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  • La Royal Navy et ses caméras de la Dynastie Ping
    Dans la série "les gens qui assurent notre sécurité n'ont pas fait leur job jusqu'au bout", voici une chouette histoire de caméras montées sur les drones navals de la Royal Navy qui, ÉVIDEMMENT, envoyaient des signaux vers une adresse IP située en Chine. Et cette découverte ne vient pas d'une opération de contre-espionnage mais d'une simple évaluation de vulnérabilité de routine, menée par le ministère de la Défense britannique sur son propre matériel. Ces caméras sont celles qui équipent les K3

La Royal Navy et ses caméras de la Dynastie Ping

Par : Korben ✨
12 août 2026 à 11:37

Dans la série "les gens qui assurent notre sécurité n'ont pas fait leur job jusqu'au bout", voici une chouette histoire de caméras montées sur les drones navals de la Royal Navy qui, ÉVIDEMMENT, envoyaient des signaux vers une adresse IP située en Chine. Et cette découverte ne vient pas d'une opération de contre-espionnage mais d'une simple évaluation de vulnérabilité de routine, menée par le ministère de la Défense britannique sur son propre matériel.

Ces caméras sont celles qui équipent les K3 Scout, des bateaux sans équipage que la Royal Navy et les Royal Marines utilisent pour la surveillance et la protection de force.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Et le signal en question porte un nom que tout le monde connaît en domotique : un heartbeat. C'est le ping le plus banal qui existe, celui qui dit "je suis en ligne, je fonctionne" et rien d'autre. C'est le même que crache votre caméra IP du salon, dont je vous parlais déjà avec OpenIPC .

Le ministère britannique affirme qu'aucune donnée sensible, aucun système militaire et aucune donnée gouvernementale n'ont été consultés, compromis ou transmis hors des canaux autorisés et ajoute que ses procédures de test ont repéré le problème "tôt".

La connectivité internet des caméras a quand même été coupée puisque même si ça n'a l'air de rien, un mouchard qui se contente de dire bonjour reste un mouchard qui connaît le chemin.

Reste maintenant la question de comment ce composant est arrivé sur un engin de reconnaissance militaire. En fait, les caméras ne viennent pas de Kraken Technology Group, le constructeur britannique du K3 Scout, mais d'un sous-traitant tiers qui pourtant avait fourni des assurances sur le fait que ses caméras répondaient aux exigences de sécurité, y compris celles rattachées au National Defense Authorization Act américain.

Bref, de la paperasse, des assurances, mais pas un démontage ni une capture de trafic... Kraken dit avoir mené un audit complet avec la Royal Navy une fois les communications découvertes. J'espère bien ^^ !

Côté portée, ça concerne les 20 K3 Scout achetés dans le cadre du Project Beehive, un programme de 12,3 millions de livres, en service chez les Royal Marines depuis mars. Le Telegraph , qui a sorti l'affaire, écrit que du matériel lié à la préparation d'une éventuelle mission britannique dans le détroit d'Ormuz avait été enregistré sur ces appareils.

Par contre, ce qu'on ne sait toujours pas, c'est la marque de la caméra et la nature exacte du composant chinois car aucun rapport ne les nomme pour le moment... Mais j'espère que ça n'a pas été aussi intégré sur du matos français...

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  • Ce drone tourne si vite sur lui-même qu'il devient presque invisible
    Des ingénieurs de l'université Northwestern, près de Chicago, ont construit un petit drone qui disparaît presque à l'œil nu. Pas grâce à un camouflage, mais parce qu'il tourne sur lui-même à toute vitesse. Le principe s'appelle le flou de mouvement. C'est ce qui fait qu'on ne voit plus les pales d'un ventilateur quand il tourne vite. L'œil n'arrive plus à suivre, alors il mélange l'objet avec ce qu'il y a derrière. Le drone s'appelle Phantom Twist. Il tourne sur lui-même entre 15 et 25 fois par

Ce drone tourne si vite sur lui-même qu'il devient presque invisible

21 juillet 2026 à 13:20

Des ingénieurs de l'université Northwestern, près de Chicago, ont construit un petit drone qui disparaît presque à l'œil nu. Pas grâce à un camouflage, mais parce qu'il tourne sur lui-même à toute vitesse.

Le principe s'appelle le flou de mouvement. C'est ce qui fait qu'on ne voit plus les pales d'un ventilateur quand il tourne vite. L'œil n'arrive plus à suivre, alors il mélange l'objet avec ce qu'il y a derrière.

Le drone s'appelle Phantom Twist. Il tourne sur lui-même entre 15 et 25 fois par seconde. À pleine vitesse, on ne voit plus qu'une légère brume, une sorte d'ombre floue posée dans l'air.

Son corps est déjà presque transparent. Les quelques pièces opaques qui restent, le moteur ou la batterie, se noient dans le décor dès que la rotation démarre.

La forme n'a rien à voir avec un drone habituel. Un quadricoptère porte quatre hélices. Là, il y a un seul moteur et une seule hélice. L'hélice tourne d'un côté, tout le reste du drone tourne de l'autre.

Voir cette vidéo sur YouTube

Faire voler un truc pareil sans qu'il parte en vrille n'a rien d'évident. L'équipe a donc laissé un ordinateur imaginer près de 20 000 versions du drone, puis a utilisé des algorithmes et de l'IA pour ranger chaque pièce au bon endroit, du circuit imprimé au petit contrepoids qui équilibre l'ensemble.

Au bout du compte, les chercheurs le donnent pour dix fois plus difficile à repérer qu'un quadricoptère classique. Le but est d'observer des animaux, de surveiller des marais ou de contrôler des ponts et des lignes électriques sans faire fuir ce qu'on veut filmer.

Il y a encore des trous dans la raquette. Le prototype a besoin d'un système de caméras installé tout autour pour se repérer. Ses fils et ses tiges de support restent visibles. Et surtout, l'hélice fait du bruit.

Un drone qu'on ne voit pas mais qu'on entend arriver, ça limite quand même sérieusement l'effet de surprise.

Le travail a été montré à Sydney, lors d'une grande conférence de robotique. L'équipe veut maintenant des matériaux plus transparents et une hélice plus silencieuse.

Se cacher en tournant sur soi plutôt qu'en se peignant, l'idée est maligne. Mais tant que l'engin vrombit comme un ventilateur, l'invisibilité reste à moitié ratée.

Source : Techspot

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  • Le blocage DNS casse tout sauf le piratage (dixit Google)
    Google est allé raconter à la Commission européenne ce que les gens qui s'y connaissent un peu en réseau répètent depuis 15 ans : Bloquer les résolveurs DNS, les VPN et les adresses IP pour lutter contre le piratage, ça ne marche pas. Dans un document envoyé pour la consultation sur la révision de la directive copyright, Mountain View écrit que "bloquer les résolveurs DNS, les IP ou les VPN est inefficace, car cela ne supprime pas du tout le contenu et se contourne facilement en u

Le blocage DNS casse tout sauf le piratage (dixit Google)

Par : Korben ✨
13 juillet 2026 à 11:26

Google est allé raconter à la Commission européenne ce que les gens qui s'y connaissent un peu en réseau répètent depuis 15 ans : Bloquer les résolveurs DNS, les VPN et les adresses IP pour lutter contre le piratage, ça ne marche pas.

Dans un document envoyé pour la consultation sur la révision de la directive copyright, Mountain View écrit que "bloquer les résolveurs DNS, les IP ou les VPN est inefficace, car cela ne supprime pas du tout le contenu et se contourne facilement en utilisant des résolveurs DNS alternatifs".

Le plus marrant ??? Bah c'est que Google sait très exactement de quoi il parle, vu que la justice française l'oblige déjà à filtrer son propre résolveur 8.8.8.8 pour protéger les matchs de foot de Canal+ (Fun fact : J'ai pas vu une seule image, ni score, ni entendu une seule histoire à propos de la Coupe du Monde cette année, tellement les algos savent que ça ne m'intéresse pas.... loool)

Pour ceux qui débarquent (oué oué), le blocage DNS, c'est demander aux annuaires du net (souvent ceux de votre FAI) de faire semblant de ne pas connaître l'adresse d'un site. Le site reste en ligne, ses serveurs tournent, et vous le retrouvez facilement en moins de 2 min, en changeant de résolveur ou en allumant un VPN.

Le blocage d'adresses IP, c'est encore pire, parce qu'une même adresse est souvent partagée par des milliers de sites sans aucun rapport entre eux... En bloquer une, ça revient donc souvent à couper l'électricité de tout l'immeuble pour punir un seul locataire.

Et des immeubles plongés dans le noir, la soumission de Google en aligne toute une collection. Je pense par exemple à ce document étiquetté "Privileged and Confidential" que la Commission a quand même publié (lol, des champions, je vous dis !) et qui cite le nom de clients de Google Cloud parfaitement en règle, qui pourtant ont été entièrement coupés à Internet fin 2019 au Portugal. Tout ça parce que des fournisseurs d'accès Internet locaux avaient bloqué des ASIP partagés pour viser certains sites pirates...

Ou encore un sous-domain de Google Drive ainsi que des IP Cloudflare sur lequel reposaient plus de 42 millions de domaines victimes du Piracy Shield italien. Ah et j'ai oublié l'Espagne qui vient compléter ce joli bingo parce que là-bas les blocages réclamés par LaLiga (la ligue de foot locale) durant les matchs, on fait carrément tomber +550 000 dont les sites d'Amnesty International, de l'UNICEF, du Sénat australien, de la Stanford Law Review et même des serveurs Amazon S3.

Et en France, je ne sais pas si vous vous souvenez, mais Cisco a carrément préféré débrancher son service OpenDNS plutôt que de se plier aux ordonnances de la justice. Quelle bonne ambiance dans ce terreau fertile à la dictature qui nous fonce dessus comme un train de la Deutsche Reichsbahn. (Point Godwin atteint, j'm'en fous, je fais ce que je veux, c'est mon site ^^).

Du coup, les ayants droit réclament maintenant de bloquer aussi les résolveurs alternatifs et les VPN eux-mêmes... et c'est exactement cette fuite en avant que Google demande d'arrêter. En tout cas dans son message, Google rappelle vivement ce que l'industrie du divertissement refuse d'entendre depuis l'époque de Napste : Quand vous avez un catalogue de merde émietté entre des dizaines de plateformes pour des prix exorbitants, avec de la pub, une qualité assez basse et des tas d'œuvres manquantes, eh bien, il ne faut pas s'étonner que le téléchargement illégal reparte de plus belle.

Maintenant, c'est vrai que Google ne joue pas les chevaliers blancs par pure bonté d'âme. En fait, ce qu'ils défendent, c'est leur résolveur maison, leur cloud et leurs clients. Elle reste par exemple très silencieuses sur tous les projets de loi de blocage qui avancent en ce moment même au Congrès américain.

Mais sur le fond, on ne peut pas leur donner le tort surtout quand je vois que le DNS4EU, le résolveur souverain européen, se fait déjà mettre la pression pour filtrer les sites pirates.

Voilà, la consultation est close depuis le 25 juin dernier et la commission est actuellement en train d'éplucher toutes les contributions pour décider des futures conneries qu'elle va faire. On croise les doigts quand même.

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Le drone, la petite tech DIY qui a pris le ciel et la terre

Fêtes nationale et terrain de guerre, fêtes religieuses et super shows… le drone a colonisé tous les marchés et nos imaginaires. Histoire d'une disruption partie de pas grand-chose.

L’article Le drone, la petite tech DIY qui a pris le ciel et la terre est apparu en premier sur L'ADN.

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  • DNS4EU refuse de bloquer les sites pirates de la BREIN
    DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates. Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ? Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas. La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 s

DNS4EU refuse de bloquer les sites pirates de la BREIN

Par : Korben ✨
27 juin 2026 à 17:19

DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates.

Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ?

Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas.

La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 sites bloqués vers DNS4EU comme ils le font déjà avec les FAI, et je pense qu'ils voyaient ça comme une bonne astuce pour bloquer un maximum de sites illégaux.

Mais pas de bol, Whalebone a fini par expliquer que comme la BREIN n'était pas une vraie autorité de régulation, bah y'avait aucune raison qu'ils utilisent leur liste pour faire du DNS filtrant. Hé ouiiii.

Vous allez voir la nuance... En fait dans le cadre de l'appel d'offre de la Commission européenne en 2022, il était demandé à ce que le prestataire filtre le contenu illégal "sur base légale", donc sur ordonnance d'un tribunal. Par exemple, ça a déjà été le cas avec la France, qui a ordonné par décision de justice de bloquer certains sites sur DNS4EU .

Mais cette liste de la BREIN s'appuie uniquement sur des décisions de justice obtenues CONTRE les FAI néerlandais et pas contre DNS4EU. Ah ils sont trop malins !

Après côté usage, ça reste un DNS classique avec cinq profils au choix, un qui bloque juste le malware et le phishing, un qui ajoute le blocage des pubs, un avec protection des enfants, la combinaison des deux, et un "unfiltered" sans le moindre filtre (86.54.11.100 si ça vous tente). Le filtrage, c'est vous qui choisissez, les blocages imposés par la justice mis à part.

Et sur les 63 millions de blocages décidés par DNS4EU lui-même, l'écrasante majorité c'est du phishing et des arnaques, pas du téléchargement. On est donc trèèèès loin de ces cinglés de flics du copyright. Pour l'instant en tout cas...

Je dis "pour l'instant" parce qu'actuellement, on est dans un contexte où la justice européenne serre la vis partout, avec par exemple la France qui ordonne aux VPN de filtrer ou encore l' Italie avec son Piracy Shield qui veut faire plier Cloudflare. Mais bon, pour le moment, ce DNS souverain a su dire qui dit "nee" (c'est comme ça qu'on dit "non" en néerlandais) à ces fifous d'ayants droit et pour ça, je les remercie.

Après, un DNS qui propose en option de bloquer ou non les pubs, ça ne me gêne pas une seconde. Mais si un jour c'est pour faire du DNS menteur histoire de faire plaisir aux ayants droit, là ce sera boycott direct pour moi. Bref, je surveille ça de près et je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

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  • ANES - Il greffe une seconde puce graphique dans sa NES
    Decrazyo vient de sortir ANES , un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console. Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine. Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (

ANES - Il greffe une seconde puce graphique dans sa NES

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 11:15

Decrazyo vient de sortir ANES , un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console.

Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine.

Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (le fameux RP2C02) pour ensuite le greffer sur la première via une carte maison bardée de logique. Ensuite (et attention, ça devient technique), un démultiplexeur 74LS139 aiguille le processeur vers l'un ou l'autre PPU selon l'adresse mémoire, un latch 74LS373 verrouille les signaux, et 8 Ko de RAM statique dédiée alimentent le second PPU.

En gros, le CPU jongle entre deux cartes graphiques au lieu d'une. C'est tout ce que vous devez savoir.

Pour comprendre pourquoi c'est énorme comme news, faut bien se rappeler les limites de la bestiole. La NES affiche 25 couleurs à l'écran maximum, piochées dans une palette de 64. Et elle ne dessine que 8 sprites par ligne horizontale, d'où le clignotement légendaire des persos quand ça se bouscule (les vétérans de Mega Man voient de quoi je parle). Alors qu'avec deux PPU qui bossent en parallèle, vous doublez le budget graphique d'un coup.

Decrazyo est le premier à reconnaître que personne ne va se lancer là-dedans parce que c'est bien relou à faire. Faut déjà sacrifier deux consoles, sortir le fer à souder, dessouder des puces et se taper du wire-wrap sur une carte prototype. On est dans de la bidouille de l'extrême, celle qu'on fait pour la beauté du geste .

Sauf que, bonne nouvelle les amis, vous allez pouvoir goûter au résultat sans flinguer la moindre console puisque decrazyo a forké l'émulateur Mesen2 pour simuler le double PPU. C'est dispo en build "Dual PPU Mesen 2.1.1" sur Windows, Linux et macOS, Intel comme Apple Silicon. Vous chargez la démo, et vous voyez de vos yeux ce que donnerait une NES dopée.

Ça me rappelle vraiment pourquoi j'adore toujours la scène homebrew NES , 40 ans après. Ces gens sans amis, ni famille (je plaisante, humour, humour, pas taper !) qui continuent de tordre ce hardware dans tous les sens juste pour voir jusqu'où il peut aller, c'est fou ! Les schémas KiCad et le code sont sur le GitHub de Decrazyo , sous licence GPL, si vous voulez fouiller.

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  • EmuDevz - Le jeu où vous codez votre émulateur NES
    Afska, le développeur derrière une flopée d'outils pour Game Boy Advance, a eu avec son studio [r]labs une idée géniale ! Ça s'appelle EmuDevz, et c'est un jeu vidéo dans lequel vous devez coder votre propre émulateur NES. Et pas en cliquant sur des boutons comme un loser, hein mais en pissant du vrai code pour le processeur, la puce graphique et la puce audio de la console de Nintendo. L'émulation, normalement, c'est un truc réputé aride où vous passez des semaines le nez dans la nesdev wik

EmuDevz - Le jeu où vous codez votre émulateur NES

Par : Korben ✨
26 juin 2026 à 09:39

Afska, le développeur derrière une flopée d'outils pour Game Boy Advance, a eu avec son studio [r]labs une idée géniale ! Ça s'appelle EmuDevz, et c'est un jeu vidéo dans lequel vous devez coder votre propre émulateur NES. Et pas en cliquant sur des boutons comme un loser, hein mais en pissant du vrai code pour le processeur, la puce graphique et la puce audio de la console de Nintendo.

L'émulation, normalement, c'est un truc réputé aride où vous passez des semaines le nez dans la nesdev wiki à piger comment le 6502 gère ses cycles d'horloge. Et pourtant, là, tout devient clair et facile puisque vous avez un éditeur de code intégré façon shell Unix, et vous implémentez le CPU, le PPU et l'APU dans l'ordre que vous voulez. Puis au fil de votre progression, vous débloquez des ROMs et des homebrews à faire tourner dans l'émulateur que vous venez de pondre. Et pour vérifier que votre code tient la route, le jeu fournit même des tests unitaires, des tests vidéo et des tests audio.

Mais le truc qui m'a scotché dans ce "jeu", c'est le debugger. Dans celui-ci, vous avez droit à un visualiseur de mémoire, un log d'instructions, les nametables, la CHR, les sprites, les palettes, les canaux APU affichés un par un, le monitoring du contrôleur... l'arsenal complet du mec qui développe pour de vrai, mais emballé dans une interface gaming. Y'a même un tuto interactif pour apprendre l'assembleur 6502 si vous débarquez sans rien connaître...

Voilà, c'est génial pour apprendre des concepts liés à l'émulation et au développement de jeux retro. On savait déjà qu'il était possible d' apprendre Prolog grâce aux Pokemon ou de recréer une carte 3dfx de zéro et voilà que maintenant, on nous propose carrément de dompter l'émulation de la NES.

Puis surtout, une fois que vous maitriserez un peu plus, le mode libre de EmuDevz vous permettra de commencer à coder des émulateurs pour d'autres systèmes. Ah et y'a même une bande son retro-synthwave dans l'appli pour se mettre dans l'ambiance.

Et je vous l'ai dit ou pas que c'était open source, trouvable sur Steam mais surtout jouable directement depuis votre navigateur ???

La vie est belle ! Et bonne canicule à tous 🥵 !

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  • MOTHER 1 sur SNES - le remake que Nintendo n'a jamais fait
    EarthBound Beginnings Remake est à l'origine un projet entre potes qui traine depuis 19 ans et qui youpi !, vient enfin de voir le jour ! Il s'agit d'un ROM hack mené par un certain Gabbls, qui recrée MOTHER, le tout premier jeu de la série EarthBound, en 16-bit sur le même moteur que celui d'origine. Le projet avait été lancé en 2007 par une légende du milieu, Clyde Mandelin, alias Tomato, cofondateur de Starmen.Net et surtout l'homme derrière la fameuse traduction fan de MOTHER 3. Pour jouer à

MOTHER 1 sur SNES - le remake que Nintendo n'a jamais fait

Par : Korben ✨
16 juin 2026 à 08:41

EarthBound Beginnings Remake est à l'origine un projet entre potes qui traine depuis 19 ans et qui youpi !, vient enfin de voir le jour ! Il s'agit d'un ROM hack mené par un certain Gabbls, qui recrée MOTHER, le tout premier jeu de la série EarthBound, en 16-bit sur le même moteur que celui d'origine. Le projet avait été lancé en 2007 par une légende du milieu, Clyde Mandelin, alias Tomato, cofondateur de Starmen.Net et surtout l'homme derrière la fameuse traduction fan de MOTHER 3.

Pour jouer à ce jeu, ça se passe sur le site officiel du projet . Vous arrivez avec votre propre ROM d'EarthBound (la version SNES, achetée légalement hein), vous la glissez dans le patcher intégré au site , et hop, vous récupérez MOTHER 1 relooké aux petits oignons. C'est un jeu 8-bit redessiné en 16-bit, avec de nouveaux sprites poussés directement dans la ROM du jeu. Et comme le patch est au format BPS, si vous préférez le bidouiller à la main avec un outil comme Flips, c'est possible aussi. Y'aura aucune ligne de code à toucher.

Et pour bien saisir pourquoi c'est un petit événement et pourquoi je vous en parle, faut remonter un peu le fil de toute cette histoire...

Car si vous êtes un ancien comme moi, vous connaissez forcément MOTHER, ce RPG culte sorti en 1989 sur Famicom, donc au Japon uniquement. Nintendo en avait préparé une version occidentale baptisée Earth Bound vers 1990, sauf qu'elle a été annulée et n'a jamais atterri dans les boutiques. Le jeu a alors fini par fuiter en version prototype, avec la traduction anglaise officielle que Nintendo avait remisé au placard, et c'est la communauté qui l'a alors ensuite rebaptisé EarthBound Zero, avant de ressortir officiellement en 2015, uniquement sur la Console Virtuelle de la Wii U.

Bref, petite précision pour les non-initiés : MOTHER c'est ce tout premier épisode, à ne pas confondre avec EarthBound qui est sa suite sortie sur SNES (MOTHER 2 au Japon), celle que vous connaissez sûrement grâce à Ness dans Smash Bros. Et ce MOTHER-là, c'est un espèce de jeu maudit que Nintendo a laissé moisir durant 25 ans.

Du coup, voir ses fans lui offrir le remake 16-bit que Nintendo n'a jamais fait, c'est chouette. Y'a quand même eu 3 équipes différentes qui se sont relayés sur le projet jusqu'à hier, date de sortie de ce remake.

Mais ce n'est pas tout car en plus, l'équipe balance un patch compagnon baptisé EarthBound: Giygas Strikes Back avec pour idée de proposer un patch pour le jeu d'origine qui apporte uniquement les améliorations de confort qu'ils ont ajoutées au remake. Donc les achats groupés, le bouton pour courir, + quelques bugs corrigés au passage. Soit de quoi rejouer à l'EarthBound original sans les petites frictions d'époque. Il y a même une jaquette façon boîte SNES signée BigSharkZ et un guide complet en couleur en préparation... tant qu'à faire les choses proprement, autant y aller à fond !

Si vous vous intéressez au rétro gaming ou aux ROM hacks, ça devrait donc vous plaire. Dans le même esprit, jetez aussi un œil au hack qui transforme Zelda en Super Mario ou au superbe hack de Super Mario Kart . Et moi de mon côté, je suis toujours en train de bosser sur mon recompilateur de roms pour mes patreons d'amour, et ça fonctionne plutôt pas mal... J'ai hâte de vous montrer ça.

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  • Il transforme deux Xbox One hors service en une clé USB de 10 Go
    En pleine flambée des prix de la mémoire et du stockage, un bricoleur du nom de Chase Fournier a imaginé une façon rigolote de recycler du vieux matériel : récupérer les puces de stockage de deux Xbox One pour les assembler en une seule clé USB de 10 Go, suffisamment compacte pour tenir dans la main. Son astuce repose sur un composant méconnu. La carte mère d'une Xbox One S embarque une puce eMMC, autrement dit de la mémoire flash soudée qui sert de stockage interne, exactement le même type de c

Il transforme deux Xbox One hors service en une clé USB de 10 Go

29 mai 2026 à 10:51

En pleine flambée des prix de la mémoire et du stockage, un bricoleur du nom de Chase Fournier a imaginé une façon rigolote de recycler du vieux matériel : récupérer les puces de stockage de deux Xbox One pour les assembler en une seule clé USB de 10 Go, suffisamment compacte pour tenir dans la main.

