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  • Données de santé Doctolib - Comment vous opposer à leur usage IA ?
    Cet aprem, je bossais tranquillou quand j'ai reçu un mail de DoctoLib qui m'a bien énervé avec pour titre : "Doctolib s'engage dans la recherche pour améliorer la santé". Bon, si on s'arrête au titre, on se dit "Ah bravo, Doctolib", sauf qu'en le lisant en entier, j'ai vite compris qu'ils venaient de décider à ma place que mes données de santé allaient nourrir des trucs, des bidules et des machins pour de la recherche en intelligence artificielle. Et bien sûr que si ça ne me plaisait pas, bah

Données de santé Doctolib - Comment vous opposer à leur usage IA ?

Par : Korben ✨
8 juillet 2026 à 17:23

Cet aprem, je bossais tranquillou quand j'ai reçu un mail de DoctoLib qui m'a bien énervé avec pour titre : "Doctolib s'engage dans la recherche pour améliorer la santé". Bon, si on s'arrête au titre, on se dit "Ah bravo, Doctolib", sauf qu'en le lisant en entier, j'ai vite compris qu'ils venaient de décider à ma place que mes données de santé allaient nourrir des trucs, des bidules et des machins pour de la recherche en intelligence artificielle.

Et bien sûr que si ça ne me plaisait pas, bah fallait que je le dise.

Alors ce qu'ils expliquent dans ce mail, c'est qu'à partir d'août 2026, Doctolib lance un projet de recherche mené par une équipe associée à Inria, l'Inserm et l'Université Paris Cité pour, je cite "améliorer les parcours de soins grâce à l'IA". Jusque-là, difficile de cracher dessus, ce sont des institutions publiques sérieuses et l'objectif est louable. Le truc, c'est ce qu'ils vont manger pour y arriver : nos données démographiques, nos données de santé, et même celles de vos proches rattachés à votre compte. Et cela que ces données aient été renseignées par nous ou par nos soignants.

Et surtout, Doctolib ne nous demande pas notre accord. Ils s'appuient sur ce qu'on appelle l'intérêt légitime, une base légale du RGPD qui leur permet de piocher dans nos données sans passer par la case consentement. Hé ouais, en clair, on ne vous prend pas votre consentement, on vous l'enlève. Vous n'avez même pas à dire oui, c'est déjà oui par défaut, et vous êtes obligé de dire non si vous voulez sortir du dispositif.

Ils présentent ça comme de l'intérêt légitime, sauf qu'en même temps on ne sait pas du tout sur quoi ils vont bosser, on ne sait pas avec qui ils vont bosser, on ne sait pas comment nos données seront sécurisées, bref, on ne sait rien du tout. Alors forcément, moi je m'inquiète surtout que leur mail annonce clairement que d'autres travaux suivront, "avec des hôpitaux ou des institutions privées ou publiques". Donc on accepte qu'ils signent à notre place un chèque en blanc avec nos données pour des projets futurs dont personne ne connaît le contenu et basta, tout ça sous couvert d'intérêt légitime. Ce n'est que mon avis mais je trouve ça vraiment léger.

Alors oui, tout ça est parfaitement légal. Doctolib s'appuie sur la méthodologie MR-004 de la CNIL , qui encadre la recherche en santé et autorise justement ce fonctionnement par opposition plutôt que par consentement. Rien d'illégal là-dedans. Mais légal ne veut pas dire que je dois être d'accord.

Et c'est bien ça le problème... Ce cadre légal permet à une entreprise privée comme Doctolib de considérer que nos données de santé lui appartiennent assez pour les offrir (ou les revendre, je n'en sais rien ??) à la recherche, tant que vous ne levez pas la main pour refuser.

Doctolib tente de nous rassurer aussi en expliquant que les données sont pseudonymisées et "ne permettent pas de nous identifier directement". Notez bien le "directement", lol, ça ne se mouille pas trop. En réalité, pseudonymisé, ça ne veut pas dire anonyme... Ça veut seulement dire qu'on a remplacé votre nom par un code, mais que le lien existe toujours quelque part et reste réversible. Aux yeux de la loi, ça reste encore vos données personnelles . La vraie anonymisation, elle, est irréversible, et ce n'est pas ce dont on parle ici.

