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  • Veilid - Tor pour les apps signé Cult of the Dead Cow
    Cult of the Dead Cow , un des plus vieux collectifs hacktivistes encore en activité, ne se contente pas que de balancer des manifestes politiques depuis 1984. Ils codent. Et leur dernier bébé en date s'appelle Veilid , et c'est un framework P2P qui veut faire à vos apps ce que Tor a fait à votre navigateur. Histoire de vous expliquer, vous prenez Veilid, vous l'intégrez dans votre app mobile ou web, et d'un coup tout votre trafic passe par un réseau pair-à-pair (P2P) chiffré de bout en bout. Ce

Veilid - Tor pour les apps signé Cult of the Dead Cow

Par : Korben ✨
18 mai 2026 à 09:00

Cult of the Dead Cow , un des plus vieux collectifs hacktivistes encore en activité, ne se contente pas que de balancer des manifestes politiques depuis 1984. Ils codent. Et leur dernier bébé en date s'appelle Veilid , et c'est un framework P2P qui veut faire à vos apps ce que Tor a fait à votre navigateur.

Histoire de vous expliquer, vous prenez Veilid, vous l'intégrez dans votre app mobile ou web, et d'un coup tout votre trafic passe par un réseau pair-à-pair (P2P) chiffré de bout en bout. Cela veut dire qu'il n'y a pas de serveur central qui stocke vos messages.

Concernant votre IP, celle-ci n'apparaît alors plus au niveau applicatif (le routage privé l'obfusque entre pairs), et chaque nœud est identifié par une clé publique Ed25519 256-bit. Donc autant dire un truc carrément impossible à brute-force.

Le projet a été annoncé à DEF CON 31 en août 2023 par Christien "DilDog" Rioux et Katelyn "Medus4" Bowden, 2 membres historiques de cDc, et près de trois ans plus tard, ça continue d'évoluer toujours à un rythme régulier.

L'idée technique vous la connaissez si vous avez déjà touché à du décentralisé : Une table de hachage distribuée (DHT, en fait un annuaire éclaté entre tous les nœuds du réseau) gère le routage, chaque nœud relaie du trafic chiffré qu'il ne peut pas lire, et les pairs s'échangent des données sans jamais révéler leur IP.

Perso, c'est l'approche qui me semble vachement plus saine pour faire du social sans Mark Zuckerberg dans la boucle. C'est dans le même esprit que Tor et qu' IPFS , sauf que Veilid est pensé dès le départ pour les développeurs d'applications. Donc c'est pas fait pour anonymiser de la navigation web ou stocker des fichiers. C'est un Tor des applications si vous préférez...

Le framework est codé en Rust avec des bindings Flutter et Dart pour le mobile ainsi qu'une cible WebAssembly pour le navigateur. Vous pouvez donc carrément déployer une app Veilid sur Linux, macOS, Windows, Android, iOS, et même directement dans Chrome ou Firefox via WASM.

Le code, lui, est découpé en plusieurs composants : veilid-core pour le moteur, veilid-tools pour les utilitaires, veilid-flutter pour le mobile, veilid-wasm pour le navigateur et veilid-server qu'on installe sur un VPS Debian ou Fedora pour faire tourner un nœud public. Voilà, et le tout est sous licence Mozilla Public License 2.0, donc copyleft mais compatible si vous y ajoutez du code propriétaire par dessus.

L'app phare qui tourne déjà sur ce framework, c'est VeilidChat , une messagerie type Signal mais sans aucun serveur, sans numéro de téléphone et sans annuaire centralisé. Vous échangez votre clé publique avec un pote, et hop, c'est parti.

Si ça vous dit d'y jeter un oeil, sachez que le code de Veilid n'est pas sur GitHub mais sur GitLab . Après c'est encore assez nouveau, ce qui veut dire que ça bouge beaucoup de release en release. Donc si vous voulez coder votre prochaine app par dessus ce framework, va falloir vous accrocher car ça cassera souvent.

Mais si vous codez du décentralisé et que vous en avez franchement marre de bricoler libp2p à coup de colle forte Python, Veilid mérite un sérieux coup d'œil. Et même si vous codez pas, gardez l'œil sur VeilidChat car le jour où une appli grand public sortira là-dessus, ça va vraiment envoyer du lourd.

Beaucoup plus que Signal ou Telegram, je pense !

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  • L'archéologie numérique - Fouiller là où plus personne ne cherche
    Vous cherchez un vieux driver obscur de 2003, une démo technique jamais rééditée, ou ce vieux shareware DOS que personne n’a archivé ? Pas de souci, vous allez sur Google qui vous crache 3 liens morts et vous renvoie sur Reddit ou je ne sais où ailleurs… et vous abandonnez l’idée en vous disant que ça n’existe plus. Mais sachez que pendant que vous galérez sur le web de surface, il existe tout un écosystème de réseaux zombies où les fichiers continuent de circuler comme si de rien n’était. eMule

L'archéologie numérique - Fouiller là où plus personne ne cherche

Par : Korben
3 décembre 2025 à 11:13

Vous cherchez un vieux driver obscur de 2003, une démo technique jamais rééditée, ou ce vieux shareware DOS que personne n’a archivé ? Pas de souci, vous allez sur Google qui vous crache 3 liens morts et vous renvoie sur Reddit ou je ne sais où ailleurs… et vous abandonnez l’idée en vous disant que ça n’existe plus.

Mais sachez que pendant que vous galérez sur le web de surface, il existe tout un écosystème de réseaux zombies où les fichiers continuent de circuler comme si de rien n’était. eMule tourne toujours (oui), et des index FTP affichent carrément des milliards de fichiers encore dispo.