Son astuce repose sur un composant méconnu. La carte mère d'une Xbox One S embarque une puce eMMC, autrement dit de la mémoire flash soudée qui sert de stockage interne, exactement le même type de composant que l'on trouve dans un smartphone d'entrée de gamme. Sur la console, cette puce dispose d'une capacité de 5 Go.

Fournier en a dessoudé deux, une par machine, avant de les installer sur une petite carte équipée d'un contrôleur Norelsys NS1081, capable de faire dialoguer jusqu'à quatre mémoires de ce type avec un port USB 3.0. En additionnant les deux puces, on obtient une clé de 10 Go reconnue sans difficulté par n'importe quel ordinateur.

Du côté des performances, le résultat reste modeste, avec environ 140 Mo par seconde en lecture et 64 Mo par seconde en écriture. C'est honnête pour de la récupération, même si une clé USB neuve vendue quelques euros ferait nettement mieux. La vitesse n'était de toute façon pas l'objectif recherché.

L'intérêt du projet tient surtout à son contexte. Alors que les prix du stockage grimpent un peu partout, l'idée d'aller puiser dans du matériel obsolète pour récupérer de quoi conserver ses fichiers retrouve une vraie pertinence.

Une Xbox One hors service cesse d'être une console, mais elle conserve des composants parfaitement fonctionnels qui finissent trop souvent à la déchetterie. Personne ne se lancera évidemment dans une telle manipulation pour économiser trois euros, tant l'opération exige du matériel spécifique et un réel savoir-faire en soudure.

Il n'empêche que la démarche a quelque chose de réjouissant, à l'heure où l'on jette bien plus vite qu'on ne répare.

Source : Hackaday

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  • Il démonte une caméra gimbal de drone Shahed-136 récupéré en Ukraine
    Un chercheur du nom de Michel a mis la main sur une caméra de surveillance issue d'un drone Shahed-136 abattu en Ukraine, et il en a fait un démontage très complet. Le Shahed-136, ce drone iranien que la Russie a adopté massivement et qu'elle modifie au fil des mois avec des charges utiles supplémentaires, embarque ici une caméra thermique pour les missions de nuit, montée sur un gimbal motorisé, le tout dans un boîtier qui tient dans la main. Ce qui frappe quand on regarde l'intérieur, c'es

Il démonte une caméra gimbal de drone Shahed-136 récupéré en Ukraine

5 mai 2026 à 12:11

Un chercheur du nom de Michel a mis la main sur une caméra de surveillance issue d'un drone Shahed-136 abattu en Ukraine, et il en a fait un démontage très complet.

Le Shahed-136, ce drone iranien que la Russie a adopté massivement et qu'elle modifie au fil des mois avec des charges utiles supplémentaires, embarque ici une caméra thermique pour les missions de nuit, montée sur un gimbal motorisé, le tout dans un boîtier qui tient dans la main.

Ce qui frappe quand on regarde l'intérieur, c'est l'origine des pièces. Vous avez deux cartes basées sur un FPGA Artix-7, plus un SoC Hi3519 qui s'occupe du flux vidéo. Le Hi3519, c'est un composant chinois qu'on trouve sans peine sur AliExpress et qui équipe une bonne partie des caméras IP grand public.

Ajoutez à ça une carte d'alimentation commerciale, une carte relais classique, un télémètre, et vous avez un assemblage qui ressemble plus à un projet maker qu'à du matériel militaire.

Côté gimbal, le constat est encore plus parlant : la majorité des composants sont occidentaux. Les marquages laser ont été soigneusement grattés ou poncés pour effacer la traçabilité, mais les pièces restent identifiables au format.

C'est cohérent avec ce qu'on voit depuis le début du conflit, avec ces drones russes bourrés de puces Texas Instruments, Analog Devices, STMicroelectronics ou Infineon censées ne jamais finir dans une arme.

Ce qui est fou dans cette histoire, c'est le contraste avec les missiles russes plus haut de gamme, où les ingénieurs partent de circuits sur mesure et de composants militarisés. Ici c'est plus simple. Du dev board reconverti et du off-the-shelf, sans doute parce que produire un Shahed à 50 000 dollars la pièce ça oblige à raboter partout, et que personne ne va concevoir une carte custom pour un drone qui se crashe par définition.

Source : Hackaday

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  • La NES-SY2.0 est un synthétiseur qui lit aussi les cartouches Nintendo
    Le designer suédois Love Hultén vient de dévoiler la NES-SY2.0, un synthétiseur fait main qui rend hommage à la NES tout en servant de véritable console de jeu. L'objet accepte les cartouches originales et produit de la musique chiptune. Un objet entre console et instrument La NES-SY2.0 reprend les codes visuels de la NES originale, avec son slot de cartouche et ses ports manette en façade, le tout habillé dans un boîtier en bois qui lui donne un côté objet d'art. Le format s'inspire des ord

La NES-SY2.0 est un synthétiseur qui lit aussi les cartouches Nintendo

Par : Korben
2 avril 2026 à 10:22

Le designer suédois Love Hultén vient de dévoiler la NES-SY2.0, un synthétiseur fait main qui rend hommage à la NES tout en servant de véritable console de jeu. L'objet accepte les cartouches originales et produit de la musique chiptune.

Un objet entre console et instrument

La NES-SY2.0 reprend les codes visuels de la NES originale, avec son slot de cartouche et ses ports manette en façade, le tout habillé dans un boîtier en bois qui lui donne un côté objet d'art.

Le format s'inspire des ordinateurs portables des années 80 : l'appareil s'ouvre comme une valise et révèle un écran, un clavier MIDI Keystep et toute une rangée de boutons et molettes rouges pour manipuler le son en temps réel.

C'est la deuxième version de ce concept. La première, la NES SY37, datait de 2022. Love Hultén est connu pour ses créations artisanales qui mélangent technologie et design rétro, et la NES-SY2.0 est visiblement son projet le plus abouti.

Ce qu'il y a sous le capot

Le moteur sonore est un NES Poly, un synthétiseur polyphonique à 4 voix développé par Arcano Systems. Il émule les sons caractéristiques de la puce audio de la NES avec deux oscillateurs par voix, du vibrato, et la possibilité de basculer entre les formes d'onde en temps réel. Seize paramètres sont contrôlables via des messages MIDI CC.

L'ensemble intègre aussi un module d'effets FS22 avec delay et réverbération, et un visualiseur MIDI créé par l'artiste numérique p1xelfool. Et oui, on peut brancher une manette NES et lancer une cartouche pour jouer à ses classiques 8-bit directement dessus.

Pas de prix, mais beaucoup d'envie

Comme souvent avec les créations de Love Hultén, la NES-SY2.0 est une pièce artisanale en série très limitée. Aucun prix n'a été communiqué, ce qui laisse penser que c'est le genre d'objet qu'on ne trouve pas en rayon chez Fnac. Les précédentes créations du designer suédois se négociaient à plusieurs milliers d'euros.

C'est le genre d'objet qui fait rêver les fans de retrogaming et de musique électronique en même temps. Un synthé polyphonique qui crache du chiptune et qui en plus lit les cartouches NES originales, c'est quand même un sacré programme.

Source : Tom's Hardware

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  • Piratage : Google, Cloudflare et Cisco contraints de bloquer des sites pirates en France
    La cour d'appel de Paris vient de confirmer que les fournisseurs de DNS alternatifs doivent bloquer l'accès aux sites de streaming et d'IPTV pirates. Google, Cloudflare et Cisco ont perdu leur appel face à Canal+. Cinq appels rejetés d'un coup La cour d'appel de Paris a tranché cinq affaires distinctes dans lesquelles Canal+ demandait à Google (Google Public DNS), Cloudflare (1.1.1.1) et Cisco (OpenDNS) de bloquer des centaines de noms de domaine liés à du streaming illégal. Les trois entreprise

Piratage : Google, Cloudflare et Cisco contraints de bloquer des sites pirates en France

Par : Korben
2 avril 2026 à 10:06

La cour d'appel de Paris vient de confirmer que les fournisseurs de DNS alternatifs doivent bloquer l'accès aux sites de streaming et d'IPTV pirates. Google, Cloudflare et Cisco ont perdu leur appel face à Canal+.

Cinq appels rejetés d'un coup

La cour d'appel de Paris a tranché cinq affaires distinctes dans lesquelles Canal+ demandait à Google (Google Public DNS), Cloudflare (1.1.1.1) et Cisco (OpenDNS) de bloquer des centaines de noms de domaine liés à du streaming illégal. Les trois entreprises avaient fait appel des ordonnances rendues en première instance par le tribunal judiciaire de Paris.

C'est la première fois qu'une cour d'appel française valide ce type de blocage DNS en s'appuyant sur l'article L.333-10 du Code du sport, qui permet aux détenteurs de droits d'exiger le blocage de domaines en cas de piratage grave et répété.

Les arguments qui n'ont pas fonctionné

Cloudflare et Cisco avaient plaidé que leurs services avaient une fonction "neutre et passive", comparable à un annuaire qui traduit des noms de domaine en adresses IP. La cour a estimé que cette neutralité était tout simplement hors sujet : ce qui compte, c'est la capacité technique à bloquer un accès, pas la nature du service.

Google a tenté un autre angle en expliquant que le blocage DNS était inefficace puisqu'il suffit d'un VPN pour le contourner. La cour a balayé l'argument en rappelant que tout système de filtrage peut être contourné, et que ça ne le rend pas inutile pour autant.

Cisco avait aussi chiffré le coût de mise en place à 64 semaines-personne de travail. Pas suffisant non plus pour convaincre les juges.

Canal+ continue de pousser

Cette décision s'ajoute à celle obtenue contre les fournisseurs de VPN fin 2025, quand NordVPN, ExpressVPN et d'autres avaient eux aussi été contraints de bloquer des sites pirates en France.

Canal+ verrouille progressivement tous les moyens de contournement. Et la chaîne ne compte visiblement pas s'arrêter là : le blocage d'adresses IP serait déjà en test, avec un premier essai lors de Roland-Garros.

Les frais de mise en place sont à la charge de Google, Cloudflare et Cisco.

Canal+ est en train de poser des briques une par une. D'abord les FAI, puis les VPN, maintenant les DNS. On imagine bien que le blocage IP est la prochaine étape.

Côté efficacité, ça reste un jeu du chat et de la souris, mais la justice française envoie un signal clair : si un service technique peut aider à bloquer du piratage, il devra le faire. Et à ses frais, en plus.

Source : Torrent Freak

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  • Fraude bancaire : des smartphones fantômes dans le cloud dupent les banques
    Les fraudeurs n'ont plus besoin de vrais téléphones pour vider des comptes bancaires. Des smartphones virtuels hébergés dans le cloud, louables quelques centimes de l'heure, imitent sans problème de vrais appareils et passent sous le radar des systèmes anti-fraude. Un smartphone qui n'existe pas Group-IB vient de publier un rapport qui fait froid dans le dos. Des plateformes comme GeeLark, Redfinger ou LDCloud proposent de louer des smartphones Android virtuels hébergés dans des datacenters, pou

Fraude bancaire : des smartphones fantômes dans le cloud dupent les banques

Par : Korben
26 mars 2026 à 15:19

Les fraudeurs n'ont plus besoin de vrais téléphones pour vider des comptes bancaires. Des smartphones virtuels hébergés dans le cloud, louables quelques centimes de l'heure, imitent sans problème de vrais appareils et passent sous le radar des systèmes anti-fraude.

Un smartphone qui n'existe pas

Group-IB vient de publier un rapport qui fait froid dans le dos. Des plateformes comme GeeLark, Redfinger ou LDCloud proposent de louer des smartphones Android virtuels hébergés dans des datacenters, pour 0,10 à 0,50 dollar de l'heure. À la base, ils sont prévus pour tester des apps ou gérer plusieurs comptes.

Sauf que les fraudeurs ont très vite compris l'intérêt du truc. Ces téléphones fantômes reproduisent tout ce qui fait un vrai smartphone : identifiant unique, adresse IP locale, géolocalisation crédible, et même des données de capteurs comme l'accéléromètre ou le gyroscope.

Votre banque croit parler à un iPhone à Paris. En réalité, c'est un serveur quelque part en Asie. Et le pire, c'est que ça marche. Les systèmes anti-fraude qui se basent sur l'empreinte de l'appareil n'y voient que du feu.

Revolut et Wise en vitrine sur le darknet

Là où ça devient concret, c'est quand on regarde ce qui se vend sur les forums criminels. Des comptes bancaires pré-vérifiés sur Revolut ou Wise, créés via ces cloud phones, s'échangent entre 50 et 200 dollars.

On parle de comptes mules utilisés pour recevoir et faire transiter de l'argent volé. Le tout à échelle industrielle. Côté chiffres, c'est vertigineux : 485 millions de livres de pertes liées à la fraude au Royaume-Uni en 2022.

Aux États-Unis, Deloitte projette 14,9 milliards de dollars d'ici 2028, contre 8,3 milliards en 2024. Et la France n'est pas épargnée, avec 618 millions d'euros de fraude bancaire au premier semestre 2025, en hausse de 7 % par rapport à 2024.

Comment les détecter ?

Group-IB a quand même identifié quelques indices. Un cloud phone n'a en général aucune application par défaut installée. Sa batterie reste bloquée à 100 %. Et surtout, les capteurs de mouvement ne bougent jamais, ce qui est impossible avec un vrai téléphone que quelqu'un tient dans la main.

Le problème, c'est que ces indices sont marginaux face à l'ampleur du phénomène. Les solutions proposées passent par de l'analyse comportementale, de la modélisation par graphes et une meilleure corrélation entre l'appareil et son environnement réseau.

Les banques vont devoir arrêter de se fier uniquement à l'empreinte du téléphone pour vérifier que vous êtes bien vous.

Le modèle de sécurité des banques basé sur l'identification de l'appareil est en train de prendre l'eau. Ces cloud phones sont en location libre, parfaitement légaux, et n'importe qui peut en louer un.

Et puis il faut le dire, les néobanques qui ont misé à fond sur la fluidité d'ouverture de compte se retrouvent avec le revers de la médaille. Quand ouvrir un compte prend deux minutes depuis un téléphone virtuel à 50 dollars, on imagine bien que les fraudeurs ne se privent pas.

Source : Info Security

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  • Un drone sans aucune pièce mobile : la fin des moteurs et des hélices ?
    Des chercheurs de l’université Rutgers ont mis au point un concept de drone ornithoptère à état solide. Sans moteur ni engrenages, cet engin utilise la piézoélectricité pour battre des ailes. Une avancée majeure pour la fiabilité et la miniaturisation des robots volants, même si les matériaux doivent encore progresser. Imaginez un drone dépourvu de rotors, de pistons ou de roulements. Pas de mécanique qui s'use, pas de bruit de crécelle. C’est le pari de l’équipe d’Onur Bilgen à Rutgers. Ils ont

Un drone sans aucune pièce mobile : la fin des moteurs et des hélices ?

Par : Korben
26 mars 2026 à 12:46

Des chercheurs de l’université Rutgers ont mis au point un concept de drone ornithoptère à état solide. Sans moteur ni engrenages, cet engin utilise la piézoélectricité pour battre des ailes.

Une avancée majeure pour la fiabilité et la miniaturisation des robots volants, même si les matériaux doivent encore progresser.

Imaginez un drone dépourvu de rotors, de pistons ou de roulements. Pas de mécanique qui s'use, pas de bruit de crécelle. C’est le pari de l’équipe d’Onur Bilgen à Rutgers. Ils ont conçu un ornithoptère, un appareil à ailes battantes, totalement "solid-state".

L'absence de pièces en mouvement promet de révolutionner l'aérospatiale en limitant les points de défaillance critiques. C'est une approche imitant la biologie sans ses contraintes mécaniques habituelles.

La piézoélectricité comme muscle artificiel

Pour supprimer la mécanique, les ingénieurs utilisent des Macro Fiber Composites. Ce sont des lamelles piézoélectriques collées sur des ailes en fibre de carbone. 

Lorsqu'une tension électrique est appliquée, le matériau se déforme, forçant l'aile à se courber. Cette structure biphasée permet de contrôler précisément la cambrure pour une efficacité aérodynamique maximale.

L'ensemble fonctionne sans aucun frottement, éliminant le besoin de lubrification ou de maintenance sur les parties mobiles classiques. Cette architecture simplifiée permet une réactivité accrue face aux turbulences de l'air environnant.

Une simulation pour préparer le futur

Si le concept est mathématiquement solide, la réalisation physique se heurte aux limites actuelles de la science des matériaux. Les composants piézoélectriques ne sont pas encore assez performants pour soulever un drone complet de manière autonome.

C'est une feuille de route technologique qui définit les besoins pour la prochaine génération de polymères actifs. L'équipe a donc développé un modèle computationnel complexe pour optimiser le design en attendant que la chimie franchisse un nouveau palier.

Vers des machines robustes et des applications industrielles

L'intérêt est quand même là : moins de pièces signifie mathématiquement moins de pannes potentielles. En supprimant les engrenages, on gagne en légèreté, en discrétion et en robustesse. Cette technologie pourrait aussi s'appliquer aux pales d'éoliennes. En modifiant leur profil en temps réel, on optimise le flux d'air sans ajouter de complexité mécanique lourde, augmentant ainsi l'efficacité énergétique du système.

Bref, vous l’avez compris, c’est une rupture technologique majeure. On passe de la mécanique pure à l’électronique solide, un peu comme pour la transition des disques durs vers les SSD. L'enjeu reste le ratio poids/puissance des polymères. 

Si la recherche aboutit, la maintenance des drones deviendra dérisoire.

Source : TechXplore

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  • Le CNRS victime d'une fuite de données, avec numéros de sécu et RIB dans la nature
    – Article invité, rédigé par Vincent Lautier – Le CNRS vient de confirmer un incident de cybersécurité qui a mené au téléchargement non autorisé de fichiers contenant des données personnelles d'anciens agents. Noms, adresses, numéros de sécurité sociale, RIB : la totale donc. L'organisme a déposé plainte et prévenu la CNIL. Des données très sensibles C'est ce lundi 16 février que le CNRS a informé ses agents d'une fuite de données sur un de ses serveurs. Des fichiers contenant des informations d

Le CNRS victime d'une fuite de données, avec numéros de sécu et RIB dans la nature

Par : Korben
16 février 2026 à 18:16
– Article invité, rédigé par Vincent Lautier –

Le CNRS vient de confirmer un incident de cybersécurité qui a mené au téléchargement non autorisé de fichiers contenant des données personnelles d'anciens agents. Noms, adresses, numéros de sécurité sociale, RIB : la totale donc. L'organisme a déposé plainte et prévenu la CNIL.

Des données très sensibles

C'est ce lundi 16 février que le CNRS a informé ses agents d'une fuite de données sur un de ses serveurs. Des fichiers contenant des informations de ressources humaines ont été téléchargés sans autorisation. Et on ne parle pas de données anodines : noms, prénoms, dates de naissance, adresses postales, numéros de sécurité sociale et RIB. Le tout accompagné du statut de l'agent, du type de contrat et de la structure d'affectation. Le serveur a été isolé et arrêté dès la découverte de l'incident, et l'organisme assure que la fuite ne s'est pas propagée au reste de ses infrastructures.

Qui est concerné ?

Seuls les personnels recrutés avant le 1er janvier 2007 sont touchés, qu'ils aient été titulaires ou non. Si vous avez travaillé au CNRS après cette date, vous n'êtes pas concerné. Le nombre exact de victimes n'a pas été communiqué, mais vu la taille de l'organisme, on parle potentiellement de plusieurs milliers de personnes. Le CNRS recommande de prévenir sa banque, de surveiller ses comptes, de vérifier si ses données circulent sur haveibeenpwned.com, et de rester vigilant face aux tentatives de phishing ou d'usurpation d'identité. La CNIL et l'ANSSI ont été prévenues, et une plainte a été déposée auprès de la section cybercriminalité du parquet de Paris.

Les institutions françaises en ligne de mire

On n'est pas vraiment sur une première niveau cyberattaques sur des services de l'état. Le ministère de l'Intérieur, celui des Sports, et d'autres organismes avaient été visés. L'URSSAF a aussi confirmé une fuite touchant les données de 12 millions de salariés. Le CNRS lui-même avait été la cible d'un défacement de plusieurs de ses sous-domaines fin janvier. Deux incidents distincts, mais la tendance est claire, et c'est franchement moche.

On va quand même saluer le fait que le CNRS a communiqué rapidement, avec un communiqué officiel et une FAQ pour les personnes concernées. C'est loin d'être toujours le cas. Mais on va quand même se questionner sur le fait que des RIB et des numéros de sécu trainent sur un serveur, alors qu'on parle de données parfois veilles depuis presque 20 ans... Pourquoi ces informations étaient-elles encore accessibles ? La question du stockage prolongé de données sensibles revient sur la table, et visiblement, personne n'a encore de bonne réponse. En attendant, si vous avez porté la blouse du CNRS avant 2007, un petit tour sur votre relevé bancaire ne serait pas du luxe.

Article invité publié par Vincent Lautier . Vous pouvez aussi faire un saut sur mon blog , ma page de recommandations Amazon , ou lire tous les tests que je publie dans la catégorie "Gadgets Tech" , comme cette liseuse Android de dingue ou ces AirTags pour Android !

« L'IA doit être un sparring partner des RH, jamais un juge »

En 2016, le mathématicien Jean-Noël Chantreuil se faisait lyncher pour avoir osé parler de « mathématisation des RH ». Aujourd'hui, ses détracteurs sont devenus ses clients.

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  • DNS-collector - Pour comprendre enfin ce qui se passe sur votre réseau
    Le DNS, c'est un peu la tuyauterie planquée d'Internet. Tout le monde l'utilise, mais personne ne regarde vraiment ce qui se passe dans les tuyaux... jusqu'à ce que ça pète ou qu'un petit con s'en serve pour exfiltrer des données. Et là, bon courage pour fouiller dans les logs en mode brutasse pour comprendre qui a fait quoi sur votre réseau. En fait, pour ceux qui se demandent encore qu'est-ce que le DNS (Domain Name System), c'est simplement l'annuaire qui traduit les noms de domaine comme kor

DNS-collector - Pour comprendre enfin ce qui se passe sur votre réseau

Par : Korben
7 février 2026 à 08:38

Le DNS, c'est un peu la tuyauterie planquée d'Internet. Tout le monde l'utilise, mais personne ne regarde vraiment ce qui se passe dans les tuyaux... jusqu'à ce que ça pète ou qu'un petit con s'en serve pour exfiltrer des données. Et là, bon courage pour fouiller dans les logs en mode brutasse pour comprendre qui a fait quoi sur votre réseau.

En fait, pour ceux qui se demandent encore qu'est-ce que le DNS (Domain Name System), c'est simplement l'annuaire qui traduit les noms de domaine comme korben.info en adresses IP. Sans lui, on serait tous en train de mémoriser des suites de chiffres à la con.

Et il y a quelques jours, j'ai reçu un mail de Denis, un fidèle lecteur (qui traîne sur le blog depuis 2005, ça nous rajeunit pas !) qui m'a écrit pour me présenter son projet sur lequel il bosse depuis 5 ans : DNS-collector .

DNS-collector, c'est un outil écrit en Go qui sert de "chaînon manquant" entre vos serveurs DNS et votre pile de données. En gros, il capture le trafic DNS, le nettoie, l'enrichit et l'envoie là où vous en avez besoin. C'est l'outil parfait pour ceux qui ont la flemme de se palucher des fichiers PCAP de 4 Go à la main ou de debugger des flux DNStap illisibles.

Le point fort de DNS Collector, c'est sa flexibilité. Côté entrées, ça avale tout : du DNStap via socket Unix ou TCP (le protocole standard utilisé par BIND, Unbound ou PowerDNS), du sniffing réseau classique avec AF_PACKET ou même XDP pour la très haute performance. Attention quand même, pour XDP, apparemment le kernel Linux doit être récent (version 5.x minimum) et les drivers réseau doivent suivre, sinon ça va faire pshitt. Ensuite, par défaut, le bousin écoute pépouze sur le port UDP/6000 en attendant ses flux.

Mais là où ça devient vraiment balaise, c'est dans le traitement des données. DNS-collector embarque des "Transformers" (rien à voir avec Optimus Prime hein ^^) qui font tout le boulot ingrat à votre place dans le pipeline de traitement. Hop, ça normalise les noms de domaine en minuscules (le fameux qname-lowercase dans le fichier de config), ça ajoute la géolocalisation via GeoIP (genre MaxMind ou IP2Location), et on peut même détecter les trucs louches.

