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Aluminium OS - Le nouvel essai de Google pour mettre Android sur votre PC

Vous vous souvenez de Remix OS, de Phoenix OS et de tous ces projets qui promettaient ENFIN de faire tourner Android sur votre PC comme un vrai OS desktop ? Ouais, moi aussi je m’en souviens… Et ce dont je me souviens surtout, c’est de comment ça s’est terminé… Des abandons, des problèmes de mise à jour, du licensing foireux avec Google. Bref, un vrai carnage…

Hé bien cette fois c’est Google lui-même qui se lance dans l’aventure avec un projet baptisé Aluminium OS. Et attention, ce n’est pas juste une rumeur de plus puisque Rick Osterloh, le grand patron de la division Devices de chez Google, a officiellement annoncé le projet en septembre dernier au Snapdragon Summit de Qualcomm. Comme les deux boîtes bossent ensemble sur cette nouvelle plateforme, on devrait logiquement voir débarquer des machines sous puces Snapdragon.

Côté naming, Google reste fidèle à sa convention maison avec un nom de métal en “-ium”, vous savez, comme Chromium pour Chrome… Sauf qu’ils ont choisi la version britannique “Aluminium” plutôt que “Aluminum” nord-américaine. Ça sera aussi plus simple à retenir pour nous les français.

Aluminium c’est donc la fusion tant attendue entre ChromeOS et Android afin d’avoir un seul OS unifié pour les laptops, les tablettes détachables et même les mini-PC style Chromebox. L’objectif affiché c’est de mieux concurrencer l’iPad sur le marché des tablettes, mais aussi taper sur la tête de Windows et macOS côté PC. Et contrairement à ce qu’on pourrait craindre, Google ne compte pas limiter ça aux machines d’entrée de gamme pourries puisqu’ils prévoient trois segments : AL Entry (le pas cher), AL Mass Premium (le milieu de gamme) et AL Premium pour jouer dans la cour des grands.

Le truc qui change vraiment par rapport aux Phoenix OS et autres projets communautaires, c’est surtout que Google veut intégrer son IA Gemini au cœur du système. Bon ok, tout le monde fait ça maintenant, mais au moins ça prouve que c’est un projet sérieux avec de vraies ressources derrière.

Maintenant, si vous êtes actuellement utilisateurs de Chromebook (force à vous ! ^^), pas de panique puisque les machines existantes continueront à recevoir leurs mises à jour jusqu’à leur fin de vie. Les plus récentes pourraient même avoir droit à une petite migration vers Aluminium OS si elles sont compatibles. D’ailleurs, si on en croit les rapports de bugs internes, Google teste actuellement ce système sur des cartes de dev équipées de puces MediaTek Kompanio 520 et Intel Alder Lake 12e gen, donc si votre Chromebook tourne avec l’un de ces chipsets, vous avez peut-être une chance…

En interne, les ingénieurs parlent même déjà de “ChromeOS Classic” pour désigner l’ancien système, ce qui laisse penser que Google pourrait simplement renommer Aluminium en ChromeOS une fois leur truc mature.

Bref, le lancement de ce nouvel OS Made in Google est prévu pour 2026 et sera probablement basé sur Android 17. À voir maintenant si ça décollera plus que ChromeOS…

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Comment se débarrasser de Liquid Glass sous macOS 26 Tahoe ?

Apple a sorti il y a quelques jours macOS 26 Tahoe avec sa nouvelle interface “Liquid Glass” qui est censée “révolutionner votre expérience utilisateur”. Mais bon ça plait pas à grande monde… Y’a soit les gars comme moi à qui ça en touche une sans faire bouger l’autre. J’ai même pas trop vu la différence à vrai dire. Puis y’a les gens qui veulent la désactiver le plus vite possible.

Le problème c’est que quand Apple lance un truc “révolutionnaire” que tout le monde cherche à virer, c’est jamais simple !

Pour ceux qui en sont encore à se demander s’il faut passer sous Windows 11, sachez que Liquid Glass, c’est cette nouvelle couche visuelle qu’Apple a plaquée sur macOS 26. C’est de mon point de vue, une bonne grosse idée marketing pour nous vendre de la transparence, de la luminosité, des effets de flou artistique partout. Ça fait joli dans les keynotes avec les animations fluides et des transitions qui brillent sauf qu’en vrai, sur le Mac, ça donne surtout des menus où on voit que dalle et des fenêtres où le texte est en partie illisible.

Voilà donc le premier vrai gros problème de Liquid Glass, c’est la lisibilité. Les menus sont tellement transparents que vous ne voyez plus ce qui est écrit dedans et le Centre de contrôle c’est une abomination, avec des couches de blanc sur du blanc et juste une petite ombre portée ridicule pour différencier les éléments.

Et le pire, c’est que c’est pas un design pensé pour Mac. C’est un design iOS qu’Apple a voulu coller de force sur macOS. Les boutons arrondis façon Liquid Glass qui sont super réactifs sur un écran tactile, bah sur Mac avec une souris, c’est juste des boutons tout naze et vu que les barres d’outils c’est partout dans macOS, on se tape ça en permanence !

Certains utilisateurs bien OuinOuin relous se plaignent même de fatigue oculaire. Le contraste bas, la transparence excessive et l’encombrement visuel font que tout se mélange dans leur petit cerveau tout mou et au final on passe plus de temps à plisser les yeux pour lire un menu qu’à bosser. Et c’est pas Apple qui va rembourser les séances chez l’orthoptiste !

Heureusement, y’a des solutions pour virer toute cette merde. La première c’est la méthode officielle via les réglages d’accessibilité. Vous ouvrez Réglages Système, vous allez dans Accessibilité puis Affichage, et vous cochez “Réduire la transparence”. Ça désactive pas complètement Liquid Glass mais ça réduit l’intensité de l’effet. C’est mieux que rien.