Bienvenue dans l’archéologie numérique pratique où aujourd’hui, on va apprendre à fouiller là où personne ne cherche plus. Et petit rappel utile, je vais vous parler ici uniquement de fichiers publics et légitimes (genre des drivers, des freewares, des docs, des archives de projets…etc), et pas de téléchargement illégal.

Mais avant de plonger dans ces réseaux, parlons un petit peu avant de sécurité parce que vous allez quand même télécharger des fichiers d’origines douteuses. Donc, utilisez une VM Linux légère (Ubuntu 22.04 LTS dans VirtualBox, ou une install minimal), avec un VPN avec kill-switch activé, un antivirus avec scan automatique, et un gestionnaire de téléchargement comme JDownloader2 avec des filtres activés.

Alors, pourquoi isoler sa machine AVANT de télécharger, me direz-vous ?

Hé bien parce qu’un fichier vérolé dans une VM, vous effacez la VM. Alors qu’un fichier vérolé sur votre machine principale, vous commencez à négocier avec votre week-end.

On commence donc par le web indexé étendu. Google indexe beaucoup de choses c’est vrai, mais pas tout (et pas partout). Et les opérateurs de recherche, c’est juste l’art de poser les bonnes contraintes : site:, guillemets, filetype:, intitle:… c’est documenté noir sur blanc chez Google donc je vous laisse lire tout ça , mais voici un exemple…

`site:vogonsdrivers.com "Voodoo3" driver`

ou

`site:catalog.update.microsoft.com "nom du périph"`

…pour tomber sur des pages que personne ne linke plus, mais qui existent encore. Et si vous voyez un “Index of /” sur un serveur, traitez ça comme un miroir public, mais surtout pas comme une invitation à aspirer tout le disque au risque de vous faire ban ou de voir le site se mettre en croix.

Bonus moteur de recherche rien que pour vous, Yandex peut parfois remonter des résultats différents (langues, régions, caches), mais oubliez le mythe “anti-DMCA magique” car Yandex retire aussi les liens qui vont vers du contenu sous copyright.

Voilà, utilisez plusieurs moteurs de recherche pour multiplier les angles de recherche. C’est un bon début.

Ensuite, Archive.org que vous connaissez tous, ne se limite pas aux vieilles versions de sites web. Le move le plus propre c’est de coller l’URL d’origine dans la Wayback Machine et vous remonterez le temps. Et si vous voulez jouer au chirurgien (URLs mortes, patterns, dates), il y a même une API CDX qui interroge l’index des captures, comme ça, un driver disparu en 2008 a peut-être été crawlé. Ou pas. Mais bon, ça prend 30 secondes à vérifier donc pourquoi se priver ?

Il restait aussi, c’est vrai, des dinosaures qui traînaient comme Uloz.to, longtemps cité comme “cimetière vivant”, mais qui malheureusement a annoncé la fin du partage public en 2023. En revanche, pour les vieux drivers et outils, vous avez des spots nettement plus propres tels que VOGONS Drivers (vintage hardware) et même le Microsoft Update Catalog pour des drivers connus.

Mais attention au piège des faux liens car sur certains vieux hébergeurs et pages louches, une grosse partie des résultats récents sont des redirections vers des sondages, des installateurs chelous ou des malwares. La règle c’est donc de privilégier les uploads anciens, de vérifier la taille du fichier, et de comparer avec une taille attendue. Par exemple, une ISO de 150 Ko, c’est un fake évident ! Et si un hash est disponible sur un forum, vérifiez-le (idéalement en SHA-256).

Bon, et maintenant on va passer à un truc vraiment puissant : l’archéologie FTP.

Mamont’s Open FTP Index et son moteur de recherche affichent plus de 4,29 milliards de fichiers listés. La plupart de ces serveurs ont été configurés dans les années 2000 et certains traînent encore en mode portes ouvertes du coup, on y trouve des sauvegardes de sites web morts, des miroirs de projets, des archives de docs, de vieilles photos et parfois des drivers perdus. C’est l’Internet Archive version anarchique et non-curée.

Vous pouvez par exemple chercher par extension (.zip, .rar, .7z), vous triez par date, et vous privilégiez les serveurs qui ressemblent à des miroirs publics (projets, universités, labos). Et si vous voulez un index avec stats visibles, y’a une alternative qui s’appelle NAPALM FTP Indexer et qui annonce environ 459 millions de fichiers répartis sur 1 437 serveurs FTP, avec une date d’update affichée.

Par contre, petit piège classique, y’a beaucoup de serveurs FTP publics qui bloquent l’accès web, mais acceptent les clients FTP. Donc si un index affiche un lien mort, essayez avec un client FTP en lecture seule (FileZilla, lftp…). Sur l’anonymous FTP, quand c’est activé. Le combo classique c’est user: anonymous (et parfois un mail en mot de passe, juste pour la forme). Et une fois encore, ce qui est accessible n’est pas toujours prévu pour être siphonné donc prenez uniquement ce dont vous avez besoin.

Et si vous cherchez des fichiers vraiment rares, on ne peut pas ignorer le P2P décentralisé. C’est vrai que tout le monde est passé au streaming, mais il reste une communauté silencieuse qui fait tourner eMule depuis 2004 et comme le réseau Kad (Kademlia) fonctionne sans serveur central côté recherche, ça change tout en termes de résilience. Aujourd’hui c’est plus niche, mais c’est justement là que des fichiers ultra-spécifiques survivent.

Si vous voulez rester clean, téléchargez eMule depuis la source officielle . Ah et sous Mac et Linux, y’a aMule aussi. Ça me rappelle tellement de souvenirs !