Il peut aussi détecter le tunneling DNS ou les domaines générés par algorithme (DGA) qui sont souvent les signes d'une infection sur une machine. Petit bémol cependant, pour la géolocalisation, pensez à télécharger vos bases GeoIP au préalable (fichiers .mmdb), sinon l'outil va vous faire une petite grimace au démarrage.

Vous pouvez aussi protéger la vie privée de vos utilisateurs en anonymisant les adresses IP via un hachage SHA1 ou du masquage. C'est propre, ça respecte le RGPD, et ça permet de garder des stats utiles (genre le top des ASN consultés) sans fliquer tout le monde. Les données sortent proprement en JSON ou en Protobuf, prêtes à être ingérées.

Une fois que vos données sont propres, vous les envoyez où vous voulez. J'ai choisi de vous citer ClickHouse ou InfluxDB car c'est parfait pour stocker des millions de requêtes sans mettre votre serveur à genoux, mais la liste est longue : Prometheus pour les métriques, ElasticSearch, Kafka, Redis, ou même Slack via des webhooks pour être alerté en temps réel quand un domaine louche pointe le bout de son nez.

Alors si ça vous chauffe, comment récupérer cet outil et le mettre en place ?

Hé bien c'est hyper fastoche comme d'hab puisque le projet est dispo en binaire ou via Docker. Ensuite, vous lancez la commande ./dnscollector -config config.yml, vous branchez vos sources, et roule ma poule. Taaadaaaa ! DNS-collector s'occupera du reste sans vous bouffer toute votre RAM (contrairement à certaines usines à gaz Java qui demandent un sacré paquet de mémoire vive ^^).

Voilà, perso, je trouve l'approche très saine. C'est léger, modulaire et ça répond à un vrai besoin pour les admins sys qui veulent enfin "voir" ce qui transite par leurs serveurs. Le bousin encaisse des milliers de requêtes par seconde sans broncher... enfin sauf si votre serveur est une patate de 2012, là je garantis rien.

Mortecouille, c'est quand même mieux d'avoir des logs lisibles avec un simple tail -f /var/log/syslog, non ? Et d'ailleurs, le projet est déjà adopté par pas mal d'acteurs de la sécu, donc vous pouvez y aller sereinement.

Merci Denis !

  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Grafik Labor 2026 – Appel à conférenciers et à stands
    Création graphique, artistique et outils libres GrafikLabor revient le samedi 4 avril 2026 à Rennes, dans les locaux d’Activdesign, pour sa huitième édition dédiée aux logiciels libres, aux pratiques créatives ouvertes et aux artistes, designers et développeurs qui les utilisent au quotidien. Issu du LibreGraphicsMeeting, l’esprit se veut ouvert aux diverses pratiques créatives, aux différents secteurs de création graphique pourvu qu’ils mettent en avant les outils, les licences ou du contenu l

Grafik Labor 2026 – Appel à conférenciers et à stands

Création graphique, artistique et outils libres

GrafikLabor revient le samedi 4 avril 2026 à Rennes, dans les locaux d’Activdesign, pour sa huitième édition dédiée aux logiciels libres, aux pratiques créatives ouvertes et aux artistes, designers et développeurs qui les utilisent au quotidien. Issu du LibreGraphicsMeeting, l’esprit se veut ouvert aux diverses pratiques créatives, aux différents secteurs de création graphique pourvu qu’ils mettent en avant les outils, les licences ou du contenu libre.

À cette occasion, l’équipe d’organisation de l’AFGRAL lance un appel à conférenciers et à stands.

Pour rappel, GrafikLabor est un événement communautaire associatif. Il s’adresse aux personnes qui utilisent, développent ou promeuvent des logiciels libres dans leurs pratiques créatives : graphisme, illustration, jeux vidéos, édition, UX/UI, web, motion, 3D, typographie, etc.

L’événement met l’accent sur :

  • les retours d’expérience concrets
  • les choix d’outils et de workflows
  • la transmission de savoirs
  • les enjeux culturels et politiques du logiciel libre dans la création

Appel à conférenciers

Nous recherchons des propositions de conférences ou de présentations autour de, par exemple :

  • création graphique et artistique avec des outils libres (GIMP, Inkscape, Krita, Scribus, Blender etc.)
  • UX/UI, design web ou produit avec des stacks open-source
  • typographie, édition, illustration ou motion en environnement libre
  • jeux vidéo réalisés avec outils libres comme Godot
  • automatisation, scripts, bidouille et détournement d’outils
  • retours d’expérience d’artistes, studios, collectifs ou associations
  • réflexions sur l’autonomie, la pérennité et l’éthique des outils

Les formats peuvent être variés : talk, démo, étude de cas, retour d’expérience, atelier.

Modalités de participation

L’appel est ouvert, mais la programmation se fait sur sélection afin de garantir la cohérence de l’événement.

Les propositions se font en deux étapes :

  • un formulaire de prise de contact (nom, email, motivation)
  • après validation, l’envoi d’un lien vers le formulaire de proposition détaillée

L’événement est aussi ouverts aux sponsors ou aux associations qui aimeraient avoir un stand faire connaitre leur activité.

Informations pratiques

Date : vendredi 4 avril
Lieu : Activdesign, Rennes
Public : artistes, designers, développeurs, étudiants et personnes intéressées par le libre

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Comment les drones de combat réinventent nos chaînes de production

Les drones transforment la guerre, et toute l'industrie avec elle. Vitesse, flexibilité : les leçons du champ de bataille.

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  • ✇IA, Machine Learning, IoT, … – L'ADN
  • Quand le talent gap menace l’industrie
    Dans l’énergie, un rapport de L'Agence internationale de l’énergie (AIE) avance que près de la moitié des entreprises du secteur rencontrent des difficultés de recrutement. Dans l’aérospatiale et la défense, McKinsey montre que la pénurie de talents pourrait coûter jusqu’à 330 millions de dollars par an à l’entreprise moyenne du secteur. Les chiffres sont encore […] L’article Quand le talent gap menace l’industrie est apparu en premier sur L'ADN.

Quand le talent gap menace l’industrie

Dans l’énergie, un rapport de L'Agence internationale de l’énergie (AIE) avance que près de la moitié des entreprises du secteur rencontrent des difficultés de recrutement. Dans l’aérospatiale et la défense, McKinsey montre que la pénurie de talents pourrait coûter jusqu’à 330 millions de dollars par an à l’entreprise moyenne du secteur. Les chiffres sont encore […]

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  • 3 sites pour jouer aux jeux rétro directement dans votre navigateur
    Qu'est-ce que j'ai pu passer de temps sur les émulateurs ces dernières années... Entre les ROMs à chercher, les émulateurs à configurer, les manettes à mapper... Y'a des jours où j'avais juste envie de lancer un petit Sonic ou un Street Fighter sans me prendre la tête. Hé bien bonne nouvelle, y'a des sites qui font exactement ça, et j0j0b4rj0 vient de m'en partager trois qui valent le détour. Le principe est simple, vous ouvrez votre navigateur, vous choisissez un jeu, et hop c'est parti. Pas de

3 sites pour jouer aux jeux rétro directement dans votre navigateur

Par : Korben
30 décembre 2025 à 20:52

Qu'est-ce que j'ai pu passer de temps sur les émulateurs ces dernières années... Entre les ROMs à chercher, les émulateurs à configurer, les manettes à mapper... Y'a des jours où j'avais juste envie de lancer un petit Sonic ou un Street Fighter sans me prendre la tête. Hé bien bonne nouvelle, y'a des sites qui font exactement ça, et j0j0b4rj0 vient de m'en partager trois qui valent le détour.

Le principe est simple, vous ouvrez votre navigateur, vous choisissez un jeu, et hop c'est parti. Pas de téléchargement, pas d'installation, juste du rétro gaming !

Le premier c'est RetroGames.cc . C'est probablement le plus fourni des trois avec un catalogue qui couvre à peu près toutes les consoles de l'âge d'or : NES, SNES, Game Boy, N64, Mega Drive, PlayStation 1, et même des trucs plus exotiques comme la PC Engine ou la Neo Geo Pocket. L'interface est pas super moderne mais elle fait le taf, avec une recherche et un tri par console. Par contre y'a des pubs, faudra pas s'étonner.

Ensuite y'a ClassicGameZone . Celui-là il est dispo en français et il a un truc en plus : un système de sauvegarde. Si vous créez un compte, vous pouvez sauvegarder vos parties et les reprendre plus tard. Le catalogue dépasse les 2100 jeux répartis sur 23 plateformes, et y'a même du multijoueur sur certains titres. L'interface est plus propre que RetroGames et y'a un système de favoris pour retrouver vos jeux rapidement.

Et le troisième c'est Retro-Games.org . Lui aussi est dispo en français et propose une couverture impressionnante des consoles. L'interface est sobre avec un mode sombre, et y'a une FAQ sympa qui raconte l'histoire du jeu vidéo pour les curieux. Comme les autres, c'est gratuit avec de la pub pour financer le service.

Les trois sites utilisent des émulateurs JavaScript qui tournent directement dans le navigateur, donc ça marche sur à peu près tout : PC, Mac, tablette... Faut juste un navigateur pas trop vieux et une connexion correcte pour charger les jeux.

Bon évidemment, côté légalité c'est un peu la zone grise habituelle des ROMs sur le web. Les jeux sont protégés par le droit d'auteur, mais les sites se retranchent derrière le fair use ou le fait que certains éditeurs n'existent plus. À vous de voir où vous placez le curseur.

En tout cas, si un soir vous avez une envie soudaine de relancer Tetris, Zelda ou Final Fantasy sans vous prendre la tête avec un émulateur, ces trois sites font le job.

Merci à j0j0b4rj0 et Lorenper pour le partage !

Article publié initialement le 7 octobre 2020 et mis à jour le 30 décembre 2025.

  • ✇Korben
  • SN Operator - Jouez à vos cartouches SNES sur PC, Steam Deck et compagnie
    Vous avez des cartouches Super Nintendo qui prennent la poussière dans un carton au grenier et en même temps une vague culpabilité de jouer à ces mêmes jeux en ROM sur votre Steam Deck ? Alors on va remédier à cela grâce à Epilogue qui a la solution pour mettre votre conscience au repos tout en profitant de vos jeux légalement sur n'importe quel appareil. Leur nouveau gadget s'appelle le SN Operator et c'est un dock USB-C dans lequel vous insérez vos cartouches SNES ou Super Famicom. Ensuite v

SN Operator - Jouez à vos cartouches SNES sur PC, Steam Deck et compagnie

Par : Korben
29 décembre 2025 à 21:28

Vous avez des cartouches Super Nintendo qui prennent la poussière dans un carton au grenier et en même temps une vague culpabilité de jouer à ces mêmes jeux en ROM sur votre Steam Deck ? Alors on va remédier à cela grâce à Epilogue qui a la solution pour mettre votre conscience au repos tout en profitant de vos jeux légalement sur n'importe quel appareil.

Leur nouveau gadget s'appelle le SN Operator et c'est un dock USB-C dans lequel vous insérez vos cartouches SNES ou Super Famicom. Ensuite vous branchez ça à votre PC (ou Mac, ou Steam Deck, ou même un Raspberry Pi), et hop vous pouvez jouer à vos jeux originaux via leur émulateur maison Playback . Pas besoin de télécharger des ROMs douteuses sur des sites chelous, vos propres cartouches font le taf.

Le truc cool c'est que ça va au-delà de simplement "jouer" puisque l'appareil peut authentifier vos cartouches pour vérifier que le Chrono Trigger que vous avez chopé aux puces n'est pas une contrefaçon chinoise. Il peut aussi sauvegarder toutes vos données de jeu, y compris les sauvegardes de l'époque que vous aviez sur la cartouche. Du coup si votre pile de sauvegarde finit par lâcher (et ça arrive, ces trucs ont 30 ans quand même...), vous aurez une copie en sécurité.

Côté compatibilité, Epilogue annonce le support de toutes les puces d'amélioration : Super FX, SA-1, DSP, CX4... Donc vos Star Fox et autres Yoshi's Island devraient tourner sans problème. Y'a même le support du Super Scope et de la souris SNES pour les jeux qui les utilisaient, genre Mario Paint. Et cerise sur le gâteau, l'intégration RetroAchievements est de la partie pour ceux qui aiment débloquer des trophées rétro.

Les précommandes ouvrent demain 30 décembre à 18h (heure de Paris) pour environ 60 dollars. C'est 10 balles de plus que leur GB Operator pour Game Boy, mais bon, les cartouches SNES sont plus grosses et le hardware plus costaud. La livraison est prévue pour avril 2026.

Perso je trouve que c'est une approche plutôt saine du rétrogaming. Vous possédez les cartouches, vous avez le droit d'y jouer et ça évite de devoir ressortir une vraie console SNES qui prend de la place, consomme plus, et dont les connecteurs commencent à fatiguer après des décennies d'utilisation.

Source

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  • Comment la NES a failli être vendue par Atari (et pourquoi ça a tout changé)
    Vous connaissez l'histoire de la NES ? Celle du petit robot R.O.B. qui a aidé à ressusciter l'industrie du jeu vidéo américaine en 1985 ? Hé bien la Video Game History Foundation vient de sortir un documentaire d'une heure qui raconte tout ce qu'on ne vous a jamais dit sur le lancement de cette console mythique. Et dedans, y'a des révélations qui font mal ^^. Frank Cifaldi, le fondateur de la VGHF, a passé des années à fouiller cette histoire. Il a rencontré des gens qui étaient chez Nintendo à

Comment la NES a failli être vendue par Atari (et pourquoi ça a tout changé)

Par : Korben
28 décembre 2025 à 15:27

Vous connaissez l'histoire de la NES ? Celle du petit robot R.O.B. qui a aidé à ressusciter l'industrie du jeu vidéo américaine en 1985 ? Hé bien la Video Game History Foundation vient de sortir un documentaire d'une heure qui raconte tout ce qu'on ne vous a jamais dit sur le lancement de cette console mythique. Et dedans, y'a des révélations qui font mal ^^.

Frank Cifaldi, le fondateur de la VGHF, a passé des années à fouiller cette histoire. Il a rencontré des gens qui étaient chez Nintendo à l'époque, il a déterré des documents que personne n'avait jamais vus, il a même manipulé des prototypes qui n'auraient jamais dû survivre. Et le résultat, c'est cette plongée incroyable dans les coulisses d'un des plus grands paris de l'histoire du gaming.

Alors remontons au printemps 1983... Nintendo négocie avec Atari, le géant de l'époque, pour leur refiler les droits de distribuer la Famicom dans le monde entier. Hé oui, en interne, Atari avait même donné un nom de code au projet : "3600". L'idée, c'était d'intégrer la technologie Nintendo dans un boîtier plastique Atari existant. Le deal était quasiment signé, et les deux boîtes s'étaient mises d'accord sur tout : Nintendo fabriquerait les composants, Atari les revendrait sous sa marque. Ils avaient même commencé à convertir des jeux arcade (Millipede, Joust et Stargate) pour le système.

Et puis tout s'est cassé la gueule au CES de 1983. Atari a vu Coleco montrer un prototype de Donkey Kong sur leur ordinateur Adam, et ils ont pété un câble. Ils pensaient que Nintendo les avait doublés en refilant les droits à un concurrent. En réalité, c'était juste un malentendu sur les licences ColecoVision , mais le mal était fait. Le président de Nintendo, Hiroshi Yamauchi, a tellement gueulé sur les représentants de Coleco sur le salon que tout le monde s'en souvient encore.

Ça a contribué à torpiller les négociations, et dans le contexte des turbulences internes chez Atari, le deal n'a jamais abouti. Atari, qui évaluait également le système MARIA de GCC en parallèle, s'est finalement concentré sur ce qui deviendra l'Atari 7800. Et Nintendo s'est retrouvé tout seul, obligé de se débrouiller.

Et c'est là que ça devient vraiment intéressant parce que Nintendo of America, c'était une petite boîte de rien du tout à l'époque. Quelques dizaines d'employés dont le boulot principal consistait à importer des bornes d'arcade japonaises. Ils n'avaient aucune idée de comment vendre une console de salon aux États-Unis.

Alors ils ont fait appel à Lance Barr, un designer industriel, pour repenser complètement la Famicom. Et le mec a créé un design qui ressemblait plus à une chaîne hi-fi haut de gamme qu'à une console de jeux. Le prototype s'appelait l'AVS (Advanced Video System). C'était un truc tout en finesse avec des manettes sans fil, un clavier, un magnétophone à cassettes, et une esthétique empilable façon chaîne hi-fi. Les photos de l'époque sont magnifiques, on croirait du design scandinave ^^.

Le prototype AVS de Nintendo, avec son design hi-fi et ses manettes sans fil ( Source )

Sauf que personne n'en voulait. Nintendo a fait des tests consommateurs, et les gamins (et leurs parents) trouvaient le concept de programmation barbant. Ils aimaient bien l'idée des manettes sans fil et de l'empilement des boitiers, mais coder / modifier soi-même ses propres jeux en Basic ? Grosse flemme...

En plus, le marché américain était en plein crash. Les magasins croulaient sous les invendus de jeux Atari bradés, et personne ne voulait entendre parler d'une nouvelle console. Tous les détaillants que Nintendo rencontrait leur disaient la même chose : le jeu vidéo, c'est mort, c'était une mode passagère, passez votre chemin (tiens ça me rappelle quelque chose plus actuel... lol).

Alors Nintendo a tout viré. Plus de manettes sans fil, plus de clavier, plus de magnétophone. Ils ont gardé uniquement le robot R.O.B. comme cheval de Troie. L'idée, c'était de faire croire aux magasins de jouets qu'ils vendaient un robot high-tech, et pas une console de jeux.

Et ça a marché, les amis !!

Une armée de R.O.B., le robot qui a permis à Nintendo d'infiltrer les magasins de jouets ( Source )

Puis en octobre 1985, Nintendo a lancé la NES dans la région de New York avec une garantie de rachat pour les détaillants : si ça ne se vendait pas, ils reprenaient tout. L'équipe a bossé comme des dingues depuis un entrepôt minable du New Jersey, infesté de rats et de serpents. Il y a même eu un ouragan pendant le lancement. Du grand n'importe quoi.

Le présentoir NES chez FAO Schwarz en 1986 ( Source )

Mais le plus fou dans cette histoire, c'est le fameux chip CIC, le "lockout chip" qui empêchait de jouer à des jeux non autorisés par Nintendo. Et devinez d'où venait cette idée ? D'Atari eux-mêmes ! Lors des négociations de 1983, quelqu'un chez Atari avait demandé à Nintendo s'ils pouvaient créer un système technique pour bloquer les cartouches non officielles. Atari se plaignait des jeux pourris que n'importe qui pouvait sortir sur leurs consoles, et ils voulaient reprendre le contrôle.

Nintendo n'avait pas de solution à l'époque, mais ils ont retenu l'idée. Et selon les dépositions du procès Atari vs. Nintendo, le président Yamauchi aurait lui-même reconnu qu'après avoir entendu ce qu'Atari avait dit, Nintendo avait conclu qu'un système de sécurité devait être développé pour vendre des consoles aux États-Unis.

En gros, Atari aurait suggéré le concept qui allait se retourner contre eux. C'est le chip qui les empêchera plus tard de publier librement des jeux sur NES, conçu par Nintendo suite à leur demande initiale. Ironique non ? Et ce système de contrôle est ensuite devenu le modèle pour toutes les consoles qui ont suivi. Aujourd'hui, on trouve normal qu'on ne puisse pas sortir un jeu PlayStation sans l'accord de Sony, mais avant la NES, n'importe qui pouvait fabriquer des cartouches pour n'importe quelle console.

La VGHF a aussi récupéré les jeux qu'Atari avait commandés à Nintendo en 1983. Trois d'entre eux (Millipede, Joust et Stargate) sont d'ailleurs finalement sortis en 1987 via le HAL Laboratory avec un copyright "Atari 1983" sur l'écran titre. Tant mieux, ça aurait été dommage de ne pas pouvoir y jouer...

Bref, si vous avez une heure devant vous pendant les fêtes, foncez regarder ce documentaire. C'est de la recherche historique de première main, pas du réchauffé de Wikipedia. Et si vous voulez aller plus loin, la VGHF a aussi mis en ligne un panel avec trois anciens de Nintendo qui ont vécu le lancement de 1985. Des témoignages de première main qu'on ne retrouvera probablement jamais ailleurs...

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    After having given talks at the three past Q2B in Paris in 2023 on the Quantum Energy Initiative, 2024 on error correction and FTQC, and 2025 on FTQC roadmaps and on FTQC energetics, I participated for the first time to the Q2B in Santa Clara between December 9th and 11th, 2025 to deliver two talks […]

Back from the Q2B Santa Clara 2025

14 décembre 2025 à 20:58
After having given talks at the three past Q2B in Paris in 2023 on the Quantum Energy Initiative, 2024 on error correction and FTQC, and 2025 on FTQC roadmaps and on FTQC energetics, I participated for the first time to the Q2B in Santa Clara between December 9th and 11th, 2025 to deliver two talks […]
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  • Evo 2 – L'IA qui écrit de l'ADN fonctionnel
    Vous pensiez que les IA génératives se contentaient de pondre des images de chats à 6 pattes façon Ghibli et des textes pompés sur Wikipédia ? Hé bien, je vais vous décevoir car des chercheurs de l’Arc Institute, Stanford, NVIDIA, UC Berkeley et d’autres viennent de pousser le concept beaucoup, beaucoup plus loin… En effet, ils ont créé Evo 2, le plus grand modèle d’IA pour la biologie jamais rendu public, capable de lire, comprendre et même écrire de l’ADN fonctionnel. Et cerise sur le gâteau,

Evo 2 – L'IA qui écrit de l'ADN fonctionnel

Par : Korben
24 novembre 2025 à 15:25

Vous pensiez que les IA génératives se contentaient de pondre des images de chats à 6 pattes façon Ghibli et des textes pompés sur Wikipédia ? Hé bien, je vais vous décevoir car des chercheurs de l’Arc Institute, Stanford, NVIDIA, UC Berkeley et d’autres viennent de pousser le concept beaucoup, beaucoup plus loin…

En effet, ils ont créé Evo 2, le plus grand modèle d’IA pour la biologie jamais rendu public, capable de lire, comprendre et même écrire de l’ADN fonctionnel. Et cerise sur le gâteau, une étude publiée cette semaine dans Nature démontre qu’on peut utiliser cette technologie pour créer des protéines totalement nouvelles qui n’ont jamais existé dans la nature… et qui fonctionnent vraiment !

Le projet Evo 2 fonctionne comme un LLM classique, sauf qu’au lieu de lui faire bouffer du texte, on lui a fait avaler 9,3 trillions de nucléotides (les fameux A, T, G, C qui composent l’ADN) provenant de plus de 128 000 génomes couvrant tous les domaines du vivant : bactéries, archées, virus, mais aussi humains, plantes et autres eucaryotes.

Leur modèle existe en deux versions : 7 milliards et 40 milliards de paramètres (comparable aux gros LLM actuels) mais sa vraie force, c’est sa fenêtre de contexte d’un million de paires de bases, soit 8 fois plus que son prédécesseur Evo 1. Pour vous donner une idée, c’est suffisant pour analyser un chromosome entier de levure ou un génome bactérien complet en une seule passe.

Pour entraîner ce monstre, il a fallu mobiliser plus de 2 000 GPU NVIDIA H100 pendant plusieurs mois sur le cloud DGX, soit environ 150 fois plus de puissance de calcul qu’AlphaFold. L’architecture utilisée, baptisée StripedHyena 2 , permet un entraînement 3 fois plus rapide que les transformers classiques sur les longues séquences et petit fun fact, Greg Brockman, cofondateur d’OpenAI, a participé au développement de cette architecture pendant son année sabbatique.

L’une des applications les plus impressionnantes d’Evo 2, c’est sa capacité à prédire si une mutation génétique risque de causer une maladie, et ce, sans aucun entraînement spécifique. Les chercheurs ont testé le modèle sur le gène BRCA1, connu pour son lien avec le cancer du sein. Résultat, Evo 2 a prédit avec plus de 90% de précision quelles mutations étaient pathogènes et lesquelles étaient bénignes.