Mais si vous voulez vraiment tuer Liquid Glass dans l’œuf, y’a une commande qui fait le taf très bien. Vous ouvrez un Terminal et vous tapez :

defaults write -g com.apple.SwiftUI.DisableSolarium -bool YES

Vous redémarrez ensuite votre Mac et hop, Liquid Glass sera un lointain souvenir. Ce qui est marrant, c’est que cette commande suggère que Liquid Glass n’est qu’un simple skin plaquée par-dessus l’interface classique de macOS… donc au final toute cette révolution visuelle incroyable c’est juste un bon gros vernis qui va même surement jaunir avec le temps.

Et pour ceux qui veulent aller encore plus loin, y’a SolidGlass , un petit utilitaire gratuit et open-source qui vous permet de désactiver Liquid Glass soit pour tout le système, soit app par app. Vous le téléchargez, vous lui donnez les permissions d’accessibilité (oui, ça demande pas mal d’accès mais c’est open-source donc vous pouvez vérifier le code), et il vous liste toutes vos apps installées avec des cases à cocher.

Vous cochez une app, vous la relancez, et bim, plus de Liquid Glass sur cette app. C’est parfait si vous voulez garder l’effet sur certaines apps et le virer sur d’autres par contre attention, certaines apps système sont obligées de garder leur effet Liquid Glass. C’est donc parfois impossible à virer mais c’est comme ça. (Merci Apple ^^)

Puis si ça vous plait pas, c’est peut-être le moment de retourner sous Windows ou d’aller découvrir les plaines sauvages de Linux !

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Windows 11 ne peut plus se parler à lui-même car Microsoft a cassé localhost

Vous connaissez ce mème que tous les barbus sans originalité ont sur un t-shirt ou une tasse et qui dit : “There’s no place like 127.0.0.1” ? (Oui moi aussi j’ai eu un t-shirt comme ça ^^)

Ce jeu de mots culte fait référence au Magicien d’Oz et surtout au localhost, qui est l’adresse locale où votre machine se connecte à elle-même. Eh bien mauvaise nouvelle, Microsoft vient de la rendre littéralement inopérante avec leurs dernières mises à jour de merde. Ainsi, Windows 11 ne peut plus accéder à sa propre adresse localhost. C’est fou quand même ! On dirait presque une blague mais non…

Les patchs KB5066835 et KB5065789 sortis en joli mois d’octobre ont pété totalement HTTP.sys, un composant du kernel Windows qui permet aux applications de discuter en local via HTTP/2. Du coup, les connexions vers 127.0.0.1 en HTTP/2 plantent systématiquement avec des messages d’erreur du genre ERR_CONNECTION_RESET ou ERR_HTTP2_PROTOCOL_ERROR.

Votre machine ne se reconnaît plus. Elle est là, elle fonctionne, mais elle ne peut plus se pinguer elle-même. Et évidemment, ceux qui trinquent ce sont surtout les développeurs. Visual Studio ne peut plus déboguer correctement, SQL Server Management Studio refuse de se connecter avec l’authentification Entra ID, l’application Duo Desktop, utilisée pour le 2FA, est complètement KO. Même des softs pros comme Autodesk Vault sont touchés.

Bref, si vous bossez avec du dev local ou des outils qui tournent en localhost, vous êtes dans la mierda.

Microsoft a corrigé dans ce patch un nombre record de 175 vulnérabilités CVE, dont 6 zero-days critiques et ils ont aussi fait le ménage en supprimant un vieux driver Agere Modem vieux de 20 ans qui traînait encore. Ils ont nettoyé, sécurisé, et optimisé Windows un peu plus mais visiblement sans faire quelques vérifications de base. Je trouve ça vraiment surprenant qu’aucun dev chez Microsoft ne s’en soit rendu compte avant que ça parte en prod.

Bon et alors, comment on s’en sort de leur nouvelle connerie ? Hé bien il y a 2 solutions, pas très classes mais qui fonctionnent.

La première, c’est de bidouiller le registre Windows pour désactiver HTTP/2. Vous allez dans

HKEY_LOCAL_MACHINE\System\CurrentControlSet\Services\HTTP\Parameters

Et vous mettez EnableHttp2Tls et EnableHttp2Cleartext à 0.

Redémarrage obligatoire (C’est Windows, bébé) et voilà !

La deuxième solution, plus radicale, consiste à désinstaller les mises à jour. Un petit coup de

wusa /uninstall /kb:5066835

ou

wusa /uninstall /kb:5065789

dans votre terminal et hop, vous retrouvez votre localhost fonctionnel, sauf que voilà, au bout d’un moment, Windows Update va gentiment vous les réinstaller automatiquement au prochain redémarrage si vous ne faites pas gaffe. C’est un peu comme votre ex toxique qui revient sans cesse dans votre vie…

Le truc encore plus wtf dans cette histoire, c’est que ce bug n’existe pas sur les installations toutes fraîches de Windows 11 24H2. Donc si vous installez Windows 11 proprement depuis zéro, localhost fonctionnera nickel. C’est seulement si vous avez mis à jour votre machine que vous êtes maudit du cul. Microsoft suggère donc “implicitement” que la meilleure solution serait… de tout réinstaller ! Bah ouais, on a que ça à foutre ! Merci du conseil, les gars.

Bref, encore une fois, on a l’impression que les équipes QA de Redmond ont pris des vacances prolongées. Bref, encore un fail monumental ! Bilou reviens, tu nous manques ! ^^

Voilà, donc si vous êtes développeur et que Visual Studio vous fait la gueule depuis début octobre comme un ado qui viendrait de se lever, vous savez maintenant pourquoi. Ce n’est pas votre code qui est pourri (enfin, peut-être qu’il l’est, mais c’est un autre sujet…), c’est juste Windows 11 qui a la gueule de bois !

Home sweet home ? Plutôt “home where is my home ?”, ouais.

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macOS Tahoe - FileVault enfin déverrouillable à distance

Bon, on va pouvoir l’avouer maintenant, tous ceux qui se la racontent parce qu’ils peuvent prendre le contrôle à distance de leur joli Mac, ont la même galère depuis que FileVault existe… En effet, après une coupure de courant ou une mise à jour du système, votre super serveur Mac redevient une boite à chaussure jusqu’à ce que quelqu’un déplace son gros cul d’admin sys pour taper le mot de passe sur un clavier tout ça.

