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Nomination de Clara Chappaz : La voie vers une nouvelle mission ?

En ligne avec l’intervention en Serbie d’Emmanuel Macron fin août, la nomination de Clara Chappaz en tant que Secrétaire d’Etat Chargée de l’Intelligence Artificielle et du Numérique, fait écho à l’ambition d’un « modèle mixte public-privé » pour le développement de l’IA, dans le contexte de l’action publique française. Coïncidence ? En aucun cas. Cohérence ? Sans aucun doute. Ayant déployé de multiples tactiques de structuration et de croissance sur l’échiquier des start-ups françaises, elle apparait aujourd’hui comme un symbole de diversité dans le monde de la tech et du numérique français.

Si « d’ici 2025, l’IA et le BD pourraient augmenter la productivité des entreprises françaises de 10% » (source : PWC), il est aisé d’imaginer que le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a encore fort à faire. Heureusement, l’appellation même de cette entité et la nomination récente de Clara Chappaz soulignent un positionnement de l’action publique en ligne avec la philosophie de nombreux acteurs liés à l’IA (Deepmind, Meta, OpenAI, Mistral AI ou Hugging Face). En d’autres termes, innover et relever les défis liés à l’IA (notamment sa fiabilité technologique) via la recherche scientifique.

Pour ce faire, adopter, utiliser et industrialiser l’IA demande un ancrage double : une perspective micro via les projets et métiers liés, mais aussi une perspective macro : globale et évolutive de l’IA. De même, le collaboratif, l’acculturation, la formation et les investissements sont primordiaux pour y parvenir. Compétences et enjeux qui ne sont pas sans rappeler ce que le quotidien de Clara Chappaz à la Mission à la French Tech demandait déjà. Alors que croissance, emplois, innovation, transition écologique et diversité constituaient le fer de lance de sa Mission à la French Tech, la nomination récente de Clara Chappaz apparait comme une voie de continuité voire d’accomplissement de ceux-ci. Mieux encore, les problématiques combinant souveraineté, éthique, réglementation et normalisation ne sont plus de lointains horizons. Ils sont maintenant intrinsèques à la nouvelle sphère publique et au Ministère qu’elle a intégrée.

Parallèlement, le souvenir de « l’objectif de 25 licornes fixés pour 2025 » (source : France Digitale, les Echos Start-Up) est bien loin aujourd’hui, puisqu’il a été largement dépassé. A ce titre, la conjoncture positive et dynamique d’innovation insufflée par la French Tech se poursuit hors de ses murs, au sein du Ministère. Dans ce contexte, une nouvelle mission pour les acteurs publics comme pour les acteurs privés est mise en lumière et ne peut être ignorée : la nécessité de contribuer au développement des start-ups françaises pour favoriser l’essor de l’écosystème tech français à l’échelle nationale et à l’international. Dans ce contexte, le salon Big Data & AI Paris favorise la convergence entre ces écosystèmes via un village start-ups au cœur du salon. Aussi, le salon devient la consécration d’un espace qui met en exergue des start-ups comme LightOn, Giskard ou Biolevate pour d’avantage montrer leur expertise auprès des entreprises, entités privées et publiques. A ce titre, échange, business et partenariats sur le long terme sont facilités et constituent une première voie pour la mission édictée par Clara Chappaz.

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Clara Chappaz nommée à la tête du nouveau Secrétariat d’État chargé de l’Intelligence artificielle et du Numérique

Samedi dernier, Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée, a annoncé la nomination de Clara Chappaz au Secrétariat d’État chargé de l’Intelligence artificielle et du Numérique dans le gouvernement de Michel Barnier. Cette décision marque une première : l’intégration officielle de l’IA dans un portefeuille ministériel. Elle a été largement saluée par l’écosystème des start-ups françaises, d’autant plus que, Clara Chappaz, forte de son expérience à la tête de la Mission French Tech, a déjà prouvé son engagement auprès d’elles.

Clara Chappaz succède donc à Marina Ferrari, secrétaire d’État chargée du Numérique depuis le 9 février 2024. Par contre, elle ne sera pas placée sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances, mais sous celle du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dirigé par Patrick Hetzel, depuis ce 21 septembre. Un choix stratégique qui souligne l’importance de la recherche dans le développement de l’IA et des technologies numériques.

La nouvelle secrétaire d’État sera confrontée à des enjeux de taille, notamment les difficultés de financement auxquelles sont confrontées de nombreuses start-ups françaises. Le développement de l’IA et la nécessité de soutenir cette transition technologique par des investissements adaptés seront au cœur de son mandat.

Diplômée de l’ESSEC et de la Harvard Business School, Clara Chappaz, aujourd’hui âgée de 35 ans, est au fait des problématiques de l’entrepreneuriat. En 2017, lors de sa seconde année de Master en administration des affaires (MBA) à Harvard, elle a cofondé Lullaby, une start-up dédiée aux vêtements de seconde main pour enfants.

Elle a ensuite occupé des postes de direction chez Lyst, une entreprise londonienne de mode en ligne, puis chez Vestiaire Collective, licorne basée à Paris, spécialisée dans l’achat et dans la vente de vêtements et accessoires de mode de luxe d’occasion.

Elle a quitté ce dernier poste en octobre 2021 pour succéder le 1er novembre suivant à Kat Borlongan à la direction de la Mission French Tech, contrat de 3 ans qu’elle a décidé de ne pas renouveler. À cette fonction, selon ses dires, “l’aventure la plus excitante de ma vie professionnelle”, elle a fortement contribué au développement de l’écosystème des start-ups françaises, que ce soit via des programmes sectoriels ou le programme d’accélération French Tech 2030.

Lutter contre la sous-représentation de femmes dans l’écosystème de la Tech a été l’une de ses priorités. En mai 2022, la Mission French Tech lançait le Pacte Parité, auquel ont adhéré aujourd’hui plus de 700 start-ups, s’engageant à ce que 20% des membres de leur conseil d’administration soient des femmes d’ici 2025 et 40% d’ici 2028, et à former leurs dirigeants sur les enjeux de la diversité et la lutte contre les discriminations et le harcèlement.

C’est également sous sa direction que l’initiative French Tech Finance Partners a été lancée en janvier 2023 pour renforcer les investissements dans les startups françaises en réunissant des acteurs clés de l’investissement.

Aujourd’hui, elle se déclare prête pour cette nouvelle aventure, postant sur LinkedIn :

“Après 3 années à diriger La French Tech au sein du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, je suis ravie de poursuivre mon engagement au service de l’action publique sur ces sujets majeurs que sont le numérique et l’intelligence artificielle”.

Claire Chappaz nommée à la tête du nouveau Secrétariat d'État chargé de l'Intelligence artificielle et du Numérique
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