Bien sûr, les fichiers rares peuvent mettre des jours à arriver et contrairement à BitTorrent où vous voyez “50 seeders”, eMule affiche juste “En attente” donc télécharger un fichier rare demande de la patience. Laissez tourner, et vous verrez bien… c’est souvent la condition du succès.

BitTorrent avec BiglyBT , c’est l’évolution moderne de tout ça puisque ce client supporte DHT, et il a une intégration I2P et Tor via plugin. La fonctionnalité “Swarm Discoveries” sert également à découvrir des torrents.

Gnutella et Shareaza, par contre, c’est le réseau zombie. Très peu d’utilisateurs, mais certaines archives uniques n’existent que là donc si vous avez épuisé eMule et BitTorrent, tentez Shareaza en dernier recours.

Une technique un peu old-school mais qui marche encore (dans les cas légitimes) c’est également l’URL guessing. Donc littéralement deviner les URLs. Vous trouvez site.com/download/v1.0.zip, mais il vous faut la v0.9. Testez site.com/download/v0.9.zip, puis v1.1, v2.0. Beaucoup de projets laissent traîner des anciennes versions sans les lier publiquement.

Et pour finir, Usenet qui est payant c’est vrai, un peu complexe, mais parfois très efficace. Usenet existe depuis 1980 et fonctionne comme un système distribué de serveurs qui se répliquent des messages. Aujourd’hui, côté binaire, faudra passer par un provider (rétention, vitesse, complétion) comme Eweka ou Newshosting. Y’a aussi des indexeurs NZB pour chercher comme NZBgeek, ou NZBfinder.

Votre succès avec Usenet dépend de deux paramètres très terre-à-terre : la rétention (combien de temps c’est gardé) et la complétion (si toutes les pièces existent). Un fichier de 2010 peut être incomplet si des parties ont sauté alors si la complétion est basse, vous perdez votre temps. Par contre, si elle est haute, Usenet est un bulldozer.

Je le redis encore une fois, ne JAMAIS double-cliquer sur un .exe récupéré dans la nature. Vérifiez les signatures quand il y en a, comparez les hashes, et testez d’abord en VM isolée. Hé oui, VirusTotal peut aider, mais un upload n’est pas forcément privé donc évitez d’y envoyer des fichiers sensibles, et ne confondez pas 0 détection avec 0 risque.

Voilà, cet Internet profond dont je parle n’a rien à voir avec le dark web, Tor et tout ça… C’est simplement l’Internet d’avant Google qui continue de tourner en silence avec ses miroirs, ses archives, ses réseaux P2P sans tête, et ses serveurs oubliés. Tout ça fonctionne encore, mais personne ne les explore vraiment. Grâce à cet article, vous venez donc d’apprendre à fouiller ces cyber ruines où 99% des gens ne pensent jamais à chercher.

Pour aller plus loin dans l’archéologie numérique, j’ai compilé les sources qui m’ont aidé à préparer ce modeste guide : Lost Media Wiki Forum pour la communauté, Mamont et NAPALM FTP Indexer pour l’archéo FTP, Internet Archive + CDX API pour la Wayback, la doc eMule et Steiner et al. (IMC 2007) pour Kad, BiglyBT + Swarm Discoveries pour BitTorrent, VOGONS Drivers et Software Heritage pour la préservation propre.

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  • AltSendme - Pour transférer vos fichiers en P2P
    Marre de passer par WeTransfer ou Google Drive pour envoyer un fichier à quelqu’un ? Bah ouais, faut se créer des comptes, attendre que ça upload sur un serveur tiers, et puis est ce que vous savez ce qu’ils font réellement de vos données ? Ça tombe bien alors car AltSendme est fait pour vous ! C’est un fork C’est une application desktop open source (sous licence AGPL-3.0) qui permet d’envoyer des fichiers directement d’un ordi à un autre en peer-to-peer. Pas de serveur intermédiaire, pas de sto

AltSendme - Pour transférer vos fichiers en P2P

Par : Korben
27 novembre 2025 à 09:53

Marre de passer par WeTransfer ou Google Drive pour envoyer un fichier à quelqu’un ? Bah ouais, faut se créer des comptes, attendre que ça upload sur un serveur tiers, et puis est ce que vous savez ce qu’ils font réellement de vos données ?

Ça tombe bien alors car AltSendme est fait pour vous ! C’est un fork

C’est une application desktop open source (sous licence AGPL-3.0) qui permet d’envoyer des fichiers directement d’un ordi à un autre en peer-to-peer. Pas de serveur intermédiaire, pas de stockage cloud, pas de compte à avoir, vous déposez simple votre fichier sur l’app et celle-ci génère un code de partage (un “ticket”) que vous devez ensuite envoyer à votre destinataire par le moyen de votre choix (mail, SMS, chat, pigeon voyageur…), et le transfert se fait en direct !

Le truc cool avec AltSendme c’est que ça utilise, tout comme SendMe , la techno Iroh pour le networking P2P avec du QUIC + TLS 1.3 pour le chiffrement. Donc vos fichiers sont chiffrés de bout en bout et ne transitent jamais par un serveur tiers. Et si la connexion directe entre les deux machines n’est pas possible (becoz du NAT un peu capricieux), l’app fait du hole punching automatique et peut basculer sur un relais chiffré en fallback.

Côté performances, ça peut monter jusqu’à 4 Gbps en théorie ce qui est pas mal pour du P2P. Et si votre connexion saute en plein transfert, pas de panique les amis puisque les téléchargements peuvent reprendre là où ils en étaient.