Et là, on a Jeff Geerling qui nous annonce l’air de rien qu’Apple vient enfin de “légaliser” la bidouille qu’on utilisait tous en douce à savoir déverrouiller FileVault à distance via SSH dans macOS Tahoe.

Ce qui était donc avant une astuce d’admin système un peu à la one again (script d’autologin / désactiver le chiffrement…etc) devient maintenant une fonctionnalité officielle. Sous macOS 26 Tahoe, si vous activez la “Session à distance” dans les réglages de partage, vous pouvez maintenant vous connecter en SSH avant même que l’utilisateur se soit authentifié. Un admin tape son mot de passe à distance et hop, le Mac démarre complètement. La documentation officielle explique même que le SSH se déconnecte brièvement pendant le montage du volume, puis revient. C’est la classe !

Par contre, petit détail qui tue, c’est censé fonctionner en WiFi mais Jeff Geerling qui a testé l’astuce n’a réussi à se connecter qu’en Ethernet. Il pense qu’en Wifi, ça ne passe pas parce que les clés réseau sont dans le Keychain, qui est lui-même chiffré sur le volume verrouillé. C’est le serpent qui se mord la queue (oui, vous le savez d’expérience, ça fait mal de se mordre la queue)… Du coup, tous ceux qui ont des Mac mini planqués derrière leur télé en mode serveur Plex, vont devoir tirer un petit câble RJ mais bon, vrai bonhomme fait vrai réseau en Ethernet, le Wifi c’est pour les faibles, ouga-ouga !

Cette nouvelle fonction arrive pile poil au moment où Apple change aussi la façon dont FileVault stocke les Recovery Keys. Selon TidBITS , fini le stockage basique dans iCloud, maintenant c’est dans l’iCloud Keychain avec chiffrement de bout en bout.

Quoiqu’il en soit, cette fonction très pratique pour les admins autorise quand même potentiellement de nouvelles attaques pre-auth sur les Mac, car avant, un Mac avec FileVault activé était une forteresse imprenable au démarrage. Mais maintenant, si vous avez activé le SSH distant, il y a une nouvelle surface d’attaque avec laquelle s’amuser. Alors oui, faut toujours le mot de passe admin mais bon, c’est moins sympa qu’une vraie sécurité physique…

En tout cas, tous les vieux de la vieille qui gèrent des fermes de Mac mini pour du CI/CD ou du rendu sont aux anges ! Plus besoin de supplier le stagiaire d’aller dans la salle serveur après chaque reboot, par contre, les puristes de la sécurité font un peu la grimace car cette connexion SSH, c’est du password-only pour l’instant. Apple a encore fait les choses à moitié, comme d’hab.

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macOS Tahoe rame ? J'ai peut-être la solution

Les amis, je ne sais pas si vous êtes sous Mac, mais si c’est le cas, vous avez peut-être succombé à la mise à jour vers macOS Tahoe.

En tout cas, moi, j’ai fait la migration, et franchement, j’ai vu aucune différence, à part quelques petits aspects graphiques par-ci par-là. En tout cas, ça m’a pas hypé de fou, ni traumatisé non plus.

Par contre, ce qui m’a VRAIMENT traumatisé, ce sont les performances de mon Mac Studio M4 Max qui est quand même assez puissant et qui se retrouve à tourner comme un escargot asthmatique fumeur de joints. Cela se produit notamment lorsque je lance mes lives sur Twitch et c’est assez handicapant pour ne pas dire inutilisable… Le scroll est lent, les applications rament, mes streams lagguent, c’est l’enferrrrr et ça me met de mauvaise humeur !

Et après avoir été faire un tour sur Reddit, ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a beaucoup de gens dans mon cas qui gueulent contre cette nouvelle version de Mac OS parce qu’elle est buggée, parce qu’elle rame, parce que ce n’est pas ouf. Donc déjà, je voudrais dire un gros “bouuuuh” à Apple.

Moi, ce qui me posait vraiment problème sur mon macOS, c’est le processus WindowServer qui tournait à FOND les ballons. Alors, effectivement, j’aurais pu croire que c’était un malware qui minait des bitcoins en douce, mais, bon, je fais un petit peu attention, quand même…

Non, non, non, c’est du ralentissement natif by design made in Cupertino.

Après moult péripéties, j’ai donc trouvé comment régler ce problème (jusqu’au problème suivant…). Je vous livre donc cette petite astuce si vous aussi vous avez WindowServer qui part dans les choux après la mise à jour vers Mac OS Tahoe.

Allez dans les réglages au niveau de la section énergie et vérifiez que vous n’avez pas activé le mode économie d’énergie. Moi, en tout cas, c’est ce mode-là qui m’a mis dedans. J’ai l’impression que ça bride l’ordinateur et le système d’exploitation, bref que c’est mal géré et ça fait tout ramer.

Du coup, en désactivant ce truc, mon ordinateur est redevenu à nouveau utilisable. Woohoo !

Donc j’attends la prochaine mise à jour Apple, mais, bon, voilà, en attendant, essayez au moins ça, vous verrez si ça marche.

Et, après, pour tous les autres problèmes liés à Spotlight, à l’indexation des photos, ce genre de trucs, faut parfois redémarrer, tuer les processus, désactiver, par exemple, dans iCloud la synchronisation des contacts (process contactd) sur des comptes Gmail ou Exchange

Ou virer des choses dans la config de Spotlight, ce genre de truc, en attendant un fix…

Voilà, bon courage à tous les galériens fans de la pomme et à très bientôt !

SkiftOS - Recoder la roue c'est chouette aussi

Créer un système d’exploitation complet from scratch pour s’amuser, c’est le genre de projet un peu foufou qu’on ne voit plus tellement aujourd’hui. Pourtant SkiftOS existe !

SkiftOS c’est un OS écrit entièrement depuis zéro, et pas un n-ième fork de Linux ou d’une distribution BSD. Non, c’est un vrai OS avec son propre kernel, son interface graphique et même les bases d’un moteur de navigateur web.