Mieux encore, Evo 2 est actuellement le seul modèle capable de prédire l’effet des mutations dans les régions non-codantes de l’ADN (les fameuses parties qu’on pensait “inutiles” et qu’on appelait autrefois “ADN poubelle”). Pour les variants codants, il est second meilleur, mais pour les variants non-codants, il est carrément le top du top of the pop !

Et pour prouver que le modèle ne fait pas que régurgiter ses données d’entraînement, l’équipe lui a demandé d’annoter le génome du mammouth laineux, une espèce qui n’était évidemment pas dans son dataset. Et le modèle a correctement identifié la structure exons-introns du génome de ce pachyderme (aujourd’hui disparu parce que j’ai mangé le dernier), démontrant qu’il a vraiment “compris” les règles fondamentales du vivant.

Mais là où ça devient vraiment dingue, c’est ce concept de “design sémantique”. En effet, dans les génomes bactériens, les gènes qui travaillent ensemble sont souvent positionnés côte à côte, du coup, si on donne à l’IA le contexte génomique d’une fonction particulière, elle peut générer de nouveaux gènes ayant des fonctions similaires.

En gros, on prompte l’IA avec de l’ADN au lieu de texte, et comme un bon LLM qui complète vos phrases, Evo complète… vos génomes.

Pour tester cette approche, les chercheurs ont d’abord généré une toxine bactérienne basée sur une toxine connue. Ils ont ensuite utilisé cette toxine comme “prompt” pour demander à l’IA de créer des antitoxines correspondantes. Sur 10 propositions, la moitié ont réussi à neutraliser partiellement la toxine, et deux d’entre elles l’ont complètement désactivée avec 95-100% de survie cellulaire.

Et ces antitoxines n’avaient que 21 à 27% de similarité avec les protéines existantes, donc autant dire qu’Evo a inventé quelque chose de quasi-nouveau ! Et ce n’est pas du bricolage aléatoire puisque l’analyse montre que ces protéines seraient l’équivalent d’un assemblage de 15 à 20 morceaux de protéines différentes, recombinés de façon inédite.

Et ce qui est encore plus impressionnant, c’est que certaines de ces antitoxines générées fonctionnent contre plusieurs toxines différentes utilisant des mécanismes d’action distincts. L’une d’elles neutralise trois toxines naturelles, alors que l’antitoxine naturelle équivalente ne fonctionne que contre sa toxine d’origine. L’IA aurait donc identifié une compatibilité fonctionnelle plus large que ce qu’on observe dans la nature !

Les chercheurs ont aussi testé des systèmes où l’antitoxine est un ARN plutôt qu’une protéine. Là encore, le modèle a généré une antitoxine fonctionnelle avec 88% de survie, tout en conservant les caractéristiques structurelles essentielles malgré une séquence divergente.

Mais surtout, l’équipe a généré une toxine qui ne ressemble à absolument rien de connu. Aucune similarité de séquence, aucune similarité structurale, même avec les méthodes de détection les plus sensibles. Pour reconstituer tous les acides aminés de cette protéine, il faudrait recombiner des fragments de plus de 40 protéines différentes, ce qui ressemble plus à une protéine Frankenstein créée de toutes pièces qu’à une variation évolutive.

Et histoire de pousser l’idée encore plus loin, l’équipe s’est attaquée aux anti-CRISPR. Ce sont des protéines utilisées par les phages pour désactiver le système immunitaire bactérien, qui sont parmi les plus évolutives qui existent, avec une diversité de séquences et de mécanismes absolument folle.

Et 17% des protéines générées ont montré une activité anti-CRISPR mesurable, soit un taux de succès remarquable. Parmi les candidates qui fonctionnent, certaines n’ont aucune similarité de séquence détectable avec les protéines connues, et même leurs structures prédites ne ressemblent à rien dans les bases de données. Ce sont littéralement des protéines nouvelles qui font le job !

Mais Evo 2 ne s’arrête pas à la génération de protéines individuelles. Le modèle peut maintenant créer des séquences génomiques complètes de plusieurs centaines de milliers de paires de bases. L’équipe a testé trois niveaux de complexité :

  • Génomes mitochondriaux : à partir d’un fragment de 3 kb d’ADN mitochondrial humain, Evo 2 a généré des génomes complets de 16 000 bases avec le bon nombre de gènes codants, d’ARNt et d’ARNr. Les protéines générées ont été validées par AlphaFold 3 et correspondent à des complexes fonctionnels de la chaîne respiratoire.
  • Génomes bactériens : en partant de Mycoplasma genitalium (le génome bactérien minimal), le modèle a produit des séquences de 600 kb où près de 70% des gènes prédits correspondent à des domaines protéiques connus.
  • Chromosomes de levure : Evo 2 a généré 330 kb d’ADN eucaryote avec des introns, des promoteurs, des ARNt correctement positionnés, le tout ressemblant aux vrais gènes de levure.

Les chercheurs ont même encodé des messages en code Morse (“EVO2”, “LO”) dans les profils d’accessibilité de la chromatine des séquences générées, démontrant qu’on peut “programmer” l’épigénome avec ce modèle.

On nage en pleine science-fiction, mais ça fonctionne !

Pour finir en beauté, l’équipe a lâché Evo sur 1,7 million de gènes bactériens et viraux comme prompts, générant 120 milliards de paires de bases d’ADN synthétique. Cette base de données, baptisée SynGenome , est accessible gratuitement et permet de rechercher des séquences par fonction, domaine protéique, espèce ou terme Gene Ontology.

On y trouve notamment des protéines chimériques avec des fusions de domaines jamais observées dans la nature. Ces combinaisons pourraient représenter des innovations fonctionnelles à explorer pour la biologie synthétique.

Et le plus beau dans tout ça c’est que tout est open source. Les modèles (7B et 40B paramètres) sont disponibles sur Hugging Face , le code d’entraînement et d’inférence est sur GitHub , et le dataset OpenGenome2 est téléchargeable. Vous pouvez même tester Evo 2 directement dans votre navigateur via l’ API hébergée par NVIDIA ou l’interface Evo Designer.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, NVIDIA propose aussi des tutoriels de fine-tuning via son framework BioNeMo , et une collaboration avec le labo Goodfire a produit un outil d’interprétabilité pour visualiser ce que le modèle “voit” dans les séquences génomiques.

Bien sûr, la génération autorégressive peut produire des séquences répétitives ou des “hallucinations” biologiques (des gènes réalistes mais non fonctionnels), et c’est pourquoi ce design sémantique nécessite des filtres et des validations expérimentales. De plus, cette approche est limitée aux fonctions encodées par les relations contextuelles dans les génomes prokaryotes, ce qui exclut de nombreuses applications eucaryotes… pour l’instant.

Un des génomes bactériens générés était d’ailleurs incomplet et ne fonctionnerait probablement pas si on le synthétisait et l’insérait dans une vraie bactérie. Mais l’équipe travaille déjà avec des experts en synthèse et assemblage d’ADN de l’Université du Maryland pour tester expérimentalement ces génomes générés.

Bref, on n’en est pas encore à créer des enzymes qui digèrent le plastique sur commande, mais le fait qu’une IA puisse générer des protéines fonctionnelles à partir de rien, juste en apprenant les patterns de l’évolution… c’est quand même complètement dingue. Et avec un taux de succès allant de 17 à 50% sur seulement quelques dizaines de variants testés, le design sémantique surpasse déjà de nombreuses méthodes classiques de conception de protéines.

Quoiqu’il en soit, la biologie générative vient de franchir un cap, et j’ai hâte de voir ce que les biologistes vont en faire !

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  • ✇Korben
  • La véritable histoire des noms de domaine
    Vous vous êtes déjà demandé comment on est passé de six extensions de domaine en 1985 à plusieurs milliers aujourd’hui ? Ou qui a enregistré le tout premier .com de l’histoire ? Hé bien vous allez pouvoir découvrir tout ça grâce au site dotcom.press qui a compilé 40 ans d’histoire des noms de domaine dans une chronologie interactive plutôt bien foutue. Si comme moi, vous aimez vous plonger dans l’Histoire d’Internet, allez jeter un œil ! L’idée du projet, c’est donc de raconter l’évolution techn

La véritable histoire des noms de domaine

Par : Korben
5 novembre 2025 à 16:12

Vous vous êtes déjà demandé comment on est passé de six extensions de domaine en 1985 à plusieurs milliers aujourd’hui ? Ou qui a enregistré le tout premier .com de l’histoire ? Hé bien vous allez pouvoir découvrir tout ça grâce au site dotcom.press qui a compilé 40 ans d’histoire des noms de domaine dans une chronologie interactive plutôt bien foutue.

Si comme moi, vous aimez vous plonger dans l’Histoire d’Internet, allez jeter un œil !

L’idée du projet, c’est donc de raconter l’évolution technique et humaine du web à travers le prisme des noms de domaine. Car derrière chaque .com, .org ou .net, il y a une histoire faite de batailles juridiques, de décisions politiques, d’arnaques monumentales, et parfois d’anecdotes complètement WTF.

La page couvre la période allant de 1983 à 2026, avec des événements clés présentés chronologiquement. Vous découvrirez par exemple que les 5 premières extensions (.com, .org, .edu, .gov, .mil) ont été définies en octobre 1984 dans la RFC 920, mais n’ont été mises en ligne qu’en 1985 accompagné de .net ajouté sur le tard. Ou encore que Network Solutions a eu le monopole complet de l’enregistrement des domaines jusqu’en 1999, quand l’ICANN a fini par leur imposer de la concurrence.

Le site explique aussi les enjeux autour des noms de domaine. Par exemple pourquoi Verisign détient toujours le monopole du .com et du .net en 2025, avec plus de 170 millions de domaines enregistrés et 1,5 milliard de dollars de revenus annuels. Ou comment le prix de gros d’un domaine est passé de 100 dollars dans les années 90 à 9 dollars en 1999, puis 6 dollars en 2000.

Il y a aussi des trucs plus exotiques comme l’histoire du .yu yougoslave volé pendant les guerres des Balkans ou comment voice.com a été acheté pour 30 millions de dollars en 2019, et n’affiche aujourd’hui qu’un texte moche et une adresse email.

Bref c’est une super timeline avec des images d’époque, des citations d’experts comme Tim Berners-Lee (évidemment), et des liens vers des tas de ressources complémentaires si vous voulez creuser un sujet.

Voilà, je me suis dit que si vous enseignez l’informatique, ou si vous bossez dans le web, ça devrait vous plaire.

Bonne lecture !

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  • Leonidas - L'arme anti-drone des américains
    Vous savez ce qu’il y a dans votre chargeur rapide USB-C posé là, sur votre bureau ? Il y a du nitrure de gallium . Hé bien ce truc, c’est la même technologie qui permet à l’armée américaine de faire tomber 49 drones du ciel en une seule impulsion. C’est ce qui s’est passé le 26 août à Camp Atterbury dans l’Indiana, où la société Epirus a fait une démonstration de son système Leonidas devant des représentants de pays alliés. Cette machine, baptisée en référence au roi spartiate qui défendait le

Leonidas - L'arme anti-drone des américains

Par : Korben
29 septembre 2025 à 12:50

Vous savez ce qu’il y a dans votre chargeur rapide USB-C posé là, sur votre bureau ? Il y a du nitrure de gallium . Hé bien ce truc, c’est la même technologie qui permet à l’armée américaine de faire tomber 49 drones du ciel en une seule impulsion. C’est ce qui s’est passé le 26 août à Camp Atterbury dans l’Indiana, où la société Epirus a fait une démonstration de son système Leonidas devant des représentants de pays alliés.

Cette machine, baptisée en référence au roi spartiate qui défendait les Thermopyles , ne tire pas de projectiles. A la place, elle génère un champ électromagnétique dans un arc de 60 degrés et tout ce qui vole dedans tombe comme une mouche. Les circuits grillent, les servomoteurs deviennent fous, et paf, le drone s’écrase. Le truc génial c’est que le coût de revient par drone abattu n’est que de quelques centimes, contre des dizaines de milliers de dollars pour un missile traditionnel.

L’armée américaine a signé un contrat de 66 millions de dollars pour quatre prototypes, soit environ 16,5 millions pièce. Ça peut paraître cher, mais comparé au coût d’un système de défense classique et surtout au coût des munitions, c’est donné. Vous payez une fois et vous avez une quantité illimitée de destructions de drones… Pas de munitions à racheter, juste de l’électricité et un peu de maintenance.

Le système fonctionne donc avec des semi-conducteurs au nitrure de gallium au lieu des bons vieux magnétrons qu’on trouvait dans les micro-ondes de nos grands-mères. Ces puces GaN peuvent balancer des kilowatts de puissance sans chauffer comme un four, ce qui permet au système de tirer en continu. De leur côté, les Chinois développent leur propre système appelé Hurricane avec des tubes à vide old-school et ce qui est drôle c’est que la Chine produit 98% du gallium mondial.

Et comme elle a décidé de bloquer ses exportations vers les États-Unis , les entreprises américaines comme Epirus se tournent vers des alternatives. Le Japon, leader mondial du recyclage de gallium, devient donc une source cruciale pour contourner le blocage chinois.

Lors du test en Indiana, le système a détruit 100% des drones utilisés lors de leurs 5 scénarios de tests IRL. Le clou du spectacle étant la mise à terre de 49 drones d’un coup ! Regardez, c’est impressionnant.

Les observateurs présents ont décrit la scène comme surréaliste… une vague de drones qui tombent du ciel en même temps, leurs moteurs qui crépitent avant le silence… Le PDG d’Epirus, Andy Lowery, a même qualifié ça de moment historique. Un peu pompeux, mais bon, quand tu viens de prouver que ton micro-ondes géant fonctionne, tu peux te permettre.

Les Marines américains vont également recevoir une version portable appelée ExDECS (Expeditionary Directed Energy Counter-Swarm) qui peut être montée sur n’importe quel véhicule et il existe même une version “pod” qui peut être accrochée sous un avion. C’est beau la guerre quand même, non ? (Je décooooonnne !)

Le ExDECS

Matéo, 16 ans, qui fait voler son DJI au-dessus de l’aéroport parce qu’il veut faire une vidéo TikTok a intérêt à bien se tenir !!! Et Vladimir aussi ^^.

Epirus prépare déjà la version 2 qui sera deux fois plus puissante et pourra griller des drones encore plus loin… J’ai hâte de voir ça (ou pas…)

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  • SimpleFold - Un labo de biologie moléculaire qui tourne sur un simple Macbook Pro
    Apple vient de sortir un truc énorme et je pense que personne n’a encore capté cette folie. Leur équipe de recherche en machine learning a publié SimpleFold , un modèle d’IA pour prédire la structure des protéines. Jusque-là, rien de révolutionnaire me direz-vous car AlphaFold de Google fait déjà ça très bien, sauf que… SimpleFold, lui, tourne sur votre MacBook Pro ! Maintenant, je vais vous expliquer pourquoi c’est complètement dingue. D’après l’article de recherche d’Apple , SimpleFold atteint

SimpleFold - Un labo de biologie moléculaire qui tourne sur un simple Macbook Pro

Par : Korben
27 septembre 2025 à 11:03

Apple vient de sortir un truc énorme et je pense que personne n’a encore capté cette folie. Leur équipe de recherche en machine learning a publié SimpleFold , un modèle d’IA pour prédire la structure des protéines. Jusque-là, rien de révolutionnaire me direz-vous car AlphaFold de Google fait déjà ça très bien, sauf que… SimpleFold, lui, tourne sur votre MacBook Pro !

Maintenant, je vais vous expliquer pourquoi c’est complètement dingue. D’après l’article de recherche d’Apple , SimpleFold atteint 95% des performances d’AlphaFold2 tout en étant infiniment plus léger. En effet, AlphaFold nécessite des supercalculateurs avec des GPU à 20 000 balles pièce alors SimpleFold, lui tourne tranquille sur un MacBook Pro M2 avec 64GB de RAM.

Pour réaliser cet exploit, au lieu d’utiliser les modules super complexes d’AlphaFold comme la méthode du triangle attention ou les MSA ( Multiple Sequence Alignments ), SimpleFold utilise une technique appelée “flow-matching” avec des transformers basiques. Pour rappel, flow matching ça permet de générer des données (souvent des images ou du texte), à partir de bruit aléatoire…

Ils ont donc échangé le moteur de Formule 1 utilisé par des outil comme Alphafold par un moteur de Twingo bien générique et arrivent à atteindre la même vitesse.

Les chercheurs d’Apple ont pour cela entraîné 6 versions différentes de SimpleFold, de 100 millions à 3 milliards de paramètres. Et même la plus petite version (100M) atteint 90% des performances d’ ESMFold sur les benchmarks CAMEO22.

Et c’est super cool parce que prédire la structure d’une protéine, c’est pas juste un truc de geek pour s’amuser. C’est LA base pour créer de nouveaux médicaments, comprendre des maladies, développer des vaccins… Jusqu’à présent, seuls les gros labos avec des budgets de malade pouvaient se permettre de faire ça, c’est pourquoi SimpleFold change complètement la donne en rendant cette technologie accessible à n’importe quel chercheur avec un MacBook.

Un chercheur indépendant peut maintenant découvrir de nouvelles molécules depuis son canapé… Chapeau Apple pour démocratiser cette partie de la recherche scientifique !

Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’Apple a entraîné SimpleFold sur 8,6 millions de structures protéiques, ce qui en fait donc le plus gros modèle de folding jamais créé, avec 3 milliards de paramètres pour la version complète. Maintenant pour l’installer, c’est super simple. Le repo GitHub montre que vous aurez juste besoin de Python 3.10 et que ça supporte PyTorch ou MLX (le framework d’Apple pour les puces Silicon).

Et voilà, en 5 minutes, vous avez un labo de biologie moléculaire totalement open source sur votre machine !

Yuyang Wang et son équipe ont donc prouvé que pour prédire les structures protéiques, pas besoin de réinventer la roue. Des transformers classiques avec du flow-matching, et ça marche ! Imaginez des lycéens qui découvrent de nouvelles molécules pour leur TPE, des startups biotech qui se lancent depuis un garage (littéralement), des pays en développement qui peuvent enfin faire de la recherche de pointe sans investir des millions dans l’infra…

Apple vient de casser un petit peu le monopole de la big pharma sur la recherche moléculaire.

C’est top non ?

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  • Famicom-OpenAV - Pour ajouter une sortie AV composite sur une Famicom
    Bertrand, fidèle lecteur de mon site m’a envoyé un super projet ! Il a développé des PCB open source pour moderniser les Famicom japonaises et comme j’ai trouvé ça trop cool, je me suis dit que j’allais en faire un article. Alors pour ceux qui ne connaissent pas, la Famicom c’est la version japonaise de la NES, sortie en 1983. C’est une petite console rouge et blanche avec les manettes intégrées, super mignonne mais avec un défaut majeur : elle sort uniquement en signal RF . Et le RF en 2025 sur

Famicom-OpenAV - Pour ajouter une sortie AV composite sur une Famicom

Par : Korben
23 septembre 2025 à 17:02

Bertrand, fidèle lecteur de mon site m’a envoyé un super projet ! Il a développé des PCB open source pour moderniser les Famicom japonaises et comme j’ai trouvé ça trop cool, je me suis dit que j’allais en faire un article.

Alors pour ceux qui ne connaissent pas, la Famicom c’est la version japonaise de la NES, sortie en 1983. C’est une petite console rouge et blanche avec les manettes intégrées, super mignonne mais avec un défaut majeur : elle sort uniquement en signal RF . Et le RF en 2025 sur nos télés modernes, c’est l’enfer… Image dégueulasse, interférences, et certaines télés refusent carrément de l’afficher parce que le signal RF japonais utilise les canaux 95-96 au lieu des canaux 3-4 occidentaux.

Bertrand a donc créé Famicom-OpenAV , deux petits PCB qui permettent d’ajouter une sortie AV composite à votre Famicom. Comme ça, exit le RF pourri, et bonjour l’image propre !

Bertrand propose donc deux versions selon vos préférences de soudure. La version DIP avec des composants traversants old school pour ceux qui ont appris à souder sur des kits Radio Shack dans les années 80. Et une version SMD avec des composants montés en surface, plus compacte et moderne pour les jeunes qui n’ont pas peur des pattes de mouche et qui maitrisent le flux ^^.

Ses PCB ont été testés sur les modèles de carte mère Famicom HVC-CPU-07 et HVC-CPU-GPM-02 et y’a pas besoin de percer la console ou de faire des modifications irréversibles… Ce sont juste quelques points de soudure bien placés et hop, votre Famicom crache du composite propre.

Ce mod est important car le signal RF de la Famicom génère souvent des “jailbars”, des lignes verticales bien chiantes qui gâchent l’image. Cela est dû à l’alimentation bruyante de la console et au fait que les traces du circuit imprimé qui transportent le signal vidéo passent juste à côté de lignes électriques parasitées. Les vieilles puces NMOS de l’époque émettent aussi pas mal d’interférences RF.

Avec le mod AV de Bertrand, on récupère donc directement le signal composite natif NTSC depuis la pin 21 du PPU (le processeur graphique de la Famicom). C’est le signal le plus propre qu’on puisse obtenir sans passer par des mods plus complexes comme le NESRGB qui coûte une fortune.

Maintenant pour créer ces PCB, c’est super simple. Bertrand fournit les fichiers Gerber sur son GitHub, vous les envoyez à un fabricant comme JLCPCB ou PCBWay , et pour quelques euros, vous recevrez 5 PCB. Après il faut acheter les composants électroniques (quelques résistances, condensateurs, transistors) mais au total, on s’en sort pour moins de 10 balle par console modifiée.

Bref, pour les collectionneurs et les joueurs, c’est vraiment un super mod car la Famicom a une bibliothèque exclusive au Japon avec des jeux qui ne sont jamais sortis sur la NES occidentale. Je pense par exemple aux Famicom Disk System exclusives, aux cartouches avec puces sonores supplémentaires comme Castlevania III japonais qui sonne différemment de la version US. Avec ce mod, vous pourrez enfin profiter de ces jeux dans de bonnes conditions sur une télé moderne ou via un upscaler type RetroTink .

Encore merci à Bertrand pour ce projet et pour m’avoir contacté et si vous aussi vous avez des projets DIY cools à partager, n’hésitez pas à m’envoyer un mail !

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  • EggStreme - Quand la Chine planque ses malwares directement dans la mémoire vive
    Vous savez où se cache votre dossier %APPDATA% ? Parce qu’il semblerait que les équipes de Bitdefender aient mis au jour une petite pépite chinoise baptisée EggStreme (jeu de mots !!!) qui s’y terre et qui n’a rien de très comestible ! Tout commence aux Philippines, où une entreprise militaire se retrouve dans la ligne de mire de ce malware, ce qui vu l’ambiance tendue qui règne actuellement en mer de Chine méridionale, n’est probablement pas un pur hasard. Les chercheurs ont en effet mis la mai

EggStreme - Quand la Chine planque ses malwares directement dans la mémoire vive

Par : Korben
11 septembre 2025 à 21:11

Vous savez où se cache votre dossier %APPDATA% ? Parce qu’il semblerait que les équipes de Bitdefender aient mis au jour une petite pépite chinoise baptisée EggStreme (jeu de mots !!!) qui s’y terre et qui n’a rien de très comestible !

Tout commence aux Philippines, où une entreprise militaire se retrouve dans la ligne de mire de ce malware, ce qui vu l’ambiance tendue qui règne actuellement en mer de Chine méridionale, n’est probablement pas un pur hasard. Les chercheurs ont en effet mis la main sur un framework d’espionnage si élaboré qu’il ne laisse quasiment aucune trace sur le disque dur car tout se déroule dans la RAM.

Ce qui donne des sueurs froides avec EggStreme, c’est sa technique d’infiltration, connue sous le nom de DLL sideloading. En clair, les assaillants glissent un fichier Windows légitime (WinMail.exe) dans le dossier %APPDATA%\Microsoft\Windows\Windows Mail\ avec une DLL malveillante (mscorsvc.dll). Windows, le pauvre miskine, charge alors le tout sans broncher, persuadé qu’il a affaire à du bon vieux code Microsoft. Bien installé, le malware reste ensuite chargé uniquement en mémoire grâce à des techniques de chargement réflectif, ce qui évite toute écriture sur le disque.

Et une fois lancé, c’est la débandade. Le premier composant, EggStremeFuel, prépare le terrain en collectant des infos sur votre système et ouvre une backdoor via cmd.exe. Puis débarque EggStremeLoader qui va dénicher des payloads chiffrés planqués dans un fichier ielowutil.exe.mui. Ces payloads sont ensuite injectés directement dans des processus système légitimes comme winlogon.exe ou explorer.exe.

