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  • Il déverrouille une Xbox 360 avec un Teensy et un peu de bruteforce
    Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles . Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît. C'est un modèle E, le d

Il déverrouille une Xbox 360 avec un Teensy et un peu de bruteforce

Par : Korben ✨
28 juillet 2026 à 18:11

Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles . Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît.

C'est un modèle E, le dernier de la gamme, sorti à peu près au moment de la Xbox One . Malheureusement, ce verrou lui interdit tout ce qui dépasse la classification E, soit l'équivalent américain du tout public. Par exemple, le jeu Rock Band Blitz est classé T, donc bloqué. Autrement, dans cette console, il n'y a pas de disque dur, il n'y a aucun profil qui a été enregistré. Et il n'y a absolument rien à récupérer de l'ancien proprio. Voilà, il y a juste le code PIN et c'est tout.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Alors évidemment première tentative, la question secrète de récupération. "Quel est votre plat préféré ?" Il tape pizza, puis burger, puis chicken mais aucun ne passe...

Deuxième tentative, le code de réinitialisation d'usine planqué dans les menus. Il va donc dans les paramètres de la console où se trouvent les informations système. Il faut alors enchaîner une autre combinaison secrète de 6 boutons toujours identiques (gâchette gauche, gâchette droite, X, Y, bumper gauche, bumper droit) suivi de 4 pressions supplémentaires qui, elles, changent d'une console à l'autre. eWastelander programme alors les combinaisons en macros sur une manette 8BitDo, branchée via un adaptateur Brook Wingman et déroule toute la liste. Mais RIEN !

Mais il ne se laisse pas battre par le désespoir et amorce une troisième tentative : l'exploit logiciel bad update, qui se lance sur une console de série sans avoir à l'ouvrir et donne accès à une appli homebrew capable d'afficher le code en clair. Cet exploit ne se déclenche que depuis 2 jeux, Tony Hawk's American Wasteland et Rock Band Blitz. Sauf que, comme je vous le disais, Rock Band Blitz est classé T, et le verrou le bloque. Il bascule alors sur un autre exploit nommé bad avatar, mais la console freeze ! Quel enfer ! Comme cette 360 n'a aucun stockage interne, et que l'exploit réclame un disque dur ou une unité mémoire pour fonctionner, bah ça plante.

Restait la méthode "officielle", telle que décrite sur wiki Console Mods. Cela consiste à enregistrer la console sur son compte Microsoft puis à demander un reset du code, ou appeler le support qui le communique. Mais ce même wiki précise que la méthode "aurait été abandonnée d'après les retours négatifs, mais reste ici pour mémoire". Bref, y'a plus personne au comptoir !

Sa dernière option, qui se présente à lui, un peu comme la solution de la dernière chance, c'est d'effectuer un brute force sur la console. Et ça tombe bien parce qu'un autre dev surnommé Agent24 avait repris en janvier 2020 le code d'un autre bidouilleur (écrit à la base pour Arduino) puis adapté au Teensy.

Le Teensy, si vous ne connaissez pas, c'est une carte qui se fait passer pour un clavier USB et tape les combinaisons une par une. Cela représente 10 000 possibilités pour un code à 4 chiffres, soit entre une seconde et 17 heures selon la chance qu'on a. eWastelander coupe alors l'extinction automatique, laisse la carte tourner, et se barre...

5 heures après, il revient voir ce qu'il en est et, oh magie, sa console est déverrouillée !!

Bravo. Encore une fois, le brut de force a triomphé et ça ne date pas d'hier puisqu'en 2013, déjà, je vous parlais d'un bricoleur qui cassait le code PIN d'un GPS Garmin avec un Arduino et un vieux scanner, sur exactement le même nombre de combinaisons que pour la Xbox.

Et voilà comment ressusciter une console qu'on croyait perdue pour toujours à cause d'un simple code de contrôle parental !

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  • Un boîtier Wi-Fi qui détecte les gens à travers les murs
    Ce serait marrant de détecter quelqu'un dans une pièce voisine, sans utiliser de caméra ou de capteur infrarouge. En fait, c'est possible avec juste du Wifi et c'est ce que nous prouve Talking Sasquach qui vient de se bricoler un petit boitier capable de faire ça. Je vous rassure, l'idée n'a rien de neuf. Notre corps est plein d'eau, et l'eau ça renvoie et ça absorbe les ondes radio. Du coup, dès que vous bougez un peu votre popotin, bah ça perturbe les signaux Wi-Fi qui traversent la pièce.