J’ai découvert ce projet en me baladant sur les Top GitHub et ça m’a rappelé cette époque d’avant ma naissance où créer son OS était un genre de rite de passage pour tous les développeurs passionnés. Sauf qu’ici, on n’est plus dans les années 70 et le projet utilise du C++20 moderne avec une architecture microkernel très propre.

Et malgré son statut de projet “hobby”, il fonctionne réellement. Il tourne pour le moment sur du hardware x86_64 et l’équipe travaille sur le support RISC-V.

L’architecture modulaire du projet est d’ailleurs particulièrement bien pensée. Chaque module a son petit nom, c’est rigolo. Hjert gère le microkernel avec les fonctions essentielles telles que la gestion mémoire, l’ordonnancement et l’IPC (Inter-Process Communication). Karm fournit la bibliothèque C++ de base sans dépendre de la STL (Standard Template Library) . KarmUI propose un framework d’interface réactive. Hideo s’occupe du bureau et de l’environnement graphique. Et Vaev ambitionne de devenir un moteur de navigateur web complet.

Pour compiler tout ça, l’équipe a également développé CuteKit, leur propre système de build qui gère les dépendances et la cross-compilation. Bah oui, quand on réinvente un OS, autant réinventer aussi tous les outils pour le construire.

Cette approche “tout fait maison” rend en tout cas le projet fascinant d’un point de vue pédagogique. Car oui le code source est disponible sur GitHub donc si vous voulez comprendre comment fonctionne un OS moderne sans vous perdre dans les millions de lignes de code de Linux ou de Windows (pour les vieilles versions qui ont leakée), c’est une excellente opportunité pour apprendre. Pas besoin donc d’être Microsoft ou Apple pour développer un système d’exploitation fonctionnel.

Faut “juste” de la motivation, du temps, des compétences en C++ moderne, et surtout l’envie de construire quelque chose de différent.

Vous l’aurez compris, SkiftOS ne remplacera probablement jamais votre OS principal, c’est clair mais pour les développeurs curieux qui veulent comprendre les entrailles d’un système d’exploitation, ou pour ceux qui cherchent un projet open source technique sympa où contribuer, c’est une sacrée mine d’or.

Et qui sait, peut-être que dans quelques années on parlera de SkiftOS comme on parle aujourd’hui des débuts de Linux…

Nano11 - Windows 11 passe sous la barre des 3 Go

2,8 Go. C’est tout ce qu’il faut à Nano11 pour faire tourner Windows 11. Et cette prouesse, on la doit à NTDEV, le développeur derrière le projet Tiny11 que vous connaissez peut-être déjà. Ce dernier vient encore de repousser les limites du dégraissage de Windows à un niveau que même Microsoft n’aurait jamais imaginé.

Pour mettre les choses en perspective, faut savoir qu’une installation standard de Windows 11 pèse facilement entre 20 et 30 Go selon les versions. Avec Nano11, on parle d’un ISO de seulement 2,2 Go et d’une empreinte disque de 2,8 Go une fois installé. C’est donc 3,5 fois plus petit que Tiny11, qui était déjà considéré comme ultra-léger.

Alors comment NTDEV a-t-il réussi cet exploit ? Et bien en virant absolument tout ce qui n’est pas indispensable au démarrage du système. Et quand je dis tout, c’est vraiment TOUT. Windows Update ? Dégagé. Microsoft Defender ? Aux oubliettes. Teams, Copilot, le nouveau Outlook qui est une catastrophe ambulante ? Disparus. Même les applications les plus basiques comme Météo ou Actualités ont sauté.

Le développeur ne cache pas que Nano11 est un “script expérimental extrême” conçu pour créer un environnement de test rapide et minimaliste. Sur son blog officiel , il indique utiliser maintenant la compression LZX au lieu de XPRESS, ce qui réduit encore plus la taille finale mais demande beaucoup de RAM pendant le processus de création.

Ce qui reste après le passage de Nano11, c’est donc vraiment le strict minimum à savoir le noyau Windows, l’interface graphique de base, et c’est à peu près tout. Pas de Windows Store, pas de possibilité d’ajouter des langues ou des pilotes après coup, pas de mises à jour de sécurité. C’est une installation figée dans le temps, impossible à maintenir ou à faire évoluer.

NTDEV lui-même prévient que Nano11 n’est absolument pas destiné à un usage quotidien. C’est plutôt pensé pour les développeurs qui ont besoin d’un environnement Windows ultra-léger pour tester rapidement une application, ou pour faire tourner des machines virtuelles sans bouffer toute la RAM disponible. L’installation se fait rapidement, et c’est donc parfait pour des tests.

Ce qui est chouette avec ce projet, c’est qu’il démontre à quel point Windows 11 est bourré de composants optionnels. Microsoft recommande officiellement 64 Go de stockage minimum, mais en réalité, le système peut tourner avec moins de 3 Go si on enlève tout le superflu.

Pour ceux qui veulent tester, le script Nano11 est disponible sur GitHub et il fonctionne avec n’importe quelle édition de Windows 11 (Pro, Home, LTSC). Le script prend en charge toutes les architectures et peut créer une image dans n’importe quelle langue, mais attention, une fois installé, impossible d’en ajouter d’autres. La dernière version de septembre 2025 est compatible avec Windows 11 24H2 et même les builds Canary les plus récentes.

Alors c’est sûr que Nano11 ne remplacera jamais votre Windows principal. C’est un proof of concept technique plus qu’autre chose mais si vous avez un vieux PC qui traîne ou si vous voulez créer une VM Windows ultra-légère pour un test rapide, ça peut valoir le coup d’œil.

Maintenant pour les utilisateurs qui cherchent un compromis entre légèreté et fonctionnalité, le script tiny11maker.ps1 reste une meilleure option car il dégraisse Windows tout en gardant la possibilité d’installer des mises à jour et d’ajouter des fonctionnalités par la suite.

Amusez-vous bien avec ce truc !

