite. Pas de limite sur le nombre de serveurs, pas de restriction sur les features, pas de "ah pour les teams faut upgrader". Y'a R comme disa

Coolify - Le PaaS self-hosted qui évite les galères Docker

Par : Korben
9 février 2026 à 17:21

Coolify, c'est un PaaS open source que vous installez sur vos propres serveurs pour déployer vos apps, vos bases de données et vos services... sans vous farcir Docker à la main. En gros, un Heroku ou un Vercel, mais en version self-hosted sans enfermement propriétaire comme on pourrait dire en bon français.

La version auto-hébergée est donc TOTALEMENT gratuite. Pas de limite sur le nombre de serveurs, pas de restriction sur les features, pas de "ah pour les teams faut upgrader". Y'a R comme disait mon grand-père... Vous avez SSH sur une machine ? Ça suffit. VPS, Raspberry Pi, dédié, vieux laptop qui traîne dans un coin... Hop, une seule commande et c'est installé.

Côté déploiement, Coolify détecte automatiquement votre stack via Nixpacks (c'est-à-dire qu'il devine le langage et génère le build tout seul). Mais vous pouvez aussi balancer un Dockerfile, un Docker Compose ou un simple site statique. Du coup, que vous bossiez en Next.js, Django, Laravel, Rails, Phoenix ou SvelteKit, ça passe sans config particulière.

Pour les bases de données, c'est pas mal non plus : PostgreSQL, MySQL, MariaDB, MongoDB, Redis, ClickHouse... tout se déploie en quelques clics. Et au total, le catalogue compte plus de 280 services one-click (Plausible, Gitea, Minio, n8n, et j'en passe). Y'a de quoi monter une infra complète avant même d'ouvrir un terminal.

Le workflow Git est solide puisque c'est du push-to-deploy avec GitHub, GitLab, Bitbucket ou Gitea, avec en prime des déploiements de preview par pull request. Pratique pour tester une branche avant de tout péter en prod (ouais, je vous connais...). Vous avez aussi les webhooks, une API REST documentée, et un terminal temps réel directement dans le navigateur.

Côté ops, les certificats SSL sont automatiques via Let's Encrypt, les backups de vos bases partent vers du stockage S3 compatible , et vous avez du monitoring intégré avec alertes Discord, Telegram ou email. Ça permet de dormir tranquille le vendredi soir. Pour le multi-serveur, Coolify supporte aussi Docker Swarm, donc vous pouvez répartir la charge sur plusieurs machines sans trop de prise de tête.

Si vous voulez pas gérer l'instance Coolify vous-même, y'a Coolify Cloud à 5$/mois (2 serveurs inclus, +3$ par serveur supplémentaire). Vos apps tournent toujours sur VOS machines et c'est juste le dashboard qui est hébergé chez eux. Pour les allergiques à l'admin système, ça peut valoir le coup.

Prise en main rapide

Pour installer Coolify, il vous faut un serveur Linux (Ubuntu LTS recommandé, mais Debian, CentOS, Fedora, Alpine ou même Raspberry Pi OS 64-bit passent aussi), avec au minimum 2 coeurs, 2 Go de RAM et 30 Go de stockage. Un accès SSH root est requis.

L'install tient en une ligne :

curl -fsSL https://cdn.coollabs.io/coolify/install.sh | sudo bash

Le script pose Docker, configure les clés SSH, crée les répertoires dans /data/coolify et démarre le tout. À la fin, il vous affiche l'URL de votre dashboard, généralement http://VOTRE_IP:8000. Premier réflexe : créez votre compte admin TOUT DE SUITE (car le premier qui tombe sur la page d'inscription prend le contrôle du serveur...).

Une fois connecté, la logique est simple. Vous créez un Projet (le conteneur logique de votre app), puis un Environnement dedans (dev, staging, prod...). Ensuite, vous ajoutez une Ressource, c'est-à-dire votre app, votre base de données ou un des 280 services one-click.

Pour déployer un repo Git, vous branchez votre compte GitHub, GitLab ou Gitea, vous sélectionnez le repo et la branche, et Coolify détecte le build pack adapté (Nixpacks, Dockerfile ou Compose). Vous configurez votre domaine, le reverse proxy (Traefik ou Caddy au choix) gère le SSL automatiquement, et hop... git push, c'est déployé.

Si vous voulez ajouter des serveurs distants, même principe : clé SSH, connexion root, et Coolify valide que tout est OK. Chaque serveur a son propre proxy, donc le trafic va directement dessus sans passer par le serveur principal. Pensez juste à pointer vos DNS vers le bon serveur.

Pour ceux qui explorent les alternatives, Dokploy est plus minimaliste (et plus récent), et Tipi reste centré sur les applis grand public type Nextcloud ou Plex. Coolify, c'est plutôt le couteau suisse du dev qui veut TOUT contrôler sur son infra.

Bref, si Docker Compose c'est plus votre truc, Coolify mérite clairement un petit test.

Merci lorenper !

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