Un boîtier Wi-Fi qui détecte les gens à travers les murs

Par : Korben ✨
2 juillet 2026 à 23:05

Ce serait marrant de détecter quelqu'un dans une pièce voisine, sans utiliser de caméra ou de capteur infrarouge. En fait, c'est possible avec juste du Wifi et c'est ce que nous prouve Talking Sasquach qui vient de se bricoler un petit boitier capable de faire ça.

Je vous rassure, l'idée n'a rien de neuf. Notre corps est plein d'eau, et l'eau ça renvoie et ça absorbe les ondes radio. Du coup, dès que vous bougez un peu votre popotin, bah ça perturbe les signaux Wi-Fi qui traversent la pièce.

Et si vous êtes trop gros, PAF vous passez en zone blanche ! (et pas en sauce blanche !)

Non, ça je l'ai inventé, vous pouvez vous détendre. Mais pour le reste, j'en parlais déjà en 2009 , avec des chercheurs de l'Utah qui reconstituaient carrément une image des gens de l'autre côté du mur, ondes radio à l'appui.

Sauf que là, plus besoin d'un labo puisque tout tient dans la main. Le cœur de l'engin est un M5Stack Cardputer ADV (c'est un ESP32-S3 avec un mini-écran, un clavier et une batterie intégrés) auquel il a collé un second écran TFT dans un boîtier imprimé en 3D. Ça donne un petit look cyberdeck bi-écran à l'appareil et tout ça pour une cinquantaine de dollars!

Sur les 2 coeurs de l'ESP32, y'a un qui gère l'affichage animé du radar tandis que l'autre mouline en continu les données captées par le Wifi. En fait le boitier lit ce qui s'appelle le CSI (Channel State Information) qui est un genre de signature de la façon dont le signal wifi rebondit partout autour de vous. Il surveille alors les variations d'amplitude et de phase sur des dizaines de trames et quand ça dépasse, BOOM, un blip vient s'allumer sur l'écran du radar, comme dans "À la poursuite d'Octobre rouge" ^^.

Après, contrairement à d'autres projets fake que j'ai pu voir passer, vous ne verrez personne à poil avec ça. C'est juste une interférence qui est pointée et pas une silhouette qui est dessinée finement et encore moins une triangulation de votre position.

Le seul garde-fou que Talking Sasquach a mis en place sur son radar, c'est qu'il faut d'abord se connecter au réseau wifi pour capter des choses. Mais en réalité, il n'y était pas obligé et ça peut fonctionner sans avoir à demander un accès à une box internet.

Le code est dispo sur GitHub sous licence MIT, et c'est écrit avec le framework Arduino si vous voulez reproduire le bidule.

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  • IoToS - Le prof qui a codé un OS de zéro pour ses élèves
    Jean-Marc Biechy est prof d'électronique et d'informatique à l'Institution Saint-Jean de Colmar et il vient de m'envoyer un truc qui m'a scotché. Avec ses élèves, il bidouille des projets Arduino, et plutôt que d'empiler des bouts de code à chaque nouveau montage, il a fait un choix un peu fou : écrire son propre système d'exploitation en partant de zéro pour un microcontrôleur. Ça s'appelle IoToS, pour Internet of Things micro Operating System, et ça transforme un Arduino UNO R4 ou un ESP32/826

IoToS - Le prof qui a codé un OS de zéro pour ses élèves

Par : Korben ✨
24 juin 2026 à 13:28

Jean-Marc Biechy est prof d'électronique et d'informatique à l'Institution Saint-Jean de Colmar et il vient de m'envoyer un truc qui m'a scotché. Avec ses élèves, il bidouille des projets Arduino, et plutôt que d'empiler des bouts de code à chaque nouveau montage, il a fait un choix un peu fou : écrire son propre système d'exploitation en partant de zéro pour un microcontrôleur.

Ça s'appelle IoToS, pour Internet of Things micro Operating System, et ça transforme un Arduino UNO R4 ou un ESP32/8266 en vrai petit nœud réseau avec un accès en ligne de commande qui ressemble vachement à du bon vieux terminal Linux.