DropNotch transforme l'encoche de votre MacBook en zone de partage ultra pratique

Depuis que le notch a fait son apparition sur les MacBook, vous avez probablement déjà tous râlé contre cette petite encoche qui grignote votre barre de menu. Mais voilà qu’un développeur pas con a eu une bonne idée : transformer ce bout d’écran perdu en quelque chose de vraiment pratique. Et une fois qu’on y goûte, on ne peut plus s’en passer.

DropNotch est donc une application gratuite qui métamorphose votre notch en zone de dépôt instantané pour vos fichiers. Glissez un document, une image ou n’importe quel fichier vers l’encoche, et une petite interface apparaît avec vos options de partage : AirDrop, Mail, Messages.

Le concept est tellement simple qu’on se demande pourquoi Apple n’y a pas pensé. Au lieu d’ouvrir le Finder, faire un clic droit, chercher l’option partager, vous balancez directement votre fichier sur le notch. Deux secondes chrono pour envoyer un PDF à un collègue.

L’application fonctionne sur tous les Mac avec macOS Monterey ou plus récent. Pour les MacBook avec notch, c’est l’expérience optimale. Et pour les Mac sans notch physique (Mac mini, iMac), DropNotch crée intelligemment une zone de dépôt virtuelle dans la barre de menu, offrant la même praticité sans l’encoche.

Vous pouvez télécharger le fichier DMG directement depuis le site officiel et comme je le disais l’app est gratuite, ce qui est appréciable pour ce genre d’utilitaire qu’on apprécie mais jamais assez pour payer. Snif.

Pour ceux qui partagent souvent des fichiers en télétravail ou qui jonglent entre plusieurs projets, c’est donc un petit gain de temps. Plus besoin de naviguer dans les menus. Votre workflow devient plus fluide.

Ah et Apple Silicon ou Intel, peu importe, l’application est compatible avec les deux architectures.

Bref, transformer le notch en fonctionnalité aussi pratique, fallait y penser et j’adore !

Merci à Lorenper pour la découverte !

Le bug des SSD sous Windows 11 viendrait de firmwares de développement

Bon alors là, rebondissement de fou dans l’affaire des SSD qui disparaissaient sous Windows 11 ! Vous vous souvenez de cette histoire où Microsoft et Phison juraient leurs grands dieux qu’il n’y avait aucun problème après 4500 heures de tests ? Eh bien figurez-vous qu’un groupe de geeks chinois vient de découvrir le pot aux roses.

Le groupe PCDIY! sur Facebook a mis en effet le doigt sur ce qui semble être le vrai coupable, et ce n’est ni Windows ni les contrôleurs Phison en eux-mêmes. C’est bien plus vicieux que ça puisque des firmwares de développement pré-release se sont retrouvés sur des SSD vendus dans le commerce. En gros, ce sont des versions beta de firmware qu’on utilise normalement uniquement en labo pour les tests.

Rose Lee, l’admin du groupe PCDIY! , explique que ces firmwares de dev n’ont jamais été prévus pour la production. Normalement, tous les fabricants de SSD qui utilisent des contrôleurs Phison reçoivent leurs produits avec le firmware officiel, testé et validé mais visiblement, quelques unités avec du firmware de pré-production se sont glissées dans la nature.

Les ingénieurs de Phison ont donc réussi à reproduire le problème dans leurs labos une fois qu’ils ont su quoi chercher. Ça explique pourquoi leurs 4500 heures de tests initiaux n’avaient rien donné… ils testaient avec des produits retail normaux, pas avec ces firmwares de développement qui n’auraient jamais dû sortir des usines.

Ce qui se passe concrètement, c’est que la mise à jour Windows 11 KB5063878 déclenche quelque chose dans ces firmwares beta qui fait planter le SSD. Et comme les firmwares officiels n’ont pas ce problème, c’était impossible de reproduire le bug avec des disques achetés normalement en magasin.

Donc si vous avez acheté votre SSD dans un circuit de distribution classique, vous n’êtes normalement pas concerné puisque les firmwares officiels ont été “thoroughly tested and verified” comme dit l’article, et ne présentent pas ces anomalies qu’on trouve dans ces versions de test réservées aux ingénieurs.

Par contre, si vous faites partie des malchanceux qui ont eu des problèmes, la solution est simple : mettez à jour le firmware de votre SSD. Mais attention, faites une sauvegarde complète avant, car on ne sait jamais

Phison en a profité pour clarifier un autre point concernant le ralentissement des disques que certains ont observé. D’après eux, ça n’a rien à voir avec ce bug, mais c’est juste le cache SLC qui sature quand on fait de gros transferts de données. Dans ce cas, un Secure Erase résout normalement le problème (un simple formatage Windows ne suffit pas).

Des firmwares de test qui se retrouvent dans la nature, une mise à jour Windows qui les fait bugger, des semaines d’enquête pour rien parce qu’on cherchait au mauvais endroit… Cette histoire est complètement dingue quand on y pense.

Bref, je pense qu’on peut dire merci au groupe PCDIY! pour avoir résolu ce mystère qui rendait tout le monde fou !

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rsyncy - Une barre de progression pour suivre l’avancement de Rsync

Vous venez de lancer un bon gros rsync en prod pour migrer 3 téraoctets de données et votre boss vous sur-saoule toutes les 10 minutes avec des : “Alors, ça en est où ?” en boucle et vous, en bonne victime, vous répondez “Ça avance chef, ça avance…”.

On peut faire mieux non ? Et oui, avec rsyncy qui vous permet au lieu d’avoir un rsync muet qui vous laisse dans le noir, de profiter d’une vraie barre de progression visuelle. Comme ça, vous voyez le pourcentage d’avancement, la vitesse de transfert, le volume copié, le temps écoulé, l’ETA, le nombre de fichiers traités… Bref, toutes les infos pour répondre factuellement à votre hiérarchie et prendre des décisions éclairées de grand professionnel qui aura bientôt une augmentation de salaire ^^.