Mais le clou du spectacle, c’est EggStremeAgent, le cœur du dispositif. Ce backdoor dispose de 58 commandes différentes qui permettent aux attaquants de faire absolument tout ce qu’ils veulent : reconnaissance réseau, vol de données, captures d’écran, exécution de code arbitraire, et même injection dans le processus LSASS (celui qui gère vos mots de passe Windows).

Et ce n’est pas tout car les développeurs ont ajouté EggStremeKeylogger, un keylogger qui s’injecte dans explorer.exe et enregistre tout à savoir vos frappes clavier, le contenu du presse-papier, les fenêtres actives, même les fichiers que vous copiez-collez. Tout est alors stocké dans un fichier thumbcache.dat chiffré en RC4, histoire de passer inaperçu.

Pour communiquer avec le serveur de commande et contrôle, les pirates utilisent également gRPC avec mTLS. Ils ont même leur propre autorité de certification pour générer des certificats uniques pour chaque machine compromise. Et la configuration de ce beau bébé est stockée dans un fichier Vault.dat chiffré, et chaque victime reçoit un identifiant unique.

Ce qui étonne vraiment les chercheurs, c’est la cohérence de l’ensemble car tous les composants utilisent les mêmes techniques : DLL sideloading, chiffrement RC4/XOR, exécution exclusivement en mémoire. Ça sent la team de développeurs bien rodée avec des process industriels, et pas des amateurs qui bricolent dans leur garage.

Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont même prévu un plan B avec EggStremeWizard, un backdoor de secours allégé qui maintient l’accès même si le module principal se fait dégager. Et pour se balader tranquillement dans les réseaux segmentés, ils utilisent également Stowaway , un outil proxy écrit en Go qui permet de contourner les restrictions réseau.

Malheureusement, pour contrer de ce genre de saloperies, les antivirus classiques sont complètement largués. Il faut du monitoring comportemental avancé, des solutions EDR/XDR capables de surveiller la mémoire des processus, et surtout bloquer l’usage non autorisé des utilitaires système Windows (les fameux LOLBins). Seules ces solutions plus avancées peuvent détecter les comportements anormaux en mémoire et les techniques d’injection de processus que ce malware utilise.

Bitdefender a publié tous les indicateurs de compromission sur leur repo GitHub et si vous bossez dans une organisation sensible en Asie-Pacifique, je vous conseille vivement d’y jeter un œil et de vérifier vos systèmes.

Je pense qu’on a encore affaire ici à une jolie affaire d’espionnage étatique. Faut dire que ces groupes APT chinois développent des outils d’une sophistication toujours aussi hallucinante, et comme d’hab leurs cibles privilégiées sont des organisations militaires et gouvernementales des pays voisins du leur.

Bref, la prochaine fois que Windows vous demande une autorisation pour un truc bizarre, réfléchissez-y à deux fois parce qu’entre un simple WinMail.exe des familles et une infrastructure d’espionnage complète, la frontière est devenue sacrément mince.

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  • 1517 clones open source de vos jeux cultes préférés - Le trésor caché des gamers nostalgiques
    Depuis que j’ai découvert OSGameClones, je kiffe chercher et retrouver certains de mes jeux d’enfance en version open source et bien sûr gratuite ! Car oui, le projet OSGameClones c’est un peu la caverne d’Ali Baba pour tous ceux qui ont grandi avec une manette dans les mains (ou un clavier pour ma part). Le site répertorie méticuleusement tous les remakes, clones et réimplémentations open source de jeux commerciaux, et le meilleur c’est que la plupart sont jouables sur des machines modernes, y

1517 clones open source de vos jeux cultes préférés - Le trésor caché des gamers nostalgiques

Par : Korben
10 septembre 2025 à 11:52

Depuis que j’ai découvert OSGameClones, je kiffe chercher et retrouver certains de mes jeux d’enfance en version open source et bien sûr gratuite !

Car oui, le projet OSGameClones c’est un peu la caverne d’Ali Baba pour tous ceux qui ont grandi avec une manette dans les mains (ou un clavier pour ma part). Le site répertorie méticuleusement tous les remakes, clones et réimplémentations open source de jeux commerciaux, et le meilleur c’est que la plupart sont jouables sur des machines modernes, y compris Linux et même votre Steam Deck.

Vous y retrouvez donc des pépites comme OpenRCT2 pour RollerCoaster Tycoon 2, qui non seulement fait tourner le jeu original mais ajoute le support des hautes résolutions et du multijoueur. Ou encore OpenMW qui réimplémente complètement le moteur de Morrowind avec des graphismes améliorés. Sans oublier CorsixTH pour Theme Hospital, qui fonctionne maintenant sur n’importe quel OS moderne.

Le projet est hébergé sur GitHub , et est activement maintenu. Tout est organisé dans des fichiers YAML structurés qui catégorisent les jeux par langages de programmation (50+ langages différents !), genres (30+ catégories), et même par thèmes comme fantasy ou sci-fi.

Ce qui est vraiment cool je trouve, c’est surtout la distinction que fait le site entre les différents types de projets. Un “remake” c’est quand l’exécutable et parfois les assets sont recréés en open source. Un “clone” c’est un jeu très similaire ou inspiré par l’original. Et parfois on trouve même des “projets officiels” où les créateurs originaux ont libéré le code source eux-mêmes.

D’ailleurs, pour les fans de jeux de stratégie, vous avez OpenXcom qui réimplémente UFO: Enemy Unknown et X-COM: Terror From the Deep. Pour les amateurs d’action, DevilutionX fait revivre Diablo sur pratiquement n’importe quelle plateforme. Et si vous êtes plutôt RPG, Daggerfall Unity a recréé tout Daggerfall dans le moteur Unity avec des mods et des améliorations graphiques de malade.

Tous ces projets sont utiles pour les joueurs ayant des machines peu puissantes ou pour ceux qui veulent faire tourner leurs classiques préférés sous Linux. C’est aussi top pour la préservation du patrimoine JV, vu que beaucoup de ces vieux jeux ne fonctionnent de toute façon plus sur les systèmes modernes.

Un autre aspect sympa, c’est que comme tout est open source, n’importe qui peut contribuer à améliorer ces jeux. Vous pouvez donc corriger des bugs qui existaient dans l’original, ajouter de nouvelles fonctionnalités, ou même porter le jeu sur de nouvelles plateformes.

Et pour ceux qui veulent explorer d’autres ressources similaires, il existe aussi Awesome Game Remakes sur GitHub, qui est une liste maintenue activement de remakes open source ainsi que cette page de SensCritique qui recense des remakes open source vraiment chouettes, même si la plupart nécessitent les données du jeu original pour fonctionner.

Puis quand on voit des projets comme Julius pour Caesar III, fheroes2 pour Heroes of Might and Magic II, ou OpenTTD pour Transport Tycoon Deluxe, je le dit que la communauté open source fait un boulot incroyable pour préserver et améliorer ces classiques. Ces développeurs permettent à toute une génération de redécouvrir ces jeux mythiques sans avoir à galérer avec DOSBox ou des émulateurs.

Le plus impressionnant reste peut-être re3 et ses dérivés qui ont reverse-engineered GTA III et Vice City, même si Rockstar n’a pas vraiment apprécié l’initiative et l’a fait disparaitre. Ou OpenJK qui maintient et améliore Jedi Academy et Jedi Outcast pour la communauté Star Wars.

Voilà et si vous cherchez par où commencer, le site propose des tags “complete” et “playable” pour identifier rapidement les projets les plus aboutis. Vous pouvez aussi filtrer par langage de programmation si vous voulez contribuer à un projet dans votre langage de prédilection.

Bref, OSGameClones c’est la ressource ultime pour tous les nostalgiques du gaming qui veulent revivre leurs souvenirs d’enfance tout en profitant des bénéfices du monde de l’open source !

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  • Indiana Jones et le prototype perdu du Commodore 64
    Je viens de tomber sur une pépite qui va faire chavirer le cœur des nostalgiques du Commodore 64 ! Le site Games That Weren’t a déniché un prototype jouable d’Indiana Jones and the Last Crusade ! Mais attention, ce n’est pas un prototype officiel de l’époque. Il s’agit d’une conversion fan-made de la version aventure point-and-click propulsée par le moteur SCUMM que les adeptes du C64 n’ont jamais eu la chance d’essayer à l’époque. Mais avant de vous en dire plus, je vous emmène avec moi en 1989

Indiana Jones et le prototype perdu du Commodore 64

Par : Korben
8 septembre 2025 à 19:22

Je viens de tomber sur une pépite qui va faire chavirer le cœur des nostalgiques du Commodore 64 !

Le site Games That Weren’t a déniché un prototype jouable d’Indiana Jones and the Last Crusade ! Mais attention, ce n’est pas un prototype officiel de l’époque. Il s’agit d’une conversion fan-made de la version aventure point-and-click propulsée par le moteur SCUMM que les adeptes du C64 n’ont jamais eu la chance d’essayer à l’époque.

Mais avant de vous en dire plus, je vous emmène avec moi en 1989. Lucasfilm Games sort 2 jeux Indiana Jones. D’un côté, il y a le jeu d’action / plateforme qui a bel et bien débarqué sur C64. Et de l’autre, le jeu d’aventure graphique qui tourne grâce au fameux moteur SCUMM (oui, celui de Monkey Island, pour les connaisseurs). Mais voilà, coup dur pour les fans du C64 c’est que cette version aventure ne s’est jamais frayé un chemin jusqu’à leur machine chérie. Elle est malheureusement restée l’exclusivité des ordinateurs 16 bits.

Et en 2012, un certain Thorsten Harth, alias “Brick Bambi”, développeur allemand audacieux de son état, se dit : “Et si je portais ce jeu SCUMM sur Commodore 64 ?” Un défi de taille quand on mesure les limitations techniques de la bécane 8 bits face à ses homologues 16 bits. Le bonhomme s’est acharné pendant plusieurs années sur cette conversion homebrew, jonglant entre graphiques bitmap et caractères pour optimiser la mémoire. Il avait même réservé 4K de RAM juste pour le son (de $A000 à $AFFF pour les experts).

D’ailleurs, côté musique, Joachim Wijnhoven avait été recruté en 2016 pour s’occuper de la bande-son. Thorsten lui avait commandé la “Raiders March” pour l’écran titre et de fin, mais aussi toute une série de thèmes spécifiques : la musique de la carte, de Venise, des catacombes, du château Brunwald, la marche d’Hitler, le piano d’Henry, la salle du Graal… Un travail de titan ! Roland Hermans, une autre recrure devait même s’occuper des effets sonores comme les coups frappés dans la bibliothèque, la cascade ou les étagères qui tombent. Le jeu devait alors alterner entre musique et effets sonores… Hé oui, pas les deux en même temps, question de limitations techniques.

Mais voilà, malgré l’aide apportée par d’autres personnes, la réalité a fini par rattraper notre développeur. Entre trois jeunes enfants à élever et un job à assurer, Thorsten se retrouve à court de temps. En 2017, une sortie cartouche avait même été discutée, mais Thorsten avait répondu que la complexité du jeu demanderait encore plusieurs années… le problème n’était pas les limitations de la RAM ou le CPU, mais bien les limites de temps. Du coup, en 2018, le projet est annoncé comme abandonné…

Snif…

A l’époque, son objectif initial c’était de boucler au moins le premier chapitre complet : Barnet College, la maison d’Henry, Venise, la bibliothèque et les catacombes. Tout ce qui précède le château Brunwald en fait. Et bonne nouvelle : c’est exactement ce que contient le prototype de Thorsten qui vient d’être retrouvé ! Joachim Wijnhoven, qui avait reçu une preview en décembre 2018, l’a généreusement partagée avec Games That Weren’t. C’est d’ailleurs une démo impressionnante avec beaucoup de contenu et d’interactions possibles.

Pour les fans de l’époque, l’absence de la version SCUMM d’Indy III sur C64 sonnait comme le glas et beaucoup ont commencé à lorgner du côté de l’Amiga ou du PC après cette déception. Alors voir aujourd’hui ce prototype homebrew refaire surface, même s’il date de 2012-2018 et non de 1989, c’est comme déterrer un trésor perdu digne du Dr. Jones lui-même.

Ce prototype de Thorsten est donc désormais archivé et dispo pour tous les nostalgiques qui souhaitent explorer ce qui aurait pu être l’une des conversions homebrew les plus audacieuses du Commodore 64. Et en bonus, pour les amateurs, les musiques composées par Joachim ont été publiées en 2023 dans une release appelée “Archimedes’ Dial” , et vous pouvez même retrouver les vidéos originales de Brick Bambi sur YouTube montrant le jeu en action.

Voilà, qui sait, peut-être qu’un jour quelqu’un reprendra le flambeau pour finir cette conversion légendaire…

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  • Comment extraire les 21 jeux NES cachés dans Animal Crossing ?
    Vous saviez qu’Animal Crossing sur GameCube cache 21 jeux NES complets dans ses fichiers ? Perso, j’en avais AUCUNE IDÉE et visiblement, ce ne sont pas des versions au rabais ou de démos, mais bien des jeux complets ! Animal Crossing était vraiment un jeu en avance sur son temps et l’une des fonctionnalités les plus adorées des joueurs, c’était ces petits meubles NES que vous pouviez collectionner et qui lançaient de vrais jeux quand vous interagissiez avec. Balloon Fight, Super Mario Bros, The

Comment extraire les 21 jeux NES cachés dans Animal Crossing ?

Par : Korben
5 août 2025 à 21:19

Vous saviez qu’Animal Crossing sur GameCube cache 21 jeux NES complets dans ses fichiers ? Perso, j’en avais AUCUNE IDÉE et visiblement, ce ne sont pas des versions au rabais ou de démos, mais bien des jeux complets ! Animal Crossing était vraiment un jeu en avance sur son temps et l’une des fonctionnalités les plus adorées des joueurs, c’était ces petits meubles NES que vous pouviez collectionner et qui lançaient de vrais jeux quand vous interagissiez avec.

Balloon Fight, Super Mario Bros, The Legend of Zelda, Punch-Out !!… Nintendo avait carrément inclus un émulateur NES complet et les ROMs sur le disque GameCube. Le truc fou, c’est que cet émulateur est souvent cité comme étant plus précis que celui de la NES Classic ou même celui de la Switch.

Selon les versions du jeu (Doubutsu no Mori, Animal Crossing, etc.), il ya entre 19 et 21 jeux disponibles. La version américaine par exemple en contient 19, et certains jeux comme Donkey Kong Jr. Math valent aujourd’hui 151 dollars en seconde main. D’autres comme Clu Clu Land D ou Gomoku Narabe Renju étaient également des exclusivités Famicom Disk System introuvables plus tard sur Nintendo Switch Online.

Mais bon, passons au vif du sujet. Comment extraire ces ROMs ?

Et bien le passionné Seth Larson a développé une méthode géniale qui exploite la compression Yaz0 utilisée par Nintendo. Cette compression, reconnaissable par son header “Yaz0” en ASCII, est utilisée partout dans les jeux Nintendo depuis les années 2000. The Wind Waker, Mario Kart Wii, Super Mario Sunshine… tous utilisent Yaz0 pour compresser leurs assets.

D’abord, il vous faut une copie de votre ISO Animal Crossing que vous pouvez extraire légalement avec CleanRip sur votre Wii ou avec le nouvel outil FlippyDrive qui permet de sauvegarder vos jeux GameCube directement depuis la console. Une fois que vous avez votre ISO, le script Python de Seth fera tout le boulot.

Comme je vous le disais, le script parcourt toute l’ISO à la recherche des headers “Yaz0”, décompresse chaque blob trouvé, puis cherche les signatures des ROMs NES (qui commencent par “NES\x1a”) ou Famicom Disk System (avec leur signature spécifique). Une fois trouvées, les ROMs sont extraites et comparées à une base de données de checksums MD5 pour identifier exactement quel jeu c’est.

Voici le script complet disponible en Gist sur GitHub.

Pour l’utiliser, c’est ultra simple :

python animal-crossing-nes-roms.py ./AnimalCrossing.iso

Et hop, vous vous retrouvez avec tous les jeux NES dans votre dossier. Ces ROMs fonctionnent avec n’importe quel émulateur NES, par exemple sur PC, vous pouvez utiliser Pinky (un émulateur WASM qui tourne dans le navigateur), sur mobile je vous recommande Delta qui est aussi excellent.

Un petit détail technique sympa au passage, le jeu Clu Clu Land D est stocké au format .qd (QuickDisk). Il faudra donc le convertir en .fds pour l’utiliser avec un émulateur. Un script Python existe également sur le GitHub pour faire cette conversion facilement.

Ce qui est vraiment dingue dans cette histoire, c’est qu’après deux ans et demi de travail, la communauté a presque complètement décompilé cette version d’Animal Crossing. Ça ouvre la porte à des mods incroyables et ils ont même réussi à faire tourner Linux dans l’émulateur NES d’Animal Crossing en patchant la mémoire. Bon, ça tourne à 1/64ème de la vitesse normale, mais techniquement ça marche !

D’ailleurs, l’émulateur NES générique du jeu peut lire n’importe quelle ROM depuis la carte mémoire si elle est formatée correctement. Il cherche des fichiers avec la string “GAFE01” (le nom interne d’Animal Crossing) et le préfixe “DobutsunomoriPF”. Et un outil appelé ACNESCreator permet ensuite de créer ces fichiers .gci automatiquement pour charger vos propres ROMs.

Si vous cherchez d’autres méthodes légales pour récupérer des ROMs, consultez le RED Project sur GitHub, qui contient une documentation complète de méthodes d’extraction similaires depuis des collections officielles et autres mini-consoles. Parce que oui, extraire des ROMs de jeux que vous possédez légalement, c’est parfaitement légal pour un usage personnel.

Je trouve quand même que jouer à Wario’s Woods extrait de votre propre copie d’Animal Crossing sur votre iPhone avec Delta, ça a quand même quelque chose de magique. Maintenant, si vous avez une vieille copie d’Animal Crossing qui traîne, vous savez maintenant qu’elle vaut bien plus que ce que vous pensez !

Si ça vous intéresse, l’article original de Seth Larson contient encore plus de détails techniques !

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  • OpenIPC - Le firmware open source qui libère vos caméras IP de la surveillance chinoise
    Le fait que la plupart des caméras IP qu’on achète sur Amazon ou AliExpress soient potentiellement truffées de backdoors, ça ne vous empêche pas de dormir ? Genre, vous installez une caméra pour surveiller votre maison et au final c’est vous qui êtes surveillé. Sympa, non ? Et bien sur Hackernews, j’ai découvert un projet qui va vous redonner le sourire : OpenIPC. Il s’agit d’un firmware alternatif open source pour vos caméras IP. En gros, c’est un système d’exploitation créé par la communauté q

OpenIPC - Le firmware open source qui libère vos caméras IP de la surveillance chinoise

Par : Korben
4 août 2025 à 21:35

Le fait que la plupart des caméras IP qu’on achète sur Amazon ou AliExpress soient potentiellement truffées de backdoors, ça ne vous empêche pas de dormir ? Genre, vous installez une caméra pour surveiller votre maison et au final c’est vous qui êtes surveillé. Sympa, non ? Et bien sur Hackernews, j’ai découvert un projet qui va vous redonner le sourire : OpenIPC.

Il s’agit d’un firmware alternatif open source pour vos caméras IP. En gros, c’est un système d’exploitation créé par la communauté qui remplace le firmware pourri, opaque et souvent abandonné que les fabricants installent par défaut. Et le meilleur dans tout ça c’est que ça fonctionne sur une tonne de puces différentes : ARM, MIPS, et des processeurs de chez Hisilicon, Ingenic, Sigmastar, et j’en passe.

Ça permet de reprendre le contrôle total de vos streams comme ça plus de backdoors, plus de botnets, plus de malware de crypto-mining planqué dans votre caméra. C’est vous le seul maître à bord. Et vu le nombre de scandales qu’on a eus ces dernières années avec des caméras chinoises qui envoient des données on ne sait où, c’est plutôt rassurant.

Le projet utilise Buildroot pour construire sa distribution Linux et propose plusieurs streamers selon vos besoins : Majestic (le plus performant mais pas encore open source), Divinus (totalement open source), Mini ou Venc. Majestic, même s’il n’est pas encore ouvert, offre des performances de malade pour un large éventail de matériel. D’ailleurs, l’auteur cherche à l’open-sourcer dès qu’il aura sécurisé assez de fonds pour continuer le développement.

Ce qui est génial, c’est surtout que ce firmware supporte plein de fonctionnalités sympas comme le stockage cloud IPEYE externe, le streaming vers YouTube et Telegram, les proxys SOCKS5, la configuration de tunnels VPN… Bref, tout ce qu’il faut pour faire de votre caméra un vrai petit serveur multimédia sécurisé.

D’ailleurs, la communauté FPV est complètement fan du projet car des marques comme Runcam, Emax et Eachine ont déjà intégré le firmware dans leurs produits. Pour les pilotes de drones, c’est donc la révolution niveau transmission vidéo et les projets spécialisés fleurissent : caméras pour drones, casques de chantier, outils de surveillance, recherche médicale, pêche sous-marine… Les possibilités sont infinies.

Pour installer Openpic sur vos caméras, il y a deux méthodes principales. La première, c’est d’utiliser Coupler, un projet qui crée des images firmware installables via les mécanismes de mise à jour intégrés dans le firmware d’origine. Super pratique si vous ne voulez pas ouvrir votre caméra.

Et la deuxième méthode, c’est plus hardcore puisqu’il faut ouvrir la caméra, connecter un adaptateur UART sur le port série de debug, et flasher via TFTP. Ça demande de mettre les mains dans le cambouis, mais c’est pas si compliqué. Il faut juste identifier votre SoC (System on Chip), configurer un serveur TFTP, interrompre le bootloader au démarrage, et envoyer le nouveau firmware. Ahaha, je sais dit comme ça, ça fait peur, mais rassurez-vous, le projet fournit des guides détaillés pour chaque étape.

Un point important, avant de flasher, sauvegardez toujours votre firmware d’origine. On ne sait jamais, vous pourriez vouloir revenir en arrière (même si franchement, une fois qu’on a goûté à la liberté d’OpenIPC, difficile de faire marche arrière).

Le projet est distribué sous licence MIT, ce qui signifie que vous pouvez faire à peu près ce que vous voulez avec le code, même l’utiliser dans des projets commerciaux. La seule restriction, c’est l’usage militaire qui n’est pas autorisé.

Et niveau support matériel, c’est impressionnant puisque aujourd’hui, OpenIPC supporte des puces d’Ambarella, Anyka, Fullhan, Goke, GrainMedia, Ingenic, MStar, Novatek, SigmaStar, XiongMai… et la liste continue de s’allonger. Bref, si vous avez une vieille caméra qui traîne et qui n’est plus supportée par le fabricant, il y a de fortes chances qu’OpenIPC puisse lui donner une seconde vie.

Pour les développeurs, il y a même des outils sympas comme un Dashboard multi-plateforme (Linux/Mac/Windows) construit avec Avalonia UI qui permet de gérer et monitorer facilement vos caméras OpenIPC. C’est totalement pensé pour simplifier la vie des utilisateurs.

Voilà, donc au lieu de jeter votre vieille caméra chinoise, vous pouvez la revitaliser avec un firmware moderne et sécurisé. C’est bon pour votre portefeuille et pour la planète et qui sait, peut-être que ça poussera les fabricants traditionnels à être plus transparents sur leurs firmwares.

Le dépôt GitHub du projet est ici et si vous voulez approfondir, la documentation officielle est très complète et accessible même pour les débutants.

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  • SignYourName.io - Une IA pour apprendre la langue des signes
    Dans un monde où l’IA sait dessiner des chats en tutu et composer des haïkus sur les frites, voici enfin une application qui fait enfin quelque chose d’utile. Cela s’appelle SignYourName.io et ça vous apprend à signer votre prénom en langue des signes américaine, et franchement, c’est bien plus classe que de demander à ChatGPT de rédiger vos mails de rupture.

SignYourName.io - Une IA pour apprendre la langue des signes

Par : Korben
11 juin 2025 à 23:42

Dans un monde où l’IA sait dessiner des chats en tutu et composer des haïkus sur les frites, voici enfin une application qui fait enfin quelque chose d’utile. Cela s’appelle SignYourName.io et ça vous apprend à signer votre prénom en langue des signes américaine, et franchement, c’est bien plus classe que de demander à ChatGPT de rédiger vos mails de rupture.