L’application est dispo sur Windows, macOS et Linux et le code est sur GitHub . Y’a même une interopérabilité possible avec l’outil CLI sendme pour ceux qui préfèrent le terminal. Notez aussi que le dev accepte les dons via Buy Me a Coffee ou GitHub Sponsors si vous voulez soutenir le projet.

Bref, si vous cherchez une alternative à WeTransfer qui respecte votre vie privée et qui ne fait pas transiter vos fichiers par des vilains serveurs d’américains, AltSendme vaut le détour !

Merci à Lorenper pour la découverte !

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  • P2P Media Loader - Le retour discret de BitTorrent dans votre navigateur
    BitTorrent c’était le diable dans les années 2000. Y’a eu des procès, des fermetures de trackers, et une guerre totale contre le piratage . Mais ça reste quand même une belle techno, notamment pour certaines plateformes de streaming un peu niche et solutions d’entreprise qui s’en servent discrètement afin d’économiser des millions en frais de CDN. Car oui, avec le P2P, c’est vous qui payez la bande passante (en partie) ^^. P2P Media Loader , c’est son nom est donc une lib JavaScript open source

P2P Media Loader - Le retour discret de BitTorrent dans votre navigateur

Par : Korben
13 novembre 2025 à 10:22

BitTorrent c’était le diable dans les années 2000. Y’a eu des procès, des fermetures de trackers, et une guerre totale contre le piratage . Mais ça reste quand même une belle techno, notamment pour certaines plateformes de streaming un peu niche et solutions d’entreprise qui s’en servent discrètement afin d’économiser des millions en frais de CDN.

Car oui, avec le P2P, c’est vous qui payez la bande passante (en partie) ^^.

P2P Media Loader , c’est son nom est donc une lib JavaScript open source qui utilise WebRTC pour faire du streaming vidéo peer-to-peer directement dans votre browser. Vous regardez une vidéo, votre navigateur se connecte à d’autres viewers et vous échangez des segments vidéo entre vous. En gros, c’est comme BitTorrent, mais en version HTML5.

P2P Media Loader est donc la solution parfait pour réduire les coûts de bande passante des plateformes de streaming. Et tout ça de manière totalement transparente !

Techniquement, ça repose donc sur WebRTC et des trackers (comme BitTorrent) qui permettent aux navigateurs de se trouver entre eux ( y’a une démo ici ). Le projet utilise le protocole de signalisation de WebTorrent, ce qui veut dire que vous pouvez utiliser des trackers publics pour débuter, ou installer votre propre tracker si vous voulez gérer des gros volumes.

Et là, ça devient vraiment intéressant niveau scalabilité car avec un petit VPS à 3,50 €/mois et le tracker wt-tracker , vous pouvez gérer jusqu’à 20 000 viewers en simultané. Et si vous passez sur Aquatic (un tracker écrit en Rust), un serveur dédié 8 cœurs à 10-30€/mois peut tenir une charge de 100 000 viewers en simultané. Et si vous êtes vraiment radin (coucou les Auvergnats), Oracle Cloud offre un tier gratuit avec 4 cœurs ARM et 24 Go de RAM qui peut gérer des pics jusqu’à 100k peers sans rien débourser.

Et pour aller au-delà du million de viewers, il faudra passer sur du sharding (découpage en plusieurs trackers) avec différentes stratégies… Soit par contenu, soit par région géographique, soit par hash… Bref, des techniques classiques de distribution de charge, mais appliquées au P2P.

Le truc cool, je trouve c’est que ça fonctionne aussi bien pour du live que pour de la VOD, et même sur les apps mobiles iOS et Android. D’ailleurs, des projets comme PeerTube l’utilisent déjà pour réduire leurs coûts d’hébergement.

Bref, votre browser devient un mini-CDN en tout discrétion et ça permet aux personnes qui montent des infras de streaming, d’économiser de la thune.

Merci à Letsar pour le partage !

  • ✇Korben
  • P2P Live Share - Pour coder à plusieurs sans donner son âme à Microsoft
    Vous connaissez Live Share de Microsoft ? C’est un truc génial dans VS Code qui permet de coder à plusieurs en temps réel, de partager des terminaux, de debug ensemble. Sauf qu’il y a un petit détail relou : il faut un compte Microsoft ou GitHub. Et comme par hasard, toutes vos sessions doivent passer par les serveurs de Redmond. Sympa donc pour la télémétrie. Heureusement, P2P Live Share fait exactement la même chose, mais en peer-to-peer. Pas besoin de vous créer un compte, ça ne transite pa

P2P Live Share - Pour coder à plusieurs sans donner son âme à Microsoft

Par : Korben
13 novembre 2025 à 06:53

Vous connaissez Live Share de Microsoft ? C’est un truc génial dans VS Code qui permet de coder à plusieurs en temps réel, de partager des terminaux, de debug ensemble. Sauf qu’il y a un petit détail relou : il faut un compte Microsoft ou GitHub. Et comme par hasard, toutes vos sessions doivent passer par les serveurs de Redmond.

Sympa donc pour la télémétrie.

Heureusement, P2P Live Share fait exactement la même chose, mais en peer-to-peer. Pas besoin de vous créer un compte, ça ne transite par aucun serveur intermédiaire, et surtout Microsoft ne mate pas votre code. Vous donnez simplement l’URL de la session à votre pote, il la colle dans son VS Code, et vous êtes connectés en direct, en P2P les amis, grâce à WebRTC !

Et l’extension fait tout ce qu’on attend d’un outil de collaboration à savoir du partage de code en temps réel, une synchronisation des curseurs, des terminaux partagés, du port forwarding, et même un chat intégré.

Une fois installé, quand vous lancez une session, P2P Live Share génère une URL unique avec un ID de room. Vous envoyez cette URL à votre collègue, il clique sur “Join”, et hop, vous êtes connectés en WebRTC direct.