Vous branchez la carte, vous ouvrez un terminal série (ou un Telnet sur le port 23), et là vous tapez des commandes comme ping, tracert, netstat, dir, ip ou dhcp on tout ça directement sur Arduino.

Ce qui est chouette avec son approche c'est qu'elle est pédagogique car un Arduino tout nu, c'est un automate avec un setup() qui s'exécute une fois, une loop() qui tourne en boucle à l'infini, et basta.

Et à l'autre bout du spectre, vous avez de vrais OS temps réel (RTOS), souvent trop gros ou trop austères pour intéresser un élève de Bac Pro. Et entre les deux, y'avait rien qui faisait vraiment le pont entre l'automate et un vrai petit OS avec sa ligne de commande.

Jean-Marc a donc créé ce chaînon manquant en découpant son code exactement comme un OS. Un Boot Firmware avant le setup, un Load Driver qui gère la connexion réseau et l'écran, un Kernel qui n'est autre que la loop(), un CLI dans un fichier shell_Cmdline.h, et des applis par-dessus.

La bestiole embarque donc un serveur web AJAX qui sert des pages HTML depuis une carte MicroSD, un serveur FTP pour balader les fichiers via FileZilla, une synchro NTP et un datalogger CSV horodaté. Le tout sur un noyau coopératif, sans RTOS, le code métier de votre projet étant compilé dans le même firmware.

Et c'est là qu'on mesure le boulot d'orfèvre puisque ce firmware complet tient dans 142 Ko, soit 54% de la flash de l'UNO R4, et il reste près de 19 Ko de RAM libre sur les 32. Caser un shell réseau, un serveur web et du FTP là-dedans sans tout faire planter, c'est pas donné à tout le monde, le mec est doué !

Et avec cette base, ses élèves montent des prises IP commandables au navigateur, une caméra de surveillance sur LilyGo déclenchée par un détecteur de mouvement, une station météo consultable en ligne, une alarme PIR qui envoie un mail, de la gestion de chauffage à distance, ou du pilotage de LED RVB et de projecteurs DMX par Ethernet.

La prise IP sert d'ailleurs de système minimal de référence, et le reste, vous pouvez l'étendre en ajoutant vos propres commandes CLI et vos pages web dans les fichiers .h prévus pour.

Jean-Marc raconte y avoir passé environ 2000 heures de code et de tests, juste pour voir si c'était possible d'en écrire un tout seul. Il est parti de bibliothèques existantes (LittleFS, ping, FTP, dir) qu'il a patiemment fait discuter ensemble... Faut dire que recoder un OS de zéro pour le plaisir d'apprendre , c'est un sport à part entière et malheureusement, trop peu de gens d'y essayent.

Son code source est commenté et distribué librement sous licence GNU LGPL v2.1, donc réutilisable y compris pour un usage commercial. Tout est à télécharger sur le site du projet , avec la doc PDF, les vidéos de démo et la liste complète des commandes.

Si vous avez un Arduino R4 qui prend la poussière, vous savez maintenant quoi en faire ! Bravo Jean-Marc !!

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  • Web Serial débarque enfin dans Firefox !
    On est vendredi, j'ai un mal de tête carabiné mais je me pose quand même devant l'ordi pour vous annoncer une bonne nouvelle ! Firefox 151 sur desktop vient enfin d'implémenter une fonctionnalité que Mozilla refusait catégoriquement de supporter depuis 6 ans : le support de l'API Web Serial. Alors non, c'est pas un gros mot, hein, ça veut surtout dire qu'un site web ouvert avec Firefox peut maintenant lire et écrire directement sur du matériel que vous branchez en USB, genre un Arduino, un ESP32

Web Serial débarque enfin dans Firefox !

Par : Korben ✨
22 mai 2026 à 08:43

On est vendredi, j'ai un mal de tête carabiné mais je me pose quand même devant l'ordi pour vous annoncer une bonne nouvelle ! Firefox 151 sur desktop vient enfin d'implémenter une fonctionnalité que Mozilla refusait catégoriquement de supporter depuis 6 ans : le support de l'API Web Serial.

Alors non, c'est pas un gros mot, hein, ça veut surtout dire qu'un site web ouvert avec Firefox peut maintenant lire et écrire directement sur du matériel que vous branchez en USB, genre un Arduino, un ESP32, une imprimante 3D, une clé crypto ou que sais-je encore, sans que vous ayez à installer le moindre logiciel ou pilote.