Et puis il y a le contexte... Non, Doctolib n'a pas subi de grosse fuite de données, il faut être honnête là-dessus mais on nage actuellement dans un écosystème tech en France qui prend l'eau de partout : 33 millions de Français touchés par le piratage des mutuelles Viamedis et Almerys début 2024, une quinzaine de millions de plus avec la fuite Cegedim en 2026. Chaque base de données de santé qui se constitue quelque part, c'est une cible de plus.

Et il y a un mois à peine, le Canard Enchaîné accusait Doctolib de transmettre des infos à Google, Microsoft et Anthropic pour de l'IA. Doctolib a répondu que ces boîtes n'étaient que des prestataires techniques qui n'entraînent pas leurs modèles avec vos données. Alors peut-être, hein, mais quand on nous demande de faire confiance sur parole pour des données aussi intimes que notre santé, l'inquiétude a le droit d'exister.

Bref, moi je m'oppose, et si vous êtes sur Doctolib je vous invite au moins à décider en connaissance de cause. Le mail est probablement arrivé dans vos spams, donc pour refuser, sachez que ça se passe dans les paramètres de confidentialité de votre compte, via le formulaire d'exclusion de la recherche . Ça bloque toute utilisation future de vos données et de celles de vos proches, sans aucun impact sur vos rendez-vous ni sur vos soins. Faites-le avant août 2026, car c'est le moment où le premier projet démarre.

Enfin bref, moi je pense qu'on devrait avoir à donner son accord, et pas à courir derrière ces boîtes pour retirer un accord qu'on n'a jamais donné en pleine conscience... C'est ça qui me dérange surtout.

  • ✇Korben
  • Piratage du fichier des armes – 41 000 détenteurs exposés
    Le fichier national qui recense toutes les armes détenues en France vient de se faire trouer en version XXL ! En effet, un affreux pirate a réussi à exfiltrer les données liées à la possession de plus de 62 000 armes, et parmi elles, les noms, prénoms, dates de naissance, adresses email et surtout les adresses postales de leurs propriétaires. Mais ce n'est pas tout puisque le fichier contiendrait également le détail complet de chaque arme (modèle, calibre, numéro de série, classement) ainsi que

Piratage du fichier des armes – 41 000 détenteurs exposés

Par : Korben
31 mars 2026 à 09:21

Le fichier national qui recense toutes les armes détenues en France vient de se faire trouer en version XXL !

En effet, un affreux pirate a réussi à exfiltrer les données liées à la possession de plus de 62 000 armes, et parmi elles, les noms, prénoms, dates de naissance, adresses email et surtout les adresses postales de leurs propriétaires. Mais ce n'est pas tout puisque le fichier contiendrait également le détail complet de chaque arme (modèle, calibre, numéro de série, classement) ainsi que l'historique des transactions (ventes, cessions, réparations, destructions).

Donc on a maintenant dans la nature un joli tableur Excel avec en colonne A le numéro de série de votre Beretta, et en colonne B votre adresse.

J'vois vraiment pas ce qui pourrait mal tourner... 🤡

Alors pour ceux qui débarquent, le SIA (Système d'Information sur les Armes) c'est LA base de données du ministère de l'Intérieur dans laquelle tous les détenteurs d'armes doivent obligatoirement s'enregistrer. Que vous soyez chasseur avec votre Browning, tireur sportif avec votre Glock ou que vous ayez hérité du vieux Manufrance de papy, vous êtes dedans !!

Le ministère a d'ailleurs confirmé l'intrusion dans un courrier envoyé aux personnes concernées (environ 41 000 détenteurs selon les dernières estimations).