D’ailleurs, selon la doc officielle , l’extension utilise plusieurs serveurs de signaling pour garantir la connexion : BitTorrent, Firebase, IPFS, Nostr comme ça, si l’un tombe, les autres prennent le relais. C’est du vrai décentralisé et vous pouvez même partager des ports, comme avec avec Live Share classique.

Comme ça, vous lancez un serveur web local sur le port 3000, et votre collègue peut y accéder directement depuis son navigateur. C’est super pratique pour tester une app en développement sans déployer quoi que ce soit.

Le terminal partagé fonctionne aussi très bien ! Vous ouvrez un shell, et votre pote peut taper des commandes dedans en temps réel. Bon, niveau sécurité, faut faire confiance à la personne en face mais c’est le même principe qu’avec Live Share.

Ce projet est open source sous licence MIT , donc vraiment libre et tout est chiffré de bout en bout. Alors oui, c’est moins mature que Live Share et forcément, il y aura des bugs mais au moins, vous ne filez pas votre code à Microsoft !

A découvrir ici !

  • ✇Korben
  • SendMe - Pour partager des fichiers en P2P comme au bon vieux temps
    Vous avez besoin de partager un gros fichier avec un pote au travers d’Internet ? Bon, y’a WeTransfer et ce genre de choses mais ça reste limité en taille de fichier et c’est stocké on ne sait où… Après vous pouvez tenter scp en priant pour qu’il n’ait pas 15 couches de NAT, mais bon galère quoi… Bienvenue dans sur le nouvel Internet, où le peer-to-peer est mort et enterré sous des tonnes de NAT, de pare-feu et de FAI qui bloquent tout. Du coup, on a tous abandonné le P2P pour le cloud et on upl

SendMe - Pour partager des fichiers en P2P comme au bon vieux temps

Par : Korben
4 novembre 2025 à 12:31

Vous avez besoin de partager un gros fichier avec un pote au travers d’Internet ? Bon, y’a WeTransfer et ce genre de choses mais ça reste limité en taille de fichier et c’est stocké on ne sait où… Après vous pouvez tenter scp en priant pour qu’il n’ait pas 15 couches de NAT, mais bon galère quoi…

Bienvenue dans sur le nouvel Internet, où le peer-to-peer est mort et enterré sous des tonnes de NAT, de pare-feu et de FAI qui bloquent tout. Du coup, on a tous abandonné le P2P pour le cloud et on upload nos fichiers comme des cons, lentement, parfois en payant, au lieu de balancer la sauce en direct.

Heureusement, y’a SendMe qui vient nous rappeler qu’Internet peut fonctionner autrement. C’est un outil de transfert de fichiers qui connecte deux machines directement, sans serveur intermédiaire. Vous lancez sendme send ~/mes_photos, ça génère un ticket unique, vous envoyez ce ticket à votre destinataire, il tape sendme receive blobQmFoo..., et c’est parti mon kiki pour un transfert direct à l’ancienne, device-to-device.

Pas de compte, pas de limite, que dalle à configurer, juste deux machines qui se parlent directement, comme au bon vieux temps !

Le truc cool, c’est que SendMe utilise Iroh , un protocole P2P qui contourne tous les problèmes de NAT et compagnie puisqu’il fonctionne avec un système de “dial by public key” où chaque endpoint a une clé publique unique de 256 bits. Et ensuite, vous vous connectez en utilisant cette clé plutôt qu’une adresse IP.

Quand vous générez un ticket avec SendMe, ce ticket contient la clé publique de votre machine que le destinataire utilise pour se connecter chez vous. Peu importe que vous soyez derrière un NAT, que votre adresse IP change, ou que vous n’ayez aucune idée de ce qu’est un port forwarding. Iroh gère le NAT hole punching automatiquement, et si vraiment la connexion directe est impossible, il passe par un serveur relai en fallback.

Iroh, c’est du QUIC pur jus, un protocole de transport moderne dont je vous ai déjà parlé, qui apporte pas mal de trucs cools comme du chiffrement, de l’authentification par défaut (TLS 1.3), du multiplexage de streams, pas de head-of-line blocking, et connexion en zéro round-trip. Du coup, une fois connecté, les transferts peuvent saturer une connexion 8 Gbps sans problème !

Les fichiers sont ainsi streamés avec vérification Blake3, donc vous êtes sûr de l’intégrité des données et si le transfert est interrompu, pas de problème, il reprend là où il s’était arrêté. Et comme tout passe en chiffrement de bout en bout via QUIC, personne ne peut voir ce qui transite dans les tutubes de votre Internet.

L’installation sur Unix/Linux/macOS, un petit curl et hop, c’est plié :

curl -fsSL https://iroh.computer/sendme.sh | sh

Sur Windows:

iwr https://www.iroh.computer/sendme.ps1 -useb | iex

Vous vous retrouvez avec un binaire sendme prêt à l’emploi.

Maintenant, si vous préférez une interface graphique plutôt que la ligne de commande, il existe aussi AltSendme , une application desktop cross-platform qui utilise le même protocole Iroh. L’app est développée en Rust avec Tauri pour le backend et React + TypeScript pour le frontend et le gros avantage, c’est qu’elle est compatible avec SendMe CLI. Vous pouvez donc générer un ticket avec l’interface graphique et quelqu’un peut le recevoir en ligne de commande, ou vice-versa.

