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Understanding Quantum Technologies 2025 on Amazon

21 novembre 2025 à 14:53
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Extended “Understanding Quantum Technologies 2025” on arXiv

31 octobre 2025 à 07:59
I published the 2025 edition of the ebook “Understanding Quantum Technologies” on September 29th, 2025. Since then, I regularly updated it with news, mostly related to new arXiv preprints. The update log is at the end of the book. Like with each past editions since 2021, I wait about a month of beautifying and then […]
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  • Typst, un système de composition de document qui grandit
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Typst, un système de composition de document qui grandit

Vous en souvient-il ? En deux mille vingt-cinq, qpad nous présentait Typst, un nouveau système de composition de documents qui se posait en concurrent de LaTeX.

Depuis, Typst semble avoir grandi, en s’assortissant d’une galaxie (pardon, un univers) de paquets tiers. En fait, j’ai surtout l’impression qu’il a gagné en notoriété, ou en quantité de mouvement, pour le dire comme les anglophones. C’est l’occasion de présenter à nouveau ce système de composition.

Sommaire

Un système de composition de documents

Typst est donc un système de composition de documents. Comme LaTeX, il est non-visuel, c’est-à-dire qu’on code son document qui est ensuite compilé en PDF.

Concrètement, l’outillage se compose, au choix :

Concurrent à LaTeX

Typst partage plusieurs caractéristiques avec LaTeX dont il est ouvertement inspiré :

  • c'est un système non visuel avec un langage dédié ;
  • il est conçu pour permettre d’écrire des documents scientifiques.

Bien que je n’aie pas vérifié ce point, il me semble probable qu’il utilise également quelques algorithmes de mise en page assez incontournables, définis par Donald Knuth pour TeX, par exemple pour la coupure des lignes d’un paragraphe.

Il s’écarte évidemment de LaTeX sur plusieurs aspects, sinon ce ne serait pas vraiment un nouveau système de composition :

  • c’est un système autonome, contrairement à LaTeX qui est construit sur TeX ;
  • il est conçu dès le départ avec des préoccupations actuelles (Unicode, PDF…) ;
  • il est conçu comme un langage humainement compréhensible, là où TeX semble franchement ésotérique.

Impressions d’un LaTeXnicien

Quand on arrive de LaTeX, l’impression est assez partagée, entre des différences significatives, de gros avantages et quelques inconvénients.

Le langage de texte

Le langage de base pour le texte est différent de LaTeX, mais ce n’est pas vraiment dérangeant dans la mesure où on parle seulement de paragraphes, de titres, de mise en emphase, de listes, etc. Bref, le genre de chose qu’on fait aussi bien en Markdown. D’ailleurs, Typst étant né après le développement des langages de balisage léger, sa syntaxe Typst est justement assez proche de Markdown, ce qui n’est pas désagréable :

= Titre de section

Voici du texte avec _une emphase_, *une emphase forte* et un `peu de code`.

À noter que cette syntaxe légère n’est en fait que du sucre syntaxique, et qu’on peut écrire la même chose en faisant explicitement appel à des fonctions nommées.

La compilation

Pour celles et ceux qui n’ont pas l’habitude de LaTeX, compiler un document un peu costaud, qui fait appel à quelques extensions, ça demande un temps de l’ordre d’une ou plusieurs secondes, et cela produit des centaines, voire des milliers de lignes de log. Pour avoir des références internes (sommaire, références à des images…) et externes (bibliographie), il faut lancer plusieurs fois la compilation.

Pour qui vient du monde LaTeX donc, la compilation par Typst est hallucinante. Une seule passe, même si en interne, Typst fait certainement au besoin plusieurs itérations. Quelques dizaines de millisecondes. Ok, c’était pour un document ultra-simple, mais les commentaires lisibles sur les Interwebz font généralement état d’un rapport d’un ou deux ordres de grandeur par rapport à LaTeX.