Interface d’accueil SignYourName.io

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  • icns Creator - Sauvez vos icônes macOS sans vous ruiner
    Vous savez ce qui m’énerve ? Devoir payer 10 balles pour une app qui fait juste un truc basique genre convertir une image en icône. Et ça tombe bien car justement, y’a un dev qui s’est dit la même cose et qui a créé icns Creator, une app native macOS complètement gratuite et open source pour générer des fichiers .icns et .iconset. Le principe est ultra basique… vous lui balancez une image (PNG, JPG, GIF, TIFF ou même PSD si vous êtes du genre à trimballer des fichiers Photoshop partout), et l’ap

icns Creator - Sauvez vos icônes macOS sans vous ruiner

Par : Korben
4 juin 2025 à 13:44

Vous savez ce qui m’énerve ? Devoir payer 10 balles pour une app qui fait juste un truc basique genre convertir une image en icône. Et ça tombe bien car justement, y’a un dev qui s’est dit la même cose et qui a créé icns Creator, une app native macOS complètement gratuite et open source pour générer des fichiers .icns et .iconset.

Le principe est ultra basique… vous lui balancez une image (PNG, JPG, GIF, TIFF ou même PSD si vous êtes du genre à trimballer des fichiers Photoshop partout), et l’app vous génère soit un dossier .iconset avec toutes les tailles nécessaires, soit directement des fichiers .icns individuels. Et le truc cool, c’est qu’elle gère automatiquement toutes les tailles requises par macOS, de 16x16 jusqu’à 1024x1024 pixels en passant par toutes les versions Retina (@2x).

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  • pCloud : l’alternative européenne au stockage en ligne qui fait trembler les GAFAM
    – Article en partenariat avec pCloud – Dans le petit monde du stockage en ligne, il est difficile de ne pas penser immédiatement aux géants américains comme Google Drive, Dropbox ou encore OneDrive. Ces services dominent largement le marché, mais quid des alternatives qui respectent davantage notre vie privée et se plient aux réglementations européennes ? pCloud, une solution de stockage suisse, est peut-être exactement ce que vous cherchez. Avec des centres de données situés au Luxembourg et un

pCloud : l’alternative européenne au stockage en ligne qui fait trembler les GAFAM

Par : Korben
18 avril 2025 à 10:00

– Article en partenariat avec pCloud

Dans le petit monde du stockage en ligne, il est difficile de ne pas penser immédiatement aux géants américains comme Google Drive, Dropbox ou encore OneDrive. Ces services dominent largement le marché, mais quid des alternatives qui respectent davantage notre vie privée et se plient aux réglementations européennes ? pCloud, une solution de stockage suisse, est peut-être exactement ce que vous cherchez. Avec des centres de données situés au Luxembourg et une conformité stricte avec le RGPD, il se démarque par son respect de la vie privée et une multitude de fonctionnalités révolutionnaires.

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  • Knight on the Moon - Un nouveau clone de Zelda version SF sur la NES
    Savez-vous ce qu’on peut faire avec 2 MHz de puissance de calcul, 2 Ko de RAM et une palette de 52 couleurs ? Non ? Et bien avec ça, en 1986, Nintendo créait The Legend of Zelda, le chef-d’œuvre qui a changé nos vies ! Et en 2025 pendant que certains perdent leur temps à emmerder le monde avec leurs obsessions pathologiques, d’autres comme le développeur kn56k ont décidé de relever le même défi que Nintendo à l’époque pour créer de nouvelles aventures. C’est le cas de Knight on the Moon, un jeu

Knight on the Moon - Un nouveau clone de Zelda version SF sur la NES

Par : Korben
15 avril 2025 à 18:50

Savez-vous ce qu’on peut faire avec 2 MHz de puissance de calcul, 2 Ko de RAM et une palette de 52 couleurs ? Non ? Et bien avec ça, en 1986, Nintendo créait The Legend of Zelda, le chef-d’œuvre qui a changé nos vies !

Et en 2025 pendant que certains perdent leur temps à emmerder le monde avec leurs obsessions pathologiques, d’autres comme le développeur kn56k ont décidé de relever le même défi que Nintendo à l’époque pour créer de nouvelles aventures. C’est le cas de Knight on the Moon, un jeu qui transpose le gameplay légendaire de Zelda sur une mystérieuse lune extraterrestre. Exit Hyrule et la fantasy médiévale, bonjour les vaisseaux spatiaux et les aliens hostiles !

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    À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes et pour la paix internationale, on va parler d’un sujet « tendance » vu sous un angle un peu spécifique : celui des femmes qui la font. Parce que, bien que l’on soit amené à reprocher aux intelligences artificielles une forme de sexisme due à leurs jeux de données, les femmes n’ont pas été, ne sont pas étrangères à leur conception. C’est donc l’occasion de donner les portraits de Karen Spärck Jones (1935 – 2007) et de Chloé-Agathe A

Intelligence artificielle, genre grammatical féminin

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes et pour la paix internationale, on va parler d’un sujet « tendance » vu sous un angle un peu spécifique : celui des femmes qui la font. Parce que, bien que l’on soit amené à reprocher aux intelligences artificielles une forme de sexisme due à leurs jeux de données, les femmes n’ont pas été, ne sont pas étrangères à leur conception. C’est donc l’occasion de donner les portraits de Karen Spärck Jones (1935 – 2007) et de Chloé-Agathe Azencott qui ont contribué, et contribuent, à leur existence, et de rappeler les « petits » défauts des IA.

Sommaire

Karen Spärck Jones (1935 – 2007) entre moteur de recherche et traitement automatique du langage

Karen Spärck Jones fait ses études à Cambridge. Elle commencera sa carrière en 1953 à l’unité de recherche linguistique de l’université avec la linguiste Margaret Mastermann, elle-même pionnière dans le domaine de la linguistique informatique. Ses recherches porteront sur les moteurs de recherche et du traitement du langage.

Margaret Mastermann lui confie la mission de programmer un ordinateur qui devait comprendre des mots polysémiques, elle génèrera un thésaurus. Elle entame également une collaboration avec l’informaticien Roger Needham qu’elle épousera en 1958.

En 1964, Karen Spärck Jones publie un article d’une importance capitale Synonymy and semantic classification (Synonymie et classification sémantique), considéré comme un document fondamental dans le domaine du traitement du langage naturel. Une importance qui s’accroîtra avec l’arrivée du World Wide Web.

À partir de 1994, ses travaux portent sur les outils de recherche d’information, notamment les applications vocales, les interrogations de bases de données, la modélisation des utilisateurs et des agents, le résumé et l’évaluation des systèmes d’informations et des systèmes linguistiques.

Elle est élue en 1995 membre de la British Academy (académie des sciences humaines et sociales du Royaume-Uni) dont elle sera vice-présidente de 2000 à 2002. Elle obtiendra aussi plusieurs prix : le Gerard Salton Award en 1988 (un prix de l’ACM et du SIGIR (en), deux associations états-uniennes en informatique), le prix de l’ACL en 2004 (une société savante américaine spécialisée dans le traitement des langues) et la médaille Lovelace de la British Computer Society en 2007 (sept ans après Linus Torvalds).

Elle dira, dans un entretien suite à la réception de la médaille Lovelace :

J’étais sidérée. J’ai regardé la liste des précédents récipiendaires et j’ai pensé : « Qu’est-ce que je viens faire dans ce groupe de gens ? » Mais j’étais particulièrement enchantée de voir que j’étais la première femme à l’obtenir. Très agréable, j’ai vraiment apprécié.
Je pense qu’il est très important de faire en sorte qu’il y ait plus de femmes en informatique. Mon slogan est « l’informatique est trop importante pour être laissée aux hommes ». Nécrologie de Karen Spärck Jones (en), Université de Cambridge, 4 avril 2007.

Chloé-Agathe Azencott, spécialiste de l’apprentissage automatique

On change de génération avec Chloé-Agathe Azencott, elle aurait pu être une petite fille de Karen Spärck Jones.

Chloé-Agathe Azencott est professeure à l’École des Mines de Paris et à l’Institut Curie où elle enseigne l’apprentissage automatique ou apprentissage statistique ou encore apprentissage machine, en anglais machine learning. Elle a fait ses études à l’IMT Atlantique (ENST Bretagne à son époque, et, plus familièrement « Télécoms Bretagne ») et à l’Université de Californie à Irvine (UC Irvine).

Elle est récipiendaire, en 2021, du premier prix de la Jeune ingénieure en intelligence artificielle, organisé par le cabinet de conseil en communication Tilder en partenariat avec France Digitale (une association de startups et de VCs) et le magazine Challenges. Elle est l’autrice d’un livre sur l’apprentissage automatique : Introduction au machine learning chez Dunod, deuxième édition février 2022. On peut en télécharger une version PDF gratuitement mais sans les exercices. La version papier est en réimpression.

Comment définit-elle l’apprentissage automatique qui est l’un des sous-domaines de l’intelligence artificielle ? Elle commence par définir l’apprentissage qui est le fait d’acquérir une compétence par l’expérience et la pratique. Dans une conférence donnée le 25 novembre 2021 à l’Institut Henri Poincaré elle ajoute :

j’aime cette définition parce que je peux l’appliquer à ce qui se passe avec des humains, donc un enfant qui apprend à marcher en essayant de marcher et plus il s’entraine à marcher, plus il marche. Ça s’applique à mes étudiants et mes étudiantes qui, à force de résoudre des problèmes de maths, acquièrent l’expérience et la compétence de savoir faire des stats et des probas et puis ça s’applique aussi aux ordinateurs à condition de, peut-être, détourner un peu le sens de « compétences » et d’« expérience ».

Pour une machine la compétence est un algorithme donc

un nouvel algorithme capable de faire des choses que l’ordinateur n’était pas capable de faire avant et l’expérience ou la pratique ça va être des exemples ou des données.

Définition qui peut être complétée par celle qu’elle donne dans l’introduction de son livre :

Dans le cas d’un programme informatique, […], on parle d’apprentissage automatique, ou machine learning, quand ce programme a la capacité de se modifier lui-même sans que cette modification ne soit explicitement programmée. Cette définition est celle donnée par Arthur Samuel (1959). On peut ainsi opposer un programme classique, qui utilise une procédure et les données qu’il reçoit en entrée pour produire en sortie des réponses, à un programme d’apprentissage automatique, qui utilise les données et les réponses afin de produire la procédure qui permet d’obtenir les secondes à partir des premières.
[…]
Ce point de vue informatique sur l’apprentissage automatique justifie que l’on considère qu’il s’agit d’un domaine différent de celui de la statistique. Cependant, nous aurons l’occasion de voir que la frontière entre inférence statistique et apprentissage est souvent mince. Il s’agit ici, fondamentalement, de modéliser un phénomène à partir de données considérées comme autant d’observations de celui-ci.

Elle pense toutefois qu’il convient de garder un esprit critique vis-à-vis de l’IA notamment parce que :

l’on y injecte souvent des connaissances déjà établies (lois de la physique, notions de linguistique, connexions entre concepts), ces modèles restent essentiellement statistiques et ne mènent aucun raisonnement. L’intelligence artificielle ne remplacera pas les scientifiques, Chloé-Azencott, La Croix, 15 avril 2024

Chloé-Agathe Azencott considère, en outre, qu’il est extrêmement important :

de donner plus de visibilité aux femmes scientifiques, et notamment à celles qui travaillent dans le domaine du machine learning et de la science des données (elles ne représentent que 2% des scientifiques dans ce domaine), mais aussi à toutes les identités, afin de refléter la diversité dans tous ces aspects, y compris social. Chloé-Agathe Azencott, mathématiques et machine learning au service de la recherche médicale, Institut Henri Poincaré, [sd].

Une nécessité qui se démontre ci-après.

Sexiste, raciste l’IA ?

Avant tout chose, une précision. Le sexisme et le racisme ce sont à la fois des opinions et des manifestations. Si les intelligences artificielles n’ont pas d’opinions, en revanche ce qui en sort peut être manifestement raciste ou sexiste et c’est cet aspect-là qu’on va voir à travers une série d’articles de diverses origines parus entre 2017 et 2024. Les articles sont présentés dans l’ordre chronologique.

Il est intéressant de voir, à partir de cette sélection, les questions que pose l’IA et de relever l’impact extrêmement important de cette technologie sur la société, qu’il s’agisse d’emploi (tri des candidatures), de santé, de droits d’auteurs ou de justice, entre autres.

L’intelligence artificielle reproduit aussi le sexisme et le racisme des humains, Morgane Tual, 15 avril 2017, Le Monde.

L’article se fait le relais d’une étude de la revue Science (en) du 14 avril 2017 et commence ainsi :

Les femmes associées aux arts et au foyer, les hommes aux professions scientifiques… Ces stéréotypes ont tellement la vie dure qu’ils se retrouvent reproduits dans des programmes d’intelligence artificielle (IA).

Un problème qui :

ne se situe pas seulement au niveau du langage. Quand un programme d’IA est devenu jury d’un concours de beauté, en septembre 2016, il a éliminé la plupart des candidats noirs.

L’article signale que ce ne sont pas les IA qui ont des préjugés, mais bien nous qui leur donnons les nôtres et relève que cela concerne la sélection des CV, la justice, les assurances. Au niveau des pistes pour redresser la barre, il est suggéré une meilleure diversité au niveau des personnes qui conçoivent les IA (une diversité très mise à mal par la nouvelle présidence des États-Unis et des patrons des GAFAM). Une autre piste évidente : travailler sur les données. L’article conclut que la solution du problème serait de modifier les humains.

L’intelligence artificielle, aussi raciste et sexiste que nous, Fabien Goubet, 4 mai 2017, Le temps.ch.

L’article est basé sur la même étude que celle citée plus haut et il commence assez fort :

Les androïdes rêvent-ils de moutons noirs expulsés par des moutons blancs ? Avec leurs capacités de raisonnement froides, basées sur des calculs complexes, on imagine les intelligences artificielles dénuées de tout préjugé. C’est tout le contraire, comme vient de le confirmer une étude parue en avril dans la revue « Science ».

Il explique que le logiciel, GloVe, utilisé pour l’étude :

s’est prêté au jeu d’association d’idées. Ce programme est une IA basée sur le «machine learning», c’est-à-dire capable d’apprendre, à partir de nombreux exemples, à classer des informations selon des critères exigés par un humain. C’est sur ce type d’apprentissage que reposent notamment les algorithmes de reconnaissance d’images utilisés par Facebook ou Google. Pour entraîner GloVe, Aylin Caliskan l’a donc « nourri » avec un gigantesque corpus de 840 milliards de mots (en) issus du Web, en 40 langues différentes. Ses réponses laissent songeur. Comme un être humain, le programme a associé des noms de fleurs à des connotations positives, tandis que des noms d’insectes, par exemple, ont été catégorisés plutôt négativement.

Il ajoute que ces « biais plutôt innocents » ont été reproduits plus problématiquement : aux prénoms féminins les associations avec la famille, aux prénoms masculins celles avec la carrière, et un meilleur traitement était réservé aux noms à consonance européenne. Comportement qu’un spécialiste des réseaux de neurones artificiels et de la théorie neuronale de la cognition, Claude Touzet, explique :

Les machines capables d’apprentissage sont un miroir du comportement humain. En les nourrissant avec un discours humain forcément biaisé, il est naturel qu’elles le reproduisent.

Avec des idées de solutions possibles, par exemple imposer des lois aux IA, ce que Sébastien Konieczny, directeur de recherche au CNRS, trouve difficile car :

on ne sait pas encore vraiment comment réguler ces algorithmes avec des règles éthiques et morales, pas plus – et c’est tout aussi inquiétant – qu’on ne comprend comment la machine a pris sa décision.

Une solution possible :

serait d’associer ces algorithmes à d’autres méthodes permettant, elles, de rendre compte du raisonnement.

Comment une IA peut devenir raciste ou sexiste, Anne Cagan, 25 juin 2020, Journal du geek.

La base de l’article est une interview de Stéphane d'Ascoli, qui deviendra docteur en intelligence artificielle en 2022 et venait de publier une livre de vulgarisation « Comprendre la révolution de l’intelligence artificielle » aux éditions First. Stéphane d’Ascoli donne l’exemple des recrutements biaisés par les IA :

On a tendance à s’imaginer que les IA sont froides, objectives et parfaitement rationnelles mais ce n’est pas le cas. Elles apprennent de nos données et nos données sont biaisées. Si, pendant dix ans, les femmes ont été défavorisées lors du processus de recrutement d’une entreprise et que celle-ci utilise ces données pour entraîner une IA, il y a des chances que l’IA déduise que les CV de femmes sont moins pertinents pour cette entreprise et qu’elle continue de les défavoriser. Les intelligences artificielles n’ont pas notre esprit critique.

À la question : « comment éviter ces dérives ». Il répond qu’une piste faisable serait d’assurer que :

les jeux de données sur lesquels on va entraîner l’IA sont équilibrés et diversifiés.

Et qu’il faut, évidemment, tester l’IA pour vérifier qu’elle traite tout le monde de façon identique.

L’IA serait-elle raciste ? C’est ce qu’affirme une étude, Daniel Ichbiah, 18 novembre 2023, Futura.

L’étude en question, datée de juillet 2023 a été menée par une équipe plurinationale : Shangbin Feng et Yulia Tsvetkov de l’Université de Washington (USA), Chan Young Park de l’Université privée Carnegie Mellon (USA) et Yuhan Liu de l’Université Jiaotong de Xi'an (Chine).

À chaque fois, il a été noté que les outils d’IA générative manifestaient des biais sociaux et politiques particuliers, en relation avec le lieu où le corpus de données avait été collecté.

L’article relève les inquiétudes de la Cnil anglaise qui estime que l’usage de l’IA pourrait aboutir à « des conséquences dommageables pour la vie des gens ».

ChatGPT et misogynie : l’intelligence artificielle est-elle sexiste ?, Nadine Jürgensen, 11 février 2024, TDG (Tribune de Genève).

D’entrée de jeu, la question est posée :

Deepfakes sur Taylor Swift et Sibel Arslan, représentations suggestives du corps des femmes: que faire contre une IA parfois machiste ?

L’autrice explique qu’elle a testé ChatGPT et qu’elle a été déçue : réponses maladroites, insatisfaisantes, voire fausses. Elle ajoute :

Jusqu’à présent, l’IA ne semble pas exercer une grande attraction sur le sexe féminin. En effet, seuls 30% des utilisatrices et des utilisateurs actifs sont des femmes. Elles sont critiques à l’égard des résultats de l’IA et ne les perçoivent pas comme justes. Oui, elles ont l’impression de tricher lorsqu’elles utilisent l’IA au quotidien. Elle serait pratique pour les hommes, tandis que les femmes peuvent avoir l’impression d’être moins qualifiées parce qu’elles la sollicitent.

Elle reprend la question des sources de données des IA et aborde un point intéressant qui est celui de la réglementation, la Suisse n’en disposant pas. Elle évoque la question de la propriété intellectuelle :

Les artistes et les professionnels des médias de notre pays demandent une meilleure protection de leurs droits d’auteur. Et tant d’autres questions, par exemple où et comment l’intelligence artificielle peut se «servir» de contenus créés par l’homme ou comment protéger nos données personnelles. En outre, il est essentiel de savoir si un contenu a été créé avec l’IA ou non.

Elle conclut, après avoir indiqué qu’elle avait recommencé à jouer avec l’IA, qu’elle continuera à écrire sa chronique elle-même.

Pourquoi les IA génératives sont-elles sexistes, racistes et homophobes ?, Justine Havelange, 29 juillet 2024, EJO.

Cet article est issu d’une rencontre avec Anne Jobin, chercheuse au département informatique de l’Université de Fribourg (Suisse) présidente de la commission fédérale des médias et spécialiste des technologies digitales.

« La technologie n’est ni bonne, ni mauvaise, ni neutre », cette citation de l’historien des sciences Melvin Kranzberg est pour Anna Jobin un guide « pour se rendre compte de la vitesse des changements et de la cohabitation nécessaire entre nous et la technologie. »

L’IA n’est pas neutre, car elle reproduit les stéréotypes de notre société (comme on l’a déjà vu plus haut).

Les bases de données, même gigantesques, sont parfois la source d’un « sous-apprentissage ». Comprenez par là qu’il n’existe pas assez de données sur certains types de personne.
Ce constat a mobilisé l’UNESCO mais également « Numeum », le syndicat [français] de l’industrie du Numérique. L’une des pistes de solution trouvées par ces organisations est de diversifier les équipes de développeurs et d’ingénieurs ou de faire appel à des sociologues.

À la question des solutions possibles : l’ajustement des biais, modèles, bases de données et algorithmes, est une réponse.

▶ Pour finir, et occuper vos futures longues soirée de printemps, d’été, d’automne et d’hiver, la lecture du blog Entretien avec un vampire d’un professeur des universités en informatique qui a fait un assez triste constat.

Depuis deux ans, les IA génératives ont déferlé absolument partout, et donc aussi dans l’enseignement. Plus spécifiquement, les étudiant·e·s s’en servent quotidiennement pour résoudre les exercices que je leur donne, je le constate, iels me le disent. J’ai beau prévenir qu’en faisant ainsi, l’objet même des exercices disparaît (on ne s’exerce plus), le rouleau compresseur marketing les convainc que ça peut les aider et on me dit même comment telle ou telle IA est interrogée pour expliquer le programme qu’elle propose, et les concepts qui vont avec, utilisée comme une vraie auxiliaire de travail en somme.

L’idée du blog étant d’évaluer l’IA comme il le fait avec ses étudiants et de documenter ce travail.

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    Après une pause d’un an suite à l’organisation du Libre Graphics Meeting 2024, l’équipe de l’AFGRAL relance le Grafik Labor. Cet événement aura lieu les 5 et 6 avril 2025 à Rennes et vise à rassembler les personnes investies autour des logiciels et de projets de création visuelle libre, pour engager des dynamiques techniques, créatives et communautaires. L’AFGRAL est une association qui promeut les logiciels libres dans les réseaux professionnels de la création visuelle. Elle organise depuis de

Appel à conférence et participations au Grafik Labor 2025

Par : pygmee
27 janvier 2025 à 23:47

Après une pause d’un an suite à l’organisation du Libre Graphics Meeting 2024, l’équipe de l’AFGRAL relance le Grafik Labor. Cet événement aura lieu les 5 et 6 avril 2025 à Rennes et vise à rassembler les personnes investies autour des logiciels et de projets de création visuelle libre, pour engager des dynamiques techniques, créatives et communautaires.

L’AFGRAL est une association qui promeut les logiciels libres dans les réseaux professionnels de la création visuelle. Elle organise depuis des années des ateliers de sensibilisation et de formation et contribue à l’évolution des logiciels. Le Grafik Labor est un moment important de cette sensibilisation plus nécessaire que jamais avec la concurrence des applications et outils en lignes privateurs qui ne disent pas leur nom.

Pour organiser au mieux cet événement, nous proposons un appel aux participations jusqu’au vendredi 1 mars 2025. Tous les domaines de la création graphique et visuelle peuvent être abordés pourvu qu’ils promeuvent les logiciels et ou les licences libres. Les participations peuvent être des conférences, des ateliers, des démos. Si vous souhaitez un stand pour présenter votre travail, ou celui de votre structure un formulaire dédié vous est proposé.

Vous pouvez envoyer vos propositions en passant par le site de l’événement.

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  • L’exploration et le calcul de l’espace : l’horlogère, l’astronome et l’astrophysicienne
    En octobre 2024, on était allé à la conquête de l’espace, cette fois-ci, on va se concentrer sur l’exploration de l’espace vu de la Terre. Pour cela, on se penchera sur la vie et les travaux de trois femmes : Nicole-Reine Lepaute qui, au siècle des Lumières, a calculé la date du retour de la comète de Halley, Janine Connes qui prendra la direction du premier centre de calcul en France et Françoise Combes qui vient d’être élue présidente de l’Académie des sciences. C’est aussi l’occasion de voir

L’exploration et le calcul de l’espace : l’horlogère, l’astronome et l’astrophysicienne

En octobre 2024, on était allé à la conquête de l’espace, cette fois-ci, on va se concentrer sur l’exploration de l’espace vu de la Terre. Pour cela, on se penchera sur la vie et les travaux de trois femmes : Nicole-Reine Lepaute qui, au siècle des Lumières, a calculé la date du retour de la comète de Halley, Janine Connes qui prendra la direction du premier centre de calcul en France et Françoise Combes qui vient d’être élue présidente de l’Académie des sciences. C’est aussi l’occasion de voir l’évolution des outils utilisés en astronomie.