L’installation est super simple. Vous avez plusieurs options selon votre setup :

# One-liner universel
curl https://laktak.github.io/rsyncy.sh|bash

# Sur macOS avec Homebrew
brew install rsyncy

# Avec Go
go install github.com/laktak/rsyncy/v2@latest

# Avec pipx (version Python)
pipx install rsyncy

Et une fois installé, vous pouvez soit lancer rsyncy directement avec les mêmes arguments que rsync :

rsyncy -a /source/ /destination/

Soit piper la sortie de votre rsync habituel vers rsyncy :

rsync -a --info=progress2 -hv /source/ /destination/ | rsyncy

Ce qui est top, c’est qu’avec ce paramètre, rsyncy ajoute automatiquement les arguments nécessaires pour avoir le maximum d’informations comme ça y’a plus besoin de vous rappeler des bonnes options.

La barre de progression affichera quelque chose comme ça :

Et là, vous avez tout… la barre visuelle, le pourcentage, les données transférées, la vitesse actuelle, le temps écoulé et le nombre de fichiers traités. C’est clair, net et précis.

Pour les environnements où les couleurs posent problème (certains logs, scripts automatisés), vous pouvez les désactiver avec :

NO_COLOR=1 rsyncy /source/ /destination/

Pour les devs qui veulent debugger ou enregistrer leurs transferts rsync, l’auteur recommande d’utiliser “ pipevcr ”, un autre de ses outils qui permet d’enregistrer et rejouer des flux de données. Pratique pour tester rsyncy sans lancer de vrais transferts.

Voilà, comme ça avec rsyncy, vous savez exactement où vous en êtes et vous pouvez estimer si vous allez respecter votre fenêtre de maintenance, prévenir si ça va déborder, ou rassurer tout le monde que tout se passe bien.

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FlyOOBE - L'outil qui installe Windows 11 sur n'importe quel PC

Vous avez un PC qui tourne encore parfaitement sous Windows 10 mais Microsoft vous dit qu’il est comme vous, c’est à dire “trop vieux” pour Windows 11 ?

Et bien, bienvenue dans le club des 240 millions de machines destinées à la casse. Woohoo ! D’ailleurs selon cette étude , si on empilait tous ces PC les uns sur les autres, la pile ferait 600 kilomètres de plus que le diamètre de la Lune. Sympa pour la planète.

Bref, face à ce gâchis monumental programmé pour le 14 octobre de cette année, date de fin du support de Windows 10 , un développeur connu sous le pseudo Belim (builtbybel sur GitHub) a créé FlyOOBE (prononcez “fly-oh-bee”, comme une petite abeille qui buzz). C’est un outil qui fait exactement ce que Microsoft ne veut pas à savoir installer Windows 11 sur n’importe quel PC, même sans TPM 2.0, sans Secure Boot, et avec un processeur de 2010. Et en bonus, il vire tous les bloatwares au passage.

FlyOOBE, c’est l’évolution de Bloatynosy devenu Flyby11, dont je vous ai déjà parlé en long, en large et en travers. C’était un simple patcher qui avait déjà permis à des milliers d’utilisateurs de contourner les restrictions matérielles de Windows 11. Mais la version 2.2 qui vient de sortir va beaucoup plus loin car au lieu de simplement bypasser les vérifications de compatibilité, FlyOOBE vous permet de personnaliser complètement l’expérience d’install et de post-install de Windows 11.

Comme ça, fini les écrans de configuration à rallonge, les applications préinstallées dont tout le monde se fout, et les paramètres de confidentialité douteux activés par défaut.

Mais avant de rentrer dans le détail, pour comprendre pourquoi FlyOOBE existe, il faut revenir sur les exigences matérielles de Windows 11. Microsoft demande actuellement pour Windows 11, un processeur de 8e génération Intel ou 2e génération AMD Ryzen minimum, 4 Go de RAM (8 Go pour une expérience correcte), le TPM 2.0, l’UEFI avec Secure Boot activé, et j’en passe.

Vous l’avez déjà compris, ce sont des exigences qui excluent automatiquement des millions de PC parfaitement fonctionnels.

Bien sûr, tout comme Retailleau ou Darmanin, Microsoft n’a qu’un seul mot à la bouche pour justifier ce massacre informatique : La sécurité. Hé oui car le TPM 2.0 est censé protéger vos données sensibles, et le Secure Boot quant à lui empêche le démarrage de malwares au niveau du bootloader.

Noble intention, j’en conviens, sauf que dans les faits, ça ressemble surtout à de l’obsolescence programmée ++ imaginée pour booster les ventes de nouveaux PC. Plusieurs personnes parlent même d’une stratégie pour augmenter les ventes de Copilot+ PC , ces nouvelles machines avec NPU intégré capable de faire tourner de l’IA en local.

Alors oui, Microsoft propose bien des Extended Security Updates (ESU) pour 30 dollars par an après octobre 2025, mais c’est juste repousser le problème. Et pour les entreprises, ces tarifs grimpent à 61 $ la première année, 122 $ la deuxième, et 244 $ la troisième. Ils abusent pas un peu là quand même ? Donc autant dire que pour beaucoup de boites, ces vieux PC ce sera direction la déchetterie.

Du coup, le principe de FlyOOBE est très malin, je trouve car au lieu de modifier Windows 11 directement, il utilise une astuce découverte par la communauté il y a quelques temps. Il lance en fait l’installation en mode “Windows Server”, qui n’a pas les mêmes restrictions que la version client. Une fois l’installation terminée, vous vous retrouvez alors avec un Windows 11 parfaitement fonctionnel, mais rassurez vous, pas une version serveur.

Selon le développeur de FlyOOBE, la méthode utilise exactement le même contournement que celui documenté par Microsoft pour les environnements virtuels sauf qu’au lieu de l’appliquer à une VM, FlyOOBE l’applique à votre vraie machine. Et il a fait un boulot de dingue car tout le processus est automatisé… L’outil télécharge l’ISO de Windows 11 via le script Fido (développé par Pete Batard de Rufus ), applique les patchs nécessaires, et lance l’installation.

Pour ceux qui dormaient depuis 25 ans, OOBE signifie “Out-Of-Box Experience”. C’est cette série d’écrans à la con que vous voyez quand vous démarrez Windows pour la première fois : Création du compte, paramètres de confidentialité, connexion au Wi-Fi, tout ça. Microsoft en profite pour vous faire créer un compte Microsoft (obligatoire sur Windows 11 Home), activer la télémétrie, installer Office 365 en trial, et autres joyeusetés.