Le cas d'usage le plus parlant, c'est le flashage de microcontrôleurs. Avant, pour mettre un firmware sur un ESP32, il fallait installer esptool en Python, ou l'IDE Arduino, galérer avec les drivers série, choisir le bon port à la main. Maintenant des outils comme ESPHome ou Home Assistant font tout ça depuis un onglet, en quelques clics. Vous branchez la carte, le site demande l'autorisation d'accéder au port, et c'est réglé. Adafruit fait pareil pour installer CircuitPython sur ses cartes ESP32-S2.

Et pour comprendre pourquoi c'est une vraie bonne nouvelle, il faut se rappeler d'où on vient. Chrome propose quand même Web Serial depuis 2021 mais Mozilla a toujours considéré qu'un accès série accordait trop de contrôle sur un appareil, sans la moindre authentification. Et ils n'ont pas tord... D'ailleurs Apple, de son côté, campe toujours sur cette position et qualifie carrément la spec de dangereuse, notamment à cause des risques de fingerprinting .

Mais ce qui a fait bouger Mozilla, c'est un revirement progressif en interne. En 2022, Bobby Holley, le CTO de Firefox, a rouvert le dossier, puis en 2024, il a posé ses conditions, à savoir un mécanisme de contrôle par add-on et un consentement clairement formulé. Et le résultat, on peut le voir dans l'implémentation finale, puisque l'autorisation marche par site et par port. C'est bien puisqu'un site ne voit absolument rien tant que vous ne lui donnez pas la main, et ne récupère aucune liste des appareils branchés, ni aucune info de fingerprinting exploitable au-delà du port que vous sélectionnez vous-même.

J'étais le premier à pester contre Mozilla pour cette absence de support. Parfois je les trouve trop prudent, au delà du raisonnable, ce qui les mets en décalage avec ce que proposent les autres et ce qui fait leur fait perdre bêtement des parts de marché.

Mais c'est vrai aussi que la prudence sur ce genre d'API qui touche directement au hardware, c'est ce qu'on attend tous d'un navigateur qui mise tout sur le respect de la vie privée de ses utilisateurs. D'ailleurs, pour les parano ou les admins système (oui c'est pareil ^^), sachez qu'en environnement Firefox Enterprise, Web Serial est désactivé par défaut.

Au-delà du flashage de cartes, les usages réels sont déjà très nombreux. Un ingénieur de Mozilla, Florian Quèze, s'en sert par exemple pour lire la consommation d'un compteur USB d'énergie standard (du genre AVHzY C3 ou Joy-IT TC66C) et balancer les données directement dans le Firefox Profiler. Les imprimantes 3D, les briques LEGO programmables, les Raspberry Pi Pico, tout ce petit monde cause série et devient ainsi pilotable depuis une page web.

D'ailleurs je vous parlais récemment de CANviz, qui analyse le bus CAN de votre bagnole directement dans le navigateur, hé bien c'est typiquement le genre de truc que Web Serial rend possible sans app native.

Après la spec Web Serial traîne toujours au Web Incubator Community Group, donc rien n'est gravé dans le marbre mais cela dit, Mozilla pousse pour une vraie standardisation via le WHATWG, ce qui n'était pas gagné vu d'où on est parti.

Voilà, allez, je vous laisse, j'ai un dafalgan qui m'attend ^^

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  • Un PC gaming dans une machine à écrire
    Tout le monde veut construire le PC le plus rapide, le plus cher, le plus RGB possibeuuule sauf que Prototype, un YouTuber bien allumé, a décidé quand à lui de prendre le problème à l'envers... en intégrant un PC gaming complet dans une Smith-Corona 210 des années 70. Oui, une bonne vieille machine à écrire électrique de 8 kg. Vous prenez cette vieille Smith-Corona électrique, vous virez tout ce qui sert à rien, vous gardez le chariot, les marteaux et la clochette (oui, la clochette là), et vous

Un PC gaming dans une machine à écrire

Par : Korben
9 février 2026 à 13:50

Tout le monde veut construire le PC le plus rapide, le plus cher, le plus RGB possibeuuule sauf que Prototype, un YouTuber bien allumé, a décidé quand à lui de prendre le problème à l'envers... en intégrant un PC gaming complet dans une Smith-Corona 210 des années 70. Oui, une bonne vieille machine à écrire électrique de 8 kg.