AltSendme ajoute également une couche d’interface utilisateur sympa tout en gardant toute la puissance technique d’Iroh… Même chiffrement de bout en bout (QUIC + TLS 1.3), même NAT hole punching, même vérification Blake3, mêmes téléchargements résumables. C’est dispo sous Windows, macOS (Intel et Apple Silicon), et Linux (deb et AppImage) et comme d’hab, le projet est open-source sous licence AGPL-3.0.

En février dernier, les dev ont ajouté le support navigateur via WebAssembly, ce qui signifie qu’à terme, vous pourrez faire du P2P directement depuis votre navigateur. Ils bossent aussi sur QUIC Multipath, une extension qui permet d’utiliser plusieurs chemins réseau simultanément pour encore plus de performance et de résilience.

L’idée derrière Iroh, c’est donc de redonner aux internautes le contrôle de leurs réseaux plutôt que de tout centraliser comme des teubés sous crack sur des serveurs Amazon, Google ou Microsoft. Ce protocole permet ainsi aux machines de se parler directement, comme Internet était censé fonctionner à l’origine.

SendMe et AltSendme ne sont que deux applications construites sur Iroh et ce protocole lui-même offre d’autres modules comme iroh-blobs (pour le transfert de fichiers verified) et iroh-gossip (pour la communication en temps réel). Vous pourriez donc construire du streaming vidéo avec priorisation de streams, du networking de jeux, de la communication temps réel, ou n’importe quelle app qui a besoin de connexions directes rapides et sécurisées entre devices, avec ce truc.

Merci à Lorenper pour le partage de cette découverte.

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  • Xeres - Pas de serveur, pas de compte… et pourtant ça marche !
    Vous en avez marre de WhatsApp, Telegram ou Discord qui lisent vos messages, stockent vos données et décident de qui peut parler à qui ? Ça tombe bien car il existe une alternative radicale qui vient de sortir en version 1.0. Ça s’appelle Xeres , et contrairement à tout ce que vous utilisez aujourd’hui, ça ne passe par aucun serveur. Que dalle. Il s’agit d’un vrai réseau Friend-to-Friend, c’est à dire que vous ne vous connectez qu’aux gens que vous connaissez vraiment. Pas de serveur central qui

Xeres - Pas de serveur, pas de compte… et pourtant ça marche !

Par : Korben
3 octobre 2025 à 14:49

Vous en avez marre de WhatsApp, Telegram ou Discord qui lisent vos messages, stockent vos données et décident de qui peut parler à qui ? Ça tombe bien car il existe une alternative radicale qui vient de sortir en version 1.0.

Ça s’appelle Xeres , et contrairement à tout ce que vous utilisez aujourd’hui, ça ne passe par aucun serveur. Que dalle.

Il s’agit d’un vrai réseau Friend-to-Friend, c’est à dire que vous ne vous connectez qu’aux gens que vous connaissez vraiment. Pas de serveur central qui pourrait tomber, être saisi par le FBI ou décider de vendre vos conversations à des annonceurs. Juste vous et vos potes, en direct, chiffrés de bout en bout avec du PGP v4 et du RSA 3072 bits. Votre IP est uniquement visible par vos amis directs, et si vous voulez parler à un ami de votre ami, ça passe par des tunnels anonymes.

Le truc, c’est que Xeres est compatible avec Retroshare , ce vieux de la vieille du P2P décentralisé qui existe depuis des années. Donc si vous avez des potes qui utilisent déjà Retroshare 0.6.6 ou plus récent, vous pouvez vous connecter à eux sans problème. C’est un peu comme si Signal et BitTorrent avaient eu un enfant qui aurait grandi dans les années 90 en écoutant du punk et en lisant des manifestes crypto-anarchistes.

Mais alors comment ça marche techniquement, me direz-vous ? Et bien c’est simple. Vous installez Xeres sur votre machine (Windows, Linux, macOS, ou même Android), vous générez votre identité cryptographique, et vous échangez vos certificats avec vos amis. Pas de login, pas de mot de passe à retenir, pas de numéro de téléphone à fournir. Juste un échange de clés comme au bon vieux temps.

Une fois connecté, vous avez alors accès à tout un tas de services décentralisés. Du chat bien sûr, mais aussi des salons de discussion, des forums, du partage de fichiers, et même la possibilité de discuter avec des gens que vous ne connaissez pas directement via les fameux tunnels anonymes dont je vous parlais. C’est votre propre petit bout d’Internet privé avec vos amis, quoi.

Cette nouvelle release qui vient de sortir apporte pas mal d’améliorations . Meilleures perf avec Java, support macOS restauré, stickers dans les chats, alias de discussion, et même un système de mise à jour automatique sous Windows. Les versions précédentes avaient déjà ajouté un client Android pour se connecter à distance à votre instance qui tourne chez vous, du support pour les architectures ARM sous Linux, et plein d’autres trucs sympas.

D’ailleurs, parlons un peu de cette histoire de Friend-to-Friend (F2F) vs P2P classique. Dans un réseau P2P normal, tout le monde connaît l’IP de tout le monde. Pratique pour partager des fichiers, mais niveau anonymat et vie privée, c’est moyen. Dans un réseau F2F , vous ne voyez que vos contacts directs, et le reste du réseau vous est invisible. Ça limite un peu la portée, mais ça renforce énormément la sécurité et l’anonymat.

Xeres va même plus loin en supportant les transports via Tor et I2P en mode client. Donc si vous voulez vraiment rester anonyme, vous pouvez faire passer toutes vos connexions par ces réseaux. Ainsi vos amis directs ne verront même pas votre vraie IP. Oui, c’est pour les paranos, mais c’est top !

Maintenant pour l’installer, rendez-vous sur la page de téléchargement et choisissez la version qui correspond à votre système. Il y a des installeurs pour Windows, des paquets .deb pour Ubuntu, des images DMG pour macOS (Intel et Apple Silicon), et même une image Docker si vous voulez faire tourner ça sur un serveur en mode headless.