FlyOOBE vous permet donc de court-circuiter tout ça. Plus besoin de compte Microsoft, vous pouvez créer un compte local directement. Les paramètres de confidentialité sont configurés pour protéger vos données par défaut. Et surtout, l’outil peut automatiquement désinstaller toute une liste de bloatwares (traduction : logiciels à la con) comme Candy Crush, TikTok, les jeux Xbox que vous n’avez jamais demandés, Cortana, et même Teams si vous voulez.

Cette version 2.2 marque une vraie évolution puisque le développeur (qui avoue être “en guerre contre les choix de performance de Microsoft”) a bossé comme un fou pour transformer FlyOOBE en boite à outils pour Windows. Grâce à lui, on a maintenant une interface modernisée avec un mode compact élégant, des boutons qui passent en mode icônes seules quand ils sont actifs (comme les apps natives Windows 11, sauf que là ça marche bien). Le démarrage est plus rapide, la consommation mémoire réduite… Bref, c’est pas comme le menu Démarrer de Windows 11 ou l’Explorateur qui sont des monstres XAML/WinUI bourrés de bloat.

Le développeur a d’ailleurs un petit coup de gueule savoureux dans ses notes de version : “Peut-être qu’un jour Microsoft corrigera les vrais problèmes de performance au lieu d’ajouter un énième bouton Copilot lumineux. Honnêtement, ça fait mal de voir un OS qu’on a aimé être lentement ruiné par les mauvaises priorités.” On sent le mec qui en a ras-le-bol, et je le comprends…

FlyOOBE est donc passé d’un simple assistant OOBE à un véritable hub de contrôle Windows. Le moteur d’extensions a été complètement retravaillé, avec un système de catégories et de filtres. Certaines pages OOBE sont devenues de véritables mini-apps autonomes, comme Dumputer ou CoTweaker (des anciens outils standalone du même dev qui vivent maintenant leur meilleure vie à l’intérieur de FlyOOBE). Il y a aussi un nouveau tableau de bord Home qui catégorise et recommande intelligemment les options, un système de navigation avec historique complet (comme dans un navigateur), et un moniteur d’activité natif qui log les actions système en temps réel.

L’App Installer intégré propose aussi d’installer automatiquement des logiciels vraiment utiles tels que Firefox, VLC, 7-Zip, Notepad++, et autres essentiels. Pratique donc pour avoir une machine propre et fonctionnelle dès le départ, sans passer des heures à tout configurer manuellement.

Maintenant faut que je sois clair avec vous, utiliser FlyOOBE, c’est contourner les mesures de sécurité mises en place par Microsoft. Le développeur lui-même précise que les mises à jour futures ne sont pas garanties sur les machines “non supportées”. Donc si Microsoft décide de bloquer complètement les PC sans TPM 2.0 dans une future mise à jour, vous pourriez vous retrouver coincé.

Il y a aussi le cas du POPCNT, une instruction CPU que FlyOOBE ne peut pas contourner donc si votre processeur ne la supporte pas (généralement les CPU d’avant 2010), Windows 11 ne fonctionnera tout simplement pas, même avec FlyOOBE. L’outil intègre d’ailleurs un “compatibility checker” pour vérifier ce point avant l’installation.

Notez qu’ en février dernier, Microsoft Defender a commencé à flaguer Flyby11 comme “Win32/Patcher” , le classant comme application potentiellement indésirable. Le développeur a alors contacté Microsoft et la version actuelle n’est plus détectée, mais ça montre que Microsoft n’apprécie pas vraiment ce genre d’outils.

Maintenant pour utiliser FlyOOBE, pas besoin d’un tuto à rallonge car c’est ultra simple. Vous téléchargez l’exécutable depuis les releases GitHub , vous le lancez, et vous avez quatre options :

  1. Upgrade : Pour passer de Windows 10 à 11 sur une machine incompatible
  2. Install Only : Pour une installation propre avec personnalisation OOBE
  3. Experience : Pour configurer Windows après installation
  4. Apps : Pour gérer les bloatwares et installer des apps utiles

Si vous choisissez l’upgrade, FlyOOBE téléchargera automatiquement l’ISO de Windows 11, appliquera les patchs, et lancera le processus. Comptez alors environ 30 minutes à 1 heure selon votre machine et votre connexion internet. Rassurez-vous, l’outil gardera vos fichiers et tous vos programmes car c’est une vraie mise à niveau, et pas une réinstallation. L’Autopilot intégré a d’ailleurs été amélioré pour vous guider de manière encore plus autonome pendant l’installation.

Petite note pour ceux qui cherchaient le script ConsumerESU (pour les mises à jour de sécurité étendues) : il a temporairement disparu de GitHub, probablement un faux positif qui a fait suspendre le repo, comme c’est déjà arrivé au profil de Belim lui-même. Les joies de la modération automatique…

Maintenant, pour ceux qui veulent aller plus loin, il y a même des builds “Nightly” mis à jour régulièrement avec les dernières fonctionnalités expérimentales. L’ancien Flyby11 3.0 “Classic” existe toujours mais est désormais marqué comme deprecated, donc le dev recommande de passer à FlyOOBE. Notez aussi que FlyOOBE n’est pas le seul outil pour contourner les restrictions de Windows 11. Rufus permet aussi de créer une clé USB d’installation sans les checks TPM/Secure Boot . Il y a aussi les méthodes manuelles avec des modifications du registre pendant l’installation. Ou carrément passer à Linux, comme le suggèrent certains barbus qui veulent entrainer encore plus de monde dans leur galère… Roooh, ça va, je rigole !

Mais FlyOOBE c’est mon préféré parce qu’il a plusieurs avantages. D’abord, c’est tout-en-un : bypass les restrictions, personnalisation OOBE, et debloating. Ensuite, c’est portable (moins de 400 Ko !), donc pas besoin d’installation et surtout, c’est maintenu activement avec des mises à jour régulières pour s’adapter aux changements de Microsoft. Le dev mentionne d’ailleurs son autre projet CrapFixer , une sorte de CCleaner 2.0 de l’époque dorée de Windows XP, si vous êtes nostalgiques.