Vous prenez cette vieille Smith-Corona électrique, vous virez tout ce qui sert à rien, vous gardez le chariot, les marteaux et la clochette (oui, la clochette là), et vous fourrez une carte mère mini-ITX, une alim SFX et une carte graphique low-profile à l'intérieur. Et hop, vous avez un PC qui tape littéralement vos emails !

Sauf que c'est pas exactement comme monter un PC dans un boitier Corsair. Le mec a d'abord dû tout démonter, en fait y'a facilement 200 pièces mécaniques là-dedans, des leviers, des ressorts, des marteaux... et il fallait rien péter. Le problème c'est que l'espace disponible une fois le ménage fait... c'est RIEN DU TOUT. Juste quelques centimètres de marge entre le châssis et les mécanismes, pas plus.

Et pour le clavier, c'est là que ça devient tordu car pas question de brancher un clavier USB lambda... non non, les vraies touches de la machine à écrire doivent fonctionner comme un vrai clavier HID. Du coup, il a fallu concevoir un PCB custom en partant de zéro. Quel courage !!

En gros, chaque touche est câblée avec un switch mécanique Cherry et une diode 1N4148 dans une matrice 8×7, le tout piloté par un Arduino Pro Micro qui traduit les coordonnées ligne/colonne en caractères via QMK. Le design du circuit, il l'a envoyé se faire fabriquer chez JLCPCB à Guangdong en Chine et tout devait passer au millimètre près.

Pour le boîtier, il a d'abord tenté la photogrammétrie. En gros, vous photographiez l'objet sous tous les angles, un logiciel crache un modèle 3D en .STL, et ensuite vous retouchez ça dans SolidWorks pour imprimer une version modifiée en 3D . Sauf que le scan a complètement foiré (en fait la photogrammétrie sur du plastique brillant, ça marche moyen... sauf si vous matifiez la surface avant), du coup il a retracé le mesh à la main dans son logiciel de CAO. C'était des heures de modélisation en plus.

Côté assemblage du PCB, 52 touches à souder une par une avec leurs diodes, soit plusieurs heures de soudure au fer à 350°C, penché sur le plan de travail. Et là, surprise : celui qui a designé le circuit (c'est lui ^^) avait oublié 4 trous pour les pins de l'Arduino. Bon... La solution ? Percer à la Dremel !! La méthode la rache, ça marche toujours !

Ensuite, il a branché le firmware... et a dû recoder la matrice clavier à la main (bienvenue dans le monde réel).

Le premier test du clavier custom, 52 touches soudées à la main

Mais son vrai coup de génie, c'est le servo. En effet, il a intégré un deuxième Arduino qui lit les frappes clavier via le port série et fait bouger un servomoteur SG90 attaché aux marteaux. Du coup, quand vous tapez sur une touche, non seulement ça écrit sur l'écran, mais ça bouge AUSSI le chariot de la machine à écrire. Sans oublier la petite clochette qui sonne en fin de ligne, comme en 1975.

Et ça marche !! C'est fou ! Les machines à écrire USB , on connaissait déjà le concept. Mais là c'est un cran au-dessus puisque le PC complet tient à l'intérieur, avec un écran monté sur le chariot. Le mec le dit lui-même dans sa vidéo... c'est probablement le truc le plus débile qu'il ait jamais fait.

Bref, vivement la partie 2 pour voir le résultat final. En attendant, si l'envie vous prend de transformer du vieux matos en truc improbable , vous savez que c'est faisable...

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  • La disquette, la meilleure des télécommandes TV pour les enfants
    Est-ce que vous vous souvenez du bruit d'un lecteur de disquette ? Ce "clac-clac" mécanique qui signifiait qu'on allait enfin lancer Monkey Island ou Doom ? Et bien, si vous avez encore un carton de disquettes 3,5 pouces qui traîne au fond du grenier, vous allez pouvoir enfin en faire quelque chose de nouveau en vous inspirant de ce bidouilleur de génie, Mads Chr. Olesen, qui vient de transformer ces reliques en télécommande TV physique pour les enfants. Partant du constat que les télécommandes

La disquette, la meilleure des télécommandes TV pour les enfants

Par : Korben
13 janvier 2026 à 13:56

Est-ce que vous vous souvenez du bruit d'un lecteur de disquette ? Ce "clac-clac" mécanique qui signifiait qu'on allait enfin lancer Monkey Island ou Doom ?