Toutes les releases sont signées avec une clé PGP, donc vous pouvez vérifier que personne n’a trafiqué le fichier que vous téléchargez. Donc prenez 30 secondes pour vérifier la signature, ça vaut le coup pour un logiciel de communication chiffré.

Et une fois installé, vous verrez, l’interface est plutôt moderne avec plusieurs thèmes au choix. Rien à voir avec les vieilles interfaces des logiciels P2P des années 2000. C’est propre, c’est réactif, et ça utilise JavaFX pour l’accélération matérielle. Oui, c’est du Java moderne qui ne fait pas ramer votre machine.

Le projet est disponible en open source sur GitHub sous licence GPL-3.0.

Bref, l’idée derrière Xeres, c’est de promouvoir la liberté d’expression en créant une alternative aux plateformes centralisées qui peuvent censurer, surveiller ou tout simplement disparaître du jour au lendemain. C’est un peu radical, mais vu l’état actuel de la centralisation du web, c’est pas plus mal d’avoir ce genre d’alternative.

Vous trouverez toute la documentation sur le site officiel , avec des guides de démarrage, des explications sur l’architecture, et des options de ligne de commande pour ceux qui veulent pousser le truc plus loin. Il y a même un mode client/serveur pour que votre instance tourne en permanence chez vous et que vous puissiez vous y connecter depuis votre téléphone Android.

Sympa non ?

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  • Radicle – La collaboration P2P basée sur Git
    Je vais pas y aller par 4 chemins : Radicle, c’est comme Github mais en version totalement décentralisée et open source. C’est basé sur Git, le système de contrôle de version distribué par excellence, et l’outil y ajoute une couche peer-to-peer (P2P) qui permet aux utilisateurs de collaborer directement les uns avec les autres, sans passer par un intermédiaire. Comme ça, terminé la dépendance à une plateforme unique qui peut censurer ou contrôler vos dépôts de code. Niveau fonctionna

Radicle – La collaboration P2P basée sur Git

Par : Korben
15 juillet 2024 à 09:00

Je vais pas y aller par 4 chemins : Radicle, c’est comme Github mais en version totalement décentralisée et open source. C’est basé sur Git, le système de contrôle de version distribué par excellence, et l’outil y ajoute une couche peer-to-peer (P2P) qui permet aux utilisateurs de collaborer directement les uns avec les autres, sans passer par un intermédiaire.

Comme ça, terminé la dépendance à une plateforme unique qui peut censurer ou contrôler vos dépôts de code.

Niveau fonctionnalités, il propose des outils de collaboration avancées, comme un système d’issues et de pull requests lui aussi entièrement décentralisé, ce qui vous permettra d’ouvrir des tickets, proposer des modifications et discuter avec vos collaborateurs, sans jamais quitter Radicle. Puis c’est sécurisé avec du chiffrement intégré directement dans le protocole Radicle.

C’est un outil qui offre une résilience et une disponibilité accrues par rapport aux plateformes centralisées car même si certains nœuds du réseau tombent en panne, vos dépôts resteront accessibles et vos collaborations pourront se poursuivre sans interruption.

Pour l’installer chez vous :

curl -sSf https://radicle.xyz/install | sh

Pour résumer, ses points forts sont donc la :

  • Décentralisation : C’est entièrement décentralisé, ce qui signifie que vous n’êtes plus dépendant d’une plateforme centralisée unique. Vous collaborez directement avec vos pairs, sans intermédiaire.
  • Souveraineté : Vous avez le contrôle total sur vos données et vos interactions. Vous décidez avec qui vous partagez votre code et comment vous collaborez, sans subir de règles imposées.
  • Résilience : Grâce à son architecture peer-to-peer, il offre une grande résilience. Même si certains nœuds tombent en panne, vos dépôts restent accessibles et vos collaborations peuvent continuer.
  • Ouverture : C’est open source, ce qui signifie que son code est auditable et transparent. Vous pouvez avoir confiance dans la plateforme que vous utilisez.

Bien que Radicle soit encore un projet relativement jeune, il a déjà attiré l’attention de nombreux développeurs qui cherchent une alternative plus libre et plus résiliente aux plateformes centralisées, surtout depuis que Github a été racheté par Microsoft. Des outils d’intégration pour les principaux IDEs et éditeurs de code sont également en cours de développement, ce qui rendra l’adoption de Radicle encore plus facile et transparente.

Bref, si vous êtes un développeur soucieux de votre indépendance et de la pérennité de vos projets, Radicle est certainement une plateforme à considérer.

Rendez-vous sur https://radicle.xyz pour en savoir plus.

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  • PairDrop – Le partage de fichiers P2P en mode AirDrop dans votre navigateur
    Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un outil de partage de fichiers qui va vous plaire : PairDrop ! C’est comme AirDrop en version web et ça marche sur tous vos devices, quel que soit l’OS. Smartphone, laptop, PC fixe, tout y passe ! La seule condition c’est d’avoir un navigateur web moderne. Avec PairDrop, vous pouvez envoyer des images, des docs, du texte, bref tout ce que vous voulez, en un clin d’œil. Ça utilise une connexion P2P (peer-to-peer pour les noobs) pour transférer directeme

PairDrop – Le partage de fichiers P2P en mode AirDrop dans votre navigateur

Par : Korben
16 juin 2024 à 09:00

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un outil de partage de fichiers qui va vous plaire : PairDrop ! C’est comme AirDrop en version web et ça marche sur tous vos devices, quel que soit l’OS. Smartphone, laptop, PC fixe, tout y passe ! La seule condition c’est d’avoir un navigateur web moderne.