Alors Microsoft va-t-il bloquer définitivement FlyOOBE et les outils similaires ? C’est possible car ils ont déjà resserré la vis plusieurs fois, mais les devs trouvent toujours de nouvelles méthodes de contournement. Et c’est encore pire pour activer Windows…

Bref, si vous avez un PC sous Windows 10 qui ne passe pas les vérifications de compatibilité Windows 11, donnez une chance à FlyOOBE. Au pire, vous perdez une heure et au mieux, vous donnez une seconde vie à votre machine et vous évitez de participer à la montagne de déchets électroniques que ça va provoquer.

Et ça, c’est déjà une petite victoire.

Source

Article publié initialement le 4 septembre 2025. Mis à jour le 1 décembre 2025. Merci à Lorenper.

86Box v5.0 - Enfin un vrai gestionnaire pour vos vieux PC virtuels

Il paraitrait que Microsoft utilise 86Box pour tester son code source vintage… Réalité ou rumeur, on n’en sait rien mais si c’est vrai, ils vont être content car l’émulateur vient de franchir un cap avec sa version 5.0 sortie y’a quelques jours .

La grosse nouveauté qui fait zizir, c’est l’arrivée d’un gestionnaire de machines, réclamé depuis des lustres par la communauté.

Car jusqu’à présent, si vous lanciez 86Box directement, ça créait ou démarrait une machine virtuelle dans le dossier courant. Et ça devient un peu le bordel quand on commence à accumuler les configs. Mais maintenant, l’émulateur s’ouvre avec une interface qui liste toutes vos machines virtuelles, leurs specs, et vous pouvez les organiser proprement. C’est encore en preview, mais ça vient remplacer ce bon vieux 86Box Manager. Après si vous préférez des trucs plus sophistiqués comme Avalonia 86, vous pouvez toujours l’utiliser, mais franchement, pour la plupart des usages, le nouveau manager fait le job.

Les machines sont stockées par défaut dans C:\Users\[username]\86Box VMs sur Windows (comme l’ancien manager), ~/Library/Application Support/86Box/Virtual Machines sur macOS et ~/.local/share/86Box/Virtual Machines sur Linux. Comme ça, vous pouvez déplacer vos anciennes configs là-dedans ou changer le dossier dans les préférences. Un petit détail qui a son importance, pour lancer une machine directement sans passer par le manager, il faut maintenant utiliser l’option -P ou --vmpath avec le chemin de la machine.

Au-delà du manager, cette v5.0 corrige également un souci qui agaçait pas mal de monde, à savoir la fluidité de l’affichage et de la souris sur les écrans qui ont une haute fréquence de rafraîchissement.

Les développeurs ont aussi retravaillé tout le système de timing des frames, le polling des entrées et le rendu vidéo pour que ce soit plus sympa. Et si vous avez une machine un peu faiblarde, vous pourrez aussi ajuster l’option “CPU frame size” sur “Larger frames” pour retrouver le comportement de la v4.2 si besoin.

Côté shaders, le renderer OpenGL 3.0 Core a été complètement refait. Vous pouvez maintenant charger plusieurs shaders, utiliser le format .glslp (celui des émulateurs RetroArch), et configurer les paramètres directement dans l’interface. Parfait pour ceux qui veulent retrouver l’effet scanlines de leur vieux moniteur CRT ou ajouter d’autres filtres nostalgiques.

L’équipe a aussi ajouté le support du dark mode sur Windows (enfin !), des indicateurs d’écriture sur les icônes de la barre de statut, et les raccourcis clavier sont maintenant configurables. D’ailleurs, autre petit changement très important, la combinaison pour libérer la souris est passée de F8+F12 à Ctrl+End sur toutes les plateformes, parce que l’ancienne combo posait des problèmes de compatibilité avec certaines applis.

Pour les amateurs de machines exotiques, cette version ajoute l’OKI if386AX30L qui suit la spécification AX et l’IBM PS/55 Model 5550, deux tentatives d’apporter l’architecture PC compatible sur le marché japonais dominé alors par les NEC PC-98.

Le if386AX51L, un modèle très similaire au if386AX30L

Il y a aussi les premiers lecteurs CD-ROM Panasonic/Matsushita avec leurs interfaces propriétaires d’avant l’ATAPI, et le support du format d’image disque MDS/MDF utilisé par Alcohol 120% et Daemon Tools.

Pour rappel, 86Box n’est pas comme DOSBox qui émule DOS en high-level avec une gestion approximative de la vitesse CPU. Non, 86Box utilise de vrais BIOS et systèmes d’exploitation pour reproduire fidèlement le matériel d’origine avec ses performances et ses limitations réelles. C’est à l’origine un fork de PCem qui continue d’être activement développé, contrairement à son parent qui stagne depuis 2021.

L’émulateur peut faire tourner des systèmes IBM PC de 1981 à 1999, du premier IBM PC 5150 jusqu’aux machines Pentium II. Ça supporte MS-DOS, Windows jusqu’à la version 7 SP1, OS/2, BeOS, NEXTSTEP et même diverses distributions Linux d’époque. Les cartes 3dfx Voodoo sont émulées pour les jeux qui en ont besoin, et vous avez toute la panoplie des cartes son d’époque, de l’AdLib à la Sound Blaster AWE32 en passant par la Gravis UltraSound.

La v5.0 est également la dernière à supporter macOS High Sierra 10.13 et Mojave 10.14 donc la prochaine version nécessitera Catalina 10.15 minimum. Mais pas d’inquiétude pour les Mac Intel, ils restent supportés. Les builds 32 bits ont aussi été abandonnées, mais vous pouvez toujours compiler depuis les sources si vraiment vous en avez besoin.

Pour télécharger cette nouvelle version, direction la page des releases sur GitHub . Vous y trouverez les archives ZIP pour Linux, macOS et Windows. Et si vous voulez soutenir le développement, il y a une page Patreon pour les développeurs.

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