En fait, le cybercriminel a compromis les identifiants d'un armurier situé dans le département 84 (c'est le Vaucluse pour les nuls en géo) et a accédé à son Livre de Police Numérique (LPN), le registre dématérialisé qui liste toutes les transactions d'armes du professionnel et qui est directement interconnecté avec le SIA.

Les identifiants de l'armurier auraient pu être récupérés via du phishing, un logiciel espion ou même le vol d'un ordinateur... bref, les classiques, et cerise sur le gâteau, le pirate affirme même avoir été interrompu en pleine exfiltration, ce qui veut dire qu'il aurait pu aspirer encore plus de données s'il n'avait pas été coupé dans son élan.

Le ministère se veut rassurant (lol) en précisant que "le système d'information sur les armes n'a pas été atteint" directement. Mouais... techniquement c'est vrai, c'est le compte pro de l'armurier qui a sauté et pas le SIA en lui-même. Mais en vrai le résultat est le même pour les gens dont l'adresse postale se balade maintenant sur un forum du dark web.

Côté butin, le pirate revendique pas moins d'un listing de 62 511 armes se composant de 46% de carabines, 29% de fusils de chasse, 11% de fusils à pompe et 8% d'armes de poing, le tout allant de la catégorie B (soumise à autorisation) à la catégorie C (sur déclaration).

L'Union Française des amateurs d'Armes (UFA) tempère en rappelant que la base contient plusieurs millions d'armes, et que ces chiffres "tendent à faire penser que la fuite ne concerne pas l'ensemble du système". Heureusement les gars ! Après 41 000 détenteurs avec leurs adresses et le numéro de série de leurs joujoux dans la nature, c'est quand même pas rien non plus.

Et surtout c'est pas la première fois. C'est même la troisième fuite liée au milieu des armes en 6 mois. En octobre 2025, la Fédération Française de Tir (FFTir) s'était déjà fait trouer, puis en janvier 2026 c'était au tour de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), et maintenant le SIA. Le trio gagnant !!

Les conséquences avaient d'ailleurs été très concrètes après la fuite FFTir puisque la préfecture de police avait alerté sur des repérages et prises de renseignement suspects signalés aux forces de l'ordre, avec des cambrioleurs qui débarquaient chez des tireurs sportifs pour récupérer leurs armes.

Le ministère a déposé plainte et notifié la CNIL et recommande de changer régulièrement de mot de passe et ne jamais communiquer ses identifiants. Merciiiii on n'y avait pas pensé ! Mais le plus beau c'est la mesure d'urgence annoncée en réaction car à partir du 1er avril 2026 (oui, demain), tous les professionnels devront activer la double authentification pour accéder à leur compte SIA. Oui, y'en n'avait pas... un simple identifiant + mot de passe suffisait pour accéder à une base qui gère les données de millions de détenteurs d'armes en France. Ça laisse rêveur.

Après, si vous êtes inscrit au SIA et que vous n'avez pas reçu le courrier du ministère, ça ne veut pas forcément dire que vous n'êtes pas touché alors dans le doute, méfiez-vous de tout appel ou visite prétendument officielle vous demandant de remettre ou montrer vos armes car la police, la gendarmerie et les douanes ne viendront jamais chez vous récupérer vos armes suite à une fuite de données. Donc si quelqu'un sonne à votre porte avec ce prétexte, c'est forcément une arnaque (ou pire...) comme ça s'est passé après la fuite FFTir.

Bref, entre le pistage permanent de nos données en ligne et toutes ces bases gouvernementales qui fuient comme des passoires , j'imagine que la prochaine étape, ça sera le vol et la diffusion du fichier des codes nucléaires mis à dispo sur un forum de script kiddies...

Source

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  • Revue de presse de l’April pour la semaine 36 de l’année 2025
    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April. [LeMagIT] L’open source, un «levier stratégique» pour la souveraineté numérique (Linux Foundation) [LeMagIT] Open source: les entreprises européennes ne contribueraient pas assez pour leur propre bien [France 24] Cookie

Revue de presse de l’April pour la semaine 36 de l’année 2025

Par : echarp
8 septembre 2025 à 13:51

Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

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