Avec PairDrop, vous pouvez envoyer des images, des docs, du texte, bref tout ce que vous voulez, en un clin d’œil. Ça utilise une connexion P2P (peer-to-peer pour les noobs) pour transférer directement les fichiers entre vos appareils sur le même réseau local. Et le top du top, c’est que vous pouvez aussi faire des transferts via Internet pour partager avec des potes à distance !

Pour ça, il suffit de rejoindre une room publique temporaire, et bam, tous les devices dans la même room peuvent s’échanger des fichiers. C’est méga pratique pour partager des trucs rapidement avec des gens, même s’ils sont pas sur le même réseau. Et bien sûr, ça marche nickel même si vous êtes sur un réseau chelou genre le Wi-Fi public, le réseau de votre boite, un VPN ou un truc comme iCloud Private Relay.

En plus de ça, PairDrop gère les connexions complexes comme un chef. Genre si vous voulez partager un truc depuis votre mobile en mode hotspot, pas de blème ! Les appareils en dehors de votre réseau local qui sont derrière un NAT sont auto-connectés via le serveur TURN de PairDrop. C’est de la magie ce truc !

Vous pouvez aussi appairer vos devices via un code à 6 chiffres ou un QR code, comme ça, vos appareils se retrouvent toujours grâce à des secrets partagés, peu importe le réseau. L’appairage est persistant en plus, donc même si vous fermez PairDrop, vous retrouverez vos devices en le rouvrant. Et bien sûr, vous pouvez éditer et dé-appairer vos devices en deux clics.

Les fichiers sont transférés après validation d’une demande. Et une fois le transfert terminé, si possible ils sont auto-downloadés direct. Si vous envoyez plusieurs fichiers, ils seront zippés bien comme il faut. Sur Android et iOS vous pouvez télécharger, partager ou sauvegarder dans la galerie via le menu « Partager ». Et quand vous envoyez plusieurs fichiers d’un coup, vous avez même un joli indicateur de progression global.

Bon et je vous ai pas encore parlé des autres fonctions vraiment pratiques que les devs ont ajoutées. Par exemple, vous pouvez envoyer des fichiers direct depuis le menu contextuel sur Ubuntu (avec Nautilus), sur Windows, ou depuis le menu « Partager » sur iOS et Android. Il y a même une interface en ligne de commande pour les vrais barbus ! Vous pouvez aussi changer votre nom d’affichage pour différencier facilement vos devices.

Les petits gars derrière PairDrop ont vraiment pensé à tout. Genre vous pouvez coller des fichiers/du texte et choisir le destinataire après et surtout, vos appareils se mettent plus en veille pendant un transfert. Vous aurez même un avertissement si vous fermez PairDrop par erreur pendant un transfert et y’a même une preview des vidéos et des audios !

C’est opensource en plus, donc vous pouvez aller voir le code sur GitHub et même contribuer si ça vous dit. Bon par contre, si vous voulez héberger votre propre instance de PairDrop, genre sur un Raspberry Pi, faudra potasser un peu la doc pour configurer vos serveurs STUN/TURN, mais c’est clairement à la portée de n’importe quel geek un peu motivé. Je vous ferais un tuto si vous voulez.

Niveau techno, on est sur du classique mais efficace : HTML5, JS ES6, CSS3, PWA, tout ça tout ça. Avec du WebRTC et des WebSockets pour la partie réseau. Un back en Node.js, parce que le JavaScript c’est la vie. Ils utilisent également IndexedDB pour la gestion du stockage, zip.js pour la compression des fichiers, cyrb53 pour le hashage, et NoSleep pour empêcher la mise en veille. Que des libs bien velues, approuvées par la communauté.

Allez, je vous laisse tester ça, vous me remercierez plus tard.

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  • Un tutoriel pour mettre en place Syncthing
    Si vous me suivez depuis longtemps, vous connaissez forcément Syncthing puisque j’en ai déjà parlé un bon paquet de fois. Mais ça faisait longtemps et dans le cadre de mon Patreon Privé Premium++ Rotomoulage Sélectif qui permet à l’élite de la crème de la nation d’avoir des contenus originaux merveilleux de moi-même sur des canaux exclusivement exclusifs, j’ai réalisé une vidéo tutoriel sur le sujet. Synchting, c’est le Dropbox du pauvre libriste et ça permet très facilement de mettre en pl

Un tutoriel pour mettre en place Syncthing

Par : Korben
9 février 2024 à 14:32

Si vous me suivez depuis longtemps, vous connaissez forcément Syncthing puisque j’en ai déjà parlé un bon paquet de fois. Mais ça faisait longtemps et dans le cadre de mon Patreon Privé Premium++ Rotomoulage Sélectif qui permet à l’élite de la crème de la nation d’avoir des contenus originaux merveilleux de moi-même sur des canaux exclusivement exclusifs, j’ai réalisé une vidéo tutoriel sur le sujet.

Synchting, c’est le Dropbox du pauvre libriste et ça permet très facilement de mettre en place sur toutes vos machines Linux, Windows, macOS et plus, de la synchronisation chiffrée dans les deux sens ou en sens unique, de vos fichiers. Ça repose sur du protocole P2P, donc c’est super rapide, ça passe partout, même à travers vos firewalls et c’est vraiment un game changer pour ceux qui aiment avoir leurs documents sous la main, peu importe l’appareil qu’ils utilisent ou l’endroit où ils se trouvent.

Voilà, j’espère que ça vous plaira. N’oubliez pas de nous rejoindre sur Patreon, et le cas échéant, de vous abonner à ma chaine YouTube.

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