Et bien, si vous avez encore un carton de disquettes 3,5 pouces qui traîne au fond du grenier, vous allez pouvoir enfin en faire quelque chose de nouveau en vous inspirant de ce bidouilleur de génie, Mads Chr. Olesen, qui vient de transformer ces reliques en télécommande TV physique pour les enfants.

Partant du constat que les télécommandes modernes sont devenues des usines à gaz et que les applis de streaming sont conçues pour nous faire scroller à l'infini, il a voulu créer un truc tangible où une disquette = un déclencheur pour une vidéo (ou une playlist). L'enfant choisit sa disquette, l'insère, et hop, le film se lance sur la TV via un Chromecast. Pas besoin de stocker le film sur les 1,44 Mo de la galette (ce qui serait un exploit en soi), la disquette contient juste une commande de lecture. C'est magique !

Côté technique, c'est du hacking de hardware comme je les aime... Le boîtier cache un duo de choc composé d'un ATmega (type Arduino) pour piloter le lecteur de disquettes et d'un ESP8266 pour causer en WiFi avec le Chromecast. Alors pourquoi deux puces ? Hé bien parce que la lecture des données brutes d'une disquette demande un timing ultra précis que l'ESP8266 a du mal à gérer tout seul à cause de ses tâches WiFi.

Hé ce n'est que ce n'est pas du simple RFID collé sur une disquette puisque le système lit vraiment les données physiques ! Sur chaque disquette préparée, on trouve un petit fichier autoexec.sh (généralement placé sur les premiers secteurs du disque). Ainsi, quand on insère la galette, l'ATmega réveille l'ESP, lit la commande et l'envoie via la liaison série. L'ESP n'a alors plus qu'à piloter le Chromecast via le réseau local pour lancer la vidéo.

Pour alimenter tout ça, il utilise des batteries 18650 (attention les amis, si vous reproduisez ça, n'oubliez pas le circuit de protection BMS, ça ne rigole pas avec le Lithium) et tout ce petit monde repart en sommeil 30 secondes après l'action pour économiser l'énergie. Et après lecture, petit détail bien geek, la tête se déplace vers la piste 20. Ce n'est pas pour éviter de rayer le disque, mais plutôt pour s'assurer que la tête n'exerce pas de pression prolongée sur la zone de données critique (piste 0) en cas de choc.

Les doigts dans le nez !

Voilà, j'ai trouvé ça très cool, surtout avec ce côté bien retro, mais au delà de ça, c'est un super moyen de redonner du sens au contenu. Ça apprend aux gamins qu'un film, c'est un objet physique qu'on choisit, pas juste un flux infini. Voilà, si vous avez envie de ressortir le fer à souder, foncez voir les détails du projet.

Et bravo à Mads pour cette superbe bidouille !

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  • Comment fabriquer des circuits imprimés en argile
    On est en septembre, c’est la rentrée, donc c’est l’occasion pour nous tous, de nous inscrire à ces clubs d’activités qui vous permettent de nous occuper afin de ne pas sombrer dans la dépression. Je pense aux clubs de dessin, de foot, de théâtre, et pour les plus fifous d’entre vous, le club de poterie ! Parce que oui, faire des petits boudins en terre pour les empiler afin d’en faire des vases moches, c’est super rigolo ! En plus si vous savez les émailler, vous pouvez même les vendre une coui

Comment fabriquer des circuits imprimés en argile

Par : Korben
26 septembre 2025 à 11:38

On est en septembre, c’est la rentrée, donc c’est l’occasion pour nous tous, de nous inscrire à ces clubs d’activités qui vous permettent de nous occuper afin de ne pas sombrer dans la dépression. Je pense aux clubs de dessin, de foot, de théâtre, et pour les plus fifous d’entre vous, le club de poterie !

Parce que oui, faire des petits boudins en terre pour les empiler afin d’en faire des vases moches, c’est super rigolo ! En plus si vous savez les émailler, vous pouvez même les vendre une couille dans votre petite boutique artisanale ouverte uniquement de 14h à 16h uniquement les jeudis entre mars et juillet.

Mais vous savez ce qui serait encore plus cool ? Ce serait d’utiliser tout cette argile et ce four incroyable pour réaliser des circuits imprimés capables de faire tourner un Arduino… Hé ouais !