Phases de l’éclipse du soleil du 1er avril 1764
Illustration des douze phases principales selon les calculs de Nicole-Reine Lepaute

Sommaire

Préambule

Les deux dépêches consacrées à la conquête de l’espace dans le cadre de la journée Ada Lovelace étaient très américano-centrées, et il manquait l’aspect étude et découverte de l’espace qui en précède la conquête. Sans cette connaissance, il n’aurait pas été possible d’envoyer des satellites artificiels, d’aller sur la Lune, sur Mars ou encore de créer des stations spatiales, voire, de concevoir les télescopes Hubble et James Webb. D’où cette dépêche, et le choix de ces trois femmes pour contrebalancer un peu leur américano-centrisme.

Le choix a été guidé d’une part en tenant compte des informations dont je pouvais disposer, d’autre part de l’actualité : Janine Connes vient de mourir à l’âge de 98 ans et c’est une façon de lui rendre hommage, Françoise Combes vient d’être élue par ses pairs à la présidence de l’Académie des sciences.

Nicole-Reine Lepaute, l’horlogère

La vie de Nicole-Reine Lepaute nous est essentiellement connue grâce à l’Encyclopédie des dames de Jérôme Lalande. De fait les biographies que l’on peut trouver sur elle citent les mêmes passages en élucubrant souvent sur les relations qu’elle aurait pu avoir avec l’astronome. Mais comme LinuxFr.org n’est ni un site « people » ni un site de rencontre et que l’autrice de l’article n’aime généralement pas faire comme tout le monde, on vous renverra en fin de dépêche sur ces biographies.

Nicole-Reine Lepaute en quelques dates (et hauts faits)

Nicole-Reine Étable naît le 5 janvier 1723 à Paris. Elle n’est pas elle-même horlogère, mais elle épouse l’horloger Jean André Lepaute en 1749. Il deviendra le fournisseur officiel de la cour de Louis XV en 1750. Jean André Lepaute était réputé comme l’un des meilleurs horlogers de son temps. Quand il écrira son Traité d'horlogerie, contenant tout ce qui est nécessaire pour bien connoître et pour régler les pendules et les montres, c’est Nicole-Reine qui calculera la « longueur que doit avoir un Pendule simple pour faire en une heure un nombre de vibrations quelconque, depuis 1 jusqu’à 18000 » (table VI, pages 365 et suivantes du traité). Et on le sait parce qu’elle en est créditée.

Le couple fait la connaissance de l’astronome Jérôme Lalande en 1754. Elle commencera peu après à travailler avec lui. En 1757, elle calculera les dates du retour de la comète de Halley avec Lalande et Clairaut. Quand, en 1759, Lalande est chargé des éphémérides annuelles de l’Académie royale des sciences : La Connaissance des temps1, elle fera partie de l’équipe qui travaille sur les tables et éphémérides astronomiques.

En 1761, elle entre à l’Académie royale des sciences et belles lettres de Béziers. C’est, probablement, la première fois qu’une femme entre dans une académie pour ses travaux scientifiques. Elle offre aux académiciens les tables astronomiques pour Béziers qu’elle avait compilées à leur intention. Malheureusement ses travaux sont perdus.

En 1764, une éclipse est prévue, pour éviter une éventuelle panique, le clergé est invité à informer le peuple du caractère inoffensif de ce phénomène céleste. Nicole-Reine Lepaute calculera les phases de l’éclipse et en dressera une carte. Elle fera publier deux documents :

Elle meurt, aveugle, le 6 décembre 1783, elle aura passé les trois dernières années de sa vie à s’occuper de son mari loin des mathématiques. Son acte de décès figure sur le site archive.org.

Elle ne reste pas complètement oubliée. Ainsi, quand une nouvelle édition de la Bibliographie ancienne et moderne ou (en nettement plus long) Histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont distingués, par leurs écrits, leurs actions, leurs talens, leurs vertus ou leurs crimes paraît en 1820, elle a sa notice relevée ici par le Journal des dames et de la mode. Signée d’un certain M. Weiss, elle porte cette mention :

Mme Lepaute, douée de tous les avantages extérieurs, portoit dans la société cette politesse et cette fleur d’esprit, que semblent exclure les études profondes…

Le numéro du 15 février 1898 du bi-mensuel La Femme (page 28) dresse un portrait de Nicole-Reine Lepaute en ajoutant :

Telle fut la vie pure et simple de celle que Clairaut appelait « la savante calculatrice ». Plus grande lorsqu’elle partageait l’internement de son mari dans une maison de santé que lorsqu’elle compulsait les tables astronomiques.

Et en concluant plus généralement :

« L’examen attentif des faits, des biographies. l’étude de la vérité historique devraient rassurer les esprits chagrins. La famille n’est pas en péril parce que les filles s’adonnent aux mêmes études que les garçons et osent aspirer à des carrières libérales et scientifiques. » Le revenu qu’une jeune fille peut se procurer courageusement, dignement par son travail, à l’aide des diplômes qu’elle a remportés dans les concours par son énergie, sont un appoint pour couvrir les dépenses d’un ménage futur et assurer l’éducation libérale des enfants à venir, qui facilite l’établissement des jeunes époux. Un diplôme, c’est une dot dont la fiancée qui l’apporte dans une corbeille de mariage peut être justement fière, et, loin d’être un obstacle à fonder une famille, c’est une valeur qui favorise le mariage.

Les outils des astronomes au XVIIIe siècle

Il n’est pas possible de savoir ce que Nicole-Reine Lepaute utilisait pour ses calculs. Il est en revanche envisageable de dresser une liste des outils dont les astronomes disposaient pour explorer l’espace et calculer les mouvements des astres.

Pour observer et cataloguer les astres, les astronomes du 18e siècle disposaient des lunettes d’astronomie. La paternité de leur invention est souvent attribuée à Galilée qui a construit sa première lunette en 1609. On trouve une première description de ce type d’instrument déjà en 1538 dans l’Homocentrica (texte-image en latin) de Jérôme Fracastor2. En 1608, l’opticien hollandais Hans Lippershey dépose un brevet pour des lunettes astronomiques qui lui sera refusé, car :

il était notoire que déjà différentes personnes avaient eu connaissance de l’invention. L’optique par Fulgence Marion (texte-image) (source Gallica BnF).

On doit l’invention du télescope à Isaac Newton en 1668. Son idée était d’ajouter un miroir : il fallait pour augmenter la puissance des lunettes astronomiques (et autres longues-vues et jumelles d’ailleurs) augmenter l’épaisseur de la lentille en perdant en précision. L’ajout d’un miroir concave donne une meilleure qualité d’image et permet d’augmenter la taille des télescopes. Est-ce que Lalande ou Nicole-Reine Lepaute pouvaient disposer d’un télescope ? Dans l’Encyclopédie des dames, Lalande mentionne un « un télescope de trente deux pouces qui coûte environ dix Louis » qui suffit pour « voir ce qu’il y a de plus singulier dans le ciel ».

Concernant les outils de calcul : il ne fait aucun doute qu’elle a pu et dû utiliser les différentes tables existantes. À son époque, on utilisait divers abaques pour compter, par exemple un système de jetons, utilisé notamment dans le commerce. Il est possible qu’elle ait eu connaissance, en femme cultivée, de la Pascaline, voire, de la machine à calculer de Leibniz. Mais il est peu probable qu’elle les ait utilisées, notamment parce que ces machines ont été peu diffusées. Elle a pu, en revanche, utiliser les bâtons de Napier (francisé en Neper). Et elle utilisait certainement la bonne vieille méthode du papier et du crayon ou plutôt de la plume, ou « calcul indien » qui est celle que l’on apprend à l’école actuellement. Cette méthode est arrivée en Europe au XIIe siècle et a été adoptée par le monde scientifique assez rapidement mais pas dans les classes les moins instruites de la population.

Nicole-Reine Lepaute aurait pu aussi utiliser une règle à calcul, les premières ont été inventées au XVIIe siècle, mais elles n’ont vraiment commencé à s’implanter en France qu’au XIXe siècle.

Janine Connes, l’astronome

Aussi paradoxal que cela puisse être, il y a encore moins d’éléments biographiques concernant Janine Connes que pour Nicole-Reine Lepaute. Son obituaire ne comporte aucun élément informatif autre que le strict minimum (nom et date). En revanche, on a la liste de ses publications et on peut même accéder à certaines.

De la spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier au centre de calcul d’Orsay

Janine Connes naît en 1926. Elle épouse l’astronome Pierre Connes avec qui elle mènera diverses recherches. Elle meurt le 28 novembre 2024 à Orsay, presque centenaire (98 ans).

En 1954, son professeur, le physicien Pierre Jacquinot lui suggère un sujet de thèse :

Il s’agissait de faire des Transformées de Fourier (TF) de 1 million de points.
Pierre Jacquinot faisait partie de mon jury cette année-là, et à l’issue du concours il m’avait proposé de faire une thèse dans son Laboratoire Aimé Cotton (LAC) alors spécialisé en spectroscopie atomique et développements instrumentaux. Le sujet proposé était la spectroscopie par transformation de Fourier qui théoriquement devait battre en résolution et en étendue spectrale tous les records des réseaux et des interféromètres de Fabry-Perot. (Janine Connes, in De l’IBM 360/75 au superordinateur Jean Zay, chapitre 1).

La spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (IRTF ou FTIR en anglais) sur laquelle Janine Connes a basé sa thèse est une méthode d’analyse basée sur les ondes infrarouges :

Ces ondes vont de 12 800 cm-1 à 10 cm-1 et sont divisées en trois groupes: le proche infrarouge, le moyen infrarouge et l’infrarouge lointain. La FTIR utilise quant à elle le moyen infrarouge qui s’étend de 4 000 cm-1 à 400 cm-1 (2,5 µm à 25 µm).
Quand une onde infrarouge est envoyée sur une molécule, cette dernière absorbe une partie de l’onde qui correspond aux liaisons présentes dans la molécule. L’absorption du rayonnement infrarouge ne peut avoir lieu que si la longueur d’onde correspond à l’énergie associée à un mode particulier de vibrations de la molécule. (Spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (FTIR), A. Bonneau, Association des Archéologues du Québec).

Comme on peut le voir, c’est une technique utilisée dans des domaines très différents, incluant donc l’astronomie. Sa thèse en établira les principes en astronomie. Actuellement la :

méthode de Fourier conserve toutefois quelques niches spécifiques, comme dans le domaine de l’infrarouge lointain spatial ou pour la spectroscopie intégrale de grands champs. La spectroscopie de Fourier en astronomie : de ses origines à nos jours, Jean-Pierre Maillard, 21 décembre 2017 (Observatoire de Paris).

La page qui lui est consacrée (en) sur le site CWP (Century Women to Physics) de l’UCLA (Université de Californie à Los Angeles) indique que sa thèse, ainsi que ses publications suivantes, ont été d’une importance majeure et a posé les bases de ce qui allait devenir un nouveau et important domaine de recherche qui rend les transformées de Fourier rapides et relativement courantes :

Janine Connes's analysis of the technique of Fourier Transform Infrared Spectroscopy was of major significance and laid the foundations of what was to grow into a significant new field. Her thesis work and subsequent publications gave in-depth theoretical analysis of numerous practical details necessary for this experimental technique to work. All the more remarkable is that her work predates the age of digital computers, which now make fast Fourier Transforms relatively routine. Mary R. Masson

En 1960, elle écrit avec le physicien H. P. Gush une Étude du ciel nocturne dans le proche infra-rouge dans lequel les deux auteurs remercient notamment le Comité Européen de Calcul Scientifique pour ses attributions d’heures de calcul à l’ordinateur 704 I.B.M.

En 1961, elle publie une série de quatre articles, seule ou avec d’autres chercheurs : Études spectroscopiques utilisant les transformations de Fourier. Pour le professeur Ian McLean, fondateur du laboratoire infrarouge de l’UCLA, ce sont des « travaux fondamentaux d’une importance extrême pour le domaine ». Le travail de Janine et de Pierre Conne sur les transformations de Fourier aura notamment permis à Lewis Kaplan de déterminer, en 1966, la composition de l’atmosphère de Mars (en).

Parallèlement à cela, elle enseigne à la faculté de Sciences de Caen. En 1963, elle sera invitée avec Pierre Connes à rejoindre le Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena. De retour en France, elle commencera par intégrer le laboratoire de Meudon au poste de directrice adjointe avant de se voir confier en 1969 la création et la direction du Centre Inter-Régional de Calcul Électronique (CIRCÉ) à Orsay.

En 1970, l’astronome Ruper Wildt la propose, avec son mari, Pierre Connes, et le physicien Robert Benjamin Leighton pour le prix Nobel de physique pour « leur développement de la méthode de spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier ». Le prix sera attribué, finalement, à Louis Néel.

En 2022, elle écrit avec la participation de Françoise Perriquet : De l’IBM 360/75 au superordinateur Jean Zay 50 ans d’informatique au centre de calcul du CNRS d’Orsay.

Les ordinateurs de ses débuts et le centre Jean Zay

Ce sont l’IBM 704 et l’IBM 360/75 dont on va voir quelques caractéristiques techniques.

L’IBM 704 était la plus grande machine du monde. Il avait fallu deux avions pour la transporter des États-Unis à Orly. Son arrivée en France avait fait l’objet d’une émission de la Radio Télévision française (RTF). Le présentateur interrogeait la personne chargée de réceptionner l’ordinateur au titre de l’Institut européen de calculs scientifiques, une fondation IBM, destinée à offrir aux scientifiques européens (pas seulement français) la possibilité de procéder à des calculs, jusque-là peu envisageables.

Les mentions en italiques sont des citations tirées de l’émission.

L’IBM 704 pesait 21 tonnes. Celui reçu à Orly était composé de « 25 unités différentes constituants chacun autant de petits meubles de dimension normale ». Ne sachant pas ce qu’est un meuble aux « dimensions normales », on peut se donner une idée de la taille des éléments en se référant aux photos : environ la profondeur et la largeur de, disons, une armoire normande, mais en moins haut, quelque chose entre 1,10 m et 1,60 m selon les éléments.

Il fonctionnait avec des bandes magnétiques et pouvait :

  • en physique, s’occuper du dépouillement de données de mesure,
  • faciliter l’exploitation de l’énergie atomique à des fins pacifiques,
  • faire des calculs en chimie,
  • faire des calculs dans tous les domaines de l’industrie et de la science.

Dans l’émission de radio, le présentateur demandait à la fin un exemple de traitement que pouvait faire l’IBM :

Neper a passé plus de trente ans de sa vie à établir les tables de logarithmes et l’ordinateur 704 pourrait exécuter le même travail en le transcrivant sur des bandes magnétiques en dix-sept secondes à peu près.

Sorti en 1954, c’est le premier ordinateur commercialisé à utiliser des commandes arithmétiques en virgule flottante entièrement automatiques et ce grâce à John Backus qui avait insisté pour que ce soit configuré au niveau du matériel.

L’IBM 360/75 qui équipait CIRCÉ faisait partie d’une gamme d’ordinateurs interopérables et polyvalents IBM 360 dont le premier est sorti en 1966 (la numérotation des séries d’ordinateurs chez IBM est étonnante). Les IBM 360 seront commercialisés jusqu’en 1978. Ce sont les premiers à avoir utilisé le système Solid Logic Technology (SLT). L’IBM 360/30 était le plus lent de la série ; il pouvait exécuter jusqu’à 34 500 instructions par seconde avec une mémoire allant de 8 à 64 ko. Le 360/75 est l’un des derniers de la série.

Ces ordinateurs étaient évidemment programmés en FORTRAN. D’ailleurs, le premier compilateur FORTRAN a été écrit pour l’IBM 704.

Le centre Jean Zay, que l’on peut considérer comme l’un des successeurs de CIRCÉ a été inauguré en janvier 2020. C’est l’un des plus puissants centres de calcul d’Europe. Sa puissance est de 125,9 Pétaflop/s. Il a coûté 40 M€, coûte en électricité 3 à 4 M€ par an et il requiert 93 tonnes d’équipement réparti sur 320 m2 (source Ministère de l’enseignement et de la recherche). Il tourne sous Linux évidemment, comme tous les supers calculateurs de sa génération.

Françoise Combes, l’astrophysicienne

Quelle différence y a-t-il entre les métiers d’astronome et d’astrophysicien ? À cette question, wikidifference propose :

La différence entre astronome et astrophysicien est que « astronome » est celui ou celle qui s’occupe d’astronomie tandis que « astrophysicien » est [un ou une] scientifique qui étudie l’astrophysique, l’étude de l’espace et des propriétés des objets de l’univers.

Pas très convaincant, ni explicite. Les astronomes observent et cataloguent l’espace sur la base d’observations quand, en astrophysique, on se base sur les lois de la physique pour observer l’univers. En fait, à l’heure actuelle, les personnes qui, au départ, étaient astronomes sont maintenant des astrophysiciennes : la connaissance a évolué, les méthodes de recherche aussi ainsi que les outils. Mais, évidemment, les astronomes sont, ont été des scientifiques, souvent diplômés en physique.

De la physique galactique à l’Académie des sciences

Françoise Combes naît le 12 août 1952. En 1975, elle réussit l’agrégation de physique ce qui l’amènera à enseigner à l’École normale supérieure (ENS) dont elle est issue. Elle soutient sa thèse d’État à Paris VII en 1980, sujet de la thèse : les dynamiques et les structures des galaxies. En 1985, elle devient sous-directrice du laboratoire de physique à l’ENS (Ulm). Et c’est en 1989 qu’elle devient astronome à l’Observatoire de Paris. Elle est, depuis 2014, titulaire de la chaire Galaxies et cosmologie au Collège de France.

Pendant cette période, 1970 -1980, qui voit la naissance des premières simulations numériques des galaxies, elle a l’idée de les faire en trois dimensions au lieu des deux dimensions habituelles. Elle ainsi pu résoudre :

un mystère jusqu’alors inexpliqué : la formation d’un bulbe (sorte de renflement) dans les galaxies spirales. La clé de l’énigme est la barre centrale, sorte de forme allongée centrale où toutes les étoiles se rassemblent. « Cette barre soulève les étoiles dans la direction perpendiculaire au plan, explique-t-elle. De ce fait, les étoiles ne restent pas confinées dans un disque très mince mais prennent de l’altitude, ce qui forme un bulbe. » Ses simulations ont aussi montré comment la même barre précipite le gaz vers le centre, ce qui a pour effet d’alimenter le trou noir central. Médaille d’or, site CNRS.

Elle a été admise à l’Académie des sciences3 en 2004, une académie dont elle assure la vice-présidence pour le mandat 2023-2024 et qui l’élit à la présidence pour le mandat 2025-2026. Une élection qui devrait normalement être ratifiée par décret par le président de la République. Ce sera la deuxième femme à la tête de cette vénérable institution (elle a été créée en 1666) où elle succède à Alain Fischer et trente ans après la biochimiste Marianne Grunberg-Manago

Des prix prestigieux et des publications

Françoise Combes a engrangé les prix et les distinctions au cours de sa carrière à commencer par le prix de Physique IBM qu’elle obtient en 1986 et le prix Petit d'Ormoy de l’Académie des Sciences en 1993. En 2001, le CNRS lui décerne une médaille d’argent.

En 2009, elle obtient le prix Tycho Brahe de la Société européenne d’astronomie (EAS) dont c’est la deuxième édition pour ses

travaux fondamentaux dans le domaine de la dynamique des galaxies, sur le milieu interstellaire dans les systèmes extragalactiques, sur les lignes d’absorption moléculaire dans le milieu intergalactique et sur la matière noire dans l’Univers. » Communiqué de presse (en anglais) de l’EAS (pdf).

En 2017 la Société Astronomique de France (SAF) lui décerne son prix Jules-Janssen. En 2020, le CNRS lui décerne une médaille d’or. L’année suivante, elle obtient le prix international pour les femmes de sciences L’Oréal-Unesco (en).

Elle est autrice ou co-autrice de plusieurs livres dont les plus récents :

  • Le Big bang, PUF 2024, collection Que sais-je ?, en version papier (10 €) et numérique (PDF et EPUB)
  • Trous noirs et quasars, CNRS éditions 2021, collection Les grandes voix de la recherche, en papier (8 €), numérique PDF et EPUB sans DRM (5,99 €) et audio (9,99 €).

Par ailleurs, l’entretien qu’elle a donné au Collège de France en février 2024 est aussi téléchargeable en PDF.

Sources, références et remerciements

L’illustration de tête est la reproduction de la gravure originale des phases de l’éclipse (je l’ai redessinée avec Inkscape) et on peut la télécharger sur mon site de modèles ainsi d’ailleurs que le CV de Nicole-Reine Lepaute ou sur OpenClipart.

LinuxFr.org ne rend peut-être pas plus intelligent, mais la rédaction de dépêches pour le site rend indéniablement plus savant. Pour cette dépêche et compenser une grande ignorance du sujet, j’ai été amenée à lire, consulter, parcourir ou écouter un certain nombre de documents en plus de ce qui est cité dans le corps de la dépêche. À vous de voir si vous avez envie de poursuivre l’exploration.

Nicole-Reine Lepaute

Janine Connes

  • Spectroscopie du ciel nocturne dans l’infrarouge par transformation de Fourier. J. Connes, H.P. Gush, Journal de Physique et le Radium, 1959, 20 (11), pp.915-917. 10.1051/jphysrad:019590020011091500, jpa-00236163
  • Tous les articles de J. Connes sur HAL Science ouverte, à savoir : il y a un site academia.eu, mieux référencé, qui les propose moyennant une inscription au site, mais cela vient de HAL qui ne demande pas d’inscription (donc pas de courriel) pour le téléchargement des fichiers.
  • Principes & applications de la spectro. de Fourier en astronomie : de ses origines à nos jours, Jean Pierre Maillard, 8 février 2019, conférence mensuelle de la Société astronomique de France (SAF)
  • De l’IBM 360/75 au superordinateur Jean Zay 50 ans d’informatique au centre de calcul du CNRS d’Orsay, EDP Sciences, il existe en version papier (39 €), PDF et EPUB avec DRM LCP (26,99 €), on peut le feuilleter aussi sur le site Cairn Info.
  • Réception à l’aéroport d’Orly de l’IBM 704 qui avait servi à Janine Connes pour ses calculs, podcast France Culture, rediffusion d’une émission de 1957.
  • L’IBM 704
  • l’IBM 360 (es), Academia Lab (2024). Système IBM/360. Encyclopédie. Révisé le 29 décembre 2024.

Françoise Combes

L’histoire de l’astronomie

  • Les télescopes, Gilles Kremer, Sylvie Voisin, 30 mars 2018
  • Histoire et patrimoine de l’Observatoire de Paris
  • Une histoire de l’astronomie, Jean-Pierre Verdet, Seuil 1990, il a fait l’objet d’une publication au format EPUB avec DRM LCP (9,99 €) EAN : 9782021287929, mais on peut le trouver d’occasion assez facilement. Il est doté d’une bonne bibliographie et est plutôt passionnant.

Remerciements

Un très grand merci à vmagnin pour ses informations et ses précisions, même si je n’ai pas tout utilisé. Mais ce n’est pas perdu, un prochain portrait probablement (voire, sûrement).

Merci aussi à Enzo Bricolo pour m’avoir signalé l’élection de Françoise Combes à la présidence de l’Académie des sciences, sans ça je l’aurais ratée et ce serait dommage.

Ainsi se clôt cette série sur les femmes et la conquête de l’espace ainsi que l’année 2024. Et c’est mon cadeau de nouvelle année.


  1. La Connaissance du temps, qui se targue d’être la plus ancienne publication d’éphémérides toujours publiée est actuellement gérée et publiée par l’IMCCE - Observatoire de Paris, la version 2025 vient de paraître et est téléchargeable en PDF. Elle est accompagnée d’un logiciel de calcul d’éphémérides développé pour Windows, Mac et Linux. 

  2. Source : Les lunettes astronomiques, 29 mars 2018, Sylvie Voisin et Gilles Kremer, Le Blog Gallica. 

  3. Une académie qui s’engage en faveur de libre accès et dont les comptes rendus sont publiés depuis 2020 sous licence Creative commons CC BY – SA. 