Le langage de configuration et d’extension

Là où ça change vraiment, c’est pour tout ce qui relève des réglages, des modèles, de la personnalisation ou de la programmation d’extensions. Là, ça n’a plus rien à voir avec TeX et LaTeX. À mon avis, ce n’est pas un mal dans la mesure où le langage TeX et les conventions utilisées pour le développement en LaTeX sont assez complexes, voire incompréhensibles.

Cela se ressent dans le code des extensions. À titre de comparaison, celui de la classe LaTeX lettre fait quelques milliers de lignes. Et c’est assez illisible pour qui ne connaît par TeX. Le code du modèle formalettre, qui n’est certes pas aussi complet mais qui fait très bien le travail de base d’une telle classe, fait une centaine de lignes, que je trouve relativement lisibles pour un béotien.

L’utilisation de paquets tiers

Les paquets tiers, hébergés sur l’univers Typst, sont téléchargés à l’utilisation. Par rapport à une distribution LaTeX qui pèse facilement plusieurs centaines de mébioctets, ça donne une vraie impression de légèreté.

La francisation

L’adaptation aux conventions en usage en langue française, ou dans les différents pays francophones, me semble encore assez incomplète.

Lorsqu’on passe un document en français, les changements de base s’effectuent bien : un sommaire s’appellera bien « Tables des matières » et les césures respecteront l’usage de la langue.

En revanche, cela n’adapte pas la mise en forme des paragraphes avec alinéa, et on attendrait en vain que des mots comme 1ᵉʳ, 2ᵉ ou Mme soient automatiquement mis en forme selon l’usage attendu. Et non, il n’y a pas de commandes définies pour cela. Pas encore, en tout cas, parce que je serais surpris que personne ne publie un jour un paquet proposant tout cela.

Les modèles

L’équivalent d’une classe LaTeX est un modèle Typst. Cela correspond à un type de document, par exemple un article, un rapport ou une lettre.

Typst ne semble pas proposer de modèles officiels. Il y en a en revanche par mal dans l’univers Typst, et le langage est conçu pour rendre la création d’un modèle assez accessible. Le troisième chapitre du tutoriel officiel traite justement de la création d’un modèle.

Un bel avenir ?

Typst a été conçu à partir de 2019 et a vraiment vu le jour en 2023. J’en ai entendu parler pour la première fois en mars 2023, dans le journal de qpad.

Les lacunes que j’avais alors remarquées et qui me retenaient de commencer à l’utiliser pour mes propres documents, semblent avoir été comblées pour l’essentiel. L’univers Typst, qui est le dépôt de paquets tiers, s’est largement rempli et semble bien jouer son rôle pour permettre aux utilisateurs de partager les extensions et modèles.

Le langage semble bien conçu :

  • il joue correctement son rôle pour la mise en forme de documents et de contenu scientifique ;
  • il est beaucoup plus humain que TeX et LaTeX lorsqu’il s’agit d’écrire des modèles et des extensions.

L’écosystème est également bien conçu et bien fourni et semble bien répondre aux attentes de la communauté, avec une légèreté bienvenue. Dans l’ensemble, j’ai l’impression que Typst est bien parti pour proposer un successeur sérieux à LaTeX. Je formule tout de même quelques interrogations :

  • la distribution de paquets tiers, incontournable, semble intégralement centralisée et dépendante de l’univers Typst ;
  • ce dernier, ainsi que Typst en général, est maintenu par l’entreprise allemande Typst GmbH dont le financement dépend de la vente d’abonnements aux formules premium de l’application Web : espérons que cela s’avère pérenne.

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    Vous en avez marre de galérer avec LaTeX pour rédiger vos docs techniques ? Et bien de mon côté, j’ai découvert Quarkdown et c’est vraiment cool, vous allez voir. Quarkdown, c’est donc le projet coup de coeur de Giorgio Garofalo, un étudiant en ingénierie à l’université de Bologne qui a eu une idée de génie : et si on combinait la simplicité de Markdown avec la puissance de LaTeX ? Le résultat, est donc un système de composition moderne qui compile en millisecondes là où LaTeX nous fait poireaut

Quarkdown - Du Markdown avec des super pouvoirs pour les tech

Par : Korben
11 juin 2025 à 07:01

Vous en avez marre de galérer avec LaTeX pour rédiger vos docs techniques ? Et bien de mon côté, j’ai découvert Quarkdown et c’est vraiment cool, vous allez voir.