Patrícia J. Reis et Stefanie Wuschitz , deux hackeuses du collectif féministe viennois Mz* Baltazar’s Lab, ont en effet développé une technique pour fabriquer des PCB avec de l’argile ramassée en forêt et de la poudre d’argent recyclée à partir de déchets de bijouterie, tout ça cuit à 700°C au feu de bois.

Je me dis que peut-être que nos ancêtres faisaient déjà du hardware sans le savoir… bah oui, leurs tablettes d’argile étaient quand même les premiers supports de stockage de données de l’humanité. Et aujourd’hui, on boucle la boucle en revenant à ces techniques ancestrales pour créer l’électronique du futur post-apocalyptique qui nous attend…

Leur projet est en réalité parti d’un constat assez brutal, car dans nos smartphones et nos ordinateurs, on trouve beaucoup de minerais issus de conflits. Je pense par exemple au tantale qui vient essentiellement de la République Démocratique du Congo et du Rwanda , où 40 000 enfants travaillent illégalement dans les mines. Je pense aussi aux populations de gorilles des plaines orientales qui ont été décimées à cause de l’exploitation du coltan dans le parc national Kahuzi-Biega… etc., etc.

Alors face à ce désastre, les deux hackeuses ont décidé de tester cette alternative radicale. D’abord, elles sortent se balader dans leur forêt autrichienne avec une bouteille d’eau. Elles ramassent de la terre, y versent un peu d’eau, et si ça devient malléable entre les doigts, bingo, c’est de l’argile.

Ensuite, elles nettoient la terre avec une passoire de cuisine pour enlever les cailloux et les insectes, ajoutent 100ml d’eau par kilo de terre, et pétrissent comme pour faire du pain. Ensuite, pour les pistes conductrices, elles utilisent un genre de tampon imprimé en 3D qu’elles appliquent sur la tuile pour dessiner le circuit, ainsi que de la poudre d’argent récupérée dans des ateliers de bijouterie.

Elles peignent alors à la main les circuits sur l’argile avec un pinceau ultra-fin, comme des enluminures électroniques. C’est un processus lent, méditatif, aux antipodes de la production industrielle frénétique.

Et la forme hexagonale qu’elles ont choisie pour leurs PCB n’est pas anodine puisque c’est la forme optimale dans la nature : les alvéoles des abeilles, les cristaux de basalte, et même la structure du graphène. Elles voulaient en effet pouvoir assembler plusieurs circuits comme des tuiles, afin de créer des réseaux modulaires. Une super idée, mais qu’elles ont du abandonner à cause de la difficulté d’obtenir des bords parfaitement droits avec l’argile naturelle.

Le tutoriel qu’elles ont publié est une mine d’or, car elles y détaillent comment créer un tampon 3D pour imprimer le circuit dans l’argile (1,2mm de profondeur, en tenant compte du rétrécissement de 5% à la cuisson), comment programmer une puce ATmega328 récupérée sur un Arduino défectueux, et même comment souder les composants avec de la pâte à souder sans plomb qui respecte les standards du commerce équitable. Toutes les sources sont même sur Github.

La cuisson au feu de bois est surtout le moment magique. Elles creusent un trou dans leur jardin, construisent un lit de branches sèches pour poser les circuits, ajoutent une deuxième couche de branches fines par-dessus, et laissent le feu faire son œuvre pendant 20 minutes. Les circuits deviennent alors incandescents, puis elles les plongent directement dans l’eau froide. Si l’argile n’a pas de bulles d’air et a bien séché, il résiste au choc thermique.

Ensuite y’a plus qu’à souder les composants et le circuit final peut alors contrôler des capteurs capacitifs, des LEDs, des moteurs, exactement comme un Arduino classique. Elles ont même développé un code open source disponible sur GitHub pour gérer les entrées/sorties.

Alors, faire ses propres PCB avec de l’argile et des matériaux de récup, c’est peut-être utopique, mais face aux 50 millions de tonnes de déchets électroniques produits chaque année et aux ravages des minerais issus de conflit, c’est une jolie forme d’hacktivisme.

Voilà, donc la prochainement que vous aurez envie de vous mettre à la poterie, dites-vous que c’est peut-être plus que ça… Peut-être que vous êtes déjà en train de vous former à une technologie à la fois ancestrale et de pointe qui sera le futur de l’électronique.