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  • ✇LinuxFr.org : les dépêches
  • Soirée Open Networking le 26 septembre 2024 avec un cas d'usage à Rennes
    Invitation de la 1ʳᵉ session technique sur l’Open Networking animé par Ouest Network : jeudi 26 septembre 2024 18h00 à Rennes (Siège d’Icodia). 18h00 : Ouverture / Accueil des participants, moment d’échange convivial 18h45 : Introduction Antoine Nivard Président Ouest Network 19h00 : Témoignage d’Icodia : l’OpenNetworking en datacenter 19h30 : Présentation de support OpenNetworking par l'intégrateur Pine Networks 20h00 : Témoignage d’Icodia : présentation d’EndiGuard.VAC, solution de VAC algor

Soirée Open Networking le 26 septembre 2024 avec un cas d'usage à Rennes

Invitation de la 1ʳᵉ session technique sur l’Open Networking animé par Ouest Network : jeudi 26 septembre 2024 18h00 à Rennes (Siège d’Icodia).

  • 18h00 : Ouverture / Accueil des participants, moment d’échange convivial

  • 18h45 : Introduction Antoine Nivard Président Ouest Network

  • 19h00 : Témoignage d’Icodia : l’OpenNetworking en datacenter

  • 19h30 : Présentation de support OpenNetworking par l'intégrateur Pine Networks

  • 20h00 : Témoignage d’Icodia : présentation d’EndiGuard.VAC, solution de VAC algorithmique

  • 20h30 : Présentation de Ruijie Networks / Micas Networks et de leurs solutions réseaux Open Networking (SONiC).

  • 21h00 : Conclusion Antoine Nivard Président Ouest Network

  • 21h05 : Apéritif dînatoire / échanges

  • 22h00 : Clôture

L’objectif de la soirée
Faire découvrir l’approche et la solution OpenNetworking est production et démontrer que cette solution est prête pour toutes les entreprises.

L’Open Networking, c’est quoi : c’est d’abord séparer le matériel du logiciel/firmware. Cela veut dire que le matériel est « banalisé », standardisé.
Pour la partie logiciel/firmware, vous avez le choix entre plusieurs « distributions » selon vos besoins. Vous pouvez aller assez loin via des fonctions de Software Defined Network (SDN).
C’est le Libre pour le réseau !

Ouest Network c’est quoi : c’est une association a but lucratif qui gère le point d’échange de Nantes et qui gère cet événement. Nous regroupons une quinzaine de structures et nous sommes reliés au point d’échange de Rennes/Bretagne : Breizh-IX qui est partenaire de l’opération.

Icodia est un gros hébergeur rennais qui a des compétences particulières et qui utilisent principalement que des solutions « Libres ».

NdM  : les événements à portée locale et/ou sans diffusion en ligne ont vocation à être annoncés par l'Agenda du Libre (AdL), que nous relayons une fois par semaine. Cet événement n’étant pas actuellement déclaré dans l’AdL d’une part, et étant le premier sur un sujet qui n’est pas si fréquemment évoqué sur LinuxFr.org, la modération a choisi de diffuser l’annonce en dépêche. On aimerait bien plus de dépêches portant sur OpenDaylight, Open vSwitch, Sylva, etc.

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  • ✇Korben
  • MiniPic – Compressez vos images en un clic sans perte de qualité
    Vous cherchez un moyen simple et rapide de réduire la taille de vos fichiers sans sacrifier la qualité et sans lancer de logiciel ? Ne cherchez plus, y’a MiniPic ! Ce service en ligne vous permet de convertir une image dans des formats modernes et optimisés comme WebP, AVIF ou encore JPEG-XL, tout simplement en la glissant-déposant dessus. Ces formats offrent un meilleur taux de compression que le traditionnel JPEG, tout en conservant une qualité quasi identique. On voit d’ailleurs le % de

MiniPic – Compressez vos images en un clic sans perte de qualité

Par : Korben
27 juillet 2024 à 09:00

Vous cherchez un moyen simple et rapide de réduire la taille de vos fichiers sans sacrifier la qualité et sans lancer de logiciel ? Ne cherchez plus, y’a MiniPic !

Ce service en ligne vous permet de convertir une image dans des formats modernes et optimisés comme WebP, AVIF ou encore JPEG-XL, tout simplement en la glissant-déposant dessus. Ces formats offrent un meilleur taux de compression que le traditionnel JPEG, tout en conservant une qualité quasi identique. On voit d’ailleurs le % de compression gagné.

Sur mon test, j’ai balancé un webp déjà super optimisé et y’a que le AVIF qui a su tirer son épingle du jeu.

Ensuite, y’a plus qu’à cliquer sur le bouton « Download » du format qui vous plait et voilà !

  • ✇Opinions Libres
  • Actualités quantiques de juin 2024
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Actualités quantiques de juin 2024

1 juillet 2024 à 07:38
Nous voici dans le 60e épisode de Quantum, le podcast de l’actualité quantique francophone. Je suis toujours avec Fanny Bouton d’OVHcloud pour comme d’habitude commenter l’actualité événementielle, entrepreneuriale et scientifique du quantique (ou de la quantique, si vous préférez) du mois passé. Événements Les replays vidéo de France Quantum 2024 du 21 mai sont disponibles. Le […]
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    Si vous avez encore un vieux PC sous Windows Vista qui prend la poussière dans un coin, ne le jetez pas tout de suite ! En effet, grâce à Windows Vista Extended Kernel, vous allez pouvoir lui donner un coup de jeune et profiter des logiciels récents normalement incompatibles. Développé par le créateur de Supermium, un navigateur Chromium optimisé pour les anciens Windows, cet outil d’optimisation système est une véritable cure de jouvence pour votre machine vintage. En mettant à jour les f

Windows Vista Extended Kernel – Donnez un coup de jeune à votre PC sous Windows Vista

Par : Korben
5 juin 2024 à 09:00

Si vous avez encore un vieux PC sous Windows Vista qui prend la poussière dans un coin, ne le jetez pas tout de suite ! En effet, grâce à Windows Vista Extended Kernel, vous allez pouvoir lui donner un coup de jeune et profiter des logiciels récents normalement incompatibles.

Développé par le créateur de Supermium, un navigateur Chromium optimisé pour les anciens Windows, cet outil d’optimisation système est une véritable cure de jouvence pour votre machine vintage. En mettant à jour les fichiers important de ce système sorti en 2007, notamment les DLL, il lui permet de faire tourner des applications récentes comme Firefox, OBS Studio ou encore Chromium.

L’avantage, c’est que vous pourrez conserver votre bonne vieille installation et vos habitudes. Et vous n’aurez pas besoin de formater ou de changer d’OS, mais juste d’installer cet add-on et le tour sera joué. Comme ça, votre vieille bécane sera parée pour surfer sur le web, sans galérer avec des certificats expirés ou des technologies obsolètes.

Bien sûr, on ne parle pas de performances de haut vol, hein… N’espérez pas faire tourner les derniers jeux AAA du moment ou faire du montage vidéo 4K. Mais pour une utilisation bureautique et multimédia de base, ça fera largement l’affaire. C’est toujours ça de pris !

Bien sûr, niveau sécurité, c’est pas forcement le pied, donc soyez quand même trèèèès prudent. Notez aussi qu’il existe d’autres solutions beaucoup plus pertinente pour upgrader un PC vieillissant, comme installer une distribution Linux légère. Mais si vous tenez à rester sous Windows et que vous avez un faible pour Vista, y’a cet outil.

Vous pouvez télécharger Windows Vista Extended Kernel sur le site de l’auteur.

Allez, je vous laisse, j’ai un Pentium 4 qui m’attend pour une petite LAN de Quake 3 Arena à l’ancienne.

Bah quoi ?

  • ✇Korben
  • FlowTunes – Des heures de musiques IA de qualité pour rester concentré dans votre flow quotidien
    FlowTunes est une application de musique très sympa conçue spécifiquement pour booster votre concentration et votre productivité. Le service propose plus de 3000 morceaux qui ont été générés en collaboration via Suno AI, ce qui garanti plus de 100 heures de musique en continu, toujours renouvelée. Suffit d’appuyer sur lecture, et vous voilà bercé par de la bonne Lo-Fi qui vous permettra de rester focus toute la journée. L’auteur du site et de l’app iOS qui va avec a passé pas mal de

FlowTunes – Des heures de musiques IA de qualité pour rester concentré dans votre flow quotidien

Par : Korben
29 mai 2024 à 15:58

FlowTunes est une application de musique très sympa conçue spécifiquement pour booster votre concentration et votre productivité.

Le service propose plus de 3000 morceaux qui ont été générés en collaboration via Suno AI, ce qui garanti plus de 100 heures de musique en continu, toujours renouvelée. Suffit d’appuyer sur lecture, et vous voilà bercé par de la bonne Lo-Fi qui vous permettra de rester focus toute la journée.

L’auteur du site et de l’app iOS qui va avec a passé pas mal de temps pour rendre la musique plus harmonieuse et agréable à l’écoute, en relevant des défis comme la gestion des dégradations de qualité au fil du morceau. Et si un morceau ne vous plait pas, vous pouvez passer au suivant.

FlowTunes est gratuit et sans pub et propose également de personnaliser votre environnement sonore en y ajoutant des fonds sonores comme le chant des oiseaux ou une rivière qui coule… L’application iOS offre aussi une variété de chaînes musicales pour tous les goûts, telles que des beats de lo-fi, des symphonies classiques, des bandes son cinématographiques épiques, et bien plus encore.

Bref, ça vous plaira forcement si vous cherchez un peu de son détente histoire de vous concentrer sur votre travail ou votre code…etc.

Pour plus d’info, rendez-vous sur le site officiel ou téléchargez l’application sur l’App Store.

Source

  • ✇Korben
  • Megalopolis – La bande annonce de l’épopée cinématographique de Francis Ford Coppola
    Megalopolis. Un nom qui résonne dans l’esprit des cinéphiles depuis plus de 40 ans. Le projet de rêve, l’œuvre totale, la quête ultime de Francis Ford Coppola, le légendaire réalisateur du Parrain et d’Apocalypse Now. Et après des décennies de préparation, des centaines de réécritures du script, des castings étoilés ayant défilé au fil des années, des tournages avortés et des financements introuvables, Megalopolis va enfin voir le jour. La première mondiale aura lieu le 16 mai au Festival

Megalopolis – La bande annonce de l’épopée cinématographique de Francis Ford Coppola

Par : Korben
14 mai 2024 à 14:40

Megalopolis. Un nom qui résonne dans l’esprit des cinéphiles depuis plus de 40 ans. Le projet de rêve, l’œuvre totale, la quête ultime de Francis Ford Coppola, le légendaire réalisateur du Parrain et d’Apocalypse Now. Et après des décennies de préparation, des centaines de réécritures du script, des castings étoilés ayant défilé au fil des années, des tournages avortés et des financements introuvables, Megalopolis va enfin voir le jour.

La première mondiale aura lieu le 16 mai au Festival de Cannes et autant vous dire que l’attente et les attentes sont énormes.

Pour ceux qui l’auraient raté, Megalopolis est annoncé comme un film de science-fiction épique se déroulant dans un New York futuriste et décadent. L’histoire s’inspire librement de la conjuration de Catilina, une tentative de coup d’état dans la Rome antique. Rien que ça… et pour incarner cette fresque visionnaire, Coppola a rassemblé un casting cinq étoiles : Adam Driver, Nathalie Emmanuel, Laurence Fishburne, Giancarlo Esposito, Aubrey Plaza, Shia LaBeouf, Dustin Hoffman ou encore le vétéran Jon Voight.

Mais alors pourquoi on n’en a pas entendu parler plus tôt de ce film ?? Et bien la réponse tient en 3 mots : Francis Ford Coppola. Le bonhomme est tellement perfectionniste qu’il n’a rien voulu lâcher. Megalopolis, c’est son bébé, son précieux, son obsession depuis plus de 40 ans. Il a commencé à y penser pendant le tournage d’Apocalypse Now, vous vous rendez compte ?

Depuis, il n’a cessé de le développer, de l’écrire et le réécrire – on parle d’environ 300 versions du script, rien que ça !

Mais voilà, les studios ne suivaient pas, trouvant le projet trop risqué et trop cher pour un film de science-fiction sans licence donc Coppola a dû se débrouiller tout seul, quitte à vendre une partie de son domaine viticole pour financer lui-même les 100 millions de dollars de budget ! Une folie qui rappelle la production chaotique d’Apocalypse Now, pour ceux qui ont vu le passionnant documentaire Aux cœurs des ténèbres.

Et visiblement, même avec les moyens du bord, le tournage de Megalopolis n’a pas été de tout repos. On parle de retards, d’équipes d’effets spéciaux qui démissionnent, de méthodes old school incompatibles avec les techniques modernes. Il y a même un producteur qui aurait lâché cette petite phrase assassine : « On avait parfois l’impression que ce type n’avait jamais fait de film de sa vie ! » Ouch.

Heureusement, ce bon vieux Francis a plus d’un tour dans son sac et il a su s’entourer d’une équipe de choc. À commencer par son fils Roman, véritable prodige des effets visuels, qui a travaillé sans relâche pour donner vie à la vision de son père.

Et puis il y a le casting, bien sûr, qui semble avoir adhéré au projet corps et âme. Adam Driver en tête, qui campe l’idéaliste architecte César, sorte de Jedi urbain capable d’arrêter le temps ! Un Driver qu’on n’est pas prêt de désinstaller… euh d’oublier, si vous voulez mon avis… Surtout quand on voit les images époustouflantes de la bande annonce : des statues qui bougent, une cité néo-romaine hallucinée, des scènes de club ultra-stylisées façon Studio 54. Coppola nous promet le spectacle d’une vie.

Certains commentaires ont été moins enthousiastes après des projections privées, certains parlant de « film de dingue pompeux ». Mais en même temps, vous vous attendiez à quoi du mec qui a fait Le Parrain ou Apocalypse Now qui avait été conspué par la critique avant de rafler la Palme d’or !

Ce genre de folie artistique, ça force quand même le respect. Et puis ce casting, ces thèmes visionnaires sur la technologie, la politique, l’urbanisme et la nature humaine, je suis sûr que ça va donner un truc de fou même si ça peut aussi partir en vrille totale façon Dune de David Lynch. Bref, le quitte ou double d’un artiste qui n’a plus rien à prouver. Et vu le CV de FF Coppola, ce serait vraiment dommage de ne pas lui laisser une chance de nous en mettre plein la vue.

Bref, le rendez-vous est pris le 16 mai sur la Croisette (mais pas pour moi, j’ai du boulot). Megalopolis est déjà le film le plus attendu du Festival de Cannes, et sans doute de l’année. Et même si la critique le descend en flammes, il est déjà entré dans la légende : Le film qu’un génie a passé sa vie à essayer de faire, une œuvre testamentaire, son cadeau au monde, qu’il dédie à sa femme Eleanor, décédée juste avant la fin du tournage :'(.

Du coup, je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai hâte de découvrir ce mystérieux Megalopolis, en espérant qu’on n’aura pas à attendre 10 ans de plus pour le voir, comme Apocalypse Now à l’époque !

Sur ce, ciao et merci Lorenper 😉

Source

  • ✇Korben
  • Reprogrammer Tetris NES en pleine partie – Un hack vraiment dingue ?
    Tetris sur NES – c’est un classique indémodable, un monument du jeu vidéo mais c’est aussi un terrain de jeu sans fin pour les hackers et les bidouilleurs de génie. Tenez-vous bien, ces derniers ont trouvé un moyen de reprogrammer Tetris en pleine partie ! Je vous jure, c’est pas une blague. Ils arrivent à exécuter leur propre code en partant d’une cartouche normale, sans aucune modification matérielle. Voici comment ça marche : En atteignant des scores très élevés (comme le niveau 155)

Reprogrammer Tetris NES en pleine partie – Un hack vraiment dingue ?

Par : Korben
7 mai 2024 à 08:59

Tetris sur NES – c’est un classique indémodable, un monument du jeu vidéo mais c’est aussi un terrain de jeu sans fin pour les hackers et les bidouilleurs de génie. Tenez-vous bien, ces derniers ont trouvé un moyen de reprogrammer Tetris en pleine partie ! Je vous jure, c’est pas une blague. Ils arrivent à exécuter leur propre code en partant d’une cartouche normale, sans aucune modification matérielle.

Voici comment ça marche :

En atteignant des scores très élevés (comme le niveau 155) et en entrant des noms bien spécifiques dans le tableau des high scores, ils réussissent à réécrire des portions de la RAM du jeu. Concrètement, ils peuvent modifier les règles, ajouter des fonctionnalités, ce qu’ils veulent.

Mais le plus dingue, c’est quand ils font leur tour de magie. Bah oui, vous connaissez le fameux kill screen de Tetris ? C’est ce moment où après une partie marathon, il y a tellement de données que le jeu plante… Et bien nos petits génies provoquent volontairement ce crash qui en réalité, devient leur porte d’entrée pour injecter leur code personnel.

Techniquement, ils exploitent une faille dans la gestion des manettes car sur les Famicom, il y avait un port d’extension pour brancher des manettes supplémentaires et quand le jeu crashe, il perd les pédales et va interpréter n’importe quoi comme instruction, y compris les fameuses entrées de manettes. Résultat : vous appuyez sur des boutons bien précis au bon moment, et ça redirige l’exécution du programme exactement où vous voulez !

Évidemment, tout ça c’est d’un niveau de difficulté extrême, il faut connaître le jeu et la console sur le bout des doigts. Mais comme ils ont désassemblé le code de Tetris en langage machine, ils savent exactement ce que fait chaque octet de la ROM. Et la beauté de la chose, c’est que ça fonctionne sur une NES standard, avec une cartouche originale. Pas besoin d’un Game Genie ou d’un émulateur. Du 100% pur jus rétro

Par contre, il ne faut pas être trop gourmand non plus. On parle de reprogrammer un jeu en passant par les high scores, donc vous n’aurez jamais de quoi coder un truc plus complexe… et puis il faut rusher le truc à chaque partie, parce que dès que vous éteignez la console, pouf ça s’efface. C’est vraiment de la bidouille éphémère, il faut aimer l’art pour l’art.

Mais je trouve ça cool car il y a un côté  »hacker la Matrice » assez jouissif. Ça me donne presque envie de ressortir ma vieille NES pour essayer… Mais je suis pas encore assez bon à Tetris. Mais si vous voulez essayer chez vous, il vous faudra :

  • Une NES (ou une Famicom)
  • La cartouche Tetris
  • 2 manettes NES supplémentaires (ou un adaptateur pour manettes NES sur Famicom)
  • De la patience et de la persévérance

Ensuite, vous devrez franchir chacune de ces étapes :

  • Étape 1 : Atteignez le level 155 en mode A-Type. Assurez-vous qu’une seule ligne vous sépare du level suivant.
  • Étape 2 : Effacez cette ligne SANS appuyer sur bas (pour ne pas marquer de points) et en affichant la pièce suivante dans la zone Next.
  • Étape 3 : Branchez vos deux manettes NES supplémentaires (appelons-les manette 3 et manette 4).
  • Étape 4 : Sur la manette 3, maintenez Haut. Sur la manette 4, appuyez simultanément sur Gauche, Bas et Droite (bonne chance…).
  • Étape 5 : Maintenant, préparez-vous à entrer dans la partie la plus délicate : l’écriture de votre programme via les high scores ! L’astuce consiste à utiliser les noms et scores pour y cacher des instructions destinées directement au processeur de la NES. Pour cela, vous devez placer judicieusement certains caractères dans les high scores. Par exemple, mettez (G comme 2ème lettre du nom en 1ère position du tableau B-Type. Cela indique au processeur de sauter vers une autre zone du tableau et de lire la suite comme un bout de code. Ensuite, en 2ème position B-Type, commencez le nom par )). Puis continuez à remplir les noms et scores suivants selon votre programme. Attention, vous êtes très limité dans les instructions possibles ! Vous ne pouvez utiliser que les 43 caractères autorisés pour les noms et les 10 chiffres pour les scores. La plupart des opcodes du processeur sont impossibles à reproduire ainsi. Mais avec de l’astuce, c’est jouable. Par exemple, essayez ceci pour votre 1ère position en A-Type : (A name of '))"-P)' . Ce code basique injecte deux zéros dans les digits de poids fort du score, ce qui limite son augmentation et retarde le crash du jeu (sans le corriger complètement).
  • Étape 6 : Validez le high score. Le jeu va planter, c’est normal. Maintenez les boutons enfoncés sur les manettes 3 et 4.
  • Étape 7 : Tadaa ! Votre code personnalisé s’exécute. Vous pouvez maintenant modifier le comportement du jeu. Mais attention, tout s’efface à la prochaine coupure !

Voilà, vous savez tout. Avec un peu d’entraînement, vous pourrez à votre tour hacker Tetris comme un pro mais n’oubliez pas, c’est un grand pouvoir qui se mérite et qui implique de grandes responsabilités ! (non)

Happy hacking !

Source

  • ✇Korben
  • RNNoise, la lib qui supprime le bruit, sort en version 0.2
    Si vous faites du streaming ou que vous jouez en ligne, vous connaissez probablement RNNoise qui supprime les bruits parasites qui gâchent vos enregistrement ou vos parties de CS, grâce à la magie des réseaux neuronaux. La bonne nouvelle du jour c’est qu’une nouvelle version vient de sortir. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, RNNoise c’est une bibliothèque open source développée par les petits génies de Xiph.Org et Mozilla qui utilise un modèle de réseau neuronal récurrent pour filtrer le

RNNoise, la lib qui supprime le bruit, sort en version 0.2

Par : Korben
15 avril 2024 à 14:50

Si vous faites du streaming ou que vous jouez en ligne, vous connaissez probablement RNNoise qui supprime les bruits parasites qui gâchent vos enregistrement ou vos parties de CS, grâce à la magie des réseaux neuronaux. La bonne nouvelle du jour c’est qu’une nouvelle version vient de sortir.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, RNNoise c’est une bibliothèque open source développée par les petits génies de Xiph.Org et Mozilla qui utilise un modèle de réseau neuronal récurrent pour filtrer le bruit en temps réel, tout en préservant la qualité de la voix.

Et les nouveautés sont cool :

  • Déjà, ils ont ajouté des optimisations AVX2 et SSE4.1 pour booster les performances. Votre CPU va carburer comme jamais !
  • Ensuite, ils ont intégré une détection automatique des fonctionnalités CPU, pour utiliser au mieux votre hardware. Avec ça, peu importe votre CPU, il saura faire tourner RNNoise au poil !
  • Enfin, cerise sur le gâteau, les modèles fournis sont maintenant entraînés uniquement sur des datasets publics. Adieu les bases de données privées et bonjour la transparence ! 🌞

RNNoise ne se limite pas à éliminer les bruits lors de vos visioconférences. Cette merveille peut aussi améliorer la reconnaissance vocale, le traitement musical et bien d’autres tâches. En plus de la voix la plus probable, le modèle indique aussi la fiabilité de son estimation, ce qui est très utile pour la reconnaissance automatique de la parole. Mais ce n’est pas le seul facteur qui entre en jeu : les caractéristiques du locuteur, les modèles de langage et les techniques de traitement du signal ont aussi leur importance.

Pour le tester, c’est tout simple :

Commencez par cloner le dépôt GitHub de RNNoise

git clone https://github.com/xiph/rnnoise.git

Puis compilez le machin en lançant ces commandes

./autogen.sh
./configure
make

Pro tip : utilisez l’option -march=native dans vos CFLAGS pour profiter à fond des optimisations AVX2 !

Vous pouvez maintenant tester RNNoise sur un fichier audio brut en 16 bits / 48 kHz

./examples/rnnoise_demo input.pcm output.pc

Et voilà, votre audio ressortira propre comme un sou neuf, débarrassé de tous les bruits indésirables. Vous m’en direz des nouvelles !

Si vous voulez creuser le sujet, je vous recommande de jeter un oeil aux benchmarks RNNoise sur OpenBenchmarking. Vous verrez que c’est loin d’être une solution gadget : sur un bon gros CPU, on arrive à traiter 60 fois le temps réel ! De quoi livestreamer sur Twitch en toute sérénité. D’ailleurs, c’est marrant de voir que RNNoise cartonne aussi sur des architectures exotiques comme les puces POWER ou ARM. Les développeurs ont vraiment fait du bon boulot pour rendre leur code portable. Respect ! 🙌

Bon allez, je ne vais pas vous bassiner plus longtemps et je vous invite à consulter l’excellent article de Jean-Marc Valin. C’est fascinant de voir comment on peut exploiter le deep learning pour améliorer des algorithmes de traitement du signal traditionnels.

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