Quarkdown, c’est donc le projet coup de coeur de Giorgio Garofalo, un étudiant en ingénierie à l’université de Bologne qui a eu une idée de génie : et si on combinait la simplicité de Markdown avec la puissance de LaTeX ? Le résultat, est donc un système de composition moderne qui compile en millisecondes là où LaTeX nous fait poireauter des secondes entières.

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    Revenons sur les nouveautés de LyX 2.4 à l’occasion de la sortie de la 2.4.2, qui apporte son lot de correctifs. LyX est un éditeur de documents WYSIWYM (what you see is what you mean) prévu pour l’environnement TeX et disponible sous licence GPL. Contrairement à Word ou LibreOffice, par exemple, l’utilisateur ne voit pas directement à l’écran le même résultat que s’il imprimait le document (WYSIWYG). Ce mécanisme est voulu, car TeX impose de « compiler » les documents avant de les visualiser :

Sortie de LyX 2.4

Revenons sur les nouveautés de LyX 2.4 à l’occasion de la sortie de la 2.4.2, qui apporte son lot de correctifs.

LyX est un éditeur de documents WYSIWYM (what you see is what you mean) prévu pour l’environnement TeX et disponible sous licence GPL. Contrairement à Word ou LibreOffice, par exemple, l’utilisateur ne voit pas directement à l’écran le même résultat que s’il imprimait le document (WYSIWYG). Ce mécanisme est voulu, car TeX impose de « compiler » les documents avant de les visualiser : LyX permet donc de visualiser la sémantique du document avant d’en générer un PDF.

La version 2.4 est sortie le 1er juin 2024 et apporte un grand lot de nouveautés, après six ans de développement. Cette version est constituée de 8700 commits par 40 personnes et a permis de fermer 800 problèmes connus.

Logo Lyx

Fenêtre principale de LyX

Parmi les changements principaux, LyX utilise désormais UTF-8 en interne pour la représentation des documents, une évolution qui suit de près LaTeX, qui a fait le même mouvement en 2018 (bien après les moteurs modernes comme XeTeX ou LuaTeX).

Au niveau de l’interface graphique, les thèmes sombres fonctionnent bien mieux qu’avant, notamment au niveau de l’éditeur de formules. Pour Windows, le thème Fusion de Qt est nécessaire pour obtenir une interface sombre.

Au niveau des exports vers d’autres formats que des dérivés de TeX, LyX 2.4 génère désormais du XHTML 5 (c’est-à-dire du HTML5 mais lisible comme du XML). La sortie DocBook a été entièrement réécrite, de telle sorte qu’elle s’utilise désormais sur la majorité des types de documents LyX (à l’exception notable des présentations Beamer). Précédemment, seuls des documents suivant un modèle spécifique à DocBook pouvaient être exportés en DocBook, mais pas en LaTeX : maintenant, un même document pourra être exporté en DocBook et LaTeX. Cette sortie DocBook a aussi été l’occasion d’implémenter une sortie en ePub 3 (utilisant DocBook et les outils standard de DocBook pour convertir un document en ePub 3).

Le développement de LyX se poursuit activement, avec la branche 2.5 en préparation parallèlement aux mises à jour de la branche 2.4. Les améliorations et corrections en cours sont détaillées dans le système de suivi du projet, accessible au public.

Il est remarquable de noter que LyX, lancé initialement en 1995, approche bientôt de ses 30 ans d'existence. Cette longévité témoigne de la qualité et de l'utilité durable de ce logiciel. Il n'a jamais cessé d'évoluer pour répondre aux exigences de ses utilisateurs, en particulier dans le domaine de l'édition scientifique et académique.

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