Car après tout, entre une tablette d’argile sumérienne et un PCB en terre cuite, il n’y a que 4000 ans et quelques lignes de code Arduino…

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  • Disk Fight - Un jeu de la taupe avec des vraies disquettes qui sautent partout
    Vous savez ce qu’on fait avec des vieilles disquettes en 2025 ? Bah la plupart du temps, on les balance à la poubelle ou on les utilise comme dessous de verre. Mais Rob Smith, lui, il a eu une idée complètement barrée : il a transformé ses disquettes en jeu vidéo physique ! Et pas n’importe quel jeu puisqu’il s’agit d’un Jeu de la taupe (Whack-a-mole) où au lieu de taper sur des taupes, vous devez remettre des disquettes qui sautent littéralement de leur lecteur.

Disk Fight - Un jeu de la taupe avec des vraies disquettes qui sautent partout

Par : Korben
2 juillet 2025 à 11:54

Vous savez ce qu’on fait avec des vieilles disquettes en 2025 ? Bah la plupart du temps, on les balance à la poubelle ou on les utilise comme dessous de verre. Mais Rob Smith, lui, il a eu une idée complètement barrée : il a transformé ses disquettes en jeu vidéo physique ! Et pas n’importe quel jeu puisqu’il s’agit d’un Jeu de la taupe (Whack-a-mole) où au lieu de taper sur des taupes, vous devez remettre des disquettes qui sautent littéralement de leur lecteur.

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  • Deej – Le mixeur audio matériel open-source
    Vous êtes en train de jouer à votre jeu préféré, tout en discutant sur Discord avec vos potes et en écoutant votre playlist Spotify en fond, sauf que, comme d’habitude, dès que ça bastonne un peu trop dans le jeu, vous n’entendez plus vos copains qui essaient désespérément de vous avertir qu’un ennemi arrive par derrière ! Et quand vous baissez le son du jeu, c’est votre musique qui trinque… Bref, c’est toujours le bordel pour équilibrer tous les sons de vos applications ! Mais c’était san

Deej – Le mixeur audio matériel open-source

Par : Korben
17 juin 2024 à 09:00

Vous êtes en train de jouer à votre jeu préféré, tout en discutant sur Discord avec vos potes et en écoutant votre playlist Spotify en fond, sauf que, comme d’habitude, dès que ça bastonne un peu trop dans le jeu, vous n’entendez plus vos copains qui essaient désespérément de vous avertir qu’un ennemi arrive par derrière ! Et quand vous baissez le son du jeu, c’est votre musique qui trinque… Bref, c’est toujours le bordel pour équilibrer tous les sons de vos applications !

Mais c’était sans compter sur deej, un mixeur audio matériel open-source qui va vous permettre de contrôler le volume de chaque application indépendamment, encore mieux qu’un vrai DJ en boîte de nuit ! Et le meilleur dans tout ça, c’est que vous allez pouvoir le fabriquer vous-même ! DIY powaah !

Concrètement, deej c’est un boîtier que vous allez pouvoir bidouiller, avec de vrais curseurs physiques (bien old school !) qui vont contrôler le volume de vos applis, un fader pour Spotify, un autre pour votre jeu, un troisième pour Discord… Vous mixez tout ça en live comme un pro, et hop, fini les prises de tête !

Le système est hyper simple : vous avez une carte Arduino, quelques potentiomètres, des fils et un boîtier à fabriquer. Rien de sorcier, même pour un novice en électronique comme moi ! Et si vous avez une imprimante 3D, vous pourrez même télécharger des modèles tout faits sur Thingiverse. Sinon, un bon vieux bout de carton fera l’affaire aussi !

Côté software, c’est super bien pensé aussi. Vous avez un petit programme en Go qui tourne en tâche de fond sur votre PC et qui fait le lien entre votre mixeur et vos applications. Vous pouvez configurer ça facilement via un fichier YAML, pour assigner tel curseur à tel programme. Et si vous êtes un peu geek sur les bords, vous pourrez même bidouiller le code pour ajouter des fonctionnalités.

Fini les alt-tab frénétiques pour baisser le son au bon moment, vous passerez mixage en temps réel. Bref, un projet génial, qui mixe hardware, software, bidouille et open-source. Tout ce que j’aime !

A découvrir également ici pour le tuto.

Merci à Maitre Tofu pour le partage !

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